Archive | Humour

31 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

ps (jdd)

socialistes

Tractations au PS pour une candidature commune en vue du Congrès

En vue de l’élection du futur patron du parti, Najat Vallaud-Belkacem, Stéphane Le Foll et quelques autres jouent le rapprochement. Reste à trouver un candidat commun…

Les socialistes auraient-ils enfin décidé de jouer collectif ?

Alors que les opérations s’accélèrent en vue du congrès des 7 et 8 avril, et que les noms des candidats au poste de premier secrétaire seront connus en janvier, la montée de la pression pousse certains camarades au rapprochement. Éclaté depuis la fin du quinquennat Hollande en de multiples chapelles, le môle central et social-démocrate du PS se reparle. Depuis des mois, la « bande des quadras » emmenée par Olivier Faure, le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Carole Delga, la présidente du conseil régional d’Occitanie, ou encore l’ex-ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem, tous trois donnés comme possibles candi- dats, ambitionnait de faire émerger une candidature unique en leur sein. Mais le hollandais historique Stéphane Le Foll, le coordinateur national du PS, Rachid Temal, et quelques autres ne s’interdisaient rien de leur côté.

Une seule candidature au sein de ce « môle central »

Pour la première fois, le 12 décembre, tout ce petit monde s’est réuni à l’étage d’un café pari- sien proche de l’Assemblée nationale, à part Najat Vallaud-Belkacem, représentée par une pro- che. « Nous avons pris l’engagement qu’il n’y ait qu’une seule candidature au sein de ce môle central », assure un participant. Seul candidat déclaré pour l’heure, le député du Val-de-Marne Luc Carvounas raille quant à lui ceux qui « s’enferment dans des salons parisiens et qui attendent la fumée blanche »…

30 décembre 2017

http://www.lejdd.fr/

Commentaire: les autres ont un « pôle » eux ont un « môle », pour la gauche molle (envers les riches et dure envers les pauvres!).

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30 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

bloavez mad aux migrants!

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30 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

vu d’ailleurs (courrier international)

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La vie de château du président français

Emmanuel Macron a fêté son quarantième anniversaire au château de Chambord, ce 16 décembre. Un choix de lieu qui ne passe pas inaperçu.

Un président de la République qui fête son anniversaire dans l’ancienne demeure de François Ier, “c’est un choix qui ne risque pas de faire disparaître ceux qui l’accusent d’être le président des riches”, note The Daily Telegraph outre-Manche. Car, si Emmanuel Macron et son épouse paient à leurs frais ce week-end dans le domaine du château de Chambord, relate le quotidien britannique, “cette option de résidence a immédiatement déclenché mépris et critiques de la part des opposants politiques du président”.

Le choix de Chambord est aussi critiqué pour son rôle d’emblème de la monarchie. “Le président Macron est très attaché aux symboles depuis le début du quinquennat, entamé le soir de son élection avec une mise en scène théâtrale, au pied de la Pyramide du Louvre à Paris, dont les accents monarchiques ont pu choquer dans une France qui a guillotiné Louis XVI pendant la Révolution”, rappelle ainsi le quotidien libanais L’Orient-Le Jour. (…)

17/12/2017

https://www.courrierinternational.com/

Commentaire: C’est copier Napoléon qu’il vise!

 

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09 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

unités laïcité (le huff’ + franceinfo + huff’)

nonon laic

S’il faut porter une barbe laïque, on a skif!

Jean-Michel Blanquer annonce la création d’ »unités laïcité » dans les académies. Pour le ministre de l’Éducation nationale, il s’agit de répondre au sentiment de « solitude » éprouvé par certains professeurs.

Des « unités laïcité » seront créées dans toutes les académies françaises, dont la première samedi en banlieue parisienne, pour pouvoir « intervenir sur le terrain » en cas d’atteinte à cette valeur, a annoncé vendredi 8 décembre le ministre de l’Education nationale.

Jean-Michel Blanquer a fait cette annonce, qui laisse sceptiques certains syndicats d’ensei- gnants, à la sortie du conseil des ministres, à la veille du 112e anniversaire du vote de la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, « une des lois les plus importantes dans l’histoire de la République » selon lui.

« Il est extrêmement important de continuer à faire vivre cet esprit de laïcité », or « il arrive qu’en cours certaines convictions conduisent à une volonté de prosélytisme ou la contestation des règles communes », a-t-il souligné, notant que face à ces situations, les professeurs peuvent éprouver un sentiment de « solitude ».

