Archive | Humour

10 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

bordel!

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09 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

démocratie (essf)

tintin cigare

Avant la convention prévue fin novembre, à la France insoumise, la démocratie interne fait débat

Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon tente de mieux organiser ses groupes d’appui et lance un processus de consultation avant une convention prévue fin novembre. La direction, aujour- d’hui non élue, va rester en place, et veut s’appuyer sur les 17 députés élus en juin. Mais des militants s’interrogent sur la démocratie interne.

La France insoumise (FI) tente d’entrer dans l’âge adulte. Le mouvement, créé ad hoc en 2016 sur le programme et la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle, doit aujourd’hui exister, vivre, se structurer, dans une période sans échéance électorale à court terme. Exister et vivre, La France insoumise sait déjà le faire, avec plus ou moins de bonheur : une université d’été réussie fin août à Marseille, un défilé à Paris le 23 septembre contre « le coup d’État social » honorable, des « casserolades » pour « réveiller l’oligarchie », le 30 septembre, peu mobilisatrices en revanche.

Surtout, avec ses 17 députés à l’Assemblée nationale et le tribun qu’est Jean-Luc Mélen- chon, le jeune mouvement, qui revendique plus de 500 000 membres ayant cliqué sur la plateforme et donné leur adresse électronique, a réussi à s’imposer dans l’espace politique et médiatique comme la seule force d’opposition audible à gauche. Entre un PCF en proie au doute en attendant son congrès en 2018 et un Parti socialiste en phase incertaine de réani- mation, La France insoumise, réactive sur le terrain ainsi que sur les réseaux sociaux, incarne l’alternative au pouvoir d’Emmanuel Macron.

Mais cette situation implique des interrogations et des obligations sur sa structu- ration. Fin août, à Marseille, Jean-Luc Mélenchon avait assuré que La France insoumise avait déjà répondu à nombre de questions : « Nous avons réglé tous les problèmes qui vont occuper les autres. Le problème du leadership est réglé. Depuis que nous avons 17 députés, le mythe selon lequel je suis un homme seul redevient un mythe. » Il avait enchaîné : « Nous avons réglé le problème du programme. Nous avons réglé le problème de la stratégie. » Ce jour-là, le député des Bouches-du-Rhône ajoutait : « Pas de blabla, du combat. Pas de discussions, plus d’actions. »

Le message était clair. Pourtant, les critiques sont présentes et argumentées sur le fonction-nement de La France insoumise, à la lecture des commentaires affichés dans la « boîte à idées» lancée au cœur de l’été sur le site du mouvement, et dont l’un des quatre thèmes est «Quelle organisation pour le mouvement?». Il s’agit de «recenser des premières idées d’orga- nisation d’un mouvement politique novateur et collectif», précise le texte de présentation.

Sept cents contributions pour un demi-million de membres revendiqués

Quelle démocratie interne ? Qui décide ? Comment s’organisent et que pèsent les plus de 5 000 groupes d’appui officiellement recensés en France et à l’étranger, base de La France insoumise sur le terrain ? Autant de questions qui agitent, non pas l’ensemble des inscrits à la plateforme, mais les plus impliqués et militants. À ce jour, 700 contributions sont visibles sur ce thème. Bien peu en regard du demi-million d’Insoumis revendiqués, mais assez pour y entrevoir les failles, les écueils et les problématiques qui doivent être discutées dans le processus lancé en vue de la convention nationale de la FI. Elle devrait se tenir en région parisienne les 25 et 26 novembre.

« Aujourd’hui, La France insoumise est gérée par une petite caste autour de son leader dans la plus grande opacité », estime ainsi Gautier Weinmann, qui fut directeur de campagne de Jean-Pierre Carpentier, candidat insoumis dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. S’il ne remet pas en cause la constitution de l’équipe au cours des deux campagnes électorales, Manuel Bompard comme directeur de campagne et Charlotte Girard en charge du programme, notamment , il ne se contente plus des courriels ou autres injonctions émanant de «la direction». Comme d’autres, il ne veut pas entrer dans un procès d’intention, mais interro- ger la légitimité de la tête de pont de La France insoumise aujourd’hui et l’organisation de l’avenir. Et il n’est pas le seul à le faire.

