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23 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Laurent et mélenchon se rendent chez les verts (jdd)

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Ils font suite au courrier de la chef de file des écologistes Emmanuelle Cosse.

Les deux leaders du Front de gauche, Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon, se rendront mercredi au siège d’EELV pour évoquer cette « autre gauche », qui se cherche des points de convergences.

Ils s’étaient écrit. Plutôt des gentillesses. Ils voulaient se parler: de la situation du pays, de transition énergétique, d’une 6e République. Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent – qui ne se voient presque plus – se rendront ensemble mercredi au siège d’EELV pour ren- contrer Emmanuelle Cosse, la chef des écolos. Alors qu’une « autre gauche », allant des « frondeurs » du PS, au PCF, en passant par les Verts, se cherche des points de conver- gences et souhaite fortement infléchir la ligne du gouvernement, cette rencontre est une nouvelle étape. « Emmanuelle Cosse veut faire feux de tout bois », explique son équipe.

Jusqu’ici, Jean-Luc Mélenchon s’était fait très discret. Lundi 16 juin, il ne s’était pas rendu à la réunion du Front de gauche. Et ce week-end encore, sa présence pour cette réunion au sommet n’était pas assurée. Depuis le lendemain des européennes, Pierre Lau- rent, lui, multiplie les tribunes communes avec cette gauche mécontente de François Hol- lande. Sa dernière entrevue avec le chef du PS, Jean-Christophe Cambadélis, ne semble pas l’avoir convaincu. De changer de stratégie.

Sans aller jusqu’à proposer de refaire la « gauche plurielle », Cambadélis voulait un « programme minimum ». « Avec les problèmes de la France, un programme minimum, ce n’est pas d’une très grande ambition », ironisait Pierre Laurent, la semaine passée en confé- rence de presse. « La direction du PS est totalement en panne et verrouillée. Elle est accro- chée derrière le soutien au gouvernement », pointait-il. Ajoutant: « Il faut un plan de redres- sement social. Les forces existent pour construire ce changement. L’urgence est au rassemblement. » Au « Front large », répète Laurent depuis quelques temps.

http://www.lejdd.fr/Politique/Pierre-Laurent-et-Jean-Luc-Melenchon-se-rendent-chez-les-Verts-672976

Commentaire: Opposition de gauche ou « gauche plurielle » ? (appelée aussi « gauche plus rien »). Préparation des futures élections (2015 déjà!) ou soutien aux luttes?

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23 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Les discrètes négociations entre le ps et le pc ont commencé (jdd)

Les discrètes négociations entre le ps et le pc ont commencé (jdd) dans A gauche du PS pixar02

Sénatoriales

Les patrons du PS et du PCF, Jean-Christophe Cambadélis et Pierre Laurent, ont abordé la semaine dernière l’échéance sénatoriale. Au nom de « la majorité », les communistes tentent de préserver leurs cinq sièges en jeu en septembre.

La discussion n’était pas à l’ordre du jour mais elle a bien eu lieu. Mercredi 11 juin, une délé- gation du PCF conduite par Pierre Laurent s’est rendue au siège du Parti socialiste. La con- versation balaie large. On y parle des choix gouvernementaux, de la percée du FN, des inter- mittents, de la réforme territoriale, des cheminots… Jean-Christophe Cambadélis et Pierre Laurent ne se voient pas tous les jours et les sujets de désaccord ne manquent pas! Fut-il question des prochaines élections? « Nous n’avons parlé d’aucune échéance électorale à venir », assurait Pierre Laurent, mardi en conférence de presse. Pourtant, selon nos infor- mations, l’épineuse question a bien été abordée. Alors que la réunion touchait à sa fin, la question des sénatoriales est arrivée sur la table. Et le sujet a été abordé « longuement » selon un participant.

« Le bureau national du PS de la semaine prochaine pourrait prendre un certain nombre de décisions »

Actuellement, le groupe communiste (CRC) compte 21 membres au Sénat. Concernant le PCF, cinq sièges seront remis en jeu lors des élections sénatoriales du 28 septembre pro- chain. Qu’ils perdent ces 5 sièges ou non, les communistes pourront toujours avoir un grou- pe (pour cela il faut compter plus de dix sénateurs). « Je ne suis pas partisan de la politique du pire. Je suis favorable à reconduire une majorité de gauche au Sénat », explique Pierre Laurent, par ailleurs sénateur. Le chef du PCF souhaite une représentation « au moins égale à ce que nous avons aujourd’hui ». « Pour avoir une chance de sauver la majorité, il faut s’entendre », poursuit un dirigeant communiste.

« L’enjeu pour le PCF, c’est conserver 5 postes. Mais ils savent que ce n’est pas facile. La volonté du PC est de parvenir à un accord », note Christophe Borgel, le Monsieur élection du PS. Mais rien n’est évident. « Le processus de discussion est très contracté dans le temps. Tout l’enjeu est de convaincre rapidement nos amis. Le bureau national du PS de la semaine prochaine pourrait prendre un certain nombre de décisions », annonce-t-il.

« Ce cynisme, ça suffit » Alors que Pierre Laurent se montre très critique sur le PS et le gou- vernement – « la direction du PS est totalement en panne et verrouillée, accrochée derrière le soutien au gouvernement », lançait-il par exemple mardi en conférence de presse – son attitude agace au plus haut point certains membres de la direction du PS. « Il considère que nous sommes un corps mourant mais il vient négocier avec nous les 5 sénateurs PC sor- tants. A un moment, ce cynisme, ça suffit », dénonce un dirigeant socialiste.

Arthur Nazaret – leJDD.fr samedi 21 juin 2014

http://www.lejdd.fr/Politique/Senatoriales-les-discretes-negociations-entre-le-PS-et-le-PC-ont-commence-672581

Commentaire: Si le PS présente quelqu’un, « pfuit » plus d’élus PC. Que faut-il donner en échange pour que le PS ne présente personne? D’où la discrétion, of course!

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23 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Bilan emploi du pacte: 60 000 chômeurs! (alsace)

pierre g

C’est le ministère des Finances qui le reconnaît: le cocktail «baisse des charges sur les entreprises» et «réductions des dépenses» détruit plus d’emplois qu’il n’en crée !

Créer des emplois: c’est l’objectif du Pacte de responsabilité et de solidarité, affirme le Pre- mier ministre. Et il le redira sans doute demain à l’Assemblée, lors du débat sur le projet de loi de finances rectificative, qui porte une partie des mesures de ce Pacte.

C’est Mesange qui le dit Le problème, c’est que le ministère des Finances dit le contraire : les baisses de charges et d’impôts du Pacte devraient certes créer environ 190 000 emplois à la fin 2017; mais les réductions de dépenses qui contribuent à son financement en sup- primeront 250 000 dans le même temps. Le solde est donc négatif, avec la suppression de 60 000 emplois !

Ces chiffres proviennent de la direction du Trésor et son modèle d’évaluation Me- sange. Ils sont publics depuis la mise en ligne, hier, du rapport de Valérie Rabault (PS, Tarn-et-Garonne) sur le projet de loi de finances rectificative.

«Effet récessif» Le Pacte, écrit Valérie Rabault, aurait «pour effet de rehausser l’activité de 0,6 point à l’horizon 2 017 et de créer 190 000 emplois». Cela pour la partie positive, les baisses de charges et d’impôts. Reste l’autre face du Pacte, les 50 milliards de réductions de dépenses de l’État, des collectivités locales et de la protection sociale: ils auraient «un impact récessif sur la croissance de 0,7 % par an en moyenne entre 2015 et 2017, et pourraient entraîner la suppression de 250 000 emplois à l’horizon 2017».

La rapporteure générale Valérie Rabault affirme qu’elle «soutient le gouvernement». Mais elle réclame de veiller aux «contreparties» demandées aux entreprises en termes d’emplois, et de mieux doser le cocktail de «mesures d’économies et mesures de relance ».

41 frondeurs… et plus? Autant d’arguments pour les «frondeurs», qui contestent depuis deux mois le déséquilibre du Pacte: trop pour l’offre, pas assez pour la demande. Dans cet esprit, ils proposent par exemple avec Jean-Marc Germain un effort sur les emplois d’avenir ou sur les investissements, quitte à diminuer le volume de baisses des charges – en vain, pour l’instant.

La fronde avait fédéré, fin avril, 41 députés socialistes, qui s’étaient abstenus sur le plan d’économies défendu par Manuel Valls. Le Premier ministre s’est depuis juré de réduire leur nombre au minimum sur les deux textes de lois qui portent ce Pacte: le projet de finan- ces rectificative (PLFR) présenté demain à l’Assemblée, et son équivalent sur la sécurité sociale (PLFRSS), qui arrive le lundi suivant. Mais il faudra retravailler l’argumentaire, si les experts du ministère des Finances continuent de dire que le Pacte fabrique des chômeurs…

Le 22/06/2014 à 05:00 Francis Brochet

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20 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Grève des cheminots (al’e)

la bete

SUD-Rail en coordination avec la CGT mène une difficile bataille: celle d’une grève reconductible, depuis 10 jours. L’ensemble des médias, avec une agressivité redoublée, mène campagne contre les grévistes, contre les cheminot·e·s. Du quotidien Le Monde au président normal François Hollande, en chœur, ils reprennent la célèbre formule de Maurice Thorez (secrétaire général du PCF) du 11 juin 1936: «Il faut savoir terminer une grève (dès que satisfaction est obtenue).»

A cela s’ajoutent le flot d’affirmations sur le «statut privilégié» des cheminot·e·s. On se demande si certains commentateurs du JT tiendraient une semaine dans la cabine d’un train de banlieue. Sous-jacente à ces allégations concernant les «privilèges» réside la cons- truction d’une nouvelle norme sociale: «Si vous n’êtes pas un·e salarié·e avec un contrat à durée déterminée et avec un salaire au maximum à hauteur du SMIC (salaire minimum qui est de 1445,38 euros pour 151,67h de travail), vous êtes un·e privilégié·e». Les économistes parlent, eux, de «dévaluation interne»… afin d’assurer la «compétitivité».

L’actuelle «réforme ferroviaire» en France s’effectue sous l’impératif d’assurer l’indé- pendance de la firme qui gère l’infrastructure, car à l’échéance de 2019, le transport de voyageur sera «ouvert à la concurrence» et donc «il ne faut pas de distorsion de concur- rence» selon le dogme libéral de l’Union européenne. Les distorsions d’investissement, de desserte, d’entretien… ne posent pas de problèmes!

Pour obéir à ces exigences, tout en essayant de faire plier les cheminot·e·s, le gouver- nement Hollande a donc créé trois EPIC (établissement public à caractère industriel et commercial): SNCF Réseau, gestionnaire de réseau; SNCF Mobilité, opérateur de transport; les deux coiffés par un autre EPIC: la SNCF.

Sous le mot d’ordre «Remettre le service public sur les rails», la fédération SUD-Rail s’est de suite opposée à la constitution de trois EPIC. En effet, cet éclatement impliquerait que la quasi-totalité des 150 000 cheminot·e·s serait «mise à disposition», par la SCNCF, d’une autre entreprise: soit la SNCF Réseau, soit la SNCF Mobilité. Aucune de ces deux entreprises ne serait donc leur employeur. Dès lors, Sud-Rail et la fédération CGT exigent la réintégration de l’ensemble du système ferroviaire dans une seule entreprise.

D’ailleurs, pour ce qui a trait au maintien d’un service public effectif sur tout le territoire de France, un bilan désastreux peut être établi suite à la «réforme» introduite en 1997. La césure entre le Réseau Ferré de France (RFF), qui prenait des décisions d’investissement (souvent de non-investissement) dont l’application était effectuée par la SNCF Infrastructure, a démontré sa déficience fonctionnelle.

Enfin, SUD-Rail demande l’annulation de la dette imposée depuis longtemps au service public ferroviaire. Cette dette de plus de 40 milliards; dont les origines pourraient être décor- tiquées, par exemple suite à la construction à crédit, dès les années 1980, du réseau à grande vitesse sur ordre de l’Etat; sert de carcan pour ne pas effectuer des travaux de régénération du réseau ou alors seulement lorsqu’ils sont considérés comme «utiles».

Il en découle: laisser en l’état 3000 kilomètres de voie touchée par la vétusté; fermer des lignes régionales; imposer des «normes de productivité» qui détruisent la vie des cheminot·e·s, etc.

Toutes les analyses sérieuses démontrent qu’un véritable réseau ferroviaire public – sans même aborder les choix effectués en faveur des firmes de gros œuvres et de la priva- tisation des autoroutes – ne peut être fonctionner sans subventions publiques. Sans quoi les firmes obéissant à une logique de rentabilité réintroduisent des discriminations et sélections sociales à tous les niveaux. On ne revient pas aux trois classes d’antan, mais à 6 ou 7 classes.

Sur les modalités de gestion de la grève, dans un tract daté du 20 juin, SUD-Rail réaf- firme une approche qui devrait être au centre d’une recomposition d’un syndicalisme de lutte en Europe et ailleurs: «Les médias, le gouvernement, la Gauche, la Droite, la direction SNCF et même un responsable syndical national mettaient en avant dès hier matin [jeudi 19 juin] un amendement voté à l’Assemblée Nationale pour justifier une possible fin de la grève que mènent les cheminot·e·s.

La fédération SUD-Rail a aussitôt réaffirmé que les seul·e·s qui ont à décider de la suite de la grève, ce sont les grévistes! Les Assemblées Générales (AG) représentatives des grévistes ont cette légitimité. Ce n’est pas sur les bancs, quasi déserts, de l’Assemblée que le conflit social se règle. Il faut que le gouvernement et la direction SNCF d’autre part négocient avec les fédérations syndicales CGT et SUD-Rail, sur les revendications des grévistes.» 

Publié par Alencontre le 20 – juin – 2014 Rédaction A l’Encontre
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20 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Après les élections, relativiser la crise des institutions européennes

Après les élections, relativiser la crise des institutions européennes  dans Droite républicaine 35385023
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Les partis gouvernementaux disposeront de 77% des sièges

De nombreux commentateurs des résultats des élections européennes ont souligné le niveau élevé de l’abstention populaire et le déclin des partis gouvernementaux pro-européens au profit de la droite nationaliste eurosceptique et, dans une moindre mesure, de la gauche antilibérale, ces phénomènes reflétant pour eux une crise profonde du projet européen néolibéral.

L’examen attentif des résultats montre que cette lecture est largement exagérée, pour ne pas dire trompeuse. L’abstention est certes nettement plus élevée que pour la plu- part des scrutins nationaux, mais c’est aussi la première fois qu’elle recule lors de l’élection du parlement européen. Quant à la répartition des sièges, elle assure toujours une écrasante majorité aux partis gouvernementaux classiques: la droite traditionnelle disposera ainsi de 334 sièges (44%) et le centre-gauche (sociaux-démocrates et verts) de 245 sièges (33%), soit un total de 579 sièges (77%). Si certaines difficultés politiques et institutionnelles sont à prévoir, les cercles dirigeants de la bourgeoisie semblent toujours avoir la situation bien en main.

La droite traditionnelle perd la majorité absolue Partis de très haut, les partis de la droite traditionnelle subissent une amputation de 80 sièges, toutes formations confondues. Compte tenu de petits transferts entre ces formations, le Parti populaire européen (PPE) en aban- donne 58, l’Alliance des démocrates et des libéraux (ALDE) en perd 23, et les Conservateurs et réformistes européens (ECR), dominés par les Tories britanniques en gagnent 1, grâce notamment au ralliement de nouvelles formations comme l’Alternative pour l’Allemagne et deux nouveaux partis en République tchèque et en Slovaquie.

L’effondrement est sans précédent en Italie pour le PPE (-18 sièges, en particulier aux dépens de Forza Italia) et l’ALDE (l’Italie des valeurs : -7) ; en France, pour le PPE (UMP : -9) et l’ALDE (UDI-MoDem : -3) ; en Espagne pour le PPE (PP : -8) ; en Allemagne pour le PPE (CDU-CSU : -8) et au Royaume-Uni pour l’ECR (Conservateurs : -6). Il est important aussi pour l’ensemble de la droite traditionnelle en Grèce (-3), en Hongrie (-3), au Portugal (-3), en Suède (-2) et en Pologne (-2). Dans pratiquement tous ces pays, les revers de la droite classique ne sont pas compensés, et de loin, par les gains de la social-démocratie, mais nourrissent aussi des forces de droite nationaliste ou autonomistes, voire d’extrême droite. Pour autant, les scores des libéraux et conservateurs restent globalement encore extrêmement confortables.

Stabilité impressionnante des partis de centre-gauche Les partis sociaux-démocrates et assimilés (plus exactement, sociaux-libéraux) perdent en tout 3 sièges, ce qui signifie qu’ils restent absolument stables en raison de la réduction du nombre total de sièges du Parlement européen (-15).

Cette stagnation cache en réalité leur effondrement dans l’Etat espagnol (-9) et en Grèce (-4), mais aussi leur recul en Irlande (-2), en France (-1), en Belgique (-1) et au Dane- mark (-1); à ces défaites, il faut ajouter celles qu’ils enregistrent en Europe orientale, avec des pertes cuisantes en République tchèque (-3), en Pologne (-2), en Croatie (-2), en Slo- vaquie (-1), en Slovénie (-1) et en Lituanie (-1). On notera que dans tous ces pays, sauf en Pologne, ces forces ont été profondément discréditées par leur participation au pouvoir.

A l’inverse, cette apparente stabilité masque les très gros succès du centre-gauche en Italie (+10), au Royaume-Uni (+7), en Allemagne (+4), mais aussi en Roumanie (+5) et au Portugal (+1). Dans l’ensemble de ces Etats, sauf en Roumanie, on rappellera cependant que le centre-gauche se trouvait dans l’opposition (Royaume-Uni, Portugal) ou venait juste de revenir au pouvoir (Italie, Allemagne). Ces évolutions profondément contradictoires montrent que la social-démocratie parvient toujours globalement, sauf dans les pays où d’importantes luttes sociales ont été menées au cours de ces dernières années, à se présenter comme la solution du moindre mal face à la droite classique, lorsque cette dernière est la principale responsable du pouvoir et qu’il n’y a pas d’alternative crédible sur sa gauche.

De leur côté, les verts perdent 5 sièges, ce qui est significatif vu que leur députation est beaucoup plus réduite. Surtout, ils reculent dans les pays où ils disposaient d’une implan-tation traditionnelle (Scandinavie, Allemagne, Hollande, France) pour gagner quelques sièges en Europe orientale, en Belgique ou en Espagne, mais au profit de formations assez hétéro-clites qui ne sont pas à proprement parler écologistes.

Progrès de la gauche antilibérale La gauche antilibérale gagne 17 sièges, passant de 35 à 52 (en comptant le siège de Initiative féministe en Suède), ce qui n’est pas du tout négli-geable. Ces progrès dépendent cependant essentiellement de quatre pays : l’Etat espagnol (+9), la Grèce (+5), l’Italie (+3) et l’Irlande (+2). Globalement, les formations unitaires de la «nouvelle gauche» progressent (Podemos en Espagne: +5 ; Syriza en Grèce: +4 ; L’Autre Europe avec Tsipras en Italie: +3 ; l’Alliance de gauche en Finlande: +1 ; le PTB-GO en Bel- gique, qui n’obtient pas de siège mais fait une percée en Wallonie). Le Bloc de gauche portu- gais fait exception (-2), payant le prix de scissions sur sa gauche et sur sa droite, et de ses ambiguïtés à l’égard du PS, notamment à Lisbonne. Enfin, la gauche nationaliste réalise une percée en Irlande (Sinn Féin : +3) et la gauche féministe en Suède (+1).

De leur côté, les forces dominées par les partis communistes classiques tendent généralement à stagner (Parti communiste en Grèce, Parti progressiste des travailleurs à Chypre) ou à reculer (Front de gauche en France: -1 ; Die Linke en Allemagne: -1 : Parti communiste en République tchèque: -1 ; Parti socialiste de Lettonie: -1). On relèvera deux Importantes exceptions: l’Etat espagnol (IU: +4) et le Portugal (PCP: +1), où ces forces semblent tirer parti des mobilisations sociales de cette dernière période.

Percée de la droite national-populiste et de l’extrême droite La mauvaise nouvelle de ces élections, c’est la forte poussée de la droite national-populiste avec un courant claire- ment nazi-fasciste, qu’il agisse en son sein ou se présente de façon indépendante. Ces for- mations dessinent actuellement trois ensembles aux contours imprécis qui totalisent près de 90 sièges.