« Définir les règles du jeu de la laïcité »

Le gouvernement a donc décidé la création, au cœur du ministère de l’Education, d’une « unité laïcité ». « Un comité des sages », dont la constitution sera annoncée prochainement, qui « aura une vision sur les problèmes » observés en France et « permettra de définir les règles du jeu de la laïcité » Cette unité « pourra intervenir à l’appui des différentes institutions sur le terrain pour les aider à défendre la laïcité dans les « situations » où elle est contestée.

« Nous aurons l’équivalent de cette unité laïcité à l’échelle de chaque académie de France », a précisé le ministre, indiquant qu’il installerait samedi la première d’entre elle dans l’académie de Créteil (Val-de-Marne), au sud-est de Paris.

Elles seront constituées d’équipes pluridisciplinaires (juristes, psychologues, pédagogues…). « Le but c’est de pouvoir instaurer un dialogue avec les familles quand c’est nécessaire, d’avoir une expertise sur chaque situation, une vision homogène sur chacun des cas », a poursuivi le ministre.

Jusqu’ici, il existait un référent laïcité dans chaque académie et un poste de chargé de mission au ministère.

« C’est plutôt de l’ordre du symbolique », a réagi Jean-Rémi Girard, vice-président du Snalc, syndicat d’enseignants minoritaire interrogé par l’AFP, estimant que « depuis la loi de 2004 (loi sur le port des signes religieux), les problèmes ont beaucoup baissé car ça a cadré les cho- ses ». Pour Liliana Moyano, présidente de la FCPE, première fédération de parents d’élèves, « tout ce qui permet de renforcer le maillage des interlocuteurs pour ne pas laisser la commu- nauté éducative livrée à elle-même va dans le bon sens ».

De son côté, Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-FSU, ne voit « pas bien l’intérêt d’ajouter un dispositif au dispositif existant ».

09/12/2017

http://www.huffingtonpost.fr

Lire aussi:

Hommage à Johnny : Mélenchon déplore la présence de Macron à la cérémonie religieuse (FranceInfo)

Hommage à Johnny Hallyday: le geste pas vraiment laïc de Valérie Pécresse (Le Huff’)

Commentaire: La laïcité devient une religion avec ses gardiens! Et les ennemis de la laïcité, on n’en parle jamais! Ce ne sont ni les catholiques, ni les protestants, ni les israëlites, ni les bouddhistes… mais qui alors?

 

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14 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

ps (europe1 + politis)

rose

Ah! Pouvoir enfin refaire du Mitterrand, comme Hollande!

Deux députés européens proches de Hamon quittent à leur tour le PS

« J’ai pris la décision de quitter le Parti socialiste et de m’investir pleinement dans le Mouvement du 1er Juillet initié par Benoît Hamon », a expliqué Isabelle Thomas. C’est sur Facebook que les députés européens Guillaume Balas et Isabelle Thomas ont annoncé leurs départs du Parti socialiste, afin de rejoindre le mouvement politique de Benoît Hamon.

Les députés européens Guillaume Balas et Isabelle Thomas, proches de Benoît Hamon, ont annoncé mardi leur départ du PS pour « s’investir pleinement » dans le Mouvement du 1er Juillet (M1717) fondé par l’ancien candidat à la présidentielle.

Pour une révolution de la gauche.

« Je sais cette décision lourde de sens et ce n’est pas sans émotion que je la prends aujour-d’hui. Mais il est temps pour moi de mettre en cohérence mes paroles et mes choix », explique Guillaume Balas sur Facebook.  »Je crois que, comme la droite et la gauche radicale ont eu leurs ‘révolutions’ avec En Marche et La France insoumise, il est temps que la gauche sociale, écologiste et européenne connaisse la sienne », justifie-t-il.

« L’enthousiasme, l’afflux de bonnes volontés, la lucidité avec laquelle il trace de nouveaux chemins pour répondre aux mutations de notre monde, la radicalité avec laquelle il souhaite affronter les puissants par une réappropriation notamment du pouvoir par les citoyens, me font penser que le Mouvement du 1er Juillet sera un des ferments de ces transformations nécessaires », poursuit-il.

« Déçue » et « en colère » contre le PS.

