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21 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Conférence environnementale 2013 : les engagements de 2012 à la traîne (Essf)

Conférence environnementale 2013 : les engagements de 2012 à la traîne (Essf) dans Ecologie & climat ecolo1

 « Je pèse mes mots : ce discours du Président de la République est historique et infiniment émouvant à entendre pour une écologiste. » Voilà ce que tweetait Cécile Duflot il y a un an après le discours d’ouverture de François Hollande lors de la première confé- rence environnementale du quinquennat. A l’époque, le chef de l’Etat avait su séduire un parterre d’associations, pourtant échaudées par les promesses déçues du Grenelle de l’Environnement. Douze mois plus tard, les écologistes menacent de quitter le gouvernement et les ONG font triste mine. Nicolas Hulot, bombardé ambassadeur de François Hollande à l’ONU, dresse un sombre constat : « Ce qui manque le plus pour l’instant, c’est une vision » et « une cohérence entre les différents acteurs », déplore l’ancien animateur. Le même qui saluait en septembre 2012 un « moment fort » dans l’histoire de l’écologie française. Que s’est-il passé ? Pas grand chose, justement.

RÉNOVATION THERMIQUE : une « priorité » qui tarde à devenir réalité. En 2012, François Hollande en avait fait sa « grande priorité », puis présenté en mars 2013 ce vaste chantier censé doper l’emploi non délocalisable dans le BTP et favoriser les économies d’énergie chez les ménages modestes. A l’époque, le président s’était engagé à rénover 500.000 logements d’ici 2017 pour un gain d’énergie de 38%. Problème, les aides promises (dont la prime sans condition de ressource à la rénovation) n’ont toujours pas vu le jour. Et le guichet unique à la réno- vation, censé guider les ménages dans leurs démarches, ne sera là qu’en 2014. D’où l’impatience grandissante des ONG. Effet rattrapage, Jean-Marc Ayrault a lancé le plan rénovation ce jeudi. Et en gage de bonne volonté, François Hollande a annoncé dimanche dernier un crédit d’impôt sur la rénovation thermique qu’il devrait détailler ce vendredi.

GAZ DE SCHISTE : une épine dans le pied gauche En 2012, François Hollande avait été très applaudi en marquant son opposition à toute exploration hydraulique des gaz non conventionnels en France. Promesse réaffirmée le 14 juillet dernier : « Tant que je suis président, il n’y aura pas d’exploration de gaz de schiste » en France. Un engagement qui n’a pas découragé les lobbyistes en tout genre qui, sur fond de crise économique et énergétique, pressent le gouvernement de rouvrir le débat. Arnaud Montebourg, le remuant ministre du Redressement productif, a plusieurs fois mis les pieds dans le plat, en promouvant une exploitation « écologique » des gaz de schiste français. Des déclarations recadrées par Matignon mais qui ont ulcéré les écologistes et inquiètent encore les associatifs, alors qu’une réforme du code minier est toujours en cours.

FISCALITE ECOLOGIQUE : peut mieux faire En 2012, François Hollande et Jean-Marc Ayrault avaient fait un premier pas en la matière en annonçant une hausse de la taxe sur les activités polluantes. Depuis, silence radio avant que l’exécutif ne se décide à frapper un grand coup en annonçant la mise en place d’un taxe carbone (contribution climat énergie), voulue puis abandonnée par Nicolas Sarkozy. Objectif : transférer la fiscalité qui pèse sur les entreprises sur la base de leurs émissions polluantes. Une annonce applaudie par les défenseurs de l’environnement mais dont les contours, pour l’heure très flous, restent à définir. Son « périmètre et sa trajectoire » seront précisés le 25 septembre lors de la présentation du budget 2014.

DIPLOMATIE ENVIRONNEMENTALE : l’attente L’an dernier, François Hollande avait placé la « diplomatie environnementale » parmi les priorités du Quai d’Orsay. Mais rares sont les dossiers à avoir abouti. Dossier prometteur mais complexe, la communauté européenne de l’énergie promise par le chef de l’Etat s’est heurtée à une fin de non-recevoir de l’Allemagne. Du coup, le dossier a été reporté aux lendemains des législatives outre-Rhin et pourrait servir de grand chantier en vue des européennes de 2014.

MORATOIRE SUR LES OGM : le bon point Les ONG le reconnaissent, le gouvernement a tenu bon. En 2012, Jean-Marc Ayrault avait promis que le gouvernement maintiendrait le moratoire sur la mise en culture des semences OGM. Promesse tenue lorsque le conseil d’Etat a finalement autorisé la culture du maïs Monsanto. François Hollande a dans la foulée réaffirmé le moratoire sur les cultures OGM.

ENERGIES RENOUVELABLES : objectifs inatteignables Malgré les appels d’offre pour relancer l’éolien offshore, la France est loin d’avoir rattrapé son retard en matière d’énergies renouvelables. L’éolien traverse même une crise systémique. Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) a averti que « si rien ne bouge », la France risque d’être seulement à 17% d’énergies durables dans son mix energétique en 2020. Loin, très loin de son objectif de 23%. Malgré la tenue d’un long débat sur la transition énergétique, l’adoption du projet de loi a été reportée à fin 2014 au mieux, repoussant les mesures de rattrapage réclamées par les ONG.

TRANSPORT : Le diesel pomme de discorde En 2012, le gouvernement avait fait de la voiture roulant au 2 litres/100 la martingale de la réduction des émissions de CO2. Objectif réaffirmé lors de la présentation des 34 chantiers de réindustrialisation du futur. Mais depuis, l’épineuse question de la fiscalité du diesel s’est invitée dans les débats. Une pomme de discorde pour les écologistes qui pointent les risques pour la santé des particules fines.

SANTE : fini le bisphenol A Chose promise, chose due. Jean-Marc Ayrault s’était engagé à soutenir l’interdiction du bisphénol A. Ce fut chose faite en décembre 2012. L’interdiction générale a été fixée, après des débats animés, au 1er janvier 2015. Mais pour les contenants de produits alimentaires destinés à des enfants de moins de trois ans, l’interdiction est entrée en vigueur en 2013.

AGRICULTURE BIOLOGIQUE : le compte n’y est pas L’an dernier, Jean-Marc Ayrault avait promis « un nouveau plan en faveur du développement de l’agriculture biologique ». Mais l’ambitieux plan « agro écologie » du ministre Stéphane Le Foll ne devrait pas être déployé avant 2014. La loi d’avenir de l’agriculture vient à peine d’être présentée. Or l’agriculture française peine à atteindre ses objectifs de production. Malgré un fort développement de la consommation du bio, les conversions n’ont pas suivi depuis le Grenelle de l’Environnement : seulement 4% des surfaces utiles sont bio aujourd’hui, contre 6% attendus.

CLAVEL Geoffroy

     * Le HuffPost. Publication : 20/09/2013 06h51  http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article29807

Commentaire:  Sur le diesel: pas question de faire payer aux plus pauvres le choix industriel des capitalistes!  En Bretagne, l’assouplissement des règles d’extension des porcherie, c’est pas très écolo!  Sans compter l’usine à vaches: 1000 au même endroit !

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21 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Montaigu, Vendée, des parents « vendent » sur internet une classe fermée (OF)

Montaigu, Vendée, des parents « vendent » sur internet une classe fermée (OF) dans Educ'action sardines-e-236x300

Des parents d’élèves de Montaigu, en Vendée, ont mis en « vente », dans une petite annonce en ligne, une salle de classe de leur école maternelle pour protester contre la fermeture d’une classe.

L’annonce, intitulée « Salle de classe avec mobilier – Occasion » et dotée d’une photo, a été postée jeudi sur le site de petites annonces en ligne paruvendu.fr. Elle était toujours visible vendredi midi. « Puisque l’argent prime sur les bonnes conditions d’enseignement, la classe de petite section est mise en vente », précise l’annonce, en soulignant : « Pour le prix, merci de vous adresser directement au Directeur académique de la Vendée »

Fermée deux jours après la rentrée Les parents de l’école publique Jules-Verne de Montaigu, une localité vendéenne de 5 000 habitants, soutenus par la mairie, dénoncent la fermeture de l’une des trois classes de l’établissement, deux jours après la rentrée scolaire. « On voulait une action pacifique pour faire bouger les choses, sans embêter le monde comme si on avait occupé un rond-point. L’idée de l’annonce nous a paru bonne » a expliqué une porte-parole des parents d’élèves, Stéphanie Millet. Le conseil municipal de la localité a voté jeudi soir à l’unanimité une motion de soutien à ce mouvement.

Les moins de trois ans non comptabilisés Sur le fond, « Le nombre minimum d’élèves, 62, est bien atteint pour le maintien de la classe, mais six élèves ne sont pas comptabilisés officiellement car ils ont moins de 3 ans » a détaillé Mme Millet. Avec le regroupement des enfants en deux classes de 31 élèves, « On craint notamment que l’accueil des enfants en situation de handicap et des enfants allophones, d’habitude très bien intégrés, ne puisse pas se faire correctement » a-t-elle ajouté. La direction académique de Vendée n’a pas souhaité s’exprimer dans l’immédiat. Éducation samedi 21 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Vendee.-Des-parents-vendent-sur-internet-une-classe-fermee_39382-2230693_actu.Htm

Commentaire: Voilà ce qui arrive quand on ne met pas ses enfants dans le privé!

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19 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Loi Florange, loi baudruche

Loi Florange, loi baudruche dans Hollandie chute-300x214

Le texte de la loi « Florange » est discuté à partir du 18 septembre à l’Assemblée Nationale.

Il faut dire, en tout premier lieu, que c’est un projet de loi qui ne concerne pas les salariéEs d’ArcelorMittal à Florange. Pour eux les promesses du candidat Hollande et du ministre de la liquidation industrielle Montebourg, les trahisons du gouvernement Hollande/Ayrault, leurs ont été fatales. Les hauts fourneaux sont fermés et les salariéEs au chômage.

Mais même sur le contenu de la loi le gouvernement a fait marche arrière. Alors qu’il prétendait imposer l’obligation de trouver un repreneur aux groupes qui veulent se débarrasser d’un site de production pour améliorer leurs profit, il ne reste plus dans le projet que l’obligation de chercher un repreneur sans obligation de résultats ! Et ça ne concerne pas les entreprises de moins de 1000 salariéEs ce qui pourtant fait l’essentiel des PSE (Plans de Sauvegarde de l’Emploi). On croit rêver !

Comment mieux démontrer la soumission de ce gouvernement à la loi du capital ?

Hollande est bien le président des patrons et il faut combattre sa politique.

Montreuil, le 18 septembre 2013

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17 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pas touche aux barrages (Jdd)

Pas touche aux barrages (Jdd) dans Economie rich-poor-283x300

L’ouverture à la concurrence des concessions hydrauliques détenues par EDF divise le gouvernement et les députés de gauche.

Le feuilleton dure depuis trois ans. Mardi, la députée PS de l’Isère Marie-Noëlle Battistel rendra un rapport très attendu sur l’ouverture à la concurrence des barrages. Rarement un travail parlementaire a été aussi sensible et secret.

Vraie mine d’ »or bleu », les 400 concessions hydrauliques, détenues à 80% par EDF, produisent l’équivalent de 27 réacteurs nucléaires pour un prix pratiquement deux fois moins élevé : 25 à 30 euros le mégawattheure contre 42 euros dans le nucléaire. Avec François Brottes, autre élu PS de l’Isère, qui a évoqué le sujet avec François Hollande, elle tente de déjouer l’injonction de Bruxelles d’ouvrir ce marché très convoité à la concurrence. Mais les ministres de l’Économie (Moscovici), du Budget (Cazeneuve) et de l’Écologie (Martin) viennent de trancher en faveur de l’ouverture. Les appels d’offres doivent débuter au premier semestre 2014.

Mardi, à trois jours de la conférence environnementale, le rapport de Marie-Noëlle Battistel devrait marquer une vraie fracture entre les députés et le gouvernement. Au ministère de l’Écologie, on ne s’attend pas « à ce que les députés changent d’avis ». Plusieurs sources indus-trielles pensent savoir que le rapport proposera, parmi les critères d’attribution, que le concessionnaire soit tenu de vendre l’électricité aux particuliers français. Une manière d’exclure les étrangers et de favoriser les nationaux EDF, GDF Suez et le « petit » Direct Énergie. Le gouver-nement pourrait aussi être tenté de réclamer une redevance élevée pour décourager les concurrents mus par l’envie de faire un « coup financier ». M.P. – Le Journal du Dimanche dimanche 15 septembre 2013

http://www.lejdd.fr/Economie/Pas-touche-aux-barrages-628997

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14 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Gouvernement: une fiscalité de classe !

Gouvernement: une fiscalité de classe ! dans Hollandie tumblr_lg20f3Ap621qzb1t1o1_r1_400

Il y un peu plus de deux ans, Hollande, qui n’était que candidat à l’investiture du PS, mettait au cœur de sa campagne la «révolution fiscale».  Il voulait remettre à plat toute la fiscalité française, avec comme objectif de « redistribuer justement et financer efficacement »… Mais ça, c’était avant ! Désormais au pouvoir, le président Hollande n’a de cesse de répondre aux desiderata du patronat au plan économique et au plan fiscal.
La promesse électorale visant à réintroduire de la progressivité dans le système fiscal qui, tout au long de ces 30 dernières années, est devenu un système dégressif, inégalitaire, avantageant surtout les plus hauts revenus, est vite tombée aux oubliettes. Pire, au final, la grande réforme fiscale du gouvernement est en fait un amoncellement de renoncements.
Le premier fut de céder aux prétendus « pigeons », concernant la taxation des plus-values de cessions mobilières, ce qui mit un sacré coup à la volonté de taxer à égalité les revenus du capital et les salaires. Dans la foulée, le gouvernement a décidé, à l’automne 2012, de maintenir en l’état les « niches fiscales » (les vraies) qui permettent une réelle défiscalisation des plus riches, comme celles d’outre-mer par exemple. Nous avons eu droit également à un pas de deux sur l’incorporation des œuvres d’art dans le patrimoine soumis à l’impôt sur la fortune… pour au final y renoncer !

On peut encore citer le cas des résidences secondaires, que le gouvernement envisageait de soumettre à la contribution à l’audio-visuel public… Mais il y a également renoncé, ouvrant la voie à une hausse de contribution de l’ordre de 6 euros. Le gouvernement n’a pas non plus rétabli l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) que Sarkozy a rendu indolore (seuil de déclenchement de l’ISF à partir de 1, 3 million d’euros de patrimoine)…
Le temps des cadeaux fiscaux ! La première année du gouvernement Hollande-Ayrault fut marquée par une politique de reniements. Il engage désormais une politique de pluie de cadeaux fiscaux pour les entreprises. Le plus important est sans aucun doute celui de 20 milliards d’euros sous forme d’un crédit d’impôt. Cadeau fiscal qui sera reconduit pour 2014 toujours « sans contrepartie » et nouveauté du jour « sans contrôle fiscal »…

Si certains hésitaient à tricher, ils peuvent le faire sans aucune crainte ! Cerise sur le gâteau, ce petit cadeau de 20 milliards sera à la charge des particuliers via l’augmentation de la TVA à partir du 1er janvier 2014… poursuivant ainsi, encore une fois, le projet de Sarkozy.
Dans une logique purement libérale, le gouvernement prétendument « socialiste » est en train de répondre favorablement à l’ensemble des revendications du Medef et tend à faire peser sur les salariéEs et les retraitéEs l’intégralité des « efforts » fiscaux. On le voit encore très bien dans l’actuelle contre-réforme des retraites intégralement à la charge des salariéEs et des retraitéEs.
Et toujours moins d’impôts pour les entreprises Devant le tollé suscités par les augmentations d’impôts, Hollande a annoncé une  »pause fiscale ». Au vu du projet et des annonces autour du budget 2014, cette pseudo pause fiscale ne concernera, dans les faits, que les entreprises.

D’ores et déjà, toujours sous le prétexte de compétitivité et de « relance », est annoncée une baisse de l’impôt sur les sociétés, qui passera à 30 % au lieu de 33, 3 % et ne serait plus basé sur le chiffre d’affaires… Une veille revendication patronale. Dans le même temps, est envisagée la suppression des réductions d’impôt pour les particuliers ayant des enfants scolarisés dans le secondaire et le supérieur… Réductions d’impôt considérés comme des « niches fiscales » !

À cela s’ajoutera la hausse de la TVA de 19, 6 % à 20 %, la future contribution énergie climat, qui taxera l’ensemble des con- sommations énergétiques à l’exception des énergies renouvelables. Seule (maigre) compensation, la fin du gel du barème de l’impôt sur le revenu. Une mesure injuste qui, entre 2011 et 2012, avait rendu imposable environ 400 000 foyers fiscaux. À l’opposé de la « révolution » annoncée, la politique fiscale de Hollande-Ayrault s’inscrit pleinement dans l’orientation d’austérité menée depuis mai 2012.

À nous de mettre fin à la « pause sociale », en nous battant pour imposer nos revendications !
Sandra Demarcq Vendredi 13 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 208 (12/09/2013)

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14 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Edito : un écran de fumée à l’école ?

Edito : un écran de fumée à l’école ? dans Educ'action petain-peillon

Depuis ce lundi, Vincent Peillon affiche dans les établissements scolaires sa fameuse Charte de la laïcité, un panneau sous-titré « la Nation confie à l’école la mission de faire partager aux élèves les valeurs de la République ». Les enseignantEs sont donc somméEs d’afficher la Charte, de la publier dans le règlement intérieur, de la présenter aux parents d’élèves et de s’en inspirer pour les projets d’école ou d’établissement.
Cette mesure peut paraître un écran de fumée en cette rentrée marquée par l’attaque contre les retraites et la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, sans parler de la nouvelle réforme du recrutement des enseignants ou le gel des salaires… Les gouvernements sont passés maîtres dans l’art de lancer des grands débats divisant les salariéEs au moment de faire passer des réformes particulièrement désastreuses. Peillon va jusqu’à promettre de former les enseignantEs à la morale laïque, alors que le temps de formation continue des enseignants a été cette année divisé par deux…
Après le déluge réactionnaire et raciste de la droite puis de Valls, certains trouveront sans doute la morale laïque de Peillon sympa-thique. Mais les discours de Peillon et de ses conseillers nous éclairent sur un état d’esprit qui, s’il est différent de celui de Valls, est bien une des colonnes vertébrales de la politique du gouvernement.
Pour Peillon, à la base de la crise économique, il y a une crise morale et intellectuelle. La morale est pour lui une « contrainte intérieure », à la différence de celle de la police, laissée à Valls. Une contrainte intérieure qui se conjugue avec insistance sur la visibilité dans les écoles des drapeaux et de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 (garante aussi bien de l’égalité que de la propriété privée des riches…).
Peillon inscrit ses décisions dans la stratégie du gouvernement de « redressement de la France », exigeant dès la maternelle cette « contrainte intérieure » pour « œuvrer à l’intérêt général »… Il s’agit bien de faire en sorte que les jeunes, à l’école puis au travail, se sacrifient pour les intérêts du patronat et des classes dirigeantes françaises. Nous le refuserons dans la rue.

Antoine Larrache Vendredi 13 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 208 (12/09/2013)

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12 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

10 septembre : une mobilisation qui doit continuer (LO)

10 septembre : une mobilisation qui doit continuer (LO) dans A gauche du PS linternationale

Les manifestations organisées dans tout le pays, le 10 septembre, contre la réforme des retraites ont rassemblé bon nombre de travailleurs qui avaient toutes les raisons de dénoncer la politique du gouvernement Hollande.

Dans les grandes villes les manifestations ont regroupé 15 000 personnes à Paris, 6 000 personnes à Lyon et à Marseille, 4 000 personnes à Lille par exemple. Mais il y a eu des manifestations aussi dans de nombreuses villes plus petites : 800 personnes à Dieppe, 700 à Compiègne, 500 à Montargis par exemple et bien d’autres encore.

Ainsi, dans de nombreux endroits, les militants et au-delà une fraction des travailleurs se sont retrouvés plus nombreux qu’ils ne le craignaient, dans des manifestations qui avaient de l’allure. À Rouen, les travailleurs et les drapeaux des différentes entreprises se mélangeaient dans le cortège. Les ex-salariés de Pétroplus se sont retrouvés avec ceux de ­Revima qui refusent le chantage de leur patron. À Compiègne, des tapissiers du Château côtoyaient des syndiqués de petites entreprises.

Cette mobilisation ne représente pas un raz-de-marée comme s’est empressée de le souligner la presse, mais elle n’a pas été négligeable, loin de là. Elle montre que bien des travailleurs conscients pensent qu’il est grand temps de réagir face aux attaques du gouver-nement et du patronat, qu’il s’agisse de la réforme des retraites ou des autres. Alors cette mobilisation réussie ne doit être qu’un début pour tous ceux qui veulent préparer une riposte d’ensemble du monde du travail. Marion AJAR

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2354&id=2

Commentaire: C’est aussi notre avis!

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11 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Cuillandre, roi du cumul en Bretagne (LT)

Cuillandre, roi du cumul en Bretagne (LT) dans Brest et région cuill

Photo faite à Coat ar Gueven, en souvenir de la subvention à la soirée « Miss France »

Le maire de Brest François Cuillandre, celui de Lorient Norbert Métairie et celui de Rennes Daniel Delaveau sont les trois élus bretons qui cumulent le plus de mandats et de fonctions, selon une vaste étude menée par L’Express sur plus de 1.500 élus français.empty dans Hollandie

Maire, président de communauté urbaine, président de conseil de surveillance de l’hôpital, du syndicat des eaux, des structures d’aména-gement du territoire, de l’office HLM… Rares sont les élus qui se limitent à un seul mandat, à une seule fonction. L’Express s’est penché sur ceux de plus de 1.500 élus, les plus « visibles » de l’Hexagone : 38 ministres, 577 députés, 348 sénateurs, 74 députés européens, 26 présidents de conseils régionaux, 106 présidents de conseil généraux, 483 maires de villes de plus de 20.000 habitants et 245 président d’intercommu-nalités de plus de 50.000 habitants. Au total, 1.897 mandats et des dizaines de milliers de fonctions liées de près ou de loin à ces mandats.


Trois mandats, 23 présidences… En fonction d’un système d’indice correspondant à l’importance du mandat ou de la fonction, un classement a pu être établi (*). S’il pourra être contesté (et le sera nécessairement, en particulier par ceux qui s’y voient trop « haut ») en fonc- tion du poids donné à tel ou tel poste, il permet quand même de donner un aperçu de la centralisation des pouvoirs dans l’Hexagone. Il fallait un « vainqueur » : c’est le socialiste Michel Delebarre (Nord) : sénateur-maire et président de la communauté urbaine de Dunkerque, en plus de… 23 présidences diverses. Suivent le sénateur-maire de Tours (PS) Jean Germain (trois mandats et neuf fonctions) et le sénateur du Tarn-et-Garonne (PS) Jean-Michel Baylet (quatre mandats et six fonctions).


Bretagne : quatre PS aux quatre premiers rangs En Bretagne, ce sont donc les quatre maires PS de quatre grandes villes qui regroupent le plus de mandats et fonctions :  celui de Brest François Cuillandre (deux mandats et sept fonctions – et non huit comme indiqué, l’une ayant été comptée deux fois); celui de Lorient Norbert Métairie (trois mandats et quatre présidences);  ceux de Rennes Daniel Delaveau (deux mandats et quatre présidences et de Quimper Bernard Poignant (deux mandats et cinq fonctions liées).

Les autres élus bretons apparaissent beaucoup plus loin dans le classement : les UMP Dominique de Legge, sénateur-maire du Pertre (35), et Agnès Le Brun, maire de Morlaix (29) au 257e rang, puis René Couanau, maire DVD de Saint-Malo, Viviane Le Dissez, députée-maire PS de Plancoët (22) – qui conteste les élements donnés par L’Express, lire ci-dessous – et Gwendal Rouillard, député PS de Lorient, au 377e rang. Au total, 70 élus bretons apparaissent dans ce « palmarès ». Et les plus connus ne sont pas nécessairement les plus cumulards : Jean-Jacques Urvoas ou François Goulard, par exemple, sortent très nettement dans le dernier tiers des élus recensés.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/mandats-et-fonctions-cuillandre-roi-des-cumulards-bretons-10-09-2013-2229158.php

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08 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

François Hollande, ce Terminator à la botte des Américains (CI)

François Hollande, ce Terminator à la botte des Américains (CI) dans Anticolonialisme flamby

Un journaliste algérien fustige la position du président français dans la crise syrienne et regrette le temps de Jacques Chirac, quand la France rayonnait par sa diplomatie et sa culture dans le monde arabe.

François Hollande pense être le Terminator des temps modernes. La guerre ne l’effraie pas. La souffrance ne l’émeut pas. Le sang et les corps déchiquetés ne l’impressionnent pas. La guerre, c’est la nouvelle passion de François Hollande. Ce président français qui s’est engagé à rompre avec l’atlantisme servile de Nicolas Sarkozy est, au final, encore plus royaliste que les rois du Congrès américain. Même Barack Obama n’a pas fait preuve d’une volonté aussi guerrière que la sienne. La Syrie, il faut l’attaquer militairement pour libérer son peuple.

« La guerre, c’est maintenant » : la voici la nouvelle devise de sieur Hollande. Défait par la crise, le chômage massif, l’inflation galopante, les inégalités sociales, le déclin industriel, le président français cherche à se refaire une santé… sur le dos des dictateurs du monde arabe. Sauf que cette fois-ci, tel un Don Quichotte ivre de ses certitudes, il croit qu’une guerre est une simple promenade de santé.

L’argument périmé des frappes chirurgicales Quant aux civils qui risquent d’être tués, François Hollande n’en a cure. Au contraire, il pense qu’il va en sauver beaucoup. Comment ? Des frappes chirurgicales bien étudiées. L’argument est un peu périmé car ces frappes n’ont pas été aussi chirurgicales que cela par le passé. Mais François Hollande ignore l’histoire. Lui, son souci, c’est l’avenir.

Un avenir dessiné par la force militaire. Tel Napoléon, la poésie en moins. François Hollande exige une sanction d’une « violation monstrueuse des droits de la personne humaine ». « Elle aura valeur de dissuasion », a-t-il expliqué, sans trop convaincre, dans un entretien accordé au Monde. « Ne pas agir, ce serait laisser faire », décrète le nouveau Bonaparte, selon qui « il y a peu de pays qui ont les capacités d’infliger une sanction par des moyens appropriés. La France en fait partie ».

La France, la glorieuse France, est donc de retour. Oui, de retour, mais à travers quoi ? Ce ne sont plus les découvertes scientifiques, la croissance économique dynamique et le rayonnement culturel qui font la réputation de la France dans le monde. C’est aujourd’hui une intervention militaire qui redonnera à la France son prestige. Le voici, le choix de François Hollande. (…)

Algérie-Focus  Abdou Semmar  4 Septembre 2014

http://www.courrierinternational.com/article/2013/09/04/francois-hollande-ce-terminator-a-la-botte-des-americains

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07 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Valls, dérives réactionnaires

Valls, dérives réactionnaires dans Hollandie reac1-300x293« Moi, Manuel Valls, j’approuve ce message! »

Où s’arrêtera-t-il ? Depuis quelque temps, Manuel Valls nous avait habitués à ses petites phrases et à ses positions de plus en plus réactionnaires.
Regroupement familial, réforme pénale, interdiction du voile à la fac ou défense inconditionnelle de la police à Trappes, cet été il n’a pas chômé… Sur la réforme pénale, sa guerre quasi-ouverte avec Christiane Taubira lui a permis cet été de bien soigner son image d’un « premier flic de France » dur, et de conforter les préjugés déjà très largement répandus dans la société. Lors du séminaire du gouvernement sur « la France en 2025 », en affirmant que « la question du regroupement familial peut être posée », Valls a réussi à s’attirer de nouveau les projecteurs. Enfin, sur le rapport du Haut Conseil à l’intégration qui proposait l’interdiction du voile pour les étudiantes à l’université, il n’a pas hésité à dire que les propositions étaient « dignes d’intérêt »… Une question après l’autre, Valls abandonne les positions traditionnelles de la gauche pour épouser celles de la droite.

Valls sarkoziste ? Le bilan est lourd mais tout cela en fait-il un simple sarkoziste ? Sur la forme, les ressemblances sont fortes. Son art d’occuper les médias de manière permanente est clairement modelé sur Sarkozy qui lui-même, d’ailleurs, l’a appris des directeurs de communication de Tony Blair. Et, comme Sarkozy, il est animé par une très forte ambition personnelle.
Sur le fond, les positions se rapprochent mais il faut dire que Valls a commencé tôt. Il arrive que des hommes politiques de gauche passent par une phase plus ou moins radicale ou « révolutionnaire » dans leur jeunesse avant de « s’assagir ». Dès le départ, Valls, est, lui, très « sage ». En 1980, Michel Rocard, l’ancien « gauchiste » du PSU, est en train de se droitiser à vitesse grande V. Pourtant, c’est à ce moment que Manuel Valls, âgé alors de 17 ans, rejoint le PS et adhère au courant de Rocard ! À partir de là, Valls se situera à la droite du parti, avec une évolution qui en 2007 amènera Sarkozy à lui proposer un poste de ministre lors de sa politique d’ « ouverture »…

Valls refusera car son projet est d’embarquer l’ensemble de la gauche sur ses positions mais de l’intérieur. « Je pense que mon destin, mon choix, mon envie est de rénover la gauche en profondeur », dira-t-il à l’époque pour justifier son refus. À chaque fois qu’il pousse le bouchon trop loin et se fait taper sur les doigts, il bat tactiquement en retraite comme lors du conflit avec Taubira. De la même façon, lors de la dernière université d’été du PS à La Rochelle, il hurle sa fierté d’être « socialiste », malgré la flagrante contradiction, et se permet de se dire le plus grand ennemi du Front national, tout en développant une politique qui en fait le lit.
Pour l’instant, il est encore contesté par ce qui reste de la gauche au PS, mais il a été soutenu voire applaudi par bien d’autres à La Rochelle car il surfe sur la dérive néolibérale et sécuritaire de plus en plus assumée du PS, tout en étant un de ses principaux artisans. Pourquoi ne penserait-il pas alors que ce sera bientôt son heure ?
À l’été 2011, il déclarait : « Je reste convaincu que des hommes et des femmes comme Dominique de Villepin, François Bayrou ou Corinne Lepage, pour ne citer qu’eux, peuvent faire partie, s’ils le souhaitent, d’une majorité de large rassemblement ». Et pourquoi pas encore plus à droite, pourrait-on se demander. L’avenir nous réserve peut-être bien des surprises…

Ross Harrold  Vendredi 6 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 207 (05/09/2013)

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