Archive | Hollandie

21 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Tous en prison ? (4)

Tous en prison ? (4) dans Hollandie recidive

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Selon un récent sondage, 73 % des personnes interrogées disent craindre d’être un jour en prison.

Tous ont-ils pour autant le sentiment d’être de dangereux hors-la-loi ? Sûrement pas, mais le sentiment existe que le recours à la prison est si généralisé que nul ne peut être certain de ne jamais y aller !
Il est vrai que 75 % des personnes incarcérées le sont avec des peines inférieures à deux ans pour des délits mineurs, par exemple les vols sans violence ou les outrages aux personnes détentrices de l’autorité. Pour autant, l’idée que la prison est une menace pour tout le monde doit être très largement relativisée : les chiffres montrent que ce sont surtout les plus pauvres qui croupissent en prison (80 % des condamnéEs ont des revenus inférieurs à 800 euros par mois).

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Les prisons accueillent aussi 30 % personnes dont l’état de santé est incompatible avec l’incarcération et qui relèvent en réalité de soins médicaux. Par ailleurs, 25 % des détenuEs sont en attente d’être jugés et sont donc en théorie considérés comme innocents. Toutes ces dérives font qu’aujourd’hui les prisons sont pleines. Et il en est de même des centres de rétention, qui « accueillent » les sans-papiers. Aujourd’hui, à Nîmes et à Mulhouse, des centres sont construits pour recevoir les enfants !

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Conditions de vie ? La surpopulation engendre une promiscuité permanente, qui bafoue la dignité des personnes emprisonnées. Alors que le principe du droit à la cellule individuelle est acté depuis 1975, les détenus s’entassent ainsi à trois ou quatre dans des cellules de 9 m2. Malgré leur interdiction, les fouilles à nu sont toujours appliquées, tandis que prévaut le recours abusif à la cellule disciplinaire surnommée « mitard ». Lorsque les détenus travaillent, ils sont payés au quart du Smic, pour le plus grand profit des patrons qui abusent ainsi d’une main-d’oeuvre captive. La prison est une zone de non-droit, où les violences sont rarement sanctionnées. Le mal-être y est tel que 2 000 détenus tentent chaque année de se suicider, et 130 y parviennent. Les personnels pénitentiaires eux-mêmes, en sous-effectif et soumis à la pression de l’encadrement, souffrent de la situation et vont souvent travailler la peur au ventre, tant la prison est devenue un haut lieu d’insécurité.

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Sortir de l’engrenage Les prisons sont pleines et pourtant la délinquance ne diminue pas. Pas étonnant dans la mesure où 70 % des détenuEs récidivent. Un tel taux se comprend aisément. En effet, la privation de liberté et de droits déshumanise les personnes ayant commis des actes de délinquance et ne les aide donc pas à prendre conscience de leurs actes. Elle ne permet pas non plus le travail de réinsertion pourtant indispensable pour des sorties de prison réussies. Quant aux victimes, si la condamnation de l’agresseur à une peine de prison est parfois vécue comme une reconnaissance du tort subi, elle n’a pas de conséquences concrètes en termes de réparation des dommages subis. De ces constats, il serait facile de tirer la conclusion que le recours à l’emprisonnement est inutile et que d’autres pistes doivent être explorées.

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Pourtant, le discours dominant est à l’inverse. Plus l’inefficacité de la prison est démontrée, plus le recours systématique à l’emprisonnement est prôné. C’est qu’au fond la classe dirigeante juge que la prison lui est indispensable pour rappeler au peuple qu’il doit respecter l’ordre économique. Un ordre économique dont l’injustice est pourtant à la source de bien des comportements délictueux, qu’ils soient motivés par la nécessité de survivre ou la rage suscitée par des inégalités devenues insupportables.

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Inverser la tendance Des mesures immédiates doivent bien sûr être prises. Il faut notamment supprimer les peines plancher et développer les mesures de substitution à la prison, notamment pour les mineurs et les petits délits. Cela suppose d’embaucher et de former des personnels en nombre suffisant. De même, c’est à l’hôpital, et non en prison, que les malades doivent être soignés, ce qui là aussi suppose des moyens. À plus long terme, c’est la construction d’une société délivrée des méfaits du capitalisme qui permettra de faire baisser la délinquance liée à la misère. En attendant, la priorité est de punir ceux qui pillent le pays par la grande délinquance financière en les frappant à la caisse. La richesse ainsi récupérée permettra de donner à toutes et tous les moyens d’une existence digne, afin que personne ne soit contraint de recourir à des actes qui mènent aujourd’hui en prison.
Roseline Vachetta

http://www.npa2009.org/node/39219

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21 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Dialogue social ? Le gouvernement réprime une manifestation pour le droit au logement (Bastamag)

Dialogue social ? Le gouvernement réprime une manifestation pour le droit au logement (Bastamag) dans Hollandie 534607464

Ce 19 octobre était organisée une journée pour le droit au logement dans plusieurs capitales européennes.

A Paris, Place de la République, 200 participants ont été bloqués par les forces de l’ordre alors que le rassemblement était, selon les organisateurs, autorisé. Les manifestants ont été confinés sur la place pendant plus de 5 heures, essuyant des coups de la part des policiers. Quatre personnes ont été blessées, dont au moins une a été hospitalisée.  Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au logement, lui-même blessé, a dénoncé des « violences inacceptables ». Pour le Parti de Gauche, « cet épisode confirme une nouvelle fois combien ce gouvernement, servile face à la finance, est brutal avec les faibles » [1].

De Berlin à Budapest en passant par Athènes, Amsterdam ou Madrid, les initiateurs de la journée demandaient notamment « la réquisition urgente des logements vides, la mise en place de contrôle stricte des loyers dans les secteurs privés et publics, la fin de la financiarisation et de la privatisation du logement ». A Rome, la manifestation contre l’austérité a réuni 60 000 personnes. Des affrontements se sont produits devant le ministère de l’Économie.

A Chypre, pour venir en aide aux locataires et aux petits commerçants, le Parlement a voté le 17 octobre une loi imposant une baisse de 15% à 20% des loyers et des baux commerciaux (lire ici). Une loi votée par… les socialistes locaux. par Ivan du Roy 21 octobre 2013

http://www.bastamag.net/article3434.html

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19 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Rythmes scolaires, 419 directeurs d’école se fâchent (Jdd+ Snuipp)

Rythmes scolaires, 419 directeurs d’école se fâchent (Jdd+ Snuipp) dans Educ'action directeur26

Plus fort que les Village People, directeur et directrice d’école !

 A Paris, 419 directeurs d’école ont envoyé jeudi une lettre au recteur pour faire part de leur « désarroi et [leur] colère » à propos de la réforme des rythmes scolaires.

Dernier jour d’école ce vendredi à Paris, marqué par l’envoi jeudi d’une lettre au recteur et signée par 419 directeurs d’école sur 662, et une grève des animateurs dans la quasi-totalité des écoles du XXe arrondissement. Les responsables, qui ont signé de leur nom et en indiquant leur école, ne mâchent pas leurs mots. Ils signifient en toutes lettres leur « désarroi et [leur] colère ». La réforme des rythmes scolaires envahit leur journée, disent-ils, et « à l’école, l’important c’est l’École, autrement dit les apprentissages […] En professionnels de l’Éducation que nous sommes, nous savons que la désorganisation structurelle induite par l’application de cette réforme parisienne, ne sera pas résolue après une « période de rodage » ou après quelques « ajustements » à la marge. A la rentrée, cette colère sera relayée lors de deux mouvements de grèves, le mardi 12 novembre pour les animateurs, et le jeudi 16, à l’appel de plusieurs syndicats d’enseignants. La mairie de Paris a annoncé en début de semaine plusieurs aménagements, dont la création d’un carnet de liaison avec les parents. Lire la lettre en cliquant ici. Marie-Anne Kleiber – Le Journal du Dimanche vendredi 18 octobre 2013

http://www.lejdd.fr/Societe/Education/Rythmes-scolaires-419-directeurs-d-ecole-se-fachent-634604

L’important c’est l’école!, lettre de 419 directeurs et directrices d’école

Paris, le 17 octobre 2013

A Monsieur Duthy, Directeur Académique des Services de l’Education Nationale chargé du 1er degré.

Monsieur le Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale, Nous, directeurs d’écoles élémentaires et maternelles de Paris, tenons à vous faire part de notre désarroi et de notre colère après un mois de reprise des classes. Depuis le 2 septembre, l’essentiel de nos préoccupations et de notre temps est consacré au périscolaire municipal décidé par la Ville de Paris. Sa qualité, par ailleurs très inégale, les conditions dans lesquelles il s’exerce, ses modalités d’organisation, les périmètres de responsabilité des uns et des autres dans cette nouvelle organisation de l’école, sont les sujets qui envahissent nos journées. Or, fonctionnaires d’état en charge de mission d’Education Nationale, nous souhaitons affirmer fortement ici qu’à l’école, l’important c’est l’École, autrement dit les apprentissages. Apprentissages qui doivent se construire dans de bonnes conditions, dans la sérénité. Des apprentissages menés sous la responsabilité d’adultes formés, habilités. Des apprentissages qui trouvent leur légitimité dans le cadre de programmes officiels, appliqués sur l’ensemble du territoire national. Contrairement à ce qui est affirmé, nous souhaitons attester que les bonnes intentions qui sous-tendaient cette réforme n’ont pas suffi. Les déclarations « c’est dans l’intérêt des enfants », « les journées scolaires sont trop longues », « il faut réduire les inégalités », « combattre l’échec scolaire », sont des préoccupations partagées par la totalité des enseignants. Elles se heurtent cependant à la réalité de la mise en place de cette réforme.

Voici quelques éléments de notre constat :
- Les conditions de sécurité mal assurées pour nos élèves aux différentes sorties de l’école,
- Un niveau d’hygiène des locaux scolaires dégradé,
- L’intervention dans les bâtiments scolaires d’une succession d’adultes dont on ne peut garantir la compétence, à qui sont confiés des groupes d’enfants pour faire des « ateliers » dont on ignore les objectifs, dans les locaux ou hors des locaux de l’école,
- Une confusion totale pour les élèves qui ne savent plus se situer par rapport aux adultes référents. Pour ceux de l’école maternelle, la perte de repères spatio-temporels à laquelle ils sont soumis et le non-respect de leur biorythme sont proprement insupportables. La représentation de l’école qui leur est donnée ne leur permet pas de se situer de façon constructive dans l’institution scolaire,
- La confusion des finalités du scolaire et du périscolaire, certains ateliers proposés par la ville ayant des appellations équivoques : « lecture », « ateliers scientifiques », « anglais », etc.
- Des personnels enseignants exclus des locaux des classes où ils préparaient leur travail pédagogique après 15 heures deux fois par semaine. Il en résulte une perte de motivation des équipes et une interrogation sur les finalités de leur métier,
- Des personnels d’animation, souvent plein de bonne volonté, mais désemparés devant l’ampleur de la tâche confiée : animer des ateliers sans matériel, dans des locaux impropres à leur exercice, parfois sans formation, ….
- Des agents des écoles maternelles déboussolés qui ont du mal à s’inscrire dans les nouvelles missions imposées par la Ville, sans formation : passer du ménage et de l’assistance aux enseignants à l’animation d’ateliers éducatifs en responsabilité devant les élèves.

Depuis un mois, les bâtiments scolaires sont réduits à des lieux d’accueil pour enfants où différents adultes possédant des statuts mal identifiés par les élèves passent faire avec eux des « activités », le scolaire peinant à trouver sa place dans la confusion générale des espaces et des rôles de chacun. Il nous semble particulièrement important que l’institution qui nous emploie réaffirme aujourd’hui la prépondérance de l’École à l’école. En professionnels de l’Education que nous sommes, nous savons que la désorganisation structurelle induite par l’application de cette réforme parisienne, ne sera pas résolue après une « période de rodage » ou après quelques « ajustements » à la marge. Nous vivons douloureusement le fait qu’une expérience mal préparée, sans consensus trouvé entre les différents acteurs, vienne mettre à mal les valeurs de l’école de la République en laquelle nous continuons de croire. Nous vous assurons, Monsieur le Directeur Académique des Services de l’Éducation Nationale, de notre profond attachement au service public d’éducation. http://75.snuipp.fr/?L-important-c-est-l-ecole

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18 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Rythmes scolaires : transformer la colère en mobilisation

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L’écœurement monte dans les 17 % de communes qui appliquent la réforme des rythmes scolaires.

La mobilisation se développe elle aussi, malgré les freins déployés par les amis du PS. Pour les enfants, la désorganisation est telle que la mairie et le rectorat de Paris reconnaissent du bout des lèvres que la réforme n’est pas applicable en maternelle. Mais ce sont touTEs les élèves qui sont touchéEs. Les inégalités que porte en elle cette réforme commence aussi à apparaître au grand jour. Peillon affirme que la réforme doit apporter du contenu culturel supplémentaire par rapport à l’école. Le message devient plus clair : aux enseignantEs les maths et le français (les matières qui sont d’ailleurs les plus discriminantes…), et à chaque école son apport culturel.

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Bien entendu, les ateliers n’ont rien de commun entre les écoles des quartiers populaires et des quartiers riches. Au sein même des écoles, les discriminations se développent : les élèves que les intervenants des associations culturelles n’arrivent pas à intéresser sont punis et donnés en garde, dans des groupes plus nombreux, aux animateurEs, habituéEs à « gérer » ces enfants.

Fatigues et désordre Les enseignantEs ressentent de plus en plus la fatigue et les congés maladie commencent à se multiplier. À la fatigue physique liée à l’absence de coupure le mercredi, s’ajoute la totale désorganisation, le temps passé à remplir des listes d’élèves, à vérifier les entrées et les sorties, la difficulté à articuler l’école et tous les moments de périscolaire, les lieux, les consignes, les règles… Le désordre est tel que Peillon a promis aux maires de reconduire l’aide financière de l’État pour appliquer la réforme. Une aide de toute façon totalement insuffisante. Mais étrangement, le gouvernement multiplie les provocations envers les enseignantEs. La dernière est d’exiger d’eux qu’ils travaillent un jour de plus pour compenser le jour de la pré-rentrée, lors de laquelle les enfants n’ont pas classe. Il demande donc de travailler deux fois pour une même journée !

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À Paris, un millier d’enseignants ont manifesté lundi 14 octobre, au moment du Conseil de Paris. Bertrand Delanoë, qui y faisait un premier bilan de la réforme, a eu le culot d’affirmer qu’il s’agissait de la meilleure rentrée depuis quinze ans. La mairie de Paris est pourtant aux abois et a mis en place un dispositif policier considérable pour limiter la mobilisation : le métro était fermé et la place de l’Hôtel-de-Ville entièrement verrouillée par les CRS. Des grèves enseignantes commencent à s’organiser sur le territoire : le 12 novembre à Paris, le 13 dans l’Oise et peut-être aussi en Haute-Garonne.

Construire une grève massive et nationale Chez les animateurs chargés des ateliers, la colère monte aussi. En effet, les salaires ne seront pas versés avant novembre, les changements de statut (passage de la catégorie C de la fonction publique à la catégorie B pour les responsables des ateliers à Paris) sont reportés au mieux à février 2014, de nombreux responsables n’ayant même pas en attendant de contrat de travail correspondant à leur emploi. Les transports ne sont pas remboursés. Et surtout, le temps de travail est totalement déstructuré par la réforme, alors que les animations culturelles auraient très bien pu être organisées le mercredi ! À Paris, une grève des animateurs a lieu vendredi 18 octobre, en Loire-Atlantique elle a eu lieu le 10 octobre. Il s’agit d’imposer un recul sur la réforme, et d’obtenir des acquis sociaux et des embauches.

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Tout semble donc réuni pour qu’une mobilisation nationale se crée pour l’abrogation de la réforme. Mais c’est sans compter sur les réseaux considérables dont dispose le PS. De plus en plus contestée par sa base, la direction nationale de la FCPE affirme que « les enfants sont contents et que c’est l’essentiel ». Comme le PCF, la CGT des animateurs demande des moyens pour appliquer mieux la réforme. La direction nationale du SNUipp-FSU est bien obligée de prendre en compte la colère des enseignantEs mais la détourne vers une pétition ne demandant pas le retrait de la réforme, proposant l’organisation d’une montée nationale un mercredi, sans appel à la grève… Aux enseignantEs, aux personnels et aux parents de prendre les affaires en main, de construire une grève massive et nationale pour retirer cette réforme de casse du service public.

Antoine Larrache Vendredi 18 octobre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 213 (17/10/2013)

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18 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Solidarité avec Leonarda et Khatchik, quand les lycéen-ne-s changent le climat politique (Ccr)

Solidarité avec Leonarda et Khatchik, quand les lycéen-ne-s changent le climat politique (Ccr) dans Hollandie viewer-1-218x300

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Une fois encore, le mouvement lycéen français nous aura pris par surprise. En 2010 déjà, pendant le mouvement des retraites, ils avaient été nombreux à descendre dans les rues aux côtés des travailleurs. Cette fois-ci, ce sont eux qui prennent les devants, donnant la première réponse d’ampleur au crime social des naufrages au large de Lampedusa et aux attaques constantes des gouvernements européens contre les étrangers.

Le réveil des lycéens, caisse de résonance du ras-le-bol ambiant

Depuis plusieurs jours, la mobilisation s’amplifie sur les lycées contre les expulsions de deux élèves étrangers. Leonarda, 15 ans, collégienne arrêtée au cours d’une sortie scolaire et reconduite à la frontière du Kosovo avec toute sa famille, et Khatchik, 19 ans, lycéen expulsé vers l’Arménie qu’il avait fui pour échapper à l’enrôlement dans l’armée, sont devenus les symboles d’une partie de la jeunesse lycéenne, bien consciente que les politiques xénophobes des gouvernements successifs ne s’arrêtent jamais à la porte de l’institution républicaine. Ces dernières années en effet, les cas d’expulsion d’élèves, de la maternelle à l’université, se sont multipliés, venant rompre les illusions sur cette France qui se prétend détentrice de la « civilisation ».

Après un bon début de mobilisation mercredi 15, avec un millier de lycéens dans les rues de Paris, ils étaient plus de 6000 à manifester le lendemain, avec une vingtaine de lycées bloqués sur la centaine d’établissements de la capitale, auxquels s’ajoutent quelques lycées de province (à La Rochelle, Avignon, Grenoble, Toulouse…). Des grands lycées parisiens (Maurice-Ravel, Hélène-Boucher, Charlemagne, Sophie-Germain…) sont au cœur de la mobilisation, faisant revivre les meilleures heures des grands mouvements lycéens de ces dernières années contre les réformes des lycées successives, contre le CPE ou contre la réforme des retraites. Dans les cortèges, on sent bien la combativité et la créativité des lycéens, qui sortent pour l’occasion tout l’attirail nécessaire : pancartes de tous les matériaux possibles, nouveaux slogans inventés au fil de la journée, barricades de poubelles pour bloquer les portes de leurs lycées…

Dans les médias bourgeois, les commentateurs les plus malhonnêtes, avec les forces de droite en tête (notamment l’UNI-lycée) s’empressent de répéter que ces lycéens sont manipulés, et ne bloquent leurs établissements que pour éviter les cours. Ce discours sur l’immaturité politique de la jeunesse n’est pas nouveau, et a toujours servi de prétexte à nier la force réelle de ces mouvements. Bien loin d’être dépolitisés, les lycéens aujourd’hui se font la caisse de résonance du ras-le-bol qui commence à monter dans de nombreux secteurs de la société. Dans le but de faire taire cette caisse de résonance trop dérangeante, on a vu pleuvoir au cours de la journée d’hier des accusations à l’encontre de la famille de Leonarda dans certains médias, avides de se jeter sur la misère de sa situation. Certains commencent à affirmer que le père de Leonarda aurait acheté un faux certificat de mariage en France, tandis que d’autres expliquent qu’il était connu pour avoir battu ses enfants. Mais seulement une chose est sûre : c’est avant tout ce système répressif et xénophobe qui a rendu possibles les conditions de précarité et de violence dans lesquelles vivait sans doute cette famille.

Du côté du PS et du gouvernement, c’est le malaise qui règne. Ce qui se joue là pour lui, bien au-delà de la question de sa politique migratoire, c’est la crise dans lequel le placent ces mobilisations qui touchent en plein cœur son électorat traditionnel, convaincu jusque là du caractère démocratique et universel de l’éducation publique. Pour se sortir de cette situation délicate, le gouvernement se replie sur la question de la régularité des conditions d’expulsion de Leonarda, Jean-Marc Ayrault expliquant que le gouvernement « prendra ses responsabilités » selon les résultats de l’enquête administrative sur la question. Il tente ainsi de reléguer le problème des expulsions massives d’étrangers sur le terrain de la justesse administrative et du respect de « l’Etat de droit ». En réalité, il est clair que la question profonde posée par les lycéens aujourd’hui n’est pas celle des conditions d’expulsion, mais bien de l’expulsion elle-même, comme en témoigne les nombreuses pancartes de la manifestation qui réclament les retours des deux élevés, et condamnent leur exclusion du système éducatif.. Au cœur des revendications, c’est le caractère xénophobe et antisocial de ce système que les lycéens commencent à critiquer, car Leonarda et Khatchik sont en passe de devenir les symboles des mensonges de ce gouvernement « socialiste » et de cet État « de droit ».

Un mouvement qui peut servir de point d’appui pour inverser la tendance Ce mouvement de solidarité spontanée des lycéens envers leurs camarades étrangers vient à contre-courant de la période que nous traversons depuis plusieurs mois au cours desquels les attaques du gouvernement et du patronat (ANI, réformes des retraites, licenciements…) ont partagé la scène médiatique avec les avancées réactionnaires de la « Manif pour tous » et des groupuscules fascistes. Avec la crise, la caste politicienne, pour se renforcer, s’est montrée toujours plus encline à récupérer le discours de l’extrême droite. Ainsi, les politiques migratoires xénophobes qui ont expulsé Leonarda et Khatchik ne sont pas la concrétisation des positions nationalistes de la jeunesse et des travailleurs, mais au contraire, sont la mise en œuvre des intérêts des bourgeoisies européennes, trop heureuses de créer la division parmi les populations qu’elles gouvernent et d’instituer une catégorie de travailleurs encore plus exploitables. La jeunesse et les travailleurs n’ont donc rien à gagner de ces frontières qu’on leur impose et ont raison de s’y opposer !

Faire reculer le gouvernement sur ces deux expulsions serait un bon début, mais il nous faudra aller plus loin, car on ne peut pas exclure que pour éviter une éventuelle massification du mouvement le gouvernement puisse reculer là-dessus pour préserver Valls et surtout pour maintenir dans l’essentiel sa politique réactionnaire et anti-immigrés. C’est pourquoi c’est une très bonne chose que les lycéens prennent les cas de Khatchik et Leonarda plutôt comme un symbole de toutes les politiques migratoires mises en place ces dernières années, en demandant la démission de Valls et en s’attaquant de fait à la violence du système de répression de cet État au service des classes dominantes. Pour obtenir des avancées au-delà de ces deux cas emblématiques, il faudra mettre en place un mouvement très puissant, à l’image de la lutte conte le CPE, mais cette fois-ci contre un gouvernement « de gauche ».

La journée de mobilisation d’aujourd’hui est une démonstration de la manière dont la situation peut changer rapidement étant donné le niveau de tension sociale qui règne actuellement. En ce sens, le mouvement lycéen pourrait agir non seulement comme caisse de résonance de ces tensions, mais aussi comme déclencheur d’une mobilisation plus large. Qu’on pense notamment au mouvement étudiant où plusieurs bagarres ont vu le jour, notamment à Montpellier 3, Paris 1 ou Paris 8. La jonction entre ces deux secteurs de la jeunesse scolarisée commencerait en effet à poser un sérieux problème au gouvernement, alors que dans les boîtes les plans de licenciements et de compétitivité suscitent des résistances et que la réforme des rythmes scolaires passe mal dans les écoles. La date du 24, journée de mobilisation nationale sur les facs, doit être l’occasion de commencer à organiser cette jonction, étudiant-e-s et lycéen-ne-s se retrouvant ensemble dans la rue.

Aujourd’hui, plusieurs milliers de lycéen-ne-s ont fait l’expérience de leur force, en se retrouvant plus nombreux-ses qu’ils et elles ne l’imaginaient dans la rue, en rompant la discipline quotidienne, en renouant avec la tradition des blocages et en s’initiant à l’action directe. Demain, des dizaines de bahuts devraient être bloqués, et la mobilisation devrait s’étendre à l’échelle nationale. Il faut donc tout faire pour que la journée soit une réussite, qu’elle permette de discuter du plan de bataille pour développer la lutte malgré les vacances, et créer les jonctions nécessaires. 17/10/2013

On vit ici, on reste ici ! Arrêt immédiat des expulsions ! Valls, démission !

Contre les expulsions, organisons la solidarité et l’autodéfense sur nos lieux de travail et d’étude !

Régularisation de tou-te-s les sans-papiers !

Etudiant-e-s, Lycéen-ne-s, salarié-e-s, ensemble !

http://www.ccr4.org/Quand-les-lyceen-ne-s-changent-le-climat-politique

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18 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Monsieur Valls, ça suffit ! (Mrap)

Monsieur Valls, ça suffit ! (Mrap) dans Antiracisme guc3a9ant-valls
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Messieurs Guéant et Hortefeux ont trouvé un successeur, il s’appelle Manuel Valls !

En quelques jours, trois nouvelles situations insupportables sont venues noircir un peu plus le tableau.

Le 9 octobre, l’expulsion de la famille de la jeune Léonarda, son arrestation dans le cadre scolaire devant tous ses camarades, a suscité la colère et l’émotion de toutes celles et tous ceux qui refusent de telles méthodes contraires aux fondamentaux des droits de l’homme.

Le 12 octobre, Khatchik Khachatryan, âgé de 19 ans, scolarisé au lycée professionnel Camille-Jenatzy, dans le 18e, a été expulsé vers l’Arménie : c’est la première expulsion de lycéen à Paris depuis 2006.

Le 11 octobre, dans la soirée, une jeune mère a été séparée, pendant plus de 12 heures, de son bébé de 17 mois qu’elle allaitait. Le bébé avait été placé dans un foyer afin de pouvoir enfermer la jeune mère, seule, au Centre de Rétention de Lesquin en vue de son éloignement vers la Guinée Conakry.

Trop c’est trop !

Un rapport de la CIMADE confirme le sentiment de la plupart des acteurs de terrain : la circulaire dite de “régularisation” de Mr Valls ne concerne qu’un nombre très limité d’étrangers et l’arbitraire préfectoral perdure malgré les promesses. L’exigence de fournir des bulletins de salaires et de trouver un employeur s’engageant à les recruter pour au moins un an est un obstacle majeur à la régularisation des sans papiers avec titre de séjour “salarié”. Le gouvernement actuel maintient, en connaissance de cause, des milliers de sans papiers dans un état de précarité inacceptable.

Le MRAP est scandalisé par cette politique inhumaine, indigne des valeurs de la République, indigne d’un gouvernement qui se prétend de gauche. Rien de surprenant que Manuel Valls ait reçu le soutien de Monsieur Coppé ! Monsieur le Ministre, laissez les enfants à l’école, les bébés avec leur mère, régularisez les sans papiers !

Ce n’est pas par une surenchère odieuse dans la désignation de boucs émissaires que l’on combattra les idées du Front National, au contraire !

Après les propos d’incitation à la haine à l’encontre des populations Roms, le Ministre de l’Intérieur vient de franchir à nouveau la ligne rouge. Il n’a plus sa place Place Beauvau !

Le MRAP salue la mobilisation des lycéens solidaires de Leonarda et Katchik et appelle à la manifestation à 13h place de la Bastille, pour changer la loi, pour des régularisations. vendredi 18 octobre 2013 – 10h19

http://www.mrap.fr/droits-des-migrants-et-etrangers/regularisation-des-sans-papiers/monsieur-valls-ca-suffit

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18 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

La Ligue des droits de l’Homme salue la mobilisation des lycéens qui manifestent aujourd’hui en France… (LDH)

La Ligue des droits de l’Homme salue la mobilisation des lycéens qui manifestent aujourd’hui en France... (LDH) dans Antiracisme tumblr_muu09nl8vq1slzw4jo1_1280-300x212

rien dans Hollandie

La Ligue des droits de l’Homme salue la mobilisation des lycéens qui manifestent aujourd’hui en France, en soutien à Leonarda Dibrani et Khatchik Kachatryan, et se tient résolument à leurs côtés.

Devant l’interpellation de collégiens ou lycéens étrangers dans leur environnement scolaire, la LDH réaffirme le droit à la scolarité et à la vie en famille des jeunes étrangers. La LDH le répète : il est temps de rompre avec les politiques migratoires du passé, politiques qui piétinent des droits fondamentaux, tel le droit à l’éducation, politiques qui nourrissent les discriminations et les discours de haines racistes. Il est grand temps que le gouvernement rompe avec ces politiques du passé, pour faire respecter les droits des mineurs isolés étrangers, des enfants scolarisés, des familles, des travailleurs étrangers, afin de faire vivre la solidarité et la fraternité. jeudi 17 octobre 2013 – 10h30

http://www.ldh-france.org/Arreter-la-Valls-des-expulsions.html

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17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

C’est Valls qu’il faut virer! (Npa Quimper)

C'est Valls qu'il faut virer! (Npa Quimper) dans Hollandie viewerb

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17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Contre le poison du F‑Haine, riposte sociale et antiraciste!

Contre le poison du F‑Haine, riposte sociale et antiraciste! dans Antifascisme eu-youth-uneployment

Si elle ne reste qu’une élection partielle concernant un nombre d’électeurs limité, l’accession d’un membre du Front national au conseil général du Var constitue un sévère avertissement à l’ensemble des forces politiques de gauche de ce pays, et à tous ceux qui sont attachés aux valeurs de solidarité, d’égalité des droits et de progrès social. Elle sonne aussi le glas pour ceux qui nourrissaient encore des illusions sur la capacité des « fronts républicains » à endiguer la progression de l’extrême droite au nom de prétendues valeurs républicaines communes.

Défaite annoncée Pourtant, au delà des déclarations indignées, et des tentatives d’auto-justification des uns et des autres, le résultat de ce scrutin est tout sauf une surprise. On aurait pu titrer cet article « chronique d’une défaite annoncée » dès la semaine passée, tant les raisons de la débâcle étaient connues de tous : une abstention massive, un candidat de gauche éliminé dès le premier tour, un Front national doublant le nombre de voix de la candidate de l’UMP, toutes les conditions étaient réunies pour un scénario catastrophe.

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En moins d’un an, la gauche de gouvernement aura connu 11 défaites consécutives (8 à des élections législatives partielles et 3 à des cantonales) sans en tirer le moindre enseignement. Incapable de répondre aux exigences sociales et appliquant une politique d’austérité identique à celle de ses prédécesseurs, le gouvernement socialiste s’est montré tout autant incapable de défendre la seule mesure progressiste prise depuis son retour aux affaires : celle du mariage pour tous. Laissant la rue à la réaction, tétanisé par l’ampleur des « manifs pour tous », il battait en retraite sur la bataille des idées en remettantbencore une fois à plus tard le projet de loi sur le droit de vote des étrangers aux élections locales.

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Valls et ce gouvernement responsables ! En intronisant, de facto, Manuel Valls, premier flic de France, comme véritable porte-parole du gouvernement, François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont pris une lourde responsabilité : celle de rompre avec les valeurs communes à tout un camp social, héritées de plus d’un siècle de luttes contre les discriminations, pour l’égalité des droits, contre le racisme et le fascisme.

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Valls, poursuivi en justice par le MRAP pour « incitation à la haine raciale », s’acharne contre les Roms en détruisant systématiquement leurs lieux d’habitation, traque implacablement les sans- papiers, stigmatise la partie la plus défavorisée de la jeunesse des quartiers populaires, provoque les musulmans, particulièrement les femmes portant le voile, et cautionne presque la légitime défense (l’affaire du bijoutier de Nice). Il reste le plus efficace pourvoyeur de votes pour l’extrême droite, par une surenchère démagogique et un « tout répressif » digne de ses prédécesseurs. Loin de ramener les électeurs égarés au bercail, cette politique cynique ne fait au contraire que valider la célèbre formule de Jean-Marie Le Pen « les gens préféreront toujours l’original à la copie »…

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Engager la contre-offensive Face au danger que représente la montée en puissance d’un parti raciste, xénophobe, nationaliste, sexiste, homophobe, dont la direction politique reste fasciste, il n’est plus temps d’attendre ou de tergiverser, mais d’organiser la contre-offensive. En premier lieu en redonnant confiance en leur force collective à celles et à ceux, et ils sont nombreux, qui refusent l’idéologie de haine et d’exclusion véhiculée par le Front national et ses satellites. C’était le sens de la manifestation de riposte à la tenue de l’université d’été du F-Haine à Marseille il y a un mois. C’est le sens que donnent à leur action les collectifs antifascistes qui se sont créés ou renforcés depuis cet été, notamment par l’adhésion de nombreux jeunes choqués par l’assassinat de Clément Méric et bien décidés à s’affronter à cet ennemi mortel pour la classe ouvrière et notre camp social.

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Brignoles est un nouvel avertissement, espérons un choc salutaire, pour engager la contre-offensive. Tous les anticapitalistes doivent s’y employer, et participer à la construction de cadres unitaires et permanents, locaux et nationaux, contre l’extrême droite. Cette situation nécessite aussi la clarté politique : la lutte contre la montée de l’extrême droite et des idées réactionnaires est indissociable de la lutte contre ce gouvernement et sa politique qui sème le désespoir et le désarroi, dont la démagogie de Marine Le Pen et de ses acolytes se nourrissent.
Il est plus que temps, mais il est encore temps. No pasaran !

Simon Gorri Mercredi 16 octobre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 213 (17/10/2013)

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17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Expulsion d’un lycéen : Valls révise le manuel du petit Sarkozy (Npa jeunes)

Expulsion d’un lycéen : Valls révise le manuel du petit Sarkozy (Npa jeunes) dans Antiracisme expulsion

Khatchik Kachatryan, jeune lycéen, élève du lycée Camille Jenatzy (Paris 18ème) a été expulsé vers l’Arménie samedi 12 octobre pour défaut de titre de séjour.

Une première tentative d’expulsion le 10 octobre avait échoué : une trentaine d’élèves, d’enseignants du lycée Jenatzy, des soutiens RESF, JC et FIDL ayant convaincu des passagers de soutenir le refus d’embarquer de Khatchik. Il est le premier lycéen parisien chassé depuis août 2006. Nicolas Sarkozy était alors ministre de l’intérieur. Il laisse en France ses parents, sa sœur, son beau-frère, des cousins, oncles et tantes et ses amis.

Depuis plusieurs semaines et l’arrestation de Khatchik, la mobilisation s’amplifiait. Les militants RESF puis les enseignants de Khatchik faisaient part de leur opposition, bientôt rejoints par des élus parisiens communistes puis certains socialistes. Informés de sa situation, les copains de classe de Khatchik ont alors fait plusieurs matinées de grève et préparaient un début de semaine de manifestations et d’actions pour obtenir sa libération.

Du côté de la préfecture et du ministère de l’intérieur, la réponse était un silence honteux. Les conséquences pourtant dramatiques de l’expulsion en Arménie de Khatchik n’ont visiblement pas pesé : études stoppées nettes, vie de famille brisée et le fort risque pour Khatchik de passer plusieurs années en prison. Il ne s’est pas fait recenser pour son service militaire en Arménie et est donc considéré là-bas comme déserteur.

C’est un grave retour en arrière que nous venons de vivre. L’acharnement, les méthodes et le mépris des conséquences dont a fait preuve l’actuel ministre Manuel Valls rappellent tristement celles de ses prédécesseurs depuis Sarkozy. Nous ne pouvons que condamner cette conduite et affirmer haut et fort qu’on ne peut pas être de gauche et appliquer ou cautionner une telle politique qui remet en cause des droits fondamentaux comme le droit à l’éducation et celui de vivre en famille.

Nous appelons les lycéens, enseignants, élus, parents d’élèves et plus largement tous les citoyens à faire connaître leur refus de voir s’appliquer en leur nom de telles mesures et à participer aux actions que ne manqueront pas de proposer les élèves et enseignants du lycée de Khatchik et les organisations signataires de ce communiqué.

De 2005 à 2011, les lycéens Suzilène, Taoufik, Najlae, Mohamed, Ilyes avaient été expulsés.

Les manifestations de leurs camarades, de leurs enseignants, de leurs soutiens avaient obligé Sarkozy à les faire revenir.

Comme eux Khatchik doit revenir !!! jeudi 17 octobre 2013

http://npa.jeunes.free.fr/

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