Archive | Macronie

13 février 2014 ~ 0 Commentaire

Pcf-pg: les hostilités rouvertes à cause d’un logo? (le monde)

Pcf-pg: les hostilités rouvertes à cause d’un logo? (le monde) dans A gauche du PS hfveD

C’est un petit rectangle rouge qui risque de faire du bruit.

L’affiche officielle de campagne d’Anne Hidalgo, candidate du PS à la Mairie de Paris, a en effet été divulguée, mercredi 12 février, avec non seulement le logo du PCF… mais aussi celui du Front de gauche.

Depuis des mois, l’utilisation de ce logo fait l’objet d’un bras de fer entre le PCF, qui a choisi dans certaines villes comme Paris de partir avec le PS, et le PG qui refuse d’être associé aux socialistes. Une rencontre mi-janvier entre une délégation communiste menée par Pierre Laurent et une autre du PG avec à sa tête Jean-Luc Mélenchon avait cependant permis d’apaiser les esprits. Les deux alliés, en froid depuis des mois, s’étaient engagés à avancer sur ce sujet. Les enjeux portaient aussi sur les discussions pour la constitution des listes aux européennes que le PG conditionnait à cette question du logo.

« Engagement oral »

Depuis, la situation semblait au point mort mais une rencontre entre les deux partenaires a fina- lement eu lieu lundi 10 février. Le PG assure alors avoir obtenu l’engagement oral de la direction du PCF de ne pas utiliser le logo Front de gauche sur les affiches officielles, les professions de foi et les bulletins de vote à Paris, Nantes et dans les villes où un ministre est engagé dans les municipales. Une version confirmée par Clémentine Autain, porte-parole de Ensemble, troisième force du rassemblement.

Problème : deux jours plus tard, l’affiche de Mme Hidalgo fait bien mention du logo Front de gauche. Au PG, on n’en revient pas. « Je remarque que la première commanditaire de cette opération, c’est Hidalgo : le logo du PCF ne lui suffit pas », grince Eric Coquerel, secrétaire national chargé des élections. Raquel Garrido, autre dirigeante du PG, est plus directe : cela ouvre « une brèche profonde dans nos rapports de confiance » avec le PCF.

Cette proche de Jean-Luc Mélenchon, qui estime que son parti a déjà fait « un effort considérable » sur le sujet, attend des éclaircissements de la part des communistes. « Si ça se confirme sur Paris, ça veut dire que le PCF rejette la main tendue du PG et qu’il n’y aura pas de négociations aux européennes, assure-t-elle. Les deux choses sont liées. » Mme Autain met également en garde les communistes. « Si le PCF ne respecte pas cet engagement, il prend le risque d’une crispation très forte,  prévient- elle. Ce n’est pas raisonnable. »

« Clarification du PG »

Côté PCF, le malaise était palpable et peu de responsables du parti étaient disponibles mercredi après-midi pour réagir. Chargé des élections, Pascal Savoldelli, lui, ne semble guère s’émouvoir de l’affiche de Mme Hidalgo. « Elle a sorti son affiche avec les forces qui la soutiennent, répond-il. Vous croyez que les maires des grandes villes consultent leurs partenaires pour le BAT de leurs affiches ? » Si ce dernier reconnaît la tenue de la réunion de lundi, il refuse de confirmer l’engagement pris. « Cette évolution a été évoquée mais mérite pour se concrétiser une clarification du PG dans son engagement dans des listes Front de gauche » aux européennes, explique-t-il.

En clair, le PCF commence à s’interroger sur les raisons qui poussent le parti de M. Mélenchon à lier les deux questions et à retarder la constitution des listes pour mai. « Alors que l’UMP ou le PS sont en campagne, pourquoi freiner l’engagement de tout le Front de gauche dans les européennes ?, interroge M. Savoldelli. Je ne peux pas penser que le PG veuille faire cavalier seul en s’accaparant la démarche du Front de gauche… » De là à penser que les hostilités sont rouvertes, il n’y a qu’un pas.12 février 2014, par Raphaëlle Besse Desmoulières

http://gauche.blog.lemonde.fr/2014/02/12/pcf-pg-les-hostilites-sont-elles-rouvertes/

Lire la suite

13 février 2014 ~ 0 Commentaire

Hollande aux usa: les sales guerres font les bons amis (lo)

89748443_p

François Hollande a effectué du 10 au 12 février un voyage officiel aux États-Unis.

Il y a eu beaucoup de commentaires sur la tribune écrite en commun par les deux chefs d’État, le nombre d’invités au dîner à la Maison Blanche ou le nombre de coups de canons. Hollande joue du cérémonial, paraît-il tout particulier, qui a entouré ce déplacement pour tenter de cultiver une stature de dirigeant international.

