Archive | International

13 mai 2019 ~ 0 Commentaire

cgt (anti-k)

cgt fsm

À la CGT, comme un air révolutionnaire

Le syndicat, doublé par la CFDT en termes de résultats aux dernières élections professionnelles, est tiraillé entre la ligne dure et la réformiste, au moment où s’ouvre son 52e congrès, à Dijon lundi.

«La CGT a été dans l’incapacité d’opposer un rapport de forces à la déferlante de lois et mesures antitravail, de la loi El Khomri aux ordonnances Macron.» 

Désormais deuxième centrale syndicale de France, après s’être fait doubler par la CFDT, elle «accuse une baisse sensible du nombre de […] syndiqués». Cerise sur le gâteau, elle est «étrangère au mouvement social le plus marquant de ces dix dernières années», celui des gilets jaunes.

Alors que s’ouvrira, ce lundi à Dijon, le 52e Congrès de la CGT, le bilan est sévère.

D’autant qu’il est dressé de l’intérieur, par sa Fédération nationale des industries chimiques, en amont de ce rendez-vous syndical au cours duquel le secrétaire général de la centrale doit être élu. En apparence, avec un seul volontaire déclaré, Philippe Martinez, candidat à sa succession, ces cinq jours s’annoncent sans suspense.

Pourtant, la centrale aux 653 194 adhérents déclarés (en 2017) pourrait connaître des turbu-lences. Pas moins de 1 000 délégués, issus des différentes fédérations, des unions départemen-tales ou locales, vont se réunir pour faire le bilan des trois dernières années et définir une nouvelle feuille de route. Or dans les rangs, ils sont plusieurs à pointer la stratégie de la direction et à réclamer un durcissement de la ligne, durcissement qu’ils comptent bien faire inscrire dans le texte qui sera voté.

Dialogue social ou lutte de classes ?

La querelle n’est pas nouvelle. Mais en décembre, elle est montée d’un cran. Dénonçant la «tentation d’un virage réformiste» de la CGT qui «prône le dialogue social comme une fin en soi», une vingtaine de syndicats cégétistes ont pris la plume pour rédiger un document de résolutions «alternatif» en vue du congrès.

Une initiative à contre-courant des traditions maison.

Objectif des signataires, dont la branche Info com : «Sauver la CGT en perte de repères» en réaffirmant son caractère «révolutionnaire», et son attachement à «la lutte des classes» et à la dénonciation du capitalisme. Quatre mois plus tard, en avril, un second coup a été porté par d’autres militants, issus de la fédération des industries chimiques et de celle du commerce et des services. En plein mouvement des gilets jaunes, ils ont lancé un large appel en faveur d’un «Front populaire et citoyen» avec un objectif clair : la convergence. Mais «rien à voir avec le congrès», assure un des initiateurs.

Reste que toutes ces critiques trouvent un écho chez les syndicalistes de la base croisés dans les cortèges.

Certains jugeant que la centrale «perd trop de temps à négocier» avec le patronat ou lors de «concertations» avec le gouvernement. D’autres plaident pour un «syndicalisme plus offensif» passant par la «grève générale». «A la CGT, il y en a qui me trouvent trop dur, il y en a qui me trouvent trop mou», reconnaissait, en avril, Philippe Martinez.

Pragmatique, le secrétaire général explique aussi que la grève générale «ne se décrète pas» et mise plutôt sur une «généralisation des grèves». Tout en cherchant à remettre au goût du jour le discours d’une ancienne figure de la CGT, Henri Krasucki, en promouvant un syndicalisme du quotidien, celui «de la feuille de paie et du carreau cassé». Pas sûr que cela suffise.

Syndicalisme solo ou rassemblé ?

Les atermoiements de la centrale, fin 2018, en disent long sur les tensions à ce sujet. Le  6  décembre, en sortant d’une intersyndicale, avec notamment la CFDT, la CGT signe une déclaration commune, dans laquelle les centrales s’engagent à participer au dialogue social avec le gouvernement, et ce de manière collective, «chaque fois que cela sera possible». 

En plein mouvement des gilets jaunes, le texte dénonce aussi «toutes formes de violence dans l’expression des revendications». Quelques minutes plus tard, changement total de ton. Une autre missive, rédigée par la seule CGT, pointe, cette fois, la «répression inadmissible». 

Dans la foulée, la centrale annonce qu’elle ne participera pas au grand débat lancé par Macron. Entre les deux textes, nul doute que les branches les plus contestataires de la centrale ont mis la pression. Les mêmes qui dénoncent régulièrement tout rapprochement avec la CFDT et veulent rompre avec le concept du «syndicalisme rassemblé» visant à favoriser l’unité d’action syndicale.

«Martinez, il ne met plus les pieds chez nous, sinon il ne peut plus rentrer à Montreuil», où se trouve le siège de la CGT, assure, un brin amusé, un responsable de la CFDT. «Qu’il y ait des gens de tous horizons chez nos militants, c’est normal, c’est comme dans le reste de la société», répond un responsable de fédération, agacé par le mythe d’une CGT divisée ou noyautée par l’extrême gauche.

La CGT au-delà des frontières : CES ou FSM ?

Dans la même veine, la question des alliances internationales de la CGT «devrait faire de l’animation» lors du congrès, prédit un responsable confédéral.

D’un côté, certains pensent que la centrale doit rester dans la Confédération européenne des syndicats (CES) à laquelle elle a adhéré, comme la plupart des syndicats français, dans les années 90. C’est le cas de Bernard Thibaud, ex-numéro 1 de la centrale, qui s’est récemment inquiété que la CGT «décide de faire cavalier seul en Europe en quittant la CES». 

