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19 août 2019 ~ 0 Commentaire

festival de douarnenez (mee)

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17 août 2019 ~ 0 Commentaire

urgence climatique (a et r)

eco

Face au réchauffement climatique

Pas d’avenir sans révolution !

Leurs accords ne sont que de l’hypocrisie
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Cet automne, la presse mondiale s’est félicitée de l’issue de la COP24. Les hauts-fonctionnaires du monde entier y échangeaient sur le dérèglement climatique avec les principaux actionnaires des multinationales de l’énergie, ennemies mortelles de la planète.
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Bien évidemment, aucune décision conséquente n’a était prise. Ce n’est pas la première fois qu’une telle mascarade a lieu. Fin 2015, lors de la COP21, les mêmes se réjouissaient de l’accord de Paris, qui incitaient les gouvernements à limiter les gaz à effets de serre afin de maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5°C d’ici 2100.
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A ce jour, cet engagement n’est pas tenu. Prenons l’exemple de la France qui s’est engagée à réduire ces émissions de 40 % d’ici 2030 et qui les a vu augmenter de 1,7 % entre 2016 et 2017. D’après le dernier rapport du GIEC, si les émissions actuelles de l’économie mondiale ne venait à être réduite, on dépasserait les 1,5°C d’ici une douzaine d’années !
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Ce même document établit qu’un réchauffement de 2°C menace 10 millions de personnes de plus par la montées des océans. Cela entraînerait également une augmentation des vagues de chaleur, cyclones, pluies torrentielles et la disparition de nombreuses espèces animales, parmi tant d’autres catastrophes.

Notre planète, nos vies, la vie, valent plus que leurs profits

Contrairement à ce que dise beaucoup de voix « bien-pensantes » de l’idéologie dominante cette catastrophe en route n’est pas la responsabilité de « l’humain » dans son entièreté. Elle est bel et bien la responsabilité des capitalistes et de leurs gouvernements, qui utilisent le dévelop-pement technique non pas pour sauver l’humanité mais pour grossir leurs profits.
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Ainsi, ils ont misés sur le développement extraordinaire du transport de marchandises afin de mieux vendre leurs produits dans le marché mondial ; sur l’exploitation des énergies fossiles puis du nucléaire pour rentabiliser la production énergétique ; sur la déforestation massive pour permettre l’exploitation agroalimentaire…
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Les politiciens qui nous appellent à faire un petit geste individuel pour sauver la planète en économisant l’eau, l’électricité ou consommant de telle ou telle façon, savent que ça ne peut changer la donne. Ils ne le font que pour dédouaner les vrais responsables de la crise climatique, qui accumulent les profits grâce à l’organisation économique actuelle.
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C’est en effet l’organisation même de la production et de sa distribution qui est cause, avec son gaspillage d’énergie et de ressource. La lutte permanente que se mènent les groupes capitalis-tes concurrents pour gagner des marchés, provoquent ainsi la multiplication absurde de déplacements, parfois intercontinentaux, de marchandises, seulement pour des raisons commerciales.

Exproprions les pollueurs ! 

Ce système n’est absolument pas compatible avec les besoins de l’environnement et de la planète. Les profits des capitalistes, raison d’être de ce système, diminueraient si des mesures sérieuses étaient prises et c’est pour cela qu’ils n’en veulent guère.
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Pour cela, le renversement des classes dominantes est indispensable ; la révolution est la seule carte qu’on a sous la main pour sauver notre avenir. Nous devons chercher à exproprier les principaux secteurs de l’économie, à commencer par la finance, l’énergie, les transports et l’agriculture.
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Pour sauver la planète, les travailleurs et la population doivent reprendre le contrôle des moyens de production, arracher aux grandes fortunes le pouvoir de décision qu’elles ont sur l’industrie et le mettre sous notre contrôle et planification.
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Ainsi, le combat pour la justice écologique et la justice sociale doivent aller de pair. Pour mettre un coup d’arrêt à la catastrophe sociale et écologique que la bourgeoisie mène par le biais du gouvernement Macron, c’est dans la rue que ça se passe !
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17 août 2019 ~ 0 Commentaire

terres rares (convergences révolutionnaires)

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Recyclage des terres rares

La « chimie verte » à l’épreuve de la rentabilité

27 septembre 2012 : l’usine Solvay de Saint-Fons en banlieue lyonnaise reçoit en grande pompe. Sous le barnum, élus locaux et dirigeants du groupe savourent le champagne en présence des nombreux journalistes sollicités pour l’occasion. Solvay inaugure son activité de recyclage des terres rares baptisée Coléop’terre, deux unités industrielles dans les usines de Saint-Fons et La Rochelle.

Janvier 2016 : barnum et petits fours sont loin. Les journalistes beaucoup moins sollicités. À peine quatre ans après leurs inaugurations, Solvay annonce beaucoup plus discrètement l’arrêt de ses unités de recyclage et la destruction de 51 emplois. Entre-temps la rentabilité aura repris ses droits sur l’écologie…

Solvay, groupe belge qui emploie 26 000 personnes dans le monde fournit déjà des terres rares, pour le marché des poudres luminophores et des pots catalytiques. À partir de 2008, le prix des terres rares s’envole, comme le terbium dont la valeur est multipliée par neuf en deux ans. L’hypothèse d’une bulle spéculative est dès cette époque la plus probable. Néanmoins le chimiste flaire une bonne affaire en développant un marché des terres rares recyclées en lien avec les fabricants d’ampoules basse consommation.