« J’ai pris la décision de quitter le Parti socialiste et de m’investir pleinement dans le Mouvement du 1er Juillet initié par Benoît Hamon (…) Le chemin que j’emprunte n’est sans doute plus jonché de roses, mais c’est le chemin de l’espoir », a expliqué Isabelle Thomas dans un messa- ge concomitant sur sa page Facebook.

« Première source » de cette décision, « celle des eaux saumâtres de la déception, parfois même de la colère, contre un Parti Socialiste incapable de mesurer les bouleversements en cours comme de s’élever contre le modèle libéral qui nous consume », et qui s’est finalement « autodétruit », affirme-t-elle.  »Mais, ma motivation la plus forte, je la puise dans les eaux vives d’un projet politique dont les soubassements ont été portés par Benoît Hamon lors de sa campagne présidentielle. Je n’ai pas renoncé et je ne renoncerai jamais à la Gauche de transformation », ajoute la députée européenne.

Benoît Hamon avait annoncé le 1er juillet son départ du PS, à l’occasion du lancement du Mouvement du 1er juillet. Les partisans de ce dernier doivent se retrouver le 2 décembre au Mans pour un moment de « refondation » au cours duquel le mouvement sera rebaptisé et structuré.

14 novembre 2017

http://www.europe1.fr

Lire aussi:
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Commentaire: Quand le PS avait la majorité absolue, en 1981 et 2012, il s’est bien gardé de « faire du social », pas touche au profit! La gauche, ne peut intervenir que sur les problèmes « sociétaux », voilà la leçon. Et maintenant, Hamon avec 30 députés va tout changer?

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03 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

budget (anti-k)

super jlm

La France Insoumise présente son « contre-budget » pour « l’intérêt général »

« Au budget pour les hyper-riches, nous opposons le budget pour l’intérêt général », a affirmé Eric Coquerel, membre de la commission des Finances, lors d’une conférence de presse, en présence de plusieurs autres élus LFI, dont brièvement leur chef de file Jean-Luc Mélenchon.
Dans leur contre-budget d’une cinquantaine de pages, basé sur le programme « l’Avenir en commun » et « affiné » à la suite des débats budgétaires, les Insoumis se disent « prêts à gouverner ». Les députés de gauche radicale évoquent un choc d’investissement de 100 milliards sur cinq ans et de politiques qui permettraient une augmentation de 6 points du salaire moyen.

Les députés de La France insoumise ont présenté jeudi « un contre-budget », basé sur le programme porté par Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, qui répond, selon eux, à une logique « radicalement inverse » de celui du gouvernement « pour les hyper-riches ».

« Au budget pour les hyper-riches, nous opposons le budget pour l’intérêt général », a affirmé Eric Coquerel, membre de la commission des Finances, lors d’une conférence de presse, en présence de plusieurs autres élus LFI, dont brièvement leur chef de file Jean-Luc Mélenchon.

L’écologie comme priorité

Alors que communistes et socialistes ont déjà présenté en octobre de tels contre-budgets, Eric Coquerel a justifié cette présentation tardive, pendant que l’Assemblée examine le volet « dépenses » du projet de loi de finances 2018, en arguant que « si on veut faire un travail sérieux, il faut se donner le temps« .

Dans leur contre-budget d’une cinquantaine de pages, basé sur le programme « l’Avenir en commun » et « affiné » à la suite des débats budgétaires, les Insoumis se disent « prêts à gouverner ». Ils estiment que leur projet axé notamment sur « la reconversion écologique de l’économie » permettrait de mettre fin au « libéralisme mortifère » et de réduire massivement le chômage, ramenant son taux à 6% en 2022.

Leur projet passerait notamment par « un choc d’investissement de 100 milliards sur cinq ans ». En outre, quelque 173 milliards d’euros supplémentaires seraient ajoutés, sur l’ensem- ble du quinquennat, à la dépense publique actuelle, compensés notamment par la suppression du pacte de responsabilité, la suppression de niches fiscales ou la lutte contre la fraude fiscale.

Baisse de la dette publique de 9 points en 5 ans

Avec ce programme, les élus LFI tablent également sur un taux de croissance « en moyenne de 2,1% par an entre 2017 et 2022 » et estiment que « le salaire réel moyen devrait augmenter de 6 points » sur la même période. Ils estiment aussi que « la dette publique devrait passer de 96% de PIB en 2016 à 87% en 2022 ».

Une partie conséquente du contre-budget, qui sera fourni aux militants LFI sous forme de brochure, est consacrée à la critique du projet du gouvernement « irresponsable et inéga- litaire », qui « profitera avant tout aux soi-disant ‘premiers de cordée’ du président et laissera des miettes à ‘l’armée de sherpas’ qui portent leurs sacs ».

Les Insoumis critiquent en particulier la « flat tax » et la suppression de l’ISF, estimant que  « l’ouverture de ces vannes fiscales » créera « des effets d’aubaine pour les plus riches ».

latribune.fr  |  02/11/2017
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http://www.anti-k.org/

Commentaire:

La politique institutionnelle et le « crétinisme parlementaire » comme on disait à la section Française de l’internationale communiste (SFIC) avant guerre, reste une sorte de théâtre destiné à fabriquer du consentement à l’ordre bourgeois.

Pierre Mendes-France du Front républicain et Maurice Thorez du PCF disposaient respec-tivement de 172 et 150 députéEs au parlement issu des élections législatives de 1956. Mitterrand 285 et le PCF 44 en 1981. On ne peut que constater où ces « victoires » nous ont menés.

Le bilan de ce respect scrupuleux des institutions bourgeoises nous a conduits, après toutes ces campagnes électorales lors desquelles on promettait des temps heureux au bon peuple, pour l’élection d’après.

Comment de pas comprendre le désarroi et le manque d’entrain populaire face au bilan de décennies de campagnes électorales se concluant par l’élection de  27 députéEs. Tout ça pour ça, pour retarder encore la nécessaire construction d’un vaste mouvement populaire autonome de toute politique institutionnelle et de ses diversions mortifères. Cela vaut bien ce genre de « messe » obligée, une figure imposée: Un contre budget… On ne va pas tenir 5 ans avec ces représentations…

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30 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

flamby (jdd)

hollande

Mon ennemi, c’est quoi déjà?

Congrès du PS : François Hollande redoute une « synthèse molle »

François Hollande garde un oeil sur le congrès du PS, qui aura lieu en 2018. François Hollande s’intéresse toujours autant à la politique et notamment au prochain congrès du Parti socialiste, qui aura lieu en février ou mars 2018. L’ancien président de la République « est très lucide. Il alerte sur les risques d’une ‘synthèse molle’.

Avec un PS en position de faiblesse, ce serait mortel. Il plaide pour une ligne nette », explique l’ancien député de Seine-et-Marne Eduardo Rihan Cypel qui a récemment vu l’ancien chef de l’Etat. François Hollande peut-il peser? Cette semaine, le chef de file des députés socialistes Olivier Faure a déclaré que « ce n’est pas à François Hollande de décider qui sera le prochain premier secrétaire » du parti.

Un agenda bien rempli

L’ancien président de la République est très actif ces dernières semaines. Il a notamment rédigé l’avant-propos du livre de l’illustratrice Louison (Cher François, Marabout) qui raconte les deux dernières années du Président à l’Elysée. « Si tout dans un dessin n’est pas exact, rien n’est complètement faux », écrit-il dans une invitation à découvrir les ultimes secrets de son quinquennat.

Mi-septembre, François Hollande a donné sa première conférence d’ancien chef de l’Etat. Son agenda est surchargé à en croire ses proches. « Il n’a jamais dit qu’il arrêtait (la politique) », confiait d’ailleurs l’un d’entre eux au Figaro il y a quelques semaines.

29 octobre 2017

http://www.lejdd.fr/

Commentaire: Il bouge encore! Pas de synthèse molle? Un synthèse dure alors? Pour réclamer à Macron plus de cadeaux au patronat?

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20 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

brest procureur (atlantico)

ferrand-macron

Tour de passe-passe » : Le Canard enchaîné charge le procureur qui a blanchi Ferrand

Le procureur de Brest « confirme en tous points les révélations du ‘Canard’ sur les exploits immobiliers de l’éphémère ministre de la Cohésion sociale. Mais c’est pour mieux en conclure qu’il n’y a pas de quoi ferrer Ferrand », raille l’hebdomadaire satirique. Justice ou injustice ?

Le 13 octobre, le procureur de Brest, Jean-Philippe Récappé, a classé l’affaire Ferrand sans suite. Dans son édition du 18 octobre, Le Canard Enchaîné critique cette décision. « Il confirme en tous points les révélations du ‘Canard’ sur les exploits immobiliers de l’éphémère ministre de la Cohésion sociale. Mais c’est pour mieux en conclure qu’il n’y a pas de quoi ferrer Ferrand », raille-t-il, ajoutant que « pour arriver à blanchir un macronien d’élite, le magistrat énonce une contrevérité d’importance et se voile les yeux ».

Le « tour de passe-passe » du procureur de Brest

Dans son communiqué, le procureur affirme en effet que l’épouse de Richard Ferrad, Sandrine Doucen, « avait acquis dans le centre de Brest un immeuble qui a été loué ultérieurement aux Mutuelles ».

« En clair : le bien n’a pas été acheté en vue de le louer auxdites Mutuelles », explique l’hebdo- madaire satirique. « Or les documents publiés par le ‘Canard’ attestent du contraire : c’est Ferrand qui a signé, à titre personnel, le compromis de vente sous la condition suspensive que les Mutuelles soient d’accord pour louer ces bureaux !

Et ce n’est qu’une fois cette question réglée que le directeur général a cédé l’affaire à sa compagne, qui se sera constitué, en dix ans, un patrimoine de 600 000 euros sans bourse délier », enfonce le palmipède. Il explique ensuite qu’à « l’époque cette manœuvre a permis à Ferrand de camoufler son rôle dans l’opération. Les comptes rendus des conseils d’adminis- tration des Mutuelles de Bretagne de janvier 2011, consacrés à cet achat immobilier, ont passé sous silence le rôle joué dans l’affaire par le duo Ferrand-Doucen ».

Pour autant, le procureur a conclu que « les investigations menées n’ont pas mis au jour d’élé- ments de dissimulation avérée », s’étonne le Canard Enchaîné, précisant que « la reconnais- sance de cette dissimulation aurait eu pour effet d’allonger les délais de prescription ». « Grâce à son tour de passe-passe, le procureur peut proclamer qu’un éventuel délit de prise illégale d’intérêt est prescrit depuis 2015″, conclut Le Canard enchaîné, ajoutant que l’association anticorruption Anticor envisage de déposer plainte.

18 Octobre 2017
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19 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

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Trois dessins dans le même numéro! La consécration pour un artiste!

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15 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

fiction (contretemps)

Boulanger-election

Le virus du chef. Une fable politique

Toute ressemblance avec un homme politique français et un mouvement politique contemporain ne serait pas complètement fortuite.

Debout sur l’estrade, seul, le chef est sur le point de commencer son discours.

Comme d’habitude, il a été accueilli par celle qui, par sa voix enjouée et sa fraicheur, se charge de « chauffer », comme on dit, le public. Certes, avant son entrée en scène, quelques autres visages sont apparus sur l’écran géant qui surplombe l’estrade. Mais leur propos s’est perdu dans le brouhaha du public, malgré quelques applaudissements polis. Car le public est là pour lui.

Le chef s’avance donc sur l’estrade, sans micro apparent – il est agrafé à sa boutonnière – il va prendre la parole, remplir de sa voix cet espace, combler par sa voix les quelques mètres qui le séparent de ce public. Seul sur scène. Comme toujours. Bien sûr, il arrive que d’autres prennent place sur l’estrade. Mais c’est toujours en position assise, ou plutôt perchée, en général sur des tabourets surélevés, parfois derrière des pupitres transparents – les pupitres sont toujours transparents pour que rien ne puisse cacher à la vue du public le corps du chef – et pour entendre avec recueillement la parole du chef.

Mais aujourd’hui, après la bise – étrangement furtive – avec la chauffeuse de salle, il se retrou- ve seul, entièrement seul, sur l’estrade. A côté de lui, un pupitre transparent, où sont posées quelques notes – même s’il n’en a pas besoin, le Verbe du chef n’a pas besoin de telles béquilles – et, surtout, plusieurs verres d’eau.

Lorsqu’un élan de son corps indique qu’il s’apprête à prendre la parole, le silence s’installe, d’un coup. Le chef avait lancé un appel, et « les gens » ont répondu. Ces «gens», ces « braves gens » comme il les appelle, c’est « le peuple ». Non, ce n’est pas simplement « le » peuple. C’est son peuple, celui qui a entendu son appel, qui existe grâce à cet appel. Car c’est bien grâce à l’apparition de « son » peuple, que « le » peuple tout court est de nouveau là.

Quand, libéré des contraintes qui les enserraient auparavant, lui et le peuple, ils ont enfin pu librement venir vers l’autre, exister l’un par l’autre. Maintenant, il peut occuper seul, ou peu s’en faut, les estrades, débarrassé du « monde ancien », qu’il a rayé de la carte et renvoyé à l’insignifiance qui sied à ces perdants, petits bonhommes dépourvus d’envergure qui lui ont si longtemps pourri l’existence.

À son appel donc, le peuple s’est levé. À présent, rien ne peut les arrêter, le chef et son peuple : chaque rassemblement célèbre leur indissoluble unité, une unité qui doit, qui va, inévitablement, rapidement et définitivement, se sceller dans les urnes. Elle deviendra alors pacte sacré, qui changera le cours de l’histoire. Certes, une occasion, une occasion belle, forte, presque une certitude, a été gâchée. Mais il s’en est fallu de peu. Il faut donc remettre la pression. Relancer la vapeur, en appeler de nouveau au peuple, le convoquer, le mettre en mouvement.

Le chef se dresse, rejette légèrement la tête vers l’arrière. Il va prendre la parole, ceint de son écharpe aux couleurs de la Nation. Car le chef croit en la Nation. C’est d’elle qu’il est question dans chacun de ses propos. Quand il parle de la « patrie », de la « patrie républicaine », quand il l’appelle de son nom, sa voix est altérée par l’émotion. Dans ces mo- ments, le chef ne parle pas simplement de la Nation : il est la Nation. Il exalte ses paysages, sa puissance, ses industries, son intelligence, sa science, sa présence dans toutes les mers du globe, son histoire glorieuse qu’aucune ombre ne saurait ternir, sauf celle que les usurpateurs et quelques mauvais esprits essaient de projeter. Vainement. Car cette Nation, en tout point exemplaire a désormais retrouvé une incarnation.

C’est que, depuis qu’il a lancé son appel, ce peuple national, le sien, est de retour. Il brandit fièrement les couleurs de son écharpe, celles de la Nation, et rien que celles-là. Et c’est le chant guerrier de la Nation qu’il va bientôt de nouveau entonner avec son peuple, comme à la fin de chaque rassemblement. Rien que celui là. Car il faut un chant que tous connaissent, qu’ils puissent chanter à l’unisson, qui fait d’eux un seul corps, soudé autour de son chef, soudé autour du corps charnel de ce chef et du corps immatériel de la Nation qui s’incarne dans celui du chef.

Demain, lorsque le chef aura atteint son objectif, c’est ce chant qui inspirera les plus jeunes appelés à reprendre le chemin du « service national ». Ils paraderont alors sur les grandes avenues de la capitale et au-dessus de leurs têtes, au dessus de la forêt de drapeaux aux couleurs de la Nation, on verra les superbes formations de ces bombardiers aux noms poétiques fabriqués par celui qui fait la fierté de l’industrie nationale et qui bénéficie de toute l’amitié du chef.

Certes, il reste encore quelques obstacles à surmonter. Qu’ils paraissent faibles compa- rés à la hauteur atteinte par le chef et son peuple ! Car face à eux, ne se tient qu’une poignée d’oligarques, sorte de caste parasitaire incrustée sur le corps sain de la nation. Autant d’indus- triels qui n’investissent pas, de banquiers qui ne financent pas, de riches qui veulent fuir l’impôt, qui se désintéressent de la grandeur de la Nation et trahissent leur mission.

Mais lui, saura leur apprendre les règles et la santé du corps national, de nouveau uni, sera rapidement rétablie. Que peut une poignée d’individus arrogants, traitres à la Nation et à sa mission, submergés par la marée montante du peuple ! Oui, ce déferlement du peuple il l’a voulu, il l’a prévu et réalisé. Cette masse innombrable, enthousiaste a submergé les rues de la capitale. Au pied de la statue qui en est le symbole, la Nation peut se refonder. C’est d’elle que tout est parti, il y a plus de deux siècles, pour s’étendre dans le monde entier, lui apportant la lumière et la civilisation.

C’est à présent son tour de connaître ce qui s’est déjà passé dans d’autres pays, des lointai- nes Amériques latines, là où des foules enthousiastes ont porté leur chef au palais présiden- tiel, où le nom de ce chef se perpétue dans celui du mouvement qu’il a créé, sur des géné- rations entières. Et la Nation retrouvera alors la mission qui est la sienne, dont le nom est République, qui en fait la patrie de l’Universel, sa vraie patrie, dont l’universel, quoi qu’il fasse, portera toujours les éternelles trois couleurs.

La voix du chef va enfin retentir, son corps arpenter la tribune, son visage remplir l’écran géant et se démultiplier dans les milliers de petits écrans qui y sont reliés. Le chef et son peu- ple pourront alors se mettre en marche, se remettre en marche vers leur destin. Au moment de prendre la parole, l’image finale de ce film de John Ford lui vient à l’esprit : Lincoln marche seul, vers une colline, alors qu’un orage éclate. Il marche vers son destin. Mais ce Lincoln-là n’était qu’un jeune avocat, il n’avait pas encore rencontré son peuple, son public se limitait à celui des prétoires. Aujourd’hui, le peuple est là. Il va à nouveau le galvaniser, en pointant du doigt le président élu, en réalité un usurpateur, qui a lui a volé sa victoire grâce à l’appui de ces oligarques qui trahissent la patrie et la République.

Maintenant, il peut commencer. Mais, précisément à ce moment, il ressent un picotement insistant à la gorge. Ah ce satané virus, cela fait plusieurs jours qu’il essaie de s’en débarras- ser ! Quand il était jeune, quand ses cheveux et sa barbiche étaient aussi noirs que ceux du Lincoln de Ford, c’était réglé en un rien de temps.

Qu’à cela ne tienne ! Il se racle la gorge, avale sa salive, arrange un peu l’impeccable échar- pe aux couleurs de la nation. Un peu ébloui par le soleil, il place sa main à l’horizontale, pour faire visière. Oui, son peuple est là, prêt à recevoir sa parole. Une rangée de drapeaux aux couleurs de son écharpe, celle de la Nation, entoure l’estrade. Ils sont eux mêmes entourés de pancartes blanches qui brandissent fièrement l’Alpha, cette magnifique lettre des Anciens, symbole de l’harmonie cosmique qu’il va rétablir par son Verbe. Oui, drapeaux et pancartes répercuteront sa voix, prolongeront son message.

Il peut donc commencer.

Dans le silence qui s’est brusquement abattu sur la place ensoleillée, il remarque alors un détail, un petit détail. A côté des drapeaux aux couleurs de la nation, de la Grande Nation, s’est glissé un plaisantin avec son drapeau à lui. Enfin, pas à lui en tant qu’individu, puisque c’est celui de son syndicat, mais enfin c’est un drapeau particulier, un drapeau qui est là pour diviser le peuple, son peuple, pour mettre une distance entre lui et son peuple. Oh, il n’est pas bien imposant, c’est juste un drapeau oblong, moins grand même que ceux de la rangée aux couleurs de la nation. Et pourtant, on ne remarque que lui.

Ce drapeau est donc là pour le narguer. Un rescapé du « monde ancien » est arrivé à se glisser jusqu’à la tribune ! C’est fâcheux, très fâcheux, d’autant qu’il est dans le champ de vision des caméras. Le chef devine ce qui va se passer : on ne parlera que de ce seul dra- peau, de cette fausse note, ce mouton noir au milieu du peuple, du peuple national uni derrière son chef.

Il lui faut vraiment commencer son discours, en espérant que l’importun finisse par s’écarter, ou qu’il se fasse évacuer, la prochaine fois, il donnera des instructions pour que de tels incidents ne se reproduisent pas. Mais le picotement reprend. Le chef se racle de nouveau la gorge, remet sa main en visière, jette un regard sur la foule silencieuse.

Alors, il comprend. Cette foule est moins compacte que celle d’il y a six mois, sur cette même place. Moins compacte et même moins nombreuse, et c’est sans doute pour cela que cet importun a pu se faufiler jusqu’à la tribune. Il fait un pas de côté, boit une gorgée du verre placé sur le pupitre transparent. Satané virus ! C’est pour cela qu’ils ont mis plusieurs verres d’eau. Et pour la même raison que la chauffeuse de salle lui a à peine fait la bise.

Une clameur monte alors de la foule impatiente.

Le chef commence à parler.

Stathis Kouvélakis 3 octobre 2017

http://www.contretemps.eu/

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