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01 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Edwy plenel: les idées monstrueuses d’une droite à la dérive

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01 avril 2014 ~ 0 Commentaire

L’abstention massive a surtout pénalisé la gauche (libération)

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Elections municipales : « Le FN retrouve son niveau des années 90 »

Professeur de science politique à l’université Montpellier-1, Jean-Yves Dormagen analyse les résultats du second tour des élections municipales. Dominique Albertini – Quel est, selon vous, le principal enseignement de ces élections ?

Jean-Yves Dormagen – C’est sans aucun doute l’abstention, qui atteint un niveau historiquement haut. Attention toutefois : on ne peut pas comparer la participation de ce jour avec celle du premier tour ou de 2008, puisque ce ne sont pas les mêmes villes qui sont en jeu. En réalité, à périmètre constant, on observe une légère remobilisation – car ce second tour concerne surtout des villes moyennes ou grandes, avec une offre politique diversifiée. Mais cette remobilisation, qui vient principalement des électeurs de gauche, reste très faible. Et l’abstention massive a surtout pénalisé la gauche, donc beaucoup d’électeurs, découragés, ne se sont pas déplacés.

Le Front national a gagné de nouvelles mairies. Faut-il pour autant parler de déferlante ?

Je ne pense pas. Si on regarde les choses froidement, le FN reste une force assez faible au niveau municipal. Il remporte des villes petites ou moyennes – rien à voir avec Toulon, où il s’était imposé en 1995. Et le nombre de communes conquises reste très faible par rapport aux 980 villes de plus de 10 000 habitants. En fait, ces victoires sont la moindre des choses pour un parti qui réalise régu- lièrement entre 15% et 20% lors des élections nationales. Le FN retrouve tout simplement son niveau des années 90, avant la scission mégrétiste, le siphonnage sarkozyste et les difficultés financières qu’il a connues dans les années 2000.

La droite a-t-elle raison de crier victoire ?

Sans doute. Elle peut en plus s’épargner un débat sur sa possible alliance avec le FN. C’est un autre enseignement du scrutin : même lorsque le Front national parvient au second tour, la droite peut remporter l’élection – malgré quelques exceptions notables, comme Strasbourg. Dans le cas con- traire, la question d’un accord entre les deux camps se serait forcément posée. Ce soir, la stratégie suivie par la droite depuis trente ans – pas d’alliance avec le FN – n’est pas invalidée.

La gauche a-t-elle déjà connu pareille déroute municipale ?

Celle-ci se classe vraiment parmi les plus carabinées, avec celle de 1983. Dans les deux cas, on était deux ans après l’arrivée au pouvoir : l’histoire se répète. Cette défaite dit l’ampleur du rejet de Fran- çois Hollande. C’est d’autant plus considérable que le PS perd des villes où les maires étaient plutôt appréciés, leur bilan bien jugé, et où les édiles partaient avec un avantage en leur qualité de sortant. C’est dire l’animosité des électeurs vis-à-vis de l’exécutif, l’un des plus mal-aimés de la Ve République.

Les autres partis de gauche ont-ils profité de cette hostilité ?

Encore une fois, la principale caractéristique des électeurs de gauche, ce soir, c’est leur absten- tionnisme. Mais l’on voit que, là où une offre politique de gauche alternative au PS existe, elle a effectivement obtenu de bons résultats, comme à Grenoble.

ALBERTINI Dominique, DORMAGEN Jean-Yves

* Libération.fr le 30 MARS 2014 À 21:41 (MIS À JOUR : 30 MARS 2014 À 22:06) : http://www.liberation.fr/politiques…

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article31507

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31 mars 2014 ~ 0 Commentaire

A propos d’une étude de la bce (avanti.be)

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Trois leçons sur la crise en Europe.

Le récit de la droite pour expliquer la crise en Europe a deux versants.  Le premier consi- dère que les gouvernements ont menés des dépenses irresponsables et que cela a débouché sur une crise de la dette souveraine.

Le second insiste sur le fait que les « coûts salariaux élevés » dans les pays de la périphérie européenne ont provoqué la détérioration de leur compétitivité et entraîné un déficit insoutenable de leur balance courante (*) On suppose que cela a provoqué les déséquilibres structurels entre les économies ayant un excédent budgétaire et les pays déficitaires.

Ces deux visions de la crise sont erronées, mais la droite insiste à les présenter comme une vérité absolue et les médias martèlement tellement cette fable que beaucoup de personnes ont fini par croire qu’il y a une part de vérité dans cela.

Pour la droite, cette vision des choses est utile parce que les autorités publiques et les travailleurs sont les coupables désignés : les premiers ont « dépensé au dessus de leurs moyens » et les seconds (à travers leurs syndicats) ont surévalué les salaires et le marché du travail. Autorités publiques et travailleurs doivent donc en conséquence supporter l’ajustement nécessaire pour résoudre la crise. De là découle l’idée que l’austérité et la dévaluation fiscale sont des mesures justes et correctives. Ces deux mesures ont plongé l’Europe dans la plus pire crise de son histoire.

Les données disponibles n’étayent pourtant pas l’idée d’une irresponsabilité bud- gétaire : en 2007, année où éclate la crise aux Etats-Unis, les comptes publics des membres de l’Union européenne montrent une image positive. Le déficit public agrégé dans l’UE représentait 0,8% du PIB européen (et 0,6% dans la zone euro). La majeure partie des pays qui souffrirent ensuite le plus fortement de la crise avaient un bon bilan budgétaire et s’étaient ajustés aux critères du Traité de Maastricht et du Pacte de croissance et de stabilité.

Mais à mesure que la crise a affecté les secteurs de l’économie réelle, les comptes publics ont commencé à se détériorer : la croissance moindre a frappé les revenus fiscaux et les plans de relance ont augmenté les dépenses. En 2008, le déficit public dans l’UE et dans la zone euro est respectivement passé à 2,3% et 1,9%. Autrement dit, la détérioration de la situation budgétaire est le produit de la crise et non sa cause.

C’est ici qu’intervient le second versant de la cosmovision droitière sur la crise : c’est l’idée que les travailleurs et les syndicats ont surévalué les salaires en provoquant des pertes de productivités et que cela a provoqué la crise dans les balances extérieures des pays de la périphérie européenne. Selon cette vision, les « coûts du travail » auraient augmenté beaucoup plus dans la majeure partie des pays de la périphérie qu’en Allemagne et cela expliquerait le déficit de la balance courante de ces pays.

La conséquence en termes de politiques économiques qui découle de ce diagnostic est simple : il faut imposer des restrictions salariales.

Mais il s’avère maintenant que la Banque Centrale Europe (BCE) vient de publier une étude sur le rapport entre le déficit dans la balance courante et les coûts salariaux dans les pays de l’Union européenne. Cette analyse jette en réalité aux orties toutes les interprétations officielles sur la crise et les politiques appliquées pour la résoudre, en particulier les politiques d’austérité budgétaire.

Utilisant des techniques statistiques standard, l’étude de la BCE établit que pour la période 1995- 2012, les changements dans les soldes de balance courante ont précédé les changements dans les coûts salariaux unitaires. L’analyse démontre en même temps que les changements dans ces derniers ont eu très peu d’effets sur les changements dans les seconds.

La détérioration des balances externes des pays de la périphérie n’est pas due aux augmentations des coûts salariaux. Il n’est donc pas vrai que les responsables en sont les syndicats, qui auraient exercé une pression irresponsable en faveur des salaires et provoqué la perte de compétitivité.

Ce point est important: déjà 23 pays européens ont signé le Pacte Euro Plus qui repose sur l’idée que la détérioration dans la compétitivité (due aux augmentations salariales) explique les déséquilibres entre les pays ayant une balance excédentaire avec ceux ayant un bilan déficitaire. Ce pacte établit que les pays signataires doivent adopter des mesures pour améliorer leur compétitivité des coûts.

Une fois de plus, il est démontré que les bases néolibérales de ce pacte n’ont aucun fondement. Les données révèlent que la crise n’est pas venue d’une attitude irresponsable en matière budgétaire, et qu’elle n’a pas non plus été provoquée par des augmentations salariales insoutenables.

