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25 juin 2018 ~ 0 Commentaire

tirailleurs sénégalais (les arènes + médiapart + france culture)

Morts par la France: Thiaroye 1944 est une Bd reportage réussie, un album coup de poing captivant et questionnant.

C‘est un objet dessiné qui contribue de belle manière à remettre un massacre occulté en pleine lumière pour qu’enfin les choses évoluent et que justice soit faite. Ecrite par Pat Perna, illustrée par Nicolas Otéro, colorisée par 1ver2anes, elle rend hommage à l’opiniâtreté d’une chercheu-se  qui tente depuis près de 20 ans de réhabiliter des tirailleurs sénégalais injustement exécu-tés au sortir de la seconde guerre mondiale par les soldats d’un pays auxquels ils étaient venus porter main forte.

Editée par Les Arènes bd, elle porte à la connaissance de tous un scandale d’état et un long combat pour que la vérité triomphe et que la France reconnaisse ses erreurs, ferme une plaie béante connue de tous au Sénégal et mette fin à jamais à une vision condescendante et raciste.

C‘est en lisant une Bd de Tardi, que l’ancien journaliste décide de s’intéresser aux tirailleurs sénagalais.

Il se rend rapidement compte qu’il existe bien peu de choses sur le sujet. Peu de temps avant le festival Malouin, il rencontre Armelle Mabon qui lui remet son ouvrage et lui explique sa confrontation avec l’ administration et le ministère des armées pour qu’un procès en révision se tienne un jour et réhabilite des soldats, reconnaisse la tuerie et indique l’endroit exact ou des centaines d’hommes musulmans exécutés sont inhumés afin de les rendre à leurs familles.

Après avoir fait la connaissance de Nicolas Otéro que son ami Chabouté lui avait recommandé, les deux hommes sont partis en reportage en quête d’informations à Dakar à la rencontre des témoins, d‘anciens militaires et même d’un fils de tirailleur tué à Thiaroye.

L’histoire est chapitrée afin de marquer des pauses mais aussi de ne pas trop s’éparpiller . La démarche de Pat Perna est singulière, il cherche, recoupe les sources, écrit un article sur le sujet dans la revue 21 qui est assez éclairant. Il est repris avec pertinence à la fin de l’opus apportant du crédit à cette savoureuse enquête teintée de références littéraires splendides et de clins d’œil musicaux sympathiques.

Nicolas Otéro s’est immergé pleinement dans cette histoire. Il a tout de suite accepté le projet qui avait une résonnance particulière pour lui. Il a effectué de nombreux repérages et photo-graphies qui lui ont servi dans son travail. Ces quelques jours en Afrique l’ont bousculé. Pour s’imprégner, il a d’abord puisé dans la documentation avant de créer physiquement des personnages habités et convaincants. Son découpage apporte beaucoup de rythme, il nous embarque efficacement.

Son traitement graphique est plein d’humanité et complètement au service des émotions. Son dessin est plus synthétique, sa ligne juste, il parvient à dédramatiser beaucoup de choses et à rendre accessible ce récit bouleversant au grand public. Les couleurs réalisées à l’informatique sont tout autant séduisantes, elles apportent une harmonie globale intéressante et beaucup de sensibilité. Quant à la couverture de l’album inspirée des affiches coloniales de l’époque, avec sa typologie caractéristique, elle est à l’image de l’album : sublime.

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Lire aussi:

5 questions à… Armelle Mabon (En Eñvor)

Sénégal: affaire Thiaroye 44 Armelle Mabon (Médiapart)

Tirailleurs africains : un scandale historique (France Culture)

Massacre de Thiaroye en 1944 : « C’est un crime de masse prémédité » (Le Monde)

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25 juin 2018 ~ 0 Commentaire

réfugiés syriens (csld)

Méfiez-vous des cartes, pas des migrants : les réfugiés syriens.

Depuis 2011, la Syrie est en proie à une violence inouïe, mettant des millions de gens sur les routes de l’exode.

Rappelons que ce conflit est né d’un mouvement de contestation pacifique, dans le souffle libérateur des printemps arabes contre le régime de Bachar El-Assad. Ce mouvement fut réprimé dans le sang. Depuis, la situation n’a eu de cesse de se complexifier et de s’interna-tionaliser avec l’entrée dans le jeu de groupes djihadistes et de puissances étrangères. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), cette guerre aurait causé la mort de plus de 353 000 personnes en 7 ans, dont 106 390 civils (19 811 enfants et 12 513 femmes). Un véritable carnage.

