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20 février 2019 ~ 0 Commentaire

fortuna (audierne)

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19 février 2019 ~ 0 Commentaire

maduro (npa 34)

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Ces organisations ne prennent pas une position équilibrée 

Si, avec les signataires, on peut dénoncer le coup d’état du président autoproclamé Guaido et les manœuvres et menaces de l’impérialisme américain ainsi que les soutiens européens et français dont bénéficie ce politicien de droite, ce n’est pas rendre service aux vénézuélens que de soutenir de fait le régime de Maduro.

Et c’est ce que font les signataires de cet appel en occultant le désastre économique présent au Venezuela, l’inflation insoutenable, la fuite d’anciens responsables chavistes, la faim qui y sévit et l’exode massif de la population, en occultant que ce régime est celui de l’armée et de la bourgeoisie bolivarienne qui s’est formée sous Chavez.

Ces catastrophes humaines et démocratiques ne seraient dues qu’à l’action de l’impérialisme américain. Il s’agit là d’une vision « campiste » héritée du stalinisme selon laquelle toutes les nations devraient lutter ensemble contre un danger principal, vision conduisant à s’allier avec ou à ménager des dictatures.

Par la même occasion, on s’évite ainsi de faire le bilan des révolutions bolivariennes et en particulier celui d’Hugo Chavez. Un régime Chavez qui a utilisé la manne pétrolière pour sortir une partie de la population de la pauvreté, mais est resté dans l’extractivisme, sans développer les industries et l’agriculture, et n’a que très partiellement rompu avec le capitalisme sans donner le pouvoir à la population.

http://npaherault.blogspot.com/

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19 février 2019 ~ 0 Commentaire

dominique vidal (fr3 france-info)

« Je ne crois pas qu’une loi pénalisant l’antisionisme soit réalisable parce qu’en France le délit d’opinion n’est pas interdit. Quand bien même cette loi serait adoptée, le Conseil constitutionnel la stopperait, car elle remettrait en cause la liberté d’expression », assure Dominique Vidal, auteur du livre Antisionisme = antisémitisme ?

« L’amalgame qui est fait n’a pas de sens. l’antisémitisme est un délit comme tous les racismes et puis vous avez la critique d’une idéologie, d’un mouvement politique. Imaginez que demain les communistes demandent l’interdiction de l’anticommunisme, les gaullistes de l’antigaullisme… », développe l’historien.

« Il ne faut pas affoler les juifs » de France

Pourtant, des députés ont une autre lecture et demandent l’interdiction de l’antisionisme. « De toute évidence, nous n’avons pas la même connaissance de l’histoire des juifs, de l’antisé-mitisme et de l’antisionisme. La majorité des juifs n’ont pas été vivre en Israël. Ceux-là sont-ils antisémites ? », explique Dominique Vidal.

« Ce qui me préoccupe surtout, c’est la montée de l’antisémitisme. Il faut le combattre avec intransigeance et sang-froid. Il ne faut pas affoler la population juive« , affirme-t-il. Et de conclure : « J’espère que la manifestation mardi 19 février montrera la capacité de la société française à refuser tous les racismes ».

https://www.francetvinfo.fr/

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Pénalisation de l’antisionisme 

« On met le doigt dans un processus totalitaire » avec un retour du délit d’opinion

franceinfo : Pensez-vous que l’antisionisme doive être condamné au même titre que l’antisémitisme ?

Dominique Vidal : Je ne crois pas, je crois que d’un côté il y a un délit, l’antisémitisme comme toutes les formes de racisme, et de l’autre il y a une opinion que l’on peut partager ou qu’on peut critiquer, mais qui n’est qu’une opinion et ça fait partie de la liberté d’opinion en France.

L’antisionisme est le fait de critiquer la pensée de Theodor Herzl, le fondateur du mouvement sioniste, pour qui d’une part les juifs ne pouvaient pas s’assimiler, s’intégrer dans les sociétés dans lesquelles ils vivent et donc, secondement, il fallait un État pour que tous puissent s’y rassembler. De toute évidence, l’histoire a montré que ce n’était pas ainsi.

D’ailleurs, la majorité des juifs ne vivent pas en Israël, il y en a 6 millions et il y en a 10 millions ailleurs dans le monde. (…) Imaginez, pour être sur la même longueur d’ondes, que les commu-nistes demandent l’interdiction de l’anticommunisme, les gaullistes l’interdiction de l’anti-gaullis-me, les libéraux l’interdiction de l’altermondialisme. On voit bien qu’on met le doigt dans un processus totalitaire. Il y a matière à débat, il y a des gens qui approuvent la politique d’Israël, d’autres qui la récusent, qui la condamnent, c’est tout à fait normal dans un pays comme le nôtre qu’on puisse avoir ce débat et un débat qui porte aussi sur les fondements théoriques de tout cela, c’est-à-dire la pensée du mouvement sioniste.

Alain Finkielkraut a-t-il été visé par une attaque antisémite, selon vous ?

Évidemment que c’est une forme d’antisémitisme, une provocation grossière et ceux qui s’y sont livrés méritent d’être poursuivis par la justice. On ne peut pas faire semblant de camoufler l’antisémitisme derrière des paroles antisionistes. Évidemment qu’il faut les condamner. Nous avons des lois antiracistes, la loi de 1881, la loi de 1972, nous avons aussi un Code pénal, nous avons la loi de 1993 contre le négationnisme. Il y a tout un arsenal qui mérite d’être utilisé, mais c’est surtout dans la bataille d’idées qu’il faut faire reculer ces horreurs. Mais, pour être honnête, qui peut s’étonner que dans la France d’aujourd’hui on entende de telles choses lorsqu’on sait que l’extrême droite a fait 33,3% au second tour de la dernière élection présidentielle.

Y a-t-il un regain de l’antisémitisme en France ?

J’entends les chiffres qui ont été donnés. Je constate que nous avions, en 2015, 800 actes de violence antisémite et que nous en avons 541 en 2018. Par rapport à 2015, c’est une diminution. Par rapport à 2016, où les choses avaient reculé, c’est une augmentation. Il faudrait en savoir plus sur ce chiffre qui a été donné [par le gouvernement] de 74% [de hausse des actes antisémites en 2018] pour pouvoir porter une analyse sérieuse.

La seule chose que je voudrais signaler, parce qu’elle me paraît très importante, c’est que depuis plusieurs années, on fait porter aux jeunes issus de l’immigration le poids d’un antisé-mitisme nouveau qui serait le leur. De toute évidence quand on tague « Juden », juif en allemand, sur la vitrine d’un magasin de bagels, ou bien qu’on dessine une croix gammée sur le visage de Simone Veil, on est vraiment dans le vieil antisémitisme bien français.

Alors que certains députés proposent de pénaliser l’antisionisme au même titre que l’antisé-mitisme, le journaliste et historien Dominique Vidal évoque le risque que pourrait représenter la création d’un délit d’opinion. Selon lui, l’arsenal juridique français est suffisant. Avec la propo-sition de certains députés pour pénaliser l’antisionisme au même titre que l’antisémitisme, après les injures antisémites adressées à Alain Finkielkraut,  »on met le doigt dans un processus tota-litaire » avec un retour du délit d’opinion, analyse lundi 18 février sur franceinfo le journaliste et historien Dominique Vidal, auteur de Antisionisme = antisémitisme ? Réponse à Emmanuel Macron.

18/02/2019

https://www.francetvinfo.fr/

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19 février 2019 ~ 0 Commentaire

s’unir pour ne pas subir

paese

calabria_

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17 février 2019 ~ 0 Commentaire

haïti (le-monde a-et-r cetri)

Haïti

Révolte contre la vie chère et la corruption

La crise sociale et économique qui traverse Haïti, le pays le plus pauvre d’Amérique, associée à un scandale de corruption impliquant plusieurs politiciens et grands patrons, a provoqué des mobilisations qui se poursuivent depuis le 7 février.
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Bien que ce soit l’opposition parlementaire qui ait appelé à manifester le 7 février, la révolte en cours lui échappe largement. Les jours suivants les manifestations se sont multipliées à Port-au-Prince mais aussi dans toutes les principales villes. Les activités du pays sont paralysées : blocages sur les routes, barricades dans les rues, alors qu’une grande partie des écoles, des administrations, des banques, des commerces ou des stations de carburants restent fermées.
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Revendications sociales et émeutes de la faim
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Les scènes de pillages se multiplient. Les manifestations se transforment en émeutes de la faim. Les confrontations entre les forces de l’ordre et la jeunesse des classes populaires, ont été violentes. La police utilise des grenades lacrymogènes et tire à balles réelles.
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Sept personnes sont mortes dans des affrontements, abattues par la police, alors que le président Jovenel Moïse – au pouvoir depuis deux ans – reste muré dans le silence. La colère populaire se cristallise autour de sa personne, notamment parce que l’inflation dépasse les 15 % depuis le début de son mandat. Haïti est plongé dans profonde une crise politique et les manifestants exigent la démission du président haïtien.
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Un manifestant, cité par l’AFP, explique qu’« un gouvernement qui ne peut pas donner de la nourriture et de l’eau à son peuple doit démissionner ». « Il faut aussi que la bourgeoisie se décide à ne plus accaparer toutes les richesses car nous, nous sommes plus nombreux du côté des quartiers populaires », poursuit-il.
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Deux milliards détournés
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C’est la publication d’un rapport de la Cour supérieure des comptes, fin janvier, qui a mis le feu aux poudres. Celui-ci révèle le possible détournement de deux milliards de dollars du fonds Petrocaraïbe, le programme d’aide au développement offert à Haïti par le Venezuela depuis 2008. Le rapport épingle le président lui-même en sa qualité d’ancien patron de la société Agritans ainsi qu’une quinzaine d’anciens ministres et de hauts fonctionnaires.
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Plus de 30 ans après la chute de la dictature des Duvalier, une large partie de la population d’Haïti n’a toujours pas de quoi vivre décemment : près de 60 % des 11 millions d’haïtiens vivent sous le seuil de pauvreté c’est-à-dire avec moins de 2,41 dollars par jour et près de 25 % survivent avec moins de 1,23 dollar par jour. Et la population pauvre subit la corruption d’un gouvernement au service d’une classe de riche et de grands patrons qui vit sur le dos de la majorité.
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« La barbarie n’est pas seulement un risque pour l’avenir, c’est dores et déjà une réalité pour la majeure partie de l’humanité » écrivions-nous l’année dernière. A Haïti comme à l’échelle planétaire, il n’y aura pas d’avenir sans renverser le capitalisme.
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Lire aussi:
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15 février 2019 ~ 0 Commentaire