Par contre, l’un des facteurs les plus importants est celui des flux de capitaux : l’étude de la BCE conclut que ces flux sont bien plus liés à la détérioration de la compétitivité. Cela n’est pas surprenant : dans le contexte d’un secteur financier dérégulé, les crédits bancaires et le boom immobilier ont effectivement généré une forte distorsion. La conclusion est qu’il est nécessaire de contrôler les flux de capitaux, mais la droite préfère punir les travailleurs plutôt que de limiter la voracité du capital financier. Alejandro Nadal

Source :
http://www.jornada.unam.mx/2014/03/19/opinion/029a1eco
Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera

(*) La balance courante est le solde des flux monétaires d’un pays résultant des échanges internationaux de biens et services (balance commerciale), revenus et transferts courants. La balance courante est un des composants de la balance des paiements.

http://www.avanti4.be/actualite/article/a-propos-d-une-etude-de-la-bce-trois-lecons-sur

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31 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Valls veut doper le renseignement de proximité (bfm)

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Manuel Valls a récemment fixé aux forces de l’ordre leur feuille de route dans le renseignement dit de proximité, qui concerne notamment la surveillance des « mouvements protestataires et revendicatifs ».

Tirant encore la leçon des failles apparues dans le traitement de l’affaire Mohamed Merah, Manuel Valls a posé, par une circulaire du 21 mars, les bases d’une réforme du renseignement territorial. Le document cité vendredi par Le Figaro est adressé aux responsables de la police et de la gendarmerie. Il traite notamment de la surveillance des « mouvements protestataires et revendicatifs ».

Un seul service pour centraliser les notes transmises aux autorités Cette réforme, annoncée en juin 2013 par le ministre, crée à la place de la Sous-direction générale de l’information (SDIG, ex-Renseignements généraux, les RG) le Service central du renseignement territorial (SCRT) « seul chargé de centraliser et transmettre sous forme de notes aux autorités gouvernementales et administratives l’ensemble des renseignements » recueillis sur le terrain.

Ceux-ci, selon cette circulaire, « concernent tous les domaines de la vie traditionnelle, économique et sociale susceptibles d’entraîner des mouvements revendicatifs ou protestataires ». Ainsi des « phénomènes violents » dans les « quartiers sensibles » et « l’économie souterraine ». Mais également les « faits de société » remettant « en cause les valeurs républicaines », tels les « dérives sectaires » ou la « contestation politique violente », les mouvements de l’ultra gauche et ultra droite, selon ce qu’a précisé à plusieurs reprises Manuel Valls en évoquant cette réforme. Cela « induit » notamment, écrit le ministre, « des méthodes de recherche opérationnelle » et le « développement du cyber-renseignement ».

SCRT et DCRI devront « coopérer » Le SCRT, selon son organisation détaillée dans la circulaire et qui doit faire l’objet d’une publication au Journal officiel prochainement, est centralisé à la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP) dont dépendait le Sdig. Des gendarmes y seront détachés et le SCRT est appelé à « coopérer » avec la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et la préfecture de police de Paris (PP).

Le ministre veut une « reconnaissance d’un métier à part entière », une « organisation plus adaptée » et une « coopération efficace » entre services.  Son objectif est de « dynamiser » la filière du « renseignement de proximité », qui se sentait le parent pauvre du secteur, avait-il dit en juin 2013. Dans cet esprit, en 2013, un directeur policier, Philippe Bertrand, 44 ans, ancien conseiller technique au cabinet du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, avait été nommé à la tête de la Sdig, secondé par deux adjoints, l’un policier, l’autre gendarme.

La SDIG est née lors de la disparition des RG en 2008. Une grande partie a rejoint la DCRI, une autre la SDIG. La première est spécialisée dans l’antiterrorisme, la seconde dans le renseignement traditionnel.

D. N. avec AFP  Le 28/03/2014 à 17:12

http://www.bfmtv.com/politique/valls-veut-doper-renseignement-proximite-743221.html

Commentaire: Les services doivent collaborer! Le Canard Enchaîné ne compte plus  les criminels qui s’échappent à cause de ces « refus de collaborer avec l’ennemi »!

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31 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Le PS n’est pas à gauche (reporterre)

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Le PS échoue parce qu’il mène la politique des capitalistes – la même que l’UMP.

Pour échapper à la logique autoritaire que suit l’oligarchie, il faut construire la gauche autonome, écologiste, unissant des traditions politiques différentes mais convergeant dans leur analyse du moment historique.« Vague bleue », « déroute du PS », « débâcle de la gauche »… les élections municipales conclues le 30 mars ont marqué une défaite remarquable du Parti socialiste, qui perd la gestion de dizaines de villes. Le vote marque un désaveu évident de la politique menée depuis deux ans par MM. Hollande et Ayrault et par leur majorité.

Mais est-ce bien une défaite de la gauche, comme le proclament à l’envi les commen- tateurs politiques des médias dominants ? La défaite du PS est-elle la défaite de la gauche ? Cela ne serait vrai que si le PS était à gauche. Mais le PS n’est pas à gauche. Entendons-nous : il proclame en permanence qu’il est de gauche, il ancre son histoire dans la gauche, et, incon- testablement, ses électeurs se pensent eux-même à gauche. C’est-à-dire inspirés par l’idée fondamentale que la paix sociale ne peut exister que dans la justice, et que cette justice passe essentiellement par la recherche de l’égalité entre les citoyens, par la maîtrise des rapports d’inégalité afin que que la force des uns ne surpasse pas trop celle des autres.

Et pour qu’un parti puisse être dit de gauche, il faut qu’il mène une politique de gauche. Et dans un contexte historique caractérisé par un niveau d’inégalité historique, par la domination des banques et des marchés financiers sur la politique économique, par l’échec du croissancisme à résoudre les problèmes écologiques et à endiguer la pauvreté croissante, une politique de gauche serait de s’attaquer résolument – dans une perspective européenne – aux revenus des plus riches et des paradis fiscaux, aux pouvoirs financiers, au productivisme.

Le PS, M. Hollande, ont-ils mené cette politique ? Non. Ils ont suivi la même politique que l’UMP, que M. Sarkozy. Agitant le chiffon rouge du mariage pour tous – un moyen astucieux de détourner l’attention pendant qu’on s’assujettissait aux desiderata des marchés -, injectant une pincée de mesurettes sociales, ils ont continué sur la lancée du néo-libéralisme en vigueur dans tous les pays européens, alors même que le désastre provoqué par les marchés financiers en 2008 aurait dû conduire à un radical changement de cap.

Les électeurs n’ont donc pas boudé « la gauche » : ils ont boudé une politique mensongère, et même perverse. Car après tout, avec l’UMP, on sait où l’on est : dans le camp des dominants, du capitalisme sans remords. Avec le PS, on se croit à gauche, et il est plus difficile de combattre des dirigeants que l’on croit ses alliés. Ce mensonge est en train de prendre fin : nombre d’électeurs de gauche ont préféré s’abstenir ou aller ailleurs plutôt que de maintenir cette fiction d’un vote de gauche.

Pourquoi alors ne se sont-ils pas reportés sur le Front de gauche ou sur EELV ? Parce que ces deux mouvements maintiennent une alliance avec le PS. Au sein du Front de gauche, le Parti communiste a entretenu ses accords avec le PS pour sauver ses derniers bastions municipaux : c’est la logique d’un appareil à l’agonie et qui est en train de disparaitre. Le Parti de gauche, englué par son accord avec ce partenaire peu fiable, ne peut sortir son épingle du jeu. Quant à EELV, il ne peut pas représenter l’alternative, puisqu’il maintient contre vents et marées un choix stratégique d’union avec le PS qui le conduit à accepter une politique encore plus nuisible à l’environnement que ne l’était celle du gouvernement UMP ! Incapable de peser réellement sur quoi que ce soit, EELV parvient à sauver ses propres meubles, mais échoue à se poser en chance pour l’avenir.

Tout ceci doit se lire dans le contexte de la dérive autoritaire du régime oligarchique. Maître des moyens de masse d’information, les néo-libéraux font reculer de plus en plus les libertés publiques pour imposer leur politique, et le PS est à cet égard en pleine connivence avec les choix effectués. Le Front national est un instrument bien utile pour permettre des politiques toujours plus sécuritaires, visant les personnes d’origine étrangère et les mouvements sociaux et écologiques.

Et le fait que 40 % de citoyens fassent sécession à s’abstenant à des élections qui mettent face à face les deux grands partis, UMP et PS, partisans d’une même politique, ne suffit pas à inverser la pente dangereuse sur laquelle nous glissons.

Il faut prendre acte du refus du PS à porter la justice, la liberté et l’écologie. Et construire, non pas la « gauche de la gauche », comme le répètent en boucle les griots de l’oligarchie, mais la gauche : autonome, écologiste, unissant des traditions politiques différentes mais convergeant dans leur analyse du moment historique.

Source : Hervé Kempf pour Reporterre. lundi 31 mars 2014

http://www.reporterre.net/spip.php?article5642

Commentaire: La gauche, ce sont les députés de la Révolution, donc tous des bourgeois, qui s’asseyaient à gauche devant le président, donc à droite pour les spectateurs. Cette idée s’est répandue dans tous les pays. Il faudrait rajouter, « et au service de quelle classe? », celles des opprimés ou celle des oppresseurs?

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30 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Trêve hivernale: les ménages les plus démunis de nouveau expulsables mardi (20 mn)

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 La trêve hivernale est désormais terminée…

La trêve hivernale s’achève mardi matin, faisant de nouveau peser sur de nombreux locataires en situation d’impayés la menace d’une expulsion de leur logement. Désormais prolongée de 15 jours, jusque fin mars, cette trêve interdit pendant l’hiver les expulsions, qui peuvent donc reprendre le 1er avril à 6H.

« A chaque coup de sonnette, c’est l’angoisse de voir arriver l’huissier, la police… », raconte Patrick Doutreligne, de la Fondation Abbé Pierre. Des familles, mais aussi des personnalités du spectacle en difficultés comme la chanteuse Georgette Lemaire ou la comédienne Marthe Mercadier, se disent menacées.

« On veut éviter ces drames humains » Salha Drissi, 68 ans, avoue sa « peur ». Cette concierge parisienne à la retraite doit quitter son logement de fonction. Mais avec une pension de 750 euros, impossible de trouver un autre appartement ou de payer les 550 euros de loyer qu’on lui réclame, raconte-t-elle, en attente d’un logement social depuis 13 ans. Endettée, elle a reçu un comman- dement à rendre ses clefs le 7 avril : « Je ne sais pas ce que je vais devenir ». « On veut éviter ces drames humains », assure Patrick Sannino, président de la Chambre nationale des huissiers de justice, invitant les personnes menacées à prendre contact avec eux « le plus tôt possible ». En amont, il peut proposer d’échelonner la dette, aider à obtenir des aides, voire alerter les travailleurs sociaux, détaille-t-il.

50.000 ménages concernés « Quand un huissier arrive à l’expulsion, c’est un échec », affirme- t-il, avant d’avouer : « C’est la partie que je déteste le plus ». En 2012, plus de 115.000 familles ont fait l’objet d’une décision judiciaire d’expulsion (+37% en dix ans), selon la Fondation Abbé Pierre, et environ 12.000 ont abouti à une expulsion par les forces de l’ordre. Mais au total, la Fondation estime que 50.000 ménages doivent quitter leur logement chaque année, une majorité abandonnant les lieux avant le jour J, par honte ou pression du propriétaire.

Environ 30% des gens à la rue le sont à la suite d’une expulsion, dit Patrick Doutreligne. Certains sont hébergés par de la famille ou des amis, d’autres se retrouvent en centres d’hébergement ou à l’hôtel. Or loger une famille à l’hôtel et placer les enfants en foyer revient beaucoup plus cher qu’un loyer. Créé le 30/03/2014 à 11h29 — Mis à jour le 30/03/2014 à 11h29

http://www.20minutes.fr/societe/1337061-treve-hivernale-les-menages-les-plus-demunis-de-nouveau-expulsables-mardi

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30 mars 2014 ~ 0 Commentaire

L’éducation est un bien commun, pas une marchandise!

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Pour améliorer le service public de l’éducation, partout en Europe nous avons besoin de plus de postes statutaires, de personnel bien formé, de conditions de travail améliorées, de moyens supplémentaires dans les établissements

Ecoles, collèges, universités, l’ensemble du système éducatif est attaqué, dans tous nos pays. Gouvernements et Union Européenne servent les intérêts du patronat, obéissent aux diktats de la Banque Centrale Européenne, de la Commission Européenne, du Fond Monétaire International ; ils détruisent méthodiquement tous les services publics, dont celui de l’éducation.

Tous les personnels concourant au fonctionnement du service public de l’éducation, sont attaqué-es : casse des statuts, précarité, développement des systèmes hiérarchiques, affaiblissement de toutes formes de connaissance critique, etc.

Notre rôle n’est pas de servir les intérêts des patrons !

On assiste depuis plusieurs années à une privatisation de l’éducation au profit des grandes entreprises privées : présence de leurs représentant-es dans les Conseils d’Administration d’établissements scolaires, introduction de capitaux privés dans les budgets.

L’enseignement privé se développe ; ce phénomène est favorisé par la dégradation des conditions d’enseignement dans le secteur public, du fait de la constante baisse des moyens qui lui sont alloués.

Enfin, c’est dans la définition même des contenus des programmes scolaires et des missions de l’École que l’on assiste à une libéralisation croissante : on nous parle « d’adapter l’école aux besoins du marché », de faire « une école de l’efficacité économique et du respect des institutions libérales » conçues comme sans alternative possible, à la place d’une école de l’égalité et de l’émancipation pour tous et toutes.

Flexibilité, mobilité, rentabilité, concurrence, voilà les principes qui motivent les différentes attaques que subissent nos systèmes éducatifs.

« L’approche par compétences » est le point d’entrée de cette politique, puisqu’elle consacre partout en Europe le modèle managérial comme le seul qui vaut dans l’évaluation des élèves, futur-es travailleurs et travailleuses flexibles.

Il y a un « espace européen de l’enseignement », articulé, progressivement construit selon des stratégies et des objectifs clairs. Ce processus a commencé en 1989 avec la publication du rapport de l’ERT(1)«  Éducation et compétences en Europe », qui affirmait que « l’offre de l’éducation ne correspond pas à la demande », c’est-à-dire à la demande des industriels.

Depuis, les rapports, recommandations et autres textes officiels se multiplient pour enfoncer le clou ; à chaque étape, des « études » de l’OCDE justifient systématiquement ces recommandations, statistiques à l’appui, qui tendent toujours à démontrer que la réussite scolaire n’est pas du tout une question de moyens !

Unifions nos résistances ! Nous avons des revendications communes à tous nos pays.

 Défense de la qualification du métier d’enseignant-e.
 Transformation des emplois précaires en emplois statutaires.
 Une école publique, démocratique et qui participe à la construction de l’égalité sociale.
 Contre le socle commun, pour une école de culture générale et de construction intellectuelle.  Refus de l’école-entreprise.
 Défense de la liberté et de l’autogestion pédagogiques.
 Respect et extension des droits syndicaux.
 Nous combattons le e-learning, car il détruit la qualification enseignante, la relation pédagogique, le mouvement social et l’entreprise intellectuelle collective que constituent la classe et les coopérations dans l’école. Le e-learning constitue un instrument de destruction du service public et de renforcement de toutes les procédures sélectives à l’école et dans l’enseignement supérieur.Ils attaquent le service public de l’éducation dans toute l’EuropeDes syndicats de plusieurs pays d’Europe s’unissent pour le défendre

Ensemble, imposons une autre école, construisons une autre société !

Confederacion General del Trabajo CGT – Etat espagnol

Confederacion Intersindical Etat espagnol

Intersindical Alternativa de Catalunya IAC – Catalogne

Confederacion sindical Solidaridad Obrera Etat espagnol

Confederazione Unitaria di Base CUB – Italie

Unione Sindicale Italiana USI – Italie

Inicjatywa Pracownicza OZZ IP – Pologne

Transnational Information Exchange TIE – Allemagne

Fédération SUD Vaud SUD – Vaud Suisse

SUD Education – Union syndicale Solidaires Solidaires – France

Confédération Nationale du Travail CNT – France

Confédération Nationale des Travailleurs – Solidarité Ouvrière CNT-SO – France

Note:

1 European Round Table of Industrialists (ERT) : groupe de pression regroupant 45 des plus grands patrons de l’Union européenne

http://www.questionsdeclasses.org/?L-education-est-un-bien-commun-pas

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29 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Gallois, le «choc de compétitivité»

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Hollande et le président chinois Xi Jinping ont signé le 26 mars 2014 l’accord qui va consacrer l’arrivée de l’État français et de Dongfeng dans le capital de PSA…
Alors que la mondialisation de l’économie et le pouvoir des multinationales s’amplifient, les États constituent encore l’assurance tout risque des plus grandes firmes comme des banques. Ce n’est pas nouveau : le sauvetage de General Motors aux États-Unis avait aussi mobilisé Obama et nécessité des milliards de dollars.
Du côté de la droite et du Medef, c’est silence radio, ils sont trop contents aujourd’hui que le gouvernement sauve la mise de la famille Peugeot. Pour eux, la propriété privée est à défendre lors- qu’elle rapporte des profits aux actionnaires, les pouvoirs publics étant là pour socialiser les pertes, c’est-à-dire les faire rembourser par les impôts de la population. La référence General Motors, vantée entre autres par Montebourg, c’est la « nationalisation temporaire ». Aux pouvoirs publics de restructurer à coups de suppressions d’emplois et de fermetures d’usines pour transmettre une entreprise rentable à des actionnaires privés.
Le gouvernement en première ligne Cette tâche est confiée à Louis Gallois. Il a été en 2012 auteur du rapport commandé par Hollande sur le choc de compétitivité. Baisser le coût du travail en exonérant le patronat de 30 milliards d’euros de cotisations, ce fut une première contribution à l’actuel Pacte de responsabilité. Le parcours de Louis Gallois est différent de celui des rentiers de la famille Peugeot, mais la politique qu’il défend et qu’il a déjà mise en œuvre est celle de la soumission aux impératifs de la compétitivité capitaliste.
Dans l’univers automobile européen en crise, cela implique encore davantage de re- structurations. Le gouvernement se retrouve aujourd’hui actionnaire de PSA et de Renault, à hauteur dans les deux cas d’environ 15 %. Il soutient et vote pour Ghosn, Gallois ou Tavares. Le gou- vernement est maintenant en première ligne : pas d’intermédiaire, les salariés de l’automobile savent maintenant qui sont les responsables et contre qui ils vont devoir se mobiliser tous ensemble !

Jean-Claude Vessillier Hebdo L’Anticapitaliste – 235 (27/03/2014)

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29 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Le suicide politique des socialistes français (diplo)

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Le sévère échec électoral des socialistes français et la percée locale du Front national dans les municipalités où il présentait des candidats ne devraient pas constituer une surprise.

Depuis des mois, la France connaît une situation a-« normale » qui présageait une sanction élec- torale : le président, le gouvernement et la majorité parlementaire s’entêtent à mener une politique d’autant plus impopulaire que ses résultats sont mauvais. Et ils invoquent pour s’obstiner le pouvoir que leur confèrent les institutions.

De fait, celles-ci permettent à l’exécutif de négliger pendant cinq ans le sentiment de la population, tout comme il a ignoré le verdict sans appel d’un référendum sur l’Europe organisé trois ans plus tôt. Ce fonctionnement est conforme au texte de la Constitution de la Ve République, conforme aussi à des situations récentes, à une époque où la droite était au pouvoir : ce fut le cas avec M. Jacques Chirac à la popularité abyssale entre 2005 et 2007, avec M. Nicolas Sarkozy dans une situation comparable entre 2008 et 2012.

Il n’en est pas moins contraire à une bonne pratique de la démocratie. Celle-ci est éga- lement mise à mal parce que, sur plusieurs sujets importants, les engagements de la majorité so- cialiste ont été abandonnés au lendemain même de l’élection de François Hollande : la renégociation d’un pacte de stabilité européen, finalement entériné sans qu’une virgule en ait été modifiée ; l’ar- raisonnement de la finance (« Laissez moi vous dire qui est mon véritable adversaire »…), qui ne sera pas réalisé par un gouvernement français se comportant à l’occasion comme une simple suc- cursale du lobby bancaire ; la défense du pouvoir d’achat des salaires et des retraites, mis à mal par le relèvement rachitique du Smic et par la cascade de mesures d’austérité sociale. Sans parler de la promesse, non tenue elle aussi, d’ « inverser la courbe du chômage »

Il n’est pas étonnant que, dans ce contexte, les jacqueries se multiplient. Pas étonnant non plus qu’elles aient des traductions électorales favorables au Front national, lequel a beau jeu de railler l’existence depuis une vingtaine d’années d’un parti unique de fait, l’« UMPS », qui s’accorderait sur nombre de grands dossiers : économiques et sociaux, européens, commerciaux. Cette situation française se retrouve dans d’autres pays européens, où l’extrême droite est à l’offensive.

On risque d’avoir une nouvelle confirmation de ce mécontentement général lors des élec- tions européennes de mai prochain, traditionnellement propices à l’abstention. L’emballement de la machine bruxelloise, le grignotage obstiné des souverainetés nationales, seront à coup sûr mis en accusation. Au nom de l’ouverture des frontières, les institutions européennes (Commission et Parlement) ne cessent, par exemple, de produire des textes entérinant et amplifiant le phénomène du « détachement des travailleurs », c’est-à-dire le dumping social.

Les socialistes français tireront-ils la leçon de leur sanction électorale en abandonnant le cap d’une politique qui non seulement suscite le mécontentement de la population, mais qui en plus échoue de manière spectaculaire ? Rien ne l’indique. Interrogé mardi 25 mars, Michel Sapin, ministre de l’emploi, a estimé au contraire que « l’important, c’est de ne pas lâcher l’objectif qui est de faire diminuer le déficit de la France. Ca, ça ne changera pas. »

Bien au contraire : aiguillonné par la commission de Bruxelles, le gouvernement français se prépare à annoncer 50 milliards d’euros d’économies supplémentaires. Extraordinaire et terrible paradoxe qui voit le ministre de l’emploi du gouvernement de gauche d’un pays où le chômage n’a presque jamais cessé de s’accroître depuis l’élection de François Hollande réclamer que la priorité gouvernementale demeure la baisse des dépenses publiques. Mercredi 26 mars 2014

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2014-03-28-municipales

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28 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Immigration: valls en remet une couche

manuueel

Tandis que la campagne des élections municipales battait son plein et que les bateleurs de la politique s’agitaient sous le regard désabusé d’une part croissante de la population, exposée au flux continu d’affaires dans lesquelles le grotesque le dispute au nauséabond, le gouvernement travaillait !

Chacun à son poste. Le ministre de l’Intérieur s’acquittait avec conviction de l’une des tâches qui lui est confiée et qui tend à devenir son hobby : la traque des étrangers en situation irrégulière. C’est cette fois avec une discrétion inaccoutumée, sans même la publier au Journal officiel, qu’il vient d’adresser à ses services, via les préfets, une circulaire par laquelle il passe encore une vitesse en la matière.

Car, depuis qu’il a remis en vigueur la politique du chiffre qu’il dénonçait naguère (tout en lui opposant bizarrement l’exigence de « résultats »), cela confine à l’obsession : il lui faut pouvoir dire qu’il fait mieux que ses illustres prédécesseurs.

C’est ainsi qu’il note que « le nombre de retours contraints hors Union européenne s’est établi à 4 676, soit une hausse de 13 % par rapport à 2012 (année pour une part guéanto-sarko- zienne), même si ce nombre en valeur absolue demeure faible » (on sera sensible à la pointe de regret qui annonce la suite). Mais il y a au moins un point sur lequel il laisse transparaître sa joie : « Le niveau total des éloignements forcés atteint son plus haut niveau depuis 2006. » Rendez-vous compte : mieux que ce qui n’a jamais été fait sous le règne de Nicolas !

Des « résultats encourageants » ! Mais foin de triomphalisme ! C’est tout à fait sobrement qu’il en conclut : « Ces résultats, encourageants sont la traduction de votre mobilisation qui devra se poursuivre tout au long de l’année 2014. » Suit la feuille de route qui évoque notamment « une présence effective des forces de l’ordre pour effectuer les contrôles d’identité et les interpellations nécessaires ».

Parce que ce n’était pas le cas ? Bonjour la multi­plication des contrôles au faciès ! Et puisque l’objectif principal est celui d’une plus grande efficacité dans l’application des obligations de quitter le territoire français (OQTF), les services sont invités à « solliciter de façon plus déterminée l’obtention de laisser-passer consulaires », cela afin de « privilégier la voie de l’éloignement (de l’étranger) vers son pays d’origine » par rapport à la réadmission dans un autre pays de l’UE.

Pas besoin d’un dessin pour comprendre ce que cela signifie pour les réfugiés poli- tiques, d’autant que l’accent est également mis sur la reconduite systématique des déboutés du droit d’asile. Pour faire bonne mesure, le ministre indique que « le bénéfice des dispositions pré- voyant que toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence » ne saurait être accordé au demandeur d’asile qui a épuisé ses voies de recours, ce qui est juridiquement très contestable.

On pourrait continuer à détailler les infamies que contient cette circulaire et s’attarder sur ses conséquences, comme le fait RESF qui, évoquant une précédente circulaire scélérate d’il y a tout juste un an, propose de faire du 11 mars la « journée de la brute ». Il conviendrait alors de rappeler que « la brute » n’est jamais que l’exécutant zélé de la politique du gouvernement.

François Brun Hebdo L’Anticapitaliste – 235 (27/03/2014)

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