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01 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Hollande à Lorient lundi : la liste des manifs s’allonge (OF)

Hollande à Lorient lundi : la liste des manifs s’allonge (OF) dans Hollandie la-verite-si

Personnels hospitaliers, personnels civils de la Défense… La visite présidentielle annoncée lundi 1er juillet à Lanester et Lorient attise les revendications.

Le président de la République doit inaugurer lundi 1er juillet l’hôpital du Scorff à Lorient (11 h 15), après avoir signé des contrats d’avenir à la mairie de Lanester.

La CGT DCNS veut rencontrer Le Drian Après Sud-santé, la CGT, le Parti de gauche, c’est au tour de la CGT DCNS d’appeler à la mobilisation. Le syndicat souhaite s’entretenir avec Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, à propos du « programme de Fremm (Frégates multimissions), des suppressions d’emplois dans le ministère et des risques de fermetures d’établissements au sein du ministère de la Défense ».

Rassemblement porte Colbert Un premier rassemblement est prévu lundi 1er juillet à 10 h 45 porte Colbert à Lorient, et un second, dans la foulée, à la Cité Allende toute proche.

Les territoriaux de Lanester aussi… La CGT des territoriaux de Lanester entre aussi dans le mouvement de contestation contre la politique du gouvernement, en appelant à se réunir à 9 h lundi place Jean-Delaune à Lanester, pour rejoindre ensuite la Cité Allende à Lorient via le Pont des Indes.Politique vendredi 28 juin 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Hollande-a-Lorient-lundi-la-liste-des-manifs-s-allonge_40811-2207227_actu.Htm

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27 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Retraites : pas un euro de moins, pas un trimestre de plus !

Retraites : pas un euro de moins, pas un trimestre de plus ! dans Hollandie charb_1-e940f

Les patrons et les gouvernements, qu’ils soient de droite ou socialiste, suivent invariablement la même procédure pour asséner des mauvais coups aux salariéEs : diffuser des informations laissant prévoir une énormité et finalement n’en faire qu’une partie en misant sur le soulagement réel ou feint. La contre-réforme annoncée des retraites n’échappe pas à cette règle.
Le rapport Moreau nous a livré un catalogue de toutes les horreurs possibles : la baisse des pensions pour les retraitéEs plus l’allongement de la durée de cotisation plus le report de l’âge légal de la retraite plus la modification du mode de calcul pour les fonc- tionnaires… À l’arrivée, la loi proposée par le gouvernement n’en reprendra sans doute qu’une partie. Le Medef, qui verra ainsi certaines de ses exigences satisfaites, continuera d’en exiger toujours plus… mais les organisations syndicales empêtrées dans la conférence sociale pourront toujours prétendre qu’elles ont évité le pire. Il n’y a pourtant rien à négocier avec un patronat qui veut discuter de tout, sauf de l’augmentation des cotisations, et faire payer les salariéEs ou les retraitéEs, voire les deux à la fois !

La mort programmée ?
La mesure qui semble avoir les faveurs de François Hollande est l’allongement de la durée de cotisation jusqu’à 44 annuités. Hypocritement, il exclut le report de l’âge légal. Mais quelle est la différence ? L’âge moyen du premier emploi stable pour les jeunes est 26 ans, ce qui amènerait à 70 ans pour obtenir une retraite pleine et entière ! Une telle mesure n’a rien d’un « moindre mal ». Contre-réforme après ­contre‑réforme, depuis 1993, la durée de cotisation est passée de 37, 5 annuités à 40 puis 41, 5 aujourd’hui. Cet allongement progressif, associé à la modification des règles de calcul et à la désindexation sur les salaires, aboutit à la mort programmée de la retraite par répartition. C’est la négation même de la possibilité d’atteindre la retraite en bonne santé et avec les moyens d’en profiter. C’est la baisse inévitable du niveau des pensions avec l’explosion du nombre de ceux et surtout de celles qui finiront leur vie dans la misère. C’est la part belle faite aux financiers et fonds de pension en tout genre, en incitant ceux qui en ont les moyens à se payer une retraite sur le marché florissant des retraites complémentaires.

Résister à l’intox, gagner l’opinion Les délais sont courts car le gouvernement Hollande-Ayrault prétend présenter sa loi en septembre pour la faire adopter avant la fin de l’année. Il n’y a donc pas de temps à perdre pour construire la mobilisation. Il faut d’abord convaincre, contre ce rouleau compresseur gouvernemental, patronal et médiatique qui veut nous enfoncer dans le crâne qu’une réforme est urgente et inévitable, qu’il n’y a plus d’argent pour financer les retraites, qu’on vit-plus-longtemps-donc-on-doit-travailler-plus longtemps.
Nous avons au moins trois arguments forts pour refuser tout nouveau recul. Un : il n’y a pas de problème de financement des retraites, il y a un problème de répartition des richesses. Ce ne sont pas les retraitéEs qui coûtent trop cher mais les actionnaires qui, au cours des trente dernières années, ont accaparé 10 % de plus de la richesse produite.
Deux : il n’y a pas trop de retraitéEs, il y a trop de chômeurs. Rien ne justifie de faire travailler plus longtemps des salariéEs uséEs quand le chômage frappe près d’un jeune actif sur quatre. La question des retraites est donc celle du partage du travail. Partage du travail par la baisse de la durée hebdomadaire pour embaucher et donc générer des cotisations sociales. Partage du travail avec la retraite pleine et entière à 60 ans — 55 ans pour les emplois pénibles — et l’embauche en CDI des jeunes qui galèrent de stages en contrats précaires.
Dernier argument mais pas le moindre : ceux qui gouvernent aujourd’hui ont été élus pour nous débarrasser de la droite et de Sarkozy qui nous ont imposé une contre-réforme des retraites en 2010. Ils n’ont aucune légitimité pour poursuivre la destruction du droit à la retraite.

Ce gouvernement doit battre en retraite. Ce travail militant doit commencer immédiatement, avec des collectifs de mobilisation, avec l’organisation de réunions publiques, de débats, avec la diffusion d’argumentaire pour démasquer les mensonges déversés à longueur d’antenne. Ces cadres unitaires doivent regrouper touTEs celles et ceux, équipes et militantEs syndicaux, féministes, associatifs, politiques, qui sont d’accord sur une seule chose : engager le combat contre toute contre-réforme, contre tout nouveau recul.

Christine Poupin Mercredi 26 juin 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 201 (27/06/13)

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27 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Édito : le Président et ses courbes

Édito : le Président et ses courbes dans Austérité fancois-hollande-pipeau1

Lors de la conférence sociale des 20 et 21 juin, François Hollande a réaffirmé « sa volonté et sa conviction sur la possibilité d’inverser durablement la courbe du chômage à la fin de l’année ».

Et pourtant, dans le même discours, il constatait que « le chômage ne cesse d’augmenter depuis 5 ans et que ça va continuer jusqu’à la fin de l’année ». Michel Sapin, ministre du Travail, confirme aussi l’inversion de la courbe pour la fin de l’année, tout en reconnaissant que « les chiffres du chômage ne sont pas forcément bons » !

Ils sont même carrément mauvais : 10, 4 % d’entre nous sont chômeurs en mai et 10, 7 % le seront en décembre… d’après les prévisions les plus modestes. Ce chiffre est nettement en dessous de la réalité puisqu’il ne prend en compte ni les travailleurs à temps très partiel, ni celles et ceux qui ont renoncé à toute recherche d’emploi, ni les 150 000 jeunes sortis du système scolaire sans diplôme et qui ne sont pas en formation ou à Pôle emploi… Et cela risque de durer, puisque 38 000 emplois ont été détruits au premier semestre et que 76 000 autres le seront avant la fin de l’année.

Alors, pour l’inverser cette courbe du chômage, quelles mesures extraordinaires le Président a-t-il sorti de son chapeau ? Quatre « mesurettes » : la création de 100 000 emplois d’avenir avant la fin de l’année ; une articulation entre le RSA et le salaire pour que ceux qui retrouvent un emploi ne soient pas lésés ; des contrats d’apprentissage avec promesse d’embauches ; le recrutement en urgence de 200 000 à 300 000 personnes sur les postes vacants… Bien loin de vrais contrats durable pour toutes et tous, de l’interdiction des licen- ciements et du partage des richesses, seuls objectifs à la hauteur des enjeux !
La seconde courbe qui ne s’inverse pas non plus, c’est celle des mécontents de la politique de Hollande. D’après un sondage réalisé par l’Ifop au lendemain de la conférence sociale, 73 % des sondés ne lui font pas confiance. C’est la popularité la plus basse d’un Président de la République après un an de mandat ! Ce chiffre exprime un ras-le-bol qui devra se traduire en manifestations. Inverser radicalement la courbe de nos mobilisations contre la politique d’austérité de ce gouvernement, et construire une opposition sur sa gauche : c’est comme cela que nous prendrons ensemble notre vie en main !

Roseline Vachetta Jeudi 27 juin 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 201 (27/06/13)

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27 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Espagne : le socialiste Rubalcaba pactise avec le gouvernement Rajoy (LO)

Espagne : le socialiste Rubalcaba pactise avec le gouvernement Rajoy (LO) dans Europe pp-psoe

En Espagne, le chef du gouvernement de droite Rajoy et le secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) Rubalcaba ont mis en scène un accord, dans le cadre de leur participation à une réunion du Conseil européen. Les deux partis ont donc choisi d’aller main dans la main à Bruxelles. Il serait de l’intérêt de l’Espagne, disent-ils, de laisser de côté les différences.

