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14 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

ps (europe1 + politis)

rose

Ah! Pouvoir enfin refaire du Mitterrand, comme Hollande!

Deux députés européens proches de Hamon quittent à leur tour le PS

« J’ai pris la décision de quitter le Parti socialiste et de m’investir pleinement dans le Mouvement du 1er Juillet initié par Benoît Hamon », a expliqué Isabelle Thomas. C’est sur Facebook que les députés européens Guillaume Balas et Isabelle Thomas ont annoncé leurs départs du Parti socialiste, afin de rejoindre le mouvement politique de Benoît Hamon.

Les députés européens Guillaume Balas et Isabelle Thomas, proches de Benoît Hamon, ont annoncé mardi leur départ du PS pour « s’investir pleinement » dans le Mouvement du 1er Juillet (M1717) fondé par l’ancien candidat à la présidentielle.

Pour une révolution de la gauche.

« Je sais cette décision lourde de sens et ce n’est pas sans émotion que je la prends aujour-d’hui. Mais il est temps pour moi de mettre en cohérence mes paroles et mes choix », explique Guillaume Balas sur Facebook.  »Je crois que, comme la droite et la gauche radicale ont eu leurs ‘révolutions’ avec En Marche et La France insoumise, il est temps que la gauche sociale, écologiste et européenne connaisse la sienne », justifie-t-il.

« L’enthousiasme, l’afflux de bonnes volontés, la lucidité avec laquelle il trace de nouveaux chemins pour répondre aux mutations de notre monde, la radicalité avec laquelle il souhaite affronter les puissants par une réappropriation notamment du pouvoir par les citoyens, me font penser que le Mouvement du 1er Juillet sera un des ferments de ces transformations nécessaires », poursuit-il.

« Déçue » et « en colère » contre le PS.

« J’ai pris la décision de quitter le Parti socialiste et de m’investir pleinement dans le Mouvement du 1er Juillet initié par Benoît Hamon (…) Le chemin que j’emprunte n’est sans doute plus jonché de roses, mais c’est le chemin de l’espoir », a expliqué Isabelle Thomas dans un messa- ge concomitant sur sa page Facebook.

« Première source » de cette décision, « celle des eaux saumâtres de la déception, parfois même de la colère, contre un Parti Socialiste incapable de mesurer les bouleversements en cours comme de s’élever contre le modèle libéral qui nous consume », et qui s’est finalement « autodétruit », affirme-t-elle.  »Mais, ma motivation la plus forte, je la puise dans les eaux vives d’un projet politique dont les soubassements ont été portés par Benoît Hamon lors de sa campagne présidentielle. Je n’ai pas renoncé et je ne renoncerai jamais à la Gauche de transformation », ajoute la députée européenne.

Benoît Hamon avait annoncé le 1er juillet son départ du PS, à l’occasion du lancement du Mouvement du 1er juillet. Les partisans de ce dernier doivent se retrouver le 2 décembre au Mans pour un moment de « refondation » au cours duquel le mouvement sera rebaptisé et structuré.

14 novembre 2017

http://www.europe1.fr

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Commentaire: Quand le PS avait la majorité absolue, en 1981 et 2012, il s’est bien gardé de « faire du social », pas touche au profit! La gauche, ne peut intervenir que sur les problèmes « sociétaux », voilà la leçon. Et maintenant, Hamon avec 30 députés va tout changer?

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03 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

budget (anti-k)

super jlm

La France Insoumise présente son « contre-budget » pour « l’intérêt général »

« Au budget pour les hyper-riches, nous opposons le budget pour l’intérêt général », a affirmé Eric Coquerel, membre de la commission des Finances, lors d’une conférence de presse, en présence de plusieurs autres élus LFI, dont brièvement leur chef de file Jean-Luc Mélenchon.
Dans leur contre-budget d’une cinquantaine de pages, basé sur le programme « l’Avenir en commun » et « affiné » à la suite des débats budgétaires, les Insoumis se disent « prêts à gouverner ». Les députés de gauche radicale évoquent un choc d’investissement de 100 milliards sur cinq ans et de politiques qui permettraient une augmentation de 6 points du salaire moyen.

Les députés de La France insoumise ont présenté jeudi « un contre-budget », basé sur le programme porté par Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, qui répond, selon eux, à une logique « radicalement inverse » de celui du gouvernement « pour les hyper-riches ».

« Au budget pour les hyper-riches, nous opposons le budget pour l’intérêt général », a affirmé Eric Coquerel, membre de la commission des Finances, lors d’une conférence de presse, en présence de plusieurs autres élus LFI, dont brièvement leur chef de file Jean-Luc Mélenchon.

L’écologie comme priorité

Alors que communistes et socialistes ont déjà présenté en octobre de tels contre-budgets, Eric Coquerel a justifié cette présentation tardive, pendant que l’Assemblée examine le volet « dépenses » du projet de loi de finances 2018, en arguant que « si on veut faire un travail sérieux, il faut se donner le temps« .