« C’est le QG qui décide, nous n’avons que des directives », renchérit Roland Richa, ancien militant communiste, qui a créé un groupe d’appui à Nanterre (Hauts-de-Seine). Il a abondamment contribué à la boîte à idées, relevant les zones d’ombre d’une direction non choisie par les militants et, selon lui, toute-puissante. « Aujourd’hui, des personnes parlent au nom de La France insoumise sans être élues. On ne peut pas être que de bons petits soldats. Nous sommes des citoyens jusqu’au bout », ajoute Patrick Nicolaon, référent d’un groupe d’appui à Cahors (Lot). Au nom de plusieurs groupes locaux, et à l’issue d’une journée de débat organisée localement, il a publié une contribution demandant une structuration du mouvement avec des délégués territoriaux, des moyens financiers et une existence associative.

Les questions du poids politique des groupes d’appui et de leur capacité à agir à l’intérieur du mouvement représentent, selon plusieurs Insoumis, un enjeu majeur.

Notamment en regard de la charte édictée en 2016 : elle insiste sur l’obligation pour chaque groupe de ne pas dépasser 12 membres et d’être « constitué sur la base d’un territoire réduit (quartier, villages, cantons) et non à l’échelle d’une région, d’un département, d’une circons-cription électorale ou d’une grande ville ». En outre, « aucun groupe ou rassemblement de groupes d’appui ne peut constituer de structuration ou d’outils intermédiaires à l’échelle d’un département, d’une région ou tout autre échelon en dehors de ceux décidés par le mouvement ».

Le poids politique des groupes d’appui en question

Éric Le Cardinal, militant dans le sud de la France, écrit à ce propos dans la « boîte à idées » : « J’ai entendu l’argument du national arguant que la réussite de cette campagne électorale était due à l’application de cette charte. Ce n’est absolument pas le cas dans notre ville, la réussite est due avant tout à l’action intense des militants qui se sont coordonnés pour réussir à couvrir un vaste territoire. J’espère vraiment que ce rappel quasi paternaliste à la charte n’est qu’une regrettable maladresse et qu’il y aura très vite une concertation nationale à ce sujet. » Il a refusé de répondre à nos questions complémentaires, ne souhaitant pas que son opinion sur la FI soit réduite à ce seul commentaire.

« Une stratégie de la segmentation. » C’est ce qu’y voit André Jacques, suppléant lors des élections législatives à Cherbourg (Manche). « Chez nous, on est trente, des avis s’expriment. Mais, au niveau local, il ne se passe rien », regrette-t-il. Cet ancien membre du PS fustige l’impossibilité formelle de porter des contributions collectives au-delà d’un même groupe, « parce que personne n’est responsable de rien ».

À Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), certains groupes se sont affranchis de cette charte, qu’ils jugent contraignante. Christian Mazet, ex-candidat aux législatives sous la bannière des Insoumis, fustige l’absence d’outils de mise en réseau. « Au quotidien, c’est compliqué de ne pas avoir de structure départementale », dit-il aussi. Avec des camarades, il a cependant régulièrement organisé des réunions communes sur sa ville, seule possibilité selon lui d’être efficace et visible. Une initiative en contradiction avec la charte.

Ce texte, à la fois souple pour la constitution d’un groupe et rigide sur sa capacité à s’organiser avec d’autres groupes, cristallise des critiques.

« Nous sommes coupés les uns des autres, en contradiction avec l’horizontalité qui est le mantra de La France insoumise. En outre, il existe une coupure absolue entre les groupes d’appui et la direction nationale, témoigne ce militant marseillais entré dans le mouvement à la faveur de la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, et qui a requis l’anonymat. Comme on ne nous demande rien pour faire partie de La France insoumise, ce qui ne me pose pas de problème, on n’a donc aucun droit et aucun pouvoir. »

Aucune personne interrogée par Mediapart ne rejette la nécessité de s’organiser différemment des partis traditionnels. C’est également la tonalité générale des contribu-tions. Mais « il existe un problème fondamental, l’absence d’espace de débat collectif », expli- que Serge Victor (son pseudonyme sur les réseaux sociaux), qui a initié un groupe d’appui en banlieue parisienne. S’il ne s’est pas exprimé sur la boîte à idées, il souhaiterait néanmoins une voie médiane « entre inorganisation actuelle et direction toute-puissante ». Ce n’est pas « l’espace politique », regroupant des représentants de partis et mouvements ayant rejoint La France insoumise, qui rassasie son appétit de débat d’idées.

