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20 février 2020 ~ 0 Commentaire

climat (le huff’)

climat

Pour le climat, 1.000 scientifiques appellent à la « désobéissance civile »

Dans une tribune publiée par « Le Monde », près d’un millier de scientifiques spécialisés dans des disciplines diverses expliquent que la « rébellion est nécessaire ».

Face à l’urgence écologique actuelle, un millier de scientifiques appellent les citoyens français à la « désobéissance civile ».

Ils sont spécialisés en neurosciences computationnelles, en planétologie ou en épidémiologie, et ils ne voient plus d’autre recours possible que la désobéissance civile face au changement climatique.

Ce jeudi 20 février, Le Monde publie une tribune éloquente, signée par un collectif de pratiquement un millier de scientifiques, originaires de disciplines variées. Dans ce texte, les éminences grises dénoncent l’inaction des gouvernements face à l’urgence écologique, et incitent les citoyens à se manifester et à chercher des alternatives au système actuel.

“Les gouvernements successifs ont été incapables de mettre en place des actions fortes et rapides pour faire face à la crise climatique et environnementale dont l’urgence croît tous les jours”, débute le texte. D’emblée, les signataires rappellent les niveaux de pollution alarmants partout dans le monde, la disparition quotidienne d’espèces animales, la hausse de la température sur Terre, l’explosion de la concentration de CO2 dans l’atmosphère, et ainsi de suite.

La France un jour (pas si lointain) plus habitable? 

Pour eux et pour la science, les signaux sont indéniables. Et surtout terrifiants. “Chaque degré supplémentaire renforce le risque de dépasser des points de basculement provoquant une cascade de conséquences irréversibles (effondrement de la banquise, dégel du pergélisol, ralentissement des courants océaniques…)”, détaillent-ils par exemple.

Et d’ajouter par exemple qu’avec un réchauffement climatique de 5°C, ce qui n’est plus à exclure au vu des tendances actuelles, l’habitabilité même de la France serait remise en question. “Si nous persistons dans cette voie, le futur de notre espèce est sombre.”

Or pour les scientifiques qui ont approuvé la tribune, c’est aux responsables qu’il faut s’en prendre. Accusant le gouvernement actuel de se rendre complice de cette situation et saluant le mouvement des gilets jaunes pour sa dénonciation des contradictions de l’exécutif, ils ajoutent: “Les objectifs de croissance économique qu’il (le gouvernement, ndlr) défend sont en contradiction totale avec le changement radical de modèle économique et productif qu’il est indispensable d’engager sans délai.”

Un changement profond de société qui doit se faire “par le bas”

“Lorsqu’un gouvernement renonce sciemment à sa responsabilité de protéger ses citoyens, il a échoué dans son rôle essentiel”, continue le texte. Et d’en venir à ses préconisations, très éloignées de recommandations sur un objectif de température ou d’émission de CO2: “En conséquence, nous appelons à participer aux actions de désobéissance civile menées par les mouvements écologistes, qu’ils soient historiques (Amis de la Terre, Attac, Confédération paysanne, Greenpeace…) ou formés plus récemment (Action non-violente COP21, Extinction Rebellion, Youth for Climate…).”

Pour les signataires de la tribune, c’est “par le bas” que doit se faire le changement de société, “en agissant individuellement, en se rassemblant au niveau professionnel ou citoyen local, ou en rejoignant les associations ou mouvements existants”. Et c’est ainsi que “des marges de manœuvre se dégageront pour faire sauter les verrous et développer des alternatives”.

Une tribune choc qui se termine par un vaste appel aux pouvoirs publics, aux responsables de tous niveaux, à l’exécutif et au parlement à dire la vérité sur l’urgence de la situation et surtout à prendre des mesures immédiates pour y faire face.

Paul Guyonnet  20/02/2020

https://www.huffingtonpost.fr/

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20 février 2020 ~ 0 Commentaire

guerre gréco-turque? (à l’encontre)

macron soldat

Militarisation en Méditerranée orientale

Menace d’une guerre gréco-turque

De nombreuses forces aériennes et navales des Etats impérialistes occidentaux sont rassemblées dans la Méditerranée orientale, «coexistence compétitive» de grands navires de guerre dotés d’une puissance de feu significative.

Les navires de la Marine états-unienne, qui opèrent à partir de la grande base navale de Souda, sur l’île de Crète, forment le plus fort contingent. Cette base est considérée comme étant d’une importance stratégique cruciale pour les Etats-Unis, en tant que principal pilier de son «arc d’endiguement» qui s’étend de la Pologne à Israël.

Récemment, le Parlement grec a approuvé un nouvel accord militaire entre la Grèce et les Etats-Unis [le 5 octobre 2019 entre Mike Pompeo et Nikolaos Dendias, ministre des Affaires étrangères], qui rend permanente la présence de bases militaires américaines en Grèce. Ce qui place l’alliance entre les deux Etats au rang de «partenariat stratégique». Cet accord a été salué par Mike Pompeo et célébré par tous les partis politiques grecs – à l’exception de la gauche radicale, qui a protesté dans la rue.

L’accord a été préparé par le gouvernement SYRIZA d’Alexis Tsipras, puis il a été signé par le gouvernement de la Nouvelle Démocratie sous Kyriakos Mitsotakis.

A l’intérieur du pays, outre la base de Souda qui ne cesse de s’agrandir, les Etats-Unis disposent désormais de grands aérodromes militaires, de bases de transport et de ravitaillement pour les forces d’«intervention rapide» et de bases fixes pour les «armes stratégiques» modernes (comprenant probablement les armes nucléaires dites «petites»).

