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18 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Hollande: la continuité sans fard

ni- gauche

Les débats vont bon train sur le prétendu tournant social-libéral de François Hollande, selon la formule que reprend dans son titre l’éditorial de l’Humanité Dimanche. Un tournant, vraiment ? Il faut ne pas avoir été très lucide sur les 20 premiers mois du gouvernement Hollande-Ayrault pour voir dans les annonces des vœux présidentiels, puis dans sa conférence de presse de mardi, un tournant.

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«  Une accélération » a dit le ministre du Travail Sapin, nous dirons une escalade dans la continuité des attaques contre les travailleurs et la population. S’il y a tournant c’est au sens où il n’est plus possible à Hollande de continuer le jeu des faux-semblants ou de la méthode Coué sur l’inversion de la courbe du chômage.

Gauche droite ? «  Nous devons faire des économies partout où ce sera possible. C’est vrai pour l’É- tat, pour les collectivités locales… et pour la Sécurité sociale, qui doit en terminer avec les excès et les abus », le fond n’est pas nouveau. La forme, contre les « excès » et les « abus », en accompa gne- ment du « pacte de responsabilité » auquel Hollande a invité les patrons, l’est un peu plus, surtout quand cela  est suivi de l’encouragement aux ministres à gouverner par décret et ordonnance.
Pierre Gattaz s’en est aussitôt réjoui, se déclarant « prêt à jouer le jeu » en rappelant sa proposition formulée mi-novembre d’« un pacte de confiance, signé par plus de 80 fédérations professionnelles et 120 Medef territoriaux ». C’est aussi la copie conforme de ce que propose l’UMP, qui n’a pu qu’approuver l’annonce de Hollande. Woerth s’est ainsi félicité : « C’est notre politique ! Cela correspond au programme de Nicolas Sarkozy. » Chiche ont-ils dit, sauf Copé qui fait toujours semblant de croire qu’Hollande est de gauche !
Et c’est bien sûr dans la même optique que François Hollande est allé à Toulouse pour vanter son projet sur la simplification de la vie des entreprises, qui viserait 1 à 2 milliards d’économies d’ici à deux ans. Des économies dont certaines seraient réalisées par la suppression d’une partie des 150 taxes pesant sur les entreprises.

L’ami de patrons, notre adversaire Hollande est bien dans la continuité de l’ANI, de la course à la compétitivité par la baisse du coût du travail. Il s’agit maintenant d’exonérer à terme le patronat du paiement de sa part des cotisations famille et maladie de la protection sociale. C’est bien une partie du salaire qui serait ainsi offert aux patrons, un nouveau cadeau de 37,7 milliards d’euros pris sur les salaires. Gattaz en demande encore plus, un allègement des contributions patronales de 100 milliards d’euros, une ponction sur le salaire différé qui serait compensé par l’impôt ou par une hausse de TVA que paieront les salariés.
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L’argument du « donnant-donnant » est un mensonge éhonté, un marché de dupes : « moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur les activités » en contrepartie de « plus d’embauches et plus de dialogue social ». Qui peut encore y croire ?
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Hollande justifie cette brusque accélération de son offensive contre les salariés en invoquant le fait que « la crise s’est révélée plus longue et plus profonde que nous l’avions nous-mêmes prévu ». Mais la crise ne tombe pas du ciel, elle est la logique de la politique des gouvernements qui se sont succédé et de leurs amis les patrons, l’oligarchie financière. Cette nouvelle escalade ne fera que l’aggraver.

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Se regrouper pour affronter ce gouvernement D’une certaine façon, c’est vrai qu’Hollande et son gouvernement n’ont pas d’autre choix que d’accentuer les attaques contre les salariés et, en conséquence, il ne peut plus manier un bluff auquel plus personne ne croit. Il est contraint de dire plus crûment les choses.
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Comment alors est-il encore possible de voir des syndicats comme la CFDT soutenir le pacte ? Comment est-il possible que les autres syndicats restent passifs et attentistes, comme s’ils n’avaient pas d’autre politique à opposer à celle des patrons et de Hollande ? Comment continuer à prôner un changement de cap comme le fait le Front de gauche ?
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Ce tournant dans la continuité de Hollande est une nouvelle démonstration de la nécessité de regrouper toutes les forces, les équipes militantes qui ont conscience qu’il n’y a pas d’autre issue que l’affrontement pour imposer nos exigences, mettre fin à l’austérité et à la course à la compétitivité, c’est à dire au profit.  Yvan Lemaitre  Hebdo L’Anticapitaliste – 225 (16/01/2014)
 

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17 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Dassault: le far west au sud de paris…

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Racket, fraude électorale, règlements de comptes sanglants, tentative d’homicide…

À Corbeil-Essonnes (91), il ne s’agit pas de petits bandits protégés par des politiques de deuxième zone. Ici, au centre d’un système visiblement mafieux se trouve Serge Dassault, cinquième fortune de France (13 milliards d’euros).

