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08 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Ne touchez pas à Jokin et à Emilie!

Ne touchez pas à Jokin et à Emilie! dans Europe roazhon-300x261

Halte à la répression !  L’heure est à la résolution du conflit !

Jokin Aranalde, porte parole du Collectif des exilé-e-s politiques basques, résidant en Iparralde depuis plus de 10 ans, est sous le coup d’un mandat d’arrêt européen (MAE) honteusement validé par Paris. Jokin a décidé de ne pas se soumettre. Il se cache et continue à militer avec le Collectif pour la résolution politique et démocratique du conflit.
Nous sommes entièrement solidaires de sa décision et le soutenons inconditionnellement.

Emilie Martin, porte parole d’Herrira (mouvement de soutien aux prisonnier-e-s politiques
basque) en Iparralde a été convoquée par l’Audiencia Nacional dans le cadre de l’offensive
répressive contre ce mouvement. Elle a refusé de se soumettre à ce tribunal d’exception et
ne s’est pas rendue à Madrid qui émettra très probablement un MAE à son encontre dans
les prochains jours. Elle place du même coup le gouvernement français devant ses
responsabilités.

Nous sommes entièrement solidaires de sa décision et la soutenons
inconditionnellement.

L’abrogation du MAE est plus que jamais à l’ordre du jour ! Une nouvelle fois il sert
d’outil liberticide aux mains des états pour écraser les organisations qui les dérangent. Jokin
et Emilie sont deux militant-e-s qui oeuvrent en faveur du processus de paix et c’est parce
qu’ils sont artisans de ce processus que l’état espagnol, avec l’appui zélé de l’Etat français,
les poursuit. Les deux Etats ne veulent aujourd’hui ni la paix, ni la démocratie. Il faudra les y
contraindre. Jokin et Emilie montrent la voie, celle de la résistance. Cette résistance doit
s’amplifier et devenir celle de la société civile, de ses partis, de ses syndicats, de ses
associations… En même temps, il s’agit de poursuivre dans la construction de la résolution
du conflit, dans l’organisation du débat et de la mobilisation pour les droits démocratiques en
Pays Basque.

Arrêt immédiat des poursuites envers Jokin et Emilie !
Fin des mesures et des tribunaux d’exception ! Abrogation du MAE !
Respect des droits des prisonnier-e-s et des exilé-e-s !
Pour les droits démocratiques en Pays basque !
Le NPA Pays Basque participera à toutes les initiatives à venir qui iront dans ce sens.

Pays Basque, le 7 novembre 2013  Communiqué du NPA Pays Basque

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08 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rassemblement le 12 novembre devant la Cour de Justice de la République pour le dépôt de la plainte du MRAP contre Manuel Valls (mrap)

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Mardi 12 novembre 2013 à 11 heures, une délégation du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) se présentera à la Cour de Justice de la République, rue de Constantine, dans le 7e arrondissement de Paris pour déposer solennellement une plainte pour provocation à la haine, la violence et la discrimination raciste contre les propos tenus le 24 septembre 2013 sur les Roms par Manuel Valls, ministre de l’Intérieur.

Ce dernier avait en effet déclaré au sujet des Roms : « (des) populations qui ont des modes de vie extrêmement différents des nôtres et qui sont évidemment en confrontation » ou encore «  Les Roms ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie » enfin,  « j’aide les français contre ces populations, ces populations contre les français ».

Non seulement, Manuel VALLS nie ainsi aux membres d’un groupe ethnique particulier parmi les ressortissants roumains et bulgares, la liberté de circulation dont ils disposent en tant que ressortissants de l’Union européenne, mais il culturalise de façon essentialiste des modes de vie qui  résultent avant tout de la pauvreté et de l’exclusion et oppose entre eux des groupes de populations.

Ce faisant, Manuel Valls crée un sentiment de rejet à l’encontre des Roms.  Il exhorte à la violence, à la haine et à la discrimination raciste.  Paris, le 7 novembre 2013.

http://www.mrap.fr/contre-le-racisme-sous-toutes-ses-formes/racisme-ordinaire/rassemblement-le-12-novembre-devant-la-cour-de-justice-de-la-republique-pour-le-depot-de-la-plainte-du-mrap-contre-manuel-valls

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08 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

PAC: aides couplées fruits et légumes (la conf’)

PAC: aides couplées fruits et légumes (la conf') dans Hollandie cassegrain-haricots

Manger des fruits et légumes, oui, mais en boîte !

Mercredi, la Confédération paysanne a boycotté la réunion au ministère de l’Agriculture sur les aides pour les fruits et légumes. Il en sera de même pour les suivantes. En effet, le 24 octobre 2013, le ministère a présenté ses orientations en termes de soutiens couplés : sur une enveloppe d’un milliard d’euros, moins d’une dizaine de millions d’euros seraient alloués au secteur des fruits et légumes… et seulement à ceux destinés à l’industrie !

Ce sont déjà les seules productions en fruits et légumes qui touchent des aides directes issues du découplage. Et on voudrait les aider encore plus en laissant de côté les fruits et légumes frais !

L’enveloppe et la destination qui en est prévue dénote donc un incompréhensible désin- térêt politique pour ces productions. La Confédération paysanne revendique depuis des années la mise en place d’une aide couplée pour les fruits et légumes, plafonnée à 5 ha en arboriculture et 3 ha en maraîchage, afin de toucher le maximum de producteurs dont le plus grand nombre travaille sur des petites surfaces.

Alors qu’on nous martèle qu’il faut consommer cinq fruits et légumes frais par jour, on ne soutient pas la capacité de ces fermes diversifiées à produire une alimentation en cohérence avec les politiques de santé. A contrario, parier sur le seul secteur des fruits transformés avec l’argent public, c’est subventionner l’industrialisation !

Les fermes diversifiées productrices de fruits et légumes satisfont nombres d’enjeux attendus par la société : maillage territorial, pratiques agronomiques souvent plus respectueuses de l’environnement, qualité des produits, diversité de l’offre… Ces fermes, c’est aussi 21% de la main- d’œuvre agricole et de nombreuses installations ! Le ministère est donc bien loin de favoriser l’emploi avec ce type de décisions.

La Confédération paysanne laisse les consommateurs, contribuables, et producteurs évaluer les priorités que le ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire affiche en choisissant de ne doter que les productions en fruits à destination de l’industrie.

L’absurdité de cet arbitrage est révélatrice d’une vision pour l’avenir de l’agriculture : fournir de la matière première bon marché pour les industries agro-alimentaires et pour l’export, au détriment des paysans et de leur capacité de produire une alimentation saine et suffisante pour les consommateurs.

La Confédération paysanne refuse de participer à cette mascarade.

07.11.2013 http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=2035&PHPSESSID=5l4815u1rs0077psv7kq7cva87

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08 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Ecotaxe: une affaire hallucinante (alt eco)

Ecotaxe: une affaire hallucinante (alt eco) dans Ecologie & climat tournesol

L’affaire de l’ecotaxe révèle les profonds dysfonctionnements du processus législatif et, plus généralement, de la prise de décision publique en France.

Les principaux points qui ont été mis en lumière ces derniers jours (notamment par une enquête très précise de Martine Orange dans Mediapart) sont les suivants :
- La taxe n’est pas du tout fonction des rejets de carbone des camions dans l’atmosphère, mais des kilomètres parcourus sur la majorité des routes nationales et certaines routes départementales. Malgré son nom, elle vise à faire payer un droit d’usage des infrastructures plus que des dommages à l’environnement.
- Des portiques enregistrent le passage des camions et permettent de calculer la taxe due. Ce travail de collecte est confié à une entreprise italienne, Ecomouv, pour une rémunération garantie de 250 millions d’euros par an, dans le cadre d’un partenariat public – privé (PPP). Si le gouvernement renonce à mettre en œuvre l’écotaxe, il devra à Ecomouv une somme de 800 millions d’euros.

Une absurdité économique Les conditions de l’appel d’offre ayant conduit au choix d’Ecomouv ont été contestées en justice. Des zones d’ombre importantes entourent ce choix douteux. Des inves- tigations sont nécessaires sur ce sujet. En mettant de côté cet aspect de l’affaire, les deux éléments rappelés ci-dessus appellent des commentaires :

Il est totalement aberrant de fonder la taxe sur la seule fréquentation des routes nationales. L’administration a bien tenté d’expliquer que les péages acquittés par les camionneurs pour emprunter les autoroutes tenaient déjà lieu d’écotaxe, mais c’est simplement faux : le péage est fonction des coûts d’usage, notamment du fait que le trafic endommage la chaussée. Les camions devraient d’ailleurs sans doute payer bien plus qu’ils ne le font et les voitures beaucoup moins.

Une conséquence évidente de cette absurdité est que les routiers auront intérêt à aban- donner les routes nationales au profit des départementales, non taxées. Voilà qui fera la joie des riverains et améliorera la sécurité routière !

Une autre conséquence est que le transport routier va devenir plus onéreux dans les régions qui ont déjà le handicap d’avoir peu d’autoroutes (notamment la Bretagne), entraînant une distorsion de concurrence au profit des autres régions. Cette situation anarchique est renforcée par le fait que certaines routes nationales ne seront pas équipées en portiques et par l’exonération de fait dont bénéficie la Corse. Certaines régions ont obtenu un rabais, la négociation pouvant même aller jusqu’à savoir si telle nationale sera exclue du dispositif.

Par ailleurs, la logique d’une écotaxe est de pousser les producteurs à utiliser d’autres moyens de transport et les consommateurs à acheter des produits plus économes en carbone. Mais il faudrait pour cela qu’existe une alternative. Le député écologiste Noël Mamère affirmait récemment que, depuis 2009, les entreprises avaient largement eu le temps de s’adapter. En changeant de région ? En pédalant ? Tant que le ferroutage et le fret ferroviaire ne sont pas plus développés, il n’y a guère d’alternative au transport routier. Et les investissements dans ces domaines ont pris un retard terrible sur les engagements et sur les réalisations de nos voisins.

Une absurdité technique Le principe des portiques est manifestement mauvais : il ne permet pas de mesurer correctement les kilomètres parcourus, coûte une fortune (en moyenne, les coûts de collecte de l’impôt en France sont de 1% des recettes fiscales. Dans le cas de l’écotaxe, on est à environ 25% !). Or, il est tout à fait possible de faire autrement, les camions devant être équipés d’une balise GPS à des fins de traçabilité, qui permet de mesurer la totalité des kilomètres parcourus. Il est alors possible de se passer des portiques.

L’Etat d’Oregon, aux Etats-Unis, met en place une taxe sur les miles parcourus, alternative à la taxe sur l’essence, en utilisant cette technique, pour la totalité des véhicules à moteur. Les problèmes de confidentialité des données que peut poser ce procédé ont été résolus, mais la mesure n’est pour l’ins- tant pas obligatoire. Plusieurs mécanismes permettent d’éviter que les distances parcourues dans d’autres Etats soient comptabilisées à tort.

Certains soulèvent également une objection de principe, car confier la perception de l’impôt à une entreprise privée est contraire à toutes les traditions. On pourrait rétorquer que les entreprises sont déjà, à leur corps défendant, chargées de la collecte de la TVA et des cotisations sociales. Il faut avouer aussi que l’administration n’est pas forcément compétente pour gérer des portiques et des balises. Toutefois, il aurait sans doute été possible d’acheter le système et de l’exploiter ensuite, plutôt que de passer par un partenariat public privé qui va coûter plus de trois milliards d’euros. En Oregon, le système est géré par l’Etat.

Une faute politique Cette écotaxe est donc, on le voit, un très mauvais impôt. Or, elle a été adoptée à une très large majorité, seuls les communistes s’y opposant, essentiellement par refus du partenariat public privé. Personne n’a soulevé les objections évidentes rappelées ci-dessus (pour être juste, un député socialiste a critiqué en séance le fait de limiter le système aux routes nationales).

Pour la plupart des parlementaires, apparemment, taxer les poids lourds selon leurs émissions de carbone étant une bonne chose, il est inutile de se perdre dans les détails. Pourtant, sur chaque sujet technique, chaque groupe parlementaire a quelques spécialistes chargés de suivre le dossier, d’inter- venir en séance et d’aider leurs collègues à comprendre de quoi il retourne.

En fait, sans la contestation politique survenue brusquement en Bretagne, nul ne serait allé voir de plus près et il aurait fallu attendre la multiplication des bugs pour que l’absurdité de tout ceci apparaisse… ou, plus probablement, nous aurions subi pendant des années les effets d’une taxe mal conçue, un économiste publiant de temps à autre dans une revue obscure un papier technique mesu- rant la perte de bien-être résultant de cette incompétence, sans que personne ne s’en émeuve.

Revenons un instant sur le cas de l’Oregon. La méthode suivie a consisté à faire une première expérimentation, puis une deuxième. Pour tester la faisabilité du mécanisme, corriger ses points faibles, mais surtout pour gagner l’adhésion du public. Celle-ci est passée de 21% à 41%, puis 70%. Les asso- ciations de protection des libertés individuelles ont été associées au projet, il est toujours possible d’opter pour une taxe forfaitaire.

A comparer avec la « méthode » française : on réunit un grand machin médiatique, appelé Gre- nelle de l’environnement (à la suite de quoi le terme « Grenelle de… » est disqualifié pour vingt ans) ; on claironne des décisions applicables un an plus tard ; puis on annonce le report de l’application car la technique ne suit pas, puis la modification du dispositif en vue de le simplifier ; puis les entreprises concernées protestent et on arrête tout et on se retrouve en chaussettes, en pleine campagne et on n’a qu’un an pour satisfaire aux engagements européens que nous avions souscrits et même initiés.

Comme me le souffle mon épouse perfidement, si les parlementaires cumulaient moins de mandats, ils auraient peut-être le temps de faire leur boulot correctement. Et de ne pas laisser les hauts fonction-naires de Bercy le faire à leur place, en fonction de leurs propres intérêts. Comme on disait dans ma jeunesse, tout est politique.

http://alternatives-economiques.fr/blogs/parienty/2013/11/01/ecotaxe-une-affaire-hallucinante/

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07 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Côtes-d’Armor, 14 pompiers grévistes en conseil de discipline (lt)

Côtes-d'Armor, 14 pompiers grévistes en conseil de discipline (lt) dans Hollandie pompier-300x205

En grève le mois dernier, 14 pompiers costarmoricains sont convoqués ce matin à des entretiens disciplinaires.

Motif : leur direction estime qu’ils n’ont pas respecté le règlement. La CGT, elle, dénonce des mesures d’intimidation. « En vingt-cinq ans de pompiers et vingt ans de syndicalisme, c’est la première fois que je vois des collègues convoqués après une grève. Avec de telles méthodes, que notre direction ne vienne pas nous parler de dialogue social ! ».

Délégué du personnel CGT, Erwan Le Guen constate, remonté: « Le fossé entre nous et la direction se creuse ». Ce matin, le sapeur-pompier sera aux côtés de 14 collègues convoqués à des entretiens individuels préalables à une sanction. Une sanction qui peut varier d’un simple rappel à l’ordre à une exclusion de deux semaines. Le point commun de ces soldats du feu ? Avoir participé aux trois jours de grève du mois d’octobre dernier (*). Un mouvement de grogne très suivi par le personnel. Aujourd’hui, la direction du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) reproche à ces professionnels de ne pas avoir respecté une note de service en date du 27 septembre dernier.
Pas le droit d’utiliser le matériel  Un texte qui leur interdit, lors d’un conflit social, de défiler en tenue, d’utiliser le matériel ou encore de pénétrer dans un centre de secours. « Cette note nous oblige également à nous positionner vingt-quatre heures avant une journée de grève, alors que notre direction disposait déjà de la possibilité de réquisitionner le personnel de garde. C’est une atteinte aux libertés individuelles », dénonce Erwan Le Guen.

Des procédures normales selon la direction Le mois dernier, plusieurs pompiers en grève ont enfreint ces nouvelles règles, en utilisant le matériel de secours ou en refusant de dire s’ils allaient participer au mouvement social. D’où leur convocation ce matin. « Il s’agit de procédures régle-mentaires normales. Et nous ne communiquons pas sur des dossiers disciplinaires individuels », se contente d’indiquer le lieutenant-colonel Christophe Auvray, le directeur opérationnel du Sdis. Même discours du côté de Michel Brémont, vice-président du conseil général (le principal financeur du Sdis) : « Il s’agit de dispositions réglementaires. Le droit de grève, que nous avons toujours défendu, est encadré par des lois », rappelle l’élu socialiste.

145 pompiers convoqués en Ille-et-Vilaine  « Cette note de service, dont nous allons contester la légalité devant le tribunal administratif, a été publiée pour nous intimider, trois jours après le dépôt de notre premier préavis de grève. Dans ses discours, Claudy Lebreton (le président du conseil général) prône le dialogue social, mais nous sommes entrés dans une phase de répression », déplore, de son côté, Frédéric Gérard. Le secrétaire départemental du syndicat CGT estime que le département a emboîté le pas à son voisin d’Ille-et-Vilaine. « Là-bas, 145 collègues ont été convoqués à des entretiens similaires à la suite d’une grève. C’est du jamais vu ».

* La grève avait été votée pour différentes raisons : dégradation du climat social, dysfonctionnements opérationnels, manque d’effectifs, modification du déroulement de carrière… Julien Vaillant 7 novembre 2013 à 07h22

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/cotesarmor/pompiers-quatorze-grevistes-en-conseil-de-discipline-07-11-2013-2294306.php

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07 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Hollande : une faiblesse coupable… pour le grand capital (lo)

Hollande : une faiblesse coupable... pour le grand capital (lo) dans Hollandie 3033034362_1_3_go0tamel-300x221

On parle beaucoup aujourd’hui des reculs quotidiens du gouvernement.

Même les organes de presse réputés les plus favorables à la gauche au pouvoir tancent Hollande pour sa « faiblesse », son « incapacité à trancher », son « manque d’autorité ».

À l’appui de leur thèse, les commentateurs citent entre autres l’annonce sur la taxation des plus-values de certains produits d’épargne, suivie de son retrait partiel ; la proposition d’une taxe sur les entre-prises, immédiatement modifiée à la demande du patronat ; l’impôt à 75 % sur la partie des revenus dépassant le million d’euros, rapidement dégonflé ; la taxation sur les plus-values, retirée après la protestation patronale dite des « pigeons » ; et, dernier recul en date, la suspension de l’écotaxe.

Oui, Hollande recule souvent, en particulier quand les protestations viennent de la droite et des milieux patronaux. Mais il est faux de dire qu’il recule toujours.

Pour servir le grand capital, Hollande n’a pas manqué de courage ni fait preuve de fai- blesse: les vingt milliards d’euros de crédit d’impôt, captés en fait par les grands groupes, ont été accordés sans délai ni contrôle. La remise en cause du code du travail a été votée sans coup férir au début de l’année, de même que la nouvelle attaque sur les retraites l’a été à l’automne. Et le 1er janvier 2014 l’impôt le plus injuste, la TVA, qui frappe en priorité les pauvres, augmentera à son tour, si- phonnant encore un peu plus les salaires et les pensions pour remplir les coffres-forts.

Pendant ses dix-huit mois au pouvoir, alors que les plans de licenciements opérés par des entreprises riches à milliards se multiplient, Hollande n’a su offrir que sa compassion aux travailleurs désespérés et ses CRS aux travailleurs combatifs. Mais rien, jamais aucune mesure qui contraigne un tant soit peu les licencieurs, c’est-à-dire les capitalistes.

Hollande et son gouvernement ne sont pas faibles avec tout le monde. Ils sont impitoyables avec les travailleurs et les pauvres, mais sensibles aux protestations des patrons, et même d’autant plus sensibles que les patrons en question sont plus gros. Paul GALOIS

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2362&id=9

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06 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

« À part quelques avancées mineures, on n’est pas satisfait de la loi Duflot »

« À part quelques avancées mineures, on n’est pas satisfait de la loi Duflot » dans Hollandie marche_des_requisitions_20121027-167

Jean-Baptiste Eyraud est le porte-parole de Droit au logement (DAL), association fondée en 1990. Avec lui, nous revenons en particulier sur la lutte autour du campement de la place de la République à Paris et sur le bilan de la politique du gouvernement en matière de logement, un an et demi après son arrivée au pouvoir.

Ces derniers jours ont été chauds pour le DAL. Est-ce que tu peux dire rapidement ce qui s’est passé ? Nous avions installé un campement lundi 14 octobre, place de la République, à la suite d’une table ronde pour le droit au relogement de 300 familles qui n’avait rien donné. Nous avons décidé de passer la nuit Place de la République pour la 4e fois. Nous l’avions déjà fait sans que cela ne pose de problème. Le lendemain vers midi, les CRS ont débarqué. Il ne reste alors sur le campement qu’une vingtaine de personnes, les autres sont au travail. Sans sommation, les CRS coupent les bâches, qui tombent sur la tête des mal logéEs et militantEs assis par terre qui se tiennent par les coudes, et em- barquent ceux-ci sans ménagement. Un CRS déchire l’oreille d’un père de famille qui sortira de l’hôpital avec 12 points de suture.

Le ton est donné. Le soir même, et le lendemain soir, et le jeudi soir, rassemblement sur la base de notre déclaration de manifestation statique d’une semaine. À chaque fois les policiers nous encerclent pour nous empêcher de manifester, et on entend des CRS se dire : « on va se les faire ». Il y a beaucoup de mères de familles et des enfants.

Le samedi 19, nous participons à la journée européenne pour le droit au logement et contre la spéculation immobilière organisée dans 12 pays européens. Le rassemblement se tient, mais beaucoup de policiers sont présents. Nous décidons de partir et commençons à descendre dans le métro. Surprise, la police nous bloque et nous bouscule. Nous nous asseyons par terre, et là les CRS nous frappent. Comme les autres personnes, je reçois des coups. Un CRS me tire par les cheveux et me mets trois coups de rangers dans les côtes. Ils m’enlèvent aussi mes chaussures. Ils tordent les membres des mères de familles, les têtes… Il y a pas mal de blessés.

En fait, ils veulent nous faire mal pour nous forcer à nous lever. Habituellement ils te portent à 3 ou 4, en douceur. C’est un choix de la hiérarchie, des ordres ont été donnés faire mal et faire peur. Puis ils nous traînent par terre et nous emmènent dans la cage humaine qu’ils ont constituée, nous séquestrant pendant 4 heures dans des conditions dégradantes, puisqu’il faut uriner sous les yeux des policiers.

Le commissaire refuse qu’un médecin fasse des soins. Au bout du compte, le Ministère du loge- ment intervient, inquiet des brutalités en cours, et se dit prêt à négocier. Rendez-vous est pris pour le lundi suivant. La police s’en va à notre demande, et nous partons tous ensemble.

Qui étaient les familles rassemblées Place de la République ?  Ce sont des familles qui ont fait des demandes de logement social, qui, pour la plupart, sont des prioritaires de la loi Dalo. Dans l’attente d’un relogement par l’État, elles sont hébergées dans des conditions éprouvantes, dans des hôtels à droite à gauche, elles connaissent des situations de grande précarité. Ce sont les mêmes qui ont occupé les gymnases de la ville de Paris depuis le début de l’année. Elles sont très déterminées à lutter, comme on l’a fait rue de la Banque, et elles en ont marre.

Comment expliques-tu l’attitude du pouvoir ? Les faucons ont le vent en poupe. On a vu aussi la répression contre des luttes du logement à Toulouse, Poitiers, Lille, Montpellier, Rennes et Bordeaux ces derniers temps, on le voit aussi avec les familles sans-papiers. Il y a une position dure du gouver- nement contre les mouvements sociaux, pour faire taire les revendications, avec des contradictions en son sein comme on le voit entre le ministère du logement et celui de l’Intérieur.

Vous avez porté plainte auprès de l’IGPN ? On est obligé de passer par l’IGPN pour porter plainte contre la police. C’est une réforme de Sarkozy. On a déposé les images, les documents. Plusieurs per- sonnes ont porté plainte. Moi aussi. Pour violence et séquestration. Il y a des images qui montrent la brutalité policière. À une autre époque, dans les années 90, une affaire comme celle là aurait fini en correctionnelle. On va voir quelles suites seront données par l’IGPN.

Que penses-tu de l’ensemble de la politique du gouvernement en matière de logement?   Cette politique n’est pas bonne. À part quelques avancées mineures, on n’est pas satisfait de la loi Duflot. Le renforcement de la loi de réquisition a été rejeté par le Sénat, une meilleure protection des mal-logés, des habitants de taudis contre les marchands de sommeil et les bailleurs indélicats,  n’est pas passée non plus, pour l’instant.
Les fonds pour produire du logement social, le 1 % logement, ont été raflés pour d’autres missions. Cela assèche les sources de financement de la construction de logements sociaux. Ils ont gelé les allocations logements, les APL, ce qui va peser sur les locataires les plus modestes.  Nous som- mes très critiques vis-à-vis de ce gouvernement qui fait des cadeaux fiscaux aux riches, pour investir dans le locatif, qui soutient la rente locative, qui ne produit que de la spéculation et de la pauvreté. L’en- cadrement des loyers de madame Duflot risque d’être un encadrement des loyers à la hausse. Nous es- pérons qu’il va apporter cependant un peu de répit aux locataires modestes, mais ce n’est pas du tout certain.

Il y a eu depuis quelques semaines, des mobilisations contre les expulsions et les ruptures d’hébergement, à Poitiers, Toulouse, Clermont-Ferrand, Grenoble, Caen, etc. Ne faudrait-il pas tenter de fédérer ces luttes pour leur donner plus de visibilité ? Ce qui est en cause, c’est le droit à l’hébergement. Toute personne sans logis, quelque soit sa situation administrative selon la loi, y a droit, jusqu’à une orientation vers un hébergement stable ou un relogement.

Et l’hiver risque d’être dramatique. On est prêt à contribuer à une mobilisation large mais coor- donner n’est pas si facile. Si les salariés de l’urgence ne se mobilisent pas, ce sera insuffisant. La mobi- lisation des associations gestionnaires serait aussi nécessaire. A Clermont-Ferrand, le mouvement a pris car tout le monde s’y est mis. C’est une idée à fouiller et évidemment on serait partant. Mais il faut sortir de l’hébergement hôtelier et lancer un vaste plan de mobilisation des logements et locaux vacants (ré- quisition, mise à disposition, intermédiation locative…). Ça passe également par la réquisition des lo- gements vacants. Il y a un enjeu important à constituer un front pour défendre ce droit. Dans le cas contraire, les idées d’extrême droite vont se développer, la xénophobie et le racisme, la stigmatisation et la répression des populations les plus précarisées.

Quelles sont vos perspectives de mobilisations pour les semaines à venir ? On a devant nous une période de négociations. On est mobilisé jeudi 31 octobre pour l’arrivée de la trêve hivernale, une sorte d’halloween avec les enfants, place de la République. Ensuite je pense qu’il y aura des mobili- sations concernant l’application de la loi de réquisitions, l’amélioration de  la loi Duflot. Nous étions dans l’idée d’une grande loi pour les mal-logés, les sans logis, les locataires, soutenue et encouragée par une mobilisation sociale, et la plate forme logement des mouvements sociaux. Le Ministère du logement et le gouvernement n’en ont pas tenu compte et ont choisi d’écouter les gestionnaires, et au final, les bailleurs et les milieux de l’immobilier. Propos recueillis par JMB Samedi 2 novembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 215 (31/10/2013)

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06 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Le gouvernement veut(-il) que l’inspection du travail soit plus sympa avec le patronat? (basta)

Le gouvernement veut(-il) que l’inspection du travail soit plus sympa avec le patronat? (basta) dans Hollandie la-verite-si-300x227

Ils sont souvent l’ultime rempart face aux violations du droit du travail ou aux mises en danger de la santé et de la sécurité des salariés.

2 256 inspecteurs et contrôleurs du travail sont chargés de surveiller ce qui se passe dans le huis clos des deux millions d’entreprises hexagonales. Ils protestent contre une réforme qui, selon eux, menace leur mission. Réductions d’effectifs, politique du chiffre, perte d’indépendance, risque de collusion avec les employeurs… Tels sont leurs griefs à l’encontre du projet de loi porté par leur ministre Michel Sapin.

L’inspection du travail sera-t-elle mise au pas ? « Casse de l’inspection du travail : Le Medef en rêvait, le PS l’a fait ». Une banderole flotte devant le siège du parti socialiste, rue de Solferino, à Paris, ce 22 octobre. Menottes aux poignets, cinq inspecteurs du travail s’enchaînent aux grilles du siège du parti socialiste. Accompagnés d’une quarantaine de collègues, ils dénoncent la réforme de l’inspection du travail, prévue dans le projet de loi sur la « formation professionnelle et la démocratie sociale ». La loi sera présentée en janvier 2014 devant le Parlement.

Officiellement, le ministre du Travail Michel Sapin souhaite « adapter l’inspection aux mondes du travail » afin de bâtir un « ministère fort » pour protéger l’« indépendance » et l’« efficacité » de ceux qui sont censés faire respecter le code du travail et s’assurer que les droits des salariés sont respectés. Face à la quête de « compétitivité » et de « flexibilité » à outrance, dans un contexte où les licen- ciements s’intensifient, où les dérogations au droit se multiplient, l’inspection du travail constitue souvent l’ultime rempart pour des salariés sommés de tout accepter. Ils sont d’ailleurs les seuls fonctionnaires habilités à pénétrer à l’intérieur d’un site, sans avoir besoin de mandat.

« Une entreprise visitée tous les dix ans » 2 256 agents de la direction générale du travail suivent actuellement près de deux millions d’entreprises, et contrôlent les conditions de travail des 18 millions de personnes qui y sont employées [1]. Une tâche gigantesque, qui va de la vérification du paiement des heures supplémentaires au contrôle des mesures prises par l’entreprise pour éviter que son personnel soit exposé à des risques, physiques ou toxiques. Rien qu’en 2009, près de 966 000 infractions ont été signalées, très majoritairement en matière de santé et sécurité au travail, ainsi que sur le non-respect du contrat de travail (durée du travail, congés, rémunérations…).

Réaliser une enquête dans une entreprise demande du temps : se familiariser avec l’établissement ; interroger salariés, représentants du personnel et médecin du travail ; étudier les fiches de paie, la convention collective et le document unique d’évaluation des risques professionnels ; constater l’éventuelle présence de produits cancérogènes ; détecter de possibles « risques psychosociaux » ; rédiger des rapports, formuler des recommandations et des alternatives à une éventuelle sanction et, le cas échéant, dresser un procès-verbal d’infraction.

« Aujourd’hui, j’ai 8 000 entreprises à gérer, cela fait une entreprise visitée tous les dix ans. C’est catastrophique ! », illustre Kevin, agent de l’inspection du travail en Savoie et syndiqué à la CNT. Comme un demi millier de ses collègues venus de toute la France, il a répondu à l’appel de l’intersyndicale (CGT, CNT, FO, SNU-FSU, SUD) pour défiler devant le ministère. « Retrait du plan Sapin », « L’inspection au service des salariés ! » : une grande partie des agents ne semble pas partager la vision de leur ministre.

« Un copier-coller du projet de l’UMP »

Infractions au droit du travail : 69% des PV sans suites connues

Lire la suite    Ludo Simbille 6 novembre 2013

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05 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Une idéologie rance et raciste abritée derrière un masque humaniste (lm)

Une idéologie rance et raciste abritée derrière un masque humaniste (lm) dans Antiracisme ya-bon-banania-2013-tad-guineelibre-cope-genest_

En cet automne 2013, on a pu croire que l’ère du déni était terminée.

Après la série d’agressions antimusulmanes de cet été, deux livres venaient rappeler que l’islamophobie n’est pas un fantasme: celui du journaliste Claude Askolovitch, dont le titre, Nos mal-aimés. Ces musulmans que la France ne veut pas (Grasset, 280p., 18 euros), indique que son auteur, jadis moins lucide, a rompu avec le petit milieu qui prospère sur la haine des musulmans; et celui des sociologues Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed, Islamophobie. Comment les élites françaises fabriquent le « problème musulman » (LaDécouverte, 300p., 21 euros), qui fait le point sur les recherches menées depuis une dizaine d’années, en France et ailleurs, sur ce racisme New Age.

On dut pourtant rapidement déchanter. Car la machine islamophobe, si puissante, si violente, se remit immédiatement en branle. Après avoir reconnu qu’il existait un « racisme antimusulman », la polémiste Caroline Fourest précisa sur France Culture que ce racisme était l’exclusivité de quelques excités et nia toute validité au concept d’« islamophobie », qu’elle incarne pourtant parfaitement.

Les hebdomadaires ressortirent de leurs tiroirs leurs éternels « intégristes » qui, coupables de tout, permettent aux éditorialistes de rameuter les troupes. Il est urgent de « combattre », exhorte Christophe Barbier en préambule du énième dossier que L’Express consacre au « communautarisme » (8 octobre).

L’événement qui peut être considéré comme l’acte de naissance de l’islamophobie en France s’est produit en janvier 1983. Confronté à un vaste mouvement social dans une industrie automobile en crise, le gouvernement « socialiste », décidé à ne rien céder aux ouvriers, discrédita les grévistes, dont beaucoup étaient immigrés, en les assimilant aux mollahs iraniens. « Des grèves saintes d’intégristes, de musulmans, de chiites! », s’enflamma le ministre de l’intérieur.

Le stratagème provoqua quelques remous à gauche. Le Nouvel Observateur dénonça cet « anti-islamisme indistinct » qui « conduit à voir en chaque musulman un complice virtuel de Khomeyni ». Quant à Libération il y vit le prélude d’un raz-de-marée « raciste ». Malgré ces avertissements, l’entour- loupe fonctionna. La presse obéissante fit ses choux gras des « intégristes » en col bleu. Satisfaites, la droite et l’extrême droite constatèrent qu’il était plus efficace, pour insulter les « bougnoules » de les appeler « musulmans ».

Car telle est la fonction de l’islamophobie: encoder le racisme pour le rendre imperceptible, donc socialement acceptable. C’est cette machine à raffiner le racisme brut, lancée par les socialistes en 1983, qui tourne à plein régime depuis trente ans, à gauche comme à droite. On ne parle jamais de « bou- gnoules » à la télévision et dans la presse, et assez peu d’Arabes et de Noirs.

Mais on diffuse à flux continu des reportages où se déverse un magma confus de « mu- sulmans », d’« islamistes » et autres « communautaristes ». Rien de raciste, bien sûr! C’est sim- plement que ces gens-là posent « problème », nous dit-on, car ils menacent la « République », la « laïcité », le « féminisme », le « vivre-ensemble ».

Ainsi encodé, ce racisme raffiné, produit dans les beaux quartiers, imprimé dans les jour- naux, mis en scène à la télévision, propagé sur Internet, se dissémine dans toute la société. Laquelle, ainsi habituée à vivre dans un mélange de peur identitaire et d’angoisse sécuritaire, est sommée de traquer les voiles litigieux, de mesurer les poils de barbe et de signaler le moindre « colis suspect ». Attentifs ensemble! Alimentée depuis trois décennies par des bataillons d’éditocrates, l’islamophobie est devenue une arme psychologique redoutable. Les premières victimes sont bien sûr « musulmanes », ou supposées telles. Suspectées, disqualifiées, déshumanisées par la propagande néo-raciste, elles sont d’autant plus « légitimement », et parfois légalement, discriminées, exclues, arrêtées ou agressées qu’on en a fait des « objets phobogènes », comme disait le psychiatre Frantz Fanon.

Mais derrière les musulmans, la cible est plus large: l’islamophobie est devenue l’arme secrète d’une guerre sociale diffuse. Par effraction, ce racisme sans race, cette haine respectable, installe dans nos têtes l’idée d’une société assiégée, allergique à la nouveauté, à l’étrangeté, à la pluralité. Derrière son masque « humaniste », parfois même « antiraciste », cette idéologie rance ne rejette pas seulement les musulmans, elle chasse aussi les Roms, fabrique des « clandestins », protège les privilégiés contre les « parasites », quels qu’ils soient.

En 1984, un an après la manœuvre anti-ouvrière du gouvernement socialiste, le Front national remportait ses premiers succès électoraux, lors des scrutins municipaux et européens. En 2014, le parti lepéniste est déjà assuré d’un nouveau triomphe. Mais ceux qui nourrissent la bête depuis trente ans n’y sont pour rien. C’est la faute aux « intégristes »!

Le Monde.fr | 01.11.2013 à 12h00 | Par Thomas Deltombe (Editeur et journaliste)

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/11/01/une-ideologie-rance-et-raciste-abritee-derriere-un-masque-humaniste_3506988_3232.html

 

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04 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Eva Joly souhaite une enquête sur l’écotaxe (libération)

Eva Joly souhaite une enquête sur l'écotaxe (libération) dans Ecologie & climat eva-j-300x215

L’ancienne candidate EE-LV à l’Elysée s’interroge sur les conditions d’attri- bution à la société Ecomouv’ du contrat sur la gestion des portiques.

Eva Joly, ex-candidate EE-LV à l’Elysée, a souhaité lundi une enquête sur l’écotaxe qui, à ses yeux, n’en est pas «une vraie» et est «contreproductive» avec des circuits financiers contestables. Interrogée par i>TELE sur les destructions, en Bretagne, de portiques destinés à ce prélèvement, l’eurodéputée écologiste les a jugées «tout à fait désagréables». Mais «c’est toute cette écotaxe qui pose problème». «Telle que, elle est très contreproductive, ce n’est pas une vraie écotaxe.»

Le contrat public-privé passé pour percevoir ce nouvel impôt «a été conçu pour produire de l’argent pour le concessionnaire», a-t-elle accusé. Or la société en question, Ecomouv’, «n’avait que 30 millions de fonds propres pour un projet de 800 millions. C’est une absurdité, cela pose beaucoup de questions et M. (Jean-Louis) Borloo et NKM», Nathalie Kosciusco-Morizet, anciens ministres UMP de l’environnement, «doivent répondre», a insisté l’élue écologiste.

Comment a-t-on «pu laisser une société privée collecter l’impôt», a-t-elle insisté, en relevant qu’Ecomouv’ devait garder 20% de l’argent recueilli. «Le produit n’est pas une vraie écotaxe et on fait bien de ne pas la mettre en place telle qu’elle est aujourd’hui», a encore dit la députée européenne. «Il faut dénoncer ce contrat et il faut faire une enquête». L’ancienne juge d’instruction demande «une enquête parlementaire» et souhaite par ailleurs qu’un dossier qui avait été «transmis au parquet de Nanterre soit réellement instruit, parce qu’à l’époque c’était (Philippe) Courroye le procureur, et rien n’est arrivé».

Plus généralement, il y a en Bretagne, selon elle, «une situation exceptionnelle de ren- contre de problématiques identitaires et de questions sociales». «Il ne faut pas confondre les positions conservatrices dangereuses de la FNSEA et du Medef avec le mouvement social.»

L’ancien ministre UMP Bruno Le Maire a de son côté «fermement» condamné lundi la destruction d’un nouveau portique écotaxe dimanche dans les Côtes-d’Armor à Lanrodec. «Je condamne et je condamne même fermement ces actions. Je pense qu’il y a d’autres moyens de se faire entendre. Dégrader le bien public, s’en prendre aux portiques ou à n’importe quel bien public, ça n’est pas acceptable», a réagi Le Maire sur France Info.

«Je comprend parfaitement la colère des Bretons. Je ne suis pas favorable à cette écotaxe, au moins telle qu’elle est présentée aujourd’hui, mais il y a d’autres moyens en démocratie de faire entendre sa voix», a poursuivi l’ancien ministre de l’Agriculture. Un nouveau portique écotaxe a été détruit dimanche à Lanrodec (Côtes-d’Armor) au lendemain d’une manifestation qui a rassemblé 15 000 personnes samedi à Quimper pour l’emploi et contre l’écotaxe, impôt suspendu mardi par le gouvernement. AFP  4 novembre 2013 à 09:27 (Mis à jour : 4 novembre 2013 à 10:17)

http://www.liberation.fr/societe/2013/11/04/eva-joly-souhaite-une-enquete-sur-l-ecotaxe_944389

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