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15 avril 2017 ~ 0 Commentaire

alévis (le peuple breton)

alevis-manif-turquie-reuters

Manif des alévis contre Erdogan

Portes ouvertes chez les Alévis à Lanester

En plein cœur de la zone industrielle, à Lanester : un petit local. C’est ici que se réunissent les Alévis du Morbihan (environ 70 membres dans le pays de Lorient pour environ 300000 ressortissants en France et 20 à 25 millions dans le monde). La Bretagne compte trois associations : à Quimper, Lanester et Nantes. Vendredi soir, la communauté organisait une porte ouverte pour faire découvrir leur culture. Patricia Riou et Gael Briand, candidats Oui la Bretagne / UDB aux législatives de juin prochain ont répondu présent à l’invitation.

Les petits plats étaient mis dans les grands pour recevoir le public : un énorme buffet composé de plats alévis avait été préparé par les bénévoles de l’association pour les curieux. Depuis 16 ans, ils se mobilisent pour faire connaître leur culture venue des Hauts Plateaux de l’Anatolie, en Turquie. Présents dans toutes les manifestations sociales, ils cherchent également à nouer des relations avec les associations, notamment l’Établissement Français du Sang.

Souvent considérés comme hérétiques, les Alévis se démarquent de l’Islam du fait qu’ils ne fréquentent pas les mosquées, boivent de l’alcool, ne tiennent pas compte du ramadan ni de la charia, les femmes ne sont pas voilées et sont les égales des hommes (un concept que les Alévis ont d’ailleurs exporté au sein de la révolution kurde). À mi-chemin entre une croyance et une philosophie de vie, la culture alévie n’a pas de dogme : « Quoique tu cherches, cherche le en toi, pas à la mosquée ! ». On imagine d’autant mieux la raison pour laquelle ces populations ont été réprimées et marginalisées durant des siècles et jusqu’à aujourd’hui par les orthodoxes sunnites.

Pour cette porte ouverte, Suleyman Akguc, « responsable diplomatie », était venu de Paris pour faire partager leur désir de reconnaissance : « si vous ne définissez pas votre identité vous-mêmes, a-t-il expliqué, d’autres vous imposent la leur ». « Un air de déjà vu ! s’amuse Gael Briand. Comme la communauté bretonne, les Alévis ne demandent qu’une chose : être reconnus. Il était important que nous participions à cette porte ouverte pour leur signifier que nous faisons partie d’une seule et même société, ici en Bretagne, et que c’est de nos différences que naît le dialogue et le respect. »

Très engagé, Suleyman travaille notamment en contact avec le parlement européen dont il n’a pas manqué de dénoncer le marchandage avec Erdogan : « avec votre argent, on créé des camps en Turquie » a-t-il dénoncé. « Mais on préfère maintenir de bonnes relations commerciales à la Turquie que de dénoncer cette situation » s’est-il indigné. Pour la communauté alévie, comme pour les Kurdes, il est hors de question de donner encore plus de pouvoir à ce « dictateur ». Ils voteront « non » au référendum prévu le 16 avril prochain.

La Rédaction 15 avril 2017

https://lepeuplebreton.bzh/

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Le cauchemar des alévis (Slate)

Commentaire: L’alévisme est issu du chiisme mais est rejeté aussi bien par les sunnites majoritaires que par les chiites. Un tiers des alévis sont kurdes, 1 million est arabe.

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12 avril 2017 ~ 0 Commentaire

venezuela (a l’encontre.ch)

memel

Quand on pouvait encore rigoler!

Venezuela une lutte sans quartier entre qui et qui ?

Ce qui se passe actuellement au Venezuela n’a pas le moindre rapport avec une «révolution» ou avec le «socialisme», ni avec la «défense de la démocratie», ni même avec la sempiternelle «réduction de la pauvreté», pour s’en tenir à l’énumération des arguments que l’on brandit à tout bout de champ. On pourrait mentionner le mot «pétrole» et nous serions plus proches de la vérité. Mais les faits indiquent d’autres inflexions.

Nous sommes en présence d’une lutte sans quartier entre une bourgeoisie conservatrice qui a été écartée du contrôle de l’appareil d’Etat, mais qui maintient toutefois des liens avec l’Etat actuel, et une bourgeoisie émergente qui utilise l’Etat comme un levier d’«accumulation primitive».

Ce n’est pas la première fois que cela arrive dans nos courtes histoires.

C’est ce que furent nos guerres d’indépendance: la lutte entre les «godos» (les monarchistes espagnols affublés du nom de «goths», depuis les guerres d’indépendance hispano-améri- caines, grosso modo entre 1810 et 1833) et l’émergente oligarchie «créole» qui utilisa le contrôle de l’appareil d’Etat pour légaliser l’usurpation des terres des peuples indigènes.

Ces « créoles » s’appuyaient sur les puissances coloniales britannique et française qui étaient en concurrence avec l’Espagne décadente pour le contrôle des colonies émancipées avec la même logique que ceux qui s’appuient sur la Chine, (y compris des conservateurs comme Macri), face à l’imparable décadence états-unienne.

La faible bourgeoisie créole enfourcha la mobilisation des peuples (Indiens, Noirs et secteurs populaires) pour vaincre la puissance espagnole.

Elle a concédé l’émancipation des esclaves avec les mêmes objectifs que se donne aujourd’hui la nouvelle bourgeoisie quand elle applique des politiques sociales censées réduire la pauvre- té. Dans les deux cas, ceux d’en bas continuent à se retrouver dans les sous-sols, en tant que main-d’œuvre bon marché, sans qu’ils puissent bouger le moins du monde de l’endroit où ils sont confinés.

Article publié dans Brecha, hebdomadaire uruguayen, le 7 avril 2017)

http://alencontre.org/  10 – avril – 2017

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11 avril 2017 ~ 0 Commentaire

syrie (libération)

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Syrie : la tache de Mélenchon (Libération)

Le candidat de La France insoumise fait fausse route sur la question de la crise syrienne, et son passage au JT de France 2, vendredi, l’a encore prouvé.

«M. Trump intervient, que croyez-vous qu’il va résulter de cette intervention ? Rien, sinon une escalade de nouveau, alors que là, on croyait qu’on s’acheminait vers…» (Vendredi, sur le plateau du 20 heures de France 2). Vers quoi ? Dommage que Jean-Luc Mélenchon n’ait achevé sa phrase.

Vers un écrasement des poches de rébellions au nord, dans la province d’Idlib, la reconquête totale du territoire, par ailleurs impossible sans l’appui décisif indispensable de la Russie, de l’Iran et des milices chiites financées et armées par celui-ci ainsi que du Hezbollah, comme le prônait encore Bachar al-Assad dans un entretien accordé à un journal croate, où il déclarait ne pas croire aux négociations ni de Genève ni d’Astana. C’est vers cela, donc, que Jean-Luc Mélenchon souhaitait qu’on s’achemine : des négociations le couteau sous la gorge avec une opposition de l’extérieur divisée et réduite à l’impuissance, des milices armées au nord dans l’attente d’offensives et bombardées, et un front sud redoutant le même sort ?

Il faut rappeler que le candidat de la France insoumise n’était pas à son coup d’essai, lui qui déclarait en  février 2016 qu’il était favorable à l’intervention russe en Syrie, car, selon lui, Vladimir Poutine allait «régler le problème» en élimant Daech. Au passage, il remettait en cause le fait que les frappes russes se concentrent davantage sur les rebelles que sur l’Etat islamique. La preuve de son erreur : Alep est tombé, mais Raqqa  non. L’unilatéralité des Etats-Unis qu’il condamne ne le gêne pas quand il s’agit de celle des Russes.

Obstruction

De même, le droit international qu’il brandit comme un étendard («que les Nations unies s’en mêlent, c’est la seule autorité légitime mondiale») alors qu’il ne l’a pas défendu lorsque le secrétaire général de l’ONU de l’époque, Ban Ki-moon, dénonçait en septembre 2016 les crimes de guerre commis à Alep par le régime syrien bombardant délibérément des hôpitaux avec l’appui de son parrain russe.

De même que l’obstruction systématique menée par la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU, les deux derniers blocages de résolutions datant du 8 octobre 2016 et du 28 février 2017, ne semble pas perturber celui qui se drape dans la légitimité internationale. Il préfère se complaire dans des «pudeurs de gazelle» quand il déclare, donnant du grain à moudre aux conspirationnistes de tous bords, que le responsable de l’attaque chimique doit être condamné qu’il s’agisse «du gouvernement de Bachar al-Assad, des Russes, des Américains, d’Al-Nosra, d’Al-Qaeda», alors que selon la représentante de la commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie, Carla Del Ponte, la responsabilité du régime est certaine. En outre, l’indéfectible soutien iranien du régime ne l’a pas exonéré de toute responsabilité, en ne niant pas l’implication des forces armées de Bachar al-Assad.

Révolution

Mais le plus grave, c’est que Jean-Luc Mélenchon n’ait jamais eu un mot pour les Syriens, et ce depuis des années. Certes, pour justifier les bombardements sur Alep au prétexte qu’Al-Nosra était affilié à Al-Qaeda qui avait revendiqué les attentats de Charlie Hebdo.

Mélenchon nous avait habitués à plus de subtilité qu’un pauvre syllogisme qui ne résume pas la complexité et la plasticité des alliances entre milices armées pour se maintenir sur le terrain. Il fait l’impasse sur les civils qui composent avec ces groupes armés. Le candidat devrait lire les travaux de Gilles Dorronsoro et son équipe (Syrie, anatomie d’une guerre civile) ou de Thomas Pierret, et voir le documentaire 300 Miles du jeune réalisateur syrien Oroa al-Moqdad, tourné à Alep entre 2013 et 2015, pour comprendre cette complexité.

Il n’a pas eu non plus un seul mot pour la répression terrible qui s’est abattue d’emblée sur un soulèvement populaire, pas plus d’ailleurs pour les conseils locaux menant des expériences de démocratie réduites à néant par la répression, se contentant de dire que «des crimes, là-bas [en Syrie, ndlr], beaucoup de gens en commettent», sans revenir sur la responsabilité du régime dans la militarisation et de la confessionnalisation de la crise. Que des Syriens parlent encore aujourd’hui de révolution, le candidat de La France insoumise s’en moque et ne la conçoit pas pour eux. Inquiétant.

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Commentaire:
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L’illustration:  Le site « Regards » anciennement PCF, semble être à  « Ensemble! » un petit groupe dirigé par Clémentine Autain, membre de l’ex-Front de Gauche (avec des morceaux de l’ex LCR et du NPA dedans) qui soutient Jean Luc Mélenchon.

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05 avril 2017 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

guyane

Pour préparer la contre-offensive du monde du travail et de la jeunesse

Votez et faites voter Philippe Poutou

La grève générale continue en Guyane. Le gouvernement français a refusé lundi les nouvelles exigences du collectif «Pou Lagwiyann dékolé» qui après avoir refusé la promesse dérisoire de crédits d’un milliard d’euros sur plusieurs années, réclame aujourd’hui 2,5 milliards « tout de suite » pour rattraper le retard scandaleux que connaissent entre autres la santé et l’éducation.

Cazeneuve a eu le culot de juger ces demandes « irréalistes » et a justifié hypocritement son refus par le changement de gouvernement prochain.

Il avait déjà fallu des semaines de mobilisation dont une de grève générale, le blocage des ports, des aéroports et du centre spatial de Kourou, des manifestations qui ont rassemblé près de 10 % de la population pour que le gouvernement se résigne à négocier. Devant la déter- mination du mouvement, la ministre de l’Outre-Mer avait dû présenter officiellement ses excu- ses au « peuple guyanais » et le gouvernement promettre des crédits qui sont loin de faire le compte au regard de l’abandon dans lequel l’État français a laissé ce territoire sur lequel il impose sa domination coloniale.

Alors que de Kourou sont lancées les fusées Ariane, un sommet de technologie, 30 % des Guyanais n’ont pas accès à l’électricité ni à l’eau potable, 22,3 % de la population active est au chômage -40 % chez les jeunes-, une famille sur deux vit sous le seuil de pauvreté. Ces chiffres sont le double des mêmes indicateurs en France, tout comme le prix des aliments les plus indispensables. La situation dans l’enseignement et les hôpitaux est catastrophique.

Le poison de la division et de la haine

Pour Marine Le Pen, le seul problème serait « l’insécurité » qui aurait pour origine la forte immigration que connaît le pays, et la solution, l’augmentation des forces de police et de gendarmerie. Elle promet en outre des sortes de zones franches prioritaires au bénéfice du patronat local. Fillon tient à peu près le même discours avec le même objectif, essayer de faire en sorte que les travailleurs, avec ou sans emploi, se retournent contre des gens au moins aussi exploités qu’eux parce qu’ils seraient « étrangers » -alors que ces derniers viennent du même continent et pas d’un pays à 7000 kilomètres de là.

Et des promesses illusoires

Le petit Macron, lui, s’indigne : « Bloquer les aéroports, bloquer la ville, ce n’est pas accep- table. Il faut en revenir à la raison et au calme » et de promettre beaucoup pour ce «département français» en terme d’investissements publics.

Hamon et Mélenchon, eux, ont exprimé une solidarité à l’égard des Guyanais et dénoncé la situation catastrophique dans laquelle ils vivent.

Mais outre qu’il n’est pas question pour eux de remettre en cause le statut colonial de la Guyane, par quels moyens vont-ils mettre en œuvre les mesures même très limitées qu’ils avancent ? Il faudrait changer la constitution, dit Mélenchon, changer les lois. Certes, mais il n’est pas question dans son programme de s’en prendre aux grands groupes capitalistes dont la mainmise appauvrit, avec l’aide de l’État, toute la population, pour enrichir les plus riches. Tout juste parle-t-il, concernant le secteur bancaire par exemple, de nationaliser BNP Paribas et la Société Générale alors que c’est l’ensemble du secteur bancaire et financier qu’il faudra exproprier pour créer un monopole public bancaire et annuler la dette de l’État.

Nous sommes toutes et tous Guyanais

La Guyane le montre bien. C’est seulement par nos luttes et notre mobilisation que nous pou- vons nous faire entendre et imposer nos droits, les mesures d’urgence répondant aux besoins de toute la population : la diminution du temps de travail jusqu’à la résorption du chômage, la création massive d’emplois dans les services publics, l’augmentation générale des salaires, des pensions et des minimas sociaux.

L’argent, les richesses existent. Il faut exproprier les grandes fortunes et que les travailleurs contrôlent démocratiquement la marche de l’économie et de l’Etat.

Le 23 avril prochain, vous pourrez le dire en votant Philippe Poutou.

Votez et faites voter pour l’un d’entre nous,

Votez pour un ouvrier, votez pour un anticapitaliste,

Votez Philippe Poutou.

http://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Nous rejetons les rapports coloniaux et sommes pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes (NPA)

Guyane : les demandes oubliées des peuples amérindiens (Reporterre)

Un projet internationaliste (NPA)

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05 avril 2017 ~ 0 Commentaire

refugiés (amnesty)

amnesty

https://www.amnesty.fr/

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30 mars 2017 ~ 0 Commentaire

guyane (grs)

grs t

Nos camarades du Groupe Révolution Socialiste

Contact: revsoc.grs@gmail.com

Lire aussi:

Site officiel du collectif « Pou Lagwiyann Dékolé »

 

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29 mars 2017 ~ 0 Commentaire

brest palestine (afps)

brest 3000

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29 mars 2017 ~ 0 Commentaire

douarnenez palestine

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28 mars 2017 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

GuyaneManifEtatScelerat

Nous sommes toutes et tous guyanais!

La campagne pour l’élection présidentielle est entrée dans sa phase officielle. Le pourrisse- ment des appareils des principaux partis politiques, les désespoirs nourris par le chômage, la détresse sociale et le racisme engendrent un climat nauséabond qui nourrit le désarroi, le repli sur soi, l’affaiblissement des ripostes collectives. La seule réponse du pouvoir est la répression tout azimut qui ne cesse de s’abattre sur celles et ceux qui combattent les régressions sociales.

Pas d’autre voie que les mobilisations

Il y a un an, débutait la lutte contre la Loi travail. Une mobilisation qui, pendant des mois, a montré que les exploitéEs étaient capables de se défendre contre les attaques patronales et gouvernementales. Des liens, des solidarités, des débats ont commencé à créer un autre climat social que celui de la rue abandonnée pendant des années à la droite et à l’extrême droite. On a retrouvé cet état d’esprit dans les manifestations contre la racisme, contre les grands projets inutiles, pour les droits des femmes, contre la répression.

En Guyane, depuis plusieurs jours, un large mouvement social dénonce des conditions de vie et de travail très précaires, les désastres en matière de santé, d’éducation, d’économie, de sécurité, d’accès au foncier ou au logement. Cette mobilisation nous rappelle la grande mobilisation de 2008-2009 menée par le Collectif contre l’exploitation (LKP) en Guadeloupe.

En Guyane, la mobilisation s’amplifie

La mobilisation s’organise avec des barrages bloquant des ronds-points stratégiques et l’entrée de Cayenne. Depuis lundi, elle se développe et s’ancre socialement avec l’appel à la grève générale lancé par l’Union des travailleurs guyanais (UTG). Cette grève était impérative face aux actions du Mouvement des 500 frères, une centaine d’activistes très influencés par l’extrême droite et qui dénonce l’immigration et dont le porte-parole a déclaré « Un voleur mort, c’est un voleur qui ne vole plus ». Le Pen, « n’excuse pas les blocages » et prend encore les étrangers comme boucs émissaires.

Mélenchon a voulu imiter le Mitterrand colonialiste des années 50, pour qui « l’Algérie c’est la France », en proclamant : « la Guyane c’est la France » ou « la réponse aux problèmes des Guyanais est dans l’avenir en commun ».

Non, la Guyane n’est pas la France, c’est une colonie française.

Un territoire stratégique pour l’impérialisme français dans le continent américain. Une colonie où près de 40% de la population adulte est illettrée, le taux de chômage de 22 %, et où une famille sur quatre et 40 % des enfants vivent sous le seuil de pauvreté. Lorsque l’État investit des milliards d’euros pour faire décoller des fusées, il n’y a pas d’argent pour construire des collèges et des lycées ce qui laissent chaque année plus de 2000 enfants déscolarisés. Alors que la situation sociale et économique du pays est désastreuse, la seule chose qui semble inquiéter les autorités françaises est la sécurité du centre spatial de Kourou et le lancement de la fusée Ariane 5.

Anticapitalistes tant qu’il le faudra

Cette volonté de se battre pour nos revendications est au cœur de la campagne de notre candidat Philippe Poutou. Dans cette campagne, nous défendons le droit pour les peuples de décider pour leur sort, donc le droit à l’autodétermination de la Guyane.

Nous défendons des revendications pour changer radicalement la vie des salariéEs, des oppriméEs. Ces revendications ont besoin de mobilisations, grèves, luttes, premières étapes d’une prise en main de nos affaires. Cela nécessitera d’arracher aux patrons, aux exploiteurs, les rênes de la société et des moyens de production, de s’attaquer à un appareil d’État répressif et véritable marécage dans lequel prolifèrent les partis politiques institutionnels.

http://www.anti-k.org/

colonies-dAmérique

Lire aussi:

Guyane : colonisation, référendums et lutte anticoloniale (RP)

Guyane comme ici, la force des ouvriers, ce sont les grèves et les manifestations (Anticapitalisme et Révolution)

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22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

colonialisme (npa)

kanaks

Kanaks

Ces îles que l’on dit françaises…

Existe-t-il encore des colonies françaises dans le monde ?

Oui, presque trois millions d’hommes et de femmes vivent dans les derniers territoires subsis- tant de l’Empire colonial de la France, des territoires appelés DROM (département et région d’outre-mer) ou COM (collectivités d’outre-mer). Les plus importants sont dans la Caraïbe (Martinique, Guadeloupe, Saint-Barthélemy et Saint-Martin), en Amérique latine (Guyane), dans l’océan Indien (Réunion, Mayotte) et dans le Pacifique (Kanaky, la Polynésie dite française). Il faut également y ajouter la Corse, achetée et occupée militairement sous le Premier Empire.

La seule consultation concernant l’indépendance de ces territoires fut celle de 1974 dans les îles des Comores… où les Comoriens se prononcèrent à 96 % pour l’indépendance ! Malgré plusieurs résolutions de condamnation de l’ONU, l’État français décida de séparer Mayotte (où le non avait été majoritaire grâce aux populations françaises) des autres îles des Comores et de la maintenir comme possession française.

De nombreuses luttes furent menées pendant des dizaines d’années, avec d’importantes grèves générales, en particulier dans les Antilles, et la lutte prolongée des Kanaks, notamment dans les années 1980. Une consultation en Kanaky doit avoir lieu en 2018. Les colonialistes essayent de limiter l’accès des Kanaks (59 % des électeurs potentiels) à un scrutin dans lequel population colonisée et population colonisatrice auraient le même droit de vote…

Quel est l’intérêt pour l’État français de maintenir ces colonies ?

Plus de 6 000 militaires sont disposées dans 5 zones stratégiques : Mayotte, Réunion, Kanaky, Polynésie et Antilles. La France a un territoire de souveraineté maritime de 11 millions de km2, en faisant le deuxième espace maritime derrière celui des USA. Cela induit un contrôle militaire, notamment sur le détroit de Mozambique, et des ressources potentielles de pêche et d’extra- ction minière. Au-delà de ressources minières et agricoles exploitées par les descendants des colons, ces îles ont un indéniable intérêt stratégique.

La structure coloniale existe-t-elle toujours ?

Dans ces « départements français », les revenus médians révèlent la pauvreté de la popula- tion : 880 euros à la Réunion, 1 100 euros à la Martinique… Et dans tous ces territoires, le chômage est de 36 % en moyenne, plus de 50 % pour les jeunes ! Le coût de la vie est par contre de 12 à 17 % plus élevé qu’en « métropole », parfois plus de 30 % sur des produits de première nécessité.

Les richesses, les terres, les mines, les conseils d’administration des grandes entreprises présentes (notamment dans le tourisme et le bâtiment) sont essentiellement des possessions des descendants des colons. Ainsi à la Martinique, ils possèdent les 2/3 des terres cultivables, la quasi-totalité des usines à sucre, les 9/10 des plantations de bananes, la totalité des conserveries d’ananas et le quasi-monopole du commerce d’import-export. Les coloniséEs, eux, sont ouvriers, précaires ou chômeurs.

Aux Antilles, les mouvements indépendantistes revendiquent une redistribution des terres qui permettrait de revenir sur l’accaparement des terres par les colons.

En Polynésie, les populations exigent la réparation des désastres humains et écologiques produits par les explosions nucléaires.

Le système économique fonctionne pour le profit des compagnies et entreprises de la métro- pole, appuyés par la présence des colons. Les populations autochtones ou descendantes d’esclaves sont exploitées économiquement, discriminées. Ségrégation raciale et sociale se confondent. Celles-ci se prolongent dans la situation vécue dans l’hexagone par les populations issues des dernières colonies.

Le monopole de la « métropole » française sur les moyens de communication et les échanges commerciaux, l’isolation maintenue avec les pays limitrophes, ont développé un système liant dépendance financière et non-développement, avec l’utilisation par le colonialisme de toute une couche, essentiellement d’origine française, dépendante des emplois de la fonction publique. Mais ce carcan n’empêche pas des luttes de résistance. Ainsi, le mouvement du LKP, la grève générale de 2009 aux Antilles, a permis de mettre clairement en avant des exigences populaires.

Quelle position défend le NPA ?

Le NPA a toujours considéré que c’était aux populations de ces dernières colonies de former leurs organisations, leurs exigences face à l’État français. Nous sommes partie prenante des actions de solidarité avec les mouvements anticolonialistes.

Pour notre part, nous défendons évidemment le droit à l’autodétermination des popu- lations colonisées et soutenons la revendication d’indépendance de ces territoires. Nous exigeons le retrait de toutes les troupes et installations militaires françaises.

La nature des liens à établir entre ces territoires devenus souverains et les autres pays à l’échelle internationale doit être du seul ressort des populations locales. Nous considérons évidemment que la libération des liens coloniaux doit aller de pair avec la libération sociale. Car trop d’exemples existent d’États libérés du joug colonial pour retomber ensuite dans un nouveau, celui du néocolonialisme dans le cadre de la mondialisation capitaliste…

https://poutou2017.org/

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