Dans le même temps, l’Etat français, dirigé par Emmanuel Macron, a établi une base navale permanente à Chypre et le navire français Charles de Gaulle patrouille dans les mers autour de Chypre. Le 29 janvier 2020, un «partenariat stratégique de sécurité» a été signé entre Emmanuel Macron et le premier ministre Kyriakos Mitsotakis.

Début février, dans la petite île de Skyros, au centre de la mer Egée, un exercice militaire conjoint a été mené avec la participation des forces grecques, états-uniennes et françaises.

Le lendemain, Mike Pompeo a donné le message: une éventuelle attaque militaire contre les positions grecques recevra une réponse «euro-atlantique», symbolisée par l’activité des forces armées états-uniennes et françaises dans la zone.

Cette alliance dispose également d’importantes forces locales. Au cours des dernières années, la diplomatie grecque a joué un rôle de premier plan dans la mise en place de deux «axes». Il s’agit des «triades» Grèce-Chypre-Israël et Grèce-Chypre-Egypte.

Les Etats qui composent ces «triades» coopèrent étroitement, ils ont adopté une position commune concernant le partage des zones économiques exclusives ZEE.  Selon le droit de la mer, il s’agit d’un espace maritime sur lequel un Etat exerce un droit souverain. Ils déclarent ouvertement (avec des exercices militaires conjoints) qu’ils ont la force militaire d’imposer leur accord de partage dans la région.

Deux facettes des tensions entre la Grèce et la Turquie, avec leurs extensions géopolitiques

Deux facteurs sont à la base de ces développements:

Les tensions dans les relations entre le régime d’Erdogan en Turquie et les Etats-Unis ainsi que le camp occidental en général. Elles sont apparues au grand jour après l’échec de la tentative de coup d’Etat de 2016. Les tensions existaient déjà mais elles se sont accrues lorsque le gouvernement turc a commencé à travailler avec les Russes en Syrie.

Le réalignement des relations diplomatiques dans la région – avec la détérioration des relations américano-turques et israélo-turques et l’amélioration consécutive des relations militaires et économiques américano-grecques et israélo-grecques – a pris son envol lorsque la géopolitique des hydrocarbures est entrée en jeu.

D’importants gisements de gaz naturel ont été découverts dans la région. A l’exception des zones occidentales (où l’ENI italienne est engagée), les «gisements de gaz» du sud-est de la Méditerranée ont été concédés à un consortium de grandes transnationales occidentales, dirigé par l’américaine ExxonMobil et la française Total.

Ces sociétés, en coopération avec Israël, l’Egypte, Chypre et la Grèce, ont conclu le plan de l’oléoduc EastMed (Eastern Mediterranean). Il s’agit d’un projet pharaonique. Il prévoit la construction d’un pipeline sous-marin de grande longueur, qui reliera Israël aux côtes italiennes, en contournant la Turquie tout en s’étendant dans des eaux très profondes et soumis à de forts risques sismiques.

Le coût d’un tel mégaprojet est inconnu, ses problèmes techniques sont sans précédent et sa rentabilité commerciale est douteuse. Par conséquent, de nombreux «experts», dont certains dirigeants des industries extractives, sont très prudents. Pour construire la Méditerranée orientale sans la participation de la Turquie, il faut s’assurer que les ZEE d’Israël, de Chypre et de la Grèce soient géographiquement reliées.

Malgré tout cela, le plan EastMed a été officiellement signé par les gouvernements de Grèce, de Chypre et d’Israël le jeudi 2 janvier. Récemment, le Congrès américain a voté en faveur du East Med Act, qui déclare que ce plan est la politique énergétique officielle des Etats-Unis en Méditerranée orientale.

Le droit international

Ce plan a été mis en œuvre par une tactique de faits accomplis. Le gouvernement d’Erdogan, afin de rompre son isolement, a procédé à la délimitation des ZEE entre la Turquie et la Libye – plus exactement la partie de la Libye qui est contrôlée par le «gouvernement» de Fayez el-Sarraj (qui est formellement reconnu par les gouvernements occidentaux). Cette délimitation crée un «fragment» maritime sous souveraineté turque, ce qui interrompt la continuité entre les ZEE de Chypre et de la Grèce, faisant ainsi du projet EastMed un rêve inaccessible.

Cet accord de délimitation échouera probablement, au même titre que le «gouvernement» libyen qui l’a cosigné (Athènes soutient déjà le «général» Khalifa Haftar en Libye…). Mais en attendant, la Turquie a demandé aux Nations unies d’enregistrer l’accord maritime signé avec la Libye.

Cette évolution a provoqué un débat stratégique crucial au sein de la classe dirigeante grecque. Il existe un courant «sage et prudent». Ils semblent se rendre compte que toute perspective réelle d’exploitation des hydrocarbures en Méditerranée orientale ne peut être réalisée que par un accord avec la Turquie. Ils soutiennent donc le recours à la Cour internationale de justice.

Mais une autre partie de l’establishment insiste pour profiter de l’alliance avec les Etats-Unis et la France et exploiter la conjoncture actuelle d’isolement de la Turquie, afin de poursuivre un affrontement aboutissant au résultat: le gagnant rafle tout. Ils maintiennent la possibilité d’une escarmouche militaire, espérant qu’elle sera facilement contenue et qu’elle ne dégénérera pas en une guerre gréco-turque totale.

La concurrence autour des ZEE et des hydrocarbures s’étend à toutes les questions de souveraineté dans la mer Egée. Or, elles se sont avérées extrêmement dangereuses dans l’histoire des deux pays. Rappelons que l’«équilibre» actuel entre les deux Etats est le produit de 5 (!) guerres au cours du 20è siècle.

Extractivisme et militarisme

L’amplification de la stratégie extractiviste est littéralement absurde dans les conditions de crise économique et sociale que connaissent les deux pays et face à la menace de la crise clima-tique mondiale et de la catastrophe environnementale. Mais sous un capitalisme anarchique et vorace, les décisions sont basées sur les critères et la concurrence intercapitaliste.

