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29 août 2013 ~ 0 Commentaire

Vers une société de «jobs à la con» ?

Vers une société de «jobs à la con» ? dans Humour courriermouette

Récit Le pamphlet d’un anthropologue américain dénonçant la bureaucratisation de l’économie et la multiplication des emplois inutiles, baptisés «bullshit jobs», a lancé une polémique.

Avez vous un «job à la con» ? Si vous avez le temps de lire cet article devant votre ordinateur au boulot, la réponse est probablement oui. Et à en croire la viralité du pamphlet consacré aux «bullshit jobs» (en VO) signé David Graeber, anthropologue à la London School of Economics et une des figures du mouvement Occupy Wall Street, vous n’êtes pas pas le seul. Dans un court essai publié dans le magazine de la gauche radicale britannique Strike ! le 17 août, l’universitaire, qui n’aime pas qu’on le définisse comme anarchiste, décrit ce qu’il a baptisé le «phéno- mène des jobs à la con». Soit, selon lui, l’aliénation de la vaste majorité des travailleurs de bureau, amenés à dédier leur vie à des tâches inutiles et vides de sens, tout en ayant pleinement conscience de la superficialité de leur contribution à la société.

«Tout un tas d’emplois inutiles» En introduction, David Graeber cite Keynes, qui, en 1930, prédisait que les avancées technologiques permettraient d’ici la fin du XXe siècle de réduire le temps de travail hebdomadaire à 15 heures par semaine. Pourtant, si la robotisation du travail a bien eu lieu dans de nombreux secteurs, «la technologie a été manipulée pour trouver des moyens de nous faire travailler plus», énonce Graeber. «Pour y arriver, des emplois ont dû être créés et qui sont par définition, inutiles», explique-t-il, donnant en exemple «le gonflement, non seulement des industries de service, mais aussi du secteur administratif, jusqu’à la création de nouvelles industries comme les services financiers, le télémarketing, ou la croissance sans précédent de secteurs comme le droit des affaires, les administrations, res- sources humaines ou encore relations publiques».

Et Graeber de conclure : «C’est comme si quelqu’un inventait tout un tas d’emplois inutiles pour continuer à nous faire travailler.»

Comment définir un emploi inutile ? Provocateur, Graeber propose la méthode empirique suivante : imaginer ce que serait le monde sans «les jobs à la con». «Dites ce que vous voulez à propos des infirmières, éboueurs ou mécaniciens, mais si ils venaient à disparaître dans un nuage de fumée, les conséquences seraient immédiates et catastrophiques, écrit-il. Un monde sans profs ou dockers serait bien vite en difficulté, et même un monde sans auteur de science-fiction ou musicien de ska serait clairement un monde moins intéressant. En revanche, il n’est pas sûr que le monde souffrirait de la disparition des directeurs généraux d’entreprises, lobbyistes, chercheurs en relation presse, télémarketeurs, huissiers de justice ou consultants légaux. Beaucoup soupçonnent même que la vie s’améliorerait grandement.»

Tâches absconses Dans le monde occidental, «les métiers productifs ont été automatisés» poursuit-il, alors qu’aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, en un siècle, «les emplois en tant que professionnels, clercs, managers, vendeurs et employés de l’industrie de service ont triplé, passant de un quart à trois quarts des employés totaux».

L’anthropologue remarque par ailleurs l’existence d’un corollaire paradoxal : plus un travail est utile à la société et moins il est payé. Et bien souvent déconsidéré, même si Graeber reconnaît quelques exceptions, comme les médecins. Pendant ce temps-là, un nombre toujours plus important de «gratte-papiers» travaillent entre 40 et 50 heures par semaine à des tâches absconses, qu’ils accom- plissent souvent dans les 15 heures prédites par Keynes, passant «le reste de leur temps à organiser ou aller à des séminaires de motivation, mettre à jour leur profil Facebook ou télécharger des séries télévisées». L’auteur conclut que le néolibéralisme en est paradoxalement arrivé au même point que les systèmes soviétiques de la deuxième moitié du XXe siècle, c’est à dire à employer un très grand nombre de personnes à ne rien faire. Une aberration à l’encontre des principes même du capitalisme, et d’autant plus incompréhensible compte tenu de l’important nombre de chômeurs dans les pays industrialisés.

