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28 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

combattons ce gouvernement au service des riches et du patronat !

hollande guardian

Discours à l’étranger! Le courage en politique, comme dirait le Figaro!

De 2013 à 2014!

Un gouvernement ami avec la bourgeoisie.

En 2012, Hollande avait un ennemi qu’il voulait nous faire croire sans visage : la finance.

Deux ans après, force est de constater qu’il est bien plus généreux avec tous ceux et celles qui sont amis avec la finance et n’ont qu’un objectif : profiter de la crise du système capitaliste pour liquider aussi vite que possible les acquis des salarié-e-s. Emplois, retraites, sécurité sociale, services publics, impôts, TVA : pas un seul domaine impactant directement le quotidien des travailleurs n’aura été épargné par ce gouvernement.

Et pour diviser la population aussi le gouvernement Ayrault s’y entend :

entre les expulsions de jeunes scolarisés et les propos du ministre de l’intérieur sur les Roms qui auraient « vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie car (ce) sont des populations qui ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation », la grande soirée contre le racisme et en soutien à Christiane Taubira traitée de singe ne sont qu’écran de fumée.

Le gouvernement entend faire payer cher aux salarié-e-s une crise dont ils ne sont en rien responsables et qui profitent largement à tous ceux qui l’ont provoquée : patrons, actionnaires, financiers, bref, tous ceux dont l’intérêt principal est de faire fonctionner le système capitaliste : plus de bénéfices, de dividendes et de plus-value pour eux. Toujours moins d’emplois et de hausse de salaires pour la majorité. Finalement, ce gouvernement comme celui de Sarkozy ont les mêmes amis et ce ne sont pas les nôtres !

Un gouvernement impérialiste

Là aussi, Hollande décide de s’inscrire dans la grande tradition française de lien avec l’Afrique : interventions militaires, néo-colonialisme et protection des intérêts des entreprises (Areva, Bolloré, Total…) exploitant les richesses du continent sur le dos des populations locales. Pourtant, plus que jamais, l’impérialisme français est le problème, pas la solution ! Non aux interventions impérialistes françaises, en Afrique et ailleurs !

En 2014, arrêtons de subir, tous ensemble !

Des travailleurs menacés de licenciements en Bretagne aux instits contre les rythmes scolaires en passant par les lycées en défense de leurs camarades expulsés, des franges résolues de la population tentent de faire barrage à la politique du gouvernement.

Partout, elles se retrouvent confrontées aux partis se prétendant à la gauche du PS et aux confédérations syndicales qui refusent d’organiser la bagarre ou au minimum de fédérer les luttes existantes contre la politique anti-sociale d’Hollande-Ayrault.

En 2014, comme avant, ce ne sont pas des vœux sous le gui ou des bulletins dans l’urne qui changeront radicalement la donne : il nous faudra faire grève et descendre dans la rue tous ensemble, au même moment, et pourquoi pas dans plusieurs pays à la fois car partout en Europe les mêmes politiques d’austérité produisent les mêmes effets !

Vendredi 27 décembre 2013 http://npa2009.org/node/40207

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Et le discours électoral! C’est-y pas beau?

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28 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

chômage: la méthode coué

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Hollande et sa politique ne marchent pas: le nombre de chômeurs/euses continue d’augmenter 

La méthode Coué à la sauce Hollande, ça ne marche pas. Malgré le trafic des chiffres, les radiations abusives, la courbe du chômage poursuit sa montée vers les records les plus sinistres avec 17 800 demandeurs d’emploi sans activité de plus qu’en octobre. Sinistres car, derrière les mensonges et autres tromperies, c’est bien l’accroissement de la misère, de la détresse que subissent des dizaines de milliers d’hommes et de femmes supplémentaires.

Le chômage des jeunes remonte. Celui des plus de 50 ans comme celui des chômeurs de longue durée atteignent un niveau record : plus de 2 millions de personnes étaient sur les listes de Pôle emploi depuis plus d’un an. La baisse du nombre des chômeurs ayant travaillé à temps partiel ou en contrat court n’est probablement que la conséquence d’une précarisation toujours plus grande du travail, notamment pour les femmes.

Il est démontré, une fois de plus que la multiplication des cadeaux aux patrons, la mise en pièce du droit du travail et l’insécurité sociale qu’elle entraîne ne sont évidemment pas la solution.

L’interdiction des licenciements, le refus des fermetures d’entreprise, la réduction massive du temps de travail sans baisse de salaire, l’amélioration des conditions de travail par la suppression du travail de nuit, posté, de week-end sont les revendications que le NPA défend.

Des revendications qui n’aboutiront que par un mouvement social, appuyé sur des mobilisations de rues, des grèves qui sont plus que jamais d’actualité. Dès maintenant.