Dans leur contre-budget d’une cinquantaine de pages, basé sur le programme « l’Avenir en commun » et « affiné » à la suite des débats budgétaires, les Insoumis se disent « prêts à gouverner ». Ils estiment que leur projet axé notamment sur « la reconversion écologique de l’économie » permettrait de mettre fin au « libéralisme mortifère » et de réduire massivement le chômage, ramenant son taux à 6% en 2022.

Leur projet passerait notamment par « un choc d’investissement de 100 milliards sur cinq ans ». En outre, quelque 173 milliards d’euros supplémentaires seraient ajoutés, sur l’ensem- ble du quinquennat, à la dépense publique actuelle, compensés notamment par la suppression du pacte de responsabilité, la suppression de niches fiscales ou la lutte contre la fraude fiscale.

Baisse de la dette publique de 9 points en 5 ans

Avec ce programme, les élus LFI tablent également sur un taux de croissance « en moyenne de 2,1% par an entre 2017 et 2022 » et estiment que « le salaire réel moyen devrait augmenter de 6 points » sur la même période. Ils estiment aussi que « la dette publique devrait passer de 96% de PIB en 2016 à 87% en 2022 ».

Une partie conséquente du contre-budget, qui sera fourni aux militants LFI sous forme de brochure, est consacrée à la critique du projet du gouvernement « irresponsable et inéga- litaire », qui « profitera avant tout aux soi-disant ‘premiers de cordée’ du président et laissera des miettes à ‘l’armée de sherpas’ qui portent leurs sacs ».

Les Insoumis critiquent en particulier la « flat tax » et la suppression de l’ISF, estimant que  « l’ouverture de ces vannes fiscales » créera « des effets d’aubaine pour les plus riches ».

latribune.fr  |  02/11/2017
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http://www.anti-k.org/

Commentaire:

La politique institutionnelle et le « crétinisme parlementaire » comme on disait à la section Française de l’internationale communiste (SFIC) avant guerre, reste une sorte de théâtre destiné à fabriquer du consentement à l’ordre bourgeois.

Pierre Mendes-France du Front républicain et Maurice Thorez du PCF disposaient respec-tivement de 172 et 150 députéEs au parlement issu des élections législatives de 1956. Mitterrand 285 et le PCF 44 en 1981. On ne peut que constater où ces « victoires » nous ont menés.

Le bilan de ce respect scrupuleux des institutions bourgeoises nous a conduits, après toutes ces campagnes électorales lors desquelles on promettait des temps heureux au bon peuple, pour l’élection d’après.

Comment de pas comprendre le désarroi et le manque d’entrain populaire face au bilan de décennies de campagnes électorales se concluant par l’élection de  27 députéEs. Tout ça pour ça, pour retarder encore la nécessaire construction d’un vaste mouvement populaire autonome de toute politique institutionnelle et de ses diversions mortifères. Cela vaut bien ce genre de « messe » obligée, une figure imposée: Un contre budget… On ne va pas tenir 5 ans avec ces représentations…

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30 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

flamby (jdd)

hollande

Mon ennemi, c’est quoi déjà?

Congrès du PS : François Hollande redoute une « synthèse molle »

François Hollande garde un oeil sur le congrès du PS, qui aura lieu en 2018. François Hollande s’intéresse toujours autant à la politique et notamment au prochain congrès du Parti socialiste, qui aura lieu en février ou mars 2018. L’ancien président de la République « est très lucide. Il alerte sur les risques d’une ‘synthèse molle’.

Avec un PS en position de faiblesse, ce serait mortel. Il plaide pour une ligne nette », explique l’ancien député de Seine-et-Marne Eduardo Rihan Cypel qui a récemment vu l’ancien chef de l’Etat. François Hollande peut-il peser? Cette semaine, le chef de file des députés socialistes Olivier Faure a déclaré que « ce n’est pas à François Hollande de décider qui sera le prochain premier secrétaire » du parti.

Un agenda bien rempli

L’ancien président de la République est très actif ces dernières semaines. Il a notamment rédigé l’avant-propos du livre de l’illustratrice Louison (Cher François, Marabout) qui raconte les deux dernières années du Président à l’Elysée. « Si tout dans un dessin n’est pas exact, rien n’est complètement faux », écrit-il dans une invitation à découvrir les ultimes secrets de son quinquennat.

Mi-septembre, François Hollande a donné sa première conférence d’ancien chef de l’Etat. Son agenda est surchargé à en croire ses proches. « Il n’a jamais dit qu’il arrêtait (la politique) », confiait d’ailleurs l’un d’entre eux au Figaro il y a quelques semaines.

