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16 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Rassemblement mercredi 25 juin préfecture saint brieuc

 22 cddn                                                                       

CARTE SCOLAIRE des CÔTES D’ARMOR version 2014/2015 :

CLASSES FERMEES, PROMESSES ENVOLEES, ECOLE PUBLIQUE EN DANGER

NON ! DES ENSEIGNANTS & DES CLASSES POUR NOS ENFANTS, MAINTENANT !

Nous, parents d’élèves, élus, enseignants, représentants d’associations de soutien à l’enseignement public et représentants de parents d’élèves des communes de:

Ploubezre, Plestin-les-Grèves, Grâces, Lannion, Callac, Rostrenen, Plénée-Jugon, Bourbriac, Bégard-Trézélan, Mûr-de-Bretagne, Lamballe, Ploufragan, St Brieuc, Ploubalay, Plélo, Plouëc du Trieux,  Rospez, Caouënnec, Ploumagoar, La Méaugon,

nous sommes constitués en Collectif pour la Défense des Écoles Publiques des Côtes d’Armor, suite à la présentation par la Direction Académique de la carte scolaire pour la rentrée 2014. En effet, nous refusons les fermetures de classes, les refus d’ouvertures de classes et les tentatives de fusion ou de fermetures d’écoles maternelles et élémentaires à marche forcée annoncés dans ce projet inacceptable et inconséquent tant il foule aux pieds l’avenir de nos écoles, de nos territoires, de nos enfants.

On nous répond chiffres, moyennes, mais nous parlons de NOS ENFANTS !

Considérer comme satisfaisante la rentrée qui arrive, des effectifs atteignant ou dépassant les 30 élèves par classe, parfois à multi-niveaux, dans de nombreuses écoles?

La réalité sur le terrain est en totale contradiction avec les moyennes chiffrées de la Direc- tion Académique qui masquent les situations concrètes dans les écoles. Totale contradiction encore avec les promesses gouvernementales affichées depuis 2012 de refondation et de redressement du système éducatif, de priorité donnée à l’école primaire, de scolarisation des enfants de moins de 3 ans. L’école et l’éducation ne doivent pas se limiter au gardien- nage de nos enfants, l’enseignement précoce est un atout crucial pour la réussite scolaire, sociale et l’émancipation de chaque enfant et citoyen.

Nous ne pouvons accepter que dans les zones rurales comme urbaines, les choix budgé-taires mettent en péril l’enseignement public et les projets menés au quotidien par des équi- pes éducatives soucieuses de prodiguer à chaque élève scolarisé un enseignement et un accueil de qualité.

C’est pourquoi nous refusons ce projet de carte scolaire, parce que nous défendons pour les Côtes d’Armor une école publique de proximité, qui soit ouverte à tous et ambitieuse pour nos enfants.

Nous exigeons donc l’annulation des fermetures de classes ou des suppressions de postes à Plestin-les-Grèves (maternelle​), Callac (CLIS), Plénée-Jugon (élémentaire), Bour- briac (maternelle), Lannion-Servel (maternelle), Rostrenen (maternelle), Mûr-de-Bretagne (élementaire), Ploufragan Anne Franck (maternelle), Saint-Brieuc Cesson Bourg (mater- nelle), Plélo (primaire), Plouëc du Trieux (primaire)

L’ouverture de classes ou de postes à Ploubezre (élementaire​), Grâces (maternelle), Lamballe Lavergne (maternelle), Lamballe – St Aaron (primaire), Ploubalay (maternelle), Ploumagoar (maternelle), Rospez-Caouënnec (élémentaire), La Méaugon (élémentaire)…

Nous appelons l’ensemble des écoles, parents, associations de parents, enseignants, élus, citoyens, organisations syndicales et politiques à rejoindre notre collectif et à le soutenir en participant au rassemblement du

MERCREDI 25 JUIN à 15H00 devant la PREFECTURE DE SAINT-BRIEUC

Pour refuser avec force les projets de la Direction Académique qui a déjà annoncé de nouvelles fermetures de classes, après les recomptages d’élèves à la rentrée… C’est inacceptable.

Nous ne devons pas les laisser faire!

Défendons l’école publique et l’avenir de nos enfants !

Collectif de Défense des Écoles Publiques des Côtes d’Armor

collectif.ecoles.publiques.22@gmail.com

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14 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Bnp: la déraison d’État

Bnp: la déraison d’État dans Crise banksters

Baudouin Prot préside la quatrième banque européenne et dirigeait au plus fort de la crise, dans le bureau de Sarkozy, le grand sauvetage des banques…

Aujourd’hui, ce capitaine de la finance vertueuse trébuche lourdement sur une affaire de fal- sification de documents dans le cœur new-­yorkais de la finance, là où se traitent toutes les transactions internationales, forcément en dollars.

La BNP voulait juste se faire beaucoup d’argent sur les ventes de produits pétroliers avec des pays soumis à embargo étatsunien : Cuba, Iran et Soudan. Et c’est tout le gouver- nement qui se mobilise pour sauver Prot et ses actionnaires. Ceux qui justifiaient l’amende de 5 milliards d’euros infligée à Jérôme Kerviel, jugent « disproportionnée » la sanction de 7,3 milliards contre la BNP (10 milliards de dollars).

Une seule solution, la socialisation ! La BNP est dans la tourmente et il faudrait n’y voir qu’une offensive « américaine » contre une banque « française » ? En interne à la banque, les salariéEs redoutent d’avoir à payer pour les turpitudes de leurs dirigeants. La crise finan- cière mondiale, avec ses 100 000 milliards de dollars de dettes, menace toujours, et tout est bon pour mettre en scène des opérations de diversion.

Face à sa dette abyssale de 17 000 milliards, le gouvernement américain, ne pourra pas se contenter de mettre à l’amende quelques banques. Mais cette éventuelle ponction de 7,3 milliards fragilise encore plus le système bancaire français.

Et confrontées à la récession, les banques n’arrivent plus à reconstituer leurs fonds propres en se contentant d’opérations financières « conventionnelles ». Nous entrons vrai- ment dans des terres inconnues… La socialisation des banques est plus que jamais d’actualité.

Ludovic Fiaschi Hebdo L’Anticapitaliste – 246 (12/06/2014)

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14 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Millefeuille territorial : nouvelle claque électorale, nouvelle scène…

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Décidément, le sort de la réforme territoriale semble intimement liée à la débâcle électorale du PS : au lendemain des municipales, Valls, promu Premier ministre, annonçait le « big bang »… Une semaine après les européennes, c’est Hollande en personne qui s’y est collé, nous présentant « sa » carte du découpage régional.

Selon le plan du Président, le nombre de régions métropolitaines passera de 22 à 14 en 2015. Elles seront « compétentes » en matière d’économie, d’emploi, de transports, de gestion des lycées et collèges et d’aménagement du territoire. Les conseils généraux dispa-raîtront en 2020. Les élections régionales et cantonales, dont il avait été question qu’elles soient reportées à 2016, auront lieu à l’automne 2015. Quant aux intercommunalités, elles devraient se regrouper et fusionner, passant d’un seuil minimum de 5 000 habitants à 20 000 en janvier 2017…

L’annonce a déclenché une avalanche de critiques : « découpage incongru », « réforme bâclée », faisant fi de « l’histoire », méprisant « l’attachement des citoyens » à leur région, leur département, leur village… Certains dénoncent une opération de « sidération », visant, par des méthodes « à la hussarde », à contraindre les parlementaires à voter une « réforme mal ficelée », produit d’arrangements de dernière minute avec certains « barons » locaux… au détriment de quelques autres.

Une manœuvre politicienne de Hollande qui, englué dans une crise politique sans pré- cédent, espérerait ainsi se redonner un semblant de légitimité en montrant qu’il reste « capa- ble de décider » malgré le désaveu cinglant des élections. Ce que confirmait d’ailleurs récemment Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, disant en substance : « cela fait des années que les présidents reculent face aux difficultés de la réforme. Hollande, lui, est un président qui décide ! »

Des « économies » par milliards… Hollande manœuvre, certes, mais il décide sans oublier les intérêts de la classe qu’il sert. Et ça n’est pas un hasard si, dans la cacophonie des réac- tions au plan de Hollande, celle d’Agnès Verdier-Molinié, la très libérale directrice de la fon- dation iFRAP (1) approuve globalement la décision du président. Elle précise ce que de- vraient en être les objectifs concrets : entre autres, pour les collectivités territoriales, « une baisse de l’ordre de 360 000 postes d’ici à 2022 et de 198 000 au niveau de l’État », le tout permettant d’économiser 25 milliards d’euros par an. De quoi donner raison aux estimations du secrétaire d’État à la réforme territoriale, Vallini, qui situait les économies que permettrait de réaliser la réforme dans une fourchette de 12 à 25 milliards par an…

Voilà qui résume bien les menaces qui se cachent derrière les petites manœuvres politiciennes de Hollande et sa prétention à en finir avec « les enchevêtrements, les dou- blons, les confusions » du millefeuille territorial. Daniel Minvielle

Hebdo L’Anticapitaliste – 246 (12/06/2014)
1- Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques, think tank de patrons spécialisé dans la « recherche »… des réductions des frais de l’État.

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14 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Medef: la stratégie de l’outrance (libération)

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Les menaces du numéro 2 de l’organisation patronale, Geoffroy Roux de Bézieux, révèlent la méthode du Medef vis-à-vis du gouvernement.

Non, Pierre Gattaz n’est pas un fondamentaliste patronal égaré, qui fait passer Laurence Parisot pour une militante exaltée d’Attac. Non, le président du Medef n’est pas un loup soli- taire dans son jihad pro entreprise, qui ferait honte à ses troupes de la rue de Bosquet. Avec la sortie tout en nuance de son numéro 2, Geoffroy Roux de Bézieux, ce matin dans le Figaro, c’est bien une stratégie collective qui semble se dessiner au sein de l’organisation patronale : le gouvernement nous tend la main, arrachons-lui le bras, sans oublier de lui cracher au visage.

L’interview du vice-président du Medef par nos confrères vaut en effet son pesant de cacahuètes. «La baisse de la fiscalité des entreprises est une supercherie», assure, sans rire, Roux de Bézieux. Et de menacer: «Il ne faudrait pas qu’à force de réduire le pacte de responsabilité, le gouvernement nous pousse à en sortir.»

Derrière cette affirmation outrancière, le numéro 2 du Medef pinaille en réalité sur l’année 2015, considérant, à tort, que la fiscalité des entreprises ne baissera pas cette an- née-là, ou pas assez vite. En raison, notamment, d’un ou deux milliards de hausse liée à l’écotaxe (qui n’existe pas encore, et dont l’avenir est plus qu’incertain) ou à la contribution climat énergie (payée en grande partie par les ménages…).

Roux de Bézieux, surtout, se garde bien de préciser qu’entre le crédit d’impôt compé-titivité emploi (CICE) et la réduction des cotisations patronales à venir, la baisse des prélè- vements obligatoires d’ores et déjà acquise pour les entreprises va représenter la bagatelle de 27 milliards d’euros en 2015… Avant une nouvelle salve de 13 à 15 milliards d’ici à 2020.

Cette sortie sur la «supercherie» que représenterait la baisse de la fiscalité ne serait fina- lement que ridicule si elle n’était insultante pour les Français. Car cette baisse – bien réelle, n’en déplaise au Medef – sera payée… par les ménages, dont la fiscalité, et pour eux uni- quement, a augmenté pour de vrai. Et comme les hausses d’impôts, dont la TVA, ne suffi- ront pas, tant cette baisse pour les entreprises est importante, c’est via des coupes dans les dépenses publiques, et notamment dans les prestations sociales, que le gouvernement compte boucler la facture.

Mais le clou de cette interview réside peut-être dans cette menace de se retirer du pacte. Chiche! Chiche que le patronat renonce à ses 40 milliards de baisse d’impôts, quand Nicolas Sarkozy n’en proposait que 13 à la fin de son mandat. La ficelle est tellement grosse que pour le coup, certains patrons vont peut-être finir par demander aux duettistes du Medef de rentrer en coulisses. Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures, celle-ci commence à s’éterniser lourdement. Et finit par porter atteinte à la crédibilité même de l’organisation patronale et, à travers elle, à l’ensemble des employeurs en France.

Luc PEILLON 4 juin 2014 à 15:02

Commentaire: A Libération comme on ne remet pas en cause les cadeaux au patronat, il faut jongler!

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14 juin 2014 ~ 0 Commentaire

La réforme pénale taubira: un grand pas en arrière!

coloriages-chateaux-forts-18 *

Après deux ans d’atermoiements de l’exécutif, les députés ont adopté mardi 3 juin la loi sur «la prévention de la récidive et l’individualisation des peines».

La ligne plus sécuritaire d’un Valls, alors ministre de l’Intérieur, avait déjà gagné à l’été 2013, et aujourd’hui, tétanisé par le climat politique délétère et l’obsession sécuritaire, le président de la République, aux abois, a une nouvelle fois recadré Taubira.

Rien de bien neuf… Sa loi est une loi globalement dans la continuité de celles de la droite quand elle était au gouvernement, un dispositif de plus dans une justice dure aux plus pau- vres. Hormis l’abrogation d’une mesure sécuritaire de l’ère Sarkozy et l’inscription d’un principe constitutionnel dans le droit pénal, c’est la continuité assumée.

Les peines plancher mises en place sous la présidence Sarkozy sont effectivement sup- primées, et les sorties dites sèches, les plus nombreuses pour les courtes peines, sans aucun accompagnement ou préparation à la sortie de prison, ne devraient plus être pos- sibles.

Il y a aussi beaucoup de bruit, à gauche pour vanter l’avancée et à droite pour crier au laxisme, autour de l’individualisation des peines. Cette mesure, qui consiste à examiner les circonstances de l’infraction et la personnalité de l’auteur, ainsi que sa situation matérielle, familiale et sociale, est un principe constitutionnel depuis 2005. La seule nouveauté est donc aujourd’hui son inscription dans le code pénal.

Renforcement d’une justice contre les pauvres Tous les délits créés entre 2002 et 2012 sont maintenus. Ce sont essentiellement les incivilités: occupation de halls d’immeuble, refus de présenter ses papiers (parfois pour la cinquième fois de la journée!), rébellion…

Et la consommation de stupéfiants reste un délit. La fameuse contrainte pénale, c’est-à-dire le fait d’accomplir sa peine hors les murs de la prison, reprend les interdits, les obli- gations et les procédures déjà existantes, comme le sursis avec mise à l’épreuve, la semi- liberté, le port du bracelet électronique…

La seule vraie nouveauté consistait à la rendre possible pour tous les délits. Mais Taubira est revenue en arrière, puisque cette possibilité ne sera pas donnée à ceux qui auront des peines au-delà de 5 ans.

Les tribunaux correctionnels pour mineurs, qui jugent depuis 2011 en adultes celles et ceux qui sont encore enfants ou ados, sont maintenus. Ils cassent de fait la spé- cificité de la justice des mineurs qui développe des accompagnements éducatifs de qualité pour résoudre les difficultés.

L’ensemble de ce premier groupe de mesures signifie que la surpopulation carcérale va continuer : elle est en moyenne de 116 %, et plus de 1 000 personnes chaque nuit dor- ment sur un matelas posé sur le sol… Cela signifie que les condamnés pour de petits délits à de courtes peines vont continuer à «sous-vivre» en prison. Ils sont la grande majorité: 73 % des peines sont des peines de moins de 5 ans.

Deux atteintes majeures contre les libertés La rétention de sûreté, c’est-à-dire le fait que des personnes restent en prison après avoir purgé leur peine, est maintenue. Hollande candidat affirmait pourtant que c’était une rupture de l’État de droit…

Les CLSPD (conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance) présidés par le maire et le préfet, où siègent également des représentants des forces de police et de gen- darmerie, seront destinataires des données confidentielles sur les citoyens sortant de prison pour participer à l’élaboration d’un plan d’application des peines. Ça aussi, c’est du hors droit: comment des élus, des policiers, pourraient-ils faire office de conseillers d’insertion  ? Le mélange des différents pouvoirs, du juge, du policier, du politique, c’est ça leur démocratie  ?

Cette loi ne résoudra rien. La prison restera un lieu de destruction des individus, un «haut lieu d’insécurité, de peur» dit Jean-Marie Delarue, le contrôleur général des lieux de privation de liberté. On s’y suicide 6 fois plus qu’à l’extérieur, elle favorise la récidive et 60 % y revien- nent.

Il faut supprimer la prison pour tous les actes délictueux, et au-delà nous battre pour arracher de vraies alternatives aux désespoirs qui conduisent parfois à la délinquance de la misère: un emploi pour tous et toutes, un vrai salaire, le droit à l’éducation, à la santé, au logement. Mais aussi la culture, l’échange, la solidarité. Bref, changer radicalement de société. Roseline Vachetta

* Paru dans l’Hebdo L’Anticapitaliste – 246 (12/06/2014). http://www.npa2009.org/

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13 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Attentat de bruxelles

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Un acte odieux, une campagne hypocrite

Depuis l’arrestation à Marseille du tireur présumé du Musée juif de Bruxelles, Mehdi Nem- mouche, le ministre de l’Intérieur, la gauche et la droite se livrent, avec la complicité des médias, à une campagne dont l’hypocrisie ne peut être masquée par l’odieux de l’attentat antisémite du 24 mai qui a fait quatre morts.

«Enquête sur l’islam en prison » titrait le Parisien à l’image de toute la presse qui relaie complaisamment la propagande gouvernementale. Sous couvert de lutte contre le djiha- disme, Valls se veut homme d’action en déclenchant, en particulier à Toulouse, des per- quisitions menées par la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure). Il s’agit de cons- truire un lien entre Mohamed Merah, auteur de l’attentat antisémite de Toulouse, Nem- mouche et les réseaux islamistes et djihadistes.

Une fois encore Valls associe campagne contre les musulmans et prétendue lutte contre le terrorisme. Il n’imagine qu’une réponse policière plutôt que de s’interroger sur les responsabilités de l’État impérialiste français.

Mehdi Nemmouche, pris en charge dès sa naissance par l’aide sociale à l’enfance, se convertit, en prison, à la religion puis rejoint un an durant des groupes islamistes en Syrie. Si l’on en croit le ministre de l’Intérieur, Merah, Nemmouche ne seraient que des éléments d’un phénomène beaucoup plus important touchant des centaines de jeunes.

Pourquoi des jeunes peuvent-ils adhérer à une idéologie religieuse réactionnaire, rejoin- dre les camps d’entraînement djihadistes, partir faire la guerre en Syrie ou revenir décidés à employer les méthodes terroristes qu’ils ont apprises pour leur guerre, contre l’Occident, les Juifs ? Comment de telles dérives sont-elles possibles ?

Les fruits pourris des politiques impérialistes La montée du racisme, orchestrée par l’État lui-même, des nationalismes et, en corollaire, de l’antisémitisme, ainsi que l’omnipré- sence des religions associées à la régression sociale qui frappe tout particulièrement des jeunes rejetés par la société, fournissent le terrain à de telles dramatiques dérives indivi- duelles.

Et la politique de l’État français lui-même en Syrie, encourageant les forces islamistes réactionnaires, n’a-t-elle pas ouvert bien des portes aux groupes djihadistes qu’il est bien incapables de contrôler ? Dans leur guerre permanente pour la domination du monde, les États impérialistes n’hésitent pas à enrôler à leur service des marginaux désespérés embri- gadés dans ses groupes terroristes, nationalistes et religieux qu’ils cherchent à manipuler.

Toutes les mesures policières, la cyberpolice, seront impuissantes à enrayer les logi- ques sociales et politiques. D’ailleurs Valls n’est pas dupe: «Ce n’est pas tout de faire des lois, il faut aussi avoir les moyens de les appliquer»… Certes mais ce qu’il veut, c’est faire l’opinion en flattant les peurs qui nourrissent les préjugés réactionnaires pour mieux la soumettre à l’État et à l’ordre dominant.

C’est aussi ce que veulent le Front national, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) ou l’UMP en demandant que les djihadistes binationaux, qui partent combattre en Syrie ou ailleurs, soient déchus de la nationalité française. Des gestes ineffi- caces contre d’éventuels terroristes, mais une propagande pour embrigader la population au nom des prétendues valeurs qui fondent leur République impérialiste.

Yvan Lemaitre Hebdo L’Anticapitaliste – 246 (12/06/2014)

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13 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Quand l’écologie finance l’armée (les echos)

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Une grande partie des crédits supprimés dans le budget 2014 de la Défense va être compensée par de l’argent prévu pour la recherche sur la transition énergétique et la ville durable.

L’armée va bien devoir payer son tribu aux économies supplémentaires décidées par le gouvernement pour tenir ses engagements de déficit public. Sur 1,6 milliard de crédits annulés pour l’Etat, les militaires vont perdre 350 millions au titre de la solidarité interminis- térielle : 198 millions en moins pour l’équipement des forces, le reste sur la recherche duale, précise le Projet de loi de finances rectificative pour 2014 publié mercredi. Comme prévu également, Matignon et Bercy ont accepté que cette (première) encoche sur la loi de programmation militaire qui ne dit pas son nom soit compensée par le déblocage anticipé de 500 millions de recettes exceptionnelles.

Redéploiement Sur ces 500 millions, la moitié est déjà « fléchée »: «250 millions d’euros de crédits d’investissements d’avenir sont ouverts au bénéfice du ministère de la Défense, financés par des redéploiements de crédits du premier programme d’investissements d’avenir», poursuit le projet de loi . En clair, comme l’argent ne tombe pas du ciel, il faut bien le prendre quelque part. Et là, surprise, c’est l’écologie qui est appelée à la rescousse.

Le projet de loi précise que cette ouverture de crédits sera «intégralement financée» par annulations de crédits sur les programmes «Innovation pour la transition écologique et énergétique» à hauteur de 170 millions, et «Ville et territoires durables» (50 millions) de la mission « Écologie, développement et mobilité durables ». Le programme «Innovation» de la mission «Économie» assurera le solde, soit 30 millions.

En résumé, l’argent prévu pour la recherche verte va servir à financer de l’innovation militaire. Pas de quoi rapprocher écologistes et socialistes, déjà passablement en froid. A quand le premier Rafale capable de voler au bio-carburant en signe de réconciliation ?

Alain Ruello / Chef de service adjoint | Le 12/06 à 10:51, mis à jour à 11:01

http://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/0203559560477-quand-lecologie-finance-larmee-1012045.php

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12 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Faut-il retirer à edf le contrôle de la filière nucléaire? (rue 89)

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C’est une proposition historique et qui bouleverserait la filière nucléaire française.

Dans le rapport de la mission d’enquête parlementaire qu’ont rendu deux députés, le socialiste François Brottes (pro-nucléaire) et l’écologiste Denis Baupin, l’opacité et l’incer- titude des coûts de la filière inquiètent. Au point qu’ils proposent en conclusion que l’Etat reprenne la main sur EDF, l’entreprise publique propriétaire des centrales.

Si l’engagement de campagne du candidat François Hollande de ramener la part du nuclé- aire de 75% à 50% d’ici 2025 était tenu, le directeur général de l’énergie et du climat a estimé lors de son audition que ce serait « une vingtaine de réacteurs » dont on n’aurait plus be- soin… Un chiffre colossal quand on voit que l’Etat n’arrivera même pas à fermer Fessen- heim durant le quinquennat, alors que c’était une autre promesse de campagne.

Face à un électricien national qui cherche à prolonger ses centrales plutôt que d’en fermer, les deux députés ont voulu dire : « Ce n’est pas à EDF de piloter l’Etat, mais à l’Etat de piloter EDF », résume Denis Baupin, joint par téléphone. L’idée de reprendre les rênes de l’entreprise publique n’est pas si simple, et ne manquera pas de diviser. (…)

  • Pour mettre fin à une divergence d’intérêt

Les intérêts de l’entreprise ne sont pas toujours les mêmes que ceux de l’Etat.

  • EDF préfère investir dans la prolongation de ses centrales au-delà de 40 ans, et espère même aller encore au-delà ; EDF mise sur l’exportation de son EPR à l’étranger ; EDF a intérêt à dire que les investissements sont chers pour pouvoir monter ses tarifs…
  • Et l’Etat, pendant ce temps, qui représente l’intérêt général, va devoir faire face au double défi du démantèlement des centrales en fin de vie et des déchets nucléaires – deux sujets non résolus et non encore chiffrés.

Pour résoudre cette tension, il faut donner plus de pouvoir à l’Etat sur EDF. Yannick Rous- selet, responsable du nucléaire chez Greenpeace, ironise face à la fermeture de Fessen- heim, qui ressemble de plus en plus à une arlésienne: «L’Etat l’annonce politiquement, EDF ne le fait pas juridiquement, et l’Etat cherche une solution administrativement. »

Sur la prolongation des centrales au-delà de 40 ans, de la même manière, il brandit la preuve qu’EDF cherche à minimiser leur coût, et ne joue pas le même jeu que l’Etat : «L’entreprise a chiffré les travaux à 55 milliards d’euros pour 2025, la Cour des comptes a dit qu’il y en aurait pour 90 milliards d’ici 2030, et le rapport [PDF] que nous avons commandé à Wise Paris évoque un coût pouvant aller jusqu’à 4,5 milliards d’euros par réacteur. Rappelons qu’il y en a 58, d’une moyenne d’âge de trente ans ! »

  • Mettre fin à un « Etat dans l’Etat »

Ce qui peut paraître comme un coup de sang des députés est aussi une sorte de ras-le-bol face à l’Etat dans l’Etat que constitue EDF, et dont le Parlement ne s’est jamais vraiment mêlé. « Depuis cinq décennies, les technocrates d’élite s’entendent avec les entreprises d’Etat, mais sans véritable expertise de l’administration gouvernementale et sans contrôle parlementaire », souligne Mycle Schneider, expert indépendant auditionné par la commission d’enquête, qui insiste sur l’« inertie systémique énorme au sein de la filière ».

  • Mettre fin à l’absence de transparence

Le manque de transparence d’EDF quant à ses comptes agace, par exemple quand Proglio s’est refusé à donner le coût final de la centrale de Flamanville. Denis Baupin justifie ainsi la nécessité d’une reprise en main: «Actuellement, tout se passe comme si les mêmes milliards pouvaient aller à la fois dans la prolongation des centrales, la construction de nouvelles et le développement des renouvelables, on voit bien que c’est du bluff.

Cela ne se produit pas dans des pays comme Allemagne, la Chine ou les Etats-Unis, où l’on a décidé que la politique énergétique était trop stratégique, et où le politique a repris la main et donne aux entreprises des objectifs chiffrés. Il serait logique que la loi sur la transition énergétique fixe une programmation pluriannuelle de production pour toutes les énergies, et qu’EDF soit forcée de s’y conformer. Cela obligerait EDF à produire un certain nombre de gigawatts de nucléaire et de renouvelables. A l’entreprise de décider ensuite quelles centrales elle ferme pour se conformer à cet objectif. »

Contacté à deux reprises depuis mardi, le service de presse d’EDF ne nous a pas répondu.

http://rue89.nouvelobs.com/2014/06/12/faut-retirer-a-edf-controle-filiere-nucleaire-252821

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12 juin 2014 ~ 0 Commentaire

La réforme du rail, un accord de compétitivité made in sncf (ccr)

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Voilà un peu plus d’un an que se prépare la réforme du rail, qui doit être présentée à l’assemblée nationale le 17 juin prochain.

Un an d’une grande campagne mensongère orchestrée par la direction de la SNCF, qui a voulu camoufler ses attaques sous un discours de défense du service public: soi-disant, la réforme allait permettre la mise en place d’un grand «pôle ferroviaire public» avec une «convention collective ferroviaire» protégeant le statut des cheminots.

La réalité est tout autre: la réforme a pour but de préparer l’ouverture à la concurrence du transport ferré de voyageurs à partir de 2019, en assurant la mise en place de «conditions loyales» entre la SNCF et ses futurs concurrents, et en permettant une dégradation importante des conditions de travail des cheminots au nom de la compétitivité.

Concrètement, la réforme va créer deux entités séparées, « SNCF Mobilités » (95000 cheminots: personnels roulants, de l’entretien des trains, etc) et « SNCF Réseau » (les 55000 cheminots de l’aiguillage et de l’entretien des voies, plus les 1500 salariés de l’actuel RFF). Par cette division, les cheminots se retrouvent éclatés entre 2 établissements, ce qui va faciliter l’éclatement de leur statut, et la création d’un 3e établissement baptisé «SNCF» et chapeautant les 2 autres n’est qu’un enfumage. C’est l’approfondissement du premier éclatement, en 1997, qui avait vu la création de RFF, déjà pour préparer l’ouverture à la concurrence.

Par ailleurs, la réforme prévoit la mise en place d’un «cadre social harmonisé» dans le secteur du rail, afin de ne pas fausser la concurrence entre la SNCF et le secteur privé. Il s’agit d’une tentative de nivellement par le bas des salaires, des conditions de travail et des libertés syndicales. La direction de la SNCF dit d’ailleurs clairement qu’elle a en vue l’alignement sur la convention collective nationale du fret, secteur libéralisé en 2006, où les salarié-e-s n’ont que 104 jours de repose annuels au lieu de 122, avec des journées de 10 à 12h de travail au lieu de 8, et où il est fréquent d’enchainer 8 jours travaillés sans repos.

Mais la réforme ne fait que permettre la poursuite et l’approfondissement d’un mouvement déjà en cours depuis bien longtemps à la SNCF, où 350 000 postes de travail ont été supprimés depuis 1945. Le rail aujourd’hui, c’est 150 000 cheminots pour 100 000 salariés du privé, répartis entre les sous-traitants, le fret, les filiales de la SNCF. Ces dernières se comptent par dizaines, et, dans le cadre de montages frôlant l’absurde, sont souvent mises en concurrence avec la SNCF elle-même de façon à mettre la pression sur les cheminots.

En 2007, le régime spécial de retraites des cheminots a été aligné sur le régime général. Et les embauches hors statuts sont aujourd’hui bien plus la règle que l’exception : en plus du privé (dont les nombreuses filiales), la SNCF elle-même embauche 25% de ses nouveaux salarié-e-s en CDD ou CDI. L’absence de négociations salariales cette année, comme à plusieurs reprises les précédentes, a permis à l’employeur de faire fondre les salaires réels. Dans le même temps, le non renouvellement des départs a augmenté la charge de travail, ce qui est aujourd’hui utilisé comme un argument pour flexibiliser. Enfin, l’Etat a fait porter sur la SNCF de nombreux grands travaux d’équipement, notamment avec le TGV, qui sont à l’origine de la dette importante de la société, qui lui coûte chaque année 1,7 milliards d’euros: c’est à dire que chaque cheminot travaille 1/7e de son temps pour la rembourser!

On est donc face à un vaste mouvement, que la réforme du rail cherche à accélérer, et qui a vu peu à peu les conditions de travail se détériorer jusqu’à devenir insupportables. Malgré la propagande patronale sur les avantages des cheminots, ceux-ci partagent de plus en plus des régimes de travail sans différence avec ceux du privé, alors que ces derniers eux-mêmes ont beaucoup reculé, et qu’à la SNCF la mobilité obligatoire existe déjà de longue date.

Voilà pourquoi il n’y a rien à négocier de cette réforme, comme il n’y avait rien à négocier de l’ANI [1], malgré ce qu’ont fait l’ensemble des directions syndicales. Installer dans le paysage de la grève la revendication du retrait pur et simple de la réforme est une nécessité, alors que les états-majors syndicaux s’entendent tous, jusqu’à Sud Rail, pour demander des aménagements à la marge ou «une autre réforme»: aucune réforme de ce gouvernement PS-Médef qui promeut la libéralisation du rail ne sera jamais favorable aux cheminots et aux usagers. La revendication du retrait doit ainsi constituer le point de ralliement pour tous les grévistes, sans que cela n’exclue les revendications locales, ni n’empêche de formuler des exigences offensives sur les embauches et les salaires.

http://www.ccr4.org/Le-poing-leve-des-cheminots-la-frousse-du-gouvernement-et-la-main-tendue-des-directions-syndicales

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12 juin 2014 ~ 0 Commentaire

SNCF, la réforme: quand la droite félicite la gauche (lo)

extrait-adele

Loin de toutes les contre-vérités qui sont dites sur la réforme, les discussions qui ont eu lieu le 27 mai dernier à l’Assemblée nationale, essentiellement entre l’UMP et le PS, sont des plus éclairantes et soulignent la proximité de leurs politiques respectives.

L’UMP, d’autant plus sûre d’elle qu’elle n’est pas aux commandes, réclame dès maintenant l’éclatement total de la SNCF. Un de ses députés, Martial Saddier, s’est ainsi adressé au gouvernement : « Votre propre majorité est en train de préparer l’avenir que nous décrivons (…) vous faites en plusieurs fois ce que l’on pourrait faire en une seule, afin de faire avaler la couleuvre à la majorité et à certains acteurs du monde ferroviaire. »

Un autre député UMP, Laurent Furst, a pour sa part déclaré : « Cette réforme a été conçue en tenant compte non pas de vos intentions profondes, mais du maximum que pouvait accepter le secteur, sans explosion sociale. (…) Nous montons le même escalier… » Cuvilliers, le secrétaire d’État aux transports, n’a nullement nié ces convergences et c’est contenté de répondre : « Vous finirez par voter ce projet de loi, monsieur Laurent Furst, puisque votre ambition ne se trouve pas en contradiction avec la nôtre… »

Tout ce beau monde est d’accord pour éclater la SNCF et le transport ferroviaire afin d’en livrer les morceaux rentables aux griffes du privé. La grève doit leur faire ravaler leurs funestes prétentions.

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2393&id=20

 

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