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07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Grève générale en Bolivie

Grève générale en Bolivie dans Altermondialisme image011-300x225 Les mineurs boliviens ont des traditions

Jeudi 23 mai, la Bolivie en était à son 19e jour de grève générale.

Le mouvement a commencé à l’initiative des syndicats de mineurs, soutenus par la COB (Centrale ouvrière bolivienne, confédération syndicale qui réunit deux millions de travailleurs). Leur principale exigence est que le montant des retraites soit porté à 100 % du dernier salaire, au lieu de 70 % actuellement. L’espérance de vie du mineur bolivien est particulièrement faible. Les militaires et les responsables de la police perçoivent déjà une pension de retraite à 100 %. Le 22 mai, les députés ont quant à eux augmenté leur salaire de 20 %.

Les mineurs ont entraîné avec eux d’autres secteurs du salariat, les plus nombreux, organisés et combatifs :

enseignants, personnels de santé et ouvriers de l’industrie. Les manifestations, blocages de routes, occupations, affrontements avec la police sont quotidiens. Plus de 500 grévistes ont été emprisonnés et on a relevé chez eux le premier mort. Les mineurs répliquent à la violence policière avec l’outil de travail qui est aussi leur arme historique : le bâton de dynamite. Non seulement le gouvernement d’Evo Morales refuse toujours d’accéder aux reven- dications – ce qui impliquerait de sa part d’augmenter les cotisations patronales , mais il s’est livré à une attaque vicieuse contre les grévistes. Le 16 mai, Morales déclarait ainsi que « certains dirigeants de la COB frappent aux portes de l’état-major [des armées] en vue de fomenter un coup d’Etat ; ils ré- clament maintenant à cor et à cris que la police se mutine pour qu’il y ait un coup d’Etat ; ce n’est plus une revendication, c’est une action politique ; c’est pourquoi j’appelle tous les camarades à défendre d’abord la démocratie et à défendre ce processus de changement. » Et d’appeler ses partisans, en par- ticulier les organisations paysannes qui le soutiennent encore, à descendre à leur tour dans la rue, contre la COB et les travailleurs en lutte.

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Il y aura un avant et un après cette grève. Dès à présent, deux grands enseignements peuvent en être tirés.

Le premier est que la classe ouvrière bolivienne est de retour. Les grandes mobilisations populaires et les mouvements semi-insurrectionnels du début des années 2000, dont le débouché institutionnel fut l’élection de Morales à la présidence, étaient fondamentalement le fait des paysans (dont les cocaleros, producteurs de feuilles de coca) et de secteurs urbains marginalisés. Le mouvement ouvrier, avec toujours à son avant-garde les mineurs, reprend au- jourd’hui le fil d’une geste révolutionnaire qui est incomparable dans l’histoire des luttes du continent. Le second est que le projet de ce « capitalisme andin » , plus ou moins indépendant de l’impérialisme et plus ou moins démarqué du néolibéralisme, théorisé par le vice-président Garcia Linera, rencontre désor- mais ses limites. Plus généralement, si l’on considère aussi la crise du régime chaviste consécutive à la mort de son fondateur, ou le discrédit croissant qui frappe le régime Kirchner en Argentine, la question est posée de savoir si l’on n’est pas en train d’assister au début de la fin du « progressisme » latino-américain. Si c’était le cas, les responsabilités du mouvement ouvrier n’en seraient que plus écrasantes. Sa capacité ou non à offrir une alternative, en re- groupant autour de lui tous les secteurs exploités et opprimés, sera décisive. De ce point de vue, il convient de suivre de près – et naturellement de sou- tenir – le processus que la COB vient d’engager vers la formation d’un Parti des travailleurs. 

Par Jean-Philippe Divès Mardi 4 juin 2013 Publié dans : Revue Tout est à nous ! 44 (juin 2013)

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07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Hollande couronné à l’Unesco : la Françafrique célèbre la paix en répandant la guerre (Essf)

Hollande couronné à l’Unesco : la Françafrique célèbre la paix en répandant la guerre (Essf) dans Altermondialisme affiche-guerr-mali_0.preview_0-206x300

François Hollande recevra mercredi le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix.

A travers ce prix de l’UNESCO, c’est un triple hommage qui est rendu par la Françafrique à son parrain feu- le président kleptocrate ivoirien, à la guerre comme résolution des conflits, et aux dictateurs « [amis de la France » qui entoureront le Président français. Pour l’association Survie, la remise de ce prix au Président français est révoltante à plusieurs titres.

En premier lieu, l’intitulé de ce prix, décerné chaque année par l’UNESCO, et l’hommage ainsi rendu à Houphouët-Boigny apparaissent tout à fait scandaleux si l’on se réfère au rôle joué par cet ancien président ivoirien dans le sabotage des projets indépendantistes et souverainistes en Afrique, la multiplication des conflits, la longévité des dictatures et dans le pillage des ressources de son propre pays, dirigé d’une main de fer pendant 30 ans.

En second lieu, la remise de ce prix au Président français, dans le contexte que connaissent le Mali et le Sahel sonne comme un étrange hommage à la guerre. Le Président français est en effet le chef militaire d’une opération massive, mobilisant un véritable arsenal offensif, lancée sans véritable mandat international, au bilan humain (victimes, prisonniers) à ce jour inconnu et dont les répercussions dans la sous-région (Niger, Algérie) et au-delà (Cameroun, Nigeria, Libye, Tchad) s’avèrent fort préoccupantes. Est-il possible à ce stade d’imaginer que cette guerre au Mali, instrumentalisée en « guerre contre le terrorisme » pour dissimuler des ambitions de puissance de la France en Afrique soit porteuse de valeurs de paix et de stabilité susceptibles d’être célébrées à l’UNESCO ?

Enfin, au moment de recevoir ce prix, François Hollande sera entouré de nombreuses personnalités africaines contestables, parmi lesquelles l’ancien président ivoirien Konan Bédié, chantre de l’ivoirité et le sénégalais Abdou Diouf, ex-garant de l’influence française au Sénégal et désormais dans tout l’espace francophone. Il sera surtout entouré par plusieurs chefs d’Etat en exercice dont la politique est marquée par la violence : Blaise Compaoré, dictateur du Burkina Faso, indirectement impliqué dans les conflits les plus sanglants d’Afrique de l’Ouest ; Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire, imposé par les armes françaises ; Mohamed Ould Abdel Aziz, président putschiste de la Mauritanie ; Idriss Déby Itno, dictateur du Tchad, qui voit là une nouvelle marque de reconnaissance suite à son intervention au Mali aux côtés des forces françaises, malgré la nature de plus en plus répressive de son régime . Devant ces chefs d’Etat « amis », François Hollande doit prononcer un discours annoncé comme « important » qui s’apparentera à un tour de chauffe, en prévision du Sommet sur la sécurité qui se tiendra à Paris en décembre. Le premier sommet « France-Afrique » d’un Président français qui a pris ses aises dans le décorum de la Françafrique.

Survie demande à l’UNESCO, de supprimer le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, dont l’appellation est une insulte aux démocrates et pacifistes africains, et à François Hollande, peu digne de recevoir une décoration vu son passif en matière de politique africaine depuis son élection [1], de décliner ce prix.

TCHAD : La France Déby trice !

Le dictateur tchadien Idriss Déby 1er doit se frotter les mains car il a réussi un coup de maître ! En envoyant 2000 soldats tchadiens soutenir le maître français, Idriss 1er avait bien flairé le coup. Le 13 mai, les soldats tchadiens rentrés au pays ont défilé sous les acclamations de la foule. Il fallait bien capitaliser cette participation des FATIM (forces armées tchadiennes en intervention au Mali ). Désormais et c’est là le coup de maître, Idriss Déby 1er peut continuer à tuer les opposants, falsifier les votes et continuer son règne…La France a une dette à son égard. Chapeau bas Monsieur le dictateur mais les forces anti-impérialistes elles ne vous donneront jamais un chèque en blanc…A bon entendeur.  Moulzo 7 juin 2013

http://www.afriquesenlutte.org/afrique-centrale/tchad/article/tchad-la-france-deby-trice

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07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Départements d’Outre-mer : la suppression du RSTA, un coup porté aux plus démunis (LO)

Départements d'Outre-mer : la suppression du RSTA, un coup porté aux plus démunis (LO) dans Austérité manif-vers-tribunal-16-janvier-2013

Photo: Jeunes du journal « Rebelle » de Guadeloupe

Le 1er juin, le gouvernement a mis fin au revenu de solidarité temporaire d’activité (RSTA), instauré sous le gouvernement précédent, suite aux grèves contre la vie chère et les bas salaires menées par les travailleurs de Guadeloupe et de Martinique en 2009. Ce dispositif avait été étendu à La Réunion après que des dizaines de milliers de travailleurs eurent eux aussi manifesté en mars de cette année-là.

Le RSTA apportait aux salariés percevant mensuellement moins de 1,4 smic un supplément de 100 euros. À ce revenu était venue s’ajouter ce que l’on a appelé à La Réunion la prime Cospar, payée par le patronat, d’un montant de 50 à 60 euros selon les tranches de salaire. C’est donc sur un résultat obtenu par les luttes que revient aujourd’hui le gouvernement, n’hésitant pas à porter ses coups contre les travailleurs les plus pauvres. La mise en place du RSTA à La Réunion avait été laborieuse. Des milliers de travailleurs avaient attendu des mois avant de pouvoir le percevoir, sous prétexte par exemple de pièces manquantes aux dossiers. Beaucoup d’entre eux furent ainsi privés de nombreux versements. Mais, malgré tous ces obstacles, jusqu’à 100 000 travailleurs ont bénéficié les années suivantes de ce dispositif. Ce chiffre est dernièrement descendu à 40 000, tant le bilan de la gestion du RSTA est catastrophique, disent des militants syndicaux.

Pensant atténuer les effets de la mesure qu’il vient de prendre, le gouvernement a rappelé que d’autres dispositifs existaient, dont le RSA, oubliant au passage de préciser que, même si le RSA est activé pour remplacer le RSTA, la majorité des bénéficiaires actuels du RSTA y perdront jusqu’à 100 euros, ce qui est énorme pour des travailleurs aux faibles revenus. En fait, le gouvernement Hollande-Ayrault applique ce qui avait été décidé par le précédent gouvernement de droite, qui avait limité la mesure à une période de trois ans, prolongée d’une année en 2012, période électorale oblige. Tous partagent l’idée, avec la bourgeoisie qu’ils représentent, que les revenus des travailleurs sont un « coût » qu’il convient de réduire. Et c’est donc sans aucun état d’âme qu’ils ont décidé de priver 40 000 familles ouvrières de rentrées annuelles pouvant aller jusqu’à 2 000 euros, quand deux conjoints étaient éligibles au RSTA et ne le seraient pas au RSA. Et l’argent ainsi grappillé dans la poche des travailleurs sera, à n’en pas douter, redistribué par le gouvernement aux classes riches qui, dans les DOM, bénéficient d’importants avantages fiscaux.

C’est par leurs luttes que les travailleurs avaient arraché des revenus supplémentaires. Ce n’est que par leurs luttes qu’ils pourront les maintenir.

Émile GRONDIN http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2340&id=38

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07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

États-Unis : liberté pour le soldat Manning ! (LO)

États-Unis : liberté pour le soldat Manning ! (LO) dans Antimilitarisme anonymous.bradley.manning-300x237

Le procès du soldat Manning a commencé. Ce jeune soldat de 25 ans est accusé par l’armée américaine d’avoir téléchargé et envoyé à Wikileaks, quand il était employé à Bagdad par l’armée comme informaticien, quelque 700 000 documents classifiés. Poursuivi pour intelligence avec l’ennemi, il risque la prison à perpétuité.

Fils d’un Américain et d’une Britannique, ce jeune homme frêle était considéré pendant sa scolarité au Pays de Galles comme quelqu’un de cultivé et po- litisé, ce qui lui valait aussi d’être moqué. Mal dans sa peau, il a fini par s’engager à 20 ans dans l’armée américaine et s’est retrouvé, après ses classes, à Bagdad. Homosexuel, il supportait mal la règle hypocrite qui prévaut alors : ne pas en parler pour ne pas être chassé de l’armée. Dans ce procès, Manning plaide coupable pour dix chefs d’accusation sur les 22 retenus contre lui. Certains sont fantaisistes, comme le fait de voir une preuve de sa trahison dans la présence de documents Wikileaks dans la planque de Ben Laden. L’État américain devrait alors poursuivre tous les journaux de la planète qui en ont publié de larges extraits, voire édité des suppléments spéciaux, contribuant ainsi à divulguer des secrets militaires tout en gagnant de l’argent !

Manning, lui, est désintéressé.

Dans une déclaration préliminaire, il a expliqué que sa conduite avait été dictée par sa volonté de dénoncer les crimes, les abus et la corruption régnant dans l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Pour l’État américain, cela justifie les poursuites engagées mais, pour tous ceux qui ont dénoncé ces guerres injustes, il est un exemple à suivre. Des manifestants sont venus le soutenir lors de l’ouverture du procès. Cette affaire rappelle celle des « papiers du Pentagone » pendant la guerre du Vietnam. En 1971 Internet n’existait pas, mais des documents classifiés avaient été photocopiés par un expert militaire, Daniel Ellsberg, qui les avait transmis au New York Times, qui les avait publiés. Ces 7 000 pages de documents montraient que la guerre du Vietnam était impossible à gagner et que les dirigeants américains avaient menti à leur peuple, tout comme Bush et Powell mentirent à leur tour en 2003 pour lancer leur guerre contre le peuple irakien. Ellsberg avait été qualifié par Kissinger, qui menait alors la politique américaine, d’« homme le plus dangereux d’Amérique ». Mais, quarante ans après, ces papiers furent officiellement publiés et Ellsberg est devenu un exemple d’homme déterminé face au pouvoir aveugle. Interrogé sur le sort du soldat Manning, Ellsberg a d’ailleurs déclaré que, s’il est vraiment responsable de ce dont on l’accuse, alors il est son « héros ».

Jacques FONTENOY http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2340&id=34

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05 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Turquie : des violences policières aux émeutes

Turquie : des violences policières aux émeutes dans Europe yy02-224x300Journal de camarades turcs

Le mouvement spontané qui a démarré à Istanbul a ensuite pris une dimension sans précédent dans l’histoire du pays…

Tout a commencé quand un groupe de citoyens a décidé d’occuper pacifiquement le parc Gezi afin exprimer son opposition au réaménagement du parc, place de Taksim en pleine centre d’Istanbul. Selon les déclarations du Premier Ministre Erdogan, le parc Gezi doit être l’objet d’un projet de réaménagement comprenant la reconstruction comme centre commercial de luxe d’une ancienne caserne ottomane. Un projet dénoncé par de nombreux urbanistes, architectes et écologistes. Vendredi le 31 mai, le jour même où un tribunal administratif d’Istanbul a pris une décision de suspendre le projet de recons- truction de la caserne, la police a attaqué les occupants pacifique du parc Gezi. L’agression de la police a suscité une réaction massive de la part des habitants qui se sont solidarisés des occupants du parc, et après de violents affrontements, la police a dû libérer les lieux le 1er et 2 juin. Les guerres de rue se sont poursuivies jour et nuit dans de plusieurs quartiers du centre d’Istanbul. Au pouvoir depuis dix ans, le Parti de la justice et du développement (AKP) a pris un tournant autoritaire, suscitant des réactions dans la jeunesse, et le rejet des politiques néolibérales. L’intervention de la police, qui a évacué brutalement les gens avec leurs enfants et incendié leurs tentes, a largement fourni l’étincelle pour déclencher l’explosion. L’AKP subit donc une première défaite, et dans la rue en plus. Il venait juste d’ouvrir des négociations avec les kurdes afin de trouver une solution pacifique à la question nationale et jusque-là, sa politique n’était contestée que par des milieux de gauche militants mais peu influents.

Qui sont les manifestantEs ?

Malgré l’importance de la participation aux manifestations des milieux kémalistes laïques, la majorité des manifestants a été aussi bien des groupes de gauche que des gens de 20 à 30 ans qui ont pris place pour la première fois dans une lutte politique. C’était des jeunes femmes qui occupaient les premiers rangs pendant les affrontements avec la police. Les habitants des quartiers de pauvres à proximité du centre ont aussi participé. Même si cela restait limité, certains membres du parti d’extrême droite MHP ont aussi participé aux manifestations, mais la direction du parti leur a tout de suite donné l’ordre de quitter les rangs. Bref, un mélange de jeunes filles qui portaient le foulard, de « musulmans anticapitalistes », de fans de clubs de foot, de groupes LGBT, de kurdes, de kémalistes et surtout de ceux qui disaient contre Tayyip Erdoğan « nous aussi nous sommes là, nous existons ». Les mots d’ordre importants étaient « Tayyip démissionne », « au coude à coude contre le fascisme », « Ce n’est qu’un début, la lutte continue », mais aucune revendication nette exprimée par la foule. Même si l’Initiative de Taksim a formulé la revendication de la démission du ministre de l’intérieur, cette revendication ne s’est pas encore très répandue dans la masse. Ce qui est le plus important, c’est le fait que, pour la première fois, des centaines de milliers de gens se sont rendus sur les places publiques sans qu’ils soient dirigés par un parti, un syndicat ou l’État, afin de s’opposer aux politiques du gouvernement. Même si les reven- dications sociales n’ont pas encore vu le jour, il est bien évident que c’est la mise en œuvre des politiques néolibérale et autoritaire qui provoque l’indignation des masses.

La revanche du 1er Mai

Le 1er Mai dernier, le gouvernement avait fermé la place de Taksim sous prétexte de travaux en cours, afin d’empêcher les manifestations et avait déployé des policiers partout. La ville avait été paralysée. Il y a une « guerre des mémoires » entre la gauche et le gouvernement au sujet de la place de Taksim, connue comme « place du 1er Mai. » Face à une gauche qui souhaiterait perpétuer la mémoire de 42 personnes tombées sur cette place le 1er mai 1977, ainsi que les idéaux de la classe ouvrière, le gouvernement voudrait, en reconstruisant la caserne d’artillerie, à la fois « revivifier l’histoire » et, en transformant le caserne en centre commercial, créer sa propre légitimité historique. Les deux prochaines années auront lieu les élections municipales et législatives, ainsi que l’élection présidentielle. Selon de nombreux analystes, il est presque certain que Erdogan soit élu président. Erdogan voudrait réa- liser un amendement constitutionnel qui lui permettrait de constituer un régime présidentiel à la Poutine… Cependant, ces derniers événements sont une défaite inattendue pour lui. Dorénavant, ce dont nous avons besoin, c’est de nouvelles expériences de masse.

D’Istanbul, Masis Kurkçugil Mardi 4 juin 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 198 (06/06/13)

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05 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Brest, solidarité Syrie, samedi 8 juin (LDH)

Brest, solidarité Syrie, samedi 8 juin (LDH) dans International syri-ldh

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04 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Solidarité avec les mobilisations à Istanbul et dans toute la Turquie (Npa)

Solidarité avec les mobilisations à Istanbul et dans toute la Turquie (Npa) dans Europe riot-police-use-tear-gas-during-an-anti-government-protests-at-taksim-square-in-central-istanbul

Depuis quatre jours la Turquie est secouée par des manifestations antigouvernementales sans précédent qui ont contraint le pouvoir à un premier recul malgré une terrible répression policière.

Partie de protestations contre un projet immobilier du gouvernement et de la mairie d’Istanbul qui impliquait la destruction d’un parc au cœur de la ville, le mouvement est vite devenu une révolte contre le gouvernement et la dictature qu’il prétend imposer à la population en voulant soumettre la société aux lois religieuses. Malgré la répression policière qui a fait des centaines de blessés, la mobilisation a réussi à occuper en masse la place Taksim, obligeant la police à se retirer alors que des mouvements similaires se développent dans les autres villes du pays. Le gouvernement d’Erdogan et son parti l’AKP ont le cynisme de dénoncer les « provocations d’éléments extrémistes ». Ils montrent une nouvelle fois leur véritable visage, une dictature au service des puissants et du libéralisme.
Le NPA exprime sa pleine solidarité avec les occupants de la place Taksim, avec toutes celles et ceux qui se mobilisent à Istanbul et qui se sont jointEs à leur mobilisation à travers la Turquie. Nous soutenons touTEs les manifestantEs victimes de la barbarie policière et dénonçons toutes les poursuites judiciaires. Nous soutenons toutes les manifestations de solidarité dans toute la France, en particulier celle qui aura lieu, à Paris, à la Fontaine des Innocents à 19 heures mardi 4 juin. NPA, Montreuil, le 3 juin 2013

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30 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Guadeloupe et Martinique : halte à l’empoisonnement des populations ! (LO)

Guadeloupe et Martinique : halte à l'empoisonnement des populations ! (LO) dans Ecologie & climat stop-a-la-vague-toxique_m-300x199

L’épandage aérien est interdit sur le territoire français par une directive européenne de 2009, dont les modalités d’application sont précisées par la loi Grenelle 2 de 2010. Après trente ans d’épandage du chlordécone, l’enchaînement scandaleux des dérogations accordées par les préfets successifs, en Guadeloupe comme en Martinique, au nom de l’État, rend cette pratique illimitée dans le temps et ne révèle aucune volonté d’aboutir dans l’immédiat à des solutions plus adaptées au respect de l’environnement. Les engins des groupements bananiers déversent sur la population des tonnes de produits toxiques, tandis que les Antilles consomment, par unité de surface, trois fois plus de pesticides qu’en France. Cette pollution est, de plus, toujours au service des mêmes ! Les responsables gouvernementaux se rendent complices de ceux qui, pour le seul profit, continuent de mettre en danger la santé des populations, en particulier celle des enfants.

Ils disent vouloir sauvegarder des emplois. C’est un mensonge ! Des milliers de travailleurs ont déjà été licenciés dans le secteur de la banane et demain, quand ça les arrangera, les planteurs n’auront aucun scrupule à continuer. À l’heure actuelle, à cause des zones de pêche interdites, le chômage plonge dans la détresse un grand nombre de marins pêcheurs et, jusqu’ici, l’État ne leur propose rien de concret pour les aider à se restructurer.

En Guadeloupe, quatre associations, regroupées au sein d’un collectif Vigilance citoyenne, sont allées en référé et ont obtenu l’annulation de la deuxième dérogation par le tribunal administratif. Mais le ministre de l’Agriculture a fait appel de cette décision, prouvant d’une part son soutien indéfectible au lobby bananier, et d’autre part son entière indifférence envers une opinion populaire largement opposée à la reprise de l’épandage aérien des pesticides. Pour qu’un arrêt immédiat et définitif soit mis à l’épandage aérien des pesticides et pour l’ouverture du procès du chlordécone, la lutte doit continuer. Différentes organisations, dont Combat Ouvrier (UCI), appellent à manifester le 1er juin à 9 heures, place de la Victoire à Pointe-à-Pitre.

Correspondant LO http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2339&id=31

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28 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Ethiopie : Union sacrée pour la peine de mort contre les homos (Ael)

Ethiopie : Union sacrée pour la peine de mort contre les homos (Ael) dans International afric-gay1

En juin 2012, une première conférence nationale sur « l’homosexualité et ses conséquences sociales désastreuses » avaient réuni les leaders religieux du pays, ainsi que des membres du Gouvernement.

Un groupe évangélique joue la carte de l’oecuménisme pour exiger un durcissement des lois antigay en Ethiopie. Dans un climat de « panique morale », beaucoup de gays fuiraient le pays. Tous les moyens sont bons pour décourager les « comportements » homosexuels, y compris les plus extrêmes. C’est le message qu’a convoyé United for Life Ethiopia (ULE) auprès des dirigeants éthiopiens, la semaine dernière. L’organisation évangélique tenait conférence en présence de membres du Gouvernement, de leaders religieux de différentes confessions et de représentants des organisations de charité et de santé na- tionale, rapporte Gay Star News. Objectif : combattre la reconnaissance de l’homosexualité comme un fait naturel ou comme une partie intégrante des Droits de l’homme. Le responsable du Conseil inter-religieux contre l’homosexualité a fait état de « progrès » pour convaincre le Gouvernement d’être plus strict dans la répression de l’homosexualité et d’introduire la peine de mort pour « de tels actes ». En Ethiopie, les actes homosexuels sont déjà illégaux et passibles de 15 ans de prison au maximum. En 2007, les principaux courants religieux avaient tenté d’inscrire l’interdiction de l’homosexualité dans la Constitution. Quelque 97% de la population (majoritairement chrétienne*) rejette l’homosexualité, selon un sondage mené cette année-là par le Projet Pew Global Attitude – le deuxième taux le plus élevé au monde.

Crimes de haine à la hausse

Une militante de Rainbow Ethiopia interviewée par le site britannique souligne que la manifestation a eu un grand retentissement dans le pays. « La ten- dance à l’homophobie et aux crimes de haine sont à la hausse en Ethiopie. Ces organisations créent une panique morale et alimentent le public en fausses informations et en allégations fantaisistes. Ils font peur en disant que les homosexuels violent les enfants et les ‘recrutent’. Ils présentent certains membres de la communauté LGBTI comme des mercenaires entraînés et financées par l’Occident. » Selon elle, les gays éthiopiens seraient de plus en plus nombreux à fuir le pays vers l’Europe ou vers Israël, via l’Egypte et la Libye, au péril de leur vie. Bien qu’elles fustigent l’Occident, les organisations à l’origine de cette campagne homophobe y bénéficieraient de puissants relais. ULE serait notamment basé au Royaume-Uni. Une autre organisation qui prend une part active à la diffusion de rumeurs sur les prétendus rapts d’enfants par des homosexuels, Bright Children Voluntary Association, bénéficie de l’appui de l’Onusida et de l’Ambassade des Etats-Unis à Addis Abeba. Pour mémoire, l’Ouganda voisin est aussi en proie à une violente agitation antigay, orchestrée là encore par des fondamentalistes basés aux USA.

* Le pays compte environ un tiers de musulmans. Sur les 60% de chrétiens, une large majorité est éthiopienne orthodoxe, dont le patriarcat prend une part active dans la dénonciation de l’homosexualité. Les évangéliques et pentecôtistes gagneraient du terrain. Ils représentent, pour l’instant, environ 10% des fidèles. par A.G. 27 mai 2013 Source : http://360.ch

http://www.afriquesenlutte.org/afrique-de-l-est/ethiopie/article/ethiopie-union-sacree-pour-la

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28 mai 2013 ~ 0 Commentaire

80e anniversaire d’Ar Falz (1933-2013) vendredi 28 juin 2013

            80e anniversaire d'Ar Falz (1933-2013) vendredi 28 juin 2013 dans Brest et région affiche

Le vendredi 28 juin 2013, sera célébré le 80e anniversaire de la fondation d’Ar Falz, à la faculté Victor Ségalen de Brest sur le thème : « De la Bretagne au monde – Minorités et impérialismes – Yves Person, historien de l’Afrique, militant breton ». Yves Person a été président d’Ar Falz dans les années 70. De nombreuses personnes (de Bretagne, France, Afrique) viendront rendre hommage à ce grand homme, qui fut le premier historien de l’Afrique.

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