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20 avril 2018 ~ 0 Commentaire

magdalene indonésie (global voices)

Le magazine Magdalene offre une plateforme en ligne dédiée aux femmes et aux autres communautés marginalisées d’Indonésie

“Je suis Magdalene. Je représente une multitude de personnes.” Depuis 2013, Magdalene publie des articles qui s’adressent aux adolescentes et aux femmes, aux membres de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre (LGBT) et aux minorités religieuses d’Indonésie.

Ce magazine en ligne a été lancé pour offrir un espace dédié aux auteurs qui souhaitaient s’attaquer aux sujets tabous dans un pays où les radicaux islamistes poussent avec acharne- ment les autorités à  imposer leurs croyances religieuses à la société.

L’Indonésie est le plus grand pays majoritairement musulman au monde. Les principes fondamentaux qui régissent la nation incluent la promotion du pluralisme et de la modération, ainsi qu’un concept d’harmonie entre religions, connu sous le nom de Pancasila.

Magdalene est le fruit de notre vision d’une publication en ligne qui offre des perspectives nouvelles transcendant les limites classiques relatives au genre et à la culture. Nous faisons entendre les voix des féministes, des pluralistes et des progressistes ou tout simplement de ceux qui n’ont pas peur d’être différents, peu importe leurs genres, couleurs ou préférences sexuelles. Notre objectif est d’impliquer et pas de marginaliser.

Les fondatrices de Magdalene sont d’anciennes journalistes : Devi Asmarani, Hera Diani et Karima Anjani. Elles ont indiqué dans une récente interview que leur objectif de départ était de créer un magazine en ligne qui servirait de plateforme de lecture alternative pour les femmes. Asmarani explique plus en détails : Nous souhaitons aborder des questions importantes… des questions progressistes qui bénéficient d’une faible couverture médiatique grand public entre autres parce que les sujets sont tabous.

Cinq ans après sa création, Magdalene continue à publier des histoires dont on parle rarement dans les médias grands publics. Les sujets délicats abordés incluent les LGBT, le pluralisme, la violence sexuelle et le “body shaming” (harcèlement lié à l’apparence physique). Le magazine a acquis une équipe d’auteurs dévoués ainsi qu’une base de lectorat en constante augmentation qui soutient le manifeste du site internet.

Voici ci-dessous quelques commentaires élogieux de la part des lectrices de Magdalene :

L’un des journaux quotidiens en ligne que j’ai toujours lu, en tant que musulmane je trouve le contenu varié très inspirant.

Un article si important !  C’est bon de savoir que je ne suis pas seule dans cette situation. Je suis une féministe et j’ai du mal avec le concept de religion. “Nous remettons en question notre cercle social. Nous ne nous sentons pas à l’aise quant à la façon dont les membres de notre famille, nos proches et nos amis voient le monde.”

Dans une interview, l’auteure Hera Diani a mentionné que depuis peu 30 à 40 pour cent des lecteurs sont des hommes. Elle a ajouté que de nombreux hommes lisant Magdalene ont exprimé leur gratitude pour les articles instructifs publiés par le magazine. Les lecteurs de la communauté LGBT ont également commenté la façon dont les articles de Magdalene ont ouvert leurs esprits sur les comportements paternalistes, misogynes et hétéro-normatifs qui existent encore dans la communauté.

17 Avril 2018

https://fr.globalvoices.org/

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Le Doing Cafe à Séoul : lieu privilégié pour parler féminisme, un sujet toujours tabou en Corée du Sud (GV)

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20 avril 2018 ~ 0 Commentaire

anti-impérialisme (anti-k)

anti-imper

Le Maroc à la France, l’Egypte aux anglais

L’anti-impérialisme des imbéciles

Une fois encore le « mouvement anti-guerre » occidental se réveille afin de se mobiliser autour de la Syrie. C’est la troisième fois depuis 2011. La première mobilisation a eu lieu au moment où Obama envisageait de frapper les capacités militaires du régime (pour ne finalement rien faire) à la suite de l’attaque chimique de la Ghouta en 2013, considérée alors comme un franchissement de ligne rouge. La seconde s’est développée suite à la frappe ordonnée par Donald Trump sur une base militaire vide en réponse à l’attaque chimique de Khan Sheikhoun en 2017. Enfin, une troisième mobilisation émerge aujourd’hui alors que les États-Unis, l’Angleterre et la France mènent des actions militaires de faible envergure (frappes ciblant les équipements d’armes chimiques) suite à l’attaque chimique à Douma responsable au minimum de la mort de 34 personnes dont des enfants cherchant refuge dans les sous-sols.

Cette gauche affiche de profondes tendances autoritaires, notamment en plaçant les États eux-mêmes au centre de l’analyse politique.

Peu importe qu’il s’agisse de dictatures, la solidarité s’exprime ainsi en faveur d’États (perçus alors comme les acteurs principaux des luttes de libération) plutôt qu’envers les groupes opprimés d’une société donnée. Aveugle à la guerre sociale se jouant au sein de la Syrie elle-même, ce type de vision considère le peuple syrien, quand il est pris en compte, comme un pion négligeable dans une partie d’échec géopolitique.

Cette gauche répète ainsi « Assad est le dirigeant légitime d’un pays souverain » comme un mantra. Assad a pourtant hérité du pouvoir par son père et n’a jamais mené ni gagné d’élection libre et équitable. Face à des rebelles et des civils nées en Syrie, son «armée arabe syrienne» n’a pu regagner les territoires perdus qu’avec le soutien d’un ramassis de mercenaires extra-syriens appuyés par des bombes étrangères.

Combien parmi les sympathisants de cette gauche là, continueraient à considérer comme légitime leur gouvernement élu si celui-ci commençait à mettre en place des campagnes de viols de masse contre ses opposants ? Seule une déshumanisation complète des syriens peut rendre possible une telle position. Considérer les Syriens comme incapables d’obtenir et de mériter mieux qu’une des plus brutales dictatures de notre temps relève clairement du racisme. On remarque tout d’abord que ces trois mobilisations de la gauche occidentale « anti-guerre » n’ont que très peu à voir avec une volonté d’en finir avec la guerre.

Plus d’un demi million de Syriens ont été tués depuis 2011. L’immense majorité des victimes civiles provient de l’usage d’armes conventionnelles. 94 % de ces victimes furent tuées par l’alliance Syrie-Iran-Russie. Il n’y a pas une once d’indignation ou d’inquiétude feinte à propos de cette guerre elle-même qui a éclaté après la répression par le régime de manifestants pacifiques et pro-démocratie. Aucune indignation lorsque des barils d’explosifs, des bombes chimiques ou du napalm sont envoyés sur des communautés auto-organisées démocratiquement, des hôpitaux et des secouristes. Les civils sont mortels, pas les infrastructures militaires d’un régime fasciste génocidaire.

En vérité, le slogan « Pas touche à la Syrie » (Hands off Syria) signifie « Pas touche à Assad » et s’accompagne souvent d’un soutien à l’intervention militaire russe.

Cette orientation était flagrante à la manifestation de la coalition Stop the war UK du 13 avril 2018 où des drapeaux russes et syriens s’affichaient honteusement. Pour cette gauche autoritaire, le soutien à Assad se manifeste au nom de l’anti-impérialisme. Assad est perçu comme appartenant à l’«axe de la résistance» face à l’empire américain et au sionisme. Le fait que son régime ait soutenu la première guerre du Golfe semble ne pas compter, ni le fait qu’il ait participé au programme illégal d’extradition des États-Unis où des terroristes présumés ont été torturés pour le compte de la CIA. Le fait que le régime ait probablement massacré plus de palestiniens que l’État israélien est constamment négligé de même que le fait qu’il préfère user de sa force de frappe pour éliminer l’opposition interne plutôt que pour libérer le Golan occupé par Israël.

Cet «anti-impérialisme» des imbéciles est celui pour qui l’«impérialisme» équivaut uniquement à l’action des États-Unis. Ces derniers bombardent pourtant la Syrie depuis 2014. Lors de la campagne américaine visant à libérer Raqqa de l’emprise de Daesh, toutes les normes internationales de la guerre et les considérations de proportionnalité ont été bafouées. Plus de 1000 civils ont été tués et selon une estimation de l’ONU, 80 % de la ville se trouve maintenant inhabitable. Il n’y a eu aucune protestation organisée par le mouvement «anti-guerre» contre cette intervention, pas d’appels pour s’assurer que les civils et infrastructures civiles seraient protégés.

Cet anti-impérialisme là a préféré adopter le discours de la guerre au terrorisme autrefois promu par les néoconservateurs et repris maintenant par le régime qui qualifie de djihadiste et terroriste toute opposition à Assad. Il a fermé les yeux sur le fait qu’Assad envoyait dans ses goulags des milliers de manifestants laïques, pacifiques et pro-démocratie afin de les torturer à mort tandis qu’il sortait les militants islamistes de prison. De même, les manifestations qui se poursuivaient dans les zones libérées contre les groupes extrémistes et autoritaires tels que Daesh, al-Nosra et Ahrar al-Sham ont été ignorées. Les Syriens sont vus comme incapables d’adopter un large éventail de points de vue variés. Activistes de la société civile (dont des femmes incroyables), journalistes citoyens et travailleurs humanitaires sont insignifiants. Toute l’opposition est réduite à ses éléments les plus autoritaires ou perçue comme une émanation d’intérêts étrangers.

Cette gauche pro-fasciste semble aveugle à toute forme d’impérialisme qui ne serait pas d’origine occidentale.

Cela relève d’une combinaison de politique de l’identité et d’égoïsme. Tout événement est vu via un prisme occidental: seuls les mâles blancs ont le pouvoir d’écrire l’Histoire. Selon le Pentagone, il y a actuellement 2000 soldats américains en Syrie. Les États-Unis ont installé de nombreuses bases militaires dans les zones sous contrôle kurde du nord de la Syrie pour la première fois dans l’histoire du pays. Cette présence américaine devrait préoccuper quiconque se soucie de l’autodétermination du peuple syrien mais fait pâle figure au regard des dizaines de milliers de soldats iraniens et de milices chiites soutenues par l’Iran qui occupent le reste du pays ou des bombardements meurtriers de l’aviation russe en soutien à la dictature fasciste.

La Russie dispose dorénavant de bases permanentes dans le pays et a obtenu un droit exclusif sur les hydrocarbures syriens en échange de son soutien. Noam Chomsky a affirmé qu’on ne pouvait pas qualifier l’intervention russe d’impérialiste dans la mesure où elle répondrait à l’invitation du régime. Selon cette analyse, l’intervention américaine au Vietnam n’était donc pas non plus impérialiste puisque sollicitée par le gouvernement sud-vietnamien.

De nombreuses organisations anti-guerre ont justifié leur silence vis-à-vis des interventions russes et iraniennes en affirmant que « l’ennemi principal est à la maison ».

Cela les dispense d’effectuer une analyse sérieuse des rapports de force afin de déterminer les acteurs principaux engagés dans cette guerre. Pour les syriens, l’ennemi principal est effectivement à la maison. Assad mène ce que l’ONU a qualifié de « guerre d’extermination ». Sans avoir conscience de leurs propres contradictions, plusieurs de ces voix anti-impérialistes se sont exprimées à juste titre contre la répression israélienne lors de la marche pacifique à Gaza. Une des caractéristiques du fonctionnement de l’impérialisme consiste bien sûr à nier les voix indigènes. Dans la même veine, les organisations de la gauche anti-guerre tiennent des conférences sur la Syrie sans inviter d’orateurs syriens.

L’extrême-droite forme l’autre courant politique majeur faisant bloc derrière le régime d’Assad et dénonçant les frappes états-uniennes, britanniques et françaises en Syrie.

Aujourd’hui, les discours fascistes et ceux de cette gauche anti-impérialiste sont impossibles à distinguer. Aux États Unis, le suprémaciste blanc Richard Spencer, le podcaster d’extrême-droite Mike Enoch ainsi que la militante anti-immigration Ann Coulter s’opposent tous aux frappes. En Angleterre, l’ancien leader du BNP Nick Griffin et l’islamophobe Katie Hopkins se sont joints à l’appel. L’alt-right et l’alt-left convergent en relayant et en faisant la promotion de diverses théories conspirationnistes visant à absoudre le régime syrien de ses responsabilités.

Les militants de ces courants présentent les attaques chimiques comme des opérations sous faux drapeau et les travailleurs humanitaires comme des membres d’Al Qaeda, faisant d’eux des cibles légitimes des attaques. Ceux qui diffusent de telles informations ne sont pas sur place et s’avèrent incapables de vérifier indépendamment leurs allégations.

Ils dépendent en dernière instance souvent de la propagande d’État russe et syrienne parce qu’ils ne «croient pas les médias mainstream» ou les syriens directement concernés. Parfois la convergence entre ces bords apparemment opposés tourne carrément à la collaboration. La coalition ANSWER qui a organisé la plupart des manifestations contre les frappes anti-Assad aux États-unis constitue un bon exemple. Ces deux courants véhiculent fréquemment un récit antisémite ou islamophobe. Ils partagent les mêmes arguments et la même imagerie.

Il existe de nombreuses raisons valides pour s’opposer à une intervention militaire étrangère en Syrie qu’elle soit américaine, russe ou turque. Ni les États-Unis, la Russie ou la Turquie agissent dans l’intérêt du peuple syrien, de la démocratie et des droits humains. Ils n’opèrent que pour leur propre compte. L’intervention actuelle menée par les États-Unis, l’Angleterre et la France a peu à voir avec une volonté de protéger la population d’atrocités mais plus avec l’imposition de la norme du droit international rendant l’usage des armes chimiques inacceptable, de peur que celles-ci soient un jour utilisées sur les occidentaux eux-mêmes.(…)

Une chose est certaine, les frappes visant les infrastructures militaires et les centres de productions d’arme chimiques susceptibles d’offrir quelque répit aux syriens face à la mort quotidienne ne m’empêcheront pas de dormir. Et il ne sera plus jamais possible de considérer des gens qui préfèrent les grands discours aux réalités vécues, défendent des régimes brutaux dans des pays lointains, véhiculent racisme, théories du complot et négation d’atrocités comme des alliés.

Traduit de l’anglais par VLSB 35. Paru initialement sur Leila’s Blog le 14/04/2018

La Gauche Anti-capitaliste, 2018-04-19

https://www.anti-k.org/

Source

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18 avril 2018 ~ 0 Commentaire

québec (essf)

pq

Québec : débat sur l’indépendance chez la gauche Solidaire

Un état des lieux révélant un retour en arrière socio-économique et linguistique…

« Si, (…) grosso modo, nous ne sommes plus les ‘‘nègres blancs des Amériques’’, [grâce aux] luttes sociales et nationales [qui] ont arraché des acquis », il n’en reste pas moins que la présente dynamique socio-économique et linguistique québécoise témoigne d’un retour en arrière.

Si on prend le PIB par ménage comme un indicateur synthétique socio-économique, celui-ci, après avoir été au milieu du peloton des provinces canadiennes encore en 2007, est doré- navant relégué à la queue [2]. Et ce malgré un recul marqué de la population québécoise par rapport à celle canadienne [3] dû à un solde migratoire inter-provincial constamment négatif (2.2), à une part relativement moindre pour l’immigration internationale (2.1) et, pour les trois dernières années disposant de statistiques, à un taux naissance plus bas que pour le reste du Canada (1.6).

Quant à la force relative du français au Québec, l’analyste Charles Castonguay a démontré que les manipulations de Statistique Canada en masquent l’affaiblissement [4] suite au charcutage de la loi 101 par la Cour suprême et à l’hégémonie néolibérale de l’anglais. Si on peut conclure à un relatif jovialiste état des lieux en comparant deux clichés historiques, la prise en compte des récentes tendances coupe court à toute célébration.

… et une impasse politique y compris à gauche

En diapason, dans un contexte de recul de la riposte, non sans spasmes altermondialiste en 2000-2001 puis étudiant entraînant les autres en 2012, l’ardeur indépendantiste de la nouvelle génération tiédit [9] au prorata de leur altermondialisme progressiste ou même de leur cosmo- politisme néolibéral. Elle se refroidit d’autant plus que du nationalisme de l’opprimé émane une odeur de roussi identitaire, larvé au PQ, évidente à la CAQ, honteuse au PLQ et pas toujours absente chez les Solidaires dont la position sur le voile reste alambiquée [10]. La jeunesse progressiste, comme Diogène cherchant l’homme, est à l’affût d’un concret indépendantisme internationaliste capable de damer le pion autant à celui identitaire qu’au fédéralisme.

La jeunesse décroche d’un indépendantisme se ratatinant sur l’identitaire

Il ne faut pas alors se surprendre que les plus jeunes (…) aient rejeté la stratégie indépen- dantiste. L’une, niant le noyau dur de l’histoire de l’État canadien [11], suggère l’inexistence de la nation québécoise la reléguant à une notion imaginaire à la Benedict Anderson [12] laquelle ne peut engendrer que le nationalisme ethnique. L’autre, dans un esprit typiquement post- moderne confondant nations et provinces, clame le cul-de-sac capitaliste de toute stratégie indépendantiste qui serait diviseuse d’un prolétariat multi-ethnique, honnie par la jeunesse rendue ailleurs et ne pouvant changer la réalité étant donné des frontières devenues très poreuses.

Ce rejet de l’indépendantisme par la jeunesse québécoise devient une impasse que si elle n’est pas surmontée, signalerait la fin d’une époque née dans le tumulte des années soixante sans qu’aucune autre alternative stratégique ne s’annonce à l’horizon. Ce qui plongerait le peuple québécois dans la noirceur pétrolière canadienne aux dépens des prolétariats non seulement québécois mais aussi canadien pour qui souvent les luttes sociales québécoises, comme le récent Printemps érable, sont exemplaires justement à cause de la symbiose entre libération nationale et émancipation sociale.

Les vieux refrains, tout en restant nécessaires, ne suffisent plus

On ne peut se contenter de rétorquer à la jeunesse progressiste les vieux refrains de la gauche indépendantiste (…), en particulier le responsable Solidaire des communications et co-dirigeant du site web Presse-toi-à-gauche. Il faut certes rappeler que l’État canadien s’est formé comme creuset inachevé d’une nouvelle nation anglophone aux dépens de peuples conquis: aborigènes, acadien et québécois [13], jusqu’au tournant du vingtième siècle. Qu’elle tente toujours de les assimiler territorialement comme linguistiquement par d’autres moyens n’excluant pas la répression par l’armée comme en octobre 1970 au Québec et à Oka-Ka-nehsatake en 1990. On doit aussi étudier les acquis et erreurs des grandes luttes nationales de la rébellion de 1837-38 jusqu’à la méconnue mobilisation de classe expliquant la remontée du ‘oui’ jusqu’à la presque victoire en 1995.

Est bien sûr à rappeler que la lutte contre l’oppression nationale est une compo- sante de l’unité prolétarienne démocratiquement construite laquelle implique la lutte consé-quente, sans réserve et sans tarder, contre toutes les oppressions. Que, à contrario, le natio-nalisme même indépendantiste tend à soumettre le prolétariat à l’hégémonie de la (petite-) bourgeoisie dont le nationalisme au Québec est mou et donc porté sur l’autonomisme à la Duplessis.

Ce à quoi répond, par effet de miroir, un chauvin bloc interclasse de la nation dominante ce qui est la source du Quebec bashing et surtout de la non-reconnaissance de la nation québécoise par la Constitution canadienne de 1982 qu’aucun gouvernement du Québec n’a entérinée depuis lors. On aura beau démontrer à coups de citations de Lénine qu’unité prolétarienne et auto-détermination se renforcent réciproquement et que l’option de l’indépendance dépend de l’intérêt fondamental du prolétariat, il n’en reste pas moins qu’il faut démontrer la pertinence d’un indépendantisme internationaliste, de préciser son projet de société, sa stratégie.

Un faux débat faussement résolu par un retour annoncé à l’alliance nationaliste

Québec solidaire répond par la Constituante qui ne pourrait faire autrement qu’être de facto indépendantiste si elle s’enracinait dans la lutte sociale dont l’ampleur devrait atteindre et dépasser le niveau pré révolutionnaire de 1972.

Comment alors expliquer le débat entre Constituante « ouverte » ou « fermée », c’est-à-dire restreinte à la seule option indépendantiste, qui a déchiré la militance Solidaire jusqu’à ce que l’option fermée. (…). Ce faux débat démontre à quel point la stratégie Solidaire est hors sol, confinée aux seules institutions [14], et devant être l’aboutissement d’un triple processus électoral (gouvernement Solidaire, Assemblée constituante, référendum) sans lien autre qu’accidentel ou manipulatoire avec les luttes sociales. (…)

Un concret indépendantisme internationaliste accueilli comme un chien dans un jeu de quille

Québec solidaire est très loin de l’articulation d’un projet de société à la hauteur d’un indépen- dantisme internationaliste et d’une stratégie concomitante. Et sa direction n’en veut pas même s’il en existe une sonnante et trébuchante dont l’orientation générale a été votée en bonne et due forme lors du congrès de révision du programme du printemps 2016 :

Préconiser, d’ici 2050, une économie décarbonisée, c’est-à-dire de réduire de 95 % les émis- sions de gaz à effet de serre (GES) en dessous du niveau de 1990, notamment en appliquant un plan de transition énergétique visant l’élimination des hydrocarbures dans la production et la consommation d’énergie et une réduction substantielle de l’utilisation de produits à base de dérivés du pétrole d’ici le milieu du siècle.

Afin de rattraper le retard accumulé par rapport à nos engagements internationaux et afin de contenir la hausse moyenne de la température mondiale à 1,5 degrés Celsius, il faut accélérer la transition énergétique pour la période entre 2018 et 2030 de façon à atteindre 67% de réduction en dessous du niveau de 1990. […]

S’opposer aux Bourses du carbone qui sont des outils d’enrichissement des multinationales, et qui risquent de devenir un nouvel instrument spéculatif. Rejeter les fausses solutions techni- ques qui n’engagent pas de réelles réductions d’émissions des gaz à effet de serre (les agro- carburants, la géo-ingénierie, le stockage du carbone, etc.). S’opposer aux taxes sur le carbone qui frappent surtout les plus pauvres. (Je souligne)

La direction du parti rejette les résultats de ce congrès en commençant par la Constituante « ouverte » que le congrès suivant de 2017 a renversé par le subterfuge du vote de fusion avec Option nationale. Ensuite, elle est mal à l’aise avec l’horizon de « la socialisation des activités économiques » et non pas seulement de « certaines » d’entre elles comme l’a laissé voir le nouveau candidat-vedette Solidaire de Rosemont au sujet de la nationalisation des sociétés minières telle que stipulée dans la plateforme [19]. Et surtout elle récuse la cible anti-GES pour 2030 et le rejet du marché ou taxe carbone considérés « irréalistes » d’où leur suppression de la plateforme 2018 de sorte que la politique des cibles Solidaire se situe à droite de celle des Libéraux.

