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14 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

turquie (npa)

erdogan

Le CHP et la longue marche pour la justice

« La justice est le pain du peuple… / Aussi indispensable que le pain quotidien / Et comme le pain de tous les jours / le pain de la justice c’est le peuple qui doit le cuire. » (Bertold Brecht dans « Le Pain du peuple ») Le 15 juin dernier, le premier parti d’opposition turc, le CHP (nationaliste et social-démocrate), a entamé une marche de 450 km d’Ankara à Istanbul après l’incarcération de l’un de ses députés, Enis Berberoglu.

L’immunité levée

Ce député du CHP a été condamné à 25 ans de prison pour « divulgation de secrets d’État » et « espionnage » : il aurait fourni à la presse des photos datant de 2014 montrant des camions d’armes affrétés par les services secrets turcs à destination de la Syrie. On ne sait toujours pas à quel groupe ces livraisons étaient destinées (l’État islamique ou d’autres groupes djihadistes, les avis divergent). Le siège du journal qui a publié l’article et les photos a été perquisitionné par la police. Son rédacteur en chef a d’abord été arrêté puis a été visé par des tirs, il est aujourd’hui réfugié en Allemagne.

Berberoglu, qui était également journaliste avant d’être élu député, serait celui qui aurait envoyé ces photos au journal. Normalement, les parlementaires bénéficient d’une immunité en Turquie mais, ironie de l’histoire, le CHP a approuvé en avril 2016 la proposition de loi de l’AKP – le parti d’Erdogan – de lever l’immunité parlementaire des députés dans le but de poursuivre les députés pro-kurdes du HDP. Et à l’époque, le président du CHP, Kemal Kiliçdaroglu, déclarait : « Cela va à l’encontre de la Constitution, mais nous voterons oui quand même. » Kiliçdaroglu pensait sans doute que seuls les députés du HDP seraient ciblés… mais, peu après, c’était au tour de ses propres députés de l’être !

Un nouvel espoir

Cette longue marche appelée « la Marche pour la justice » a duré 25 jours et l’intérêt et l’enthousiasme populaires qu’elle a suscités ont dépassé les attentes de Kemal Kiliçdaroglu lui-même.

À gauche, cette initiative a d’abord été accueillie avec scepticisme, un scepticisme justifié en raison de l’attitude passée de ce parti, de son soutien à la levée de l’immunité des députés du HDP ou de son retrait des manifestations après le référendum du 16 avril. Mais quelques jours seulement après le début de la marche, la majorité des groupes de gauche ont surmonté leurs réticences et rejoint le mouvement et la manifestation finale qui a eu lieu ce dimanche 9 juillet. De plus, les députés du HDP ont rejoint la longue marche et manifesté aux côtés de Kiliçdaroglu, le HDP décidant en tant que parti de se joindre à la manifestation finale.

Certains médias affirment qu’il y avait 1,5 million de manifestantEs, tandis que d’autres évoquent seulement 180 000 personnes (principalement des médias proches de l’AKP au pouvoir). Quoi qu’il en soit, il est clair que cette longue marche et cette manifestation, dont les trois principaux slogans étaient « Droits, Loi et Justice », ont redonné de l’espoir et de l’enthousiasme à des millions de personnes minées depuis longtemps par un sentiment de défaite.

Le pouvoir inquiet

La marche s’est déroulée dans un climat assez tendu. De nuit, une benne de fumier a été déversée sur un des points d’étape de la marche. Les responsables de l’AKP, et le président Erdogan lui-même, ont qualifié la marche de provocation et ses partisanEs de terroristes… Entre-temps, l’AKP a annoncé qu’il entendait organiser des meetings et des rassemblements de masse avec la participation d’Erdogan lui-même, entre les 11 et 15 juillet, la date anniver- saire de la tentative de coup d’État.

L’AKP, inquiet de cette marche et de ses résultats possibles, a décidé de mobiliser ses partisans au cas où la situation deviendrait « hors de contrôle ». Erdogan et le Premier ministre actuel, Binali Yildirim, ont réitéré leur souhait de voir cette marche se terminer au plus vite.

Le CHP, l’un des principaux piliers du « système politique établi », est le parti qui a fondé la république et qui a des liens très étroits avec une partie du capital en Turquie.