Pour survire, beaucoup ont “choisi” de fuir leur pays. Où sont-ils allés ? Où ont-ils été “accueillis” ?

Quels sont les pays européens les plus hospitaliers ? Pour répondre à ces questions, nous nous sommes livrés (Françoise Bahoken et moi-même) à un petit exercice cartographique en vidéo. L’objectif est de donner à voir la construction d’une carte décrivant la migration syrienne, surtout sa sensibilité aux partis-pris méthodologiques.

Si les chiffres retenus datent de mi 2015 et ont pu évoluer, ce qui compte ici c’est avant tout la démonstration.

Notre propos est avant tout pédagogique. Il focalise en premier lieu l’attention sur le rôle des cartes dans notre perception de la crise migratoire syrienne. Que nous disent-elles ? L’effet de différents choix (graphiques, textuels, etc.) sur les cartographies obtenues fait l’objet d’un second temps. En quoi ces cartes diffèrent-elles ? Nous dessinent-elles objectivement la réalité de ce phénomène migratoire ? N’y a-t-il pas là un risque de manipulation ? Le troisième temps déconstruit ces cartes pour tenter d’y répondre. Bref, peut-on vraiment faire confiance aux cartes…

Nicolas Lambert · 22/06/2018

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24 juin 2018 ~ 0 Commentaire

poder sin poder (alternative libertaire)

al

Alternative Libertaire Rennes organise la projection d’extraits du documen-taire Poder sin poder, le mardi 26 juin à 18h, à la MJC Bréquigny, salle Europe.

Ce documentaire retrace l’histoire de plusieurs expériences autogestionnaires dans différents pays d’Amérique du Sud, que ce soit dans la culture, les quartiers, les entreprises, ou encore l’éducation. C’est l’occasion de comparer nos expériences avec celles de camarades d’un autre continent, de revenir sur l’autogestion dans le mouvement étudiant et lycéen contre la sélection, de discuter de stratégies pour les mobilisations à venir.

C’est aussi l’occasion de penser une autre société, anticapitaliste et radicalement démocratique !

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23 juin 2018 ~ 0 Commentaire

élections en turquie (orient 21)

Les élections législatives et présidentielle se dérouleront le 24 juin.

En arrière-plan, la crise économique qui s’aggrave. « Le problème qui se pose aujourd’hui est que l’économie turque, au cours des dernières années notamment, a été une économie spécu-lative, rentière, ce qui a créé un problème d’endettement permanent. (…) Depuis plusieurs années, la Turquie est gérée par un pouvoir qui ne peut pas vivre ni survivre sans déclencher des crises. Il y a une ambiance assez délétère de guerre permanente. »

Entretien avec Hamit Bozarslan, docteur en histoire et en sciences politiques, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), par Jean-Pierre Séréni, membre de la rédaction d’Orient XXI.

Hamit Bozarslan est l’auteur, notamment, d’Histoire de la Turquie de l’Empire à nos jours, Tallandier, 2016.

Jean-Pierre Séréni, Chris den Hond

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21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

pergélisol, permafrost (france info)

Climat : le permafrost en péril

La fonte des glaces s’accélère en Antarctique. Les scientifiques tirent la sonnette d’alarme. Le permafrost commence à dégeler.

Depuis maintenant cinq ans, la fonte des glaces va trois fois plus vite. Marcello Leppe, direc-teur de l’institut chilien de l’Antarctique, alerte : « J’ai eu l’occasion d’y venir pendant quinze ans et à l’échelle d’une vie humaine on peut déjà constater les changements que provoque le changement climatique ».

Nouveaux virus et bactéries libérés

L’une des conséquences de ce changement, c’est que le permafrost se fragilise. Il s’agit du sol qui reste gelé pendant au moins deux années consécutives. Il recouvre plus d’un quart des terres émergées de l’hémisphère nord. Si le permafrost dégèle, il peut y avoir un effondrement des habitations et une évaporation d’éléments néfastes pour notre écosystème comme le dioxyde de carbone, le mercure, des virus et des bactéries.