Il faut dire qu’en septembre dernier, le couac entre les États-Unis et le gouvernement français au sujet de la Syrie avait passablement ridiculisé Hollande. Celui-ci avait voulu jouer les va-t’en-guerre en affirmant son intention de bombarder la Syrie, croyant que les États-Unis étaient prêts à cette nouvelle intervention impérialiste. Mais en fait Obama ne tenait pas à appuyer des groupes de rebelles opposants au régime, qu’aucune chancellerie occidentale ne considère comme suffisamment fiables du point de vue des intérêts impérialistes.

Le coup de poing sur la table face au régime d’Assad n’était qu’une mise en scène visant à préparer un recul américain et un accord avec la Russie. Obama avait seulement omis d’en informer Hollande, qui s’y est laissé prendre comme un petit garçon.

Visiblement, Obama voulait donc mettre un peu de pommade sur la plaie. Dans leur texte commun, les deux chefs d’États ont écrit qu’il était important que plus de pays « partagent le poids et le prix du leadership ». Et Obama de souligner l’importance de la France dans le maintien de l’ordre impérialiste en Afrique. Cela valait bien que le tapis rouge soit déroulé pour Hollande. Celui-ci peut donc s’en retourner tout ragaillardi d’avoir été félicité pour les sales guerres qu’il mène au Mali et en Centrafrique

Dans ses bagages, parmi une trentaine d’autres patrons français, Hollande a aussi emmené le président du Medef, Pierre Gattaz. Au menu, des rencontres avec les PDG de Pepsi, UPS, General Motors pour favoriser le commerce à travers l’Atlantique et régler un certain nombre de litiges entre capitalistes. Sous l’uniforme de gendarme en Afrique, Hollande n’oublie pas d’endosser les habits du parfait VRP des capitalistes français. Marion AJAR

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2376&id=29

Lire la suite

13 février 2014 ~ 0 Commentaire

Pacte de responsabilité: le grand patronat ne fait même pas semblant (lo)

http://neglectedbooks.com/wp-content/uploads/2010/10/walter22.gif

Le pacte de responsabilité annoncé par Hollande lors de ses voeux du nouvel an avait été accueilli avec un large sourire par le patronat.

La fin des cotisations familiales pour les entreprises, c’est-à-dire 30 milliards d’euros d’exonérations après le cadeau du CICE (crédit impôt compétitivité emploi) qui s’élevait déjà à 20 milliards d’euros : les patrons avaient de quoi être satisfaits.

Lorsque Hollande avait fait son annonce, le président du Medef, Pierre Gattaz, avait évoqué la possibilité que les entreprises créent un million d’emplois… si le cadeau supplémentaire s’élevait à 35 milliards d’euros. Il s’agissait d’encourager le gouvernement à s’engager pour la somme la plus importante possible. Mais depuis, après les encouragements, le patronat est passé aux aver- tissements.

Alors qu’il accompagnait Hollande aux États-Unis, le même Pierre Gattaz a déclaré lundi 10 février qu’il était hors de question qu’il y ait la moindre contrepartie au pacte de responsabilité. Le patronat exige qu’on allège ses impôts et cotisations de dizaines de milliards d’euros mais, s’il a besoin d’embaucher, il embauchera, et sinon il n’embauchera pas. Il ne s’engagera donc à rien.

Hollande et son gouvernement, en loyaux serviteurs du grand patronat, savaient à quoi s’en tenir dès le départ. Ils ne comptaient sûrement pas tenter de lui imposer la moindre contrepartie. Il n’y a qu’à voir à ce propos ce que Montebourg a déclaré au journal économique Les Échos le jour même où Gattaz fulminait contre d’éventuelles contreparties.

À la question « Y aura-t-il des sanctions ? » si les entreprises n’embauchent pas, Montebourg a répondu : « La sanction, ce sera le regard de la nation dans toutes ses composantes. » Les patrons doivent avoir été terrorisés ! Pierre ROYAN

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2376&id=6

Lire la suite

13 février 2014 ~ 0 Commentaire

«Gauche» du ps : les semeurs d’illusions (lo)

23302761

Les courants dits de gauche dans le Parti socialiste protestent contre les prises de position du gouvernement, de plus en plus patronales.

Ainsi, a déclaré Marie-Noëlle Lienemann à propos du pacte de responsabilité annoncé par Hollande : « Plus le temps passe et plus notre électorat et nos militants doutent du pacte, ils voient bien que ce n’est pas un donnant-donnant. » Face à cette politique désastreuse pour le monde du travail, cette « gauche » invite le parti et le gouvernement à entendre ses arguments et à « prendre un autre chemin ».

