Archive | Hollandie

19 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Loi Florange, loi baudruche

Loi Florange, loi baudruche dans Hollandie chute-300x214

Le texte de la loi « Florange » est discuté à partir du 18 septembre à l’Assemblée Nationale.

Il faut dire, en tout premier lieu, que c’est un projet de loi qui ne concerne pas les salariéEs d’ArcelorMittal à Florange. Pour eux les promesses du candidat Hollande et du ministre de la liquidation industrielle Montebourg, les trahisons du gouvernement Hollande/Ayrault, leurs ont été fatales. Les hauts fourneaux sont fermés et les salariéEs au chômage.

Mais même sur le contenu de la loi le gouvernement a fait marche arrière. Alors qu’il prétendait imposer l’obligation de trouver un repreneur aux groupes qui veulent se débarrasser d’un site de production pour améliorer leurs profit, il ne reste plus dans le projet que l’obligation de chercher un repreneur sans obligation de résultats ! Et ça ne concerne pas les entreprises de moins de 1000 salariéEs ce qui pourtant fait l’essentiel des PSE (Plans de Sauvegarde de l’Emploi). On croit rêver !

Comment mieux démontrer la soumission de ce gouvernement à la loi du capital ?

Hollande est bien le président des patrons et il faut combattre sa politique.

Montreuil, le 18 septembre 2013

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17 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pas touche aux barrages (Jdd)

Pas touche aux barrages (Jdd) dans Economie rich-poor-283x300

L’ouverture à la concurrence des concessions hydrauliques détenues par EDF divise le gouvernement et les députés de gauche.

Le feuilleton dure depuis trois ans. Mardi, la députée PS de l’Isère Marie-Noëlle Battistel rendra un rapport très attendu sur l’ouverture à la concurrence des barrages. Rarement un travail parlementaire a été aussi sensible et secret.

Vraie mine d’ »or bleu », les 400 concessions hydrauliques, détenues à 80% par EDF, produisent l’équivalent de 27 réacteurs nucléaires pour un prix pratiquement deux fois moins élevé : 25 à 30 euros le mégawattheure contre 42 euros dans le nucléaire. Avec François Brottes, autre élu PS de l’Isère, qui a évoqué le sujet avec François Hollande, elle tente de déjouer l’injonction de Bruxelles d’ouvrir ce marché très convoité à la concurrence. Mais les ministres de l’Économie (Moscovici), du Budget (Cazeneuve) et de l’Écologie (Martin) viennent de trancher en faveur de l’ouverture. Les appels d’offres doivent débuter au premier semestre 2014.

Mardi, à trois jours de la conférence environnementale, le rapport de Marie-Noëlle Battistel devrait marquer une vraie fracture entre les députés et le gouvernement. Au ministère de l’Écologie, on ne s’attend pas « à ce que les députés changent d’avis ». Plusieurs sources indus-trielles pensent savoir que le rapport proposera, parmi les critères d’attribution, que le concessionnaire soit tenu de vendre l’électricité aux particuliers français. Une manière d’exclure les étrangers et de favoriser les nationaux EDF, GDF Suez et le « petit » Direct Énergie. Le gouver-nement pourrait aussi être tenté de réclamer une redevance élevée pour décourager les concurrents mus par l’envie de faire un « coup financier ». M.P. – Le Journal du Dimanche dimanche 15 septembre 2013

http://www.lejdd.fr/Economie/Pas-touche-aux-barrages-628997

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14 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Gouvernement: une fiscalité de classe !

Gouvernement: une fiscalité de classe ! dans Hollandie tumblr_lg20f3Ap621qzb1t1o1_r1_400

Il y un peu plus de deux ans, Hollande, qui n’était que candidat à l’investiture du PS, mettait au cœur de sa campagne la «révolution fiscale».  Il voulait remettre à plat toute la fiscalité française, avec comme objectif de « redistribuer justement et financer efficacement »… Mais ça, c’était avant ! Désormais au pouvoir, le président Hollande n’a de cesse de répondre aux desiderata du patronat au plan économique et au plan fiscal.
La promesse électorale visant à réintroduire de la progressivité dans le système fiscal qui, tout au long de ces 30 dernières années, est devenu un système dégressif, inégalitaire, avantageant surtout les plus hauts revenus, est vite tombée aux oubliettes. Pire, au final, la grande réforme fiscale du gouvernement est en fait un amoncellement de renoncements.
Le premier fut de céder aux prétendus « pigeons », concernant la taxation des plus-values de cessions mobilières, ce qui mit un sacré coup à la volonté de taxer à égalité les revenus du capital et les salaires. Dans la foulée, le gouvernement a décidé, à l’automne 2012, de maintenir en l’état les « niches fiscales » (les vraies) qui permettent une réelle défiscalisation des plus riches, comme celles d’outre-mer par exemple. Nous avons eu droit également à un pas de deux sur l’incorporation des œuvres d’art dans le patrimoine soumis à l’impôt sur la fortune… pour au final y renoncer !

On peut encore citer le cas des résidences secondaires, que le gouvernement envisageait de soumettre à la contribution à l’audio-visuel public… Mais il y a également renoncé, ouvrant la voie à une hausse de contribution de l’ordre de 6 euros. Le gouvernement n’a pas non plus rétabli l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) que Sarkozy a rendu indolore (seuil de déclenchement de l’ISF à partir de 1, 3 million d’euros de patrimoine)…
Le temps des cadeaux fiscaux ! La première année du gouvernement Hollande-Ayrault fut marquée par une politique de reniements. Il engage désormais une politique de pluie de cadeaux fiscaux pour les entreprises. Le plus important est sans aucun doute celui de 20 milliards d’euros sous forme d’un crédit d’impôt. Cadeau fiscal qui sera reconduit pour 2014 toujours « sans contrepartie » et nouveauté du jour « sans contrôle fiscal »…

Si certains hésitaient à tricher, ils peuvent le faire sans aucune crainte ! Cerise sur le gâteau, ce petit cadeau de 20 milliards sera à la charge des particuliers via l’augmentation de la TVA à partir du 1er janvier 2014… poursuivant ainsi, encore une fois, le projet de Sarkozy.
Dans une logique purement libérale, le gouvernement prétendument « socialiste » est en train de répondre favorablement à l’ensemble des revendications du Medef et tend à faire peser sur les salariéEs et les retraitéEs l’intégralité des « efforts » fiscaux. On le voit encore très bien dans l’actuelle contre-réforme des retraites intégralement à la charge des salariéEs et des retraitéEs.
Et toujours moins d’impôts pour les entreprises Devant le tollé suscités par les augmentations d’impôts, Hollande a annoncé une  »pause fiscale ». Au vu du projet et des annonces autour du budget 2014, cette pseudo pause fiscale ne concernera, dans les faits, que les entreprises.

D’ores et déjà, toujours sous le prétexte de compétitivité et de « relance », est annoncée une baisse de l’impôt sur les sociétés, qui passera à 30 % au lieu de 33, 3 % et ne serait plus basé sur le chiffre d’affaires… Une veille revendication patronale. Dans le même temps, est envisagée la suppression des réductions d’impôt pour les particuliers ayant des enfants scolarisés dans le secondaire et le supérieur… Réductions d’impôt considérés comme des « niches fiscales » !

À cela s’ajoutera la hausse de la TVA de 19, 6 % à 20 %, la future contribution énergie climat, qui taxera l’ensemble des con- sommations énergétiques à l’exception des énergies renouvelables. Seule (maigre) compensation, la fin du gel du barème de l’impôt sur le revenu. Une mesure injuste qui, entre 2011 et 2012, avait rendu imposable environ 400 000 foyers fiscaux. À l’opposé de la « révolution » annoncée, la politique fiscale de Hollande-Ayrault s’inscrit pleinement dans l’orientation d’austérité menée depuis mai 2012.

À nous de mettre fin à la « pause sociale », en nous battant pour imposer nos revendications !
Sandra Demarcq Vendredi 13 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 208 (12/09/2013)

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14 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Edito : un écran de fumée à l’école ?

Edito : un écran de fumée à l’école ? dans Educ'action petain-peillon

Depuis ce lundi, Vincent Peillon affiche dans les établissements scolaires sa fameuse Charte de la laïcité, un panneau sous-titré « la Nation confie à l’école la mission de faire partager aux élèves les valeurs de la République ». Les enseignantEs sont donc somméEs d’afficher la Charte, de la publier dans le règlement intérieur, de la présenter aux parents d’élèves et de s’en inspirer pour les projets d’école ou d’établissement.
Cette mesure peut paraître un écran de fumée en cette rentrée marquée par l’attaque contre les retraites et la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, sans parler de la nouvelle réforme du recrutement des enseignants ou le gel des salaires… Les gouvernements sont passés maîtres dans l’art de lancer des grands débats divisant les salariéEs au moment de faire passer des réformes particulièrement désastreuses. Peillon va jusqu’à promettre de former les enseignantEs à la morale laïque, alors que le temps de formation continue des enseignants a été cette année divisé par deux…
Après le déluge réactionnaire et raciste de la droite puis de Valls, certains trouveront sans doute la morale laïque de Peillon sympa-thique. Mais les discours de Peillon et de ses conseillers nous éclairent sur un état d’esprit qui, s’il est différent de celui de Valls, est bien une des colonnes vertébrales de la politique du gouvernement.
Pour Peillon, à la base de la crise économique, il y a une crise morale et intellectuelle. La morale est pour lui une « contrainte intérieure », à la différence de celle de la police, laissée à Valls. Une contrainte intérieure qui se conjugue avec insistance sur la visibilité dans les écoles des drapeaux et de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 (garante aussi bien de l’égalité que de la propriété privée des riches…).
Peillon inscrit ses décisions dans la stratégie du gouvernement de « redressement de la France », exigeant dès la maternelle cette « contrainte intérieure » pour « œuvrer à l’intérêt général »… Il s’agit bien de faire en sorte que les jeunes, à l’école puis au travail, se sacrifient pour les intérêts du patronat et des classes dirigeantes françaises. Nous le refuserons dans la rue.

Antoine Larrache Vendredi 13 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 208 (12/09/2013)

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12 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

10 septembre : une mobilisation qui doit continuer (LO)

10 septembre : une mobilisation qui doit continuer (LO) dans A gauche du PS linternationale

Les manifestations organisées dans tout le pays, le 10 septembre, contre la réforme des retraites ont rassemblé bon nombre de travailleurs qui avaient toutes les raisons de dénoncer la politique du gouvernement Hollande.

Dans les grandes villes les manifestations ont regroupé 15 000 personnes à Paris, 6 000 personnes à Lyon et à Marseille, 4 000 personnes à Lille par exemple. Mais il y a eu des manifestations aussi dans de nombreuses villes plus petites : 800 personnes à Dieppe, 700 à Compiègne, 500 à Montargis par exemple et bien d’autres encore.

Ainsi, dans de nombreux endroits, les militants et au-delà une fraction des travailleurs se sont retrouvés plus nombreux qu’ils ne le craignaient, dans des manifestations qui avaient de l’allure. À Rouen, les travailleurs et les drapeaux des différentes entreprises se mélangeaient dans le cortège. Les ex-salariés de Pétroplus se sont retrouvés avec ceux de ­Revima qui refusent le chantage de leur patron. À Compiègne, des tapissiers du Château côtoyaient des syndiqués de petites entreprises.

Cette mobilisation ne représente pas un raz-de-marée comme s’est empressée de le souligner la presse, mais elle n’a pas été négligeable, loin de là. Elle montre que bien des travailleurs conscients pensent qu’il est grand temps de réagir face aux attaques du gouver-nement et du patronat, qu’il s’agisse de la réforme des retraites ou des autres. Alors cette mobilisation réussie ne doit être qu’un début pour tous ceux qui veulent préparer une riposte d’ensemble du monde du travail. Marion AJAR

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2354&id=2

Commentaire: C’est aussi notre avis!

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11 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Cuillandre, roi du cumul en Bretagne (LT)

Cuillandre, roi du cumul en Bretagne (LT) dans Brest et région cuill

Photo faite à Coat ar Gueven, en souvenir de la subvention à la soirée « Miss France »

Le maire de Brest François Cuillandre, celui de Lorient Norbert Métairie et celui de Rennes Daniel Delaveau sont les trois élus bretons qui cumulent le plus de mandats et de fonctions, selon une vaste étude menée par L’Express sur plus de 1.500 élus français.empty dans Hollandie

Maire, président de communauté urbaine, président de conseil de surveillance de l’hôpital, du syndicat des eaux, des structures d’aména-gement du territoire, de l’office HLM… Rares sont les élus qui se limitent à un seul mandat, à une seule fonction. L’Express s’est penché sur ceux de plus de 1.500 élus, les plus « visibles » de l’Hexagone : 38 ministres, 577 députés, 348 sénateurs, 74 députés européens, 26 présidents de conseils régionaux, 106 présidents de conseil généraux, 483 maires de villes de plus de 20.000 habitants et 245 président d’intercommu-nalités de plus de 50.000 habitants. Au total, 1.897 mandats et des dizaines de milliers de fonctions liées de près ou de loin à ces mandats.


Trois mandats, 23 présidences… En fonction d’un système d’indice correspondant à l’importance du mandat ou de la fonction, un classement a pu être établi (*). S’il pourra être contesté (et le sera nécessairement, en particulier par ceux qui s’y voient trop « haut ») en fonc- tion du poids donné à tel ou tel poste, il permet quand même de donner un aperçu de la centralisation des pouvoirs dans l’Hexagone. Il fallait un « vainqueur » : c’est le socialiste Michel Delebarre (Nord) : sénateur-maire et président de la communauté urbaine de Dunkerque, en plus de… 23 présidences diverses. Suivent le sénateur-maire de Tours (PS) Jean Germain (trois mandats et neuf fonctions) et le sénateur du Tarn-et-Garonne (PS) Jean-Michel Baylet (quatre mandats et six fonctions).


Bretagne : quatre PS aux quatre premiers rangs En Bretagne, ce sont donc les quatre maires PS de quatre grandes villes qui regroupent le plus de mandats et fonctions :  celui de Brest François Cuillandre (deux mandats et sept fonctions – et non huit comme indiqué, l’une ayant été comptée deux fois); celui de Lorient Norbert Métairie (trois mandats et quatre présidences);  ceux de Rennes Daniel Delaveau (deux mandats et quatre présidences et de Quimper Bernard Poignant (deux mandats et cinq fonctions liées).

Les autres élus bretons apparaissent beaucoup plus loin dans le classement : les UMP Dominique de Legge, sénateur-maire du Pertre (35), et Agnès Le Brun, maire de Morlaix (29) au 257e rang, puis René Couanau, maire DVD de Saint-Malo, Viviane Le Dissez, députée-maire PS de Plancoët (22) – qui conteste les élements donnés par L’Express, lire ci-dessous – et Gwendal Rouillard, député PS de Lorient, au 377e rang. Au total, 70 élus bretons apparaissent dans ce « palmarès ». Et les plus connus ne sont pas nécessairement les plus cumulards : Jean-Jacques Urvoas ou François Goulard, par exemple, sortent très nettement dans le dernier tiers des élus recensés.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/mandats-et-fonctions-cuillandre-roi-des-cumulards-bretons-10-09-2013-2229158.php

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08 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

François Hollande, ce Terminator à la botte des Américains (CI)

François Hollande, ce Terminator à la botte des Américains (CI) dans Anticolonialisme flamby

Un journaliste algérien fustige la position du président français dans la crise syrienne et regrette le temps de Jacques Chirac, quand la France rayonnait par sa diplomatie et sa culture dans le monde arabe.

François Hollande pense être le Terminator des temps modernes. La guerre ne l’effraie pas. La souffrance ne l’émeut pas. Le sang et les corps déchiquetés ne l’impressionnent pas. La guerre, c’est la nouvelle passion de François Hollande. Ce président français qui s’est engagé à rompre avec l’atlantisme servile de Nicolas Sarkozy est, au final, encore plus royaliste que les rois du Congrès américain. Même Barack Obama n’a pas fait preuve d’une volonté aussi guerrière que la sienne. La Syrie, il faut l’attaquer militairement pour libérer son peuple.

« La guerre, c’est maintenant » : la voici la nouvelle devise de sieur Hollande. Défait par la crise, le chômage massif, l’inflation galopante, les inégalités sociales, le déclin industriel, le président français cherche à se refaire une santé… sur le dos des dictateurs du monde arabe. Sauf que cette fois-ci, tel un Don Quichotte ivre de ses certitudes, il croit qu’une guerre est une simple promenade de santé.

L’argument périmé des frappes chirurgicales Quant aux civils qui risquent d’être tués, François Hollande n’en a cure. Au contraire, il pense qu’il va en sauver beaucoup. Comment ? Des frappes chirurgicales bien étudiées. L’argument est un peu périmé car ces frappes n’ont pas été aussi chirurgicales que cela par le passé. Mais François Hollande ignore l’histoire. Lui, son souci, c’est l’avenir.

Un avenir dessiné par la force militaire. Tel Napoléon, la poésie en moins. François Hollande exige une sanction d’une « violation monstrueuse des droits de la personne humaine ». « Elle aura valeur de dissuasion », a-t-il expliqué, sans trop convaincre, dans un entretien accordé au Monde. « Ne pas agir, ce serait laisser faire », décrète le nouveau Bonaparte, selon qui « il y a peu de pays qui ont les capacités d’infliger une sanction par des moyens appropriés. La France en fait partie ».

La France, la glorieuse France, est donc de retour. Oui, de retour, mais à travers quoi ? Ce ne sont plus les découvertes scientifiques, la croissance économique dynamique et le rayonnement culturel qui font la réputation de la France dans le monde. C’est aujourd’hui une intervention militaire qui redonnera à la France son prestige. Le voici, le choix de François Hollande. (…)

Algérie-Focus  Abdou Semmar  4 Septembre 2014

http://www.courrierinternational.com/article/2013/09/04/francois-hollande-ce-terminator-a-la-botte-des-americains

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07 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Valls, dérives réactionnaires

Valls, dérives réactionnaires dans Hollandie reac1-300x293« Moi, Manuel Valls, j’approuve ce message! »

Où s’arrêtera-t-il ? Depuis quelque temps, Manuel Valls nous avait habitués à ses petites phrases et à ses positions de plus en plus réactionnaires.
Regroupement familial, réforme pénale, interdiction du voile à la fac ou défense inconditionnelle de la police à Trappes, cet été il n’a pas chômé… Sur la réforme pénale, sa guerre quasi-ouverte avec Christiane Taubira lui a permis cet été de bien soigner son image d’un « premier flic de France » dur, et de conforter les préjugés déjà très largement répandus dans la société. Lors du séminaire du gouvernement sur « la France en 2025 », en affirmant que « la question du regroupement familial peut être posée », Valls a réussi à s’attirer de nouveau les projecteurs. Enfin, sur le rapport du Haut Conseil à l’intégration qui proposait l’interdiction du voile pour les étudiantes à l’université, il n’a pas hésité à dire que les propositions étaient « dignes d’intérêt »… Une question après l’autre, Valls abandonne les positions traditionnelles de la gauche pour épouser celles de la droite.

Valls sarkoziste ? Le bilan est lourd mais tout cela en fait-il un simple sarkoziste ? Sur la forme, les ressemblances sont fortes. Son art d’occuper les médias de manière permanente est clairement modelé sur Sarkozy qui lui-même, d’ailleurs, l’a appris des directeurs de communication de Tony Blair. Et, comme Sarkozy, il est animé par une très forte ambition personnelle.
Sur le fond, les positions se rapprochent mais il faut dire que Valls a commencé tôt. Il arrive que des hommes politiques de gauche passent par une phase plus ou moins radicale ou « révolutionnaire » dans leur jeunesse avant de « s’assagir ». Dès le départ, Valls, est, lui, très « sage ». En 1980, Michel Rocard, l’ancien « gauchiste » du PSU, est en train de se droitiser à vitesse grande V. Pourtant, c’est à ce moment que Manuel Valls, âgé alors de 17 ans, rejoint le PS et adhère au courant de Rocard ! À partir de là, Valls se situera à la droite du parti, avec une évolution qui en 2007 amènera Sarkozy à lui proposer un poste de ministre lors de sa politique d’ « ouverture »…

Valls refusera car son projet est d’embarquer l’ensemble de la gauche sur ses positions mais de l’intérieur. « Je pense que mon destin, mon choix, mon envie est de rénover la gauche en profondeur », dira-t-il à l’époque pour justifier son refus. À chaque fois qu’il pousse le bouchon trop loin et se fait taper sur les doigts, il bat tactiquement en retraite comme lors du conflit avec Taubira. De la même façon, lors de la dernière université d’été du PS à La Rochelle, il hurle sa fierté d’être « socialiste », malgré la flagrante contradiction, et se permet de se dire le plus grand ennemi du Front national, tout en développant une politique qui en fait le lit.
Pour l’instant, il est encore contesté par ce qui reste de la gauche au PS, mais il a été soutenu voire applaudi par bien d’autres à La Rochelle car il surfe sur la dérive néolibérale et sécuritaire de plus en plus assumée du PS, tout en étant un de ses principaux artisans. Pourquoi ne penserait-il pas alors que ce sera bientôt son heure ?
À l’été 2011, il déclarait : « Je reste convaincu que des hommes et des femmes comme Dominique de Villepin, François Bayrou ou Corinne Lepage, pour ne citer qu’eux, peuvent faire partie, s’ils le souhaitent, d’une majorité de large rassemblement ». Et pourquoi pas encore plus à droite, pourrait-on se demander. L’avenir nous réserve peut-être bien des surprises…

Ross Harrold  Vendredi 6 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 207 (05/09/2013)

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07 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

En France: une gauche à droite…(Lcr.be)

En France: une gauche à droite...(Lcr.be) dans Hollandie laurence

Curieuse situation que celle de la France  où, en fait, on retrouve, sous des formes spécifiques, les mêmes données que celles qui existent en Europe

Dans le cadre de la crise économique du système et de son ampleur exceptionnelle, la bourgeoisie a déclaré  une véritable guerre sociale contre le monde du travail et cela dans tous les domaines. Notamment celui de l’austérité.  La mesure récente la plus significative est la proposition d’une réforme des retraites avec notamment l’allongement d’activité de  41,5 ans à 43 ans  à partir de 2020 et jusqu’ à 2035…

Car tout le monde a tendance à l’oublier mais nous avons un gouvernement de gauche (PS-Verts) qui sait enrober ses pires propositions  avec des délais et un vocabulaire « social » En fait, pour la population, la politique d’Hollande est la même que celle de Sarkozy : Austérité, chasse aux immigrés et notamment expulsions des camps Roms, poursuite du nucléaire, interventions militaires au Mali et peut-être en Syrie… Bref en refusant de rompre avec le système les socialistes sont obligés de mener la même politique que la droite.

Face à cela, le désarroi est grand dans les couches populaire avec l’impression que les élections n’amènent que les mêmes, avec en plus des scandales à répétition. Et comme les luttes mal menées par les directions syndicales ne payent pas c’est, désormais pour une partie de la population, la recherche de solutions simples et immédiates et la montée en France comme ailleurs des forces populistes, nationalistes et racistes comme le Front national. Malheureusement notre mot d’ordre de « partage du temps de travail » est moins crédible que « dehors les immigrés ».

Sur le plan social, les résistances sont parfois très dures mais locales et sans coordination, avec de temps en temps un appel à 24h de mobilisations, comme le 10 septembre prochain, par des directions syndicales qui font semblant de se battre mais refusent un affrontement  réel et de longue durée. D’où, en période de difficultés financières des phénomènes de « grève de la grève » où les salarié sont prêts à lutter à condition d’être certains que le mouvement ira jusqu’au bout et qu’ils ne perdront pas d’argent pour les beaux yeux des bureaucraties syndicales.

Sur le plan politique, le PS est de plus en plus discrédité avec l’apparition d’une aile « gauche »  qui essaye de se différencier mais sans rompre. Mais par contre c’est au sein du Front de gauche que les débats sont les plus vifs. Ce Front est dirigé par le PCF et ses 8000 élus et par la personnalité très médiatique de Mélénchon qui organise quelques milliers de militants et quelques dizaines d’élus. Sans parler de toute une série de petits groupes, la plupart venant de différentes scissions de la LCR ou du NPA. Sur le fond, leur politique commune est réformiste avec le slogan : « La révolution par les urnes »  mais tactiquement le débat est profond. Le PC cherche un accord électoral avec le PS pour sauver ses élus alors que Mélenchon veut au premier tour des listes autonomes  pour épouser le sentiment gauche des électeurs et surtout préparer les européennes. Donc à gauche du PC au premier tour et ralliement au PS au second.

Face à cette cacophonie le NPA se présente comme une organisation unitaire dans l’action y compris avec le PS quand il y a accord unitaire. Il développe un plan d’urgence avec des revendications qui de fait impliquent une mobilisation et une rupture avec le système. Il est   ouvert dans les débats mais indépendant comme parti et dans les élections . C’est à dire prêt à des listes unitaires mais indépendantes du PS et avec ceux qui acceptent d’être totalement dans une opposition de gauche au gouvernement.

Après une crise qui a emmené quelques centaines de militants au Front de gauche, le NPA entreprend une seconde étape de sa construction entamée par le succès de son Université d’été (environ 700 participants) et le lancement d’une souscription d’un million d’euros.

Par Alain Krivine le Vendredi, 06 Septembre 2013

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06 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Gouvernement et Medef : servilité et cadeaux

Gouvernement et Medef : servilité et cadeaux dans Hollandie 1099123656

Le 19 août dernier, Pierre Gattaz, le nouveau patron du Medef, avait fait connaître les exigences du patronat dans une tribune publiée dans les Échos.

Faisant état, sans rire, de « 100 milliards ponctionnés sur nos entreprises par rapport à nos concurrents européens équivalents », Gattaz réclamait une « baisse tangible et durable des dépenses publiques » et aucune augmentation des cotisations ou des impôts des entreprises.
Il voyait cependant deux « signes encourageants » dans la politique du gouvernement, « le crédit d’impôt compétitivité emploi et la trans- position fidèle de l’accord mettant en place une nouvelle flexisécurité ». Déréglementation des droits des salariés qui permet de baisser le coût du travail et subventions sous toutes les formes au patronat sont en effet les deux volets de la politique du gouvernement Hollande. Mais plus le Medef reçoit, plus il réclame. Et de pousser des hauts cris quand la réforme des retraites prévoit une augmentation dérisoire des cotisations patronales.
Quand Moscovici « cajole » le Medef Aussi, quel étonnement lorsque, le lundi 26 août, le Medef est sorti content de son entrevue avec Ayrault. Lequel lui a promis une « réduction du coût du travail », au-delà donc de la compensation de la hausse des cotisations patronales de retraite. Il serait question de baisser les cotisations de la branche famille. Le Medef a carrément demandé la suppression de celles-ci, 34 mil- liards d’euros, et le gouvernement a promis d’aller dans ce sens…
Cerise sur le gâteau, le ministre de l’Économie Moscovici, invité à débattre avec Gattaz lors de l’Université d’été du Medef, a « cajolé », dixit le Monde, les patrons. « Nous devons être au combat ensemble », a-t-il flagorné, pour promettre ensuite une baisse des « prélèvements obligatoires », et garantir aussi que le crédit impôt compétitivité — une exonération de 20 milliards d’euros sur l’impôt sur les sociétés compensée par la hausse de la TVA — serait exclu du contrôle fiscal et que la dépense publique serait diminuée de 14 milliards en 2014.

Pour le Medef, Hollande-Ayrault, c’est mieux que Sarkozy !

Galia Trépère Jeudi 5 septembre 2013Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 207 (05/09/2013)

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