Tout d’abord une nébuleuse national-populiste fourre-tout, abritée jusqu’ici par le groupe Europe libertés et démocratie à Bruxelles, dominée par le Parti indépendant du Royau-me-Uni (UKIP) et le Parti du peuple danois, que vient de rejoindre le Mouvement 5 Etoiles (M5S) italien. Avec le Parti politique réformé de Hollande, les Vrais finlandais, les Citoyens libres de la République tchèque et Ordre et justice de Lituanie, elle totalise 33 sièges. Mais il pourrait lui manquer un pays pour conserver son groupe parlementaire si Ordre et liberté de Lituanie rejoignait l’extrême droite.

A droite de ces formations, une extrême droite s’organise actuellement autour du Front national français, avec le Parti de la liberté autrichien, le Parti pour la liberté néerlandais (PVV), le Vlaams Belang flamand, la Ligue du Nord italienne, que pourraient rejoindre la Nouvelle droite polonaise, les Démocrates suédois et Ordre et justice de Lituanie, soit un potentiel de 38 à 46 sièges. Il n’est cependant pas sûr qu’elle arrive à former un groupe.

A la droite de ces partis, un noyau dur nazi-fasciste de 7 sièges se dessine, dont les autres formations veulent se distancier, et qui ne pourra pas former un groupe à lui tout seul, avec Aube dorée en Grèce, Jobbik en Hongrie et le Parti National-démocrate (NPD) allemand.

On le voit, avec plus des trois quarts des sièges au parlement de Bruxelles, les forma- tions traditionnelles qui dirigent aujourd’hui la politique néolibérale de l’UE n’ont pas de gros soucis à se faire dans l’immédiat. Mieux, au sein du noyau historique de l’UE, en particulier en Allemagne, en Italie et au Benelux, ces forces ont clairement amélioré leurs positions. Si la France manque actuellement à l’appel, la débâcle de la droite pourrait y conduire à sa recomposition et à son repositionnement au centre-droit, une perspective défendue claire- ment par Alain Juppé à la tête de l’UMP.

Pour autant, à ce stade, sur le plan institutionnel, la vague national-populiste et d’extrême droite ne doit pas être surestimée, même si elle constitue évidemment un danger non négligeable pour les couches populaires, l’immigration et la gauche combative.

Jean Batou dans le prochain numéro de « solidaritéS ».

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20 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Confions l’exploitation et l’infrastructure ferroviaires à une entreprise publique unique (sud rail)

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Comme la grande majorité de la population, les cheminots exercent un métier socialement utile. Alors, quand nous faisons grève, inévitablement, c’est gênant. C’est une différence notable avec celles et ceux dont l’activité principale depuis plusieurs jours est de se plaindre qu’il n’y ait pas de trains avant de remonter leur voiture de fonction avec chauffeur…

Nous travaillons régulièrement avec des associations d’usagers, indépendantes, fédérées au sein de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut), ou encore avec la Fédération des usagers des transports et des services publics (FUT-SP). Avec cette dernière, nous avons demandé la légalisation des «grèves de gratuité» qui permettrait aux usagers de voyager sans payer; aucun gouvernement n’y a répondu et ces mouvements sont toujours illégaux.

La grève reconductible touche l’ensemble des catégories de cheminots. Le secrétaire d’Etat chargé des transports, Frédéric Cuvillier, et Manuel Valls disent que leur porte est grande ouverte. Ce sont des menteurs: le ministère refuse tout contact avec SUD-Rail depuis le 12 juin. La direction SNCF n’a comme seule proposition que d’annoncer chaque jour la fin de la grève pour le lendemain. Tout ça n’est guère raisonnable!

Les grévistes refusent l’abrogation de la réglementation du travail SNCF, demandent son amélioration et son extension à tous les salariés du secteur. Le progrès social en somme !

UN consensus droite gauche La restructuration interne compulsive de la SNCF, placée toujours plus sous le signe d’absurdes rapports clients/fournisseurs là où il faudrait de la complémentarité, aboutit à une destruction du sens même des tâches des cheminots et à une grande souffrance au travail.

L’éclatement du système ferroviaire français est le fruit d’un consensus droite/ gauche : en 1996, la droite décide, pour détruire le corps social cheminot au lendemain de la grève de 1995, de casser la SNCF en créant Réseau ferré de France (RFF); en 1997, le gouvernement PS/PCF/Verts met en œuvre cette fatale rupture entre infrastructure et exploi-tation ferroviaires. SUD-Rail dès ce moment, d’autres syndicats un peu plus tard, quelques cadres de l’entreprise par ailleurs, alertèrent des dangers et de l’absurdité de ce choix.

En matière ferroviaire, infrastructure et exploitation sont totalement liées et inter-dépendantes; c’est la nature même de ce mode de transport guidé, comme en attestent près de deux siècles d’expérience… et le bon sens (les rails sans trains n’ont guère d’utilité, et réciproquement). Créer plusieurs entités aboutit à un affaiblissement de la qualité et de la sécurité, amène des doublons, des contrôles et suspicions réciproques absurdes.

Diverses études concluent à un surcoût annuel d’un milliard d’euros, soit l’équivalent de ce qui manque pour entretenir convenablement le réseau existant. Quoi qu’on pense des réglements européens (auxquels il pourrait être décidé de ne pas se soumettre!), rien dans ces textes n’oblige à cette séparation, non mise en œuvre dans d’autres pays.

Une holding dont le seul but est « faire du fric » Durant quinze ans, patrons de la SNCF, représentants du gouvernement et experts en tout genres repoussaient nos demandes de réunifier le système ferroviaire, sans même en discuter. Désormais, on ne compte plus les déclarations enflammées sur cette nécessité. Les convertis de dernière heure sont les plus expansifs, à l’image du président de la SNCF, artisan de la dislocation de 1997 dont il se fit le chantre durant quinze ans.

Ces ralliements sont aussi tardifs que factices: il faut réintégrer l’exploitation et l’infra-structure ferroviaires dans une entreprise publique unique; cela ne se fera pas avec une holding dont le seul but est de «faire du fric», y compris en participant à la privatisation des réseaux ferroviaires d’autres pays! L’infrastructure ou la gestion des gares doivent être des services d’une SNCF publique unifiée.

Une réunification? Là où il y avait deux établissements publics industriels et commerciaux (EPIC), le projet de loi en crée trois! C’est le scénario belge: peu après son invention, l’éta-blissement «de tête» a été supprimé, pour une séparation totale où le gestionnaire d’infra- structure (en France, RFF renforcé devenant SNCF Réseau) impose ses choix à ce qui n’est plus qu’une entreprise de transport ferroviaire (SNCF Mobilités) parmi d’autres… non publiques. Car un des objectifs du projet de loi est de généraliser la privatisation du secteur ferroviaire.

C’est à coup de gaz lacrymogènes et de matraques que les gendarmes mobiles ont ouvert la voie au premier de train de fret privé en France, le 13 mai 2005. Mais les militants SUD-Rail et Solidaires alors présents avaient raison: aujourd’hui, les cheminots des entre-prises privées ont des conditions de travail très mauvaises et dangereuses, le statut SNCF a été affaibli, mais cela n’a nullement contribué à ce que la part du ferroviaire dans le transport de marchandises augmente. Au contraire, nous sommes tombés au niveau de 1911! Com- me cela n’a pas marché pour le fret, on nous propose de faire la même chose pour le trans- port de voyageurs.

Les trains seront-ils moins chers une fois privatisés? Nous avons la réponse avec le gaz par exemple, dont le prix pour l’usager avait augmenté de 60% six ans après la privatisation de GDF.

Une nécessité sociale, écologique et économique Nous avons besoin de trains à l’heu- re, non supprimés, propres, de personnel formé dans les gares et les trains. Nous voulons des trains qui roulent dans les meilleures conditions de sécurité, ce qui suppose de réaliser la maintenance et les travaux quand c’est nécessaire, et passe par une organisation cohérente du système ferroviaire public.

Le transport ferroviaire, de marchandises et de voyageurs, répond à une nécessité sociale, écologique et économique. Par définition, cela ne peut pas être l’objectif d’entreprises pri- vées qui ont pour but de servir des dividendes à leurs actionnaires, c’est-à-dire de défendre les intérêts d’une minorité, au besoin contre l’intérêt général et les besoins de la collectivité.

Les cheminots, qui ne sont évidemment pas payés durant la grève, décident de leur mouvement en assemblées générales. SUD-Rail et l’union syndicale Solidaires les sou- tiennent. Direction et gouvernement doivent négocier sur les revendications, au lieu de donner des leçons de morale fort déplacées !

Nathalie Bonnet (Secrétaire de la fédération SUD-Rail [Solidaires])* Le Monde.fr | 17.06.2014 à 15h59 • Mis à jour le 17.06.2014 à 17h49.

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article32253

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19 juin 2014 ~ 0 Commentaire

 Majorité alternative: les grandes manœuvres ont débuté

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L’effondrement du Parti socialiste aux municipales puis aux européennes n’a pas vraiment profité à la gauche «radicale» ou aux écologistes. Sur fond de crise politique ma- jeure, des initiatives se multiplient pour rassembler «la gauche», pour une «nouvelle majorité rose-verte-rouge»…

La politique menée par le gouvernement depuis deux ans, provoque des crises à répé- tition et des contradictions au sein de la majorité parlementaire et gouvernementale (départ d’EÉLV du gouvernement, abstention des 41 députés socialistes à l’Assemblée nationale). À la sortie des élections européennes, les partis institutionnels sont plus que jamais discré- dités aux yeux d’une majorité de la population, en particuliers ceux se revendiquant de la «gauche».

Pour répondre à cette crise politique, pour certains, la réponse semble donc être de renouer avec des formules d’union de la gauche entre le Front de gauche, EÉLV, la gauche du PS et même Nouvelle Donne… Chacun à leur tour, tous ont commencé à s’y atteler.

Du côté «PS critique», on se lance dans les réunions publiques unitaires. À l’initiative du club des «socialistes affligés», samedi 7 juin, EÉLV, l’ensemble des composantes du Front de gauche et la gauche du PS se sont réunis pour échanger sur une possible et «néces- saire» recomposition de la gauche…

Samedi 14 juin, après le conseil national du PS, les courants dit de gauche du PS se sont réunis, à l’initiative du courant «Un monde d’avance», pour débattre de «comment ras- sembler la gauche?». À noter la présence d’EÉLV et du PCF (Pierre Laurent lui-même…), mais pas du reste du Front de gauche.

La secrétaire nationale d’Europe Écologie-les Verts Emmanuelle Cosse a de son côté également écrit à toutes les formations politiques qui avaient soutenu Hollande en 2012 (Mo- dem et Cap 21 compris…) pour leur proposer d’organiser ensemble des débats autour de l’emploi, la transition écologique et de la démocratie, pour «formuler publiquement des pro- positions au gouvernement et au Président de la République». S’inscrivant ainsi toujours dans le cadre de la majorité et pas en opposition. Et d’ores et déjà, le PCF et le PG y ont répondu positivement, renâclant quand même sur la présence de forces de droite dans la discussion…

Indépendance et rupture Côté Front de gauche, les appels à un «front commun anti- austérité», à «rassembler la gauche», à «une nouvelle majorité alternative» allant de la gauche du PS au NPA, en passant par Nouvelle Donne et EÉLV, se multiplient. Certes, certains semblent plus zélés que d’autres pour aller dans ce sens, le PCF tout à son aise pour dérouler son orientation traditionnelle, mais petit petit, toutes les composantes s’ali- gnent sur cette formule de «majorité alternative»…

S’il est vrai que la crise politique et sociale mérite une réponse à la hauteur des en- jeux, cela ne peut être une simple «recomposition» parlementaire, une «nouvelle majorité alternative», comme les uns et les autres l’appellent de leurs vœux. Il y a tout d’abord urgen- ce à construire une opposition de gauche anti-austérité s’appuyant sur les mobilisations, une opposition de gauche qui ne saurait être amalgamée avec cette perspective de nouvelle majorité… dont certaines forces se situent actuellement dans le giron de la majorité actuelle ! Discutons-en lors de la journée de débat du 21 juin, cela peut en être l’occasion.

Sandra Demarcq Hebdo L’Anticapitaliste – 247 (19/06/2014)

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19 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Quand l’écologie sert à financer l’armée (basta)

hollande

250 millions d’euros vont être réaffectés du budget du ministère de l’Ecologie vers celui de la Défense.

C’est ce que prévoit le projet de loi des finances rectificative pour 2014. 170 millions d’euros seront piochés dans l’enveloppe prévue pour la transition écologique et énergétique, 50 millions dans le programme « villes et territoires durables » et 30 millions dans le program- me « innovation », détaille un article des Echos.

Doté de 39 milliards d’euros, le budget de la Défense est quatre fois plus important que celui de l’Écologie (9,7 milliards d’euros). Et du vert au vert kaki, il n’y a qu’un pas pour le gouvernement Valls. par Rodho 19 juin 2014

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19 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Ce n’est pas une transition (jdd)

3 singes nucléaire

C’est une stagnation énergétique

Suite à la présentation du projet de loi sur la transition énergétique mercredi par Ségolène Royal, la majorité des ONG sont montées au créneau, dénonçant un texte « faible ». « Je n’ai pas un seul grand sujet de satisfaction », réagit Benoît Hartmann, le porte-parole de France Nature Environnement, auprès du JDD.fr.

Que pensez-vous du projet de loi présentée par Ségolène Royal mercredi?
Le verre est malheureusement au trois-quarts vide. On aurait préféré qu’il soit plein. Beau- coup de choses dont on avait vraiment besoin ont disparu. Honnêtement, le bilan n’est pas bon. Par exemple, concernant l’obligation de travaux(*), j’ai une contradiction entre ce qui m’a été dit et ce qui est écrit. J’ai confiance en la parole de la ministre, mais j’aimerai mieux le voir écrit dans la loi. De la même manière sur la réduction de 40% des gaz à effet de serre en France. Maintenant, ce n’est que la première étape. Espérons que les parlementaires vont se saisir du sujet. Franchement, cela ne ressemble pas à une transition énergétique, mais à une stagnation énergétique.

«C’est EDF qui va dire : je peux ou je ne peux pas»

Rien dans ce texte ne trouve grâce à vos yeux?
Je n’ai pas un seul grand sujet de satisfaction. Même la vision de la production d’énergies renouvelables s’inscrit en plus d’une énergie nucléaire et sur un modèle qui est celui de l’ap- pel d’offres où ce sont toujours les plus gros qui remportent les marchés et on se retrouve avec une énergie loin de ceux qui la consomment. Ce n’est pas le modèle du 21e siècle. C’est une drôle de transition énergétique! C’est une loi qui vient entériner un état de fait.

Vous dénoncez également le fait que, selon vous, EDF garde la main sur le nucléaire. Pourquoi?
C’est scandaleux. Une des attentes principales étaient que les parlementaires puissent décider de la fermeture d’une centrale pour des raisons de politique énergétique par exem- ple. L’Etat devrait pouvoir dire à EDF: je commande la fermeture de 22 réacteurs pour attein- dre mes objectifs politiques et EDF devrait se mettre en capacité de le faire. Là, on est à front complètement renversé. C’est EDF qui va dire: je peux ou je ne peux pas.

Un plafond de 63 GWh – la production actuelle – est créé pour la puissance nucléaire.
Il n’y a pas de diminution et en plus, il y a une part garantie. Cela veut dire: quand j’en ferme un, j’en ouvre un autre. On est vraiment à rebours de ce qui était envisagé. Quand le Pré- sident avait annoncé le passage à 50% en 2025, nous lui avions demandé si c’était bien en fermant des réacteurs et non en augmentant le global de l’électricité. François Hollande nous avait bien précisé – j’ai des preuves écrites – que c’était bien par la diminution de la produc- tion électrique. Et que donc il y aurait une diminution de la production d’origine nucléaire. Ce n’est finalement pas le cas.

Les députés écologistes se sont réjouis d’avoir obtenu que le commissaire du gouvernement au sein du conseil d’administration d’EDF ait un droit de veto. Cela peut-il avoir un impact positif?
On plaisante! L’Etat est majoritaire à 83% de cette entreprise. Qui peut croire que l’Etat n’a pas déjà la majorité au conseil d’administration? S’il avait envie d’intervenir sur la politique de cette entreprise, il aurait largement les moyens de le faire. Nous sommes dans une collusion absolue. L’Etat et EDF semblent avoir des intérêts économiques convergents qui vont à l’encontre des intérêts collectifs.

«J’imagine bien qu’il y a eu un accord entre les Verts et les socialistes»

Comprenez-vous la réaction des écologistes envers ce texte?
J’imagine bien qu’il y a eu un accord entre les Verts et les socialistes. Sinon les Verts n’au- raient pas tenu des propos aussi dithyrambiques sur un texte aussi faible. Après je ne sais pas sur quoi porte cet accord. Je pensais que ce serait peut-être sur Fessenheim. Mais j’ai beau chercher dans tous les sens, je ne vois pas sur quoi l’accord aurait pu intervenir tellement le texte est indigent.

Vous lancez désormais un appel aux parlementaires?
C’est vraiment un appel au secours à la représentation nationale. C’est leur devoir de nous dessiner un destin. Rendons-leur ce pouvoir. Là, avec ce texte, on prétend qu’on leur donne, mais juste après on ajoute que c’est EDF qui aura le dernier mot. Ce n’est pas un retour en démocratie, c’est une pseudo démocratie. C’est la démocratie du cause toujours.

A vos yeux, le contenu de ce texte est de mauvais augure en vue de la grande conférence climat qui se tiendra à Paris en 2015?
Quand on voit que l’objectif français de réduction des gaz à effet de serre n’était même pas affiché et qu’il y avait juste un soutien aux objectifs européens, on se dit qu’effectivement ce n’est pas de bon augure. Il faut être exemplaire quand on accueille un évènement pareil. Là, l’exemplarité est mal partie.

(* )La loi devrait instaurer une obligation d’améliorer significativement la performance énergétique d’un bâtiment à chaque fois que des travaux importants sont réalisés.

Anne-Charlotte Dusseaulx – leJDD.fr jeudi 19 juin 2014

http://www.lejdd.fr/Societe/Ce-n-est-pas-une-transition-c-est-une-stagnation-energetique-672352

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19 juin 2014 ~ 0 Commentaire

« La gauche peut mourir »: les vieilles ficelles de Valls (lo)

Samedi 14 mars, devant le comité national du Parti socialiste, Manuel Valls a joué la sur-dramatisation, déclarant : « La gauche peut mourir. (…) La gauche n’a jamais été aussi faible. »

Il a évoqué la possibilité que Marine Le Pen arrive au second tour de la présidentielle en 201, comme son père en 2002. Et, contre les «frondeurs» de la gauche du parti, il a appelé à l’unité autour du gouvernement et du « pacte de responsabilité ».

C’est un procédé classique: à chaque fois que la gauche, du fait de sa politique, subit un revers aux élections, elle essaie de remobiliser en agitant l’épouvantail du retour de la droite au pouvoir. Et pour les membres du PS, le retour de la droite, cela signifie la perte de leurs places et des avantages qui vont avec.

Mais la vraie question est: pourquoi la droite revient-elle? Valls ne la pose pas, tellement la réponse est évidente. La droite revient, et l’extrême droite progresse, parce que le PS trahit tous ses engagements, parce qu’il mène la politique du patronat, parce qu’il écrase d’impôts les couches populaires pour mieux subventionner les bourgeois, parce qu’il laisse faire les licenciements et pousse à la baisse salaires et retraites, parce qu’il met à mal tous les services publics.

Le PS, en tant que parti au service de la bourgeoisie, peut mourir, et même se suici- der, puis renaître de ses cendres. C’est déjà arrivé dans l’histoire. En effet, on a déjà vu le PS chuter à moins de 5 % lors de l’élection présidentielle de 1969. (…)

En fait, les vraies idées de gauche que Valls prétend défendre ont depuis longtemps été enterrées par lui et ses prédécesseurs, les Hollande, Jospin et Guy Mollet, sans vouloir remonter trop loin. Et c’est en toute connaissance de la situation qu’il aide à creuser le sillon pour l’extrême droite. Vincent GELAS

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2394&id=32

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