Ces critiques se sont manifestées entre autres à l’occasion du séminaire tenu le 10  février par le PS, pour discuter du pacte de responsabilité. Dénonçant le manque de vé- ritable débat, qualifiant la réunion de show médiatique, de grand-messe et de mascarade, les repré- sentants de cette gauche du PS attaquaient à la fois les nouveaux cadeaux faits au patronat et les économies imposées en retour aux services publics.

Mais penser que plus de démocratie dans le PS permettrait de pousser le parti plus à gauche est une illusion. Affirmer que le gouvernement pourrait adopter une politique en faveur des classes populaires relève de la même mystification. Cela fait presque un siècle que des tendances de « gauche » prétendent pousser le PS vers une politique plus sociale, moins colonialiste, moins militariste, moins propatronale, plus anticléricale, bref plus à gauche. Et jamais elles n’ont infléchi si peu que ce soit l’action des Léon Blum, des Guy Mollet ou des Mitterrand.

Ces politiciens socialistes, comme ceux de droite, sont des hommes de la bourgeoisie, sélectionnés par elle pour leur fidélité à ses intérêts. François Hollande et son gouvernement en font partie, tout comme le ministre Benoît Hamon, qui représente aujourd’hui cette « gauche » du PS dans le gouvernement et qui lui sert de caution. Cela dans le meilleur des cas.

La plupart du temps, eux aussi, ces politiciens qui choisissent aujourd’hui de se positionner à gauche du PS visent surtout une carrière, et donc une opportunité de se distinguer du lot. Ce qui revient à n’avoir d’autre ambition que d’accéder aux responsabilités, en acceptant le cadre fixé par la bourgeoisie. Vincent GELAS

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2376&id=5

Lire la suite

12 février 2014 ~ 0 Commentaire

Pour bons et loyaux services…

super

Hollande semble, sinon un président, du moins un homme comblé.

Il est au plus bas dans les sondages, son gouvernement prend l’eau de partout, mais tout va bien. Il s’est promené aux USA dans les pas de La Fayette, Obama lui a déroulé le tapis rouge, l’a invité à la Maison blanche et lui a offert de signer avec lui une tribune publiée dans le Monde adressée à toute la planète…

Certes, Obama n’est plus qu’un président en difficulté dont le radicalisme progressiste est largement émoussé pour ne pas dire déconsidéré et cède la place à un président de la finance défendant les intérêts de la première puissance capitaliste du monde.

« Une alliance transformée », titre leur tribune. Transformée ? C’est beaucoup dire, là encore Hollande marche dans les pas de Sarkozy, avec zèle, pour que l’impérialisme de seconde zone qu’est la France trouve sa place à l’ombre de la première puissance mondiale. « Plus qu’ailleurs, c’est peut-être en Afrique que notre nouveau partenariat trouve son expression la plus visible » écri- vent-ils et de citer le Mali, « tout le Sahel », la République centrafricaine, « tout le continent, du Sénégal à la Somalie ».

Obama confie à Hollande le maintien de l’ordre dans les anciennes colonies françaises. Et Hollande est tout fier de pouvoir être associé à ces nations qui « partagent le poids et le prix du leadership », qui « prennent leurs responsabilités pour garantir la sécurité et la paix dans le monde et faire progresser la liberté et les droits de l’homme ».

Plutôt, en vérité, maintenir leur ordre libéral et impérialiste face à un monde où la concurrence entre les puissances s’exacerbe. « Un pays ne peut pas à lui seul venir à bout des défis transnationaux », et Hollande se place pour que la France trouve son rôle dans les tensions internationales afin de défendre les intérêts de ses multinationales. En Afrique mais aussi au Moyen-Orient, où elle courtise l’Arabie saoudite et fait du zèle contre l’Iran pour le plus grand plaisir d’Israël…

Alliance impérialiste et aussi libérale, « parallèlement au nouvel élan imprimé à notre alliance sur la scène mondiale, nous cherchons à approfondir notre relation économique » pour développer un « partenariat pour le commerce et l’investissement » entre l’Union européenne et les États-Unis, écrivent-ils évoquant les négociations sur le traité de libre-échange transatlantique qui vise à consolider la domination des vieilles puissances impérialistes face à leurs concurrents contre les travailleurs et les peuples. Hollande est heureux, il est reconnu par les USA pour bons et loyaux services auprès de ses amis de la haute finance dont il commence à connaître les visages… Yvan Lemaitre

Hebdo L’Anticapitaliste – 229 (13/02/2014)

Lire la suite

11 février 2014 ~ 0 Commentaire

Il faut soutenir la grève des postiers de rueil et du 92

la poste

Une grève offensive
La grève reconductible de Rueil-Malmaison est partie pour défendre une collègue précaire, dont la direction refusait le renouvellement du contrat d’insertion. La revendication de départ était pour le moins minimaliste : renouveler son CDD, pour lui permettre ensuite de signer un contrat de professionnalisation. Pour autant, les direction locale et départementale en ont fait une question de principe : « Vous n’empiéterez pas sur notre sacro-saint pouvoir de direction ». La grève a dès le début été « ultra majoritaire » avec un taux de grève entre 80% et 90% depuis le 29 janvier.
 
Une grève qui fait le lien entre chômeurs et travailleurs
La détermination des collègues a même permis de donner confiance à d’autres salariés privés d’emploi qui étaient récemment passés par le bureau de poste de Rueil. Cette confiance s’est retranscrite par une participation active à la grève. Transformant la revendication individuelle autour d’un agent à une revendication collective autour de quatre ex-agents. Ce qui est donc demandé aujourd’hui, c’est l’embauche au sens large des précaires.
 
Une grève exemplaire à plus d’un titre
Il s’agit donc à une petite échelle d’une grève exemplaire : à la fois offensive, car les collègues de Rueil ne défendent pas des acquis (nombre de tournées, repos de cycle ou organisation du travail) et par ce qu’ils mènent une lutte conjointe dans l’action entre des travailleurs avec ou sans emploi. Cette grève met par ailleurs en lumière le business bien juteux des contrats aidés. La Poste ne paie pas le salaire indirect et peut être subventionnée jusqu’à hauteur de 80% du salaire net.
Par ailleurs, elle perçoit tous les mois entre 230 et 320 euros par tuteur encadrant chaque contrat précaire. On comprend mieux alors pourquoi la direction de La Poste procède au « turn over » de contrats aidés afin de bénéficier de cet argent public sans devoir pour autant embaucher derrière. C’est tout bénef ! Cette grève permet –toujours à une petite échelle- de mettre le doigt sur ces ca- deaux faits au patronat sans contrepartie d’emplois. On voit là de façon concrète la réalité de la politique du « pacte de responsabilité » proposée par Hollande.
 
Comment contribuer à la victoire de cette grève ?
Les Postiers du 92 ont l’habitude des grèves longues, et c’est bien ce scénario d’un conflit sur la durée qui risque de se réaliser une fois de plus. D’autant plus que la direction va sûrement vouloir briser une grève exemplaire et une équipe militante qui s’accroche malgré la répression. Le calcul pour la direction peut être fort simple : tout détruire ! Et cela d’autant plus à l’approche des élections pro- fessionnelles. Pour autant ce pronostic peut aussi se transformer en son contraire et tourner en la faveur des Postiers et postières du 92.
Pour ce faire nous allons tout faire pour stabiliser et élargir la grève. Cela implique d’établir une plateforme revendicative qui permette de se donner des objectifs qui combinent à la fois les préoccupations et réalités locales avec des revendications unifiantes au niveau dépar- temental. Impulser une structuration en comité de grève qui permette de donner une direction à la grève et un maillage plus large. Prendre dès maintenant des contacts avec d’autres départements de la région parisienne pour dans un premier temps populariser notre grève, mais aussi pouvoir envisager dans un second temps son extension au-delà des frontières du 92.
 
L’argent reste le nerf de la guerre
Une caisse de grève est mise en place. La Poste ne joue pas avec les jours de grève. Elle procédera chaque 20 du mois à la retenue du maximum de jours de grève jusqu’à ne laisser que le minimum vital sur la paie, soit un peu plus de 400 euros. Tout le monde comprend donc bien ce que cela peut avoir comme conséquence pour les postiers. Tout ce qui ira dans le sens de motions de soutien, de chèques et virements de solidarité seront donc les bienvenus.
Nous nous donnons l’objectif de collecter 15000 euros d’ici le 20 février, afin de maintenir une partie des salaires. Les collègues organiseront bien sûr une fête de soutien au postiers en grève pour collecter des fonds. La participation la plus large est souhaitée ainsi que la popularisation de ce type d’initiative dans nos réseaux respectifs. Ne pas hésiter à relayer le facebook du syndicat : « Sudposte Hauts de seine »

Donc tous à vos claviers pour les motions de soutien et à vos chèquiers pour la caisse de grève.

Chèques à l’ordre de Sud Poste 92
51 rue Jean Bonal
92250 La Garenne Colombes
(avec la mention solidarité grève au dos du chèque)

Lire la suite

10 février 2014 ~ 0 Commentaire

Yémen, colère autour du contrat gazier de total (ci)

A Sanaa, au Yemen, quelques centaines de manifestants protestent contre le groupe Total et demandent des négociations entre la nation et la firme françaie, le 6 février 2014. (Photo AFP/Mohammed Huwais)

*

La dénonciation d’un contrat gazier avec Total devient de plus en plus virulente ces derniers jours au Yémen.

Le groupe pétrolier français est accusé de spolier le pays, profitant de conditions négociées avec l’ex-dictateur Ali Abdallah Saleh.

« Nous demandons à la vénérable justice française et aux ONG françaises de poursuivre Total pour corruption », écrit sur sa page Facebook Tawakkol Karman, la militante yéménite qui a reçu en 2011 le prix Nobel de la paix pour son engagement contre l’ex-dictateur Ali Abdallah Saleh. « Total et ses associés volent le gaz yéménite en évaluant son prix à 10 % seulement du prix mondial et en ne reversant que 21 % de cette somme à l’Etat yéménite », affirme-t-elle.

Tawakkol Karman a également organisé une manifestation (vidéo mise en ligne par Al-Jazira) le 6 février à Sanaa, avec pour slogan « Le peuple veut la fin de la corruption ». Le journal yéménite Maareb Press explique que cette campagne s’inscrit dans « la relance de la lutte pacifique » des forces révolutionnaires, qui essaient de se remobiliser autour de la lutte contre la corruption. Les révo- lutionnaires estiment en effet que, depuis le départ du président-dictateur Ali Abdallah Saleh en février 2012, rien n’a fondamentalement changé et que les mêmes réseaux d’intérêt continuent de contrôler le pays.

« Libérer les champs de pétrole »

« Le gouvernement actuel [sous la présidence par intérim de Abd Rabbo Mansour Hadi] serait inca- pable de faire quoi que ce soit pour changer la manière dont sont redistribués les revenus du pétrole. Les règles de partage avaient été fixées par l’ex-président Saleh et le chef de la tribu Al-Ahmar », la puissante tribu du Nord proche de l’ex-président avant de se rapprocher du pouvoir actuel, écrit le journal Aden Al-Ghad. Le journal sud-yéménite accuse les forces politiques du Nord d’avoir « mis la main sur les richesses du Sud à partir de 1994″, quand le Nord avait vaincu les velléités séces- sionnistes du Sud. Or, prédit-il, « le mouvement populaire se poursuivra jusqu’à la libération des champs de pétrole au bénéfice des habitants du Hadramaout, afin que ceux-ci puissent renégocier de nouveaux contrats ».

Cette dénonciation de la corruption semble se transformer ces derniers jours en véritable french bashing. Ainsi, le journaliste yéménite proche des révolutionnaires Abdallah Daubalh écrit dans Yémen News : « On ne peut blâmer ni Total ni l’ex-dictateur Saleh. Il est dans leur nature de se comporter comme des voleurs. [...] En revanche, quand Total et la France refusent obstinément les demandes répétées du gouvernement yéménite de renégocier le prix du gaz, on a clairement affaire à des ennemis. En outre, la France se serait opposée à des sanctions [visant à geler les avoirs d'hommes politiques issus de l'ancien régime yéménite, dont Saleh lui-même] au Conseil de sécurité des Nations unies, bloquant ainsi la transition politique au Yémen.

En revanche, la justice française ouvre une enquête contre Yemenia Airway, accusée d’être responsable de l’accident d’avion aux îles Comores en 2009 [qui a fait 152 morts, dont beau- coup de Français]. C’est quelque chose d’habituel de la part d’un pays colonialiste comme la France. Ce qui est nouveau, c’est que nous découvrons que les colonialistes ne changent jamais et qu’ils resteront toujours de sales voleurs. »

Courrier international Philippe Mischkowsky 10 février 2014

http://www.courrierinternational.com/article/2014/02/10/colere-autour-du-contrat-gazier-de-total

Commentaire: Voilà qui devrait sûrement émouvoir François Hollande!

Lire la suite

09 février 2014 ~ 0 Commentaire

Assez de reculs, mobilisation!

Ce gouvernement s’engage toujours plus avant dans la gestion zélée d’un système capitaliste contraint à de nouvelles offensives contre le monde du travail pour sauvegarder profits et dividendes.

Du coup, un « débat de fond » parcoure les médias en ce début d’année : après son « tournant » (et/ou son accélération), Hollande est–il encore social-démocrate ?

Si on remonte le temps de tout juste un siècle, dès août 1914, la social-démocratie s’est mise au service du système capitaliste en accordant son soutien, à la quasi-unanimité, à la boucherie de la guerre de 14-18. La suite de l’histoire n’a pas démenti ce tournant ; en 1936, où la SFIO a largement contribué à empêcher une évolution plus radicale du mouvement gréviste en France, tout en abandonnant la révolution espagnole ; 1945, remise en route d’un État en grande difficulté… Tout en ayant entre-temps assuré une transition honteuse vers le régime pétainiste (36 parlementaires de la SFIO ont voté contre Pétain, mais 90 pour !).

*
Et que dire du rôle décisif joué par la même SFIO dans les guerres coloniales d’Indochine et d’Algérie, le soutien à De Gaulle et la mise en place de la Ve République ? Un système politique qui va permettre à un Parti socialiste relooké par Mitterrand de se refaire une vitrine de gauche. Mais, en 1981, le retour aux affaires (toutes les affaires !) fait rapidement tomber les masques, avec une scrupuleuse gestion d’un système revenu à son état de crise permanente. La finance échappe à tout contrôle, les salaires sont désindexés de l’inflation… Une vraie politique libérale !

Schröder l’a fait, Hollande en rêve… L’approfondissement, dans la durée, de la crise éco- nomique impose aux gouvernements de mettre en œuvre des politiques d’austérité. Les institutions de la Ve République ne permettent guère en France la constitution de gouvernements d’union nationale regroupant gauche, centre et droite. Ceci conduit les partis de « gauche » à assumer complètement cette politique.

*
La recherche de solutions du côté de Peter Hartz, conseiller du « social-démocrate » et ex-chancellier Schröder dont Hollande vante la « courageuse » politique, n’en est que l’actualisation nécessaire. Cette politique a contraint les salariés allemands, à commencer par les femmes, à ac- cepter petits boulots et temps partiels imposés sous peine de perdre tout droit aux allocations chômage ou aux aides sociales. En prime, les entreprises sont exonérées de toute cotisation sociale pour les emplois inférieurs à 400 euros. Résultat : une baisse sans précédent des salaires, une explosion de la précarité et de la pauvreté. La vraie « contrepartie » pour que les patrons acceptent d’embaucher et que le nombre officiel de chômeurs baisse…

Le dialogue social au cœur de cette politique Cette accélération des attaques est au cœur d’une politique d’austérité qui vise à sauvegarder un système en crise depuis de longues années, mais son ampleur est telle que le gouvernement doit tenter de s’assurer la paix sociale indispensable à sa réussite.

Ceci s’inscrit dans le cadre du rapport Gallois sur la compétitivité, marchant dans les pas de Denis Kessler qui était vice-président du Medef : « Les circonstances de la Seconde Guerre mondiale et de la Libération avaient permis d’élaborer, en 1946, un Pacte qui a permis les « Trente glorieuses » ; chacun sent aujourd’hui que ce Pacte négocié il y a 60 ans est à bout de souffle, qu’il ne fonctionne plus et qu’il « fossilise » le dialogue social. Il faut en bâtir un nouveau ».  Ce mortifère dialogue social a déjà facilité la mise en place de la contre-réforme des retraites et l’adoption de la loi sur la compétitivité des entreprises. De son côté, le patronat affiche clairement son projet : aucun engagement sur l’emploi.

Construire la riposte sociale et politique Nous exigeons le retrait immédiat du projet de pacte de responsabilité. Il n’est ni négociable ni amendable. Aucune organisation syndicale ne doit s’y associer que ce soit pour partager un diagnostic ou négocier de prétendues « contreparties ».

*
À l’appel de la CGT, accompagnée quelquefois d’autres syndicats, la journée de mobi- lisation du 6 février ne doit être qu’une première étape. Dès maintenant, il faut construire la mobilisation par des manifestations, des grèves, les regrouper, les centraliser, pour construire le rapport de forces nécessaire pour faire reculer le gouvernement.

*
Il y a urgence à organiser la révolte sociale et politique contre ce gouvernement. C’est le sens de la proposition d’Olivier Besancenot de préparer un week-end de révolte à gauche avant la fin février.

Robert Pelletier Hebdo L’Anticapitaliste – 228 (06/02/2014)

Lire la suite

09 février 2014 ~ 0 Commentaire

Les pesticides, «deux à mille fois plus toxiques qu’annoncé » (rue89)

pesticide2
*

Le biologiste Gilles-Eric Séralini, déjà à l’origine de l’étude controversée mettant en cause le maïs OGM NK 603 et le pesticide Roundup de Monsanto en 2012, remet le couvert. Avec ses collègues de l’université de Caen et du Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (Criigen), il signe cette fois une étude sur la toxicité des pesticides sous leur forme commerciale – c’est-à-dire assaisonnés d’adjuvants – et non plus limitée à la substance active, jusqu’alors seule prise en compte. Différence notable : un institut public légitime cette nouvelle étude.

Jusqu’à « 1056 fois plus toxique » qu’annoncé

Pendant ce temps, François Hollande a dévoilé le plan Cancer 2014-2018 qui « zappe » les facteurs environnementaux, tels que les pesticides. Les résultats de l’étude de Séralini en mettent à nouveau plein la vue : dans leur composition intégrale, les pesticides seraient de « 2 à 1 000 fois plus toxi- ques » pour les cellules humaines que lorsqu’ils sont considérés à partir de leur seule substance active. Elle conclut que sur neuf des « principaux » pesticides utilisés dans le monde (dont le Roun- dup), « huit formulations sont clairement en moyenne des centaines de fois plus toxiques que leur principe actif ». Et jusqu’à « 1 056 fois plus toxique » pour le pesticide à base de tébuconazole (un fongicide autorisé en France). En cause, selon Séralini et ses équipes, les adjuvants, qui « sont souvent confidentiels et déclarés comme inertes par les fabricants ».

Une étude automatiquement controversée

Les résultats de cette nouvelle étude pâtissent du statut controversé du professeur Séralini, dont la précédente étude choc avait été publiée puis retirée de la revue Food and Chemical Toxicology, celle-ci estimant que « les résultats présentés, s’ils ne sont pas incorrects, ne permettent pas de conclure ». De même, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) en avait contesté les pro- tocoles, le nombre de sujets étudiés (200 rats) étant jugé trop faible. L’Anses notait néanmoins alors « l’originalité de cette étude » abordant le sujet, « jusqu’ici peu étudié », des effets à long terme (deux ans, en l’occurrence) des OGM associés aux pesticides. Séralini affirmant de son côté que la marche arrière de Food and Chemical Toxicology était motivé par l’arrivée dans le comité éditorial de la revue de Richard Goodman, un biologiste ayant travaillé pour Monsanto.

L’Inserm alerte sur la question des adjuvants

Mais cette nouvelle étude de Séralini sur la toxicité effective des pesticides en formulation, publiée dans la revue Biomed Research International, fait cette fois écho au récent rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).  En juin dernier, dans une longue publi- cation [PDF] consacrée aux effets des pesticides sur la santé, l’Inserm avait déjà alerté sur la question des adjuvants, confirmant que ces derniers « peuvent posséder leur propre toxicité ou interférer avec la substance active ».

Ce que l’étude de Séralini prétend aujourd’hui brutalement démontrer. Ce qui contredit également Eugénia Pommaret, directrice de l’Union des industries de la protection des plantes (Uipp), perçue comme le « lobby des fabricants de pesticides », lorsqu’elle déclare : « Tous les pesticides étudiés dans la publication [de Séralini] ont déjà été pleinement évalués avec des études de toxicité in vivo. Ces études doivent confirmer l’absence d’augmentation significative de la toxicité de la formulation par rapport à la toxicité de la substance active seule. »

« Ce qui est testé n’est pas ce qui est employé »

L’association Génération Futures, qui mène un combat de longue date contre les pesticides, s’est félicitée de cette nouvelle étude : « [Elle] remet en cause le mode de calcul des doses journalières admissibles calculées aujourd’hui à partir de la toxicité de la substance active seule, ainsi que la procédure d’évaluation du risque des pesticides qui ne prévoit pas l’obligation de tests pour la toxicité chronique des pesticides en formulation. » Son porte-parole, François Veillerette, a ensuite réagi à la communication de la directrice de l’Uipp : « C’est d’autant plus inacceptable que l’Anses elle-même a relevé le manque des tests sur les effets chroniques des pesticides tels qu’ils sont vendus et utilisés. Ce qui est testé n’est pas ce qui est réellement employé par les agriculteurs. »

Pesticides : un manque de transparence avéré

Au terme de son rapport de 150 pages, l’Inserm – établissement public hors de tout soupçon de partialité – soulignait déjà « le manque de transparence en termes de composition intégrale des produits (adjuvants) pour des raisons de secret industriel ». Joint au téléphone, Xavier Coumoul, cosignataire de ce rapport, spécialisé en pharmacologie et toxicologie, confirme la légitimité de l’étude de Séralini : « Il est évident qu’il est nécessaire d’avoir accès à la formulation précise des pesticides. Et si Séralini en arrive à des résultats d’une telle ampleur, ça légitime qu’on y ait accès. Pour ma part, je n’ai jamais eu complètement accès aux formulations. »

09/02/2014 à 10h40 Antonin Iommi-Amunategui | Blogueur, auteur

Voir le document (Fichier PDF)
*

Lire la suite

08 février 2014 ~ 0 Commentaire

La gauche non-gouvernementale cherche son plan de bataille (les Inrocks)

fdg

Face au réveil de la France réactionnaire, la gauche radicale cherche une nouvelle visibilité.

Olivier Besancenot appelle à organiser une « révolte globale» en février-mars qui réunirait tous les opposants de gauche au gouvernement.

Le leader télégénique du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) avait disparu des écrans radar. Il n’a pourtant pas abandonné son mégaphone. Entre une pile de L’Anticapitaliste (l’hebdomadaire du NPA) et une autre de son nouveau livre, La conjuration des inégaux, Olivier Besancenot échangeait avec des sympathisants ce lundi 3 février à la librairie La Brèche, à Paris. “Pour l’instant, on est en train de perdre la lutte de classe”, lâche-t-il à une assistance préoccupée. C’était l’occasion de prendre le pouls d’une gauche non-gouvernementale qui, visiblement, a du plomb dans l’aile. Pourquoi est-elle subitement passée en mode furtif ?

La droite a repris la rue

Depuis des mois, la droite et l’extrême droite lui ont subtilisé le pavé. La “Manif pour tous”, la “Marche pour la vie”, le “Jour de colère” nous rappellent de manière éloquente que la rue est éminemment politique, et que la gauche n’a pas son monopole. “Les mobilisations sociales à la gauche du PS sont les grandes absentes de l’époque”, estime Omar Slaouti, militant des quartiers populaires et ex-militant au NPA. Dernières en date, la “Marche pour la révolution fiscale”, qui avait réuni en décembre dernier le Front de gauche, le NPA et Lutte ouvrière (LO), et les manifestations de solidarité pour le droit à l’IVG en Espagne, le 1er février dernier.

“Pourtant, il y a une forte attente, à un moment où les inégalités se creusent, et où la droite et l’extrême droite occupent le champ politique. Une opposition de gauche manque cruellement dans le paysage politique actuel”, poursuit le militant. Face à ce constat, Olivier Besancenot propose d’organiser en février-mars, conjointement avec les partis de la gauche non-gouvernementale, une “initiative de révolte globale contre la politique du gouvernement qui associe tous ceux et toutes celles qui luttent contre les politiques d’austérité, sur les questions de logement, de discrimination, et d’emploi”.

“Construire une grande initiative unitaire”

La gauche non-gouvernementale, traditionnellement divisée, parviendra-t-elle à s’unir dans la rue dans une situation qu’elle estime urgente ?

“Elle finira par dépasser ses désaccords, veut croire Omar Slaouti. Dans le vent des mobilisations il peut y avoir des rapprochements qui sont souhaitables sur le terrain des luttes.” “On ne va pas laisser la rue à la droite ultra, confirme Pierre-François Grond de la Gauche anticapitaliste (GA). Le moment est venu pour la vraie gauche de reprendre l’initiative sur le plan démocratique, social, électoral, et dans les manifestations de rue”“Nous sommes très favorables à l’idée de construire une grande initiative unitaire, approuve Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche (PG). Mais le jour où on va décider de le faire, il faudra qu’on soit plus nombreux que la droite, ce qui demande de la concertation”, précise-t-il. “De toute façon on est condamné à y arriver si on croit un minimum à ce qu’on raconte, martèle Olivier Besancenot. L’espoir c’est que chacun soit piqué au vif par ce qu’il vient de se passer et se dise qu’il faut trouver les moyens de mettre en place ce type d’initiatives”.

Pour Eric Coquerel, si la gauche non-gouvernementale n’a pas le vent en poupe, c’est aussi parce que “François Hollande désoriente la population : un président de gauche assume presque de faire pire que celui qu’il a battu !” “Les gens sont sidérés par les positions de François Hollande, confirme Pierre-François Grond. Il a provoqué beaucoup de confusion politique. Notre responsabilité maintenant, c’est de reprendre l’initiative : on ne peut pas laisser s’installer le tête-à-tête entre Hollande et le patronat d’un côté, et l’extrême droite de l’autre. La riposte peut s’organiser à l’occasion des municipales et des européennes”.

Un nouveau souffle aux municipales ?

Les municipales apporteront-elles un nouveau souffle à la gauche anticapitaliste ? On peut en douter tant les divergences de stratégies sont flagrantes entre ses composantes. Le Parti de Gauche et le PCF se sont dernièrement tirés dans les jambes, l’un privilégiant l’autonomie par rapport au PS, l’autre l’alliance dans certains cas, le plus emblématique étant Paris. “Nous n’avons pas réussi à nous entendre sur une stratégie nationale“, convient Eric Coquerel. Avec le NPA et LO – intransigeants sur leur indépendance vis-à-vis du PS – le dialogue est à fleur de peau. Sur d’éventuelles listes communes aux municipales rassemblant le NPA, LO et le Front de Gauche, Olivier Besancenot affirme qu’“à partir du moment où on est d’accord pour construire une opposition à la gauche du gouvernement, c’est-à-dire sans se présenter avec le PS et sans diriger les villes avec le PS, il y a eu des accords unitaires et il y en aura encore”.

Alors que “la classe des riches” semble inexorablement gagner la guerre de classe, comme l’avait affirmé Warren Buffett en 2005, la gauche non-gouvernementale parviendra-t-elle à constituer un bloc unitaire combatif? Olivier Besancenot se veut optimiste et grave : “Il y a quelque chose dans ces heures-là qui nous pousse à agir ensemble. Il n’y a pas de place pour le sectarisme”.  5/02/2014)

http://npa2009.org/content/la-gauche-non-gouvernementale-cherche-son-plan-de-bataille-les-inrocks-5022014

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin