Archive | Hollandie

07 mai 2013 ~ 0 Commentaire

«Pas de privatisations», promet Harlem Désir (Libération)

«Pas de privatisations», promet Harlem Désir (Libération) dans Hollandie pinocchio-300x221

«Céder des actifs, ce n’est pas forcément privatiser», souligne le numéro un du PS après l’annonce des projets du gouvernement en la matière.

Par AFP

Harlem Désir, Premier secrétaire du PS, interrogé mardi sur le projet gouvernemental de vente de participations de l’Etat dans des entreprises publiques, a assuré qu’il n’y aurait «pas de privatisations». Sur BFMTV et RMC, l’eurodéputé a expliqué, à propos de l’évocation par Jean-Marc Ayrault dimanche d’une réduction de la participation de l’Etat dans certaines des ces entreprises : «céder des actifs, ce n’est pas forcément privatiser. En l’occurrence, il n’y aura pas de privatisation». «Il s’agira d’utiliser la recette de la vente de parts dans certaines sociétés industrielles pour investir dans de grands plans d’avenir : le numérique, la transition écologique», a poursuivi Harlem Désir. «L’Etat peut décider qu’il peut être intéressant de céder quelques pour cent dans des entreprises industrielles sans mettre en cause sa capacité à y garder une influence», a insisté le numéro un socialiste. «Ces cessions ne serviront pas à financer le fonctionnement du budget de l’Etat ou à combler le déficit», a-t-il assuré. Cependant, il ne faudra pas, dit-il, de désengagement de l’Etat dans des entreprises «où il y a des enjeux de service public», comme la SNCF ou La Poste.

Il a cité Renault ou France Télécom où des baisses de participation de l’Etat ont déjà été opérées sans que ce dernier perde son influence stratégique. «Heureusement que l’Etat est là pour influer sur les choix d’investissement !», a souligné Désir. Il a mis en avant l’exemple de Safran, entreprise du secteur de l’armement où «il y a eu quelques pour cent qui ont été vendus», «ça peut aider demain à accompagner ce que décidera la Banque publique d’investissement». Jean-Marc Ayrault a expliqué dimanche que le gouvernement envisageait de réduire la participation de l’Etat dans le capital «d’un certain nombre d’entreprises publiques» pour consacrer le produit à l’investissement, «pas pour boucher les trous du budget».

7 mai 2013 à 09:33 (Mis à jour: 10:13)

http://www.liberation.fr/politiques/2013/05/07/pas-de-privatisations-promet-harlem-desir_901422

Lire la suite

07 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Un an pour Hollande : Zéro pour les salariéEs !

Un an pour Hollande :  Zéro pour les salariéEs ! dans Hollandie chute-libre-300x214

Un an après son élection, force est de constater que le changement tant promis par le candidat Hollande n’a pas eu lieu.

Rien d’étonnant à cela puisque depuis le 6 mai 2012, Hollande et son gouvernement n’ont eu de cesse d’apporter « des preuves d’amour » au Medef. Les 20 milliards d’euros de cadeaux fiscaux et la destruction du code du travail via la loi dite de « sécurisation de l’emploi » en sont des illustrations  édifiantes.

Un an de reniements

Des rares promesses du candidat Hollande qui auraient pu un tant soit peu froisser le patronat et les plus riches, rien n’est resté. La renégociation du TSCG, l’imposition à 75%, la loi de « dissuasion » des licenciements, la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, le droit de vote des étrangers, le non-cumul des mandats, la révolution fiscale… tout est passé à la trappe, sauf la loi en faveur du mariage pour tous, seule promesse tenue, qui ne peut cacher la forêt des reniements.

Pire, en un an, aucune attaque majeure de Sarkozy n’a été remise en cause.

Sur certaines questions comme celle de la réduction des déficits ou de l’immigration, il y a même une véritable continuité avec le gouvernement précédent. 2012 a été l’année record des expulsions des immigréEs… triste record sous un gouvernement dit de gauche. Continuité aussi également de la politique de la françafrique avec l’intervention au Mali.

Ils gardent le cap !

La politique d’austérité menée par le gouvernement Hollande-Ayrault dégrade les conditions de vie  du plus grand nombre. Le taux de chômage bat des records historiques, la précarité et la pauvreté s’installent durablement et touchent de plus en plus de jeunes, de salariés, de chômeurs et de retraités. Face à cette situation, la colère se fait entendre. Celle des salariés qui luttent contre les licenciements et les fermetures d’usines ou les suppressions d’emploi dans le secteur public ; celle qui s’exprime contre l’Ayraultport à Notre-Dame- des-Landes ou encore celle des manifestants du 1er et du 5 mai. Malgré cela, Hollande et son premier ministre ont décidé de garder le cap. L’austérité sera poursuivie au nom de la croissance et de l’emploi. Nos retraites sont d’ores et déjà dans le collimateur du gouvernement et du Medef  et les privatisations vont s’accélérer.

Résister et s’opposer

Cette politique prépare le retour de la droite, si discrète sur les mesures économiques du gouvernement et  nourrit la montée du Front national qui se renforce grâce aux reculs sociaux et aux affaires qui touchent la gauche et la droite. Il y a urgence à développer et à faire converger les mobilisations afin de changer le rapport de force et construire une alternative politique contre la droite et l’extrême droite dans la perspective d’un gouvernement anti-austérité qui interdise les licenciements, augmente les salaires et les retraites pour imposer une autre répartition des richesses, développe les services publics,  annulent la dette et crée un monopole public bancaire. Il y a urgence à mettre les banques, le patronat et leurs serviteurs hors d’état de nuire.

Lire la suite

06 mai 2013 ~ 0 Commentaire

En campagne Égalité pour tous : et le droit de vote ?

En campagne Égalité pour tous : et le droit de vote ? dans Hollandie droit-de-vote1-290x290-300x298

Un pas en avant avec l’égalité dans le droit au mariage et à l’adoption.

Deux pas en arrière avec l’abandon du droit de vote pour tous les résidents… Le candidat avait peu de promesses, on avait cru à très peu… mais pour celle concernant le droit de vote, on est nombreux à avoir pensé « c’est sûr, il ne pourra pas nous la rejouer comme Mitterrand il y a 30 ans ». Eh bien, si, ils ont osé. Et pourtant, au moment de l’engagement, le PS avait les mêmes données que maintenant : il savait que ce serait difficile d’obtenir la majorité du congrès (Assemblée nationale + Sénat) et qu’il y aurait des parlementaires à convaincre. Au lieu de ça, en renonçant, en repoussant à après 2014,  il a « ouvert le débat »… sans même le mener ! On a seulement eu ­l’annonce du projet de loi de révision constitutionnelle, sans le droit de vote et sans commentaire du gouvernement, et dans un silence assourdissant. Un silence heureusement rompu par une tribune dans le Monde signée entre autres par Jeanne Moreau et François Durpaire, membre du collectif Droit de vote 2014, mais qui fut peu relayée ou commentée, et surtout pas côté gouvernement !

On vit ici, on vote ici

*
La campagne de pétitions Droit de vote 2014, soutenue par 161 organisations, plafonne à 50 000 signatures, malgré le succès dans les villes où elle a été menée, y compris dans les quartiers populaires où il se disait que le sujet n’intéressait pas. Et pourquoi les brillants analystes de l’abstention ne voient-ils jamais comme cause l’exclusion du terrain électoral d’une partie de la population des quartiers ? Un site d’extrême droite propose une comparaison entre la « nation » et une famille qui emploie une domestique : on la traite (éventuellement) bien, mais on ne la fait pas participer aux choix financiers ou d’éducation des enfants. Ignoble équation entre résident étranger et domestique, qui illustre la pensée de ceux qui séparent nationalité et citoyenneté. La nationalité, c’est l’indication de l’endroit où l’on est né ; quitter ce pays, changer ou pas de nationalité, avoir envie de garder des liens avec cette origine n’a aucun rapport avec le droit de participer à la vie du pays d’installation au même titre que ceux qui y sont nés – par hasard.  À rapprocher d’un des principaux « motifs » de refus d’une carte de séjour : le sans-papier a encore de la famille dans son pays…