L’intérêt écologique d’une technique de recyclage est réel puisque, même si la filière de recy-clage des ampoules existait bel et bien, il était partiel : une fois le verre valorisé, les terres rares usagées, elles, finissaient leur vie… en décharge.

La caution « chimie verte » est une aubaine pour la communication du groupe. Les patrons chimistes sont des grands adeptes du greenwashing et dépensent des fortunes pour faire oublier leurs cheminées fumantes à coup d’images d’enfants courant dans l’herbe.

Cette noble cause va surtout permettre à l’industriel qui cette année-là distribue 271 millions d’euros de dividendes, d’obtenir de l’argent public du fonds européen life+, et du pôle régional de compétitivité Axelera. À ces aides directement liées au développement durable, il faut aussi ajouter les Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et Crédit d’impôt recherche (CIR), dont Solvay n’oublie pas de profiter largement.

L’image du groupe créateur d’emplois est pourtant à relativiser sérieusement. En cette même année, le seul site de Saint-Fons avait vu en dix ans ses effectifs divisés par deux avec la destruction de plus de 300 emplois. Au moment même où Solvay faisait sonner les trompettes pour l’inauguration de Coléop’terre, plus de 20 emplois étaient supprimés avec l’arrêt des derniers ateliers de la partie sud de l’usine, faisant de la zone une immense friche industrielle. Le démarrage de Coléop’terre n’aura en réalité que stabilisé temporairement les effectifs du site.

À Saint-Fons on peut affirmer que la première chose recyclée par cet atelier aura été des salariés dont le poste avait été récemment supprimé !

10 millions de com pour 15 millions d’investissement seulement

Les 15 millions d’euros d’investissement annoncés par Solvay pour la mise en place de cette nouvelle activité sont en réalité assez modestes pour un projet industriel. En comparaison, l’opération de communication pour les 150 ans du groupe avait coûté à elle seule 10 millions d’euros.

La recherche du moindre coût a été permanente. La nouvelle installation de Saint-Fons est montée dans un bâtiment des années 1970, partiellement désamianté pour l’occasion, qui abritait une unité de fabrication jusqu’en 2005.

Solvay n’a pas hésité à recycler aussi des appareils anciens, laissés désaffectés au gré des fermetures d’ateliers. Ce choix aura des conséquences pour la sécurité des opérateurs : un séchoir réemployé, et donc pas directement adapté au produit, nécessitait de nombreuses et dangereuses opérations de nettoyage.

C’est lors d’une de ces tâches qu’un jeune intérimaire aura la main droite arrachée en février 2013. Ce grave accident n’a pas empêché Solvay de faire redémarrer l’atelier seulement quinze jours après, sans autre intervention qu’un « rappel des consignes de sécurité ». Il a fallu attendre plus d’un an pour qu’une modification soit entreprise sur l’appareil en cause, pour supprimer la tâche de nettoyage.

Cet accident a mis aussi en lumière l’importante proportion d’intérimaires dans les premiers mois du démarrage et a contraint Solvay à embaucher, mais pas à hauteur du supplément d’effectifs habituellement nécessaire à un démarrage d’atelier, d’autant plus avec un procédé encore expérimental. D’où les conditions de travail difficiles pour les opérateurs lors des premiers mois de fonctionnement. Avec ce démarrage à l’économie le chimiste anticipait-il la fragilité de son activité de recyclage ?

La bulle se dégonfle… les postures écolos aussi

Depuis les prix des terres rares se sont effondrés avec des pertes de valeur pouvant aller jusqu’à 80 % pour certains minerais. Le marché des ampoules basse consommation, ou « fluo-compactes », à base de poudres luminophores est concurrencé par la technologie LED, moins gourmande en terres rares, et le discours de Solvay devient plus prosaïquement celui d’un capitaliste en mal de profit.

Philips et Osram, les fabricants d’ampoules, ont aussi sorti leurs calculettes et rechignent désormais à acheter un produit issu du recyclage dont le prix est désormais moins intéressant pour garantir leurs propres profits, alors même qu’ils développent de leur côté les lampes à LED.

Avant même l’annonce officielle de l’arrêt des ateliers, en janvier 2016, Solvay a mis en œuvre des procédures de reclassement pour les 51 postes supprimés. Le martelage d’arguments économiques se voulant imparables et l’assèchement récurrent de l’atelier en matière première ont créé un profond sentiment de résignation face à cette fermeture. Seul le syndicat CGT a revendiqué le maintien de l’activité.

Le Coléop’terre : espèce déjà disparue

Parmi les opérateurs, qui sont nombreux à avoir déjà vécu une, voire plusieurs fermetures d’ateliers, on regrette la disparition d’un outil qui était enfin devenu opérationnel. D’autres, marqués par les mauvaises conditions de travail ne cachent pas leur envie de tourner la page. Plus généralement c’est un nouveau coup dur pour l’emploi dans le secteur. Solvay, en bon groupe capitaliste, n’est intervenu dans cette filière de recyclage que pour profiter de sa rentabilité passagère et accroître ses profits.

Pourtant les techniques et savoir-faire développés à cette occasion ont un réel intérêt pour l’ensemble de la société. Même si l’usage des poudres luminophores à base de terres rares semble en déclin avec la disparition attendue des ampoules fluo-compactes, l’emploi des terres rares ne cesse de se développer dans différents secteurs, de la production de pots catalytiques à celle de l’énorme aimant d’une éolienne.

Le recyclage fait aujourd’hui l’objet de nombreuses expérimentations de par le monde, mais l’arrêt de l’activité Coléop’terre montre à quel point une véritable mise en œuvre à l’échelle industrielle reste soumise aux seuls impératifs de rentabilité du capital. En attendant que les travailleurs se placent aux commandes de la société, les terres rares usagées continueront à prendre le chemin de la décharge.

Des terres rares ni « terres » ni « rares »

Les terres rares sont un ensemble de 16 à 17 métaux (entre autres le cérium, le lanthane, le néodyme, parmi les plus utilisés), pratiquement toujours associés dans leurs gisements dans la nature et aux propriétés chimiques très voisines.

Depuis les années 1950, l’usage des terres rares n’a cesser de se développer au fil des inno-vations technologiques. Les applications sont très diverses : poudres luminophores, catalyse, batterie NiMH, poudre de polissage… Aujourd’hui c’est dans la fabrications d’aimants perma-nents que la demande de terres rares est la plus importante, grâce à leur efficacité dans les moteurs et générateurs électriques. Une seule éolienne en contient jusqu’à 600 kg !

Malgré une présence en abondance dans l’écorce terrestre, les principaux gisements de terres rares exploités se trouvent en Chine. Depuis l’arrêt de la production américaine en 2002, la Chine assure 90 % de la production mondiale. Cette hégémonie attise l’intérêt pour les procédés de recyclage.

29 juin 2016 Rafi HAMAL

https://www.convergencesrevolutionnaires.org/

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16 août 2019 ~ 0 Commentaire

soudan yémen (brest)

soudan

GRANDE SOIRÉE D’ÉCHANGES et DE SOUTIEN AUX PEUPLES SOUDANAIS ET YÉMÉNITES.

Le CLAJ, Aidons les réfugiés-Brest, Zéro personne à la rue-Brest, Association Tadamoon- Le Mans proposent une rencontre : des prises de paroles, des concerts, des contes, de l’artisanat et un repas soudanais afin d’exprimer la situation et l’actualité au Soudan et au Yémen.

Des ami-e-s de la communauté brestoise prépareront des plats afin d’échanger sur la cuisine du pays.

La soirée débutera à 18h30, les musiciens et conteurs feront passer les chapeaux en solidarité.
Les repas seront à prix libre à partir de 5€ .

Vous pourrez également découvrir différents artisanats africains (broderie d’art, bogolans…).

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16 août 2019 ~ 0 Commentaire

canada québec (essf)

iquebec

Entre le déni, l’hypocrisie et la couardise, des propositions politiques qui ratent la cible !

Élections fédérales et la lutte aux changements climatiques

Les élections fédérales se tiendront le 21 octobre prochain. La société canadienne est polarisée. Les différents sondages ne permettent pas d’attribuer à ce moment le parti gagnant. Mais ces sondages montrent que les élections fédérales seront une lutte entre le Parti Libéral et le Parti Conservateur, que le NPD (social libéral) risque de s’effondrer et que le Parti Vert peut espérer une petite avancée.

La couardise électoraliste du NPD et du Parti Vert ou comment rester à mi-chemin des nécessités actuelles de la lutte aux changements climatiques

Avec le NPD et le Parti vert, nous quittons le camp des partisans ouverts des pétrolières et des gazières. La reconnaissance de la réalité de la crise climatique et de l’urgence d’agir définit un camp des opposants à la politique du laisser-faire et de la confiance aux seuls mécanismes du marché pour faire face à la lutte aux changements climatiques. Mais l’électoralisme de ces partis les empêche de proposer une alternative véritable aux politiques défendues par les partis du grand capital.

Aux dernières élections, en 2015, le NPD avait choqué les militant-e-s environnementalistes, par son refus d’un rejet clair et ferme du projet Energie Est. Le NPD promet aujourd’hui d’encoura-ger le développement d’énergies propres, de cesser de subventionner les énergies fossiles, de rendre écoénergétique l’ensemble du parc immobilier, de favoriser l’électrification des transports publics et leur gratuité.

Mais, le NPD garde encore un silence gêné sur la nécessité de garder le pétrole dans le sol, d’arrêter d’exploiter les sables bitumineux et d’organiser une véritable sortie du pétrole. Ses propositions restent inscrites dans la défense de la croissance de l’économie et du capitalisme vert.

Si des secteurs du NPD, comme les militant-e-s du Manifeste un bond vers l’avant (Leap Manifesto) veulent aller plus loin, il reste que les secteurs dominants du NPD, ne sont pas prêts à faire les ruptures nécessaires, avec la logique capitaliste de la croissance sans fin. Tant qu’il n’y aura pas une rupture claire à cet égard, le NPD ne pourra apparaître comme une alternative véritable sur le terrain de la lutte aux changements climatiques.

Le Parti vert du Canada reconnaît lui aussi la profondeur de la crise climatique et la nécessaire urgence d’intervenir pour y faire face. Il reprend les cibles du GIEC pour ce qui est des cibles de réduction des gaz à effet de serre.

Mais ce parti refuse de se situer clairement à gauche du spectre politique. Poussé par ses petits succès électoraux, il vient d’opérer un tournant qui a laissé nombre d’environnementalistes proches de ce parti désarçonné-e-s.