Une direction non élue

Ces thèmes que sont la vie démocratique du mouvement et l’absence d’organigramme font réagir les militants interviewés et les contributeurs. L’un d’eux a recensé, parmi les 432 textes alors soumis à la boîte à idées fin août, que le mot « démocratie » apparaissait 215 fois, « élection » 146 fois et « transparence » 55 fois. « Quand vous entrez à La France insoumise, vous laissez vos droits à la porte. Nous sommes juste considérés comme des supporteurs.

Nous sommes condamnés à participer au débat à travers Facebook ou Twitter, cela interdit toute discussion », se plaint le militant marseillais interrogé par Mediapart. Il s’insurge contre la consigne donnée aux contributeurs de la boîte à idées de ne pas dépasser mille signes typographiques, symbole selon lui d’un espace de confrontation quasi inexistant. Consigne finalement très peu suivie d’effet par les rédacteurs.

Les mots sont parfois durs, et ils illustrent un état d’esprit dubitatif qui traverse La France insoumise. Sauf à vouloir continuer de n’enrôler que des militants ni actifs ni enga- gés, ou juste désireux de se mobiliser sur consigne de Jean-Luc Mélenchon, la direction du mouvement ne peut y être sourde. Manuel Bompard, qui continue, sans nomination claire, de faire office de « directeur des campagnes », après son échec aux législatives en Haute-Garonne, en est conscient.

Sans que beaucoup au sein du mouvement le sachent, ce proche de Mélenchon est président de l’association La France insoumise, fondée le 24 octobre 2016, avec pour objet « de regrou- per les soutiens de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2017 et celles et ceux qui font le choix d’une France insoumise et d’un Avenir en commun », comme le montrent les statuts officiels déposés auprès de la préfecture de l’Essonne.

Manuel Bompard détaille le processus qui mènera à la grande réunion des 25 et 26 novembre. La méthode sera dévoilée les 9 ou 10 octobre. Première phase : la synthèse des contributions. Concernant l’organisation, c’est son équipe qui s’en chargera. Exit donc l’implica- tion de membres lambda de La France insoumise à ce stade. « Tout ne se réduit pas à la boîte à idées, argumente-t-il. Il y a d’autres sources, des discussions. » Ensuite, explique-t-il, une consultation sur des voies concrètes sera organisée à travers la plateforme. À ce stade, aucune proposition de passer par des délibérations des groupes d’appui n’est formulée.

Un organigramme déjà écrit

Sur les critiques récurrentes concernant l’absence d’outils pour créer des réseaux plus larges, Manuel Bompard veut rassurer : « Certaines idées vont être mises en œuvre immédiatement, comme ce qui concerne le besoin de faciliter la communication entre groupes d’appui », assure-t-il. Il dit également que la direction travaille sur la question d’un référent au niveau d’une commune, « sans attendre un processus de décision ». Ce qui, a minima, donnera satisfaction aux plus critiques. D’ailleurs, dès le 5 octobre, les membres du mouvement ont reçu un message détaillant les évolutions des outils de communication et traçant les grandes lignes des chantiers à venir.

Ces réflexions ne répondent toutefois pas aux questions soulevées sur la légitimité de Bompard, et des équipes du « QG ». De fait, promet Manuel Bompard, un organigramme précis va être publié en même temps que la méthode, dans lequel il figurera, comme Charlotte Girard ou, sans nul doute, Coline Maigre qui coordonne les fameux groupes. Sans vote, ni consultation sur leurs noms, mais sans exclusive. « Cela sera ouvert, assure Manuel Bompard. Nous allons proposer à ceux qui le veulent de nous rejoindre. »

Même interrogation sur la tête politique du mouvement, même si bien peu contestent le rôle essentiel et pivot de Jean-Luc Mélenchon, avec une France insoumise fondée autour de sa personne. Les statuts l’attestent. Mais la question de la gouvernance mérite d’être posée, selon certains militants interrogés. Elle ne le sera certainement pas, à en croire Manuel Bompard, qui valide la légitimité des députés comme sorte de “supra-instance politique” élue directement par le peuple.

Pas sûr que cela calme la méfiance de certains militants, qui dénoncent le manque de démocratie interne et, finalement, l’existence d’une structure très verticale.

D’autant que, pour la convention proprement dite, la manière d’obtenir une représentation des Insoumis semble déjà actée. « Ce sera le même cadre qu’à Lille [lors de la première conven- tion, en octobre 2016 – ndlr], avec une partie tirée au sort, environ 70 %, et un tiers provenant des espaces politiques. Mais ce ne sera pas un mandat de représentation », explique Manuel Bompard. Ce qui fait bondir le militant Serge Victor : « Je suis très opposé à la méthode, c’est juste une manière habile de réunir des gens inorganisés et de leur faire passer des consignes d’en haut pour mettre sur pied un beau spectacle. »

Au sein même des figures du mouvement, les interrogations existent. « L’idée du tirage au sort fait débat, cela heurte des cultures », reconnaissait Clémentine Autain, la dépu- tée de Seine-Saint-Denis, fin août. Elle revendiquait toutefois le droit à l’expérimentation pour « trouver des formes neuves, du moins rénovées ». Charlotte Girard, interviewée lors du même événement, abondait : « Le tirage au sort ne recueille pas l’unanimité. On doit trouver des formules. Des gens ne s’y retrouveront pas, mais on peut convaincre. » Convaincre oui, largement consulter, c’est moins sûr…

La France insoumise se construit. Résistances, tensions et frottements se révèlent. Rien de plus normal selon Manuel Bompard, car « forcément, des gens ont dans la tête un schéma préexistant, qu’ils souhaitent calquer ». « Le mouvement doit être à l’épreuve, sinon il se fige. Nous devons faire des expériences », estimait déjà Charlotte Girard lors de l’université d’été. Les deux responsables pourraient s’approprier une formule publiée par un Insoumis sur la boîte à idées : « Il est nécessaire que le mouvement, la dynamique joyeuse et rassembleuse demeurent, perdurent et, pour ce faire, se structurent encore un peu. » Tout est donc dans ce « un peu », qui navigue entre démocratie du clic et représentativité transparente.

Manuel Jardinaud vendredi 6 octobre 2017

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* Mediapart. 6 octobre 2017

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https://www.mediapart.fr/

http://www.europe-solidaire.org/

Commentaire: Et çà nous faisait rire!

astérix en corse p. 25b

 

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09 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

10 octobre

tintin

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10 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

tout macron!

macron

emmanu

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03 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

humour (le gorafi)

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Les ruptures conventionnelles collectives, l’arme de choc des ordonnances pour faciliter les licenciements (RP)

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25 août 2017 ~ 0 Commentaire

humour

medef

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16 août 2017 ~ 0 Commentaire

donald (the guardian + tc)

donald

La presse française au pas devant les néo-nazis américains

Les vendredi 11 et samedi 12 aout 2017, à Charlottesville aux USA, le nazisme a tué, le nazisme a blessé. Nous présentons nos plus sincères condoléances et notre total soutien aux proches de Heather Heyer, ainsi que son total soutien aux proches de tou.te.s les blessé.e.s et traumatisé.e.s côté contre-manifestant.e.s. Il y aurait des dizaines d’articles à écrire, sur la réponse appropriée, les parallèles avec la situation en France et en Europe, les positionne- ments des partis de pouvoir par rapport à ces faits.

Nous allons ici nous intéresser à comment la presse nationale et régionale française a couvert ces événements.

Comme nous pouvons le constater, immédiatement après les événements des comptes twitter relayaient déjà des images fortes, ne laissant que peu de places à l’interprétation. Drapeaux confédérés, drapeaux et saluts nazis, visages déformés par la haine, hommes armés jusqu’aux dents d’armes de guerre, en tenue para-militaire. Force est de constater que cette foule est inquiétante, se revendique néo-nazie sans trop de scrupules et n’hésite pas à tuer ses opposants en commettant des attentats à la voiture-bélier contre des piéton.ne.s.

Alors, nous direz-vous; c’est l’occasion rêvée. Nos éditorialistes français adorent faire référence au nazisme, à l’apartheid et aux régimes discriminatoires. Rappelez- vous avez quelle ferveur le camp d’été décolonial avait l’an dernier (et est également cette année) été comparé au régime de l’apartheid. Rappelez vous avec quelle énergie les images d’Afrique du Sud ou d’Allemagne des années 30 avaient fleuri sur les comptes Twitter de Laurent Bouvet, de Joffrin, de FOG et autres bouffons de service public. Rappelez-vous comment ces « journalistes », mais aussi la DILCRAH par exemple, avaient considéré comme in-tolérable que des Noir.e.s puissent se rassembler pour discuter du racisme.

Alors, avec des DRAPEAUX NAZIS dans les rues, vous pensez bien que la plume exacer- bée des pourfendeurs de l’ « islamofascisme » vont dégainer, plus vite que leur ombre, pour hurler au retour d’Hitler dans nos rues? Pour appeler, comme cela a été fait contre le Nyansapo Festival, à la résistance populaire contre le retour du Nazisme?

Détrompez-vous. Ces plumes hargneuses, suintantes de haine, prêtes à tous les néolo- gismes pour taper sur des Arabes ou des Noir.e.s, n’a pas trouvé ici de quoi aligner cinq lettres de N à Z. Quelles ont été les publications des grands journaux de références français après les tragiques événement?

Pour commencer, le journal de référence de la presse quotidienne française, Le Monde, qui titre sobrement « Ce que l’on sait des manifestations d’extrême-droite qui ont dégénéré ». Extrême-Droite dégénérée aurait été plus proche de la réalité sans doute, mais nous saluerons les compétences en gymnastique de concours du Monde, qui réussit à ne mentionner en titre ni le décès ni le fait qu’il s’agissait de rassemblements de Nazis.

Le Figaro arrive à faire encore plus fort, en titrant sur « les blessés dans des heurts  Charlottesville » alors que l’article s’ouvre sur une vidéo où l’on traite du sujet Heather Heyer, déjà décédée. Sans mentionner qu’il s’agit d’un rassemblement Néonazi. Le titre pourrait être le même pour une bagarre à l’ouverture des soldes. Nous pouvons ici constater la délicatesse, la tolérance dont fait preuve le journal de (l’extrême?) droite le Figaro à l’égard de meurtriers et de nostalgiques du 3e Reich.

France Info titrera sur des « incidents » à Charlottesville. Même Libération, journal socia-lement « de gauche » et souvent prompt à réagir sur le racisme et les oppressions systémiques en général, se prend les pieds dans le plat avec une première mouture de leur article nommé « Violents heurts à un rassemblement de la droite radicale américaine ». Depuis re-titré: « Marche Raciste à Charlottesville: une voiture heurte des contre-manifestants, un mort ». Oui, malgré le fait que la morte soit au singulier, l’ensemble des titres que nous avons parcouru indiquent « un mort ».

Mais arrive là un autre élément intéressant que les amateurs-trices de « bavures » policières reconnaitront bien: le retour de la voiture tueuse.

Sur l’ensemble des titres consultés, il s’agit d’une voiture, qui aurait foncé pour on ne sait quelle raison, certainement un problème mécanique, sur la foule. Pour l’Indépendant « Une voiture percute des personnes ». Pour la RTBF: Une voiture fonce dans une manifestation anti-droite radicale ». C’est le monde à l’envers. On a l’impression ici en lisant le titre qu’une manifestation était donnée contre les lecteurs du Point. Si l’on cherche « Charlottesville voiture » sur google, les liens « à la une » parlent encore de voiture devenue folle. Aucun ne mentionne Heather Heyer, aucun ne mentionne même le fait qu’i y ait eu un meurtre.

Seuls (à la date du 14 aout 2017) le journal Charente Libre titre sur Heather Heyer et emploie le terme « néo-nazi ». Mais se permet de titrer « le mort » au lieu de « la morte ». Sur Médiapart, nous retrouvons les deux mêmes éléments. « Aux États-Unis, les néonazis sont en ville: un mort. » Espérons que cette petite revue de presse contribue à apporter aux questionnements plus que légitimes de continuer à s’informer via ces sources « officielles », rémunérées, réputées compétentes. Quand le Figaro passe sous silence un décès et prend huit guillemets pour parler de droite extrême, des internautes de Twitter connaissent déjà l’identité d’une quinzaine de ces participants, contacté leurs entreprises, documenté abondamment le sujet.

Alors que des NéoNazis défilent dans les rues bras et mains tendues, drapeau nazi ou confédéré à l’épaule, une grande partie de la presse française se demande encore s’il faut mettre des guillemets à « extrême-droite », parce que tout de même. À l’heure ou la question d’une organisation populaire face à ces pratiques et à la montée de groupuscules néo-fascis- tes et néo-nazis en France (Lyon, Paris, Aix-en-Provence entre autres), les injonctions venues de personnes « non politisées » à « discuter avec eux, ne pas les stigmatiser » etc, se multiplient. La presse a bien fait son travail, on peut désormais accueillir avec « tolérance » une manifes- tation néonazie en France, en expliquant qu’il ne faut pas stigmatiser mais aller vers la discussion. Les victimes du nazisme et du fascisme d’hier apprécieront, ainsi que les victimes du racisme, du sexisme, de l’homophobie d’hier comme d’aujourd’hui.

La presse fait bien son travail, la population est parfaitement informée que régulièrement en France ou ailleurs une voiture devient folle, un moteur s’emballe, et le véhicule percute et tue des gens. Parfois ce sont des véhicules de la police, bon. On ne va pas non plus blâmer ces pauvres policiers voyez comment ils sont mal équipés. La presse fait bien son travail: un policier peut violer un noir avec une matraque, nous nous demanderons tout de même si ce jeune homme n’avait pas été un peu provocant.

La presse fait bien son travail: Les forces de « l’ordre » peuvent s’asseoir à 5 sur un jeune homme noir (lui aussi) jusqu’à ce qu’il en meure d’étouffement, la population voudra savoir pourquoi il courait s’il n’avait « rien à se reprocher ».  La presse fait bien son travail, en qualifiant Olivier Besancenot de porte parole de « l’ultra gauche » en France, quand les mêmes estiment que « extrême-droite » est un mot assez fort pour désigner des néonazis assassins. La presse fait bien son travail, dormez sur vos deux oreilles et faites attention aux voitures folles.

Spencer 15 août 2017

http://www.tendanceclaire.org/

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27 juin 2017 ~ 0 Commentaire

pesticides (humour)

maya

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28 mai 2017 ~ 0 Commentaire

pov manu! (jdd)

manuel

Législatives : Manuel Valls en difficulté dans son fief d’Evry

Selon le sondage Ifop-Fiducial pour Le Journal du Dimanche et Sud Radio, l’ancien Premier ministre Manuel Valls se trouve à égalité au second tour avec la candidate mélenchoniste, dans sa circonscription d’Evry.

Grosse surprise dans la 1ère circonscription de l’Essonne, à Évry et Corbeil-Essonnes.

Selon le sondage exclusif Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio, réalisé par téléphone auprès de 605 électeurs*, Manuel Valls n’est pas assuré de l’emporter les 11 et 18 juin. Alors que ni le PS, dont il s’est affranchi, ni Emmanuel Macron, qu’il courtise, ne présentent de candidat face à lui, l’ex-Premier ministre arriverait de peu en tête au premier tour (30% d’intentions de vote, contre 48,6 % en 2012). Il est talonné par la candidate mélenchoniste, Farida Amrani (26 %). A ce niveau, les marges d’erreur vont de 3,3 à 3,7 points.

50-50 au second tour

Aucun autre postulant ne serait en mesure de se maintenir au second tour : la droite et le FN plafonnent à 12 %, le candidat communiste, soutenu par EELV et même par Benoît Hamon, ne dépasse pas les 6,5%. Quant à l’humoriste Dieudonné, plusieurs fois condamné pour antisé-mitisme, qui vient défier son ennemi juré, il n’obtiendrait que 3% des voix. Le chanteur Francis Lalanne, lui, suppléant du candidat du mouvement « écologiste et citoyen » (100 %), est crédité de moins de 0,5%.

« Même si l’avantage est à l’ancien Premier ministre, l’incertitude est réelle. Le risque du ‘tout sauf Valls’ existe », note Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Pour le second tour, notre sondage donne Manuel Valls et Farida Amrani à égalité : 50-50. La candi- date de la France insoumise peut notamment compter sur un report très favorables des voix du candidat PCF, et même environ un tiers de celles des électeurs de droite.

Bertrand Gréco 27 mai 2017

http://www.lejdd.fr/

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22 avril 2017 ~ 0 Commentaire

votez bien!

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