Archive | Macronie

12 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Lepaon/Cgt : Le gouvernement n’a pas choisi « la rupture » (Jdd)

Lepaon/Cgt : Le gouvernement n'a pas choisi

Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, s’est dit déçu par la première année du quinquennat de François Hollande.

« Nous sommes déçus du résultat de la politique et de la politique elle-même mises en œuvre par ce gouvernement. Il n’a pas choisi la rupture d’un point de vue économique avec les gouvernements précédents puisqu’on voit que les mêmes recettes vont produire les mêmes effets contrairement aux engagements du président de la République et contrairement aux engagements de campagne électorale des députés qui se sont fait élire sur des questions sociales », a-t-il estimé lors du Grand Rendez-vous Europe1 – i>TELE – Le Parisien – Aujourd’hui en France

Politique  |  12/05/2013 – 10:20

http://www.lejdd.fr/Politique/Depeches/Lepaon-le-gouvernement-n-a-pas-choisi-la-rupture-606862

Commentaire: Bientôt le Paon va découvrir que le social-libéralisme c’est pas la rupture! Et là çà va faire mal!

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11 mai 2013 ~ 0 Commentaire

École et entreprises : Hollande à l’école du vice

École et entreprises : Hollande à l’école du vice dans Educ'action ecoleusine-c91de

Lors de son discours de clôture des « assises de l’entrepreneuriat » le lundi 29 avril, François Hollande a donné ses nouvelles ambitions pour l’école.

Il déclarait prévoir « de la sixième à la terminale, un programme sur l’entrepreneuriat. » Cet enseignement est censé répondre aux problèmes d’orientation des jeunes, à leur méconnaissance du monde de l’entreprise… Le problème est juste : l’école ignore totalement le monde du travail, à l’exception d’un stage en entreprise en troisième et des filières professionnelles. Il faudrait rendre obligatoire des enseignements sur le droit du travail, l’histoire du mouvement ouvrier et du syndicalisme. Les stages en entreprises devraient tous être rémunérés (à salaire égal).  Au lieu de cela, Hollande prétend « qu’il ne peut y avoir d’entreprise sans chef d’entreprise ». Les expériences des coopératives, de la nationalisation, du contrôle ouvrier, des LIP sont donc jetées à la poubelle.

Nouvelles valeurs de l’école:
On y enseignera donc sans doute qu’il faut mentir, voler et tricher dans l’intérêt du patron.
– Mentir, comme les patrons de PSA ou de Mittal, pour justifier les fermetures d’entreprises.
–  Voler, comme le rapportait le syndicat Solidaires Finances publiques le 22 janvier dernier, à propos de la fraude fiscale qui représenterait entre 60 à 80 milliards d’euros.
– Tricher, comme le constatait le ministère du Travail dans un rapport récent(1). Plus des trois-quarts des chefs d’entreprises inspectés ont commis au moins une infraction à la loi (78 % en 2011, 77 % en 2010, 73 % en 2009, 80 % en 2008). On est donc bien loin de ce que les enseignantEs ont envie de transmettre. Voici donc l’autre face de la morale laïque de Peillon : le vice patronal d’Hollande !

Raphaël Greggan
1. Rapport de 2011 de l’inspection du travail : http://travail-emploi.gouv.fr

Samedi 11 mai 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 194 (08/05/13)

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10 mai 2013 ~ 0 Commentaire

« Union nationale » : la duperie

« Union nationale » : la duperie dans Macronie tardi-drapeau

La crise sociale et politique suscite de nouvelles vocations de rassembleur de la nation.

Bayrou, dans son rôle préféré, décrète « la patrie en danger » alors que Marine Le Pen se voit déjà en « chef » de la nation rassemblée… Ils espèrent trouver ainsi les faveurs de l’électorat populaire qui voit dans les jeux politiciens traditionnels une impasse et dans l’alternance droite gauche une tromperie. Selon un sondage Ifop pour le Journal du dimanche, 78 % des Français rêveraient d’un gouvernement d’union nationale ou technique, seul capable, paraît-il, de trouver des solutions à la crise en dépassant les a priori idéologiques. Du moins, c’est ce que prétendent les commentateurs… Et il ne manque pas de vocations politiciennes pour flatter cette illusion.

Offre de service aux classes dirigeantes…
Au sein même de l’UMP, Apparu, un proche de Juppé, envisage un gouvernement UMP-PS, Bayrou ou Borloo sont en gros sur le même thème, et Marine Le Pen semble maintenant habitée par son nouveau personnage avec plus de conviction que Bayrou. « Il est certain que quand la gravité de la situation est telle que celle-là, si j’étais amenée (…) à être portée au pouvoir par les Français, je ferais probablement un gouvernement d’union nationale », déclarait-elle sur Canal+. Elle ajoutait : « Est-ce qu’on continue dans la direction de l’austérité ? Dans ce cas-là, je comprends la proposition de M. Apparu. Effectivement ils peuvent faire un gouvernement UMP-PS puisqu’en réalité il n’y a aucune différence entre leurs politiques, ça fait des années que cette politique est mise en œuvre ». Marine Le Pen veut, elle, jouer du discrédit du PS et de l’UMP pour vanter l’union nationale… derrière elle et le FN !
Quel que soit le scénario dans lequel ces politiciens se mettent eux-mêmes en spectacle, loin de résoudre la crise ou d’apporter des réponses aux besoins de la population, un tel gouvernement n’aurait d’autre fonction que d’imposer à la population, de façon plus ou moins brutale, la continuité et l’aggravation d’une politique qui ne sert que l’oligarchie financière. C’est ce qui a eu lieu en Grèce, en Italie ou en Allemagne quelques années plus tôt, et cela n’a en rien apporté une solution du point de vue des classes populaires. En effet, il ne peut y en avoir sans l’intervention directe de ces dernières pour mettre les puissances de l’argent hors d’état de nuire.

Yvan Lemaitre

Vendredi 10 mai 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 194 (08/05/13)

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09 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Gouvernement et entreprises : l’hymne à l’amour

Gouvernement et entreprises : l'hymne à l'amour dans Austérité capitaliste-a

La première année du quinquennat Hollande a été marquée par ses reniements incessants et ses « preuves d’amour » en faveur du Medef. Mais ce n’était pas suffisant, Hollande a donc déclaré sa flamme.


Un an après l’élection de Hollande, loi après loi, force est de constater que le gouvernement Hollande-Ayrault a été fidèle et attentionné… aux desiderata du patronat. Les 20 milliards de cadeaux fiscaux ou la loi dite de « sécurisation de l’emploi » en sont des illustrations édifiantes. Mais cela ne semble pas suffire et le 30 avril dernier lors des « assises de l’entrepreneuriat », Hollande a continué à engraisser les « pigeons » en distribuant de nouveaux cadeaux fiscaux, et vanté les louanges de l’entrepreneuriat dès le plus jeune âge.

Les patrons qui vendent leur entreprise ou les actionnaires qui cèdent leurs actions seront désormais taxés sous le barème de l’impôt sur le revenu, mais ils bénéficieront d’un abattement suivant la durée de la détention de leur part. Pour une détention inférieure à deux ans, aucun abattement ne s’appliquera, le prélèvement sera de 44 %. Pour une détention comprise entre deux et huit ans, un abattement de 50 % sera appliqué et pour une détention à plus de huit ans, l’abattement sera de 65 %. Une progressivité pour « inciter les investisseurs à garder leurs actions plus longtemps »…

Et cerise sur le gâteau, un régime incitatif s’appliquera aux actionnaires de PME de moins de dix ans, aux personnes partant en retraite, aux « jeunes entreprises innovantes » et aux cessions intrafamiliales. Avec une déduction d’impôt de 50 % entre un an et quatre ans, de 65 % entre quatre ans et huit ans, et de 85 % pour une détention supérieure à huit ans… Et pour les patrons partant en retraite, une ristourne fiscale supplémentaire de 500 000 euros sera appliquée. Ce « choc de simplification » fiscal, appliqué aux entrepreneurs qui n’ont pas les moyens de délocaliser leurs profits dans les paradis fiscaux, coûtera entre 200 et 300 millions d’euros qui s’ajouteront aux 750 millions déjà obtenus par les « pigeons » indignés l’automne dernier. Le manque à gagner de l’État sera compensé par les augmentations de TVA ou d’impôts sur le gas-oil que paieront les salariés, les retraités, les chômeurs.

La mesurette
Pour tenter de nous faire avaler cette nouvelle pilule, Hollande propose dans le même temps une loi dite « Florange » pour obliger les patrons des entreprises qui souhaitent fermer un site de le céder à un repreneur, une loi que le candidat Hollande avait promise mais mise aux oubliettes depuis un an. En regardant de plus près ce projet, il s’agit d’obliger les employeurs d’entreprises de plus de 1 000 salariéEs qui veulent fermer un site de plus de 50 salariéEs à rechercher un repreneur.  Et si malgré les amis de l’employeur qui siègent au tribunal de commerce, il n’a pas pu démontrer son effort à rechercher un repreneur, il pourra être condamné à une amende dont le montant minimum n’a même pas été fixé. Autant dire que Varin, Mittal et tous leurs amis du Medef pourront continuer tranquillement leur sale besogne.  Si toutefois il arrive à terme, ce projet de loi bien minimaliste est loin de représenter le moindre petit pas vers la revendication qu’exigent la saignée sociale et les luttes de ces derniers mois : l’interdiction des licenciements, de tous les licenciements.  Hollande reste bel et bien le président du patronat.

Sandra Demarcq Jeudi 9 mai 2013

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09 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Austérité : un tournant ?

Austérité : un tournant ? dans Crise humour4

La commission européenne a accordé le 3 mai un délai de deux ans à la France (et à d’autres pays) pour ramener son déficit budgétaire à 3 %, conformément à la « règle d’or » des traités européens. Cela deux semaines après le lancement d’une polémique, au sein même du parti socialiste, sur l’austérité en Europe.
Ce fut alors un vrai « petit débat à la con ». Suite à la diffusion d’un brouillon de rapport interne à la direction du PS déplorant « l’égoïsme » du gouvernement allemand, Bartolone réclama une « confrontation » avec Merkel, Valls cria à l’irresponsabilité, la droite condamna la démagogie socialiste, Hollande synthétisa : la France est en « tension amicale » avec l’Allemagne. Bref, un « débat » bien fait pour masquer les vrais problèmes et alimenter les préjugés nationalistes. C’est dans ce contexte que Moscovici s’est réjoui de la décision de la Commission européenne. « Entre la réduction des déficits et le soutien à la croissance, c’est [le dernier point] qui l’emporte et c’est fondamental. (…) Ce sont les thèses françaises qui ont été entendues. » Il y aurait donc un virage, de l’austérité (allemande ?) vers la « relance » (française ?) ?

La crise s’aggrave
La décision de la commission n’a pourtant rien d’extraordinaire. D’abord, il s’agit un simple délai. Pas une remise en cause de fond des politiques d’austérité. La commission ne fait que constater l’impossibilité d’appliquer la « règle d’or ». Partout la crise du capitalisme, conjuguée aux plans d’austérité, se traduit par la récession, qui fait plonger les recettes fiscales et donc… enfler les déficits. Bruxelles prévoit une récession de 0, 4 % pour la zone euro cette année, un tout petit + 1, 2 % pour 2014. En France une récession prévue de 0, 1 % du PIB en 2013 devrait donc s’accompagner d’un déficit budgétaire de l’État de 3, 9 % du PIB en 2013, et de 4, 2 % en 2014. La commission a demandé au gouvernement français d’accélérer les réformes du marché du travail, des retraites, des services publics, et les dirigeants socialistes se sont empressés de dire qu’ils feraient ces réformes !

La faute à l’Allemagne ?
Le débat sur l’austérité va donc (heureusement) continuer à faire rage. Mais faut-il insister sur une « responsabilité allemande » ? En Europe, il y a des situations économiques différentes d’un pays à l’autre, et des rapports de force. L’Allemagne est l’État qui a aujourd’hui le plus intérêt à imposer l’austérité la plus systématique. Il est aussi incontestable que l’on voit, depuis le début de la crise, se durcir des relations qui fleurent le néo-colonialisme au sein de l’Union européenne. Les plus grandes puissances européennes ont imposé des réformes semblables aux plans d’ajustement structurel du FMI dans les pays qu’on disait du « tiers-monde », à la Grèce, à Chypre, ou au Portugal, avec la même arrogance antidémocratique. Mais si la France est censée être un « pays du milieu », par la situation économique, entre ceux du nord et ceux du sud du continent, ses gouvernements, sous Sarkozy puis sous Hollande, ont été pleinement coresponsables de ces politiques, en accord avec l’Allemagne sur l’essentiel, pour le plus grand profit de ses riches, de ses grandes entreprises et de ses banques.
C’est qu’au-delà de la situation de tel ou tel pays, il y a une sorte de programme commun de tous les capitalistes du continent européen, du nord au sud : leur argent est placé partout, en titres financiers divers, via un système financier globalisé, et ils tiennent tous à maintenir la valeur de leurs fortunes, leurs titres de dettes publiques, leurs actions, leurs créances. Pour cela, les États doivent payer leurs dettes rubis sur ongles, ne doivent pas laisser filer l’inflation, et doivent « sécuriser » les institutions financières et les fortunes. À l’inverse, tous les travailleurs européens, les Allemands comme les Français et ceux du sud, doivent être plongés dans l’insécurité sociale généralisée, par ces fameuses « réformes » qui doivent servir de levier pour exploiter toujours plus les salariés. Les socialistes européens, même ceux de la gauche du PS français, n’ont pas d’autre horizon. Leurs gesticulations (inspirées de Mélenchon ?) contre « l’hégémonie » allemande sont dérisoires et contribuent à diviser les classes populaires du continent. Et comme par hasard, plus ils sont virulents dans le chauvinisme, moins ils sont radicaux sur le plan économique, face aux profits et comportements des banques et des grandes entreprises françaises… et aux responsabilités de leur propre gouvernement.

Yann Cézard Mercredi 8 mai 2013

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09 mai 2013 ~ 0 Commentaire

L’État prêt à céder des participations : ces privatisations qui ne disent pas leur nom (LO)

L'État prêt à céder des participations : ces privatisations qui ne disent pas leur nom (LO) dans Crise humour_benefices_records_banques-300x277

Dimanche 5 mai sur TF1, Jean-Marc Ayrault a annoncé que, « dans un certain nombre d’entreprises » dont l’État est actionnaire, le gouvernement envisageait de vendre ses participations « pour financer l’investissement ». Le lendemain, son ministre de l’Économie, Moscovici, se hâtait d’affirmer que « ce n’est pas le retour des privatisations ». Mais on n’est pas obligé de le croire…

De 1997 à 2002, Moscovici n’a-t-il pas été ministre d’un autre gouvernement PS, celui de Lionel Jospin ? Or, ce dernier, après avoir déclaré ne pas entendre mener une politique de privatisations, s’était vanté, lors d’un débat télévisé durant la campagne présidentielle de 2002, d’avoir « plus privatisé en cinq ans que la droite en sept ans ». Cette fois-là, il ne mentait pas. En effet, Jospin avait privatisé, entre autres, le Crédit lyonnais, la Caisse nationale de prévoyance… Il avait aussi, formule hypocrite, « ouvert le capital » de France Télécom ou d’Air France, pour ne pas dire qu’il les livrait aux appétits du privé.

Aujourd’hui, le gouvernement Ayrault s’apprête à faire de même. L’État détient l’équivalent de 100 milliards d’euros de participations dans diverses entreprises (EDF, 26,9 milliards, GDF, Suez 14,5 milliards, EADS, près de 5 milliards, Safran, Aéroports de Paris, France Télécom, Renault, Thalès, Areva, Air France…, pour ne citer que les plus importantes), dont 62,5 milliards d’euros dans des sociétés cotées en Bourse. Avant même qu’Ayrault n’évoque publiquement la possibilité de « céder des participations », le gouvernement a déjà commencé à le faire. Ainsi, il vient d’obtenir 448 millions en vendant 3,12 % du capital du groupe aéronautique Safran, dont l’État reste le premier actionnaire avec 27 % du capital.

Bien sûr, le gouvernement ne s’apprête pas à vendre tous ses « bijoux de famille », même si leur valeur estimée correspond au montant du déficit public annuel qu’il peine à combler. Pour vendre, il faut trouver preneur. Certaines entreprises — celles qui rapportent le plus — étant plus alléchantes que d’autres pour les capitaux en quête de bonnes affaires, il y a fort à parier que ce sont principalement celles-là dont le gouvernement jettera des parts aux capitaux privés. Mais l’État s’en trouvera appauvri du même coup, car les seules entreprises cotées en Bourse dont il est actionnaire lui rapportent 4,5 milliards de dividendes par an. Qu’il en vende tout ou partie, ce sera autant de moins qui rentrera dans les caisses de l’État. Cela creusera un peu plus à l’avenir les déficits publics qui servent à tous les gouvernements de prétexte pour s’en prendre au niveau de vie des classes laborieuses.

Quand il s’agit de servir la soupe aux capitalistes, le gouvernement sait donc se souvenir que l’État est un actionnaire important et parfois majoritaire de certaines entreprises. En revanche, quand ces mêmes entreprises — Renault, Air France, France Télécom par exemple — annoncent des suppressions d’emplois, il se met aux abonnés absents et prétend ne pas pouvoir s’y opposer. Ayrault refuse de parler d’austérité à propos de sa politique. Il refuse maintenant que l’on parle de privatisation pour qualifier ces nouveaux cadeaux qu’il veut faire aux capitalistes. Peu importent les mots, c’est la réalité qui compte : celle d’une politique tout au service de la bourgeoisie et que les travailleurs doivent combattre.

Pierre LAFFITTE

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2336&id=6

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08 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Une promesse vite amnistiée (Lce)

Une promesse vite amnistiée (Lce) dans Macronie logo-canard

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07 mai 2013 ~ 0 Commentaire

8 mai 1945/ 8 mai 2013, le MRAP rend hommage aux « oubliés de l’histoire »

8 mai 1945/ 8 mai 2013, le MRAP rend hommage aux « oubliés de l’histoire »  dans Antiracisme banania-etiquetterien dans Macronie

Le 8 mai 1945 était signée la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie. Les peuples étaient « venus à bout de la bête immonde ».

Le MRAP se doit de rappeler inlassablement, qu’à cette victoire sur le IIIe Reich et le fascisme ont contribué, à côté des alliés –Soviétiques, Américains et Anglais pour la plupart – de nombreux immigrés venus d’Afrique noire et du Maghreb mais aussi de l’Europe toute entière. Les uns avaient fui l’idéologie fasciste qui avait d’abord triomphé en Italie, puis en Allemagne et en Espagne ; d’autres, colonisés, espéraient que leurs peuples bénéficieraient eux aussi de cette liberté chèrement acquise pour sortir du statut colonial et devenir des citoyens de leur propre patrie.

On ne demandait pas alors aux combattants étrangers de la résistance s’ils mangeaient de la viande hallal ou s’ils avaient des papiers !

Qu’il s’agisse des Algériens, Marocains, Tunisiens, Africains, Antillais, Malgaches, de ceux du groupe Manouchian de la Main d’Œuvre Immigrée (MOI) désignés comme « terroristes » sur l’Affiche rouge, ou encore de ceux, notamment les Républicains espagnols, qui, dans des chars baptisés Guadalajara Ebro, Teruel, Brunete, Madrid – mais également Don Quijote ou Durruti – ont contribué à libérer Paris. « Pourrions nous accepter que nos cimetières où se mêlent par milliers les croix chrétiennes, les étoiles juives et les croissants de l’Islam, soient ensevelies sous l’oubli et l’ingratitude ? », interrogeait le Général De Gaulle le 23 avril 1968.

Aujourd’hui, après les 5 années de xénophobie d’Etat du gouvernement Sarkozy et une campagne électorale 2012 durant laquelle, une droite – dont les composantes de droite extrême n’ont plus rien de républicaines, ainsi que le Front National – ont rivalisé dans l’abject, le racisme atteint des proportions particulièrement inquiétantes : 69% des Français estiment qu’il y a trop d’immigrés (+22% par rapport à 2009), le rapport de la CNCDH indique une hausse des menaces et actes racistes de 23%. Des thèses racialistes se développent.

Le MRAP espérait, avec l’élection de François Hollande et une majorité PS à l’Assemblée des changements notoires. Mais hélas, la douloureuse question des sans papiers demeurent inchangée : aujourd’hui un très grand nombre d’ enfants et petits enfants des combattants morts pour la France sont sans papiers, sans droits, sans reconnaissance. Ceux qui ont des papiers se voient toujours refuser le droit à la citoyenneté : le droit de vote aux résidents non communautaires, pourtant promesse du candidat François Hollande semble oublié. Ce n’est pourtant qu’une question de justice d’égalité, de dignité.

Ceux d’entre eux qui sont de nationalité française sont trop souvent victimes du racisme, de la relégation, de la discrimination.

Le MRAP tient également à rappeler que non seulement ces « indigènes » ont été exclus du défilé de la victoire du 8 mai 1945 à Paris, mais que, ce même jour, une répression terrible s’abattait en Algérie, sur la région de Sétif, parce qu’un drapeau algérien, symbole de l’indépendance, était brandi au cours d’un défilé célébrant la victoire. Il y eut alors des milliers de morts. Ces massacres préfiguraient ceux de dizaines de milliers de manifestants perpétrés à Madagascar par l’armée française face aux insurgés Malgaches qui avaient attaqué un camp militaire. En ce 8 mai 2013, le MRAP tient à rendre hommage à tous ces combattants venus d’ailleurs, « à ces étrangers et nos frères pourtant », qui ont lutté pour que la devise Liberté, Égalité, Fraternité ne soit pas un vain mot. Et quel meilleur hommage que de continuer leur lutte pour une société plus juste d’où le racisme aura enfin disparu, où le « vivre ensemble » l’emportera sur toutes les peurs et les haines.

 MRAP  mardi 7 mai 2013 – 12h18

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07 mai 2013 ~ 0 Commentaire

«Pas de privatisations», promet Harlem Désir (Libération)

«Pas de privatisations», promet Harlem Désir (Libération) dans Macronie pinocchio-300x221

«Céder des actifs, ce n’est pas forcément privatiser», souligne le numéro un du PS après l’annonce des projets du gouvernement en la matière.

Par AFP

Harlem Désir, Premier secrétaire du PS, interrogé mardi sur le projet gouvernemental de vente de participations de l’Etat dans des entreprises publiques, a assuré qu’il n’y aurait «pas de privatisations». Sur BFMTV et RMC, l’eurodéputé a expliqué, à propos de l’évocation par Jean-Marc Ayrault dimanche d’une réduction de la participation de l’Etat dans certaines des ces entreprises : «céder des actifs, ce n’est pas forcément privatiser. En l’occurrence, il n’y aura pas de privatisation». «Il s’agira d’utiliser la recette de la vente de parts dans certaines sociétés industrielles pour investir dans de grands plans d’avenir : le numérique, la transition écologique», a poursuivi Harlem Désir. «L’Etat peut décider qu’il peut être intéressant de céder quelques pour cent dans des entreprises industrielles sans mettre en cause sa capacité à y garder une influence», a insisté le numéro un socialiste. «Ces cessions ne serviront pas à financer le fonctionnement du budget de l’Etat ou à combler le déficit», a-t-il assuré. Cependant, il ne faudra pas, dit-il, de désengagement de l’Etat dans des entreprises «où il y a des enjeux de service public», comme la SNCF ou La Poste.

Il a cité Renault ou France Télécom où des baisses de participation de l’Etat ont déjà été opérées sans que ce dernier perde son influence stratégique. «Heureusement que l’Etat est là pour influer sur les choix d’investissement !», a souligné Désir. Il a mis en avant l’exemple de Safran, entreprise du secteur de l’armement où «il y a eu quelques pour cent qui ont été vendus», «ça peut aider demain à accompagner ce que décidera la Banque publique d’investissement». Jean-Marc Ayrault a expliqué dimanche que le gouvernement envisageait de réduire la participation de l’Etat dans le capital «d’un certain nombre d’entreprises publiques» pour consacrer le produit à l’investissement, «pas pour boucher les trous du budget».

7 mai 2013 à 09:33 (Mis à jour: 10:13)

http://www.liberation.fr/politiques/2013/05/07/pas-de-privatisations-promet-harlem-desir_901422

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07 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Un an pour Hollande : Zéro pour les salariéEs !

Un an pour Hollande :  Zéro pour les salariéEs ! dans Macronie chute-libre-300x214

Un an après son élection, force est de constater que le changement tant promis par le candidat Hollande n’a pas eu lieu.

Rien d’étonnant à cela puisque depuis le 6 mai 2012, Hollande et son gouvernement n’ont eu de cesse d’apporter « des preuves d’amour » au Medef. Les 20 milliards d’euros de cadeaux fiscaux et la destruction du code du travail via la loi dite de « sécurisation de l’emploi » en sont des illustrations  édifiantes.

Un an de reniements

Des rares promesses du candidat Hollande qui auraient pu un tant soit peu froisser le patronat et les plus riches, rien n’est resté. La renégociation du TSCG, l’imposition à 75%, la loi de « dissuasion » des licenciements, la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, le droit de vote des étrangers, le non-cumul des mandats, la révolution fiscale… tout est passé à la trappe, sauf la loi en faveur du mariage pour tous, seule promesse tenue, qui ne peut cacher la forêt des reniements.

Pire, en un an, aucune attaque majeure de Sarkozy n’a été remise en cause.

Sur certaines questions comme celle de la réduction des déficits ou de l’immigration, il y a même une véritable continuité avec le gouvernement précédent. 2012 a été l’année record des expulsions des immigréEs… triste record sous un gouvernement dit de gauche. Continuité aussi également de la politique de la françafrique avec l’intervention au Mali.

Ils gardent le cap !

La politique d’austérité menée par le gouvernement Hollande-Ayrault dégrade les conditions de vie  du plus grand nombre. Le taux de chômage bat des records historiques, la précarité et la pauvreté s’installent durablement et touchent de plus en plus de jeunes, de salariés, de chômeurs et de retraités. Face à cette situation, la colère se fait entendre. Celle des salariés qui luttent contre les licenciements et les fermetures d’usines ou les suppressions d’emploi dans le secteur public ; celle qui s’exprime contre l’Ayraultport à Notre-Dame- des-Landes ou encore celle des manifestants du 1er et du 5 mai. Malgré cela, Hollande et son premier ministre ont décidé de garder le cap. L’austérité sera poursuivie au nom de la croissance et de l’emploi. Nos retraites sont d’ores et déjà dans le collimateur du gouvernement et du Medef  et les privatisations vont s’accélérer.

Résister et s’opposer

Cette politique prépare le retour de la droite, si discrète sur les mesures économiques du gouvernement et  nourrit la montée du Front national qui se renforce grâce aux reculs sociaux et aux affaires qui touchent la gauche et la droite. Il y a urgence à développer et à faire converger les mobilisations afin de changer le rapport de force et construire une alternative politique contre la droite et l’extrême droite dans la perspective d’un gouvernement anti-austérité qui interdise les licenciements, augmente les salaires et les retraites pour imposer une autre répartition des richesses, développe les services publics,  annulent la dette et crée un monopole public bancaire. Il y a urgence à mettre les banques, le patronat et leurs serviteurs hors d’état de nuire.

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