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10 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

quand le gouvernement bricole avec le repos dominical

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Encore un cadeau pour les patrons…

Le 31 décembre (!) est paru un décret autorisant, au plus tard jusqu’au 1er juillet 2015, les magasins de bricolage à ouvrir le dimanche.

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Ce décret scélérat est le premier avatar du rapport Bailly sur le travail dominical remis au Premier ministre le 2 décembre dernier. Les ministres du Commerce et du Travail assurent eux le service après-vente en mettant en avant les « engagements » obtenus de la part de la fédération des magasins de bricolage sur le nombre de magasins concernés, ainsi qu’en matière de volontariat des salariéEs et de contreparties salariales…

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Franchement, qui peut croire que ce décret transitoire n’aura pas force de loi d’ici cette date ? Plus encore, alors que son champ d’application est national, pourquoi des magasins qui n’é- taient pas déjà ouverts le dimanche ou seulement le matin s’interdiraient désormais de le faire ? Enfin, le doublement du salaire ce jour-là, promis par les employeurs, s’appliquera-il bien à l’en- semble des salariéEs en dehors de ceux des ­mastodontes du secteur ?

Pour une riposte unitaire La CGT, majoritaire dans la branche, FO et Solidaires ne décolèrent pas contre cette mesure qui constitue, en outre, un blanc-seing donné aux enseignes du commerce qui voudraient, à leur tour, passer outre le repos dominical. Sans surprise, la CFDT privilégie, elle, la négociation qui s’ouvre le 9 janvier au sujet des compensations à ce dernier.

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La partie n’est cependant pas finie : CGT et Solidaires développent leur campagne inter- professionnelle contre l’extension des horaires d’ouverture. FO et d’autres organisations comptent aller en justice contre le dit décret qui bafoue la convention 106 de l’OIT sur le repos hebdomadaire ratifiée par la France.

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Il est vraiment temps que s’engage une campagne unitaire pour mettre en échec cette régression sociale car, après le dimanche, ce sera nos nuits et nos jours fériés ! LD

Hebdo L’Anticapitaliste – 224 (09/01/2014)

http://npa2009.org/content/travail-quand-le-gouvernement-bricole-avec-le-repos-dominical

Note: C’est du breton: « Travail du dimanche: travail nul! » (et sul se prononce « zul »).

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10 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

besancenot: « valls est devenu le plus grand publicitaire de dieudonné » (jdd)

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La colère

L’interdiction du spectacle de Dieudonné à Nantes par le Conseil d’Etat est « lamentable », a jugé Olivier Besancenot sur France 2. Pour le responsable du Nouveau parti anticapitaliste, cette décision est « fausse sur le fond » et  »lourde de conséquences pour la liberté d’expression ». Elle est « inefficace » car « consciemment ou inconsciemment, (Manuel) Valls est devenu le plus grand publicitaire » du polémiste, a ajouté celui qui fut deux fois candidat à l’Elysée.

http://www.lejdd.fr/Politique/Besancenot-Valls-est-devenu-le-plus-grand-publicitaire-de-Dieudonne-647687

Besancenot, NPA AFP 10/01/14

PARIS, 10 jan 2014 (AFP) – Olivier Besancenot (Nouveau Parti Anticapitaliste) a jugé vendredi « lamentable » l’interdiction du spectacle de Dieudonné, estimant que le gouvernement ferait mieux de s’en prendre aux licenciements.

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Sur France 2, celui qui fut deux fois candidat à l’Elysée a assuré que la décision du Conseil d’Etat était « lamentable » d’abord parce qu’elle est « fausse sur le fond. Visiblement, il y a des problèmes de droit ».

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Ensuite, pour celui qui se dit militant « contre tous les racismes », elle est « lourde de conséquences pour la liberté d’expression ». Elle est « inefficace » car « consciemment ou inconsciemment, Valls est devenu le plus grand publicitaire » du comédien et polémiste accusé d’antisémitisme. « Ca devient un peu gonflant: on a un gouvernement qui nous tient en haleine du matin et soir sur sa grande campagne de rentrée: faut-il interdire ou non chaque spectacle de Dieudonné ?  « S’il veut interdire quelque chose, qu’il interdise le licenciement des salariés de la Redoute ou Goodyear », a lancé M. Besancenot, dénonçant « une forme de diversion ».

http://npa2009.org/content/dieudonn%C3%A9-interdire-plut%C3%B4t-les-licenciements-besancenot-npa-afp-100114

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09 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

hollande responsable… devant le medef

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Au-delà de paroles creuses sur la « France forte », c’est la création d’un pacte de responsabilité avec les patrons qui a constitué la principale annonce du président lors de ses vœux du 31 décembre.