insectes (le monde)

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La disparition accélérée des insectes

Est aussi inquiétante que celle des grands mammifères

Au rythme actuel, la plupart des insectes pourraient avoir disparu de la planète d’ici un siècle. Face à cette menace majeure sur la biodiversité, l’impuissance des autorités publiques est aussi évidente qu’accablante.

Evidemment, la menace de disparition des éléphants ou des rhinocéros des savanes africaines provoque davantage d’émotion que le déclin rapide des mouches, pucerons, fourmis ou coléop-tères sur la surface de la planète. Il n’empêche : la disparition accélérée, depuis quelques décennies, de toutes sortes d’insectes est largement aussi inquiétante – et plus problématique – que celle des grands mammifères.Tel est le cri d’alarme lancé, après bien d’autres, par des chercheurs australiens. Ils ont compilé et synthétisé quelque soixante-dix études à long terme, menées par des scientifiques du monde entier, sur l’évolution des populations d’insectes. Ce premier rapport mondial sur le sujet vient d’être publié. Ses conclusions sont impressionnantes : au total, de l’ordre de 40 % des espèces d’insectes sont en déclin continu depuis une trentaine d’années et leur taux d’extinction est beaucoup plus rapide que celui des mammifères, des oiseaux ou des reptiles.

Au rythme actuel, estiment les chercheurs, la plupart des insectes pourraient avoir disparu de la planète d’ici un siècle, si l’on n’y prend garde. Le phénomène est général puisqu’on l’observe aussi bien en Australie qu’en Allemagne, à Porto Rico qu’en France – où tout automobiliste d’un certain âge peut constater que son pare-brise n’est presque plus moucheté, comme autrefois, d’insectes écrasés.

Des conséquences catastrophiques

La belle affaire ! diront les âmes sensibles ou aseptisées, débarrassées de ces petits animaux agaçants, urticants ou piquants. Réaction à très courte vue si l’on veut bien se rappeler que les insectes sont des acteurs essentiels de la biodiversité, car ils sont à la base de très nombreux écosystèmes naturels : leur disparition ne manquerait pas d’avoir des conséquences catastro-phiques à la fois sur les autres espèces qui s’en nourrissent (oiseaux, reptiles, amphibiens, etc.) et seraient menacées à leur tour, mais aussi sur nos productions et régimes alimentaires.

Les cultures pollinisées par les insectes assurent plus du tiers de l’alimentation à l’échelle mondiale. L’exemple des abeilles est bien connu, mais il est très loin d’être le seul. Pour la communauté scientifique, l’origine de ce problème planétaire ne fait guère de doute : l’urbanisation, la déforestation et la pollution sont dévastatrices pour les insectes.

Mais, plus encore, l’intensification de l’agriculture depuis un demi-siècle et l’utilisation généralisée de pesticides, en particulier les néonicotinoïdes massivement répandus depuis une vingtaine d’années.

La France ne fait pas exception

Le cercle vicieux est redoutable : plus l’agriculture moderne utilise de pesticides pour améliorer ses rendements et nourrir l’humanité, plus elle fait disparaître les puissants mécanismes naturels de pollinisation par les insectes – et favorise, en outre, le développement d’insectes ravageurs, résistants aux insecticides et qui s’attaquent aux cultures.

