Archive | Macronie

05 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

En échec, le front de gauche pense à l’avenir (jdd)

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Les différentes composantes du Front de gauche, dont le PCF de Pierre Laurent et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, se réunissent samedi à Paris pour tenter de recoller les morceaux et évoquer l’avenir du mouvement, après plusieurs mois difficiles. .

Raquel Garrido, secrétaire nationale du Parti de gauche :

« Grand tabou de la 5e République, le départ silencieux du peuple loin du lieu de la délibération et du pouvoir a été soigneusement ignoré par des élu-e-s qui feignent d’être représentatifs même quand les chiffres le démentent. Quel est l’avenir du Front de gauche? Etre un instrument de la reconquête civique. Etre « élu-e » dans le cadre de la 5e République ne peut pas être un horizon unique et efficace pour les militant-e-s du FDG. En revanche, s’indigner que la classe ouvrière ait été minu- tieusement expulsée de la démocratie et aider à ce que soit renversé ce régime oligarchique afin que chacun exerce pleinement sa parcelle de souveraineté, voilà l’avenir! Le Front de gauche s’engagera dans la grande bataille pour une Assem- blée Constituante ou il vivotera gentiment pour un temps indéfini. »

Lire l’intégralité de la tribune de Raquel Garrido, intitulée  »Le PS, ce zombie qui pourchasse le Front de gauche », en cliquant ici.

Clémentine Autain, porte-parole du mouvement Ensemble :

« Le Front de Gauche s’est construit sur cette conviction: la nécessité d’une alter- native de gauche à ce choix gouvernemental, qui est l’aboutissement d’une lente mais bien réelle mutation du PS en parti démocrate à l’américaine. Après un sco- re remarquable à la présidentielle, 11% pour la candidature de Jean-Luc Mélen- chon, le Front de Gauche n’a pourtant pas réussi à polariser le champ politique. Les raisons et responsabilités en sont multiples, à la fois profondes et conjonc- turelles, sociales et liées à certains choix des uns et des autres. L’heure est venue de reprendre l’ouvrage: redynamiser le Front de Gauche pour le rendre plus utile, plus attractif, et le tourner vers ses partenaires potentiels en vue de bâtir une force plus large de transformation sociale et écologique. »

Lire l’intégralité de la tribune de Clémentine Autain, intitulée  »Le sursaut à gauche ou le chaos », en cliquant ici.

Olivier Dartigolles, porte-parole national du PCF :

« La relance du Front de gauche, à partir d’une nouvelle feuille de route et d’objec- tifs politiques à la hauteur des enjeux et des défis, du réel, des obstacles et des possibles, qui sont grands et à portée de main, est donc indispensable. Le Front de gauche est-il en échec? Il n’a pas atteint ses objectifs et s’est éloigné, peu à peu, de ce qui a fait le souffle et la force de son irruption dans la vie politique. Les gens qui se reconnaissent dans des valeurs de gauche et qui se désolent de la tournure prise par les événements, n’attendent pas de nous un travail d’introspec- tion, un séminaire de rancœurs et de rancune, mais des décisions, des actions, des initiatives, des mains tendues, des échanges, du travail en commun et du rassemblement autour de solutions pour le pays. »

Lire l’intégralité de la tribune d’Olivier Dartigolles, intitulée  »Valls conduit le convoi funéraire de la gauche », en cliquant ici.

Rédaction leJDD.fr vendredi 05 septembre 2014

http://www.lejdd.fr/Politique/En-echec-le-Front-de-gauche-pense-a-l-avenir-684884

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04 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Valls force l’allure (npa)