The Economist, journal libéral par définition, n’a pas attendu pour répondre à Graeber à travers une note de blog. Le magazine y défend les emplois administratifs et managériaux en mettant en avant la nature «progressivement complexifiée» de l’économie mondiale moderne. «Les biens qui sont produits sont plus complexes, la chaîne de fabrication utilisée pour les produire est plus complexe, le système qui consiste à les marketer, les vendre et les distribuer est plus complexe, les moyens de financement de tout ce système sont plus complexes, et ainsi de suite. Cette complexité est ce qui fait notre richesse. Mais c’est extrêmement douloureux à manager.»

Modes de vie anxiogènes, ultracontrôlés et aseptisés Sur Slate.fr, le journaliste Jean-Laurent Cassely pousse l’analyse de Graeber un peu plus loin, énumérant les symptômes des «bullshit jobs» dans la société, du «syndrome de la chambre d’hôte» à ses infinies représen-  tations dans la pop culture, du film Fight Club à la série télé The Office, en passant par l’œuvre de Michel Houellebecq. Il cite aussi la polito- logue Béatrice Hibou, directrice de recherche au CNRS et auteur de La bureaucratisation du monde à l’ère néolibérale (Editions La Décou- verte). Selon elle, l’émergence des «jobs à la con» va de pair avec les modes de vie anxiogènes, ultracontrôlés et aseptisés, adoptés par le monde occidental. «Contrairement à une vision un peu critique de gauche qui dit que c’est de la faute du grand capital, en fait, nous sommes tous bureaucrates. Parce qu’au nom de la sécurité, du principe de précaution, de la facilité de la vie, on promeut cette extension de l’usage de la norme.»

Une chose est sûre : le succès de l’article de David Graeber, partagé frénétiquement sur les réseaux sociaux bien au-delà du cercle des universitaires ou des anarchistes et spontanément traduit dans de multiples langues par des blogueurs enthousiastes, témoigne ainsi de la validité d’une partie de sa théorie. Les ronds-de-cuir ont décidément beaucoup de temps libre devant leur ordinateur de bureau… Le texte complet de David Graeber a été traduit sur ce blog, d’où sont extraits les passages cités dans cet article.

Par GUILLAUME GENDRON 28 août 2013 à 16:18

http://www.liberation.fr/societe/2013/08/28/y-a-t-il-un-phenomene-des-jobs-a-la-con_927711

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25 août 2013 ~ 0 Commentaire

Lifting rose pimpant pour un monument de l’armée soviétique à Sofia (LN)

Lifting rose pimpant pour un monument de l'armée soviétique à Sofia (LN) dans Histoire sofia_news624

Un monument de l’armée soviétique a été repeint en rose pendant le nuit de mardi à mercredi à Sofia, en Bulgarie. Les auteurs anonymes ont voulu commémorer l’invasion de la Tchécoslovaquie par le Pacte de Varsovie, il y a 45 ans.

Le principal monument de l’armée soviétique à Sofia a été recouvert d’un rose pimpant pendant la nuit de mardi à mercredi. Pour ses auteurs anonymes, l’insolent lifting commémore l’invasion de la Tchécoslovaquie par le Pacte de Varsovie, il y a 45 ans. Les reliefs de la massive sculp- ture de bronze, représentant neuf soldats soviétiques, étaient également couverts des inscriptions « Prague 68″ et « La Bulgarie s’excuse ». Ce monument avait déjà été retouché. En 2011, des artistes anonymes avaient peint des costumes de héros sur les sculptures, dont celui de Superman, mais aussi du Père Noël et même du clown mascotte de la chaîne américaine de restauration rapide Mac Donald’s.

Excuses bulgares En tant que membre du Pacte de Varsovie, les troupes bulgares ont pris part à l’invasion de l’ancienne Tchécoslovaquie dans la nuit du 20 au 21 août 1968, mettant brutalement fin à la révolte des réformateurs du Printemps de Prague. La Bulgarie a été le dernier pays du pacte à s’excuser officiellement, en 1990, pour son rôle dans l’invasion. Le monument a été érigé dans le centre-ville en l’honneur de l’armée soviétique à l’origine de la mise en place du régime communiste en Bulgarie après la Seconde guerre mondiale. Il donne lieu depuis des années à une controverse dans le pays. L’idée de sa destruction, lancée à plusieurs reprises par des leaders anticommunistes, a systéma- tiquement suscité la vive opposition de l’ambassade de Russie et les Russophiles du pays, qui mettent en avant le combat de l’armée rouge contre le nazisme.

http://www.lenouvelliste.ch/fr/monde/lifting-rose-pimpant-pour-un-monument-de-l-armee-sovietique-a-sofia-481-1210605

 dans Humour

Le monument avait déjà été tagué en « Super héros des USA »

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24 août 2013 ~ 0 Commentaire

Politique, Harlem Désir appelle le PS à se mettre « en ordre de bataille »

 Politique, Harlem Désir appelle le PS à se mettre

harlem-12 dans Macronie

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19 août 2013 ~ 0 Commentaire

Un petit gif sympa!

Un petit gif sympa! dans Antiracisme tumblr_mpl70hhfA91qcetufo1_400

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12 août 2013 ~ 0 Commentaire

Racisme normal sous une présidence normale : les « Y A BON AWARDS »(Ael)

Racisme normal sous une présidence normale : les « Y A BON AWARDS »(Ael) dans Antiracisme ya-bon-banania-2013-tad-guineelibre-cope-genest_

Il est des cérémonies qu’on aurait aimé ne jamais créer.

Il est des trophées qu’on n’aurait jamais aimé à avoir à attribuer. Les « Y a bon awards » sont de ceux-là. A l’instar des « Gérard du pire de la télé », parodie des 7 d’Or avec remise d’un parpaing au lauréat, les Indivisibles remettent depuis 5 ans, la Banane d’Or du racisme médiatico-politique à diverses personnalités s’étant particulièrement distinguées dans ce domaine. Et force est de constater que ça se bouscule au portillon…

A croire que la banane est le fruit préféré de nos stakhanovistes de la connerie… Cette année encore, le cru fut de qualité excep- tionnelle… De Jean-Luc Mélenchon et ses « Afghans »,  à Élisabeth Lévy, l’hallucinée de l’ennemi intérieur, en passant par Estrosi et sa fameuse « prostituée chinoise », Marine Le Pen et ses « Arabes mélenchonistes », une fois de plus nos « empaffés » se sont surpassé. C’est dans un Cabaret Sauvage plein à craquer d’un public festif et divers, intergénérationnel, que le racisme « normal » sous une présidence « normale » a été moqué, voire même, conspué. C’est un jury hétéroclite composé de l’animatrice de télévision Enora Malagré, le géopolitologue Pascal Boniface, l’humanitaire Rony Brauman, l’humoriste Océane Rose Marie, les journalistes Denis Robert, Yasmine Chouaki, Anasthasie Tudieshe et Nadir Dendoune, le fondateur d’Act Up Didier Lestrade , la présidente de la fondation Frantz Fanon, Mireille Fanon-Mendès-France, les musiciens DJ Pone, DJ Cut Killer et Marco Prince, la championne de boxe et écrivaine Aya Cissoko, l’entrepreneure Laurence Méhaignerie, l’initiateur de la Marche pour l’égalité de1983, Toumi Djaidja, et enfin le producteur et auteur du film la Cité Rose, Sadia Diawaraqui, qui a eu la lourde tache de désigner les lauréats 2013.

Pour la première fois, présidence normale oblige, le palmarès est parfaitement paritaire. Et les gagnants sont…

Véronique Genest, commissaire vieillissante, fille à peine cachée de Jeanne d’Arc et de Charles Martel et fatiguée de service, Franck Tanguy, inconnu de tous sauf des beaufs de RMC, Jean-François Copé l’apprenti boulanger, Jean-Sébastien Vialatte, le nostalgique de l’esclavage, Elisabeth Badinter, la grande pédiatre spécialiste du terrorisme de nos chers bambins et la désormais très célèbre psychopathe hallucinée, Élisabeth Lévy.

Le premier prix, intitulé « Super Patriote », est revenu à l’actrice Véronique Genest pour sa confession: « Alors tout de suite : islamophobe ! Raciste ! Alors moi, j’ai réfléchi. J’ai réfléchi et je me suis dit : “Islamophobe. Islamophobe, ça veut dire c’est la phobie c’est la peur.” C’est bien ça ? Alors effectivement, peut-être je suis islamophobe. Ce soir, je fais mon coming out : oui probablement que je suis, comme beaucoup de français, islamophobe. »

Le deuxième prix, baptisé « Retourne chez ta mère », a été attribué à Franck Tanguy, chroniqueur à RMC, qui avait avoué : « Très franchement, quand je vois un barbu en djellaba qui traverse au feu rouge, j’ai envie d’accélérer. »

Le troisième, « Territoires perdus de la République » a récompensé le président de l’UMP, Jean-François Copé, pour son dérapage lors de la campagne pour la présidence du parti : « Il est des quartiers où je peux comprendre l’exaspération de certains de nos compatriotes, pères et mères de famille, rentrant du travail, le soir, apprenant que leur fils s’est fait arracher son pain au chocolat à la sortie du collège par des voyous qui lui explique qu’on ne mange pas pendant le ramadan. »

Le quatrième prix, appelé « Au bon vieux temps des colonies », a été remis à Jean Sébastien Vialatte, député UMP, qui avait twitté : « Les casseurs sont sûrement des descendants d’esclaves. Taubira va leur donner des compensations. »

Le cinquième prix, « Racisme à peine voilé » est revenu à la philosophe et femme d’affaires, Elisabeth Badinter, qui avait lâché en mars 2013 : « D’un côté, on commémore les victimes de Mohamed Merah et on veut combattre l’islamisme radical et de l’autre on laisse faire l’en- trisme de ces islamistes dans des crèches de quartier. Il faut absolument réagir très vite. »

La grande gagnante enfin, « pour l’ensemble de son œuvre » est la journaliste Elisabeth Lévy pour ses nombreuses déclarations.

La salle a tenu à saluer, pour l’ensemble de son œuvre, lui aussi, un homme qui m’est très cher : Robert Ménard, qui je crois est déjà en lice pour les Y a bon awards 2014, puisqu’il envisage rien moins que de « libérer Béziers et les Biterrois », en se présentant aux prochaines municipales en tête de liste FN… Et nous avons eu la surprise de remettre sa Banane d’Or 2012, obtenue haut la main, pour l’en- semble de ses unes racoleuses, mais c’est du journalisme n’est-ce pas ?,  l’éditorialiste de l’Express, Christophe Barbier, qui a donc découvert les unes que nous lui avons concoctées : notamment Islamisme et Piscine, ou Islamisme et diététique, est-ce compatible ? En dépit de la bonne humeur, n’oublions pas que cette année a été marquée par la recrudescence d’actes et d’agressions racistes. La minute de silence en hommage à Clément Méric, nous rappelle que le racisme et le fascisme, on peut en rire certes, mais on peut aussi en mourir.

Alors, malheureusement 2014 sera encore l’année du racisme normal sous une présidence normale.

10 août 2013 par Mariam Seri SidibeSource : http://www.afriquesenlutte.org/notr…

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02 août 2013 ~ 0 Commentaire

Royaume uni : million dollar baby

Royaume uni : million dollar baby dans Humour baby-r

Pauvre garçon !

Né une cuillère d’argent dans la bouche, et une couronne de Damoclès au dessus de la tête, George Alexander Louis, à l’aube de sa vie, n’en a déjà plus rien à attendre. De sa royale sinécure, à l’abri des réalités sociales, entouré de larbins et de courtisans, il perpétuera les charmes désuets d’une monarchie d’un autre âge…
Alors, un conseil, dès que tu le pourras, cours, camarade George, taille la route… Le vieux monde est derrière toi… Deviens hippie ou gauchiste, mais fuis cet antre maléfique !
Aura-t-il les yeux de Diana ou les oreilles du prince Charles ? Notre intérêt et notre compassion s’émoussent déjà, comme celle de nombreux Britanniques dont les médias nous parlent peu, et qui sont légitimement scandalisés par les frasques et la gabegie auxquelles se livre la famille royale. Laissons aux tabloïds et aux marchands de « rêves » leur misérable gagne-pain, et voyons combien la royale plaisan- terie va coûter aux contribuables anglais. Le prix de l’accouchement de la délicate Kate, dans une chambre (équipée d’un coffre-fort nous dit-on…) de Saint Mary Hospital, s’élève à 11 000 euros…

Royal de luxe Mais ce ne n’est là que broutille et anecdote, comparé à la démesure de la résidence qui est offerte par l’État à son auguste fils afin qu’il puisse y épanouir sa royale personnalité. Estimant sans doute qu’il serait trop à l’étroit au palais de Buckingham, il lui est attribué, au Kensington Palace en plein centre de Londres, une résidence de 20 pièces, avec un grand jardin — entouré de murs — pour lui tout seul. Le seul prix de la restauration des bâtiments s’élève à un million de livres sterling (soit 1, 1 million d’euros). Ses parents prendront prochaine- ment  leurs quartiers d’été dans un pied-à-terre récemment acquis comportant (entre autres) une dizaine de chambres, dans la banlieue huppée de la capitale. Ajoutons que officiellement, les frais de fonctionnement annuels de la famille royale s’élevaient, avant la naissance du petit dernier, à 46 millions d’euros.
Toute cette indécente débauche d’argent est une insulte pour les trois millions de travailleurs britanniques classés en « état de pauvreté absolue ». Alors, au lieu de nous rebattre les oreilles avec la saga des Windsor, que l’on nous parle de la vie réelle, par exemple la mobilisation contre la « bedroom tax », véritable projet de taxe d’habitation contre les pauvres.
À ce jour, le meilleur « hommage » qui ait été rendu à la famille royale est sans conteste celui des Sex Pistols, qui en juin 1977, en pleine célébration du Jubilé de la reine, avaient donné un insolent et subversif concert sur une péniche dérivant sur la Tamise aux accents d’un « God save the queen » judicieusement revisité. Comme c’était prévisible, l’aventure se terminera au poste de police, mais laisse, jusqu’à aujourd’hui, un sentiment d’inachevé. La nostalgie camarades !

De Buckingham,  Alain Pojolat Jeudi 1 août 2013  Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 206 (01/08/13)

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23 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Cher bébé royal, welcome…(CI)

Cher bébé royal, welcome...(CI) dans Europe princes

L’un des chroniqueurs britanniques les plus acerbes a écrit une lettre de bienvenue au nouveau-né de la famille royale. Il lui adresse ses félicitations mais aussi de nombreuses mises en garde.
Félicitations, bébé Windsor.Vous êtes un tout nouveau sujet de sa Majesté britannique (comme il était indiqué autrefois sur les passeports) et vous avez donc gagné le gros lot à la loterie de la vie. En fait, étant donné l’état du pays et de son économie, il vaudrait peut-être mieux parler de « vieille carte à gratter ». Et pourtant, vous vous en êtes admirablement sorti. Par le plus grand et le plus étrange des hasards, grâce au simple fait d’avoir été conçu par le bon couple, vous vous êtes hissé à la place enviable de troisième sur la liste des héritiers du trône britannique.Voilà pour la bonne nouvelle. La mauvaise, c’est que tout cela s’accompagne d’un certain nombre de servitudes. Problème n° 1 : vous êtes un monarque constitutionnel. Autrement dit, quand votre papa va casser sa pipe, vous ne pourrez pas faire tous les trucs sympas que vous auriez pu faire si vous étiez né cinq cents ans plus tôt. Vous ne pourrez pas faire trancher la tête des gens sur un caprice, ni agrandir votre territoire par la force, ni même augmenter les impôts dès que vous vous sentirez un peu raide.

Désormais, toutes ces grandes décisions sont prises par le gouvernement. (Enfin, par l’Union européenne dans les faits, mais ne vous embarrassez pas de ce genre de détails : cette entité aura cessé d’exister longtemps avant que vous n’ayez hérité du trône.) Et même si ceci ne rime à pas grand-chose, vous devrez lire machinalement les orientations politiques bidon dudit gouvernement au début de chaque session parlementaire en faisant comme si vous trouviez ces décisions tellement formidables que vous auriez pris exactement les mêmes si vous aviez été au pouvoir. (Ce qui n’est hélas pas le cas, désolé d’insister.)