C’est ainsi qu’Elizabeth May dit favoriser l’utilisation des propres énergies fossiles du pays. La cheffe du Parti vert du Canada promeut ainsi l’utilisation du pétrole canadien. Dans son manifeste Mission possible, le parti veut autoriser des investissements dans les usines de traitement pour transformer le bitume solide en essence, diesel, propane et d’autres produits pour le marché canadien.

Le Parti Vert a beau proposer toute une série de mesures vertes, il refuse de faire les ruptures nécessaires avec l’exploitation des hydrocarbures. Cela n’augure rien de bon pour le parti qui connaît déjà des tiraillements sur cette question. Ce n’est pas avec des politiques aussi incon-séquentes qu’il pourra offrir une alternative crédible aux personnes de plus en plus nombreuses qui reconnaissent que la lutte aux changements climatiques est urgente.

Le Bloc québécois et l’incapacité de comprendre la nécessité d’une politique d’alliance avec les environnementalistes du reste du Canada

D’emblée le Bloc québécois a affirmé sa volonté de s’opposer à la construction de pipeline transportant le pétrole albertain au Québec. Jean-François Blanchet dit vouloir faire de la lutte aux changements climatiques une priorité du parti qu’il dirige. En cela, il répond clairement à des aspirations de secteurs importants de la population du Québec . Cela lui permet de stigmatiser les politiques réactionnaires des Conservateurs et l’hypocrisie des Libéraux. Il peut aussi dénoncer les atermoiements inacceptables du NPD sur ce terrain.

Pourtant, ce ralliement est pour le moins douteux et risque d’être fort circonstanciel. Restera-t-il silencieux sur le soutien du gouvernement Legault au projet GNL Québec et sur le gazoduc qui traversera le Québec ?

Demeurera-t-il aussi muet sur les affirmations de François Legault qui prétend que le gaz naturel est une énergie de transition dont il s’apprête à élargir l’utilisation dans toutes les régions du Québec ? Jean-François Blanchet, comme ministre de l’Environnement Marois, avait soutenu l’exploration pétrolière et gazière sur l’île Anticosti. Comme dirigeant écologiste, on a vu mieux.

La pire faille dans l’orientation du Bloc québécois sur cette question est un point de vue étroite-ment nationaliste. La défense des pouvoirs du Québec et de son droit à l’autodétermination sur la question de l’environnement comme sur d’autres est importante, mais la lutte contre les changements climatiques est une question internationale.

Dans le cadre de l’État canadien, il est essentiel d’établir des alliances avec l’ensemble des forces qui ont compris l’urgence de la situation et qui se battent contre les politiques des pétro-lières et des gazières et des partis politiques à leur service.

À ce niveau, le nationalisme étroit de Blanchet, est pour le moins dangereux et constitue un obstacle aux perspectives d’alliance au niveau pancanadien qui sera nécessaire pour les combats qui viennent. En somme, comme d’autres, les orientations du Bloc québécois apparaissent platement électoralistes et pas à la hauteur des défis auxquels nous devrons faire face. (Extrait voir lien)

Bernard Rioux mercredi 14 août 2019

http://www.europe-solidaire.org

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16 août 2019 ~ 0 Commentaire

algérie lgbt (le monde diplomatique)

lgbt

Sexe, jeunes et politique en Algérie

Homosexualité, ou la « mort sociale »

A première vue, comme le dit Latifa, une lesbienne rencontrée à Oran, « la vie des homosexuel(le)s est beaucoup plus simple et joyeuse en Algérie. »

En effet, dans cette société où chacun vit cloisonné entre personnes du même sexe depuis le plus jeune âge, les possibilités de rencontres et de plaisirs homosexuels sont beaucoup plus nombreux.

A 15 ans ou 25 ans, un garçon peut faire venir son amoureux à la maison, s’enfermer avec lui dans sa chambre, et même lui proposer de passer la nuit, sans que ses parents n’y voient malice. Pareil pour les filles. A 30 ans, 40 ans, deux hommes ou deux femmes peuvent partir en week-end, louer une chambre double à l’hôtel, personne ne dira rien.

Zoheir Djazeiri est un activiste important parmi les homosexuels algériens. Militant à l’asso-ciation Abu Nawas (1), son action est strictement clandestine, et Zoheir Djazeiri (Zoheir L’Algérien) est un pseudonyme.

« Tout cela est vrai, admet-il, mais attention, le pendant négatif est très lourd ! Nous vivons dans une société machiste. Etre homosexuel, pour un mec, c’est se dégrader au niveau inférieur de la femme. »

Sans parler de la loi, qui réprime très durement ces pratiques à la fois « contre nature » et interdites par la religion d’Etat, l’islam (article 2 de la Constitution) (2). « Se faire arrêter pour homosexualité signifie la mort sociale, poursuit Zoheir. Tu es obligé de tout quitter : ta ville, ta famille, ton travail, tout ! » Détail important : En Algérie, aucun avocat n’est prêt à défendre publiquement les homosexuels. « Sa carrière serait ruinée. »

Malgré cela, non seulement il est possible d’avoir une vie homosexuelle, avec ses lieux de rendez-vous, ses bars et ses cabarets à Alger, Oran et Bejaia, mais beaucoup d’hétérosexuels algériens ont des pratiques homosexuelles : à l’école, lors du service militaire, à la cité U, etc.

« La femme étant un produit rare, on se rabat sur les hommes. », rigole Mourad, 25 ans, rencontré à Alger, qui ne sait pas « si [il] préfère les hommes ou les femmes ». Un universitaire français travaillant sur l’homosexualité masculine à Alger raconte : « Les copains homos que j’ai rencontrés il y a huit ans sont tous en train de se marier. Avec le mariage, ils cessent plus ou moins leur vie homosexuelle. »

Tout engagement social ou politique représente un immense danger. L’association Abu Nawas, qui revendique via le Net 1 500 adhérents, est considérée par l’Etat comme une organisation faisant l’apologie d’un crime.

« Nous sommes un noyau d’une vingtaine de militants, tous passibles de 10 ans de prison », explique Zoheir L’Algérien. Lors des mouvements contre un 4e mandat du président Abdelaziz Bouteflika (finalement réélu sur un fauteuil roulant le 17 avril 2014), Zoheir a dû s’enfuir pendant deux mois à l’étranger.

Une chaine de télévision avait diffusé un reportage intitulé « Le complot », montrant sa photo entourée d’un cercle. A-t-il eu peur de se faire agresser, voire tuer ? « Non, ce n’est pas ça. Mais comme ma mère et les gens du quartier regardent ces chaines, j’avais trop peur qu’elle apprenne la vérité. »

Pierre Daum  Pierre Daum

https://www.monde-diplomatique.fr

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16 août 2019 ~ 0 Commentaire

bolivie (essf npa)

bolivia

Le fin du « miracle économique » de la Bolivie ?

Certains parlent de “miracle bolivien” ; d’autres, de “modèle socio-économique communautaire productif” ; d’autres encore, tout simplement, de “projet gouvernemental bolivien”. Quel que soit son nom, le programme économique qu’Evo Morales a mis en place dès son arrivée au pouvoir en 2006 est, selon tous les indicateurs, le plus réussi et le plus stable de la région.

Ces treize dernières années, le PIB a bondi de 9 milliards, à plus de 40 milliards de dollars, le salaire réel a augmenté, le PIB par habitant a triplé, les réserves de change sont à la hausse, l’inflation n’est plus un problème, et l’extrême pauvreté a chuté, passant de 38 % à 15 %, soit une baisse de 23 points. À titre de comparaison, sur la même période, l’extrême pauvreté n’a diminué en Uruguay et au Pérou que de 2,3 % et de 12 %, respectivement.

Tout le monde s’accorde à dire que le changement s’est amorcé avec la nationalisation des hydrocarbures en 2006.

“Le fonctionnement de notre modèle économique est simple : nous utilisons ce que la nature nous a donné. Sous le précédent régime néolibéral, cette richesse était aux mains des multina-tionales. Nous avons nationalisé le secteur pour pouvoir distribuer l’excédent de deux manières : nous réinjectons une partie de cette richesse dans l’économie, et nous en redistribuons une autre partie”, affirme Luis Arce Catacora, le ministre des Finances bolivien.

Avec Carlos Villegas, aujourd’hui disparu, ils furent les grands artisans du “miracle bolivien”. “Grâce à cette politique de redistribution, nous sommes le pays à plus forte croissance économique de toute l’Amérique latine.”

La tâche n’a pas été facile. Morales est arrivé au pouvoir en janvier 2006 à la suite d’un mouvement protestataire de grande ampleur. En octobre 2003, le pays avait connu ce qu’on appelle la “guerre du gaz”, un soulèvement populaire contre la décision du président Gonzalo Sánchez de Lozada d’exporter du gaz aux États-Unis en passant par le Chili.

De cette insurrection naissent les “revendications d’octobre”, structurées autour de deux volets : la nationalisation des hydrocarbures et la rédaction d’une nouvelle Constitution. C’est investi de cette mission que Morales arrive au pouvoir. Mais le pays convulsait toujours. Le conflit opposait le gouvernement de La Paz et les élites de la riche “demi-lune”,  quatre départements situés dans l’est du pays, à la frontière avec le Brésil.

Stabilité politique

Acculé, Morales convoque un référendum révocatoire en 2008, afin d’asseoir sa politique. Il obtient plus de 67 % des voix et entame les négociations avec ses adversaires. L’échiquier politi-que est alors réorganisé, notamment grâce à l’approbation d’une nouvelle Constitution pour refonder la Bolivie.

Cette “révolution démocratico-culturelle”, selon les termes du gouvernement, constituait une première étape. Par la suite, à la présidentielle de 2009, le duo Morales-Linera obtient 64 % des voix. Les réformes peuvent commencer.

Tel est en effet le deuxième élément fondamental pour comprendre l’essor de la Bolivie : le nouvel ordre politique a permis au gouvernement de contrôler les ressources nationalisées, dans un contexte où les marchandises exportées par le pays s’échangeaient à prix d’or.

Comme le décrit le sociologue Fernando Mayorga :

“C’est un système politique qui se fonde sur un régime présidentiel renforcé par la puissance hégémonique du MAS [Mouvement vers le socialisme, le parti présidentiel] : trois victoires électorales avec majorité absolue et contrôle des deux chambres du Parlement, à la majorité des deux tiers, pour les deux derniers mandats. Cela se traduit par une stabilité politique inédite.”

Prudence économique

Evo Morales a toujours eu recours à une puissante rhétorique hostile au capitalisme et à l’Améri-que du Nord. Le nom de son parti contient le mot “socialisme”, et son vice-président est le créateur d’un modèle qu’il a baptisé le “socialisme ando-amazonien”. La Bolivie incarne-t-elle donc le socialisme du 21è siècle ?

Sans nul doute, le modèle bolivien peut se targuer de sa croissance solide et de sa stabilité macroéconomique. “Contrairement à d’autres pays comme le Venezuela, la Bolivie a été plus prudente. C’est la prudence qui a rendu possible ce miracle”, affirme Juan Antonio Morales, qui a occupé le poste de directeur de la Banque centrale bolivienne entre 1995 et 2006.

Il faut également observer que la nationalisation des hydrocarbures ne s’est pas déroulée de manière classique. Car rigoureusement parlant, ce n’était pas une expropriation mais un accroissement de la part de l’État dans le capital et la prise de décision. En quelque sorte, il s’agit presque d’une simple réforme fiscale.

Mais les symboles ont toujours eu une grande importance dans la politique bolivienne. Selon Fernando Mayorga, Morales est radical dans ses discours, mais plus mesuré dans ses décisions. Le gouvernement s’est constitué des réserves pour se préparer à une baisse des prix, qui s’est produite à partir de 2014. Un exemple de la prudence qu’évoque Juan Antonio Morales.

Evo Morales est le président qui a gouverné le plus longtemps la Bolivie. Le 20 octobre, il tentera d’être réélu pour la quatrième fois, mais sa candidature est entachée de plusieurs polémiques.

Début 2016, le gouvernement a connu un violent revers après que 51 % des électeurs ont refusé par référendum une modification de la Constitution visant à éliminer le plafond du nombre de mandats consécutifs.

Mais par la suite, le Tribunal suprême électoral, se prévalant d’une déci-sion du Tribunal constitutionnel, reconnaît à Morales le droit d’être réélu indéfiniment, en vertu de l’article 23 de la Convention américaine relative aux droits de l’homme. Il pourra donc être candidat, bien que certains remettent en question les règles du processus électoral et la légitimité des élus.

Morales est en tête des sondages, suivi de Carlos Mesa, qui avait été vice-président de Gonzalo Sánchez de Lozada puis président jusqu’à mi-2005.

Matières premières

Malgré son dynamisme, l’économie bolivienne reste vulnérable aux fluctuations internationales. Le pays exporte vers l’Argentine et le Brésil. Selon les critiques, l’économie bolivienne est trop dépendante des exportations de matières premières, ce que dément le gouvernement :

“Nous sommes passés de l’exportation de gaz brut à la production nationale d’urée [utilisée comme engrais], souligne Luis Arce Catacora. Nos exploitations d’acier progressent, et notre production d’énergie électrique se diversifie. Sans oublier le lithium, un domaine dans lequel nous avons commencé à nous industrialiser.”

Ce qui est sûr, c’est que depuis la baisse des prix des produits exportés par la Bolivie, le déficit budgétaire a augmenté et stagne depuis 2015 à 7 % du PIB. L’opposition s’en inquiète, mais le gouvernement se veut rassurant, rappelant que ces ressources sont utilisées à des fins productives.

L’exécutif préfère mettre l’accent sur le renforcement du marché intérieur grâce aux dépenses publiques et aux mesures de redistribution, comme le quatorzième mois ou les allocations sociales.

Bolivianisation de l’économie

Il faut également prendre garde au taux de change. La stratégie du gouvernement à cet égard vise à conserver un boliviano stable, mais l’opposition l’estime surévalué. En conséquence, la production nationale perd en compétitivité face aux nombreuses importations nécessaires afin de satisfaire la demande des salariés qui, année après année, gagnent en pouvoir d’achat.

La force de la monnaie bolivienne a offert au MAS une autre grande victoire : la bolivianisation de l’économie. Les comptes épargne ne sont plus libellés en dollars, mais en bolivianos. À la fin des années 1990, 3 % de l’épargne étaient en bolivianos ; aujourd’hui, le chiffre s’élève à 94 %.

Malgré la bonne santé de l’économie, l’avenir ne s’annonce pas tout rose. Le pays pourrait souffrir de ses luttes politiques internes et subir le contrecoup des évolutions de la situation internationale.

Il est possible que la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine ainsi que l’instabilité de l’Argentine et du Brésil se répercutent sur la Bolivie. Son économie, malgré sa diversification naissante, pourrait ne pas être capable d’y faire face.

En affrontant les urnes en octobre prochain pour briguer un quatrième mandat de président, Evo Morales présentera un bilan économique solide, marqué par la nationalisation des ressources et la redistribution des recettes de l’État. Mais c’est sur le front de la contestation interne que le candidat aura davantage à se battre. Un article de la version espagnole de la télévision allemande Deutsche Welle.

Lire l’article original

vendredi 9 août 2019  GONZÁLEZ Diego

http://www.europe-solidaire.org/

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Bolivie : Vers un troisième mandat d’Evo Morales (NPA)

Bolivie : Une défaite politique pour Evo Morales (NPA)

Bolivie : la colère de la jeunesse de la ville d’El Alto (Médiapart)

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16 août 2019 ~ 0 Commentaire

permafrost 1 (masc)

mamouth

Pourquoi le dégel du permafrost menace l’humanité ?

Le permafrost, appelé aussi pergélisol, couvre 20 % de notre terre et se situe dans les régions arctiques. Sa fonte menace d’accélérer le réchauffement climatique à une vitesse très inquiétante.

Qu’est-ce que le permafrost ?

Ce terme désigne un immense glacier souterrain dont la température est maintenue en dessous de 0° par le sol, comme une sorte de grosse couverture qui empêcherait la glace de se réchauf-fer. Il se situe dans les régions du grand nord, en Sibérie, en Alaska et au Canada.

C’est une énorme bombe climatique. Il emprisonne des bactéries présentes depuis des milliers d’années ainsi que du gaz carbonique et du méthane (gaz à effet de serre dont la puissance est 30 fois supérieure à celle du CO2). Il est enrichi en sédiments et en matière organique provenant de la décomposition des végétaux, dont les microbes pourraient se nourrir. Il contient aussi des ossements d’animaux préhistoriques, comme des mammouths. La baisse des températures accélère le dégel des terrains et le permafrost fond.

Pourquoi le dégel du permafrost est un danger ?

Outre la menace directe pour les populations locales comme l’affaissement des terrains, la déformation des routes et des habitations, c’est l’ensemble de la planète qui est concernée.

Si le permafrost fondait, cela reviendrait à brûler toutes les forêts de notre terre et entraînerait un réchauffement climatique sans précédent, avec une montée des températures accélérée. Le gaz carbonique et le méthane menaceraient de se répandre dans l’atmosphère, une grande quantité de gaz à effet de serre serait libérée. Les microbes se développeraient et provoqueraient des maladies. Après l’été 2016, la région ouest de la Sibérie a d’ailleurs connu une épidémie d’anthrax à la suite du dégel d’un cadavre de renne âgé de 70 ans.
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L’humanité toute entière et les écosystèmes sont menacés.
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Le permafrost a déjà commencé à fondre aux îles arctiques du Canada, en raison d’une succes-sion d’étés caniculaires. La flore endémique se modifie et certains animaux sont menacés d’ex-tinction. Des gisements de gaz et de pétrole, des métaux précieux, comme l’or, des diamants, ont été trouvés en Sibérie. Les mines sont exploitées à ciel ouvert, et aucune précaution n’est prise. Les bactéries peuvent se développer et l’humanité serait confrontée à des maladies inconnues puisqu’un virus survit jusqu’à 30.000 ans.

Il est urgent de se pencher sur la question, le dégel a commencé avec 70 ans d’avance. Selon un des spécialistes,”si les écosystèmes disparaissent, l’humanité ne survivra pas”.

https://www.masculin.com/

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15 août 2019 ~ 0 Commentaire

écosocialisme 4 (4è internationale)

revolution

Conclusion: Ecosocialisme et révolution

La logique capitaliste absurde et irrationnelle d’expansion et d’accumulation infinies, ainsi que son productivisme obsédé par la recherche du profit à tout prix, sont responsables du fait que l’humanité se trouve aujourd’hui au bord de l’abîme : destruction écologique, basculement climatique.

Le passage du « progrès destructif » capitaliste à l’écosocalisme est un processus historique, une transformation révolutionnaire permanente de la société, de la culture et des mentalités.

Cette transition conduirait non seulement à un nouveau mode de production et à une société égalitaire et démocratique, mais aussi à un mode de vie alternatif, une nouvelle civilisation, au-delà du règne de l’argent, au-delà des habitudes de consommation produites artificiellement par la publicité, et au-delà de la production illimitée de marchandises inutiles.

Et, comme Marx l’a dit, le Royaume de la Liberté commence par la diminution du travail…

Il est important de souligner qu’un tel processus ne peut avoir lieu sans la transformation révolu-tionnaire des structures sociales et politiques par une action de masse de la grande majorité de la population. Le développement d’une conscience socialiste, féministe et écologique est un processus, dans lequel le facteur décisif est l’expérience de lutte collective des peuples eux-mêmes, depuis les confrontations locales et partielles jusqu’au changement radical de la société.

Rêver et lutter pour un socialisme vert, ou pour un communisme solaire, comme disent certains, n’implique pas de ne pas lutter pour des réformes concrètes et urgentes. Sans la moindre illu-sion sur le « capitalisme vert », nous devons tenter de gagner du temps et d’imposer aux pou-voirs en place des mesures concrètes contre la catastrophe en cours, à commencer par une réduction radicale des émissions de gaz à effet de serre.

Ces éco-revendications urgentes peuvent favoriser un processus de radicalisation, à condition qu’on refuse de limiter les objectifs en fonction des exigences du marché capitaliste ou de la « compétitivité ».

Chaque petite victoire, chaque avancée partielle peut conduire immédiatement à une revendication plus élevée, à un but plus radical.

De telles luttes autour de problèmes concrets sont importantes, non seulement parce que des victoires partielles sont bienvenues en elles-mêmes, mais aussi parce qu’elles contribuent à accroître la conscience écologique et socialiste, et promeuvent l’autonomie et l’auto-organisation par en-bas.

Cette autonomie et cette organisation sont des préconditions nécessaires et décisives à une transformation du monde radicale, c’est-à-dire révolutionnaire, qui qui n’est possible que par l’auto-émancipation des opprimés et des exploités : les ouvriers et paysans, les femmes, les communautés indigènes, ainsi que les personnes persécutées pour leur race, leur religion ou leur nationalité.

Barricadées dans leurs retranchements, les élites dirigeantes du système sont incroyablement puissantes et les forces de l’opposition radicale sont petites.

Cependant, leur développement dans un mouvement de masse sans précédent par ses propor-tions est le seul espoir pour arrêter le cours catastrophique de la « croissance » capitaliste et inventer une forme de vie désirable, plus riche en qualités humaines, une nouvelle société basée sur les valeurs de la dignité humaine, de la solidarité, de la liberté et du respect de « Mère Nature ».

mardi 11 juin 2019 Quatrième Internationale

https://www.pressegauche.org/

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15 août 2019 ~ 0 Commentaire

climat (le monde)

clim

Climat : la croissance végétale en panne sèche

C’est une découverte inquiétante publiée hier dans la revue Science Advances par une équipe très internationale.

Elle porte sur une des questions majeures du réchauffement climatique : jusqu’où la végétation planétaire va t-elle réagir positivement à l’élévation du taux de CO2 atmosphérique et des températures ?

Et donc stocker une part du CO2 supplémentaire que nous injectons chaque année dans l’atmosphère, réduisant ainsi le réchauffement futur en permettant aux arbres et à certaines cultures de croître plus vite.

La réponse de cette étude ?

Ce phénomène positif se serait arrêté vers l’an 2000. A cause… de l’humidité qui croît moins vite que la température de l’air. On pourrait la résumer par un adage shadokien : plus c’est moins humide que ce serait possible et moins les végétaux croissent. Explications.

Jusqu’à présent, les climatologues observaient une réponse positive de la végétation planétaire au réchauffement climatique. C’est le fameux « verdissement » observé par satellites, notamment aux hautes latitudes nord – un verdissement non général, contrarié par des phénomènes locaux et par exemple la déforestation dans les forêts tropicales.

Logique. Plus de CO2, c’est plus de carbone disponible pour la photosynthèse. Des températures plus élevées, c’est favorable dans une bonne partie des terres émergées de l’hémisphère nord, tempérées et boréales.

Mais le spécialiste es-plantes, voire le jardinier du dimanche, auraient tout de suite tiqué à ce raisonnement. En se demandant «et l’eau ?». C’est bien d’avoir température et CO2, mais sans eau, les plantes ne peuvent les utiliser pour croître.

Et si cette eau est là mais limitée ? Les besoins des feuilles des plantes en eau doivent être satisfaits au maximum pour photosynthétiser à fond, car si elles sont en manque, pour prévenir les dégâts de la sécheresse sur la plante ou l’arbre, elles vont fermer leurs stomates afin de moins « transpirer » et économiser leur eau.

Relation de Clausius-Clapeyron

C’est là que la physique de base intervient. En principe, plus l’eau et l’air sont chauds, et plus il y aura d’évaporation des océans. Puis, plus l’air est chaud et plus il peut contenir de vapeur d’eau (environ 7% par degré de plus, c’est la relation de Clausius-Clapeyron).

Donc, en principe, tout va bien. Mais en réalité, on s’écarte du principe. Notamment, l’air ne contient pas nécessairement toute la vapeur d’eau qu’il peut contenir. Les scientifiques ont un nom pour ça, cela s’appelle le VPD (vapor pressure déficit, déficit de pression de vapeur). Et le VPD quantifie le « manque » de vapeur d’eau relativement au maximum possible.

Or, ont découvert les spécialistes des flux de chaleur et d’humidité à l’échelle mondiale, il se passe un truc énorme, au tournant des 20ème et 21ème siècle. Un truc encore pas vraiment compris d’ailleurs, écrivent honnêtement les auteurs de l’article de Science Advances.

En résumé : un, l’évaporation des océans a cessé d’augmenter et même diminue; deux le VPD augmente; trois, les indices de croissance végétale ont cessé d’augmenter, voire diminuent.

Il est intéressant de considérer la répartition planétaire de ce phénomène. C’est ce que permet le dernier graphique de l’article. Il montre qu’entre la période 1982 / 1998, et la période 1999 / 2015, de vastes régions qui montraient une réaction positive au réchauffement et à l’augmen-tation de la teneur en CO2 de l’air ont basculé dans une réaction inverse.

Les auteurs de l’article estiment que leurs analyses montrent que le déficit croissant de vapeur d’eau contribue aux mortalités observées dans les forêts et liées à des sécheresses. Ce phénomène conduit à une réduction de l’ouverture des stomates des feuilles et donc à une diminution de la photosynthèse.

En outre, si les sols sont secs, une demande trop forte d’eau par les parties supérieures de l’arbre peut rompre la continuité du cheminement de la sève et provoquer l’affaiblissement ou la mort de l’arbre.

Enfin, ils ont comparé leurs observations aux simulations de modèles informatiques de végéta-tions. Or, un seul parvient à simuler correctement ce qu’ils ont observé.

La plupart des modèles actuels sous-estiment le problème posé par le déficit croissant de vapeur d’eau et leur vision du futur du cycle du carbone est beaucoup trop optimiste. Or, une accentuation du phénomène observé par les auteurs conduirait à diminuer la part de nos émissions de CO2 captée par la biosphère, et une accélération du m réchauffement climatique.

Cet article découle d’un travail d’analyse très complexe sur des jeux de données satellitaires très lourds, sur l’ensemble de la planète. Il a été conduit par une équipe internationale (Chine, France, Australie, Corée du Sud, USA, Japon, Suisse, Allemagne, Royaume-Uni).

Les scientifiques Chinois y ont joué le rôle majeur (Wenping Yuan, université Sun Yat-Sen de Canton en est le premier auteur) comme c’est de plus en plus souvent le cas dans les coopéra-tions internationales.

En France, c’est Philippe Ciais, un spécialiste mondial du cycle du carbone ((Laboratoire des sciences de l’environnement et du climat (CEA/CNRS/Université Paris Saclay), l’un des scientifiques les plus cités en 2018  l’échelle mondiale, qui y a participé.

Sylvestre Huet 15 août 2019

https://www.lemonde.fr/

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