En outre, la stratégie extractiviste dans les mers, entrelacée avec les questions de souverai-neté de l’Etat sur celles-ci, est directement liée à un renforcement du militarisme.

La stratégie de l’«axe» en Méditerranée orientale a conduit l’Etat grec à consacrer, année après année, plus de 2% de son PIB pour les dépenses militaires de l’OTAN, devenant ainsi le plus gros acheteur d’armes de l’alliance euro-atlantique.

Malgré la crise économique, la Grèce (tant sous Tsipras que sous Mitsotakis) modernise ses forces navales et aériennes, dans le but de conserver l’avantage technologique militaire. Le gouvernement a déjà tenté l’achat d’avions américains F-35, très chers (seul Israël en possède dans la région). Il a signé une lettre d’intention acquérir des frégates françaises. Les sites web bellicistes, «liés» au commandement militaire, décrivent ces armes comme étant uniquement adaptées aux «guerres d’agression»…

La politique d’armement est liée au renforcement politique du militarisme. Dans les grands médias, il y a un défilé quotidien d’officiers à la retraite et d’analystes faucons qui tentent de stimuler un climat de ferveur patriotique et de familiariser la population avec la perspective d’une guerre.

Lors du débat sur le budget SYRIZA a voté en faveur des dépenses militaires de Mitsotakis, invoquant la nécessité d’une «unité nationale face aux menaces qui pèsent sur le pays».

La gauche radicale en Grèce est consciente de la nature oppressive du régime d’Erdogan. La solidarité envers les réfugiés politiques turcs, les exilés et fugitifs kurdes ainsi que les réfugiés syriens était une tâche soutenue par les forces de la gauche radicale. Nous sommes obligés de placer nos espoirs dans la lutte contre ce régime auprès des mouvements sociaux et de la gauche actifs en Turquie.

Ici en Grèce, nous avons d’autres tâches: la confrontation avec le nationalisme grec, l’opposition aux politiques pro-guerre, la résistance aux armements, au militarisme et à la collaboration avec les puissances impérialistes «dans notre pays», la dénonciation de l’extractivisme comme stratégie absurde et dangereuse. La Méditerranée orientale est redevenue une «poudrière». Toute guerre «ici» peut avoir des conséquences négatives et imprévues en Europe et dans le monde. (Résumé voir lien)

(Article envoyé par l’auteur; traduction rédaction A l’Encontre)

Alencontre  20 février 2020 Antonis Ntavanellos

https://alencontre.org/

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17 février 2020 ~ 0 Commentaire

coronavirus (psl)

china

Le régime de Xi Jinping plongé dans une crise historique

(…) Les problèmes sont très profonds. Une épidémie prolongée pourrait être l’aiguille qui fait éclater l’énorme bulle du marché immobilier chinois.

Cela pourrait alors provoquer l’effondrement du secteur bancaire. Wuhan, la cinquième plus grande ville de Chine, est un excellent exemple de bulle insoutenable. Les prix des logements de la ville ont quadruplé au cours des deux dernières années.

« Les gens qui ont de l’argent sont effrayés à mort et n’osent pas sortir dehors », a déclaré au Financial Times un agent immobilier basé à Pékin. « Personne ne va travailler. Les développements immobiliers sont tous bloqués… l’impact sera certainement important ».

Wuhan : Chronologie d’une catastrophe

Dans les premières semaines critiques de cette crise, le gouvernement de Wuhan a fait le contraire de ce qu’il aurait dû faire. Il a arrêté et fait taire les lanceurs d’alerte, y compris des professionnels de la santé comme Li Wenliang qui ont tenté de mettre en garde contre une épidémie potentielle. Ils n’ont même pas informé le personnel hospitalier des dangers et un grand nombre de membres du personnel médical ont été infectés : 40 membres du personnel dans un seul hôpital de Wuhan.

On estime que cinq millions de personnes ont quitté Wuhan et se sont rendues dans d’autres régions de Chine entre le 1er et le 20 janvier, sans savoir qu’elles pouvaient être porteuses du virus ni être averties de prendre des précautions élémentaires telles que porter un masque, se laver régulièrement les mains et éviter les rassemblements publics.

Le 18 janvier, les autorités de Wuhan ont organisé un banquet pour 40 000 familles dans le district de Baibuting, quelques jours avant que la ville ne soit complètement fermée et que tout voyage à l’extérieur ne soit interdit.

Aujourd’hui, des dizaines de bâtiments à Baibuting, avec ses 130 000 habitants, sont couverts d’affiches rouges officielles portant la mention « bâtiments contaminés ». Caixin Global a cité des résidents locaux se plaignant de n’avoir toujours pas été conseillés par les fonctionnaires du gouvernement sur les précautions à prendre même après que leurs maisons aient été désignées comme « bâtiments contaminés ».

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), agence des Nations unies, a été informée par des fonctionnaires du ministère national de la santé chinois le 31 décembre d’une épidémie de « pneumonie de cause inconnue » à Wuhan. Une semaine plus tard, le virus a reçu le nom de 2019-nCov.

Cette chronologie met en cause Pékin, qui se cache derrière les erreurs du gouvernement de Wuhan, pour ne pas avoir agi plus rapidement. En dépit d’un ensemble de preuves faisant état du contraire, l’OMS fait l’éloge de la façon dont la dictature chinoise a géré l’épidémie, saluant même le « système chinois » et la « grande capacité de leadership » de Xi. Le soutien flatteur de quelques bureaucrates à Genève est une petite consolation pour le PCC, qui se heurte à une hostilité toujours plus grande chez lui.