Montreuil, le 27 décembre 2013

http://npa2009.org/node/40208

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24 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

hollande crif son humour

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« Il est rentré d’Algérie sain et sauf, c’est déjà beaucoup ».
La « blague » de F. Hollande à propos de M. Valls, a moyennement distrait le peuple Algérien. Cela ne lui « était pas destiné » a tenté d’argumenter le communiqué pondu en urgence par l’Élysée ce week-end.
Ah bon, c’était pour Valls et sa politique d’expulsion des étrangers, et on n’aurait pas bien compris qu’Hollande voulait s’en démarquer ? Il y avait plus direct ! En effet selon l’adage qu’on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui, la blague lancée de la tribune au dîner du Conseil Représentatif des Institutions juives de France, est plus que douteuse. Elle renvoie, inévitablement, à la difficulté pour toute une partie de la société française de digérer, même 50 ans après, l’indépendance chèrement payée par la lutte du peuple algérien.

Le rétropédalage élyséen ne fait qu’en rajouter dans le ridicule. Il révèle juste la logique de ce gouvernement, à tout point de vue dans la continuité de ses prédécesseurs : défendre « le partenariat d’exception « entre la France et l’Algérie. Comprenez les intérêts des groupes français (Alstom, Alcatel, Bolloré, GDF Suez, Sanofi, Thalès, Eurocopter, Orange ou Bouygues), en lutte pour conquérir les marchés que leur disputent tant de concurrents , chinois, turcs, Indiens ou américains nouvellement présents dans cet ancien « département français » !

Au NPA même caché derrière un prétendu sens de l’humour, le mépris des nostalgiques du temps des colonies ne fait pas sourire. Et quand les blagueurs présentent leurs regrets au pouvoir algérien avec lequel ils négocient les intérêts des groupes français on ne confond pas avec le respect du peuple algérien.

La solidarité du NPA elle va aux 4 000 travailleurs d’Arcelor Mittal Annaba qui marchaient samedi dernier contre la politique de cette multinationale, aux chômeurs du Sud algérien réprimés par le pouvoir de Bouteflika, à toutes celles et tous ceux qui en Algérie, se battent tous les jours pour un travail, un logement, ou l’accès à l’eau courante.

En un mot la solidarité de celles et ceux qui paient quotidiennement le prix de la libéralisation économique mise en œuvre par les gouvernements français et algérien.

http://npa2009.org/node/40182

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23 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

tefal : les syndicats dénoncent des pressions sur l’inspection du travail (basta)

hollande Pas pour les patrons!

Rumilly, petite commune savoyarde à 20 km au sud-ouest d’Annecy, est connue pour son usine Tefal où 1 800 salariés s’activent quotidiennement pour produire poêles, casseroles et autres ustensiles ménagers.

Si l’usine, propriété du groupe Seb, a fait parler d’elle ces derniers jours, ce n’est pas pour la qualité de sa production… mais plutôt pour les relations peu communes que direction et inspection du travail semblent y entretenir. C’est le syndicat CNT (Confédération nationale du travail) des services de l’inspection du travail de Rhône-Alpes qui a révélé l’affaire, relayé par le quotidien l’Humanité : l’entreprise Tefal aurait fait pression sur un directeur départemental du travail pour éloigner une inspectrice du travail un peu trop regardante.

Les faits remontent au 19 avril 2013. L’inspectrice en charge du site est convoquée par son supérieur hiérarchique pour un rappel à l’ordre. Son tort ? Avoir demandé à la direction de Tefal de renégocier l’accord sur la réduction du temps de travail, qu’elle juge illégal, après s’être penchée sur le texte à la demande d’un syndicat.

Son supérieur lui demande de revenir sur sa position, prenant soin de lui rappeler qu’elle est en début de carrière… Choquée, l’inspectrice est mise en arrêt, d’abord quelques jours, puis pour une durée plus longue. Un courriel anonyme reçu en octobre relance « l’affaire » : l’informateur affirme – échanges de mails internes à l’entreprise à l’appui – que des pressions ont été exercées sur le directeur départemental du travail pour qu’il « recadre » son inspectrice. La direction l’aurait même rencontré le 18 avril, veille de la convocation l’inspectrice.

« Ce cas illustre le danger que représente la réforme de l’inspection du travail mise en œuvre par le ministère du travail, et qui place la hiérarchie de l’inspection en position centrale pour déterminer l’existence ou non des poursuites envers les entreprises, ainsi que le niveau des sanctions », estime le syndicat CNT de l’inspection du travail de Rhône-Alpes.

Avec la CGT, Sud et le SNU (FSU), la CNT a adressé un courrier au ministre du Travail, Michel Sapin, pour « alerter sur la si­tuation critique » de leurs services. Ils dénoncent l’absence de soutien de la hié­rarchie à l’inspectrice et l’attitude du directeur, qui s’est « fait le relais des demandes exprimées par Tefal ». Les quatre organisations syndicales du site de l’usine (CGT, CFDT, FO et CGC) ont elles aussi dénoncé collectivement ces pratiques. Par Nolwenn Weiler 23 décembre 2013

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http://www.bastamag.net/L-inspection-du-travail-de-Rhones

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21 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Le caractère national de l’école et de l’université (al’e)

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Une question décisive

Pour bien des militants qui observent la situation française, la volonté des défenseurs de l’école publique de préserver le cadre national des programmes et des diplômes est parfois peu facile à comprendre, car dans d’autres pays, toute velléité du pouvoir central de renforcer son contrôle sur les écoles ou les universités est perçue comme une tentative caporaliste inacceptable.

Ces différences d’approches traduisent l’histoire différente des luttes de classes selon les pays et la manière dont les bourgeoises ont constitué leur État respectif et développé un système d’en- seignement public. Sur ce plan, la situation française reste marquée par la révolution bourgeoisie de 1789 qui a construit un État fortement centralisé pour briser les reins à l’ancien régime et à ses pouvoirs locaux. De la même manière, la bourgeoisie du XIXe siècle qui avait encore, histo-riquement, un rôle progressiste à jouer, a combattu l’obscurantisme clérical en organisant un enseignement public très centralisé et unifié : un seul programme pour chaque niveau, les mêmes horaires pour tous, le même calendrier de vacances scolaires, et le même statut pour les instituteurs.

Cela répondait en particulier aux besoins de la bourgeoisie industrielle et des banques.

Depuis plusieurs décennies, cette bourgeoisie – qui n’a plus, depuis belle lurette, de caractère progressiste – a entrepris de remettre en cause le caractère public et national de cet enseignement. Le régime du général de Gaulle développa le financement des écoles privées, généralement cléri-cales, et les gouvernements successifs, dont ceux des années Mitterrand puis du gouvernement Jospin, entreprirent de fissurer et d’affaiblir ce caractère national. Ces « réformes » successives provoquèrent d’importantes mobilisations.

Combats en défense du caractère public et national de l’enseignement

Toute l’histoire de la lutte des classes en France depuis la prise du pouvoir par de Gaulle en 1958 est jalonnée par d’importantes, voire gigantesques mobilisations en défense de l’école publique et de l’université. Parfois, ces mobilisations se traduisirent par une défaite. D’autres fois par un succès, mais jamais définitif, la bourgeoisie revenant inlassablement à la charge. Ainsi l’historique mobilisation contre la loi Debré (qui organisait le financement des écoles religieuses) se traduisit par la collecte de plus de 10 millions de signatures et par une immense manifestation (près de 400 000 manifestants) à Vincennes le 19 juin 1960. Mais les organisateurs refusèrent de marcher sur Paris comme le voulaient nombre de manifestants : ces dirigeants, notamment syndicaux ayant ainsi choisi de protéger le gouvernement, la loi Debré votée en 1959 ne fut pas abrogée et s’applique toujours.

À l’inverse, la puissante mobilisation, en 1986, des étudiants et des lycéens contre le projet de loi du ministre de l’enseignement supérieur Devaquet qui prétendait instaurer la sélection à l’entrée de l’université – mobilisation qui culmina avec une exceptionnelle manifestation à l’Assemblée nationale (au cours de laquelle fut sauvagement tué l’étudiant Malik Oussekine), se termina par la débandade des ministres du gouvernement Chirac.

On pourrait prendre d’autres exemples. Mais, échec ou succès provisoire, l’essentiel est que ces mobilisations ont formé des générations de militants, qui ont intégré – quasi comme un réflexe – deux acquis pratiques : la nécessaire auto-organisation des mobilisations (ce qui ne veut pas dire le rejet des syndicats) et la nécessité de centraliser le combat contre le gouvernement et sa politique. De là résulte, à chaque vague de mobilisation, la constitution de coordinations nationales qui tendent à fonctionner comme un comité central de grève.

Enseignement national et diplômes nationaux

Il résulte de cette histoire et de ces combats une conviction qui est très fortement enracinée parmi les travailleurs, et en particulier parmi les militants syndicaux et politiques « ouvriers », selon laquelle ce sont toujours les couches les plus réactionnaires qui veulent démolir le caractère national et gratuit de l’enseignement public, et que ce sont les mobilisations des enseignants, des lycéens et des étudiants appuyés sur le mouvement ouvrier, qui défendent le caractère centralisé et national de l’enseignement, de ses moyens financiers, de ses programmes et de ses diplômes.

Certains en arrivent d’ailleurs ainsi à valoriser l’école « de la République » en oubliant qu’il s’agit d’une République bourgeoise et d’une école originellement construite pour les besoins du capitalisme. Il n’en reste pas moins que la gratuité de cet enseignement public, qui plus est protégé du contrôle des Eglises, demeure un acquis qu’il convient de défendre, et cela d’autant plus que la classe ouvrière a pu imposer qu’un nombre croissant de ses enfants puisse faire des études de plus en plus longues, même si l’inégalité sociale perdure fortement dans le système scolaire et l’enseignement supérieur (et, contrairement aux discours officiels, les réformes en cours accentuent cette inégalité).

Cela est d’autant plus vrai que ce système centralisé a, durant plus d’un siècle, délivré un ensemble de diplômes nationaux ayant une « valeur » nationale. Certes, cela correspondait alors aux besoins du patronat, mais cela est devenu une arme aux mains des travailleurs dans la mesure où ces diplômes et qualifications sont la base des conventions collectives, et limitent ainsi la concurrence entre les travailleurs. C’est d’ailleurs pour cette raison que la bourgeoisie (et le gouvernement actuel) ne cesse de vouloir démanteler ces diplômes nationaux, en cherchant à les remplacer par des « compétences individuelles » enregistrées sur un livret personnel : une sorte de néo-livret du travail rappelant le livret qui existait au XIXe siècle.

Dès lors, les positions de chacun sont clairement identifiées : et les militants révo- lutionnaires, les courants syndicaux « lutte de classe » combattent au côté de tous ceux qui défendent, pour l’école publique, un cadre national (programmes nationaux et diplôme nationaux) et des personnels protégés par un statut national. Les qualifications et diplômes nationaux étant des éléments substantiels des conventions collectives, il est donc possible de souder sur cette base, dans un même combat, les personnels de l’enseignement avec l’ensemble des salariés ainsi qu’avec les étudiants et les lycéens, et avec leurs organisations respectives. C’est en particulier quand se réalise une telle unité que peut être infligée une défaite au gouvernement, comme ce fut le cas en 1986 (avec retrait de la loi du ministre Devaquet), et en janvier 1994 lorsqu’un million de manifestants imposèrent le retrait d’un article décisif de la loi Bayrou accroissant le financement de l’école privée.

Une telle unité peut aussi se réaliser en défense du droit du travail, comme ce fut notamment le cas en 2006 quand se réalisa un front unique pour imposer, après trois mois de grèves et manifestations, l’abrogation du décret décidé par Dominique de Villepin, premier ministre de Chirac, instaurant l’inacceptable Contrat première embauche (CPE).

De telles alliances entre la classe ouvrière, la jeunesse et les personnels de l’éducation font partie des pires cauchemars de tout premier ministre au pouvoir à Paris.

Serge Goudar 19 décembre 2013

http://alencontre.org/europe/france/france-premieres-difficultes-du-gouvernement-face-a-la-resistance-des-enseignants-des-parents-et-des-etudiants.html

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20 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

françafrique, rappeler le passif de la France en matière d’ingérence forcenée

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et la responsabilité qu’elle porte dans la situation actuelle »

Nous avons rencontré Raphaël Granvaud, militant de l’association Survie, et auteur de Que fait l’armée française en Afrique (Agone, 2009) et Areva en Afrique, une face cachée du nucléaire (Agone, 2012).

Quels étaient les objectifs du sommet France-Afrique (cf l’Anticapitaliste n°221) ?
Outre la réaffirmation politique de la puissance française, les objectifs étaient essentiellement économiques et militaires. Depuis dix ans, la part de marché des entreprises françaises au sud du Sahara est passée de 10 % à moins de 5 % selon les statistiques officielles, même si, comme il s’agit d’un marché en croissance, les intérêts français ont augmenté en valeur absolue, les exportations doublant pendant la même période. Lors d’un forum économique qui a précédé le sommet, Hollande a fixé l’objectif de doubler les relations commerciales dans les prochaines années.
Quant au sommet intitulé « pour la paix et la sécurité », il s’agissait surtout de réactiver un vieux projet de constitution de « casques bleus » africains pour la « gestion de crises » sur le continent. Les autorités françaises ont réaffirmé leur disponibilité pour « aider » à la concrétisation de ce projet, en réalité pour l’encadrer par la fourniture de coopérants militaires. Lors de ses interventions militaires à répétition, la France prétend soutenir l’action des forces militaires africaines, qui servent en réalité de forces supplétives. Mais encore faut-il que ces forces soient opérationnelles, ce qui n’est pas toujours le cas, comme on l’a vu lors de la préparation de l’intervention Serval au Mali. La coopération militaire et logistique que la France propose à l’Union africaine (UA) lui permet aussi de justifier le maintien de sa présence militaire permanente sur le continent.

Qu’en est-il ressorti ?
Pour ce qui concerne la « paix et la sécurité », il est évident que ce sommet n’apportera rien, la nature des relations entre la France et l’Afrique constituant un élément du problème, et non de la solution. Concernant la force panafricaine dont la France prétend soutenir la création, il est un peu tôt pour faire un bilan. Les discours convenus qui se sont succédé ne seront pas forcément suivis d’actes. Les rivalités entre certains pays freinent sa mise en œuvre et il existe des divergences quant à la conception de cette force africaine : doit-elle être déclinée et contrôlée par les institutions sous-régionales du continent, ou au contraire placée sous l’autorité de l’Union africaine ? Un point reste également passé sous silence : de quelle autorité tiendra-t-elle ses mandats ? De l’UA ou du Conseil de sécurité de l’Onu contrôlé de fait par les grandes puissances ?