En face, d’autres envisagent sérieusement ce scénario. Comme le secrétaire général de la CGT du Val-de-Marne qui décrivait, en 2017, la CES comme une organisation «engluée dans l’accompagnement du capitalisme mondialisé, dans le lobbying, dans le syndicalisme professionnel et institutionnel, dans la compromission et l’impuissance». 

En parallèle, se pose aussi la question d’une nouvelle adhésion à la bien plus contestataire et historiquement proche du PCF: la Fédération syndicale mondiale (FSM) que la CGT avait quitté au moment de rejoindre la CES. Un pas qu’ont déjà franchi des fédérations comme celle du commerce et des services ou encore celles de l’agroalimentaire et des industries chimiques.

«On a été confronté à des reculs sur le plan social ces derniers temps, ça entraîne plus de repli que d’ouverture de la part de certains militants», regrette un responsable de la CGT. Un autre se veut confiant et espère des «débats sereins», soulignant combien «tout le monde a conscience que, face à ce gouvernement, la CGT doit sortir de ce 52Congrès en ordre de bataille». 

Amandine Cailhol Libération, 10 mai 2019

https://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Syndicalisme international: Un panorama pour y voir clair (Alternative Libertaire)

CGT: l’opposition à Philippe Martinez présente une alternative (Le Monde)

Fédération Syndicale Mondiale (Wikipedia)

Congrès de la CGT : pourquoi les débats s’annoncent vifs sur les questions internationales (Bastamag)

En congrès, la CGT face à ses difficultés structurelles (Anti-K)

En direct du congrès CGT : Philippe Martinez ne veut froisser personne (AL)

52ème Congrès CGT : Martinez sur la défensive (NPA)

CGT. Des syndicats « révolutionnaires » critiquent la ligne de Philippe Martinez (OF)

Congrès CGT : proposer ou lutter ? (LO)

Lire la suite

13 mai 2019 ~ 0 Commentaire

gaza (ujfp)

Ce qu’on voit dans cette vidéo, c’est  la haine d’un régime et d’un état contre un peuple ne demandant qu’à de vivre en paix et en sécurité…

http://www.ujfp.org/

Lire la suite

13 mai 2019 ~ 0 Commentaire

louisa hanoune (pst lo)

pst algerie

Communiqué sur l’arrestation de madame Louiza Hanoune

L’arrestation aujourd’hui de madame Louiza Hanoune, Secrétaire Générale du Parti des Travailleurs, intervient dans un contexte de répression et de velléités d’atteintes aux libertés démocratiques.

Le pouvoir militaire de fait actuel, incarné par le chef d’Etat Major M. Gaïd Salah, semble s’enliser dans une campagne de purges et de règlement de comptes dans une perspective de recomposition du pouvoir mais dans la continuité du régime.

L’opacité dans laquelle s’opèrent ces arrestations et l’instrumentalisation évidente de l’appareil judiciaire civil et militaire n’augurent rien de bon pour l’avenir de nos droits et nos libertés démocratiques.

Les millions d’Algériens et d’Algériennes qui occupent les rues de tout le pays depuis le 22 février, dénoncent notamment l’autoritarisme de 20 années de dérive monarchique du régime. Ils n’accepteront pas de nouveau l’autoritarisme et la répression quelques soient les motifs.

Pour le PST, nos divergences multiples et profondes avec le Parti des Travailleurs, ne nous détourneront pas en ces moments particuliers de l’impérative dénonciation de la répression et de la manifestation militante de notre solidarité.

Parti socialiste des Travailleurs (PST), le Secrétariat National.
Alger, le 09 mai 2019.

Lire aussi:

Libération de Louisa Hanoune!  (LO)

Lire la suite

12 mai 2019 ~ 0 Commentaire

sacp (inprecor)

pc as

La trajectoire déplorable du stalinisme sud-africain

En décembre dernier, le syndicat de la métallurgie (Numsa) a tenu un congrès de rupture avec la centrale historique Cosatu en lui faisant procès d’appuyer la politique libérale de la coalition au pouvoir formée par l’ANC et le Parti Communiste.

Ce 11 février, la direction du Cosatu prend acte de cette rupture et met à son ordre du jour l’expulsion du syndicat dissident. Dans cette déclaration, un argument se singularise particulière-ment pour entériner la scission sans autre tentative de maintenir l’unité syndicale : le Numsa a décidé de suspendre son versement financier au profit du Cosatu … et du Parti Communiste.

Un étrange attelage

L’arrivée au pouvoir de l’ANC en 1994 se fit sous couvert d’une « coalition » avec le Parti Communiste sud-africain et la centrale syndicale majoritaire Cosatu. L’acceptation de cet assemblage par la classe dirigeante blanche et ses soutiens internationaux semblaient se justifier par le haut niveau de conflictualité sociale qu’avait connu le pays depuis la fin des années 1970.

Les longues années de négociations qui avaient précédé avaient donné le temps nécessaire aux protagonistes pour se mettre d’accord sur le fond, sur le système économique, sur le maintien de la propriété industrielle, sur un programme de « reconstruction ».

Mais il fallait donner le change aux populations noires au nom de la « révolution démocratique » et même du socialisme, terminologie massivement utilisée dans les luttes ouvrières et celles des townships. En proclamant l’existence d’une coalition tripartie dans laquelle le syndicat et le PC proclamaient haut et fort leur attachement au socialisme, l’illusion était garantie.

Toutes formes de coalition peuvent exister.