Autre conséquence

Les groupes pétroliers se mettent à refroidir le permafrost qui fond pour pouvoir à continuer à rouler dessus et à exploiter leurs pipelines. En Alaska, cette pratique est devenue courante.

21/06/2018

https://www.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Le pergélisol, en anglais : permafrost (Wikipédia)

Le permafrost : qu’est-ce que c’est ? (Géo)

Commentaire: C’est surtout l’évaporation de milliards de tonnes de gaz à effet de serre!

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20 juin 2018 ~ 0 Commentaire

koltchenko et semstov (alternative libertaire + anti-k)

koltchenko et semstov (alternative libertaire + anti-k) dans Antifascisme

Koltchenko et Semstov agonisent en prison : liberté pour les antifascistes !

Pour attirer l’attention de la communauté internationale aux persécutions politiques perpétrées par le régime du Kremlin, le réalisateur Oleg Sentsov, lui-même emprisonné dans la colonie pénitentiaire au-dessus du cercle polaire, a entamé une grève de la faim illimitée le 14 mai. Selon ses calculs sa mort devrait survenir pendant la Coupe du monde.

Adresse aux dirigeants russes et aux leaders des pays du monde entier

Nous demandons la libération immédiate des deux prisonniers politiques Alexandre Koltchenko et Oleg Sentsov qui se trouvent en danger de mort.

Alors que la Coupe du Monde de football va débuter en Russie, près de 70 prisonniers politiques ukrainiens restent incarcérés dans ce pays ainsi que dans la Crimée occupée.

Pour attirer l’attention de la communauté internationale aux persécutions politiques perpétrées par le régime du Kremlin, le réalisateur Oleg Sentsov, lui-même emprisonné dans la colonie pénitentiaire au-dessus du cercle polaire, a entamé une grève de la faim illimitée le 14 mai. Selon ses calculs sa mort devrait survenir pendant la Coupe du monde.

En signe de solidarité, trois autres prisonniers politiques ukrainiens détenus en Russie et en Crimée l’ont suivi. Parmi eux, le militant anarchiste Alexandre Koltchenko, souffrant d’un déficit de poids (54 kilos pour ses 190 cm de taille !), dont les jours sont aussi en danger.

Ils exigent la liberté non pas pour eux-mêmes, mais pour tous et toutes les prisonnier-e-s politiques ukrainien-ne-s détenu-e-s en Russie et en Crimée.

Nous appelons les dirigeants russes et les leaders des pays du monde entier à :

  • Engager les procédures nécessaires à la libération rapide de tous et toutes les prisonnier-e-s ukrainien-ne-s poursuivi-e-s pour des raisons politiques en Russie et en Crimée ;
  • Prendre des mesures urgentes pour assurer l’échange de prisonnier-e-s entre la Fédération de Russie et l’Ukraine ;
  • Libérer immédiatement et sans condition Oleg Sentsov et Alexandre Koltchenko.

12 juin 2018

http://alternativelibertaire.org/

COLLECTIF KOLTCHENKO : Ligue des Droits de l’Homme, Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme, Groupe de résistance aux répressions en Russie, Ukraine Action, Russie-Libertés, CEDETIM – Initiatives Pour un Autre Monde, Assemblée Européenne des Citoyens, Action antifasciste Paris-Banlieue, Collectif Antifasciste Paris Banlieue, Mémorial 98, Union syndicale Solidaires, CNT-f, CNT-SO, Emancipation, FSU, FSU 03, CGT Correcteurs, SUD éducation, SUD-PTT, Alternative Libertaire, Ensemble ! (membre du Front de gauche), L’Insurgé, NPA, Fédération Anarchiste, Critique sociale.

Lire aussi:

Lettre ouverte à Patrick Le Hyaric, Younous Omarjee, Marie-Christine Vergiat et Marie-Pierre Vieu (Anti-k)

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19 juin 2018 ~ 0 Commentaire

pierre stambul (ujfp)

stambul

Le sionisme, un nationalisme particulier qui a inventé le peuple, la langue et la terre

Quelle est la nouvelle perspective de votre livre sur la Nakba ?

Il faut rappeler que le crime fondateur de cette guerre, c’est l’expulsion préméditée des Pales-tiniens en 1948-49. Les conquêtes de 1967 et la colonisation qui s’en est suivie ont aggravé la destruction de la société palestinienne. Mais aboutir à une paix juste, c’est «réparer» la Nakba.
En ce sens, tout le processus d’Oslo et le prétendu «processus de paix» censé aboutir à «deux États pour deux peuples » a été une mystification qui a permis au rouleau compresseur colo-nial  de se déployer. Une paix juste devra reconnaître le droit au retour des réfugiés palesti-niens. Dès sa fondation, l’État d’Israël a violé la résolution 194 de l’ONU qui prévoyait ce retour et a effacé les traces des centaines de villages palestiniens détruits. L’impunité d’Israël date de cette époque.

Comment « démonter » le sionisme ?

Le sionisme est une idéologie multiforme. C’est un colonialisme particulier puisqu’il vise à expulser le peuple autochtone et pas à l’exploiter. C’est un nationalisme particulier qui a inven-té le peuple, la langue et la terre. C’est une théorie de la séparation qui a proclamé, il y a 120 ans, que Juifs et non-Juifs ne pouvaient pas vivre ensemble. C’est une manipulation de l’histoi-re, de la mémoire et des identités juives. Il n’y a pas eu exil des Juifs il y a 2 000 ans et il n’y a pas « retour » aujourd’hui. Les descendants des Juifs de l’Antiquité sont essentiellement les Palestiniens et les Juifs d’aujourd’hui sont surtout des descendants de convertis.

Le sionisme n’a pas combattu l’antisémitisme. Sionistes et antisémites partagent l’idée que les Juifs doivent quitter leur pays d’origine.

Il faut expliquer que le fait qu’Israël soit devenu un pays raciste, militariste et d’extrême droite n’est pas un accident de l’histoire. Le sionisme ne pouvait mener qu’à cela. Il ne pouvait pas y avoir de paix juste en Afrique du Sud avec le maintien de l’apartheid. Il n’y aura pas de paix juste au Proche-Orient avec le maintien du sionisme. Cette idéologie n’est pas seulement crimi- nelle contre les Palestiniens, elle est suicidaire pour les Juifs et elle est une injure à leur histoire.

L’antisémitisme, une malédiction pour les Palestiniens. Pourquoi ?

L’antisémitisme est un crime européen qui dure depuis 15 siècles. C’est aussi un crime chrétien puisque, avant l’antisémitisme racial qui apparaît dans la deuxième moitié du 19è siècle, il y a eu l’antijudaïsme chrétien. Dans le monde « arabo-musulman », avant l’apparition du sionisme, les Juifs (comme les chrétiens) ont le statut de « dhimmi » qui veut dire « protégés ». Ce n’est pas la citoyenneté (qui n’existe nulle part à l’époque). Mais les communautés juives ne subiront jamais (avant l’apparition du sionisme) l’équivalent des massacres et des expulsions qui jalon-nent l’histoire des Juifs européens.

Cet antisémitisme culminera avec le génocide nazi.

Et c’est ce génocide qui décidera la « communauté internationale » à se débarrasser de sa culpabilité sur le dos des Palestiniens en favorisant la création de l’État d’Israël et le nettoyage ethnique de 1948-49. Les Palestiniens paient pour un crime avec lequel ils n’ont rien à voir. La petite minorité juive qui a vécu en Palestine a toujours vécu en bonne intelligence avec ses voi-sins musulmans et chrétiens. Chaque manifestation d’antisémitisme dans le monde renforce Israël et contribue à la destruction de la Palestine.

Quel rapport est-ce qu’il y a entre sionisme et islamophobie ou racisme contre les musulmans ?

En 2001, le président Bush a déclaré la guerre du « bien contre le mal ». Le mal, pour lui, ce sont les Arabes, les pauvres, les musulmans. Pas tous les musulmans : les dictatures féodales et patriarcales du Golfe sont les alliés de l’empire. Israël est l’élève modèle dans cette guerre. Morceau d’Europe installé au Proche-Orient, ce pays est devenu une espèce de laboratoire. Israël montre au monde comment on peut enfermer et réprimer des populations décrétées dangereuses en expérimentant sur elles de nouvelles armes sophistiquées.

Il y a donc un rapport direct entre ce que subissent les Palestiniens au Proche-Orient et l’islamophobie en Occident : ségrégation sociale et stigmatisation. Et l’UJFP est pour le « vivre ensemble dans l’égalité des droits » aussi bien au Proche-Orient qu’en Occident. Et contre l’essentialisation des gens selon leur identité réelle ou supposée.

Parlez-nous de ce chapitre : Les précédents de l’Afrique du Sud, du Zimbabwe et de l’Algérie.

Dans ces pays, le colonialisme a longtemps imposé son régime féroce aux autochtones. Qu’est-ce qui a permis aux Blancs d’Afrique du Sud de rester ? Le maintien ou la fin de l’apar-theid ? C’est bien sûr la fin et le fait que des deux côtés, il y a eu des forces posant les termes d’un compromis : 1 personne = 1 voix, L’Afrique du Sud est une et indivisible, l’apartheid est reconnu comme un crime. Une fois ces conditions acceptées, les Blancs ont pu rester.

En Algérie, la seule force politique des Français d’Algérie qui s’est exprimée a été l’OAS, milice fasciste décidée à combattre jusqu’au bout l’indépendance. Résultat : les Français (et avec eux les Juifs) ont dû partir. Au Zimbabwe, l’indépendance a débouché sur une dictature et le dicta-teur Mugabe a utilisé la présence des anciens colonisateurs pour détourner la colère popu- laire. Les Blancs sont quasiment tous partis.

Quel sera le modèle en Israël/Palestine ? L’idéal serait de s’inspirer de l’exemple sud-africain : accepter l’égalité et le « vivre ensemble ». Cela suppose en finir avec le sionisme et l’État juif. Mais il est clair que les dirigeants israéliens suivent le modèle de l’OAS en Algérie. Et que ça pourrait finir de la même façon.

L’importance du BDS pour vous en 2018.

Je pose dans le livre la question : « Vous seriez Nétanyahou, vous changeriez de politique? » La réponse est non bien sûr. Tant qu’Israël ne sera pas sanctionné, le rouleau compresseur colo-nial continuera. L’histoire a montré que s’il y a des sanctions, les conséquences seront immé-diates. Les Palestiniens disent que cette guerre est née de l’extérieur, de la décision de l’ONU de partager la Palestine et de tolérer toutes les violations commises par Israël.

La solution viendra de la capacité de la société palestinienne à ne pas rompre et de la solida-rité internationale. Le BDS ne détruira pas l’économie israélienne, mais il peut détruire l’image de ce pays et forcer les gouvernements à prendre des sanctions. C’est le seul espoir actuellement.

dimanche 17 juin 2018  Pierre Stambul

Milena Rampoldi, ProMosaik. Ci-dessus mon entretien avec Pierre Stambul sur son nouveau livre sur la Nakba intitulé « La Nakba ne sera jamais légitime »

http://www.ujfp.org/

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18 juin 2018 ~ 0 Commentaire

pour la syrie (inprecor)

assad

Un meeting de grande importance sur la révolution syrienne

Un petit événement assez important vient d’avoir lieu en Grèce : un meeting de soutien à la révolution syrienne, co-organisé par une partie de la gauche radicale et anticapitaliste.

Son importance s’explique du fait que, ce qui domine en Grèce jusqu’ici ce sont deux tendances pas si opposées que cela sur le fond :

• D’un côté, le soutien affirmé du gouvernement Tsipras au gouvernement israélien,

• De l’autre un positionnement campiste bien ancré dans la plus grande partie de la gauche grecque, encore renforcé dans une logique simpliste par le soutien de Tsipras à Netanyahu et donc à ses alliés internationaux.

Il faut donc d’abord rappeler la politique pro-israélienne qu’appliquent désormais Tsipras et la direction de Syriza, comme on vient de le constater avec la rencontre des premiers ministres de Chypre, d’Israël et de Grèce, pour des accords économiques et industriels.

C’est la volonté (par ailleurs très peu écologique) que l’exploitation d’hydrocarbures dans la partie orientale de la Méditerranée soit aux mains exclusives de ces 3 pays et de l’Égypte. Certes, Tsipras a rappelé qu’il était partisan de la solution de l’État palestinien à côté de celui d’Israël, mais il a surtout insisté sur l’objectif commun : « que nous assurions la prospérité, la stabilité et la coopération entre nos pays mais aussi avec les pays voisins et les peuples de la région ».

Au moment où l’armée israélienne massacre des dizaines de palestiniens sur la frontière de Gaza, Tsipras a osé dire cela, tout en se réjouissant après cette quatrième rencontre tripartite des avancées de cette coopération… et cela pendant qu’en Grèce se tenaient des manifesta-tions pour protester contre les crimes de l’armée israélienne et la politique de pyromane régional de Netanyahu !

Assad ami des Grecs ?

Ce qui est sûr, c’est que la politique de Tsipras, avec d’un côté la poursuite des mémorandums et de l’autre le soutien de fait à Netanyahu, ne peut que renforcer la tendance campiste qui sévit gravement dans la gauche grecque, subissant quoi qu’elle dise l’influence du KKE (PC grec). Car au-delà du KKE, l’Unité Populaire (LAE) et même des organisations anarchistes (eh oui !) baignent dans un mélange d’idéologie nationaliste et campiste, où tout ce qui semble contrer l’impérialisme occidental prend une allure sympathique, même les pires dictatures.

Même la coalition anticapitaliste Antarsya n’ose pas prendre une position claire…

Le schéma est simple, et fonctionne : Trump et Netanyahu sont nos ennemis, leurs ennemis sont donc nos amis ! Et du coup, la position majoritaire à gauche en Grèce, c’est un soutien de fait ou assumé à Assad et à ses protecteurs russes et iraniens, ce qui s’est traduit récemment par plusieurs manifestations contre les seules agressions impérialistes de Trump et ses compli-ces contre le peuple syrien… Cerise sur le gâteau : le boucher syrien vient d’accorder un entretien à un journal connu de la droite grecque, Kathimerini. Assad y parle notamment de ses adversaires turc et français, arguments en béton pour renforcer un sentiment anti-impérialiste qui cache mal son fond nationaliste !

C’est dans ce contexte de confusion extrême, de danger du renforcement du racisme contre les réfugiés (pourquoi des Syriens devraient fuir la Syrie de « l’anti-impérialiste » Assad… ?), que s’est produit un événement fort bienvenu pour avancer des éléments de clarification à gauche par rapport au Proche Orient : un meeting sur la Syrie avec Joseph Daher.

Autour de ce meeting, notre camarade a eu aussi des entretiens, que ce soit pour un long article dans Efimerida ton Syntakton (Quotidien des Rédacteurs, un des principaux journaux grecs) ou un entretien dans Babylonia, revue en ligne (1).

Succès du meeting, révolution et contre-révolution en Syrie

Le 26 avril a donc eu lieu ce meeting autour d’une intervention sur l’histoire récente en Syrie faite par notre camarade de la 4è Internationale, Joseph Daher. Différentes organisations et associations ont coorganisé la réunion : Initiative anarcho-syndicaliste Rocinante, Mouvement Anti-autoritaire (AK), Réseau pour les Droits sociaux et politiques, Réseau pour la Gauche Radicale, Organisation de jeunesse de la gauche radicale (ONRA), site elaliberta.gr (2).

Le meeting, qui se tenait à la faculté d’économie (ASOEΕ), a été un beau succès en réunissant plus de 250 personnes et en se voulant comme initiative unitaire de soutien à la révolution syrienne engagée en 2011. Les organisations grecques s’intéressant particulièrement aux aspects suivants : les formes d’auto-organisation à la base et les comités locaux élus ou de coordination dans les zones libérées, les luttes des femmes et des minorités pour leurs droits et les libertés.

Et le meeting était placé sous le signe de la solidarité 

Aujourd’hui encore, un peuple révolutionnaire a besoin de notre solidarité, qui devrait être évidente face aux multiples répressions, celle d’Assad et de ses alliés, celle des États-Unis et de ses alliés, celle des forces djihadistes. Un point fort de la part des organisations, c’est leur refus de laisser croire que les évènements en Syrie ne seraient que le simple jeu entre diffé-rents impérialismes : l’élément central, c’est la lutte du peuple syrien ! Mais là aussi, il faut con-damner la position méprisante existant dans la gauche grecque selon laquelle c’est la lutte du peuple syrien qui permet l’intervention des États-Unis, contre laquelle il faut défendre Assad !

Dans son intervention, notre camarade Joseph Daher est revenu sur le pouvoir dictatorial d’Assad, sur la révolte populaire de 2011, sur Rojava. Il a aussi mis en avant plusieurs points clés :

• Souhait d’un appel des forces progressistes à la fin de la guerre, celle-ci ne faisant que servir les forces contre révolutionnaires de tout côté ;

• Rejet indispensable de toute tentative de légaliser le pouvoir d’Assad ;

• Droit au retour pour tous les réfugiés, droit à des dédommagements pour les biens anéantis ;

• Procès d’Assad et ses alliés pour leurs crimes, même chose pour les forces fondamentalistes et les différentes forces armées.

Il a enfin appelé à un Front Unique sur la base des principes de la révolution syrienne : démocratie, justice sociale, égalité, non au sectarisme et au racisme.

Un meeting qui en appelle d’autres

Ce meeting constitue un pas important pour renforcer la solidarité en Grèce avec la révolution syrienne, face à toute la confusion qui règne ici quant à la situation au Proche Orient. Il est donc tout à l’honneur des différentes organisations invitantes d’avoir coorganisé cet événe-ment, politiquement très pertinent. Les camarades de la minorité de OKDE-Spartakos (2) ont participé activement à la préparation et à l’organisation de cette initiative autour de notre camarade syrien. Le succès de ce meeting, on peut le mesurer, d’ailleurs, dans les paroles d’un camarade syrien –plusieurs réfugiés étaient présents – qui a salué cette soirée, en soulignant qu’il s’agissait du premier meeting en Grèce en soutien à la révolution syrienne.

Athènes,  Tassos Anastassiadis et Christos Ionas 15 mai 2018

* Tassos Anastassiadis, journaliste, et Christos Ionas, enseignant, sont militants de l’OKDE-Spartakos, section grecque de la Internationale.

http://inprecor.fr/

Lire aussi:

Mandat d’arrêt pour « crime contre l’humanité » : le régime syrien visé par la justice (Bastamag!)

Mélenchon et son déni du peuple syrien la première victime (ESSF)

Résolution sur la Syrie (Quatrième Internationale )

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12 juin 2018 ~ 0 Commentaire

algérie syndicats (union.org)

Les syndicats mondiaux unis font bloc pour soutenir les syndicats indépendants en Algérie

Les syndicats mondiaux se sont rassemblés à l’extérieur de l’Organisation des Nations Unies à Genève, le 6 juin 2018, pour manifester contre la persé-cution des syndicats indépendants en Algérie.  

Le rassemblement, soutenu par IndustriALL Global Union, IUF, PSI, ITUC ainsi que des syndi-calistes venus de nombreux pays, a eu lieu durant la Conférence internationale du travail (CIT), qui se tient à l’Organisation des Nations Unies du 28 mai au 8 juin. Le gouvernement algérien a subi un examen attentif de la Commission de l’application des normes de la CIT pour les violations répétées de la Convention n° 87 de l’OIT sur la liberté syndicale dans le pays.

C’est la quatrième fois au cours de ces cinq dernières années que l’Algérie a été retenue pour faire l’objet d’une attention spéciale de la Commission de l’application des normes. En février de cette année, une mission de contacts directs de l’OIT, recommandée par la Commission en juin 2017, a dû être annulée après que le gouvernement algérien ait refusé d’en autoriser l’accès aux syndicats indépendants.

S’exprimant lors de la discussion sur l’Algérie de la Commission, Raouf Mellal, président du syndicat affilié à IndustriALL, secteur, énergie le SNATEGS, a déclaré: 

« Nous avons été victimes d’une campagne de répression terrible et ce, malgré la ratification par l’Algérie de la majorité des conventions internationales consacrées aux libertés syndica-les ».  Il a révélé à la Commission que le Ministre du travail avait pensé dissoudre son syndicat deux fois, en contradiction directe avec le droit algérien. Plus de 223 dirigeants syndicaux ont été licenciés en 2017 en raison de leur engagement dans le SNATEGS. Dans le même temps, Raouf Mellal et deux autres dirigeants de SNATEGS, M. Abdelkader Kouafi, Secrétaire général, et Bin Al-Zain Sulaiman, chef du syndicat des agents de sûreté affilié au SNATEGS, ont été condamnés à une peine d’emprisonnement sous des chefs d’accusations divers, suite à des dénonciations et diffamations ainsi que pour avoir défendu une femme victime de harcèlement sexuel sur son lieu de travail.

La Commission de l’application des normes a également entendu le témoignage de la Confé-dération Générale Autonome des Travailleurs en Algérie, qui attend en vain une reconnaissan-ce juridique officielle depuis 2013 alors que, d’après la législation, la procédure ne nécessite pas plus de 30 jours.

Le syndicat du secteur public, SNAPAP, a informé la Commission de la constitution par les autorités algériennes d’une organisation du même nom soutenue par l’Etat. Chaque fois que SNAPAP essaie d’organiser une section syndicale, l’administration locale et les forces de sécu-rité intimident les travailleurs pour qu’ils adhèrent plutôt à l’organisation clone. Au cours de la discussion sur l’Algérie qui a eu lieu à la Commission de l’application des normes, le porte-parole du groupe des employeurs, Sonia Regenbogen, s’est dit déçue que la mission de l’OIT n’ait pas pu aboutir. Dans le projet de conclusions de la discussion sur l’Algérie de la Commis-sion de l’application des normes, la Commission a recommandé que le gouvernement accepte maintenant une mission de haut niveau dans le pays conduite sans restriction par l’OIT avant novembre 2018.

Kemal Özkan, Secrétaire général adjoint d’IndustriALL, a déclaré:  « Nous demandons instam-ment au gouvernement algérien d’accepter sans condition une mission de haut niveau de l’OIT, pour permettre un véritable examen des libertés syndicales. La voix démocratique des travail-leurs en Algérie ne sera pas réduite au silence et nous continuerons à apporter notre soutien aux syndicats indépendants dans le pays ».

http://www.industriall-union.org/

Commentaire: Le syndicat officiel en Algérie est l’UGTA

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11 juin 2018 ~ 0 Commentaire

genre (cetri.be)

malala

Repolitiser le genre

Si le concept de genre occupe une place clé dans l’émergence et la vitalité des luttes fémi-nistes au Nord et au Sud, plusieurs de ses usages mainstream portent préjudice à l’éman-cipation visée. Il en va ainsi des instrumentalisations technocratique, néolibérale, nationaliste ou encore suprémaciste du genre, qui perpétuent les inégalités et masquent l’imbrication des différentes formes de domination. Place à un féminisme « intersectionnel » et « décolonial ».

Les premières lignes de cet éditorial sont couchées un 8 mars, « journée inter-nationale des femmes » . Ce hasard du calendrier est une entrée en matière idéale pour signifier l’ambivalence du recours à leurs droits. Pour le meilleur, il est l’occasion de rappeler que nulle part au monde, les femmes ne bénéficient d’une égalité véritable avec les hommes, que les luttes en faveur de l’égalité ne sont donc ni dépassées ni secondaires et, de surcroît, que cette journée ne concerne pas uniquement la moitié de l’humanité. Pour le pire, cette date symbolique est réduite à une ode à la femme prononcée, le temps d’un instant, par une élite possédante et dominante, soucieuse de ses intérêts. Récupération politique, médiatique ou commerciale, elle devient alors une illustration de l’entreprise de dépolitisation des luttes féministes.

Cet exemple, aussi dérisoire puisse-t-il sembler, est un révélateur parmi d’autres d’une tendance profonde : l’accaparement des idéaux féministes par des acteurs historiquement opposés – ou indifférents – à ceux-ci.

« Au nom des droits des femmes » devient un leitmotiv brandi opportunément, un discours légitimateur, au bénéfice de ceux qui le prononcent. Cette instrumentalisation décomplexée amène en bout de course à des affirmations contradictoires et des situations d’ordre schizo-phrénique. Les offensives néolibérales, depuis les années 1970, se sont traduites sur tous les continents par une détérioration des conditions d’existence d’une majorité de femmes. Pour-tant, un récit enchanteur, développé depuis les années 1990 par les institutions internationales et relayé en chœur par des États, laisse entendre qu’en dépit des « dommages collatéraux », la mondialisation se traduirait pour elles par des opportunités plus que par des contraintes.

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