29 octobre 2017

http://www.lejdd.fr/

Commentaire: Il bouge encore! Pas de synthèse molle? Un synthèse dure alors? Pour réclamer à Macron plus de cadeaux au patronat?

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20 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

brest procureur (atlantico)

ferrand-macron

Tour de passe-passe » : Le Canard enchaîné charge le procureur qui a blanchi Ferrand

Le procureur de Brest « confirme en tous points les révélations du ‘Canard’ sur les exploits immobiliers de l’éphémère ministre de la Cohésion sociale. Mais c’est pour mieux en conclure qu’il n’y a pas de quoi ferrer Ferrand », raille l’hebdomadaire satirique. Justice ou injustice ?

Le 13 octobre, le procureur de Brest, Jean-Philippe Récappé, a classé l’affaire Ferrand sans suite. Dans son édition du 18 octobre, Le Canard Enchaîné critique cette décision. « Il confirme en tous points les révélations du ‘Canard’ sur les exploits immobiliers de l’éphémère ministre de la Cohésion sociale. Mais c’est pour mieux en conclure qu’il n’y a pas de quoi ferrer Ferrand », raille-t-il, ajoutant que « pour arriver à blanchir un macronien d’élite, le magistrat énonce une contrevérité d’importance et se voile les yeux ».

Le « tour de passe-passe » du procureur de Brest

Dans son communiqué, le procureur affirme en effet que l’épouse de Richard Ferrad, Sandrine Doucen, « avait acquis dans le centre de Brest un immeuble qui a été loué ultérieurement aux Mutuelles ».

« En clair : le bien n’a pas été acheté en vue de le louer auxdites Mutuelles », explique l’hebdo- madaire satirique. « Or les documents publiés par le ‘Canard’ attestent du contraire : c’est Ferrand qui a signé, à titre personnel, le compromis de vente sous la condition suspensive que les Mutuelles soient d’accord pour louer ces bureaux !

Et ce n’est qu’une fois cette question réglée que le directeur général a cédé l’affaire à sa compagne, qui se sera constitué, en dix ans, un patrimoine de 600 000 euros sans bourse délier », enfonce le palmipède. Il explique ensuite qu’à « l’époque cette manœuvre a permis à Ferrand de camoufler son rôle dans l’opération. Les comptes rendus des conseils d’adminis- tration des Mutuelles de Bretagne de janvier 2011, consacrés à cet achat immobilier, ont passé sous silence le rôle joué dans l’affaire par le duo Ferrand-Doucen ».

Pour autant, le procureur a conclu que « les investigations menées n’ont pas mis au jour d’élé- ments de dissimulation avérée », s’étonne le Canard Enchaîné, précisant que « la reconnais- sance de cette dissimulation aurait eu pour effet d’allonger les délais de prescription ». « Grâce à son tour de passe-passe, le procureur peut proclamer qu’un éventuel délit de prise illégale d’intérêt est prescrit depuis 2015″, conclut Le Canard enchaîné, ajoutant que l’association anticorruption Anticor envisage de déposer plainte.

18 Octobre 2017
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19 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

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Trois dessins dans le même numéro! La consécration pour un artiste!

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15 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

fiction (contretemps)

Boulanger-election

Le virus du chef. Une fable politique

Toute ressemblance avec un homme politique français et un mouvement politique contemporain ne serait pas complètement fortuite.

Debout sur l’estrade, seul, le chef est sur le point de commencer son discours.

Comme d’habitude, il a été accueilli par celle qui, par sa voix enjouée et sa fraicheur, se charge de « chauffer », comme on dit, le public. Certes, avant son entrée en scène, quelques autres visages sont apparus sur l’écran géant qui surplombe l’estrade. Mais leur propos s’est perdu dans le brouhaha du public, malgré quelques applaudissements polis. Car le public est là pour lui.

Le chef s’avance donc sur l’estrade, sans micro apparent – il est agrafé à sa boutonnière – il va prendre la parole, remplir de sa voix cet espace, combler par sa voix les quelques mètres qui le séparent de ce public. Seul sur scène. Comme toujours. Bien sûr, il arrive que d’autres prennent place sur l’estrade. Mais c’est toujours en position assise, ou plutôt perchée, en général sur des tabourets surélevés, parfois derrière des pupitres transparents – les pupitres sont toujours transparents pour que rien ne puisse cacher à la vue du public le corps du chef – et pour entendre avec recueillement la parole du chef.

Mais aujourd’hui, après la bise – étrangement furtive – avec la chauffeuse de salle, il se retrou- ve seul, entièrement seul, sur l’estrade. A côté de lui, un pupitre transparent, où sont posées quelques notes – même s’il n’en a pas besoin, le Verbe du chef n’a pas besoin de telles béquilles – et, surtout, plusieurs verres d’eau.

Lorsqu’un élan de son corps indique qu’il s’apprête à prendre la parole, le silence s’installe, d’un coup. Le chef avait lancé un appel, et « les gens » ont répondu. Ces «gens», ces « braves gens » comme il les appelle, c’est « le peuple ». Non, ce n’est pas simplement « le » peuple. C’est son peuple, celui qui a entendu son appel, qui existe grâce à cet appel. Car c’est bien grâce à l’apparition de « son » peuple, que « le » peuple tout court est de nouveau là.

Quand, libéré des contraintes qui les enserraient auparavant, lui et le peuple, ils ont enfin pu librement venir vers l’autre, exister l’un par l’autre. Maintenant, il peut occuper seul, ou peu s’en faut, les estrades, débarrassé du « monde ancien », qu’il a rayé de la carte et renvoyé à l’insignifiance qui sied à ces perdants, petits bonhommes dépourvus d’envergure qui lui ont si longtemps pourri l’existence.

À son appel donc, le peuple s’est levé. À présent, rien ne peut les arrêter, le chef et son peuple : chaque rassemblement célèbre leur indissoluble unité, une unité qui doit, qui va, inévitablement, rapidement et définitivement, se sceller dans les urnes. Elle deviendra alors pacte sacré, qui changera le cours de l’histoire. Certes, une occasion, une occasion belle, forte, presque une certitude, a été gâchée. Mais il s’en est fallu de peu. Il faut donc remettre la pression. Relancer la vapeur, en appeler de nouveau au peuple, le convoquer, le mettre en mouvement.

Le chef se dresse, rejette légèrement la tête vers l’arrière. Il va prendre la parole, ceint de son écharpe aux couleurs de la Nation. Car le chef croit en la Nation. C’est d’elle qu’il est question dans chacun de ses propos. Quand il parle de la « patrie », de la « patrie républicaine », quand il l’appelle de son nom, sa voix est altérée par l’émotion. Dans ces mo- ments, le chef ne parle pas simplement de la Nation : il est la Nation. Il exalte ses paysages, sa puissance, ses industries, son intelligence, sa science, sa présence dans toutes les mers du globe, son histoire glorieuse qu’aucune ombre ne saurait ternir, sauf celle que les usurpateurs et quelques mauvais esprits essaient de projeter. Vainement. Car cette Nation, en tout point exemplaire a désormais retrouvé une incarnation.

C’est que, depuis qu’il a lancé son appel, ce peuple national, le sien, est de retour. Il brandit fièrement les couleurs de son écharpe, celles de la Nation, et rien que celles-là. Et c’est le chant guerrier de la Nation qu’il va bientôt de nouveau entonner avec son peuple, comme à la fin de chaque rassemblement. Rien que celui là. Car il faut un chant que tous connaissent, qu’ils puissent chanter à l’unisson, qui fait d’eux un seul corps, soudé autour de son chef, soudé autour du corps charnel de ce chef et du corps immatériel de la Nation qui s’incarne dans celui du chef.

Demain, lorsque le chef aura atteint son objectif, c’est ce chant qui inspirera les plus jeunes appelés à reprendre le chemin du « service national ». Ils paraderont alors sur les grandes avenues de la capitale et au-dessus de leurs têtes, au dessus de la forêt de drapeaux aux couleurs de la Nation, on verra les superbes formations de ces bombardiers aux noms poétiques fabriqués par celui qui fait la fierté de l’industrie nationale et qui bénéficie de toute l’amitié du chef.

Certes, il reste encore quelques obstacles à surmonter. Qu’ils paraissent faibles compa- rés à la hauteur atteinte par le chef et son peuple ! Car face à eux, ne se tient qu’une poignée d’oligarques, sorte de caste parasitaire incrustée sur le corps sain de la nation. Autant d’indus- triels qui n’investissent pas, de banquiers qui ne financent pas, de riches qui veulent fuir l’impôt, qui se désintéressent de la grandeur de la Nation et trahissent leur mission.

Mais lui, saura leur apprendre les règles et la santé du corps national, de nouveau uni, sera rapidement rétablie. Que peut une poignée d’individus arrogants, traitres à la Nation et à sa mission, submergés par la marée montante du peuple ! Oui, ce déferlement du peuple il l’a voulu, il l’a prévu et réalisé. Cette masse innombrable, enthousiaste a submergé les rues de la capitale. Au pied de la statue qui en est le symbole, la Nation peut se refonder. C’est d’elle que tout est parti, il y a plus de deux siècles, pour s’étendre dans le monde entier, lui apportant la lumière et la civilisation.

C’est à présent son tour de connaître ce qui s’est déjà passé dans d’autres pays, des lointai- nes Amériques latines, là où des foules enthousiastes ont porté leur chef au palais présiden- tiel, où le nom de ce chef se perpétue dans celui du mouvement qu’il a créé, sur des géné- rations entières. Et la Nation retrouvera alors la mission qui est la sienne, dont le nom est République, qui en fait la patrie de l’Universel, sa vraie patrie, dont l’universel, quoi qu’il fasse, portera toujours les éternelles trois couleurs.

La voix du chef va enfin retentir, son corps arpenter la tribune, son visage remplir l’écran géant et se démultiplier dans les milliers de petits écrans qui y sont reliés. Le chef et son peu- ple pourront alors se mettre en marche, se remettre en marche vers leur destin. Au moment de prendre la parole, l’image finale de ce film de John Ford lui vient à l’esprit : Lincoln marche seul, vers une colline, alors qu’un orage éclate. Il marche vers son destin. Mais ce Lincoln-là n’était qu’un jeune avocat, il n’avait pas encore rencontré son peuple, son public se limitait à celui des prétoires. Aujourd’hui, le peuple est là. Il va à nouveau le galvaniser, en pointant du doigt le président élu, en réalité un usurpateur, qui a lui a volé sa victoire grâce à l’appui de ces oligarques qui trahissent la patrie et la République.

Maintenant, il peut commencer. Mais, précisément à ce moment, il ressent un picotement insistant à la gorge. Ah ce satané virus, cela fait plusieurs jours qu’il essaie de s’en débarras- ser ! Quand il était jeune, quand ses cheveux et sa barbiche étaient aussi noirs que ceux du Lincoln de Ford, c’était réglé en un rien de temps.

Qu’à cela ne tienne ! Il se racle la gorge, avale sa salive, arrange un peu l’impeccable échar- pe aux couleurs de la nation. Un peu ébloui par le soleil, il place sa main à l’horizontale, pour faire visière. Oui, son peuple est là, prêt à recevoir sa parole. Une rangée de drapeaux aux couleurs de son écharpe, celle de la Nation, entoure l’estrade. Ils sont eux mêmes entourés de pancartes blanches qui brandissent fièrement l’Alpha, cette magnifique lettre des Anciens, symbole de l’harmonie cosmique qu’il va rétablir par son Verbe. Oui, drapeaux et pancartes répercuteront sa voix, prolongeront son message.

Il peut donc commencer.

Dans le silence qui s’est brusquement abattu sur la place ensoleillée, il remarque alors un détail, un petit détail. A côté des drapeaux aux couleurs de la nation, de la Grande Nation, s’est glissé un plaisantin avec son drapeau à lui. Enfin, pas à lui en tant qu’individu, puisque c’est celui de son syndicat, mais enfin c’est un drapeau particulier, un drapeau qui est là pour diviser le peuple, son peuple, pour mettre une distance entre lui et son peuple. Oh, il n’est pas bien imposant, c’est juste un drapeau oblong, moins grand même que ceux de la rangée aux couleurs de la nation. Et pourtant, on ne remarque que lui.

Ce drapeau est donc là pour le narguer. Un rescapé du « monde ancien » est arrivé à se glisser jusqu’à la tribune ! C’est fâcheux, très fâcheux, d’autant qu’il est dans le champ de vision des caméras. Le chef devine ce qui va se passer : on ne parlera que de ce seul dra- peau, de cette fausse note, ce mouton noir au milieu du peuple, du peuple national uni derrière son chef.

Il lui faut vraiment commencer son discours, en espérant que l’importun finisse par s’écarter, ou qu’il se fasse évacuer, la prochaine fois, il donnera des instructions pour que de tels incidents ne se reproduisent pas. Mais le picotement reprend. Le chef se racle de nouveau la gorge, remet sa main en visière, jette un regard sur la foule silencieuse.

Alors, il comprend. Cette foule est moins compacte que celle d’il y a six mois, sur cette même place. Moins compacte et même moins nombreuse, et c’est sans doute pour cela que cet importun a pu se faufiler jusqu’à la tribune. Il fait un pas de côté, boit une gorgée du verre placé sur le pupitre transparent. Satané virus ! C’est pour cela qu’ils ont mis plusieurs verres d’eau. Et pour la même raison que la chauffeuse de salle lui a à peine fait la bise.

Une clameur monte alors de la foule impatiente.

Le chef commence à parler.

Stathis Kouvélakis 3 octobre 2017

http://www.contretemps.eu/

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10 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

bordel!

1789

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09 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

démocratie (essf)

tintin cigare

Avant la convention prévue fin novembre, à la France insoumise, la démocratie interne fait débat

Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon tente de mieux organiser ses groupes d’appui et lance un processus de consultation avant une convention prévue fin novembre. La direction, aujour- d’hui non élue, va rester en place, et veut s’appuyer sur les 17 députés élus en juin. Mais des militants s’interrogent sur la démocratie interne.

La France insoumise (FI) tente d’entrer dans l’âge adulte. Le mouvement, créé ad hoc en 2016 sur le programme et la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle, doit aujourd’hui exister, vivre, se structurer, dans une période sans échéance électorale à court terme. Exister et vivre, La France insoumise sait déjà le faire, avec plus ou moins de bonheur : une université d’été réussie fin août à Marseille, un défilé à Paris le 23 septembre contre « le coup d’État social » honorable, des « casserolades » pour « réveiller l’oligarchie », le 30 septembre, peu mobilisatrices en revanche.

Surtout, avec ses 17 députés à l’Assemblée nationale et le tribun qu’est Jean-Luc Mélen- chon, le jeune mouvement, qui revendique plus de 500 000 membres ayant cliqué sur la plateforme et donné leur adresse électronique, a réussi à s’imposer dans l’espace politique et médiatique comme la seule force d’opposition audible à gauche. Entre un PCF en proie au doute en attendant son congrès en 2018 et un Parti socialiste en phase incertaine de réani- mation, La France insoumise, réactive sur le terrain ainsi que sur les réseaux sociaux, incarne l’alternative au pouvoir d’Emmanuel Macron.

Mais cette situation implique des interrogations et des obligations sur sa structu- ration. Fin août, à Marseille, Jean-Luc Mélenchon avait assuré que La France insoumise avait déjà répondu à nombre de questions : « Nous avons réglé tous les problèmes qui vont occuper les autres. Le problème du leadership est réglé. Depuis que nous avons 17 députés, le mythe selon lequel je suis un homme seul redevient un mythe. » Il avait enchaîné : « Nous avons réglé le problème du programme. Nous avons réglé le problème de la stratégie. » Ce jour-là, le député des Bouches-du-Rhône ajoutait : « Pas de blabla, du combat. Pas de discussions, plus d’actions. »

Le message était clair. Pourtant, les critiques sont présentes et argumentées sur le fonction-nement de La France insoumise, à la lecture des commentaires affichés dans la « boîte à idées» lancée au cœur de l’été sur le site du mouvement, et dont l’un des quatre thèmes est «Quelle organisation pour le mouvement?». Il s’agit de «recenser des premières idées d’orga- nisation d’un mouvement politique novateur et collectif», précise le texte de présentation.

Sept cents contributions pour un demi-million de membres revendiqués

Quelle démocratie interne ? Qui décide ? Comment s’organisent et que pèsent les plus de 5 000 groupes d’appui officiellement recensés en France et à l’étranger, base de La France insoumise sur le terrain ? Autant de questions qui agitent, non pas l’ensemble des inscrits à la plateforme, mais les plus impliqués et militants. À ce jour, 700 contributions sont visibles sur ce thème. Bien peu en regard du demi-million d’Insoumis revendiqués, mais assez pour y entrevoir les failles, les écueils et les problématiques qui doivent être discutées dans le processus lancé en vue de la convention nationale de la FI. Elle devrait se tenir en région parisienne les 25 et 26 novembre.

« Aujourd’hui, La France insoumise est gérée par une petite caste autour de son leader dans la plus grande opacité », estime ainsi Gautier Weinmann, qui fut directeur de campagne de Jean-Pierre Carpentier, candidat insoumis dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. S’il ne remet pas en cause la constitution de l’équipe au cours des deux campagnes électorales, Manuel Bompard comme directeur de campagne et Charlotte Girard en charge du programme, notamment , il ne se contente plus des courriels ou autres injonctions émanant de «la direction». Comme d’autres, il ne veut pas entrer dans un procès d’intention, mais interro- ger la légitimité de la tête de pont de La France insoumise aujourd’hui et l’organisation de l’avenir. Et il n’est pas le seul à le faire.

« C’est le QG qui décide, nous n’avons que des directives », renchérit Roland Richa, ancien militant communiste, qui a créé un groupe d’appui à Nanterre (Hauts-de-Seine). Il a abondamment contribué à la boîte à idées, relevant les zones d’ombre d’une direction non choisie par les militants et, selon lui, toute-puissante. « Aujourd’hui, des personnes parlent au nom de La France insoumise sans être élues. On ne peut pas être que de bons petits soldats. Nous sommes des citoyens jusqu’au bout », ajoute Patrick Nicolaon, référent d’un groupe d’appui à Cahors (Lot). Au nom de plusieurs groupes locaux, et à l’issue d’une journée de débat organisée localement, il a publié une contribution demandant une structuration du mouvement avec des délégués territoriaux, des moyens financiers et une existence associative.

Les questions du poids politique des groupes d’appui et de leur capacité à agir à l’intérieur du mouvement représentent, selon plusieurs Insoumis, un enjeu majeur.

Notamment en regard de la charte édictée en 2016 : elle insiste sur l’obligation pour chaque groupe de ne pas dépasser 12 membres et d’être « constitué sur la base d’un territoire réduit (quartier, villages, cantons) et non à l’échelle d’une région, d’un département, d’une circons-cription électorale ou d’une grande ville ». En outre, « aucun groupe ou rassemblement de groupes d’appui ne peut constituer de structuration ou d’outils intermédiaires à l’échelle d’un département, d’une région ou tout autre échelon en dehors de ceux décidés par le mouvement ».

Le poids politique des groupes d’appui en question

Éric Le Cardinal, militant dans le sud de la France, écrit à ce propos dans la « boîte à idées » : « J’ai entendu l’argument du national arguant que la réussite de cette campagne électorale était due à l’application de cette charte. Ce n’est absolument pas le cas dans notre ville, la réussite est due avant tout à l’action intense des militants qui se sont coordonnés pour réussir à couvrir un vaste territoire. J’espère vraiment que ce rappel quasi paternaliste à la charte n’est qu’une regrettable maladresse et qu’il y aura très vite une concertation nationale à ce sujet. » Il a refusé de répondre à nos questions complémentaires, ne souhaitant pas que son opinion sur la FI soit réduite à ce seul commentaire.

« Une stratégie de la segmentation. » C’est ce qu’y voit André Jacques, suppléant lors des élections législatives à Cherbourg (Manche). « Chez nous, on est trente, des avis s’expriment. Mais, au niveau local, il ne se passe rien », regrette-t-il. Cet ancien membre du PS fustige l’impossibilité formelle de porter des contributions collectives au-delà d’un même groupe, « parce que personne n’est responsable de rien ».

À Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), certains groupes se sont affranchis de cette charte, qu’ils jugent contraignante. Christian Mazet, ex-candidat aux législatives sous la bannière des Insoumis, fustige l’absence d’outils de mise en réseau. « Au quotidien, c’est compliqué de ne pas avoir de structure départementale », dit-il aussi. Avec des camarades, il a cependant régulièrement organisé des réunions communes sur sa ville, seule possibilité selon lui d’être efficace et visible. Une initiative en contradiction avec la charte.

Ce texte, à la fois souple pour la constitution d’un groupe et rigide sur sa capacité à s’organiser avec d’autres groupes, cristallise des critiques.

« Nous sommes coupés les uns des autres, en contradiction avec l’horizontalité qui est le mantra de La France insoumise. En outre, il existe une coupure absolue entre les groupes d’appui et la direction nationale, témoigne ce militant marseillais entré dans le mouvement à la faveur de la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, et qui a requis l’anonymat. Comme on ne nous demande rien pour faire partie de La France insoumise, ce qui ne me pose pas de problème, on n’a donc aucun droit et aucun pouvoir. »

Aucune personne interrogée par Mediapart ne rejette la nécessité de s’organiser différemment des partis traditionnels. C’est également la tonalité générale des contribu-tions. Mais « il existe un problème fondamental, l’absence d’espace de débat collectif », expli- que Serge Victor (son pseudonyme sur les réseaux sociaux), qui a initié un groupe d’appui en banlieue parisienne. S’il ne s’est pas exprimé sur la boîte à idées, il souhaiterait néanmoins une voie médiane « entre inorganisation actuelle et direction toute-puissante ». Ce n’est pas « l’espace politique », regroupant des représentants de partis et mouvements ayant rejoint La France insoumise, qui rassasie son appétit de débat d’idées.

Une direction non élue

Ces thèmes que sont la vie démocratique du mouvement et l’absence d’organigramme font réagir les militants interviewés et les contributeurs. L’un d’eux a recensé, parmi les 432 textes alors soumis à la boîte à idées fin août, que le mot « démocratie » apparaissait 215 fois, « élection » 146 fois et « transparence » 55 fois. « Quand vous entrez à La France insoumise, vous laissez vos droits à la porte. Nous sommes juste considérés comme des supporteurs.

Nous sommes condamnés à participer au débat à travers Facebook ou Twitter, cela interdit toute discussion », se plaint le militant marseillais interrogé par Mediapart. Il s’insurge contre la consigne donnée aux contributeurs de la boîte à idées de ne pas dépasser mille signes typographiques, symbole selon lui d’un espace de confrontation quasi inexistant. Consigne finalement très peu suivie d’effet par les rédacteurs.

Les mots sont parfois durs, et ils illustrent un état d’esprit dubitatif qui traverse La France insoumise. Sauf à vouloir continuer de n’enrôler que des militants ni actifs ni enga- gés, ou juste désireux de se mobiliser sur consigne de Jean-Luc Mélenchon, la direction du mouvement ne peut y être sourde. Manuel Bompard, qui continue, sans nomination claire, de faire office de « directeur des campagnes », après son échec aux législatives en Haute-Garonne, en est conscient.

Sans que beaucoup au sein du mouvement le sachent, ce proche de Mélenchon est président de l’association La France insoumise, fondée le 24 octobre 2016, avec pour objet « de regrou- per les soutiens de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle de 2017 et celles et ceux qui font le choix d’une France insoumise et d’un Avenir en commun », comme le montrent les statuts officiels déposés auprès de la préfecture de l’Essonne.