Deuxièmement, il y a la question de l’argent et des biens immobiliers. Au début, vous serez peut-être impressionné : la grande maison à Londres (un peu sinistre à l’intérieur, mais située à deux pas du restaurant The Wolseley), les résidences de vacances à Norfolk, et bien sûr toute la thune et les actifs accumulés par vos ancêtres. Le problème est que rien ne vous appartient à proprement parler. En vertu d’un arrangement sordide ourdi par des gauchistes longtemps avant votre naissance, le gouvernement peut éplucher vos factures de blanchisserie et décider de quoi vous avez raisonnablement besoin pour vivre. Et cela ne va pas s’arranger : même si le pays que vous servez sort toujours largement gagnant de cette transaction, vous et les vôtres serez perpétuellement qualifiés de parasites par une bande d’ignorants aigris. Imaginez : des démonstrations de danse à n’en plus finir ; des sourires figés et des couvre-chefs ridicules dans des pâtisseries et des usines, sur des chantiers ; votre calvaire hebdomadaire avec un abruti de Premier ministre ; des banquets officiels fastidieux et interminables où vous ne pourrez jamais prendre de cuite, vous curer le nez ou lâcher un bon pet. Et vous serez tout de même censé être reconnaissant de votre privilège…

Surtout, faites de la reine votre modèle Cela dit, il y aura toujours la Famille. Pour le meilleur et pour le pire, seuls les membres de la Firme (comme vous vous appelez vous-mêmes) comprennent ce que vous vivez. Alors faites-vous conseiller tant que vous pouvez. Nous sommes nombreux à prier pour que vos arrière-grands-parents dépassent largement les cent ans. De quoi vous donner le temps d’apprendre le tact et la diplomatie auprès de votre arrière-papy Phil et de tout savoir sur Cheltenham et Aintree [champs de courses] grâce votre arrière- mamie Liz. Surtout, faites de la reine votre modèle. Elle est sans doute le meilleur monarque que nous ayons jamais eu : sage, avisée, impénétrable. Ce qui n’est pas le cas de votre grand-père Charles. Malheureusement, nous ne savons que trop ce qu’il pense (sur le réchauf-fement, sur les produits bio, l’architecture, sa volonté de devenir un « défenseur de la foi »…), mais il offre l’avantage de pouvoir servir d’anti- reine : s’il affirme que quelque-chose est vrai, faites exactement le contraire. Ce sera toujours un plaisir de le chambrer. Dès l’âge de 7 ans, vous pourrez l’agacer tous les jours en lui posant cette question : « Papy, tu te rappelles qu’à Rio tu as dit qu’on n’avait plus que 100 mois pour sauver le monde ? »

Pour ce qui est de vos autres proches, on choisit ses amis, mais pas sa famille – et, au moins, vous ne risquez pas de vous ennuyer avec eux. Lors des cérémonies officielles, on vous verra sur les photos vous agiter avec ce sacré comédien d’oncle Edward, avec cette crapule de grand-oncle Andrew et aussi avec la grand-tante Anne, féroce mais solide comme un roc. Et puis il y a ce garnement d’oncle Harry, qui va vous apprendre à allumer des pets et à choisir le bon déguisement pour un bal masqué (*), bref qui va vous gâter. Sans oublier vos divers cousins germains, qui vous apprendront à être tout à fait normal et seront peut-être les seules personnes avec qui vous pourrez sortir sans risquer de retrouver tous vos secrets étalés sur Internet. Ah ! là, là ! J’espère ne pas vous avoir donné l’impression que vous veniez de recevoir un cadeau empoisonné alors même que vous êtes parfaitement innocent. Bon, allez, ne vous laissez pas abattre, ça pourrait être pire. Au moins, contrai-rement aux monarques d’Espagne ou de Grèce, vous avez encore un trône dont vous allez hériter ; et au moins, contrairement à ce qui se passe en Suède, nous ne sommes pas encore assez gangrenés par les idéaux d’égalité pour que vous deviez faire croire que vous travaillez chez Ikea…

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14 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Gouvernement, pétroliers : 2, écologie : 0

Gouvernement, pétroliers : 2, écologie : 0 dans Ecologie & climat 2012-05-25-comics-troupiers

Être femme et ministre de l’Écologie ne porte décidément pas chance !

Nicole Bricq d’abord, Delphine Batho ensuite, deux ministres de l’Écologie ont été débarquées en à peine un an de gouvernement PS – EELV. On se souvient que la première avait été, dès juin 2012, mutée au Commerce extérieur, après avoir tenté de remettre en cause les forages de Shell en Guyane. La deuxième est officiellement virée pour avoir failli à la solidarité gouvernementale en critiquant la réduction de 7 % des crédits de son ministère et la suppression de 1 093 emplois dans son périmètre. La langue de bois gouvernementale a du mal à dissimuler les raisons réelles du limogeage qui survient 10 jours après que la ministre a rejeté le permis d’exploitation de gaz de schiste de Brive, au moment même où l’Agence de sûreté nucléaire accorde le droit à EdF de prolonger la vie des centrales nucléaires à 60 ans. L’action de Delphine Batho au gouvernement n’a brillé ni par sa radicalité ni par son efficacité. Cependant on ne peut que constater que les procès en incompétence et en manque de visibilité sont toujours plus sévères quand ils concernent une femme ! Et surtout ces critiques font l’impasse sur le fait que c’est toute la politique du gouvernement qui n’est ni écologique, ni sociale.

Le choix des intérêts capitalistes Depuis sa « démission », Batho accuse le gouvernement d’avoir cédé à « certaines forces ­économiques qui n’acceptaient pas le niveau d’ambition [qu'elle fixait] pour la transition énergétique ». Elle dénonce : « Ces forces ne se sont pas cachées de vouloir ma tête, mais si le gouvernement avait été solidaire, elles n’y seraient pas parvenues ». Son « niveau d’ambition pour la transition énergétique » est ridiculement et dramatiquement bas, mais pour les capitalistes, peu c’est déjà trop. La lucidité de l’ex-ministre est tardive mais elle n’a pas tort quand elle affirme : « C’est sur l’écologie que se concentre l’affrontement avec le monde de la finance. Les forces opposées au changement sont puissantes. »
Sur la question du nucléaire, l’engagement du candidat Hollande était déjà une escroquerie. Il prétendait réduire à 50 % en 2025 – contre 75 % actuellement – la part du nucléaire dans la production électrique, alors qu’il ne prévoyait que la fermeture de Fessenheim et la création de l’EPR à Flamanville, ce qui représente -0, 8 % et non -25 %. C’était avant qu’il ne soit élu ! Depuis, le PDG d’EdF, Henri Proglio, met tout en œuvre pour renvoyer la fermeture de Fessenheim aux calendes grecques avec la complicité de l’État actionnaire à 85 %.
Sur les gaz de schiste, le patronat du pétrole, mais aussi par exemple Philippe Crouzet, dirigeant de Vallourec (leader mondial des tubes utilisés pour les forages pétroliers) redoublent de pression pour rouvrir le débat et revenir sur la loi Jacob du 13 juillet 2011 interdisant la fracturation hydraulique. Face à leur offensive pour obtenir le droit d’explorer notre sous-sol, prétendument pour évaluer les réserves, la ministre a publié une circulaire le 21 septembre 2012 qui encadre plus strictement la loi. « Excès de zèle ! » s’écrient les patrons qui consi-dèrent toute velléité même timide de ne pas trop accélérer la course à la catastrophe climatique comme une entrave insupportable à leur pouvoir absolu.
Oui  ! L’écologie concentre l’affrontement avec le monde de la finance. L’indispensable transition énergétique est inconciliable avec les intérêts des puissants groupes capitalistes du secteur. Et quand il faut choisir, le gouvernement Hollande-Ayrault penche toujours du même côté…

CorrespondantEs commission nationale écologie Vendredi 12 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 203 (11/07/13)

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14 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Sarkothon: Nicolas au pays des merveilles! (Bellaciao)

Sarkothon: Nicolas au pays des merveilles! (Bellaciao) dans Droite républicaine fric-sarko

Quatre millions de dons pour  payer la fraude : cela va engendrer une perte de rentrée fiscale pour l’Etat : puisque les dons aux partis politiques sont soumis à une déduction fiscale de 66 %, c’est à dire que tous les français seront pénalisés…

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article136351

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11 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Montebourg, le Charles de Gaulle de Gauche selon le « New York Times »! (çà promet!)

Montebourg, le Charles de Gaulle de Gauche selon le

De Manu Lastenet: « De Gaulle à la Plage »

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