*

Les dégâts du racisme d’État

*

Depuis 2005, où un sondage indiquait que 56 % contre 39 % des sondés étaient favorables au droit de vote pour tous les résidents étrangers, le racisme d’État joint à la crise a fait des ravages. Et une fois de plus, de trop, le signal est donné par le gouvernement, de gauche, que « l’immigration est un problème ». Chasse aux Roms, expulsions de sans-papiers, maintien de quotas d’immigration (induisant l’idée fausse que celle-ci augmente), poursuite des politiques d’austérité qui aggravent la vie des plus pauvres – et donc des étrangers non communautaires qui sont en majorité dans cette part de la population la plus exploitée –, la liste serait longue de tout ce qui alimente le racisme dans ce pays.
Et si l’on emploie ici cette expression d’étrangers « non communautaires », c’est que la différence marquée par l’accès au droit de vote entre deux catégories d’étrangers n’est pas anodine : ceux à qui on refuse ce droit sont en grande partie les victimes de l’islamophobie. Et même si le racisme ne se résout pas par des mesures administratives, quelques décisions devraient être prises rapidement concernant les menus dans les cantines scolaires, les interdictions faites aux mamans voilées d’accompagner les sorties. Parce que « les prolétaires n’ont pas de patrie », parce que solidarité internationale et liberté de circulation et d’installation sont des bases importantes du changement que nous voulons, nous combattons toutes les discriminations racistes. Et la discrimination dans l’accès aux urnes pourrait être supprimée par une loi. Même si la limitation aux élections locales accrédite l’idée que ce droit n’est pas une évidence. À nous de nous battre pour l’imposer, comme les révolutionnaires de 1793, comme ceux de la Commune.

*
Isabelle Guichard

Dimanche 5 mai 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 193 (01/05/13)

Lire la suite

06 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Amnistie sociale : ils ont franchi le mur des cons

Amnistie sociale : ils ont franchi le mur des cons dans Hollandie imiunite-300x202

Il y a des décisions dont le caractère symbolique est presque aussi important que le contenu. Le refus de faire voter par le Parlement une loi d’amnistie sociale en est un des meilleurs exemples.
«Je veux être clair : la position du gouvernement dans ce débat sera non, nous ne sommes pas favorables à cette amnistie, ni à aucune autre (…) Ça a été la position du président de la République depuis l’origine et ce qui se passe en ce moment montre qu’il faut avoir une seule réponse, le respect de la loi républicaine pour tous (…) Le droit à manifester, le droit à faire grève sont des grands principes constitutionnels. Mais justement, pour respecter la force de ces principes, il ne faut pas permettre en quelque moment que ce soit des débordements » qui « entrent dans le champ de la loi pénale » a déclaré Alain Vidalies, ministre des Relations avec le Parlement sur France Info mercredi 24 avril. Ce gouvernement n’est revenu sur pratiquement aucune des mesures les plus réactionnaires, les plus antisociales de Sarkozy : limitation du doit de grève, élections professionnelles tous les quatre ans, mise en cause de la médecine du travail, etc. Dans le même temps, refusant toute loi contre les licenciements, le gouvernement offre une loi sur leur facilitation avec la légalisation de l’Accord national interprofessionnel sur la prétendue sauvegarde de l’emploi.
« Selon que vous serez puissant ou misérable… »
À l’opposé, contre les salariéEs qui défendent leurs droits, leurs emplois, il s’agit de préserver l’ordre républicain : matraquage, gazage des manifestantEs d’Arcelor (un salarié a perdu un œil), des salariéEs souhaitant manifester dans le Mondial de l’automobile, des ­salariéEs de Goodyear devant le siège de l’entreprise où se tenait le comité central d’entreprise devant lequel l’employeur annonçait la liquidation de 1 100 emplois, des salariéEs de PSA Aulnay convoquéEs devant les flics sur ordre de Valls, ou d’autres licenciés pour un prétendu jet d’œuf ou une bousculade. Dans le même temps, pas un patron n’est condamné pour les centaines de milliers d’emplois supprimés pour sauvegarder les profits de quelques-uns. Pas une condamnation pour ces suppressions d’emplois synonymes de misère, destruction de vies, suicides. Peu de condamnations de patrons pour les milliers de salariéEs gravement blesséEs ou décédéEs au travail ou qui se sont suicidéEs, comme ce salarié de Renault Cléon mettant clairement en cause le « système » Renault. Carl Ghosn, condamné un jour ?
Pas de condamnation pour tous ces flics qui matraquent, tuent jeunes et immigréEs. Pas de condamnations pour celles et ceux qui attaquent les maternités et appellent à la guerre civile pour empêcher le vote de la loi du mariage pour tous. Et, pour une juge, Marie-Odile Bertella-Geffroy, qui risquait d’inculper des employeurs responsables de l’exposition à l’amiante de milliers de salariéEs, le premier prétexte (trop longue présence à son poste) fut bon pour s’en débarrasser. Mais quand même, quel culot, quel manque de décence, pour un gouvernement obligé d’exfiltrer Cahuzac, le ministre de l’austérité, et qui se couche devant les cris de Parisot et de la droite, qui donne un gage scandaleux de plus de soutien au patronat. Et des députés UMP qui, du coup, ont même osé pousser le bouchon plus loin en proposant une loi d’amnistie fiscale ! Justice de classe, politique de classe, gouvernement de classe, c’est bien plus qu’un changement de République qu’il nous faut imposer, par la lutte, les mobilisations.
Robert Pelletier

Dimanche 5 mai 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 193 (01/05/13)

Lire la suite

06 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Ayrault, l’austérité bis repetita !

Ayrault, l’austérité bis repetita ! dans Hollandie chute-300x214

Communiqué du NPA :

Jean-Marc Ayrault, était ce soir sur TF1 pour faire le bilan de cette première année au pouvoir. Aucune surprise, c’est le moins qu’on puisse dire tant le premier ministre n’avait rien à dire sauf à répéter la même rengaine rigoriste et austère.

Il reste droit dans ses bottes. Malgré l’impopularité historique de Hollande et de son gouvernement, la réduction des déficits, au nom de la croissance et de l’emploi, sera poursuivie ainsi que les réformes structurelles comme celle des retraites. Au nom de cette politique, il annonce la vente d’un partie des « bijoux de famille » c’est-à-dire des parts « détenues par l’Etat dans des entreprises publiques ». Une vente qui annonce la dégradation du sort des salariés de ces entreprises.

Il reste sourd à la colère des salariés, des jeunes, des chômeurs, des retraités qui voient chaque jour leurs conditions de vie se dégrader. Il continue de nier qu’il mène une politique d’austérité, à la botte du Medef et tourne le dos aux aspirations des classes populaires. Pour Ayrault, la seule politique viable est la sienne. Plus que jamais nous devons construire une opposition de gauche à ce gouvernement comme nous l’avons rappelé, dans la rue, quelques heures avant l’intervention du premier ministre.

Montreuil le 5 mai 2013.

Lire la suite

05 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Éducation nationale : pas bon pour la morale…