Pourtant cette orientation radicale conforme aux cibles de température de l’Accord de Paris est faisable techniquement, financièrement et politiquement [20] en autant qu’on l’adosse à un plan d’action à l’avenant, de plein emploi écologique, reposant sur une mise au pas de l’éco- nomie de marché, ce que le patronat canadien n’a pas hésité à faire en 1939 pour des fins guerrières. On comprend alors qu’une clause de l’accord de fusion avec Option nationale stipule que le prochain congrès post-électoral, aussi tôt qu’en décembre 2018, portera sur « la révision de l’ensemble du programme notamment (mais non exclusivement) dans une optique d’arrimage avec le programme d’ON. »

Un réseau dit écosocialiste, chien de garde de la direction du parti, ignore l’enjeu écologique

C’est cette orientation plein emploi écologique qui n’a pas trouvé preneur à ce débat organisé par le Réseau écosocialiste. Le paradoxe est de taille : des panélistes dit écosocialistes n’arriment pas la thématique écologie à la thématique indépendance. Est-ce si malin de réaliser que le plein emploi écologique nécessite l’indépendance pour sortir du carcan du Canada pétrolier, pour détenir les pouvoirs constitutionnels afin de le mettre en œuvre et surtout pour se débarrasser de l’humiliant et paralysant fardeau du Quebec bashing : les pouvoirs pour contrôler la Finance et les changes grâce à une monnaie nationale, ceux pour que le Québec ne devienne pas une passoire pétrolière et gazière et pour qu’il se sorte d’accords de libre-échange masquant la dictature des transnationales acquis au bon marché des hydrocarbures.

Ce point aveugle témoigne qu’il y a un éléphant dans la pièce : occuper la position aile gauche Solidaire afin de protéger la direction du parti pour qu’elle découple sans être contestée la substantifique et radicale moelle écologique du programme de sa politique réellement existante d’adaptation au capitalisme vert [21].(…) Ceci est un résumé.

Marc Bonhomme, 13 avril 2018,

www.marcbonhomme.com ; bonmarc@videotron.ca

http://www.europe-solidaire.org/

Lire aussi:

Québec Solidaire (Wikipédia)

Option nationale (Wikipédia)

Parti Québéquois (Wikipédia)

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17 avril 2018 ~ 0 Commentaire

macron en syrie (regards)

marcron

Guerre en Syrie : « Macron fait endosser à la France un rôle de supplétif de Trump »

Le président Macron a décidé seul d’intervenir en Syrie aux côtés des britanniques et des américains, sans débat au Parlement, prévu dans trois jours. Il fallait aller vite ?

La justification par l’urgence est évidemment un prétexte. Cela fait plus de 7 ans maintenant que les Syriens se sont soulevés contre le tyran Assad, et l’on ne compte plus, depuis lors, les attaques massives, qu’elles soient chimiques ou non, contre la population, qu’elles viennent du régime ou de ses soutiens iranien et russe.

On peut même souligner ici l’effet pervers des fameuses « lignes rouges » au sujet des armes chimiques : cela signifie en effet que si les massacres ne sont pas commis avec des armes chimiques, ils sont tolérables et ne nécessitent pas de réaction. En réalité, Macron se situe dans la grande tradition de la 5è République, où la guerre est l’affaire du seul chef de l’État et de ses conseillers non élus, et où le Parlement ne joue, sauf rare exception, qu’un rôle de chambre d’enregistrement des décisions de l’Élysée.

C’est bien évidemment un déni de démocratie, qui pose la question des institutions elles- mêmes : le fait qu’il n’y ait aucune forme de contrôle sur des décisions de cet ordre en dit long sur le caractère antidémocratique de ce régime.

La France n’avait-elle d’autre choix que de suivre les Etats-Unis ?

En se coalisant avec la Grande-Bretagne et les États-Unis, Macron fait endosser à la France un rôle de supplétif de Trump. Je ne suis pas de ceux qui se préoccupent de « l’image de la France », mais en faisant ce choix il est évident que Macron se lance dans une étrange aven- ture. Lorsque l’on a conscience des velléités guerrières de Trump et de sa capacité à agir sur des impulsions, indépendamment des conséquences que ses actions pourraient avoir, on se dit que Macron s’est embarqué dans un drôle de navire.

Le président Macron justifie son intervention après l’attaque chimique de civils. Les civils sont tués à Gaza, au Yémen, des Kurdes sont aussi victimes de la guerre, pourquoi la France n’intervient-elle pas dans ces territoires ?

Ce qui est en jeu n’est pas le sort de la population syrienne, dont le gouvernement français et ses complices Trump et May se soucient comme d’une guigne. Leur indifférence à l’égard du sort des Kurdes, des Palestiniens ou des Yéménites confirme que le critère n’est pas l’assis- tance à des peuples en danger.

On parle ici de jeux d’alliances et d’influence : Israël et l’Arabie saoudite peuvent massacrer tranquillement, puisque ce sont « nos » alliés, avec lesquels on coopère dans le domaine militaire, quand on ne leur vend pas directement des armes ; en Syrie en revanche, ceux qui ont la main sont l’Iran et la Russie, et il fallait leur signifier, ainsi qu’à Bachar al-Assad, que les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne refusaient d’être considérées comme hors-jeu.

Quelles pourraient être les prochaines étapes ?

Il est difficile à ce stade d’échafauder des scénarios pour la suite. Trump, May et Macron pré- tendent qu’il s’agissait d’une opération ponctuelle, et leurs déclarations légitimant leurs bom- bardements sont plutôt mesurées : Le Drian évoque un nécessaire « plan de sortie de crise […] avec une solution politique », May affirme « [qu’]il ne s’agissait pas d’interférer dans une guerre civile, [ni] de changer de régime », etc.

La Russie proteste, tout en précisant que ses positions et « zones de responsabilité » n’ont pas été visées. Cela confirme que nous n’en sommes pas au stade d’une escalade militaire de grande ampleur, même si des mesures de rétorsion, qu’elles soient diplomatiques ou écono-miques, sont à prévoir, qui viendraient s’ajouter à celles qui existent déjà : la crise couve en effet depuis un long moment entre, d’une part, la Russie et, d’autre part, les pays occidentaux. Une chose est toutefois certaine : les bombardements de la nuit dernière ajoutent de la guerre à la guerre, et il est plus qu’inquiétant de constater que certains prétendent encore, après les désastreuses expériences de l’Afghanistan, de l’Irak et de la Libye, que l’on peut apporter la paix et la démocratie à coups de bombes.

Une sortie de crise est-elle possible et avec quels interlocuteurs ?

Ce qui est certain, c’est qu’il ne peut y avoir de sortie de crise en Syrie sans une désescalade militaire, qui implique en premier lieu la fin de l’ensemble des interventions militaires étran- gères, y compris celles de la Russie et de l’Iran sans lesquelles Assad aurait depuis longtemps été renversé. Si le régime syrien est aujourd’hui en position de force, c’est grâce à ce soutien inconditionnel, et c’est précisément cela qui gêne Trump, May et Macron, qui se sentent hors- jeu quant à l’hypothétique « sortie de crise ». Pour revenir dans le jeu, ils ont même accepté la condition selon laquelle Assad serait un interlocuteur légitime pour la « sortie de crise ». Une condition inacceptable pour des centaines de milliers, voire des millions de Syriens ! Comment peut-on en effet imaginer une transition en Syrie en y associant le principal responsable de la boucherie ?

Les forces d’opposition démocratique syriennes doivent être davantage soutenues par la communauté internationale ?

Les forces d’opposition démocratique syriennes ont été laminées, mais cela ne signifie pas pour autant que les aspirations démocratiques ont disparu : durant les rares périodes de  « calme » au cours des dernières années, on a ainsi vu de nouvelles manifestations s’orga- niser. L’urgence est aujourd’hui d’imposer un véritable cessez-le-feu, y compris au moyen de sanctions contre les principaux belligérants, et non de chercher des arrangements qui se feront toujours sur le dos des populations. C’est une condition nécessaire pour envisager un meilleur avenir pour la Syrie qui, comme l’ont prouvé les nombreuses expériences auto- gestionnaires qui se sont développées depuis 2011, et comme le montre, malgré ses limites, le processus au Rojava, n’est pas condamnée à la fausse alternative entre régime dictatorial et intégrisme islamique.

Des frappes américaines, françaises et britanniques ont eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi pour détruire plusieurs sites stratégiques syriens dont un centre de recherche soup- çonnés d’héberger le programme chimique du régime de Bachar al-Assad. Pour y voir plus clair, Julien Salingue, (Membre du NPA) chercheur en science politique, a répondu aux questions de Regards.

Julien Salingue  16/04/2018

https://www.gaucheanticapitaliste.org/

 

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15 avril 2018 ~ 0 Commentaire

édito syrie (npa)

npa 29 vertic

Avec le peuple syrien, contre les bombardements et toutes les interventions impérialistes

Une fois de plus, les gouvernements des USA, de la Grande-Bretagne et de la France se sont arrogé le droit de bombarder au Moyen-Orient. À la suite de Trump ils ont annoncé dans la nuit du 13 au 14 avril le lancement de dizaines de missiles sur des objectifs militaires du gouver- nement syrien, suite à des témoignages relatant une nouvelle attaque chimique du régime Assad contre la population de la ville de Douma près de Damas.

Ils affirment vouloir en rester là avec cet avertissement, le gouvernement russe dit qu’il ne restera pas sans réactions, tous prétendent agir pour la paix et contre le terrorisme. Mais c’est un triste jeu qui se déroule entre les puissances mondiales et régionales en Syrie entre les États-Unis, la France, la Russie, l’Arabie Saoudite, l’Iran et la Turquie : un jeu cynique qui se fait sans et contre la population, dont le sort tragique n’émeut que lorsqu’il s’agit d’enclencher les grandes manœuvres diplomatiques et géostratégiques.

Depuis mars 2011 et le soulèvement démocratique contre le tyran Bachar al-Assad, la population syrienne subit en effet une répression féroce et sanglante du dictateur et de ses alliés, au premier rang desquels la Russie de Poutine et l’Iran des mollahs.

Les difficultés rencontrées par le soulèvement, la militarisation imposée par le régime et les ingérences intéressées des monarchies du Golfe, ont en outre favorisé le développement de forces intégristes et djihadistes, tandis que les forces démocratiques étaient bien seules face à Assad et aux courants contre-révolutionnaires.

Nous appelons à rejeter la sordide campagne visant à faire douter de la énième attaque chimique criminelle du régime sur des civils, hommes, femmes et en- fants à Douma, attestée par tant d’informations venant de citoyens et services médicaux sur place.

Mais nous condamnons sans aucune ambiguïté la nouvelle aventure militaire dirigée par Trump en Syrie, et la participation française à cette campagne de bombardements qui veut donner l’illusion que le peuple syrien va être maintenant mieux protégé. Cela ne peut en fait qu’ajouter de la guerre à la guerre, et du chaos au chaos : victimes civiles, rappel d’un passé colonial honni, renforcement de la posture d’Assad comme « rempart » face à l’impérialisme occidental.

La fin de la tragédie syrienne passe au contraire par une désescalade militaire, qui implique la fin de toute intervention étrangère, y compris russe et iranienne, l’arrêt des ventes d’armes aux dictatures de la région, dont la France est l’un des principaux fournisseurs en engins de morts, et la clarté sur la mise à l’écart, dans tout scénario d’avenir, d’Assad et des dirigeants du régime syrien.

Nous continuerons à soutenir les résistances syrienne et kurde contre tous leurs oppresseurs.

Montreuil, le 14 avril 2018

https://npa2009.org/

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09 avril 2018 ~ 0 Commentaire

lannion douarnenez réfugiés (le télégramme)

no one

Sans-papiers. Cent personnes défilent en vill

Nouvelle mobilisation du collectif de soutien aux sans-papiers. Samedi, ses membres, soutenus par d’autres citoyens, ont manifesté contre la politique du gouvernement qu’il qualifie d’« inhumaine » à l’égard des personnes fragiles.

Samedi matin, une centaine de personnes a défilé dans le centre-ville de Lannion. Il s’agissait d’une manifestation organisée par le collectif lannionnais de soutien aux sans-papiers et la coordination interrégionale Bretagne, Pays-de-la-Loire et Normandie.

Cette marche revendicative avait pour but de réclamer une égalité de traitement entre tous les hommes, y compris les étrangers, les mineurs isolés ou encore les personnes sans domicile fixe.
« Un être humain = un être humain », pouvait-on lire sur des affiches. Les manifestants demandant en particulier « Un logement pour tous » et la « libre circulation et libre installation des êtres humains ». Dans leur viseur, la politique du gouvernement sur ces sujets. « On va finir par regretter le Nicolas Sarkozy ministre de l’Intérieur. Aujourd’hui, on va beaucoup plus loin que ce qu’il avait osé faire à l’époque », a lancé Philippe Vital, représentant du collectif de soutien aux sans-papiers.

Rencontres avec le maire, le député et la sous-préfète

À Lannion, selon le collectif, ce sont environ cinq à six nouveaux sans-papiers qui sont reçus chaque semaine lors des permanences du collectif. Des personnes à qui il est apporté un soutien notamment dans les démarches administratives pour tenter de régulariser leur situation. Parti de la place du Marchallac’h devant la permanence du député Éric Bothorel, le cortège, équipé de pancartes et de quelques instruments pour faire un peu de bruit, s’est rendu devant la mairie puis la sous-préfecture.

Le collectif a rencontré le maire de Lannion jeudi dernier. Un entretien duquel il est sorti « agréablement surpris » des efforts faits par la ville particulièrement en matière d’héberge- ment d’urgence. Il a rendez-vous avec le député ce lundi et la sous-préfète mardi.
09 avril 2018
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08 avril 2018 ~ 0 Commentaire

lannion rennes égalité (le télégramme)

no one
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Lannion. Une manifestation pour l’égalité entre les êtres humains

Une centaine de personnes ont défilé ce samedi matin dans les rues de Lannion.

Il s’agissait d’une manifestation organisée par le collectif lannionnais de soutien aux sans- papiers et la coordination inter-régionale Bretagne, Pays-de-la-Loire et Normandie. Cette marche revendicative avait pour but de réclamer une égalité de traitement entre tous les hommes, y compris les étrangers, les mineurs isolés ou encore les personnes sans domicile fixe.

Les manifestants demandant en particulier « un logement pour tous » et la « libre circulation et libre installation des êtres humains ». Parti de la place du Marchallac’h devant la permanence du député Eric Bothorel, le cortège s’est rendu devant la mairie puis la sous-préfecture. Le collectif a rencontré le maire de Lannion ce jeudi. Il a rendez-vous avec le député lundi et avec la sous-préfète mardi.

http://www.letelegramme.fr/

Lire aussi:

A Rennes, trois cortèges, pour une revendication, l’égalité (FR3)

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08 avril 2018 ~ 0 Commentaire

fukushima ( japanization)

rigolera

Le coût du démantèlement de Fukushima dépasse l’entendement

7 années ont passé depuis la catastrophe. Un temps qui peut sembler long à l’échelle d’une vie mais qui n’est rien quand il s’agit de réparer les dégâts causés par un désastre nucléaire tel que celui de Fukushima. Comme on pouvait le prévoir, la population Japonaise devra en payer le prix pendant encore plusieurs décennies, tant du point de vue écologique, de la santé publique mais aussi économique.

Les récents chiffres du démantèlement de la centrale font froid dans le dos.

Fukushima, c’est avant tout un coût humain incalculable en terme de mise en danger directe ou indirecte des populations par les conséquences de ce désastre. On pense aux milliers d’ouvriers qui risquent actuellement leur santé sur place en participant au démantèlement de la centrale, au nombre de cancers de la thyroïde en augmentation constante que les autorités peinent toujours à relier à l’accident nucléaire, aux populations déplacées en masse désormais contraintes, pour nombre, à revenir habiter sur des terres contaminées.

Du point de vue écologique aussi, l’ardoise est salée 

L’atmosphère et les sols sont pollués par la radioactivité sur plusieurs centaines de kilomètres carrés autour de la centrale et pour des milliers d’années. L’océan et sa faune également puisque l’eau contaminée qui sert constamment à refroidir les réacteurs s’y écoule faute de solutions de stockage et de décontamination efficaces pour traiter ces volumes faramineux. Mais ces données restent relativement mal chiffrées et libres d’interprétation selon les sources et les orientations idéologiques sur le nucléaire et cet « amour-haine » que les japonais lui vouent.

Par contre, le coût économique de la catastrophe est bien chiffrable lui, et les Japonais vont devoir en assumer le financement pendant les prochaines décennies, aggravant un peu plus l’état de leur dette colossale. Une source officielle mais souhaitant garder l’anonymat a récemment déclaré au Japan Times qu’un financement de 220 milliards de yen annuel supplé- mentaires sera nécessaire pour couvrir les frais de démantèlement de la centrale et ce jusqu’en 2021 au moins.

Pas moins de la moitié de cette somme sera consacrée au stockage et à la déconta-mination de l’eau des piscines de refroidissement. Une partie de l’argent devrait être consacré à la découverte d’un moyen pour retirer le combustible ayant fondu dans les réac- teurs en 2011 et dont l’accès est extrêmement difficile en raison du niveau de radiation toujours élevé dans la zone immédiate. Un enjeu hautement vital pour mettre définitivement fin à la source de l’incident.

Ce plan de financement élaboré par Tepco et l’association de Compensation des dégâts du nucléaire et de la facilitation du Démantèlement (la Nuclear Damage Compensation And Decommissioning Facilitation Corporation, abrégé NDF) doit encore être approuvé par le ministère de l’Industrie.

De plus, la NDF a revu à la hausse le coût total du démantèlement entier de la centrale de Fukushima : il est désormais estimé à 8 000 milliards de yen, soit quatre fois l’estimation initiale (60 milliards d’euros). Le gouvernement japonais de son côté estime l’impact total de la catastrophe à 21 500 milliards de yen. Des montants si élevés qu’ils finissent par en devenir totalement abstraits. Et pourtant, ils pèsent indirectement sur l’économie du pays déjà précaire.

Une question inévitable se pose pour tous les pays qui ont fait du nucléaire leur source principale d’énergie.

Un pays comme la France, dont les centrales sont vieillissantes (30,5 ans d’âge en moyenne) pourrait-il affronter un tel choc économique ? Fukushima doit-il servir de « modèle » pour ces nations alors même que des solutions énergétiques durables gagnent en popularité et en efficacité ? La préfecture Fukushima, elle, est bien décidée à prendre la virage de la transition énergétique avec pour objectif de fournir 100% d’énergie d’origine renouvelable à moyen terme. Pendant ce temps, en France, des experts s’alertent sur l’état de sûreté inquiétant de plusieurs centrales françaises…

6 avril 2018

http://japanization.org/

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01 avril 2018 ~ 0 Commentaire

gaza (npa + l’encontre.ch)

npa 29 vertic

Solidarité avec les PalestinienEs face aux crimes de l’État d’Israël !

Ce vendredi, des dizaines de milliers de PalestinienEs ont manifesté lors de la marche du Retour, à l’occasion de la journée de la Terre, célébrée chaque année le 30 mars. Dans l’ensemble des territoires palestiniens, et en premier lieu dans la bande de Gaza, les mani- festantEs ont été pris pour cible par l’armée israélienne : on dénombre, selon le ministère de la Santé, pas moins de 15 morts et 1200 blesséEs.

Ces crimes confirment que l’État d’Israël ne tolère aucune remise en question de sa politique coloniale et que les PalestinienEs qui osent lutter pour leurs droits peuvent à tout moment être tués de sang froid par une armée coutumière des crimes de guerre.

Les PalestinienEs ont des droits, et ont toute légitimité à se mobiliser pour les défendre : le NPA rappelle son soutien inconditionnel aux droits nationaux et démocratiques des Pales-tinienEs, à leur droit à l’autodétermination et au droit au retour pour les réfugiéEs.

Le NPA s’indigne de ce nouvel épisode de répression sanglante et des crimes commis à Gaza, ainsi que du silence complice du gouvernement Macron-Philippe.

Et nous n’oublions pas qu’alors que les PalestinienEs subissent chaque jour les exactions de l’État d’Israël, Netanyahou a été reçu à deux reprises par Macron en moins d’un an.

Blocus de Gaza, colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem, discriminations contre les PalestinienEs d’Israël, détentions arbitraires, assassinats : l’impunité doit cesser !

Le NPA rappelle son attachement à la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS) et continuera de s’y investir : tant que l’État d’Israël ne respectera pas le droit international, il doit être sanctionné et rendu comptable de ses crimes.

Montreuil, le 30 mars 2018

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Gaza. L’armée israélienne ouvre le feu contre la « Marche du Grand Retour » (Al’encontre.ch)

Gaza. «Cela s’appelle un massacre (Al’encontre.ch)

Note:

Rassemblement de protestation

Dimanche 1er avril 2018  15h,
Place de la République, Paris.

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31 mars 2018 ~ 0 Commentaire

lorient kurdes (le télégramme + rp)

afin

Lorient. 700 manifestants en soutien aux Kurdes de Syrie

700 personnes ont manifesté à Lorient samedi 31 mars pour soutenir les Kurdes d’Afrin, en Syrie.

La cause kurde mobilise en Bretagne. Environ 700 personnes (1.000 selon les organisateurs) ont manifesté samedi 31 mars à Lorient.

Une action régionale

Dans l’après-midi les manifestants ont arpenté les rues de la ville, de la place de l’Ysère jusqu’à la place Aristide-Briand, à l’appel d’un collectif d’une vingtaine d’associations, de syndicats et de partis politiques. Cette action régionale et unitaire était destinée à sensibiliser l’opinion publique et briser le « silence complice de la communauté internationale, de l’Union européenne et de la France concernant l’occupation de la ville d’Afrin par l’armée turque dans le nord-ouest de la Syrie ».

31 mars 2018 Katell Brélivet

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Lire aussi:
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