Archive | Hollandie

28 février 2014 ~ 0 Commentaire

Bretagne: l’accès à la terre agricole plutôt inégalitaire (f3)

319335833

Des élus et des représentants d’associations ont interpellé jeudi la Société d’aména- gement foncier et d’établissement rural (la Safer) de Bretagne, estimant que des jeunes agriculteurs, non issus de ce milieu, étaient lésés dans l’attribution de terres vacantes au profit de grandes exploitations.

Ces délégués, élus et des représentants d’associations, ont été reçus ce jeudi par le conseil d’admi-nistration de la Safer à Saint-Brieuc. Ils reprochent notamment à la société d’avoir, dans plusieurs dossiers, refusé l’installation de jeunes agriculteurs qui ne sont pas issus du milieu agricole, en privi- légiant l’agrandissement d’exploitations déjà existantes.
« Nous avons plusieurs cas où la Safer refuse l’installation de jeunes agriculteurs qui ne viennent pas du monde agricole (…) C’est pourtant le rôle de la Safer de les aider à s’installer »,  a déclaré Sophie Pontgelard, co-présidente de La Marmite, une association du pays de Vannes qui soutient l’installation de projets agricoles.
*
« L’accès au foncier est un problème récurrent pour les jeunes non issus du monde agricole (….) amenant des porteurs de projets à abandonner, privant nos territoires ruraux d’activités créa- trices d’emplois, de lien social, d’économie locale et de plus-values environnementales », déplorent les délégués.

Les organisations, parmi lesquelles la Confédération paysanne, le Groupement des agri- culteurs bio, Terres de Liens-Bretagne et Eau et Rivières de Bretagne s’interrogent :  »Y a-t-il une place pour une agriculture innovante, hors cadre familial en France? ». Par ailleurs, dans une lettre ouverte adressée à la Safer-Bretagne, les mêmes signataires reprochent à l’organisme semi-public l’attri-bution, sur un dossier précis, de terres vacantes dans le Morbihan à une exploitation comptant déjà plus de 100 ha au détriment de deux autres projets d’exploitation.

Les délégués estiment que la volonté politique de développer la méthanisation agricole a par ailleurs pour effet de favoriser la spéculation sur les terres. « Le conseil d’administration nous a assuré qu’ils entendaient respecter les objectifs en matière d’agriculture biologique et d’installation hors cadre familial », a indiqué un porte-parole du collectif, Gwénnolé Le Galloudec, jeudi à l’issue de la réunion.  »On va bien sûr rester vigilants », a-t-il ajouté.
AFP Publié le 28/02/2014 | 09:59, mis à jour le 28/02/2014 | 10:00
Commentaire: En gros, faut s’endetter à mort pour avoir le droit s’installer, sinon?

Lire la suite

28 février 2014 ~ 0 Commentaire

Postiers du 92, nouvel entretien préalable au licenciement

gael

La journée a commencé par une prise de parole inhabituelle :

au lieu de s’adresser à un seul service (celui des facteurs de Puteaux), les grévistes ont regroupé le CEDEX de Puteaux, de La Défense, de Courbevoie, la brigade de tri de La Défense et les facteurs de Puteaux. C’était la première fois que tous ces collègues qui travaillent tous les jours les uns à côté des autres se sont retrouvés rassemblés et que la question d’une mobilisation s’est posée. Les grévistes savent bien qu’un seul passage dans un bureau n’est pas suffisant pour faire débrayer leurs collègues, mais la prise de parole d’aujourd’hui laissera forcément des traces.

Signature d’un protocole de fin de conflit à Carrières-sur-Seine/Montesson
Après avoir fait grève aux côtés des postiers du 92, les facteurs de Carrières-sur-Seine/Montesson ont signé hier un protocole de fin de conflit où il obtiennent une réduction de 12 à 10 semaines de sécabilité sur l’année. Des liens ont été tissés, une expérience commune emmagasinée qui ne sera pas oubliée de sitôt, des 2 côtés de la frontières entre les 2 départements.

7ème entretien préalable pour Gaël
Gaël est passé en entretien préalable au licenciement aujourd’hui. 5h30 d’entretien sans pause pour répondre des accusations suivantes : « Intrusion », « Dégradations », « Occupation des locaux », « Introduction par intrusion de personnes étrangères à l’établissement, avec non-respect grave des règles de sécurité »… Ces griefs cachent mal la volonté de mettre la tête sous l’eau à des militants qui refusent de collaborer avec la direction dans sa politique de suppression d’emplois et de maintien de salaires de misère.

Comment les grévistes ont résolu le problème des paies à 0 euro
Une quinzaine de grévistes de Rueil n’ont même pas reçu la moindre paie pour le mois de février, et c’est un choix délibéré de la direction. Tout ce qu’elle propose aux grévistes, c’est de leur verser des accomptes sur la paie de mars ( !) Il a été ainsi proposée à une gréviste un accompte de 67 euros… Face à un tel mépris, les grévistes se préparent à poursuivre la Poste au pénal. Mais ils ont surtout décidé d’assurer grâce à la caisse de grève un versement de 800 euros à tous les grévistes dont la paie a été « séchée ». Voilà comment les salariés peuvent résoudre leurs problèmes : en comptant sur leurs propres forces.

Demain vendredi 28 février à 18h au 3bd du Levant à Nanterre (RER Nanterre-Ville) : rassemblement de soutien aux grévistes

Samedi à partir de 20h : nouvelle fête de solidarité avec les grévistes du 92 (Nanterre, lieu à confirmer)

Blog de la grève : http://grevedespostiersdu92.tumblr.com/

Lire la suite

28 février 2014 ~ 0 Commentaire

Le guen: « l’aile gauche du ps n’a jamais rien apporté de solide » (jdd)

tony-blair

C’est sûr qu’avec un Tony Blair, le PS aurait de la gueule!

Le député PS, Jean-Marie Le Guen, est l’invité vendredi de Décideurs Politiques, en partenariat avec DECIDEURS TV.

Accusé par certains au PS d’être « trop à droite », Jean-Marie Le Guen, invité vendredi de Décideurs Politiques, assume : « Une partie de la gauche se réfugie dans le déni, la gauche doit être d’abord dans la réalité. » Et le député de Paris d’ajouter, plus cinglant : « Je n’ai aucun complexe, cela fait 40 ans que j’ai toujours connu des ailes gauches qui pleurnichaient et qui vaticinaient, ils n’ont jamais rien apporté de solide à la construction ».

Jean-Marie Le Guen dénonce « les positions des idéologues patentés qui donnent des leçons en permanence ». « Je n’aime pas les commentateurs spécialisés dans le sniper et dans les positionnements idéologiques un tout petit peu obsolètes », lance encore le député socialiste. Selon lui, « il y a une majorité centrale dans ce pays qui aspire à un changement pragmatique ».  Bruno Jeudy et Caroline Vigoureux – leJD

http://www.lejdd.fr/Politique/Le-Guen-L-aile-gauche-du-PS-n-a-jamais-rien-apporte-de-solide-654944

Lire la suite

27 février 2014 ~ 0 Commentaire

Toujours plus de cadeaux aux patrons…

gattaz

Toujours plus de chômage

C’est malheureusement sans surprise que nous enregistrons la nouvelle hausse du chômage reconnue par le Ministère de l’emploi.

La fameuse « inversion de la courbe du chômage » revendiquée depuis des mois par Hollande, Sapin ou Montebourg est encore remise à plus tard.

Une preuve de plus que le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) en vigueur depuis janvier 2013 ne contraint absolument pas les patrons à embaucher ou à arrêter les suppressions de postes de travail.

Pendant ce temps les plans de licenciements ne connaissent pas de répit. Et derrière les chiffres, ce sont des millions de personnes dont les vies sont détruites par la perte d’emploi, la perte de leur seul moyen de vivre.

Qui peut croire que le pacte de responsabilité en discussion à partir de vendredi donnera de meilleurs résultats ?

 Les seules mesures efficaces, ce sont l’interdiction des licenciements et le partage du temps de travail sans perte de salaire.

 De nouveaux cadeaux au patronat, de nouvelles attaques contre les services publics sont les seules promesses que tient le gouvernement.

Le pacte de responsabilité n’est ni amendable, ni négociable. C’est dans la rue le 27 février au coté des chômeurs,

le 8 mars pour les droits des femmes et

le 18 mars contre la pacte MEDEF-gouvernement et

lors du week-end de riposte de gauche unitaire qui se prépare que nous appelons à combattre cette politique qui aggrave la chômage et la misère. Montreuil, le 26 février 2014

http://npa2009.org/node/40500

Lire la suite

27 février 2014 ~ 0 Commentaire

Unanimité néocoloniale au parlement

tintin

L’Assemblée Nationale et le Sénat ont voté la prolongation de la guerre en Centrafrique, pratiquement à l’unanimité (428 pour, 14 contre à l’AN, 328 pour, 3 contre au Sénat).

La majorité des élus du Front de gauche n’a même pas osé s’opposer à cette intervention militaire.

Cela confirme aussi l’envoi de 400 militaires français supplémentaires.

Malgré la mise en place d’une nouvelle présidente au service de la Françafrique, Catherine Samba-Panza, le gouvernement français reconnaît toujours des « difficultés ».

Le rapport d’Hubert Védrine confirme que le rôle de l’intrusion guerrière française en Françafrique a pour but de reconquérir des parts de marché, pas de porter secours à la population. Nous le répétons une fois de plus : « La France est le problème, pas la solution en Afrique ».

Le NPA s’oppose à l’intervention française et appelle à manifester le 1er mars dans le cadre de la clôture de la semaine anticoloniale. Montreuil, le 26 février 2014

Lire la suite

27 février 2014 ~ 0 Commentaire

Manifestation à nantes contre l’ayraulport de vinci (ccr)

 f-rance

Les temps changent ?

A Nantes la tradition anarcho-syndicaliste fait qu’on déclare la manifestation et son parcours mais qu’on ne demande pas d’autorisation à la préfecture.

Résultat des courses : les CRS se sont donc installés sur le parcours d’une manifestation massive pour la bloquer au bout d’un kilomètre. Surtout dès le départ de la manifestation des canons à eaux blindés derrières des grilles sont installés à quelques mètres des manifestants.

La petite tourelle du canon à eau pointe alors en permanence les manifestants – sans tirer – pendant que les CRS lancent des grenades assourdissantes et des pétards très régulièrement. Tout cela évidemment sous l’œil d’un hélicoptère volant en permanence à basse altitude et prenant des photos.

La stratégie de la tension et de la provocation policière est évidente, on voit d’ailleurs rapidement que des familles avec poussettes craquent et partent, des enfants pleurent. Les plus pacifiques des manifestants n’ont qu’une seule envie : rentrer dans ce dispositif répressif alors que la manifestation est alors parfaitement bon enfant.

D’autant plus que les manifestants sont nombreux : 20 000 selon la police – seul chiffre reprit dans les médias – mais sans doute bien plus proche des 50 000 personnes, soit plus que pour la manifestation de réoccupation de la ZAD du 17 novembre 2012. Des politiciens de premiers plans sont là, interviewés par des caméras : Mélenchon ou Jean-Vincent Placé qui disparaîtront dès que la manifestation se mettra en marche. Philippe Poutou est également présent mais n’apparaîtra dans aucun journal télévisé.

Sur ce qui s’est passé ensuite, les médias et les politiciens de la bourgeoisie sont unanimes : une bande de « casseur d’ultra-gauche » a saccagé Nantes. Soyons clair, c’est simple : c’est un mensonge. Les destructions se résumaient à : la vitrine d’une boutique Vinci, une façade de commissariat repeinte, deux engins d’un chantier Vinci brûlé, des impacts sur une BNP, une agence de voyage et une pharmacie, et 4 abris bus brûlés. Voilà le cortège de dévastations décrit par nos médias. Et personne ne pourrait dire vraiment qui a brûlé les abris bus ou les engins de chantiers.

Le lendemain toutes les traces de la manifestation avaient disparu à l’exception de la vitrine Vinci.

A aucun moment la police n’est intervenue pour tenter d’empêcher les dégradations ou procéder à des interpellations. Dès le lendemain pourtant la mairie organise des poursuites judiciaires et appellent les commerçant à faire de même – notamment dans Ouest-France. Pourtant pendant la manifestation, la vie continue comme à l’ordinaire et la population profite du soleil pour boire en terrasse ou faire ses courses dans ce centre-ville devenu digne du Marais parisien par sa richesse et ses magasins, et cela à 50 mètres de la manifestation.

Le chiffre du millier de « black block » avancé par le ministère de l’intérieur est tout simplement ridicule même si beaucoup de manifestants ont tenus tête aux CRS qui ont utilisé une véritable armada de blindés lanceurs d’eau – au moins cinq utilisés pendant plus de deux heures. Les CRS n’ont d’ailleurs pas véritablement chargés, ils se sont contentés d’un nuage continu de lacrymo tirés de très loin, par des grenades à fragmentations sans précisions et tombant de très haut. Bien sûr, les CRS ont arrosés sans discrimination, y compris des manifestants cherchant à partir.

Surtout, l’usage également continu de flashballs et de grenades assourdissantes a blessé un jeune manifestant pourtant éloigné des affrontements et qui n’y participait pas. Le médecin cité par Médiapart parle de flashball. Ce jeune charpentier qui a perdu son œil, aucun média – à l’exception de Médiapart – n’en parle. En revanche, les chiffres de 27 membres des forces de police admis au CHU, sont abondamment cités, sans plus de détails – peut être pour des entorses après avoir glissés sur les douilles de leurs projectiles ? Deux autres manifestants dont un photographe ont été blessés par des flashballs.

Le message politique le plus clair n’a pas seulement été délivré par le premier Ministre, le ministre de l’Intérieur qui ont parlé de violences inadmissibles – sans évoquer celles de la police – mais par le préfet de Loire-Atlantique qui explique que les associations d’opposants sont devenues « la vitrine légale d’un mouvement armé »…. On cherchera vainement des armes autres que les pavés et les feux d’artifices sur les photos prises ce jour-là.

L’idée du gouvernement est de diviser le mouvement et cela marche, certaines associations demandant à ce que les « violences » soient dénoncées avec plus de vigueur.

Rappelons que les Verts participaient officiellement à cette manifestation, même si plusieurs pancartes les dénonçaient comme des « jaunes ». Nous citerons Julien Durand, porte-parole de l’Acipa, principale association de lutte contre l’aéroport : « L’unité de l’action et de l’opposition se vit tous les jours sur la zone. Nous sortons de six mois d’occupation militaire, qui a occasionné la destruction de maisons, d’outils de travail, la pression militaire sur les habitants de la zone. J’appelle à mettre à leur juste place les dégradations matérielles de samedi par rapport aux préjudices physiques que nous avons connus. Parmi nous, certains ont perdu un œil et ont eu des orteils arrachés. »

La préfecture de Loire-Atlantique a publié fin 2013 les décrets nécessaires à l’ouverture des travaux mais aucune intervention n’est attendue sur le terrain avant les imminentes élections municipales et européennes. La lutte continue. Cette manifestation, malgré la violence et la tension créée par les forces répressives de l’État bourgeois, n’ont pas empêché une masse de plus en plus importante de se déplacer.

http://www.ccr4.org/Manifestation-a-Nantes-contre-l-Ayraulport-de-Vinci-les-temps-changent

25-02-2014

Lire la suite

27 février 2014 ~ 0 Commentaire

Nddl: ni travaux, ni expulsions! nous serons là!

hollande_montre_a_lenvers-Patrick-Peccatte

Communiqué de presse Attac 44 – Attac France

Attac 44 et Attac France saluent l’extraordinaire mobilisation paysanne et citoyenne du samedi 22 février à Nantes, avec la présence de plus de 500 tracteurs et de dizaines de milliers de manifestants. Il s’agit de la plus importante manifestation jamais rassemblée contre le projet d’aéroport depuis le début de la lutte.

Attac, en tant qu’association d’éducation populaire tournée vers l’action, se reconnaît pleinement dans la stratégie menée sans faiblesse depuis plus de 10 ans par les paysans, l’Adeca, l’Acipa et la Coordination.

La construction du rapport de force contre les bétonneurs y résulte de la mobilisation des citoyens, qui s’appuie sur trois piliers : l’action d’information et d’analyse, renforcée par la construction d’une expertise citoyenne exemplaire ; l’action judiciaire ; l’action politique.

Sur le terrain toutes les composantes de la lutte coopèrent dans une résistance acharnée contre les expulsions et les destructions. Fidèle à son engagement altermondialiste, Attac soutient partout la lutte des paysans et des citoyens en défense des terres nourricières, et particulièrement à Notre-Dame-des-Landes.

Ce projet prétend s’imposer dans une extrême violence aux paysans et aux habitants, en dégradant de façon irréversible le cadre de vie et l’environnement. Pour discréditer un mouvement de plus en plus puissant et reconnu, les porteurs du projet et le préfet ont choisi de mettre en scène de nouvelles violences, par le biais de provocations comme l’interdiction du parcours en ville, et par l’orchestration soigneuse de « dérapages » dans la manifestation, occasionnant des blessures graves. Non seulement nous condamnons ces violences, mais nous constatons que bien des questions sur le déroulement de cette manifestation devront recevoir des réponses et nous les exigerons.

Dans son combat pour d’autres mondes, pour la transition écologique et sociale, Attac soutient les auteurs d’actions de désobéissance civile assumées et largement reconnues comme légitimes même si elles peuvent être illégales. Le président de la Région Pays de Loire, J. Auxiette, a demandé hier au président de la République d’ordonner l’expulsion de la ZAD au nom de soi-disant « habitants qui subissent les violences, les vols, le racket orchestrés par les “zadistes” ».

Cette nouvelle provocation ne nous intimide pas. En cas de nouvelle tentative de vidage de la zone, nous poursuivrons avec acharnement la résistance sur le terrain, ensemble, dans le respect de nos valeurs.

Nous ne serons pas les initiateurs de la violence, bien que prêts à l’affronter.

Ni travaux, ni expulsions. Nous serons là.

Le 27 février 2014

Lire la suite

27 février 2014 ~ 0 Commentaire

Stages en entreprise: une loi à minima (lo)

randstad-anti-discrimination-2

Une nouvelle loi sur les stages en entreprise vient d’être votée.

Ces stages, qui sont souvent obligatoires pour valider les études, concernent beaucoup de lycéens et d’étudiants. Mais, devant la difficulté de trouver un premier emploi, bien des jeunes travailleurs effectuent aussi de tels stages pour afficher une expérience dans leur CV.

Le patronat profite abondamment de cette main-d’œuvre quasi gratuite.

Le nombre de stages est passé de 600 000 en 2006 à un million et demi l’an dernier. Les entreprises tournent donc avec des stagiaires, bien souvent sans même respecter les lois déjà en vigueur, la nouvelle loi étant la cinquième en huit ans.

Officiellement, un étudiant en stage ne doit pas remplacer un salarié absent ou licen- cié, ni exécuter une tâche régulière correspondant à un poste de travail permanent, ni occuper un emploi saisonnier ou faire face à un accroissement temporaire d’activité. Quand un stage arrive à son terme, une entreprise n’a pas le droit de reprendre immédiatement un stagiaire sur le même poste. Mais dans la réalité bien des patrons s’affranchissent de ces contraintes légales.

La nouvelle loi stipule que le temps de présence des stagiaires ne pourra plus être su- périeur à celui des salariés de l’entreprise et qu’ils ne pourront plus se voir confier des tâches dangereuses. Ce qui en dit long sur les conditions de travail réelles des stagiaires.

Dorénavant, les stagiaires auront droit aux tickets-restaurant et à une prise en charge partielle de leurs frais de transport. Ce qui n’est pas du luxe, vu que la gratification, c’est-à-dire la rémunération minimale, n’est que de 436 euros par mois : encore moins que le RSA. Mais cette gratification n’est obligatoire que si le stage dure plus de deux mois, la nouveauté étant que les patrons devront la verser dès la première journée de stage, alors qu’auparavant rien ne les obligeait à verser quelque chose les deux premiers mois.

Les pouvoirs publics ne donnent pas le bon exemple. Depuis un an déjà, les étudiants tra- vailleurs sociaux qui effectuent des stages de plus de deux mois auraient dû bénéficier de la gra- tification, à partir de la rentrée 2013. Or, comme les moyens financiers des collectivités locales et des établissements médico-sociaux qui les accueillent sont limités, cette mesure a été repoussée à la rentrée 2014.

Les stagiaires font partie du monde du travail. Ils devraient avoir les mêmes droits que tous les autres travailleurs. Lucien DÉTROIT

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2378&id=13

Lire la suite

27 février 2014 ~ 0 Commentaire

Loi florange: carte blanche pour les licencieurs (lo)

gattaz
*

Lundi 24 février l’Assemblée nationale a adopté en deuxième lecture, la loi Florange.

Il y a deux ans, en pleine campagne présidentielle, Hollande, à la recherche des suffrages des tra- vailleurs, promettait devant les ouvriers de l’aciérie Arcelor Mittal en Moselle une loi qui obligerait les grands groupes à vendre leurs sites de production plutôt que de les fermer.

Hollande voulait alors se donner un semblant d’image de fermeté face aux patrons. Et Montebourg en rajoutait quelques mois après, en parlant d’une « transmission forcée de l’entreprise par voie de justice ».

Ce qui reste aujourd’hui de ces mots ronflants se réduit à une simple obligation, pour les groupes de plus de 1 000 salariés qui veulent fermer une unité de production, d’informer le comité d’entreprise et de rechercher un repreneur pendant trois mois.

Cette mesurette est même assortie de conditions restrictives : le site doit être rentable et sa reprise ne doit pas menacer la survie de l’activité du groupe. Autant dire qu’il sera très facile à la maison-mère de présenter un bilan déficitaire et d’éventuels repreneurs comme de dangereux concurrents. Et même les sanctions financières éventuelles que pourrait prendre un tribunal de commerce, s’il trouvait le refus des propositions de reprise par l’entreprise peu crédible, sont d’un montant dérisoire.

Voilà une loi qui ne devrait pas « stresser » les entreprises, comme le demandait der- nièrement encore le président du Medef Pierre Gattaz. Elles pourront continuer à licencier en toute impunité. La loi leur offre finalement un cadre légal pour leurs méfaits. Les leaders du Parti socialiste au gouvernement ne cachent pas le contenu réel de la loi : « une loi qui favorise la liberté d’entre- prendre » d’après les propres mots de sa rapporteuse à l’Assemblée.

Pour l’heure, cette liberté d’entreprendre si chère à la classe capitaliste, c’est celle de jeter dehors des salariés après des années de travail. C’est le droit de ruiner des régions entières pour faire encore plus de profits sur le dos de toujours moins de travailleurs.

C’est bien de véritables mesures de coercition que la classe ouvrière devra prendre pour se protéger, à commencer par l’interdiction des licenciements et l’obligation de répartir le travail entre tous sans perte de salaire. Il lui faudra contester le droit de propriété de la bourgeoisie, cette dictature légale des possédants qui ruinent l’économie et la vie de ceux qui la font fonctionner.

Et ce sera salutaire pour toutes les classes populaires. Gilles BOTI

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2378&id=6

Lire la suite

27 février 2014 ~ 0 Commentaire

Hollande au service du capital: des écrits aux actes (lo)

hollande-XVI-233x300

Dans sa jeunesse, Hollande se faisait déjà une idée très claire du rôle de la gauche de gouvernement au service de la bourgeoisie.

Il n’est que de lire des extraits d’un ouvrage (aujourd’hui épuisé) qu’il a écrit avec ses comparses Jouyet et Le Drian, en 1985, sous le titre La gauche bouge, et que le couple Pinson-Charlot cite largement dans son récent ouvrage La violence des riches.

On peut en effet y trouver des passages édifiants. Par exemple : face « au capitalisme salva- teur et au marché libérateur, jamais les Français n’ont été aussi frileux devant les mutations, craintifs face à l’avenir, pessimistes sur leur destin, hostiles au changement et à la mobilité ».

Et plus loin le travail est devenu un « coût » qu’il faut abaisser.

Il justifie la politique anti-ouvrière de Mitterrand en ces termes : « Ce n’est pas par calcul ou par malignité que la gauche a accepté de laisser fermer les entreprises ou d’entamer le pouvoir d’achat des Français. C’est par lucidité. Refuser ces évolutions, et c’en aurait été fait de la perspective d’une gestion régulière du pays par la gauche. »

Hollande a compris de longue date qu’il fallait mener la politique voulue par les possédants pour que la gauche puisse prétendre gouverner en alternance avec la droite. C’est là un objectif assumé publiquement. Et les dirigeants à la gauche de la gauche qui font mine de le découvrir aujourd’hui sont des menteurs et méritent la défiance du monde du travail. Catherine OLIVIER

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2378&id=5

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin