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14 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Socialisme

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13 mai 2014 ~ 0 Commentaire

15 mai: la fonction publique en grève!

manifestation

Sept fédérations syndicales appellent à une journée de grève et de manifestation le 15 mai prochain.

Après l’annonce du plan d’économies de 50 milliards, plus que jamais les fonctionnaires re- fusent d’être sacrifiés sur l’autel de l’austérité. Pour la deuxième fois depuis l’arrivée de Hollan- de, les fonctionnaires sont appelés à la grève le 15 mai prochain autour de deux revendi- cations centrales : les salaires et l’emploi. En effet, comme sous le précédent quinquennat, ils restent l’une des principales « cibles ».

Baisse des salaires « Je sais ce que nous devons à nos fonctionnaires, si essentiels à la vie de ce pays. Chaque jour, ils agissent avec dévouement et sens du service public. Mais la situation nous oblige à leur demander de contribuer à notre effort commun. Nous confirmons le gel du point d’indice »…

Valls le dit, c’est donc reparti pour un tour de vis salarial. Le gel du point d’indice est bel et bien confirmé pour 2015, le flou demeurant pour la suite du quinquennat. Pour la cinquième année consécutive donc, les 5,2 millions de fonctionnaires vont à nouveau voir leur pouvoir d’achat diminuer.

Pour faire avaler la pilule, le gouvernement a précisé que « les règles d’avancement dans la fonction publique d’État » seront préservées. Mais concrètement cette annonce n’est qu’un subterfuge, car  les promotions obtenues ne permettront plus d’améliorer la situation des agentEs, mais seulement de la maintenir à son plancher, puisque les bénéfices de l’avancement ne feront plus que compenser les pertes provoquées par le « gel ».

Autant dire que les grilles de carrière de la fonction publique sont vidées peu à peu de leur substance. Au moment même de cette annonce, l’Insee sortait une note de conjoncture qui constate « une baisse des salaires nets moyens en euros constants dans les trois versants de la fonction publique entre 2011 et 2012 ». Dans le détail, on relève que, compte tenu de l’infla- tion et en euros constants, le salaire net moyen en équivalent temps plein a baissé de 0,8 % dans la fonction publique de l’État, de 0,5 % dans la fonction publique territoriale et de 0,6 % dans le secteur hospitalier public. En 2011 déjà, une étude du même institut évaluait à 0,8 % la baisse des salaires dans la fonction publique territoriale, où le taux de précaires est le plus important.

Et toujours moins d’emplois Avec toujours le même argument, « le redressement des comptes publics », les économies annoncées dans les trois fonctions publiques (État, hos- pitalière, territoriale) sont inédites : 19 milliards pour la fonction publique d’État, 10 milliards pour l’assurance maladie et 10 milliards supplémentaires pour les collectivités territoriales. Elles auront des conséquences dramatiques sur l’emploi et donc sur les missions des services publics.

À l’État, ce sera la poursuite de la politique régressive en matière d’emplois et de restruc- turations sur l’ensemble du territoire. La MAP (modernisation de l’action publique) continuera son travail de sape dans le but d’atteindre l’objectif de réductions budgétaires.

La santé ne sera pas épargnée, en particulier l’hôpital public. D’ores et déjà, Marisol Touraine a annoncé 2 milliards d’économies à réaliser dans les hôpitaux et dénoncé « le re- cours excessif aux médecins intérimaires » qui coûte trop cher… Mais pas un mot du sous- effectif permanent et général dans les hôpitaux publics qui met en danger la santé des patients et qui rend les conditions de travail des personnels de plus en plus insupportables.

Quant aux collectivités territoriales, les économies vont passer par une réforme territoriale qui aura de graves conséquences pour l’ensemble des salariéEs. Ce sont des embauches massives qui seraient partout nécessaires aujourd’hui. C’est tout le contraire qui est à l’ordre du jour. Alors, inévitablement, ce plan d’économie programme une nouvelle dégradation des services publics, ainsi qu’une aggravation des conditions de travail de l’ensemble des fonctionnaires. Les raisons sont nombreuses pour que cette grève du 15 mai soit importante, et surtout qu’elle ait une suite à la hauteur des attaques.

Sandra Demarcq Hebdo L’Anticapitaliste – 241 (08/05/2014)

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13 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Manifestation des salariés du centre hospitalier guillaume régnier de rennes (ri)

manifestants-hopital-SUD

Contre les mesures d’économie et d’austérité

Mardi 13 mai, de 14h à 17 heures, l’intersyndicale SUD, CGT, CFDT appelle tous les salariés du Centre Hospitalier à se rassembler, 108 avenue du général Leclerc, devant l’entrée des bureaux de la direction pour s’opposer aux mesures d’économie présentées par la direction : suppression de jours RTT, synonymes de suppressions de postes (entre 50 et 100 selon les scénarii), baisses de salaire programmées sur l’ensemble de la carrière des agents (perte de 10 000 à 26 000 € selon les métiers sur l’ensemble de leur carrière).

Ce projet présenté en début d’année a suscité l’hostilité de la très grande majorité des salariés qui se sont déjà mobilisés à plusieurs reprises. La direction a justifié dans un premier temps les mesures d’économies par l’insuffisance des prévisions de dépenses de la Sécurité Sociale votée au parlement.

Les 10 milliards d’économies sur la sécurité sociale décidées récemment se traduisent aujourd’hui par des budgets catastrophiques pour la psychiatrie publique en Bretagne : l’ARS a décidé qu’il n’y aurait aucune augmentation en 2014 ce qui va mettre artificiellement et mécaniquement tous les établissements psychiatriques publics en déficit.

Partout les directions choisissent de diminuer la masse salariale pour équilibrer les budgets.

Les salariés du Centre Hospitalier Guillaume Régnier s’y opposent fermement.

L’intersyndicale SUD, CGT, CFDT du Centre Hospitalier Guillaume Régnier de Rennes

http://www.rennes-info.org/Manifestation-des-salaries-du

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13 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Le Smic est mauvais pour l’emploi (regards)

22 euros

L’attaque contre le Smic menée « à gauche » par Pascal Lamy ou par les économistes Philippe Aghion, Gilbert Cette et élie Cohen, reprise en fanfare par Pierre Gattaz, n’est pas un leurre, mais bien une offensive au long cours qui mérite qu’on la combatte vigoureusement.

Un vrai feu d’artifice: quatre livres de personnalités ou d’économistes socialistes ont pré- cédé, ou accompagné, la constitution du gouvernement de Manuel Valls et la présentation de sa politique visant à aller plus loin, plus vite et plus fort sur le chemin du « pacte de respon- sabilité ». La France au défi d’Hubert Védrine est paru fin février (Fayard). Éloge de l’anormalité de Matthieu Pigasse (Fayard), Quand la France s’éveillera de Pascal Lamy (Odile Jacob) en mars, et Changer de modèle des économistes Philippe Aghion, Gilbert Cette et Elie Cohen en avril (Odile Jacob). Chacun veut faire entendre sa petite musique personnelle, mais les différences comptent peu. Les uns et les autres participent de la même promotion du « social libéralisme » qui sous-tend la politique du gouvernement Hollande-Valls. Et ils s’appuient sur des idées reçues bien dans l’air du temps.

Offensive coordonnée En principe, qui se dit de gauche n’est pas contre le Smic. Pascal Lamy est même «partisan de l’instauration d’un salaire minimum dans chacun des pays euro- péens» (Quand la France s’éveillera, page 89). Et le trio Philipe Aghion, Gilbert Cette, Elie Co- hen pense que «l’existence d’un Smic est indispensable pour définir une norme et pour com- penser le faible pouvoir de négociation de nombreux salariés» (page 179). Mais, ils sont comme les soi-disant adversaires résolus de la peine de mort… «sauf pour les crimes d’enfants» ou «sauf pour les crimes en série» ou «sauf pour les crimes terroristes».

Début avril, dans le service après-vente de son livre P. Lamy s’est dit « favorable à des boulots pas forcément payés au Smic ». Il a récidivé début mai : « Avec 25% de chômage des jeunes, il n’y a plus de tabou ». Pour leur part, Aghion, Cette et Cohen, se prononcent, dans leur livre, pour un gel au moins partiel du Smic et pour une réforme « ambitieuse » de celui-ci qui « ne doit exclure a priori aucun aspect: révision de fond de la règle de revalorisation automatique, régionalisation, différenciation selon l’âge… ». (page 180).

Évidemment, une telle aubaine ne pouvait laisser indifférent le président du Medef. Pierre Gattaz s’est immédiatement engouffré dans une si belle brèche, réclamant un salaire « transitoire » inférieur au Smic pour « faciliter l’entrée des jeunes dans le marché du travail ». Au passage, celui qui a augmenté en 2013 sa rémunération de patron de Radiall (hors dividendes d’actionnaire principal) de 29% pour la porter à 420.000 euros, livre cette colossale tartuferie : « Il y a une exigence d’exemplarité. On ne peut pas demander des efforts aux salariés et ne pas se l’appliquer soi-même ».

La proposition a été repoussée par Manuel Valls d’une ferme main gauche, cependant que la droite décidait fermement de poursuivre le gel des salaire des fonctionnaires, des pensionnés, des bénéficiaires de prestations sociales et d’amplifier la baisse des charges et des impôts des entreprises. Le débat sur le Smic ne serait donc là que pour mieux faire accepter les autres attaques sociales, commente Daniel Schneidermann. C’est aller trop vite en besogne. Même si elle ne se traduit pas en actes immédiats, il faut prendre cette attaque contre le Smic au sérieux. C’est en tout cas ce que fait la CGT qui parle d’offensive coor- donnée. Il y a un mois déjà, souligne-t-elle, la Commission européenne avait ouvert le feu dans son Bilan approfondi sur la France 2014. Elle consacrait cinq pages de son rapport au Smic et incitait le gouvernement français à s’attaquer à celui-ci, au niveau général des salaires, ainsi qu’à leur système de négociation. (…)

Le Smic pénalise-t-il la compétitivité ? Non, répondent Pierre Concialdi et Michel Husson économistes à l’IRES qui passent en revue les « arguments » contre le Smic dans un document de travail publié en 2013. La proportion de salariés payés au Smic travaillant dans les secteurs exportateurs est faible: en 2011, cinq salariés payés au Smic sur six travaillent pour le marché intérieur. « Ce constat, ajoutent-ils, permet de rappeler que toutes les mesures visant à accroître la compétitivité par baisse du « coût du travail » ne peuvent être ciblées sur le secteur exposé à la concurrence internationale (notamment en raison des règles européennes) et constituent donc une forme de subvention aux entreprises du secteur abrité, qui ne peut être justifiée par l’argument de compétitivité ».

Le Smic est-il un frein à l’emploi des travailleurs non qualifiés et notamment des jeunes? Le taux de chômage est beaucoup plus élevé chez les jeunes de 15 à 25 ans que chez les plus de 30-35 ans (plus de 20%, contre 8%), chez les non diplômés que chez les diplômés (16% contre 6% à partir de bac +2) et singulièrement pour les jeunes, où le taux de chômage atteint 46% pour les non diplômés ou titulaires seulement d’un brevet ou d’un BEP. .

Faut-il incriminer le niveau « excessif » du Smic ? À partir de 1993 une politique d’exonérations de cotisations sociales employeurs est supposée diminuer le « coût relatif du travail » pour les bas salaires. Jusqu’en 2000, la part de l’emploi non qualifié augmente. Mais depuis, elle recule à nouveau, constatent Pierre Concialdi et Michel Husson. Le problème, selon eux, serait bien davantage lié au recul de la production manufacturière en France qu’au coût relatif du Smic.

Alors qu’il existe déjà plus d’un million d’emplois aidés, c’est-à-dire « en dessous du Smic » pour les salariés les plus « éloignés » de l’emploi, sans compter l’apprentissage et les stages, une baisse du Smic pour les jeunes ou pour les chômeurs non qualifiés ne permettrait pas de créer de l’emploi pour les moins formés et les moins diplômés. Comme l’explique l’éco- nomiste André Gauron qui tient un blog sur le site d’Alternatives Economiques, « le “plein em- ploi” des diplômés se réalise par un accès aux emplois qualifiés mais aussi pour une part aux emplois peu ou non qualifiés dont les peu ou non diplômés se trouvent de ce fait évincés. Les travaux de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) sur les contrats aidés et sur les contrats de professionnalisation confirment que même lorsque les contrats sont ciblés “jeunes peu ou pas diplômés”, les employeurs tendent plutôt à recruter des jeunes diplômés ». Ce n’est donc pas en ajoutant un nouveau salaire minimum que l’on changera le comportement des entreprises en matière de gestion de la main-d’œuvre. Penser notamment que les travailleurs non qualifiés acquis à bas prix se verraient accorder par leur employeur de coûteuses formations pour augmenter leurs compétences leurs productivité et leurs salaires une fois dans l’entreprise, relève au mieux d’une vue de l’esprit. De plus, explique encore André Gauron, il faut se méfier beaucoup des raisonnements qui prétendent pouvoir mesurer le salaire « légitime » des personnes non qualifiées à l’aune de la « faible productivité » de leur emploi. (…)

Le Smic est-il un mauvais moyen de lutter contre la pauvreté? Certes, le Smic étant un minimum horaire, il ne protège pas contre les situations de précarité sociale liées à des durées d’emploi courtes et/ou irrégulières, rappellent Pierre Concialdi et Michel Husson. Or à peine la moitié des salariés rémunérés au salaire minimum travaillent à plein temps. Prétendre que la baisse du Smic permettra de traiter ce problème relève de l’escroquerie intellectuelle. Il est par contre « difficile de soutenir qu’un salaire minimum élevé ne réduit pas la pauvreté », comme le montre par exemple une comparaison entre la situation française et la situation allemande où l’absence de Smic et la multiplication des minijobs (plus de 7 millions dont 5,5 millions de mini- jobers exclusifs) conduisent à un taux de pauvreté en forte croissance malgré le plus faible chômage, alors qu’il reste inférieur à la moyenne européenne en France.

Pour compenser la baisse du Smic, Aghion, Cette et Cohen préconisent de privilégier le RSA comme moyen de lutte contre la pauvreté. Mais comme ils ne veulent ni le déficit ni la hausse des impôts, la cohérence les conduit à préconiser une concentration de la protection sociale sur les plus bas revenus. « Autrement dit, note André Gauron, pour sortir de la crise, il faudrait créer plus de pauvreté et de précarité en même temps que pénaliser les classes moyennes en les privant de certaines prestations pour voler au secours de ceux qu’on a préalablement réduit à l’état de salarié-assisté ».

