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16 février 2014 ~ 0 Commentaire

Rassemblement ce dimanche 11 h pour Melisa, petite fille bulgare (cnt)

Rassemblement ce dimanche 11 h pour Melisa, petite fille bulgare (cnt) dans Antiracisme arton1248-e799e

Voici quelques nouvelles de Bobigny, après l’incendie d’une partie du terrain dit ’des Coquetiers’ qui a coûté la vie à Mélissa, une enfant de 8 ans qui fréquentait l’école Marie Curie.

Une vingtaine de familles dont les cabanes ont été détruites sont hébergées en hôtel, jusqu’à di- manche. Les débris de l’incendie sont en cours de déblaiement et les familles pourront revenir sur les lieux. Emmaus Coup de main mettra des caravanes à leur disposition. Un diagnostic est en cours. Le terrain est la propriété de la mairie qui ne demandera pas son expulsion, mais le Préfet tentera de l’obtenir.

La famille de Melissa souhaite la ramener en Bulgarie, mais ce ne sera pas possible avant au moins une semaine (enquête, remplacement des papiers brûlés, démarches…).

Le collectif prépare une marche blanche dimanche à 11h .

Nous dirons que Melissa est morte à cause de la misère, que nous voulons que les choses changent, mais ce sera avant tout un hommage à Melissa, un soutien à sa famille, à ses proches, ses camarades d’école. Merci de bien vouloir faire circuler l’appel au rassemblement.

Le Collectif de soutien aux Roms et Bulgares de Bobigny

MELISA

Une petite fille est décédée. Mercredi matin dans l’incendie du bidonville dans lequel elle habitait. Elle s’appelait Mélisa. Ce n’est pas la première fois. Il y a quelques années à peine, un petit garçon qui s’appelait Diego et qui avait le même âge est décédé dans un autre incendie. Pour les mêmes raisons. Ils avaient 8 ans à peine.

La France est la 6e puissance du monde. Nous avons les moyens d’en finir avec le mal logement de détruire l’habitat indigne, d’éradiquer les bidonvilles. Nous avons les moyens de construire des logements sociaux pour tous ceux qui en ont besoin. Il est temps de le faire avant que d’autres enfants n’en souffrent. Nous vous proposons un rassemblement à sa mémoire dimanche 16 février à 11 h devant les archives départementales. Une marche blanche traversera la ville jusqu’à l’école où Mélisa était scolarisée.

http://www.questionsdeclasses.org/?Rassemblement-ce-dimanche-11-h

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15 février 2014 ~ 0 Commentaire

Droit social, code du travail, protection des salariés…

gattaz 

…les fourberies de Sapin 

On ne connaissait jusqu’ici de Sapin, ci-devant ministre du Travail, que l’Accord national interprofessionnel (ANI) mal nommé de « Sécurisation ». Sa nouvelle loi, actuellement devant le Parlement, est plus insidieuse.

Dans un texte sur la formation professionnelle, la loi introduit deux cavaliers juridiques, sur l’inspection du travail et les prud’hommes, et prévoit de modifier le Code du travail par voies d’ordonnances. Et elle fait suite à une année de mensonges, d’entraves et de passages en force qui a vu le projet mis en œuvre, sans consultation, et… avant tout vote du Parlement !

Inspection du travail : une restructuration perverse !
En décembre 2012, à un ministère sous pression, Sapin annonce une restructuration de toute l’ins- pection du travail, et présente aux contrôleurs du travail furieux, une mesure de promotion indéfinie et non chiffrée, leur « seule voie de reclassement ».

C’est la stratégie de la marmite: une annonce après six mois de silence, et le sinistre Sapin referme le couvercle six mois de plus, sans rien révéler. Les syndicats font fuiter les projets, réservés à la seule hiérarchie. Et c’est glauque : disparition des sections d’inspection, des contrôleurs du travail, nouvelle couche de hiérarchie. Pour justifier ces bouleversements, « on » (la hiérarchie…) lâche qu’un projet de loi serait en cours. Rien de précis, mais « on » s’informe des relations sociales, lance des coups de sonde.

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Puis, les notes secrètes se transforment en directives publiques, et le plan est déployé comme un fait accompli, au mépris des agents. Le passage de contrôleurs dans le corps de l’ins- pection du travail, mis en œuvre à marche forcée, se révélera discriminatoire envers les femmes et les seniors. Immédiatement, le corps est décrété en extinction, sans attendre le passage de la loi1, et les admis envoyés en formation, ce qui désorganise les services. Les premières annonces sur les effectifs sont lourdes de menaces !

Et maintenant le grand-guignol continue… Sapin, bon maquignon qu’il est, glisse son projet au Parlement, sous couvert d’un ANI sur la formation professionnelle qui n’a rien à voir pour se justifier d’un accord qu’il n’a pas : alors qu’il appartenait au ministre chargé du Travail de consulter ses instances (CT, CHSCT), aucune, à l’échelle ministérielle ou régionale, n’a été consultée. Pas grave, on les rassemble dans le désordre ; les votes de consultation, tous négatifs, sont obtenus malgré l’alerte du CSHCT et le lancement d’une expertise sur les répercussions profondes sur les conditions de travail.

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Face à ces supercheries, une interprofessionnelle regroupant les syndicats du ministère, des UL et UD ( regroupant, avec des variantes locales, CGT, Solidaires, FSU et FO) et élargissant ainsi le champ de la mobilisation aux questions de la formation professionnelle, des prud’hommes, du droit du travail en général, a opposé jusqu’ici une résistance opiniâtre, mêlant grèves, actions et interpellations.

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Elle peut encore porter ses fruits. Le caractère convergent des préoccupations, la nécessité de défendre ensemble le socle commun de droits pour les salariés, font de cette lutte un combat à vocation plus large.  Les difficultés à trouver une majorité au Parlement ont déjà fait reculer le gouvernement sur les prud’hommes. Une brèche ouverte qui permet d’espérer d’autres reculs sur l’inspection du travail et la formation professionnelle et les nouvelles atteintes au droit du travail. Sapin joue gros : si une lutte déterminée arrive à ne serait-ce qu’à le faire reculer, la question de son mandat est en jeu. Un inspecteur du travail en lutte

Hebdo L’Anticapitaliste – 229 (13/02/2014)

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15 février 2014 ~ 0 Commentaire

Bravo stromae!

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15 février 2014 ~ 0 Commentaire

Quimper, membre de la majorité, elle vote contre le budget (of)

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A Quimper, Martine Petit, élue Europe écologie les Verts, a voté contre la majorité à laquelle elle appartient.

On savait que Martine Petit, adjointe à la vie citoyenne au sein de la majorité quimpéroise, prenait ses distances avec les choix de cette majorité. Cela a été confirmé ce vendredi. L’élue a choisi de voter contre le budget 2014. Elle a aussi critiqué « l’autoritarisme » de Bernard Poignant. Le maire a aussitôt demandé sa démission de son mandat d’adjoint. Quimper – 14 Février

http://www.ouest-france.fr/elections-municipales-membre-de-la-majorite-elle-vote-contre-le-budget-1931214

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15 février 2014 ~ 0 Commentaire

Oui à un dimanche rouge de mobilisation contre le «pacte de responsabilité» (militant)

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Notre réponse à la «lettre ouverte du NPA»: 

Au lendemain de la mobilisation de la « manif pour tous » du 2 février, Manuel Valls annonçait que jamais le gouvernement ne laisserait passer d’amendements sur la PMA ou la GPA (amalgamées en l’occurrence l’une à l’autre), puis le gouvernement suspendait la préparation de la « loi famille » qui, au dire, de la ministre Mm. Bertinotti, ne comportait pourtant ni PMA ni GPA mais aurait comporté la reconnaissance des procréateurs quelle que soit la filiation légale des enfants.

A cette occasion, avec l’aval du bouledogue qui jusqu’à présent tenait le groupe en laisse et mordait les dissidents, nous voulons parler de Bruno Le Roux, le groupe parlementaire PS s’est laissé aller à des « gestes de révolte » plus ou moins théâtraux qu’on ne lui avait jamais vu ni pour défendre les retraites, ni pour défendre le code du travail, ni pour défendre l’école publique, ni pour les syn- dicalistes inculpés, ni pour l’Inspection du travail, ni pour les prud’hommes, ni pour … etc.