«Je propose un pacte de responsabilité aux entreprises. Il est fondé sur un principe simple : moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur leurs activités et, en contrepartie, plus d’embauches et plus de dialogue social. » Le président a parlé.

Reculs en cascade Jusqu’à présent, Hollande tenait à sauvegarder un discours un peu à gauche… tout en multipliant les cadeaux aux patrons et aux revenus élevés. On peut en citer quelques-uns particulièrement significatifs.

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D’abord, son recul sans combat devant les « pigeons » (c’est-à-dire des patrons qui veulent avoir le droit de céder leur entreprise sans payer des impôts en fonction de leur enrichissement) a porté un coup au principe affirmé durant la campagne présidentielle d’imposition égale du travail et du capital.

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Ensuite, ce fut la décision de ne pas réglementer les retraites chapeaux et autres avantages financiers que s’octroient les dirigeants des grandes entreprises, pour s’en remettre à un code de conduite dont l’application est contrôlée par un comité du patronat : le cas de Varin (patron de PSA) a montré que ce comité n’a bougé que quand les syndicats et la presse ont sorti l’information.

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Le lobby bancaire a eu la peau de l’engagement de Hollande de séparation des activités spéculatives des activités de crédit : la loi bancaire concernera moins de 1 % des activités des banques.  Le patronat a eu la satisfaction de voir le gouvernement édulcorer, puis faire repousser la proposition de loi sur l’amnistie des syndicalistes condamnés pour des actions liées à des conflits sociaux. Cela permet la poursuite de l’acharnement politico-judiciaire contre les cinq militants CGT de Roanne, poursuivis pour avoir refusé de se soumettre à un prélèvement ADN.

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La réforme des retraites se fait sans que cela coûte quoi que ce soit aux entreprises. 
Enfin, le « pacte de compétitivité » se solde par la mise en place d’un crédit d’impôt pour les entreprises qui va atteindre 20 milliards d’euros et qui est en partie financé par la hausse au 1er janvier de l’impôt le plus injuste : la TVA.

À plat ventre devant les patrons

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Le 10 septembre 2013, Libération faisait sa une sur « Hollande, président des patrons ». Aujourd’hui, c’est Hollande à plat ventre devant le patronat. Dans une interview au Monde du 4 janvier dernier, Pierre Gattaz, président du Medef, affirme qu’il accueille favorablement le pacte de responsabilité de Hollande.

 

Il en raconte aussi la genèse. En novembre dernier, le Medef a transmis au président un projet de « pacte de confiance ». Gattaz note que le contenu des deux pactes est « très proche ».  Loin des hypocrisies de la campagne présidentielle, le discours de Hollande reprend celui, traditionnel, des organisations patronales basé sur la réduction des « charges » et des « contraintes ». En contrepartie, sans s’engager à rien en termes d’embauches, Gattaz annonce un million d’emplois. D’ailleurs, il ne précise même pas s’il s’agit d’emplois supplémentaires.

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On remarquera que les annonces faramineuses sur l’emploi sont une spécialité de la famille Gattaz. Le père de Pierre, Yvon, président du CNPF (l’ancêtre du Medef) entre 1981 et 1986, avait lui promis la création de 471 000 ENCA, « emplois nouveaux à contraintes allégées », si l’autorisation administrative de licenciement était supprimée. Elle l’a été en 1986 par Chirac et aucun emploi supplémentaire n’a été créé, comme l’a avoué dans un débat parlementaire en 2012 le député UMP Étienne Pinte, rapporteur du texte à l’époque.

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Nous voilà donc prévenus. C’est le patronat qui va directement dicter les réformes de la deuxième partie du quinquennat. Quels que soient les résultats des futures municipales et européennes, malgré quelques grognements, la grande masse des députés et sénateurs socialistes suivra, tandis que le Front national essaiera de capitaliser le mécontentement populaire. Seule une mobilisation massive de « ceux d’en bas », de ceux que les « socialistes » trahissent jour après jour, peut mettre en échec ce scénario. Henri Wilno

Hebdo L’Anticapitaliste – 224 (09/01/2014)

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09 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

sncm et goodyear: contre tous les pactes de responsabilité

My Taylor...

Au moment où Hollande et le gouvernement de « gauche » s’apprêtent à imposer un nouveau paquet cadeau au patronat, les salariéEs de plusieurs entreprises mettent en évidence l’escroquerie que cache mal le gagnant (pour les patrons) – perdant (pour les salariéEs) camouflé sous le dialogue social.

Le vandale c’est Taylor

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Il y a d’abord le dialogue social à la Taylor, patron de Titan et repreneur potentiel de Good­year, qui après avoir traité les militants CGT de « timbrés » et affirmé qu’à Amiens les « soi-disant ouvriers » ont « une heure pour leurs pauses et leur déjeuner, discutent pendant trois heures et travaillent trois heures », récidive en traitant de « maboules » et de « pirates » les salariéEs qui se battent jusqu’au bout contre la liquidation de leur travail, leur seul moyen de vivre. Un patron qui, allant de plans de reprise bidon en décisions de fermeture, respecte aussi peu le droit du travail que les milliers de salariéEs qu’il a sauvagement exploités pendant des années.

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En arrière-plan, il y a l’assourdissant silence du ministre Montebourg tout juste bon à encourager les salariéEs à négocier autour d’un prétendu plan de sauvegarde de l’emploi qui n’est en fait qu’un plan de liquidation du site. Avec le souvenir du candidat Hollande qui, en octobre 2012, promettait une loi pour protéger les salariéEs des entreprises qui faisaient des bénéfices tout en licenciant. Et pourtant Goodyear annonçait encore au troisième trimestre un bénéfice net en hausse de 51 %, à 166 millions de dollars.

Un service à rendre public L’autre version, c’est le dialogue social à la sauce SNCM. Entreprise de service public employant 2 600 salariéEs, SNCM était depuis 1976 une entreprise publique, jusqu’à sa privatisation en 2006 par la vente à Veolia et la participation du groupe d’investissement Butler (celui qui a liquidé Virgin…). L’État met alors 120 millions d’euros pour « aider » à la poursuite de l’activité avec 400 suppressions de postes. Mais pour Veolia, l’affaire n’est pas assez juteuse et le groupe négocie avec l’État un plan de sauvegarde de l’activité.

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Un accord entre les syndicats et la direction prévoyait la suppression de 600 emplois (sans départs contraints), 70 millions d’économies et la promesse d’investissement sous la forme d’achat de quatre bateaux. Mais Veolia a décidé que cela n’était pas suffisant et menace de mettre la SNCM en liquidation. Ayrault promet alors 30 millions d’aide supplémentaire tout en annonçant la contestation des exigences de la Communauté européenne (400 millions d’euros de remboursement d’aide de l’État).

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Pour l’intersyndicale de la SNCM, hors syndicat des travailleurs corses (STC), il s’agit d’un enfumage et d’une déclaration de guerre qui justifie l’appel à la grève depuis le début de l’année. Largement majoritaire, elle bloque à la fois les échanges Corse-continent, mais aussi par contrecoup une partie de l’activité économique en Corse entraînant l’arrêt de travail des transporteurs corses. De nouvelles « concertations » pourraient bien déboucher sur la liquidation de l’entreprise.

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Une nouvelle année de luttes Ainsi, avec la nouvelle année, pas de surprise : c’est bien la casse sociale qui continue avec l’accompagnement du gouvernement. Les désastres sociaux Goodyear et SNCM sont à la fois le résultat de la politique d’austérité assumée par le gouvernement et de la liberté laissée et même encouragée pour les patrons de décider de la vie et de la mort des entreprises au détriment des moyens de vivre des salariéEs.

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Réquisition et interdiction des licenciements sont les seuls moyens pour les empêcher de nuire. Évidemment pas de dialogue social, pas de pacte de responsabilité pour cela, mais la lutte décidée des salariéEs, comme en Bretagne, comme les Goodyear ou les marins de la SNCM.

Robert Pelletier Hebdo L’Anticapitaliste – 224 (09/01/2014)

http://npa2009.org/content/sncm-et-goodyear-contre-tous-les-pactes-de-responsabilit%C3%A9

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09 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

immunité de serge dassault: le discrédit (sdm)

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Immunité de Serge Dassault : le discrédit

Par un communiqué, le bureau du Sénat indique avoir « examiné aujourd’hui la demande de levée d’immunité parlementaire du sénateur Serge Dassault et (avoir) rejeté, par 13 voix contre 12, et une abstention, la demande portant sur la possibilité d’un placement en garde à vue ».

La demande de levée de l’immunité du sénateur, industriel et propriétaire d’organe de presse avait été présentée, conformément à l’article 26 de la Constitution, à la haute assemblée par deux juges d’instruction du pôle financier de Paris saisis, selon un article du journal le Monde daté du 6 janvier, de faits de « corruption, d’abus de biens sociaux, de blanchiment et d’achat de votes présumés aux élections municipales, entre 2008 et 2010 ». Selon ce même quotidien et Médiapart, les magistrats souhaitaient pouvoir placer le sénateur en garde à vue et perquisitionner ses locaux, mesures coercitives nécessitant la mainlevée de son immunité.

Les parlementaires opposés à cette mainlevée n’auraient pas voulu, selon la presse, « donner l’impression de condamner quelqu’un a priori ».

C’est ainsi la deuxième fois, en quelques mois, que le travail judiciaire est bloqué par le refus du bureau du Sénat de lever cette immunité.

Le Syndicat de la magistrature dénonce cette « justice d’exception » où les parlementaires se protègent entre eux du déroulement normal d’investigations pénales.

Il est inadmissible, dans un État de droit fondé sur la séparation des pouvoirs et l’indépendance de l’autorité judiciaire, que perdure ainsi un régime permettant au pouvoir législatif de faire obstruction au fonctionnement de la justice, et mettant à mal l’égalité de tous devant la loi.

Il y aurait ainsi les « citoyens lambda » qui pourraient être placés en garde à vue ou en détention provisoire et les « citoyens politiques » pour qui de telles mesures seraient trop rigoureuses ou attentatoires à la présomption d’innocence, et qui pourraient, dans une « logique de classe », s’en préserver entre eux.

Ce réflexe de protection discrédite le pouvoir politique et renvoie aux citoyens une image désastreuse du fonctionnement de nos institutions.

Le Syndicat de la magistrature, qui milite par ailleurs pour la suppression de la Cour de justice de la République, demande que soit enfin engagée une réforme mettant fin à tous ces régimes d’exception.

publié le 8 janvier 2014, mis à jour le 8 janvier 2014

http://www.syndicat-magistrature.org/Immunite-de-Serge-Dassault-le.html

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07 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

hollande exauce les vœux du patronat

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Pacte de responsabilité:

Lors de ses vœux, Hollande propose aux patrons  un  « pacte de responsabilité ». Pierre Gattaz, le président du MEDEF applaudit et note qu’il est « très proche » de leur propre « pacte de confiance »  Il a raison, Hollande reprend mot pour mot le discours habituel des patrons : « moins de charges sur le travail, moins de contraintes »  en contrepartie de  « plus d’embauches et de dialogue social ».

Un hold-up en bande très organisée.

Le pacte  a plusieurs volets. Le Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi (CICE), cadeau fiscal aux entreprises, va être multiplié par deux, de 10 à 20 milliards.  La remise à plat fiscale promet de « voir comment la fiscalité des entreprises peut être mise au service de l’emploi ».  En clair il s’agit de réduire l’impôt des sociétés au moment où la TVA, l’impôt qui pèse le plus  sur les plus pauvres, augmente !

Mais le point central concerne la protection sociale.

En mai,  le Haut Conseil du financement de la protection sociale rassemblant les « partenaires sociaux » rendra son rapport au gouvernement. La commande est simple  « réduire le poids des cotisations pesant sur le travail, afin de favoriser l’emploi et la compétitivité des entreprises ». Le financement des allocations familiales est principalement visé, les patrons voulant récupérer les 35 milliards de la branche famille.

Un énorme mensonge…

Depuis 30 ans, toujours avec l’argument de l’emploi, les exonérations de cotisations sociales des entreprises se multiplient. En 2012 elles ont atteint 27,6 milliards d’euros. Pendant ce temps le nombre de chômeurs n’a cessé d’augmenter. Non !  La baisse des cotisations n’amène pas les patrons à embaucher.

… Et un choix : La part de la richesse revenant aux  salariéEs – salaire et protection sociale- ne cesse de diminuer pour augmenter les  profits et l’enrichissement des actionnaires.

Toute baisse des cotisations est une baisse de salaire.  Notre salaire est composé du net, touché directement chaque mois, et des cotisations. Les patrons le savent bien, eux qui parlent du coût du travail englobant salaire net et cotisations.

La cotisation sociale est une part du salaire mutualisée et  redistribuée   aux chômeurs/euses, aux familles, aux malades, aux retraitéEs. Le patronat  voudrait ne payer (mal) les  salariéEs que quand ils et elles sont au travail. Il veut se désengager de la Sécu., il réclame sans cesse un financement par l’Etat, il préconise  assurances ou mutuelles pour la santé et fonds de pension pour la retraite.

Un combat à engager sans attendre.

Le gouvernement annonce une concertation et des décisions prises à l’automne pour entrer en vigueur en 2015. Le coup du dialogue social, nous ne le connaissons que trop. Il a donné  la contre-réforme des retraites et la loi sur la compétitivité des entreprises, machine de guerre contre le droit du travail. En plus il risque de se conclure autoritairement par ordonnances gouvernementales, inventées par De Gaulle (déjà contre la Sécu en 1967 !) et largement utilisées par Mitterrand et Sarkozy.

Il n’y a rien à discuter. Le plus urgent est de convaincre, de construire la mobilisation, le rapport de force contre le gouvernement et le patronat.

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07 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

tva: c’est la classe !

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L’augmentation de la TVA depuis le 1er janvier montre une fois de plus que ce gouvernement mène une politique d’injustice économique et sociale, un choix de classe.

Car cette augmentation de la TVA pèsera deux fois plus sur les plus pauvres que sur les plus riches !

La TVA (taxe sur la valeur ajoutée) est un impôt sur la consommation créé par la France en avril 1954.

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Il a même fait des petits, puisqu’il s’est imposé dans 118 pays, dont tous les pays d’Europe. Personne n’échappe à cet impôt prétendument « indolore », y compris le SDF qui achète un bout de pain. Contrairement à l’impôt sur le revenu (même si cela est de moins en moins vrai), la TVA n’est pas un impôt progressif (plus on est riche, plus on paie) puisque cette taxe est  basée sur le prix du bien, par application d’un taux qui ne varie pas.

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De très longue date, la gauche et en particulier le Parti socialiste ont toujours dénoncé cet impôt dégressif.

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Hollande lui-même a été l’un de ses plus grand détracteur, critiquant lors de sa campagne pré- sidentielle le « choc de compétitivité » de Sarkozy qui consistait à faire un cadeau sans contrepartie aux entreprises, en le faisant financer par l’impôt le plus injuste socialement… Allant même jusqu’à dire : « il n’y a aucun courage à demander aux Français de payer davantage d’impôts. »

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Mais ça c’était avant ! Avant les 20 milliards d’euros aux entreprises sous la forme de crédit d’impôt… financés par la hausse de la TVA au 1er janvier 2014.

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Faire les poches des plus pauvres  L’augmentation de la TVA va baisser drastiquement notre pouvoir d’achat déjà en chute libre. Toutes les études économiques, en particulier le rapport du Conseil des prélèvements obligatoires de 2011, montrent que toutes les hausses de TVA ont été répercutées par des augmentations des prix par les entreprises.

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La SNCF a déjà annoncé que l’augmentation de la TVA de 7 à 10 % applicable aux billets de train conduirait à leur hausse de 3 %. Idem du côté des magasins Leclerc qui annoncent aussi une hausse des prix, et ce n’est que le début… Ajoutons à cela les augmentations « annuelles », comme le tabac, les timbres ou les tarifs bancaires, sans aucun coup de pouce pour le Smic ou la majorité des sa- laires… Le choix du gouvernement Hollande-Ayrault consiste donc bel et bien à abaisser encore plus le niveau de vie de la majorité de la population.

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Ce choix est doublement injuste puisqu’il fait payer plus les pauvres que les riches : les ménages les plus modestes consacrent environ de 13 % de leurs revenus à la TVA, pour les ménages les plus aisés c’est seulement 8 %. C’est donc bel et bien un choix politique de classe, celui d’augmenter la fiscalité des ménages avec la TVA pour faire baisser celle des entreprises. Dix milliards d’euros en 2014, dix de plus en 2015, ponctionnés sur la consommation, dans l’unique objectif de provoquer une baisse du coût du travail.

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Une fiscalité plus juste ne peut donc se concevoir sans la suppression des impôts frappant la consommation. Rappelons que la Révolution française a supprimé les impôts indirects (gabelle…). Nous revendiquons donc la suppression de la TVA, en commençant dans un premier temps par la création d’un taux zéro sur les produits de première nécessité.

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La suppression de la TVA n’implique toutefois pas que l’on se prive de prix administrés, par l’intermédiaire d’une taxe sur la consommation. Ainsi un taux majoré, très élevé, pourrait être appliqué sur les produits de luxe et ceux dont on ne souhaite pas encourager la consommation pour des raisons sociales ou écologiques. Tout le contraire de ce que fait ce gouvernement.

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Sandra Demarcq

http://npa2009.org/content/tva-c%E2%80%99est-la-classe%E2%80%89

Hebdo L’Anticapitaliste – 223 (02/01/2014)

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07 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

raffarin et les « voeux relativement à droite » de hollande (jdd)

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Jean-Pierre Raffarin voit « une inversion » entre le discours du Bourget et les voeux de François Hollande.

L’amusement

François Hollande a-t-il pris un virage libéral? Cela ne fait pas de doute pour l’ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui voit dans les voeux du Président « une inversion par rapport au discours du Bourget », tenu par le socialiste lors de la campagne présidentielle.  »C’est vrai qu’ils étaient plutôt relativement à droite. On était tous d’accord! », a commenté le sénateur UMP sur Europe 1.  »S’il passe aux actes, évidemment que je le soutiendrai. Mais pourquoi pourrait-il le faire aujourd’hui alors qu’il n’a pas pu le faire pendant les deux ans où il a été au pouvoir? », s’est-il interrogé.

http://www.lejdd.fr/Politique/Raffarin-et-les-voeux-relativement-a-droite-de-Hollande-647236

Jusqu’où ira le nouveau Hollande?

En annonçant un « pacte de responsabilité » avec les entreprises, le chef de l’État, François Hollande, tente de relancer son quinquennat. Les contours de ce nouveau cap seront détaillés le 14 janvier.

Ce n’est qu’un début. François Hollande est confiant et il entend aller plus loin et plus fort dans la politique de l’offre, qu’il a revendiquée sans aucune ambiguïté lors de ses vœux du 31 décembre. Idéologiquement, François Hollande a donc placé l’année 2014 sous le signe d’un changement.

Adieu Le Bourget, les diatribes contre la finance, les promesses sur le thème « il n’y a jamais une seule politique possible, quelle que soit la gravité de la situation ». Vive les baisses des impôts, des dépenses publiques, des charges, du coût du travail, avec contreparties et à bas « les excès et les abus » de la Sécurité sociale. « Il tourne, il assume une mutation. Ça ressemble à 1984 ou 2000, on est dans une logique sociale-libérale. C’est l’inquiétude sur la situation économique qui justifie son changement. Ce serait d’ailleurs logique qu’il ajuste son gouvernement à cette période », analyse un ami du Président. On n’en est pas encore là.

Bernard Cazeneuve, ministre du Budget, défend ses nouvelles options. Il confie au JDD : « Une politique est plus lisible si elle est assumée, surtout quand elle est courageuse. Ce n’est pas un tournant, c’est un approfondissement, ce n’est pas une nouvelle étape, c’est une accélération. » Pourquoi Hollande a-t-il choisi de mettre maintenant des mots sur la politique menée et de l’amplifier? « Son cap est clair. Devant les Français, il donne l’agenda, va le détailler, c’est important qu’il reprenne la main », se réjouit un poids lourd du gouvernement.

Le temps de l’amplification

L’automne politique catastrophique n’en est pas l’unique raison. Le contexte économique a pesé dans son choix. « Il estime que la situation économique, industrielle et sociale du pays exigent absolument que les entreprises soient plus fortes, leurs marges se sont détériorées. On a besoin de faire reculer le chômage, les résultats de fin 2013 sont tangents et les emplois aidés s’arrêteront en 2014. Il faut remettre en route la machine à créer des emplois, justifie un conseiller.

Pour le Président, le seul moyen de créer des emplois durables est de mener une politique de l’offre qui ne doit pas être caricaturée. » Cazeneuve confirme : « Il va falloir poursuivre les économies car il ne peut y avoir de réforme fiscale sans diminution des prélèvements obligatoires et la baisse des impôts est conditionnée par celle de la dépense publique. Le pays doit poursuivre la réduction de ses déficits. C’est non seulement un enjeu de souveraineté mais l’une des conditions du retour de la croissance. C’est une politique que nous menons déjà, nous allons l’amplifier. »

Hollande explicitera son « pacte de responsabilité » aux entreprises lors de sa conférence de presse, le 14 janvier. Samedi, dans Le Monde, le président du Medef, Pierre Gattaz s’est déclaré « satisfait » et a approuvé « un cap qui nous va bien ». À l’Élysée, on réfute le chèque en blanc : « Il y aura des contreparties. Le pacte est proposé. Il doit encore être conclu et les Français jugeront à la fin. » La discussion sur le contenu du pacte sera assez rapide. Hollande annoncera l’échéance face aux journalistes.

Un vocabulaire libéral

Dans sa majorité, on attend aussi des clarifications. La dénonciation des « abus » de la Sécu a fait tilter. La dernière fois que les comptes de la Sécurité sociale ont été à l’équilibre, c’était sous Martine Aubry. C’était autant grâce aux fruits de la croissance très forte à l’époque qu’aux efforts réalisés sur le prix des médicaments par exemple sans jamais s’en prendre aux malades, et tout en créant la CMU. Mais le vocabulaire n’est pas celui de la gauche. « Les mots sont délibérément typés », admet un proche. « Quand j’ai entendu la phrase sur les abus de la Sécu, je m’attendais à ce qu’il parle de l’assistanat », se désole un ponte socialiste. « Nous avons un Président libéral », regrette un compagnon de route de la gauche. Il ne dit même pas « social-libéral ».

Cécile Amar – Le Journal du Dimanche dimanche 05 janvier 2014

 Jusqu’où ira le nouveau Hollande?

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06 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

sncf, la ligne morlaix/roscoff menacée (lt)

sncf, la ligne morlaix/roscoff menacée (lt) dans Macronie

Selon la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT), une vingtaine de lignes TER locales seraient menacées de fermeture. Europe 1 a pu se procurer cette liste. La liaison Morlaix/Roscoff en fait partie. Les horaires et la qualité du service seraient actuellement inadaptés. La fréquentation faible. Et l’association accuse la SNCF de ne pas faire grand-chose pour améliorer cet état de fait. 6 janvier 2014 à 08h37

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/sncf-la-ligne-morlaix-roscoff-menacee-06-01-2014-2359472.php

 

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06 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

municipales à bordeaux: philippe poutou dirigera la liste npa (le huff’)

poutou bordeaux

L’ancien candidat à l’élection présidentielle du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) Philippe Poutou sera la tête de liste de cette formation pour les municipales de mars prochain à Bordeaux, a-t-il confirmé vendredi 3 janvier.

« L’idée est de faire parler de la liste », a déclaré Philippe Poutou, 46 ans, réparateur de machines-outils de l’usine automobile Ford de Blanquefort en Gironde, qui avait obtenu 1,15% des suffrages à la présidentielle de 2012.

Philippe Poutou a ajouté que sa liste cherchera à défendre la « démocratie directe », pour que la population puisse participer aux choix de politique municipale et insistera notamment sur la problématique des logements sociaux, « alors que des milliers de logements sont vides pendant que les gens sont dans la rue ou dans des logements insalubres ».

Présent sur la liste de la LCR en 2008

Philippe Poutou, par ailleurs délégué CGT, se trouvait déjà sur la liste de la LCR à l’élection municipale de 2008, qui avait obtenu un score de 3%. Le maire UMP sortant Alain Juppé avait été élu dès le premier tour, avec 56,62% des suffrages.

Il a précisé que des discussions en vue d’une union locale entre le NPA et le Front de gauche n’avaient pas abouti car le « Front de gauche n’a pas exclu de soutenir le candidat socialiste Vincent Feltesse au second tour ».

Le député PS et président de la Communauté urbaine de Bordeaux « est plutôt quelqu’un de droitier au sein du Parti socialiste », a estimé Philippe Poutou, ajoutant que bien que n’étant pas « son ennemi juré », il était « hors de question » que le NPA le soutienne.

Le HuffPost/AFP  |  Publication: 03/01/2014 18h53 CET  |  Mis à jour: 03/01/2014 19h04 CET

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