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29 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Droit de vie ou de mort…

Droit de vie ou de mort... dans Justice & libertés 993686_545457942191603_829321174_n

À propos de cette image :

La distance entre la foule (l’objectif de la caméra) et le flashball est de 4m.

À cette distance, cette arme est létale.

À cette distance, il n’est pas réglementaire de s’en servir.

Sous cet angle, c’est la tête qui est visée.

La manif était calme : visages découverts, pas de projectiles, pas d’affrontements.

Entre le lycéen nantais et l’agriculteur finistérien, si cette image pouvait servir au débat sur l’utilisation du flashball, on s’en porterai mieux.

Gaspard Glanz Redacteur en Chef, RennesTV.fr

Commentaire: Ce type prend visiblement son pied à menacer de mort, elle est pas belle la vie?

Voir la vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=AdC1HIkMpGk

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27 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Marseille : candidate de Guérini et candidats guérinistes (Npa)

Marseille : candidate de Guérini et candidats guérinistes (Npa) dans Macronie armee1

Des solutions uniquement sécuritaires!

La primaire socialiste de dimanche dernier aura été, à l’image de la cité phocéenne, haute en couleurs, et les commentaires médiatiques faits de (quelques) contre vérités. Quelques éclaircissements sur cette « bataille » que vient d’emporter Patrick Mennucci…

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S’appuyant sur les images de minibus envoyant des électeurs voter et sur les déclarations de la ministre-candidate Carlotti, Samia Ghali aura été présentée partout comme la protégée du « président Jean Noël ». En effet, elle aura été l’unique candidate à ne jamais s’opposer à Guérini et à son système clientéliste.

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Pour autant, quel candidat peut se vanter de s’être opposé aux pratiques clientélistes depuis toujours ? Aucun. En effet, comme le déclarait récemment Guérini lui-même, il est difficile de « choisir entre ses enfants ». Patrick Mennucci était en effet le second couteau de Guérini lors des municipales de 2008 et aura grandement compté dimanche dernier sur les réseaux d’Henri Jibrayel dans le 16e arrondissement, ennemi de toujours de Ghali et bien connu pour ses pratiques clientélistes.

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Fracture sociale et ethnique Longtemps (et encore !) ignorés par les politiques, relégués dans les cités et discriminés socialement, un grand nombre d’enfants d’immigrés maghrébins auront porté leur voix vers « leur » candidate. Loin d’être un vote communautariste, comme l’ont laissé entendre les médias et le « off » de la campagne de Mennucci, il s’agit bien d’une réaction liée à la fracture sociale de la ville. Ghali l’a bien compris et a joué la carte de « l’anti-Matignon » pendant toute sa campagne, révélant la profonde fracture socio-ethnique de la ville. Voilà qui explique en grande partie la base sociale dont a disposé Samia Ghali : réseaux de relations clientélistes et illusion de revanche « du Nord » de la ville.

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Focalisés sur les petites phrases, les médias n’ont jamais parlé des programmes. Les socialistes se réunissent aujourd’hui sur un programme sécuritaire prévoyant le doublement des effectifs de policiers municipaux et l’extension massive de la vidéo-surveillance. Révélateur de cette ambiance à virer à droite, le candidat pressenti pour s’opposer à Ravier, (leader du FN en excellente position pour accéder à la mairie du 13/14e arrondissement), est Christophe Masse, le « monsieur sécurité » du PS. Quant au programme social et économique, le PS reste le PS, austéritaire et antisocial. C’est bien à ça que les Marseillais(e)s devront s’opposer. Kevin Vay Dimanche 27 octobre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 214 (24/10/2013)

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27 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Centrafrique : la France responsable (Npa)

Centrafrique : la France responsable (Npa) dans Altermondialisme tintin

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Depuis que Michel Djotodia s’est emparé du pouvoir par les armes en renversant la dictature de Bozizé en mars 2013, la situation du pays au fil des jours devient de plus en plus effroyable.

Depuis son indépendance en 1960, la Centrafrique n’a connu que coups d’État et dictatures, dont la plupart furent soutenues par la France qui voit dans ce pays un intérêt militaire stratégique lui permettant de projeter les troupes française rapidement sur n’importe quel point du continent.

Mais deux faits inédits aggravent une situation déjà catastrophique. Michel Djotodia s’est appuyé sur une force militaire hétéroclite, la Seleka, qui en langue Sango signifie l’alliance. La grande majorité de ces éléments ne sont pas centrafricains mais tchadiens ou soudanais, seigneurs de guerre plus intéressés par les mines de diamant que par un agenda politique.

Le nouveau maître du pays, Djotodia, s’il a bien prononcé la dissolution de la Seleka, reste dans l’impossibilité de désarmer ces milices. On assiste ainsi à une décomposition de cette Seleka qui s’est éparpillée le long du territoire et dont les soudards terrorisent la population en commettant les pires exactions. Ils conditionnent leur départ du pays au versement de sommes d’argent importantes que le gouvernement centrafricain n’a pas la possibilité de payer.

Le deuxième fait préoccupant est que les conflits dégénèrent progressivement en conflits religieux et ethniques. Des maux pourtant totalement inconnus en Centrafrique malgré les vicissitudes que le pays a connues, démontrant une nouvelle fois que les conflits ethniques ne prospèrent que sur des crises sociales aiguës.

En soutien aux dictateurs La France a une responsabilité historique dans cette situation. Depuis l’indépendance, elle n’a eu de cesse de soutenir les dictatures parfois les plus ubuesques comme celle de Bokassa. Ces dictateurs qui ont détourné les fonctions de l’État à leur profit, réprimé les oppositions politiques et la société civile, ne laissant comme seule possibilité d’alternance que l’option militaire.

Une fois de plus la France est à la manœuvre pour tenter de stabiliser le pays et éviter qu’une partie du territoire ne devienne un nouveau sanctuaire pour des djihadistes qui pourraient prospérer facilement. Le Quai d’Orsay a fait voter en Conseil de sécurité de l’ONU au mois d’octobre la résolution 2121 qui soutient les troupes de la MISCA (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) envoyées par l’Union africaine, avec une possibilité de la transformer en mission onusienne. Mais beaucoup de Centrafricains ne font pas confiance en cette mission composée en grande partie par les tchadiens qui ont soutenu le coup de force de Djotodia.

La Centrafrique est un exemple significatif des conséquences du soutien de la France à des dictatures africaines qui se maintiennent au pouvoir grâce à la corruption, aux élections truquées et aux manipulations, en attisant les haines ethniques qui détruisent progressivement des pays dont les populations paient seules un lourd tribut. Une crise alimentaire extrême va frapper le pays du fait de l’impossibilité pour les paysans de travailler dans leur champ, et ce sont des centaines de milliers de personnes qui vont se retrouver sans nourriture et sans aucun moyen de subsistance…

Paul Martial Dimanche 27 octobre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 214 (24/10/2013)

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26 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Fraude fiscale : qui lutte contre ? (Npa)

Fraude fiscale : qui lutte contre ? (Npa) dans Macronie idees_noires

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Depuis 2009, les gouvernements successifs nous assènent que la lutte contre la fraude fiscale est leur priorité.

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Priorité plus importante encore depuis l’affaire Cahuzac. Mais, d’après le dernier rapport de la Cour des comptes, au-delà des discours, les actes ne sont pas là. Le 10 octobre 2013, la Cour des comptes a rendu un rapport sur la lutte contre la fraude fiscale dont les conclusions sont édifiantes : moyens et ressources peu, voire pas adaptés, peu d’échanges entre les différents services… La Cour des comptes se demande même si la lutte contre la fraude fiscale est bien une priorité.

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Pourtant la fraude fiscale représente une perte entre 60 et 80 milliards d’euros par an, selon un rapport de la commission sénatoriale du 9 octobre dernier, reprenant ainsi les chiffres avancés par Solidaires finances publiques. La Commission européenne évaluait récemment le coût de la seule fraude à la TVA en France à 32 milliards d’euros par an…

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Le ministère fautif C’est sans aucun doute le ministère de l’Économie et des Finances qui est le plus montré du doigt dans ce rapport : le manque de moyens, en particulier informatiques, est dénoncé, car selon le rapport cela laisse des milliers d’informations inexploitées. La volonté de vraiment lutter contre la fraude semble le plus faire défaut, selon le rapport de la Cour des comptes, faisant en sorte que la fraude sociale, les fraudes faciles ou les transactions sont le quotidien.

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Seul bémol à ce rapport, c’est qu’il oublie de mettre en avant les milliers de suppressions de postes dans les finances publiques, ce qui constitue évidemment un frein très sérieux à la lutte contre la fraude fiscale…

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Cerise sur le gâteau, la Cour des comptes relève une certaine compréhension du ministère vis-à-vis des « gros » fraudeurs fiscaux (entreprises, particuliers ou banques), avec une politique consistant à leur éviter tout tracas judiciaire… Bref, une politique du laisser faire, bien éloignée du discours public !

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Sandra Demarcq Vendredi 25 octobre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 214 (24/10/2013)

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26 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Licenciements : à la reconquête de l’emploi… français ? (Npa)

Licenciements : à la reconquête de l’emploi... français ? (Npa) dans Macronie stophitti-ngyourself1

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Montebourg annonçait la semaine dernière un programme de 34 « plans de reconquête industrielle » baptisé la « Nouvelle France industrielle »…

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Ces 34 plans bénéficieront de 3, 7 milliards d’euros d’aides publiques, nouveau cadeau au patronat, même si le ministre du Redressement productif déclarait : « Cet argent n’est pas un cadeau aux entreprises mais à tous les Français. Il est surtout un investissement des contribuables français dans le « made in France » et dans les emplois futurs. »

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Avec Alcatel-Lucent, Gad, Fagor, Natixis, les licenciements et fermeture de site reviennent sur le devant de la scène, suscitant l’inquiétude et une colère qui va jusqu’à la menace de faire « tout sauter » pour ceux de VG Goossens, l’imprimerie placée en liquidation judiciaire à Marcq en-Baroeul. En fait, à chaque nouvelle annonce de plan de fermeture de site et de licenciements massifs, les médias semblent redécouvrir la sinistre réalité. Entre-temps, oubliés les 1 000 suppressions d’em- plois par jour, les 6 millions de chômeurs et la détresse sociale que cela entraîne. La seule pseudo embellie dans le parcours du gouvernement de gauche était due à un « bug de SMS » par SFR chargé par Pôle emploi de la relance des chômeurs pour actualiser leur situation. C’est ce qu’ils appellent le traitement humain du chômage ?

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Profits en hausse, emplois en baisse Les pronostics de Moscovici sur la reprise de l’économie ne sont guère pris au sérieux par les patrons. Leur seule ligne directrice est la préservation des profits et dividendes. Avec des vrais résultats ! Vingt-neuf sociétés du CAC 40 annoncent des dividendes en hausse pour 2012 : Safran (+55 %), Lafarge double son versement, Renault (+48 %), Sanofi (5 milliards d’euros de bénéfices en 2012 et une hausse des dividendes versés). Danone annonce un bénéfice de 1, 8 milliard d’euros en 2012, et Carrefour, premier employeur privé de France, a multiplié ses bénéfices par trois en 2012. Pour 2013, les spécialistes tablent sur un bénéfice annuel des sociétés du CAC 40 de 74, 6 milliards d’euros. Soit une hausse de 42, 3 % par rapport aux 52, 4 milliards de 2012.

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Ce qui n’empêche pas les suppressions de postes et licenciements : Renault, 15 % de ses effectifs ; Sanofi près de 1 000 postes d’ici 2015 ; Carrefour, un plan de « départs volontaires » de 533 salariés ; Danone, 900 dont 230 en France. Rien à voir avec le coût du travail. D’autant plus que les transferts d’usines hors de l’hexagone se font majoritairement vers des pays de l’Union européenne (55 %) et plus précisément de l’Europe des quinze (38 %), excluant les nouveaux arrivés depuis 2004, tels la Pologne et ses voisins d’Europe de l’Est ­(où le « coût » du travail est sensé être moindre). Arrivent ensuite les pays d’Afrique (24 %), puis la Chine et l’Inde (18 %).

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Les gesticulations de Montebourg ne servent qu’à justifier de nouveaux cadeaux au patronat au nom d’un « produisons, consommons français » qui va dans le sens des fantasmes sur les « étrangers » causes de tous nos maux, agités en permanence par Valls. Robert Pelletier

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Montebourg (qui a confié l’un des 34 dossiers du plan gouvernemental, la filière des véhicules à pilotage automatique, à Carlos Ghosn, PDG de Renault qui supprime 8 260 emplois au nom de la préservation de la compétitivité) : « Je ne crois pas avoir été jamais brouillé avec le patronat… La grande majorité d’entre eux sait que je suis tout entier mobilisé pour la reconquête industrielle de la France »…Vendredi 25 octobre 2013

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Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 214 (24/10/2013)

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24 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Le PS et «l’affaire Leonarda»: du cynisme au pathétique (Ccr)

Le PS et «l’affaire Leonarda»: du cynisme au pathétique (Ccr) dans Jeunes revo

Avec cette proposition, Hollande tranche clairement en faveur de Manuel Valls, la figure réactionnaire la plus emblématique de son gouvernement. Cela s’explique par le poids de Valls dans l’opinion publi- que (notamment des sympathisants de droite). Il ne faudrait pas oublier que la popularité de Hollande est historiquement faible pour un président (23%), donc le maintient de son ministre de l’Intérieur est fondamental. Mais Hollande prend cette position en essayant de donner quelques gages à l’électorat de gauche qui sont aussi ridicules que provocateurs. C’est en ce sens qu’il est critiqué à gauche comme à droite, sans arriver à mettre un terme à l’affaire.

Hollande rate son «coup» pour calmer la situation Alors que le gouvernement PS pensait qu’en proposant le retour de Leonarda toute seule il avait trouvé une «synthèse» entre «fermeté et humanisme», son coup s’avère complètement raté. En effet, il ne satisfait personne. Il s’en prend plein la figure aussi bien des secteurs réactionnaires et xénophobes allant du FN jusqu’aux centristes de l’UDI de Jean-Louis Borloo, que des partis à sa gauche, y compris certains de ses adhérents. Cela est d’autant plus grave pour lui que c’est Hollande lui-même qui a décidé de s’exposer dans cette affaire, arrivant même à une situation «surréaliste» où, comme affirme un responsable du PS, «le président de la cinquième puissance du monde est interpellé depuis Mitrovica par une gamine de 15 ans…» [1]. En effet, ce sur quoi le gouvernement ne comptait surement pas c’est la détermination de Leonarda elle-même qui, encouragée par les démonstrations de soutien des lycéens et lycéennes en France, a tenu tête au président et exigé le rapatriement de toute sa famille.

En même temps, à droite on faisait la queue pour lancer des déclarations réactionnaires contre le retour de Leonarda et de sa famille. Mais c’est Marine Le Pen, la présidente du FN, qui a exprimé de la façon la plus directe et conséquente la politique xénophobe et raciste de l’Etat français. Pour celle-ci Hollande a « appuyé sur le bouton de l’aspirateur à clandestins » en montrant une image faible de la figure présidentielle et a exigé de mettre fin à la « scolarisation obligatoire des enfants clandestins, dont on voit bien que l’on se sert aujourd’hui pour éviter l’expulsion des parents » ainsi que « la suppression dans la loi de la possibilité de régulariser un clandestin : toute personne qui vient ou se maintient d’une manière illégitime sur le territoire national ne doit même pas pouvoir envisager d’être régularisée » [2].

La jeunesse dans la rue, inquiète Hollande Qu’ils soient de droite ou de gauche, tous les gouvernements craignent que la jeunesse ne descende dans la rue. Sa peur est trop grande de voir un mouvement explosif de la jeunesse, très difficilement contrôlable, qui entraine derrière lui d’autres secteurs populaires, notamment du mouvement ouvrier. Et cela spécialement aujourd’hui que nous connaissons un gouvernement PS très à droite et que le mécontentement parmi les masses est très important, même si pour l’instant les bureaucraties syndicales et les partis réformistes l’ont empêché de s’exprimer dans les rues [3].

Le contexte politique, social et économique international a aussi un poids. On a vu en effet dans différents pays la jeunesse jouer un rôle central dans les mobilisations contre les politiques antipopulaires des gouvernements à travers le monde. C’est évidemment cela que Hollande craint. Les médias contribuent à leur façon à empêcher cette perspective. Ce n’est pas un hasard si tous les médias essayent de délégitimer l’action des lycéens en mettant en avant leur soi-disant volonté de manifester pour « sécher les cours » ou leur supposée prédisposition à être « manipulés » par des partis d’extrême-gauche.

Pour l’instant le gouvernement compte sur les vacances de la Toussaint pour que le niveau de mobilisation à la rentrée baisse et que la « bombe » se « désamorce naturellement ». Mais rien n’est dit qu’à la rentrée la mobilisation reprenne, comme certaines tentatives d’organisation entre des jeunes de différents lycées sembleraient l’indiquer, notamment la réunion qui a rassemblé des lycéens de 37 lycées différents de Paris lundi 21/10 et leur probable participation à la manifestation du 24/10. La FIDL appelle même à une manifestation lycéenne le 5 novembre.

Suivre l’exemple du mouvement lycéen ! Les expulsions de Leonarda et Khatchik et les mobilisations qu’elles ont déclenchées ouvrent la crise la plus importante du gouvernement depuis son élection, plus importante encore que Florange ou l’affaire Cahuzac, puisqu’elle touche au cœur du gouvernement. Celle-ci, en plus de toucher à l’autorité de la figure présidentielle, provoque des frictions de plus en plus fortes entre Ayrault et Valls. En même temps, l’affaire Leonarda a créé une forte contradiction entre le gouvernement et le PS, son secrétaire général Harlem Désir, un personnage généralement suiviste, se prononçant même pour le retour de Leonarda avec ses frères et sa mère.

Quelques jours d’un mouvement explosif de la jeunesse ont suffit pour donner un coup à un gouvernement très impopulaire, forçant le président lui-même à s’exposer. Regrettablement, ni l’adoption de l’ANI, ni celle de la réforme des retraites n’ont frappé le PS de cette façon. La grande responsabilité de cela retombe sur les directions syndicales qui consciemment démobilisent et tentent de démoraliser les travailleurs.

Les difficultés de Hollande à trouver une « synthèse » dans cette affaire, montre que sa métho de du « consensus » et de la « concertation avec les partenaires sociaux », si efficace pour maintenir la « paix sociale » jusqu’à présent, commence à rencontrer des limites. Les premiers signes d’exaspération de la part d’un électorat de gauche comme sont les étudiants ou la situation d’indignation qui traverse la Bretagne (où Hollande avait fait un bon score -56%- lors des présidentielles), dans le cadre d’un plan social chez PSA et une crise de la filière agroalimentaire, ouvrent la possibilité à ce que des nouvelles brèches puissent s’ouvrir et permettre qu’un grand mouvement de masses contre la politique anti- populaire et réactionnaire du gouvernement se développe. S’il est vrai qu’il existe un secteur de la population en France, plus visible actuellement, chauvin et xénophobe penchant pour le FN, auquel l’UMP et le PS s’adaptent de plus en plus, il est vrai aussi qu’un autre secteur ouvrier et populaire qui pourrait relever la tête ! 23/10/2013. Philippe Alcoy

http://www.ccr4.org/Le-PS-et-l-affaire-Leonarda-du-cynisme-au-pathetique

Commentaire: Les Ccr sont membres du Npa, mais leurs analyses peuvent ne pas être partagées par l’ensemble du parti

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24 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

François Hollande, chantre d’un idéal qu’il savait illusoire (LM)

François Hollande, chantre d’un idéal qu’il savait illusoire (LM) dans Macronie mitterrand.le_retour_de_la_momie

Les électeurs de gauche sont de plus en plus nombreux à condamner la politique du gouvernement.

Cette condamnation se nourrit, chez certains, d’un sentiment de trahison. Ils ne sont pas seulement déçus, ils se sentent dupés. Curieux diagnostic, en réalité : à moins d’avoir la mémoire courte, il n’y a guère de raisons d’être étonné par les choix faits par le chef de l’Etat et ses ministres. Un an et demi après leur arrivée au pouvoir, ils sont tout bonnement fidèles à eux-mêmes.

Valls, l’hérétique du PS Commençons par Manuel Valls. Ses propos sur les Roms et sa très grande fermeté sur les questions migratoires provoquent des haut-le-cœur au Parti socialiste. Mais comment être surpris ? Depuis des années, l’iconoclasme est sa marque de fabrique et la triangulation son arme rhétorique. Chez lui, indigner la gauche au risque de se faire accuser de parler comme la droite est une vieille habitude.

Ce fut le cas en 2009 lorsqu’il suggéra de débaptiser le PS en expliquant que le socialisme était un mot « dépassé ». Ce fut à nouveau le cas, en 2011, quand il proposa de « déverrouiller » les 35 heures et d’instaurer une « TVA sociale ». Aujourd’hui, c’est la même histoire qui se répète avec les Roms ou dans l’affaire Leonarda. De ce point de vue, l’entrée au gouvernement n’a pas changé M. Valls : face aux dogmes du PS, hérétique il était, hérétique il demeure. Pour lui, être en phase avec l’opinion importe plus que complaire à la base du parti.

Moscovici, DSK pour modèle Pierre Moscovici, lui non plus, n’a pas changé. Certains se sont étonnés, fin août, de le voir si affable avec les patrons lors de l’université d’été du Medef : c’est oublier qu’il connaît ce milieu mieux que la plupart des socialistes pour avoir été, de 2004 à 2012, vice- président du Cercle de l’industrie. D’autres ont été surpris de sa déclaration sur le « ras-le-bol fiscal », en soulignant qu’un tel propos était incongru de la part d’un homme de gauche.

C’est oublier que dans son livre L’Urgence. Plaidoyer pour une autre politique (Plon, 1997), M.  Mosco- vici, alors jeune député européen, dénonçait déjà un « matraquage fiscal inefficace ». C’est oublier aussi que l’actuel ministre de l’économie a pour modèle Dominique Strauss-Kahn, celui-là même qui, à l’été 1998, un an après son arrivée à Bercy, écrivait dans Le Monde que « les impôts sont, en France, trop lourds », et qu’il fallait les baisser massivement. Quinze ans plus tard, l’élève est fidèle au maître.

Hollande, promoteur de « l’esprit d’entreprise » Ce qui vaut pour les ministres vaut aussi pour le chef de l’Etat. Le 16 septembre, François Hollande a ainsi dérouté certains à gauche quand, sur TF1, il se posa en « président des entreprises ». Là encore, seuls ceux qui ont la mémoire courte avaient des raisons de tiquer. Dans son livre Le Rêve français (Privat, 2011), celui qui n’était alors que candidat à la primaire socialiste se posait déjà en promoteur de « l’esprit d’entreprise », expliquant que celle-ci devait être « respectée, comprise et encouragée ».

Une conviction mûrie depuis longtemps:  en décembre 1993, six mois avoir perdu son siège de député lors de la débâcle des socialistes aux élections législatives, M. Hollande, alors animateur du club Témoins, proche de Jacques Delors, écrivait dans Le Monde que l’Etat devait veiller à la « compéti- tivité » des entreprises. A l’époque, peu de socialistes utilisaient le mot. Qu’y a-t-il d’étonnant, dès lors, à ce qu’il en fît une priorité, vingt ans plus tard, une fois devenu président ?

L’image d’un candidat en campagne Ces rappels le montrent : les hommes changent moins qu’on ne croit. D’où vient alors l’impression contraire, celle qui les fait percevoir comme inconstants, et qui nourrit leur procès en trahison ? D’un seul élément, en réalité, qui a pour nom la campagne présiden- tielle. Juste quelques semaines pendant lesquelles ils ont mis sous le boisseau des convictions mûries pendant des années, par souci de plaire aux électeurs. Mais quelques semaines cruciales, car ce sont elles qu’ont retenues les Français. C’est là qu’ils se sont fait une image de François Hollande.

Cette image, quelle est-elle? Celle d’un homme déclarant, lors de son principal meeting, le 22 janvier 2012 au Bourget, que son adversaire s’appelait « la finance ». Un homme qui, un mois plus tard, annonçait sur TF1 son intention de créer une taxe à 75 % sur les très hauts revenus. Un homme qui, à longueur de journée, dénonçait la tendance de son principal adversaire, Nicolas Sarkozy, à « stigma- tiser » certaines catégories de la population au lieu de vouloir « rassembler » celle-ci.

Un an et demi plus tard, le candidat qui brocardait la finance se veut le « président des entreprises ». Le promoteur d’une nouvelle taxe laisse son ministre de l’économie se dire « très sensible au ras-le-bol fiscal » des Français, avant d’expliquer lui-même que le temps est venu d’une « pause fiscale ». Et le pourfendeur de la « stigmatisation » ne désavoue pas son ministre de l’intérieur quand celui-ci met en doute la volonté de s’intégrer d’une population étrangère. Comment s’étonner que ses électeurs soient déroutés ?

A son tour, François Hollande revit le drame de ses prédécesseurs. Comme eux, il a gagné en réveillant un imaginaire qui mobilisait son camp mais auquel lui-même, au fond, ne croyait guère. Au lieu de profiter de la campagne pour imposer des idées parfois déplaisantes pour les siens, il s’est fait le chantre d’un idéal qu’il tenait lui-même pour illusoire. C’est cela qu’il paie aujourd’hui auprès de ses électeurs. Que ceux-ci se sentent trompés est naturel. Mais qu’ils aient été naïfs est indéniable.

WIEDER Thomas 22 octobre 2013 LE MONDE | 22.10.2013 à 12h21 • Mis à jour le 22.10.2013 à 13h12.

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30117

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24 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Évêque de Metz: le gouvernement à genoux (LO)

Évêque de Metz: le gouvernement à genoux (LO) dans Macronie loi1905a1

Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, sera à Metz le dimanche 3 novembre pour officialiser l’installation du nouvel évêque de la ville.

Le premier flic du pays est aussi ministre des Cultes et il viendra donc nommer le nouvel évêque de Metz ; une cérémonie aura lieu dans la cathédrale avec tout le gratin.

Payé par l’État comme les 1 460 prêtres, pasteurs et rabbins, l’évêque de Metz a un salaire de 4 423,51 euros brut (chiffres 2012) et il bénéficie en outre d’une voiture avec chauffeur. Tous les ministres du Culte d’Alsace-Moselle disposent d’un logement gratuit (ou d’une indemnité payée par la commune) ainsi que d’un régime de protection sociale très avantageux : ils ne payent que 3,715 % de cotisation d’assurance-maladie.

À l’heure où le gouvernement cherche à faire des économies dans le budget de l’État, il pourrait décider de ne plus payer prêtres, pasteurs et rabbins en Alsace-Moselle, en mettant fin au Concordat de 1802 encore en vigueur dans cette partie du pays annexée par l’Allemagne entre 1870 et 1918. Mais aucun gouvernement, ni de droite ni de gauche, n’a osé prendre cette mesure qui ne ferait qu’étendre à l’Alsace-Moselle la loi de 1905. Tous s’inclinent devant le grand patronat et sa puissance sociale et sont à genoux devant les hiérarchies religieuses. Étienne HOURDIN

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2360&id=24

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23 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Droit au logement réprimé, Jean-Baptiste Eyraud passé à tabac (Attac)

Droit au logement réprimé, Jean-Baptiste Eyraud passé à tabac (Attac) dans Justice & libertés 534607464
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Jean-Baptiste Eyraud passé à tabac par les CRS : deux côtes cassées, silence radio ?

Ce qui s’est passé samedi après-midi place de la République à Paris est à la fois banal et indigne. Banal parce que la répression contre les mouvements sociaux est devenue une routine quotidienne dans notre pays, sous Manuel Valls comme sous Brice Hortefeux, et en particulier contre les sans logis ou les sans emploi.

Indigne parce que les forces de l’ordre ont dispersé violemment et illégalement un rassemblement déclaré de façon parfaitement légale par le DAL place de la République. Plusieurs mères de famille ont été frappées. Jean-Baptiste Eyraud, le porte parole du DAL, a été roué de coups de pieds alors qu’il s’était assis par terre en attendant de pouvoir sortir de l’encerclement policier auquel les manifestants étaient soumis. Il a eu deux côtes cassées. Pas de dépêche des agences de presse, pas un mot dans la plupart des quotidiens, silence à la radio.

Les CRS et leur hiérarchie présente sur place ce samedi 17 octobre ne pouvaient ignorer qui est Jean-Baptiste Eyraud. Depuis vingt ans il lutte avec le DAL contre l’indifférence et le silence qui entoure le drame des sans logis et des mal logés. Par son activité inlassable et son énergie communicative, il a permis aux sans logis de disposer d’un outil et une voix écoutée et respectée. Il contribue sans trêve à mettre à nu les contradictions entre les discours et les actes des politiciens, prolixes en promesses mais avares en réalisations.

En frappant Jean-Baptiste Eyraud, les forces de l’ordre n’ont pas agi au hasard : cibler une de ces figures les plus connues vise à répandre la peur dans tout le mouvement social. Ce gouvernement est aussi dur avec les démunis qu’il est prévenant envers les grands patrons et banquiers. La Préfecture de Paris et Manuel Valls doivent cesser leurs agissements brutaux et illégaux. Le gouvernement doit appliquer la loi DALO, le droit à l’hébergement, les réquisitions de logement. En s’engageant dans une politique répressive indigne, le gouvernement saccage les principes de solidarité et de justice, seuls à même de faire barrage à la droite extrême. Attac France, NPA 22 octobre 2013

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30112

 

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23 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

C’est pas les immigrés, c’est Valls qu’il faut virer !

C'est pas les immigrés, c'est Valls qu'il faut virer ! dans Macronie president

En faisant irruption dans la rue jeudi dernier, le mouvement lycéen a redonné en quelques instants des couleurs à l’atmosphère politique et sociale.

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Pas de quoi crier victoire bien sûr, et ce d’autant que Léonarda ou Khatchick, récemment expulsés, ne sont toujours pas rentrés en France. Pourtant, quelque chose a changé. En faisant irruption sur la scène politique, la jeunesse s’attaque à toute cette politique xénophobe et anti-pauvres qui désigne des boucs émissaires. Elle rejette les préjugés que les Valls, Copé, Guéant ou Le Pen voudraient inculquer à toute la population.

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La petite goutte d’eau qui fait déborder le vase

Le ministre de l’Intérieur est donc passé du discours aux travaux pratiques sur le « dossier » Rom. Parmi toutes les expulsions, une famille sort de l’ombre car une des filles Léonarda est arrêtée dans le cadre d’une sortie scolaire. Mais Leonarda n’est pas seule. A Paris, le cas du jeune Arménien Khatchik mobilise lui aussi ses camarades.

Et voilà des milliers de jeunes qui battent le pavé. Et à la place du discours sécuritaire habituel on entend désormais un autre son de cloche : celui du droit à l’éducation pour tous, le droit d’asile, l’égalité des droits, et la démission de Valls.

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Valls dégage !

Ce ne sont pas les Roms qui bousillent la vie quotidienne de millions de personnes, mais de fortunés capitalistes qui prennent la décision de licencier des centaines de milliers de travailleurs comme des kleenex afin d’augmenter leur retour sur investissement et autres dividendes. Ceux-là sont bichonnés par ce gouvernement au service des seuls patrons !. Les Roms, eux, harcelés, pointés du doigt et expulsés. Cherchez l’erreur !

Depuis son arrivé au pouvoir, le gouvernement Hollande-Ayrault n’a abrogé aucune des lois anti-immigrés de Sarkozy. Valls est en première ligne, au point de mettre en jeu sa démission. Et bien qu’il le fasse !Mais au-delà de la symbolique, c’est bien le gouvernement et d’autres responsables du parti socialiste qui développent cette politique en répétant sans honte « qu’on ne peut pas accueillir toute la misère du monde » !

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La jeunesse montre la voie !

En même temps qu’il valide l’expulsion, Hollande décide, que Léonarda, seule, pourrait revenir en France poursuivre ses études. Comment peut-il la forcer à choisir entre sa famille et ses études ? Hollande espère, avec sa décision honteuse et en comptant sur les congés scolaires, mettre fin à la mobilisation lycéenne. Il refuse d’entendre que la revendication des manifestants se dresse tout autant contre l’expulsion de Léonarda que contre celle de Khatchik, et de tous les autres. Il faut imposer au gouvernement qu’il n’y ait plus aucune expulsion d’élèves scolarisés ! Ces jeunes et leur famille doivent pouvoir avoir des papiers et vivre dignement dans ce pays.

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Le mouvement lycéen qui a débuté est l’amorce explosive d’une résistance qui reste à construire. Au mouvement ouvrier, aux organisations étudiantes, antiracistes, et à la gauche non-gouvernementale de la consolider et de l’élargir au plus vite.

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Le 5 novembre, date de la prochaine mobilisation lycéenne, peut en être l’occasion ! En se retrouvant le plus nombreux possible dans la rue, jeunes, enseignantEs, salariéEs, parentEs d’élèves donneront à Hollande la preuve que les seuls étrangers sur cette terre, ce sont les riches et les patrons !

http://www.unl-fr.org/

http://unef.fr/2013/10/19/lunef-appelle-les-etudiants-a-une-manifestation-nationale-le-mardi-5-novembre-et-demande-larret-immediat-des-expulsions-de-jeunes-en-cours-de-formation/

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