Manuel Bompard détaille le processus qui mènera à la grande réunion des 25 et 26 novembre. La méthode sera dévoilée les 9 ou 10 octobre. Première phase : la synthèse des contributions. Concernant l’organisation, c’est son équipe qui s’en chargera. Exit donc l’implica- tion de membres lambda de La France insoumise à ce stade. « Tout ne se réduit pas à la boîte à idées, argumente-t-il. Il y a d’autres sources, des discussions. » Ensuite, explique-t-il, une consultation sur des voies concrètes sera organisée à travers la plateforme. À ce stade, aucune proposition de passer par des délibérations des groupes d’appui n’est formulée.

Un organigramme déjà écrit

Sur les critiques récurrentes concernant l’absence d’outils pour créer des réseaux plus larges, Manuel Bompard veut rassurer : « Certaines idées vont être mises en œuvre immédiatement, comme ce qui concerne le besoin de faciliter la communication entre groupes d’appui », assure-t-il. Il dit également que la direction travaille sur la question d’un référent au niveau d’une commune, « sans attendre un processus de décision ». Ce qui, a minima, donnera satisfaction aux plus critiques. D’ailleurs, dès le 5 octobre, les membres du mouvement ont reçu un message détaillant les évolutions des outils de communication et traçant les grandes lignes des chantiers à venir.

Ces réflexions ne répondent toutefois pas aux questions soulevées sur la légitimité de Bompard, et des équipes du « QG ». De fait, promet Manuel Bompard, un organigramme précis va être publié en même temps que la méthode, dans lequel il figurera, comme Charlotte Girard ou, sans nul doute, Coline Maigre qui coordonne les fameux groupes. Sans vote, ni consultation sur leurs noms, mais sans exclusive. « Cela sera ouvert, assure Manuel Bompard. Nous allons proposer à ceux qui le veulent de nous rejoindre. »

Même interrogation sur la tête politique du mouvement, même si bien peu contestent le rôle essentiel et pivot de Jean-Luc Mélenchon, avec une France insoumise fondée autour de sa personne. Les statuts l’attestent. Mais la question de la gouvernance mérite d’être posée, selon certains militants interrogés. Elle ne le sera certainement pas, à en croire Manuel Bompard, qui valide la légitimité des députés comme sorte de “supra-instance politique” élue directement par le peuple.

Pas sûr que cela calme la méfiance de certains militants, qui dénoncent le manque de démocratie interne et, finalement, l’existence d’une structure très verticale.

D’autant que, pour la convention proprement dite, la manière d’obtenir une représentation des Insoumis semble déjà actée. « Ce sera le même cadre qu’à Lille [lors de la première conven- tion, en octobre 2016 – ndlr], avec une partie tirée au sort, environ 70 %, et un tiers provenant des espaces politiques. Mais ce ne sera pas un mandat de représentation », explique Manuel Bompard. Ce qui fait bondir le militant Serge Victor : « Je suis très opposé à la méthode, c’est juste une manière habile de réunir des gens inorganisés et de leur faire passer des consignes d’en haut pour mettre sur pied un beau spectacle. »

Au sein même des figures du mouvement, les interrogations existent. « L’idée du tirage au sort fait débat, cela heurte des cultures », reconnaissait Clémentine Autain, la dépu- tée de Seine-Saint-Denis, fin août. Elle revendiquait toutefois le droit à l’expérimentation pour « trouver des formes neuves, du moins rénovées ». Charlotte Girard, interviewée lors du même événement, abondait : « Le tirage au sort ne recueille pas l’unanimité. On doit trouver des formules. Des gens ne s’y retrouveront pas, mais on peut convaincre. » Convaincre oui, largement consulter, c’est moins sûr…

La France insoumise se construit. Résistances, tensions et frottements se révèlent. Rien de plus normal selon Manuel Bompard, car « forcément, des gens ont dans la tête un schéma préexistant, qu’ils souhaitent calquer ». « Le mouvement doit être à l’épreuve, sinon il se fige. Nous devons faire des expériences », estimait déjà Charlotte Girard lors de l’université d’été. Les deux responsables pourraient s’approprier une formule publiée par un Insoumis sur la boîte à idées : « Il est nécessaire que le mouvement, la dynamique joyeuse et rassembleuse demeurent, perdurent et, pour ce faire, se structurent encore un peu. » Tout est donc dans ce « un peu », qui navigue entre démocratie du clic et représentativité transparente.

Manuel Jardinaud vendredi 6 octobre 2017

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* Mediapart. 6 octobre 2017

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https://www.mediapart.fr/

http://www.europe-solidaire.org/

Commentaire: Et çà nous faisait rire!

astérix en corse p. 25b

 

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