Archive | Hollandie

06 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Cice: françois hollande vient de me faire cadeau de 50 000 euros (rue 89)

cavana-reiser-wolin

François Hollande est sympa, il vient de me donner 49 017 euros ou plutôt il m’a permis de déduire cette coquette somme de mes impôts. Je ne comptais pas dessus. Mes affaires marchent très bien, merci. Je paye déjà mes salariés bien au-dessus de la moyenne de mon secteur. J’ai refait mes banquettes, mon chauffage… Je ne fais pas d’export et ne compte pas en faire. Je paiera 591 153 euros d’impôts à titre personnel cette année. Bref, je n’en avais pas besoin, mais un petit billet de 50 000 c’est toujours bienvenu. Franchement merci, François Hollande.

C’est donc aussi ça, le fameux crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE)? Un gros cadeau qui ne se voit pas donné à des gens qui n’en ont pas forcément besoin ? Combien d’entreprises, comme la mienne ou encore plus rentables, ont touché le pactole ? Qu’en ont-elles fait ?

Le coût du CICE risque d’exploser Cette histoire a d’ailleurs pour moi un goût déjà vu. Entre 2009 et 2012, la fabuleuse baisse de la TVA dans la restauration [PDF] m’avait permis d’empocher quelques centaines de milliers d’euros avec lesquels j’avais d’ailleurs produit le film « République de la Malbouffe » dans lequel je dénonçais les incohérences d’une des mesures les plus emblématiques du sarkozysme.

Faudra certainement que je ponde quelque chose sur cette mesure phare du hollan- disme. Si au final la mesure bling-bling de l’ancien Président des riches a coûté une dizaine de milliards aux deniers de l’Etat pour des résultats médiocres voir contraires aux objectifs fixés, le coût global du CICE sauce Hollande risque d’exploser au-delà de 50 milliards s’il est maintenu dans les conditions actuelles jusqu’à la fin du quinquennat.

Sans contreparties ciblées comme je le réclamais déjà dans une lettre adressée au Président en janvier 2014, ce nouveau cadeau aura des résultats assez similaires à ce qui s’est passé dans la restauration avec la baisse de la TVA. Peu d’emplois et peu d’activité, beaucoup d’effets d’aubaine et pas mal de dividendes. Et surtout, des miettes pour les TPE, des lichettes pour les PME et des grosses parts de gâteau pour les grandes entreprises.

Du fric empoché discrètement Après avoir amélioré ses marges de 190 millions d’euros par an grâce à la baisse de la TVA pendant trois ans, combien une entreprise comme McDo- nald’s va-t-elle déduire de ses impôts ? McDo qui emploie massivement des salariés au smic et s’arrangerait depuis 2009 pour payer le minimum d’impôts en France va donc récla- mer un très gros chèque auprès des services de Bercy.

La France est décidément un eldorado inépuisable pour la marque du clown. D’ail- leurs, le Président habitera-t-il encore à l’Elysée lorsque la publication des datas sur cette mesure, entreprise par entreprise, permettra d’en faire le vrai bilan ?

Certes, des petites et moyennes entreprises profitent certainement de cette mesure pour renflouer leur trésorerie, investir ou embaucher mais était-il nécessaire de sortir le ca- non à eau pour bien arroser quelques spécimens? A moins que l’on me prouve que le dou- blement des bénéfices de la Poste grâce aux 297 millions d’euros de son CICE ait permis à cette entreprise d’investir, d’embaucher ou d’innover plus qu’à l’accoutumée, il n’y aura que les actionnaires et les boites largement arrosées pour croire aux vertus de ce dispositif.

L’angoisse réelle ou feinte du patronat avant la conférence sociale ne servirait-elle pas à occulter ce joli paquet de fric que les entreprises empochent discrètement avec la mise en œuvre du CICE ?

Le nouveau Président des grands patrons En remettant à mes salariés les bulletins de paye du mois de juin que j’ai agrémenté d’une «prime exceptionnelle de CICE» corres- pondant à un mois de salaire de base sous certaines conditions d’ancienneté, je me suis rendu compte qu’aucun d’entre eux comme la grande majorité des salariés de ce pays ne savait ce que recouvrait le CICE.

Je leur avais pourtant bien écrit : « Suite à la réunion du début de l’année avec 75% des salariés de l’entreprise, suite à la réalisation du bilan 2013, suite au dépôt de ma déclaration d’impôts 2013 et après consultation de la déléguée du personnel, j’ai décidé d’attribuer l’en- semble du montant du CICE à l’amélioration de votre pouvoir d’achat bien écorné par des hausses d’impôts successifs et la fin (brutale et maladroite) du dispositif sur les heures supplémentaires.»

Alors qu’il serait temps d’atténuer les tensions sociales et de réduire les inégalités, d’inciter massivement à l’investissement productif et à la formation des salariés dans les TPE et PME, le gouvernement n’a pas eu le courage d’imposer des contreparties aux orga- nisations patronales. A la fin de son mandat, le nouveau Président des grands patrons met- tra certainement en avant le fait que les petits chefs d’entreprises à l’agonie n’auraient pas survécu sans ce dispositif. Une rhétorique déjà entendue et qui cette fois-ci risque de ne pas passer comme une lettre à la poste. Xavier Denamur | Restaurateur

http://rue89.nouvelobs.com/2014/07/05/cice-hollande-vient-faire-cadeau-50-000-euros-253467

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06 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Les réfugiés entrent au compte-gouttes (nl)

Les réfugiés entrent au compte-gouttes (nl) dans Antiracisme

Hier midi, une quinzaine de migrants attendent en file indienne, devant le magasin Lidl «souvent c’est pour acheter du pain et un pot de crème fraîche, ou une boîte de sauce tomate», précise Mariam Guerey du Secours catholique.

Cette quinzaine d’hommes, et de jeunes hommes mineurs, sont contraints d’entrer dans le commerce deux par deux. Le vigile filtre les entrées. Mariam Guerey est scandalisée du scé- nario et pointe du doigt une «discrimination» qu’elle juge inadmissible. «Ce sont des clients comme les autres.»

«Je n’ai pas de comptes à rendre»

Le nouveau responsable du magasin Lidl ne daigne pas donner d’explications à cette gestion de l’entrée des réfugiés et renvoie la balle au collègue d’en face qui a adopté le même fonc- tionnement: «Aller voir le responsable d’Aldi.» Et de conclure rapidement: «Je n’ai pas forcément de comptes à rendre.»

En face de Lidl, Laurent Roussel, gérant du café Le Cabestan et aussi élu d’opposition, con- cède que les «migrants cherchent juste à manger» mais que la situation empire «depuis les dernières évacuations de camps». Le commerçant, qui est également président de l’Union commerciale, indique que «les gens râlent, on perd des clients». Et conclut: «Il faut une décision dans l’intérêt des migrants, du personnel des magasins, des clients.»

05/07/2014 Nord Littoral

http://www.nordlittoral.fr/fait-divers-justice/les-refugies-entrent-au-compte-gouttes-ia0b0n122453

La chasse continue, au gaz, et Nord Littoral prend sa dose (Nord Littoral)

Pas de riposte proportionnée, pas de discussion. On gaze. On gaze et tant pis où ça tombe. Pour le coup, les No Border visés en prennent plein la face rue Monseigneur-Piedfort à Calais. La journaliste de Nord Littoral aussi. Et pour ce qui s’apparente à un délit de faciès, on y reviendra.

Vers 19h, les forces de l’ordre se rendent rue Monseigneur-Piedfort. Un No Border – qui a la parole haute, ne cache pas le fond de ses pensées et use régulièrement d’un ton provocateur pour défendre la cause des migrants et des procédures utilisées – est en ligne de mire. Hier, ce dernier, comme d’autres Calaisiens, a mis à l’abri plusieurs dizaines de migrants après l’évacuation. Il s’est retrouvé avec les forces de l’ordre à la porte. Une inter- vention qui ne calme pas les tensions.

Les minutes passent. La discussion est courte. Un No Border arrive à vélo, voit la scène. La police amène le Calaisien vers la voiture banalisée. Une poignée de No Borders arrivent, demandent des explications, s’insurgent de l’interpellation injustifiée selon eux. Ils s’appro- chent. Et rapidement, le gaz lacrymogène part, à tout va. En civil, le fonctionnaire s’y prend à plusieurs reprises. Un instant jouissif? La journaliste, appareil photo à la main, finit la gorge irritée et les yeux en pleurs comme les autres.

Quelques instants plus tard, le No Border embarqué, les CRS sur place empêchent la journaliste de passer, pas ses deux autres collègues. « Non, pas elle ! » Il faudra sortir la carte de presse, examinée de près à deux reprises par un CRS au ton agressif. Délit de faciès pour une mèche rouge qui pourrait être sur le crâne d’un No Border ? Jolie bourde; 03/07/2014 Nord Littoral

http://www.nordlittoral.fr/fait-divers-justice/la-chasse-continue-au-gaz-et-nord-littoral-prend-sa-dose-ia6b0n122037

Commentaire: C’est pas tous mes métiers où on peut prendre son pied en travaillant!

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05 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Grève à la poste, les facteurs de questembert en grève illimitée (of)

Greve-Postes

Les facteurs du centre de distribution du courrier de Questembert sont en grève illimitée depuis ce matin. En cause : la réorganisation de leur journée de travail.

Ce matin, les facteurs du centre de distribution du courrier de Questembert sont restés sur leur lieu de travail. 100 % des facteurs titulaires sont en grève illimitée depuis ce matin. Un mouvement soutenu par les syndicats FO, CGT et Sud PTT. Sur treize agents, onze person- nes sont en grève et deux travaillent : un encadrant et un saisonnier. Une seule tournée de distribution du courrier est assurée.

Les 18 employés du service courrier, dont 15 facteurs, sont contre le projet de réorga- nisation de leur journée de travail. Pour développer de nouveaux services, la Direction sou- haite mettre en place une coupure déjeuner de 45 minutes. « Cela entraînerait la suppression de nos vingt minutes de pause rémunérées, une distribution du courrier plus tardive et un départ du courrier le lendemain », indiquent syndicats et facteurs. Ils font signer une pétition pour montrer le soutien de la population. Peu avant 10h, environ 270 personnes avaient signé. Le courrier n’est plus distribué à Questembert, Larré, Molac, Le Cours, Berric sont touchés par ce mouvement. Questembert – 02 Juillet

http://www.ouest-france.fr/greve-la-poste-les-facteurs-de-questembert-en-greve-illimitee-2668940

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04 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

La grande arnaque (npa)

arnaque

La conférence sociale

Lundi 7 et mardi 8 juillet se tiendra une Grande conférence sociale, troisième du genre. Une conférence qui se tient dans le sillage de l’annonce de l’insupportable progression du chô- mage. Mais surtout en matière de dialogue social, le gouvernement fait preuve d’une incro- yable hypocrisie, avec le mépris affiché face aux revendications des cheminotEs, intermit- tentEs et précaires, postierEs et autres salariéEs en luttes…

Ce gouvernement – toujours aux ordres du Medef –affiche clairement le choix de son camp: ferme contre ceux qui se mobilisent pour l’emploi, les conditions de travail, le service public, leurs moyens de vivre, et toujours prêt à lâcher devant le patronat, la droite voire l’extrême droite avec sa dernière reculade, l’abandon des ABCD de l’égalité.

Dans ces conditions, rien d’étonnant à ce que le patronat, à quelques jours de la ver- sion 3 de la Conférence sociale présente, avec sa lettre au Président, ses exigences, pose ses conditions et même exerce un chantage sur sa participation. Si les considérants sont classiques (baisse du « coût du travail » et des impôts, simplification des normes, réduction des dépenses publiques), les objectifs sont précis: compte pénibilité, stages en entreprise, réforme de l’inspection du travail, « loi Florange » (cession d’entreprise), temps partiels de 24 heures… Toutes lois ou mesures qui font pourtant déjà la part belle aux revendications patro- nales ou dont l’efficacité est plus que douteuse.

Syndicalisme d’accompagnement… Le patronat, uni, devrait montrer la voie aux organi- sations syndicales: pas de pause dans la lutte de classes. Mais malheureusement nous en sommes loin. LA CFTC, la CFE-CGC sont depuis toujours les participants zélés aux discus- sions entérinant tous les reculs sociaux. FO semble regretter que le patronat refuse le dialo- gue alors que cette confédération propose d’y mettre à l’ordre du jour les salaires, l’emploi et l’avenir de la fonction publique.

Mais le plus attristé face au risque de minage de son terrain de prédilection est Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT. Pour lui les patrons « feraient une profonde erreur… S’ils ne participent pas au sommet social, il faudra mettre fin au Pacte de responsabilité.» Pour nous, ça pourrait être la bonne nouvelle de l’été!

La CFDT défend le principe de négociations de branches sur les contreparties au Pac- te en termes d’emplois, de formation et de qualifications, et la conférence sociale doit notam- ment permettre de faire le point sur ces négociations. Pour les signataires de l’ANI sur la compétitivité des entreprises, un des points importants était l’obtention d’une faible taxation des contrats de moins de trois mois pour tenter de convaincre les employeurs de limiter les taux d’embauches en CDD. En fait, les embauches en CDD ont battu de nouveaux records fin 2013 et sont restés au-delà de 86,6 % début 2014.

Ou refus du dialogue social? Mais les débats et prises de positions les plus significatifs viennent de la CGT, pendant que le débat est ouvert à Solidaires. La direction confédérale CGT reste sur la ligne du refus de la chaise vide. On vient de voir à la SNCF où menait cette orientation… De négociations en compromis, la direction CGT a désarmé les cheminotEs, accompagnant une réforme qu’elle considère au fond comme impossible à combattre, se contentant de négocier des aménagements… avec des concessions que le gouvernement ne s’est au bout du compte même pas senti obligé de faire.

Dans ces conditions, avec des modalités diverses, plusieurs structures importantes (métallurgie, FERC, Livre, UGFF, URIF, des Unions départementales et des syndicats signi- ficatifs) ont pris des positions de refus de participation à la conférence sociale. La faible mo- bilisation du jeudi 26 juin a contribué à faire rejaillir les discussions sur la stratégie de la con- fédération CGT.

Si certaines structures se sont engagées dans la démarche du Collectif 12 avril, c’est bien plus largement que l’orientation de la direction est mise cause. La prochaine réunion de la Commission exécutive confédérale pourrait bien voir se reproduire une situation déjà vue en 2005 au moment du vote sur le Traité constitutionnel européen.

Construire une large mobilisation contre les politiques patronales et gouvernemen- tales est plus que jamais à l’ordre du jour. Mais le premier pas ne peut être qu’un refus de participer à une conférence dont l’unique objet est de faire croire que les seules réponses à la crise sont celles du Medef et qu’elles font consensus parmi les «partenaires sociaux».

Robert Pelletier Hebdo L’Anticapitaliste – 249 (03/07/2014)

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04 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

La culture rapporte gros mais les artistes coûteraient trop cher (basta)

La_strada

Intermittents du spectacle :

58 milliards d’euros et 670 000 emplois, c’est le « PIB culturel » de la France.

Ce qui n’empêche pas Medef et gouvernement de remettre en cause le statut qui permet aux artistes et techniciens du spectacle les plus précaires de vivre de leur métier et de faire dé- couvrir leurs créations. Et pas seulement sur de grandes scènes urbaines ou lors de presti- gieux festivals, mais sur tout le territoire. (…)

L’exception culturelle française repose sur la précarité

L’intermittence n’est pas un métier, c’est plutôt l’opposé: un statut de chômage. Il concerne les ouvriers, techniciens ou artistes dont le travail est, par nature, discontinu et précaire. Un dispositif «unique au monde» fondé lors du Front populaire qui a permis un «foisonnement créatif inouï», rappelle la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, dans une tribune publiée dans Le Monde du 30 juin. Issus du monde du spectacle, du cinéma, de la production ou de l’audiovisuel, tous doivent travailler un minimum de 507 heures, sur une période de dix mois pour les techniciens (annexe 8 de l’Unedic) et de dix mois et demi pour les artistes (annexe 10). Cette durée travaillée ouvre un droit à 243 jours indemnisés, indemnités qui seront perçues les jours «chômés» ou non payés, entre deux contrats.

Chaque fin de mois, l’intermittent déclare donc ses jours travaillés, Pôle Emploi com- plète pour assurer un salaire complet. En moyenne, un intermittent perçoit 2322 € par mois, un revenu composé pour moitié de son activité et pour moitié de ses indemnités. S’il existe des disparités entre techniciens, mieux rémunérés, et artistes, l’exception culturelle fran- çaise repose sur la précarité: 87% des contrats sont des CDD, et un tiers des intermittents perçoivent des revenus inférieur au salaire médian français (1675 euros bruts mensuels) [1]

Travailler 30 heures, payées 10 Pendant la durée d’indemnisation, pas question de se tourner les pouces. De nouveaux cachets et contrats permettront de renouveler le statut en travaillant le nombre d’heures demandé. Pour un salarié à temps plein, 507 heures de travail s’effectuent en un peu plus de trois mois. Et pourtant, pour obtenir leur statut, ces hommes et femmes scrutent tout au long de l’année l’avancée de leurs prestations, réalisent de vrais comptes d’apothicaire, tout en travaillant sans compter leurs heures. C’est la nature contra- dictoire de leur métier. «Si l’emploi est intermittent, le travail, lui, est permanent! Avant de jouer, il faut s’être formé, avoir répété, avoir cherché inlassablement le moyen de donner au public le meilleur de soi-même», décrit la ministre de la Culture.

Amélie, une jeune technicienne-son, ne la démentira pas. «Lors de l’une de mes der- nières dates, j’ai été payé pour dix heures: préparer la scène, gérer le son lors du concert et ranger. Mais je considère que j’en ai travaillé trente: la préparation du matériel, le chargement du camion, le transport et au retour le déchargement du matériel et le rangement… Tout ce temps là, je bosse, mais je ne suis pas payée par mon employeur.» Impossible de savoir le nombre d’heures réellement accomplies par un intermittent sur cette période de dix mois. En France, en 2011, près de 254 400 personnes ont, un moment ou un autre, cotisé au régime des intermittents. Seul 108 600, moins de la moitié, ont obtenu leur statut, 46% de tech- niciens et 54% d’artistes.  Par Morgane Thimel 3 juillet 2014

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03 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Le guen: arrogant contre les travailleurs, menteur avec le fisc (lo)

saluauds

Le secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, s’il- lustre en ce moment par ses méthodes d’adjudant-chef pour faire taire les députés socia- listes qui ont osé de bien timides critiques contre la politique du gouvernement Valls.

Mais son arrogance se fait bien plus virulente contre les travailleurs et les grévistes. Lors d’une émission de télévision, il avait affiché sa haine de classe en affirmant que les gré- vistes de PSA Aulnay et les militants syndicaux étaient responsables de la fermeture des usines. Plus récemment encore, il a insulté les grévistes de la SNCF en les traitant de « ja- mais contents» qui n’en ont «jamais assez» et prennent «en otages» les voyageurs.

Ce même personnage est accusé d’avoir caché au fisc une grosse partie de sa fortune personnelle, estimée à 2,6 millions d’euros. Au moins, il sait de quoi il parle quand il évoque «ceux qui n’en ont jamais assez»! Il sait éructer contre les travailleurs, s’aplatir face aux patrons et se considérer comme au-dessus des lois : il a un profil parfait pour un ministre.

Marion AJAR

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2396&id=7

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03 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Le scandale de l’amiante: les responsables à nouveau exonérés de poursuites (lo)

amiante

Pour défendre l’indéfendable, complices actifs de l’assassinat de dizaines de milliers de travailleurs par l’inhalation d’amiante au travail, certains juges sont prêts à mentir avec le dernier aplomb.

Le 27 juin dernier, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris vient, une nouvelle fois, d’annuler la mise en examen de Martine Aubry et de toute une brochette de hauts fonc- tionnaires, pour avoir pris des décisions de 1984 à 1995 qui ont permis aux patrons de l’amiante de continuer à empoisonner leurs salariés.

Comme le relevait, indigné, l’avocat de l’Association des victimes de l’amiante, l’An- deva: «Dans son arrêt, la cour d’appel estime que c’est seulement en 1995 que les dangers de l’amiante ont été connus.» Ce qui est une grossière contrevérité.

Déjà en mai 2013 la cour d’appel avait annulé une première fois les mises en examen de tous ces hauts fonctionnaires et des dirigeants de la société Eternit. La Cour de cassa- tion avait cassé ce jugement en le déclarant illégal. Mais la cour d’appel n’a pas voulu revoir sa copie. Elle persiste et signe. Tout cela pour empêcher le procès, attendu depuis des an- nées, concernant l’usine Eternit de Condé-sur-Noireau, dans le Calvados, qui a connu une hécatombe de salariés tués par l’amiante. Eh bien, ces juges ont donc osé défier la Cour de cassation. Fallait-il que la cause en vaille la peine !

Oui, le gouvernement de gauche et ses hauts fonctionnaires ont une responsabilité écrasante dans la continuation de l’empoisonnement par l’amiante des travailleurs dans ce pays. C’est en 1982, au début du gouvernement de la gauche PC-PS, que ce dernier, par l’intermédiaire de Martine Aubry et d’une brochette de hauts fonctionnaires, conjointement avec les patrons de l’amiante, a mis sur pied le Comité permanent amiante (CPA) qui avait pour but d’empêcher l’interdiction de l’amiante.

Les risques mortels de l’amiante étaient tellement connus qu’ils avaient entraîné des procès monstres aux USA. En Europe, plusieurs pays réclamaient son interdiction, conjoin- tement avec les services internationaux du travail, l’OIT. D’ailleurs, en France, une inter- diction partielle avait déjà été promulguée cinq ans auparavant. Mais, pour faire le sale boulot au service du patronat, la gauche se déclare toujours prête. L’interdiction définitive ne sera prononcée qu’en 1997 par Chirac-Juppé, à l’issue d’une nouvelle campagne des victimes et des associations engagées dans ce combat.

L’affaire va donc revenir une nouvelle fois devant la Cour de cassation. On verra ce qu’il en est sur le plan judiciaire. Mais tout cela est bien révélateur de la mentalité de toute cette clique de l’appareil d’État, y compris d’une partie de la justice, qui considère que faire crever des travailleurs pour asseoir les profits des patrons est bien dans l’ordre des choses ordinaires. Et qu’il n’y a là rien à redire Paul SOREL

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2396&id=5

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03 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Valls au patronat: oui chef!

Valls au patronat: oui chef!  dans Crise

Dès que les organisations patronales, Gattaz en tête, ont menacé le gouvernement de boycotter la «conférence sociale», Valls a annoncé le report du compte pénibilité.

Ce compte pénibilité n’était qu’un geste illusoire pour faire passer l’attaque contre les re- traites, puisqu’il fallait des années de travaux pénibles pour gagner un seul trimestre de retraite.

Mais, même cela, le patronat le refuse avec acharnement et le gouvernement s’exécute. Seuls quatre facteurs de pénibilité, sur les dix retenus par cette réforme, seront pris en compte à partir du 1er janvier 2015. Les patrons du bâtiment n’auront pas à appliquer cette réforme en 2015, sous prétexte de grande complexité. Comme s’il était si difficile de mesu- rer que les travaux du bâtiment sont pénibles !

En mai 2014, le gouvernement avait déjà reculé sur le financement par les patrons de ce compte pénibilité. Il a décidé maintenant qu’en 2015 seuls un million de travailleurs seront concernés par le compte pénibilité. Et il promet «une mise en œuvre plus souple» en 2016. Une façon de dire aux patrons qu’ils pourront la contourner avec facilité… si elle existe encore.

Dans le même discours, Valls a aussi annoncé des reculs sur la réforme du temps par- tiel. Il s’est aussi engagé à baisser encore plus les cotisations pour les patrons et à aug- menter le CICE. C’est vraiment Noël pour les capitalistes !

Et dire que, face à ce patronat à l’attaque et à ce gouvernement à plat ventre, les organisations syndicales, elles, vont se précipiter à cette conférence sociale sans même oser penser à la boycotter! Marion AJAR

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2396&id=3

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03 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

L’appel du patronat à hollande et valls: faites ce que je vous dis(lo)

francois

… et tout de suite !

Huit organisations patronales, dont le Medef et la CGPME, ont rédigé le 29 juin un appel adressé à Hollande et à Valls, pour qu’ils appliquent les «réformes» plus rapidement, tout ça paraît-il dans l’intérêt général.

Le patronat, par la bouche de Gattaz et des autres représentants patronaux, veut plus : plus de cadeaux, plus de facilités pour exploiter les travailleurs, et tout de suite.

C’est, comme d’habitude, au nom de la lutte contre le chômage que, tout d’abord, il ex- horte le gouvernement à accélérer la mise en œuvre du pacte de responsabilité en l’incluant «de manière explicite et rapidement» dans la loi. Le dispositif englobant pacte de respon- sabilité et CICE représentera sur trois ans un cadeau d’un montant total de 41 milliards d’eu- ros, que le gouvernement compte financer par un plan d’économies de 50 milliards d’euros pris dans la poche des classes populaires. Le patronat veut s’assurer de recevoir le chèque.

Les Gattaz pour le Medef, Roubaud pour la CGPME et autres affirment également ne plus vouloir de textes qui viendraient «complexifier» la réglementation actuelle sur les entre-prises, allusion aux textes sur la pénibilité et le temps partiel, qui ne sont que de petites avan- cées venant après de grands reculs, mais qui ont suscité une levée de boucliers des pa- trons. De manière générale, ils exigent du gouvernement la mise en œuvre, «avec le Parle- ment, d’un moratoire sur tout texte législatif et administratif qui viendrait complexifier notre réglementation, mettre des contraintes ou renforcer les contrôles et les sanctions sur les entreprises et les entrepreneurs».

Ils demandent, autrement dit, la possibilité d’exploiter les travailleurs sans la moin- dre contrainte. Le patronat sait parfaitement qu’Hollande tout comme Valls sont prêts à le servir en menant une politique anti-ouvrière, quoi qu’il leur en coûte électoralement. Mais il est à l’offensive, il en veut plus et tient à faire savoir au gouvernement qu’il n’est prêt à ac- cepter aucun flottement, aucune déclaration, aucune «posture» qui peut laisser croire à un recul, même petit, dans l’application des «réformes», c’est-à-dire des mesures favorables aux patrons.

Que les signataires de l’appel «menacent» le gouvernement de boycotter la conférence sociale fait partie du jeu. Cela montre, si besoin en était, que le dialogue social qu’elle est censée permettre n’est que du cinéma destiné à couvrir les reculs imposés aux travailleurs, cinéma auquel les directions des confédérations syndicales participent. Le secrétaire géné- ral de FO, Jean-Claude Mailly, a ainsi déclaré sans rire avoir «le sentiment parfois que les organisations patronales se prennent pour le gouvernement». Belle découverte!

Effectivement, les patrons constituent le véritable pouvoir, et l’État n’est que l’instrument qui leur permet de l’exercer. Aline RETESSE

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2396&id=2

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03 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Economies tous azimuts pour l’assurance-maladie (lo)

pas de

La vie de malades sacrifiés… aux milliards du patronat

Le conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance-maladie, la Cnam, qui re- groupe toutes les dépenses de santé, propose des mesures pour mettre en application le plan gouvernemental d’économies. Sur les 50 milliards d’économies sur les dépenses publiques voulues par Hollande et Valls, 10 milliards devraient être imputés à la santé.

Parmi les mesures d’économies préconisées, il y a la réduction drastique du temps de présence des malades dans les hôpitaux, pas pour mieux les soigner mais pour sup- primer des dizaines de milliers de postes de soignants. La dernière trouvaille de la Cnam serait de ramener de quatre à trois jours l’hospitalisation pour un accouchement.

La Cnam va jusqu’à proposer de limiter l’utilisation des IRM pour les examens des membres inférieurs. Pourtant la France, un des pays les plus riches du monde, est depuis de longues années mise au ban des organismes internationaux de santé pour son sous-équipement chronique en matière d’IRM. En dix ans, leur nombre a péniblement augmenté chaque année pour atteindre, fin 2013, 646 IRM dans le pays, alors qu’il en faudrait le double pour répondre aux besoins et pour atteindre le taux d’équipement existant dans les autres pays avancés : deux fois plus en Espagne et trois fois plus en Allemagne il y a encore peu de temps.

La main sur le cœur, les gouvernants successifs avaient promis d’y remédier, en particulier dans le cadre des plans cancer, le dépistage qui est vital pour l’espoir de guérison étant bien loin de ce qu’il devrait être. Mais les promesses ont été foulées aux pieds. Le temps d’attente pour pouvoir bénéficier d’un examen «urgent» d’IRM est en France supé- rieur à un mois en moyenne, c’est-à-dire beaucoup plus dans certaines zones encore plus sous-équipées que les autres régions. Cela a évidemment des conséquences directes sur le taux de mortalité.

Bien que connaissant tout à fait cette situation dramatique, la Cnam, intervenant comme agent du gouvernement, propose donc de faire la chasse aux examens «excessifs» d’IRM, en oubliant le principal, la situation dramatique de sous-équipement. Des économies sur la santé pour offrir des milliards au patronat, c’est tout simplement criminel. Paul SOREL

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2396&id=29

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