Archive | Macronie

09 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

pcf: la vaine recherche d’une «gauche de gauche» (lo)

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Durant le premier week-end d’octobre, Pierre Laurent s’est donné à plein pour prôner un «rassemblement de gauche» avec tout ce qu’il a pu trouver de responsables du PS et des Verts voulant se démarquer du gouvernement.

Après les derniers résultats électoraux du PS, ceux-ci sont nombreux à se décou- vrir une âme de frondeurs. Depuis que ces élus, parlementaires et parfois ex-mi- nistres, ont pris leurs distances avec le gouvernement, le PCF les présente comme la cheville ouvrière d’un énième «rassemblement des forces de gauche». Et il reprend son refrain sur un gouvernement qui mènerait enfin une «vraie politique de gauche». C’est le même qu’il avait déjà entonné en 2012 pour faire voter Hollande.

Mais, de Mitterrand à Hollande, on les a vus à l’œuvre ces fameux gouver- nements de gauche. Il n’y a rien à en attendre. Et la nouvelle version de la «vraie gauche» ne vaut pas mieux que l’ancienne. De la sénatrice PS Marie-Noëlle Lie- nemann à Benoît Hamon, l’ex-ministre de Valls, en passant par Henri Emmanuelli, ancien secrétaire d’État de Mitterrand, sans oublier l’ex-ministre verte Cécile Duflot, tous ont commencé par faire campagne pour Hollande, avant de soutenir son gouvernement et ses attaques anti-ouvrières.

Seule la prévision d’une défaite cinglante en 2017, les fait prendre leurs dis- tances d’un navire en perdition. Ceux-là ne se disent d’ailleurs pas vraiment oppo- sants et ne font même pas semblant d’avoir une autre politique à proposer. Leurs «annonces programmatiques» pour sortir de l’austérité se résument à une nouvelle loi bancaire pour lutter contre la finance, la revalorisation du smic, sans dire de combien, et la levée du gel des salaires des fonctionnaires. Et le PCF se vante de leur avoir proposé «un ou deux amendements emblématiques» contre le CICE.

C’est sûr, le patronat doit trembler! Les classes populaires ont appris ce que valent les promesses de ce type. Une fois au pouvoir, les étiquettes servant à trom- per la population, vraie gauche, fausse gauche, droite de droite, ou gauche de droite, s’estompent et laissent apparaître la seule réalité politique: ces gouver- nements se mettent sans état d’âme au service du patronat.

Alors pourquoi les dirigeants du PCF s’obstinent-ils à proposer et repro- poser la même politique? En fait leur principal souci est de sauvegarder des alliances électorales de façon à tenter de conserver des postes d’élus, malgré la déroute électorale possible de la gauche. C’est ce qui le condamne invariablement à faire la courte échelle à des politiciens fondamentalement au service de la bour- geoisie afin qu’ils accèdent à la mangeoire gouvernementale. Inexorablement, le discrédit entraîné par cette politique retombe sur le PCF et ses militants, y com- pris ceux qui se préoccupent avant tout de la défense des intérêts des travailleurs.

Depuis des décennies, cette politique, présentée comme l’unique perspective possible, contribue à semer des illusions puis à démoraliser les travailleurs. C’est sur un tout autre terrain que ceux-ci pourront se défendre. Sans chercher un sauveur suprême parmi les politiciens bourgeois, c’est sur leurs propres forces qu’ils doivent compter pour arracher le pouvoir aux capitalistes et changer véritablement cette société. Marion AJAR

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2410&id=4

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09 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot: «on est encore là!» (le figaro)

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Le dirigeant du NPA réagit au départ de Philippe Poutou de la direction du parti. Combatif, il veut célébrer la-mi mandat de François Hollande «dans la rue».

 Comprenez-vous la démission de Philippe Poutou de la direction du NPA?

OB - Je comprends surtout que Philippe ne démissionne ni du NPA, ni de la direction dont il reste membre, ni des tâches de représentation publique qu’il continue à assumer, cette semaine encore, auprès de salariés en lutte. Il quitte l’instance exécutive pour des raisons de fonctionnement dont il a redit aux jour- nalistes qu’il souhaitait qu’elles soient discutées en interne et pas dans les tribunes des journaux. Ce que je respecte. En un mot, que nos détracteurs comprennent bien une chose: dans les semaines qui viennent, il faudra compter avec Poutou, le NPA et tous ceux qui veulent changer ce monde avant qu’il nous écrase!

Dans le dernier baromètre TNS-Sofres pour le Figaro Magazine, vous enre- gistrez une progression de 4 points (24% de cote de confiance) en prenant 6 points chez les sympathisants de gauche et 11 points sans chez les sym- pathisants du PS, sans que l’on vous ait spécialement vu ou entendu. Comment analysez-vous cela?

J’ai appris à garder de la distance par rapport aux sondages, qu’ils soient bons ou mauvais. Ceci étant, depuis plusieurs mois, nous avons des retours militants du terrain qui nous disent que l’on prête à nouveau l’oreille à notre discours, et que l’on a tendance à refaire appel à nous pour agir, que ce soit sur les questions de licenciements, de services publics, sur l’écologie, la Palestine, etc. On a pu le constater à travers nos réunions publiques, notre université d’été fin août, ou par l’affluence à notre stand à la fête de l’Huma, etc. Un petit milieu militant se tourne vers nous, et cela faisait quelque temps que cela n’était pas arrivé. Beaucoup se sentent orphelins d’une parole de gauche clairement identifiée comme opposée à la politique du gouvernement et qui ne tergiverse pas pour l’assumer. Alors, à ceux qui pronostiquaient en 2012 la mort du NPA, j’aime leur répondre, comme le chantait NTM: «On est encore là!»…

Comment comptez-vous vous faire entendre?

Un peu à l’image de ce que nous avions fait , de manière unitaire, le 12 avril der- nier, après la nomination de Manuel Valls au gouvernement, nous pensons que les forces de la gauche non gouvernementale, sociales, associatives et politiques, ont, une nouvelle fois, la responsabilité d’organiser une grande manifestation. Pourquoi pas autour de la mi-novembre? Le seul cadeau à faire à François Hollande pour la mi-mandat, c’est une bonne vieille révolte qui cherche à faire tomber le budget et le pacte de responsabilité. Il faut que la rue et le pavé soient occupés par un grand mouvement d’opposition unitaire à la politique d’austérité que mène l’exé- cutif. L’unique contre-pouvoir crédible à ce gouvernement, c’est le pouvoir de la rue.

Début octobre, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon ou Emmanuel Maurel ont pris la parole. Pourriez-vous vous retrouver dans leur combat contre la politique du gouvernement?

Tous ceux qui veulent résister sont les bienvenus. Mais pour l’instant, je n’ai pas entendu les frondeurs ou ceux qui étaient dans le gouvernement passer des paro- les aux actes. Ils ont parlé très fort aux mois de juillet et de septembre, pour fina- lement s’aplatir au moment de voter le budget…Et il me semble qu’Arnaud Monte- bourg s’intéresse plutôt aux échéances présidentielles de 2017 et à son destin personnel qu’à la lutte politique contre le gouvernement.

Vous parliez du terrain, êtes-vous inquiet de ce qui vous remonte?

Il y a une colère sourde et un grand sentiment d’injustice qui traversent la société. Je ne lis pas dans le marc de café mais je sais que l’on ne peut pas éternellement taper à bras raccourcis sur les classes populaires sans qu’il y ait des consé- quences à un moment ou un autre. On a eu la crise économique, la crise sociale, la crise écologique, maintenant on a la crise politique. Lorsque la goutte d’eau fera déborder le vase, il débordera à plein. Ca finira immanquablement par craquer. Personne ne peut pronostiquer quand ou comment, mais ça pétera. Ce que je souhaite du fond du cœur, c’est que ça craque avant 2017…

Par Marion Mourgue Publié le 09/10/2014 à 09:51

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/citations/2014/10/09/25002-20141009ARTFIG00100-olivier-besancenot-on-est-encore-la.php

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08 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

ne laissons pas le ps et le medef vider la caisse! (npa)

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Lundi 6 octobre, Manuel Valls était à Londres pour vanter la politique économique française devant une assemblée de financiers.

Financiers et patrons sont les seuls interlocuteurs qui comptent pour la bande Hollande-Valls et leurs sbires. C’est ce que montrent les textes budgétaires qui vont être présentés au Parlement.

Les projets budgétaires du gouvernement pour 2015 s’énoncent, comme chaque année, dans deux textes :

le projet de loi de finances (budget de l’État)

et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

Le budget de l’État a aussi des conséquences sur le budget des communes, régions et départements, car l’État leur a transféré des attributions (notamment en matière sociale et éducative) avec comme contrepartie des transferts financiers.

Quand on aime le Medef, on ne compte pas… Le fil directeur des textes qui vont être discutés au Parlement, c’est le Pacte de responsabilité (qui a succédé au Pacte de compétitivité). Les milliards vont continuer à pleuvoir pour le patronat : comme le déclare le ministre des Finances Michel Sapin, « nous tenons nos en- gagements ». Les dispositifs en faveur des entreprises vont poursuivre leur montée en puissance, en particulier le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) et les allègements supplémentaires de cotisations sociales patronales.

Le budget 2015 entérine aussi une baisse de certaines taxes pesant sur les sociétés, notamment la C3S (contribution sociale de solidarité des sociétés). Em- porté par son élan, le gouvernent renforce aussi le CICE et le crédit d’impôt recherche pour les départements d’outre-mer, alors que la Cour des comptes a critiqué l’efficacité des mesures de ce type. Mais, que voulez-vous, quand on aime, on ne compte pas…

Coupes – très – sombres pour la majorité C’est sur la majorité de la population que vont peser les 21 milliards d’économies annoncés : 9,6 milliards pour la Sécu- rité sociale, 7,7 milliards pour l’État, 3,7 pour les collectivités locales. Cela va se traduire par des salaires bloqués pour les fonctionnaires, des services publics dégradés ou des coupes dans l’assurance maladie (notamment dans les hôpitaux). La première tranche de l’impôt sur le revenu est supprimée, mais la redevance télé augmente, de même que la taxe sur le gazole, sans oublier la TVA augmentée pour financer le CICE… Quant aux collectivités locales, elles vont devoir sabrer dans leurs dépenses.

Aux termes mêmes des projets budgétaires, le déficit public ne baissera pratiquement pas en 2015 tandis que la dette publique atteint les 2 000 milliards d’euros. La faiblesse de la croissance pèse sur les recettes fiscales (la TVA, par exemple, dépend de la consommation).

De plus, le scénario budgétaire du gouvernement est basé sur un rebond, faible, de la croissance qui passerait en 2015 à +1 %, après 0,4 % en 2014. Au vu de la situation actuelle de l’économie, ce 1 % apparaît de moins en moins crédible : la baudruche de la reprise, maintes fois annoncée par Hollande, est crevée.

Du coup, le budget français n’est pas dans les clous du traité budgétaire européen et va sans doute soulever des critiques à Bruxelles et du côté d’Angela Merkel. Mais Hollande va pouvoir plaider sa cause : les mesures qu’il prend, budgétaires ou autres, vont dans le sens des revendications patronales, en dernière analyse le critère suprême des institutions européennes.

Censurer le gouvernement PS-Medef Hollande a parlé avec mépris des « cris » déclenchés par les mesures d’économies: « Les économies forcement sont douloureuses » a-t-il dit…. Les privilégiés n’ont pas besoin de crier, juste de murmurer pour se faire entendre de ce pouvoir. Les travailleurEs, les chômeurEs, les retraitéEs, eux, vont devoir crier fort et surtout agir fort.

Compter sur les états d’âme de certains députés PS serait une illusion dangereuse : Benoît Hamon, ex-ministre et responsable d’un des courants de «gauche» du PS vient de déclarer qu’il ne voulait pas voir sa «famille politique » échouer. Eh bien non, il faut que Hollande et Valls échouent dans leur entreprise de démolition sociale !

Dans les semaines à venir, il va falloir s’emparer de toutes les occasions possibles de censurer ce gouvernement dans la rue et par la lutte sociale. Malgré ses limites, la journée du 16 octobre organisée par la CGT sera utilisée par certains travailleurEs pour exprimer leur mécontentement.

Il faut souhaiter que les discussions engagées entre les organisations de la gauche sociale et politique, dont le NPA, qui avaient appelé à la manifestation du 12 avril, débouchent sur une manifestation anti-gouvernementale d’ampleur nationale en novembre à l’occasion du vote du budget.

Mais pour nécessaire qu’elle soit, une telle manifestation devra être suivie de mobilisations sociales massives pour mettre en échec une politique qui ne profite qu’aux capitalistes.

Henri Wilno Mercredi 8 Octobre 2014

 

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08 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

carburants très polluants: le lobby pétrolier remporte une bataille (basta)

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Le lobbying de l’industrie pétrolière a remporté une bataille le 6 octobre.

L’Union européenne semble renoncer à considérer le pétrole issu des sables bitumineux comme « hautement polluant ». Ces sables bitumineux sont un mélange de bitume, c’est-à-dire de pétrole brut à l’état solide, de sables de silice, de minéraux argileux et d’eau. Son extraction, en particulier au Canada, a des conséquences désastreuse sur les écosystèmes, les forêts, les ressources en eau, sans oublier les émissions de gaz à effet de serre.