Des secousses révolutionnaires

Pékin est maintenant dans une phase de limitation des dégâts, en essayant de protéger le personnage de « l’empereur » Xi, et de détourner toute la responsabilité sur le gouvernement et la police de Wuhan. Le Comité permanent du Politburo – le cercle restreint du PCC – a reconnu que la situation actuelle constituait « un test majeur du système et de la capacité de gouvernance de la Chine ».

Le PCC déploie tout son arsenal de mesures de « maintien de la stabilité » avec une propa-gande massive et une campagne de relations publiques, érigeant des hôpitaux à une vitesse record et proclamant une « guerre populaire » contre l’épidémie. Malgré la construction de deux nouveaux hôpitaux à Wuhan, qui, selon son gouvernement, offrent 13 000 lits supplémentaires, cela reste insuffisant – selon des estimations indépendantes, il y aurait jusqu’à 190 000 personnes infectées à Wuhan.

Pékin a récemment annoncé un financement d’urgence de 12 milliards de dollars US pour lutter contre l’épidémie. Mais la même semaine, le régime a injecté 174 milliards de dollars dans le secteur bancaire et la bourse pour éviter un effondrement des marchés. L’écart entre ces deux sommes montre les véritables allégeances de classe des dirigeants chinois.

Où cela peut-il mener ? Dans le Financial Times, Jamil Anderlini affirme que « si le virus ne peut pas être contenu rapidement, cela pourrait se révéler être le moment de Tchernobyl pour la Chine, un moment où les mensonges et les absurdités de l’autocratie sont mis à nu pour que tous puissent les voir ».

De nombreux citoyens en Chine ont fait des comparaisons sur internet avec la catastrophe nucléaire de 1986 qui a constitué un événement important sapant les bases du régime stalinien en URSS. Anderlini établit également un parallèle avec la Tunisie en 2010, en compa-rant Li Wenliang à Mohamed Bouazizi, le vendeur de fruits dont l’auto-immolation a servi de déclencheur à la révolution en Tunisie et dans la région.

Il est clair que la dictature chinoise est entrée dans sa crise la plus profonde depuis la fin des années 1980. Les « sessions jumelées » de mars (du Congrès national du Parti communiste et de la Conférence consultative politique du peuple chinois) pourraient maintenant être annulées en raison de l’épidémie. Si cela se produit, la véritable raison sera probablement d’empêcher les expressions ouvertes de dissidence de faire surface lors de cet événement normalement très chorégraphié.

La lutte pour le pouvoir au sein du PCC et de l’élite dirigeante va presque certainement se relancer, alimentée par les divisions croissantes sur la gouvernance de Xi, mais reflétant aussi en fin de compte les nouvelles humeurs qui s’agitent dans la base de la société. Si l’épidémie n’est pas contenue à court terme et inflige des dommages économiques massifs, cela peut déclencher un nouveau niveau de crise avec des implications potentiellement révolutionnaires.

La tâche des marxistes en Chine, est d’aider les sections les plus avancées de la classe ouvrière et de la jeunesse à se préparer politiquement. La crise humanitaire, économique et politique appelle à la construction d’une alternative ouvrière socialiste et véritablement démocratique au capitalisme autoritaire du PCC. (Extrait voir lien)

lundi 17/02/20

https://fr.socialisme.be

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17 février 2020 ~ 0 Commentaire

anticapitalistas (pùblico à-l’encontre)

 anticap
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Anticapitalistas n’ira pas à Vistalegre 3
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Podemos fait partie de la « classe politique » qu’ils critiquent depuis 6 ans
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La décision finale sur la sortie du parti de Pablo Iglesias (Podemos) sera communiquée le 28 mars. Anticapitalistas a confirmé ce dimanche qu’il ne participerait pas à la 3è Assemblée Citoyenne de Podemos après que sa Coordination Confédérale – sa plus haute instance dirigeante entre les assemblées – ait décidé à l’unanimité de ne pas assister ou présenter des documents ou des candidatures.
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Dans un communiqué, ils indiquent que Vistalegre 3, que le parti violet (Podemos) prévoit de tenir fin mars, est « une ratification de la stratégie de subordination au PSOE par sa direction ». « Sans délibération préalable et sans analyse des nombreux départs dont Podemos a souffert en tant qu’organisation ces dernières années, il ne semble pas possible de changer ce modèle », ont-t-il ajouté.
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De cette façon, les anticapitalistes ont annoncé que depuis dimanche ils concentreraient leurs débats sur la nature de leur relation définitive avec Podemos, un projet qu’ils ont contribué à fonder, comme ils l’ont souligné, et auquel ils ont consacré « leurs efforts ». La décision finale sur la continuité du parti de Pablo Iglesias sera communiquée le 28 mars après une conférence.
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Le trajet de Podemos
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Le courant le plus à gauche de la formation violette a critiqué l’ «évolution» de Podemos après son entrée au gouvernement de coalition avec le PSOE. « L’entrée de cinq ministres d’Unidos Podemos nous donne un gouvernement progressiste-néolibéral avec le PSOE hégémonique, dans lequel ce parti contrôle les principaux ressorts du pouvoir, loin d’affaiblir le régime politique actuel. Les 5 ministres sont censés s’intégrer et considérer la gestion comme le seul horizon possible « .
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A cet égard, il rejette certaines politiques adoptées par l’exécutif car, selon lui, « il renonce à affronter les grandes puissances économiques ». « Nous constatons qu’il y a une énorme différence entre les objectifs de Podemos que nous avons contribué à former il y a six ans et la dérive actuelle.
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De la critique de la classe politique et des élites économiques on est passé à en faire partie  sans toucher à leurs avantages.
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Nouvelle formation politique
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Anticapitalistas a annoncé jeudi que son intention était de construire « une force qui lutte pour changer le système à la racine », qui soit « antagoniste au régime », et non « d’accord » avec. Qui qui n’est pas prêt à entrer dans un gouvernement « sous la direction d’un parti néolibéral comme le PSOE ».
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Le départ des anticapitalistes, qui ont contribué à fonder Podemos en 2014, intervient après six ans de divergences avec Iglesias, son équipe dirigeante et sa stratégie politique et organisationnelle, le déclencheur a été l’alliance avec les socialistes.
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Ce secteur a toujours été le courant le plus à gauche de la formation, et lors du dernier congrès, l’assemblée de Vistalegre II de février 2017, a reçu le soutien de 13% des militants.
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Bien qu’ils aient réussi à diriger le parti dans plusieurs communautés autonomes, leur pouvoir était actuellement limité principalement à l’équipe de Rodriguez en Andalousie et à la position de Miguel Urbán dans l’exécutif au niveau de l’Etat, en tant que secrétaire à la Mémoire historique.
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Madrid 16/02/2020
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Lire aussi:
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Anticapitalistas est la section espagnole de la 4è Internationale.

