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16 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

afrique du sud: steve biko, l’autre mandela (lm)

biko
 Il avait été, selon Nelson Mandela, le « premier clou dans le cercueil de l’apartheid ».
Steve Biko, mort en martyr le 12 septembre 1977 entre les mains de la police du régime raciste de Pretoria, repose dans le petit cimetière de sa ville natale, King William’s Town, dans la province du Cap-Oriental. Le souvenir de l’homme, mort en 1977 en prison, que tous jugent exceptionnel, est encore vif en Afrique du Sud.

Il a fallu vingt ans pour qu’à l’anniversaire de sa mort, où plus de 20 000 personnes s’étaient réunies, soit érigé un mur autour du cimetière pour empêcher les vaches du coin de venir brouter l’herbe sur les tombes. L’idée avait été lancée d’ériger aussi un mausolée. La famille s’y était refusée, considérant que Steve Biko n’aimerait pas qu’on l’extirpe du groupe des camarades enterrés comme lui dans leur modeste carré de terre.

Stephen Bantu Biko, dit Steve Biko, immense personnalité, beau gosse aux idées fulgu- rantes, est l’autre grande icône des années de lutte de l’Afrique du Sud (un pays qui n’en manque pas). Comme il se doit, il est mort pur, et il est mort trop tôt. Sur sa pierre tombale, donc, modeste parmi les modestes dans ce « jardin du souvenir » inauguré par Mandela, en 1997, figurent un poing levé et ces mots : « One Azania, one nation » (Azania, terme de l’Antiquité pour désigner une partie de l’Afrique, est utilisé comme synonyme d’Afrique du Sud dans les mouvements inspirés par le Black Consciousness).

« UN HOMME SENSIBLE AUX ARTS, À L’ÉDUCATION, AU DÉVELOPPEMENT »

Les idées de Steve Biko n’ont jamais cessé de circuler en Afrique du Sud, désormais relayées par une fondation qui œuvre dans de multiples secteurs, allant de l’appui à la lecture dans le township à l’organisation de dialogues entre groupes, couleurs, religions ou toutes autres entités à travers le monde, mais aussi en menant une réflexion approfondie sur des questions liées au destin des Africains à travers la planète.

Un bâtiment tout neuf a été érigé pour abriter ces activités, à quelques centaines de mètres à peine de sa maison, où trône encore le joli bureau avec son sous-main en cuir, où Steve Biko a travaillé à certains de ses écrits. A King William’s Town, au premier étage de la fondation qui porte son nom, des visiteurs parcourent un musée qui retrace la vie du martyr, pendant que des ado- lescents du coin répètent en xhosa un spectacle sur le mariage et ses déboires. Ses cliniques existent et fonctionnent encore, comme sa crèche.

« On pense à son combat politique, mais c’était aussi un homme qui s’intéressait à la fois aux arts, à l’éducation, au développement économique », rappelle Obenewa Amponsah, de la fondation.

Steve Biko est né – le 18 décembre 1946 – et a vécu une partie de sa vie à Ginsberg, le township de King William’s Town, qui doit son nom au patron de la fabrique de bougies installée ici au début du XXe siècle. M. Ginsberg n’aimait pas que ses employés s’en aillent trop loin quand ils n’étaient pas à l’usine. Il avait obtenu que la municipalité fasse construire les premières bicoques de ce quartier devenu, au fil des ans, un foyer de contestation.

C’est dans une de ces maisonnettes que Steve Biko a grandi, après avoir perdu son père préma-turément, aux côtés de sa mère, prénommée Alice, qui travaillait comme cuisinière à l’hôpital voisin, élevant ses enfants la tête haute malgré l’adversité. Une modestie qui jamais n’a fléchi, encore un exemple de ces héros anonymes produits par l’Afrique du Sud, ce pays impossible où l’horrible et le sublime se mélangent sans prévenir.

Critique des progressistes blancs adeptes de la protestation prudente plus que de la contestation à risque, qui auraient laissé survivre l’apartheid si on leur avait confié les clefs de la lutte, Steve Biko va à la fois forger une pensée, s’investir dans sa communauté et inspirer une grande partie de la jeunesse noire du pays.

SAUVAGEMENT BATTU, VISAGE DÉJÀ MÉCONNAISSABLE

L’insurrection de Soweto, en 1976, alors que le mouvement anti-apartheid semblait marquer le pas, est à la base un mouvement de jeunes lycéens dressés contre l’éducation au rabais en afrikaans, mais aussi fortement influencés par les idées du Black Consciousness. Dans la foulée, les townships s’enflamment et l’ANC (Congrès national africain) reprend le contrôle du mouvement. Dix-neuf organisations sont interdites (en plus de celles qui l’étaient déjà, comme l’ANC), et Steve Biko est assigné à résidence à Ginsberg.

Le 18 août 1977, il est arrêté à un barrage près de King William’s Town, alors qu’il circule dans un véhicule. L’assignation à résidence inclut l’interdiction de se trouver dans une pièce avec plus d’une personne à la fois, et plus encore de voyager à travers le pays. Steve Biko est transféré à Port Elizabeth. Il va y subir toute la violence des forces de sécurité.

Peut-être les services de renseignement ont-ils été informés de la préparation d’un voyage secret qu’il doit entreprendre (avec atterrissage clandestin d’avion) au Botswana voisin pour y rencontrer le chef de l’ANC en exil, Oliver Tambo, et étudier les possibilités de collaboration entre les organisations.

Quoi qu’il en soit, après avoir été sauvagement battu, le visage déjà méconnaissable, Steve Biko est jeté, nu, sans doute inconscient, à l’arrière d’une Land Rover et transporté à 1 200 km de là, à Pretoria, dans une autre prison abjecte, où sa mort est annoncée le 12 septembre.

La photo que Donald Woods, rédacteur en chef du journal local, The Daily Dispatch, prend de sa dépouille à la morgue, et publie en première page avec cette légende : « Nous saluons un héros de la nation », fera le tour du monde. Donald Woods sera obligé de fuir l’Afrique du Sud. Et Steve Biko devient l’une des grandes figures du mouvement anti-apartheid.

Et si Steve Biko était vivant, l’Afrique du Sud serait-elle différente ? « Si Steve Biko était encore en vie, il serait mort », répond Samdille Ziralala, qui fait visiter sa petite maison de Ginsberg. Le paradoxe, comme souvent en Afrique du Sud, n’est qu’apparent. « Vu ce qu’est devenu l’ANC, que nous, nous appelons “la mafia”, avec son enrichissement et sa corruption, et sachant que Steve Biko ne serait pas resté silencieux face à cela, on l’aurait fait disparaître. »

Jean-Philippe Rémy (King William’s Town, Cap-Oriental, envoyé spécial )

LE MONDE | 13.12.2013 à 14h15 • Mis à jour le 13.12.2013 à 19h22

Christy Moore en l’honneur de Steve Biko:

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15 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Le président sud-africain perd le soutien de ses électeurs (of)

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Les révélations sur l’usage de fonds publics pour rénover sa résidence privée portent atteinte à son image.

 Le président sud-africain Jacob Zuma a perdu le soutien de ses électeurs après les révélations sur l’usage de fonds publics pour rénover sa résidence privée, selon un sondage publié dimanche alors que le pays enterre son illustre prédécesseur Nelson Mandela. 51% des électeurs du Congrès national africain (ANC), le parti de Mandela et de Zuma, estiment que le chef de l’Etat devrait démissionner en raison de ce scandale, selon ce sondage Ipsos. Un tiers se dit moins prêt à voter pour l’ANC à cause de cela et 42% des sondés estiment que le président a abusé des fonds publics.

Enquête menée auprès de 1000 électeurs de l’ANC Plus de 200 millions de rands (14,5 millions d’euros) ont été dépensés par le ministère des Travaux publics, officiellement pour amé- liorer la sécurité de la propriété familiale de M. Zuma à Nkandla, dans la province du KwaZulu- Natal (est). L’enquête d’opinion, qui avait été commandée auparavant, a été menée après la mort, le 5 décembre, du premier président noir du pays, Nelson Mandela, auprès de 1.000 électeurs de l’ANC.

Alors que le défunt jouit d’un prestige inégalé en Afrique du Sud et dans le monde, ses successeurs ont eu du mal à soutenir la comparaison.

Plusieurs fois mis en cause Jacob Zuma, au pouvoir depuis 2009, a de son côté été mis en cause dans plusieurs affaires de corruption. Il avait d’ailleurs été élu juste après un non-lieu pour une question de forme dans une enquête pour détournement de fonds lors d’un énorme contrat d’armement. L’impopularité croissante du chef de l’Etat s’était exprimée mardi lors d’un hommage international à Nelson Mandela à Soweto, où la foule l’avait hué.

Malgré ce mécontentement, l’ANC reste le grand favori du scrutin de l’an prochain, en raison de son rôle dans le démantèlement du régime raciste d’apartheid dont le mouvement était le principal adversaire. Afrique du Sud – 09h36

http://www.ouest-france.fr/sondage-le-president-sud-africain-perd-le-soutien-de-ses-electeurs-1792268

Commentaire: La mort de Mandela aura mis en lumière les inégalités dans ce pays et activé la chute des corrompus …

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14 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Sommet franco-africain: continuité à tous les étages

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« Présider la République, c’est ne pas inviter de dictateurs en grand appareil à Paris ».

Telles sont les fortes paroles prononcées par le candidat Hollande au Bourget le 22 janvier 2012. Lauréat du Grand prix de l’entubage, il a invité les 6 et 7 décembre, à Paris précisément, une qua- rantaine de chefs d’État africains à participer à un sommet intitulé « Paix et Sécurité en Afrique »…

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Parmi eux se trouvaient Idriss Déby qui, arrivé au pouvoir au Tchad il y a 23 ans, y règne par la terreur et aurait depuis longtemps dû céder la place sans le soutien constant de l’armée française (face, notamment, aux rébellions qui, en 2005-2006, manquent de peu de le chasser). Étaient aussi là le Congolais Denis Sassou Nguessou, figure emblématique de la corruption à grande échelle des dirigeants africains, en place de 1979 à 1992 et, à l’issue d’une guerre civile, à nouveau sans interruption depuis 1997…

Sans oublier Faure Gnassingbé et Ali Bongo, à qui un coup d’État dans le cas du président togolais et la fraude électorale pour l’actuel président gabonais, ont permis de succéder à leurs pères qui avaient régné respectivement 40 et 42 ans. Et enfin Blaise Compaoré, solidement installé depuis le meurtre de son compagnon Thomas Sankara, il y a 26 ans.

Une indécence qui atteint les sommets ! On pourrait sans peine allonger la liste. L’important est que, en les recevant sur le perron de l’Élysée, François Hollande ne se contente pas de se déjuger une fois de plus. Il témoigne avec éclat de la continuité de la Françafrique sur ses trois piliers : politique (soutien sans faille aux dictateurs amis), économique (prédation organisée des ressources de l’Afrique) et militaire (avec l’éternelle justification coloniale des bonnes causes que l’on prétend défendre).

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De tout cela, un tribunal citoyen a largement rendu compte, le 4 décembre avec l’audition de nombreux témoins. Une belle manifestation a été organisée le lendemain à l’initiative de l’association Survie. De nombreuses organisations africaines et françaises, dont le NPA, y ont appelé.

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Car le seul infléchissement perceptible depuis quelques années, c’est la pose de la feuille de vigne que représente la caution recherchée et obtenue sans peine des Nations unies et de l’Union européenne. Il est clair que, en Afrique comme ailleurs, le changement, ce n’est pas maintenant pour celui qui a conclu son allocution d’ouverture en déclarant : « Aujourd’hui, c’est Nelson Mandela qui préside les travaux de ce sommet »… atteignant ainsi un sommet d’impudence ! Jeudi 12 décembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 221 (12/12/2013)

François Brun

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14 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Cuba: il est encore possible d’éviter le capitalisme (avanti.be)

cuba

Le communiste et ex-diplomate cubain Pedro Campos a raison quand il dit que le sens profond de la politique économico-sociale cubaine actuelle s’exprime dans le projet de Code du Travail, présenté par la direction de la Centrale Ouvrière comme une imposition, sans discussion préalable avec la base, et dont le contenu augmente le pouvoir des patrons, des gérants et des administrateurs et annule toute possibilité de contrôle ouvrier sur leurs décisions.

Comme on s’en souviendra, c’est également la direction de cette centrale syndicale – qui est une courroie de transmission du gouvernement vers les salariés – qui, au lieu de défendre les travailleurs, leur a communiqué la décision des autorités de licencier 2 millions d’entre eux.

A Cuba, comme au Vietnam, la constitution rapide d’une classe capitaliste nationale associée au capital étranger se combine à un contrôle bureaucratique de l’économie et de toute la vie nationale par un parti unique ultra-centralisé et dirigé d’en haut, ainsi qu’avec le libre dévelop-pement de l’action du marché capitaliste. Tout cela reçoit le qualificatif immérité de « socialisme », alors que ce système mène à une aggravation rapide des différences sociales et à l’exclusion de toute intervention démocratique et protagoniste des travailleurs (les sujets supposés d’un changement socialiste réel).

Cela démoralise et dépolitise de vastes couches de la population, surtout urbaines, de la jeunesse et des salariés qui peuvent constater les inégalités croissantes, la brutale contradiction entre les déclarations et les actions des dirigeants « socialistes » et l’augmentation de la corruption.

Ceux qui, durant plus d’un demi-siècle, ont consacré leurs efforts et leur vie au service de la défense et du développement de Cuba et de la construction du socialisme et d’une plus grande égalité sociale se sentent aujourd’hui frustrés. Par contre, ceux qui ont grandi et mûri pendant ces presque trente dernières années de profonde crise économique, mais aussi de crise de l’idéologie officielle, et qui ont dû « se débrouiller » individuellement en dépit de tout et de tous, ne croient en rien, ni en personne. Le gouvernement « gouverne » ainsi sur un vide terrible et son unique carte est la force profondément enracinée du sentiment national des Cubains qui fait que l’immense majorité d’entre eux refusent de voir leur pays redevenir une colonie des Etats-Unis.

Le blocus étatsunien est criminel : il viole la légalité internationale et provoque de très graves difficultés pour Cuba. Mais la responsabilité de la crise économique, politique et morale actuelle retombe principalement sur le paternalisme et le bureaucratisme du Parti-Etat, dans son éducation stalinienne, antidémocratique et dans le volontarisme et le « velléitarisme » de la direction du processus révolutionnaire, coupables de tant d’erreurs et de gaspillages.

Les travailleurs ont été et sont toujours traités comme des mineurs d’âge par les « éclairés », qui les excluent des processus de prise de décision sur leur propre vie et sur l’avenir du pays. C’est cela qu’il faut changer si on veut que Cuba sorte de sa crise. Non pas par la voie russe, chinoise ou vietnamienne, mais bien par la voie d’une démocratie radicale audacieuse, s’appuyant sur l’intervention massive des travailleurs de toutes conditions et qui, par leur exemple, seront capables de ressusciter le soutien politique qu’a connu la Révolution cubaine au début des années 1960 dans toute l’Amérique latine.

Il ne reste pas beaucoup de temps pour ce changement car le mécontentement social se généralise, comme le reflète, entre autres symptômes, le succès de Léonardo Padura, dont l’auda- cieux et excellent roman « L’Homme qui aimait les chiens » a ouvert la voie à son nouveau livre, « Hérétiques ». Un ouvrage profondément sceptique et critique qui, en gardant toutes les distances, le place dans le rôle d’un nouveau Beaumarchais, autrement dit d’un intellectuel intégré dans un régime mais qui s’en fait le critique populaire en dénonçant ses insuffisances et ses faussetés qui risquent probablement de provoquer sa chute.

Il existe actuellement une intense discussion dans les secteurs très minoritaires mais courageux et révolutionnaires qui, comme Pedro Campos, continuent d’être socialistes et veulent stopper la marche en avant vers la transformation des apparatchiks en néocapitalistes, comme cela est arrivé en Russie, ou vers la naissance d’une classe de millionnaires capitalistes « communistes  » et membres du parti, comme en Chine. Ils mettent en avant la nécessité impérieuse d’étudier sérieusement l’histoire du stalinisme à Cuba, depuis la participation des communistes au gou- vernement de Batista (le dictateur renversé par la révolution de 1959, NdT), jusqu’à ses positions face au mouvement dirigé par Fidel Castro peu avant la révolution et leur agissement au cours des premières années du régime révolutionnaire.

Ils posent également la nécessité de faire un bilan des relations entre la Révolution cubaine d’une part et l’Union Soviétique et les partis communistes du monde entier d’autre part. En effet, ce n’est qu’après l’explosion du navire « Le Coubre » dans le port de La Havane et le débarquement de mercenaires dans la Baie des Cochons en 1961 que le gouvernement révolutionnaire fut poussé par les attaques des Etats-Unis à conclure une alliance avec l’Union Soviétique. Cette dernière l’avait d’ailleurs reconnu très tardivement puisque, jusqu’alors, c’était un gouvernement nationaliste anti-impérialiste non aligné sur Moscou, et encore moins socialiste.

L’option pragmatique prise à partir de 1961 d’appliquer la fausse théorie selon laquelle « l’ennemi de mon ennemi est mon ami » et de rétribuer l’achat de sucre et les fournitures d’armes par l’URSS en se déclarant « marxiste-léniniste », autrement dit en adoptant les positions de l’URSS, n’était pas la seule voie possible et le peuple cubain n’a pas été consulté sur ce point. Il a été placé devant le fait accompli par Fidel Castro quand ce dernier a soudainement déclaré à la radio que Cuba était « socialiste », sans définir de quel socialisme il s’agissait pour l’île. Aucune des politiques ultérieures n’étaient elles non plus les seules options possibles, parce qu’il n’existe jamais une option unique et parce qu’à Cuba, les révolutionnaires anti-impérialistes au pouvoir n’ont jamais recourus à l’intervention démocratique pleine et entière des travailleurs.

Or, c’est cette intervention démocratique sur les décisions politiques, sur base de toute l’information nécessaire, qui constitue la base même de la construction du socialisme. C’est donc bien cela qu’il faut changer aujourd’hui avant qu’il ne soit trop tard. Guillermo Almeyra 14 décembre 2013

Source :
http://www.jornada.unam.mx/archivo_opinion/autor/front/13/38586
Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera

Sur Cuba lire aussi

• Dossier : Cuba à la croisée des chemins (I)

• Dossier : Cuba à la croisée des chemins (II)

• Entretien avec Leonardo Padura, auteur de « L’Homme qui aimait les chiens ».

• Cuba : 54 ans de Révolution

http://www.avanti4.be/actualite/article/il-est-encore-possible-d-eviter-le-capitalisme

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12 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

A Fukushima, le gouvernement veut renvoyer les réfugiés dans les zones contaminées (bastamag)

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Ils sont plus de 160 000 à avoir fui les territoires irradiés par la catastrophe de Fukushima.

Et ne disposent d’aucune aide financière pour recommencer leur vie ailleurs. Pour le gouvernement japonais, la priorité est au retour dans les zones contaminées. Gratuité des logements publics vacants, suivi sanitaire et allocation mensuelle réservés aux résidents, mesures de décontamination des sols… Tout est mis en œuvre pour générer un élan au retour. Sur place, des citoyens, chercheurs et juristes se mobilisent pour la reconnaissance légale du « droit au refuge » : le droit à vivre ailleurs, dans un environnement non contaminé.

C’est une promesse scandée par le gouvernement japonais depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima. Les 160 000 personnes évacuées de leurs maisons irradiées pourront, un jour, revenir chez elles. Mi-novembre, un rapport [1] rendu public est allé à l’encontre de la doctrine officielle. Les auteurs, des membres du Parti libéral-démocrate – qui détient la majorité absolue à la Chambre des représentants – exhortent le gouvernement à abandonner cette promesse de retour et à soutenir financièrement les déplacés pour qu’ils puissent vivre ailleurs. Mais pour le moment, aucune mesure concrète n’a été adoptée dans ce sens. En mai 2013, les autorités japonaises ont même décidé de rouvrir les zones interdites en relevant la norme de radioprotection de la préfecture de Fukushima de 1 à 20 millisieverts/an (mSv/ an) (lire notre article). Un taux équivalent au seuil maximal d’irradiation en France pour les travailleurs du nucléaire…

« Le gouvernement continue à inciter les populations à revenir vivre dans les zones contaminées, parfois à 10 km de la centrale, confirme Cécile Asanuma-Brice, chercheuse à la Maison franco-japonaise de Tokyo, institut de recherche sur le Japon contemporain [2]. Dans des villes comme celles de Tomioka, plus rien ne fonctionne, il n’y a plus d’économie locale, qui pourrait avoir envie de vivre là ? » Cette sociologue urbaine, qui vit au Japon depuis 12 ans, ne s’est jamais posée la question du nucléaire, jusqu’au 11 mars 2011. Alors que le tsunami contraint des dizaines de milliers d’habitants à migrer, elle se penche sur les politiques de relogement.

(…)
Bombe à retardement

Pour le moment, le gouvernement nippon espère convaincre les résidents de retourner dans les zones dont le niveau de contamination est inférieur à 20 mSv/an, en conservant un objectif à long terme de 1 mSv/an. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe envisage toujours de redémarrer en 2014 les 50 réacteurs nucléaires de l’Archipel. Il peut compter pour cela sur la France. Le 17 avril dernier, un convoi de Mox (assemblage d’uranium appauvri et de plutonium), affrété par l’entreprise française Areva, est parti de Cherbourg vers le Japon (lire notre enquête sur les enjeux commerciaux et industriels de cette livraison).

Sur l’île, une bombe à retardement continue de reposer à 30 mètres du sol. Depuis le 18 novembre 2013, la compagnie japonaise Tepco, exploitant de la centrale de Fukushima, a commencé le retrait des 1 533 barres de combustible nucléaire entreposées dans la piscine du réacteur 4. Une opération extrêmement dangereuse : la quantité de césium 137 présente dans la piscine serait « équivalente à au moins 5 000 fois celle dégagée par le bombardement atomique d’Hiroshima », selon un expert nucléaire de l’université de Kyoto [3]. Selon Tepco, ce gigantesque chantier devrait se terminer d’ici fin 2014. « Il n’y a malheureusement pas « d’après » Fukushima aujourd’hui, car cela n’est absolument pas fini, résume Cécile Asanuma-Brice. Pour reprendre les termes du penseur allemand Günther Anders, on pourrait plutôt dire que « Fukushima, c’est déjà demain » ».

12 décembre 2013 Sophie Chapelle En entier: http://www.bastamag.net/A-Fukushima-le-gouvernement-veut

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11 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Nelson Mandela: le militant et les larmes de crocodile

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L’héritier Zuma, qui s’est fait siffler…

C’est une unanimité nationale et internationale qui rend hommage aujourd’hui à Nelson Mandela.

Larmes de crocodile et larmes sincères se fondent dans un torrent de louanges pour admirer ce militant qui, libéré en 1990, aura passé 27 ans en prison et mené une lutte victorieuse contre l’apartheid en Afrique du Sud. Des tandems ô combien significatifs vont se rendre aux obsèques : Hollande-Sarkozy ou Obama-Bush. Sans parler de la tristesse de Philippot du FN… Des larmes de crocodile qui rendent nécessaire quelques rappels.
La France n’a arrêté ses livraisons d’armes à l’Afrique du Sud qu’en 1977, soit un an après les émeutes de Soweto et quatorze ans après deux votes de l’ONU interdisant la vente d’armes et de pétrole à ce pays qui pratiquait l’apartheid.

Il faut préciser que ce pays nous fournissait quand même environ un millier de tonnes d’uranium par an. Du coup, on comprend pourquoi cette politique était défendue par le groupe parlementaire d’ « Amitiés France – Afrique du Sud » présidé systématiquement par des députés gaullistes qui n’hésitaient pas à l’époque à traiter l’organisation de Mandela de « terroriste » et « communiste »…
C’est Chirac qui, en 1984, va bien résumer la situation : « De par la situation qu’elle occupe sur la route du pétrole, de par ses richesses minières, de par son opposition à la propagation de mouvements subversifs, l’Afrique du Sud mériterait qu’on la traite avec plus de considération ».
Faut-il rappeler les complicités de la droite et d’une partie de la gauche avec le régime sud-africain ? En dehors du PCF et de courants catholiques de gauche, qui a participé à la campagne du boycott ?

Abolir l’apartheid social Mandela fut un militant anti-apartheid exemplaire, un militant courageux qui mérite tout notre respect. Homme du pardon, Mandela n’était pourtant pas un pacifiste et n’avait pas hésité à créer en 1961 la « Lance de la Nation », branche armée de l’ANC, mais il ne s’est jamais défini comme un révolutionnaire voulant se débarrasser du capitalisme après la fin de l’apartheid. C’est ce qui explique aujourd’hui l’immense rassemblement hypocrite autour de sa dépouille.
Issue de la fin de l’apartheid, l’alliance gouvernementale actuelle ANC-PC et Cosatu dirige aujourd’hui un apartheid de classe : 55 % de chômeurs chez les jeunes noirs, 52 % de la population qui vit en dessous du seuil de pauvreté et 26 % qui ne mange pas à sa faim, et quant à la promesse de redistribuer 30 % des terres, seulement 5 % a été réalisé. Avec l’ANC, c’est le règne de la corruption, du chômage, du sida, de la pauvreté et même de la répression, comme on a pu le voir il y a peu de temps contre les mineurs de Marikana.
Nous sommes au côté du peuple sud-africain, au côté de celles et ceux qui pleurent un militant courageux, qui veulent prolonger le combat contre l’apartheid par un combat anticapitaliste contre les bourgeoisies noire et blanche qui aujourd’hui asservissent la population. Et pour cela, nous ne marcherons dans aucune union nationale.
Notre façon de continuer son combat pour l’égalité.

Alain Krivine Mercredi 11 décembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 221 (12/12/2013)

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11 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Centrafrique: néfaste continuité française

Couverture Valises Diplomatiques

L’annonce de l’intervention française vient de susciter de nouvelles flambées de violence.

Ainsi, à la fin de la semaine dernière, une attaque coordonnée a eu lieu dans la capitale centrafricaine Bangui, probablement menée par les anciens partisans du président déchu François Bozizé renversé par la Seleka.
La Seleka est l’alliance de différentes milices du nord du pays, composée majori- tairement par des Tchadiens et des Soudanais, qui a installé Michel Djotodia aux affaires. À défaut de reconquérir le pouvoir, les anciens partisans de Bozizé veulent au moins améliorer les rapports de forces avant l’arrivée des militaires français. En effet, la résolution, écrite par le Quai d’Orsay et adoptée par les quinze membres du conseil de sécurité de l’ONU, autorise l’intervention militaire française sous le chapitre 7 c’est-à-dire la possibilité d’utiliser les armes si nécessaire. Dans le même temps le contingent français vient d’augmenter sensiblement puisqu’il passe à 1 600 soldats.

Un Sommet pour quoi ? Le « Sommet Afrique France pour la paix et la sécurité » vient de se terminer. Rien de neuf dans sa déclaration finale : les mêmes recettes sont avancées, notamment la nécessité d’une force d’intervention africaine et la formation des soldats du continent à hauteur de 20 000 par an. L’idée n’est pas neuve et on voit mal la différence avec le dispositif existant Recamp (Renforcement des capacités africaines de maintien de la paix) qui date de 1994, dispositif censé répondre à la même problématique de la prise en charge par l’Afrique de sa sécurité… et qui n’a jamais fonctionné.
Il est illusoire de croire que l’armée pourrait être une sorte d’îlot d’efficacité dans des États déstructurés par des décennies de politique d’ajustement structurel. Les armées africaines sont à l’image du reste de leur pays, en crise et divisées par les différentes factions diri- geantes. De plus, demander aux États africains ce que l’Europe elle-même est incapable de réaliser, à savoir une force commune d’intervention rapide, relève de la gageure.  La Centrafrique en est un exemple puisque les troupes sud-africaines ont soutenu Bozizé, pendant que le Tchad aidait en sous-main la Seleka.

De Bokassa à la Seleka Ce sommet ne doit pas nous faire oublier les responsabilités des gou- vernements français successifs. Avec ou sans l’ONU, les interventions de la France en Centrafrique sont récurrentes. Elle a soutenu la dictature de Bokassa, qu’elle a renversé ensuite en 1979 avec l’opération Barracuda. Elle a mis au pouvoir Bozizé avec l’opération Boali en 2002, puis l’a défendu par une opération aérienne sur Birao contre la rébellion menée par Djotodia en 2006. Et aujourd’hui elle intervient avec l’opération dénommée Sangaris à l’appel de… Djotodia !
Évidemment la continuité de la politique impérialiste implique la continuité des arguments et des justifications. Ainsi l’intervention ne serait qu’un appui aux forces africaines déjà présentes sur le terrain et est motivée par des considérations humanitaires… Il est évident que la question humanitaire s’est dégradée de manière dramatique en Centrafrique mais hélas ces souffrances ne sont pas nouvelles. À l’époque de Bozizé, mis en place et soutenu par la France et par Deby, le dictateur tchadien, les populations étaient continuellement agressées par les différents groupes armés, dont les forces armées centrafricaines, encadrées par l’armée française étaient les pires. C’est ce qu’indiquait déjà en 2007 un rapport de l’organisation de défense des droits de l’homme Human rights watch (1).

Une histoire déjà écrite ? L’objectif officiel de l’intervention française est de sécuriser Bangui et les routes principales pour les accès humanitaires, le reste du pays où vivent les trois quarts de la population va être ignoré et il est probable que les miliciens de la Seleka abandonnent la capitale et pourront sévir dans les villes et villages du pays en toute impunité. L’histoire semble déjà écrite.

L’armée française va mettre en déroute la Seleka, sous les applaudissement de la presse nationale et les félicitations de la classe politique, confisquer aux population centrafricaines le débat politique sur l’avenir de leur pays et mettre en place avec des élections bâclées un protégé de la France et du Tchad qui dans quelques années sera renversé par une nouvelle rébellion, qui occa- sionnera une crise humanitaire poussant la France… à intervenir. À moins que les peuples des pays du nord et du sud mettent fin à ce sinistre bégaiement de l’histoire.

Paul Martial
1– Rapport de Human rights watch « État d’anarchie, rébellions et exactions contre la population civile »

Mercredi 11 décembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 221 (12/12/2013)

Commentaire: N’oublions pas la protection de « nos » ressortissants!

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11 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Des livres pour les fêtes

jeneine

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10 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Russie: appel à des journées de solidarité internationale

 poupee russe

du 18 au 26 janvier

Cela fait déjà un an et demi que dure cette affaire politique honteuse qui consacre le règne de l’arbitraire policier et de la négation des droits civils dans la Russie contemporaine. On compte déjà des dizaines de prisonnier politique et d’autres personnes sont en passe de le devenir, dans un pays qui s’apprête à faire l’étalage de sa prospérité et de sa puissance lors des Jeux Olympiques d’hiver.

L’histoire tragique de ce que l’on nomme « l’affaire Bolotnoe » apparaît en filigrane de l’histoire criminelle du troisième mandat présidentiel de Vladimir Poutine. Car c’est précisément le 6 mai 2012, à la veille de l’inauguration de ce mandat, que des dizaines de milliers de personnes qui avaient pris les rues du centre de Moscou pour exprimer leur opposition ont été les victimes d’une provocation policière grandiose.

Les arrestations se sont comptées par centaines tandis que des dizaines de manifestant étaient brutalement passées à tabac. Poutine, qui est arrivé au pouvoir par le biais de falsifications massives, a manifestement décidé ce jour-là de porter un coup fatal au mouvement de contestation de masse qui avait vu le jour durant la campagne électorale.

Quelques semaines plus tard, en mars 2012, les arrestations ont commencé. À l’heure actuelle, 15 personnes sont toujours en prison et 3 sont assignées à résidence. Une série de militants ont été contraints de quitter le pays pour échapper à la prison. Aujourd’hui, le régime de Poutine continue sa campagne répressive visant à museler l’opposition, d’une part, et déclenche des vagues de xénophobie agressive accompagnées de politiques réac- tionnaires, d’autre part.

Ainsi, quand, en octobre 2013, une attaque raciste contre un marché où travaillent essentiellement des migrants d’Asie centrale a eu lieu dans un quartier de la banlieue de Moscou, Birioulevo, les autorités ont mené un raid policier sans précédent afin de débusquer des « migrants illégaux » et de procéder à leur déportation.

Les journalistes des principaux canaux de télévision, qui reçoivent directement leurs ordres du Kremlin, continuent d’insuffler quotidiennement dans la conscience populaire les mythes de l’existence d’une « criminalité ethnique » et d’une « propagande de l’homosexualité » qui mena- ceraient les « valeurs traditionnelles » du pays. Sous nos yeux, on est en train de former, artifi- ciellement et par la force, une « majorité silencieuse » conservatrice, prête à s’unir au pouvoir dans sa lutte contre les étrangers et les ennemis intérieurs.

Ce « tournant conservateur » de Poutine, épatant de cynisme, est intimement lié à la fuite continue de capitaux russes vers des zones off-shore et les pays d’Europe occidentale. Tout comme l’élite économique, les couches supérieures de la bureaucratie d’Etat ne lient pas leur destin à la Russie, elles rachètent les châteaux des Lords anglais ou bien des kilomètres de plages en Floride. La xénophobie est un produit bon marché bon à être consommé par les pauvres, tandis que les élites préparent leur retrait face à une stagnation de l’économie russe qui s’approfondit.

Dans cette situation, nous, les représentants de la gauche russe, avons plus que jamais besoin du soutien de nos camarades en Europe occidentale, aux Etats-Unis et dans le monde entier. Chez vous, vous avez la possibilité de frapper un grand coup dans l’autosuffisance des représentants de l’élite russe. Chez vous, ils sont obligés de répondre aux questions qu’ils ont l’habitude de rejeter avec arrogance chez eux.

Ces derniers temps, nous avons vu des exemples brillants des possibilités d’action : ainsi, le 20 novembre, des activistes ont presque interrompu la session tenue à la Sorbonne par le directeur du Comité d’Enquête de Russie et principal architecte de « l’affaire Bolotnoe », Alexandre Bastrykin. Quelques jours plus tard, en Allemagne, une intervention de l’odieuse députée Elena Misoulina, l’une des principales lobbyistes dans la lutte contre la « propagande gay », a dû faire face à d’importantes protestations.

Il y a un mois, à l’initiative des députés de gauche de la Riksdag suédoise, une résolution parlementaire appelant à la libération des prisonniers politiques russes a été adoptée. Tous ces exemples constituent des moments importants d’une lutte qu’il faut aujourd’hui cultiver. Le 19 janvier, jour où une manifestation contre le racisme et les politiques xénophobes du pouvoir aura lieu à Moscou, nous appelons nos camarades à mener des actions de solidarité avec les prisonniers politiques de Russie.

Nous appelons à mener des piquets face aux représentations de la Fédération de Russie ainsi que devant les institutions de vos propres pays, exigeant l’adoption de résolutions condamnant les répressions politiques. Lundi 9 décembre 2013

Envoyez les comptes-rendus de vos actions de solidarité ou toute information/question à l’adresse : russiasolidarity2014@gmail.com

http://npa2009.org/node/40002

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10 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Guadeloupe: avant l’explosion sociale ?

GRS guad

Il y a quatre ans, la grande grève historique avait durant 44 jours, de janvier à mars 2009, paralysée cette vieille colonie de la France.

Une grève massive qui avait mise en branle des travailleurs, des jeunes, des femmes, des petits artisans, des chômeurs , des paysans contre toute forme d’exploitation (pwofitasyon) et d’oppression autour d’un cahier de 146 revendications.

De nouveau, neuf organisations ouvrières (ugtg-cgtg-cftc-fo-unsa-fsu-speg-sud pttgwa-solidaires finances) avaient appelé à une mobilisation le jeudi 5 décembre 2013. Succès de cette mobilisation : 5000 à 6000 travailleurs ont défilé dans les rues de Pointe à Pitre, en demandant le respect du protocole d’accord signé le 4 mars 2009, contre les centaines de licenciements, contre la répression syndicale…

Le jour même, deux militants de la CGTG devaient passer devant les juges pour propos diffamatoires pour avoir écrit dans un tract que la fortune d’un béké – propriétaire d’un centre commercial – trouvait son fondement dans la traite négriére. Face à cette mobilisation, le pouvoir colonial a préféré reculer et a renvoyé le procès de ces camarades au 10 Janvier 2014.

Sortir du cercle infernal Succès donc de cet appel à une journée d’action et de mobilisation, d’autant qu’il y a eu une campagne de certains journalistes aux ordres, d’organisations patronales, et d’un dirigeant de la CTU pour dénoncer cet appel à la grève.

Qu’importe, les travailleurs, les jeunes, les petits artisans et paysans, savent que pour sortir du cercle infernal des licenciements, de la cherté de la vie, de la violence patronale, de l’injustice sociale, des emplois précaires, il faut emprunter la voie de la lutte, de ne pas écouter les sirènes de la désespérance, du renoncement et de la division.

Ce 5 décembre 2013 n’était qu’un premier pas important pour mettre toutes celles et ceux qui souffrent, toutes celles et ceux qui sont victimes de l’exploitation capitaliste et de l’oppression coloniale sur le chemin de l’espoir… et de la lutte.

Dèmen ké pli bel pou zanfan péyi la!

«Demain sera plus beau pour les enfants de la Guadeloupe» !

De Guadeloupe, Jean-Michel Palin Samedi 7 décembre 2013

http://npa2009.org/node/40001

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