Derrière le prétexte humanitaire, quels sont les véritables enjeux, notamment économiques, de l’intervention militaire française en Centrafrique ?
Les arguments humanitaires ou moraux, et en particulier le risque de « génocide » qui a été brandi avant le vote de la résolution au Conseil de sécurité, relèvent de la pure propagande. La situation est suffisamment grave pour ne pas avoir besoin d’en rajouter. En matière économique, le pays est surtout riche de ses ressources minérales, en particulier les diamants, dont la moitié sont exportés frauduleusement. Les intérêts économiques des entreprises françaises (Orange, Total, Castel…) sont relativement faibles au regard d’autres pays.

Il y a également des intérêts forestiers et de l’uranium, mais Areva a gelé la mise en chantier du site de Bakouma il y a deux ans. Quant au pétrole découvert dans le nord du pays, il a été attribué à une compagnie chinoise. Les seuls intérêts économiques français dans le pays ne suffisent sans doute pas à expliquer l’intervention française. Il est vraisemblable en revanche que les enjeux soient perçus de manière régionale, avec la crainte que les affrontements centrafricains ne finissent par déstabiliser les pays limitrophes où les intérêts économiques sont plus importants.
Il faut également rappeler le poids de la hiérarchie militaire dans le choix des interventions, que les journalistes qui ont suivi la véritable genèse de l’opération Serval au Mali ont bien mis en évidence. En Centrafrique comme au Tchad voisin, l’armée est massivement présente, pour des raisons stratégiques, depuis des années, malgré l’absence de base militaire officielle. On ne pouvait pas laisser déstabiliser cette zone de manière durable.

Quelles formes de mobilisation à l’égard de cette nouvelle intervention militaire peut-on attendre de la part de militants anti-impérialiste ?
En France, il est plus difficile de mobiliser contre l’impérialisme français que contre l’impérialisme américain, propagande oblige. C’est encore plus vrai quand l’armée française prétend intervenir pour porter secours à des populations en danger, lesquelles peuvent accueillir favorablement – au moins dans un premier temps – l’arrivée des militaires français, jusqu’à paralyser les réactions des organisations progressistes (syndicales, associatives) dont on pourrait attendre au moins un regard critique. Il faut tenter de cerner et d’expliquer de manière non réductrice les enjeux de cette intervention, rappeler le passif de la France en matière d’ingérence forcenée, et la responsabilité qu’elle porte dans la situation actuelle, qui la discrédite pour toute solution d’avenir.

Contre l’amnésie ambiante, il faut également rappeler le bilan des opérations « humanitaires » précédentes, comme l’opération Licorne en Côte d’Ivoire, et continuer à informer sur les opérations en cours, comme l’opération Serval au Mali : absence de résolution des problèmes, duplicité de la diplomatie française, tentative de mise sous tutelle politique et militaire… Enfin il faut articuler des mots d’ordre sur le retrait des militaires français à des revendications qui prennent en compte le droit des Centrafricains à la sécurité

Plus généralement, concernant la Françafrique, peut-on repérer des infléchissements par rapport à la politique menée depuis des décennies par tous les gouvernements français, de droite comme de gauche ?
Les médias insistent sur l’absence de réseaux officieux sous Hollande pour conclure (une nouvelle fois !) à la disparition de la Françafrique. A supposer que cela soit vrai, cela ne change pourtant ni l’orientation de la politique suivie ni la persistance des instruments de domination (franc-CFA, dette, armée et services secrets français sur le continent notamment).

Après quelques hésitations de posture, on a également vu Hollande se convertir rapidement à la realpolitik en matière de collusion avec les régimes autoritaires et les dictateurs traditionnellement soutenus par la France. Sur le plan militaire, il faut même parler de régression. Le dernier Livre blanc de la défense, rédigé pendant l’opération Serval, relégitime les prétentions de la France à intervenir de manière unilatérale dans son pré carré traditionnel et à y consolider son dispositif militaire.

Quelle alternative se devrait de proposer un véritable gouvernement de gauche ?
Dans un premier temps, il faudrait par exemple cesser toute forme de soutien aux régimes répressifs, interdire toute présence militaire française en Afrique francophone, renoncer à la tutelle sur le ftranc-CFA, en finir avec la diplomatie du tiroir-caisse, auditer et annuler les dettes odieuses, reconnaître les crimes commis et ouvrir le dossier des réparations, et enfin mettre en place une aide qui profite aux populations locales et qui soit contrôlée par elles.

Propos recueillis par François Brun Vendredi 20 décembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 222 (19/12/2013)

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20 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

centrafrique: union sacrée

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Mardi 9 décembre, aucune voix ne s’est exprimée pour condamner l’intervention militaire française en Centrafrique lors du débat parlementaire sans vote.

«Le Parti socialiste observe que les violences commises aujourd’hui à Bangui justifient l’urgence d’agir pour prévenir les dangers menaçant la région, et dont les conséquences potentielles concernent autant l’Afrique que l’Europe », écrivent Harlem Désir et Cambadélis. EéLV a entonné la même rengaine officielle. « C’est un oui, mais un oui prudent » a cru bon cependant de rajouter le coprésident du groupe EÉLV François de Rugy.
À droite, François Fillon soutient « pleinement l’intervention en Centrafrique parce qu’il y a une urgence humanitaire et parce que nous avons le mandat des Nations unies ». « Je partage le point de vue de François Fillon », a renchéri Alain Juppé alors que Borloo, président de l’UDI, a apporté « un soutien sans réserve ».
Le Front national a tenu à joindre sa voix à ce concert unanime : « La dégradation de la situation civile et sécuritaire en Centrafrique justifie plus que jamais l’intervention militaire de la France sous l’égide de l’ONU. Cette intervention nécessaire d’un point de vue humanitaire est également conforme aux intérêts de la France dans la région. » Cette inédite solidarité avec le gouvernement est un geste visant à prouver que le FN est un parti responsable apte à accéder à la gestion des affaires.

Soutien critique… ou sans ! À gauche de la majorité parlementaire, André Chassaigne pour le PCF a certes formulé des critiques de la Françafrique, des doutes et des réserves, mais pour au final soutenir : « La France n’est pas étrangère à la situation chaotique que connaît ce pays. Elle porte une lourde responsabilité historique dans la tragédie centrafricaine. Elle n’est donc pas la plus qualifiée pour intervenir. C’est un paramètre que nous ne pouvons ignorer même si, je le dis clairement, il n’est pas question de tergiverser pour la protection des populations civiles, premières victimes des violences sanglantes qui déchirent ce pays. »

Il dénonce le « Sommet pour la paix et la sécurité en Afrique », « avant tout une offensive diplomatique pour la sauvegarde des intérêts de la France en Afrique » et exprime « un réel malaise face à cette intervention »… Mais pas au point de se prononcer contre ! Et au final il se rallie, toute honte bue, non sans contorsion : « Nous sommes attachés au multilatéralisme et donc favorables au recours à une force d’interposition sous l’égide de l’ONU. Mais une force qui soit multilatérale. Cela suppose que la France ne soit pas la seule à être impliquée, sur le terrain, aux côtés de la Misca. »

La position du Parti de gauche est, elle, sans faux détours, comme l’écrit François Delapierre, son secrétaire national : « A la différence de précédentes opérations militaires dans lesquelles la France a été hélas engagée, celle-ci s’inscrit pleinement dans le cadre du droit international puisque le conseil de sécurité de l’ONU a donné unanimement le mandat à notre pays d’appuyer la force africaine de la Misca chargée de protéger les civils et « stabiliser » le pays.[...]

L’alimentation énergétique de notre pays dépend de cette ressource (l’uranium, Ndlr) que notre sous-sol ne produit guère. La Centrafrique dispose du gisement de Bakuma et de frontières stratégiques avec des voisins dotés du précieux minerai. Tant que le nucléaire restera la première source de production d’électricité dans notre pays, la France devra contrôler des gouvernements qui détiennent la clé des mines africaines. ».

N’est-ce pas là un point de vue impérialiste, la légitimation du droit d’une nation dominante d’imposer sa loi, y compris pas les armes ? Delapierre dit cyniquement les vraies raisons de l’intervention… pour les justifier et les prendre à son compte. Vous avez dit opposition ?

Yvan Lemaitre Jeudi 19 décembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 222 (19/12/2013)

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20 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

du syndicalisme à la politique (jdd)

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Un passage pas si original

Edouard Martin n’est pas le premier syndicaliste à s’engager en politique. Certains combats syndicaux ont été des tremplins pour leurs leaders qui ont entamé ensuite une carrière politique. Explications.

Des meneurs syndicaux très courtisés

Avec la crise économique, de nombreux leaders syndicaux ont été médiatisés, notamment au moment de l’élection présidentielle en 2012. Ce sont souvent des responsables locaux, qui luttent contre la fermeture de leur usine ou des licenciements secs sur leur site. Des figures locales qui parlent directement aux électeurs. C’est le cas d’Edouard Martin, qui a officialisé sa candidature comme tête de liste socialiste aux prochaines européennes.

Les formations de gauche radicale, comme le Parti communiste, le Parti de gauche ou le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), recrutent aussi régulièrement dans les rangs syndicaux. A la tête d’une local Sud-PTT, Olivier Besancenot a ainsi mené une grève très médiatisée des facteurs en 1998-1999 dans les Hauts-de-Seine avant de devenir, bien plus tard en 2007, candidat de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) à l’élection présidentielle. Aujourd’hui, la LCR, devenue NPA, a recruté Pierre Le Ménahès, l’ancien métallo syndiqué à la CGT qui s’était rendu célèbre en tenant tête à Nicolas Sarkozy pendant un débat télévisé en mars 2012.

Des rapports ambigus entre deux mondes Le syndicalisme français est bien plus proche du champ politique que dans d’autres pays européens. Stéphane Sirot, sur le site Atlantico, explique ainsi que la Charte d’Amiens, qui définit le statut du syndicalisme en France, « consiste en fait à considérer que le syndicat suffit à tout : il soutient la revendication prosaïque tout en préparant la grève générale qui doit mener à une transformation radicale de la société ». « Le rapport du mou- vement syndical au champ politique est plus intense ici qu’ailleurs, dans la mesure même où l’organisation ouvrière se considère comme dépositaire des grands changements de l’avenir », complète le chercheur.

Avec la Ve République, les syndicats ont renoncé à renverser le système capitaliste et se sont rapprochés des organisations partisanes. La CGT relaie ainsi les idées communistes et, depuis 2012, celles du Front de gauche. La CFDT, partenaire privilégiée des gouvernements Jospin puis Ayrault, a souvent soutenu des réformes socialistes. Si Force ouvrière s’est toujours défendue d’avoir des rapports privilégiés avec un parti, la CFTC et plus encore la CFE-CGC sont marquées au centre-droit.

Des origines syndicales chez des élus de gauche comme de droite Edouard Martin, délégué CFDT, n’est pas le premier à avoir franchi le pas. Parmi les élus les plus célèbres passés par le syn-n dicalisme, on peut citer Arlette Laguiller, qui a œuvré pendant huit ans dans les instances de la CGT avant de cofonder Lutte ouvrière en 1968. José Bové, leader du syndicalisme agricole de 1983 à 2003 (notamment au sein de la Confédération paysanne qu’il a cocréé), a, lui été élu eurodéputé écologiste en 2009.

La droite a aussi su recruter au sein des syndicats. Christian Jacob, aujourd’hui patron des députés UMP, fut président des Centre national des Jeunes agriculteurs (CNJA). De novembre 1998 jusqu’au printemps 2010, Bruno Beschizza, aujourd’hui conseiller régional et spécialiste des questions de sécurité à l’UMP, a été secrétaire général du syndicat de police Synergie-Officiers.

Plus flagrant encore, l’Union nationale des étudiants de France (Unef), marquée à gauche, est quasiment considérée comme une écurie du Parti socialiste. François Hollande, Jean-Yves Le Drian, Manuel Valls, Lionel Jospin, Julien Dray, Harlem Désir, Benoît Hamon, Jack Lang… Tous sont passés par l’Unef. Les députés Jean-Christophe Cambadélis, Pouria Amirshahi ou Christophe Borgel l’ont même présidé. A droite, le RPR a longtemps trouvé de jeunes recrues au sein de l’Union nationale inter-universitaire (UNI) : Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé ou François Fillon, entre autres, en ont fait partie. Gaël Vaillant – leJDD.fr mercredi 18 décembre 2013

http://www.lejdd.fr/Politique/Du-syndicalisme-a-la-politique-un-passage-pas-si-original-644584

Commentaire: L’UNI n’est pas un syndicat étudiant « apolitique » (donc à droite) comme la FAGE, c ‘est une « officine » d’extrême droite!

Sur « La charte d’Amiens », à part la position « anarcho-syndicaliste » développée ci-dessus: le syndicat comme outil pour changer et organiser la société, il faut ajouter qu’elle nait d’une méfiance des anarco-syndicalistes, majoritaires, envers « le parti » de l’époque, socialiste, qui à peine créé « trahit » en participant à des gouvernements de droite!

Lire aussi: http://quefaire.lautre.net/spip.php?page=article&id_article=115

http://morsu.over-blog.com/article-charte-d-amiens-independance-syndicale-peut-on-s-en-reclamer–38546846.html

http://www.lcr-debatmilitant.org/archive_lettre/lettre_123_19_10_06.htm

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19 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

emplois et licenciements: combattre l’insécurité sociale

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En cette fin d’année, Hollande continue-t-il à guetter l’inversion de la courbe du chô- mage annoncée, tout absorbé qu’il est par son rôle de gendarme de la Françafrique ?

Sur le front de l’emploi, ce sont des milliers de salariéEs qui chaque mois continuent de perdre leur seul moyen d’existence. Si Petroplus, PSA, Goodyear, Arcelor Florange, Virgin, etc. ont sinistrement plombé la première année du gouvernement, ce sont désormais La Redoute, Alcatel, Fagor-Brandt, Michelin, Tilly-Sabco et tout l’agroalimentaire breton qui sont sur le devant de la scène sociale et illustrent sa politique.

Un sinistre bilan Selon le ministère du Travail, pour les neuf premiers mois de l’année, 736 plans de sauvegarde de l’emploi ont été notifiés, soit une hausse de 16 % par rapport à la même période en 2012, pendant que 12 790 entreprises ont déposé leur bilan au troisième trimestre (+ 7, 5 % en un an). Près de 53 000 emplois se trouveraient menacés par des procédures collectives (+ 5 % en un an).

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Dans l’industrie, sur les trois premiers trimestres de l’année, 191 fermetures d’usines employant plus de dix salariéEs ont été recensées, chiffre comparable, pour la même période, en 2012. Y compris pour des entreprises considérées comme solides : 6 000 entreprises de plus de cinq ans, soit près d’une défaillance sur deux, auraient fermé au troisième trimestre, soit 15 % de plus par rapport au même trimestre de 2012.

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Ces chiffres ne sauraient masquer le fait que le plus grand nombre de suppressions de postes ou d’emplois sont hors de statistiques, car résultant des effets dits induits ou indirects des plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) récents, et des fermetures.

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Les patrons bien servis Au cours de la campagne présidentielle Hollande avait dénoncé cette « désindustrialisation inacceptable », qui de 2007 à 2012 avait fait perdre 400 000 emplois dans les secteurs manufacturiers. Tentant de prendre le contre-pied du mortifère « l’État ne peut pas tout » de Jospin, le gouvernement a mis en place le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) de 20 milliards d’euros en faveur des entreprises, une Banque publique d’investissement, et lancé des aides à l’innovation et un programme « Nouvelle France industrielle » doté de 34 plans sectoriels.

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Rien que des cadeaux au patronat ! Mais, surtout, pour permettre aux entreprises de gagner la course à la compétitivité, le gouvernement, appuyé par les confédérations CFDT, CGC et CFTC, a fait voter par sa majorité la loi validant l’Accord national interprofessionnel sur la compétitivité des entreprises permettant le développement de la « flexisécurité à la française » dont Sarkozy et le Medef avait rêvé.

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Allègement généralisé des procédures de contrôle et de résistance des institutions représentatives du personnel (comité d’entreprise, CHSCT), et impossibilité pour les salariéEs de s’opposer à leur licenciement en cas de refus des modifications de contrat de travail, vont accroître l’insécurité de l’emploi. La contre-réforme de l’inspection du travail tendant d’une part à dessaisir les inspecteurs de leur prérogatives tout en allant vers une dépénalisation du droit du travail « con- soliderait » ces dispositions.

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Au total, et en conséquence, le risque est grand de voir encore s’affaiblir les résistances collectives en matière d’emplois ou de salaires. Enfin une vraie piste ouverte par le gouvernement pour voir la compétitivité des entreprises s’améliorer !

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L’urgence de la riposte  S’il n’est pas sûr que cet « environnement » plus favorable suffise au patronat, il est urgent pour les salariéEs d’engager un combat résolu contre ces politiques. Loin de toutes les formulations autour des « consommons, produisons, français », la riposte des tra- vailleurEs doit se construire autour de l’interdiction des licenciements, la réduction massive du temps de travail sans baisse de salaire et l’amélioration des conditions de travail de toutes et tous.

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Alors que les Goodyear tiennent bon, ils pourraient être rejoints pas les travailleurEs de La Redoute contre les liquidations d’emplois, et de Michelin et Total sur les salaires. Un pôle ouvrier des résistances qui se placerait au centre du combat politique contre le gouvernement.

Robert Pelletier Jeudi 19 décembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 222 (19/12/2013)

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19 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

éducation, peillon recule sur les classes préparatoires mais prépare de nouvelles attaques contre les zep (lo)

peillon

Le ministre de l’Éducation nationale Vincent Peillon a annoncé qu’il « repoussait » la réforme des classes préparatoires.

Il s’agit d’un recul face à la forte mobilisation des enseignants auxquels le gouvernement projetait d’imposer une augmentation du nombre d’heures de cours à leur charge, ou une perte de rémunération.

Cherchant à opposer une catégorie d’enseignants à une autre, le gouvernement prétendait consacrer les sommes ainsi économisées à l’éducation prioritaire. La ficelle était un peu grosse, car en même temps que le ministère parlait d’accorder des crédits aux ZEP (zones d’éducation prioritaire), il prévoit d’en diminuer le nombre ! Il appelle pompeusement cela la « refondation de la politique de l’éducation prioritaire » !

Ce serait une attaque contre les enseignants des établissements visés qui, en perdant le statut de ZEP, verraient leur salaire diminuer. Quant à la baisse de deux heures de leur temps de service, afin de renforcer le suivi des élèves, ce sont les enseignants qui devraient la payer ! Mais cela se ferait surtout au détriment des élèves, qui perdraient les moyens supplémentaires qui leur sont attribués dans le cadre des ZEP et leur permettent de travailler dans de bonnes conditions.

Les élèves perdraient par exemple la possibilité de travailler en demi-groupe dans certaines matières, et leur nombre par classe ne serait plus limité à 24. Ce sont donc les enfants des milieux populaires qui feront les frais de la baisse du nombre d’établissements scolaires classés en ZEP, puisque ce sont eux qui n’ont pas d’autre choix que de les fréquenter. Marc RÉMY

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2368&id=14

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