Archive | Macronie

17 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Les salauds et ceux qui les arment

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Un jeune rom est entre la vie et la mort après avoir été roué de coups par une douzaine de personnes qui le soupçonnaient de cambriolage dans une cité de Seine-Saint-Denis.

Ce jeune de 16 ans, vivant dans un bidonville de Pierrefitte-sur-Seine, a été retrouvé vendredi soir, inconscient, dans un chariot de supermarché abandonné sur la Nationale 1. Il avait été roué de coups par des personnes qui le soupçonnaient d’avoir cambriolé quelques heures plus tôt l’appartement d’une habitante de cette cité.

Puis il aurait été séquestré dans une cave, où ses agresseurs l’auraient violemment frappé. Grièvement blessé, il est dans le coma. De tels actes barbares sont insupportables. Il ne sont pas seulement le produit de la lâcheté criminelle de ses auteurs ;

En sont aussi responsables tous ceux qui incitent à la haine contre les roms, entre- tiennent le racisme, en commençant par le Premier ministre, ancien ministre de l’intérieur. Toute la lumière doit être faite sur cette sinistre et lâche agression raciste. Elle souligne l’urgence pour toutes les organisations démocratiques à réagir face à la montée du racisme, fruit pervers de la dégradation constante des conditions de vie dans les quartiers orchestrée par le gouvernement et de la démagogie raciste et xénophobe.

Montreuil, le 17 juin 2014

http://npa2009.org/node/41746

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17 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Austérité la pauvreté alimentaire progresse en france (basta)

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Moins de 3,5 euros par jour pour manger

Plus de 8 millions de personnes sont considérées comme pauvres en France, soit 13,5 % de la population totale. Ces personnes en situation précaire souffrent de la faim et peinent à bénéficier d’une aide alimentaire par manque d’information.

C’est ce qu’affirme un rapport de Médecins du Monde publié le 12 juin. Sur les 346 patients interrogés par l’ONG, dont 97 % de migrants dans sept centres de soins en France entre avril et mai, une personne sur deux déclare ne pas manger «souvent» ou «parfois» à sa faim. Les deux tiers dépensent moins de 3,5 euros par jour pour se nourrir. Cette somme se réduit à moins de 2 euros pour les personnes à la rue, en squat ou survivant dans des bidonvilles.

Un tiers des très pauvres n’ont pas accès à l’eau courante

«Les besoins d’aide alimentaire sont en forte augmentation avec la crise qui sévit depuis ces dernières années», observe Médecins du Monde. En 2010, plus de 3,5 millions de person- nes ont ainsi bénéficié de l’aide alimentaire pour pouvoir subvenir à leurs besoins (+ 25 % par rapport à 2008). Néanmoins, près de la moitié des personnes interrogées ne connais- sent pas l’existence des structures d’aide alimentaire. Pour elles, les journées sans repas sont habituelles. Ainsi, plus de 50 % des adultes et 20 % des enfants n’ont pas mangé pen- dant au moins une journée entière au cours du dernier mois. Un tiers des personnes inter- rogées déclarent ne pas avoir accès à un réseau d’eau.

Les contraintes budgétaires auxquelles doivent faire face ces populations les orientent bien souvent vers une alimentation défavorable à leur santé. Plus de 3 personnes sur 10 présen- tent au jour de l’enquête une pathologie chronique ou aigüe en lien possible avec une mau- vaise alimentation, «telles que le diabète, l’obésité, les maladies cardiovasculaires, l’ostéo- porose ou encore certains cancers», note le rapport (Lire notre enquête : L’obésité, une « maladie de civilisation » qui affecte les plus pauvres).

Face à ces constats inquiétants, Médecins du Monde recommande de développer des aides alimentaires adaptées et ciblées, de mieux informer les personnes en situation de grande précarité sur leurs droits et les dispositifs existants d’aide alimentaire, et de faciliter l’accès à l’eau et à l’hygiène.

Mettre fin aux arrêtés anti-mendicité

Dans un communiqué, la CGT déplore «une situation intolérable au regard de la richesse du pays». «Les nouvelles coupes budgétaires induites par le pacte de responsabilité du gouver- nement vont contribuer à amplifier les inégalités, en impactant les moyens du service public, des associations et surtout des familles et les personnes les plus en difficultés», prévient le syndicat. Ce dernier appuie Médecins du Monde dans sa volonté de «Mettre fin aux arrêtés anti-glanages et anti-mendicité, qui constituent des ressources de dernier recours pour les plus précaires». Plusieurs arrêtés de ce type ont été pris ces dernières semaines dans des villes comme Aulnay-sous-Bois (UMP), Reims (UMP), Périgueux (UMP) ou Hénin-Beaumont (FN). Par Sophie Chapelle 17 juin 2014

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17 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Pour manifester son soutien aux intermittents (20 mn)

 carre rouge

Un carré rouge!

« Le Carré rouge est «un symbole de solidarité, d’équité et de lutte » Le personnel du Festival In d’Avignon invite tous ceux veulent manifester leur refus de l’agré- ment du protocole du 22 mars et leur désir de voir se dérouler les festivals de l’été, de porter un carré de tissu rouge à leur vêtement…

 

Comment témoigner son soutien aux intermittents? «Nous proposons à toutes les per- sonnes qui veulent manifester leur refus de l’agrément du protocole du 22 mars et leur désir de voir se dérouler les festivals de l’été, de porter [un] petit carré de tissu rouge épinglé sur le vêtement», suggère dans un communiqué le personnel du Festival IN d’Avignon.

«Un symbole de solidarité, d’équité et de lutte»

Ce carré rouge est «un symbole de solidarité, d’équité et de lutte contre les réformes». Un symbole utilisé «en 2004 par le Collectif pour un Québec sans Pauvreté, en réaction à la loi 57 sur la réforme de l’aide sociale. Il fut ensuite récupéré par les mouvements étudiants québécois en 2005 puis plus largement en 2012, pour lutter contre la hausse des frais de scolarité».

Ce carré rouge, facile à fabriquer soi-même, sera également disponible gratuitement à la billetterie du Festival IN ou «à l’accueil de tous les lieux qui souhaiteront s’associer à cet élan de solidarité», précise le communiqué.

Créé le 16/06/2014 à 19h42 — Mis à jour le 16/06/2014 à 19h53

http://www.20minutes.fr/culture/1402962-un-carre-rouge-pour-manifester-son-soutien-aux-intermittents

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16 juin 2014 ~ 0 Commentaire

A vannes, les manifestants veulent des mines d’uranium dépolluées (fr3)

fab 1

Une centaine de manifestants se sont retrouvés devant la Préfecture de Vannes afin de demander à Areva de « dépolluer » leurs anciennes mines d’uranium. Vingt-cinq ont été exploitées en Bretagne.

Selon la fédération anti-nucléaire de Bretagne, les 25 mines d’uranium exploitées par Are- va n’ont jamais été décontaminés. Un comité de suivi de ces anciennes mines doit se tenir prochainement, d’où cette mobilisation.

Sur le terrain, des militants anti-nucléaires ont démontré la radio-activité des sites, en prenant pour exemple celui de Bubry. dans le Morbihan. Par Stéphane Grammont Publié le 14/06/2014 | 13:28, mis à jour le 14/06/2014 | 13:28

http://bretagne.france3.fr/2014/06/14/vannes-les-manifestants-veulent-des-mines-d-uranium-depolluees-498537.html

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16 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Les lycéen(ne)s refusent d’être pris en otage par le gouvernement (unl)

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BAC 2014 ET GRÉVE SNCF

Le 17 juin prochain sera débattu par le Parlement le projet de réforme ferroviaire. Les prin- cipaux syndicats de cheminots sont, depuis le début de la semaine dernière, rentrés en grève pour dénoncer la réforme. Le gouvernement n’a pas su apporter de réponse à cette crise sociale, celle-ci se poursuivra ainsi dans le début de la semaine prochaine, et risque de perturber fortement les épreuves du baccalauréat qui démarrent dès lundi.

Les lycéens refusent d’être instrumentalisés

Le gouvernement a d’ores et déjà commencé à faire pression sur les cheminots en les accusant de prendre en otage les lycéens. L’UNL, en tant qu’acteur du mouvement social, est attaché au droit de grève et refuse que les lycéens soient utilisés pour écraser la con- testation sociale.

Nous ne servirons pas de prétexte à François Hollande pour se dérober à son obligation de dialoguer avec les syndicats professionnels.

Nous comprenons les cheminots qui se battent et demandons à ce qu’ils soient entendus au plus vite : nos examens n’ont pas à pâtir de l’incapacité du gouvernement à dialoguer avec le camp social. (…) Dimanche, 15 Juin 2014 17:18

http://unl-fr.org/bac-2014-et-greve-sncf-les-lyceens-refusent-d-etre-pris-en-otage-par-le-gouvernement

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16 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Demande d’un débat télévisé sur l’avenir de la sncf (acrimed)

avenir train

Fédérations CGT et SUD-Rail, le 15 juin 2014

Demande d’un débat télévisé sur la l’avenir de la SNCF

Mesdames, Messieurs,

Une réforme du système ferroviaire, ou plutôt de la SNCF est en cours. Le débat parlemen- taire sur le projet de loi est prévu à partir du 17 juin 2014. Les cheminots sont fortement mobilisés, à l’appel des Fédérations CGT et SUD-Rail depuis 3 jours pour exiger une autre réforme.

Nos Fédérations ont des propositions claires pour une autre réforme du système ferroviaire présentées sur une plateforme revendicative unitaire CGT-UNSA-SUD-Rail.

La question de l’avenir de la SNCF du service public ferroviaire est posée.

Au regard de l’intérêt grandissant des Français sur le sujet du ferroviaire, les fédérations CGT et SUD-Rail demandent la tenue d’un débat télévisé entre nos organisations et le Secrétaire d’Etat aux Transports, M. Cuvillier.

Nous jugeons utile d’éclairer les Français sur ce qui se joue autour de ce projet de loi et notamment quant à l’avenir de la SNCF entreprise publique de service public et de la réponse aux besoins de transport tant de voyageurs que de marchandises sur l’ensemble du territoire.

Nous demandons à un ou plusieurs médias télévisuels de permettre la tenue de ce débat contradictoire qui doit permettre aux usagers de la SNCF, à la population de mesurer l’objectif réel d’une telle loi.

Nous renouvelons notre disponibilité pour engager des discussions sérieuses sur la réforme du ferroviaire.

Paris, le 13 juin 2014

Avis de recherche. Nous avons bien regardé et écouté les grands médias audiovisuels. Nous avons bien trouvé les innombrables reportages sur les usagers gênés, désemparés ou excédés. En revanche, nous avons cherché en vain dans ces mêmes grands médias (mais peut-être une émission nous a-t-elle échappé) des explications fréquentes, claires et détaillées, présentées à des heures de grande écoute, du contenu de la réforme et des motifs des grévistes. C’est pourquoi nous publions ci-dessus un communiqué des fédérations CGT et Sud-Rail, daté du vendredi 13 juin. Un débat sur la réforme ferroviaire ? Chiche ! (Acrimed)

http://www.acrimed.org/article4375.html

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16 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Rassemblement mercredi 25 juin préfecture saint brieuc

 22 cddn                                                                       

CARTE SCOLAIRE des CÔTES D’ARMOR version 2014/2015 :

CLASSES FERMEES, PROMESSES ENVOLEES, ECOLE PUBLIQUE EN DANGER

NON ! DES ENSEIGNANTS & DES CLASSES POUR NOS ENFANTS, MAINTENANT !

Nous, parents d’élèves, élus, enseignants, représentants d’associations de soutien à l’enseignement public et représentants de parents d’élèves des communes de:

Ploubezre, Plestin-les-Grèves, Grâces, Lannion, Callac, Rostrenen, Plénée-Jugon, Bourbriac, Bégard-Trézélan, Mûr-de-Bretagne, Lamballe, Ploufragan, St Brieuc, Ploubalay, Plélo, Plouëc du Trieux,  Rospez, Caouënnec, Ploumagoar, La Méaugon,

nous sommes constitués en Collectif pour la Défense des Écoles Publiques des Côtes d’Armor, suite à la présentation par la Direction Académique de la carte scolaire pour la rentrée 2014. En effet, nous refusons les fermetures de classes, les refus d’ouvertures de classes et les tentatives de fusion ou de fermetures d’écoles maternelles et élémentaires à marche forcée annoncés dans ce projet inacceptable et inconséquent tant il foule aux pieds l’avenir de nos écoles, de nos territoires, de nos enfants.

On nous répond chiffres, moyennes, mais nous parlons de NOS ENFANTS !

Considérer comme satisfaisante la rentrée qui arrive, des effectifs atteignant ou dépassant les 30 élèves par classe, parfois à multi-niveaux, dans de nombreuses écoles?

La réalité sur le terrain est en totale contradiction avec les moyennes chiffrées de la Direc- tion Académique qui masquent les situations concrètes dans les écoles. Totale contradiction encore avec les promesses gouvernementales affichées depuis 2012 de refondation et de redressement du système éducatif, de priorité donnée à l’école primaire, de scolarisation des enfants de moins de 3 ans. L’école et l’éducation ne doivent pas se limiter au gardien- nage de nos enfants, l’enseignement précoce est un atout crucial pour la réussite scolaire, sociale et l’émancipation de chaque enfant et citoyen.

Nous ne pouvons accepter que dans les zones rurales comme urbaines, les choix budgé-taires mettent en péril l’enseignement public et les projets menés au quotidien par des équi- pes éducatives soucieuses de prodiguer à chaque élève scolarisé un enseignement et un accueil de qualité.

C’est pourquoi nous refusons ce projet de carte scolaire, parce que nous défendons pour les Côtes d’Armor une école publique de proximité, qui soit ouverte à tous et ambitieuse pour nos enfants.

Nous exigeons donc l’annulation des fermetures de classes ou des suppressions de postes à Plestin-les-Grèves (maternelle​), Callac (CLIS), Plénée-Jugon (élémentaire), Bour- briac (maternelle), Lannion-Servel (maternelle), Rostrenen (maternelle), Mûr-de-Bretagne (élementaire), Ploufragan Anne Franck (maternelle), Saint-Brieuc Cesson Bourg (mater- nelle), Plélo (primaire), Plouëc du Trieux (primaire)

L’ouverture de classes ou de postes à Ploubezre (élementaire​), Grâces (maternelle), Lamballe Lavergne (maternelle), Lamballe – St Aaron (primaire), Ploubalay (maternelle), Ploumagoar (maternelle), Rospez-Caouënnec (élémentaire), La Méaugon (élémentaire)…

Nous appelons l’ensemble des écoles, parents, associations de parents, enseignants, élus, citoyens, organisations syndicales et politiques à rejoindre notre collectif et à le soutenir en participant au rassemblement du

MERCREDI 25 JUIN à 15H00 devant la PREFECTURE DE SAINT-BRIEUC

Pour refuser avec force les projets de la Direction Académique qui a déjà annoncé de nouvelles fermetures de classes, après les recomptages d’élèves à la rentrée… C’est inacceptable.

Nous ne devons pas les laisser faire!

Défendons l’école publique et l’avenir de nos enfants !

Collectif de Défense des Écoles Publiques des Côtes d’Armor

collectif.ecoles.publiques.22@gmail.com

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14 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Bnp: la déraison d’État

Bnp: la déraison d’État dans Crise banksters

Baudouin Prot préside la quatrième banque européenne et dirigeait au plus fort de la crise, dans le bureau de Sarkozy, le grand sauvetage des banques…

Aujourd’hui, ce capitaine de la finance vertueuse trébuche lourdement sur une affaire de fal- sification de documents dans le cœur new-­yorkais de la finance, là où se traitent toutes les transactions internationales, forcément en dollars.

La BNP voulait juste se faire beaucoup d’argent sur les ventes de produits pétroliers avec des pays soumis à embargo étatsunien : Cuba, Iran et Soudan. Et c’est tout le gouver- nement qui se mobilise pour sauver Prot et ses actionnaires. Ceux qui justifiaient l’amende de 5 milliards d’euros infligée à Jérôme Kerviel, jugent « disproportionnée » la sanction de 7,3 milliards contre la BNP (10 milliards de dollars).

Une seule solution, la socialisation ! La BNP est dans la tourmente et il faudrait n’y voir qu’une offensive « américaine » contre une banque « française » ? En interne à la banque, les salariéEs redoutent d’avoir à payer pour les turpitudes de leurs dirigeants. La crise finan- cière mondiale, avec ses 100 000 milliards de dollars de dettes, menace toujours, et tout est bon pour mettre en scène des opérations de diversion.

Face à sa dette abyssale de 17 000 milliards, le gouvernement américain, ne pourra pas se contenter de mettre à l’amende quelques banques. Mais cette éventuelle ponction de 7,3 milliards fragilise encore plus le système bancaire français.

Et confrontées à la récession, les banques n’arrivent plus à reconstituer leurs fonds propres en se contentant d’opérations financières « conventionnelles ». Nous entrons vrai- ment dans des terres inconnues… La socialisation des banques est plus que jamais d’actualité.

Ludovic Fiaschi Hebdo L’Anticapitaliste – 246 (12/06/2014)

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14 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Millefeuille territorial : nouvelle claque électorale, nouvelle scène…

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Décidément, le sort de la réforme territoriale semble intimement liée à la débâcle électorale du PS : au lendemain des municipales, Valls, promu Premier ministre, annonçait le « big bang »… Une semaine après les européennes, c’est Hollande en personne qui s’y est collé, nous présentant « sa » carte du découpage régional.

Selon le plan du Président, le nombre de régions métropolitaines passera de 22 à 14 en 2015. Elles seront « compétentes » en matière d’économie, d’emploi, de transports, de gestion des lycées et collèges et d’aménagement du territoire. Les conseils généraux dispa-raîtront en 2020. Les élections régionales et cantonales, dont il avait été question qu’elles soient reportées à 2016, auront lieu à l’automne 2015. Quant aux intercommunalités, elles devraient se regrouper et fusionner, passant d’un seuil minimum de 5 000 habitants à 20 000 en janvier 2017…

L’annonce a déclenché une avalanche de critiques : « découpage incongru », « réforme bâclée », faisant fi de « l’histoire », méprisant « l’attachement des citoyens » à leur région, leur département, leur village… Certains dénoncent une opération de « sidération », visant, par des méthodes « à la hussarde », à contraindre les parlementaires à voter une « réforme mal ficelée », produit d’arrangements de dernière minute avec certains « barons » locaux… au détriment de quelques autres.

Une manœuvre politicienne de Hollande qui, englué dans une crise politique sans pré- cédent, espérerait ainsi se redonner un semblant de légitimité en montrant qu’il reste « capa- ble de décider » malgré le désaveu cinglant des élections. Ce que confirmait d’ailleurs récemment Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, disant en substance : « cela fait des années que les présidents reculent face aux difficultés de la réforme. Hollande, lui, est un président qui décide ! »

Des « économies » par milliards… Hollande manœuvre, certes, mais il décide sans oublier les intérêts de la classe qu’il sert. Et ça n’est pas un hasard si, dans la cacophonie des réac- tions au plan de Hollande, celle d’Agnès Verdier-Molinié, la très libérale directrice de la fon- dation iFRAP (1) approuve globalement la décision du président. Elle précise ce que de- vraient en être les objectifs concrets : entre autres, pour les collectivités territoriales, « une baisse de l’ordre de 360 000 postes d’ici à 2022 et de 198 000 au niveau de l’État », le tout permettant d’économiser 25 milliards d’euros par an. De quoi donner raison aux estimations du secrétaire d’État à la réforme territoriale, Vallini, qui situait les économies que permettrait de réaliser la réforme dans une fourchette de 12 à 25 milliards par an…

Voilà qui résume bien les menaces qui se cachent derrière les petites manœuvres politiciennes de Hollande et sa prétention à en finir avec « les enchevêtrements, les dou- blons, les confusions » du millefeuille territorial. Daniel Minvielle

Hebdo L’Anticapitaliste – 246 (12/06/2014)
1- Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques, think tank de patrons spécialisé dans la « recherche »… des réductions des frais de l’État.

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14 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Medef: la stratégie de l’outrance (libération)

avare

*

Les menaces du numéro 2 de l’organisation patronale, Geoffroy Roux de Bézieux, révèlent la méthode du Medef vis-à-vis du gouvernement.

Non, Pierre Gattaz n’est pas un fondamentaliste patronal égaré, qui fait passer Laurence Parisot pour une militante exaltée d’Attac. Non, le président du Medef n’est pas un loup soli- taire dans son jihad pro entreprise, qui ferait honte à ses troupes de la rue de Bosquet. Avec la sortie tout en nuance de son numéro 2, Geoffroy Roux de Bézieux, ce matin dans le Figaro, c’est bien une stratégie collective qui semble se dessiner au sein de l’organisation patronale : le gouvernement nous tend la main, arrachons-lui le bras, sans oublier de lui cracher au visage.

L’interview du vice-président du Medef par nos confrères vaut en effet son pesant de cacahuètes. «La baisse de la fiscalité des entreprises est une supercherie», assure, sans rire, Roux de Bézieux. Et de menacer: «Il ne faudrait pas qu’à force de réduire le pacte de responsabilité, le gouvernement nous pousse à en sortir.»

Derrière cette affirmation outrancière, le numéro 2 du Medef pinaille en réalité sur l’année 2015, considérant, à tort, que la fiscalité des entreprises ne baissera pas cette an- née-là, ou pas assez vite. En raison, notamment, d’un ou deux milliards de hausse liée à l’écotaxe (qui n’existe pas encore, et dont l’avenir est plus qu’incertain) ou à la contribution climat énergie (payée en grande partie par les ménages…).

Roux de Bézieux, surtout, se garde bien de préciser qu’entre le crédit d’impôt compé-titivité emploi (CICE) et la réduction des cotisations patronales à venir, la baisse des prélè- vements obligatoires d’ores et déjà acquise pour les entreprises va représenter la bagatelle de 27 milliards d’euros en 2015… Avant une nouvelle salve de 13 à 15 milliards d’ici à 2020.

Cette sortie sur la «supercherie» que représenterait la baisse de la fiscalité ne serait fina- lement que ridicule si elle n’était insultante pour les Français. Car cette baisse – bien réelle, n’en déplaise au Medef – sera payée… par les ménages, dont la fiscalité, et pour eux uni- quement, a augmenté pour de vrai. Et comme les hausses d’impôts, dont la TVA, ne suffi- ront pas, tant cette baisse pour les entreprises est importante, c’est via des coupes dans les dépenses publiques, et notamment dans les prestations sociales, que le gouvernement compte boucler la facture.

Mais le clou de cette interview réside peut-être dans cette menace de se retirer du pacte. Chiche! Chiche que le patronat renonce à ses 40 milliards de baisse d’impôts, quand Nicolas Sarkozy n’en proposait que 13 à la fin de son mandat. La ficelle est tellement grosse que pour le coup, certains patrons vont peut-être finir par demander aux duettistes du Medef de rentrer en coulisses. Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures, celle-ci commence à s’éterniser lourdement. Et finit par porter atteinte à la crédibilité même de l’organisation patronale et, à travers elle, à l’ensemble des employeurs en France.

Luc PEILLON 4 juin 2014 à 15:02

Commentaire: A Libération comme on ne remet pas en cause les cadeaux au patronat, il faut jongler!

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