Le Smic français n’est-il pas trop élevé par rapport aux autres pays européens? Le Smic en France est effectivement l’un des plus élevés d’Europe en valeur nominale (9,53 euros brut par heure), en standard de pouvoir d’achat et en proportion du salaire médian (60%). Ces chiffres doivent cependant être relativisés. Parmi les pays qui ont un salaire minimum, la France fait en réalité partie d’un groupe de pays où celui-ci est à un niveau assez comparable, groupe qui comprend le Luxembourg, l’Irlande, les pays du Benelux et le Royaume-Uni.

Ensuite, parmi les pays qui n’ont pas de salaire minimum légal, tous ne sont pas dans la situation de l’Allemagne et de ses millions de minijobers. Les pays scandinaves (Suède, Dane- mark) n’ont pas de Smic. Mais tous les salariés, sauf les migrants, sont couverts par des conventions collectives de branche au-dessus de 70% du salaire médian supérieurs, c’est-à-dire au-dessus du Smic français. Un haut niveau du salaire minimum effectif est en fait une caractéristique du modèle suédois vanté ici par ces mêmes économistes qui trouvent le Smic trop élevé en France.

Surtout, l’offensive contre le niveau du salaire minimum n’est pas une spécificité française. Elle est menée y compris dans les pays où le Smic est plus bas en valeur et en proportion du salaire médian. En février 2012, le gouvernement grec a pris la décision dras- tique de réduire le salaire minimum national de 22%. Il a baissé en Irlande, il est gelé au Portugal et en Espagne. En réalité, l’attaque contre le Smic est une pièce importante des politiques « de dévaluation interne » visant à la baisse généralisée des coûts salariaux au nom du redressement de la compétitivité. La baisse du salaire minimum permet d’exercer une pression à la baisse sur toute la pyramide de salaires mis à part ceux du très haut de l’échelle.

Une politique européenne de salaire minimum Au lieu de vouloir faire participer la France à cette course sans fond et sans espoir, l’alternative consiste à rechercher la mise en place d’une politique européenne de salaire minimum. Ce n’est pas chose facile, y compris parce que les salariés des pays nordiques craignent que cela les pénalisent. Il ne s’agirait pas d’établir un salaire minimum unique. Mais, comme le préconise la Confédération européenne des syndi- cats, que dans tous les pays européens où il existe des salaires minima, le niveau de ceux-ci soit d’au moins 50% du salaire moyen national et de 60% du salaire médian national. Pour de nombreux pays européens, la mise en œuvre de cet objectif européen impliquerait des relè- vements substantiels de leurs salaires minima nationaux. Pour la France cela permettrait une utile consolidation. (…)

Par Bernard Marx| 12 mai 2014

http://www.regards.fr/web/idee-recue-numero-3-le-smic-est,7722

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13 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Areva, la gestion de lauvergeon dans le viseur de la cour des comptes (of)

Areva, la gestion de lauvergeon dans le viseur de la cour des comptes (of) dans Ecologie & climat 17040-2011-03-international-environnement-japon-catastrophe-nucleaire-bloem-dessin-dijonscope-01

La Cour des comptes pointe du doigt la présidence d’Areva par Anne Lauvergeon dans un pré-rapport dont le journal Les Echos publie de larges extraits.

Fuite en avant Tout y passe, de la stratégie générale d’Areva (dont l’Etat français détient directement ou indirectement près de 87% du capital) qualifiée de « fuite en avant » à la rémunération des dirigeants, en passant par la commercialisation du réacteur EPR et l’affaire Uramin -objet d’une enquête préliminaire. « Un certain nombre de difficultés du groupe (…) dans la période antérieure à 2012, proviennent avant tout de la forte personnalité de la présidente du directoire », lit-on dans un des extraits publiés par Les Echos.

La gouvernance pointée du doigt La Cour des comptes ne se borne pas à la période Lauvergeon mais s’étend aussi à l’organisation actuelle de sa gouvernance,jugée responsable de choix aujourd’hui critiqués. « Dans le schéma actuel de gouvernance, le directoire a pu prendre seul la décision de signer le contrat de l’EPR finlandais OL3, source d’une perte de plus de trois milliards d’euros pour Areva », lit-on dans le document. La Cour estime à ce propos qu’ »on ne peut plus croire » à une livraison du réacteur en 2014, comme Areva le promet toujours publiquement après plusieurs reports.

La gestion d’ »Atomic Anne » dans le viseur C’est avant 2012 que la transformation en société à conseil d’administration « aurait été la plus utile », ajoute la Cour, qui juge cependant le sujet toujours d’actualité. Son pré-rapport est particulièrement sévère pour celle que l’on surnommait « Atomic Anne » et dont les rapports tendus avec le PDG d’EDF Henri Proglio ont défrayé la chronique. La Cour estime ainsi que le « modèle intégré » défendu par Anne Lauvergeon, de l’extraction de l’uranium au retraitement des déchets en passant par la conception et la construction des réacteurs, « n’est pas définitivement convaincant ».

Un bilan financier peu satisfaisant Pendant la période concernée, Areva a financé ses investissements « majoritairement grâce à ses cessions » (d’actifs), faute de flux de trésorerie opérationnels suffisants, rappelle aussi la Cour des comptes. Globalement, la Cour des comptes juge le bilan financier des grands projets d’Areva « peu satisfaisant ». Le groupe a accusé en 2013 une perte pour la troisième année d’affilée, reflet d’une situation que le rapport juge d’autant plus inquiétante qu’Areva ne dispose plus d’actifs majeurs à céder.

La rémunération des membres du conseil de surveillance « contestables » La Cour des comptes épingle enfin la rémunération des membres du conseil de surveillance du groupe sous la présidenceLauvergeon, sur la base de taux de réussite « contestables ». « La rémunération de l’ancienne présidente du directoire a connu une progression très rapide au cours de son se- cond mandat (…) La découverte tardive de dossiers, dont la mauvaise gestion coûte aujour- d’hui très cher au groupe, amène à critiquer une telle progression », estime-t-elle. De même, la Cour critique les indemnités de départ d’Anne Lauvergeon, dont le niveau est jugé « excessif ».

Ni Anne Lauvergeon ni Areva n’ont pour le moment fait de commentaire.France – 07h07 

Anne Lauvergeon : Deux ans après son départ d’Areva en 2011, Anne Lauvergeon s’est vue confier en 2013 par le gouvernement la présidence de la commission « Innovation 2030″, chargée de repérer et aider les champions industriels de la France de demain. En avril 2014, elle est devenue présidente du conseil d’administration de SIGFOX, PME de 60 personnes spécialisée dans les infrastructures pour les objets connectés. Elle occupe aussi des postes d’administratrice dans plusieurs sociétés.

http://www.ouest-france.fr/areva-la-gestion-de-lauvergeon-dans-le-viseur-de-la-cour-des-comptes-2538854

Commentaire: Avec le nucléaire on paie plusieurs fois! Une fois comme « client » et le reste comme contribuable, et là çà douille: projets pharaoniques à l’étranger et faire la guerre en Afrique ce n’est pas donné! Et il faudra bien sûr un jour payer pour le démentèlement et le stockage des déchets!

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13 mai 2014 ~ 0 Commentaire

L’observatoire du nucléaire dénonce l’adoption d’une loi sur les bornes de recharge pour voitures électriques (odn)

Oui-Oui-

L’Observatoire du nucléaire dénonce fermement l’adoption, en première lecture à l’Assemblée nationale hier soir, d’une loi écrite « sur-mesure » pour favoriser les industriels de la voiture électrique et du nucléaire. Cette loi prévoit un ensemble de mesures permettant de développer sur le territoire national un réseau de bornes de recharge pour voitures électriques.

L’Observatoire du nucléaire rappelle d’abord qu’il a contraint les principaux constructeurs à reconnaître que les voitures électriques sont polluantes et à retirer de leurs publicités les mentions « propre », « vert » ou « écologique » (*).

De même, le système mis en place par Bolloré à Paris (Autolib), Lyon (BlueLy) et Bordeaux (Blue  Cub) ne peut être prétendu « écologique » (**). D’autant qu’une étude montre que ce système ne retire aucune voiture des centres-villes et, au contraire, attire à la voiture individuelle des usagers des transports publics (***)

Par ailleurs, une étude de l’Ademe montre que, même concernant les émissions de gaz à effet de serre, la voiture électrique n’est guère moins polluante que la voiture thermique, sauf en France ou l’électricité est majoritairement nucléaire… ce qui occasionne alors des pollutions tout aussi dramatiques (déchets radioactifs, contaminations autour des mines d’uranium et des installations nucléaires, etc) (****)

L’Observatoire du nucléaire dénonce les cadeaux faits aux industriels privés, à commencer par Renault et Bolloré, qui se voient littéralement offrir l’espace public sans avoir à payer de redevance, et qui bénéficient de façon totalement injustifiée de l’argent public au travers du bonus prétendu « écolo-gique » de 6300 euros, souvent accompagné d’aides régionales pouvant aller jusqu’à 5000 euros : avec plus de 11 000 euros d’aides publiques, les voiture électriques seront bientôt offertes clé en main !

Enfin, l’Observatoire du nucléaire dénonce la dérive des « élites » du parti prétendu écologiste EELV, dont les députés ont voté la loi sur les bornes de recharge et soutiennent de fait les lobbies de l’automobile et du nucléaire, le député François-Michel Lambert s’étant carrément mué en VRP de la Renault Zoé (*****): comment expliquer cette curieuse trahison des engagements écologistes ?

La voiture électrique (nucléaire en France) est aussi polluante que la voiture thermique

Remplacer des voitures thermiques par des voitures électriques est donc absurde

Offrir l’argent et l’espace public aux industriels de la voiture électrique est injustifiable

Le soutien des députés « écologistes » à cette loi est totalement insensé… et suspect

(*) Renault Zoé : http://www.jdp-pub.org/RENAULT-ZOE-Internet.html

Bolloré Bluecar : http://www.jdp-pub.org/BOLLORE-BLUE-CAR-Internet.html

Mitsubishi : http://www.jdp-pub.org/MITSUBISHI-Internet.html

Nissan Leaf : http://www.jdp-pub.org/NISSAN_LEAF-Internet.html

Opel Ampera : http://www.jdp-pub.org/OPEL-AMPERA-Internet.html

Citroën C-Zéro http://www.jdp-pub.org/CITROEN-C-ZERO.html

(**) BlueCub : http://www.jdp-pub.org/BLUECUB-Internet.html

(***) http://transports.blog.lemonde.fr/2013/03/26/on-a-rate-lobjectif-autolib-ne-supprime-pas-de-voitures

(****) http://www.lepoint.fr/auto-addict/strategie/pas-propre-ma-voiture-electrique-04-12-2013-1764912_659.php

(*****) http://www.fmlambert.fr/search/?keyword=zoé

http://www.observatoire-du-nucleaire.org

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12 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Rythmes scolaires: une seule issue, l’abrogation du décret

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Le gouvernement a publié Jeudi 8 Mai le décret Hamon dit « d’assouplissement » des rythmes scolaires.

Loin de répondre à la moindre des revendications des personnels, ce texte confirme et aggrave les principales dispositions du décret Peillon, à commencer par le projet éducatif territorial (PEDT).

Le NPA s’oppose résolument aux PEDT, à toute intrusion des communes dans l’orga- nisation du temps scolaire. Le décret sur les rythmes scolaires ne peut mener qu’à la flexibilité et à l’explosion des inégalités, il n’est ni amendable, ni négociable, il doit être purement et simplement abrogé.

Dans la pratique, face à l’opposition quasi-unanime des enseignants et des parents, le gouvernement et son ministre Hamon poursuivent un objectif prioritaire : sécuriser et généraliser la mise en œuvre à la rentrée 2014 du décret Peillon sur les rythmes scolaires.

Pire, le décret Hamon complète la « réforme des rythmes » en autorisant des expé- rimentations qui accentueraient la logique de désorganisation et de territorialisation de l’école du décret Peillon. Outre des horaires à géométrie très variable selon les communes voire les écoles, Benoît Hamon confirme définitivement le rôle clé dévolu aux PEDT, véritable machine de guerre contre le cadre national de l’école, des programmes et des statuts, en multipliant les mesures visant à inciter toutes les communes à en élaborer un.

À l’évidence, les enseignants et les parents sont hostiles au décret sur les rythmes scolaires, le rejet par les syndicats (SNUIPP, FO, CGT, SUD) du décret dans les instances consultatives en est une expression. En ne tenant nullement compte de ce vote, après une intense phase de « concertations », le gouvernement indique la fonction du « dialogue social » : l’aider à avancer sur ses propres objectifs.

Réactiver la mobilisation implique de s’organiser pour que cesse toute « concer- tation » (comités national ou départemental) visant à le mettre en œuvre, pour que se réalise l’unité des enseignants, des parents et des syndicats pour l’abrogation de ce décret.

Au-delà, c’est toute la politique scolaire du gouvernement Hollande-Valls-Hamon qui est en cause. À tous les niveaux, il s’agit de remodeler l’enseignement public, de le territorialiser et d’en diminuer les coûts, une logique qui ne peut qu’être exacerbée par le pacte de responsabilité.

Outre les « rythmes » et la réforme des ZEP, les pires menaces pèsent également sur le maintien de programmes nationaux ainsi que sur le statut des enseignants du secondaire. Y mettre un coup d’arrêt nécessite une mobilisation, que se réalise l’unité, ce qui est inséparable du combat à mener pour la rupture des « concertations » des syndicats (notamment la FSU) avec le ministre.

C’est de cette manière qu’il sera possible d’infliger une défaite décisive au gouvernement, à même de remettre en cause l’ensemble de sa politique, à commencer par le pacte de responsabilité. Montreuil, le 12 mai 2014

http://npa2009.org/node/41391

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10 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Dix salariés de la centrale nucléaire de cattenom contaminés

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Une équipe de salariés de la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle) a été contaminée lors d’une intervention au sein du réacteur a-t-on appris ce vendredi. La direction d’EDF minimise et assure que l’évènement n’est pas «significatif».

L’incident s’est déclaré lors des travaux de maintenance ce samedi en début d’après-midi a-t-on appris de l’exploitant de la centrale de Cattenom (Moselle), EDF. Dix salariés de la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle) ont déclenché les détecteurs de contamination en sortant de la zone dite «nucléaire» rapporte ce vendredi Le Républicain Lorrain. Selon la direction de la centrale, exploitée par EDF, l’évènement n’est «pas significatif».

L’équipe de la centrale intervenait alors dans l’un des réacteurs à l’arrêt au niveau des pompes du circuit de contrôle volumétrique et chimique (RCV). La contamination interne est bien avérée et a dépassé le seuil d’alerte puisqu’il s’agit de traces réduites «en dessous du taux d’intégration de dose» selon la centrale citée par le quotidien lorrain. La direction a indiqué que des analyses sont en cours afin de déterminer l’origine de la contamination en zone nucléaire. Dans un soucis de transparence total, la direction a prévenu l’Autorité de Sureté Nucléaire (ASN) et les autorités de l’Etat.

Cet événement – certes minimisé par la direction– tombe au plus mal alors que l’ASN vient d’épingler la sécurité de la centrale. Pour l’ASN, la centrale nucléaire de Cattenom située dans le nord de la Moselle – l’une des plus puissantes de France – n’est pas assez entretenue. Elle a pointé du doigt la sous protection des salariés du site qui seraient bien trop exposés. La radioprotection des collaborateurs de Cattenom, exploitée par le géant EDF, est jugée insuffisante.

http://www.loractu.fr/thionville/6907-dix-salaries-de-la-centrale-nucleaire-de-cattenom-contamines.html

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10 mai 2014 ~ 0 Commentaire

La justice au service de l’austérité

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Hôpital de Caen

Par 3 fois depuis un an, les salariés de l’EPSM (établissement public de santé mentale) de Caen avec leurs syndicats CGT et SUD ont réussi, en bloquant leur établissement, à mettre en échec le plan d’austérité du directeur et de l’Agence Régionale de Santé.

Il fallait de toute urgence mettre fin à ce « mauvais exemple » au moment ou le gouvernement s’apprête à imposer 12 milliards d’austérité supplémentaire à l’Assurance Maladie. Soutenu par ses collègues directeurs d’établissements publics, leur fédération patronale (la Fédération Hospitalière de France), et par les pouvoirs publics, le directeur de l’EPSM de Caen n’a pas lésiné sur les moyens.

Après avoir fait appel en vain à l’intimidation par la police et les huissiers, le directeur s’est tourné vers la justice…et il a été entendu : le tribunal administratif de Caen, vient de rendre un jugement d’une extrême gravité qui cherche à priver les salariés de tous leur moyens d’action : amende de 500€ par salarié et par jour pour tout participant aux blocages , autorisation de faire appel à la police au sein même de l’enceinte de l’Hôpital, amende de 1000 € pour chaque syndicat : le jugement affirme explicitement qu’il faut donner les moyens au directeur d’imposer son plan de redressement!.

Le NPA s’indigne d’une telle décision au service d’une politique de destruction de l’Hôpital Public. Il apporte son soutien aux salariés de l’EPSM et à leurs organisations syndicales CGT et SUD. Ce jugement confirme, qu’il est aujourd’hui indispensable de ne pas en rester à des luttes isolées, même radicales qui sont confrontées au « pourrissement » ou à la répression des directions soutenues par le gouvernement.

C’est un  motif supplémentaire pour renforcer la participation à l’Assemblée Générale des hôpitaux confrontés aux plans de restructuration le 22 Mai à Paris. Cette assemblée, initiée par les syndicats CGT et SUD de l’EPSM de Caen, se fixe pour objectif de définir des modalités d’actions, coordonnées sur le plan national et unitaires afin de mettre en échec l’austérité dans les hôpitaux et dans la santé. Montreuil, le 3 mai 2014

http://npa2009.org/node/41267

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10 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Le salmigondis de josé bové (npa 32)

eva

Sur la PMA, la manipulation sur le vivant et le droit à l’enfant…

Pourquoi José Bové a tout faux sur la PMA (procréation médicalement assistée) et pas seulement…

Ce qu’il a dit le 30 avril dernier dans l’émission Face aux chrétiens : « Je suis opposé à toute manipulation sur le vivant. Et donc opposé à la PMA, la procréation médicalement assistée. Que ce soit pour les couples homosexuels ou hétérosexuels, que ce soit sur le végétal, l’animal et a fortiori sur l’humain, je suis contre toute manipulation sur le vivant ».

Et il a précisé sa pensé sur Libération: « À partir du moment où je conteste les manipulations génétiques sur le végétal et sur l’animal, il serait curieux que, sur l’humain, je ne sois pas dans la même cohérence. Je suis contre toute manipulation sur le vivant, que ce soit pour des couples homosexuels ou des couples hétérosexuels. Je pense qu’à un moment le droit à la vie et le droit à l’enfance sont deux choses différentes. Je ne crois pas que le droit à l’enfant soit un droit. Je vais me faire plein d’ennemis ».

Dans un même souffle José Bové nous parle de manipulation génétique et de PMA. Mais quand on dit PMA, de quoi parle-t-on exactement ? De plusieurs techniques assez différentes :

  • L’insémination artificielle avec le sperme du conjoint (quand le sperme de l’homme n’est pas très fertile ou les rapports sexuels ne sont pas possibles)
  • L’insémination artificielle avec le sperme d’un donneur (quand l’homme est stérile)
  • La fécondation in vitro (quand la femme est stérile, par exemple par obturation des trompes mais qu’elle produit des ovules)
  • Le don d’ovocyte (quand la femme ne produit pas d’ovule)
  • Le don d’embryon (quand l’homme et la femme sont stériles)
  • L’injection intra-cytoplasmique du spermatozoïde (assez proche de la fécondation in-vitro)
  • La maternité de substitution avec une mère porteuse (là, pas de nouvelle technique, mais on pourrait discuter de l’éthique !)

Mais ces techniques ont toutes un point commun, aucune ne nécessite de manipulation du vivant. Il s’agit toujours d’un spermatozoïde et d’un ovule tout ce qui a de plus ordinaires à partir desquels on obtient un embryon puis un bébé. À part d’éventuels tests pour éviter certaines maladies génétiques, c’est toujours une grossesse normale. Le fait qu’il n’y ait pas eu de coït ne fait pas de ces techniques des manipulations sur le vivant. Pour qu’il y ait manipulation sur le vivant, il faudrait que l’on modifie ce qui fait l’essence du vivant, les gènes et leur ADN.

Le végétal, l’animal et l’humain Peut-on faire un parallèle avec les végétaux ? Oui bien sûr, le grand Linné n’avait-il pas comparé le calice d’une fleur à un lit nuptial ? La plupart des plantes se reproduisent comme nous de manière sexuée. Mais dans ce cas, les paysans et les jardiniers font de la PMA depuis fort longtemps, et en plus en le sachant. La biodiversité des semences est due à ce travail fait pendant des siècles. Les paysans ne se contentaient pas de sélectionner les meilleurs plants (blés de population par exemple) mais faisaient aussi de l’hybridation, avec les légumes en particulier. Quant aux jardiniers, c’est le béaba des rosiéristes ou encore des obtenteurs d’iris.

Que penser aussi de la technique de la greffe, que ce soit sur des plantes ou des humains, ne s’agit-il pas d’une vraie manipulation du vivant ? Est-ce que M. Bové remet aussi cette technique en cause ?

D’un point de vue plus général, comparaison n’est pas raison, nous ne sommes pas des plantes et en sommes très éloignés. Par exemple, le clonage est une technique courante dans le monde des plantes (bouturage ou marcotage sont des formes de clonage que les plantes peuvent pratiquer sans intervention humaine), mais cela ne rend pas le clonage acceptable pour les humains.

On a du mal à croire que Bové soit aussi ignare sur les questions de reproduction humaine et végétale. Alors, pourquoi cette opposition ? Encore un coup médiatique, bien mal choisi celui-ci, pour lancer sa campagnes européenne ? Se « faire des ennemis », comme il le prédit, est un bon moyen de faire parler de soi.

L’argument selon lequel on commencerait avec la PMA et on finirait avec l’eugénisme est spécieux. Avec ce genre d’argument, et pour prendre une analogie agricole, il faudrait interdire les semoirs, car ils permettent de semer les OGM…

Droit à la vie vs droit à l’enfant Finalement, José Bové nous assène une belle tautologie: « Le droit à la vie et le droit à l’enfance sont deux choses différentes ». Évidemment, mais il ne dit rien ni sur l’un ni sur l’autre.

Commençons par le « droit à la vie », c’est une notion développée par les anti-avortement. (pro-peine de mort note du blog!) Il ne s’agit pas du droit que nous avons tous de vivre jusqu’à notre mort naturelle, mais bien de celui de l’embryon.

José Bové est-il opposé à l’avortement ? Quant au droit à l’enfant, il s’agit plutôt du droit à devenir parent. Et ce droit-là, quoiqu’en dise José Bové existe d’office pour la majorité des gens, ce sont les couples hétérosexuels dont ni la femme ni l’homme n’est stérile. Pour eux pas besoin de demander de permission. Et puis il y a les autres, tous les autres, qui eux, doivent justifier d’un droit. Que M. Bové n’est pas prêt à leur accorder : « Je ne crois pas que le droit à l’enfant soit un droit ». Il ne dit pas « Je ne crois pas que le droit à l’enfant soit sans limite », ce que l’on pourrait comprendre, mais non, pour Bové, ce droit n’existe pas !

Certes M. Bové prétend ne pas faire de discrimination entre hétéros et homos. Mais dans son petit monde idéal on a quand même intérêt à être hétéro et fertile si on veut avoir des enfants. Étant donnée la baisse continue de la fertilité du fait de notre exposition à des produits chimiques toxiques, l’accès à la PMA risque de devenir non pas un droit mais une nécessité si l’on veut que notre espèce ne disparaisse pas. Un écolo devrait comprendre ça…

François Favre  vendredi 9 mai 2014

P.-S.: Tout cela a donné lieu à des échanges assez chauds entre des membres éminents d’EELV. Ainsi Jean-Vincent Placé s’est déclaré opposé à la PMA pour les femmes célibataires, en totale opposition au programme d’EELV. Mais, il nous le déclare, le programme d’EELV, « il s’en fout ». Venant du chef des sénateurs EELV, ça en dit long sur le mépris avec lequel ces politiciens tiennent leurs électeurs. C’est Marine qui peut dire merci !

http://www.npa32.fr/spip/spip.php?article739

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