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21 février 2014 ~ 0 Commentaire

L’antifascisme, c’est l’affaire de toutes et tous (al)

lyon

Vendredi 14 février, deux mineurs ont été attaqués à l’arme blanche dans le quartier Saint-Jean par des militants d’extrême droite. L’escalade de la violence dans ce quartier depuis de nombreuses années et les nombreuses attaques fascistes à Lyon et en France doivent tous et toutes nous mobiliser pour démontrer que l’espace public n’appartient pas aux fascistes.

Depuis plu­sieurs années, nous assis­tons à une aug­men­ta­tion des agres­sions graves com­mi­ses par des mili­tants d’extrême droite dans toute la France. Assassinat de Clément Méric à Paris, atta­que à l’arme à feu à Clermont-Ferrand contre un concert de sou­tien aux sans papiers, atta­ques de bars et lieux asso­cia­tifs (le « vice et versa » à Lille, le « Buck Mulligan’s » à Tours…), mili­tants et sim­ples citoyens pris pour cible pour leurs idées ou leur appa­rence phy­si­que.

Ces agres­sions s’ins­cri­vent dans un contexte de mobi­li­sa­tions réac­tion­nai­res (Manif pour tous, Jour de colère…) décom­plexant les dis­cours d’extrême droite. L’absence de réac­tion concrète des pou­voirs en place ont favo­risé un sen­ti­ment de légi­ti­mité et d’impu­nité à l’ori­gine de l’esca­lade de cette vio­lence.

Lyon n’échappe pas a ce cons­tat : agres­sion de 3 syn­di­ca­lis­tes à St Jean en 2010 ; ten­ta­tive de meur­tre à Villeurbanne ; pas­sage à tabac en bande, avec des barres de fer, d’un ancien mili­tant ; agres­sion phy­si­que d’une jour­na­liste ; agres­sion raciste d’un couple rue Duguesclin.

Vendredi 14 février, deux jeunes ont été poi­gnar­dés par des mili­tants d’extrême droite à St Jean. Cette agres­sion est la der­nière en date d’une longue série dans ce quar­tier. Des grou­pes d’extrême droite ten­tent depuis plu­sieurs années de semer la ter­reur dans celui-ci, qu’ils cher­chent à s’appro­prier. L’exem­ple le plus frap­pant étant l’exis­tence depuis 3 ans du local iden­ti­taire « La Traboule » Montée du Change.

Ces événements sont into­lé­ra­bles et nous dénon­çons la zone de non-droit qu’est devenu le quar­tier Saint Jean. La mairie et la pré­fec­ture res­tent sans réac­tion malgré le fait que nombre de col­lec­tifs et d’asso­cia­tions les aient aler­tés depuis plu­sieurs années.

  • Nous dénonçons l’absence de réaction concrète des pouvoirs publics.
  • Nous dénonçons la complaisance de certaines cours de justice envers les auteurs de ces violences.
  • Nous dénonçons les propos et les politiques racistes de l’État qui entretiennent ce climat nauséabond.

L’espace public n’appartient pas aux fascistes ! Reprenons la rue, reprenons nos quartiers !

MANIFESTATION SAMEDI 22 FÉVRIER

14 heures PLACE DU PONT (Guillotière)

Premiers signa­tai­res : Alternative Libertaire-Lyon, CAR, Coordination des Groupes Anarchistes-Lyon, CGT Educ’Action, CGT Vinatier, Union dépar­te­men­tale CNT 69, COllectif Villeurbannais pour un Rassemblement Anticapitaliste, Génération Palestine, Groupe Antifasciste Lyon et Environ, IMPACT, Nouveau Parti Anticapitaliste, OCFR, Parti de Gauche 69 , Partizan Güney Fransa, PCMF, Pir Sultan Abdal Kültür Merkezi, Ras l’front, Solidaires 69…. (la liste est ouverte et sera mise à jours au fur et à mesure) 19 février 2014 par AL Lyon

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20 février 2014 ~ 0 Commentaire

Appel à la grève! (usi-cgt + lo)

00megaphone

Dans le cadre de la négociation UNEDIC en cours, le patronat tente une nouvelle fois de supprimer les droits sociaux des salariés, et plus particulièrement de ceux les plus précaires, puisque con- cernant les intérimaires et les intermittents, le MEDEF ne demande rien de moins que la suppression des annexes 4, 8 et 10 qui régissent les conditions d’indemnisation de ces salariés lors des périodes de chômage. La suppression de l’annexe 4 entraînerait une baisse de 20% de l’indem- nisation des intérimaires, une surenchère à la précarisation, à l’hyper-flexibilité et à la super-mobilité !

L’Union Syndicale de l’Intérim CGT appelle donc tous les salarié-e-s intérimaires, et au-delà tous les salarié-e-s de la branche, à la riposte contre cette attaque inique.

C’est contre la précarité organisée qu’il faut lutter, et arrêter de stigmatiser des millions de salarié-e-s comme étant coupables voire même privilégiés.
Quand on ne travaille pas nous sommes victimes, pas profiteurs !

La prochaine séance de négociation se tiendra le 27 février. C’est dès maintenant que le rapport de forces doit s’établir. Dans ce cadre, l’Union Syndicale de l’Intérim CGT appelle les salariés du TravailTemporaire, en mission, au chômage ou en retraite, les salariés en CDI et CDD des agences et des sièges, à se mobiliser partout, et à une journée de grève et de manifestations le 27 février.

Contre la casse des droits sociaux des intérimaires, pour la taxation des contrats courts, l’annexe 4 n’est pas négociable !

 Appel à la grève! (usi-cgt + lo) dans Macronie icon_pdf Appel à la mobilisation et à la grève

http://www.usi.cgt.fr/

Lire aussi:

Assurance-chômage : le patronat veut payer moins pour les dégâts qu’il provoque (lo)

Mercredi 12 février, à la veille de la troisième journée de négociation entre syndicats et patronat sur l’assurance-chômage, le Medef a envoyé aux syndicats ses propositions de réforme volontairement rédigées sous une forme provocatrice. Outre la remise en cause du statut des intermittents du spectacle qui a fait la une des médias, on y trouve un projet d’attaques en règle contre les chômeurs en général.

Le Medef postule que le régime actuel d’assurance-chômage est « aveugle à la conjoncture économique et à la réalité du marché du travail ». Il réclame donc que les droits à indemnisation et la durée de cette indemnisation varient en fonction du niveau de chômage.

Actuellement, un jour cotisé donne droit à un jour indemnisé. Le patronat propose de passer à 1,2 jour indemnisé pour un jour cotisé en cas de taux de chômage égal ou supérieur à 12 %, mais de passer progressivement à 0,8 jour indemnisé pour un jour cotisé en cas de chômage inférieur à 9 %. Pour les durées d’affiliation et d’indemnisation, en cas de chômage dépassant 10 % la règle actuelle resterait valable. Mais pour un chômage de moins de 10 %, il faudrait avoir travaillé six mois, au lieu de quatre, pour être indemnisé. La durée d’indemnisation maximale passerait à 18 mois au lieu de 24 et à 30 mois pour les seniors au lieu de 36.

Un certain nombre de travailleurs cumulent un revenu d’activité réduite et des indemnités de chômage. Le Medef veut plafonner l’ensemble à 80 % de l’ancienne rémunération pour mieux « inciter à la reprise d’emploi ».

Le patronat voudrait également que les centaines de milliers de contractuels travaillant dans des services publics cotisent à l’Unedic automatiquement, alors que les employeurs publics choisissent pour le moment entre l’Unedic et un système d’auto-assurance, en fonction de ce qui est pour eux le plus économique.

Faire payer l’État et les collectivités, rogner sur les droits et les revenus des chômeurs, en particulier des intérimaires, prendre dans les caisses du premier et dans les poches des autres : tel est le plan du Medef, dont les membres sont les principaux licencieurs du pays et donc les responsables du trou dans les caisses de l’Unedic. Il faut faire la part de la surenchère agressive du patronat, qui place la barre haut pour en rabattre sans doute dans les prochains rounds de négociation. Mais, vu la politique du gouvernement, il ne peut que se sentir le vent en poupe.

En face, les syndicats ont bien sûr protesté, mais la CFDT a appelé à débattre au calme et FO à renvoyer les sujets de l’activité réduite et de l’intérim à plus tard. Le négociateur de la CGT, Éric Aubin, a déchiré le projet de réforme devant les caméras de façon démonstrative, en appelant les travailleurs et les chômeurs « à se préparer à un rapport de force ». Mais pour le moment, si le 27 février, prochaine séance de négociation sur l’assurance-chômage, les intermittents appellent à se retrouver dans la rue, les dirigeants syndicaux, eux, se retrouveront surtout autour du tapis vert.

Sylvie MARÉCHAL http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2377&id=15

 

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20 février 2014 ~ 0 Commentaire

L’État offre 800 millions à la famille peugeot (lo)

Montebourg_Dailymotion

Mardi 18 février, les principaux actionnaires de PSA ont validé définitivement l’accord signé avec le constructeur automobile chinois Dongfeng et l’État français, qui apportent chacun 800 millions d’euros au capital de l’entreprise.

Ceux-ci se retrouveront actionnaires à 14 %, à égalité avec la famille Peugeot qui se contente de mettre 200 millions d’euros et réussit donc à augmenter le capital de PSA sans débourser grand-chose.

Cette augmentation de capital n’a rien à voir avec les présumées difficultés financières du groupe. Il s’agit pour cette multinationale d’améliorer sa position dans la guerre économique permanente. Mais, dans cette période de crise et de financiarisation de l’économie, elle refuse d’utiliser ses propres capitaux, qu’elle préfère garder pour des opérations spéculatives plus immédiatement rentables. La famille Peugeot a donc exigé de l’État qu’il investisse dans son entreprise, et ses désirs sont devenus instantanément des ordres.

Pour justifier de tels cadeaux, Montebourg enfile sa marinière. « Nous avons pris une décision de patriotisme économique », a-t-il affirmé. Il présente le constructeur chinois comme un prédateur contre lequel il faudrait protéger la pauvre petite entreprise française. Mais l’alliance avec Dongfeng n’est pas nouvelle. Depuis 1992, PSA possède des usines en commun avec ce constructeur, quatre aujourd’hui, pour produire des voitures destinées au marché chinois. La Chine est devenue le second marché de PSA, qui voudrait encore y augmenter ses ventes.

Quand Montebourg parle des engagements pris par PSA, il relaie juste les mensonges des Peugeot. Il présente la promesse de produire un million de véhicules par an en France comme un progrès, alors que PSA produisait 1,23 million de véhicules en 2011. PSA s’engagerait à maintenir toutes les usines ? C’est oublier un peu vite que celle d’Aulnay est en cours de fermeture et qu’il n’y a aucun engagement sur les emplois. D’ailleurs 684 postes vont être supprimés à l’usine de Poissy en mars, suite à la fin d’une équipe de travail. Toujours à Poissy, la fermeture d’une ligne de montage complète est prévue en décembre 2014. Ce passage en une seule ligne de montage, dit monoflux, avait préparé la fermeture de l’usine d’Aulnay.

Depuis longtemps, l’État est actionnaire à 15 % de Renault, et cela n’a jamais empêché le moindre licenciement, les milliers de suppressions d’emplois effectuées ces dernières années, ni même la fermeture d’usines comme celle de Vilvorde en Belgique en 1999. PSA est en train de supprimer 11 200 emplois sans rencontrer aucune opposition de la part du gouvernement. L’arrivée de l’État parmi les actionnaires de PSA n’apportera aucune garantie aux travailleurs. Ils n’auront que celles qu’ils sauront imposer. Marion AJAR

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2377&id=35

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20 février 2014 ~ 0 Commentaire

Austérité budgétaire: 50 milliards qui dit mieux? (lo)

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En matière d’économies sur les dépenses publiques la surenchère bat son plein.

Le chiffre officiel lancé par Hollande pour la prochaine période est de 50 milliards d’euros d’éco-nomies. Montebourg affirmait encore lundi 17 février que ce serait facile à obtenir, sous-entendu « on peut faire mieux encore », et Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, concédait mardi 18 que cela ne se ferait pas sans diminuer le nombre de fonctionnaires.

Gattaz, le président du Medef, avançait l’an passé le chiffre de cent milliards d’euros de baisse des prélèvements sur les entreprises, à faire sur cinq ans, compensés évidemment par une baisse équ- valente des dépenses de l’État. En janvier il parlait de soixante milliards, mais sur trois ans. Cela revient, on n’est plus à dix milliards près, aux chiffres gouvernementaux.

L’UMP ne pouvait pas en rester là. Mariton, un de ses ténors, a surenchéri début février en avançant le chiffre de 130 milliards d’euros d’économies en cinq ans. Et de qualifier cela « d’effort sensible, mais pas surhumain » : il ne s’agirait en effet que de passer l’âge légal de la retraite à 65 ans et 44 années de cotisations, de bloquer les prestations sociales, de réduire les aides au logement, de baisser les allocations chômage.

Mais Woerth, ancien ministre de Sarkozy et, pour l’instant, le dernier à avoir parlé, a enfoncé la concurrence. Chiffrant les « prestations sociales à cinq ou six cents milliards d’euros », il propose de commencer par y puiser immédiatement cent milliards, afin de baisser d’autant les impôts des entreprises.

Au-delà des chiffres que lancent ces bateleurs de foire, il y a une politique, commune et poursuivie depuis des années par les gouvernements successifs : prendre dans les poches des travailleurs pour remplir les coffres des capitalistes.

Ce vol organisé s’accélère et cela monte à la tête de ces politiciens. Aussi avancent-ils désormais des chiffres monstrueux, en ne se donnant même plus la peine de travestir leur politique. Paul GALOIS

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2377&id=7

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20 février 2014 ~ 0 Commentaire

Hollande, président des patrons… (lo)

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*

Hollande a réuni à l’Élysée lundi 17 février un « conseil stratégique de l’attractivité », auquel 34 dirigeants d’entreprises mutinationales avaient été conviés.

Étaient présents les PDG de Siemens, Bosch, Volvo, celui du géant de l’agroalimentaire Nestlé, du numéro un mondial de l’intérim Adecco, celui de Samsung, de General Electric… Des gros patrons du monde entier, que Hollande voulait convaincre de « l’intérêt d’investir en France ». Il est sorti de là quelques mesures qui se voudraient démonstratives, comme la création d’un « passeport talent » pour faciliter le séjour d’étudiants et de chercheurs, l’attribution de visas longue-durée de cinq ans aux patrons venant régulièrement faire des affaires en France…

Cela fait suite à un voyage aux États-Unis où, se rendant dans la Silicon Valley, ce haut lieu de la recherche et de la technologie de pointe, Hollande a tenu le même genre de discours aux patrons rencontrés. Montrant qu’il n’est pas rancunier, il a donné au passage une accolade remarquée à l’ancien porte-parole des « pigeons », ces patrons de start-up qui s’étaient plaints de payer trop d’impôts en septembre 2012.

Ce même gouvernement qui cherche l’oreille des patrons n’a en revanche rien à dire aux travailleurs. Eux ne font que vivre de leur travail sans exploiter personne, produisant des biens utiles à tous sur des chantiers ou dans des usines, pour le plus grand profit de ceux dont Hollande recherche la compagnie et de leurs semblables. Cela s’appelle un choix de classe. Marc RÉMY

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2377&id=5

Le président au pays de Google (lo)

Hollande a profité de sa visite aux USA pour visiter la Silicon Valley près de San Francisco. Il y a rencontré les patrons des principales entreprises leaders sur le Net : Google, Facebook, Twitter, Mozilla Foundation, etc. Il en a profité pour annoncer l’inauguration de l’US French Tech Hub, une structure destinée à accompagner les start-up françaises voulant se lancer aux USA.

Le climat était d’autant plus au beau fixe entre les patrons américains et Hollande que celui-ci a évité de parler des évasions fiscales de Google, à qui le fisc français s’apprête à réclamer un demi-milliard d’euros. Google réaliserait un chiffre d’affaires de 1,3 milliard d’euros en France mais n’en déclare que 140 millions sur ses documents fiscaux, optimisation fiscale oblige. Mais Hollande, qui a du savoir-vivre, n’avait pas l’intention de parler de ces sujets désagréables et il l’avait fait dire par Fleur Pellerin, sa ministre déléguée à l’Économie numérique, qui l’accompagnait dans son périple américain : le président ne venait pas à la Silicon Valley en « inspecteur des impôts »…

D’un côté comme de l’autre de l’Atlantique, Hollande sait comment bien se comporter… avec les patrons. Cédric DUVAL

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2377&id=6

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20 février 2014 ~ 0 Commentaire

La gauche en campagne: faire le plus «local» possible (lo)

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Le Parti socialiste qui se lance dans la campagne des municipales a peur d’un vote sanction contre le gouvernement et ses représentants politiques.

Pour cette raison, ses militants se gardent bien, de leur propre aveu, de faire allusion au gouvernement et de se réclamer de son bilan. Ainsi, dans Le Parisien du 18 février, un candidat socialiste explique que certains électeurs ne « cachent pas leur déception vis-à-vis du gouver-nement », mais conclut : « Quand on rediscute du local, cela va mieux. » Cela permet en effet d’éviter de parler du chômage, des licenciements, des salaires et de tout ce qui est le plus important pour le plus grand nombre. Ainsi, à Paris, Anne Hidalgo, candidate socialiste à la succession du maire sortant Bertrand Delanoë, ne mentionne à aucun moment dans son programme l’action gouver- nementale.

En revanche, elle insiste sur la santé et les progrès nécessaires. Elle se déclare opposée à la fermeture des urgences à l’Hôtel-Dieu, déclarant que « l’offre globale des urgences parisiennes n’est pas bien dimensionnée ni bien répartie ». Mais par qui, si ce n’est actuellement par ses amis socialistes au pouvoir ?

Anne Hidalgo déclare aussi qu’il faut « que le temps d’attente soit réduit de moitié », et « donc rééquilibrer et sans doute accroître les moyens matériels et humains d’un certain nombre de services », et que l’AP-HP et le ministère de la Santé doivent mettre « des moyens dimensionnés ». Mais la candidate socialiste ne dit rien de la politique du gouvernement et de sa volonté proclamée haut et fort de faire 50 milliards d’économies, y compris dans le domaine de la santé.

Cela ne peut se traduire que par de nouvelles fermetures de services, de nouvelles sup- pressions de postes. Aucune politique au niveau local ne pourra empêcher la dégradation des services de santé qui va s’ensuivre.

Ceux qui, à gauche, cherchent à limiter l’enjeu de cette élection municipale au niveau local vou- draient bien faire diversion, en évitant de dire quoi que ce soit de l’action du gouvernement que leur parti soutient. Ils voudraient bien que le discrédit du gouvernement dans les couches populaires ne les éclabousse pas. Mais ils ont bien raison de craindre que ces élections municipales ne débouchent sur un désaveu, qui sera de la part d’une grande partie des couches populaires, un désaveu de cette politique gouvernementale toute en faveur du patronat et des classes riches. Marc RÉMY

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2377&id=4

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19 février 2014 ~ 0 Commentaire

Retour sur les enjeux du mariage pour tous: contrôler le sexe pour contrôler la race (essf)

(…) La Manif pour tous a été un mouvement sexiste, raciste et de classe.

Sarkozy avait souhaité déchaîner les passions en lançant un débat sur l’« identité française », les valeurs. Cela n’avait pas eu beaucoup de succès. Mais la séquence de six mois que l’on a vécu en 2013 a posé toutes ces questions de manière brutale et dans la rue. Avant même de développer un peu, certaines apparences ne trompent pas :

• l’idée que la gauche était forcément illégitime et que l’on vivait désormais sous une « dictature socialiste ».

• La demande des maires du droit à une objection de conscience. Cela fait inévitablement penser au droit à l’objection de conscience obtenu par les médecins qui refusent de pratiquer des IVG mais aussi à un maire qui refuserait de marier un Noir et une Blanche.

• Les slogans « CRS à Barbès », « CRS en banlieue ».

• Une affiche, retirée dans un second temps, représentant Taubira en singe.

• L’indifférence des participants de la Manif pour tous au fait qu’il s’agit d’un mouvement international (du Brésil à l’Afrique du Sud, en passant par de nombreux pays d’Europe) et cela au nom de la spécificité de la nation française, de la civilisation française (Taubira ayant employé ce mot de « civilisation », il a été repris ad nauseam). Il est intéressant de constater que plusieurs auteurs américains mais connaissant bien la France, avaient pressenti cela.

Ainsi l’historienne Joan Scott écrivait en 2011 dans un débat qui l’opposait à des historiens français de droite :

« L’origine des tensions et des conflits qui accompagnent les relations entre les sexes est imputée aux faiseurs d’embarras du temps présent – homosexuels et féministes – qui ont perdu le contact avec ce que l’« histoire » peut nous apprendre sur les inclinations humaines naturelles. Ces inclinations s’étendent de la sexualité à la politique : la hiérarchie du couple devient un modèle d’organisation sociale. […]

En enracinant les comportements « français » contemporains dans une « tradition ancestrale », Habib et Ozouf essentialisent l’identité française et écartent les musulmans de la communauté nationale. […] Les dissidents sont les femmes qui demandent l’égalité des droits dans la vie politique, les homosexuels, le mariage et l’accès à la PMA, ou les musulmans qui veulent que le port du voile soit reconnu comme une forme légitime de pratique religieuse par les femmes. […] Les trois mettent en cause l’existence même de la communauté nationale . » [3]

Judith Butler avait pressenti la même chose dès 2008 à propos du débat sur le PACS :

« Le refus d’accorder une reconnaissance légale à la parentalité gay va de pair avec des politiques d’État anti-musulmanes destinées à soutenir un ordre culturel qui maintient la normativité hétéro- sexuelle nouée à une conception raciste de la culture. Conçu comme intégralement paternel et nationaliste cet ordre est […] menacé par les agencements parentaux […] des communautés immigrées . » [4]

Rappelons-nous, à cette occasion, que Royal tout comme Sarkozy, expliquaient les émeutes de 2005 comme la conséquence de la dégradation des structures familiales chez les immigrés.

Si le débat ne renvoie pas à une simple « question démocratique » – pour reprendre le vocabulaire marxiste – mais que les enjeux sont beaucoup plus importants (A qui appartiennent les enfants ?, Qu’est-ce que la biologie ?, Comment la France s’est constituée ?, etc.). On ne fera pas rentrer si vite le diable dans sa boîte !

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article31142

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19 février 2014 ~ 0 Commentaire

Greenpeace, 5 tonnes de charbon déversées devant l’élysée (of)

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Quelques heures avant un Conseil des ministres franco-allemand, ce mercredi matin, Greenpeace a mené une action de protestation devant l’Élysée.

Un peu avant 07 h 00, une dizaine de militants de Greenpeace ont garé un camion à proximité de l’Élysée, avant de déverser cinq tonnes de charbon, symbole d’une énergie très polluante et encore beaucoup consommée en Allemagne. Le camion est chargé de deux cuves de 2 000 litres d’eau contaminée au tritium et recueillie aux environs de La Hague, a indiqué un porte-parole de Greenpeace, en précisant que cette eau était conditionnée et ne représentait pas de danger immédiat. Greenpeace entend ainsi réclamer une transition énergétique vers moins de charbon en Allemagne et moins de nucléaire en France.

45 % d’énergies renouvelables en Europe en 2030

Dans un communiqué, intitulé « Frau Merkel, M. Hollande, non au charbon et au nucléaire, la vraie transition énergétique maintenant », Greenpeace plaide pour un objectif de 45 % d’énergies renou- velables en 2030 en Europe, alors que les États discutent en ce moment des futurs engagements en matière énergétique. « Les objectifs affichés pour l’instant par les deux pays pour le futur paquet climat-énergie européen 2030 sont vraiment le contraire de l’ambition revendiquée dans les discours », estime Sébastien Blavier, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace France.

La Commission européenne a proposé de réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’Union européenne de 40 % d’ici 2030, avec un objectif contraignant de 27 % d’énergies renouvelables au niveau européen et un objectif indicatif de 25 % d’économies d’énergie. Les dirigeants européens doivent se prononcer sur ces propositions lors d’un sommet les 20 et 21 mars à Bruxelles.

Paris – 08h13

http://www.ouest-france.fr/greenpeace-cinq-tonnes-de-charbon-deversees-devant-lelysee-1942630

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18 février 2014 ~ 0 Commentaire

Vers un retour du «délit de blasphème» en france?

Sorciere

Neuf  Femen sont convoquées pour une première comparution ce mardi au tribunal de Grande instance de Paris pour leur action lors de la manifestation de Civitas le 18 novembre dernier.

Les motifs de cette convocation rappellent le «délit de blasphème», qui n’existe pourtant plus en France depuis 1791…

Quand elle a reçu sa convocation pour première comparution ce mardi devant le tribunal correctionnel de Paris, Eloïse Bouton, membre des Femen, a été «sidérée». Le 18 novembre dernier, la jeune femme avait participé à l’action du groupe féministe lors de la manifestation du mouvement chrétien Civitas, proche des intégristes, contre le mariage pour tous. Elle arborait le slogan «in gay we trust» sur le torse et tenait un aérosol sur lequel était inscrit «holy sperm».

Un délit aboli en 1791

Dans sa convocation, que 20 Minutes a pu se procurer, le tribunal a retenu le «délit d’injures pu- bliques envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur appartenance à une religion déterminée, en l’espère la religion catholique […]

Les dites inscriptions [«in gay we trust» et «holy sperm»] représent[ent] des expressions outra- geantes, termes de mépris ou invectives à l’encontre des catholiques […]». «Je ne savais pas que cela pouvait être considéré comme des injures publiques, s’étonne Eloïse Bouton. Il n’y a aucune accusation contre les catholiques, c’est parodique et ce sont des slogans politiques ! Si ce sont des injures publiques, que penser des slogans homophobes lancés par Civitas comme « homofolie » ?»

Etonnamment, les termes de la convocation peuvent rappeler le «délit de blasphème», aboli en France en 1791, hormis en Alsace et en Moselle en vertu d’un héritage de l’annexion entre 1871 et 1918 par l’Empire d’Allemagne, où la dernière application par la justice remonte à 1957.

Le code pénal local d’Alsace-Moselle sanctionne ainsi deux délits dans le domaine religieux : les atteintes au libre exercice du culte et le «blasphème public contre Dieu». Ce dernier, passible de trois ans de prison maximum, se définit de la manière suivante : «Celui qui […] aura publiquement outragé un des cultes chrétiens ou une communauté religieuse [...], ou les institutions ou cérémonies de ces cultes ou qui, dans une église ou un autre lieu consacré à des assemblées religieuses, aura commis des actes injurieux et scandaleux».

«C’est un moyen détourné d’arriver aux mêmes fins»

Le délit de blasphème, en vigueur dans certains pays musulmans comme le Pakistan, pourrait-il faire son retour en France? «Comme dans notre cas, on ne peut pas invoquer le délit de blasphème, ils cherchent un moyen périphérique pour le faire appliquer quand même, assure Eloïse Bouton. C’est un moyen détourné d’arriver aux mêmes fins».

Interrogé par 20 Minutes, Nicolas Cadene, rapporteur général de l’Observatoire de la laïcité auprès du Premier ministre, estime également que la deuxième partie de la convocation «prête à discussion : s’agit-il de diffamation envers les catholiques en tant que tels [ce qui est réprimé par la loi] ou juste de l’opposition à un dogme [ce qui ne peut être puni]? Ce sera au juge de faire le distinguo». Rappelant «qu’il n’y a pas de délit de blasphème en France (hormis en Alsace-Moselle)», il insiste sur le fait que «la liberté d’expression est garantie en France dès lors qu’il n’y a pas d’incitation à la haine raciale ou religieuse et que cela ne crée pas de trouble à l’ordre public».

Valéry Montourcy, avocat au barreau de Paris, exclut lui aussi tout retour en arrière, «même en période de crise, grâce aux magistrats, de grande qualité, et à l’esprit critique et de tolérance qui caractérise notre État de droit : si elle interdit d’offenser les croyants, la laïcité permet de critiquer toutes les croyances».

Faustine Vincent Créé le 17/02/2014 à 18h15 — Mis à jour le 18/02/2014 à 09h29

Commentaire:  Civitas est subventionné  (D’utilité publique? ), normal!

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18 février 2014 ~ 0 Commentaire

Il n’y a pas qu’une seule politique possible(militant)

 hollande-fait

Ah oui ? Alors unité pour défaire le pacte de responsabilité

27 membres du bureau national du Parti socialiste, sur 72, viennent d’adopter un texte affirmant que « Il n’y a pas qu’une seule politique possible » et appelant de ses vœux un « compromis social favorable au monde du travail ».

En creux, tout le monde comprend très bien que ceci veut dire que la politique suivie par Hollande n’a que trop duré parce qu’elle est totalement défavorable au monde du travail. Ce texte associe notamment les courants Maintenant la gauche (Emmanuel Maurel, Jérome Guedj, M.N. Liennemann, Gérard Filoche) et Un monde d’avance (représentée au gouvernement par Benoit Hamon) (1).

On peut réagir à cette initiative en la jugeant bien tardive et bien timorée. On peut aussi se réjouir de ce que l’immense mécontentement de toute la base sociale et électorale du PS trouve cette expression, certes partielle et limitée. Sur les réseaux sociaux et dans les milieux militants, les disputes vont bon train entre « Quand est-ce que vous quittez le PS ? »  d’un côté, « Imposons ensemble un changement de cap », de l’autre.

Au-delà de tout cela, la seule question qui compte vraiment n’est elle pas : on fait quoi pour arrêter cette catastrophe ? Or cette catastrophe porte un nom, Hollande, et s’incarne dans un programme, le pacte de responsabilité.

Les actes utiles au monde du travail sont ceux qui unissent, dans la rue comme dans les urnes, pour en finir maintenant avec le pacte de responsabilité. Ce qui veut dire voter contre la confiance au gouvernement quand ce vote interviendra, à la date d’ailleurs scandaleusement tardive de fin mai ou début juin.

Nous n’allons pas pour notre part agacer les camarades socialistes du PS, ou socialistes de gauche, ou quelque nom qu’on leur donne, en leur demandant quand est-ce qu’ils quittent le PS par exemple, mais nous allons les harceler, parfaitement, pour qu’avec nous ils agissent pour qu’un maximum de députés PS, à commencer bien sûr par ceux signataires de ce texte, votent CONTRE le pacte de responsabilité et la confiance, en assumant les conséquences, parce que les pires consé- quences ne peuvent, elles, que découler du pacte de responsabilité et de la confiance au gouvernement.

Nous n’allons pas les houspiller et leur dire que leur place n’est pas là s’ils viennent dans des manifs, au contraire nous leur ferons bon accueil et nous appelons à leur faire bon accueil, et à les entourer, à discuter avec eux, à faire pression sur eux, pour que quiconque manifeste contre les licenciements, les 50 milliards d’économie et la fin des cotisations patronales pour les allocs, n’aille pas ensuite voter pour tout ça au parlement en votant la confiance au gouvernement antisocial !

DEFAIRE LA DROITE, DEFAIRE LA REACTION, C’EST DEFAIRE LE PACTE DE RESPONSABILITE.

UNITE CONTRE HOLLANDE, GATTAZ ET LEUR PACTE !

http://www.le-militant.org/Militant/Actualite/Entrees/2014/2

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