Face à cette menace majeure sur la biodiversité, l’impuissance des autorités publiques est aussi évidente qu’accablante. La France ne fait pas exception, loin de là. Le plan Ecophyto, adopté en 2008, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, prévoyait de diviser par deux, en dix ans – « si possible », était-il prudemment précisé –, l’usage de pesticides.

Le constat d’échec est patent : en 2018, loin de diminuer, leur utilisation a augmenté de 22 %. Les palinodies des gouvernements successifs sur la suppression du glyphosate confirment cette coupable cécité.

Le Monde 13 février 2019

https://www.lemonde.fr/

Lire aussi:

Distribution frauduleuse de glyphosate : trois acteurs du marché des pesticides condamnés (Le Monde)

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10 février 2019 ~ 0 Commentaire

fest noz migrants (le peuple breton)

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Un fest-noz solidaire en soutien à

SOS Méditerranée à Bain de Bretagne

Le Peuple breton : Pouvez-vous nous en dire plus sur cette soirée et ses objectifs ?

Bleuenn Aulnette : Le fest-noz solidaire du 15 février prochain aura lieu à Bain de Bretagne à partir de 20h. C’est une soirée de soutien à SOS Méditerranée co-organisée par l’antenne rennaise de SOS Méditerranée, l’association « accueillir au pays » qui apporte une aide aux demandeurs d’asile dans la région Bain de Bretagne et le groupe de musique bretonne Digresk.

Son objectif : donner plus de visibilité à notre mission, sensibiliser un public large aux questions de migration et collecter des fonds pour le sauvetage en mer. En effet, les opérations de sauve-tage sont financées à plus de 95 % par des dons privés, essentiellement de citoyens qui n’acceptent pas de continuer à laisser mourir des gens en mer sans rien faire.

Finalement, le navire de SOS Méditerranée, l’Aquarius, a-t-il trouvé un port d’attache ?

Fin 2018, SOS Méditerranée a du renoncer à affréter l’Aquarius qui n’avait plus de pavillon et était comme d’autres navires humanitaires de secours en mer victime depuis plusieurs mois d’un harcèlement administratif politique et judiciaire. Les équipes opérationnelles de SOS Méditer-ranée étudient des propositions d’armateurs pour affréter un nouveau navire citoyen dédié à la recherche et au sauvetage avec l’espoir de repartir en mer le plus rapidement possible car tant que des personnes risquent leur vie en traversant la Méditerranée, il est de notre devoir d’aller leur porter secours.

Que répondez-vous à ceux qui prétendent qu’« on ne peut pas accueillir toute la misère du monde » ?

Souvenez-vous de ce que disait Michel Rocard : « l’Europe ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais elle peut prendre sa part de cette misère ». Pour SOS Méditerranée, il s’agit avant tout de sauver des vies. Selon le HCR, 1 personne sur 6 s’est noyée en Méditerranée en 2018 en tentant de rejoindre l’Europe. Les considérations politiques sur la migration et la gestion de l’accueil des migrants et demandeurs d’asile en Europe ne justifient pas qu’on laisse des hommes des femmes et des enfants se noyer en mer aux portes de l’Europe.

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Refuser de tendre la main aux réfugiés dans la Méditerranée revient ni plus ni moins à les laisser mourir. Si votre conscience n’a pas de problème avec cela, le fest-noz organisé à Bain de Bretagne pour SOS Méditerranée le 15 février prochain n’est pas pour vous ! Pour tous les autres, Le Peuple breton a posé quelques questions à Bleuenn Aulnette.

Gael BRIAND 8 février 2019

http://lepeuplebreton.bzh

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09 février 2019 ~ 0 Commentaire

kendal breizh

lyon kend

Pour commémorer

Un an de la mort de Kendal Breizh

Quelques mots sur Olivier Le Clainche aussi appelé Kendal Breizh, militant morbihannais mort le 10 février 2018. Je souhaiterais évoquer sa mémoire en évoquant deux questions qui traversent le mouvement social actuellement. Celle de la violence et celle des raisons pour lesquelles on s’engage.

Kendal Breizh avait choisi de partir combattre auprès des YPG, l’armée du Kurdistan syrien, contre DAESH puis l’armée de Erdogan. Il a finalement été tué par un bombardement de l’armée turque. Même si vous pensez comme moi que la violence est une impasse stratégique dans la grande majorité des cas, il y a parfois des situations qui posent question et où les choix doivent être respectés.

Kendal Breizh défendait par son engagement le processus de démocratisation au Kurdistan syrien. Ce processus de démocratisation entend mettre en place des formes de prises de décision à la base avec le même pouvoir pour les femmes et pour les hommes.

Le meilleur hommage est d’aller se renseigner sur son combat en toute connaissance de cause. »

Serge

ken

Lire aussi:

Un hommage rendu à Kendal Breizh, le combattant breton tué en Syrie (20 mn)

Hommage à Kendal Breizh (TC)

Du Chiapas au Rojava : l’autogestion est possible (TC)

Les Kurdes rendent hommage à « Kendal Breizh », Breton mort en Syrie en combattant Daech avec eux (Le Huffington Post)

Hommage à Kendal Breizh (Rebellyon)

Bloaz ’zo e oa aet Olivier Le Clainche d’ar bed all (Le Peuple Breton)

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08 février 2019 ~ 0 Commentaire

vénézuéla (pùblico)

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Une partie de la gauche

Continue d’identifier Maduro avec le socialisme.

Dans une note publiée dans New Society, j’explique ce problème en détail, mais en résumé, je dirais que je crois que les gouvernements de gauche et le progressisme international tentent de se placer dans la voie opposée à Duque, Bolsonaro et Trump, qui attaquent très frontalement Maduro et le Gouvernement Chavez.

Lorsqu’ils essaient de s’opposer, ils ne font pas la critique que pourrait faire la gauche sérieuse. Parce que vous pouvez faire des critiques différentes de celles qu’ils font, cela vous place aux côtés de ceux qui devraient bénéficier de cette solidarité, qui ne sont pas Maduro et sa clique, mais la classe ouvrière vénézuélienne et étrangère qui vit ici. C’est la classe ouvrière qui subit les iniquités d’un gouvernement qui élabore des politiques qui le poussent à la misère. Au lieu de faire preuve de solidarité avec la classe ouvrière, ils sont solidaires avec ceux qui ont les ressources.

Le Venezuela a été extrêmement généreux avec la gauche latino-américaine et internationale, leur a donné des voyages, des livres publiés, des tournées dans le pays, les frais de déplace-ment, le prix Libertador pour la pensée critique, avec entre 100 000 et 150 000 dollars aux personnages ayant écrit des livres de gauche en Amérique latine. .

D’autres prix, prébendes, réunions ont été développés. Ces privilèges accordés à cette gauche microscopique – qui ne fait rien dans leur pays mais rencontre au Venezuela les présidents, les ministres et passe à la télévision – lui ont valu une réputation que ses représentants ne veulent pas perdre. Ils entretiennent des contacts étroits avec l’ambassade du Venezuela, où se dérou-lent des événements au cours desquels les ambassades disposent de ressources et se sentent importantes.

Chávez commence à parler de socialisme environ sept ans après son entrée en fonction

Ils ne veulent pas non plus perdre leur crédibilité en niant ce qu’ils ont dit auparavant. Cette contradiction les frappe et ensuite ils s’arrêtent pour dire ce qui se passe au Venezuela, une chose à laquelle tout le monde se rend compte: qu’il n’y a pas d’argent, que le monde souterrain agit de manière totalement illimitée, qu’ils tuent des gens par téléphone portable, que les prisons sont dominées par les prisonniers eux-mêmes, où ils effectuent des exécutions, des coupures, des têtes, des mains et que le pays est complètement anarchisé et détruit.

Ils profitent également des bestialités de Trump, des éventuels coups d’État et des menaces de l’extrême droite pour défendre le gouvernement, sans analyser pourquoi le gouvernement est parvenu à cette situation.

Parce que nous pouvons tous être contre l’invasion militaire, comme je le suis – je suis contre toute effusion de sang et toute tentative sanglante de posséder un gouvernement dans le monde – mais je ne peux pas applaudir un gouvernement qui a provoqué un désastre économique, qu’il administre l’économie comme un boxeur junkie de 19 ans qui, après avoir gagné 200 millions de dollars dans sa jeunesse, est maintenant ruiné et vit de la charité de l’État.

Cette administration ne peut pas se défendre, ici les choses ont été mal faites, terriblement mal, et le Venezuela a des exemples historiques de tout ce qui ne devrait pas être fait, de tout ce qui ne devrait pas être tenté dans les domaines économique, productif, industriel et agricole. La gauche doit beaucoup repenser et réfléchir à cette terrible attitude de s’éloigner de la vérité et de la véritable lutte de la classe ouvrière.

Je voudrais préciser que ce processus n’a rien à voir avec le socialisme ou une révolution. Ici, ni le socialisme, ni la révolution, ni un projet émancipateur n’ont échoué. Chávez commence à parler de socialisme environ sept ans après son arrivée au pouvoir. Qu’il ait parlé de socialisme ne signifie pas qu’une révolution ou un changement réellement à gauche a été opéré.

Au plus fort de Chavez, en 2007-2008, près de 70% du PIB était encore privé et les expro-priations étaient de grands cadeaux pour des entreprises telles que Banco Santander, vendues à la Banque du Venezuela pour 1,5 milliard de dollars, après avoir été achetées. à 300 millions de dollars.

Ce n’est pas un échec du socialisme, pas d’une révolution, mais d’un gouvernement militariste qui a développé un populisme lumpen clientéliste, qui n’a rien à voir avec le développement des forces productives, du potentiel industriel, de la subjectivité productive des travailleurs.

De plus, Marx n’a rien à voir avec un gouvernement qui divise le capital et l’assigne à des caciques, fondant la Banco del Pueblo, celle des Forces armées, la travailleuse. Et cela n’a rien à voir avec des projets vraiment émancipateurs. À l’heure actuelle, le gouvernement privatise à la manière de l’ancien président russe Boris Eltsine: il vend d’importants actifs de l’État à des mafias, à des porte-documents, d’une manière sombre et probablement corrompue, à des prix dérisoires. C’est complètement indéfendable.

Manuel Sutherland / Economista marxista / Jorge Angeloni (Brecha) 6 de Febrero de 2019

https://ctxt.es/es

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05 février 2019 ~ 0 Commentaire

usa (npa)

trump

Après les élections de mi-mandat aux États-Unis

Trump entre espoirs et déboires

La victoire de Trump en 2016 était-elle un accident électoral, ou un tournant durable dans la vie politique américaine ? À cette question, les élections de mi-mandat de novembre 2018 ont répondu… un peu. Et c’est leur résultat qui contraint aujourd’hui Trump à tenter l’épreuve de force du « shutdown » pour se relancer.

Si les Démocrates ont gagné l’élection en novembre, en récupérant la Chambre des représen-tants, ils sont loin d’avoir écrasé leurs adversaires, qui conservent le Sénat et y accroissent leur avantage, 53 sièges contre 51 auparavant, et 47 au lieu de 49 pour les Démocrates) et la  majo-rité  des postes de gouverneurs. Puis qu’après tout il est de tradition que les «midterms» soient défavorables au parti du président en exercice,.

Trump semble garder toutes ses chances pour 2020.

C’était d’ailleurs le constat de la presse en général, étatsunienne et étrangère : « Victoire démocrate, mais pas de vague bleue » (couleur des démocrates) ; « Résistance », et même « ancrage électoral » du « trumpisme ». Et pourtant… la vague bleue a bien eu lieu !

Malgré tout, une « vague bleue »

C’est l’élection à la Chambre des représentants qui reflète le mieux les rapports de forces dans le vote « populaire » (le nombre de voix) à l’échelle du pays. La participation a été beaucoup plus forte qu’il n’est de coutume dans ces élections intermédiaires (50% au lieu de 40%). Chaque camp semble avoir davantage mobilisé son électorat que d’habitude, les Démocrates devanceraient les Républicains de quelque 10 millions de voix, soit + 8,5 points en pourcentage environ que leurs adversaires (53,5% des voix contre 45%).

C’est un écart plus important que lors d’autres élections intermédiaires qui avaient sanctionné à mi-parcours un président et à propos desquelles on avait parlé alors… de « vague rouge » (républicaine) ou de « vague bleue » (démocrate) : en 1994 sous Clinton, en 2006 sous Bush, et sous Obama en 2010 et en 2014. En fait les Démocrates tiennent là leur meilleur résultat depuis… 1974.

On aurait certes pu s’attendre à encore plus fort, vu le personnage de Trump, mais on pourrait s’étonner, aussi, de l’ampleur de la défaite si l’on songe que les chiffres de l’économie US favorisaient, après tout, Trump.

Les paris de Trump

Celui-ci ne faisait-il alors que céder à son penchant pour le bluff, quand il tweetait au lendemain de l’élection : « Énorme succès ». Oui et non, car il a de vraies raisons de se frotter malgré tout les mains, en tout cas d’envisager avec un peu d’optimisme son avenir.

L’avance électorale des Démocrates ne s’est pas traduite par un basculement équivalent du rapport de forces dans les institutions. Car le système électoral (« représentatif ») étatsunien est aussi anti-démocratique que celui de la France (mais… différemment).

Dans son principe, avec deux sièges de sénateurs par État quelle que soit sa population, et avec le système des grands électeurs aux présidentielles, qui profite en général au Parti Républicain. Bizarrerie encore accentuée par les tripatouillages des circonscriptions par les gouverneurs républicains Et par le retrait de leur droit de vote à des millions d’électeurEs latinos, noirs, pauvres, via des conditions d’inscription discriminatoires et des radiations abusives.

C’est la chance de Trump : il sait qu’il n’a pas besoin d’être majoritaire pour être élu président.

Il ne l’était pas en 2016, puisque Clinton a obtenu trois millions de voix de plus que lui. George Bush Jr ne l’était pas non plus en 2000. C’est donc avec une attention maniaque que Trump a dû regarder les résultats dans les « swing states » qu’il avait réussi à emporter en 2016, parfois de quelques milliers de voix seulement, comme la Pennsylvanie, le Wisconsin, la Floride, l’Ohio. Et là encore il a quelques raisons d’espérer puisque des gouverneurs et des candidats aux sénatoriales très trumpistes l’ont emporté dans la moitié d’entre eux. Ce qui augure d’une présidentielle incertaine.

Un parti républicain trumpisé

Il compte aussi sur un nouvel atout : il a conquis le Parti Républicain. Il faut se rappeler qu’en 2016 celui-ci menaçait, paraît-il, d’être le plus grand obstacle à la politique de Trump, et de se révolter contre son propre président !

Certains misaient même sur les parlementaires républicains pour neutraliser l’inattendu prési-dent. Deux ans plus tard, on peine même à se souvenir de ces spéculations… Trump a comme domestiqué le Parti Républicain, qui a gobé sa rhétorique nationaliste, ses foucades internatio-nales, ses provocations, sa démagogie raciste, et un certain nombre de ses notables dégoûtés des manières du Donald sont partis…

C’est que Trump a le charme du vainqueur, et qu’il vient en plus de prouver qu’il reste capable de mobiliser puissamment sa base électorale. S’il est aujourd’hui autour des 40% de « satis-faits » dans la population selon les sondages (toujours mieux que tous les derniers présidents français à mi-mandat, et bien mieux que le pauvre Macron), ces « satisfaits » sont pour une partie d’entre eux presque… fanatisés.

Or mobiliser son propre camp est la condition première d’une victoire. Trump a aussi rallié à lui le Parti Républicain, de la base au sommet, parce qu’il lui a offert sa liste de Noël : la baisse massive des impôts sur les riches et sur les entreprises, la levée de nombre de réglementations sociales ou écologiques « nuisibles au business », des juges de la Cour suprême hautement réactionnaires.

Au-delà de ce qui est original chez Trump, le « Mur », les menaces de guerre commerciale, les tweets d’insultes, c’est ce programme républicain traditionnel brutal qui suscite l’adhésion de tant d’électeurs républicains, et le soutien de l’appareil du parti.

L’épisode actuel (au moment où nous écrivons) du « shutdown », ce bras de fer entre Trump et les Démocrates, sur la question du « Mur », qui bloque le financement de l’État fédéral, s’expli-que en partie par la volonté de Trump de continuer à mobiliser le noyau dur de son électorat, et montre à nouveau l’alignement, bon gré mal gré, des parlementaires républicains sur leur chef : alors qu’ils avaient conclu avec les Démocrates un accord sur le budget, ils ont du avaler la décision soudaine de Trump de rejeter cet accord pour provoquer une crise aux effets politiques plutôt incertains…

Un Parti démocrate à l’heure des choix

De son côté, s’il a remporté le « vote populaire », le Parti démocrate a néanmoins quelques soucis à se faire : d’abord, il n’a pas de futur candidat évident (cela dit c’est une situation ordi-naire dans la vie politique US), mais surtout quelle sera sa ligne politique pour la présidentielle ?

Il ne suffit pas de faire de l’anti-Trump. Il faut tenter de récupérer des millions de voix populaires perdues en 2016, notamment dans des « swing states » dévastés (pour certains) par la désin-dustrialisation, soit parce que ces voix furent gagnées par Trump, soit (surtout d’ailleurs) parce qu’elles sont allées à l’abstention.

Il faudrait pour cela que le Parti démocrate « parle » un peu aux ouvrierEs, de leurs emplois, de leurs salaires, de leurs droits, et pas seulement de l’Amérique plurielle, de la tolérance, de l’amour… et de la nécessité de s’éduquer pour prendre le train du progrès. Sans pour autant se fâcher avec Wall Street et la Silicon Valley. Dilemme ordinaire d’un parti qui se veut tout à la fois « le parti du progrès », et l’autre parti de la bourgeoisie étatsunienne.

Pas de « Tea Party » démocrate…

Or ces élections n’ont pas montré, ou ne semblent pas forcément favoriser, au sein du Parti démocrate, une forte poussée à gauche. Alors même qu’elle existe, incontestablement, dans une partie de la société.

Certes la campagne de certains candidats ou candidates dits « progressistes » (de la gauche du parti) a parfois marqué les esprits. Deux candidates démocrates se réclamant du « socialisme », Alexandria Ocasio-Cortez et Rashida Tlaib, ont même réussi à se faire élire à la Chambre des représentants.

C’est, entre autres, ce qui amène des commentateurs (et des militantEs), notamment dans une partie de la gauche « radicale » américaine, à parler d’une « poussée à gauche » dans le pays et dans le Parti Démocrate. D’autant plus que, ces dernières années, la plupart des organisa-tions US classées de « gauche radicale » ont vu progresser leur nombre d’adhérentEs, leur notoriété, notamment DSA, une organisation se réclamant du « socialisme » et intégrée au Parti Démocrate.

Mais le noyau dirigeant du Parti Démocrate, son « establishment », n’a pas été bousculé par une vague de gauche comme le Parti Républicain l’avait été par le Tea Party après l’élection d’Obama en 2008, puis l’irruption de Trump en 2016.

Autant le Parti Républicain s’est radicalisé, toujours plus à droite, toujours plus réactionnaire et ultralibéral, autant le Parti Démocrate garde son centre de gravité au « centre-droit ». Sa direc-tion sort plutôt confortée des élections : elle reste archi-dominante, elle a gagné ces élections, sans avoir bouleversé sa rhétorique ou fait des promesses sociales exagérées (pour elle).

La direction démocrate ne s’est pas non plus contentée d’une campagne « anti-Trump » sans plus de programme concret. Tout en gardant ses thèmes « clintoniens », charité, fraternité, bla-bla sur l’égalité des chances, libéralisme économique bon teint (et dans les faits impitoyable pour les travailleurEs et les pauvres), elle a insisté sur la santé, l’Obamacare, les frais universitaires, etc.

Et comme le pays est en fait un continent, ses candidats se sont passablement adaptés « au terrain ». Alexandra Ocasio-Cortez et même Andrew Gillum, en Floride, ont parlé d’une nouvelle assurance maladie universelle garantie par l’État, du salaire minimum à 15 dollars de l’heure, de la gratuité de l’enseignement supérieur, alors que la nouvelle sénatrice de l’Arizona, elle, s’est carrément vantée… d’avoir voté la réforme fiscale de Trump !

Si la bourgeoisie tremble…

En attendant qu’une orientation se dégage au travers des futures primaires, les dirigeants du Parti Démocrate tirent sans doute une toute autre leçon du vote que leur aile gauche, qui explique que seule une candidature beaucoup plus radicale socialement, du type Bernie Sanders, permettrait de donner envie à des millions de travailleuses et travailleurs de voter à nouveau démocrate et de battre Trump.

La direction, elle, peut constater que, si les démocrates sont sans doute majoritaires dans le pays, il va falloir se battre durement pour gagner les swing states contre Trump.  Pour cela, que ses candidats « centristes » montrent davantage leur capacité à faire basculer une circons-cription en balance.  Les candidats plus à gauche, plus « radicaux », comme Andrew Gillum, a certes échoué de très peu à devenir gouverneur de Floride, mais contre un candidat républicain hyper « trumpiste « , dans un État où les Hispaniques sont très nombreux.

Si la direction démocrate devait choisir elle-même directement son candidat à la présidentielle et le programme qui va avec, nul doute qu’elle choisirait un profil assez « modéré » pour plaire à des Républicains non moins « modérés », quitte à appâter le populaire par quelques promesses sociales non moins « modérées ».

Et quand bien même ? Si la propagande démocrate connaissait une inflexion « à gauche », ce qui est bien possible, il y aurait loin de sa politique réelle en cas de victoire, évidemment. Car le Parti Démocrate reste le Parti Démocrate.

Et Wall Street ne s’y trompe pas. Tous les grands indices boursiers ont augmenté de plus de 2% le lendemain des élections. Comme le disent les analystes de la banque JP Morgan : « Un Con-grès divisé est le meilleur résultat pour les marchés d’actions aux États-Unis et dans le monde ». Parce que les Démocrates sont les amis des « marchés », parce que les Républicains les empê-cheront au Sénat de pousser des mesures sociales pré-électorales, parce que les Démocrates empêcheront Trump, à la Chambre des représentants, de foncer dans de nouvelles aventures protectionnistes !

Décidément, si la bourgeoisie tremble… ce sera parce que le danger vient d’ailleurs que du Parti Démocrate : de la mobilisation et de la radicalisation croissante d’une fraction des travailleurEs et de la jeunesse du pays, révoltée par Trump, sans illusions sur les Démocrates.

Yann Cézard  Mardi 5 février 2019

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