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17 février 2020 ~ 0 Commentaire

poutine 3 (révolution)

general

Le bonapartisme

En règle générale, l’Etat est un simple instrument de la classe dirigeante, mais il peut arriver, dans des circonstances précises, qu’il s’émancipe de son contrôle direct, jusqu’à un certain point.

Ce fut le cas par exemple sous l’Empire romain, lorsque le Sénat était privé de tout pouvoir réel au profit de la garde prétorienne, ou encore sous l’absolutisme du « Roi Soleil » (Louis 14), lorsque les fonctionnaires royaux retiraient leurs pouvoirs aux nobles, y compris leur droit de se battre en duel, sans pour autant mettre en cause leur situation privilégiée.

Sous le capitalisme, on qualifie de bonapartiste un tel régime.

Cette situation se développe en période de crise, lorsqu’un équilibre relatif s’instaure entre la bourgeoisie, trop affaiblie pour régner « normalement », et la classe ouvrière, trop faible pour prendre le pouvoir.

Alors, l’Etat se tient en équilibre entre les classes et joue le rôle d’arbitre dans leur conflit. La bourgeoisie perd une partie de son pouvoir politique direct, bien que l’Etat continue de défendre les rapports de production capitalistes.

Pour obtenir un minimum de soutien des travailleurs, un régime bonapartiste est amené à leur faire telle ou telle concession (contre la volonté des capitalistes). En ce sens, le bonapartisme est une tentative de sauver le capitalisme… des capitalistes eux-mêmes.

Un tel régime peut sembler très solide, en surface, mais il est organiquement instable, car il repose sur un équilibre précaire entre les classes.

Que cet équilibre se rompe et c’est toute la stabilité du régime qui s’en trouve menacée. Telle est précisément la situation dans laquelle se retrouve le Kremlin, aujourd’hui.

https://www.marxiste.org/

Commentaire:

Une partie de l’article sur Poutine « tiré à part »

Lire aussi:

Le bonapartisme est un concept marxiste qui désigne une forme de gouvernement bourgeois autoritaire, qui se place en apparence au dessus des conflits de parti pour mieux maintenir un ordre menacé. Dans le langage courant, le bonapartisme désigne le courant politique inspiré de l’Empire de Napoléon 1er.

Bonapartisme (Wikirouge)

 

 

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17 février 2020 ~ 0 Commentaire

poutine 2 (révolution)

poutine

Etat bourgeois et démocratie bourgeoise

Pour les marxistes, l’Etat est constitué, avant tout, de détachements d’hommes en armes qui défendent les intérêts de la classe dirigeante. Mais la forme que prennent les Etats capitalistes a changé au cours de l’histoire.

A ses débuts, le capitalisme avait tendance à s’appuyer sur un Etat « à bas prix », avec ses milices composées de bourgeois et, surtout, de petits bourgeois. En France, par exemple, c’est la Garde Nationale (largement composée de petits bourgeois) qui a écrasé l’insurrection ouvrière de juin 1848. Mais un tel appareil suppose l’existence d’une petite bourgeoisie massive. Or celle-ci est graduellement détruite par la concentration du capital, qui est inhérente au développement du capitalisme.

Au fur et à mesure de son développement, le capitalisme transforme une part de plus en plus grande de petits bourgeois en prolétaires. Or ces derniers n’ont pas intérêt à défendre gratuitement les intérêts de la grande bourgeoisie.

Ainsi, pendant la Commune de Paris (1871), la composition de la Garde Nationale était beaucoup plus ouvrière qu’en 1848, et c’est ce qui explique qu’elle ait joué un rôle révolutionnaire. Du point de vue des capitalistes, le danger est donc évident. Il leur fallait remplacer ce type de milices « populaires » par des troupes plus fiables.

L’ensemble de l’appareil d’Etat, avec ses prisons, son fisc, ses juges, ses bureaucrates, ses policiers et son armée, s’est donc peu à peu professionnalisé. La troupe peut se composer parfois de conscrits, mais les officiers sont toujours des professionnels issus soit de la bourgeoisie et des classes moyennes, soit de la classe ouvrière – mais dans ce dernier cas, ils sont soumis à un encadrement politique et idéologique qui les coupe de leur classe d’origine.

Un processus semblable se déroule aussi sur le plan politique. Face au développement numérique du salariat et à ses mobilisations croissantes, la bourgeoisie est forcée de concéder le suffrage universel.

Cela change la nature des élections. Jusque-là, la bourgeoisie était seule autorisée à voter et pouvait donc tranquillement décider de la bonne marche de ses affaires au niveau de l’Etat.

Elle doit maintenant s’appuyer sur le vote des salariés, qui sont majoritaires. Cela suppose toute une couche de spécialistes, formés à tromper les salariés pour les amener à soutenir telle ou telle fraction de la classe dirigeante.

Les hommes politiques bourgeois deviennent donc des professionnels, eux aussi, et rejoignent les rangs de cet « establishment » capitaliste.

https://www.marxiste.org/

Commentaire:

Ceci fait partie de l’article sur Poutine « tiré à part’

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17 février 2020 ~ 0 Commentaire

poutine 1 (révolution)

vlad

La crise du régime de Vladimir Poutine

Ces vingt dernières années, la nature du régime politique russe a fait couler beaucoup d’encre. La bourgeoisie occidentale décrit souvent Vladimir Poutine comme un héritier du stalinisme et des soi-disant « traditions russes ».

En réalité, son régime est surtout le fruit (pourri) de la restauration du capitalisme en Russie, au début des années 1990. Le Kremlin défend les intérêts du capitalisme russe – comme Macron défend ceux du capitalisme français. Et comme la France, la Russie est une puissance impérialiste dominée par d’immenses firmes industrielles et financières.

Ceci dit, il est clair qu’il y a des différences entre ces deux régimes. Mais contrairement à un préjugé tenace, les caractéristiques du régime russe ne découlent pas d’un « tempérament national » (qui apprécierait et réclamerait l’autoritarisme !) ou de « l’immaturité » de la démocratie russe. Ces caractéristiques découlent de la faiblesse de la bourgeoisie russe et des conditions particulières de sa naissance.(…)

Le dépeçage de la Russie

L’appareil d’état complexe a émergé et s’est consolidé en Occident à travers un long processus, jusqu’aux démocraties bourgeoises actuelles. Ce ne fut pas le cas en Russie. A la chute de l’URSS, des généraux ont volé et revendu le matériel militaire dont ils avaient la charge, tandis que des administrateurs s’appropriaient des entreprises d’Etat, privatisées à leur profit.

Ce pillage généralisé n’a pas mené à la formation d’un appareil d’Etat bourgeois semblable à celui qui existe en Europe de l’Ouest, mais à la transformation d’une bonne partie de l’ancien appareil d’Etat stalinien en une nouvelle classe capitaliste.

Des luttes féroces entre bureaucrates – pour le dépeçage du cadavre de l’économie planifiée – ont abouti à un éparpillement de l’économie.

Par exemple, l’entreprise d’Etat Aeroflot a été divisée en une multitude de firmes régionales, au fur et à mesure que des bureaucrates locaux la privatisaient bout par bout et pour leur propre compte. Les plus puissants des nouveaux capitalistes russes, les « oligarques », s’assuraient le contrôle du système politique via leur marionnette, le président Boris Eltsine. Ils ne cherchaient pas à construire un appareil d’Etat solide, mais à piller les caisses publiques.

La faillite de l’Etat russe, en 1998, a été causée par le renflouement permanent des entrepri-ses des oligarques. Elle a mis en danger tout l’équilibre précaire du nouveau capitalisme russe.

Le régime d’Eltsine était alors complètement discrédité, non seulement aux yeux du salariat, mais aussi de la classe moyenne (ruinée par la crise) et des fonctionnaires. C’est ce qui a permis à Vladimir Poutine de se placer au sommet du pouvoir.

Pour les oligarques, l’objectif était désormais de renforcer l’Etat russe (au bord de l’effondre-ment) et d’apporter un minimum de centralisation à l’économie. Celle-ci était alors complète-ment fragmentée, au détriment de sa compétitivité sur le marché mondial. Mais cette « consolidation » de l’Etat a eu des conséquences totalement inattendues pour les oligarques.

Poutine a très vite affirmé son autorité sur ces derniers. Ceux qui ne se pliaient pas à ses diktats subissaient les foudres de la répression policière. Ce fut le cas, par exemple, de l’oligarque Khodorkovsky.

Cet ancien cadre du Parti Communiste, devenu un baron du pétrole, s’est opposé à Poutine et a été arrêté, puis emprisonné, en 2003, pour « escroquerie à grande échelle » (un délit dont il était aussi coupable que la plupart des oligarques). En se renforçant, l’Etat russe s’émancipait, dans une certaine mesure, de la tutelle des oligarques. Cette situation est typique d’un régime bonapartiste. (…)

La crise du régime de Poutine

Dès son arrivée au pouvoir, en 1999, Poutine a utilisé la guerre en Tchétchénie pour distraire l’attention des masses. Il a mené une politique d’austérité systématique. Cependant, la hausse des prix du pétrole et du gaz a permis à l’économie russe de croître à nouveau (après l’effon-drement catastrophique des années 90).

Malgré les politiques d’austérité, la croissance économique a permis d’améliorer un peu les conditions de vie d’une partie de la population, tout en offrant à l’appareil d’Etat des oppor-tunités bien plus grandes d’enrichissement. Au sommet de cette pyramide de corruption trônait Vladimir Poutine, arbitre entre les classes, mais arbitre aussi de la lutte entre les différentes factions de la bureaucratie d’Etat (pour le partage du gâteau de la corruption).

Cette phase d’embellie économique a été brisée net par la crise mondiale de 2008. Elle a réduit les possibilités de corruption et de pillage de l’économie par les différents échelons de la bureaucratie.

De plus en plus souvent, Poutine est obligé de réprimer sévèrement les bureaucrates trop gourmands et trop corrompus. En effet, la corruption trop ostentatoire ne peut que nuire au prestige du régime. De nouvelles colonies pénitentiaires sont donc ouvertes, chaque année, pour y loger les fonctionnaires corrompus et tombés en disgrâce.

Cette crise complique aussi la recherche d’un successeur à Vladimir Poutine. Or sa popularité décline – et risque de s’effondrer à l’occasion, par exemple, d’une aventure militaire se soldant par une défaite.

Pour la bureaucratie, il y a urgence à préparer sa succession. Problème : l’appareil d’Etat est aujourd’hui profondément divisé, et chaque fraction essaye de placer son poulain, ce qui ne contribue ni à la stabilité du régime, ni à son prestige. Quant à Poutine, il profite de ces divisions pour manœuvrer en vue de prolonger indéfiniment sa position personnelle.

Mais la principale menace contre le régime vient de la classe ouvrière, longtemps restée inerte. La crise économique a obligé le régime à mettre en œuvre des mesures d’austérité très dures, comme la réforme des retraites adoptée à l’été 2018. Conjuguées à la hausse brutale du chômage et à l’impact de la corruption sur les services publics, ces politiques ont fait brutalement baisser la popularité de Poutine.

Pour la première fois depuis des années, voire des décennies, les mobilisations de l’automne 2018 ont dénoncé pêle-mêle les politiques anti-sociales, la corruption et l’absence de véritable démocratie.

Ces mobilisations étaient encore faibles, mais il s’agissait d’un coup de semonce, qui annonce des luttes bien plus massives. Poutine se trouve aujourd’hui confronté à la hantise de tous les régimes bonapartistes à travers l’histoire : le réveil révolutionnaire de la classe ouvrière.

16 février 2020 Ivan Loh

https://www.marxiste.org/

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16 février 2020 ~ 0 Commentaire

ouvrir la voix (studios brest)

pep

« Ma boîte de production s’appelle Bras de Fer, ce qui représente assez bien ce qu’a été cette aventure pour faire ce film et le mener en salles ». Ce film, il s’intitule « Ouvrir la voix » et sa réalisatrice, Amandine Gay, compare sa production à une guérilla, tant le chemin vers sa sortie en salles a été long et semé d’embûches.

Ce n’est pas tous les jours qu’un long-métrage français donne la parole à des femmes noires, 24 pour être précis, pendant 120 minutes, sur des thèmes aussi divers que l’éducation, le communautarisme, les idéaux de beauté, l’homosexualité. À vrai dire, c’est la première fois. Et si Amandine Gay, comédienne de 32 ans, ne s’était pas battue en marge de l’industrie du cinéma pendant plusieurs années, peut-être n’aurions-nous pas pu entendre tout ce que ces Afro-descendantes ont à dire.

Lundi 17 février à 20h Cinéma Les Studios Brest

https://www.huffingtonpost.fr/

Lire aussi:

L’interview d’Amandine Gay pour « Ouvrir la voix » (RTBF)

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16 février 2020 ~ 0 Commentaire

le mexique nous tue (pùblico)

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Le Mexique nous tue, disent les femmes révoltées contre l’Etat et la presse
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Après un autre meurtre traité comme un spectacle par la presse mexicaine le jour de la Saint-Valentin, la manifestation s’en est pris à la résidence officielle du président et le siège des journaux.Les mots « État féminicide » ont été écrits à l’encre rouge sang sur les portes du palais présidentiel du Mexique le jour de la Saint-Valentin par les manifestantes.
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La plupart étaient des femmes, vêtues de noir et sont sorties dans la rue pour exprimer leur fureur face au meurtre d’Ingrid Escamilla, une femme de 25 ans, et pour la publication de photos explicites de son corps mutilé dans les journaux mexicains.
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Après avoir repeint le palais présidentiel, les femmes – selon Reuters – sont allées à la salle de rédaction du journal La Prensa pour protester contre la publication d’images du cadavre de la femme assassinée. Ils ont brûlé des voitures et brisé les vitrines du journal et ont fait face à la police qui les a empêchés d’entrer dans les locaux.
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Avec le slogan « plus un meurtre », et brandissant des pancartes disant « nous exigeons un journalisme responsable », ou  » Nous sommes toutes Ingrid », ou « le sexisme tue », les manifestantes ont demandé justice.
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En moyenne, dix femmes sont tuées chaque jour au Mexique. L’année dernière, il y a eu un nouveau record d’homicides dans le pays, selon les données officielles.
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L’Entité pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, également connue sous le nom d’ONU Femmes, a condamné le meurtre d’Ingrid Escamilla sur Twitter. «Nous exigeons des actions exhaustives pour éliminer la violence contre les femmes et les filles. Nous exigeons un accès complet à la justice et la non-victimisation. Ingrid n’est pas un cas isolé ».
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Lilia Florencio Guerrero, dont la fille a été violemment assassinée en 2017, a appelé le président Andres Manuel Lopez Obrador, qui se trouvait à l’intérieur du palais lorsque les manifestations ont eu lieu, à faire davantage pour arrêter la violence. «Ce n’est pas seulement Ingrid. Il y a des milliers de fémicides », a-t-il déclaré. « Cela nous remplit de colère. »
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De nombreuses manifestantes ont peint des slogans sur les murs du bâtiment, y compris « ils nous tuent », et ont utilisé des bombes de peinture inflammables, qui crachent des flammes vives.
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L’une d’elles a utilisé une peinture en aérosol pour peindre le mot « INGRID », en grosses lettres roses sur la porte du palais présidentiel. Beaucoup ont noté que le meurtre d’Escamilla n’était que le dernier d’une vague de morts brutales de femmes.
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À l’intérieur du palais, où Lopez Obrador vit avec sa famille, le président a tenté de donner des assurances aux militantes lors de la conférence de presse de samedi matin qu’il n’oublierait pas son message. «Je n’enterre pas ma tête dans le sable. Le gouvernement que je représente garantira toujours la sécurité des femmes », a-t-il dit, sans donner de détails sur les nouveaux plans pour assurer cette sécurité.
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Le journal La Prensa, qui a publié en première page l’image du corps mutilé d’Ingrid Escamilla – et a motivé l’accusation de «complicité de la presse» – a défendu ses articles de rapports de crimes et d’homicides, affirmant que ce sont des thèmes que les gouvernements préfèrent. garder étouffés. Dans un communiqué également publié en première page samedi, le comité de rédaction a toutefois indiqué qu’il était ouvert à des discussions sur les moyens d’ajuster ses normes au-delà des exigences légales.
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Vendredi, un autre journal, a rempli presque toute sa première page avec l’image du cadavre d’Ingrid, avec le titre: « La faute de Cupidon ». Cette couverture a suscité la fureur non seulement pour l’affichage du corps, mais aussi pour le ton ludique utilisé pour décrire un crime de violence domestique.
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Josue Gonzalez et Daina Beth Solomon (Reuters) 15 février 2020
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15 février 2020 ~ 0 Commentaire

schiste (gauche révolutionnaire)

gaz de schiste

Algérie : NON à l’exploitation du gaz de schiste !

Les 49è et 50è vendredis de manifestations ont été marqués par un nouveau slogan scandé par les milliers de manifestants dans toutes les wilayas du pays, y compris dans le sud où une marche de plusieurs centaines de femmes a été organisée à In Salah, suivie par les hommes en dernier cortège : « NON au gaz de schiste ».

Ceci découle de l’entrevue accordé au président illégitime A. Tebboune à des directeurs de médias nationaux en précisant : « Il faut que toutes les franges du peuple sachent qu’il s’agit d’une richesse dont Allah nous a gratifiés et je ne vois pas pourquoi s’en priver et que son exploitation de cette ressource est à même d’améliorer le niveau de vie ».

Donc, pour le président, le meilleur moyen d’améliorer le niveau de vie des Algériens est non pas d’augmenter le SMIG, ni de promouvoir la production locale, ni le partage des richesses de manière équitable, encore moins de supprimer la loi des hydrocarbures ou alors la loi des finances visant à faire une vraie austérité dans tout le pays…

Mais bien d’exploiter le gaz de schiste en ouvrant la voie à l’octroi de concessions aux multinationales pétrolières, telles que TOTAL, dans les régions sahariennes. Aucune technologie ne permet de le faire sans dégâts matériels, économiques, écologiques et sanitaires.

Même deux de ses ministres affirment qu’ils ne sont en aucun cas d’accord avec cette mesure, dont le ministre de l’enseignement supérieur, C.Chitour qui la qualifie de « calamité » ; « on a interdit à Total d’exploiter le gaz de schiste dans le sud de la France, mais il risque de forer ici. Le gaz de schiste, c’est une calamité, l’autoriser, c’est hypothéquer l’avenir du sud où il y a une nappe phréatique de 45 000 milliards de m3 d’eau. »

On voit bien que la principale préoccupation de ce gouvernement illégitime est de comment faire plus de profits dans le dos des travailleurs, et non pas d’améliorer le niveau de vie des travailleurs, et encore moins de se préoccuper de la santé de la population.

Les richesses sont là pour satisfaire les besoins de la population et non pas les profits et les capitalistes, y en a assez ! Construisons le parti des travailleurs, organisons-nous ! 

Le Hirak en est à son 12e mois de mobilisation et il est largement temps que ses revendica-tions soient satisfaites. Nous devons nous organiser en masse pour dégager ce gouvernement et contre la politique de Bouteflika poursuivie par Tebboune.

Pour cela, non seulement, il faut discuter partout de nos revendications, mais il faut aussi construire une grève générale de masse, qui pourrait être lancée en premier lieu par les travailleurs de l’énergie et des hydrocarbures et appuyés par les autres secteurs de travail, et surtout par la base de l’UGTA.

Faire des assemblée générales, discuter de ce qu’il faut faire et comment conduire la grève avec un programme révolutionnaire, construire des comités de luttes dans les usines, dans tous les lieux de travail, les quartiers, est une importance première pour donner au Hirak un nouveau souffle.

Pour nous organiser afin de discuter de quelle société nous voulons, la construction d’un parti de masse des travailleurs, de tous les secteurs privés et/ou étatique, des chômeurs, des jeunes… est primordiale.

Il permettrait de défendre les intérêts de la majorité de la population, pour que les richesses du pays appartiennent réellement au peuple, en propriété publique, avec une production gérée démocratiquement par les travailleurs pour la satisfaction des besoins de toutes et tous.

La Gauche Révolutionnaire, اليسار الثوري, ThamuƔli Thazelmadt dit :

• Non à l’exploitation du gaz de schiste ! Non à la main-mise sur les hydrocarbures par les multinationales étrangère ou par des firmes capitalistes algériennes.
• Pour l’unité de la classe ouvrière indépendante du gouvernement
• Pour des comités démocratiques dans chaque entreprise, université, lycée, quartier, pour développer la lutte et les revendications : hausse des salaires, égalité entre toutes et tous, respect des droits des minorités…
• Pour que la lutte s’étende dans les entreprises, avec les syndicats, pour organiser des grèves
• Pour un gouvernement démocratique des travailleurs.
• Pour une Algérie socialiste et démocratique, libérée du capitalisme et de l’asservissement aux puissances impérialistes que cela entraîne, avec des relations internationales de solidarité avec les pays de la région et leurs populations, en lutte elles aussi contre des régimes servant les capitalistes.

Mina Boukhaoua 15/02/2020

http://www.gaucherevolutionnaire.fr/

schiste (gauche révolutionnaire) dans A gauche du PS logo-pst-horiz-1

Commentaire:

Nous soutenons un parti révolutionnaire qui existe déjà, le PST Parti Socialiste des Travailleurs!

PST

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