Dassault : sénateur, ami des ministres… et protégé au plus haut niveau par le bureau du Sénat qui vient de voter contre la levée de son immunité parlementaire ! Maire de la ville de 1995 à 2009, il a été obligé de céder sa place à son bras droit, Jean-Pierre Bechter, lorsque le Conseil d’État a invalidé l’élection de 2008 pour achat de voix… Mais la corruption continue.

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Pour acheter la paix dans certains quartiers ainsi que des voix lors des élections, Dassault aurait arrosé une série de jeunes pour 1,7 million d’euros. Cette somme aurait transité par un certain Younès B. qui n’aurait pas fait suivre tout l’argent. Pas contents, deux jeunes se plaignent auprès de Dassault et dans un enregistrement tourné clandestinement et remis à Mediapart, on entend Dassault leur confirmer la somme donnée et que si Younès n’a pas tout réparti, « Démer- dez-vous avec lui ! » Finalement, c’est Younès qui se « démerdera » avec eux trois mois plus tard en leur tirant dessus, blessant l’un d’entre eux de trois balles. D’après les écoutes téléphoniques de la police, Younès aurait ensuite été conseillé par la mairie dans sa fuite en Algérie, avant d’être rattrapé, une des multiples histoires incroyables de cette affaire…

Justice à deux vitesses Le maire Bechter a déjà été mis en garde à vue et entendu dans cette affaire. Les juges auraient souhaité également entendre Dassault. Cela n’a pas été possible, car en juillet 2013 le bureau du Sénat a rejeté une première fois la levée de son immunité parlementaire.
Il vient de nouveau de se prononcer contre dans un vote à bulletin secret.

Les sénateurs de gauche (PCF, PS, EÉLV et PRG) ont la majorité dans ce bureau. Tous affirment avoir voté pour, mais il y en a au moins un qui ment. Pourquoi ? Une histoire de renvoi d’ascenseur ? Une menace ? Une promesse de subvention, de contrat pour leur ville ? Ont-ils simplement été achetés ? Quelqu’un qui le connaît bien a affirmé récemment que Dassault a grandi avec l’idée que, comme son père Marcel, il pouvait acheter tout et tout le monde mais qu’il commençait à perdre pied avec la réalité.

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Combien de temps encore avant que la colère explose et fasse non seulement que ce type perde pied mais qu’il coule complètement et tout le système pourri qu’il symbolise avec ?

Ross Harrold Hebdo L’Anticapitaliste – 225 (16/01/2014)

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17 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Syndicalisme: stratégie(s) perdante(s)

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Le 6 janvier, la CGT, la CFDT, la FSU et l’UNSA se sont réunies pour adopter, conformément à ce qu’elles avaient décidé le 25 novembre 2013, des revendications communes.

Mais ces dernières sont divisées sur le nouveau « pacte de responsabilité » de Hollande, rendant ainsi difficile de futures mobilisations unitaires à la hauteur de l’attaque annoncée. Le 25 novembre dernier, à l’initiative de la CGT et de la CFDT, une intersyndicale nationale réunissant six orga- nisations syndicales (CGT, CFDT, UNSA, CFTC, FSU et Solidaires) s’est réunie alors que cela faisait plus de deux ans qu’il n’y avait pas eu d’intersyndicale aussi large (et pourtant  les attaques n’ont pas manqué…).
Suite à cette première réunion, une déclaration commune a vu le jour engageant les organisations signataires à travailler ensemble sur différents sujets (emploi, justice fiscale, pouvoir d’achat, services publics) pour voir si il était possible de porter des revendications communes. Une déclaration non signée par Solidaires puisqu’aucun débat n’était possible sur les questions de mobilisations. Pire, la CFTC, avec l’aval des cinq autres organisations, a  fait retirer du texte initial une phrase qui disait « la responsabilité des syndicats est de mobiliser les salariés »…

Des revendications communes, mais pour faire quoi ? 
Suite à plusieurs réunions, les cinq organisations syndicales indiquent début décembre que « cette démarche de confrontation des analyses vise à parvenir à des propositions communes sur l’emploi, le pouvoir d’achat et les politiques salariales, la fiscalité et le financement public, les services publics et enfin le plan d’investissement européen proposé par la Confédération européenne des syndicats (CES) ».

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Au final, seules la CGT, la CFDT, la FSU et l’UNSA se sont mises d’accord sur des revendications communes en matière d’emploi, de pouvoir d’achat et de fiscalité qui seront détaillées dans une déclaration dans les jours qui viennent.

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La CFTC ne sera pas signataire du texte car pour eux « il y a des divergences entre organisations syndicales », notamment sur la politique familiale. Mais on peut se demander à quoi va servir ce « programme commun  syndical », puisque dès le départ (texte du 25 novembre), les directions des organisations syndicales se sont limitées à un appel « aux responsables économiques et politiques », et non à un appel pour construire la confrontation, à des mobilisations larges contre ce gouvernement.

Divisions face au « pacte de responsabilité »
Dans le même temps, et au risque de brouiller encore plus leur message, les mêmes se retrouvent divisés face au « pacte de responsabilités » proposé par Hollande lors de ses vœux télévisuels. Les directions sont incapable de proposer une réaction unitaire à la hauteur de cette énième future attaque.

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Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, se déclare hostile à un « mano a mano entre le gouvernement et le patronat ». Il veut que les syndicats soient associés aux négociations… à la proposition claire et nette de Hollande de baisse du coût du travail. Il veut des « contreparties d’abord en direction des salariés sur la qualité des emplois proposés, la baisse de la précarité, sur l’embauche des jeunes, le type de contrat » ainsi que sur les salaires et l’investissement. L’UNSA a plus ou moins la même position.

Seules la CGT et FO ont fortement critiqué ce « pacte de responsabilité », Thierry  Lepaon jugeant même que Hollande avait « répondu point par point au programme revendicatif du Medef »… et appelant seul à une manifestation le 6 février prochain.

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Il faut être clair : la baisse du coût du travail n’est pas négociable. Pour être à la hauteur, il est nécessaire de préparer la mobilisation la plus unitaire et large possible, en n’ayant pas peur de se confronter réellement à ce gouvernement. L’absence de stratégie de lutte des directions syndicales pèse aujourd’hui lourdement sur la situation, mais pèsera également demain sur l’avenir du syndicalisme.

Hebdo L’Anticapitaliste – 225 (16/01/2014) Sandra Demarcq

http://npa2009.org/content/syndicalisme-strat%C3%A9gies-perdantes

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17 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

30 milliards d’euros de baisses de cotisations: ce que l’on pourrait faire à la place (odi)

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Que faire avec 30 milliards d’euros ?

Le gouvernement a choisi d’aider les entreprises à réduire leurs cotisations sociales. Il aurait pu en être autrement.

Quelques exemples concrets.

Le Président de la République a annoncé, lors de ses voeux à la presse du 14 janvier, que le gouvernement allait réduire de 30 milliards d’ici 2017 les cotisations familiales versées par les entreprises et donc alléger leurs charges. Cette somme colossale ne veut rien dire pour la majorité de la population. Nous vous proposons un chiffrage très simple de ce qui aurait pu être fait en matière de services publics, si l’exécutif en avait décidé autrement. Et si, par exemple, il avait augmenté les dépenses au lieu de réduire les recettes, ce qui revient au même [1].

Bien entendu, ce calcul totalement théorique n’a aucun sens pratique. Multiplier par deux le budget de la Défense ou par six celui de la Justice n’aurait aucun intérêt. Dépenser pour dépenser est absurde, il reste nécessaire d’économiser l’argent public. Ce chiffrage permet simplement de comprendre les ordres de grandeur. A chacun de faire son choix. On peut imaginer l’impact économique, social et au final politique d’une hausse de 20 % du budget de la recherche et de 50 % des forces de sécurité et des moyens au service de l’environnement… On aurait pu aussi utiliser ces 30 milliards pour réduire le déficit public (ce qui en représenterait 40 %), et permettrait de réduire la masse des intérêts versés par l’État.

On peut considérer les choses de façon encore plus opérationnelle. Voici le coût de quelques mesures qui auraient pu être prises pour une addition totale d’environ 30 milliards :

  • Embaucher 100 000 enseignants pour réduire le nombre d’élèves par classe et moderniser l’école = 4,5 milliards d’euros.
  • Verser un minimum social aux 1,1 million de 18-24 ans en situation de pauvreté = 6 milliards.
  • Créer 250 000 emplois jeunes : 4 milliards.
  • Construire 70 000 logements sociaux en Ile-de-France : 12,6 milliards.
  • Verser une allocation mensuelle de 70 euros à toutes les familles ayant un enfant : 3 milliards.

Chacune de ces mesures est discutable. On peut y préférer des places en crèche, un meilleur remboursement des prothèses dentaires ou des lunettes, la rénovation des prisons, les transports en commun ou encore l’amélioration de l’accueil des personnes âgées démunies, etc. La liste est longue des domaines qui font l’objet d’un relatif consensus dans notre société sur la nécessité d’agir. A chacun de choisir en fonction de la valeur qu’il accorde à ces besoins.

Il faut mesurer l’impact social qu’un tel programme de modernisation de l’action publique aurait, en répondant à des besoins sociaux majeurs. De son côté, le plan proposé par le gouvernement est censé créer des emplois et donc réduire le chômage. L’impact de la baisse des charges déjà décidée par le gouvernement – le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) [2], d’un coût de 20 milliards – a été évalué par l’OFCE à 150 000 emplois qui pourraient être créés d’ici 2018 soit une baisse du taux de chômage de 0,6 point. Soit pas moins de 130 000 euros dépensés par poste de travail créé.

Notes

[1] Pas tout à fait en réalité, car l’effet économique n’est pas similaire. Une hausse de dépenses relance davantage l’activité qu’une baisse de recettes.

[2] En fait, la nouvelle mesure sera un ajout de 10 milliards au CICE.

[3] Même s’il n’est pas besoin de financer l’ensemble la baisse des recettes ou de la hausse des dépenses, car l’une comme l’autre a un effet de relance de l’activité économique, et donc va augmenter à terme les recettes fiscales. Les économistes appellent cela un effet « multiplicateur », plus élevé pour une augmentation de dépense publique qu’une baisse d’impôt (en partie épargnée).

Dernière révision le 17 janvier 2014

© Tous droits réservés – Observatoire des inégalités

http://www.inegalites.fr/spip.php?article1894

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16 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Hollande baisse les salaires (prométhée)

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Le MEDEF est aux anges, l’UMP fait la gueule.

Sarkozy l’avait rêvé, Hollande va le faire. D’ici 2017, les cotisations pour les allocations familiales seront supprimées. Soit la bagatelle de 35 milliards d’euros par an que les travailleurs devront payer d’une façon ou d’une autre (TVA, CSG, impôts, écotaxe, réduction des prestations sociales, diminution des retraites, etc…).

Du point de vue de l’économie politique bourgeoise c’est le Capital qui règle les salaires. Ce qui justifie la propagande sur les « charges », le « coût du travail » et la tendance générale à tirer les salaires vers le bas. La décision de Hollande représente un gain brut pour le Capital.

Du point de vue du Travail, c’est lui qui rémunère le Capital une fois défalqué le salaire direct et le salaire socialisé (les cotisations sociales y compris la part dite « patronale »). La décision de Hollande représente, en réalité, une baisse de salaire.

Et si l’on n’attendait pas 2017 pour mettre un terme à cette catastrophe !

Publié le 16 janvier 2014

http://www.promethee-1871.com/hollande-baisse-les-salaires/

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15 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

hollande: à droite toute!

COUVERTURE DU PARIS MATCH N° 2913 DU 17 MARS 2005 : HOLLANDE ET SARKOZY FACE AUX FRANCAIS EN COLERE

Cette conférence de presse était attendue, en particulier par le patronat et les plus riches qu’aucun gouvernement n’avait tant choyés.

Et aujourd’hui encore ils n’ont pas été déçus ! Hollande a donc détaillé le « pacte de responsabilité » qu’il avait proposé lors de ses vœux le 31 décembre dernier.

 Sous prétexte de défendre l’emploi, ce fameux pacte consiste donc à « la poursuite de l’allégement du coût du travail » et de la « suppression des cotisations familiales pour les entreprises d’ici 2017 ». Soit un petit cadeau pour le patronat de 30 milliards d’euros par an et surtout une attaque majeure contre la protection sociale que le gouvernement, répondant aux souhaits du MEDEF, s’apprête à transférer sur les salariés.

Mais ce n’est pas tout ! Alors que la dernière loi de finances avait déjà abaissé le taux de l’impôt sur les sociétés, Hollande promet pour 2015 « la modernisation de l’impôt sur les sociétés et la suppression de nombreuses taxes pour les entreprises » … bref encore des cadeaux fiscaux. Mais soyons rassurés, il y aura soit-disant des « contreparties du patronat »  en particulier sur l’emploi.

Au nom de la réduction des déficits, il annonce également « des réformes structurelles » qui redéfiniront les « missions de l’Etat »  et de nouvelles réductions des dépenses publiques. La santé et les collectivités territoriales sont dans la ligne de mire du gouvernement. Et cela se fera évidemment sur le dos des salariés et de la majorité de la population avec encore moins de services publics et de fonctionnaires.

Hollande vient donc de déclarer la guerre à la majorité de la population, aux 5,5 millions de chômeurs, aux 10 millions de personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté et à toutes celles et tous ceux qui depuis plus de deux ans ont vu leur pouvoir d’achat dégringolé. Il confirme donc que son quinquennat n’est adressé qu’aux seules entreprises et au patronat.

Pour ne pas laisser la place à la droite et à l’extrême droite, nous avons  plus que jamais besoin d’une opposition à la gauche de ce gouvernement, pour préparer les mobilisations seules capables de mettre en échec cette nouvelle offensive contre le monde du travail.  Montreuil le 14 janvier 2013.

http://npa2009.org/node/39966

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13 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

la seule liaison qui nous intéresse est celle de hollande avec le libéralisme (regards)

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Les présumées aventures sentimentales du président de la République ont fait les choux gras médiatiques ces derniers jours. François Hollande aura donc réussi à inverser une courbe, celle de la vente de Closer. Après l’omniprésence de l’affaire Dieudonné, ce sont les affres d’un homme « normal » qui trompe sa femme, au plus haut sommet de l’État, qui font la une des journaux.

Dire que l’on s’en fout est un doux euphémisme. La seule liaison qui nous intéresse est celle de François Hollande avec Pierre Gattaz ou disons, plus généralement, avec le libéralisme éco- nomique. Les polémiques successives occupent le terrain en lieu et place du coeur de l’action gouvernementale, de son incapacité à modifier l’ordre existant, de sa facilité à prolonger les méfaits de l’orientation sarkozyste. Les crises multiples sont-elles si effrayantes que la diversion,le zapping soit devenu un sport national par incapacité à affronter le « dur » des problèmes contemporains ? Nul doute que les Français sont lassés, préoccupés et, pour beaucoup, désespérés par ce climat.

En attendant, l’affaire Trierweiler marque les défiances actuelles dans le rapport entre le privé et le politique. La « première dame de France » est considérée comme une femme à statut. Ainsi, l’état de santé de Valérie Trierweiller serait un enjeu national car elle est un personnage public. Avons-nous élu un couple à la tête de l’Etat ? Valérie Trierweiler n’a pas de fonction publique, le statut de pre- mière dame n’en est pas un. D’ailleurs, elle revendiquait un temps son indépendance. La compagne du Président n’est pas un personnage politique, même si son rôle auprès de Hollande ne doit pas être sous-estimé, même si la tradition internationale fait du couple présidentiel une entité diplomatique.

Par ailleurs, Hollande et le PS peuvent réagir vertement contre cette atteinte à la vie privée que constitue la révélation de cette liaison extra-conjugale mais il ne faut pas oublier que le couple avait en son temps posé intimement dans Paris Match. À mesure que leur parole et leur pouvoir semblent amoindris, les politiques deviennent des personnages people. Nicolas Sarkozy a excellé dans cet art de la mise en scène intime. En donnant ce qu’il voulait et en portant plainte contre les journalistes et photographes qui racontaient une autre version. Ce privé donné en partage est aussi une façon de contrecarrer le sentiment d’un éloignement des hommes politiques de la majorité des citoyens. Leurs émotions, leur vie intime ainsi racontées sont censées les rapprocher de nous.

Cette méthode est dangereuse… À force de se mettre à nu pour masquer la faiblesse des clivages politiques, ils prennent le risque de ce genre de dérapages. Puisque droite et gauche divergent de moins en moins sur le fond, c’est le style de l’homme qui prend la première place. La presse people est l’une de celle qui se porte le mieux. C’est dire si notre société ne tourne pas rond.

Par Clémentine Autain| 13 janvier 2014

http://www.regards.fr/web/La-seule-liaison-qui-nous,7361

 

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13 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

le bastion communiste assiégé (jdd)

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Mathieu Hanotin, un des poulains de Claude Bartolone (PS), rêve de faire tomber Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), la dernière ville de plus de 100.000 habitants gérée par le PCF.

La ceinture rouge va-t-elle encore reculer d’un cran?

Dernière ville communiste de plus de 100.000 habitants, Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) aiguise les appétits socialistes. En mars, sauf si le PS y met un improbable veto, le jeune député socialiste Mathieu Hanotin, 35 ans, s’élancera face au maire PC sortant Didier Paillard.

Pour les communistes, cette ville est « plus qu’un symbole ». Ancien grand bassin ouvrier en pleine banlieue rouge, ville multiculturelle, comptant 40 %, voire plus, de logements sociaux, avec des tarifs de cantine scolaire pouvant descendre jusqu’à 15 centimes d’euro le repas, Saint-Denis est « un modèle » alliant « solidarité et dynamisme », dixit Pierre Laurent, le patron des communistes. « Le plus marquant, c’est comment cette ville s’est relevée de la désindustrialisation, au-delà du symbole du Stade de France. De 1973 à la fin 1980, tout foutait le camp », rappelle Paillard.

Voilà pour la version positive. À l’entrée du marché, à quelques pas de la basilique et de ses tombeaux royaux, Hanotin se démène. À chaque personne croisée la même phrase : « Ça ne peut plus continuer comme ça. » Dans un petit livre de campagne, il s’alarme d’un taux de chômage dépassant les 25 %, de l’ »image déplorable » de cette ville qui est « la plus criminogène du département ». « C’est un immense gâchis. Ici, le système est à bout de souffle », glisse-t-il, tract à la main. Après avoir rem- porté à la surprise générale les cantonales en 2008, battu l’ex-maire Patrick Braouzec lors des législatives, le socialiste veut croire à la passe de trois et rêve déjà de voir Montebourg, Taubira ou Hamon venir lui prêter main-forte pour cette bataille.

Une « candidature portée par l’ambition personnelle »

Mais le bastion est solide. À deux parenthèses près, la ville est communiste depuis 1920. « Sa perte serait la continuation d’une lente érosion du communisme municipal amorcée dans les années 1980 après l’apogée de 1977. Ce serait un coup supplémentaire dans la dilution de l’héritage de la banlieue rouge et la disparition d’une banlieue populaire capable d’accéder à la modernité », analyse l’historien et ancien dirigeant communiste Roger Martelli. Les chiffres son cruels. En 1977, la région parisienne comptait 147 villes communistes. En 2008, plus que 48. Si l’on ne s’attarde que sur la petite couronne, la chute est moins vertigineuse mais on passe de 54 à 27 villes.

Pour garder sa mairie, Paillard mise, entre autres, sur une large union autour de sa candidature. Quelques semaines avant Noël, Pierre Laurent et Harlem Désir se sont discrètement rencontrés pour parler notamment des municipales. « À cette occasion, nous avons déploré la situation à Saint-Denis et demandé de revenir dessus. Mais la direction du PS l’a entérinée », regrette Laurent qui y voit « un fait grave ». Mercredi dernier, mettant en scène ses alliés EELV, PRG et MRC, Paillard charge « le gouvernement Hollande qui a renoncé à mener une politique de gauche et qui fait des courbettes au Medef ». Puis, sans citer Hanotin, il s’en prend à cette « candidature portée par l’ambition personnelle ».

Samedi, au coté de Hanotin pour des vœux qui ressemblent à un meeting, Claude Bartolone, « le parrain » du département, démine : « on va vous faire peur », « vous allez entendre : “quel arriviste, quel ambitieux” ». En aparté, après avoir vanté les qualités de « Mathieu », il explique : « Saint-Denis est une ville extraordinaire qui ces derniers temps s’est endormie. » Et de prévenir le PCF : « Quand les uns ou les autres reculent, ce n’est pas un vol, c’est un choix démocratique des électeurs. »

Arthur Nazaret – Le Journal du Dimanche dimanche 12 janvier 2014

http://www.lejdd.fr/Politique/Le-bastion-communiste-assiege-648075

Commentaire: Derrière le vaudeville, les grandes manoeuvres!

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10 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

quand le gouvernement bricole avec le repos dominical

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Encore un cadeau pour les patrons…

Le 31 décembre (!) est paru un décret autorisant, au plus tard jusqu’au 1er juillet 2015, les magasins de bricolage à ouvrir le dimanche.

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Ce décret scélérat est le premier avatar du rapport Bailly sur le travail dominical remis au Premier ministre le 2 décembre dernier. Les ministres du Commerce et du Travail assurent eux le service après-vente en mettant en avant les « engagements » obtenus de la part de la fédération des magasins de bricolage sur le nombre de magasins concernés, ainsi qu’en matière de volontariat des salariéEs et de contreparties salariales…

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Franchement, qui peut croire que ce décret transitoire n’aura pas force de loi d’ici cette date ? Plus encore, alors que son champ d’application est national, pourquoi des magasins qui n’é- taient pas déjà ouverts le dimanche ou seulement le matin s’interdiraient désormais de le faire ? Enfin, le doublement du salaire ce jour-là, promis par les employeurs, s’appliquera-il bien à l’en- semble des salariéEs en dehors de ceux des ­mastodontes du secteur ?

Pour une riposte unitaire La CGT, majoritaire dans la branche, FO et Solidaires ne décolèrent pas contre cette mesure qui constitue, en outre, un blanc-seing donné aux enseignes du commerce qui voudraient, à leur tour, passer outre le repos dominical. Sans surprise, la CFDT privilégie, elle, la négociation qui s’ouvre le 9 janvier au sujet des compensations à ce dernier.

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La partie n’est cependant pas finie : CGT et Solidaires développent leur campagne inter- professionnelle contre l’extension des horaires d’ouverture. FO et d’autres organisations comptent aller en justice contre le dit décret qui bafoue la convention 106 de l’OIT sur le repos hebdomadaire ratifiée par la France.

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Il est vraiment temps que s’engage une campagne unitaire pour mettre en échec cette régression sociale car, après le dimanche, ce sera nos nuits et nos jours fériés ! LD

Hebdo L’Anticapitaliste – 224 (09/01/2014)

http://npa2009.org/content/travail-quand-le-gouvernement-bricole-avec-le-repos-dominical

Note: C’est du breton: « Travail du dimanche: travail nul! » (et sul se prononce « zul »).

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10 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

besancenot: « valls est devenu le plus grand publicitaire de dieudonné » (jdd)

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La colère

L’interdiction du spectacle de Dieudonné à Nantes par le Conseil d’Etat est « lamentable », a jugé Olivier Besancenot sur France 2. Pour le responsable du Nouveau parti anticapitaliste, cette décision est « fausse sur le fond » et  »lourde de conséquences pour la liberté d’expression ». Elle est « inefficace » car « consciemment ou inconsciemment, (Manuel) Valls est devenu le plus grand publicitaire » du polémiste, a ajouté celui qui fut deux fois candidat à l’Elysée.

http://www.lejdd.fr/Politique/Besancenot-Valls-est-devenu-le-plus-grand-publicitaire-de-Dieudonne-647687

Besancenot, NPA AFP 10/01/14

PARIS, 10 jan 2014 (AFP) – Olivier Besancenot (Nouveau Parti Anticapitaliste) a jugé vendredi « lamentable » l’interdiction du spectacle de Dieudonné, estimant que le gouvernement ferait mieux de s’en prendre aux licenciements.

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Sur France 2, celui qui fut deux fois candidat à l’Elysée a assuré que la décision du Conseil d’Etat était « lamentable » d’abord parce qu’elle est « fausse sur le fond. Visiblement, il y a des problèmes de droit ».

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Ensuite, pour celui qui se dit militant « contre tous les racismes », elle est « lourde de conséquences pour la liberté d’expression ». Elle est « inefficace » car « consciemment ou inconsciemment, Valls est devenu le plus grand publicitaire » du comédien et polémiste accusé d’antisémitisme. « Ca devient un peu gonflant: on a un gouvernement qui nous tient en haleine du matin et soir sur sa grande campagne de rentrée: faut-il interdire ou non chaque spectacle de Dieudonné ?  « S’il veut interdire quelque chose, qu’il interdise le licenciement des salariés de la Redoute ou Goodyear », a lancé M. Besancenot, dénonçant « une forme de diversion ».

http://npa2009.org/content/dieudonn%C3%A9-interdire-plut%C3%B4t-les-licenciements-besancenot-npa-afp-100114

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