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07 juin 2024 ~ 0 Commentaire

Ho Duy Hai (ACAT)

 

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Ho Duy Hai. © Photo DR – Modification ACAT-France
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Le 05 / 06 / 2024
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N’oublions pas Ho Duy Hai, innocent, dans le couloir de la mort depuis seize ans
Prononcée il y a seize ans, la peine de mort de Ho Duy Hai avait malheureusement été confirmée par la Cour populaire suprême de Hanoï. Il a toujours clamé son innocence, en vain. Ne l’oublions pas.
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Mobilisons-nous pour demander la libération de Ho Duy Hai !

Retournez par voie postale ou par voie électronique à l’Ambassadeur auprès de la Mission permanente du Viêtnam aux Nations unies.

Qui est Ho Duy Hai ?

Ho Duy Hai est la victime d’une erreur judiciaire : il a été condamné à mort pour un double meurtre qu’il n’a pas commis suite à une confession obtenue sous la torture. En outre, l’enquête a été bâclée, truffée d’erreurs et irrégularités. Preuve en est, en novembre 2019, lors du dernier réexamen de son dossier, le Parquet populaire suprême vietnamien avait reconnu que la procédure à son encontre avait souffert d’importants vices. L’un des bureaux chargé de l’enquête avait notamment admis avoir acheté un couteau et une planche à découper qu’ils ont présenté comme preuves lors du procès. Le Parquet avait par conséquent requis l’annulation de sa condamnation. Mais cela n’a pas suffi : en mai 2020, sa peine a finalement été confirmée par les juges de la Cour suprême à Hanoï.

https://www.acatfrance.fr/Ho

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07 juin 2024 ~ 0 Commentaire

Kanaky (CNRS)

Baie de l’orphelinat © Camille Moirenc / hemis.fr

Baie de l’Orphelinat, à Nouméa. De nombreux Français de métropole venus pour la qualité de vite ne réalisent pas qu’ils poursuivent un mouvement de colonisation de peuplement.
Camille Moirenc / hemis.fr

Nouvelle-Calédonie : le poids de la réalité urbaine kanak

L’accélération du calendrier politique en Nouvelle-Calédonie, couplée au boom de la population kanak à Nouméa – dans une situation souvent précaire –, explique la violence des émeutes actuelles, selon l’anthropologue Benoît Trépied.

Comment expliquer le brutal retour de la violence en Nouvelle-Calédonie, alors que la situation paraissait apaisée ?

Benoît Trépied1. En 2018, à l’approche des scrutins d’autodétermination pour la Nouvelle-Calédonie prévus par l’accord de Nouméa, les instituts de sondage locaux et les responsables politiques dits « loyalistes », favorables au maintien de l’archipel dans la France, ont diffusé l’idée que depuis le pic militant des années 1980 l’idéal d’indépendance s’était peu à peu essoufflé parmi la population autochtone kanak, à la faveur du retour à la paix et de la relative ascension sociale d’une partie d’entre eux. C’est pourquoi le résultat du premier référendum, en 2018, les a pris de court : le fort taux de participation (80 %) et la victoire nettement plus serrée qu’annoncée des loyalistes, avec 57 % pour le non, ont montré que l’aspiration à l’indépendance restait en réalité très puissante chez les Kanak. Ce premier référendum a donc été perçu, paradoxalement, comme une victoire d’étape pour les indépendantistes.

Le deuxième référendum, organisé en 2020, a confirmé cette dynamique, avec une participation de 85 % et une victoire du non ramenée à 53 %. À ce moment-là, tout le monde a compris qu’une victoire du oui à l’indépendance lors du troisième et dernier référendum, celui-là même qui devait trancher définitivement la question, devenait une réelle possibilité.

Un dernier référendum qui aurait dû être organisé, lui aussi, deux ans plus tard, donc à la fin de 2022…

B. T. Oui, sauf qu’à l’issue du deuxième référendum, et après le départ d’Édouard Philippe de Matignon, l’État est sorti de sa neutralité et a transgressé l’esprit de l’accord de Nouméa, que tous les gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche, avaient respecté jusque-là. Il a d’abord accéléré le calendrier, en imposant la tenue du troisième référendum en décembre 2021, soit au beau milieu de la campagne présidentielle française, et cela sans l’assentiment de tout un pan de la mouvance indépendantiste.

En juillet 2021, le gouvernement a ensuite diffusé un document officiel sur les conséquences du vote, dans lequel sa partialité en faveur des loyalistes était évidente : le oui à l’indépendance était présenté comme synonyme de cataclysme général, alors que le non apparaissait comme la seule voie de la sécurité et de la sagesse. Ce document ne tenait aucun compte des différentes formes de recouvrement de souveraineté explorées par les indépendantistes kanak, en particulier celle de l’indépendance-association, solution reconnue par l’ONU et permettant une forme de partenariat étroit entre deux États souverains sans rupture, mais sans sujétion coloniale non plus.

En quoi l’irruption du Covid a-t-elle encore compliqué la situation ?

B. T. Le Covid n’est arrivé dans l’archipel qu’en septembre 2021, mais il a fait beaucoup de victimes chez les Kanak et les Océaniens. Tous les indépendantistes ont alors demandé le report du référendum, le temps pour les familles d’enterrer leurs morts et de respecter la période de deuil coutumier. Dans une situation aussi tragique, les indépendantistes kanak ne pouvaient envisager de faire campagne dans les tribus, les villages et les familles endeuillés, comme ils l’avaient prévu, pour aller convaincre les derniers abstentionnistes d’aller voter.

Le Covid n’est arrivé dans l’archipel qu’en septembre 2021, mais il a fait beaucoup de victimes chez les Kanak. Tous les indépendantistes ont alors demandé le report du référendum de quelques mois. Face au refus du gouvernement, ils ont finalement appelé à l’abstention.

Face au refus du gouvernement de repousser la date de quelques mois, ils ont finalement décidé d’appeler à l’abstention. Le référendum s’est donc soldé par l’écrasante victoire du non, à 96 % des votants, mais avec un taux de participation de 44 %. Le peuple kanak colonisé n’a pas participé à ce scrutin d’autodétermination, ce qui politiquement le vide de tout son sens. L’État a néanmoins considéré qu’il n’y avait rien à redire à ce processus et que la séquence prévue par l’accord de Nouméa était désormais close. À partir de là, le contrat de confiance entre les indépendantistes et l’État, élaboré patiemment depuis 1988 avec Michel Rocard, a été rompu et la situation a commencé à déraper.

L’accord de Nouméa prévoyait qu’en cas de trois victoires du non, les parties prenantes se retrouvent et discutent d’un nouvel un accord politique. Mais les indépendantistes se méfient désormais des stratégies du gouvernement français, ce qui rend les discussions très difficiles. Et trop lentes aux yeux du gouvernement français, qui a décidé de précipiter les choses en dégelant le corps électoral en vue des prochaines élections provinciales, prévues à la fin de cette année.

Pourquoi ce dégel précipité du corps électoral a-t-il mis le feu aux poudres ?

B. T. Parce que toucher au corps électoral sans accord local revient pour les indépendantistes à déterrer la hache de guerre. L’accord de Nouméa de 1998 est un accord de décolonisation – le mot est dans le texte – négocié par l’État, les indépendantistes et les loyalistes.

L’accord de Nouméa est un accord de décolonisation – le mot est dans le texte – négocié par l’État, les indépendantistes et les loyalistes. Dans ce cadre, seules les personnes concernées par ce processus de décolonisation, soit tous les citoyens français présents dans l’archipel avant 1998 et leurs descendants, ont le droit de voter aux élections provinciales.

Dans ce cadre, seules les personnes concernées par ce processus de décolonisation, soit tous les citoyens français présents dans l’archipel avant 1998 et leurs descendants, ont le droit de voter aux élections provinciales qui déterminent le Congrès de Nouvelle-Calédonie et le gouvernement local. C’est la constitution de ce corps électoral dit « gelé » qui représente le socle de la « citoyenneté calédonienne » créée par l’accord de Nouméa, par laquelle passe le processus de décolonisation. Remettre en cause cet élément central de l’accord de Nouméa en dehors d’un accord global, c’est donc remettre en cause, aux yeux des Kanak, le processus même de décolonisation.

D’autant que de nouveaux arrivants ont continué d’affluer sur l’île, mettant la population kanak encore plus sous pression…

B. T. De fait, de nouveaux habitants ont continué de s’installer dans l’archipel depuis 1998, principalement des Français de Métropole attirés par un meilleur cadre de vie. Le problème, c’est qu’avec le temps, la politique du fait accompli s’est peu à peu imposée : ces personnes, même si elles n’ont pas conscience individuellement de poursuivre un mouvement de colonisation de peuplement, ont commencé à protester contre le fait d’être résidentes, de payer des impôts et de ne pas avoir le droit de vote. Elles se sont réunies en association et se sont fait entendre de plus en plus fort. Les Kanak, qui représentent aujourd’hui 41 % de la population, ont perçu ce mouvement comme la volonté de l’État de les mettre en minorité. Or cela reste leur hantise : finir comme les Aborigènes d’Australie, qui ne représentent plus que 4 % de la population australienne sans plus aucun poids dans la vie politique et sociale.

Cela étant, tout le monde est d’accord aujourd’hui pour établir un nouveau code de la citoyenneté calédonienne. Les indépendantistes eux-mêmes ont proposé d’instaurer une forme de droit du sol pour tous les natifs : les personnes nées en Nouvelle-Calédonie de parents non calédoniens arrivés après 1998, deviendraient automatiquement des citoyens calédoniens. Mais cette refonte de la citoyenneté ne peut se faire, selon eux, qu’à deux conditions : qu’elle soit le résultat d’un débat entre Calédoniens, et non pas un fait imposé depuis Paris selon ce qu’ils perçoivent comme une logique de domination coloniale d’un autre temps ; et qu’elle soit discutée dans le cadre d’un accord politique global, et non comme un préalable à la négociation de cet accord, comme veut le faire le gouvernement.

Depuis 1988 et les accords de Matignon, la représentation politique des Kanak a néanmoins progressé…

B. T. C’est vrai pour la province Nord et la province des îles Loyauté, où les indépendantistes sont au pouvoir. Mais ils sont d’accord pour trouver des compromis et, dans ces provinces, les Européens savent qu’ils sont inclus dans le projet d’émancipation progressive et négociée, de même qu’ils savent qu’on ne peut pas faire le pays contre les Kanak, mais avec eux. C’est l’esprit de l’accord de Nouméa, officialisé par l’expression de « destin commun ».

Le problème, c’est que ce projet de destin commun n’a guère été entrepris dans l’agglomération de Nouméa. Depuis le partage, en 1988, du territoire en trois provinces, dirigées chacune par une Assemblée – province du Sud qui englobe Nouméa, province du Nord et province des îles Loyauté – les loyalistes se sont en quelque sorte repliés sur leur fief, c’est-à-dire le Sud et la capitale, sans vraiment jouer le jeu de ce projet de citoyenneté et de destin commun. À tel point que dans certains quartiers, les Kanak ne sont pas franchement les bienvenus. Certains se demandent même parfois si l’on n’a pas affaire à des logiques d’apartheid qui ne disent pas leur nom.

Les Kanak sont-ils nombreux à Nouméa ?

B. T. Depuis les accords de Matignon de 1988, il y a eu un afflux massif de Kanak dans la capitale, mais ce fait social majeur est demeuré un point aveugle du débat politique. À l’heure actuelle, la moitié de la population kanak vit dans l’agglomération nouméenne. On trouve en son sein des personnes de différentes classes sociales, et notamment des familles très pauvres plutôt installées en périphérie. Des quartiers d’habitats spontanés se sont créés, qu’on appelle localement des « squats » et au sein desquels une véritable réorganisation communautaire et villageoise s’est peu à peu mise en place. Ce sont des sortes de tribus qui se sont reformées, avec leur hiérarchie et leurs instances de décision… mais avec un mode de vie urbain.

La moitié de la population kanak vit dans l’agglomération nouméenne, où des quartiers d’habitats spontanés se sont créés. Ces Kanak estiment être les sacrifiés des accords et éprouvent un sentiment de dépossession à la fois sociale et coloniale d’autant plus fort que c’est à Nouméa qu’arrive le flot continu de Métropolitains, qui s’installent pour la plupart dans des quartiers comparables à la Côte d’Azur.

Pendant des années, les gens vivant dans ces endroits ont demandé à ce qu’on les aide à viabiliser ces quartiers, à y installer l’eau et l’électricité, mais les pouvoirs publics ont longtemps fait la sourde oreille, percevant cette présence kanak comme une menace diffuse.

Ce discours anti-squats s’est répandu un peu partout, y compris chez certains Kanak traditionnalistes des zones rurales, qui ne comprennent pas ces Kanak qui vont, disent-ils, se perdre à Nouméa. Ce discours culturaliste conservateur kanak n’a pas aidé à prendre en compte le fait kanak urbain. Il y a donc eu un double mouvement contradictoire : le repli politique des loyalistes à Nouméa, y compris les plus radicaux, alors même que cette ville devenait largement kanak. Or l’explosion de violence actuelle semble venir largement de cette population kanak urbaine marginalisée et misérable, le plus souvent invisibilisée ou stigmatisée dans le débat politique.

D’une certaine façon, ces Kanak de Nouméa estiment être les sacrifiés des accords et éprouvent un sentiment de dépossession à la fois sociale et coloniale d’autant plus fort que c’est à Nouméa qu’arrive le flot continu de Métropolitains, qui s’installent pour la plupart dans des quartiers comparables aux villes de la Côte d’Azur. À mon sens, ce contentieux colonial toujours très vif à Nouméa, contrairement au reste du pays, explique en grande partie l’intensité des violences actuelles et leur concentration dans l’agglomération.

Cette forte présence kanak à Nouméa ne peut-elle pas peser sur le corps électoral en faveur des indépendantistes ?

B. T. Le rapport de forces pourrait en effet évoluer, mais en réalité personne n’y a intérêt au sein du personnel politique. Les loyalistes au pouvoir dans le sud n’ont évidemment aucune envie que cette population kanak urbaine pèse dans les équilibres électoraux à Nouméa. Quant aux partis indépendantistes kanak, ils sont fortement divisés et se livrent à une intense concurrence électorale dans les provinces du Nord et des îles, où les loyalistes sont très minoritaires. Dès lors les principaux partis indépendantistes ont tout intérêt à ce que les Kanak partis vivre à Nouméa restent inscrits sur les listes électorales de leurs provinces d’origine, au Nord et dans les îles. Tout cela minimise le poids électoral des Kanak dans le sud et dans la capitale.

La situation économique entre-t-elle en jeu dans ces oppositions politiques ?

B. T. Depuis 1988 et les accords de Matignon, les Kanak poursuivent l’objectif de créer les conditions économiques et sociales d’une autonomie viable, qui s’est traduit par un important effort de scolarisation, de formation de cadres et d’investissement dans l’industrie du nickel pour financer les programmes de développement et d’autodétermination (la Nouvelle-Calédonie possède un quart des réserves mondiales de nickel, Ndlr).

Dans la crise dramatique que traverse ce secteur, les indépendantistes s’interrogent sur le rôle joué par l’Etat français. À travers son plan de relance, dit « pacte nickel », celui-ci semble en effet vouloir remettre en cause la « doctrine nickel » locale, à savoir la transformation du minerai sur place, plus rentable que la vente de minerai brut. Cela constitue aux yeux des indépendantistes une nouvelle entrave à leur stratégie et risque de rendre la situation tout aussi explosive, même une fois le calme revenu dans l’archipel. ♦

À lire sur notre site
Nouvelle-Calédonie : 165 ans d’une histoire mouvementée

05.06.2024 Francis Lecompte

Notes

  • 1. Chercheur à l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux Sciences sociales, Politique, Santé (Iris, unité CNRS/EHESS/Inserm/Université Sorbonne Paris Nord).

https://lejournal.cnrs.fr/

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06 juin 2024 ~ 0 Commentaire

Vénnézuela (LRLP)

glacier

Le Vénézuela, premier pays du monde

à perdre la totalité de ses glaciers

Selon les scientifiques, la limitation du réchauffement des températures terrestres à 1,5°C en 2100 entraînerait la fonte de 49% des glaciers du monde. À 4°C, 83% d’entre eux disparaîtront.

Le glacier de la Corona n’est plus. Ce dernier survivant de glace, désormais visible sous la forme d’une fiche couche de neige et de glace et niché dans la cordillère des Andes vénézuéliennes, est condamné à disparaître définitivement, dans les années à venir, malgré toutes les tentatives des scientifiques pour le sauver. Ainsi, le Vénézuela devient le premier pays au monde à avoir perdu la totalité de ses glaciers, victimes du réchauffement climatique.

Seulement 2 hectares de superficie

Il était ce que l’on appelle un glacier tropical. Situé à 4 940 mètres d’altitude sur le pic Humboldt, près de l’Équateur, il n’est aujourd’hui plus qu’une fine couche de neige et de glace de 2 hectares à peine, quand il en atteignait autrefois 450.

À ce titre, cet ancien géant blanc ne peut même plus prétendre à faire partie de la famille des glaciers. En effet, ces derniers doivent nécessairement mesurer au moins 10 hectares pour être considérés comme tel selon les normes scientifiques internationales.

Alors, pour tenter de sauver ce qu’il en reste et limiter l’impact du soleil, le gouvernement vénézuélien a bien essayé de recouvrir la surface restante à l’aide… de bâches en plastique. Une solution de façade, puisqu’elle n’empêchera pas, à terme, la disparition du glacier, et pourrait même devenir néfaste pour l’environnement avec un éventuel dépôt de micro-particules.

Une ressource menacée

Et la disparition définitive de ce dernier glacier du Vénézuela dans les prochaines années n’augure rien de bon pour la suite des événements et des conséquences tangibles du réchauffement climatique. En effet, les glaciers tropicaux, comme beaucoup d’autres piliers de nos écosystèmes, permettent de prendre le pouls de la santé du climat. Aujourd’hui, tous sont en train de s’éteindre doucement.

Pour rappel, selon les scientifiques, la limitation du réchauffement des températures terrestres à 1,5°C en 2100 entraînerait la fonte de 49% des glaciers du monde. À 4°C, 83% d’entre eux disparaîtront.

Et le crépuscule de ces glaciers risque évidemment d’engendrer des difficultés d’approvisionnement en eau potable des populations qui en sont dépendantes, mais pas seulement. Ils alimentent les fleuves, abritent une biodiversité, permettent l’irrigation pour l’agriculture mais aussi l’apport en eau pour de nombreuses énergies.

L’exemple du  Vénézuela ne restera malheureusement pas inédit si la courbe d’accélération du réchauffement climatique, à défaut d’être inversée, n’est pas stabilisée d’urgence.

Sources : « Le Venezuela perd son dernier glacier, un « symbole » des conséquences du réchauffement climatique », France 24, 04/06/2024 / « Réchauffement climatique : le Venezuela devient le premier pays au monde à perdre tous ses glaciers », France Info, 05/06/2024

https://lareleveetlapeste.fr/

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03 juin 2024 ~ 0 Commentaire

Foulards Verts (Côté Brest)

panuelo
Depuis samedi 1er juin 2024, trois statues de Brest portent des foulards verts, dont celle de Kosan Pan, dans le bas de Siam.

Pourquoi des foulards verts ont été installés sur trois statues à Brest ?

Samedi 1er juin, trois statues de Brest ont été habillées de foulard vert. Il s’agit d’une opération en faveur de la prise en charge de l’IVG par l’Union européenne.

Samedi 1er juin 2024, trois statues, installées à Brest, ont été ornées d’un foulard vert : Fanny de Laninon à Recouvrance, le buste de Kosa Pan ( ancien roi du Siam) situé boulevard Jean-Moulin, bas de Siam, et la stèle pour Jean Cras érigée au cours Dajot.

Cette initiative, menée dans de nombreuses villes de France, s’inscrit dans le cadre de la campagne européenne Ma voix mon choix revendiquant la prise en charge de l’IVG (Interruption volontaire de grossesse) par l’Union européenne.

Un symbole en Argentine

Cette opération s’inscrit dans la continuité de l’action menée à Madrid où des foulards verts avaient fait leur apparition sur les statues de la capitale. « Le foulard vert a été érigé en symbole du droit à l’avortement en Argentine en 2003, puis repris partout en Amérique du Sud, diffusé en Irlande, en Pologne », rappelle une militante.

Pour elle, « les résonances qui se constituent entre les féministes de l’ensemble des pays autour de la question de l’avortement sont un élément central de la lutte qui se joue lors de ces élections européennes et s’affiche dans les villes, contre l’extrême droite et pour les droits des femmes et des personnes minorisées. »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Foulard_vert

Amélie Thomas

https://actu.fr/bretagne/brest

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25 mai 2024 ~ 0 Commentaire

IRAN (Genève)

IRAN (Genève) dans Altermondialisme Synd

Rassemblement de solidarité à Genève avec les syndicalistes et enseignant·e·s d’Iran, vendredi 7 juin

A l’occasion de la Conférence internationale du travail de l’OIT (Organisation internationale du travail), les organisations syndicales signataires appellent à un rassemblement devant le siège des Nations Unies à Genève, le vendredi 7 juin 2024.

Elles entendent ainsi dénoncer la nouvelle campagne de répression entreprise par les autorités de la République islamique d’Iran, et notamment:

  • le nombre effrayant d’exécutions capitales, dont plus de soixante rien que pendant les deux dernières semaines du mois d’avril;
  • la poursuite de la répression de femmes refusant de porter le voile.

Nous protestons également contre la venue annoncée à la Conférence internationale du travail de personnes désignées par le régime pour représenter les salarié·e·s.

La République islamique d’Iran a refusé de ratifier de nombreux textes fondamentaux de l’OIT, dont ceux concernant la liberté de constituer des syndicats, la protection du droit syndical et la négociation collective (Conventions 87 et 98 de l’OIT).

Rien ne justifie néanmoins que l’Iran agisse en contradiction avec ces normes. En effet, la Déclaration de 1998 «oblige les Etats Membres à respecter et à promouvoir» ces dispositions, «qu’ils aient ou non ratifié les conventions correspondantes».

Et cela d’autant plus que l’Iran siège officiellement dans certaines instances de l’OIT.

L’Iran est par ailleurs signataire de deux traités internationaux protégeant notamment le droit de constituer des syndicats, de s’y affilier et de rencontrer des syndicalistes d’autres pays:

  • Pacte international (ONU) relatif aux droits civils et politiques (PIDCP/ICCPR), article 22;
  • Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC/ICESCR), article 8.

Le régime réprime néanmoins des dizaines de personnes agissant dans le cadre de ces deux textes signés par l’Etat iranien.

Nous organisons un rassemblement:

Vendredi 7 juin 2024, à partir de 12h à Genève devant le Palais des Nations – «La Chaise»
– contre la répression généralisée du régime iranien,
– pour soutenir les personnes arrêtées, dont notamment les syndicalistes et les enseignant·e·s,
– pour exiger leur libération immédiate.

Confédération française démocratique du travail (CFDT)-France,
Confédération générale du travail (CGT)-France,
Fédération syndicale unitaire (FSU)-France,
Union syndicale Solidaires-France,
Union nationale des syndicats autonomes (UNSA)-France,
Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS)–Suisse,
Syndicat SSP enseignement Genève –Suisse.

https://alencontre.org/

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23 mai 2024 ~ 0 Commentaire

La Brèche (NPA)

rencontre_gaudichaud

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22 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Juifs et Gaza (ESSF)

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Les juifs et juives aux États-Unis à l’heure de la guerre à Gaza

Warren Montag est professeur des Humanités à Occidental College, une université de la région de Los Angeles. Ses études portent notamment sur la pensée de Spinoza et d’Althusser.

ContreTemps : Une partie de l’opinion publique française pense, soit par ignorance, soit dans la logique d’idées antisémites, que le soutien américain à Israël est dû au poids énorme de ce qu’ils appellent le « lobby juif » aux États-Unis. Or, tout le monde a remarqué que l’état d’esprit de la population juive des États-Unis à l’égard d’Israël est en pleine évolution. De quand date ce changement ?

Warren Montag : C’est une histoire compliquée, mais avant de l’aborder une clarification sur la question du « lobby juif » et du contrôle juif de la politique étrangère américaine s’impose.

L’explication de la politique étrangère américaine en tant qu’instrument d’un pouvoir juif est une conception erronée à tous points de vue. L’idée que les nations impérialistes sont dirigées par de petites entités essentiellement étrangères agissant en secret est non seulement absurde d’un point de vue empirique, mais incarne aussi une approche grossièrement réductrice de la politique, le plus souvent liée à l’une des nombreuses théories du complot qui confèrent aux juifs des pouvoirs surnaturels de tromperie et de manipulation.

Lorsque, comme cela n’est que trop prévisible, « l’entité étrangère » ou « l’ennemi de l’intérieur » se trouve être la communauté juive ou simplement « les juifs », l’erreur théorique relève de l’antisémitisme, pour la satisfaction de forces très différentes et souvent opposées.

Pour que les juifs jouent le rôle que leur assignent ces théories, ils devraient être capables de penser (élaborer des stratégies, conspirer et comploter) et d’agir comme un seul homme. Dans cette perspective, les apparentes différences politiques et culturelles internes à la communauté juive seraient expliquées comme des épiphénomènes au regard d’une communauté unie par le sang et façonnée par deux millénaires de haine implacable du monde non-juif.

L’unité supposée de la communauté juive américaine n’a jamais existé ; la population juive a toujours été extrêmement hétérogène, linguistiquement, culturellement et politiquement.

Même les formes d’observance religieuse variaient de manière significative. Par apport à cette diversité, le sionisme a consisté en une tentative d’homogénéisation, militant pour que les langues et les cultures du « ghetto », et surtout des juifs parlant le yiddish, la majorité (avant la Seconde Guerre mondiale), tout comme les diverses cultures des juifs iraniens, marocains, d’Asie centrale, soient abandonnées en faveur de l’hébreu et laisse la place à une nouvelle culture israélienne qui se présentait comme un retour à un passé mythique.

Ces efforts sionistes se sont heurtés à une forte résistance ; même la question de savoir ce qui fait d’un juif un juif, et quelles formes d’observance devaient être intégrées dans le droit civil, n’a pas été résolue.

Mais le fantasme d’un parti des juifs, secret homogène, uni et discipliné, n’est pas seulement faux et invoqué au service de la haine, il aboutit aussi à absoudre l’impérialisme américain (et tous les autres impérialismes) de toute responsabilité pour ses guerres, son pillage des ressources mondiales et la richesse qu’il a accumulée au prix de la misère de la classe ouvrière internationale, toutes choses qui sont maintenant attribuées aux juifs.

Les conséquences de cette position sont assez claires : la dernière décennie a vu un renouveau rapide et généralisé des déclarations exterminationnistes, telles que celles qui figurent sur les teeshirts portés par un certain nombre de partisans de Trump lors de l’occupation du Capitole à Washington le 6 janvier 2021 : « 6MWE », acronyme de « six millions, ce n’était pas assez ».

Aux États-Unis, la population juive n’a jamais été aussi divisée politiquement qu’aujourd’hui, et au centre de cette division se trouve non seulement la conduite d’Israël dans la guerre actuelle contre Gaza, mais plus fondamentalement la question du sionisme.

Une minorité significative de juifs (principalement ceux âgés de moins de quarante ans) constate une différence notable entre le sionisme qui leur a été enseigné et le sionisme réellement existant de l’État israélien.

Il ne s’agit plus (en fait, il ne s’est jamais agi) d’un sionisme fondé sur l’Exode et la Délivrance de la Maison de servitude, mais d’un sionisme, comme Netanyahou nous l’a récemment rappelé, dont l’inspiration est tirée de l’histoire des Amaléchites du Livre I Samuel 15 : 3 : « Maintenant, allez frapper Amalech, et détruisez tout ce qu’ils ont, sans les épargner ; tuez hommes et femmes, enfants et nourrissons, bœufs et moutons, chameaux et ânes ».

Cela a conduit une nouvelle génération de juifs à déclarer leur soutien à la cause palestinienne non pas en dépit de leur judéité, mais à cause d’elle.

lundi 13 mai 2024 BARZMAN John, MONTAG Warren (Extrait)

https://www.europe-solidaire.org/

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21 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Réunification (FR3)

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Alors que la Redadeg passe à Nantes, le débat sur la réunification bretonne toujours aussi présent

Chaque année, la Redadeg, grande course à pied qui sillonne les cinq départements de la Bretagne historique, promeut le breton et soutient l’enseignement de la langue. Plus de 15 000 personnes y participent, au moins sur un kilomètre. Parti de la pointe du Raz vendredi, le relais est arrivé à Nantes aujourd’hui, après 2 222 km. Et l’on reparle de réunification bretonne.

Les coureurs de la Redadeg sont arrivés ce lundi 20 mai au matin, vers 9 heures à Nantes. Ils sont entrés dans la métropole nantaise par Saint-Herblain, où se situe un collège Diwan.
Le breton, c’est le cœur de la Redadeg. À chaque instant, par des associations, avec des élèves de l’école, la langue bretonne est mise en avant.

Cap sur Rennes ce mardi 21 mai

Quoi de plus symbolique que la place de Bretagne, où les associations culturelles attendent de pied ferme les coureurs. Ces derniers ont sillonné le centre-ville de Nantes avant de prendre le chemin de Redon. Puis, ils mettront le cap sur Rennes où ils arriveront ce mardi matin, 21 mai.

Et l’on reparle de « réunification de la Bretagne historique »

La Redadeg passe systématiquement à Nantes. C’est symbolique, puisque la capitale historique de la Bretagne ne se situe (toujours) pas en Bretagne administrative.

Pourtant, les partisans de la Réunification de la Bretagne historique – selon leurs propres termes – en appellent à un référendum.

« Nous voulons voter ! », clament-ils.

La réunification, un serpent de mer

Des manifestations, il y en a eu depuis les années 70. Avec comme argument principal l’histoire et la présence du château des ducs de Bretagne à Nantes. Pour Alan Stivell, c’était déjà évident, la Bretagne compte 5 départements.

En 2014, alors que le gouvernement d’Emmanuel Valls réfléchit au redécoupage des régions françaises, plus de 25 000 personnes défilent à Nantes derrière les lettres R-E-U-N-I-F-I-C-A-T-I-O-N. Mais François Hollande tranche finalement pour le statu quo.

L’association Bretagne Réunie, actrice principale de ce combat, se saisit alors de la loi Notre de 2015, qui permet à 10% des électeurs d’un département de demander l’organisation d’un référendum pour rejoindre une autre région. Fin 2018, elle dépose au conseil départemental de Loire-Atlantique une pétition signée par 105 000 habitants. L’initiative reste là aussi sans suite.

Depuis, le conseil régional de Bretagne et de nombreuses collectivités ont voté des vœux demandant un vote et les mobilisations symboliques se suivent. En 2022, on déploie par exemple le plus grand drapeau gwen-ha-du au monde au pied du château des ducs.

Le combat se poursuit

Le 3 juin prochain, à l’initiative d’élus de la ville de Nantes, l’ensemble des collectivités territoriales ayant formulé un vœu pour le rattachement se retrouveront.
L’objectif : lancer un débat citoyen qui pourrait bien déboucher sur un référendum.

  Benoit Levaillant 20/05/2024

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17 mai 2024 ~ 0 Commentaire

BREST

pique n

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10 mai 2024 ~ 0 Commentaire

Cholera (AEL)

comores

Mayotte : de quoi l’épidémie de choléra est-elle le nom ?

Mayotte, 101e département français, enregistrait 37 cas de choléra au 1er mai. Entre crise majeure de l’accès à l’eau potable, extrême précarité, système de santé effondré, et une police qui multiplie la chasse aux sans-papiers comoriens autour des points d’eau et des rares structures sanitaires, tout concourt à l’émergence d’une épidémie massive de choléra.

Le choléra est une maladie des eaux souillées par des selles infectées, qui causent diarrhée et déshydratation parfois mortelle. Des mesures d’hygiène simple peuvent éviter sa propagation, et un traitement rapide ses complications. Voilà pour la théorie.

Car dans la pratique c’est toujours sur fond de grande précarité économique et sanitaire, de difficultés d’accès à l’eau potable, de systèmes de solidarité effondrés par la guerre ou la misère que le choléra se développe, comme à Haïti ou au Yémen.

Sans oublier le rôle du réchauffement climatique, entre inondations qui contaminent les points d’eau et sécheresses qui concentrent les populations les plus fragiles. Un vaccin existe, mais faute d’investissements, il est partout dans le monde en pénurie alors que le nombre de cas et le nombre de pays touchés explosent dans le monde.

Crise coloniale, sociale et migratoire

À Mayotte, le développement du choléra est au croisement de la crise sociale et coloniale de l’eau et de la crise migratoire. L’épidémie est arrivée à Mayotte via des immigréEs des Comores, où le choléra a déjà fait plus de 60 morts.

Ces sans-papiers, parquéEs dans des bidonvilles sans sanitaires et sans eau potable, sont traquéEs par la police de Darmanin qui multiplie les contrôles autour des points d’eau et des structures de santé, privant les migrantEs illégaux d’accès à une eau non souillée et aux soins rapides, ce qui favorise la diffusion.

Face au refus de la puissance coloniale française d’investir dans le système de santé, une partie de la population mahoraise interdit physiquement aux ComorienNEs l’accès aux centres de santé.

Croyant défendre leur santé en excluant celle des autres, ils ne font que faciliter l’explosion du choléra. MahoraisEs ou ComorienNEs illégaux sont dans le même bateau face au choléra. Darmanin doit retirer sa police. L’État français doit garantir l’égalité des droits aux MahoraisEs et aux sans-papiers, notamment en matière de santé et d’accès à l’eau potable.

Santé et droits sociaux oubliés

À Mayotte, la crise de l’eau vient de loin. 30 % des logements sont sans eau courante, 60 % sont dépourvus du confort sanitaire de base ! Mayotte n’intéresse l’État français que parce qu’il lui permet de contrôler un large espace maritime dans l’océan Indien. Mais le colonialisme n’a que faire de la santé et des droits sociaux des populations.

Depuis septembre 2023, les 300 000 habitantEs de l’île sont privéEs d’eau du robinet deux jours sur trois, sur fond de modification du climat, avec 40 % de précipitations en moins par rapport à une année normale. Sur l’île, l’eau potable vient à 80 % de l’eau de pluie stockée dans deux retenues collinaires.

Ces deux bassins sont quasiment vides. Pourtant depuis 2009, la construction d’une troisième retenue d’eau, qui aurait doublé les capacités de stockage, est en discussion. Une enquête de Blast montre qu’elle est au point mort depuis 15 ans ! Le terrain appartient à une grande famille mahoraise, les Bamana, que l’État français veut d’autant moins exproprier que cette famille a été le fer de lance du rattachement de Mayotte à la France ! Intérêts coloniaux et des grands propriétaires se rejoignent.

Informer, isoler et traiter

Vaincre le choléra à Mayotte ne se fera pas contre les sans-­papiers et les plus pauvres, mais bien avec eux. Darmanin doit retirer sa police de l’opération « Place nette ». Elle doit être remplacée, comme à Haïti qui a vaincu l’épidémie de choléra, par des équipes mobiles d’urgence de travailleurEs de santé communautaire pour mobiliser les populations les plus fragiles, souvent sans-papiers, pour informer, dépister, isoler et traiter rapidement les cas de choléra.

Comme le soulignent l’Unicef, la Cimade, la Fondation Abbé-Pierre et Médecins du Monde, « les mesures sécuritaires sont incompatibles avec la lutte contre le choléra ». Elles exigent « liberté de circulation, droit au logement, accès à l’éducation, la santé et un environnement sain ».

Tout l’opposé de la politique néo­coloniale et policière de la France.

Frank Prouhet 10 mai 2024

https://www.afriquesenlutte.org/

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