Mais de quelles différences parlent-ils ? Depuis fort longtemps, la politique des socialistes et celle des dirigeants du Parti populaire actuellement au pouvoir ne se distinguent pas sur les sujets fondamentaux, particulièrement ceux qui concernent les intérêts des classes populaires. Les uns comme les autres ont toujours servi le patronat, les banquiers et les spéculateurs. Avec des nuances, mais toujours au bénéfice des mêmes. La seule nouveauté c’est que cette rencontre, ces accords, sont de la part des dirigeants socialistes un geste d’allégeance à la politique du gouvernement de droite, qui va se traduire dans les mois qui viennent par de nouvelles mesures contre le monde du travail, contre les chômeurs et les retraités. Ce n’est pas nouveau, car la politique antiouvrière de Rajoy avait été mise en place par le gouvernement de gauche précédent, dirigé par Zapatero. La récente réforme du code du travail, tricotée par la gauche puis par la droite, a condamné au chômage des centaines de milliers de travailleurs sans qu’il en coûte rien au patronat.

Les salaires, le niveau de vie des couches populaires ont considérablement baissé, des dizaines de milliers de familles ont été expulsées de leur logement et &ndash ; autre résultat des opérations spéculatives des banques &ndash ; des milliers de petits épargnants, retraités pour la plupart, ont perdu une partie de leurs maigres économies. Aujourd’hui, le gouvernement de droite ne cache pas que ses rencontres avec le leader de l’opposition seront aussi l’occasion de se mettre d’accord sur des mesures destinées à sauver l’économie, c’est-à-dire les profits des capitalistes et des banquiers.

En Espagne comme en France et en Europe, les politiciens de droite comme de gauche pointent du doigt l’Europe pour affirmer que c’est elle qui exige la réduction drastique des dépenses publiques, en particulier dans l’éducation et la santé, la réforme des régimes de retraite, etc. Et, bien sûr, l’Europe serait aussi responsable du chômage. Elle a bon dos. Rajoy en Espagne comme tous ses collègues européens, de droite comme de gauche, n’ont pas besoin d’elle pour vouloir faire payer la crise aux classes populaires. En Espagne, des millions de travailleurs sont maintenant largement prévenus qu’un parti qui s’appelle socialiste et ouvrier soutient la droite, représentée par le Parti populaire, pour accentuer une politique antiouvrière. Le dirigeant du PSOE Rubalcaba ne fait rien d’autre que suivre le chemin des précédents dirigeants socialistes, qui, depuis la fin du franquisme, ont défendu, au pouvoir pendant plus de vingt ans comme dans l’opposition à des gouvernements de droite, les intérêts des classes possédantes.

Hélène GRILLET http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2343&id=38

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25 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Pierre Mauroy : entre éloges et amnésie

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À l’annonce de sa disparition, les couronnes tressées à Pierre Mauroy par l’ensemble de la classe politique institutionnelle ne sauraient être de pure circonstance. Feints ou sincères, ces éloges unanimes viennent nous rappeler qu’avant tout, Pierre Mauroy fut un fidèle serviteur de la 5e République et du capitalisme. Ainsi, Jean-Louis Borloo réagissant sur France Info, et visiblement ému, évoque un homme de valeur qui incarnait « le vrai socialisme ouvrier », rappelant qu’« il n’avait pas hésité à prendre la décision de fermer les mines de charbon et l’usine sidérurgique d’Usinor Denain », admirant même « son courage pour avoir été en personne l’annoncer aux ouvriers »…Pour Jean-François Copé, il était un « socialiste sincère qui avait su gagner l’estime de chacun au-delà de son camp ». Steeve Briois, secrétaire du Front national, ose même se permettre de « saluer son engagement réel et sincère pour la défense des travailleurs français ».
Assez logiquement, au Parti socialiste, d’Harlem Désir à Gérard Filoche (comme au Parti de gauche d’ailleurs), on ne cherche à retenir que les mesures prises par le gouvernement Mauroy entre 1981 et 1983 : les 39 heures de travail hebdomadaire, l’augmentation du Smic, l’abaissement de l’âge de départ à la retraite à 60 ans, les lois Auroux, l’abolition de la peine de mort et la nationalisation de neuf groupes industriels de la sidérurgie et d’une partie du secteur bancaire… indemnisés à prix d’or. Du côté du Parti communiste, on invite les quatre anciens ministres du parti à également chanter les louanges de « la plus belle période depuis le Front Populaire ». Le bureau confédéral de la CGT ose à peine se souvenir que c’est Pierre Mauroy en personne, qui à la tribune du congrès de Lille vint annoncer « le tournant de la rigueur et la modération salariale » hué par une partie des délégués.