Le député PS Pouria Amirshahi s’affole et expose à l’Humanité dimanche ce constat qui aurait pu être fait depuis des mois et des mois :

« Oui, la situation est alarmante, le MEDEF s’en tire chaque fois à très bon compte visiblement et le Front National trouve du grain à moudre en abondance. Comment amorcer un changement ? J’estime pour ma part, et c’est ce que je fais, qu’il faut d’abord dire les choses haut et fort, et insister sur la nécessité de changer de chemin à cette étape cruciale du quinquennat. Le temps est venu du redéploiement de l’Etat et de la redistribution, comme l’avait d’ailleurs prévu François Hollande. »

Gérard Filoche tire, dans une tribune au Plus du Nouvel Observateur, le bilan politique suivant : « Mécontenter son électorat ne permet pas de séduire celui d’en face. À ne pas répondre aux aspirations de la gauche, on ne capte pas pour autant les adversaires de droite. Les deux camps sont déçus et à la fin, il n’y a ni majorité dans le pays, ni majorité dans la gauche. Et inéluctablement, ça se reflète au Parlement : il faut dorénavant tordre le bras aux parlementaires pour qu’ils… suivent. »

Et un peu plus loin : « C’est pourquoi depuis début 2014, on n’entend plus parler que « d’or- donnances », de « votes de confiance ». Il n’y a plus, pour le moment, de libre majorité de confiance, plus de majorité d’adhésion. Pour cadrer l’expression des parlementaires, il faut mettre la barre plus haut et exiger leur fidélité en bloc. Car en détail, elle n’existe plus. Si les députés sont libres, beau- coup ne votent plus. Ils ont été élus sur une majorité constituée sur le discours du Bourget, ils ne sont pas à l’aise dans la politique actuelle. » Laissons à l’un et à l’autre leurs commentaires selon lesquels il serait encore temps d’en revenir à ce qu’avait initialement prévu François Hollande ou à son discours du Bourget, croient-ils vraiment d’ailleurs tant à la teneur « gauche » de ce passé proche qu’à l’intérêt d’y revenir ?

Reste une question, la vraie question : le besoin de la majorité, le besoin social, la démocratie, n’est-il pas, maintenant, de s’opposer, tous ensemble, au pacte de responsabilité ? C’est contre cela, contre ce qu’il contient, que nous avions chassé Sarkozy en 2012. Il semble qu’un grand «vote de confiance » au gouvernement, remanié ou non, se prépare pour le lendemain des élections euro- péennes, après donc la séquence des municipales les 23 et 30 mars, et des européennes le 25 mai. Plutôt qu’un vote direct sur le pacte de responsabilité ce serait un vote sur une déclaration de politique générale du gouvernement (article 49-1 de la constitution de la V° République). Il faut voter contre. Si ce gouvernement et si Hollande lui-même doivent tomber, que ce soit par là, par la résistance sociale, par le refus de leur politique patronale.

Dans tout le pays réel, ce n’est pas la marée brune, mais c’est la résistance sociale, qui partout se cherche, affleure et va percer.

Le NPA, par la voix de Philippe Poutou, Olivier Besancenot et Christine Poupin, excédé à juste titre par la succession de dimanche bruns de ces dernières semaines, en appelle à « un grand week-end de révolte de gauche ». La réussite d’une telle démonstration dépend de son utilité. Comme le disent les camarades du NPA : « Pour stopper la droite et l’extrême droite il est nécessaire de mettre un coup d’arrêt à cette politique d’austérité d’Hollande–Ayrault qui renforce le patronat et la droite et crée le terrain de l’offensive des forces réactionnaires ». Il faut interdire les licenciements, augmenter les salaires, annuler la dette, défendre la sécurité sociale, le droit au logement et les services publics !

Absolument ! Cet appel s’adresse à « l’ensemble des organisations de la gauche politique et syn- dicale qui ne participent pas à la majorité gouvernementale, aux associations qui militent pour la défense des droits sociaux et démocratiques » et leur propose de « se rencontrer pour agir en commun. » MILITANT en sera et répond Oui à cette proposition.

Porter un coup d’arrêt à la politique de ce gouvernement, c’est maintenant bloquer le « pacte de responsabilité » également dénoncé dans cet appel du NPA. Pour cela, nous pensons qu’il ne faut pas se limiter à proposer un grand week-end de manif en commun aux organisations de gauche non gouvernementales. Il faut s’en prendre au députés PS qui doivent voter contre le pacte de responsabilité et la confiance à ce gouvernement.

C’est toute la période qui vient, ces prochaines semaines où vont se dérouler les élections muni- cipales puis la campagne des Européennes, qui doit voir se lever la vague sociale, s’élargir le front commun, pour aboutir au rejet du pacte de responsabilité et à une manifestation majoritaire contre son adoption !

Pour cela il ne faut pas avoir peur de poser la question que l’ultra-droite tente de s’approprier pour le plus grand bénéfice de Hollande et d’Ayrault : il ne faudrait surtout pas les renverser car alors le pire serait à craindre !

Nous ne voulons plus être des otages. S’il faut renverser Hollande et Ayrault avant que ce soit l’ultra-droite qui le fasse, alors allons dans cette direction. Reconstituons dans la rue, dans les grèves, l’unité majoritaire qui a chassé Sarkozy, cette fois-ci contre Hollande. Avec la masse de ce qui reste de l’électorat socialiste, bien entendu. Avec comme perspective : un gouvernement qui nous représente réellement, en commençant par satisfaire les revendications les plus urgentes :

- à la poubelle et sans délai, le pacte de responsabilité !

- blocage de tous les plans de licenciements !

9 février 2014 16:09

http://www.le-militant.org/Militant/Editoriaux/Entrees/2014/2/9_Oui_a_un_dimanche_rouge_de_mobilisation_contre_le_pacte_de_responsabilite.html

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14 février 2014 ~ 0 Commentaire

Loi famille: la rue qui gouverne, c’est celle de droite

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Lundi 3 février, Manuel Valls a annoncé que, concernant la « loi famille », le gouvernement s’op- poserait à tout amendement sur la procréation médicalement assistée (PMA) et la gestation pour autrui (GPA), véhiculant l’amalgame entretenu par les réactionnaires entre deux pratiques n’ayant pourtant rien à voir. Puis le projet de loi promis par le PS a été retiré, renvoyé à 2015...

Alors même que les mobilisations de la « Manif pour tous » se centraient sur l’IVG et la psychose autour d’une « théorie du genre » qui relève davantage de la légende urbaine que des programmes scolaires, il est surprenant que le ministre de l’Intérieur prenne l’initiative d’une telle déclaration, forcément outrageusement médiatisée.

Comment donner aux réacs ce qu’ils ne demandaient même pas ? On pourrait s’interroger sur la légitimité de Valls à s’exprimer sur le sujet, projet de la ministre déléguée à la Famille, Domi- nique Bertinotti. Or si cette dernière s’est déclarée favorable à titre personnel à l’accès à la PMA (insémination artificielle, don de sperme…) à toutes les femmes (et non uniquement aux femmes en couple hétéro comme c’est le cas actuellement), cette mesure n’a jamais fait partie des premiers jets de la loi.

Des propositions d’amendements en ce sens (et non dans le sens de la GPA, qui correspond aux mères porteuses, ce que personne ne défend aujourd’hui) auraient sans doute été déposées, mais le gouvernement ayant enjoint à ses députés de voter contre, nul besoin de supprimer l’intégralité de la loi pour les bloquer.

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Pourtant, le gouvernement a bien fait le choix de reporter le projet de loi en 2015. Le Conseil consultatif national d’éthique, censé produire un avis sur la PMA début 2014, avec des États généraux (car la question de l’autonomisation des femmes dans leur capacité reproductrice est manifestement du même acabit que le clonage humain ou l’insémination post-mortem…), a fort opportunément déclaré qu’il lui faudrait de nouveau un an de réflexion.

Une loi imparfaite mais qui méritait un autre sort Par la décision absurde de repousser une loi pour une mesure qu’elle ne comportait pas, le gouvernement montre ainsi sa soumission aux réactionnaires. Bien que ses détails ne soient pas connus, la loi famille, à en croire les déclarations ministérielles, était imparfaite.

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D’abord, justement, par l’absence de la PMA. Ensuite, par la non-prise en compte de la situa- tion des familles homosexuelles, et ce malgré la demande des associations, compte tenu que le ma- riage pour touTEs était loin d’avoir réglé tous les problèmes. Enfin, elle contenait des mesures qui nécessitaient notre vigilance comme le droit à connaître ses origines, qui aurait pu remettre en cause le principe de l’accouchement sous X, principe pourtant adopté initialement pour des raisons sanitaires afin d’éviter les avortements clandestins tardifs et les abandons de nouveaux-nés.

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Néanmoins elle contenait aussi des avancées sociétales. Ainsi, une pré-majorité, qui aurait donné des droits (notamment un droit de vote, même partiel), dès l’âge de 16 ans. D’autre part, le principe de « coparentalité » permettant de reconnaître le rôle joué par les beaux-parents dans les familles recomposées, en leur accordant un statut légal facilitant le quotidien (statut de parent d’élève, accompagnement chez le médecin…) mais aussi l’héritage. Dans la même perspective, la loi devait faciliter l’adoption simple qui, ne rompant pas les liens avec les parents biologiques, peut être prononcée plus facilement. Ces deux mesures auraient permis de relativiser le lien biologique au bénéfice du lien social et affectif : la « Manif pour tous » est logiquement vent debout contre elles.

Le gouvernement recule, à nous d’avancer ! Même si Ayrault a vaguement annoncé que des projets de loi reprenant des éléments de la loi initiale seraient examinés, le gouvernement montre une fois de plus qu’il est prêt à se plier aux réactionnaires, qui n’acceptent que le modèle de la famille hétérosexuelle et nucléaire et prêchent la domination des hommes sur les femmes.

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Face aux nombreuses menaces qu’ils exercent (que ce soit sur le droit à l’IVG et plus généralement les droits des femmes, le mariage et la PMA pour touTEs, le droit des trans, l’éducation à l’égalité et l’éducation à la sexualité…), il est nécessaire de continuer à construire les mobilisations et d’être extrêmement vigilantEs sur l’évolution des projets du gouvernement sur ces thématiques.

Hebdo L’Anticapitaliste – 229 (13/02/2014) Anastasia Tiarava et Chloé Moindreau

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14 février 2014 ~ 0 Commentaire

Les grévistes occupent le siège et arrachent une négociation (sud ptt92)

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Résumé du 16ème jour de grève des postiers du 92
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La question de l’extension départementale est posée
En plus des facteurs de Rueil, La Garenne-Bois-Co, Courbevoie et du CTED, les facteurs de Gennevilliers ont massivement débrayé aujourd’hui. C’est un bureau qui ne s’était pas mobilisé depuis plus de 10 ans. Ils ont été rejoints dans la grève par Montrouge et Malakoff-Vanves. L’AG du jour a regroupé près de 120 personnes, c’est le nombre le plus important depuis au moins 2010.
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Occupation du Siège
Les grévistes ont ensuite décidé de taper le plus fort possible, en se rendant au Siège social de la plus grande entreprise du pays. Quand ils ont pu constater que l’entrée n’était pas barricadée, ils ont réussi à passer adroitement à travers le barrage de vigiles. Les grévistes ont directement demandé à obtenir une négociation pour l’ensemble des bureaux en conflit. Comme la réponse tardait à leur arrivée, ils ont décidé d’effectuer une petite visite du Siège, dont les locaux sont infiniment plus luxueux que les bureaux où travaillent l’immense majorité des postiers : écrans géants, tables de repas bien garnies, baies vitrées, salles de réunions cozy…
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Ils ont fini par s’installer dans le grand auditorium pour tenir la réunion de leur comité de grève… et pour se distraire également en chantant ensemble et en interpellant le directeur des relations sociales pour le Siège pour montrer leur cohésion et leur détermination. Constatant que les grévistes étaient prêts à rester le temps qu’il faudrait, la Poste a fini par céder : une audience de négociation aura donc lieu demain matin.
*
La journée d’aujourd’hui a été une des plus remplies depuis le début du conflit, et l’une des plus productives. La cohésion des grévistes est plus forte que jamais, la couverture médiatique du conflit s’est améliorée, les perspectives d’extension sont tangibles. En bref : la grève va continuer à donner du fil à retordre à la direction du 92 mais aussi aux plus hautes sphères de l’entreprise.

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13 février 2014 ~ 0 Commentaire

Pcf-pg: les hostilités rouvertes à cause d’un logo? (le monde)

Pcf-pg: les hostilités rouvertes à cause d’un logo? (le monde) dans A gauche du PS hfveD

C’est un petit rectangle rouge qui risque de faire du bruit.

L’affiche officielle de campagne d’Anne Hidalgo, candidate du PS à la Mairie de Paris, a en effet été divulguée, mercredi 12 février, avec non seulement le logo du PCF… mais aussi celui du Front de gauche.

Depuis des mois, l’utilisation de ce logo fait l’objet d’un bras de fer entre le PCF, qui a choisi dans certaines villes comme Paris de partir avec le PS, et le PG qui refuse d’être associé aux socialistes. Une rencontre mi-janvier entre une délégation communiste menée par Pierre Laurent et une autre du PG avec à sa tête Jean-Luc Mélenchon avait cependant permis d’apaiser les esprits. Les deux alliés, en froid depuis des mois, s’étaient engagés à avancer sur ce sujet. Les enjeux portaient aussi sur les discussions pour la constitution des listes aux européennes que le PG conditionnait à cette question du logo.

« Engagement oral »

Depuis, la situation semblait au point mort mais une rencontre entre les deux partenaires a fina- lement eu lieu lundi 10 février. Le PG assure alors avoir obtenu l’engagement oral de la direction du PCF de ne pas utiliser le logo Front de gauche sur les affiches officielles, les professions de foi et les bulletins de vote à Paris, Nantes et dans les villes où un ministre est engagé dans les municipales. Une version confirmée par Clémentine Autain, porte-parole de Ensemble, troisième force du rassemblement.

Problème : deux jours plus tard, l’affiche de Mme Hidalgo fait bien mention du logo Front de gauche. Au PG, on n’en revient pas. « Je remarque que la première commanditaire de cette opération, c’est Hidalgo : le logo du PCF ne lui suffit pas », grince Eric Coquerel, secrétaire national chargé des élections. Raquel Garrido, autre dirigeante du PG, est plus directe : cela ouvre « une brèche profonde dans nos rapports de confiance » avec le PCF.

Cette proche de Jean-Luc Mélenchon, qui estime que son parti a déjà fait « un effort considérable » sur le sujet, attend des éclaircissements de la part des communistes. « Si ça se confirme sur Paris, ça veut dire que le PCF rejette la main tendue du PG et qu’il n’y aura pas de négociations aux européennes, assure-t-elle. Les deux choses sont liées. » Mme Autain met également en garde les communistes. « Si le PCF ne respecte pas cet engagement, il prend le risque d’une crispation très forte,  prévient- elle. Ce n’est pas raisonnable. »

« Clarification du PG »

Côté PCF, le malaise était palpable et peu de responsables du parti étaient disponibles mercredi après-midi pour réagir. Chargé des élections, Pascal Savoldelli, lui, ne semble guère s’émouvoir de l’affiche de Mme Hidalgo. « Elle a sorti son affiche avec les forces qui la soutiennent, répond-il. Vous croyez que les maires des grandes villes consultent leurs partenaires pour le BAT de leurs affiches ? » Si ce dernier reconnaît la tenue de la réunion de lundi, il refuse de confirmer l’engagement pris. « Cette évolution a été évoquée mais mérite pour se concrétiser une clarification du PG dans son engagement dans des listes Front de gauche » aux européennes, explique-t-il.

En clair, le PCF commence à s’interroger sur les raisons qui poussent le parti de M. Mélenchon à lier les deux questions et à retarder la constitution des listes pour mai. « Alors que l’UMP ou le PS sont en campagne, pourquoi freiner l’engagement de tout le Front de gauche dans les européennes ?, interroge M. Savoldelli. Je ne peux pas penser que le PG veuille faire cavalier seul en s’accaparant la démarche du Front de gauche… » De là à penser que les hostilités sont rouvertes, il n’y a qu’un pas.12 février 2014, par Raphaëlle Besse Desmoulières

http://gauche.blog.lemonde.fr/2014/02/12/pcf-pg-les-hostilites-sont-elles-rouvertes/

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13 février 2014 ~ 0 Commentaire

Hollande aux usa: les sales guerres font les bons amis (lo)

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François Hollande a effectué du 10 au 12 février un voyage officiel aux États-Unis.

Il y a eu beaucoup de commentaires sur la tribune écrite en commun par les deux chefs d’État, le nombre d’invités au dîner à la Maison Blanche ou le nombre de coups de canons. Hollande joue du cérémonial, paraît-il tout particulier, qui a entouré ce déplacement pour tenter de cultiver une stature de dirigeant international.

Il faut dire qu’en septembre dernier, le couac entre les États-Unis et le gouvernement français au sujet de la Syrie avait passablement ridiculisé Hollande. Celui-ci avait voulu jouer les va-t’en-guerre en affirmant son intention de bombarder la Syrie, croyant que les États-Unis étaient prêts à cette nouvelle intervention impérialiste. Mais en fait Obama ne tenait pas à appuyer des groupes de rebelles opposants au régime, qu’aucune chancellerie occidentale ne considère comme suffisamment fiables du point de vue des intérêts impérialistes.

Le coup de poing sur la table face au régime d’Assad n’était qu’une mise en scène visant à préparer un recul américain et un accord avec la Russie. Obama avait seulement omis d’en informer Hollande, qui s’y est laissé prendre comme un petit garçon.

Visiblement, Obama voulait donc mettre un peu de pommade sur la plaie. Dans leur texte commun, les deux chefs d’États ont écrit qu’il était important que plus de pays « partagent le poids et le prix du leadership ». Et Obama de souligner l’importance de la France dans le maintien de l’ordre impérialiste en Afrique. Cela valait bien que le tapis rouge soit déroulé pour Hollande. Celui-ci peut donc s’en retourner tout ragaillardi d’avoir été félicité pour les sales guerres qu’il mène au Mali et en Centrafrique

Dans ses bagages, parmi une trentaine d’autres patrons français, Hollande a aussi emmené le président du Medef, Pierre Gattaz. Au menu, des rencontres avec les PDG de Pepsi, UPS, General Motors pour favoriser le commerce à travers l’Atlantique et régler un certain nombre de litiges entre capitalistes. Sous l’uniforme de gendarme en Afrique, Hollande n’oublie pas d’endosser les habits du parfait VRP des capitalistes français. Marion AJAR

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2376&id=29

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13 février 2014 ~ 0 Commentaire

Pacte de responsabilité: le grand patronat ne fait même pas semblant (lo)

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Le pacte de responsabilité annoncé par Hollande lors de ses voeux du nouvel an avait été accueilli avec un large sourire par le patronat.

La fin des cotisations familiales pour les entreprises, c’est-à-dire 30 milliards d’euros d’exonérations après le cadeau du CICE (crédit impôt compétitivité emploi) qui s’élevait déjà à 20 milliards d’euros : les patrons avaient de quoi être satisfaits.

Lorsque Hollande avait fait son annonce, le président du Medef, Pierre Gattaz, avait évoqué la possibilité que les entreprises créent un million d’emplois… si le cadeau supplémentaire s’élevait à 35 milliards d’euros. Il s’agissait d’encourager le gouvernement à s’engager pour la somme la plus importante possible. Mais depuis, après les encouragements, le patronat est passé aux aver- tissements.

Alors qu’il accompagnait Hollande aux États-Unis, le même Pierre Gattaz a déclaré lundi 10 février qu’il était hors de question qu’il y ait la moindre contrepartie au pacte de responsabilité. Le patronat exige qu’on allège ses impôts et cotisations de dizaines de milliards d’euros mais, s’il a besoin d’embaucher, il embauchera, et sinon il n’embauchera pas. Il ne s’engagera donc à rien.

Hollande et son gouvernement, en loyaux serviteurs du grand patronat, savaient à quoi s’en tenir dès le départ. Ils ne comptaient sûrement pas tenter de lui imposer la moindre contrepartie. Il n’y a qu’à voir à ce propos ce que Montebourg a déclaré au journal économique Les Échos le jour même où Gattaz fulminait contre d’éventuelles contreparties.

À la question « Y aura-t-il des sanctions ? » si les entreprises n’embauchent pas, Montebourg a répondu : « La sanction, ce sera le regard de la nation dans toutes ses composantes. » Les patrons doivent avoir été terrorisés ! Pierre ROYAN

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2376&id=6

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