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12 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

socialistes (le télégramme)

becassine

Élection du Premier secrétaire ce jeudi : que pèse le Parti socialiste en Bretagne ?

Le nombre de militants socialistes qui voteront pour l’élection de leur Premier secrétaire sera une donnée particulièrement scrutée.

Le premier tour de l’élection du Premier secrétaire du PS se déroule ce jeudi. L’occasion de tenter de mesurer ce que pèse encore la gauche socialiste en Bretagne.

Que pèse aujourd’hui le PS en Bretagne ? 2,2 %, répondront les plus sévères, en rappelant le résultat d’Anne Hidalgo à la dernière présidentielle dans la région. Infiniment plus, nuanceront ceux qui ont la carte politique bretonne en tête. La gauche socialiste peut en effet compter sur trois sénateurs et trois députés.

Elle dirige la région Bretagne, ainsi que deux départements (les Côtes-d’Armor et l’Ille-et-Vilaine). Elle est au pouvoir à Rennes et à Brest. Et si elle a perdu Lorient lors des dernières municipales, elle a reconquis Quimper, Saint-Brieuc et Morlaix (*). Pas si mal pour une force politique qui a été percutée de plein fouet par le big-bang macroniste de 2017.

À l’échelle de la Bretagne, le PS reste une force structurée, même si elle est très dépendante des grandes villes et de ses bastions traditionnels

« À l’échelle de la Bretagne, le PS reste une force structurée, même si elle est très dépendante des grandes villes et de ses bastions traditionnels », observe l’historien François Prigent, auteur d’une thèse sur les réseaux socialistes en Bretagne. Il rappelle toutefois qu’on est loin de l’époque où les Bretons représentaient 10 % du groupe socialiste à l’Assemblée nationale et trustaient les postes ministériels.

C’était au début du quinquennat Hollande, à l’époque du premier gouvernement Ayrault. « La Bretagne était alors au cœur de la gauche socialiste, au même titre que le Sud-Ouest. Depuis, le PS est en reflux et retrouve une forme d’étiage dans la région », analyse François Prigent.

Le grand basculement des années 70

S’il garde malgré tout de solides positions, le PS le doit encore assez largement au grand basculement politique des années 70. Longtemps restée terre de mission pour les socialistes, la Bretagne était alors devenue cette région « en haut à gauche » de la France, selon la formule de Charles Josselin, l’homme qui avait fait tomber dès 1976 le conseil départemental des Côtes-d’Armor (qu’on appelait alors Côtes-du-Nord) dans l’escarcelle du PS breton.

Ce dernier avait réussi à cette époque une efficace synthèse entre socialisme démocratique, république laïque et réseaux catholiques. Parfaitement en phase avec les mutations de la société bretonne, d’où les succès électoraux qui s’étaient enchaînés (des victoires à Rennes, Nantes et Brest lors des municipales de 1977 jusqu’à la conquête du conseil régional par Jean-Yves Le Drian en 2004).

L’enjeu des classes moyennes et populaires

Pour le Parti socialiste, l’un des principaux défis sera précisément de se reconnecter aux classes moyennes et populaires qui ont tendance à lui tourner le dos, notamment dans ces secteurs périurbains où progresse le vote Rassemblement national. Et de redevenir, pour reprendre un tweet posté cette semaine par l’ancienne ministre Marylise Lebranchu, un parti capable de parler « aux Français qui rament, qui ne trouvent plus de services publics, qui sont mal payés ou ont de petites retraites, et ne croient plus en (lui) ».

Sauf que, pour l’instant, le PS paraît surtout empêtré dans des querelles stratégiques, renvoyant l’image d’un parti divisé entre ceux qui voient la Nupes comme la seule planche de salut et ceux qui, à l’instar du maire de Brest François Cuillandre, considèrent cette alliance, née à l’occasion des dernières législatives, comme mortifère pour les socialistes.

Querelles stratégiques

Ces débats ne sont toutefois pas une première. « Dans un système partisan où il n’y a pas une gauche, mais des gauches, ces questions d’union ont toujours été centrales. On peut trouver une forme d’analogie avec l’époque du programme commun, quand les débats internes portaient sur les relations avec le Parti communiste.

Il y avait alors des dissonances entre les anciens de la SFIO et les nouveaux militants », rappelle François Prigent, qui ne voit pas, non plus, comme une franche nouveauté le fait que certains élus socialistes, comme le président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, ou la maire de Rennes, Nathalie Appéré, semblent jouer davantage leur partition personnelle que celle du parti.

« En Bretagne, le socialisme a toujours été l’agrégation de réseaux à bases multiples, et donc aussi à géométrie variable », note l’historien. Sans doute une des clés de son implantation durable dans la région.

(*) Si l’on prend en compte l’ensemble de la Bretagne historique, la gauche socialiste dirige également les villes de Nantes et de Saint-Nazaire, le conseil départemental de Loire-Atlantique et compte deux sénateurs dans ce département.

Martin Vaugoude le 12 janvier 2023

https://www.letelegramme.fr/

Note:

Le PSU, option bretonne et de gauche « anti-libérale, a disparu, ont le retrouve dans Ensemble

Lire aussi:

Le Parti socialiste unifié en Bretagne

Un Front populaire en demi-teinte : le Finistère des années 1934-1936 (Jean Paul Sénéchal ex LCR)

1964, naissance de l’Union démocratique bretonne

 

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12 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

retraites (jdd)

sondages

Retraites : les syndicats somment les partis de gauche de les laisser en première ligne

Partis politiques et syndicats de gauche préparent la bataille contre le gouvernement et son projet de réforme des retraites. Redoutant la volonté de la gauche de prendre la main sur le mouvement social, les syndicats de gauche affirment leur leadership pour la contestation.

Chacun dans son couloir. Ce mardi, la Première ministre Elisabeth Borne a annoncé le contenu de la déjà très contestée réforme des retraites . Du côté de l’opposition politique et syndicale, la fronde monte avec une question : qui sera le mieux placé pour mener la bataille ?

Un premier meeting de mobilisation a eu lieu à Paris mardi soir, juste après la présentation de la réforme avec des responsables politiques de gauche à l’instar de François Ruffin (LFI), Boris Vallaud (PS), Mathilde Panot, la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, Marine Tondelier, la nouvelle secrétaire nationale d’Europe Ecologie – Les Verts ou encore Fabien Roussel du PCF. De leur côté, les dirigeants des huit organisations syndicales ont lancé officiellement la contestation au projet ce mardi également lors d’une réunion à la Bourse du travail.

L’intersyndicale veut donner le la voix

Au cœur du débat entre la gauche et les syndicats, la question de la date de la mobilisation a fait débat. L’intersyndicale appelle à la grève pour la journée du 19 janvier. Les Insoumis , sans leurs alliés socialiste, écologistes et communistes de la Nupes, se sont greffés à une journée de mobilisation politique contre la réforme des retraites le 21 janvier, officiellement initiée par des organisations de jeunesse.

Si la rancune n’est pas de mise, les syndicats entendent bien garder la main sur l’organisation de l’opposition dans la rue : « Je crois que les partis de gauche seraient inspirés de nous laisser gérer la mobilisation sociale. C’est aux organisations sociales de donner le la et le coup d’envoi de la mobilisation », a déclaré dimanche dernier dans Le Parisien Laurent Berger, le patron de la CFDT.

D’autres syndicats abondent dans ce sens à l’instar de Solidaires. « Nous avons prévenu la LFI et les autres partis politiques de gauche qui voulaient construire très rapidement une date commune qu’il revenait aux organisations syndicales de construire les mobilisations de manière unitaire », explique au JDD Murielle Guilbert, co-déléguée générale du syndicat. « Il n’y pas de fâcheries, insiste-elle, nous exigeons juste que le rythme syndical prime. Mais nous souhaitons beaucoup de succès à la mobilisation du 21 janvier. L’objectif n’est pas de rentrer en concurrence mais de gagner. »

Benoît Teste, secrétaire général de la FSU, reconnaît, lui, « la volonté de certains, chez LFI et d’autres partis, de tenter de prendre le dessus sur le mouvement social ». Néanmoins, sans appeler à rejoindre la mobilisation du 21 janvier, le leader de FSU espère auprès du JDD la réussite de la marche pour le succès du mouvement social.

« Nous restons bienveillants vis-à-vis de cette manifestation, elle participe à un climat d’opposition dont nous avons besoin » poursuit-il. Même son de cloche chez Dominique Corona, le secrétaire général adjoint de l’Unsa également sollicité par le JDD : « Il est normal que l’intersyndicale donne le la sur le mouvement social et que nous soyons pointe sur ces combats. »

Soutenir « toutes les mobilisations »

Comme pour tenter de contrer toute accusation de récupération, les différents responsables politiques de gauche ont d’ailleurs fait publiquement profil bas : « J’attends avec impatience, tout en me félicitant de l’unité syndicale, la date qui sera posée par les syndicats. Leur date sera la nôtre », a déclaré Clémentine Autain, députée LFI, sur BFMTV mardi.

Lors d’une conférence de presse tenue par les Insoumis et les organisations de jeunesse organisatrice de la marche du 21 janvier, les références de soutien à « toutes les mobilisations » sont nombreuses : « nous serons en soutien à toutes les mobilisations de la rue, celle du 19 janvier par l’intersyndicale et celle du 21 par les organisations de jeunesse », a affirmé le député LFI Louis Boyard.

« On appuiera de toutes nos forces les mobilisations syndicales avec un top départ le 19 janvier. Le 21 janvier vient en complémentarité pour un maximum de mobilisation y compris en week-end. Nous soutiendrons toutes les mobilisations », insiste également l’Insoumise Aurélie Trouvé. Comme pour ne pas jeter de l’huile sur le feu.

Wassila Belhacine 12/01/2023

https://www.lejdd.fr/

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12 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

le poing (npa)

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12 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

voeux ( npa)

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12 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

besancenot (npa)

 

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11 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

start-up nation (npa)

macrr

Vous reprendrez bien un peu de « start-up nation » ?

Le 9 janvier, les « Décodeurs » du journal le Monde rendaient publics les résultats d’une enquête menée sur les destinées des ministres du premier quinquennat Macron. Avec notamment un chiffre particulièrement révélateur : sur les 65 personnalités qui ont eu un portefeuille ministériel entre 2017 et 2022, 24 sont désormais dans le secteur privé.

Le « pantouflage », terme qui désigne le fait pour un haut fonctionnaire d’aller travailler dans une entreprise privée, n’est pas un phénomène nouveau. Mais il a connu une accélération spectaculaire ces dernières années, qui ne concerne pas que les anciens ministres et secrétaires d’État. Le 6 janvier, dans une première enquête, le Monde révélait ainsi que ce sont des dizaines de conseillers et autres collaborateurs qui ont rejoint des entreprises privées après avoir exercé des responsabilités dans les ministères.

Pour certains, c’est un retour à la case départ, puisqu’il s’agissait de salariéEs du privé « débauchés » par la Macronie pour construire la « start-up nation ». Mais pour d’autres, plus nombreuses et nombreux d’après le Monde, il s’agit d’une nouvelle activité, et l’on ne doute pas que les entreprises qui les ont recrutés ont bien perçu les avantages de s’adjoindre les services de ces individus, en lien avec le pouvoir, avec lesquels elles ont été en contact durant le premier quinquennat.

Officiellement, cette pratique est encadrée par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Mais le moins que l’on puisse dire est que tout — ou presque — semble permis. L’ancienne ministre du Travail Muriel Pénicaud est ainsi devenue administratrice du géant de l’intérim Manpower.

L’ancienne secrétaire d’État à la Transition écologique, Brune Poirson, est désormais directrice du développement durable du groupe hôtelier Accor. L’ancien ministre délégué chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a quant à lui pris la présidence d’Hopium, une start-up commercialisant… des voitures à hydrogène.

On le savait déjà, mais ces nouveaux éléments le confirment : la « start-up nation » est gangrenée par les conflits d’intérêts, les petits arrangements entre amis et la mise à disposition des moyens de l’État pour le secteur privé, quintessence du néolibéralisme autoritaire. C’est de tout cela qu’il faudra se débarrasser, pour prendre vraiment nos affaires en main et faire fonctionner cette société dans l’intérêt du plus grand nombre.

Mercredi 11 janvier 2023

https://lanticapitaliste.org/

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09 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

écoterrorisme (basta)

écoterrorisme (basta) dans Altermondialisme

« Écoterrorisme » : Les luttes écologiques dans le viseur du ministère de l’Intérieur ?

Rapport des renseignements territoriaux, menaces de dissolution, filatures, surveillance téléphonique, procès… Dans cette tribune, des centaines de personnalités et 90 organisations dénoncent la répression des militants et se portent solidaires.

Mardi 20 décembre dernier, au début des vacances de Noël les plus chaudes jamais enregistrées, le journal Le Parisien publiait les bonnes feuilles d’un mystérieux rapport des Renseignements Territoriaux, « fuité » à dessein, sous le titre tapageur : « l’inquiétant virage radical des activistes écologistes ».

Cette étrange habitude des « services de sécurité » français de communiquer, sans en avoir l’air, sur leurs intentions, sonne une fois encore comme un test en vue d’une nouvelle salve répressive. Un test qui s’adresse en réalité à chacun.e d’entre nous, qui avons participé, d’une manière ou d’une autre, aux luttes écologistes des dernières années.

Ce « virage radical » des écolos serait donc le fait des manœuvres cachées d’un regroupement d’« ultra-gauche » récemment converti à la cause écologiste, sournoisement dissimulé sous l’enseigne « Les Soulèvements de la Terre » [1], et non le signe de la radicalité de la situation dans laquelle nous sommes toutes et tous prises jusqu’au cou.

La multiplication des actions de résistance écologique ou paysanne ces dernières années s’expliquerait par l’agitation de quelques « vieux routiers  » de Notre-Dame-des-Landes, tout à leur appétit insatiable d’actions « violentes », plus que par un sursaut de dignité, venant d’un peu partout, devant l’écrasante évidence de la catastrophe. Rien à voir non plus, si on en croit ce rapport, avec la complaisance manifeste des gouvernements successifs vis-à-vis des respon-sables identifiés de cette catastrophe, ni avec la macabre fuite en avant de l’industrie du béton ou du lobby agro-industriel.

« L’embarras des stratèges du maintien de l’ordre »

Qu’importe les appels à actions signés et relayés par des centaines d’organisations écologistes, de la société civile, de fermes, d’associations citoyennes, de collectifs locaux en lutte, de personnalités de tous horizons, qui ont accompagné les récentes mobilisations populaires contre l’accaparement des terres, de la ressource en eau, ou contre l’artificialisation des sols. Ce foisonnement tonitruant qui ne cesse pourtant de grandir, ne serait que l’écran de fumée venant protéger une poignée d’activistes radicalisés, bien décidée à entraîner tout le « légitime mouvement pour la préservation de la planète » dans sa chute.

La ficelle est usée mais pourrait encore servir : identifier une fraction du mouvement en cours, l’isoler et la désigner comme l’agent infectieux, dont il faut à tout prix s’écarter au risque d’être à son tour écrasés.

L’éternel retour de la triste figure de la Sous-Direction Anti-Terroriste (Sdat) dans les enquêtes qui touchent aux luttes sociales, paysannes et écologiques – à l’occasion d’une nouvelle action collective contre le cimentier Lafarge condamné aux États-Unis pour sa collaboration avec Daesh [2] – fait figure de renversement ubuesque. Préparé par les sorties du ministre de l’Intérieur sur l’« éco-terrorisme », ce glissement cache mal l’embarras des stratèges du maintien de l’ordre, qui, ne sachant plus ou donner de la tête, en cherchent une à couper.

« L’attentisme criminel de ceux et celles qui ont le pouvoir d’arrêter la machine »

« L’arme du gouvernement, la dissolution », annonce fort de ses sources le journaliste du Parisien. Mais que s’agirait-il donc de dissoudre ?

On comprend bien au vu des récents tours de force réalisés, entre autre en son nom, pour la défense concrète des terres et de l’eau, que « les Soulèvements de la Terre » est un coupable tout indiqué. Ce mouvement de convergence inédit entre paysan.nes, jeunes urbains, écologistes et syndicalistes a en effet le mérite d’avoir un nom, un site, un compte Twitter, des rendez-vous publics réguliers et même, selon la note des RT, un compte en banque… Un bon gros nez au milieu de la figure qui, on dirait, n’attend que d’être dissout.

Seulement voilà, nous qui signons cette tribune, ne croyons pas en cette fable, et nous savons de quoi nous parlons. Pour avoir participé à certaines manifestations, pour en avoir organisé d’autres, pour avoir signé des appels, des tribunes, accueilli des réunions, participé à la logistique de tel ou tel campement, ou à des manifestations interdites, pour nous être aussi parfois joyeusement munis de cutters, de marteaux ou de sécateurs pour autre chose que pour bricoler, pour avoir parfois simplement souri à l’idée de leur usage possible… nous savons qu’il n’est nul besoin de comité central, ou de cercle de stratèges aguerri.e.s, pour reconnaître autant l’urgence absolue de la situation, que l’attentisme criminel de ceux et celles qui ont le pouvoir d’arrêter la machine.

Nous savons aussi que nous n’avons pas peur de ces gens vêtus de blancs de protection ou de bleus de chauffe qu’on nous montre désormais à la télé, après des années de surdité du gouvernement face aux luttes écologistes.

Nous ne pouvons d’ailleurs leur donner tort quand nous les entendons affirmer que leurs actions de « désarmement » sont un élément essentiel de toute stratégie conséquente pour freiner, enrayer, stopper les projets qui bétonnent les sols, s’accaparent les terres ou empoisonnent les rivières.

Mieux que ça, nous aimerions parfois en être, si nous en avions l’occasion ou si nos fonctions, notre santé ou nos situations de famille ne nous requéraient pas ailleurs. Car leurs gestes, leur précision, leur détermination joyeuse, nous parlent infiniment plus que les grimaces du ministre de l’Intérieur quand il verse des larmes de crocodile sur les barrières cassées d’un chantier, sur la mise à l’arrêt temporaire d’un site industriel hautement polluant, ou sur les dommages économiques subis par telle ou telle entreprise multinationale écocidaire.

« Celles et ceux qui voient l’ombre de la répression obscurcir leur part du ciel ne seront pas seul.e.s »

Nous voyons déjà pleuvoir les convocations, les mises en accusation, les passages à tabac, les procès, sur les militants de Bassines Non Merci, de la Confédération Paysanne ou des Soulèvements de la Terre, sur des manifestants qu’on est parfois venu chercher jusque sur leur lit d’hôpital, pour les mettre en garde à vue. Les premiers procès de la lutte contre les bassines, celui qui a eu lieu le 28 novembre, et ceux qui se tiennent les 5 et 6 janvier 2023 à la Rochelle et à Niort, sont à ce titre exemplaires.

Les dossiers d’instruction pouvant aller jusqu’à 1 500 pages témoignent de la surveillance, notamment téléphonique, de centaines de personnes. A cela s’ajoute des filatures, des dispositifs de vidéo surveillance cachés devant les maisons de militant.es, des dizaines de gardes à vue et une cinquantaine d’auditions libres.

Et nous voyons venir, puisqu’on nous le dit jusque dans les pages du journal, que la simple participation à ces manifestations, à ces réunions, à ces regroupements, sera bientôt non seulement illégale mais répréhensible. Ces gestes et ce qu’ils appellent de transformations, sont pourtant de ces moments qui dessinent un avenir possible.

Alors depuis tous les endroits où nous nous trouvons, nous nous apprêtons à nous porter solidaires, à dire que, nous aussi, nous en sommes, quand bien même ce ne serait qu’en pensée. Et que celles et ceux qui voient l’ombre de la répression obscurcir leur part du ciel ne seront pas seul.e.s, car nous sommes déjà là….

Tribune 9 janvier 2023

https://basta.media/

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08 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

eelv (jdd)

verts-schtroumpf

Retraites : l’écologiste Marine Tondelier appelle à descendre dans la « rue » mais craint « la répression »

La nouvelle secrétaire nationale d’Europe Écologie les Verts, Marine Tondelier, sera dans la « rue » contre la réforme « idéologique » des retraites, mais redoute que le gouvernement veuille « dissuader d’aller manifester avec des répressions fortes ».

La nouvelle secrétaire nationale d’Europe Écologie les Verts a été très claire ce dimanche sur la réforme des retraites dont les mesures doivent être dévoilées mardi par Élisabeth Borne. Les écologistes descendront dans la « rue », car c’est là que « va se passer le débat », a expliqué Marine Tondelier sur Franceinfo et Le Monde. Mais pour autant, la successeure de Julien Bayou « pense que le gouvernement va tout faire pour nous dissuader d’aller manifester avec des répressions fortes ».

Une réforme « idéologique » et « anti-sociale »

« C’est pour ça que c’est très important de faire confiance aux syndicats. On a besoin d’eux pour gagner dans la rue car il faudra mobiliser le monde du travail. La première manifestation doit être réussie, il faut que le monde de travail se mobilise bien. (…) J’attends qu’ils (les syndicats) fixent la date, je serai au rendez-vous », a ajouté la secrétaire nationale d’EELV.

Pour organiser la riposte, une intersyndicale se tiendra mardi soir, directement après les annonces de la Première ministre.

Marine Tondelier estime que cette réforme est « idéologique », « anti-sociale » et au « service d’une classe » favorisée. Et « l’histoire d’aucune petite pension en dessous de 85% du Smic, c’était dans la loi Fillon en 2003 (…) On va redébattre d’une mesure votée en 2003, ce serait ça le compromis », a-t-elle argumenté.

Pour la patronne des Verts, le combat contre la réforme des retraites peut représenter une « superbe opportunité » pour la coalition de gauche Nupes (LFI, PS, EELV, PCF) : « Sur le tas, on va devoir faire l’expérience de travailler ensemble », a-t-elle expliqué.

Thibault Nadal  08/01/2023

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07 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

climat bzh (fr3)

breiz

Changement climatique: la Bretagne en première ligne, et ce n’est peut-être qu’un début

Et si l’année 2022 inédite que nous avons connue sur le plan climatique devenait banale d’ici 2050 ?

Météo France vient de publier son bilan 2022, et il est sans appel : l’année que nous venons de traverser « est la plus chaude que la France métropolitaine ait jamais mesurée ». Entre températures records, sécheresse et phénomènes climatiques violents, la Bretagne ne cesse d’observer ces changements climatiques. Et d’après les spécialistes cela devrait s’amplifier.

L’année 2022 a été marquée par des phénomènes météo exceptionnels : sécheresse, incendies, orages violents, notamment en Bretagne.

La température moyenne sur l’ensemble de l’année en France s’élève à 14,5 °C. Du jamais vu.

A Brest, nous sommes 1,1 °C  au dessus de la température moyenne de la période de référence 1991-2020. Pour la pluviométrie en revanche, c’est un déficit de 13%.

Dans son rapport publié ce 6 janvier, Météo France n’hésite plus à employer le mot de « changement climatique »:

« L’année 2022 est la plus chaude que la France métropolitaine ait jamais mesurée. Ponctuée d’extrêmes climatiques, 2022 est un symptôme du changement climatique en France. Remarquable dans le climat actuel, elle pourrait devenir “normale” en 2050″

Météo France Bilan annuel 2022

Un climat méditerranéen pour la Bretagne

Cette année 2022 pourrait donc bien être un classique d’ici quelques décennies.

Pour 2050, les climatologues parlent pour la Bretagne d’un climat méditerranéen avec des vagues de chaleur comme au Portugal, qui pourront arriver plusieurs fois dans l’année.

Rennes, par exemple, aura des températures comme pouvait avoir Bordeaux il y a 50 ans.

Des séquences climatiques déjà annoncées par les climatologues du GIEC ou du haut conseil breton pour le climat, mais que l’on n’attendait pas si tôt.

Brasparts au cœur du réchauffement climatique

Si une commune en Bretagne a bien vu les effets du changement climatique c’est malheureusement Brasparts, dans le cœur du Finistère.

Cet été près de 1900 hectares de landes et de tourbières ont brûlées, des habitants ont été évacués, et une partie de la population qui n’avait plus accès à l’eau du robinet. Du jamais vu dans ces proportions.

Des températures « record »

En plus de la sécheresse, les températures ont flambé cet été en Bretagne, les records sont tombés partout.  40 à Rennes, Dinard Morlaix et dans les Abers, 39 à Brest et Saint-Brieuc où dans le centre Bretagne. Même à Ouessant on a dépassé les 31 degrés.

Des records parfois 20 degrés au-dessus des normales de saison.

 06/01/2023  Anthony Masteau et Benoit Thibaut .
https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

 Climat. L’été 2022, un marqueur du réchauffement ? « On assiste à une méditerranéisation de la Bretagne »

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07 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

lfi ( jdd )

pari unique

La France insoumise : un séminaire lundi pour tenter de guérir la crise interne

Le groupe LFI se réunit au complet le 9 janvier pour un séminaire de rentrée à l’Assemblée. Alors que la crise gronde depuis le mois de décembre, les députés remettront sur le métier la question de l’organisation du mouvement.

La France insoumise a connu des rentrées sous de meilleurs auspices. Lundi prochain, à 15 heures, les 74 députés du groupe mélenchoniste se retrouveront pour un séminaire de rentrée à l’Assemblée nationale. Officiellement, l’ordre du jour n’est pas arrêté. S’il sera, bien sûr, question de la riposte à la réforme des retraites – dont le texte sera présentée le lendemain – un épais dossier figure tout en haut de la pile des sujets brûlants : la réorganisation interne au sein de LFI.

Car depuis « l’assemblée représentative ratée » du 10 décembre dernier – selon les mots d’un député expurgé de la direction – les Insoumis peinent à trouver la sortie de crise. La refonte du mouvement, aussi profonde qu’imprévue, a creusé une fracture en interne. Entre les figures exfiltrées et la nouvelle direction, les ponts sont coupés : « Il n’y a plus de son, plus d’image » métaphorise l’un deux.

Au sein d’un mouvement d’ordinaire si noyauté, les fléchettes fusent désormais par voie de presse. Si Éric Coquerel ou Alexis Corbière ont choisi de rester plus discrets, Clémentine Autain , François Ruffin ou encore Raquel Garrido se succèdent en plateau pour dénoncer le manque de démocratie dans le parti. Plusieurs de ces compagnons de route historiques espèrent crever l’abcès : « Il faut qu’on atterrisse et qu’on se dise les choses franchement », assène l’un d’eux. « Les dirigeants actuels ne peuvent pas ne pas être ébranlés », se persuade un autre mis sur la touche.

Un groupe de travail pour apaiser les tensions 

Mi-décembre, pour calmer l’orage, un groupe de travail a été constitué au Palais Bourbon. Une petite dizaine de députés LFI est chargée de piloter une réflexion sur la nouvelle organisation. Parmi eux, Eric Coquerel, Marianne Maximi, François Piquemal ou encore Danielle Simonnet.

Lundi, ils vont rentrer dans le dur. Et proposer au groupe une méthode de travail semblable à celle choisie au moment de l’affaire Quatennens. Des discussions en ateliers, avant des délibé-rations dans un deuxième temps et pourquoi pas un vote à la clé. L’optimisme est toutefois mitigé. « La question est de savoir si cela sera pris en compte par Manuel Bompard… », s’interroge un député expurgé. Mardi, ce dernier a été désigné « à l’unanimité » coordinateur de La France insoumise par la nouvelle équipe aux manettes.

Malgré les décisions prises en décembre, certains veulent déjà reconstruire la maison du sol au plafond. « Nous ne voulons pas de changements cosmétiques. Il faut pouvoir identifier qui dirige réellement et que cette direction soit pluraliste », revendique l’un des déçus. Le même appelle à « repenser le lien entre les militants et le parti ». Et s’inquiète de l’opacité autour de la gestion des finances de LFI : « 8 millions d’euros vont arriver dans les caisses du parti au printemps. Nous devons savoir qui les gère et qui décide comment cet argent est alloué ».

La plupart de ces questions resteront probablement sans réponse. A minima, la nouvelle direction a promis d’élargir la coordination des espaces à de nouvelles personnalités. Un geste d’apaisement confirmé par l’eurodéputée Manon Aubry au JDD ce jeudi.

« J’ai demandé et obtenu que l’espace parlementaire (…) au sein de la coordination des espaces, puisse élargir sa représentation. Nous allons en discuter collectivement : un ou deux députés pourraient nous rejoindre ». Réponse exaspérée de Clémentine Autain auprès de notre journal : « La bonne idée, ce n’est pas d’ajouter deux députés à une direction déjà surdotée en la matière et déjà bien trop homogène… [18 membres sur 21 sont députés, NDLR]. »

Mélenchon en chute libre

Face au défi de l’unité avant la présentation de la réforme des retraites, les mécontents se prennent à rêver d’un « sursaut de lucidité ». D’autant que « cela envoie un signal catastrophique au reste de la Nupes », s’inquiète l’un des mécontents.

« On va voir si lundi, ils reviennent un peu sur terre. Je suis mélenchoniste depuis trente ans. Alexis Corbière a créé le “phi” qui est l’emblème de notre mouvement. Des milliers d’insoumis souhaitent ancrer LFI dans le temps long. Il est hors de question de partir », écarte la députée de Seine-Saint-Denis Raquel Garrido.

Sa collègue Clémentine Autain abonde : « La question de la démocratie est importante pour le peuple de gauche ». D’autant qu’aux yeux de l’opinion, elle semble avoir fait plus de mal que l’affaire Quatennens selon le dernier baromètre Harris-Interactive publié le 28 décembre.

« Si la confiance à l’égard de l’ex-candidat à l’élection présidentielle ne semblait pas trop être affectée par sa prise de position dans l’affaire Adrien Quatennens, son attitude dans l’optique de la nomination de Manuel Bompard apparait comme davantage remise en cause », notent les auteurs de l’étude. L’image de Jean-Luc Mélenchon s’est ainsi considérablement érodée. La chute est vertigineuse : le triple candidat à la présidentielle perd 10 points en un mois auprès des sympathisants de La France Insoumise.

Juliette Droz 07/01/2023

https://www.lejdd.fr/

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