Ce qu’il tente de faire aujourd’hui, c’est de restaurer le système politique turc et de tourner la page des années AKP qu’il considère comme une anomalie. Son objectif principal est donc de « normaliser » la politique en Turquie et de rétablir l’ordre. C’est pourquoi il ne faut pas attendre trop de cette initiative du CHP, d’autant plus qu’il n’y a pas de réelles alternatives à gauche susceptible de l’inquiéter ou de l’obliger à aller plus loin. D’un autre côté, il va être plus difficile pour Kiliçdaroglu de contrôler ces millions de personnes qui ont repris confiance en eux-mêmes et renoué avec la rue. C’est aussi ce qui inquiète l’AKP.

L’un des devoirs les plus importants de la gauche en Turquie est de proposer à tous ceux qui ont participé à ces manifestations une véritable alternative politique transformatrice.

D’Istanbul, Eyup Ozer jeudi 13 juillet 2017

Hebdo L’Anticapitaliste – 392 (13/07/2017) :
https://npa2009.org/

http://www.europe-solidaire.org/

Les 4 principaux partis turcs Wikipédia:

Parti d’action nationaliste

Parti de la justice et du développement

Parti républicain du peuple

Parti démocratique des peuples

Nos camarades de Yeni Yol

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09 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

corée du nord (essf)

techno

Premier tir de missile intercontinental : « L’objectif de la Corée du Nord est de survivre, pas de lancer une bombe atomique sur le territoire américain 

Pour la chercheuse Valérie Niquet, malgré l’annonce par Pyongyang du premier tir de missile intercontinental, les Coréens du Nord n’ont pas encore la capacité technique de frapper les Etats-Unis. La Corée du Nord a annoncé, mardi 4 juillet, avoir procédé à son premier tir de missile balistique de portée intercontinentale. Pour Valérie Niquet, responsable du pôle Asie à la Fondation pour la recherche stratégique, ces progrès techniques indéniables ne modifient pas fondamentalement les rapports de force dans la région.

Thomas Grimaldi et Béatrice Sclapari

Quelles sont les conséquences du tir effectuépar la Corée du Nord ?

Valérie Niquet  Ses menaces sont à prendre au sérieux. La Corée du Nord a procédé à de nombreux tirs d’essai de missiles, dont beaucoup ont été des échecs, mais qui à chaque fois lui ont manifestement permis de progresser technologiquement. La Corée du Nord consacre tous ses efforts, sans se soucier des pressions internationales, à développer un missile intercon-tinental. C’est-à-dire à être capable d’atteindre les Etats-Unis avec une tête nucléaire. Les Japonais confirment que pour la première fois la portée du missile pourrait être suffisante pour frapper l’Alaska mais pas les autres Etats américains.

Les progrès sont certains, même si l’on pense que la Corée du Nord ne sait pas encore instal- ler une tête nucléaire sur ce type de missile. Ce qui est frappant, c’est que la Corée du Nord, en dépit de toutes les pressions, ne se sent pas du tout tenue de suspendre ses essais nucléaires ou balistiques.

Ces progrès modifient-ils le rapport de force ?

On est loin d’un bouleversement. D’une part parce que, malgré leurs progrès, la Corée du Nord n’a pas encore la capacité technique de frapper les Etats-Unis. Mais surtout du fait de la dissuasion, car l’objectif de Pyongyang est de survivre, pas de lancer une bombe atomique sur le territoire américain. Une telle réaction se traduirait par une riposte immédiate des Etats-Unis qui signifierait la fin du régime nord-coréen. Cela n’en complique pas moins les choses dans les relations entre Etats-Unis et Corée du Nord.

Malgré les demandes des Etats-Unis, la Chine est réticente à durcir le ton face à Pyongyang…

La difficulté des Chinois est de ne pas être sortis de leurs contradictions. Ils veulent à la fois apparaître comme une puissance responsable, ne pas trop irriter la puissance américaine et leurs voisins. C’est pourquoi ils votent les sanctions et adoptent des mesures contre la Corée du Nord. Mais ils ne veulent pas non plus provoquer un effondrement du système nord-coréen.

Face à cette situation, que peut le président américain, Donald Trump ?

Les choses peuvent changer avec Trump : il a déjà envoyé des signaux indiquant qu’il pourrait s’attaquer directement aux intérêts chinois qui continuent d’avoir des relations avec la Corée du Nord, y compris des banques chinoises. Par ailleurs, il menace d’une éventuelle action militaire ciblée contre la Corée du Nord et notamment ses installations balistiques ou nucléaires – ce serait évidemment une solution catastrophique pour Pékin. Si la Chine considère que finalement la menace de riposte de la part des Etats-Unis devient trop importante, il est possible qu’elle change de stratégie face à la Corée du Nord.

mardi 4 juillet 2017 GRIMALDI Thomas, NIQUET Valérie, SCLAPARI Béatrice

http://www.europe-solidaire.org/

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03 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

rennes palestine

rennes

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21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

famine afrique (npa)

Francafrique

La famine comme politique contre les peuples

Une politique agricole désastreuse

(…) Traditionnellement, les spécialistes considèrent qu’il y a trois phases concernant les pénuries de nourriture et d’eau potable. La crise alimentaire, l’urgence alimentaire et la famine, qui elle-même correspond à des critères adoptés par la FAO (l’organisation des Nations-Unis pour l’alimentation et l’agriculture) :

« Un certain nombre de facteurs doivent être réunis : notamment, plus de 30 % des enfants doivent être atteints de malnutrition aiguë, deux décès doivent être recensés chaque jour pour 10 000 habitants, une maladie  pandémique doit s’être déclarée ; chaque jour, les habitants doivent avoir accès à moins de quatre litres d’eau et leur nourriture doit leur apporter moins de 2 100 calories ; des déplacements de population à grande échelle doivent également être observés, ainsi que des conflits civils, et la perte totale des biens des habitants et de leurs sources de revenus. »

Selon la FAO, vingt-huit pays africains nécessitent aujourd’hui une assistance alimentaire. Au-delà des conflits, cette situation reflète l’absence d’une réelle politique de soutien réelle à l’agriculture, la pêche et l’élevage qui emploient en moyenne près de 60 % de la population active.

Sous l’impulsion des institutions financières de Bretton-Woods, les gouvernements africains enchaînés par la dette ont dû obtempérer aux dictats  économiques.

En matière agricole, il s’agissait de se réorienter massivement vers une culture d’exportation, certes capable de ramener des devises fortes nécessaires au paiement des intérêts de la dette, mais incapable de nourrir les populations. Dans le même temps les caisses d’équilibrage des productions agricoles ont été supprimées. Si ces caisses ont souvent été un moyen d’en- richissement des élites, elles avaient le mérite d’apporter une certaine stabilité des prix, néces- saire pour les petits agriculteurs.

On ne compte donc plus aujourd’hui les faillites provoquées par la volatilité des prix sur les denrées alimentaires, liée aux spéculations financières qui se jouent notamment à la bourse de Chicago. Les programmes d’ajustement structurels ont anéanti tous les moyens de stockage que possédaient les pays africains, les laissant sans aucune défense devant les exigences des grands groupes de l’agroalimentaire. Même les petites unités de stockage nécessaires aux périodes de soudure pour les petits paysans ont été démantelées.

Or plus la situation agricole est précaire, plus le risque de famine est important. Comme en témoigne la situation en Ethiopie : « depuis plusieurs années les paysans du Tigray (est et centre), du Wollo, du Wag Hamara et du l’Harargué connaissent des déficits alimen-taires réguliers qui les contraignent progressivement à liquider leur maigre capital. Engagés dans une spirale de paupérisation, ils deviennent structurellement dépendants d’une assistance alimentaire extérieure. »

Aujourd’hui en Afrique, ce sont avant tout les petits paysans qui sont les plus pauvres, et les aides des gouvernements locaux en soutien à leur paysannerie est déses- pérément faible en dépit des Accords de Maputo de 2003, qui prévoyaient de consacrer au moins 10 % des dépenses publiques en faveur du secteur primaire. Cette agriculture familiale a besoin d’aide, non seulement sur un plan financier mais aussi au niveau des infrastructures, des unités de stockage et de transformation des produits agricoles. Elle a aussi besoin de routes et de chemins de fer pour la distribution des denrées sur le territoire national ou au niveau régional. Il est « essentiel que les donateurs apportent un soutien accru aux program- mes de gestion des risques de catastrophes comme les systèmes d’alerte précoce, à la constitution de stocks de denrées alimentaires, de médicaments et autres réserves positionnées de manière stratégique, et aux programmes d’irrigation. »2 Actuellement, la résilience après une crise alimentaire est quasiment nulle, et l’exode des paysans de leurs terres en Afrique est souvent définitif.

La plupart des gouvernements africains tournent le dos à une politique d’aide à l’agriculture familiale, préférant, sous les conseils des structures financières internationales, vendre les terres à de grands groupes industriels de l’agroalimentaire pour promouvoir une agriculture d’exportation. Ainsi ce sont des milliers de paysans qui se trouvent du jour au lendemain expulsés de leurs terres et victimes d’une insécurité foncière qui est volontaire de la part des autorités locales. Comme l’indique le rapport de l’association Oakland Institute, qui a travaillé au Mali sur quatre investissements de terres arables : « la Banque Mondiale a orga- nisé l’environnement économique, fiscal, et juridique du Mali de manière à favoriser l’acquisition de vastes étendues de terres fertiles par une poignée d’intérêts privés au lieu d’apporter des solutions à la pauvreté et à la faim généralisées dans le pays ».3

Certes, après chaque grande famine on entend, de la part des dirigeants des pays riches, le rituel « plus jamais ça » accompagné de déclarations de soutien à l’agri- culture. C’est ainsi qu’un an après la famine de 2011 en Somalie, les pays du G8 se sont réunis à Camp David aux Etats-Unis pour lancer la « politique d’une nouvelle initiative de sécurité alimentaire et de la nutrition ». Au-delà des  mots, cette politique a permis d’ouvrir en grand les portes des marchés africains aux trusts de l’agroalimentaire, comme le souligne un rapport conjoint d’OXFAM, Action contre la faim et du CCFD-Terre Solidaire:

« Notre étude de la Nouvelle Alliance nous a montré que  le véritable objectif du G8 n’était pas de mettre fin à la pauvreté et à l’insécurité alimentaire en Afrique, mais de faire profiter leurs entreprises de perspectives de croissance et de profit.

Nous avons par exemple constaté que de nombreux pays africains parmi les plus gravement affectés par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle sont laissés en dehors de cette initiative. Ce sont plutôt les pays qui offrent le plus de perspectives de croissance et de profits pour les multinationales et les gros investisseurs qui ont été ciblés en priorité. » Nous commençons à entendre le même discours, en parallèle de l’appel à la mobilisation contre la famine actuelle, de la part des groupes industriels de l’agroalimentaire, qui s’efforcent de dénigrer l’agriculture familiale parce qu’elle représente pour eux une jachère financière.

Il est indéniable que les conséquences du réchauffement climatique en Afrique fragilisent l’agriculture et l’élevage, notamment dans les zones sahéliennes, et concourent à produire des conflits notamment sur la question du foncier et de l’accès au point d’eau. La lutte contre le changement climatique doit impliquer la solidarité avec la paysannerie africaine, une des premières touchées. Ce travail de solidarité est d’autant plus possible que depuis deux décennies des organisations émergent et se sont coordonnées. Leur lutte pour la défen- se des terres et de l’agriculture familiale respectueuse de l’environnement a parfois rencontré des succès. Elle représente la solution contre l’insécurité alimentaire, qui passe aussi par la lutte contre les dictatures en Afrique.

Jeudi 29 juin 2017 Paul Martial

https://npa2009.org/

 

 

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13 juin 2017 ~ 0 Commentaire

anticapitalistas (pùblico)

rev glob

Revolta Global est « Anticapitalistas »en Catalogne

Catalogne: Anticapitalistas se démarque de la direction de Podemos et soutient le référendum d’Indépendance de Puigdemont

Miguel Urbán a publié une déclaration pour se distancier de la ligne officielle de Podemos, qui a jusqu’ici évité de soutenir explicitement la consultation du premier Octobre 2017. Il y a une semaine, le numéro deux du parti, Pablo Echenique, a déclaré qu’une consultation unilatérale ne résoudrait « aucun problème » et a clairement indiqué:  » Nous ne pouvons pas partager la « feuille de route » du président de la Generalitat, Carles Puigdemont.

Anticapitaliste, le courant considéré le plus à gauche de Podemos, a publié lundi une décla-ration exprimant son soutien au référendum sur l’Indépendance que veut convoquer la Gene- ralitat de Catalunya, le 1er Octobre, divergeant ainsi de la position officielle qui rejette la feuille de route du président catalan, Carles Puigdemont.

« Nous soutenons le référendum le 1er Octobre, et nous appelons toute la gauche de l’Etat espagnol à organiser la solidarité avec les droits démocratiques du peuple catalan, » a déclaré dans un communiqué le chef d’Anticapitalistas et député au Parlement européen, Miguel Urbán

Echenique, le lundi: « Une consultation unilatérale ne résoudra aucun problème »

En fait, Anticapitalistas a publié cette déclaration au moment précis où en Catalogne, Podemos est sur le point de clore le débat ouvert par ses bases sur la position à adopter. Le secrétaire général de Podemos Catalunya, Fachin, y a défendu la nécessité de participer à la consultation, mais la comprend comme « un acte de mobilisation civique. »

Lundi, le secrétaire de Podemos, Pablo Echenique, a déclaré qu’ « une consultation unilatérale ne résoudra aucun problème. » Echenique effacé tous les doutes et a réaffirmé la position de la direction de Podemos-Espagne, ajoutant que bien qu’il soit « légitime pour les catalans d’exercer leur droit à décider », selon lui, pour avoir un effet juridique et la reconnaissance internationale, la consultation doit être négociée. « La feuille de route de Puigdemont ne fait pas partie de notre position, » a-t-il ajouté.

Anticapitalistas: « La célébration d’un référendum rebelle en Catalogne contribuerait à accélérer le processus de destitution dans le reste de l’Etat espagnol »

À ce jour, le parti pourpre avait évité de soutenir la consultation, contrairement à ce qu’à décidé Anticapitalistas ce lundi.

Selon cette tendance, qui au congrès de Vistalegre a réussi à entrer pour la première fois dans l’exécutif d’état de Podemos, on doit « construire des ponts entre les classes populaires du reste de l’état avec les classes populaires catalanes, contre la classe dirigeante ». « La construction de ponts » passe « par être en mesure d’établir des relations de solidarité critique et généreuse, où la défense des intérêts communs n’exclut pas les exigences particulières ».

« La tenue du référendum rebelle Catalogne  accélérerait sans doute le processus destituant dans le reste de l’État espagnol, en aidant à renforcer la démocratie et à affaiblir le régime 1978 ».. Dans cette ligne, ils soutiennent que « les lois ne sont pas au-dessus de la démocratie. » « Défendre le droit de décider est défendre un droit démocratique fondamental », ajoutent-ils.

Bien qu’ayant reconnu comme « une évidence » qu’ils ont « de profondes différences avec les forces qui animent le processus d’indépendance catalane » pour leurs « politiques néolibérales contre les Catalans qu’ils prétendent défendre »,  ils pensent que « le référendum est une demande importante en Catalogne » et qu’elle a « un large soutien de secteurs y compris non indépendantistes ». « Nier cela est nier la démocratie et ouvrir la voie à des positions dange-reuses, où « vote et de décider » deviendrait un « transfert » des classes dirigeantes, et plus un droit du peuple », selon le texte.

Ils consacrent également une partie de la déclaration à critiquer le PP, le PSOE et Ciudadanos qui sont sur une « position immobiliste, basée par le « fondamentalisme constitutionnel », qui refuse au peuple catalan systématiquement le droit de décider de leur relation avec le reste de l’État. « Il est évident que cette politique vise à polariser la scène politique et utiliser le « chauvinisme » espagnol pour resserrer les rangs autour d’un gouvernement autoritaire, corrompu et au service des grandes puissances économiques.

Madrid 06.12.2017

http://www.publico.es/

Lire aussi:

Catalan et Valencian

Davant l’anunci de data i pregunta del referèndum (Revolta Global)

Galicien

Comunicado de Anticapitalistas ante o anuncio do referendo en Catalunya (Anticapitalistas Galiza)

Basque

Anticapitalistas-en adierazpena Kataluinako erreferendumaren iragarpenaren aurrean (Antikapitalistak)

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28 mai 2017 ~ 0 Commentaire

brest palestine

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Le rassemblement de soutient aux grévistes de la faim s’est transformé en célébration (vigilante) de leur victoire

 

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26 mai 2017 ~ 0 Commentaire

brest palestine (afps)

brest p

Grève de la faim des détenus palestiniens : solidarité !

Après avoir signé un contrat de 110 milliards de dollars avec le roi Salman d’Arabie saoudite, Donald Trump est arrivé en Israël…

Au-delà des problèmes de fermetures de nombreuses rues dans le but de créer des « zones stériles », ce qui poussent de nombreux habitants de Jérusalem à quitter la ville pour quarante- huit heures, il n’y a pas grand-chose à attendre de la visite du président étatsunien à Jérusa- lem et à Ramallah, ce dernier étant davantage préoccupé par l’enquête que dirige l’ancien chef du FBI, Rober Moller, sur les liens du président et de son environnement avec les dirigeants russes… Une odeur d’impeachment s’impose petit à petit autour de Trump, dont les frasques, les faux pas et les déclarations irresponsables le rendent de plus en plus insupportable à la classe politique étatsunienne.

Beaucoup plus importante que cette visite de Trump au Moyen-Orient est la grève de la faim des prisonniers politiques palestiniens qui, au moment où j’écris ces lignes, en est à son 35e jour. 850 détenus politiques refusent depuis plus d’un mois de se nourrir, et certains sont dans un état critique.

Cette grève risque de se terminer en catastrophe, cela pour deux raisons. La première est liée à la nature même du gouvernement israélien qui refuse de céder sur quoi que ce soit, et quelles qu’en soient les conséquences. Le ministre de la police vient de le répéter : il n’y a rien à négocier !

Pourtant, les revendications des prisonniers politiques palestiniens sont minima-listes : leur rendre des droits gagnés et repris par l’extrême droite au pouvoir, en termes de visite des familles, le droit de téléphoner (sous contrôle) à leurs familles, le droit de suivre des cours par correspondance, l’air conditionné dans des cellules qui sont de véritables fournaises, etc. Des droits chèrement obtenus au cours des années 1970 et 1980.

Soutien populaire

Même les services de renseignement israéliens reconnaissent que les revendications sont modestes et réalistes, et qu’il serait souhaitable que s’ouvrent des négociations avant qu’il n’y ait des morts et que l’ensemble des territoires occupés n’explosent. Mais c’est mal connaître les dirigeants israéliens actuels, en particulier le ministre de la police Gilad Erdan : on ne lâche rien…

Au contraire, tout est fait pour tenter de décrédibiliser le mouvement au sein même de la population palestinienne : un prétendu film qui montre Marwan Barghouti, le dirigeant de la grève, en train de manger un petit biscuit… miraculeusement arrivé dans sa cellule ; des rumeurs sur le fait que la grève n’est qu’un moyen pour Marwan pour se rendre populaire contre Mahmoud Abbas ; des interviews bidons de Palestiniens expliquant que leurs proches en prison seraient victimes de pression de la part du même Marwan. Mais ces manœuvres minables ont fait long feu : la grève a le soutien de l’ensemble de la population qui partout, en Cisjordanie et à Gaza, se mobilise en solidarité avec les détenus.

C’est ici que se joue ce qui pourrait être la seconde raison d’une explosion généra- lisée : l’absence évidente de soutien de la part de l’Autorité palestinienne, voire la répression des rassemblements des familles des détenus politiques, dans les villes palestiniennes et à proximité des checkpoints où se trouve l’armée d’occupation israélienne.

Au moment où ces lignes sont écrites, Trump n’est pas encore allé à Ramallah. Espérons qu’il y sera reçu comme il se doit, par des milliers de PalestinienEs exigeant que s’ouvrent immédiatement des négociations, avant – comme le met en garde l’éditorial du quotidien Haaretz il y a quelques jours – qu’il y ait des morts et que la confrontation se généralise et se termine en bain de sang.

De Jérusalem, Michel Warschawski jeudi 25 mai 2017

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23 mai 2017 ~ 0 Commentaire

brésil (bastamag + révolution)

psol-amanha

Le président accusé de corruption, la rue demande de nouvelles élections

Cela fait à peine plus d’un an que la Câmara brésilienne, la chambre basse du Parlement, a voté la destitution de l’ancienne présidente élue, du parti des travailleurs (PT), Dilma Roussef. Aujourd’hui, c’est le président intérimaire, Michel Temer, qui est sur un siège éjectable.

Issu d’un parti de droite (PMDB) et ancien vice-président de Roussef, il a pris la place de président, sans élection, après le coup d’État parlementaire, orchestré par la droite et l’extrême droite en 2016. De nouvelles révélations divulguées ce 17 mai mettent aujourd’hui directement en cause Michel Temer dans l’immense scandale de corruption qui ébranle le pays. Il pourrait même être accusé d’obstruction à la justice.

Directement mis en cause, Temer refuse de démissionner

Dans les nouveaux enregistrements rendus publics, Michel Temer est en conversation avec le chef d’une grande entreprise agroalimentaire brésilienne, JBS. Ce grand producteur de viande est aussi mis en cause dans une vaste affaire de vente et d’exportation de viande avariée qui a éclaté au Brésil ce printemps. Le patron de l’entreprise explique au président comment il soudoie l’ancien député (de droite) Eduardo Cunha, pour éviter qu’il ne fasse des révélations aux enquêteurs. C’est Cunha, alors qu’il était Président de la chambre des députés, qui avait initié la procédure de destitution contre Dilma Rousseff. Il a été condamné en mars à 15 ans de prison pour corruption.

Le 18 mai, le témoignage filmé du même entrepreneur à la justice a été rendu public. Il y raconte les discussions avec un proche du président Temer pour négocier le paiement d’une commission au chef de l’État en échange d’une décision favorable de la part de l’administration de règlementation de la concurrence.

Suite à ces révélations, une enquête a été ouverte contre le président intérimaire. Même si ces éléments l’impliquent directement, Temer a dénoncé un prétendu complot, refusé de démis- sionner, demandé la levée de l’enquête et attaqué la véracité des enregistrements. Sa position est toutefois de plus en plus fragile. Il a déjà perdu le soutien d’un des partis politiques représentés au Parlement. Et les Brésiliens descendent dans la rue pour exiger sa démission et l’organisation de nouvelles élections.

Temer sera peut-être contraint de quitter ses fonctions très prochainement. Plusieurs demandes de procédures de destitution à son encontre ont été déposées par des parle- mentaires ces derniers jours. Le 6 juin, le tribunal suprême fédéral doit décider de son sort dans l’affaire de financement occulte de sa campagne électorale de 2014, ainsi que de celle de Dilma Roussef.

Si le tribunal le contraint à renoncer à la présidence, s’il est destitué, ou s’il démissionne finalement, une nouvelle élection du président de la République devrait avoir lieu. Mais celle-ci pourrait se faire sans recourir au suffrage universel, par simple vote des députés du Parlement brésilien.

Des manifestations pour demander des nouvelles élections par le peuple

C’est pour demander une élection directe, par le peuple, que les Brésiliens descendent dans la rue depuis jeudi avec le slogan « Diretas já » (« des élections directes, maintenant »), inspiré du mouvement populaire qui a contribué à la chute de la junte militaire brésilienne au pouvoir de 1964, après un putsch, à 1984. De nouvelles manifestations se sont déroulées dans tout le pays dimanche 21 mai. Les prochaines élections présidentielles sont, en théorie, prévues à l’automne 2018. Mais cette échéance semble bien éloignée au vue de l’instabilité politique actuelle et de l’illégitimité qui frappe le pouvoir, après deux ans d’un scandale de corruption qui a éclaboussé une très grande partie de la classe politique et du monde des affaires.

Si une élection présidentielle directe avait lieu aujourd’hui, l’ancien président de gauche Luiz Inacio « Lula » Da Silva aurait des chances de l’emporter, selon les sondages. Mais il est lui aussi poursuivi, avec un zèle particulier, par le juge Sergio Moro dans le cadre de l’opération anti-corruption Lava Jato.

Ces nouveaux enregistrements, qui mettent en cause Michel Temer pour complicité de corruption et obstruction à la justice, sont dévoilés alors que le gouvernement intérimaire mène des réformes très brutales en dérégulant le code du travail et en durcissant les conditions pour pouvoir bénéficier d’une pension retraite. Les lois en préparation attaquent violemment les avancées sociales mises en œuvre au Brésil depuis quinze ans (voir notre article).

Auparavant, le gouvernement de Michel Temer avait déjà adopté un amendement constitutionnel qui gelait les dépenses publiques (santé, éducation)… pendant 20 ans.

Rachel Knaebel 23 mai 2017

https://www.bastamag.net/

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23 mai 2017 ~ 0 Commentaire

turquie (amnesty)

amenesty

« Anéantissement professionnel » de 100 000 fonctionnaires dans le cadre de la purge qui a suivi la tentative de coup d’État

Le licenciement de plus de 100 000 employés du secteur public en Turquie est arbitraire et a des conséquences catastrophiques sur leurs vies et leurs moyens d’existence, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport.

Ce document, intituléNo end in sight: Purged public sector workers denied a future in Turkey , révèle que des dizaines de milliers de personnes, parmi lesquelles des médecins, des policiers, des enseignants, des universitaires et des soldats, qualifiés de « terroristes » et bannis de la fonction publique, luttent désormais pour joindre les deux bouts.

« L’onde de choc de la répression qui a suivi la tentative de coup d’État en Turquie continue de ruiner la vie de nombreuses personnes qui ont perdu leur emploi et ont vu leur vie profes- sionnelle et familiale anéantie, a déclaré Andrew Gardner, chercheur sur la Turquie à Amnesty International.

« Déshonorés par le qualificatif de «  terroristes  » et privés de leurs moyens de subsistance, de nombreux citoyens en Turquie ne peuvent plus poursuivre leurs carrières et leurs perspectives de retrouver un autre emploi sont bloquées. »

Le rapport d’Amnesty International, basé sur 61 entretiens menés à Ankara, à Diyarbakır et à Istanbul, révèle que ces employés, occupant jadis des postes sûrs dans le secteur public, se retrouvent dans une situation très difficile, sans recours pour obtenir réparation. Les person- nes interrogées expliquent qu’en raison de l’absence de toute aide, y compris d’allocations sociales, elles sont contraintes de vivre de leurs économies, de compter sur le soutien de leurs amis ou de leur famille, d’accepter des emplois dans l’économie parallèle ou de se débrouiller avec les maigres aides financières allouées par leurs syndicats.

De nombreux fonctionnaires licenciés se voient interdire de travailler à titre privé dans des professions réglementées par l’État, comme le droit et l’enseignement. De même, des policiers et des militaires limogés se voient interdire par décret de trouver des emplois analogues dans le secteur privé. Les quelques professionnels qui sont autorisés à poursuivre leurs carrières dans le secteur privé, comme les professionnels de santé, bataillent pour trouver des emplois, notamment un travail équivalent à leur ancien poste avec un niveau de salaire équivalent.

Les passeports des fonctionnaires renvoyés du secteur public ont été annulés, ce qui leur ôte toute possibilité de travailler à l’étranger et restreint encore davantage leurs perspectives d’emploi. « Ils nous interdisent de quitter le pays, ils nous interdisent de travailler… Que veulent-ils que je fasse ? », a déclaré à Amnesty International une femme limogée d’un haut poste dans la fonction publique au sein du bureau du président.

Même si certains limogeages – ceux des soldats ayant pris part à la tentative de coup d’État par exemple – peuvent être justifiés, l’incapacité des autorités à établir des critères clairs ou à fournir des preuves individualisées de délits ouvre une brèche dans leur allégation selon laquelle tous les renvois sont nécessaires au nom de la lutte contre le terrorisme. Au contraire, des éléments de preuve attestent que la purge s’appuie sur des motivations abusives et discriminatoires. Un ancien employé du gouvernement au niveau local a déclaré à Amnesty International : « Si quelqu’un veut vous éliminer de l’institution, il lui suffit de livrer votre nom en tant que partisan de Gülen. »

Le fait que les licenciements soient publics rend les choses très difficiles pour les personnes concernées. « J’étais considéré comme un héros par la société. Aujourd’hui, je suis devenu un terroriste et un traître » a déclaré un ancien soldat stationné à l’autre bout du pays lorsqu’a éclaté le coup d’État. Une universitaire limogée en août 2016 a déclaré : « Mon fils ne voulait pas aller à l’école, les autres enfants n’arrêtaient pas de l’embêter, en disant que sa mère était une terroriste et une traîtresse. »

Aucune des personnes interrogées par Amnesty International n’a obtenu d’explication, hormis l’accusation collective d’entretenir des liens avec des organisations terroristes. Pourtant, malgré le caractère totalement arbitraire des décisions de renvoi, il n’existe pas de procédure d’appel permettant aux fonctionnaires de les contester. La commission mise sur pied en janvier pour évaluer les cas n’a ni l’indépendance ni les compétences requises pour être efficace. Elle n’est toujours pas opérationnelle.

Un petit nombre de fonctionnaires limogés ont protesté publiquement et se sont retrouvés en butte au harcèlement, voire à la détention et aux mauvais traitements, infligés par la police. Nuriye Gülmen, universitaire, et Semih Özakça, instituteur, sont entrés dans leur 75e jour de grève de la faim pour protester contre leur licenciement.

« Interdire à 100 000 personnes l’accès au travail est comparable à un anéantissement profes- sionnel de grande échelle et s’inscrit clairement dans la vaste purge lancée contre les oppo- sants politiques réels ou présumés, a déclaré Andrew Gardner.

« Les autorités doivent cesser ces licenciements arbitraires et réintégrer tous ceux qui ne sont déclarés coupables d’aucun délit. Ceux qui ont été limogés doivent bénéficier d’une procédure d’appel rapide et efficace leur permettant d’être innocentés, d’être indemnisés et de retrouver leur emploi. »

22 mai 2017

https://www.amnesty.org/

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23 mai 2017 ~ 0 Commentaire

rue navarin (brest)

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