Archive | International

21 mai 2016 ~ 0 Commentaire

lamballe palestine (afps)

lamb

http://www.france-palestine.org/

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21 mai 2016 ~ 0 Commentaire

quimper palestine (afps)

ThiIsMyLand

25 mai Quimper « This is my land » 

Le film « This is my Land » de Tamara Erde, sera projeté au « Quai Dupleix » à Quimper, le mercredi 25 mai prochain, à 20 h 30, en présence de la réalisatrice.

La séance sera suivie d’un débat avec France Palestine.

http://www.france-palestine.org/

Source: FDG Pays Bigouden

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20 mai 2016 ~ 0 Commentaire

quimper palestine avec pierre stambul

quimper

http://www.ujfp.org/spip.php?article4923

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17 mai 2016 ~ 0 Commentaire

révolution culturelle (anti-k)

chine

Retour sur la Chine

Quand, le 1er octobre 1949, Mao Zedong proclame la République populaire de Chine, le pays est exsangue. Soixante ans plus tard, après bien des soubresauts et malgré les crimes d’Etat, la Chine occupe le devant de la scène économique mondiale. La pauvreté demeure mais la famine a disparu, les inégalités sont béantes mais 90 % des Chinois savent lire et écrire… En 1966 démarrait la Révolution culturelle, désormais qualifiée de « catastrophe nationale » par les autorités.

Pékin, 1er octobre 1966. Dix-septième anniversaire de la proclamation de la République populaire de Chine. Un million et demi, deux millions (?) de gardes rouges défilent devant la tribune dressée sur la place Tiananmen, devant l’entrée de la Cité interdite, pour scander leur soutien à la Révolution culturelle et à son « guide ». Entouré de ceux que l’on nommera plus tard la « bande des quatre » (1), un Mao Zedong vieillissant, contesté en raison de l’échec du Grand Bond en avant (2), se lance à la reconquête du pouvoir avec l’appui de l’appareil de propagande et de l’armée, commandée par Lin Biao.

Et, afin de contourner parti et institutions, fait appel à la jeune génération, au nom de la révolution, de la lutte contre la bureaucratie, le mandarinat et l’embourgeoisement, pour détruire les « vestiges » du passé. Il s’agit également, pour le Grand Timonier, d’écarter tout risque d’évolution « à la soviétique », de faire prévaloir la « voie chinoise » de la révolution.

«Feu sur le quartier général!» Quelle jeunesse résisterait à une telle invitation ? Un pari à l’échelle du pays, mais aussi une manipulation soigneusement préparée par une montée en puissance des critiques contre certains dirigeants (3). Dès le printemps 1966, écoliers et étu- diants s’étaient mobilisés dans l’enthousiasme, marquant les débuts de la grande mise en scène des défilés, des slogans, des gongs et des cymbales. Le rouge avait envahi la ville grise et horizontale qu’était Pékin. En août, d’immenses défilés s’étaient succédé sur l’avenue Cheng An et la place Tiananmen où Mao, à huit reprises, avait « reçu » les millions de jeunes venus de tout le pays lui exprimer leur vénération. Omniprésent, appris par cœur, lu en chœur, le Petit Livre rouge contenant les « pensées du président Mao » régit alors les comportements et les aspirations.

Mais ce 1er octobre est unique en son genre. Pas de parade militaire, pas de chars fleuris ni de mise en scène colorée : durant des heures, seulement un défilé ininterrompu de jeunes gardes rouges, brassard, vareuse bleue ou kaki, chemise blanche ; les femmes en pantalon ont déjà coupé leurs nattes. Tous brandissent leur Petit Livre rouge au rythme des slogans, marée rouge sur laquelle flottent drapeaux et banderoles de même couleur. Pour ceux qui y assistent, le sentiment d’un immense tourniquet…

Et puis très vite, au nom du primat de l’origine sociale, surviennent les débordements, la délation, les critiques, les violences et le chaos. Après la meurtrière année 1967, l’armée est appelée à la rescousse pour mettre fin au mouvement. Des millions d’étudiants de la ville seront envoyés vers les campagnes pour porter la « bonne parole » et être « rééduqués », manière de mettre fin aux turbulences de cette jeunesse que l’on appellera la « génération des jeunes instruits » (4). L’exil, les familles éclatées, les vies brisées… « Dix ans de désastres », ainsi seront nommées les années qui suivirent.

En 1949, il fallait éveiller un pays arriéré, répondre au défi des besoins élémentaires, sortir de l’état de famine endémique qui accablait une population en croissance exponentielle (5). Les « médecins aux pieds nus », par exemple, ont aidé à introduire des mesures simples d’hygiène et de soins au plus profond des campagnes.

Beaucoup a été accompli en matière de santé, d’alphabétisation, d’éducation, d’égalité des droits de la femme. Au prix d’une pression politique et sociale brutale, des pratiques aussi ancrées que le vol, le jeu, la prostitution, la corruption avaient pratiquement disparu. Ces quelques dizaines d’années de la Chine « révolutionnaire » enserrées entre des millénaires d’empire et la conquête effrénée, depuis la fin du 20è siècle, du statut de superpuissance — marquent une des plus radicales ruptures qu’ait connues l’humanité, surtout à une telle échelle.

Il y a seulement une quarantaine d’années, six cent millions d’êtres humains étaient au ban des nations (6). Emergeant dépecée, humiliée, exsangue d’une première moitié du 20è siècle qui l’a vue ravagée par la guerre civile, par les puissances occidentales et le Japon, la Chine dix-sept ans après son indépendance, se trouvait toujours isolée dans un monde bipolaire en lutte. Ainsi s’expliquent pour beaucoup le nationalisme d’aujourd’hui et la fierté retrouvée. Jusqu’à l’excès. Et l’aura dont bénéficie encore Mao. A sa mort, le parti communiste lui a attri- bué « 70 % de bon, 30 % d’erreurs » : formule lapidaire qui permet à ses successeurs de préserver leur pouvoir et de clore tout débat sur leur propre légitimité.

La Révolution culturelle a été déclarée grande catastrophe nationale. Officiellement, la responsabilité en a été imputée à la « bande des quatre », ce qui laisse dans le flou la respon- sabilité du Grand Timonier. Deng Xiaoping a fait de cette période l’exemple négatif sur lequel il s’est appuyé pour conduire sa politique d’ouverture à l’économie de marché, jusqu’à lui-même s’opposer par la répression aux aspirations de la génération suivante, lorsque celle-ci ne se contenta plus de répondre au seul mot d’ordre « enrichissez-vous » (7).

Solange Brand 16 mai 2016

Auteure de Pékin 1966. Petites histoires de la Révolution culturelle (Editions de l’œil électrique, Rennes, 2005). Solange Brand a été directrice artistique du Monde diplomatique de 1980 à 2004.
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17 mai 2016 ~ 0 Commentaire

tuer l’espoir (essf)

riches

Brésil : après le coup

La présidente Dilma Rousseff maintenant suspendue de ses fonctions, la crise politique brésilienne va probablement s’étendre sur plusieurs mois. Cette situation dramatique résulte de plusieurs facteurs.

L’économie en panne

Depuis 2002, le Brésil a connu une assez bonne période du point de vue économique. Le gouvernement de Lula (2002-2010) était stable. L’économie a connu une embellie, essentiel- lement à cause de l’augmentation des prix des matières premières dont le Brésil est un grand exportateur.

Grâce à ses programmes sociaux, le gouvernement disposait également d’une importante base d’appui parmi les couches populaires. Divers grands travaux ont été entrepris. Les institu- tions scolaires post-secondaire ont connu un afflux d’étudiant-es. En Amérique du sud et même dans le monde, la politique extérieure activiste faisait du Brésil un chef de file des pays du sud.

C’est tout cet édifice qui a commencé à se fissurer depuis quelques années, en bonne partie dans le ressac des prix des matières premières. Choisissant le chemin de l’austérité pour faire face au déclin des revenus, le gouvernement de Dilma a sabré dans plusieurs program- mes sociaux pendant que les coûts de certains services (transport) et du logement explosaient. C’était difficilement acceptable pour une grande partie de la population dans un pays qui compte parmi les plus inégalitaires au monde. En 2015, il est devenu clair que le Brésil entrait dans une période de déclin prolongée.

Un système politique dysfonctionnel La démocratie brésilienne est relativement jeune, le pays ayant vécu plusieurs régimes militaires jusque dans les années 1980. L’obtention du droit de votes pour tous, arrachée par de grandes manifestations, ne s’est cependant pas accompa- gnée d’une réforme de la constitution, ce qui aurait permis de réparer un système politique totalement non fonctionnel, manipulé par des clans familiaux et des grands médias qui appartiennent au même 1%.

Par exemple, le financement des partis n’a jamais été réformé de manière à assurer transparence et équité. Les partis traditionnels de droite, le PSDB et le PMDB, sont restés attachés à cet héritage. Cependant le PT, qui avait pourtant promis de nettoyer les écuries, n’a jamais été en mesure de le faire, en partie parce qu’il ne dispose pas de la majorité au Parle- ment (Congreso). Sous la présidence de Lula, on a donc dû s’accommoder d’un fonctionne- ment basé sur les prébendes, la corruption et les échanges de faveur.

Pour faire adopter des projets de loi, le gouvernement a fait comme ses prédéces- seurs en achetant, littéralement, les votes des parlementaires. Ce système de paiements clandestins (mensalão), s’est ajouté à d’autres pratiques nébuleuses, notamment dans l’alloca- tion des contrats publics, la répartition des postes et de manière générale la corruption géné- ralisée pratiquée depuis des décennies par la quasi-totalité de la classe politique. Sans être aussi corrompu que ses adversaires de droite, le PT a été incapable de se dégager de ce système dans lequel plusieurs de ses responsables se sont eux-mêmes engouffrés.

L’offensive de la droite Avec la Lava Jato (scandale impliquant des responsables du gouver- nement dans l’échange de sommes d’argent pour l’obtention de contrats publics), la droite a pensé que le moment était venu de déclencher une grande offensive. Elle s’est alors appuyée sur des mouvements anti PT comme Vem Pra Rua et Movimento Brasil Livre, issus principale- ment des classes moyennes, qui ont organisé d’importantes manifestations, avec l’appui des puissantes Églises évangéliques, dont l’influence est importante sur le PMDB et plusieurs autres partis.

L’opinion est révoltée, à juste titre, sur l’ampleur de la corruption qui affecte l’ensemble de la classe politique, y compris le PT. Dans cette saga qui continue, le centre de gravité s’est déplacé de la scène politique vers l’institution judiciaire. Présentement, 316 politiciens sont sous enquête. Dans le contexte de la perte de crédibilité des acteurs politiques, les magistrats apparaissent au-dessus de la mêlée aux yeux de la population. Mais on ne peut être certains jusqu’où l’impartialité des tribunaux peut tenir le coup. Il ne va pas sans dire que la grande majorité des magistrats et des juges viennent de la même élite qui occupe le dispositif du pouvoir à tous les niveaux.

L’inévitable confrontation La confrontation actuelle va sans doute continuer longtemps. Dans les conditions actuelles, le vice-président actuel, Michel Temer (leader du PMDB) va hériter du pouvoir jusqu’aux prochaines élections de 2018. Mais il est également accusé, com- me plusieurs de ses collègues, de malversations diverses. Du côté de la droite, des signaux semblent indiquer la possibilité d’une radicalisation.

On parle de la nécessité d’« éradiquer » le PT et surtout les mouvements sociaux qui l’ont appuyé, notamment les syndicats et le puissant Mouvement des travailleurs sans terre (MST). Du côté de la gauche, le désarroi se mêle à la colère. Les mouvements sociaux s’opposent à ce qui est de facto un coup d’état constitutionnel, puisque le retour éventuel de la droite au pouvoir pourrait signifier une grande offensive contre les acquis sociaux, et peut-être même la criminalisation de la dissidence et de l’action sociale, comme cela était la norme avant l’élection de Lula en 2002. D’autre part, ces mêmes mouvements sont dans une posture inconfortable. Ils réclamaient sous Lula et Dilma un changement de politique ainsi que des pratiques vigoureuses pour assainir la gestion publique.

Tuer l’espoir Il est encore tôt pour prédire si le PT pourra se « réinventer » ou s’il faudra ériger d’autres projets politiques répondant aux attentes de la majorité populaire, mais cela risque de prendre passablement de temps. Au-delà de ses graves erreurs, le PT a représenté l’espoir de changement. On peut donc dire que l’objectif de la droite en renversant constitution- nellement la présidente est en fait de détruire cet espoir.

Pierre Beaudet mardi 3 mai 2016
Professeur à l’École de développement international et de mondialisation, Université d’Ottawa

http://www.pressegauche.org/

http://www.europe-solidaire.org/

Lire aussi notre camarades Michael Lowy:

http://www.anti-k.org/bresil-le-coup-detat-par-michael-lowy

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16 mai 2016 ~ 0 Commentaire

pendant ce temps en palestine

bilin ramallah

Bilin, Ramallah, un palestinien, une clé sur son t-shirt, commémore la « Naqba », la catastrophe de 1948 qui vit des milliers de palestiniens chassés de leur villages, pour faire place au israëliens.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Exode-palestinien-de-1948

http://www.france-palestine.org/La-Nakba-de-1048-a-aujourd-hui

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15 mai 2016 ~ 0 Commentaire

los nadies (eduardo galeano)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Eduardo_Galeano

http://next.liberation.fr/mort-d-eduardo-galeano-maitre-a-penser-de-la-gauche-latino

Los « nadies »: les « personne »

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14 mai 2016 ~ 0 Commentaire

le socialisme (psl.be)

socialism

La droite l’adore…

A nouveau populaire aux USA…

À quel point est-ce important que Bernie Sanders se qualifie de socialiste ?

‘‘Que l’on soit d’accord ou non avec la manière dont Bernie Sanders considère le socialisme, il est à noter que c’est la première fois dans l’histoire américaine qu’un candidat qui se dit socia- liste a une chance de remporter les présidentielles. Et il n’a fait aucun pas en arrière sur ce point. Il a démontré que le socialisme n’est plus l’obstacle qu’il était à l’époque de la guerre froide. Sa campagne a suscité un énorme intérêt pour le socialisme, en particulier chez les jeunes.’’

Qu’est-ce qu’est pour toi le socialisme démocratique ?

‘‘Le socialisme est une société où les moyens de production et d’échange sont démocratique- ment contrôlés afin que chacun puisse vivre une vie meilleure. Pour cela, il nous faut briser la dictature des grandes entreprises sur l’économie et la politique. Nous vivons dans un monde où les richesses sont aussi grandes que les possibilités technologiques, mais elles côtoient parallèlement la pauvreté, les guerres et la crise écologique. Voilà le résultat du capitalisme, un système où seuls compte la course aux profits et où les richesses sont concentrées dans les mains d’une élite capitaliste.’’

Qu’entend Bernie Sanders derrière le terme de socialisme ?

‘‘Bernie Sanders défend de nombreuses revendications de première importance : un salaire minimum de 15 dollars de l’heure, des soins de santé décents, un impôt sur les fortunes, un enseignement gratuit, etc. Les réformes radicales qu’il popularise représentent une partie importante de tout programme socialiste aujourd’hui. mais il se limite à une redistribution des richesses par une expansion du secteur public dans le cadre du capitalisme. Pour nous, le socialisme est un système social où les moyens de production et d’échange ne restent pas aux mains d’une oligarchie avide de profits et profondément antidémocratique.’’

Sanders affirme pourtant bien que les entreprises ont trop de pouvoir ?

‘‘Il explique que les grandes banques qui dominent l’économie devraient être divisées en petites unités. C’est bien plus radical que ce qu’Hillary Clinton propose comme réglementation de Wall Street, c’est vrai. Mais la scission des banques ne serait que temporaire sous le capita-lisme. Ce système est basé sur l’exploitation et la concurrence, il conduit inévitablement au développement de gigantesques monopoles. Bernie Sanders défend le projet de retirer les soins de santé des mains du privé et des 1% au sommet de la société, nous devons faire pareil avec les banques. Pourquoi permettre à une petite oligarchie de disposer du contrôle de notre économie ?

‘‘Comme Bernie l’a fait remarquer dans l’un des premiers débats pour l’investiture démocrate : ‘‘le Congrès ne contrôle pas Wall Street, Wall Street contrôle le Congrès.’’ Je suis tout à fait d’accord. Tant que nous vivrons dans une société capitaliste, nous allons bien sûr défendre toutes les réformes possibles pour améliorer la vie des travailleurs. Mais la cause fondamen- tale d’où découlent ces problèmes, c’est le système capitaliste lui-même. La seule façon de s’y opposer, ce n’est pas avec des gouvernements qui défendent les intérêts des riches, mais en nous organisant nous-mêmes, avec les millions de gens ordinaires sur les lieux de travail, dans les quartiers et les écoles, tant au niveau politique que syndical.’’

Pourquoi la campagne de Bernie a-t-elle remporté un tel succès ?

‘‘Le capitalisme est embourbé dans une profonde crise structurelle. Nous connaissons la repri- se économique la plus faible depuis la Seconde Guerre mondiale, avec des inégalités sans précédent et une montagne de dettes. L’infrastructure est littéralement en train de pourrir au point que des enfants sont empoisonnés, comme à Flint et ailleurs. Le capitalisme conduit aux crises économiques, mais aussi aux catastrophes écologiques. Les grandes entreprises refu- sent d’investir dans une économie verte pour le 21e siècle. Ils préfèrent au contraire jouer leur argent dans le gigantesque casino du marché financier. Et quand plus rien ne va, comme en 2008-09, c’est à nous de payer pour eux.

‘‘Wall Street, les grandes compagnies pétrolières et les autres grandes entreprises s’opposent aux changements nécessaires. Ils sont viscéralement contre les réformes radicales que Bernie popularise. Nous pouvons conquérir l’implémentation du programme de Sanders, mais seulement à l’aide d’une lutte de masse. À Seattle, nous avons arraché les 15 dollars de l’heure par la mobilisation active des travailleurs et de leurs familles dans la rue, en construisant un mouvement indépendant des grandes entreprises et du Parti démocrate.

‘‘Pour briser le pouvoir des grandes entreprises, nous devons mettre sous contrôle démocratique public les 500 plus grandes entreprises qui dominent l’économie et le système politique. Nous voulons une démocratie radicale qui va jusqu’au cœur de l’économie, sur les lieux de travail, afin que les travailleurs puissent décider de ce qui est produit, de la manière de le produire et de la manière d’utiliser les ressources disponibles. Cela nous permettrait de planifier démocratiquement l’économie en l’orientant vers la satisfaction des besoins de chacun.’’  9 mai 2016

Bernie Sanders a popularisé l’idée du socialisme démocratique auprès de millions de person- nes aux États-Unis et à l’étranger. Son programme qui défend un salaire minimum de 15 $ de l’heure, de meilleurs soins de santé et un enseignement de qualité – repose sur les intérêts des travailleurs. Mais quand Bernie Sanders parle de socialisme, il s’agit surtout d’un capita- lisme plus réglementé. Nous sommes quant à nous favorables à un changement plus fonda- mental qui rejette totalement le système capitaliste. Nous en avons discuté avec Kshama Sawant qui est la première élue municipale socialiste dans une grande ville américaine depuis 100 ans. Elle est membre de Socialist Alternative, notre organisation-soeur aux USA.

http://www.socialisme.be/le-socialisme-a-nouveau-populaire-aux-usa

Commentaire: Ce groupe, le CIO, a été membre du NPA et l’a quitté.

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14 mai 2016 ~ 0 Commentaire

comprendre l’impérialisme français (essf)

imperialism

En France, il existe une tradition d’État fort et militairement interventionniste.

La cohésion sociale se délite, elle aggrave la crise de domination politique, et elle est alimen- tée par l’extrême-droite qui a une longue tradition en France (voir les travaux de Z. Sternhell) : l’antisémitisme évidemment, et dans la continuité exprimée par les partisans de l’Algérie française, de très fort relents anti-maghrébins qui prennent de l’ampleur aujourd’hui. Certains journalistes spécialistes de la défense ont également évoqué des velléités de putsch dans certaines fractions de l’armée, induite par l’idée que la France n’est plus gouvernée et que les attentats nous menacent.

Et puis les institutions de la République sont fondamentalement anti-démocrati- ques (voir les travaux de Dominique Rousseau, René Alliès…) La France vit une situation d’implosion sociale, qu’on nomme de façon trompeuse une « crise des banlieues ». Elle me semble avoir atteint un degré que personne ne peut mesurer avec précision mais qui a atteint un haut degré de tensions, de chauvinisme, de racisme institutionnel et organisé qui s’ajoute à la détresse sociale.

Tout ceci conduit à une crise de domination politique. La première réaction, c’est évi- demment de colmater les brèches par des mesures d’urgence. Il faut de plus intégrer dans la situation l’interaction tragique entre l’interventionnisme des armées françaises et les attentats. Nos amis saoudiens auxquels nous fournissons beaucoup d’armes, les utilisent et soutiennent Al-Qaeda au Yémen, dont on a dit qu’il était le commanditaire des attentats à Charlie Hebdo.

La France connait donc une forme de domination politique qui est déjà par nature anti- démocratique (« un coup d’État permanent » écrivait Mitterrand !) même si évidemment il ne s’agit pas de dictature. L’état d’urgence est le prolongement bonapartiste de l’État et le proces- sus est graduel. L’État d’urgence se combine à l’extension des idées de l’extrême-droite dans la société française. C’est par touches successives et simultanées que cela se passe.

Il existe un lien entre l’interventionnisme extérieur et l’état d’urgence intérieur car certaines forces à l’œuvre sont convergentes : détérioration économique, montée du nationalisme, implosion sociale, usage de la violence. Ce lien est cependant composé de nombreuses médiations qu’il faut analyser en profondeur.

Vous avez évoqué une tendance chez les intellectuels français à nier l’existence d’un impérialisme français. Comment expliquer cette tendance ?

Il n’y a effectivement pratiquement pas d’analyse de l’impérialisme français qui est faite par des intellectuels marxistes en France. Cela tient à des causes générales, et d’abord aux difficultés de comprendre ce qu’est l’impérialisme. Et puis il y a des facteurs spécifiques à la France. La tradition qualifiée de souverainisme n’existe pas seulement depuis que Bruxelles « nous dicte ses lois » c’est-à-dire depuis une vingtaine d’années.

L’idée, au moins depuis 1945, que la France a un rôle spécifique à jouer dans le mon- de était partagée par De Gaulle et le parti communiste. Cette alliance, sans doute contre nature a pris le nom de « soutien au caractère positif de la politique extérieure du général de Gaulle ». Elle explique en partie la difficulté à lutter contre le militarisme. Ceux qui congratu- laient Chirac en 2003 parce qu’il s’opposait à la guerre décidée par Bush omettaient qu’exacte- ment en même temps, la France intervenait directement avec son armée en Côte-d’Ivoire…

Si on prend la question de l’Afrique, hormis le travail inlassable d’ONG (tels que Survie), il n’y a pas d’institution, pas de mouvement pacifiste puissant. Les recherches académiques sur l’industrie de défense en France sont rares et elles dépendent de financements accordés par le ministère de la défense… Il y a une légère ouverture en ce qui concerne le nucléaire parce que là il y a un mouvement écologiste qui existe et qui en parle. Cependant, les mouvements écologistes sont principalement orientés vers les enjeux civils.

Comment expliquer, par-delà la conjecture que vous décrivez, la longue tradition d’interventionnisme des sociaux-démocrates, de Guy Mollet à Hollande (et Valls) ? Je pense notamment à la politique coloniale répressive de Guy Mollet, aux rodomon- tades de Fabius sur Assad, aux allégeances caricaturales du Parti socialiste envers la politique israélienne, etc.

C’est une vieille histoire, elle remonte au moins à 1914, lorsque les partis sociaux-démocrates sont tous entrés dans la guerre faite par leurs gouvernements. Ils violaient leurs propres décla- rations faites quelques années plus tôt, ils bafouaient cette déclaration de Jaurès affirmant que la société capitaliste « porte en elle la guerre, comme la nuée dormante porte l’orage ».

Il n’est pas possible de rappeler l’histoire de la social-démocratie au vingtième siè- cle. Rappelons que le 10 juillet 1940, à Vichy, une majorité de députés de la SFIO (le parti socialiste de l’époque) a voté avec la droite les pleins pouvoirs à Pétain. En 1958, la SFIO a implosé parce son groupe parlementaire a soutenu le retour de de Gaulle au gouvernement, après avoir pendant des années combattu contre l’indépendance de l’Algérie.

Au regard du comportement du parti socialiste face aux guerres et au militarisme, ce qui semble donc surprenant, c’est d’être surpris par le comportement actuel du gouvernement… ou par son aveuglement à la déroute qu’il subit et qui devrait en toute logique continuer. D’où quelques réactions au sein du PS, elles sont toutefois bien discrètes.

Entretien réalisé par Ernest Moret

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13 mai 2016 ~ 0 Commentaire

après l’obsolescence programmée (basta)

gargamel

Google invente « l’obsolescence connectée »

Les objets connectés sont à la mode. De la montre au frigo en passant par le lave-linge, la voiture ou le thermostat, de plus en plus d’objets du quotidien sont désormais connectés à internet.

L’objectif ? Nous faciliter la vie, disent les constructeurs… Qui n’a jamais eu envie de lancer son chauffage ou sa machine à laver à distance, avant de rentrer chez lui ? N’est-il pas plus simple de mettre à jour automatiquement les cartes routières du système de guidage de votre véhicule ? Mais si l’objet est connecté, son fabricant peut aussi le désactiver. C’est ce qui va arriver le 15 mai aux propriétaires d’un boitier de « domotique » de la société Revolv. Une « centrale de contrôle » qui permet de gérer votre « maison connectée » – la musique, la lumière ou les détecteurs de fumée – via votre téléphone portable, tablette ou ordinateur.

Pionnière dans le domaine de la domotique, la société Revolv est rachetée en 2014, pour 3,2 milliards d’euros par Nest, une filiale de Google. Revolv vendait alors pour 300 dollars un boitier permettant de gérer différents appareils du domicile via un téléphone. Sauf qu’à partir du 15 mai, ce beau boitier sera aussi utile qu’un presse-papier [1].

Pourquoi ? Parce que Google en a décidé ainsi : le nouveau propriétaire de Revolv fait le choix de neutraliser à distance tous ces appareils. Le géant de l’informatique préfère dévelop- per sa filiale de domotique Nest : « Nous mettons toute notre énergie dans notre travail pour Nest et nous sommes incroyablement excités par ce que nous faisons », indique le site de Revolv. La loi américaine autorise l’entreprise à agir ainsi.

« Ce n’est pas encore un tremblement de terre, mais une secousse annonciatrice, analyse Cory Doctorow, journaliste, romancier et militant de l’Electronic Frontier Foundation, dans un article traduit par Framasoft. Qu’il s’agisse de votre voiture, de vos ampoules ou de votre stimulateur cardiaque, les objets que vous possédez reposent de plus en plus sur des logiciels en réseau.

Supprimez ces logiciels et ils deviennent des déchets électroniques inutilisables. » Et le journaliste de conclure en citant un utilisateur de Revolv : « Quel sera le prochain appareil que Google décidera de neutraliser ? S’ils arrêtent le support d’Android, vont-ils décider que dès le lendemain de l’expiration de la dernière garantie, votre téléphone va s’éteindre à jamais ? [...] Dans tous ces appareils, les aspects logiciels et matériels sont inextricablement liés. En vertu de quoi l’expiration d’une garantie donnerait-elle le droit de désactiver le fonctionnement d’un appareil ? »

Un abus de pouvoir de la part du géant américain ? En tout cas, un signe du peu de cas qu’il porte aux questions écologiques et à l’obsolescence de ses produits. Mais Google ne nous veut pas de mal – « don’t be evil » est sa devise –, Google fait juste des profits.  Mathieu Lapprand 13 mai 2016

Pour aller plus loin : The Guardian, Framablog, Numerama

A voir également : La campagne de Framasoft « Dégooglisons internet »

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