Valls force l’allure (npa) dans Macronie giphy
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Plus vite, plus fort… dans la démolition sociale.
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Celui qui s’inquiétait en juillet de la possible mort de la gauche s’emploie à temps plein à en créer les conditions. Après les limogeages pour cause de critiques pourtant bien timides et tardives de la politique économique du gouvernement et la nomination du banquier Macron pour amplifier son orientation libérale, après l’annonce de l’utilisation des ordonnances pour imposer plus de travail le dimanche et le projet de remise en cause des seuils sociaux, c’est la loi Alur (Accès au logement et un urbanisme rénové) qui est jetée aux orties.
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Pourtant la loi Duflot censée mettre en œuvre une promesse de campagne du candidat Hollande ne bouleversait pas la situation du logement. Elle ne contraignait pas réellement les profiteurs. Elle n’imposait pas le recours à la réquisition des lo- gements vides, comme le réclament les associations de mal-logés et de sans logis.
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Mais les mesures symboliques qu’elle contenait, dont l’encadrement des loyers dans moins de trente agglomérations sur la base d’un mécanisme qui n’empêche pas les augmentations, demeurent encore insupportable pour les riches propri- étaires, les promoteurs et les agents immobiliers qui ont mené campagne contre cette loi, avec un certain succès donc.
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En fidèle serviteur des intérêts des nantis, savourant une petite vengeance contre Duflot qui avait fait de sa nomination à Matignon le motif de son départ du gouvernement, Valls s’est donc empressé, sous prétexte de relance du bâtiment, d’adopter des mesures favorables à ces catégories.
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Hormis pour Paris, et encore à titre expérimental et pour les villes volontaires, en particulier pour ne pas affronter Martine Aubry à Lille, l’encadrement s’évapore. En revanche, les allègements fiscaux pour les hauts revenus achetant un logement pour leurs enfants et les baisses d’impôts sur les plus values foncières vont per- mettre d’augmenter les patrimoines et favoriser la spéculation.
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Rien dans ces dispositions n’empêchera la flambée des prix de l’immobilier qui enrichit les spéculateurs et rejette les classes populaires en dehors des gran- des villes, aggravant les inégalités sociales et dégradant les conditions de vie. Une raison de plus de combattre la politique de ce gouvernement.
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04 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Ps-eelv: fin d’été difficile (npa)

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Après l’éviction rapide de Montebourg et Hamon, car «la ligne jaune a été franchie» dixit Valls, et le départ de Filipetti, la politique libérale du gouvernement est franchement assumée et ouvre une crise dans les partis de la gauche insti- tutionnelle. Comme chaque fin d’été, ces partis se sont retrouvés dans leurs uni- versités respectives. Mais cette année, les divergences entre sensibilités ou cou- rants se sont exprimées plus fortement, à la hauteur de la crise qui traverse les instituions et le gouvernement.

Les beaux discours Samedi 30 août, l’accueil du Premier ministre par ses pro- pres camarades fut beaucoup moins chaleureux à La Rochelle que celui qui lui avait été réservé par les patrons à l’université du Medef quelques jours auparavant. Hué par les «frondeurs» et une partie de l’auditoire, une première dans l’histoire des universités d’été socialistes, il a tenu un discours habile qui évitait les sujets qui fâchent trop.

Mais l’éloquence et les coups de menton autoritaires ne suffiront pas à cacher la réalité: la politique menée par Hollande et Valls, désavouée massivement dans l’opinion publique, l’est aujourd’hui par une partie des cadres et militants du Parti socialiste qui n’affichent plus leur solidarité avec ce gouvernement. Et les «fron- deurs» ont lancé un appel «Vive la gauche» pour tenter de fédérer les contes- tataires.

«C’est une réunion pour défendre le PS d’une tentative de putsch libéral» dit Gérard Filoche, à propos de la réunion largement médiatisée organisée par les «frondeurs» à La Rochelle… et à laquelle a participé Christiane Taubira, pourtant toujours ministre! Chacun sa cohérence…

Être ou ne pas être au gouvernement Après le départ du gouvernement de Cé- cile Duflot et la récente sortie de son livre brûlot, Jean-Vincent Placé, son «ami» sénateur, ne cache pas son désaveu: «on est dans une période où tout le monde doit avoir les mains dans le cambouis». En effet, la sortie du gouvernement des deux ministres d’EÉLV ouvre une crise à l’intérieur de EÉLV.

Certes, l’ancienne ministre parle fort et dénonce aujourd’hui, mais pourquoi aussi tardivement? L’abandon complet par François Hollande de toutes ses pro- messes d’un programme vaguement social démocrate quelques semaines après son élection, sa politique constante d’austérité et ses multiples reniements en ma- tière d’écologie n’étaient-ils pas suffisants?

Pourtant durant deux ans, les députés EÉLV ont voté majoritairement tous les textes clefs. Et, pour sa part, Placé envisage déjà «une candidature unique avec un projet commun pour 2017».

Le PS est-il au bord de l’implosion? Des députés socialistes et écologistes iront-ils jusqu’à refuser la confiance au gouvernement Valls dans quelques semaines? Rien n’est moins sûr!

Nous devons tout faire pour nous rassembler, avec toutes celles et ceux qui s’opposent à ce gouvernement, afin de faire entendre nos voix dans la rue, à commencer contre le budget. Roseline Vachetta

Hebdo L’Anticapitaliste – 254 (04/09/2014)

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04 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Macron et mariton (les inrocks)

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Ils ne savent tellement plus quoi dire que ça en deviendrait presque touchant. Que leur reste-t-il à proposer, en effet, alors que le gouvernement Valls II s’apprête à légiférer par ordonnances à propos de l’extension du travail le dimanche?

Sans prendre le risque de passer par la case “Parlement et ses députés socia- listes” et en attendant d’autres mesures sociales qui risquent de beaucoup dé- plaire au “peuple de gauche”.

Les ténors de l’UMP en restent sans voix. Et Nicolas Sarkozy lui-même est sidéré, paraît-il. Du coup, il a décidé d’attendre encore un peu avant d’entonner le chant du retour, le temps que les choses s’éclaircissent. Il savait Valls “décom- plexé” et prêt à tout, certes, mais pas à ce point-là. Un type qui parvient à se faire acclamer par le Medef et l’université d’été du PS en l’espace de trois jours, et avec un meilleur applaudimètre chez les patrons que chez ce qui reste d’élus socialistes, ça l’impressionne. Il apprécie en connaisseur.

C’est tout le problème: quand la gauche fait une politique de droite, la droite se retrouve sans rien à dire. Que répliquer à une gauche qui remplace Arnaud Mon- tebourg par Emmanuel Macron? Encore sous le choc de la spoliation idéologique la plus éhontée, mise à mal par la triangulation poussée à donf, hébétée devant l’ampleur du reniement et de la transgression, cette malheureuse UMP en est réduite à ânonner quelques pauvres éléments de langage dont il ressort qu’à gauche, c’est le bordel!

Non que ce soit faux mais venant du parti de Copé et Fillon, sans oublier Bygmalion et Lavrilleux, évidemment, tout le monde rigole. L’hôpital, la charité, tout ça. Et comme personne, même pas Juppé, n’ose adopter la posture gaullienne de celui qui dira son fait à Merkel, l’UMP s’enfonce dans le coma.

C’est tout le problème: quand plus rien ne distingue les deux grands partis de gouvernement, quand ils se découvrent d’accord sur à peu près tout, et repren- nent d’une même voix le refrain Tina (“There is no alternative”) de la stabilité euro- péenne et de la réduction des déficits à marche forcée, il y a fort à parier que leur différenciation politique se jouera sur du fangeux.

C’est ainsi que depuis quelques jours, Najat Vallaud-Belkacem est traînée dans la boue sur l’air de “cette Arabe qui veut détruire la famille chrétienne n’a pas le droit d’être ministre de l’Education nationale”. Pendant que la gauche se donne un ministre de l’Economie qui n’a jamais vu un électeur, quelle horreur!, tel Ray- mond Barre en son temps, mais celui-ci serait passé pour étatiste comparé à Macron, la droite voit le piège de la Manif pour tous se refermer sur elle.

Tout ce qui lui reste, c’est le raidissement sociétal et Taubira et NVB comme cibles privilégiées. Comment un Bruno Le Maire se sortira-t-il de ce bourbier? Comment composer avec de pareils illuminés? Et Sarkozy lui-même, assez en retrait sur cette affaire et assez peu soupçonnable d’homophobie militante, que trouvera-t-il pour les calmer? Toute à son désarroi, la droite n’a plus que la vieille affaire de l’ABCD de l’égalité filles-garçons pour crier au loup. Quand la gauche en est à Macron, la droite s’en remet à Mariton. 03/09/2014 | 16h05

L’éditon de Frédéric Bonnaud

http://www.lesinrocks.com/2014/09/03/actualite/lediton-frederic-bonnaud-macron-mariton-11522101/

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04 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Directions syndicales: valls n’a rien à craindre (lo)

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Alors que le gouvernement multiplie les gestes démontrant encore et tou- jours sa volonté de servir les intérêts du patronat, les différents dirigeants syndicaux continuent à le soutenir d’une façon ou d’une autre.

Laurent Berger, secrétaire de la CFDT, a appuyé l’action du gouvernement dans une interview donnée au journal patronal Les Échos. Pour lui, «la négociation des plans sociaux dans les entreprises, instaurée grâce à l’accord de sécurisation de l’emploi, produit déjà des résultats».

De tels propos ont de quoi scandaliser les milliers de travailleurs qui ont per- du leur emploi ces derniers mois du fait des licenciements facilités par cette loi. Mais Laurent Berger se dit prêt à tout accepter du gouvernement, du travail du dimanche aux cadeaux au patronat, tant que le Premier ministre «reste à l’écoute des partenaires sociaux», c’est-à-dire comble tous ces dirigeants syndicaux en les invitant aux tables de négociations.

Ne reculant devant rien pour défendre Valls et Hollande, il récuse le terme d’austérité pour définir la politique du gouvernement. Il n’y a pas d’austérité en France, dit-il. La preuve: «Grâce à notre action le RSA vient d’augmenter de 2 % au 1er septembre, alors qu’il était question de le geler.»

On est habitué depuis longtemps à cette caution apportée par les dirigeants de la CFDT à la politique anti-ouvrière du gouvernement. Mais, de leur côté, les dirigeants de la CGT n’expriment pas une opposition plus déterminée. Si le ton est légèrement différent du côté de Lepaon, le fond ne l’est pas.

Certes, celui-ci clame que «la CGT ne négociera rien sur les seuils sociaux». Il oublie juste dire que personne n’a évoqué de négociation sur le sujet, ce qui rend plus aisé d’affirmer sa fermeté. Depuis plus de deux ans, Lepaon ne sait que se plaindre et dire que le gouvernement aurait trahi ses promesses électorales. «Dans l’histoire de France, c’est la première fois qu’un exécutif met autant d’éner- gie à gâcher la confiance que le peuple lui a accordée.» Mais qui a recommandé de leur faire confiance?

Non seulement ces dirigeants syndicaux n’ont absolument pas la volonté de mobiliser les travailleurs contre les coups qu’ils reçoivent, mais, par leur passivité et leur attitude vis-à-vis de ce gouvernement, ils contribuent à leur lier les mains. C’est par-dessus leur tête que les militants ouvriers et les travailleurs devront passer pour mener la contre-offensive indispensable au monde du travail.

Marion AJAR

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2405&id=15

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03 septembre 2014 ~ 1 Commentaire

Non au barrage du testet! résistance! (npa 81)

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Depuis lundi matin, le déboisement a commencé sur la ZAD du Testet sous la protection dense de 200 gendarmes mobiles, PSIG et brigade canine.

Les opposant-e-s sont écarté-e-s très violemment (gaz lacrymogènes, tirs de flashball, matraquage,…), des affrontements ont lieu, et il y a déjà plusieurs blessés ainsi que des interpellations. Et aujourd’hui, la violence des forces de l’ordre est encore montée d’un cran.

La préfecture et le Conseil Général du Tarn montrent une nouvelle fois leur mépris pour le dialogue et les opposants!

Ils ont décidés de passer en force, sans attendre l’issue des recours juridiques déposés. Depuis 2011, le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du TESTET lutte contre ce projet de barrage qui entraînerait la destruction de la dernière zone humide importante du bassin du Tescou, dans le département du Tarn, et qui abrite au moins 94 espèces animales protégées et 353 espèces de plantes vasculaires.

Depuis le 27 août, des militants de ce collectif ont entamé une gréve de la faim jusqu’au retrait du projet. Déjà 7 jours sans qu’aucune réponse concrète n’ait été donnée par les acteurs de ce projet. Pendant que sur le terrain, les ZADistes du collectif Tant qu’il y aura des bouilles et opposant-e-s de divers horizons essayent par tous les moyens d’empêcher la destruction de cette zone humide.

La manière dont les autorités locales ont géré et manipulé ce projet rappelle les méthodes utilisées dans d’autres projets inutiles comme celui de l’aéroport de Notre Dame des landes.

Face à ce passage en force et à tous ces mensonges, le Npa81 appelle à poursuivre et à renforcer la mobilisation contre le déboisement qui est en cours. Nous apportons tout notre soutien aux résistant-e-s mis en garde à vue, aux grévistes de la faim, à tou-te-s celles et ceux qui luttent et qui résistent contre ce projet inutile et destructeur.

Rejoignez nous à la ZAD de Sivens ! C’est maintenant ou jamais ! NPA 81

Plus d’informations : http://www.collectif-testet.org/28+breve…

http://npa2009.org/actualite/non-au-barrage-du-testet-resistance

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03 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Hôpitaux: une nécessaire coordination (npa)

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Le NPA apporte son soutien à la manifestation du 23 Septembre à Paris

Marisol Touraine, bonne élève du gouvernement Valls vient d’être reconduite dans ses fonctions. Sa mission: imposer les 3 milliards d’économies supplémentaires aux hôpitaux publics, voulues par le « pacte de responsabilité » et ses 40 milliards de cadeaux annuels aux patrons.

Fermetures et restructurations, productivité au détriment de la qualité et de la sécurité des soins, privatisations, ce gouvernement poursuit et amplifie la des- truction du service public hospitalier de N. Sarkozy et R. Bachelot.

Les personnels hospitaliers n’en peuvent plus; ils voient leurs conditions de travail se dégrader: intensification insupportable du travail, prolongation de la du- rée du travail (suppressions de RTT), précarité, la mobilité imposée, salaires insuf- fisants et bloqués: partout les directions appliquent les mêmes recettes, sous l’im- pulsion des Agences Régionales de Santé (ARS) et derrière elles du gouvernement.

Pour s’y opposer, de nombreuses luttes se sont développées au cours des derniers mois, dans toutes les catégories d’établissements: CHU, établissements de proximité, maisons de retraites. Mais elles sont restées isolées. Des résis- tances s’organisent également dans le secteur social et médico-social, ainsi que dans les cliniques privées soumises directement à la loi des actionnaires.

C’est pour coordonner ces luttes, et leur permettre d’être victorieuses que se sont réunies, dans l’unité, des équipes syndicales de plus de 60 établissements. Elles ont formé la « Convergences des hôpitaux contre l’austérité ». Celle ci appelle à une manifestation devant le Ministère de la Santé le 23 septembre prochain, à laquelle participeront également des associations de défense de l’Hôpital Public.

Le NPA apporte son soutien à cette initiative: répondant à l’invitation lancée par les organisateurs, il sera présent aux cotés des hospitaliers devant le Minis- tère. La coordination des luttes, la création d’un rapport de force est en effet la seule voie possible face à ce gouvernement de combat contre les salarié-e-s pour en finir avec l’austérité, la précarité et la destruction de la protection sociale.

Montreuil, le 3 septembre 2014

http://npa2009.org/communique/hopitaux-une-necessaire-coordination-le-npa-apporte-son-soutien-la-manifestation-du-23

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03 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Voiture nucléaire: le gouvernement gaspille nos milliards!

voiture oui oui

L’industrie nucléaire mondiale est en déconfiture totale,
et l’atome français est lui-même condamné. Alors ses promoteurs jouent leur dernière carte: la voiture électrique, à recharger bien sûr par des centrales nucléaires (les vieilles rafistolées ou de nouvelles… à construire).
Mais voilà, quasiment personne ne veut de ces voitures (à peine 0,5% des ventes, principalement par le biais de sociétés d’Etat comme La Poste), alors elles vont être imposées par la force: des milliers de bornes de rechargement vont être installées dans le pays. Des dizaines de milliers. Des centaines de milliers ! Et même des millions, sept exactement!
L’excellent site Reporterre a fait le calcul, cela signifie une dépense d’au moins 40 milliards d’euros! Et c’est l’argent public qui doit bien sûr payer cette somme inouïe, juste pour que des constructeurs privés puissent vendre leurs voitures et que l’industrie nucléaire soit «obligée» d’en recharger les batteries. L’Observatoire du nucléaire publiera sous peu des documents qui montrent comment les collectivités territoriales sont littéralement sommées de financer ces bornes : un véritable racket !
Véhicules électriques : le gouvernement veut une borne de recharge tous les 60 kilomètres
Maire-infos, 4 juin 2014 : http://bit.ly/UaMz1X
Loi sur l’énergie : un cadeau de 40 milliards d’euros au lobby de l’auto électrique
Reporterre, 31 juillet 2014 : http://bit.ly/1vKi1B2

Voiture nucléaire : l’Observatoire du nucléaire au combat ! (ODN)

Poursuivant sa croisade salutaire contre la voiture atomique, l’Observatoire du nucléaire a obtenu une nouvelle victoire contre la pieuvre Bolloré: après avoir fait constater le caractère mensonger du système Bluecub (voitures électriques instal- lées en masse à Bordeaux), abusivement présenté comme «écologique» (rappel : http://bit.ly/1qISDeg ), l’Observatoire en a fait de même contre le même système à Lyon (Bluely) et Paris (Bluecub).

On notera au passage que la Fédération nationale des associations d’usa- gers des transports (FNAUT) a pour sa part fait épingler la Renault Zoé, déjà sanctionnée auparavant grâce à l’Observatoire (rappel : http://bit.ly/1posMsW ).
Mais, constatant que Bolloré joue au malin en maintenant ses publicités menson- gères, l’Observatoire a carrément déposé une plainte en justice pénale. Miracu- leusement, le caractère «écologique» de la voiture nucléaire a disparu, remplacé par la mention «L’autopartage» (cf http://bit.ly/1rDvtIV ). A suivre…

Les voitures électriques de Bolloré et la Zoé de Renault pas écologiques
AFP, 26 juin 2014 : http://bit.ly/XO9wcZ
Bordeaux : plainte au pénal pour publicité mensongère contre une voiture électrique Bolloré
AFP, 1er juillet 2014 : http://bit.ly/1qmo7qi

Observatoire du nucléaire – http://www.observatoire-du-nucleaire.org  

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02 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

«Bon sens» : ooops (rue 89)

 bidochon

De la pure philosophie de Bidochon, quoi!

Macron vante le «chien de garde de la petite bourgeoisie»

«Il n’est pas interdit d’être de gauche et de bon sens», affirme Emmanuel Macron dans Ouest-France, qui a repris la phrase en titre de l’interview. Celui qui ne veut pas qu’on «l’enferme» dans le qualificatif de «libéral» (sans le rejeter pour autant) donne cette définition de la gauche:

«Etre de gauche, pour moi, c’est en effet être efficace, recréer les conditions pour investir, produire et innover. Etre de gauche, c’est être juste pour que les efforts comme les gains soient équitablement répartis.»

Le bon sens, donc… Si, pour sa première interview en tant que ministre de l’Economie, l’ancien conseiller de François Hollande voulait fournir des preuves de son attachement idéologique à la gauche, c’est raté. La valeur qu’il met en avant, le «bon sens», fait partie de l’arsenal classique de la droite: dès les années 50 les intellectuels de gauche l’ont fustigée et les leaders de gauche évitent depuis de s’en prévaloir. Il y a certes des exceptions dans les franges droitières du PS: Michel Sapin, par exemple, ne déteste pas l’expression.

«Les projections naïves du sens commun» C’est Roland Barthes qui a porté l’estocade à l’expression, dans une formule restée célèbre, reprise par la suite à l’envi par les marxistes: le bon sens, c’est le «chien de garde des équations peti- tes-bourgeoises». Aussi jeune soit-il, Macron ne peut pas l’ignorer. Ancien élève d’Etienne Balibar et assistant de Paul Ricœur, il connait les écrits de Roland Bar- thes qu’il ne confond pas, à la différence de Nicolas Sarkozy, avec Yann Barthès.

Dans les années 50, le «bon sens», celui des «petites gens», du «Français moyen», était dans toutes les bouches, d’Henri Queuille à Pierre Poujade. Ce der- nier en avait même fait, bien avant le Crédit agricole ou les candidats du FN, un slogan promotionnel.

C’est ce qui avait fait réagir Barthes, selon lequel le «bon sens», avec ses relents terriens, porte l’aspiration conservatrice à la finitude du monde, à l’immu- abilité des choses. Mais ce concept est vicieux car il empêche «d’imaginer l’au- tre». Il ferme le débat, il enferme l’interlocuteur, il bloque le rêve :

«Il bouche toutes les issues dialectiques, définit un monde homogène, où l’on est chez soi, à l’abri des troubles et des fuites du “rêve” (entendez d’une vision non comptable des choses). Les conduites humaines étant et ne devant être que pur talion, le bon sens est cette réaction sélective de l’esprit, qui réduit le monde idéal à des mécanismes directs de riposte.» ( «Quelques paroles de M. Poujade» in Mythologies, 1957)

Loin d’être, quoi qu’en dise Descartes, «la chose la mieux partagée», le «bon sens» serait donc une arme idéologique qu’il faut analyser et contrer. Pierre Bour- dieu lui-même se donnait comme priorité de «rompre avec le sens commun» et invitait les sociologues à forger de nouveaux mots pour se protéger des «pro- jections naïves» de ce dernier.

Depuis, les tentatives intellectuelles de réhabilitation du bon sens sont ra- res. L’historien Marc Crapez, défenseur du libéralisme, s’y est essayé dans un récent essai: «Défense du bon sens ou la controverse du sens commun», éd. du Rocher, 2004, mais sans parvenir à réveiller, dans le débat public, «le sourire du bon sens» vanté par Raymond Aron.

Pascal Riché Cofondateur Publié le 02/09/2014 à 08h50
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02 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Manuel valls s’est fait huer lors de son arrivée à la rochelle (so)

alex nevski

PS à La Rochelle : des manifs et une université devenue bunker

Les manifestants ont été tenus très éloignés de l’université d’été du PS, à La Rochelle. 

À croire que le Premier ministre avait envie de se faire huer. Sinon, pourquoi Manuel Valls aurait-il marché depuis la gare jusqu’à son hôtel lors de son arrivée, hier après-midi, à La Rochelle? Ce n’était pas nécessaire. Cela revenait quasi- ment à faire le tour des manifestants, pourtant cantonnés loin de l’université du PS. Un adhérent de l’association Sauvons nos entreprises a été interpellé et conduit au commissariat pour avoir voulu s’approcher du Premier ministre…

Fumigènes, bruit et fureur. CRS partout. Beaucoup de policiers en civil. Les manifestants de plusieurs organisations, comme celle qui réclame la régularisation des sans-papiers, le collectif Palestine et surtout la CGT (spectacle, cheminots, retraités…) étaient quelque 500 le matin. Beaucoup moins nombreux l’après-midi. Nombre d’entre eux avaient levé le camp, las de ne susciter qu’indifférence auprès des militants, élus et ministres quand ils passaient à proximité.

«Valls-Hollande, ça suffit!» Il faut dire que l’accueil réservé par quelques-uns, dès le matin, à Jérôme Guedj, ex-député (suppléant de François Lamy) et prési- dent du Conseil général de l’Essonne, n’était guère engageant. Ils lui avaient en effet expliqué que son attitude «ne servait à rien».

Quelques militants socialistes étaient cependant dans la manifestation. C’était la première fois que la CGT organisait un tel événement à l’occasion de l’université du Parti socialiste. Avec une grande pancarte «Non à l’austérité» et de plus petites portant des slogans comme «Valls-Hollande, ça suffit, assez de cadeaux au patronat, le Medef ne fera pas la loi». Ou cette photo d’un couteau déchirant un Code du travail et légendée «Meurtre avec préméditation». Et un slogan sans cesse scandé: «Les jeunes dans la misère, les vieux dans la galère, on n’en veut pas!» Grand podium, musique, distribution de tracts…

Site barricadé Malgré tout, ce n’était qu’une manifestation périphérique en ce sens que personne n’a pu s’approcher de l’Espace Encan, où se déroulent les travaux du PS. L’université était devenue un bunker. Inaccessible: tous ceux qui n’avaient pas le droit d’entrer étaient tenus très éloignés. Au grand dam des mani- festants, de ceux qui auraient voulu pouvoir parler avec des élus et aussi des commerçants du site, qui n’ont plus vu de touristes. Le site était barricadé. La préfecture avait pris des mesures en fonction des manifestations déclarées. Un millier de personnes étaient annoncées.

Dans l’histoire de l’Université du PS, c’était une première. C’est révélateur.

Publié le 31/08/2014 à 06h00 par Marie-Claude Aristégui

http://www.sudouest.fr/2014/08/31/des-manifs-et-une-universite-devenue-bunker-1656051-4778.php

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