Archive | Hollandie

02 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Repos dominical: le gouvernement veut sa peau !

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Après les patrons, c’est au tour du gouvernement de sonner la charge contre le repos dominical.

Non content de s’être attaqué à nos emplois puis à nos retraites, ils veulent désormais nous déposséder de notre temps libre ou transformer ce dernier exclusivement en temps marchand. Or, c’est bien un acquis ouvrier et laïque, remontant à 1906, qu’il s’agit de défendre.

Fabius, dont le portefeuille ministériel comprend le tourisme, a plaidé en faveur de l’élargissement de l’ouverture dominicale des magasins : « uniquement dans les zones très touristiques, à proximité des gares, des aéroports et dans un certain nombre de quartiers ». Puis Jean-Marie Le Guen, qui proposait il y a peu de s’attaquer à « la rigidité du code du travail », lui a emboîté le pas, car « quand vous avez un flux touristique aussi important, il faut profiter de la manne. » Enfin, Aurélie Filippetti s’est déclarée favorable à l’extension du travail dominical aux commerces culturels face à la concurrence d’Amazon et pour contribuer à l’animation des zones dites touristiques…

Qu’on se rassure, Rebsamen, le nouveau ministre du Travail, a posé ses conditions : « dans des zones ultra touristiques », sur la base du « volontariat » et avec « des augmentations sensibles des salaires ». Sans doute une manière de tempérer la publication d’un nouveau rapport sur le sujet commandité par plusieurs fédérations patronales, qui propose, entre autres, d’augmenter les activités pouvant ouvrir de droit ce jour-là, de passer le nombre annuel d’ouvertures dominicales autorisées de 5 à 15 et de permettre « le travail du soir », manière de rebaptiser pudiquement le travail de nuit, pourtant retoqué par le Conseil constitutionnel…
Cerise sur le gâteau : Jean-Claude Bourrelier, PDG de Bricorama, dont l’entreprise a été lourdement condamnée pour ouverture dominicale illicite, s’est vu remettre la légion d’honneur…

Le reniement, c’est maintenant ! Le hic, c’est que, selon les chiffres publiés par le propre ministère de Fabius, les dépenses des touristes dans le commerce de détail n’atteignent pas 10 % de la dépense touristique totale, soit 0,2 % du PIB et non 7 % comme ce dernier l’a déclaré. Plus encore, le solde d’emplois détruits dans les petits commerces face à ceux promis par les grandes enseignes se révélerait négatif.

Quant à la situation des travailleurs dominicaux, c’est le PS qui en parle le mieux : « Con- trairement à ce que prétend le gouvernement, le libre consentement à une telle organisation du travail serait en pratique impossible à vérifier, en particulier en période de difficultés économiques, les possibles chantages à l’emploi anéantissant en réalité toute liberté de choix. Cette évolution aurait donc inéluctablement pour conséquence de contraindre des milliers de salariéEs à travailler le dimanche. »

Il est vrai que cette déclaration remonte à 2009, date à laquelle le gouvernement Fillon s’attaquait lui aussi au repos dominical via la loi Maillé… Le CLIC-P compte rapidement mobiliser le personnel concerné, en particulier celui des grands magasins. Les syndicats SUD de la Fnac et de Virgin ont dénoncé la position de la ministre de la Culture car l’ouverture dominicale n’a pas empêché la fermeture des Mégastore…  Au nom de leur crise, on veut liquider un acquis qui entrave la fluidité du capital, avide d’exercer son emprise 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. On ne se laissera pas faire !

LD Hebdo L’Anticapitaliste – 240 (01/05/2014)

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02 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Pour les patrons, les ouvriers sont toujours trop payés (lo)

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Attaques contre le smic :

Le représentant du Medef, Pierre Gattaz, est revenu à plusieurs reprises sur sa proposition faite mi-avril d’un salaire « transitoire » inférieur au smic. Avec son cynisme habituel, il a précisé que ces propos avaient été « mal interprétés » : ce n’était pas une proposition, mais une idée qu’il souhaiterait voir étudier et qui, si elle se concrétisait, aboutirait à remplacer le salaire minimum par un « salaire intermédiaire temporaire qui serait complété par un abon- dement de l’État de type RSA ». Les patrons pourraient ainsi embaucher des chômeurs de longue durée en les payant beaucoup moins que le smic, en faisant de plus appel, pour une part, à… l’État.

Dans la même veine, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a déclaré nécessaire une « remise à plat du smic ». Car « l’allègement des charges n’est pas une condition suffisante de la restauration de la compétitivité ». Et le gouverneur de la Banque de France d’attaquer les modalités de fixation du smic qui pousseraient soi-disant « à la hausse la totalité de la grille des salaires ». « C’est une mécanique infernale », a-t-il même ajouté. Le fonctionnement du smic « paraît devoir être remis à plat » car « c’est la rigidité qui est source de précarité et la flexibilité qui nous en prémunit car elle permet de s’adapter rapidement. »

La campagne du patronat pour baisser les salaires bat donc son plein avec toujours la même justification, à savoir, l’emploi. Cette campagne annonce bien entendu les attaques à venir, auxquelles les travailleurs devront s’opposer. Il faut dès maintenant combattre cette propagande patronale sur le coût du travail qui serait trop élevé.

Les travailleurs ne coûtent pas, ils rapportent, et ils rapportent beaucoup aux action-naires des grandes entreprises en particulier, si l’on regarde les bénéfices affichés par la majorité de celles-ci. Ce qui coûte cher à la société, c’est au contraire la dictature de ces capitalistes sur l’ensemble de l’économie. Aline RETESSE

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2387&id=6

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02 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Plan d’économies dans la santé : aux dépens des malades et des personnels des hôpitaux (lo)

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Dans le quotidien Les Échos du vendredi 25 avril, la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, a détaillé son plan pour atteindre d’ici 2017 les 10 milliards d’économie annoncés par Valls dans le domaine de la santé.

« C’est un effort sans précédent », a-t-elle commenté, tout en prétendant que cela n’aboutirait pas à un système de santé « low cost »… Mais c’est pourtant bien le résultat inévitable d’une telle politique.

D’après la ministre, une partie des économies, chiffrée à 3,5 milliards d’euros, serait obtenue « en baissant les prix des médicaments et en favorisant les génériques », c’est-à-dire en rognant les profits de l’industrie pharmaceutique. Malgré les cris d’orfraie poussés par les industriels du secteur, ceux-ci trouveront le moyen de tirer leur épingle du jeu, d’autant que tous les grands groupes pharmaceutiques produisent eux-mêmes des génériques au travers de filiales.

Mais en ce qui concerne le reste des économies, ce sont les malades qui, malgré les affirmations de la ministre, verront la qualité de leurs soins soumis à des exigences compta- bles. Ainsi évoquant un « meilleur usage des soins en évitant les actes inutiles ou redondants et la consommation de médicaments inadaptés », la ministre fixe un objectif d’économie chiffré à 2,5 milliards d’euros. Il y a tout lieu de craindre que, dans certains cas, ce sont des examens « utiles » qui seront repoussés au nom de la maîtrise des dépenses…

Dans le même ordre d’idée, Marisol Touraine a expliqué vouloir doubler le rythme de croissance de la chirurgie ambulatoire, qui permet aux patients de ressortir de l’hôpital après l’opération. « Dès 2016, une opération sur deux pourra être réalisée en ambulatoire », a-t-elle affirmé. Bien sûr, le progrès médical permet d’éviter aujourd’hui beaucoup plus qu’avant une hospitalisation, mais en fixant aux établissements de santé un objectif d’économie de 1,5 milliard, dont « près d’un milliard pour la chirurgie ambulatoire », la ministre exerce une pression qui amènera inévitablement des gestionnaires d’établissements à ne pas considérer le bien-être des malades comme une priorité… Sans compter que cela s’inscrit dans la poursuite de la politique de suppression de lits dans les hôpitaux.

Enfin, et ce n’est pas le moins lourd de conséquences pour les patients, le plan prévoit 2 milliards d’économies à réaliser dans les hôpitaux. La ministre s’est contentée d’évoquer le « recours excessif aux médecins intérimaires » au coût trop élevé. Mais elle n’a rien dit du sous-effectif permanent et général dans les hôpitaux publics qui met en danger la santé des patients et qui rend les conditions de travail des personnels de plus en plus insupportables.

Ce sont des embauches massives qui seraient partout nécessaires aujourd’hui. Et c’est tout le contraire qui est à l’ordre du jour. Alors, inévitablement, ce plan d’économie programme une nouvelle dégradation des soins et de leur prise en charge par la Sécurité sociale, ainsi qu’une aggravation des conditions de travail des personnels des hôpitaux publics. Marc RÉMY

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2387&id=12

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01 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Les larmes de lienemann, énième symbole du socialisme déçu (rue 89)

Emma-Daumas-Les-larmes-de-crocodile-et-autres-fables

Quelques heures avant qu’une partie de la gauche n’exprime, une fois de plus, sa circonspection face à la politique gouvernementale – 41 abstentions dans le groupe PS – une élue socialiste avait des larmes dans la voix. Interrogée par BFM TV à sa sortie de la rencontre entre les sénateurs et le Premier ministre Manuel Valls, Marie-Noëlle Lienemann était dans un drôle d’état. Comme si elle venait de se faire larguer.

« Il s’assoit sur des combats non seulement historiques mais actuels ! Nous avons travaillé ensemble sur un projet du PS, qui était loin d’être très à gauche, et lui s’assoit dessus en nous expliquant que les bonnes méthodes sont celles que la droite et les libéraux avaient poussées ! »

Que Manuel Valls se rassure, on n’a pas attendu sa nomination à Matignon pour voir des élus socialistes pleurer à la télévision. L’abattement de la sénatrice rappelle d’autres larmes.Il y a un an, Gérard Filoche, à la gauche du PS lui aussi, pleurait de colère sur le plateau de LCI. Déçu aussi par le PS d’aujourd’hui. Pas (encore) par sa politique mais parce que, contrai- rement à ce qu’elle aurait aimé prétendre, les affaires n’épargnent pas la gauche au pouvoir. C’était en pleine tempête Cahuzac.
*
« C’est la misère dans le pays, y a cinq millions de chômeurs, y a dix millions de per- sonnes qui sont pauvres, qu’ont moins de 900 euros par mois et dont on parle pas [...] et on a un chef du Budget qui fraude lui-même, qui ment les yeux dans les yeux. […] Nous sommes le premier grand parti de la gauche. On peut pas être sali par des histoires comme ça, y en a assez.

Entre temps, il y a eu aussi les larmes du socialisme municipal. Battue au premier tour, la candidate PS à la mairie de Fréjus (Var) Elsa Di Méo a exposé sa tristesse à la télévision. Abattue par l’effondrement de ce bon vieux front républicain qui ne marche plus, balayée par le Front national qui a profité du désaveu de la politique nationale pour conquérir quelques villes, et la sienne au passage. « Lundi matin, quand on va se réveiller avec la gueule de bois, on aura besoin du parti à nos côtés. »

L’autre « BFMIsation » de la vie politique A cause des affaires, des couacs en tout genre, des échecs électoraux, des atermoiements et des choix politiques qui pour beaucoup ne sont plus de gauche, la fracture entre le pouvoir et une partie du PS se creuse. Et ça se voit à la télévision. C’est la face lumineuse de la « BFMisation » de la vie politique : les colères et les déceptions ont de plus en plus de mal à rester cachées dans les bureaux. Parce que la caméra peut surgir à tout moment, que les émissions se multiplient, les sourires forcés et les grises mines apparaissent avec plus de netteté. Pendant l’affaire Leonarda, les journalistes politiques n’étaient pas les seuls à voir le député PS Pouria Amirshahi hors de lui dans les couloirs de l’Assemblée. La télé était là aussi pour l’accueillir.

On peut toujours soupçonner la gauche du PS de pleurer des larmes de crocodile. Derrière l’émotion, il y aussi des histoires politiques – le sentiment des parlementaires de ne pas être assez écoutés – et politiciennes, des egos.

Pourquoi rester dans un parti qui fait du mal ? Surtout que ça rend télégénique et popu- laire de pleurer : après son jour de gloire, Gérard Filoche est devenu un habitué des plateaux, il a même sorti un livre sur l’affaire Cahuzac.

Mais la tristesse est plus difficile à feindre que la colère. Et les citoyens préfèrent sans doute être représentés par des pleureurs que par des menteurs. Des impuissants que des malhonnêtes. Tout juste, peut-on se demander pourquoi ces socialistes si souvent déçus restent dans un parti qui leur fait du mal. A quoi bon être là ? A quoi ça sert quand Manuel Valls, ce mercredi, semblait les désigner en parlant sur France Inter de « la vieille gauche » ? « L’ironie, la critique permanente, le sentiment qu’on trahit, c’est souvent le mal de la gauche française. »

Avant, on voyait surtout des vaincus aux élections, des syndicalistes et des militants pleurer à la télévision. Maintenant, même les élus sont en larmes. L’impuissance politique gagne du terrain. Imanol Corcostegui

http://rue89.nouvelobs.com/2014/04/30/les-larmes-lienemann-enieme-symbole-socialisme-decu-251851

 

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01 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Le rassemblement pro-europe de la cfdt fait un flop (le huff’)

cfdt

Environ deux cents militants de la CFDT et de l’Unsa se sont réunis à la mi-journée à Paris à l’occasion du 1er mai en présence des numéros un de ces organisations, lors d’un rassemblement placé sous le signe de l’Europe. A moins d’un mois des élections européennes, « nous voulons dire que certes, les politiques menées en Europe posent problème, mais que l’Europe peut être une solution », a lancé Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, qui dit « craindre le rejet de l’Europe, comme le fait notamment l’extrême droite ».

Des militants, arborant des gilets orange et bleus, aux couleurs des deux syndicats, étaient rassemblés devant la rotonde de Stalingrad, dans l’est parisien, où devaient se tenir des débats en présence de représentants syndicaux européens.

Alors que la CGT et FO manifesteront de leur côté dans l’après-midi contre la politique du gouvernement Valls, Laurent Berger a déclaré: « Nous ne portons pas la même vision, nous ne portons pas de propositions communes malheureusement en ce moment ».

http://www.huffingtonpost.fr/2014/05/01/1er-mai-vivez-defiles-fete-travail-en-direct_n_5244891.html?utm_hp_ref=france

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01 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Alstom: monopoly antisocial

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L’histoire d’Alstom a toujours été au cœur de enjeux industriels et financiers français. Une longue histoire…

Alstom résulte du rapprochement de la Société alsacienne de constructions méca- niques et de la Compagnie française pour l’exploitation des procédés Thomson Houston (CFTH). En 1969, la Compagnie générale d’électricité (CGE), symbole des entreprises bichonnées par la politi- que gaullienne d’indépendance nationale, devient l’actionnaire majoritaire d’Alstom. C’est dans cette même logique que la CGE sera nationalisée en 1982.

Mais avec le revirement économico-politique de Mitterrand, la CGE est reprivatisée en 1987. De regroupements en cession d’activités, Alstom se retrouve en difficultés industrielle et financière et proche de la faillite. Le groupe a notamment été handicapé par le siphonnage de sa trésorerie par Alcatel avant son introduction en Bourse.

Stratégies patronales, politiques libérales C’est dans cette situation que l’État français entre en 2004 dans le capital d’Alstom au niveau de 21 %. Certaines activités du groupe sont vendues (les turbines industrielles à Siemens, la division transmission et distribution d’énergie à Areva), mais le dépeçage du groupe est évité, et Sarkozy put se vanter d’avoir sauvé Alstom et les 2 800 emplois du site de Belfort. Nationalisation des difficultés, privatisation des béné- fices. Trois ans plus tard, l’État revend ses parts au groupe de BTP Bouygues qui est, jusqu’à aujourd’hui, premier actionnaire d’Alstom, avec 29,4 % du capital.

Face aux nouvelles difficultés liées à la crise économique, mais après cinq années où les actionnaires ont quand même pu empocher 1,3 milliard d’euros, Bouygues préfère ramas- ser sa mise et la placer dans des secteurs plus rentables. Une ouverture des livres de comptes sous contrôle des salariéEs permettrait de mettre en évidence que les actionnaires se sont largement servis au détriment des salaires et des investissements. D’ailleurs, toutes les manœuvres en cours se passent dans une telle obscurité que Montebourg s’en est ému et a saisi mardi 29 avril l’Autorité des marchés financiers (qui, bien sûr, n’est pas une garantie) !

Les apprentis sorciers L’annonce des négociations entre la direction d’Alstom et General Electric a déclenché un tsunami. Siemens s’est mis sur les rangs. Les apprentis sorciers indus- triels et politiques se mobilisent au nom du « patriotisme économique ». Une solution alternative autour d’EdF serait envisagée par le gouvernement. Mailly pour FO, Mélenchon pour le Front de gauche, réclament, eux, une nationalisation provisoire, forme qui se veut radicale d’un nouveau « sauvetage » par l’État avant de reprivatiser.

Il est difficile de savoir ce qui va exactement en sortir mais une chose est sûre : ni le privé, ni la nationalisation temporaire ne sont des solutions. D’un côté, le groupe Péchiney a déjà expérimenté la stratégie du rachat par le groupe canadien Alcan, où le pillage écono- mique fut accompagné par la fermeture de 90 % des sites. De l’autre, les expériences de PSA ou de Renault montrent que l’entrée de l’État dans le capital d’un groupe n’est une garantie ni industrielle, ni en matière sociale ou d’emploi.

Une seule solution, l’expropriation Pour les salariéEs d’Alstom, l’essentiel est la sauve- garde des 18 000 emplois. Pour défendre ces emplois, pas question de faire confiance à General Electric, Siemens ou à un patron privé français. L’expropriation d’un tel groupe est la seule réponse à la hauteur des enjeux sociaux.

Elle l’est d’autant plus que l’État est le principal client du groupe, à hauteur de 50 %, à travers les commandes d’entreprises publiques nationales comme la SNCF et EdF, pour des secteurs – transports en commun, fabrication et distribution de l’énergie – qui constituent des enjeux essentiels tant du point de vue des besoins sociaux collectifs que du point de vue écologique.

Robert Pelletier Hebdo L’Anticapitaliste – 240 (01/05/2014)

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30 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Vote du pacte de responsabilité: l’austérité à perpétuité

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Le pacte de responsabilité actant un plan d’économie de 50 milliards et 30 milliards de cadeaux fiscaux au patronat a été adopté par 265 voix pour, 232 contre, 67 absentions dont 41 députés socialistes.

L’adoption de ce pacte va aggraver les inégalités, la pauvreté et acte la continuité de la casse des services publics et de la sécurité sociale.

D’un côté, la majorité des travailleurs vont payer plus pour assurer leurs besoins vitaux avec moins de salaire. Les plus pauvres d’entre eux, « bénéficieront » non pas de la solidarité mais des quelques miettes jetées par Valls, le non gel de leurs retraites ou de leurs minima sociaux, pour calmer la toute petite fronde de députés socialistes menaçant de ne pas voter le soutien aux coupes sombres.

De l’autre, ça va bien pour les 1 ou 2 % de la société: les profits augmentent, la baisse du prix de la force de travail devient loi, et de nouveaux services payants en matière d’éducation, de santé, de soins à la personne, de culture, seront mis sur le marché… pour celles et ceux qui pourront se les offrir.

Prendre aux pauvres pour donner aux riches, Sarkozy dont c’était pourtant la spécialité, fait désormais pâle figure à côté du tandem Hollande/Valls !

Face à ce « gouvernement de combat », c’est unitairement dans la rue, dans les grèves et les manifestations que ça doit se passer pour le retrait de ce Pacte ! Après le 12 avril, le 1er mai doit être une nouvelle étape dans la construction d’une opposition de gauche à ce gouvernement.

Montreuil le 29 avril 2014.

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30 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Les larmes de dépit de marie-noëlle lienemann après sa rencontre avec Manuel Valls (europe 1)

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Marie-Noëlle Lienemann a passé un sale quart d’heure avec Manuel Valls.

La sénatrice socialiste, classée à la gauche du PS, a en effet rencontré le Premier ministre ce matin pour lui faire part des doléances des sénateurs dans le cadre du plan d’économies. Interrogée par BFM TV à l’issue de sa rencontre avec le Premier ministre ce 29 avril, la sénatrice socialiste explique sa déception, avec quelques larmes dans la voix.

Marie-Noëlle Lienemann s’est ensuite rendue sur le plateau de BFM TV pour expliquer sa colère. Elle en dit plus :

C’est son caractère mais à la fin pour essayer de nous convaincre, il a fini par nous dire que tout ce qu’on avait dit pendant la campagne, ce n’était pas bien calibré. [...] Tout ce qu’avait fait la gauche depuis des années était à mettre un petit peu au rencard. Et que lui il avait la vérité. Et que sa vérité ressemblait quand même beaucoup à un certain nombre de discours qu’on avait entendus dans le camp opposé.  J’ai été personnellement un peu secouée.

Thibaut Pezerat thibaut.pezerat@europe1.fr

http://lelab.europe1.fr/Les-larmes-de-depit-de-Marie-Noelle-Lienemann-apres-sa-rencontre-avec-Manuel-Valls-14293

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30 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Chômeurs au seuil de la retraite: ils vivent avec 480 euros par mois (nl obs)

Claudine, Gilles et Maria, au chômage en fin de droit, touchent une maigre allocation avant de pouvoir toucher leur retraite. Ils comptent les jours. 

Ils sont nés entre 1953 et 1956 et ont commencé à travailler avant 18 ans. Ce qu’on appelle des « carrières longues ». Mais leurs parcours ont été brutalement interrompus par la crise et ces seniors sont devenus chômeurs. A quelques années de la retraite, leurs trimestres sont validés mais pas tous cotisés. Ils doivent attendre l’âge légal pour toucher leur pension de retraite.

Arrivés en fin de droits, comment vivent-ils ? Avec l’ASS (Allocation de solidarité spéci-fique), 483,3 euros. L’AER (Allocation équivalent retraite) de 1.030 euros mise en place sous Lionel Jospin en 2002 et à laquelle ils auraient pu prétendre, a été supprimée par le gou- vernement Fillon en 2011. Remplacée par l’ATS (Allocation transitoire de solidarité) de Xavier Bertrand, bien plus restrictive. Le gouvernement Ayrault a bien tenté d’améliorer les choses en instituant une ATS de 1.030 euros en mars 2013, mais elle ne concerne que les générations nées en 1952 et 1953 et justifiant de tous leurs trimestres cotisés, laissant encore de nom- breuses personnes avec moins de 500 euros pour survivre. Parmi elles, Claudine, Gilles et Maria. Avec le Collectif AER-ATS 2014, ils espèrent que le gouvernement remettra en place une allocation qui leur permette de faire dignement la jonction entre la fin de leurs droits au chômage et le début de leur retraite.

Claudine : « Sans mon frère, je deviendrais SDF » Claudine a pris les devants. Elle a quitté sa Normandie natale où elle a toujours vécu pour se réfugier chez son frère, qui a accepté de l’héberger, en Corse. Elle aura 60 ans en juillet prochain. Elle était salariée dans l’immobilier, secteur que la crise n’a pas épargné. Au chômage depuis novembre 2010, elle devait arriver en fin de droits en novembre 2013. Mais, stressée, angoissée, elle a sombré dans la dépres- sion au mois de septembre. Un accident a suivi. Un arrêt maladie qui a interrompu son chô- mage. Aujourd’hui, elle touche 50% de son dernier salaire brut, soit 680 euros par mois. Quand cet arrêt va prendre fin, il lui restera donc « encore » deux mois de chômage. Et après ? A l’heure actuelle, elle ne rentre pas dans les critères pour bénéficier de l’ATS. Ce sera donc l’ASS : 483,30 euros par mois ! On vit comment avec ça ? Je suis déjà en galère ! Ce ne sera plus de la vie mais de la survie. »Cette situation durera jusqu’à ce qu’elle ait atteint le nouvel âge légal de la retraite, 61 ans et sept mois. Il lui faudra donc tenir jusqu’en mars 2016, « sans coiffeur, sans un petit vêtement. Tout est fini ». Ce qu’elle redoute plus que tout, c’est la spirale, l’enchaînement des galères.

A 60 ans, on commence à avoir des bobos par-ci par-là. Comment fait-on sans mutuelle ? Il faut que je demande la CMU [Couverture maladie universelle, NDLR] ? Parce que comment je vais pouvoir avancer les frais ? »

Il y a aussi la peur de la dépendance. Claudine refuse d’embêter ses enfants âgés de 37 et 40 ans : « Ils ont leur vie. De toute façon, ma fille vit à l’étranger. » C’est donc son frère qui l’aidera. Sa planche de salut : « Si je ne l’avais pas, je deviendrais SDF. Mais je ne pense pas que c’est vraiment à lui de me loger, de me nourrir comme ça jusqu’en 2016… »

Claudine a commencé à bosser en octobre 1972, après son bac. Bien avant ses 20 ans donc. La nouvelle législation aurait pu lui permettre de demander une retraite anticipée pour carrière longue. Seulement voilà, pour cela, il faut avoir non seulement commencé à travailler avant 20 ans mais aussi totaliser 165 trimestres cotisés. Et, comme en période de chômage, les trimestres sont validés mais non cotisés (seuls deux trimestres sont accordés), Claudine avait 180 trimestres validés mais seulement 155 cotisés au dernier relevé. « Comme en plus j’ai travaillé trois ans en profession libérale, comme agent général d’assurances, cette caisse de retraite ne prend pas en compte la première année en trimestres cotisés: j’ai donc encore perdu quatre trimestres. » Reste une incertitude sur sa situation liée à son arrêt maladie. Qui, conjuguée à la peur de l’avenir, mine la sexagénaire : « La dernière fois que j’ai eu ma caisse de retraites, ils n’étaient même pas au courant de la nouvelle législation avec l’ATS… Je ne sais pas où ils en sont des calculs. Je n’arrive pas à connaître ma situation nette et précise. J’ai l’impression de sombrer. »

Gilles et Maria :  »Une vie de travail pour en arriver là… » Maria et Gilles, 59 ans et 60  ans, vivent avec 1.513,3 euros par mois. Petitement mais dignement : « Heureusement, nous sommes propriétaires de notre maison. On ne pourrait pas payer un loyer », confie Gilles. En cas de coup dur, c’est le bas de laine : « Pour le moment, on peut encore tirer sur ce qu’il nous reste d’économie quand il faut faire une réparation sur la voiture. »

Lorsqu’il s’est retrouvé au chômage en 2009, Gilles bénéficie de l’AER mise en place par Lionel Jospin et touche 1.030 euros mensuel. Le dernier licenciement de Maria a eu lieu en 2010. Ses droits au chômage ont pris fin en avril 2013. Plus d’AER, pas droit à l’ATS puisque née en 1955, elle reçoit ses 483,30 euros d’ASS  chaque mois. Le couple a le sentiment de subir un arbitraire aussi absurde qu’injuste.

Ces deux Vosgiens ont passé l’essentiel de leur carrière comme ouvriers dans le textile. Maria a commencé à travailler à 14 ans. Bien sûr, en raison de la scolarité obligatoire, ses journées de huit heures n’ont commencé à être prises en compte qu’à partir de ses 16  ans, en 1971. Depuis, elle a validé 192 trimestres mais seulement 152 sont cotisés. Comme Claudine, elle ne peut prétendre à une retraite anticipée. L’ancienne ouvrière est une battante mais aujourd’hui, elle ne comprend pas ce qui lui arrive. Après une première fermeture d’usine en 1987, Maria a retrouvé un poste dans le textile neuf mois plus tard. Mais en 2002, rebelote : l’usine met la clé sous la porte. Maria décroche alors un job chez un sous-traitant automobile.

Un métier dur, très dur. Elle tombe malade. En 2006, opération de la main gauche ; le canal carpien, grand classique des TMS (troubles musculo-squelettiques) ouvriers. En 2007, opération du canal droit . Puis en 2009, cancer. En 2010, lorsqu’elle peut enfin retourner travailler, la médecine du travail exige un mi-temps. Impossible pour l’employeur, qui licencie Maria. On lui dit alors : « Vous ne risquez-rien : vous aurez trois ans de chômage et l’AER ensuite. » Sauf qu’entre temps, l’AER a été supprimée ! La voilà donc partie pour l’ASS jusqu’à l’âge de la retraite, en février 2017.

Ça va faire quelques années à manger de la vache enragée », se désole le couple.  Toute une vie de travail pour en arriver là… On est révoltés. » La dernière fois que Gilles et Maria sont partis en vacances, c’était il y a trois ans. Se plaindre ? Pas leur genre. Mais ils sont en colère. « Il y a des situations bien pire que la nôtre. Nous, on est deux ! » Aujourd’hui, il va encore falloir puiser dans la cagnotte pour aller voir leur petite fille qui vient de naître, dans le Sud. C’est leur joie, leur bonheur. Et puis ils veulent y croire : le gouvernement ne peut pas rester insensible à ce qu’ils considèrent comme une profonde injustice : « Il faut que Hollande et Ayrault réta- blissent complètement l’AER. Des personnes qui ont travaillé et obtenu tous leurs trimestres doivent pouvoir vivre dignement. »

Louis Morice – Le Nouvel Observateur  Publié le 26-02-2014 à 12h25

http://tempsreel.nouvelobs.com/social/20140220.OBS7175/chomeurs-au-seuil-de-la-retraite-ils-vivent-avec-480-euros-par-mois.html

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29 avril 2014 ~ 0 Commentaire

La manif pour tous « rassurée » mais « vigilante » (jdd)

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La secrétaire d’Etat à la Famille, Laurence Rossignol, a reçu les représentants de La Manif pour tous et de L’Avenir pour tous. Selon ces derniers, le gouvernement leur a indiqué qu’il s’opposerait à toute avancée sur la PMA et la GPA.

Après avoir prôné « l’apaisement » dans une interview au JDD, la nouvelle secrétaire d’Etat à la Famille, Laurence Rossignol, a reçu lundi les représentants des deux mouvements d’opposition à la loi Taubira sur le mariage pour tous : La Manif pour tous emmenée par Ludovine de La Rochère et L’Avenir pour tous présidé par Frigide Barjot. Un rendez-vous salué par cette dernière, qui parle même de « victoire » après la mobilisation de ces derniers mois.

Sur Twitter, L’Avenir pour tous explique également avoir demandé un entretien avec le Premier ministre Manuel Valls, afin « d’avoir toutes les garanties que le gouvernement s’opposera vrai- ment » à la Procréation médicalement assistée (PMA). En déplacement au Vatican dimanche, pour les canonisations de Jean XXIII et Jean-Paul II,  le locataire de Matignon avait assuré, selon Le Figaro, que le gouvernement s’opposera à tout texte ou amendement sur la PMA. Et ce, « jusqu’à la fin de la législature », c’est-à-dire jusqu’en 2017.

Un échange « constructif »

De leur côté, les représentants de La Manif pour tous – reçus quelques heures plus tard pen- dant plus d’1h30 – ont également évoqué un échange « constructif » avec la secrétaire d’Etat à la Famille, Laurence Rossignol. Le mouvement entend toutefois « poursuivre son action » contre la circulaire sur la Gestation pour autrui (GPA), qui « ne sera pas retirée ». Mais selon La Manif pour tous, Laurence Rossignol a annoncé qu’elle allait lancer une enquête sur les sites per- mettant la GPA à l’étranger. La ministre « a reconnu des points de divergence, mais aussi une convergence forte : le souci de l’intérêt supérieur de l’enfant », a résumé le porte-parole Jérome Brunet sur Twitter. Ludovine de la Rochère s’est, elle, dite « rassurée sur certains points, mais vigilante ».

La semaine dernière sur France Inter, la ministre de la Famille avait indiqué refuser que « des sujets importants » – tels que l’adoption et l’accès aux origines, soient occultés par la question controversée de la PMA. « On ne peut pas mettre de côté des sujets importants parce qu’un autre sujet mange tout l’espace. Il faut remettre les choses dans l’ordre », a déclaré Laurence Rossignol sur France Inter. Concernant sa rencontre avec La Manif pour tous, elle prévenait : « Là où on pourra trouver des points d’accord et bien tant mieux (…) Et là, où on ne les trouvera pas, la détermination de la majorité de gauche restera entière. Mais ce ne sont pas eux qui vont faire la politique du gouvernement en matière de famille. » A-Ch. D. leJDD.fr lundi 28 avril

http://www.lejdd.fr/Societe/Famille-la-Manif-pour-tous-rassuree-mais-vigilante-663784

Commentaire: Pour ceux qui ont cru que « pas de social », pas grave, y aura du « sociétal »!

 

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