Les premiers renoncements Ce tableau dithyrambique tiré par les responsables politiques et syndicaux de cette époque occulte les renoncements à en appeler à la mobilisation ouvrière et populaire pour imposer durablement les mesures sociales prononcées au lendemain de la victoire électorale de l’Union de la gauche. Dans un contexte international marqué par les politiques ultralibérales de Reagan et de Thatcher, le gouvernement de Pierre Mauroy, et de Jacques Delors son ministre des Finances européiste convaincu, a choisi la pire des ­politique, celle du renoncement. Les « trois glorieuses » allaient se solder par un abandon pur et simple des promesses faites aux salariés, dont la première mesure fut la décision du blocage des salaires. Les gouvernements successifs dirigés par les socialistes ne feront que détricoter l’ensemble des conquêtes sociales obtenues après 1981, à l’exception de l’abolition de la peine de mort.
Enfin, nous ne saurions terminer cet hommage iconoclaste sans évoquer l’injure faite par Pierre Mauroy en janvier 1984 aux salariés de Talbot-Aulnay (aujourd’hui PSA) en grève contre les licenciements et les plans de restructuration, qualifiant ce mouvement de « grève des ayatollahs ». Tenue par un Premier ministre « socialiste », cette expression illustre à elle seule le fossé qui existe entre les internationalistes dont nous faisons partie, attachés à l’égalité des droits, et combattant le poison mortel que sont le développement des idées racistes et nationalistes, et les gestionnaires de cette 5e République, qu’ils soient classés à droite ou à gauche.

Alain Pojolat Lundi 24 juin 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 200 (20/06/13)

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20 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Édito : La fable de Hollande

Édito : La fable de Hollande dans Hollandie comment_raconter_des_histoires_a_nos_enfants_1926_859

«Ce n’est pas le rythme des réformes qui est jugé trop lent, ce sont les résultats qui tardent », répond François Hollande à celles et ceux qui n’en peuvent plus de sa politique. Lors de son passage sur M6 dimanche soir, il persiste et signe. Il s’auto-satisfait des cadeaux aux entreprises au nom de la compétitivité, de la précarité pour les jeunes grâce aux emplois d’avenir et autres contrats de génération. Le chômage atteint des sommets historiques et le pouvoir d’achat des profondeurs non moins historiques… mais il promet l’inversion de la courbe du chômage en continuant la même politique.

Concrètement, il donne d’une main aux propriétaires ce qu’il retire de l’autre aux salariéEs et aux retraitéEs. Pour les premiers, il annonce un abattement exceptionnel, dès 2014, sur l’imposition des plus-values immobilières et un raccourcissement de 30 à 22 ans du délai pour être exonéré d’impôt sur la vente d’un bien immobilier. Il prétend ainsi résoudre les problèmes d’accès au logement en « fluidifiant les transactions » dans la plus pure ligne libérale. Pour les salariéEs payés au Smic en revanche, il exclut tout coup de pouce. Au 1er juillet, ce sera l’indexation sur l’inflation, point final.

Sur les retraites il s’est livré à un vrai numéro d’enfumage. À la fois il explique que « l’âge légal de départ à la retraite ne sera pas modifié » mais que « nous vivons plus longtemps donc notre durée de cotisation doit suivre », dit que toutes les propositions du rapport Moreau ne seront pas reprises, mais lâche finalement le chiffre de 44 annuités de cotisations pour une retraite à taux plein. Tout en ajoutant, que l’on se rassure, que ce ne sera « pas tout de suite », et que l’on ne touchera pas aux retraites des retraitéEs, ce qui n’exclut évidemment ni la désindexation ni l’augmentation de la CSG…

Cerise sur le gâteau, il a apporté son soutien à Stéphane Richard, le PDG d’Orange pour que celui-ci reste en poste malgré sa mise en examen pour « escroquerie en bande organisée » dans l’affaire Tapie Lagarde. Car il faut bien « protéger l’intérêt de l’entreprise Orange »…
Moralité : selon que vous serez puissant ou misérable… la politique du PS vous sera indulgente ou brutale !

Christine Poupin Jeudi 20 juin 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 200 (20/06/13)

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20 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Sommet social : dialogue ou affrontement ?

Sommet social : dialogue ou affrontement ? dans Hollandie attention

La Conférence sociale de 2012 avait débouché sur un cadeau de 20 milliards au patronat et l’Accord national interprofessionnel facilitateur de licenciements.

Mais la logique de la politique d’austérité ne supporte pas de pause. La Conférence sociale des 20 et 21 juin 2013 va fixer le calendrier de nouvelles attaques contre les salariéEs, les retraitéEs, les chômeurEs, les femmes et les jeunes. Le cadre avait été donné par le rapport Gallois : « Les circonstances de la Deuxième Guerre mondiale et de la Libération avaient permis d’élaborer, en 1946, un Pacte qui a permis les Trente glorieuses ; chacun sent au- jourd’hui que ce pacte négocié il y a 60 ans est à bout de souffle, qu’il ne fonctionne plus et qu’il « fossilise » le dialogue social. Il faut en bâtir un nouveau. Trois concertations ou négociations majeures sont menées simultanément. La concertation sur le financement de la protection sociale, la négociation sur les institutions représentatives des personnels, celle, enfin, sur la sécurisation de l’emploi. Ces trois processus constituent un ensemble d’où peut justement émerger ce nouveau pacte.  Les partenaires sociaux sont donc face à une responsabilité que l’on peut qualifier, sans grandiloquence, d’historique. Nous pensons qu’un nouveau pacte social, plus dynamique, adapté aux révolutions que nous traversons, est une clé incontournable de la compétitivité. Sans un tel pacte, les développements qui précèdent dans les cinq premières parties perdent une part de leur portée. »

« C’est pas dans les salons que l’on obtiendra satisfaction »… Si les retraites sont l’enjeu immédiat de la Conférence sociale, toute la protection sociale est dans le collimateur : retraites, chômage, Sécurité sociale, formation professionnelle. Seule cette dernière pourrait relever du donnant-donnant, avec un partage du gâteau entre patronat et syndicats, pour maintenir la tête hors de l’eau aux syndicats­-croupions CGC et CFTC jusqu’à la prochaine validation de la représentativité syndicale. Pour le gouvernement, il y aurait urgence. Pourtant, contrairement à ce que les médias répandent, il n’y a ni catastrophe ni urgence. Les projections du très consensuel Conseil d’orientation des retraites montrent que le besoin de financement à l’horizon 2020 équivaut à 1 % de la richesse nationale. À l’horizon 2060, c’est-à-dire lorsque les jeunes d’aujourd’hui prendront leur retraite, il serait d’un peu moins de 3 %, et cela dans le pire scénario…

Sur l’ANI, il y avait un semblant de négociation, même si cela a débouché sur des « avancées » bidons (formation professionnelle, chômage, droit des salariés), des reculs masqués (complémentaire maladie) et de graves attaques (liberté plus grande de licencier, de réduire les salaires et d’aggraver les conditions de travail). Pour la contre-réforme Hollande-Ayrault­-Touraine, il n’y a rien à négocier : tous les efforts sont supportés par les salariéEs et les retraitéEs. Ce ne sont pas les rassemblements-alibis à l’initiative de la Confédération européenne des syndicats du 19 juin qui peuvent servir de point de départ à la mobilisation contre ces mesures. La timide initiative de l’UD CGT Paris et la déclaration signée par le NPA, Alternative libertaire, les Alternatifs et la CNT indiquent la voie à suivre : c’est bien dans la rue que ça doit se passer.

Robert Pelletier Jeudi 20 juin 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 200 (20/06/13)

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16 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Défendre et juger sur le tarmac (Libération)

Défendre et juger sur le tarmac (Libération) dans Hollandie fcpe_avion-mini

Au mois de septembre sera inaugurée une annexe du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobigny au bord des pistes de l’aéroport de Roissy.

Pourquoi ce lieu incongru pour rendre la justice ? Parce que cet aéroport recèle le plus important lieu de détention d’étrangers (une «zone d’attente» dite Zapi) dans lequel sont enfermés, chaque année, des milliers de personnes (8 541 étrangers ont été placés en zone d’attente en 2011 dont près de 80 % à Roissy) empêchées d’entrer en France, parfois arbitrairement, par la Police aux frontières (PAF). La durée de cet enfermement est de quatre jours et peut être prolongée, à la seule demande de la PAF, par un juge judiciaire, le Juge des libertés et de la détention (JLD).

Faut-il s’en inquiéter pour la justice de notre pays ? Non, répondent, complices, les ministères de l’Intérieur et de la Justice. D’autant moins que cette «délocalisation» a été prévue de longue date par notre législateur et validée, sous réserves, par le Conseil constitutionnel. Non, puisque sera ainsi respectée, dit-on, la dignité du justiciable, que la PAF ne sera plus obligée de transférer en fourgon de sa «geôle» de Roissy au TGI de Bobigny. Non, argue-t-on, car il s’agit de bonne administration de la justice, alliée à des considérations d’efficacité puisque les effectifs de la PAF ne seront plus occupés qu’à la lutte contre les trafics de main-d’œuvre étrangère.

Ces justifications relèvent de la mystification. Car l’indignité du transfert de Roissy à Bobigny – que rien n’interdirait d’humaniser – trouve sa source dans le principe même d’un enfermement dans le quasi secret et l’indifférence générale. Car le transfert d’avocats, de greffiers et de magistrats pour défendre et juger dans des locaux dépendant du ministère de l’Intérieur, constitue une atteinte à l’indépendance de la justice. Ce n’est pas la première fois que la justice tente de se «délocaliser» pour de fausses bonnes raisons. Les salles d’audiences des centres de rétention des étrangers du Canet et de Cornebarrieu ont d’ailleurs été fermées à la suite de la censure de la Cour de cassation.

Mais alors, pourquoi revenir à la charge, avec cette salle d’audience aéroportuaire ? Depuis le milieu des années 90, les ministères de l’Intérieur successifs font pression pour que ces audiences soient organisées à Roissy. Un premier local avait été aménagé à l’intérieur même de la Zapi mais était resté à l’abandon, tous les acteurs du monde judiciaire s’étant élevés contre cette délocalisation. En octobre 2010, un appel d’offres était lancé pour l’extension des locaux préexistants avec une seconde salle d’audience et un accueil du public, pour 2,3 millions d’euros. De toute évidence, le cahier des charges de ce marché était empreint de l’étude attentive des décisions de la Cour de cassation et du Conseil constitutionnel.

A quelques mois de cette inauguration où en sommes-nous ? Le principe fondamental de la publicité des débats, condition absolue de l’indépendance et de l’impartialité de la justice, ne sera pas respecté compte tenu de l’éloignement de la salle d’audience et de son isolement dans la zone aéroportuaire sans, quasiment, aucun transport en commun. Les tribunaux doivent être accessibles aux proches du justiciable, mais aussi au citoyen qui veut voir la justice de son pays ou au collégien qui vient découvrir ses métiers. Les procès de Roissy ne verront ni citoyens ni collégiens. Par ailleurs, le juge des libertés et de la détention et l’avocat seront isolés, à l’écart de leurs collègues, et sous la pression constante de la police, chargée à la fois de gérer la Zapi et de saisir le juge.

Situé dans l’enceinte barbelée de la zone d’attente et au rez-de-chaussée même du bâtiment dans lequel sont enfermés les étrangers, rien ne sépare le futur «tribunal de Roissy» de cette «prison», si ce n’est une porte blindée. Comment avoir confiance en l’impartialité d’une justice implantée dans le lieu même où l’on enferme ? En réalité, cette annexe n’aura, de justice, que l’apparence puisqu’il ne sera rendu de décisions qu’à l’égard d’une seule catégorie de personnes – des étrangers – à la demande d’une seule et même partie – la Police aux frontières – poursuivant inlassablement l’unique objectif de leur enfermement. Ainsi, le rêveinachevé du précédent gouvernement d’intégrer le juge dans une gestion performative des lieux où la France enferme ceux qu’elle entend refouler ou expulser est-il en passe d’être réalisé par des ministres apparemment déterminés à inaugurer ces tribunaux d’exception. Est-il trop tard pour les en dissuader ?

5 juin 2013 à 19:06 Par des magistrats et des militants pour les droits de l’homme 

Signataires : Stéphane Maugendre Président du Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti), Françoise Martres Présidente du Syndicat de la magistrature, Flor Tercero Présidente de Avocats pour la défense des droits des étrangers (Adde), Pierre Tartakowsky Président de la Ligue des droits de l’homme (LDH), Patrick Peugeot Président de la Cimade, Anne Baux Présidente de l’Union syndicale des magistrats administratifs (Usma), Jean-Jacques Gandini Président du Syndicat des avocats de France (SAF), Bernadette Hétier Coprésidente du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Didier Ménard Président du Syndicat de la médecine générale (SMG), Anne Perraut-Soliveres Directrice de la rédaction de la revue «Pratiques», François Picart Président de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), Didier Fassin Président du Comité médical pour les exilés (Comede), Jean-Eric Malabre Coprésident de l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé), Claude Peschanski Présidente de l’Observatoire citoyen du Centre de rétention administrative de Palaiseau.

http://www.liberation.fr/societe/2013/06/05/defendre-et-juger-sur-le-tarmac_908572

Pétition:  http://www.avaaz.org/fr/petition/Defendre_et_juger_sur_le_tarmac_stop_a_la_delocalisation_des_audiences/?tERNqeb

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14 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Retraites : une déclaration de guerre

Retraites : une déclaration de guerre  dans Hollandie lolo-parisot

Les choses sont claires : avec le rapport Moreau le gouvernement prépare une réforme qui, quelles qu’en soient les modalités tech- niques, se soldera par une baisse des retraites versées par les régimes des salariéEs du privé et du public.

Donc, une baisse du pouvoir d’achat des retraités… à l’exception de ceux qui pourront se tourner vers les formes privées de placement (et qui bénéficient pour cela d’exonérations fiscales). Cette réforme, les marchés financiers, la Commission européenne et le Medef l’exigent… et le gouvernement exécute. Comme le dit Jean-Marc Ayrault, « il n’y a pas de surprise, la France va respecter ses engagements ». La façon dont cette nouvelle contre-réforme est engagée constitue une leçon de choses. Après un inventaire commun au Conseil d’orientation des retraites (qui regroupe experts, administrations et pré- tendus « partenaires sociaux »), un rapport a été commandé à un collège d’experts en orientant par avance leur réponse… Comme le dit le quotidien financier les Échos du 5 juin : « Le rapport Moreau sur les retraites tape fort. Le gouvernement en a besoin. Il dramatise, prépare les esprits à l’effort de tous et distille ce qu’il faut de craintes pour donner un air de relative douceur au projet qui sera finalement arrêté. » Il s’agit de donner quelque crédibilité à la pseudo-concertation qui va s’engager à la conférence sociale des 20 et 21 juin.

Fuites organisées
Pour tester les réactions des uns et des autres, des fuites ont été organisés dans la presse avant la remise officielle du rapport le 14 juin. Elles permettent donc de connaître par avance les propositions du rapport : allongement de la durée pour une retraite à taux plein (soit par la hausse de l’âge légal, soit par l’augmentation de la durée de cotisations) ; refonte du mode de calcul de la retraite des fonctionnaires (période prise en compte pour le calcul de la pen- sion) ; augmentation des retraites inférieure à celle des prix ; hausse des impôts sur les retraites ; et pour donner du « grain à moudre » aux syndicats, il y aurait quelques miettes liées à la pénibilité et l’intégration de primes pour les fonctionnaires… Les réactions syndicales sont bien en-deçà de ce qui serait nécessaire. La CGT a certes déclaré que le rapport est « ouvert aux idées du Medef ». C’est le moins qu’on puisse dire ! Jean-Marc Canon, des fonctionnaires CGT, a fait une déclaration plus dure : « Si jamais l’hypothèse qui est évoquée de changer le calcul sur les six derniers mois est retenue, (…) pour la CGT, c’est clairement un casus belli irrémédiable (…) Toucher à ce mode de calcul serait une déclaration de guerre avec le gouvernement sur le sujet des retraites ». Bien, mais c’est l’ensemble du rapport qui constitue une déclaration de guerre ! Le pouvoir va essayer de diviser privé et public, il ne faut pas tomber dans ce piège, et surtout, il importe de préparer dès maintenant des mobilisations à la hauteur de l’enjeu.

Imposer nos choix
Quelques points devraient faire l’accord de tous ceux qui veulent préparer la riposte. D’abord que la retraite est un droit : des cotisations sur les salaires ont été versées lors des périodes de travail. Ceux qui ont connu chômage ou maladie, qui ont eu des enfants ne doivent pas être pénalisés et la société doit assu- rer un niveau de vie satisfaisant à toutes les personnes âgées. Ensuite qu’augmenter le nombre des trimestres ou l’âge de la retraite à taux plein, c’est péna- liser d’abord ceux qui font des travaux pénibles et les femmes. C’est ce qui s’est passé avec les réformes antérieures, depuis Balladur en 1993. Globalement, allonger la durée des cotisations, va multiplier les retraites incomplètes et donc faire baisser les pensions. Enfin que gouvernement et patronat distillent un discours qui vise à répandre la peur. Le système de retraite souffre d’une insuffisance de financement, mais n’est pas au bord de l’effondrement, même si la crise capitaliste, le blocage des embauches en accroissent le déficit. Le déficit 2011 est de 14 milliards d’euros (à comparer aux 20 milliards que le gouver- nement vient d’accorder aux entreprises avec le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi). D’après les prévisions officielles, il devrait passer à 20 milliards en 2020 et revenir à l’équilibre en 2040. Les rapports d’experts visent à faire croire que les choix sont techniques. En réalité, le choix de l’âge de la retraite à taux plein, du nombre de trimestres nécessaires pour avoir une retraite pleine et des modes de financement sont d’abord des choix politiques et sociaux. C’est une question de partage des richesses, et donc de rapport de forces. Il n’y a donc aucune raison de réviser en baisse les revendications de base : 37, 5 annuités, retraite à taux plein à 60 ans, hausse des cotisations patronales pour financer le déficit.

Henri Wilno Jeudi 13 juin 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 199 (13/06/13)

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13 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Retraites du public et du privé : l’égalité dans la baisse ? (LO)

Retraites du public et du privé : l'égalité dans la baisse ? (LO) dans Hollandie 1543370_3_f580_la-reforme-des-retraites-avait-suscite-de_54657048559b1d29ebfdaa77c9006a4b

Le rapport Moreau sur les retraites, qui doit être rendu le 14 juin, prétend mettre fin aux différences de calcul entre public et privé.

Tel que le rapport le présente et que la presse l’a repris, l’inégalité viendrait du fait que la retraite est calculée dans le public sur le salaire des six derniers mois, tandis qu’il s’agit du salaire moyen des vingt-cinq meilleures années dans le privé. Cette présentation est tendancieuse. D’abord, dans le privé il ne s’agit que du calcul de la pension de retraite de la Sécurité sociale, sur la base de 50 % au maximum de ce salaire moyen. Il s’y ajoute généralement, pour 85 % des hommes et 75 % des femmes, une retraite complémentaire, qui représente plus de 20 % du dernier salaire. Dans le public, il n’y a pas de complé-mentaire et le calcul est fait en une seule fois. En ne prenant que les six derniers mois d’une part, les vingt-cinq meilleures années d’autre part, on compare donc des choses qui n’ont rien à voir. De plus, la pension des salariés du public est calculée sur la base d’un salaire hors primes, alors que celles-ci peuvent représenter plus de 10 % du salaire.

Le résultat est que, tout compris, les salariés du public et du privé touchent grosso modo la même somme, si on la rapporte au dernier salaire. Lorsqu’un salarié touche en fin de carrière 2 000 euros (si on prend la moyenne de ses cinq dernières années), il aura une retraite de 1 576 euros dans le privé et 1 574 euros dans le public. Ce sont là les chiffres très officiels de l’étude « Solidarité santé » de la Direction des statistiques du ministère de la Santé, parue en novembre 2012, reprise par le COR, le Conseil d’orientation des retraites, et comment voir là une inégalité ? Le gouvernement se cache derrière des « experts » pour habiller ses attaques. Les calculs censés démontrer une prétendue inégalité sont faux, mais de nombreux journalistes répè- tent ces bobards, pour conditionner l’opinion publique en montrant du doigt les salariés du public. Mais abaisser les uns ne fait jamais remonter les autres. Public ou privé, tous doivent se préparer à défendre leurs retraites et leur niveau de vie, et le faire ensemble serait le mieux. Alain LECAIRE 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2341&id=2

Retraites : la mascarade de la Conférence sociale (LO)

C’est vendredi 14 juin que Yannick Moreau, l’ancienne présidente du Conseil d’orientation des retraites, doit remettre au Premier ministre son rapport sur les « pistes » que devrait emprunter la prochaine réforme des retraites. Mais, en attendant, le chemin est déjà tout tracé, en vertu de ce qui est désormais une rengaine : « Puisqu’on vit plus vieux, il faut travailler plus longtemps. »

Les commentateurs distillent les mesures que le gouvernement pourrait prendre : allongement de la durée de cotisation, augmentation de l’âge légal de départ, désindexation du montant des pensions par rapport à l’inflation, hausse de la CSG, suppression de l’abattement de 10 % pour le calcul de l’impôt des retraités, etc. L’idée étant d’essayer de faire croire que, quelle que soit la méthode, la nouvelle attaque contre les retraites est inéluctable, qu’on ne peut pas y échapper et que ce sont les salariés qui doivent payer. À cette campagne sur la nécessité de la réforme, qui reprend les mêmes arguments que ceux de la droite en son temps lors des réformes de 2003 et 2010, s’en ajoute une autre, « de gauche ». Elle consiste à faire croire que c’est au nom de la « justice » et en vertu de « l’équité » que les nouvelles attaques se préparent. Ainsi, ce serait au nom de l’égalité des règles entre public et privé que se préparerait pour les salariés de la fonction publique un nouveau mode de calcul qui fera baisser le montant de leur pension.

Les arguments sont donc prêts pour la Conférence sociale des 20 et 21 juin, pour ce « dialogue »si cher au gouvernement socialiste entre patronat et con- fédérations syndicales sous l’égide du président de la République et du Premier ministre. La même manœuvre est donc annoncée que lors de la conférence qui, en 2012, a permis, après « dialogue » entre patronat et syndicats, le vote de la loi dite de sécurisation de l’emploi, qui a généralisé la précarité et la flexibilité du travail. Le calendrier est même fixé. Le gouvernement a promis aux syndicats de leur donner un texte de proposition de loi de réforme à la fin du mois d’août, puis que la loi serait présentée en Conseil des ministres au mois de septembre, afin qu’elle puisse être votée par le Parlement avant la fin de l’année.

Les confédérations syndicales acceptent toutes de participer à la mascarade de la Conférence sociale. Tout juste l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, CFTC et CFE-CGC de la fonction publique proteste-t-elle en disant qu’elle n’acceptera aucun recul et promet pour cela une journée de grève en… octobre ! Il faut s’en souvenir : quand en 1995 Juppé a tenté de s’attaquer à la retraite des fonctionnaires, ce n’est pas le « dialogue » qui l’a contraint à mettre son projet dans sa poche, mais la riposte des travailleurs par la grève et de puissantes manifestations. C’est une telle riposte, un tel mouvement général qu’il faut préparer. Sophie GARGAN

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2341&id=3

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