L’Union européenne souhaitait en limiter l’importation. Selon la directive sur la qualité des carburants, les fournisseurs devaient réduire de 6 % d’ici 2020 le contenu carbone de leurs produits. Pour évaluer ces efforts, la Commission a présenté en 2011 une première méthode de calcul qui inclut les émissions de l’ensemble du cycle de vie. Cette méthode aurait permis d’attribuer des valeurs plus élevées au pétrole issu des sables bitumineux, dont le mode d’extraction produirait 23 % de plus de gaz à effet de serre que le pétrole conventionnel [1].

Le vote sur cette proposition, attendu initialement en 2012, a été maintes fois reporté.(…) Par Sophie Chapelle 8 octobre 2014

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08 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

réforme de l’assurance chômage: cgt et cfdt disent «non» (20 mn)

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Thierry Lepaon et Laurent Berger ont opposé une fin de non-recevoir catégorique aux déclarations du gouvernement concernant une éventuelle réforme de l’assu- rance chômage. «Les droits des chômeurs ne seront pas remis en cause dans les mois et les années à venir, car le chômage augmente», a déclaré le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, à l’issue d’une rencontre entre les leaders des deux principaux syndicats français.
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Hors de question «Il n’est pas question pour la CFDT, dans cette période de hausse du chômage, de baisser les droits des chômeurs, encore moins de rené- gocier la convention d’assurance chômage » qui s’applique «jusqu’en 2016», a-t-il insisté. Le secrétaire général de la CFDT a souligné que les syndicats n’avaient été «nullement consultés sur ce sujet par le gouvernement». «Il est hors de ques- tion de rouvrir les négociations», a-t-il prévenu. «Je ne sais pas si ce sont des annonces ou des ballons d’essai mais la réponse de la CFDT est là, c’est non», a conclu Laurent Berger.
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Des «provocations» pour la CGT De son côté, le numéro un de la CGT a estimé qu’il s’agissait «d’une de ces provocations qui ont lieu de la part du gouvernement et du patronat à l’encontre du monde du travail». Selon lui, il s’agit de faire «des privés d’emploi les coupables de la situation alors qu’ils en sont les victimes». «La responsabilité du gouvernement n’est pas de stigmatiser la population» mais «de trouver des solutions pérennes», a-t-il dit.
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20 minutes avec AFP Créé le 08.10.2014 à 11:55 Mis à jour le 08.10.2014 à 12:39http://www.20minutes.fr/economie/1456767-20141008-video-reforme-assurance-chomage-cgt-cfdt-disent-non

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06 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

boues rouges (npa)

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Raison industrielle ou raison financière ?

Afin de traiter le minerai de bauxite pour produire de l’alumine, l’usine ex-Pechi- ney de Gardanne (13) a déversé pendant 50 ans plus de 30 tonnes de déchets toxiques dans le golfe de Cassis, aujourd’hui devenu partie intégrante du parc national des Calanques. Ces effluents connus sous le nom de boues rouges, contiennent des métaux lourds : titane, chrome, plomb, mercure, arsenic, cadmium.

Cette pratique industrielle aurait dû se mettre en conformité avec la con- vention de Barcelone visant à protéger l’environnement marin. Rien n’a été fait. Mais l’ex-ministre de l’Écologie Delphine Batho avait signifié par courrier l’obli- gation d’arrêt de ces rejets au 31 décembre 2015.

Aujourd’hui, après 30 millions d’euros d’investissement, l’entreprise Altéo, actuelle propriétaire du site, indique qu’un nouveau dispositif va être activé, ce qui devrait réduire l’émission des rejets, et déclare : «l’impact sera très négligeable, limité à quelques mètres du tuyau. Il y aura à peine quelque traces de métaux dissous». Ce n’est pas l’avis de l’universitaire Olivier Dubuquoy qui dénonce: «les travaux du comité scientifique de l’entreprise utilise des protocoles fantasques». En tout cas, l’entreprise refuse de se soumettre aux normes actuellement en vigueur pour les rejets en eau douce et refuse d’envisager des solutions alternatives.

Pression du lobby industriel Pourtant le conseil d’administration du parc national des Calanques vote le droit de continuer les rejets pendant 30 ans supplémen- taires. Les arguments sont peu convaincants. Le parc ne serait pas un parc comme les autres, vu son environnement industriel et urbain. Les rejets seraient entraînés directement à 300 mètres de profondeur où il n’y aurait pas d’espèces vivantes. Archi faux!

Sur les 48 membres du conseil d’administration du parc national, 30 ont plié devant le lobby industriel et la menace de 400 licenciements. Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Pour le maire PCF de Gardanne, «la vraie pollution, c’est le chômage». Le député EÉLV de la circonscription, Lambert, se satisfait, lui aussi, des promesses d’Altéo, alors que Michèle Rivasi, députée européenne d’EÉLV s’oppose à la poursuite des rejets! Jolie confusion…

Accepter les exigences d’Altéo pour protéger l’emploi? Depuis que l’usine de Gardanne a été vendue sur le marché mondial, aucune stratégie industrielle n’a été élaborée. L’emploi est en régression. Les profits des actionnaires sont le seul horizon. Les investissements se font a minima. Obliger Altéo à investir pour res- pecter les normes environnementales, c’est l’obliger à choisir une stratégie industrielle durable.

Car il existe une alternative. Traiter les rejets pour les valoriser en matériaux inertes, utilisables, et concentrer les métaux lourds et les effluents toxiques afin de les réinjecter dans les processus de fabrication. Une économie circulaire qui ne prenne l’environnement ni pour une poubelle ni pour une ressource infinie et qui créerait des emplois. La ministre de l’Écologie Ségolène Royal a décidé de s’opposer à la poursuite des rejets en Méditerranée. C’est bien, mais cette décision sera-t-elle durable ?

E. Diaques & JL. Marchetti Dimanche 5 Octobre 2014

 

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06 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

rythmes scolaires: pour la cgt, c’est toujours non

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Communiqué commun national de la CGT Educ’action et de la Fédération des services publics (territoriaux)

Dès la rentrée 2013, la CGT dressait un constat négatif des premières applications de la réforme des rythmes scolaires pour les 23 % de communes l’ayant appliquée.

Nombreux, parmi les défenseurs de cette réforme (ministres, député-e-s, certains syndicats…), nous opposaient la nécessité d’analyser les effets de la mise en place sur un temps plus long. Depuis, nous attendons toujours qu’un bilan ministériel soit effectué, en vain.

Malgré les mobilisations ayant rassemblé enseignants, personnels des collectivités, salariés du secteur associatif et parents d’élèves, les gouvernements successifs se sont entêtés à poursuivre une réforme emblématique d’une politique d’austérité prônée par la commission européenne exigeant la destruction des services publics au nom de la réduction des déficits publics.

Les modifications du décret Hamon n’améliorent en rien les conditions d’appren- tissage des élèves et compliquent davantage les conditions de travail de l’ensemble des personnels.

Le nouveau transfert de compétences de l’état vers les collectivités (alors que le budget de ces dernières est amputé de 11 milliards d’euros), confirme nos craintes, notamment sur :

  •  le manque de clarté des missions de chacun et la problématique de l’utilisation des locaux faute de moyens et d’espaces supplémentaires nécessaires,
  •  l’instauration de tâches supplémentaires pour les personnels enseignants et territoriaux,
  • l’allongement des temps de travail engendrant de la fatigue pour les enfants ainsi que pour les personnels concernés,
  •  le manque de lisibilité, pour les enfants et les parents, du temps contraint et du périscolaire,
  • l’insécurité des conditions d’accueil des enfants considérées comme des garderies,
  • la captation de compétences éducatives relevant de l’Ecole par les collectivités.

Si la CGT éduc’action et la Fédération CGT des Services publics s’opposent à la réforme actuelle des rythmes scolaires, elles ne sont pas pour autant hostiles à ce que s’engage une véritable transformation démocratique de l’École mettant l’enfant au cœur des réflexions dans une approche pluridisciplinaire et complé- mentaire entre éducation nationale et collectivités territoriales.

Cet objectif est indissociable d’une démarche en faveur d’un développement humain durable, soucieux de l’environnement scolaire tout comme des conditions de travail et du droit d’intervention de l’ensemble des personnels scolaires et périscolaires.

L’école émancipatrice que nous voulons construire exige l’affirmation d’un cadre national (seul garant de l’égalité d’accès et de la gratuité), avec l’assurance de budgets ambitieux, de moyens matériels et de locaux, ainsi que de moyens humains (personnels qualifiés, formés, et bien rémunérés).

La CGT entend bien poursuivre la lutte contre les nouveaux rythmes scolaires et, dès à présent, appelle tous les personnels à se mobiliser pour construire, du local au national, la mobilisation qui s’impose !

Le 26 septembre 2014 jeu 2 oct 2014

http://www.cgt-dieppe.fr/m/article-124718905.html

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05 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

projet inutile: barrage de sivens

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02 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

mélenchon et la 6è république (lo)

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Changer les institutions ou la société?

Cinquante artistes, économistes, journalistes, ont lancé un appel au «mouvement » pour la République initié par Mélenchon, qui voudrait ainsi «fédérer le peuple». Il ne semble pas que le Parti communiste soit pour l’instant partie prenante de cette initiative, même si, selon Mélenchon, «cela ne remplace pas le Front de gauche, cela l’inclut».

Comprenne qui pourra. Mais, au-delà des désaccords plus ou moins exprimés entre le Parti de gauche et le PC, ce qui frappe dans cette initiative de Mélenchon est une tentative de faire diversion, en incitant les travailleurs à mettre leurs espoirs dans un changement des institutions.

Ce n’est pas nouveau mais, au moment où la seule vraie perspective pour les travailleurs serait de mener leur lutte de classe pour la défense de leurs intérêts et de lever le drapeau de la révolution sociale, on a cette pitoyable tentative de détourner d’éventuels combats des travailleurs vers un changement des institutions bourgeoises.

Or, justement, la bourgeoisie se moque bien de la façade de ses institutions, du moment qu’elles imposent sa loi. En quoi en effet le changement de numéro de la république pourrait empêcher les grandes fortunes, les capitalistes, d’imposer leur loi sur la société?

En quoi empêcherait-il les plans de licenciements des grandes entreprises et le développement du chômage? En effet, si les grandes familles bourgeoises font ce qu’elles veulent, cela ne repose pas sur la Constitution mais sur la propriété de leurs capitaux. Qu’est ce qui empêcherait un Gattaz, patron du Medef, de récla- mer la baisse du smic ou la fin des 35 heures, parce que la république changerait de numéro et le Parlement de mode d’élection ?

Malgré ses discours tonitruants, Mélenchon est un réformiste, à une époque où toute réforme est un leurre et où la seule voie qui s’impose pour les travailleurs est celle de la lutte révolutionnaire pour en finir avec cette société de chômage, de misère et de guerres. Et on ne peut remplacer cette nécessité par un tour de passe-passe institutionnel. Catherine OLIVIER

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2409&id=5

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02 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

gad josselin: les salariés devront se faire entendre (lo)

Manara-marre

Chez Gad, après les 900 emplois supprimés l’an passé, c’est plus de 300  emplois supplémentaires sans compter les emplois en CDD ou en intérim qui vont à leur tour être liquidés.

Depuis le 11 septembre, la société Gad est en liquidation judiciaire. C’est une filiale de la Cecab, une coopérative connue pour les conserves de légumes d’Aucy et de Prestor, un groupement de producteurs de porcs. Mais la Cecab estime de- puis un an que GAD compromet sa rentabilité. Déjà en 2013, elle a commencé à se débarrasser de son activité viande porcine. Il y a un an elle a fermé son abat- toir de porcs de Lampaul-Guimiliau dans le Finistère, privant de travail quelque 900 travailleurs. Il lui restait l’abattoir de Josselin et deux petits ateliers résiduels à Lampaul.

Mais c’était encore trop et elle a tiré le rideau. C’est Intermarché qui profite de l’aubaine pour renforcer ses positions dans le secteur de la viande de porc sous couvert d’une de ses filiales, la SVA Jean Rozé. Cette société vient de confirmer au tribunal de commerce de Rennes son intention de reprendre l’abattoir GAD de Josselin, mais sans reprendre l’ensemble du personnel et sans reprendre les ate- liers de Lampaul. Seuls 507 des 755 salariés en CDI de Josselin seront repris. C’est donc 300 CDI de plus, 248 à Josselin et 60 à Lampaul, qui vont se retrouver sans emploi.

La Cecab annonce de son côté son intention de proposer autour de 150  reclassements. Mais s’ils ne veulent pas être les éternels laissés-pour-compte, les travailleurs devront se faire entendre. C’est leur seule chance de faire valoir leurs intérêts avant qu’un ministre ou un officiel quelconque vienne expliquer, comme à leurs collègues de l’abattoir de Lampaul, qu’étant «pour la plupart illettrés», il ne peut plus rien pour eux ! Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2409&id=23

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