Éducation nationale : pas bon pour la morale… dans Educ'action cahuzac-f

À la rentrée scolaire 2012, alors que les suppressions de postes se faisaient une fois de plus cruellement ressentir dans l’Éducation nationale, le ministre Vincent Peillon insistait sur la nécessité d’enseigner la morale laïque à l’école qui, dans un pur esprit pétainiste, serait un vecteur de redressement intellectuel et moral de la France. C’est dorénavant chose faite.
La loi d’orientation et de refondation de l’école de 2013 entérine la disparition de l’éducation civique et son remplacement par un enseignement « moral et civique ». Mais, à la décharge du ministre de l’Éducation nationale, il faut noter que ce dernier s’inscrit dans la droite ligne de ses prédécesseurs qui, de droite comme de gauche, n’ont eu de cesse ces dernières années de remettre la morale au goût du jour.  Instaurée en 1882 par la IIIe République, supprimée en 1968, la morale fait son retour en 1985 dans les programmes de l’enseignement primaire sous l’impulsion de Jean-Pierre Chevènement qui, en fervent républicain, invente cette discipline des plus ambiguës qu’est l’éducation civique. De Bayrou à Claude Allègre, ses successeurs se chargeront de la diffuser dans les enseignements au collège et au lycée.
Des valeurs au contrôle social
Certes, le glissement sémantique du civisme à la morale laïque n’est pas anodin, mais il s’agit ici d’une opération de communication. Car à y regarder de plus près, derrière l’effet d’annonce se dissimule surtout une coquille vide. L’éducation civique remplit déjà parfaitement les offices de la morale laïque puisqu’ on y inculque déjà les valeurs de la République, avec une dimension morale et laïque importante, et cela sans le moindre esprit critique. Au point qu’il n’est pas aisé dans les établissements, notamment les plus défavorisés, d’enseigner des concepts comme l’égalité ou la solidarité à des élèves qui subissent la violence sociale au quotidien.
Plus grave encore, l’enseignement « moral et civique », ne recouvre plus seulement des valeurs à connaître, mais des compétences à valider par chaque élève dans son livret personnel de compétences (LPC). Grâce à cette morale laïque, l’institution scolaire peut attester, ou pas, qu’un élève est apte à bien se comporter en groupe, à agir en citoyen et à respecter les valeurs de la République. Sachant que le LPC est destiné à suivre l’élève, puis l’étudiant, dans toute sa scolarité et qu’il pourra, à terme, être utilisé sur le marché du travail, la morale laïque peut se transformer en instrument de contrôle social renforcé.
Camille Jouve

Vendredi 3 mai 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 193 (01/05/13)

Lire la suite

03 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Hollande nous pigeonne !

Hollande nous pigeonne ! dans Hollandie 718279101-300x188

Ils s’y sont tous mis hier soir à l’Elysée, le président et les ministres (Montebourg, Moscovici, F. Pellerin) en service commandé, pour déclarer à celles et ceux qui n’auraient pas compris, la flamme du Parti socialiste aux «entrepreneurs».

Il y a les mots et les promesses « Notre premier devoir c’est de stimuler l’esprit d’entreprise », « c’est d’abord le rôle de l’école (…) pour lutter contre la stigmatisation de l’échec ». La morale et l’entreprenariat, voilà les innovations pédagogique du parti socialiste. Au NPA on préfère l’esprit critique et le sens de l’intérêt collectif.

Mais ils ont aussi parlé le langage que comprend le monde de l’entreprise :

celui sonnant et trébuchant des cadeaux fiscaux. Le choc de simplification fiscal appliqué aux entrepreneurs qui n’ont pas les moyens de délocaliser leurs profits dans les paradis fiscaux coûtera entre 200 et 300 millions d’euros qui s’ajouteront aux 750 millions déjà obtenus par les « pigeons » indignés l’automne dernier. Le manque à gagner de l’Etat sera compensé par les augmentations de TVA ou d’impôts sur le gasoil que paieront les salariés, les retraités, les chômeurs. C’est bien ainsi que les pigeons « créent »les richesses, en faisant les poches des salariéEs et de toute la population.

Montreuil, le 30 avril 2013

Lire la suite

03 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Loi Florange : tout ça pour ça

Loi Florange : tout ça pour ça dans Hollandie licenciement.preview.column_0

Du haut du camion sono des sidérurgistes mobilisés pour la sauvegarde des hauts-fourneaux de Florange et de leurs emplois, le candidat François Hollande avait promis une loi obligeant les patrons des entreprises qui souhaitent fermer un site de le céder à un repreneur.

À ce moment, le gouvernement de Sarkozy avait évidemment refusé de mettre ce projet à l’ordre du jour. Arrivés au pouvoir Hollande, son gouvernement et le Parti Socialiste ont fait le choix d’oublier ce projet. Montebourg a baladé les sidérurgistes avec sa nationalisation provisoire, s’est couché devant Varin le PDG de PSA et a abandonné des milliers de salariés licenciés pour la préservation des profits et dividendes. Pire encore, le gouvernement a légalisé l’Accord National Interprofessionnel dit de préservation de l’emploi, redoutable instrument, au service du patronat, pour licencier, diminuer les salaires, aggraver les conditions d’embauche.

Et après tout cela Hollande ose proposer une loi qui non seulement ne pourra plus rien ni pour ceux de Florange ni pour tous les autres licenciés, mais qui n’aura, en plus, aucun effet réel dans l’avenir. Il s’agit en effet d’obliger les employeurs d’entreprises de plus de 1 000 salariés qui veulent fermer un site de plus de 50 salariés à rechercher un repreneur. Et si malgré les amis de l’employeur qui siègent au tribunal de commerce, il n’a pas pu démontrer son effort à rechercher un repreneur il pourra être condamné à une amende dont le montant minimum n’a même pas été fixé.

Autant dire que Varin, Mittal et tous leurs amis du MEDEF pourront continuer tranquillement leur sale besogne. Ce projet de loi minimaliste, si toute fois il arrive à terme, est bien loin de représenter le moindre petit pas dans la direction de la revendication portée par les luttes des ces derniers mois : l’interdiction des licenciements, de tous les licenciements.

Mercredi 1 mai 2013

Lire la suite

01 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Tous entrepreneurs : pour le pigeonnariat en maternelle (Rue 89)

Tous entrepreneurs : pour le pigeonnariat en maternelle (Rue 89) dans Hollandie tl-etu-loups16.1301652292

Il va falloir allonger la semaine d’école.

Après les futurs cours de « morale laïque » de Peillon, qui ont bien occupé trois jours de la semaine dernière, on va donc enseigner « l’entrepreunariat » dans les collèges et les lycées. « De la sixième à la terminale », a précisé Hollande à l’Elysée devant un parterre de pigeons ravis qui, paraît-il, l’ont applaudi debout à la fin. Car il n’a pas seulement annoncé un allègement des impôts (si vous avez raté des épisodes, le rattrapage est ici) mais donc, paraît-il, des cours d’entrepreunariat, traduction de la vieille revendication patronale : « Aimez-nous ! » A ce stade, le projet ne dit pas si les profs de morale laïque seront les mêmes que les profs d’entrepreunariat, mais pourquoi pas ? Dès la sixième, donc. Mais pourquoi seulement la sixième ? Pourquoi pas le pigeonnariat dès le primaire ? Et même en maternelle ? Que de temps perdu. Ne peut-on enseigner en maternelle l’accumulation des cubes, la levée de fonds en Choco BN, le tour de table en jetons multicolores, et la plus-value en pièces de puzzle ?

Les profs de SES vont se sentir seuls

Tous entrepreneurs ! Tous créateurs de startups ! Ce ne serait qu’un fumigène parmi d’autres, qui ne vaudrait pas particulièrement qu’on s’y arrête, s’il n’offrait une photo saisissante de l’immuabilité du débat français. Réaction de Jean-Luc Mélenchon, sur France Inter :

« Un jeune élève a bien des choses à apprendre avant de se faire enseigner la cupidité. »

Aime ta boîte comme Hollande et Parisot, ou conchie-la comme Mélenchon : c’est l’un ou l’autre. Rien entre les deux. Le désert. Ah si, tout de même : les profs de SES, pris en tenaille entre les deux injonctions de l’amour et de la détestation, et qui tentent obstinément de faire leur boulot. « On nous a effectivement reproché de ne pas faire aimer l’entreprise, de trop parler, par exemple, du chômage. Mais nous ne sommes pas là pour la faire aimer ou non, mais pour la faire comprendre », explique à « Libé » Marjorie Galy, présidente de l’association des profs de SES (et non pas seulement de sciences éco, chers confrères de Libé. Ils tiennent au « s », pour « sociales »). Ils vont se sentir bien seuls, les profs de SES. Mais ils ont l’habitude.

Daniel Schneidermann | Fondateur d’@rrêt sur images

http://www.rue89.com/2013/04/30/enseigner-lentrepreneuriat-pigeonnariat-maternelle-241928

Lire la suite

30 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Licenciements : gouvernement complice

Licenciements : gouvernement complice dans Hollandie licenciements_boursiers-2

Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement Hollande-Ayrault, nous avons connu une évolution accélérée des positions du PS sur la question de l’emploi et des plans de licenciement, première préoccupation du monde du travail.
En janvier 2012, sur le site de Petroplus menacé de fermeture, le candidat Hollande s’indignait : « Où est l’État, où est le gouvernement, où est le président de la République ? ». Puis il est allé « manger la merguez » à Florange, promettant qu’il ne laisserait pas Mittal fermer le site comme Sarkozy avait laissé fermer Gandrange. En juillet 2012, le nouveau président et son fougueux « ministre du Redressement productif » Montebourg attaquaient la famille Peugeot lors de l’annonce du plan de 8 000 licenciements et de fermeture de PSA Aulnay, et jugeaient le plan de suppression d’emploi chez Sanofi « inacceptable »… avant de faire un acrobatique rétro-pédalage : « Quand une entreprise fait cinq milliards de profits, comme c’est le cas de Sanofi (…) elle a le droit de se réorganiser », déclarait Montebourg en septembre, après s’être confondu en excuse auprès des multimillionnaires de la famille Peugeot.
«  Nous ne voulons plus de Mittal en France parce qu’ils n’ont pas respecté la France », attaquait Montebourg en novembre, annonçant que le gouvernement travaillait sur un projet de « nationalisation transitoire » de Florange. Puis au moment où Mittal faisait le chantage aux 20 000 emplois d’ArcelorMittal en France, il précisait : « J’ai voulu dire que nous ne voulons plus des méthodes de Mittal en France, des méthodes qui relèvent du non-respect des engagements, du chantage et des menace » pour conclure, une fois acté le plan des 650 licenciements à Florange et la fermeture de fait des hauts fourneaux, que « la question de la nationalisation temporaire restait sur la table car c’est une arme dissuasive » !
Du côté des licencieurs
Le gouvernement a non seulement oublié la promesse de campagne d’une loi d’interdiction des licenciements boursiers, mais avec la transcription de l’ANI, il supprime même le droit de contester les motifs économiques d’un plan de licenciement. Et les salariéEs des entreprises menacées ont pu vérifier que ce gouvernement n’était pas un point d’appui pour eux, mais qu’il était bien du côté des licencieurs.
Le NPA n’avait pas d’illusion sur les promesses de Hollande, mais il s’agit de tirer des bilans. Si Hollande promettait une loi d’interdiction des licenciements boursiers, si Montebourg prônait la « nationalisation temporaire » de Florange, c’est parce que ces questions sont posées par les salariéEs et la population. En effet, les patrons ne sont pas légitimes à décider de fermer une usine, jeter les salariéES à la rue alors qu’ils font ou ont fait pendant des décennies des profits considérables sur leur travail. La révolte que cela provoque a été un argument de campagne pour Hollande et un créneau pour Montebourg, mais ce n’est pas une politique pour un gouvernement qui ne veut pas s’attaquer aux comptes en banque des actionnaires, ni remettre en cause leur pouvoir de décision.
Un gouvernement qui voudrait répondre aux salariéEs de PSA, Virgin, Sanofi ou ArcelorMittal commencerait par encourager tous les autres sites menacés par des plans sociaux à entrer également dans la lutte pour réellement interdire les licenciements. Il discuterait avec les organisations syndicales locales et les comités de lutte, des outils législatifs dont les travailleurs ont besoin : contrôle des comptes, réquisition, expropriation et redémarrage de l’entreprise sous le contrôle des salariéEs.
Cathy Billard

Lundi 29 avril 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 192 (25/04/13)

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin