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26 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Haïti : les charognards toujours là

Haïti : les charognards toujours là dans International amerimps-268x300

Plus de trois ans après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a tué plus de 200 000 Haïtiens et fait 300 000 blessés, l’année 2012 a connu une sécheresse puis deux ouragans assombrissant encore un peu plus la situation. Mais les catastrophes naturelles ne seraient pas aussi meurtrières si les charognards capitalistes n’étaient pas en train d’intensifier le pillage du pays.
Le reportage récemment diffusé en France mettait en lumière la réalité de l’aide humanitaire et de la reconstruction d’Haïti(1), trois ans après le tremblement de terre qui a jeté plus de 1, 5 million de personnes dans les camps de réfugiés. L’aide humanitaire est un véritable désastre au vu des sommes englouties dans le fonctionnement et pour un résultat ­catastrophique sur place. Pire, quand elle n’est pas détournée par l’oligarchie locale, la mafia, ou les ONG elles-mêmes, elle sert à multiplier les zones franches qui recouvrent le pays de béton, ajoutant aux réfugiés des milliers de paysans expulsés.

Bienfaiteurs ou impérialistes ?

Pour rappel historique, après la période d’occupation de 1915 à 1934, les deux dernières invasions américaines datent de 1994, sous la présidence de Clinton, et de 2004, sous la présidence de Bush. En 2010, la gestion de la reconstruction et d’une partie des fonds internationaux pour la reconstruction d’Haïti est confiée à ces deux experts de Haïti(2). Ce fait illustre parfaitement le néo-impérialisme.  Alors que 360 000 personnes vivent toujours dans des abris de fortune, qu’un million de personnes sont retournées dans des bidonvilles, la priorité des moyens mis en œuvre va à des projets servant l’oligarchie locale, quand ce n’est pas à l’ancien président démocrate lui-même. En plus de ne pas résoudre le problème de la reconstruction, les projets mis en place tendent à l’établissement de zones franches. Les ressources naturelles sont pillées et bétonnées, et les infrastructures publiques (électricité, eau) vont en priorité vers les quartiers riches où pullulent affairistes américains, mafieux et oligarques…

Macoutisme patronal

L’exemple du parc de zone franche de Caracol est en ce sens très parlant. Clinton, qui avait déjà acheté toutes les terres de cette commune de 7 000 habitants en 2009, est venu récemment, accompagné de Mme Clinton, secrétaire d’État aux Affaires étrangères de la présidence Obama, inaugurer le tout nouveau parc de zones franches. Situé au nord du pays, sur la côte, au plus près de Cap Haïti et des États-Unis, la zone franche s’est construite en expulsant les paysans de cette plaine cultivable. La multitude des zones franches bétonne un peu plus un pays qui ne compte plus que 1 % de forêt, un pays qui ne cultive pas assez pour nourrir sa population et rend donc les Haïtiens plus dépendants de l’aide alimentaire des multinationales américaines, canadiennes et française.
Mais les zones franches sont surtout des outils à profit et exploitation.

Un jeune ouvrier haïtien déclarait récemment : « La situation que nous vivons et la situation que vivent les esclaves est la même »(3). Ces ouvrierEs sont exploités sans droits ni salaires décents. Ils gagnent moins de 200 gourdes par mois (4 euros). Et quand certains sont parvenus, avec l’aide de l’organisation Batay Ouvriye, à monter un syndicat reconnu par le ministère des Affaires sociales et du Travail, le macoutisme patronal a rejeté le document officiel, menaçant de révocation plusieurs membres de la délégation syndicale(4). L’entreprise choisie par Clinton est par ailleurs réputée pour sa répression et sa maltraitance physique des salariéEs, particulièrement des syndicalistes (5). Le tremblement de terre a donc permis aux impérialistes américains et canadiens (français et espagnols dans une moindre mesure) d’accélérer leur mainmise sur l’île.

Thibault Blondin

1. Assistance mortelle de Raoul Peck, Arte, diffusé le mardi 16 avril 2013
2. http://www.clintonbushhaitifund.org/
3. La Sentinelle du peuple, Volume III numéro 9, janvier-février 2013, journal de Batay Ouvriye en Haïti
4. Communiqué de l’Union syndicale Solidaires, 11 février 2013
5. Rapport de Workers Rights Consortium : http://flk.r.mailjet.com

Vendredi 26 avril 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 192 (25/04/13)

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26 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Colere: 300 morts au Bangladesh, nouvelle frontière de la mondialisation (Rue 89)

Colere: 300 morts au Bangladesh, nouvelle frontière de la mondialisation (Rue 89) dans International bangladesh-women-workers1-300x198
26/04/2013 à 09h42 Pierre Haski | Cofondateur

Colère au Bangladesh, la nouvelle frontière de l’économie mondialisée. Deux jours après la mort de 300 ouvriers dans l’effondrement d’un immeuble vétuste abritant des usines textiles, la police a tiré avec des balles en caoutchouc vendredi sur des centaines de milliers de protestataires dans la capitale, Dacca. Le Bangladesh est devenu la dernière destination des capitaux de la mondialisation, nouveau refuge d’investisseurs à la recherche de coûts de production toujours plus bas, fuyant l’augmentation des salaires en Chine ( !) pour assurer la sous-traitance des grandes marques de vêtements occidentales. C’est cette équation simple de la mondialisation -mettre les pays en concurrence pour faire baisser les coûts- qui s’est jouée dans cette terrible catastrophe de Savar, dans la banlieue de Dacca.

La colère des manifestants s’explique par l’ampleur de la catastrophe de Savar, même dans un pays qui en a connu beaucoup, et par son caractère prévisible, et donc évitable. L’immeuble qui s’est effondré comptait neuf étages, et abritait cinq entreprises textiles, employant plusieurs milliers d’ouvriers, surtout des femmes. La veille de la catastrophe, l’alerte avait été donnée à la suite de la découverte de carquements dans les structures du bâtiment et les ouvriers avaient été évacués. Mais le jour du drame, l’immeuble a été rouvert normalement, et le personnel a été forcé de reprendre le travail, sans tenir compte du danger. Quelques heures plus tard, l’immeuble s’effondrait comme un château de cartes.

Depuis mercredi, les secours tentent de trouver des survivants dans les décombres de l’immeuble, où des centaines de personnes sont restées coincées. Pour Lucky Alter, un activiste bangladais cité par notre partenaire Global Voices, « l’esclavage a été aboli il y a longtemps. Mais nous voyons que l’esclavage est revenu sous une autre forme. Comment comprendre autrement le fait que ces ouvrières ont été forcées de pénétrer dans cet immeuble au risque confirmé ? » Le choc est d’autant plus grand qu’il survient quelques mois seulement après une catastrophe similaire en novembre, lorsque 110 personnes avaient trouvé la mort dans l’incendie d’une autre usine textile située dans un immeuble vétuste de la banlieue de Dacca. La colère a donc éclaté vendredi, alors qu’une foule considérable s’est réunie dans la banlieue de Dacca, bloquant les routes et contraignant les usines textiles à fermer leurs portes.

Le Bangladesh possède plus de 4 000 usines de prêt-à-porter, ce qui représente plus des trois quarts des revenus d’exportation du pays. On retrouve les productions de ces usines « made in Bangladesh » dans de nombreuses marques occidentales type Gap ou H&M. La deuxième plus grande industrie d’exportation textile au monde emploie plus de trois millions d’ouvriers, dont 90% de femmes.  Le New York Times rapporte qu’après l’incendie de novembre, les clients étrangers des sous-traitants bangladais, craignant pour leur image, ont mis au point un plan pour renforcer la sécurité sur les lieux de production au Bangladesh. Toutes les marques ne se sont toutefois pas ralliées à ce plan.

En deux décennies, ces usines de textile ont contribué au changement du rôle des femmes pauvres du Bangladesh, lesquelles avaient pour habitude d’être essentiellement employées comme domestiques. Les salaires restent toutefois extrêmement bas : le salaire minimum est de 37 dollars par mois, soit 28 euros… Ces catastrophes à répétition et ces conditions de travail sont la face cachée du développement économique récent : comme d’autres pays d’Asie avant lui, le Bangladesh « vend » une main d’oeuvre sous-payée et des coûts de production très bas qui ont pour corrolaire les conditions de travail primitives et l’absence de sécurité.

Vendredi, les Bangladais se sont ralliés au cri de colère apparu sur les réseaux sociaux : « Mourn not, protest » (Ne portez pas le deuil, protestez !).

http://www.rue89.com/2013/04/26/300-morts-bangladesh-nouvelle-frontiere-mondialisation-241817

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26 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Bangladesh. 40 survivants secourus dans l’immeuble effondré (OF)

Bangladesh. 40 survivants secourus dans l’immeuble effondré (OF) dans International 132094149_31n-300x200

Bangladeshi garment factory workers demand safe workplaces (Les travailleurs de la confection demandent des usines solides)

Faits divers jeudi 25 avril 2013

L’effondrement d’un immeuble au Bangladesh, mercredi, a provoqué la mort d’au moins 230 personnes. On compte tout de même une quarantaine de survivants.

Quarante survivants ont été découverts par les secours ce jeudi dans une salle enfouie sous les décombres d’un immeuble effondré au Bangladesh, dans la banlieue de Dacca, la capitale. C’est ce qu’a annoncé la télévision nationale. Une émission en direct de la télévision a montré les secouristes acclamés par des milliers de personnes massées près de l’immeuble effondré mercredi et où au moins 230 travailleurs du textile ont été tués.

Le pire accident dans l’histoire industrielle du pays

Cet immeuble de huit étages abritait cinq ateliers de confection notamment liés à la marque espagnole Mango et au Britannique Primark. Le bâtiment s’est effondré comme un château de cartes peu après l’embauche mercredi, à Savar. Il s’agit du pire accident dans l’histoire industrielle de ce pays défavorisé qui a fait du secteur textile le pivot de son économie.

Des proches dans l’attente

Des plaintes et des appels à l’aide de victimes englouties par des tonnes de gravats et d’acier tordu guidaient l’épuisant travail des secours au milieu d’un site évoquant les conséquences d’un puissant séisme. Des centaines de personnes attendaient, rongées par l’angoisse, en brandissant des photos de leurs proches. Des ouvriers du textile travaillant au sein du bâtiment s’étaient publiquement inquiétés la veille de fissures mais leurs responsables ont ignoré les mises en garde, leur enjoignant d’embaucher normalement le jour suivant. Des dizaines de milliers d’ouvriers ont débrayé jeudi en signe de solidarité, provoquant la fermeture de centaines d’usines, tandis que les drapeaux étaient en berne pour une journée de deuil national.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Bangladesh.-40-survivants-secourus-dans-l-immeuble-effondre_55257-2187004_actu.Htm

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25 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Paraguay : un retour en arrière (CI)

Paraguay : un retour en arrière (CI) dans International 0422hachfeld-300x208

Horacio Cartes, le riche homme d’affaires du parti Colorado, souvent présenté comme le « Berlusconi paraguayen », a gagné la présidentielle au Paraguay, avec 45,8 % des voix, loin devant les 36,94 % de son rival le plus proche, Efrain Alegre, du Partil libéral. Le Colorado l’emporte aussi au Sénat. Ce parti conservateur a gouverné le Paraguay sans interruption de 1954 à 2008, notamment sous la dictature d’Alfredo Stroessner (de 1954 à 1989).

En 2008, l’élection de l’ex-évêque Fernando Lugo à la présidence a mis fin à cette hégémonie. Mais seulement pour un bref moment : Lugo, de sensibilité de centre gauche, a été écarté du pouvoir par un coup d’Etat institutionnel en juin 2012.

http://www.courrierinternational.com/dessin/2013/04/22/paraguay-un-retour-en-arriere

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25 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Guadeloupe – Deux militants de Combat Ouvrier et Rebelle injustement condamnés ! (LO)

Guadeloupe - Deux militants de Combat Ouvrier et Rebelle injustement condamnés ! (LO) dans International p2_des_rebelle_devant_le_tribunal_le_16-1-13_765x570-300x165

Mercredi 17 avril, le tribunal correctionnel a rendu son jugement concernant deux militants de Combat Ouvrier et animateurs du journal lycéen Rebelle :

cinq mois de prison avec sursis pour Raphaël Cécé et huit mois de prison avec sursis pour Sony Laguerre. Les juges les condamnent aussi à verser 8 000 euros de provision à consigner et diverses sommes à verser aux parties civiles, en l’occurrence les policiers. Le jugement a été accueilli par des cris de protestation d’une trentaine de jeunes en pleine salle d’audience. Puis un meeting de protestation se tint sur la place du tribunal avec les lycéens et étudiants de Rebelle, des militants de Combat Ouvrier, la CGTG, la FSU, des parents d’élèves.

Les policiers avaient porté plainte contre Sony Laguerre et Raphaël Cécé à la suite d’un rassemblement pacifique des jeunes de Rebelle devant le commissariat de Pointe-à-Pitre-Abymes, le 18 mai 2012. Ce jour-là, une quarantaine de jeunes lycéens et étudiants étaient venus accompagner une de leurs camarades convoquée au commissariat. C’est alors que la police chargea à trois reprises sans sommation et bouscula ces jeunes assis sur les marches du commissariat avec une banderole. Dans leur précipitation les policiers se sont gênés eux-mêmes ; deux se sont blessés en tombant. Il n’en a pas fallu plus pour que Sony Laguerre soit accusé de les avoir agressés. Quant à Raphaël, il est accusé de menaces de mort envers les policiers parce qu’il aurait dit : « Si deux rebelles restent par terre, il y a aura deux policiers aussi par terre. » Phrase qu’il n’a jamais prononcée.

La vraie raison de ces tracasseries contre les jeunes de Rebelle est que, depuis déjà plusieurs années, chefs d’établissement, recteur, préfecture font tout pour faire taire leur petit journal lycéen, contestataire et persifleur, qui dénonce les abus d’autorité envers les élèves, le mauvais état des locaux, voire de la nourriture à la cantine, et bien des dysfonctionnements. De plus, il dénonce la société capitaliste. Les jeunes de Rebelle sont donc régulièrement convoqués soit dans le bureau du proviseur, soit à la gendarmerie pour « rappel à la loi » et autres injonctions. Mais le harcèlement dont ils sont victimes ne fait qu’accroître la sympathie des lycéens et des étudiants à leur égard. À chaque audience, près d’une quarantaine de jeunes arrivent en cortège au tribunal, banderole « Rebelle » en tête et en criant des slogans de protestation. Ils reçoivent aussi beaucoup de marques de sympathie dans la population, y compris de certains parents d’élèves.

Vendredi 19 avril, les jeunes de Rebelle ont tenu avec Combat Ouvrier une conférence de presse à Pointe-à-Pitre pour dénoncer le jugement inique dont ils sont victimes. Les deux condamnés ont interjeté appel du jugement, invitant leurs camarades ainsi que les organisations qui les soutiennent à se préparer à de plus fortes mobilisations dans les mois à venir.

Pierre JEAN-CHRISTOPHE

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2334&id=8

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22 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Argentine : une alliance anti-impérialiste et antilibérale pour reprendre l’offensive

Argentine : une alliance anti-impérialiste et antilibérale pour reprendre l'offensive dans International mexico-300x241

Entretien. Alejandro Bodart est député du Mouvement socialiste des travailleurs (MST) d’Argentine.

Arrivé deuxième aux élections avec 25 % des voix, il siège à la legislatura de la ville de Buenos Aires. Il y représente une alliance de plusieurs forces anti-impérialistes dans un regroupement appelé Proyecto Sur. Le MST est observateur permanent au secrétariat de la IVe Internationale au même titre que le NPA.
La tonalité du discours à la nation de Kirchner à l’ouverture de la session parlementaire fédérale était très antilibérale ? Quelle est votre analyse de la politique de Kirchner ?
En Argentine, depuis la crise de 2001, il n’existe pas réellement d’espace pour un discours qui ne soit pas dans une tonalité antilibérale et anti-impérialiste. La bourgeoisie s’est donc adaptée au nouveau rapport de forces local et Kirchner, qui est issue du même parti que tous les responsables de la crise de 2001, le parti péroniste, a changé son discours du tout au tout.
Elle est arrivée au pouvoir avec l’appui de la bureaucratie syndicale, complètement corrompue et inféodée au péronisme, qui n’a pas participé aux mobilisations de 2001. Depuis dix ans, elle a réussi par cooptation et corruption à récupérer plusieurs composantes importantes du mouvement social comme les mères de la Place de Mai ou une partie du mouvement pour l’égalité des droits, de façon à faire taire la contestation. Par ailleurs, contrairement au Venezuela ou à la Bolivie, il n’y a eu aucun changement de structure dans le pays, y compris dans la représentation politique.
Plutôt que le discours, il est donc fondamental de s’intéresser aux actes. Des lois qui prétendaient s’attaquer à l’impérialisme, au capitalisme, n’ont en réalité rien changé du tout. La loi qui est censé avoir nationalisé l’industrie pétrolière, n’en a en fait nationalisé que 51 % de l’entreprise YPF, qui représente 30 % du secteur… On est loin d’un coup porté au capitalisme ! Kirchner pratique en permanence un populisme éhonté, n’hésitant pas à récupérer à son compte la lutte pour la reconnaissance des crimes de la dictature, prétendant s’attaquer à une oligarchie dont elle fait en réalité partie.

Face à cela, quelle est la politique développée par le MST ?
Depuis plusieurs années, le choix stratégique du MST a été de reconstruire à la gauche de Kirchner sur des bases larges. Nous considérons en effet que, dans la période, une alliance sur des bases anti-impérialistes et antilibérales sont la meilleure solution pour répondre aussi bien aux attaques du capitalisme qu’à la nécessité de reprendre l’offensive.  Ainsi, nous faisons alliance avec Pino Solada qui est le symbole de celles et ceux qui ont choisi de rompre par la gauche avec le kirchnerisme sans pour autant s’affirmer comme anticapitaliste ou révolutionnaire. Notre priorité est d’être connecté avec les mouvements de masse et gagner de l’audience pour peser électoralement et dans les luttes afin de reprendre l’offensive.

Et donc quelles sont vos campagnes ?
Nous portons cinq principaux combats. Il y a d’abord les luttes écologiques principalement autour des projets de mines géantes et de l’extraction des gaz de schiste. Véritable scandale écologique et économique, nous sommes partie prenante d’une campagne où notre slogan est « notre eau vaut plus que votre or ». Ensuite,  il y a une grande lutte sur le développement du transport ferroviaire, sur la reconstruction et le développement de ce mode de transport qui a été complètement détruit par les politiques libérales de Menem dans les années 90. Nous nous battons également contre l’impérialisme et pour l’indépendance énergétique en réclamant notamment la nationalisation et le contrôle total de nos ressources naturelles qui ne doivent appartenir ni aux entreprises étrangères ni à l’oligarchie argentine extrêmement présente dans le secteur agricole qui représente à lui seul 50 % des exportations argentines.
Pour faire face à la crise économique avec une inflation d’environ 30 % par an à laquelle le gouvernement n’apporte pas de réponse, nous menons de campagnes sur les salaires et le niveau de vie. Enfin, un de nos axes fondamentaux de lutte consiste à acquérir de nouveaux droits démocratiques, se battre contre la corruption, et à obtenir la vérité mais surtout la justice sur les crimes commis pendant la dictature.

Quels sont les objectifs concrets pour le MST et Proyecto Sur dans les mois à venir ?
Clairement, nous pensons pouvoir devenir une alternative au kirchnerisme. Sur le plan électoral, nous pensons pouvoir contester son hégémonie actuelle. Loin d’être un obstacle, les différences qui s’expriment dans notre regroupement sont une force si elles restent centrées autour d’un programme de rupture. Le développement de notre alliance et, en son sein, de notre parti est donc essentiel pour redonner l’espoir aux masses qu’un changement, qu’une alternative est possible.

Propos recueillis par Antoine Chauvel

Dimanche 21 avril 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 191 (18/04/13)

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21 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Les militant-e-s malien-ne-s opposé-e-s à l’intervention française doivent pouvoir venir en France s’exprimer ! (AL)

Les militant-e-s malien-ne-s opposé-e-s à l’intervention française doivent pouvoir venir en France s’exprimer ! (AL) dans International aminata-241x300

Aminata Traoré (ancienne ministre démissionnaire de la culture du Mali, initiatrice de l’appel des Femmes du Mali contre la guerre), a été invitée à Paris pour exposer ses prises de position contre l’intervention française au Mali, lors d’une réunion publique prévue le 22 avril à l’AGECA et intitulée « Non à la guerre au Mali ! Retrait des troupes ! ».

Lors du Forum Social Mondial de Tunis, elle déclarait en effet : « La guerre qui a été imposée aujourd’hui au Mali n’est pas une guerre de libération du peuple malien, mais une guerre de pillage des ressources. Je regrette que nombre de militants se trompent de défi en soutenant une guerre qui est une guerre de positionnement pour une ancienne puissance coloniale ».

Aminata Traoré, qui s’est vue accorder un visa pour se rendre à Berlin du 17 au 19 avril, a été informée par l’ambassade d’Allemagne que la France a empêché l’obtention d’un visa pour tous les pays Schengen. Comment ne pas faire le lien entre les convictions politiques d’Aminata Traoré et le fait qu’elle soit persona non grata en France ?

Cette censure d’une militante antiguerre malienne est scandaleuse. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que l’Etat français procède de la sorte, puisque Oumar Mariko, Secrétaire Général de SADI (Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance), a été renvoyé au Mali au printemps 2012 alors qu’il était en transit à Roissy pour se rendre aux USA. Il n’a toujours pas la liberté de circuler à l’heure actuelle.

Nous exigeons du Quai d’Orsay de ne pas faire obstruction à la venue en France de ces militantEs, aujourd’hui comme à l’avenir.

Premiers Signataires :

Alternative Libertaire (AL), Association Française d’Amitié et de Solidarité avec les Peuples d’Afrique (AFASPA), Emergence, Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti des Indigènes de la République (PIR), Sortir du Colonialisme.

http://alternativelibertaire.org/spip.php?article5289

 

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19 avril 2013 ~ 0 Commentaire

La France colonialiste refuse le visa à Oumar Mariko et Aminata Traoré…(Ael)

La France colonialiste refuse le visa à Oumar Mariko et Aminata Traoré...(Ael) dans International

19 avril 2013 par Tene Sop

Dr. Oumar Mariko, le Secrétaire Général du Parti anti-impérialiste SADI au Mali et l’altermondialiste Aminata Dramane Traoré se sont vu opposé hier, 15 Avril 2013, une fin de non-recevoir à leur demande de visa Schengen pour participer à diverses campagnes d’information en Europe, sur la situation socio-politique du Mali. Les deux personnalités sont invitées, à une conférence organisée à Berlin, le mercredi 17 avril, par l’association ’AfricAvenir’ , le Journal Allemand de Gauche PROKLA et la Fondation Rosa Luxemburg sur le thème « Le Mali à la croisée des chemins : Après l’intervention militaire et avant les élections ».

La Position de Dr. Mariko et de Aminata Traoré sur les élections annoncées pour juillet au Mali est claire et ne souffre d’aucune ambiguité. Elle se résume à ceci: les élections organisées dans la précipitation et sans que la sécurité soit revenue sur l’ensemble du territoire ne seront pas crédibles et ne contribueront qu’à aggraver la crise politico-militaire dans laquelle le Mali est plongé. La France qui a sommé DIONCOUNDA TRAORÉ d’organiser des élections en Juillet, craint-elle que Oumar Mariko et Aminata Traoré se lancent dans une campagne anti-élection en Europe ?

Bien avant la conférence de Berlin, le Dr. Oumar Mariko devrait intervenir ce 16 avril au Parlement Européen à Bruxelles sur la crise au Mali. Le Consulat de France à Bamako a purement et simplement refusé, sans raison officielle, d’attribuer un visa aux deux personnalités dont la verve anti-impérialiste dérange dans des cercles politiques et diplomatiques aussi bien à Paris qu’à Bamako. Officieusement, les fonctionnaires du consulat de France disent avoir recu des « instructions fermes » du quai d’Orsay car ces personnalités seraient sur une « liste informelle de personnes interdites de voyage en France pour leur soutien présumé au Capitaine Sanogo », le tombeur de Amani Toumani Touré. Informée de la décision des autorités françaises, la Fondation Rosa-Luxemburg a conseillé à Oumar Mariko et Aminata Traoré de déposer une demande de visa au Consulat d’Allemagne à Bamako. Ce dernier a décidé après diverses pressions d’accorder un visa à l’ancienne Ministre de la Culture Aminata Traoré, mais pas à Oumar Mariko. Dans sa lettre de motivation le Consulat d’Allemagne à Bamako considère que Oumar Mariko « présente un danger pour l’ordre public , la sécurité nationale , la santé publique ou pour les relations internationales avec un ou plusieurs Etats membres [de l’UE] et ne peut convaincre de sa disponibilité à quitter l’espace européen avant l’expiration de son visa ». Pas besoin d’être sorti de Havard pour comprendre que la France se cache derrière ce refus Allemand.

En réponse à cette décision scandaleuse des autorités Allemandes, l’organisation AfricAvenir a dénoncé « l’attitude néocoloniale de la France et de l’Allemagne, qui visiblement ne veulent pas du dialogue comme solution à la crise malienne »(sic). Il est à rappeler qu’il ya quelques mois, le Dr Oumar Mariko avait déjà été débarqué d’un vol en partance pour les USA , lors d’une escale à Paris , et prié de retourner à Bamako, par la police Francaise qui disait avoir recu des « instructions » sans en préciser l’origine.

Le moins que l’on puisse dire, après ces dernières persécutions contre Oumar Mariko, c’est que le secrétaire Général de SADI dérange serieusement. Pas seulement la classe politique néocoloniale et corrompue qui règne à Bamako, mais son discours gêne surtout les interêts impérialistes Francais et alliés, dont les méthodes d’extermination contre les leaders nationalistes africains sont connues de tous. Au dela du simple visa, il faut donc prendre cette decision Franco-Allemande contre Oumar Mariko, comme une serieuse escalade et redoubler de vigilance… Les forces du mal rôdent !

Tene Sop

Secrétaire Général du Conseil National pour la Résistance/ Mouvement Umnyobiste

Source : http://cnrmun.afrikblog.com

http://www.afriquesenlutte.org/afrique-de-l-ouest/mali/article/la-france-colonialiste-refuse-le

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