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20 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

bolivie (courrier inter)

bolivia

Evo Morales, le président qui défend la Terre mère et l’agriculture intensive

Candidat ce dimanche 20 octobre à sa réélection pour un quatrième mandat, le président bolivien a été très critiqué pour son ambiguïté sur l’environnement, après les gigantesques incendies de forêt dans son pays.

S’il prétend protéger la Terre mère, rappelle cet article du New York Times, il a aussi mis en œuvre un développement inégalé de cultures intensives et de l’exploitation minière.

Les incendies massifs qui ravagent l’Amazonie bolivienne [finalement éteints par les pluies du début d’octobre] nuisent doublement à Evo Morales. Ils montrent qu’il n’est pas le leader qui défend la Terre mère, comme il aime à se présenter devant le reste du monde, et risquent de contrecarrer ses aspirations présidentielles aux élections du 20 octobre prochain.

Evo Morales a d’abord beaucoup tardé à prendre les choses en main pour lutter contre la propagation des flammes, et a ensuite répondu aux critiques des militants écologistes et de ses concitoyens en les qualifiant de “risibles”.

Mais la pression de l’opinion publique et l’inquiétude de la communauté internationale l’ont poussé à s’intéresser davantage à la situation et à accepter l’aide étrangère.

Ces incendies gigantesques ont mis au centre de la campagne électorale un sujet qui en avait été absent jusqu’à présent : le modèle de développement agricole appliqué en Bolivie.

Il était urgent d’ouvrir un débat sur ce dernier, qui détruit les forêts et bouleverse donc l’équilibre écologique : en Bolivie, l’agriculture ne produit pas forcément de la nourriture directement néces-saire – le soja est la production principale – et profite d’abord à une poignée d’agro-industriels plutôt qu’aux petits paysans.

Un accroc irrémédiable

Pour l’instant, Morales arrive en tête dans les sondages avec environ 35 % [38,8 % selon une enquête du début d’octobre] des intentions de vote. S’il atteint le seuil des 40 % et présente plus de dix points d’avance sur son principal adversaire (l’ancien président Carlos Mesa), il remporte-ra les élections au premier tour. Mais les dommages politiques causés par les incendies pourraient déjà être irrémédiables. Et si l’opposition parvient à imposer un second tour, les chances de (Payant)

18/10/2019

https://www.courrierinternational.com/

Commentaire:

Il y a aussi le 4è mandat de Morales rejeté par un vote

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20 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

liban (20mn l’orient-le-jour mee)

liban

Liban : Manifestations d’ampleur contre le pouvoir

Pour la troisième journée consécutive, les Libanais se sont mobilisés, le Parti des forces libanaises a annoncé sa démission du gouvernement

La mobilisation, inédite depuis le soulèvement de 2005, s’étend à différentes villes du pays

Le mouvement conspue la classe politique, accusée de corruption

La troisième journée de manifestation s’est soldée par une démission du Parti des forces libanaises. Le chef du parti chrétien, Samir Geagea, a annoncé samedi soir le départ de son mouvement du gouvernement, sur fond d’intense crise politique et sociale. (Parti de sinistre mémoire pour son rôle dans la guerre civile blog)

Une mobilisation inédite depuis 2005

Plus tôt dans la journée, des dizaines de milliers de Libanais sont descendus dans la rue contre le pouvoir. Le mouvement, inédit depuis des années, a paralysé le pays. Cette nouvelle journée de mobilisation n’était pas sans rappeler le soulèvement populaire inédit en 2005 ayant mis fin à 29 ans de tutelle syrienne sur le Liban.

Au fil des heures, les rangs des manifestants n’ont eu de cesse de grossir aussi bien dans le centre de Beyrouth qu’à Tripoli, deuxième ville du pays, mais aussi à Tyr (sud), dans le Akkar (nord) et à Baalbeck (sud). Fait aussi rare que marquant, le mouvement a gagné plusieurs fiefs du puissant mouvement chiite du Hezbollah et de son allié Amal.

« Les gens veulent la chute du régime », ont martelé les manifestants, qui défilaient en scandant « révolution, révolution », quelques-uns portant une écharpe autour du visage après que des gaz lacrymogènes eut été tirés la veille.

« Voleurs »

Le mouvement de contestation a été déclenché par l’annonce jeudi d’une nouvelle taxe sur les appels effectués via les applications WhatsApp et Viber, annulée dans la foulée. Les manifes-tants conspuent désormais l’ensemble des dirigeants les qualifiant de « voleurs ». A Tripoli (nord), des enseignants et étudiants ont rallié les manifestants. Hoda Sayyour, la cinquantaine, assure ne pas vouloir déserter la rue. « Ils nous exploitent et ne font rien pour améliorer les services », déplore-t-elle.

La classe politique, quasi inchangée depuis la guerre civile (1975-1990), est accusée de corrup-tion et de népotisme dans un pays aux infrastructures en déliquescence, et où, selon la Banque mondiale, plus du quart de la population libanaise vit sous le seuil de pauvreté.

Des tensions avec les autorités

Dans un communiqué, l’armée a appelé samedi les manifestants à « s’exprimer de manière pacifique sans porter atteinte aux biens publics et privés ».

Amnesty International a demandé aux autorités de « mettre fin immédiatement à l’usage exces-sif de la force contre des manifestants pacifiques ». Les forces de l’ordre ont lancé d’« énormes quantités de gaz lacrymogène » contre la foule, « ont poursuivi des manifestants dans les rues (…) et les ont frappés », a indiqué l’ONG dans un communiqué.

A Tyr, où le puissant chef du Parlement et chef du parti Amal, Nabih Berri, avait été accusé d’escroquerie la veille par les manifestants, des dizaines de ses partisans s’en sont pris samedi aux contestataires, selon un témoin. Dans un communiqué, Amal a dénoncé ces agressions, affirmant vouloir « ouvrir une enquête ».

Saad Hariri lance des consultations

Vendredi, écoles, universités, banques et institutions publiques avaient fermé. Les banques étaient encore fermées samedi. Après avoir lancé un ultimatum de 72 heures aux partis repré-sentés au sein de son gouvernement, qu’il accuse d’entraver ses efforts de réformes, le Premier ministre Saad Hariri a mené samedi des réunions de consultation avec des députés, des minis-tres et des économistes.

Le Liban s’est engagé en 2018 à engager des réformes en contrepartie de promesses de prêts et de dons d’un montant total de 11,6 milliards de dollars. Le Premier ministre avait insinué vendredi qu’il pourrait, lui aussi, démissionner.

20/10/19

https://www.20minutes.fr/

Lire aussi:
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Commentaire:
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Le Liban est organisé, héritage de la France, ex-puissance mandataire, non pas selon la laïcité, mais selon les communautés. Trois principales: les chrétiens majoritairement représentés par des forces issues du fascisme, les sunnites, par des partis liés à l’Arabie saoudite et les chiites, par des partis liés à l’Iran. La jeunesse refuse ce carcan qui interdit par exemple les mariages mixtes laïques.  Le clivage « droite » et « gauche » ont longtemps été remplacés par « pro palestiniens » et « pro israéliens » et « pro syriens » contre « pro saoudiens ». Le Liban vit une énorme crise écologique: eau et déchets. Il existe à gauche un petit mais actif parti communiste légal, pro Syrie de Assad.

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20 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

chili (rtbf le-monde rp)

Chili : après de violentes manifestations

La hausse du prix des transports suspendue

Cette augmentation est à l’origine, depuis vendredi, d’émeutes qui ont fait trois morts dans la capitale Santiago, où un couvre-feu a été décrété.

Devant l’ampleur des dégâts et du mouvement contestataire, le président chilien a décidé de faire marche arrière. Sebastian Pinera a annoncé, samedi 19 octobre, la suspension de la hausse des prix des tickets de métro à Santiago, qui a été la cause d’une forte contestation sociale dans la capitale depuis deux jours.« Je tiens à annoncer aujourd’hui que nous allons suspendre l’augmentation des tarifs du métro », a déclaré le président depuis le palais présidentiel de La Moneda, peu avant que le général nommé pour assurer la sécurité de la ville n’annonce un couvre-feu total à Santiago en réponse aux « excès qui se sont produits aujourd’hui ».Des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre ont à nouveau éclaté samedi, au lendemain de l’instauration de l’« état d’urgence » dans la capitale, secouée par un mouvement de protestation contre la hausse du prix des transports. Les événements ont fait trois victimes, mortes dans l’incendie d’un supermarché qui a été saccagé dans la nuit de samedi à dimanche.

Des milliers de personnes s’étaient rassemblées pour un concert de casseroles, mode de contestation (des riches blog) apparu avant le coup d’Etat mené par le général Augusto Pinochet fin 1973, mais la manifestation a rapidement dégénéré en affrontements entre des personnes masquées et les forces spéciales. Des heurts ont notamment été signalés sur la grande place d’Italie, épicentre de la contestation, et près du siège du gouvernement, ainsi qu’à Puente Alto, dans la banlieue sud de la capitale. Des autobus ont été incendiés en centre-ville, et les autorités ont décidé dans la journée d’interrompre totalement leur circulation.

Sebastian Pinera avait décrété dans la nuit de vendredi à samedi l’« état d’urgence » pour quinze jours à Santiago et confié au général Javier Iturriaga del Campo la responsabilité d’assu-rer la sécurité. Des militaires patrouillaient ainsi samedi dans Santiago, pour la première fois depuis le retour à la démocratie, en 1990.

« Marre des abus »

Des milliers de personnes sont cependant redescendues dans les rues de la capitale et d’autres villes pour y faire résonner des casseroles. Des manifestations ont aussi eu lieu dans des grandes villes au bord du Pacifique comme Valparaiso. Dans ce port, à 120 km a l’ouest de Santiago, des dizaines de manifestants ont incendié dans la nuit le siège d’El Mercurio (journal pro Pinochet en 1973 blog), le plus vieux quotidien du pays, selon des images de télévision.

A Santiago, face aux militaires déployés sur la Place d’Italie à Santiago, des manifestants ont brandi des photos de personnes disparues sous la dictature militaire (1973-1990), qui s’est soldée par plus de 3 200 morts ou disparus.

Avec des mots d’ordre tels que « Marre des abus » ou « Le Chili s’est réveillé », diffusés sur les réseaux sociaux, le pays fait face à une des pires crises sociales depuis des décennies. Celle-ci a été déclenchée par la simple annonce d’une hausse du prix des tickets de métro, de 800 à 830 pesos (environ 1,04 euro). Les revendications ont ensuite rapidement débordé sur d’autres sujets, comme la santé ou l’éducation.

Le général Iturriaga del Campo a précisé que l’armée patrouillerait dans la capitale, qui compte sept millions d’habitants. Au vu de l’étendue des dégâts samedi, il y a décrété un couvre-feu total de 22 heures à 7 heures locales, sans préciser le nombre de jours pendant lesquels cette mesure s’appliquera. Etat d’urgence et couvre-feu ont ensuite été étendus à la région de Valparaiso (centre) et à la province de Concepcion (sud), ont annoncé les autorités locales.

Un pays « cocotte-minute »

Une photo du président Sebastian Pinera dégustant tranquillement une pizza dans un restaurant tandis que Santiago brûlait a accru la colère de la population, dans ce pays où un calme relatif régnait ces dernières années. Visiblement pris de court par cette crise, M. Pinera avait qualifié son pays, il y a quelques jours seulement, « d’oasis » dans la région.

« C’est triste mais ces destructions ont été la manière que la population a trouvée pour qu’on l’écoute. Le Chili était une cocotte-minute qui a explosé de la pire manière, nous laissant sans métro », a commenté à l’Agence France-Presse, Maria, une fonctionnaire.

Vendredi, au moins seize autobus ont été incendiés et une dizaine de stations de métro totalement détruites, selon les autorités.

« L’ensemble du réseau est fermé en raison des émeutes et des destructions », a annoncé le gestionnaire du métro, après des attaques contre presque l’intégralité des 164 stations.

Le métro de Santiago, le plus étendu (140 km) et le plus moderne d’Amérique du sud, par lequel transitent environ trois millions de passagers par jour, pourrait ne rouvrir progressivement que la semaine prochaine. Le bilan officiel des violences et affrontements est de 308 arrestations, et 156 policiers blessés.

20 octobre 2015

https://www.lemonde.fr/

Lire aussi:

Chili, un soulèvement populaire après la hausse du prix des transports (RP)

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17 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

rennes st jacques (npa 35)

rennes st j

NON AUX CHARTERS EN BRETAGNE ET AILLEURS !

NON AUX EXPULSIONS DES SANS-PAPIERS !

RÉGULARISATION DE TOUTES LES PERSONNES SANS-PAPIERS !

PRÉFÈTE DÉMISSION !

Vendredi 4 octobre, une rafle de sans-papiers a été organisée en Bretagne par la préfète . Un boeing géorgien a décollé de Rennes avec plus de 30 personnes géorgiennes à son bord, encadrées par des policiers français et géorgiens. Elles ont été expulsées du territoire. Deux personnes ont résisté en s’ouvrant les veines. Les chaises de plusieurs lieux scolaires (école, collège, lycée) sont aujourd’hui vides.

Depuis, des manifestations ont eu lieu dans toute la Bretagne pour dénoncer cette expulsion collective. À Redon, à Vannes, à Bégard, à Rennes… L’école Contour Saint-Aubin a organisé une grande chaîne humaine. Le collège du Landry organise une opération chaise vide toute cette semaine à midi.

Samedi 12 octobre, à Rennes, une assemblée générale de rue a réuni plus de 200 personnes à l’appel du Collectif de soutien aux personnes sans-papiers.

  • Quatre décisions ont été prises : créer un système de communication rapide pour essayer d’empêcher que se remplisse un nouveau charter ;
  • Organiser une manifestation régionale à l’aéroport de Rennes Saint-Jacques ;
  • Profiter de cette manifestation pour faire une nouvelle assemblée générale de rue à Saint-Jacques ;
  • Créer un « comité anti-expulsions » en Bretagne. Trois autres charters sont annoncés dans les semaines à venir. Nous devons empêcher l’État d’organiser ces expulsions collectives qui sont inhumaines, violentes et illégales.

MANIFESTATION À L’AÉROPORT Rennes Saint-Jacques
Samedi 19 octobre 15h

Le Comité anti-expulsions de Bretagne appelle à une grande : MANIFESTATION À L’AÉROPORT Rennes – Saint-Jacques Samedi 19 octobre, à 15h RV devant l’Aire libre (bus n°57, arrêt Aire libre)

La manifestation partira de Saint-Jacques et se dirigera à l’aéroport. Elle n’empêchera pas les voyageurs de prendre leur avion. Elle se terminera par une grande assemblée générale devant l’aéroport.

L’assemblée générale commencera par donner des informations sur ce qui s’est passé à Rennes depuis plusieurs semaines. Puis la discussion s’engagera pour inventer des actions permettant de décourager l’État français d’organiser de nouveaux charters et d’expulser les sans-papiers.

Le Comité Anti-Expulsions de Bretagne

Source NPA 35 

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17 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

turquie (lutte ouvrière)

erdogan

Turquie : en perte de vitesse

Erdogan a besoin d’une guerre

L’intervention de l’armée turque en Syrie, décidée par le président Erdogan, n’est pas une surprise. En effet l’usure considérable de sa clique, au pouvoir depuis dix-sept ans, se manifeste depuis plus d’un an et c’est pour lui une habitude de tenter de sortir de ses difficultés en déclenchant une guerre.

Le pays s’enfonce de plus en plus dans la crise, et les scandales liés à la corruption ne passent plus.

Sur 82 millions d’habitants, plus de vingt millions ont du mal à joindre les deux bouts et 3,4 millions ont été traînés devant les tribunaux pour non-remboursement de dette. Les chômeurs sont plus de huit millions, parmi lesquels 25 % de jeunes.

L’AKP, le parti d’Erdogan, n’est plus que l’ombre de lui-même. Un sondage de septembre estime à 60 % le nombre de ceux qui refusent le système d’hyper-présidence taillé spécialement par et pour Erdogan.

Autre mesure de l’usure du pouvoir : lors des élections municipales de mars dernier, l’AKP a perdu quasiment toutes les villes importantes, notamment Istanbul, centre économique du pays avec ses 16 millions d’habitants, et la capitale Ankara.

Ces résultats indiquaient clairement que la population urbaine, qui jusqu’à une date récente soutenait le régime d’Erdogan, ne vote plus pour lui. Au sein du parti AKP même la crise s’aggrave : un certain nombre de ténors, comme l’ancien président de la République Gül, l’ancien Premier ministre Davutoglu ou l’ancien ministre des Finances Babacan, ont non seulement démissionné mais déclaré qu’ils allaient se constituer en opposition.

Pour tenter de durer, Erdogan et sa clique ont une fois de plus tenté de jouer sur un sentiment nationaliste et antikurde en lançant une opération militaire.

La ficelle n’est pas neuve. Avant les élections municipales de mars, Erdogan avait déjà à deux reprises préparé une intervention des forces armées turques à la frontière syrienne. À chaque fois, l’état-major s’était heurté au veto des États-Unis. Cette fois également, Erdogan a dû différer d’un jour ou deux l’intervention militaire, dans l’attente du feu vert du commandement aérien américain.

Pour l’instant, la manœu­vre présidentielle a fait derrière elle l’unité des partis politiques.

À part le parti prokurde HDP, les partis d’opposition tels que le Parti social-démocrate CHP (très nationaliste blog) ou le Bon parti, qui critiquent Erdogan, ont approuvé l’intervention lors d’un vote au Parlement. Mais la population ne semble pas totalement dupe du procédé, alors qu’elle est soumise au battage nationaliste par des médias presque entièrement aux ordres, assourdie en permanence de marches militaires ottomanes, et abreuvée de dénonciations des prétendus terroristes kurdes.

La preuve en est que le pouvoir, qui craint la diffusion de messages hostiles à sa politique, a décidé de contrôler ou même bloquer les réseaux sociaux, une source comme Wikipedia étant depuis longtemps hors d’accès. Au demeurant, Erdogan se vante d’avoir déjà fait mettre en garde à vue au moins 129 personnes ayant diffusé un avis négatif sur l’intervention.

Erdogan et son gouvernement abattent peut-être un de leurs derniers atouts, mais rien ne dit que la population, lasse de l’inflation, des retombées de la crise économique et des coups de menton de l’hyperprésident, marchera longtemps dans son jeu.

Julien SILVA 16 Octobre 2019
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16 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

rojava brest (ldh)

 ypg
Face la guerre d’Erdogan contre les Kurdes, la France doit agir !
Rassemblement samedi, 14h30, place de la Liberté à Brest

Les livres d’histoire retracent le cynisme sans limites de responsables politiques maniant la ruse, la déloyauté, la cruauté…

Trump, le Président américain, s’est entendu avec Erdogan, le Président turc, pour que le second puisse s’attaquer aux Kurdes. Ceux-là mêmes qui ont joué le rôle décisif pour détruire les troupes de Daech en Syrie, permettant aux soldats américains de n’être engagés qu’en soutien.

Les temps semblent révolus où la parole donnée, l’accord conclu, le compromis établi étaient respectés. Un monde sans foi ni loi est un monde où le plus fort dicte sa loi, où le plus faible n’a rien d’autre à faire que des actions de vengeance désespérées.

Ce monde n’est pas un monde de tous les droits de l’Homme. Ce monde est un monde qui court à sa perte.

L’espoir ne reviendra que si ceux qui ne veulent pas un monde dirigé par la barbarie sauvent le peuple kurde du sort que Trump et Erdogan veulent sceller.

Il faut arrêter l’engrenage. La LDH demande aux autorités françaises d’agir pour arrêter cela. Maintenant !

A l’initiative de la Ligue des droits de l’Homme

Rassemblement

Samedi 19 Octobre

14h30 Place de la Liberté

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16 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

rené vautier (trignac)

vauquier rene

Deux jours d’hommage à travers conférences et concerts.

Projection de documents iconographiques et filmés qui parcourent l’époque dure mais très riche et très vivante où René Vautier témoignait par ses films des guerres coloniales, des luttes sociales, de l’impressionnant réveil culturel breton, sans oublier les côtés festifs et créatifs des années 1960-1980.

Programme :

Vendredi 8, Trignac :

Salle des Fêtes René Vautier
- Inauguration et Conférence-débat Inauguration de la salle des fêtes René Vautier  18h.
- Conférence-débat à partir du film « Quand tu disais Valéry » Table ronde en présence Guy Jaques, Nicole Le Garrec, Jean-Louis Le Corre, François Arvor à 20h.

Samedi 9, Trignac :

Salle des Fêtes René Vautier
- Projection du documentaire « Afrique 50 » et  « La Folle de Toujane » 10h.
- Conférence sur l’œuvre de René Vautier, à travers ses luttes anticolonialistes et son combat en Bretagne. Avec Olivier Caillebot, J.Monnier et Hubert Chémereau  15h.
- Concert de Gilles Servat à 18h.

Renseignements : Centre Culturel Lucie Aubrac – 02 40 90 32 48 – centre-culturel@mairie-trignac.fr – www.mairie-trignac.fr

En partenariat avec la Cinémathèque de Bretagne, l’ Agence Culturelle Bretonne ACB44, le CCP, le CREDIB, la Mairie De Trignac et le Département de Loire-Atlantique

https://acb44.wordpress.com

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16 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

équateur (the guardian)

3500

Equateur: la victoire douce-amère des manifestants autochtones 

Huit personnes ont été tuées au cours des 12 jours de manifestations qui ont pris fin après la conclusion d’un accord avec le président de l’Équateur visant à rétablir les subventions au carburant.

Quelques heures à peine après la signature d’un accord mettant fin à la plus grande agitation politique de l’Équateur, des milliers d’autochtones, accompagnés d’étudiants volontaires et de résidents locaux, sont descendus dans les rues de Quito pour nettoyer la ville. Les équipes ont traversé le parc El Arbolito, encore jonché de pneus enflammés et de dalles de pavage qui avaient servi de barricades.

Au cours de 12 jours de manifestations souvent violentes, le parc a été l’un des points de ralliement de milliers d’équatoriens autochtones qui ont convergé vers Quito depuis les Andes et l’Amazone.

Les manifestations ont pris fin dimanche soir lorsque le président de l’Équateur, Lenín Moreno, a accepté de rétablir les subventions sur les carburants et de révoquer un programme d’austérité controversé soutenu par le FMI. Cet accord a mis fin à près de deux semaines de bouleverse-ments au cours desquelles violences, pillages et vandalisme ont eu lieu, ainsi qu’une lourde intervention policière qui a fait huit morts, plus de 1 300 blessés et près de 1 200 personnes arrêtées, selon le bureau du défenseur des droits humains du pays.

L’image des peuples andins et amazoniens – pour la plupart vêtus de leurs vêtements traditionnels – célébrant l’accord était un puissant exemple de la force du mouvement indigène en Équateur – et rappelait qu’il a contribué à renverser à maintes reprises les présidents du pays.

Mais la mort de huit manifestants, dont le dirigeant indigène Inocencio Tucumbi, a rendu le triomphe doux-amer pour beaucoup. «Je crois que la paix a triomphé», a déclaré Patricia Gualinga, de la communauté amazonienne Kichwa de Sarayaku. «Mais je me sens un nœud dans la gorge avec la mort de frères autochtones. Il y a beaucoup de douleur à guérir et le gouvernement devrait en être conscient », a-t-elle déclaré.

Il y a quelques jours à peine, le centre-ville de Quito ressemblait à une zone de guerre: des gaz lacrymogènes dans les airs, des combats acharnés entre la police anti-émeute et les manifes-tants se déroulaient au milieu de barrages routiers en flammes tandis que des explosions résonnaient dans la ville.

Certains manifestants étaient encapuchonnés et armés de bâtons et de lance-pierres, d’autres étaient des femmes autochtones vêtues de jupes, tous indignées par la décision de Moreno de mettre fin aux subventions au carburant.

Cette décision a entraîné une hausse d’un tiers du prix de l’essence et de plus du double du prix du diesel, ce qui a entraîné une hausse des coûts de la nourriture et des transports dans l’économie dollarisée du pays.

« Le mouvement autochtone est un acteur puissant en Équateur depuis les années 1990″, a déclaré Mario Melo, avocat au centre des droits de l’homme de l’université catholique de Quito.
Les manifestations indigènes ont joué un rôle central dans le renversement de plusieurs présidents équatoriens, notamment Abdalá Bucaram en 1997, Jamil Mahuad en 2000 et Lucio Gutiérrez en 2005.

«C’est le seul mouvement capable de paralyser le pays – et le courage de faire face à ces mesures économiques», a-t-il déclaré, qui a touché les plus pauvres.  Jaime Vargas, dirigeant de la confédération indigène de l’Équateur Conaie,  dissocie ses partisans des hommes masqués qui ont attaqué deux chaînes de télévision et le principal journal El Comercio, ainsi que des journalistes couvrant les manifestations. Les incendiaires ont également visé le bâtiment du ministère de la justice.

« C’est extrêmement curieux de constater que c’est le seul bâtiment de l’état totalement détruit par le feu », a déclaré le ministre José Valencia, contenant des archives concernant des accusations de corruption à l’encontre de l’ex-président Rafael Correa.

Moreno a accusé « des forces obscures » dirigées par son prédécesseur, l’ancien président Rafael Correa, et le chef du Venezuela, Nicolas Maduro, ainsi que « des trafiquants de drogue et des gangs de citoyens étrangers violents ». La ministre de l’Intérieur, María Paula Romo, a annoncé mardi l’arrestation de 57 étrangers. pendant les troubles.

Correa, qui a gouverné l’Équateur entre 2007 et 2017 et vit maintenant à Bruxelles, a nié être à l’origine des troubles, bien qu’il ait appelé Moreno à se retirer et envisagé la possibilité de se porter candidat lors de nouvelles élections.

Mais le mouvement indigène a peu d’affection pour Correa qui, au cours de sa décennie au pouvoir, a interdit les manifestations, emprisonné les dirigeants indigènes et réprimé les manifestations contre le forage pétrolier et l’exploitation minière sur le territoire ancestral des autochtones.

Santiago Basabe, politologue à l’Institut latino-américain de sciences sociales à Quito, a déclaré que le mouvement indigène avait considérablement renforcé son capital politique. Mais il a noté qu’il avait été « absolument intransigeant », ne laissant aucune alternative au gouvernement pour restructurer des dettes énormes, principalement envers la Chine.

Les nationalités autochtones de l’Équateur ne représentent qu’un dixième de la population de l’Équateur (16 millions d’habitants), mais elles ont montré qu’elles constituaient une force politique trop puissante pour être ignorée. Mais leur triomphe, a déclaré Gualinga, «a été payé avec des vies autochtones. Comme dans toute notre histoire.  »

Mer 16 oct 2019 Dan Collyns in Quito

https://www.theguardian.com/

Lire aussi:

Was this indigenous leader killed because he fought to save Ecuador’s land? (The Guardian)

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16 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

solidarité kurdes (a et r)

YPG

Solidarité avec le peuple kurde !

Troupes impérialistes, troupes turques, hors du Kurdistan !

Le 9 octobre, la Turquie a lancé une offensive contre le Kurdistan syrien. Cette offensive est sans précédent par sa brutalité et sa massivité. Depuis mercredi, plus de 160 000 civils ont été déplacés ou ont fui les zones de combat.

Selon l’OSDH, près de 200 kurdes, dont 69 civils, seraient morts dans les bombardements turcs. Dans les combats, des centaines de prisonniers de Daesh auraient réussi à s’enfuir, ce qui laisse craindre une réapparition de cette organisation islamiste dans la région. Face à l’offensive turque, les forces kurdes des YPG (Unités de Protection du Peuple) ont annoncé avoir conclu une nouvelle alliance avec l’armée syrienne de Bashar El-Assad.

Aucune confiance dans les impérialistes !

L’offensive turque fait suite à la décision de Donald Trump de retirer les troupes américaines qui se trouvaient sur le territoire du Kurdistan syrien. Cette décision est immédiatement apparue aux yeux de tous comme un feu vert laissé à Tayip Erdogan pour lancer son offensive contre les forces kurdes.

En effet, les YPG s’étaient dans les faits alliés aux forces américaines pour lutter contre Daesh et pour pouvoir établir leur autonomie. La décision de Donald Trump montre bien une chose : on ne peut aucunement faire confiance aux impérialistes !

Macron, lui, verse des larmes de crocodile sur le peuple kurde.

Mais c’est pourtant bien la France qui, jusqu’à il y a 3 jours, vendait des armes à la Turquie d’Erdogan! La France d’ailleurs, depuis 2011, a signé avec la Turquie un « accord de coopération en matière de sécurité intérieure », au nom duquel les services de renseignement français collaborent avec le MIT, le renseignement turc, responsable de la répression contre les kurdes, notamment le meurtre de trois militantes kurdes à Paris.

Quant aux autres pays européens, ils font mine de s’inquiéter du sort du peuple kurde, alors qu’ils maintiennent le PKK, la principale organisation kurde, sur la liste des organisations terroristes.

Quoi d’étonnant d’ailleurs que ces Etats entretiennent de si bonnes relations avec le régime turc, puisque les capitalistes européens, et notamment français, font de belles affaires en Turquie. Ainsi, ce sont plus de 400 entreprises françaises, dont Renault, Sanofi, Groupama ou Axa, qui sont présentes dans ce pays !

Une intervention étrangère pour « protéger les Kurdes » ? 

L’annonce du carnage opéré par l’armée turque dans le Kurdistan syrien a soulevé une légitime indignation dans le pays, bien au-delà des seuls Kurdes. 20 000 personnes ont défilé samedi, à Paris, contre les bombardements turcs.

Devant cette légitime indignation, certains politiciens y sont allés de leurs déclarations. Manon Aubry, députée France Insoumise, a appelé à mettre en place des sanctions contre la Turquie, sanctions qui, inévitablement, retomberont sur la population turque.

Le PCF lui, a exigé de « placer les Kurdes sous protection internationale », ce qui revient à demander que les troupes françaises, américaines et autres qui se trouvaient déjà sur place… y restent.

Quant à Mélenchon, il a osé déclarer que l’annonce que l’armée syrienne interviendrait au Kurdistan contre la Turquie serait une « excellente nouvelle ». Comme si l’armée de Bashar El-Assad, qui massacre son peuple depuis des années, pouvait apporter une quelconque protection au peuple kurde !

Contre les ingérences étrangères, pour le droit à l’autodétermination du peuple kurde !

En réalité, le revirement américain montre que la solution pour les peuples de la région ne viendra certainement pas d’une intervention étrangère. Au contraire, pour les pays impérialistes, les peuples de cette région ne constituent que des pions sur lesquels s’appuyer ou pas pour pouvoir étendre leurs zones d’influence respectives.

Lutter pour l’arrêt contre l’offensive turque au Kurdistan, c’est participer aux manifestations et rassemblements de soutien au peuple kurde, pour l’arrêt immédiat des bombardements et de toutes les opérations militaires, contre la complicité du gouvernement français avec le régime turc. 

Contre les régimes oppresseurs, pour le droit des peuples à l’autodétermination, la solution ne pourra passer que par l’indépendance politique de notre camp social contre les capitalistes et les impérialistes de tout bord.

https://anticapitalisme-et-revolution

Commentaire:

A&R est un courant du NPA

Lire aussi:

Unités de protection du peuple (Wikipédia)

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15 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

catalogne (npa)

fugue cata

Les capitaux oui, les catalans non!

Liberté pour les prisonniers politiques catalans !

Hier, de lourdes condamnations ont été prononcées à l’encontre des leaders indépendantistes catalans : des accusés condamnés à 100 ans de prison et 90 ans d’inéligibilité cumulés !

Un verdict honteux digne du franquisme…

Leur « crime » ? Prôner et organiser la sédition avec l’État espagnol. Pourtant, la revendication en faveur de l’autodétermination d’un peuple et la désobéissance civile pacifique face à des injustices font partie des droits démocratiques élémentaires.

Le NPA condamne cette prétendue « justice », et dénonce également le soutien complice que l’Union Européenne – tout particulièrement le gouvernement français – apporte depuis le début au gouvernement de Madrid.

Nous avons toujours défendu les droits du peuple catalan bafoués par le régime héritier du franquisme, et voulons à nouveau exprimer notre totale solidarité. Nous exigeons la libération des prisonniers politiques catalans et l’amnistie des condamnés.

De puissantes mobilisations sont en cours en Catalogne Sud pour réclamer la « liberté pour les prisonniers politiques », avec une grève générale annoncée pour vendredi.

Cette lutte du peuple catalan, contre la répression et les dérives autoritaires, est la nôtre !

Montreuil et Perpignan le mardi 15 octobre 2019

https://npa2009.org/

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