Archive | Hollandie

06 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Ayrault, l’austérité bis repetita !

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Communiqué du NPA :

Jean-Marc Ayrault, était ce soir sur TF1 pour faire le bilan de cette première année au pouvoir. Aucune surprise, c’est le moins qu’on puisse dire tant le premier ministre n’avait rien à dire sauf à répéter la même rengaine rigoriste et austère.

Il reste droit dans ses bottes. Malgré l’impopularité historique de Hollande et de son gouvernement, la réduction des déficits, au nom de la croissance et de l’emploi, sera poursuivie ainsi que les réformes structurelles comme celle des retraites. Au nom de cette politique, il annonce la vente d’un partie des « bijoux de famille » c’est-à-dire des parts « détenues par l’Etat dans des entreprises publiques ». Une vente qui annonce la dégradation du sort des salariés de ces entreprises.

Il reste sourd à la colère des salariés, des jeunes, des chômeurs, des retraités qui voient chaque jour leurs conditions de vie se dégrader. Il continue de nier qu’il mène une politique d’austérité, à la botte du Medef et tourne le dos aux aspirations des classes populaires. Pour Ayrault, la seule politique viable est la sienne. Plus que jamais nous devons construire une opposition de gauche à ce gouvernement comme nous l’avons rappelé, dans la rue, quelques heures avant l’intervention du premier ministre.

Montreuil le 5 mai 2013.

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05 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Éducation nationale : pas bon pour la morale…

Éducation nationale : pas bon pour la morale… dans Educ'action cahuzac-f

À la rentrée scolaire 2012, alors que les suppressions de postes se faisaient une fois de plus cruellement ressentir dans l’Éducation nationale, le ministre Vincent Peillon insistait sur la nécessité d’enseigner la morale laïque à l’école qui, dans un pur esprit pétainiste, serait un vecteur de redressement intellectuel et moral de la France. C’est dorénavant chose faite.
La loi d’orientation et de refondation de l’école de 2013 entérine la disparition de l’éducation civique et son remplacement par un enseignement « moral et civique ». Mais, à la décharge du ministre de l’Éducation nationale, il faut noter que ce dernier s’inscrit dans la droite ligne de ses prédécesseurs qui, de droite comme de gauche, n’ont eu de cesse ces dernières années de remettre la morale au goût du jour.  Instaurée en 1882 par la IIIe République, supprimée en 1968, la morale fait son retour en 1985 dans les programmes de l’enseignement primaire sous l’impulsion de Jean-Pierre Chevènement qui, en fervent républicain, invente cette discipline des plus ambiguës qu’est l’éducation civique. De Bayrou à Claude Allègre, ses successeurs se chargeront de la diffuser dans les enseignements au collège et au lycée.
Des valeurs au contrôle social
Certes, le glissement sémantique du civisme à la morale laïque n’est pas anodin, mais il s’agit ici d’une opération de communication. Car à y regarder de plus près, derrière l’effet d’annonce se dissimule surtout une coquille vide. L’éducation civique remplit déjà parfaitement les offices de la morale laïque puisqu’ on y inculque déjà les valeurs de la République, avec une dimension morale et laïque importante, et cela sans le moindre esprit critique. Au point qu’il n’est pas aisé dans les établissements, notamment les plus défavorisés, d’enseigner des concepts comme l’égalité ou la solidarité à des élèves qui subissent la violence sociale au quotidien.
Plus grave encore, l’enseignement « moral et civique », ne recouvre plus seulement des valeurs à connaître, mais des compétences à valider par chaque élève dans son livret personnel de compétences (LPC). Grâce à cette morale laïque, l’institution scolaire peut attester, ou pas, qu’un élève est apte à bien se comporter en groupe, à agir en citoyen et à respecter les valeurs de la République. Sachant que le LPC est destiné à suivre l’élève, puis l’étudiant, dans toute sa scolarité et qu’il pourra, à terme, être utilisé sur le marché du travail, la morale laïque peut se transformer en instrument de contrôle social renforcé.
Camille Jouve

Vendredi 3 mai 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 193 (01/05/13)

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03 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Hollande nous pigeonne !

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Ils s’y sont tous mis hier soir à l’Elysée, le président et les ministres (Montebourg, Moscovici, F. Pellerin) en service commandé, pour déclarer à celles et ceux qui n’auraient pas compris, la flamme du Parti socialiste aux «entrepreneurs».

Il y a les mots et les promesses « Notre premier devoir c’est de stimuler l’esprit d’entreprise », « c’est d’abord le rôle de l’école (…) pour lutter contre la stigmatisation de l’échec ». La morale et l’entreprenariat, voilà les innovations pédagogique du parti socialiste. Au NPA on préfère l’esprit critique et le sens de l’intérêt collectif.

Mais ils ont aussi parlé le langage que comprend le monde de l’entreprise :

celui sonnant et trébuchant des cadeaux fiscaux. Le choc de simplification fiscal appliqué aux entrepreneurs qui n’ont pas les moyens de délocaliser leurs profits dans les paradis fiscaux coûtera entre 200 et 300 millions d’euros qui s’ajouteront aux 750 millions déjà obtenus par les « pigeons » indignés l’automne dernier. Le manque à gagner de l’Etat sera compensé par les augmentations de TVA ou d’impôts sur le gasoil que paieront les salariés, les retraités, les chômeurs. C’est bien ainsi que les pigeons « créent »les richesses, en faisant les poches des salariéEs et de toute la population.

Montreuil, le 30 avril 2013

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03 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Loi Florange : tout ça pour ça

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Du haut du camion sono des sidérurgistes mobilisés pour la sauvegarde des hauts-fourneaux de Florange et de leurs emplois, le candidat François Hollande avait promis une loi obligeant les patrons des entreprises qui souhaitent fermer un site de le céder à un repreneur.

À ce moment, le gouvernement de Sarkozy avait évidemment refusé de mettre ce projet à l’ordre du jour. Arrivés au pouvoir Hollande, son gouvernement et le Parti Socialiste ont fait le choix d’oublier ce projet. Montebourg a baladé les sidérurgistes avec sa nationalisation provisoire, s’est couché devant Varin le PDG de PSA et a abandonné des milliers de salariés licenciés pour la préservation des profits et dividendes. Pire encore, le gouvernement a légalisé l’Accord National Interprofessionnel dit de préservation de l’emploi, redoutable instrument, au service du patronat, pour licencier, diminuer les salaires, aggraver les conditions d’embauche.

Et après tout cela Hollande ose proposer une loi qui non seulement ne pourra plus rien ni pour ceux de Florange ni pour tous les autres licenciés, mais qui n’aura, en plus, aucun effet réel dans l’avenir. Il s’agit en effet d’obliger les employeurs d’entreprises de plus de 1 000 salariés qui veulent fermer un site de plus de 50 salariés à rechercher un repreneur. Et si malgré les amis de l’employeur qui siègent au tribunal de commerce, il n’a pas pu démontrer son effort à rechercher un repreneur il pourra être condamné à une amende dont le montant minimum n’a même pas été fixé.

Autant dire que Varin, Mittal et tous leurs amis du MEDEF pourront continuer tranquillement leur sale besogne. Ce projet de loi minimaliste, si toute fois il arrive à terme, est bien loin de représenter le moindre petit pas dans la direction de la revendication portée par les luttes des ces derniers mois : l’interdiction des licenciements, de tous les licenciements.

Mercredi 1 mai 2013

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01 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Tous entrepreneurs : pour le pigeonnariat en maternelle (Rue 89)

Tous entrepreneurs : pour le pigeonnariat en maternelle (Rue 89) dans Hollandie tl-etu-loups16.1301652292

Il va falloir allonger la semaine d’école.

Après les futurs cours de « morale laïque » de Peillon, qui ont bien occupé trois jours de la semaine dernière, on va donc enseigner « l’entrepreunariat » dans les collèges et les lycées. « De la sixième à la terminale », a précisé Hollande à l’Elysée devant un parterre de pigeons ravis qui, paraît-il, l’ont applaudi debout à la fin. Car il n’a pas seulement annoncé un allègement des impôts (si vous avez raté des épisodes, le rattrapage est ici) mais donc, paraît-il, des cours d’entrepreunariat, traduction de la vieille revendication patronale : « Aimez-nous ! » A ce stade, le projet ne dit pas si les profs de morale laïque seront les mêmes que les profs d’entrepreunariat, mais pourquoi pas ? Dès la sixième, donc. Mais pourquoi seulement la sixième ? Pourquoi pas le pigeonnariat dès le primaire ? Et même en maternelle ? Que de temps perdu. Ne peut-on enseigner en maternelle l’accumulation des cubes, la levée de fonds en Choco BN, le tour de table en jetons multicolores, et la plus-value en pièces de puzzle ?

Les profs de SES vont se sentir seuls

Tous entrepreneurs ! Tous créateurs de startups ! Ce ne serait qu’un fumigène parmi d’autres, qui ne vaudrait pas particulièrement qu’on s’y arrête, s’il n’offrait une photo saisissante de l’immuabilité du débat français. Réaction de Jean-Luc Mélenchon, sur France Inter :

« Un jeune élève a bien des choses à apprendre avant de se faire enseigner la cupidité. »

Aime ta boîte comme Hollande et Parisot, ou conchie-la comme Mélenchon : c’est l’un ou l’autre. Rien entre les deux. Le désert. Ah si, tout de même : les profs de SES, pris en tenaille entre les deux injonctions de l’amour et de la détestation, et qui tentent obstinément de faire leur boulot. « On nous a effectivement reproché de ne pas faire aimer l’entreprise, de trop parler, par exemple, du chômage. Mais nous ne sommes pas là pour la faire aimer ou non, mais pour la faire comprendre », explique à « Libé » Marjorie Galy, présidente de l’association des profs de SES (et non pas seulement de sciences éco, chers confrères de Libé. Ils tiennent au « s », pour « sociales »). Ils vont se sentir bien seuls, les profs de SES. Mais ils ont l’habitude.

Daniel Schneidermann | Fondateur d’@rrêt sur images

http://www.rue89.com/2013/04/30/enseigner-lentrepreneuriat-pigeonnariat-maternelle-241928

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30 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Licenciements : gouvernement complice

Licenciements : gouvernement complice dans Hollandie licenciements_boursiers-2

Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement Hollande-Ayrault, nous avons connu une évolution accélérée des positions du PS sur la question de l’emploi et des plans de licenciement, première préoccupation du monde du travail.
En janvier 2012, sur le site de Petroplus menacé de fermeture, le candidat Hollande s’indignait : « Où est l’État, où est le gouvernement, où est le président de la République ? ». Puis il est allé « manger la merguez » à Florange, promettant qu’il ne laisserait pas Mittal fermer le site comme Sarkozy avait laissé fermer Gandrange. En juillet 2012, le nouveau président et son fougueux « ministre du Redressement productif » Montebourg attaquaient la famille Peugeot lors de l’annonce du plan de 8 000 licenciements et de fermeture de PSA Aulnay, et jugeaient le plan de suppression d’emploi chez Sanofi « inacceptable »… avant de faire un acrobatique rétro-pédalage : « Quand une entreprise fait cinq milliards de profits, comme c’est le cas de Sanofi (…) elle a le droit de se réorganiser », déclarait Montebourg en septembre, après s’être confondu en excuse auprès des multimillionnaires de la famille Peugeot.
«  Nous ne voulons plus de Mittal en France parce qu’ils n’ont pas respecté la France », attaquait Montebourg en novembre, annonçant que le gouvernement travaillait sur un projet de « nationalisation transitoire » de Florange. Puis au moment où Mittal faisait le chantage aux 20 000 emplois d’ArcelorMittal en France, il précisait : « J’ai voulu dire que nous ne voulons plus des méthodes de Mittal en France, des méthodes qui relèvent du non-respect des engagements, du chantage et des menace » pour conclure, une fois acté le plan des 650 licenciements à Florange et la fermeture de fait des hauts fourneaux, que « la question de la nationalisation temporaire restait sur la table car c’est une arme dissuasive » !
Du côté des licencieurs
Le gouvernement a non seulement oublié la promesse de campagne d’une loi d’interdiction des licenciements boursiers, mais avec la transcription de l’ANI, il supprime même le droit de contester les motifs économiques d’un plan de licenciement. Et les salariéEs des entreprises menacées ont pu vérifier que ce gouvernement n’était pas un point d’appui pour eux, mais qu’il était bien du côté des licencieurs.
Le NPA n’avait pas d’illusion sur les promesses de Hollande, mais il s’agit de tirer des bilans. Si Hollande promettait une loi d’interdiction des licenciements boursiers, si Montebourg prônait la « nationalisation temporaire » de Florange, c’est parce que ces questions sont posées par les salariéEs et la population. En effet, les patrons ne sont pas légitimes à décider de fermer une usine, jeter les salariéES à la rue alors qu’ils font ou ont fait pendant des décennies des profits considérables sur leur travail. La révolte que cela provoque a été un argument de campagne pour Hollande et un créneau pour Montebourg, mais ce n’est pas une politique pour un gouvernement qui ne veut pas s’attaquer aux comptes en banque des actionnaires, ni remettre en cause leur pouvoir de décision.
Un gouvernement qui voudrait répondre aux salariéEs de PSA, Virgin, Sanofi ou ArcelorMittal commencerait par encourager tous les autres sites menacés par des plans sociaux à entrer également dans la lutte pour réellement interdire les licenciements. Il discuterait avec les organisations syndicales locales et les comités de lutte, des outils législatifs dont les travailleurs ont besoin : contrôle des comptes, réquisition, expropriation et redémarrage de l’entreprise sous le contrôle des salariéEs.
Cathy Billard

Lundi 29 avril 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 192 (25/04/13)

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27 avril 2013 ~ 0 Commentaire

La lettre du Syndicat de la magistrature à Taubira

La lettre du Syndicat de la magistrature à Taubira  dans Hollandie sarkozy_besson_hortefeux_gueant_depression_lobo_lobofakes-300x164
de : CSM  vendredi 26 avril 2013 – 18h53

Madame la ministre,

Suite à la diffusion mercredi 24 avril par le site Atlantico d’une vidéo d’images soustraites à l’intérieur de notre local syndical, vous avez cru devoir saisir le Conseil supérieur de la magistrature pour apprécier s’il y a eu “manquement à la déontologie”.

Vous avez déclaré, dans un communiqué de presse et devant le Sénat, “condamner cette pratique”, vous avez exprimé “votre consternation face à ce comportement” et considéré qu’il s’agissait “d’un acte insupportable, stupide et malsain”.

Quelle pratique ? Celle d’un journaliste qui filme en cachette l’intérieur d’un local syndical privé à l’insu de ses occupants ?

Quel acte ? Celui d’un site en ligne, proche de la droite la plus dure, qui décide de diffuser ces images qu’il sait soustraites ?

Quel comportement ? Celui d’une certaine droite prompte à instrumentaliser cette “révélation” à des fins bassement politiciennes pour décrédibiliser ceux qui combattent avec force leurs idées depuis des années ?

Et bien non, tout cela ne semble pas vous avoir choquée …

Vous avez au contraire cédé à la pression de ceux-ci et choisi de vous en prendre à l’expression en privé d’une opinion – lapidaire et caricaturale certes mais qui n’a rien à envier aux propos publics outranciers de certains à notre égard – concernant ceux dont nous dénoncions les propos, les actes ou les prises de position.

Souhaitez-vous donc réglementer la liberté d’opinion des syndicalistes, définir les standards de l’affichage autorisé dans les locaux syndicaux, voire même encadrer la liberté des magistrats que nous sommes s’exprimant dans la sphère privée ?

Vous prétendez, dans votre communiqué, que “le devoir de réserve des magistrats suppose la retenue même dans le cadre de l’expression syndicale”.

Quelle expression syndicale, Madame la ministre ?

Des propos satiriques tenus en privé par des syndicalistes dont personne d’autre qu’eux n’auraient dû avoir connaissance sans cette soustraction d’images ? Cette violation de notre sphère privée syndicale n’est pas “une expression syndicale”, laquelle est par nature publique. Faut-il vous rappeler que dans nos prises de position publiques nous nous en sommes toujours tenus au débat d’idées ?

Quel devoir de réserve, Madame la ministre ? Celui des magistrats ou celui d’un syndicat ?

Est-il besoin de vous rappeler que “l’obligation de réserve” ne s’applique qu’à l’expression publique des magistrats et qu’en tout état de cause, elle ne constitue ni une obligation au silence, ni une obligation de neutralité ?

Mais, au-delà des circonstances de l’espèce, et en raison de l’amalgame qui est fait entre expression privée et action syndicale, c’est bien l’expression publique syndicale et, par conséquent, le fait syndical dans la magistrature que vous remettez en question par votre saisine consternante du Conseil supérieur de la magistrature. Nous attendions plutôt de vous, Madame la ministre, que vous défendiez vous-même cette liberté syndicale.

En plus de 40 années de combats pour les droits des magistrats et les libertés publiques, le Syndicat de la magistrature a dû faire face à de multiples tentatives visant à l’empêcher de s’exprimer.

Vous venez de vous inscrire dans cette longue tradition, nous le regrettons vivement.

Nous vous prions, Madame la ministre, de croire en l’assurance de notre parfaite considération.

Pour le Syndicat de la magistrature,

Françoise Martres, présidente.

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26 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Hollande : la rigueur avec vigueur

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Plus que jamais, la politique de Hollande apparaît réduite à son noyau dur : austérité et démantèlement du droit du travail.

Pour le reste c’est la navigation à vue. Ces derniers jours, chaque fois que le ministre des Finances avançait un chiffre en terme de croissance et de déficit budgétaire, il se voyait démenti quasiment dans l’heure !
Moscovici s’est enfin résolu à prendre acte de la stagnation économique en 2012 (+ 0 % de croissance) et à annoncer un maigre 0, 1 % de croissance pour 2013 suivi de 1, 2 % en 2014. Envolées, les prévisions antérieures plus optimistes : la crise est toujours là, ce qui se traduira par des suppressions d’emplois encore plus fortes en 2013 qu’en 2012 et une quasi-stagnation du nombre de salariéEs en 2014.  La politique économique ne conduit à aucun des résultats annoncés : le chômage augmente et la dette publique aussi. Mais Hollande ne voit que les injonctions du traité budgétaire européen. Tout au plus, l’objectif de retour du déficit public en-dessous de 3 % du PIB est-il décalé à 2014.

L’austérité au mépris des résultats

Pour y arriver, le gouvernement entend en 2014 surtout taper sur les dépenses. À la rigueur déjà programmée pour 2013 s’ajouteront de nouvelles mesures : poursuite du blocage des salaires des fonctionnaires, compression des moyens de fonctionnement des administrations et des hôpitaux, baisse des crédits aux collectivités locales, économies sur les allocations-familiales et engagement de la réforme des retraites… Du côté des recettes, la hausse de la TVA, nécessaire pour financer le cadeau de 20 milliards d’euros aux entreprises, sera mise en vigueur. On peut déjà prévoir que, pour amuser la galerie, le gouvernement fera de la mousse autour de la nouvelle mouture de la taxe de 75 %, taxe qui n’aura pas une grande importance même si quelques grands patrons se déclarent énervés.
En fait, la situation économique de la France en 2013 sera bien pire que celle annoncée par le gouvernement. Même le Haut Conseil des finances publiques créé dans le cadre des dispositions du traité européen met en doute les prévisions gouvernementales, et juge vraisemblable une récession en 2013 (comme d’ailleurs le Fonds monétaire international). Le Haut Conseil pointe deux vrais problèmes. Le gouvernement compte sur une reprise des exportations françaises, mais les politiques d’austérité des pays du Sud de l’Europe vont sans doute les conduire à moins acheter à l’extérieur. De plus, il n’y a aucune garantie que les entreprises françaises utilisent le crédit d’impôt de 20 milliards pour investir et faire des efforts de qualité. Deux bonnes remarques venant d’un organisme qui, dans le reste de son rapport, appelle à une austérité renforcée (il a été créé pour ça) ! Ce qui veut dire que les objectifs budgétaires pour 2013 et 2014 ne seront pas atteints.

Gauche du PS et Mélenchon à la manœuvre

Il est tellement clair que cette politique détériore les liens ténus du PS et de son électorat populaire que plusieurs éluEs de la gauche du parti ont présenté lundi 22 avril un « plan de relance écologique et social pour la France et l’Europe ». En fait, ce plan ne se situe qu’en amendement à la politique gouvernementale. Ainsi, il ne propose pas de supprimer le crédit d’impôt compétitivité (le 20 milliards aux patrons) mais de mieux utiliser une moitié de celui-ci. La seule mesure concrète pour ceux d’en bas est une amélioration « temporaire de l’indemnisation du chômage et du chômage partiel dans les entreprises ». On verra si même sur ces mesures, ces éluEs se battront vraiment !
En fait, la politique de Hollande-Ayrault ne procède pas d’une maladresse. Hollande changera peut-être de gouvernement prochainement, mais pas de politique économique, sauf à la marge. Les patrons français, comme étrangers veulent casser le modèle social européen et tout gouvernement ne peut que s’aligner, sauf à lancer une épreuve de force majeure avec le capitalisme. Hollande ne le fera pas, d’ailleurs aucun gouvernement qui ne serait pas issu d’une dynamique ouvrière et populaire ne pourrait le faire. C’est ce qui rend soit ridicule, soit opportuniste, l’idée énoncée par Jean-Luc Mélenchon le 22 avril selon ­laquelle François Hollande pourrait le nommer Premier ministre…


Henri Wilno

Vendredi 26 avril 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 192 (25/04/13)

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25 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Parisot ordonne, Hollande exécute

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Jeudi 25 avril 2013

En refusant le projet déjà timoré d’amnistie voté par le Sénat, le gouvernement fait un recul de plus et une trahison de promesse de plus. Cette fois-ci, il n’hésite pas à déclarer la guerre à toutes celles et tous ceux qui résistent à la politique d’austérité. Pour nous ce sera une raison de plus de descendre dans la rue les 1er et 5 mai

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24 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Zéro voix au Parlement contre la Françafrique

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NPA 23 avril 2013

L’intervention au Mali est en cours depuis 4 mois et Hollande n’a pu évité un débat au Parlement pour décider du maintien des troupes alors qu’il s’était engagé à leur départ au mois d’avril. Jamais qu’un coup de bluff de plus.

Aucun vote contre ! Des inquiétudes, des réserves, mais pas de quoi alimenter la moindre opposition ! Et pourtant les raisons de s’opposer ne manquent pas : ces quatre mois d’intervention militaire coûte 200 millions d’euros, aucune solution politique n’est en vue, la relève malienne n’est pas à l’ordre du jour, et la « puissance d’influence de la France », comme le dit Laurent Fabius, est renforcée.

Ce vote honteux permet en fait le maintien de la présence militaire au Mali pour longtemps et devenir une véritable occupation territoriale pour le compte des intérêts de la France et des grandes puissances qui la soutiennent. Comme au Gabon, au Sénégal, à Djibouti, au Tchad, en Côte d’Ivoire, en République Centre Africaine.  Le mot d’ordre « Troupes Françaises hors d’Afrique ! » n’a jamais été autant d’actualité.

NPA, Montreuil, le 23 avril 2013

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