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02 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Le gouvernement PS-EELV autorise deux fois plus de MOX au Blayais !

Le gouvernement PS-EELV autorise deux fois plus de MOX au Blayais !  dans Ecologie & climat nuclear-a

On se souvient de la fameuse « passe d’arme » sur le MOX entre le PS et EELV dans la préparation des échéances politiques de 2012.

L’arrêté ministériel autorisant EDF à charger en MOX les quatre réacteurs de la centrale du Blayais démontre donc parfaitement, si cela était encore nécessaire, que c’est bien le lobby nucléaire qui dicte sa loi au personnel politique, et ce quelle que soit la composition du gouvernement. Le MOX est le pire des combustibles nucléaires mais, cependant, l’association Tchernoblaye rappelle à juste tirtre qu’ « une centrale nucléaire est quasiment aussi dangereuse et nocive avec ou sans MOX ». Et que « la centrale du Blayais a dépassé depuis juin 2011 les 30 ans de durée de vie prévus à l’origine »…

Dépêche AFP : http://bit.ly/116CPkB
« EDF peut utiliser du MOX dans tous les réacteurs de la centrale du Blayais »
Communiqué de Tchernoblaye :
http://tchernoblaye.free.fr
Commentaire:  ODN: « Un gouvernement « de gauche », avec de vrais morceaux d’ « écologistes » dedans« .

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30 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Politique antiouvrière : Hollande a ses références (LO)

Politique antiouvrière : Hollande a ses références (LO) dans Austérité milos-zeman-300x225

Invité à Leipzig à la cérémonie anniversaire des 150 ans du Parti social-démocrate allemand (SPD), Hollande a vanté les « choix courageux » de Gerhard Schröder, ancien dirigeant de ce parti et chef du gouvernement allemand entre 1998 et 2005. Le modèle mis en place par Gerhard Schröder est caractérisé par la remise en cause des droits des travailleurs. D’ailleurs, en janvier 2012, Sarkozy s’y était référé, qualifiant Schröder « d’homme de grande qualité ».

Schröder avait commencé sa carrière politique dans l’appareil du SPD en Basse-Saxe, où se situe le siège social de l’entreprise de construction automobile Volkswagen. Il avait noué des relations utiles, notamment avec le directeur du personnel de la firme, Peter Hartz. En 2003, Schröder étant alors chancelier fédéral, Hartz s’était vu confier une commission chargée de préparer une série de quatre lois qui allaient porter son nom. La première obligeait les chô- meurs à accepter un emploi, y compris pour un salaire inférieur à l’indemnité de chômage. La deuxième instituait des petits boulots à moins de 400 euros par mois. La troisième renforçait les contrôles des chômeurs et limitait la durée d’indemnisation. La quatrième (Hartz IV), la plus tristement célèbre, a pour conséquence qu’aujourd’hui un grand nombre de chômeurs en sont réduits à toucher une indemnité de 382 euros par mois pour une personne seule, ou de 345 euros pour chaque membre d’un couple, au lieu d’une indemnité qui représentait 57 % du dernier salaire.

Parallèlement, le gouvernement Schröder a augmenté les cotisations à l’assurance maladie tout en diminuant les prestations. Quant aux retraites, leur montant a été réduit, les cotisations ont été augmentées, tandis que l’âge légal de départ en retraite est passé de 63 à 65 ans, avec un allongement prévu jusqu’à 67 ans en 2017. Au bilan, la proportion de travailleurs pauvres en Allemagne a augmenté d’au moins 20 % entre 2006 et 2010. Voilà ce qui constitue pour Hollande un exemple à suivre. Cela ne signifie pas forcément que Hollande envisage pour la France un copier-coller des attaques menées par Schröder, mais l’orientation antiouvrière est claire.

Des commentateurs se sont demandés s’il s’agirait d’un tournant dans la politique de Hollande. En réalité, il ne fait que préciser la voie dans laquelle il s’est engagé dès son élection. Des cadeaux faits au patronat à la loi qui lui permet d’imposer davantage de flexibilité aux salariés, Hollande a fait du Schröder – ou du Sarkozy – sans le proclamer. Quand Hollande cherche une référence parmi des prédécesseurs qui se sont illustrés par une politique antiouvrière, il ne fait que retirer le fard qui lui avait servi le temps d’une élection.

Jean SANDAY

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2339&id=6

PS ou SPD : deux partis qui ont tourné casaque

C’est à Leipzig, où le Parti social-démocrate allemand (SPD) vient de célébrer son 150e anniversaire, que fut fondée le 23 mai 1863 par Ferdinand Lassalle l’Association générale des travailleurs allemands, une des ancêtres du SPD. Parmi les invités de cette cérémonie figuraient François Hollande et aussi Angela Merkel, présidente de l’Union chrétienne-démocrate, la CDU (droite), actuellement à la tête du gouvernement allemand. Elle trônait au premier rang, applaudissant différents intervenants. Certains commentateurs y ont vu une préfiguration d’une nouvelle grande coalition outre-Rhin entre le SPD et la CDU, qui se profilerait à l’issue des élections prévues en septembre prochain. Que ce soit du côté socialiste (en France) ou du côté social-démocrate (en Allemagne), on est aux antipodes de l’époque où ces deux partis étaient des composantes du mouvement ouvrier, réunis dans une Internationale que les historiens et les militants politiques appelèrent la IIe Internationale. August Bebel, l’un des fondateurs du SPD, gagné aux idées de Marx et Engels, avait conclu un discours lors d’un congrès de son parti en s’écriant : « Je suis et je reste l’ennemi mortel de la société bourgeoise ! » Les temps ont bien changé.

J.S.

Sociaux-démocrates ou « socialistes » : prêts à se sacrifier pour la bourgeoisie

En Allemagne, la politique, désastreuse pour les travailleurs, du social-démocrate Schröder a été sanctionnée aux élections par une chute dont son parti, le SPD, ne s’est toujours pas remis. En 2005, alors que le SPD venait de subir des échecs électoraux à l’échelle régionale, Schröder avait choisi d’avancer d’un an les élections législatives. Schröder dut alors quitter le pouvoir mais son parti, le SPD, resta cinq ans de plus au gouvernement, comme partenaire du principal parti de droite, sous la houlette d’Angela Merkel. Celle-ci fit passer le taux de TVA de 16 à 19 %, en bonne intelligence avec son ministre des Finances qui appartenait au SPD. En 2009, le SPD dut céder la place à un gouvernement formé par les deux partis de droite. Il n’avait alors recueilli que 23 % des voix, contre 40,9 % lorsque Schröder était arrivé au pouvoir en 1998 ! En onze ans de participation gouvernementale – sept ans avec les Verts puis quatre ans avec la droite – le SPD s’était discrédité par sa politique contre les classes populaires, allant jusqu’à enregistrer son plus mauvais score depuis… 1893. De la même façon qu’en Allemagne, et vu l’aggravation de la crise du capitalisme, le PS en France est prêt à sacrifier son propre avenir pour sauver les intérêts de la bourgeoisie.

J.S.

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28 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Affaire Tapie : un juge arbitre placé en garde à vue (JDD)

Affaire Tapie : un juge arbitre placé en garde à vue (JDD) dans Droite républicaine bernard-tapie-reussir-sa-vie-300x273

Pierre Estoup, l’un des trois juges arbitres du tribunal arbitral dans l’affaire Tapie-Adidas a été placé en garde à vue lundi, a appris l’AFP mardi de source proche de l’enquête confirmant une information de Mediapart. Le tribunal arbitral avait rendu en 2008 une décision favorable à l’homme d’affaire Bernard Tapie, qui avait touché 403 millions d’euros dans l’affaire l’opposant au Crédit lyonnais sur la vente d’Adidas.

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26 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Dossier : Le PS au gouvernement, du socialisme comme référence historique au néolibéralisme comme politique

Dossier : Le PS au gouvernement, du socialisme comme référence historique au néolibéralisme comme politique dans Economie

Il y a trois semaines, Tout est à nous ! tirait dans son dossier un premier bilan du tandem Hollande-Ayrault, en constatant la mise en œuvre d’une austérité brutale, d’une politique néolibérale telle qu’elle existe dans tous les pays européens. Mais est-ce nouveau ?


Le PS a gouverné au cours des trente dernières années la moitié du temps, alors sa politique actuelle marque-t-elle une évolution significative ? Les capitalistes ne sont plus inquiets de la gestion des affaires gouvernementales par les socialistes, soutenue ou non par le parti communiste. Ils savent que leurs profits et leur pouvoir ne sont pas en danger. Pour autant, tout n’est pas équivalent : qu’un gouvernement accorde des améliorations ridicules ou continue les attaques, amplifie la dégradation de la situation de ceux d’en bas, ce n’est pas la même chose.


Évidemment l’ampleur de la crise économique limite les marges de manœuvres « sociales », et impose pour n’importe quelle amélioration, même minime, de la situation des exploitéEs et des oppriméEs un affrontement très important avec les capitalistes, y compris à l’échelle européenne. Pour ne serait-ce qu’envisager ce type d’affrontement, il faudrait que le PS au gouvernement souhaite des réformes progressistes. Or, elles n’étaient pas dans le projet électoral de Hollande, et ne se trouvent pas non plus dans les perspectives du Parti socialiste.


Cela nous semble une évolution, bien sûr avec les socialistes des années 30 pour lesquels l’objectif affirmé de leur action était l’établissement du socialisme, mais aussi avec les politiques menées tant par les gouvernements des septennats Mitterrandiens que par le gouvernement Jospin entre 1977 et 2002. Ne serions-nous pas en train de vivre une évolution du type de celle qui a transformé le parti travailliste en « New Labour » sous l’impulsion de Tony Blair, qui a entériné les destructions de Thatcher et consolidé l’État fort et l’économie de marché, ou de celle qu’a connu la social-démocratie allemande en 2003 avec l’adoption de l’« Agenda 2010 » par Gerhard Schröder ?

Dimanche 26 mai 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 196 (23/05/13)

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26 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Hollande, le néolibéralisme à l’œuvre

Hollande, le néolibéralisme à l’œuvre dans Austérité francois-hollande-enterre-ses-promesses-electorales

L’analyse des décisions du gouvernement actuel met en évidence l’évolution politique à droite des socialistes, y compris depuis les années Mitterrand. Les quelques mesures symboliques, comme l’abrogation de la circulaire Guéant contre les étudiantEs étrangerEs, la suppression des tribunaux correctionnels pour les mineurs et la loi sur le mariage homosexuel n’y changent pas grand-chose.
Alignement sur le Medef
Le coup de pouce promis pour le SMIC est ridicule : 0, 6 % en plus de l’augmentation légale pour partie sous forme d’avance sur l’augmentation de janvier 2013, soit une hausse de 6 centimes de l’heure ! Le décret qui ramène la retraite à 60 ans ne concerne en réalité que les personnes travaillant depuis l’âge de 18 ou 19 ans, quasiment sans interruption, qui ont cotisé tous leurs trimestres (soit au final peu de monde… et encore moins de femmes) et confirme pour l’essentiel la loi combattue dans les rues par des millions de personnes à l’automne 2010. Sans parler des maigres promesses de campagne non tenues, rien ne remet en cause les effets de la politique de Sarkozy. Les décisions néolibérales s’accumulent sur tous les sujets, en faveur des patrons et des possédants, contre les exploitéEs et les oppriméEs. Les envolées des meetings de campagne électorale contre la finance ne se traduisaient par aucune mesure dans le programme. La réalité est tout simplement l’inverse. Quand l’objectif est de réduire les déficits, concrètement, il est de rembourser la dette à ce « monde de la finance ». Quand Hollande se satisfait du pacte de croissance qui ne prévoit rien de neuf, il ne renégocie pas le traité « Merkozy ». Quand il ratifie le Pacte budgétaire européen qui instaure une obligation de déficit structurel inférieur à 0, 5 % du PIB, il inscrit dans le marbre le remboursement de la dette et l’institutionnalisation de l’austérité. Et les décisions s’accumulent : budget, ANI, loi de sécurisation de l’emploi, maintenant le dossier des retraites, tout y passe ! Ce gouvernement est bien celui du Medef, et on est bien loin des critiques sur le faible nombre de nationalisations sous Mitterrand, ou même des débats sur les effets nocifs de la loi des 35 h de Jospin…
Croyant et pratiquant…
En pratique, le gouvernement Hollande s’aligne sur les évolutions de la social-démocratie européenne. Fini pour les gouvernements socialistes la re- cherche d’un compromis entre le travail et le capital, il s’agit d’accompagner, voire d’anticiper, les transformations du capitalisme globalisé, de baisser le « coût du travail », de remettre en cause le modèle social issu de la libération. Il fait aujourd’hui en pratique le pas de la conversion néolibérale. Nous sommes dans un système d’alternance sans changement social véritable, dans lequel la différence entre la droite et la gauche s’exprime actuellement sur le « mariage pour tous » parce qu’elle n’a rien d’autre. Il faut donc rendre crédible l’idée qu’une autre politique est possible. Il n’y a pas de remède sans s’attaquer aux racines du mal : la domination du capital à travers des rapports d’exploitation et la concurrence dans la course au profit et à la rentabilité financière.

Il en est de même pour apporter des réponses à la crise écologique planétaire sans précédent dont le productivisme capitaliste est responsable : dérè-  glement du climat, catastrophe nucléaire, effondrement de la biodiversité, crise de l’eau, érosion et dégradation des sols, pollution chimique… L’urgence aujourd’hui est de construire une opposition de gauche à ce gouvernement, pour combattre la droite et l’extrême droite qui cherchent à dévoyer le mécontentement populaire pour mieux le museler. Nous nous adressons à toutes les organisations du mouvement ouvrier qui ne participent pas au gouvernement pour agir ensemble dans ce sens, en posant la question de l’alternative politique nécessaire pour sortir de la crise, un gouvernement contre l’austérité qui ne peut venir d’accords parlementaires en dehors d’un rapport de forces imposé par les luttes.

http://npa2009.org/node/37354

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26 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Jospin, l’affirmation du social-libéralisme

Jospin, l’affirmation du social-libéralisme dans Histoire

Lionel Jospin a cru bon d’intervenir dans le débat sur le mariage pour tous et çà n’a pas loupé… hors-jeu!
En 1997, Lionel Jospin devient le Premier ministre d’un gouvernement de « gauche plurielle », avec le Mouvement des citoyens, les Verts et le PCF. Il prend quelques mesures qui visent à le situer dans la continuité de Mitterrand.
Le gouvernement Jospin met en place le PACS, les premiers textes sur la parité, allonge le droit à l’IVG à quatorze semaines, crée la Couverture maladie universelle, le congé paternité. Bien qu’insuffisante, l’instauration de l’Allocation pour la perte d’autonomie visant à renforcer la prise en charge des per- sonnes âgées en perte d’autonomie, est encore une amélioration. À l’inverse d’autres pays européens, il n’engage pas de processus de remise en cause des retraites, probablement en tenant compte de la grande mobilisation de 1995. Enfin sa « grande œuvre » est la loi des 35 heures sans perte de salaire, au- jourd’hui tant attaquée. Mais cette instauration se fait dans de telles conditions qu’elle n’a qu’un impact limité sur l’emploi (entre 20 et 400 000 emplois créés). Et surtout elle instaure une flexibilisation du temps de travail qui aggrave les conditions de travail de millions de salariéEs. Sur les questions économiques, la politique de ce gouvernement revendiquera clairement le choix du social-libéralisme. Henri Weber donne le ton : « Ce gouvernement n’affichera ni nostalgie volontariste à la mode de la gauche socialiste ni abandon aux sirènes trop libérales du blairisme. » Le risque de grand écart, que pourrait laisser supposer la phrase, n’existe pourtant pas. L’acceptation des critères européens de Maastricht et des décisions du sommet de Barcelone contre les retraites et les services publics confirment la profondeur de ces choix. C’est clairement la politique que la droite ne peut conduire elle-même que vont développer les ministres de gauche, chacun dans sa compétence.
Libéral et sécuritaire
Le ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement fait prendre à la gauche gouvernementale un réel tournant sécuritaire, en plaçant l’ordre sécuritaire au dessus des intérêts antagonistes de classe. Affirmant que « la sécurité n’est ni de droite ni de gauche », il stigmatise les parents « démissionnaires » et les « sauvageons », et remet en cause la justice des mineurs. Il appelle à la mobilisation de toutes les institutions et des éluEs contre l’« insécurité », devenue enjeu national, et les « zones de non-droit », c’est-à-dire les quartiers populaires… Une politique qui ne s’attaquera jamais aux causes profondes de la délinquance, ni surtout aux auteurs et circuits de la « grande » délinquance, une politique que la droite accentuera par la suite de plus en plus dangereusement.

Les Verts ne feront pas progresser les questions environnementales et écologiques dans cette période. Les ministres communistes appuient toutes les politiques de la période. Jean-Claude Gayssot, ministre PCF des Transports, lance la privatisation de secteurs entiers, en phase avec l’Union européenne alors dirigée par une majorité de gouvernements socialistes. Au mépris des résistances, il amorce les privatisations d’Air France, de l’Aérospatiale, de France Télécom, de La Poste, du fret SNCF, d’ASF, pendant que sont privatisés le Crédit lyonnais ou le groupe d’assurances GAN. Si on pouvait se plaindre du faible nombre de nationalisations de Mitterrand, on ne peut que constater que Jospin est lui le champion des privatisations ! La défaite électorale de Jospin en 2002 était inscrite dans ces reculs : il n’est pas présent au second tour de l’élection présidentielle, devancé par Le Pen.

http://npa2009.org/node/37354

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26 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Mitterrand, les espérances… et la rigueur

Mitterrand, les espérances… et la rigueur dans Histoire mitterrand.le_retour_de_la_momie

L’élection de François Mitterrand en mai 1981 se traduit par des évolutions très insuffisantes, mais réelles.
La peine de mort est abolie et les terres du Larzac sont rendues aux paysans ( Plogoff abandonné NdB). Des nationalisations sont opérées, mais en nombre trop faible (seulement cinq groupes industriels et une partie des banques) et les indemnisations pour les actionnaires énormes. Si la retraite à taux plein à 60 ans avec 37, 5 annuités est adoptée, la durée du travail est portée à 39 heures… avec flexibilité.  Mais l’interruption volontaire de grossesse (IVG) n’est pas étendue et toujours pas gratuite, le nucléaire n’est pas arrêté et la promesse du droit de vote des immigrés est abandonnée.
Dans les pas de la droite
Et surtout, dès 1982, arrive le tournant dit de la rigueur. Face à la récession économique, une politique d’austérité est mise en place, très semblable à celle qu’avait prévue la droite, systématisée par le plan Delors avec l’objectif de maintenir le déficit de l’État à 3 % du PIB pour 1983 et 1984. Le Parisien du 28 septembre 2012 écrit qu’un haut fonctionnaire a inventé ces fameux 3 % en une heure, un soir de juin 1981, car François Mitterrand avait exigé, pour faire barrage à ses ministres trop dépensiers, un chiffre rond et facile à retenir.
Cet alignement sur les politiques économiques libérales et monétaristes justifie l’abandon des conquêtes sociales, de l’objectif des 35 heures. Laurent Fabius prononce un éloge de la libre entreprise, débarrasse la « gauche » de ses vieux habits, de son attachement aux revendications, à la réalisation du changement. Les mesures visant à moderniser l’appareil industriel français par les restructurations indispensables aux capitalistes se multiplient. S’ajoutent à cela les interventions impérialistes au Tchad et au Liban, et la recherche d’un compromis avec la hiérarchie catholique sur l’école privée…
Après la défaite des socialistes aux législatives de 1986, la droite reprend les rênes pour deux années, mais le PS redevient majoritaire après la réélection de Mitterrand en 1988, pour prolonger la politique d’austérité introduite en 1983-84. Au plan international, c’est le suivisme de l’impérialisme américain, au moment de la première guerre du Golfe, en 1990-1991.

http://npa2009.org/node/37354

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26 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Il y a très longtemps…

Il y a très longtemps… dans Histoire 200_sfio-phalempin-1937
Dès sa naissance, le Parti socialiste s’est posé la question de sa participation ou non à un gouvernement dans le cadre du capitalisme.

En quarante ans, de la fin du XIXe siècle à 1936, il est passé du refus de principe à la direction du premier gouvernement de Front populaire, avec des républicains radicaux. Le refus de principe était limité : la Deuxième Internationale socialiste se prononce en 1900 contre le « ministérialisme » sauf « circonstances exceptionnelles », par exemple « l’hypothèse d’une guerre d’invasion ». Dans les années 1920, le dirigeant socialiste Léon Blum invente une distinction subtile entre la conquête, c’est « la prise totale du pouvoir politique, prélude possible et condition nécessaire de la transformation du régime de la propriété, c’est-à-dire de la révolution » et l’exercice du pouvoir « la conséquence de l’action parlementaire elle-même, que vous pouvez être obligés d’accepter, de demander, de subir. »
Gérer l’économie de marché
Puis d’autres évolutions vont apparaître dans les textes de référence des socialistes.  La déclaration de principes du PS de 1969 affirmait que la « transformation socialiste ne peut pas être le produit naturel et la somme de réformes corrigeant les effets du capitalisme. Il ne s’agit pas d’aménager un système, mais de lui en substituer un autre ». En 1990, il s’affirme encore « parti de transformation sociale », pour une société « d’économie mixte ». Au- jourd’hui, finie l’orientation sur la transformation sociale, il reste toujours l’idée d’économie mixte mais surtout l’objectif d’une « économie sociale et éco- logique de marché (…) régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux (…) qui a pour finalité la satisfaction des besoins sociaux essentiels. » Sans s’illusionner sur la façon dont s’appliquent ces déclarations, ce qui est déterminant c’est ce que font les gouvernements : on est passé du refus affiché de participer à un gouvernement socialiste à l’objectif de gérer une économie de marché !

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26 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Dossier PS: repères chronologiques

Dossier PS: repères chronologiques dans Histoire tppps

« Toujours prêt pour servir »,  service d’ordre de la fédé de la Seine de la SFIO

*
23 Juin 1899 : Entrée d’un député socialiste, Alexandre Millerand, dans le gouvernement de « défense républicaine » de Waldeck-Rousseau, aux côtés du général de Galliffet, « fusilleur de la Commune ». Soutenu par Jaurès, condamné par Guesde, Millerand sera exclu du Parti socialiste pour ses prises de position au sein de ce gouvernement.
26 août 1914 : Face à l’« agression » de la France, Jules Guesde, Marcel Sembat et Albert Thomas sont ministres dans le gouvernement d’union nationale. Il y aura la présence de socialistes dans tous les gouvernements jusqu’en septembre 1917. La SFIO (section française de l’internationale ouvrière, PS de l’époque), participe au Cartel des gauches, avec des républicains bourgeois de gauche dont les radicaux-socialistes, et soutient les gouvernements qui vont être élus en 1924 et 1932, sans toutefois y participer.
5 juin 1936 : Le Front Populaire est le premier gouvernement dirigé par un socialiste, Léon Blum, avec la participation des radicaux et le soutien sans participation des communistes. Présence des socialistes dans les gouvernements qui se succèdent jusqu’au 8 avril 1938.
10 septembre 1944 au 10 juillet 1951 : Les gouvernements d’union nationale avec le général de Gaulle, intègrent la SFIO, le PCF et le MRP (parti bourgeois, démocrate chrétien centriste). À partir de mai 1947, ne restent que le MRP, les radicaux et la SFIO, qui constituent la « troisième force », entre le PCF et le parti gaulliste.
31 janvier 1956 au 8 janvier 1959 : Gouvernement Guy Mollet, puis participation à tous les gouvernements ultérieurs.
22 mai 1981 : Début de deux septennats de gouvernements socialistes sous la présidence de Mitterrand, à l’exception de deux périodes de cohabitation avec la droite (1986-88 et 1993-95).
4 juin 1997 au 6 mai 2002 : Gouvernement de Lionel Jospin (sous la présidence de Chirac).
15 mai 2012 : Jean Marc Ayrault sous la présidence Hollande.

Par Roseline Vachetta et Patrick Le Moal http://npa2009.org/node/37354

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25 mai 2013 ~ 0 Commentaire

France-Allemagne : une démagogie sur fond d’antagonisme

France-Allemagne : une démagogie sur fond d'antagonisme dans Europe 89522324tardi2-jpg

Une campagne est actuellement menée contre l’Allemagne, rendue responsable de tous les maux (capitalistes et gouvernement français n’y seraient pour rien !).

Ainsi, Claude Bartolone, le président de l’Assemblée, appelle à une confrontation avec Merkel. Dans la foulée, la direction du PS a failli adopter un texte dénonçant l’« intransigeance égoïste » de Berlin. Tout ceci s’articule évidemment aux prises de positions d’un Montebourg sur le « patriotisme éco- nomique », censé permettre de « retrouver l’ADN historique de ce qu’a été le capitalisme français », c’est-à-dire « un modèle entrepreneurial innovant et d’essence patriotique » (!). Et Jean-Luc Mélenchon joue évidemment sa partition dans ce chœur. À propos de Chypre, il n’hésite pas à titrer un billet de son blog « En route vers l’Europe allemande »…

Fin de partie à l’Élysée
Dans ce contexte, la conférence de presse de Hollande du 16 mai était attendue, tant à Berlin qu’à Bruxelles. Comme l’écrit le Monde, il a choisi « l’apaisement » et a commencé à reprendre à son compte les « conseils » de la troïka UE-BCE-FMI. Un jour avant, le président « normal » s’était d’ailleurs rendu à Bruxelles. Là, au côté de Barroso, il avait annoncé l’accélération du rythme des réformes dites « structurelles » (en premier lieu, les retraites). Le lendemain, Hollande a donc repris à son compte l’objectif d’un « véritable gouvernement économique de la zone euro », menant à une « union politique renforcée ». Les termes étaient visiblement choisis pour ne pas heurter l’équipe Merkel. Il s’agirait de discuter la politique économique, d’harmoniser la fiscalité, d’entamer la convergence des politiques sociales (« par le haut »), etc. Par contre, pas un mot sur les taux de change, alors que le niveau de l’euro handicape incontestablement les capitalistes français, italiens, etc. L’hétérogénéité de la fiscalité dans l’UE a permis depuis 30 ans que se développe le dumping fiscal. Qui peut croire que Merkel et Barroso puissent envisager de revenir dessus ? Idem en ce qui concerne les politiques sociales.

Une crise sans fin
En arrière-plan, Paris cherche en fait à sortir du face-à-face actuel avec Berlin en renforçant le pouvoir de ses alliés traditionnels (Italie, Espagne…) face à celui de la BCE sous influence de l’Allemagne et de ses alliés. Mais, affaibli, en pleine récession, l’impérialisme français rencontre bien des difficultés pour imposer un compromis sérieux à son grand rival.  Quant à Merkel, elle bénéficie à plein de la situation : la bonne santé de ses capitalistes se fait largement au détriment de ses « partenaires » et pas seulement ceux d’Europe du sud. Pour Berlin, le but est de doter l’UE de nouveaux outils de « discipline bud- gétaire ». S’il voit le jour, le gouvernement économique prôné par Hollande ne sera donc qu’un super gendarme de la zone dominé par l’Allemagne. Les discours « européens » de Hollande tente de masquer une nouvelle radicalisation de la politique anti-sociale et l’accentuation des rivalités entre puissances. La réponse est du côté des travailleurs et des peuples.

Pascal Morsu  Samedi 25 mai 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 196 (23/05/13)

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