Mais celle-ci a sa singularité : le PC est financé par les syndicats. Les locaux du parti sont situés dans l’immeuble du Cosatu et payés par celui-ci. L’osmose entre directions syndicales et état-major du PC est totale, le tout sous le parapluie bienveillant de l’ANC et donc aussi du gouvernement, qui profitent de ce lien organique avec la « classe ouvrière » et « son parti ».

Le calcul se révéla très vite faisandé. En quelques mois, la corruption a englouti dirigeants syndicaux et cadres du PC. On ne comptait plus les anciens secrétaires généraux devenus businessmen, dirigeants de fonds de pension ou heureux acquéreurs d’actions minières.

Mais le souffle de la liberté et l’espoir né des luttes précédentes limitaient la lucidité du plus grand nombre. Il fallut attendre le remplacement de Mandela par Mbeki et surtout l’arrivée de Zuma à la présidence pour que les faits s’imposent à une part importante de la population. Ce qu’a reflété au demeurant la décision de rupture du Numsa.

L’affaire est en train de mal tourner et c’est une chance.

Trop c’est trop dans un pays voué aux politiques libérales. Il est de plus en plus difficile de prétendre gouverner au nom du peuple et des opprimés, notamment après l’assassinat par la police de 34 mineurs grévistes à Marikana en 2012. Tout le montage bureaucratique prend l’eau. Avec le départ du Numsa, d’autres vont suivre. Mais comment en est-on arrivé là ? L’histoire est ancienne et se confond avec celle du stalinisme.

Une longue trajectoire stalinienne

Le PC sud-africain a été fondé en 1921. Très vite, il s’attachera aux thèses politiques stalinien-nes. Durant trente ans, il est pour beaucoup composé de blancs mais pas exclusivement. Quand, après la seconde guerre mondiale, les luttes d’émancipation prennent leur essor un peu partout dans le monde, il se rapproche du mouvement nationaliste noir, l’African National Congress.

Au point de mordre sur ses rangs et d’influencer son élaboration politique. Plusieurs thèmes vont être ainsi transférés du PC vers l’ANC. D’abord, au début des années 1960, c’est la décision très discutable de la « lutte armée » (avec sa part de mimétisme du modèle algérien entre autres).

Ce choix, qui se réduisit très vite à une simple propagande armée (pose d’explosifs ici ou là essentiellement), avait deux conséquences qui intéressaient directement Moscou dans cette région (tout près des luttes armées du MPLA en Angola et du Frelimo au Mozambique) : d’une part se positionner comme pourvoyeur d’armes et d’autre part comme prestataire d’entraînement militaire et politique dans les camps situés à l’extérieur de l’Afrique du Sud et nourris par une exfiltration constante de militants venant de l’intérieur.

Le second apport, si l’on peut dire, de Moscou via le PC fut celui de la théorie du « colonialisme d’un type spécial », sorte de mouture locale de la théorie de la « révolution démocratique ».

Puisque l’Afrique du Sud n’était, selon le PC, qu’un pays colonial tardif, avec toutefois la présence d’une réelle classe dirigeante blanche locale, il fallait d’abord combattre pour un État démocratique, débarrassé de ses lois raciales, avant de poser la question sociale. La Charte de la Liberté, le programme de l’ANC, était dans cette ligne, même si elle pouvait apparaître plus radicale à certains égards en posant la revendication des nationalisations et de la réforme agraire.

Quand le mouvement de masse repartit à l’offensive au tout début des années 1980, le PC était devenu peu ou prou une sorte de poisson pilote de l’ANC principalement dans les bases extérieures en Angola, en Zambie, à Londres.

Mbeki, futur président, fut par exemple membre de son comité central.

Le PC se posait en représentant, unique évidemment, de la « classe ouvrière » au sein du futur dispositif démocratique. C’est au nom de ce monopole prolétarien qu’il monta en première ligne, entre 1982 et 1986, pour dénoncer (déjà à l’époque) les syndicalistes indépendants qui osaient défier la ligne de l’ANC en défendant une perspective socialiste et l’idée d’un parti des travail-leurs sous l’influence de l’exemple brésilien. « Économicistes », « gauchistes », « révolution-naires de salon » constituaient l’arsenal de caractérisations du PC à propos de ces syndicalistes.

Mais les choses de gâtèrent car le mouvement populaire prenait de l’ampleur.

Le syndicalisme sud-africain renaissant gagnait en influence en posant la question de l’exploita-tion sociale des Noirs. Le PC fit alors un virage radical pour se présenter comme le défenseur du socialisme. S’autoproclamant l’unique parti d’avant-garde et représentant du prolétariat, il couvrait ainsi le flanc gauche de l’ANC alors que se multipliaient les grèves dans les mines et les entreprises.

Or, l’ironie voulut que ce virage opportuniste soit pris alors que commençaient les négociations entre Mandela en prison, l’ANC en exil et les grands patrons sud-africains, dans un environnement mondial marqué par la perestroïka de Gorbatchev et les grandes négociations Est-Ouest.

Le PC joua alors un rôle peu reluisant.

À l’intérieur, une campagne de boycott scolaire était lancée avec pour mot d’ordre « pas d’éducation sans libération ». Ce mouvement, différemment encadré selon les lieux, pris très vite un cours très anarchique et de nombreux parents commencèrent à renâcler en voyant leurs jeunes enfants partir ainsi à l’assaut du système dans un très grand désordre politique et organisationnel.

Le PC lui adoptait alors une propagande totalement délirante : parlant de « zone libérées » et de double pouvoir, évoquant l’existence de tribunaux populaires dans les quartiers… Étrange positionnement, alors qu’il était investi dans des négociations au sommet visant tout bonnement à mettre en place une transition pacifiée, très éloignée même des revendications de la fameuse Charte de la Liberté.

La fin d’une histoire

C’est dans ce contexte que le PC accéda au pouvoir au côté de l’ANC, avec moult adhésions croisées entre les deux structures. Il participait d’un côté aux compromis avec le patronat et l’ancien parti au pouvoir et se prévalait, de l’autre, du souffle socialiste né du mouvement populaire des années 1980.

Et il apportait avec lui le contrôle total de la direction du Cosatu. Le PC autoproclamait le lien indéfectible et organique entre le « parti d’avant-garde » du prolétariat et le syndicat. Raison de plus, n’est-ce pas, pour se faire financer par les cotisations syndicales ! Cette posture hautement stalinienne, bureaucratique et corruptive est désormais en crise ouverte.

Mais la direction du Numsa, désormais sortie de ce piège, aurait tout intérêt à ne pas reproduire le même schéma, entre le futur parti ouvrier qu’elle appelle à construire et la recomposition syndicale en cours.

Elle doit elle-même tirer les leçons de son histoire récente, ne pas simplement l’expliquer par la trahison du PC et de la direction du Cosatu. Une évaluation poussée des phénomènes bureau-cratiques est nécessaire, ainsi que du lien soi-disant organique entre parti et syndicat. Attention aux auto-proclamations « marxistes-léninistes » quand on dirige des centaines de milliers d’ouvriers ayant peu de rapport avec l’histoire du communisme européen !

Pour l’heure, la direction du Numsa invite les forces – que nous pourrions qualifier de gauche radicale – à discuter de l’avenir et de la reconstruction d’un mouvement ouvrier. Elle le fait sans sectarisme, même si la frontière entre syndicat et parti reste très vague dans ses écrits.

Elle n’appellera donc pas à voter pour la coalition au pouvoir et cesse de financer le PC. Tout le monde s’accorde à dire que l’ANC sortira vainqueur mais d’une courte tête cette fois-ci, tant est forte la désillusion et donc l’abstention.

Cette rupture est un événement d’une grande ampleur qui se cumule avec le massacre de Marikana. Quelle que soit sa dynamique future, elle illustre la fin annoncée, lamentable et affligeante, d’un parti stalinien.

Claude Gabriel 13 février 2014

http://www.inprecor.fr/

Lire aussi:

Parti communiste sud-africain (Wikipedia)

Sur « Amandla » (Inprecor)

« Amandla » journal alternatif

NUMSA May Day Statement: South African miners union to launch socialist revolutionary party this year (ESSF)

Afrique du Sud: les permanences d’un Etat d’apartheid et la rupture (A l’Encontre)

L’Afrique du Sud après l’apartheid : les dilemmes du Parti communiste (Alter Québec)

APDUSA. Point de vue d’extrême gauche sur la situation politique en Afrique du Sud (RP)

Lire la suite

12 mai 2019 ~ 0 Commentaire

afrique du sud

soc saf

Logo du SRWP

Afrique du Sud:

La presse avance comme 3è parti, un parti « d’extrême gauche » (EFF), or c’est un parti populiste homophobe qui a appelé au meurtre des blancs. La « vraie gauche » c’est par exemple le SRWP.

Le Parti socialites révolutionnaire des travailleurs (SRWP) est un parti anticapitaliste d’Afrique du Sud. Il a été fondé en mars 2019 après une convention fin 2018.

Le SRWP trouve ses racines dans la scission entre le syndicat NUMSA (mineurs) et la fédération COSATU en 2013.

Le NUMSA est le plus puissant syndicat de la Fédé COSATU.  Connu par la lutte et le massacre de Marikana. La scission a été principalement causée par le mécontentement croissant des masses envers l’ANC.

L’ANC de Mandela devenue impopulaire fait partie de l’alliance tripartite ANC-COSATU-PCSA notoirement corrompue et appliquant des politiques d’austérité  défavorables aux noirs qui espéraient un « changement ».

Après la scission, le NUMSA a annoncé la formation d’un « nouveau front uni ». Avec la nouvelle confédération SAFTU et le SRWP.

En décembre 2018, 1 100 délégués de toutes les provinces d’Afrique du Sud se sont réunis à Boksburg, ainsi que des délégations d’associations de mal-logés et des membres de la SAFTU. Le parti a participé aux élections législatives sud-africaines de 2019 et aux élections provinciales dans les neuf provinces, sans remporter aucun siège.

Source Wikipedia

Lire aussi:

Parti communiste sud-africain (Wikipedia)

Sur « Amandla » (Inprecor)

« Amandla » journal alternatif

NUMSA May Day Statement: South African miners union to launch socialist revolutionary party this year (ESSF)

Afrique du Sud: les permanences d’un Etat d’apartheid et la rupture (A l’Encontre)

L’Afrique du Sud après l’apartheid : les dilemmes du Parti communiste (Alter Québec)

APDUSA. Point de vue d’extrême gauche sur la situation politique en Afrique du Sud (RP)

La trajectoire déplorable du stalinisme sud-africain (Inprecor)

Lire la suite

11 mai 2019 ~ 0 Commentaire

8 mai 1945 (npa)

8 mai 1945 (npa) dans Histoire

Ernest Mandel, Sur la Seconde guerre mondiale :

Une interprétation marxiste

Les priorités de l’accumulation du capital

Loin de considérer la Seconde Guerre mondiale comme un épisode d’affrontement entre, d’une part, les démocraties (celles conquises sur le continent, la Grande-Bretagne et, surtout, les États-Unis) et, d’autre part, les systèmes totalitaires (Allemagne, Italie, Japon), Mandel affirme, de manière décapante, dès les premières pages, la singularité de son analyse, ancrée sur la réalité du système capitaliste et de l’impérialisme qui en découle :

« Le moteur de la Seconde Guerre mondiale était le besoin pour les principaux États capitalistes de dominer l’économie de continents entiers par l’investissement de capitaux, par des accords commerciaux préférentiels, par une réglementation monétaire et une politique hégémoniques.

Le but de la guerre était la subordination des pays les moins développés, mais aussi des autres États industriels, qu’ils soient amis ou ennemis, aux priorités de l’accumulation du capital pour le profit exclusif d’une seule puissance ».

En d’autres termes, la guerre représente un test de la puissance de l’ordre impérialiste. Comment chacun des belligérants a-t-il réussi à utiliser la force militaire et des ressources considérables (humaines, matérielles) pour assurer son hégémonie ? C’est à l’aune de ce schéma que Mandel lit la guerre.

Contre-révolutions

Cette guerre mondiale, la deuxième du siècle, a en outre constitué le point culminant d’un processus contre-révolutionnaire. Contre-révolution aussi bien dans les pays européens (révolution allemande de 1918-1919, Italie mussolinienne3, guerre civile espagnole, notamment) qu’en Union soviétique (développement du stalinisme).

C’est dans ce cadre global que les classes dominantes allemandes, profondément frustrées par le partage inégal du monde au tournant du 20è siècle (l’exclusion de l’Empire allemand du découpage colonial avait déjà suscité l’épisode de la Première Guerre mondiale) vont engager, à travers le nazisme, une tentative de prendre leur revanche.

« La responsabilité de l’impérialisme allemand dans l’éclatement et l’extension de la Seconde Guerre mondiale était écrasante, contrairement à la situation de juillet-août 1914 ». L’agressivité du Japon impérial représente la seconde cause immédiate du déclenchement des hostilités.

Enfin, élément nettement moins connu, l’implication de l’impérialisme étatsunien constitue le troisième facteur déclenchant. En effet, le New Deal manifestait l’échec de la tentative de Roosevelt d’en finir avec la crise : l’existence des 12 millions de chômeurEs américains en 1938 rendait impératif un tournant vers le marché mondial.

« Une guerre d’administrateurs et de planificateurs »

Une fois déclenchée, la guerre va se décliner en cinq types de conflits différents (et combinés) :

- Une guerre inter-impérialiste pour la suprématie mondiale ;

- Une guerre d’auto-défense de l’URSS ;

- Une guerre du peuple chinois pour l’indépendance et le socialisme ;

- Une guerre des peuples coloniaux d’Asie et, enfin,

- Une guerre de libération nationale (Yougoslavie, Albanie, Grèce, Italie du Nord).

Très (trop) brièvement, Mandel affirme au passage une critique d’un certain antifascisme, comme forme de collaboration de classe, dont les différents partis communistes furent en général les principaux promoteurs4.

Un très suggestif chapitre est consacré aux ressources mobilisées par les différents protagonistes, l’auteur expliquant entre autres pourquoi l’Allemagne, pourtant fortement dépendante de matières premières nécessaires pour l’industrie d’armement, n’en manqua jamais, malgré le sévère blocus dont elle fut l’objet5. Un simple examen des chiffres des ressources disponibles montre que l’Allemagne et le Japon réunis ne pouvaient égaler les capacités de production des seuls États-Unis et que le sort du conflit était de ce fait rapidement réglé dès l’entrée en guerre de l’Amérique.

Mandel examine en détail également la dimension stratégique de la guerre et montre de manière particulièrement claire pourquoi la conception d’une violence sans limite développée par l’Allemagne (en particulier sur le font Est) s’est révélée contre-productive, lui aliénant toute possibilité de se créer des alliés, à l’exception des forces fascistes locales.

Si l’Allemagne, malgré les intenses bombardements et destructions dont elle va progressivement faire l’objet, a réussi à maintenir ses capacités productives militaires jusqu’à la fin de la guerre, il n’en reste pas moins qu’elle n’était pas en capacité de se mesurer au fordisme militaire US.

De ce point de vue, rappelle Mandel, les capacités de production militaires japonaises condamnaient l’Empire nippon avant même l’attaque de Pearl Harbor et le déclenchement de la guerre. Cette guerre fut, à un niveau infiniment supérieur à la première guerre, « une guerre d’administrateurs et de planificateurs, reflétant en définitive les implications d’une guerre de production à la chaîne ». Hitler s’est, à ce titre, tiré une balle dans le pied en éliminant les savants juifs du système de la recherche, et a fourni aux États-Unis les cerveaux qui ont conçu la terrifiante bombe atomique.

Conception matérialiste de l’histoire

Si l’on ne peut pas rentrer dans le détail d’un livre foisonnant, évoluant du terrain européen jusqu’à Moscou en passant par la guerre dans l’Atlantique et en Asie, à travers les principaux champs d’action et des batailles dont tout le monde connaît le nom, Mandel éblouit ses lecteurs en explicitant certaines questions que tout un chacun se pose sans trouver véritablement de réponse.

Ainsi, grâce à sa conception matérialiste de l’histoire, Mandel permet de comprendre pourquoi Hitler n’a pas prolongé ses éclatantes victoires de la Blitzkrieg (guerre éclair) par une invasion de l’Angleterre, ce qui était tout à fait à sa portée (bien sûr, le résultat n’était pas donné d’avan-ce). En fait, c’est la conception même de la guerre que portait Hitler qui a sauvé la Grande-Bretagne. Cette dernière, dans l’esprit du génocidaire, ne constituait qu’un objectif secondai-re/régional, sa conception étant la conquête de l’hégémonie mondiale, passant par la domination du continent européen, c’est-à-dire la conquête de l’Union soviétique.

Pourquoi les États-Unis ont-ils utilisé la bombe atomique, alors que les jeux étaient faits pour l’empire japonais, accumulant défaites sur défaites, sans aucun moyen de rétablir un minimum d’équilibre avec la force armée des États-Unis ?

Là encore, les décisions correspondent à des objectifs fondamentalement politiques et non militaires, à savoir terroriser les populations et les soumettre au nouvel ordre mondial étatsunien en construction, le tout avec un zeste de racisme bien tempéré (après tout, ce sont des popula-tions asiatiques, et pas européennes, qui ont testé la bombe).

La bombe marque en outre le début d’un statu quo (symbolisé également par la conférence de Yalta) de partage de zones d’influence avec Staline. C’est la révolution chinoise, quelques années plus tard, qui remettra en cause cet équilibre.

La lecture de ce livre se révèle passionnante et modifie bien des a priori ou représentations communes que l’on peut avoir sur ces années clés du 20è siècle. (Résumé)

Georges Ubbiali  Lundi 22 octobre 2018

La Brèche éditions, 251 pages, 12 euros.

https://npa2009.org/

Commander en ligne sur le site de la librarie La Brèche.

Lire la suite

08 mai 2019 ~ 0 Commentaire

venezuela (essf àl’e)

venezula

Venezuela. La gauche internationale doit être lucide

La façon dont la gauche a débattu de l’expérience des gouvernements progressistes en Amérique latine reste défini par des termes venant de la période de la guerre froide. C’est la notion qu’il y a les bons et les méchants, qu’il y a l’impérialisme et les anti-impérialistes, et rien d’autre, et que vous devez prendre parti, et c’est tout. Il n’y a pas de réflexion possible entre les complexités de ce qui est en jeu. Et cela a de graves conséquences.

Pour la gauche et pour les médias de gauche aux États-Unis, le problème le plus important est de faire face à l’intervention américaine. C’est en quelque sorte une question de principe et une question d’urgence.

Il existe une menace réelle qui a été maintes fois annoncée par Bolton, par Pence, par Trump lui-même, selon laquelle toutes les options sont sur la table. La possibilité d’intervention est là.

Guaido a en fait appelé à une intervention américaine, une intervention militaire. Donc, ce n’est pas quelque chose à prendre à la légère. Et il y a un besoin urgent, et nous, bien sûr, du Venezuela, sommes très conscients que toute pression exercée sur le gouvernement américain et l’opinion publique américaine pour faire face à cette logique impérialiste, est la priorité.

Cependant, je pense que la façon dont la gauche a débattu de l’expérience des gouvernements progressistes restent définis par des termes venant de la période de la guerre froide. C’est la notion qu’il y a les bons et les méchants, qu’il y a l’impérialisme et les anti-impérialistes, et rien d’autre, et que vous devez prendre parti, et c’est tout. Il n’y a pas de réflexion possible entre les complexités de ce qui est en jeu. Et cela a de graves conséquences.

Ne pas répéter les erreurs du passé

Cela fait penser à la manière avec laquelle la gauche dans le monde avait de la difficulté à discuter de l’Union soviétique, du goulag, du stalinisme, du fait que des millions de personnes ont été tuées.

Tous les bons gars étaient d’un côté, tous les méchants de l’autre côté. Le refus de critiquer le stalinisme, le refus de critiquer la manière dont le gouvernement soviétique a complètement détruit toute possibilité de démocratie en Union soviétique, ont conduit à la solidarité avec un gouvernement et non avec le peuple.

Alors que les citoyens soviétiques subissaient les conséquences d’un gouvernement très répressif, ils s’attendaient à ce que la gauche dans le monde exprime de la solidarité avec leur lutte. Or cela n’a pas été le cas.

Cela a été une grave erreur avec d’énormes conséquences à long terme. Nous avons besoin d’une alternative au capitalisme. Nous avons besoin d’une société plus démocratique, où la participation est plus grande, où les menaces d’effondrement de l’environnement sont prises en compte de manière critique et centrale.

Nous avons besoin d’alternatives qui reconnaissent la diversité culturelle. Ainsi, à moins que l’imagination des possibilités d’un avenir différent ne soit plus attractive que la société capitaliste, le consumérisme écrasant de la société capitaliste triomphera toujours.

Les enjeux du Venezuela

Dans le cas du Venezuela, l’un des graves problèmes qui a conduit à la crise actuelle est le fait que le gouvernement Chavez a identifié le socialisme au contrôle de l’État et que de très nombreuses entreprises ont été nationalisées et sont passées sous le contrôle de l’État.

Mais l’État n’avait pas la capacité de gérer autant d’entreprises. Il privilégiait la pureté idéolo-gique par rapport à la compétence technique pour diriger ces entreprises. Et par conséquent, la très grande majorité de ces sociétés ont fait faillite. Si nous identifions le socialisme avec le contrôle de l’État, alors une majorité de la population refusera tout simplement de considérer cela comme une alternative politique attrayante, car les résultats sont visibles.

Le cas de Cuba

À Cuba, le niveau de contrôle de l’État a clairement conduit à des moyens très limités permettant aux Cubains de prendre en main leur propre vie. L’incitation à créer non seulement des activités économiques, mais aussi des activités intellectuelles ou artistiques, était complètement limitée par le fait que tout était hautement contrôlé par un État central.

Les intellectuels et les partis de gauche latino-américains en étaient conscients. Mais à cause du blocus, vous ne pouviez pas critiquer Cuba. Cela signifiait que vous ne pouviez pas contribuer au débat cubain, car il s’agissait de critiquer le Parti Communiste ou le gouvernement cubain.

Les acquis et les impasses au Venezuela

Au Venezuela, il y eu des progrès et des gains énormes dans de nombreux domaines. Tout cela avait à voir avec la démocratie participative et l’organisation populaire. Il s’agissait d’une trans-formation très significative de la vie des gens.

Leur sens de la dignité et leur capacité à avoir leur mot à dire dans leur propre vie ont une influence sur l’avenir du pays. Il y a eu un changement très important dans l’accès des personnes à la santé, à l’éducation. En même temps, il y avait des limites qui auraient pu être débattues, mais cela n’a pas été le cas.

Par exemple, il y avait une profonde contradiction entre cette promotion active des organisations de base et le fait que ces organisations n’étaient généralement pas vraiment autonomes. Elles étaient fortement, fortement dépendantes des ressources allouées par le gouvernement. Il y a quelques cas exceptionnels, dans le monde rural notamment où les gens ont construit leur propre base économique.

Il faut être lucide

Si nous poursuivons dans une logique binaire, si le monde est vu en termes de logique de la guerre froide, d’impérialisme, d’anti-impérialisme, cela limite réellement la possibilité d’une compréhension plus complexe et nuancée de l’expérience des gouvernements progressistes du siècle.

Il faut voir les problèmes, les limites, la corruption, les inefficacités, les conceptions qui condui-sent à des alternatives qui ne sont pas ce que nous pensions lorsque nous luttons pour une société plus libre. Il faut reconnaître les problèmes et en parler à leur sujet, sinon, nous demeurons complices de gouvernements qui n’ont pas mené à bien ce qu’ils étaient censés faire.

vendredi 3 mai 2019, par LANDER Edgardo, PERIES Sharmini

http://www.europe-solidaire.org/

The Real News Network
https://therealnews.com/

Version française
http://alter.quebec/

Lire aussi:

Venezuela. Les Forces armées renforcent leurs positions de pouvoir et «d’arbitre»(A l’Encontre)

Venezuela. Coup d’État manqué, Maduro dans l’incertitude et renforcement de l’armée (RP)

Commentaire:

Et le côté « matérialiste »? Le Venezuela n’exporte rien d’autre que son pétrole et importe tout. Un régime « socialiste » aurait-il pu avoir comme but l’autosuffisance alimentaire? Il aurait « toléré » un contrôle de l’agent public… 

Lire la suite

07 mai 2019 ~ 0 Commentaire

gaza (édito)

npa 29 vertic

La bande de Gaza de nouveau bombardée par Israël

Dans les grands médias, on parle de « flambée de violences ».

Dans la réalité, il s’agit d’un énième rappel à l’ordre de l’armée israélienne : la population de Gaza doit accepter de mourir à petit feu, en silence ; dans le cas contraire, des bombardements aériens meurtriers auront immanquablement lieu.

Il serait vain d’essayer d’établir la chronologie des récents événements, comme s’y sont essayés maladroitement nombre de chaînes ou de sites d’information, en tentant de savoir qui avait tiré le premier lors de l’épisode de violence armée du week-end des 4 et 5 mai, qui s’est soldé par la mort de 4 IsraélienEs et de 27 PalestinienEs.

Ce petit jeu malsain a pour conséquence inévitable de gommer le contexte général dans lequel ces affrontements armés se sont déroulés, en les considérant comme un coup de tonnerre dans un ciel presque serein.

Scandale politique et humanitaire

Car une fois de plus, la situation de la bande de Gaza est reléguée au second plan, alors qu’elle demeure, avec le blocus illégal et inhumain imposé aux 2 millions de GazaouiEs, l’un des principaux scandales politiques et humanitaires au monde.

« La situation économique et sociale à Gaza est en déclin depuis plus d’une décennie, mais elle s’est détériorée de façon exponentielle ces derniers mois pour atteindre un point critique.

La frustration accrue alimente les tensions croissantes qui ont déjà commencé à se transformer en troubles et à retarder le développement humain de l’importante population de jeunes dans la région »: ainsi s’exprimait, en septembre 2018, la Banque mondiale, peu suspecte de sympa-thies pro-palestiniennes, dans un rapport qui, comme les précédents, a dû être remisé dans les tiroirs des chancelleries occidentales…

Si un cessez-le-feu de facto semble avoir été obtenu, suite à une médiation de l’Égypte et parce que Netanyahou ne pouvait guère assumer une offensive plus violente, quelques jours avant les célébrations de l’anniversaire d’Israël et deux semaines avant l’Eurovision, nul doute que d’autres épisodes du même type se produiront à l’avenir.

A fortiori au vu des résultats des dernières élections israéliennes et de la future coalition qui gouvernera le pays. Bezalel Smotrich, leader du parti Tkuma qui devrait entrer au gouverne-ment, a ainsi écrit sur Twitter que « les combats à Gaza auraient dû s’achever avec sept cent terroristes morts, un pour chaque missile lancé ». 

Des déclarations guerrières qui ne peuvent qu’inquiéter quant à l’avenir de la population gazaouie, à laquelle nous apportons toute notre solidarité.

Julien Salingue Mardi 7 mai 2019

https://npa2009.org/

Lire la suite

06 mai 2019 ~ 0 Commentaire

câble (ecologistas en accion)

 LOPE-24-BAJA

Le câble de Tarifa contribue au réchauffement climatique de la planète

Ecologists  en Action, dénonce la « transformation » du « câble de Tarifa » – ligne d’interconnexion électrique de 400 000 volts entre l’Europe et l’Afrique. Lorsque ce projet a été lancé, il était justifié de dire qu’il s’agissait de « développer » le Maroc, car l’électricité devait parvenir dans ce pays par son intermédiaire, ce qui contribuerait à la sécurité énergétique…

De nos jours – en réalité – le câble de Tarifa sert au Maroc à vendre de l’énergie «sale» à l’Espagne.

Énergie que le « pool électrique espagnol » achète car elle est moins chère que ce qui est produit ici, puis ils la vendent plus chère aux consommateurs espagnols. Le problème c’est que l’éner-gie produite au Maroc et transportée ici est générée par la combustion du charbon, l’un des principaux producteurs de CO2.

Paradoxe: les centrales thermiques du pays – telles que la centrale thermique de Los Barrios – s’arrêtent une bonne partie de l’année (elles sont actuellement en arrêt) parce qu’elles ont dépassé le quota d’émissions de CO2 qui leur est attribué, mais qu’elles importent une énergie, produisant des quantités supérieures de CO2. Cela s’appelle du cynisme.

Au cours des années 2017 et 2018, l’Espagne exportait 5 690 GWH et 3 515 GWH. Entre novembre 2018 et février 2019, la tendance s’est inversée et 443 GWH ont été importés du pays voisin, principalement de la centrale thermique de Safi d’une puissance de 1 400 MW.

Le CO2 provoque les mêmes dommages que le CO2 provenienne d’une cheminée de Los Barrios ou de Casablanca. Ce CO2 contribue globalement au réchauffement de la planète. Et la réduction des émissions de CO2 n’est pas seulement une priorité pour le mouvement écologiste, mais pour l’ONU (On n’en attend rien blog)

Une des raisons pour lesquelles Ecologistas en Acción s’était opposée à l’installation de ce « câble de Tarifa » à l’époque, était que cela servirait à exporter de l’énergie moins chère du Maroc. Nous étions accusés de ne pas soutenir, de nous opposer au développement du Maroc…

Ce n’est pas que nous ayons la vocation de diseuses de bonne aventure, mais la question était d’une clarté évidente. Nous importons de l’énergie marocaine qui contribue au réchauffement de la planète, de sorte que le « pool électrique espagnol » augmente ses profits en achetant une énergie moins chère que celle produite ici et en la vendant à un prix comparable à celui qu’elle a produit ici.

À notre avis, il est temps de repenser non seulement l’expansion de cette installation, mais également de remettre en question l’installation elle-même. Nous nous sommes adressés au ministre de la Transition écologique pour exiger:

Une explication de cette réalité, à un gouvernement qui est présumé vert.

Paralyser les futures extensions de ce câble.

Immédiatement paralyser l’importation d’énergie sale en provenance du Maroc.

La solution passe par une consommation d’énergie inférieure

Que cette énergie provienne des formes renouvelables non polluantes: photovoltaïque, éolien…

Que les centres de production et de consommation soient aussi proches que possible.

https://www.ecologistasenaccion.org/

Lire aussi:

Ecologistas en Acción: La rupture du «câble de Tarifa» déverse 29.000 litres de liquide «toxique» dans le détroit (La Dépêche.ma)

Lire la suite

03 mai 2019 ~ 0 Commentaire

g7 metz (npa)

metz

G7 environnement à Metz 

« Ils sont 7, nous sommes 7 milliards! »

Les 5 et 6 mai, un G7 réunira à Metz les ministres de l’Environnement des 7 pays les plus riches de la planète. Mais leurs grand-messes médiatiques ne font plus illusion et, contre l’inaction criminelle des gouvernements, une mobilisation internationale pour la justice écologique et sociale se tiendra demain samedi 4 mai.

Dérèglement climatique, effondrement de la biodiversité, pollutions massives, épuisement des ressources naturelles…

En saccageant la planète, le capitalisme mène l’humanité à sa perte. Dans ce cadre, ce G7 environnement ne sert qu’à perpétuer le système et à préserver les intérêts des grands groupes capitalistes du pétrole, de l’agriculture industrielle ou des transports, responsables des émissions de gaz à effets de serre.

Pour imposer des mesures écologiquement efficaces et socialement justes – la sortie des énergies fossiles et l’arrêt du nucléaire, une agriculture écologique et paysanne, des transports publics gratuits –, il faut en finir avec le pouvoir des actionnaires, les exproprier et décider démocratiquement de partager les richesses, de produire ce dont nous avons besoin en prenant soin de la planète et de ses habitantEs.

59203870_581037692393926_2089718833244798976_n

Le NPA sera présent à la mobilisation à Metz le samedi 4 mai

avec notamment la participation de sa porte-parole Christine Poupin, et appelle à y être nombreuses et nombreux (à 15h aux Arènes de Metz, départ de la Marche, et à 17h place de la République, AlterG7 Environnement).

Les mobilisations, importantes depuis des mois, doivent y converger car justices sociale et écologique sont liées : « Fin du monde, fin du mois, même système, même combat ! ».

Montreuil, le vendredi 3 mai 2019

https://npa2009.org/

Facebook

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin