Archive | Macronie

17 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

rien à dire (npa)

rien a dire

Macron : c’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut se taire…

Une dizaine de minutes pour ne rien dire…

Une fois de plus, le président directeur général a fait un coup de com’, mais derrière les phrases pompeuses et les mots emphatiques, il n’avait à peu près rien à annoncer. Tout au plus retiendra-t-on cet aveu auquel on pouvait s’attendre : « Ni tournant, ni changement de cap politique ».

Pour le reste, dans cet exercice prétendument de « contact direct », Macron s’est vanté de ses réformes passées, sans doute pour préparer les esprits à celles à venir, dont la question des retraites qu’il a mentionnée. Il a ensuite flatté la « nation » française, balayant les thèmes sans en développer aucun, enfilant les perles et les poncifs sans un mot plus haut que l’autre.

Mais, comme il le dit lui-même, « l’esprit profond du peuple français a toujours été de ne pas se soumettre ». Espérons que ces prochaines semaines, le monde du travail et toutes les victimes des reculs sociaux provoqués par ses contre-réformes sauront le lui rappeler.

Montreuil, le 16 octobre 2018

https://npa2009.org/

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16 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

jean-luc mélenchon (npa essf regards rotative)

flics

Perquisitions : le deux poids deux mesures sauce Macron

Ce matin, une quinzaine de perquisitions se sont déroulées dans l’environnement de La France Insoumise, au siège du Parti de Gauche, de La France Insoumise et même au domicile de Jean-Luc Mélenchon.

Ces perquisitions, avec son déploiement policier un peu inédit dans le milieu politique, sont liées à deux enquêtes : une concernant des assistants parlementaires européens qui auraient été utilisés à des fins politiques, l’autre concernant les comptes de la campagne présidentielle de 2017.

Même si l’on ne connaît pas tous les détails des affaires, on peut s’étonner d’un tel déploie-ment judiciaire et policier autour de La France Insoumise, alors même que les comptes de Macron font l’objet d’une enquête préliminaire, sans la moindre perquisition à cette heure…

Le premier acte de ce nouveau gouvernement, exécuté le jour même du remaniement, est un signal donné à toutes celles et ceux qui lui résistent. À l’évidence, en Macronie, mieux vaut être dans la cour de Jupiter que dans son opposition politique et sociale.

Montreuil, le 16 octobre 2018

https://npa2009.org/

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Premier acte politique du gouvernement ? En plein remaniement : perquisitions chez LFI, Mélenchon dénonce un « acte politique » (RP)

Les perquisitions et autres questions (Dossier ESSF)

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La haine des médias ou la démocratie ? (Regards)

Mélenchon, Lordon, l’anticapitalisme et les frontières (La Rotative)

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16 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (regards)

philippe poutou

Philippe Poutou : « Ford se comporte comme des sagouins »

Regards. Comment avez-vous réagi à l’annonce de Ford de vouloir fermer purement et simplement l’usine ?

Philippe Poutou. On a appris ça hier matin et ça ne nous surprend pas. Ça fait des années que Ford veut fermer l’usine. Il y a dix ans, il y avait eu une grosse mobilisation, on avait réussi à avoir un repreneur, bidon, mais qui avait permis de continuer l’aventure.

Ford était revenu pour racheter son usine un an après parce que le repreneur s’était planté de suite. Depuis le retour de Ford, on sentait qu’ils étaient revenus juste sous la pression et qu’ils reprofiteraient d’une période avantageuse pour partir. Malheureusement, on n’a pas pu empê-cher ça. Donc en février dernier, Ford a annoncé son désengagement, dans le sens où ils nous disaient : « On n’a plus rien pour vous. Vous êtes une belle usine, vous bossez bien, c’est productif, etc. » Aucun argument économique en notre défaveur. C’est juste qu’ils redistribuaient la production à l’échelle mondiale, sur d’autres gros sites. Nous, étant un petit site, on était handicapé.

En juin, ils lancent le PSE de fermeture d’usine totale et définitive avec licenciement de tout le personnel. Ils décident de fermer avant d’avoir discuté ou fait la recherche du repreneur. Dès le départ on savait que Ford voulait liquider le site. Ils veulent s’en débarrasser, nous effacer complètement.

Il y a pourtant une proposition de reprise, amenée par le gouvernement…

Oui, la nouveauté c’est qu’en face d’un plan officiel de reprise, ils osent dire « non, on veut fermer l’usine ». C’est pour ça que le gouvernement a mis dans les pattes de Ford un repreneur qui s’appelle Punch – qui est un proche de Macron. Mais Ford ne s’est pas laissé séduire et n’accepte pas la reprise. Leur détermination est quand même assez dingue.

Une reprise, pour que ça marche, il faut être deux. Il faut que celui qui lâche l’entreprise laisse un peu de production pour assurer la transition. Une reprise, c’est pas juste une usine avec des ouvriers et celui qui s’en va donne les clés. Ça fonctionne quand le repreneur a de l’acti-vité dès le départ, sinon, une activité industrielle ça met deux ans à se mettre en place et pendant ce temps on se retrouverait sans travail.

Or, Ford ne veut pas laisser d’activité, parce que ça voudrait dire que, quelque part, ils sont encore liés à l’usine pendant un ou deux ans. Et certainement que, financièrement, ce sont des contraintes. Sauf que c’est du devoir, de la responsabilité de Ford que l’usine fonctionne après son départ.

C’est surprenant de voir une multinationale tout faire pour qu’il n’y ait pas de reprise. Et une fois qu’elle décide de fermer, c’est beaucoup plus compliqué. On l’a vu avec Goodyear. Des reprises, il n’y en a pas. On s’aperçoit que Ford se comporte comme des sagouins. Ils ont pris une décision, ils ne s’en expliquent pas et ils ne changent pas d’avis. Ça fait un peu caprice.

Le tout malgré les bénéfices de Ford…

Ford est en meilleure posture qu’après la crise de 2008. Tout est au vert. Il y a largement les moyens pour que Ford reste et apporte de l’activité, mais on n’est pas assez fort pour le leur imposer. Par contre, on peut peut-être avoir assez de forces pour imposer à Ford de lâcher son usine à un repreneur. C’est l’enjeu du moment. Le PSE court jusqu’au 18 décembre. L’usine est prévue d’être fermée en août. On veut perturber le calendrier de Ford. L’objectif, c’est que ça ne se passe pas comme prévu.

Et la surprise c’est qu’on a le gouvernement, Juppé et Rousset avec nous pour soutenir les salariés et les syndicats. C’est un peu inédit. Pour nous, c’est toujours de bons appuis, ça légitimise notre lutte, ça donne raison à des ouvriers qui se battent contre une fermeture d’usine. Il faut dire qu’ils ont mis beaucoup d’argents dans l’histoire. De plus, la disparition d’une usine comme Ford aurait des conséquences très graves pour la région bordelaise. L’Etat a aussi cette pression-là.

Justement, le ministre de l’Économie et le maire de Bordeaux ont exprimé leur mécontentement vis-à-vis de l’attitude de Ford. Qu’en pensez-vous ?

Visiblement, le gouvernement a eu l’illusion qu’en discutant entre « grands », ils arriveraient à convaincre Ford. En février, il fallait les convaincre de rester, ils ont échoué. Depuis juin, il fallait convaincre Ford d’accepter un repreneur… Le tout malgré les aides de l’Etat ! [Les collectivités se disent prêtes à investir, encore, 12,5 millions d’euros, NDLR]

Du coup, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, Alain Juppé ou encore Alain Rousset [président de la région Nouvelle-Aquitaine, NDLR], sont en colère. Hier, ils ont redit « on s’est fait mener en bateau ». Ça montre que si Ford dit « non », le politique, il est comme un con. Mais on le dit depuis des années ! On a attaqué Ford en justice il y a trois ans pour leur politique qui allait vers la liquidation du site. On avait gagné là-dessus et les politiques réalisent maintenant que Ford les « mène en bateau » ? Il y a une volonté de se laisser endormir.

Après l’annonce de Ford de ne pas accepter de repreneur pour son site de Blanquefort, l’usine semble condamnée à fermer. La lutte, elle, continue de plus belle. À Blanquefort, en Gironde, l’usine Ford va fermer. C’est du moins ce que la multinationale a annoncé hier, lundi 15 octobre. Ford fait des bénéfices, y compris en Europe. Mais le groupe refuse que l’usine soit reprise par un autre industriel. Qu’importent les 850 emplois. Qu’importent les 2 000-3 000 emplois induits dans la région. Pour faire le point sur la situation, Regards a rencontré l’ouvrier et syndicaliste Philippe Poutou.

http://www.regards.fr

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16 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

parti socialiste (jdd)

elephnats

Mais qui reste-t-il au Parti socialiste?

Ces derniers jours, le Parti socialiste a enregistré de nouveaux départs.

Le premier secrétaire Olivier Faure les a minimisés parlant de choix « individuels ». Pour autant, depuis l’élection d’Emmanuel Macron, les troupes socialistes se sont réduites. Alors qui reste-t-il aujourd’hui au PS?

Deux départs en deux jours.

Vendredi, puis samedi, Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienemann ont annoncé leur départ du Parti Socialiste. Julien Dray pourrait faire de même et s’éloigner de sa famille politique. Le tout dans une période charnière pour leur ancien parti qui vient de rendre les clefs de la rue de Solferino, et dont les militants se sont prononcés sur les grandes orientations du parti en vue des élections européennes. Un conseil national du PS s’est également tenu samedi.

Avant de parler de ceux qui sont toujours au PS, il faut d’abord évoquer la liste de ceux qui l’ont quitté ces derniers mois. Manuel Valls qui s’est rapproché d’En Marche avant de partir à Barcelone ; Benoît Hamon qui a fondé Générations et ses camarades, rejoint récemment par la sénatrice Sophie Taillé-Polian ; Olivier Dussopt et Jean-Yves Le Drian qui sont au gouverne-ment ;ou encore les macronistes, et anciens socialistes, Christophe Castaner, Richard Ferrand, Gérard Collomb… Du coup, qui reste-t-il réellement au Parti socialiste?

27 députés, 72 sénateurs et 9 eurodéputés

Ce sont les plus visibles, ceux qui répondent aux médias. Parmi eux, les cadres du parti, et le numéro 1 Olivier Faure, député de Seine-et-Marne. « Chers camarades, nous ne serons jamais populistes. Socialistes oui. Ecologistes oui. Démocrates oui. Populistes jamais. C’est le désac-cord profond que j’ai avec Emmanuel Maurel », a lancé samedi le premier secrétaire, en guise de réponse aux récents départs d’une partie de l’aile gauche.

Toute l’aile gauche n’a pas suivi le mouvement, à l’image du député Laurent Baumel, pourtant membre du courant d’Emmanuel Maurel, L’Union et l’espoir, dont il devrait donc reprendre la main avec la première secrétaire fédérale du Rhône, Nora Mebarek.

En prenant la tête du parti, Olivier Faure a laissé la responsabilité du groupe des députés socialistes à Valérie Rabault, élue en avril. Elle siège notamment aux côtés de l’un des porte-parole du PS Boris Vallaud, de Luc Carvounas (ancien candidat au poste de premier secrétaire) ou encore des anciens ministres Ericka Bareigts, Guillaume Garot et George Pau-Langevin.

Au Sénat, on retrouve Patrick Kanner (président du groupe depuis janvier 2018 et le départ de Didier Guillaume, qui a finalement rejoint les radicaux), Jean-Pierre Sueur, l’ancienne ministre Laurence Rossignol ou encore l’ex-patron par intérim du PS, Rachid Temal. Au Parlement européen, sur les 13 eurodéputés du groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D), neuf sont encore au PS.

Ceux qui restent au PS, mais ce sont mis en retrait

Il y a les autres : ceux qui ont eu des responsabilités – au sein du gouvernement Hollande par exemple – et qui tout en restant au Parti socialiste, ont pris du recul par rapport à la scène politique nationale.

Bernard Cazeneuve ou encore Najat Vallaud-Belkacem par exemple. « Je ne me suis en rien éloignée ni du PS dont je reste membre, ni de la gauche », explique-t-elle dans Paris Match. Celle qui travaille aujourd’hui pour Ipsos et Fayard ajoute : « Le sort de la gauche me colle aux tripes. […] Donc oui j’ai envie de contribuer à la sortir de la nasse. »

Au royaume des éléphants, Martine Aubry fait passer des messages en provenance de Lille, Christiane Taubira regarde tout ça de loin, Laurent Fabius est président du Conseil constitu-tionnel, Arnaud Montebourg s’est lancé dans la production de miel, Ségolène Royal est ambas-sadrice des pôles et affirme ne pas vouloir conduire la liste aux européennes… Ceux qui s’étaient proposés comme Christian Eckert et Pierre Moscovici ont finalement laissé tomber devant le peu d’enthousiasme suscité par leur candidature.

Quant à Stéphane Le Foll – qui avait échoué à prendre la tête du PS – s’il suit ce qu’il se passe dans les instances socialistes, il est redevenu maire du Mans en juin dernier. « Les Français ont plaidé pour qu’on se renouvelle, on se renouvelle! », affirmait Olivier Faure au JDD en juin dernier. Le nouveau patron socialiste veut faire émerger une nouvelle génération : « On ne peut pas nous reprocher de faire ce qui n’a pas été fait avant… »

Des villes, 5 régions et 27 départements

C’est sur le terrain, au niveau local, que le Parti Socialiste pèse encore un peu. Même si là encore, il a perdu des troupes lors des dernières échéances électorales. Il dirige aujourd’hui 15 villes sur les 42 de plus de 100.000 habitants, dispose de 27 présidents sur les 98 départe-ments français et de 954 conseillers départementaux sur un total de plus de 4.000 ; de 5 prési-dents de région sur les 17 existants et de 349 conseillers régionaux sur un total de plus de 1.700.

Pour reconstruire, tout l’enjeu du Parti Socialiste sera donc de conserver ses bases, notamment lors des municipales de 2020.

« Dès l’automne, il faudra impulser un rythme plus dynamique », confiait pendant l’été au JDD un membre de la direction nationale du PS, qui estimait que jusqu’à présent Olivier Faure avait davantage gérer la logistique interne.

16 octobre 2018

https://www.lejdd.fr/

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Départ de Maurel à la FI, une nouvelle étape dans la décomposition du PS (RP)

PS : Emmanuel Maurel, déserteur malgré lui (Libération)

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Lienemann-Mélenchon, quarante ans d’amitié très combative (Libération)

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15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

apiculture (la conf’)

ruches

Aide apicole 

Le ministère de l’Agriculture à côté de la plaque

Après une forte mobilisation des apicultrices et apiculteurs sinistrés dès le début du printemps, après plusieurs manifestations organisées par la Confédération paysanne, l’UNAF et la FFAP, le Ministre de l’Agriculture avait enfin daigné se pencher sur le problème des mortalités hivernales apicoles massives et débloquer une enveloppe de 3 millions d’euros. Restait à définir les modalités de cette aide.

Celle annoncée est une aide à l’achat d’essaims, qui nécessite un investissement pour les apicultrices et apiculteurs pour le reste à payer. Une absurdité pour les plus touchés car leur trésorerie est au plus bas, voire négative. Les apicultrices et apiculteurs sinistrés n’ont pas attendu pour réagir : leur premier réflexe a souvent été de développer l’auto-renouvellement, coûteux en temps de travail mais plus économe.

Or, nous avions demandé que l’aide de crise soutienne l’auto-renouvellement des apicultrices et apiculteurs ayant eu des mortalités massives. Le Ministre de l’Agriculture a fait la sourde oreille, arguant du fait que les pièces justificatives pour l’auto-renouvellement ne pourraient être assez robustes.

Résultat : cette enveloppe de crise ne servira pas aux plus démunis.

Le comble c’est qu’elle risque de ne pas être entièrement consommée. Pire, les apicultrices et apiculteurs bretons, les plus mobilisés depuis la sortie de l’hivernage, n’auraient pas le droit de voir compléter leur dispositif régional par l’enveloppe nationale.

Doit-on comprendre qu’il n’y a pas de volonté politique à reconnaître la capacité des apicul-trices et apiculteurs à élever leurs propres reines, à développer leurs propres essaims, à faire leur propre sélection et donc à tenter de construire des systèmes résilients ? Les préfère-t-on dépendants des marchands d’essaims, de l’environnement agricole, des négociants ?

Alors que ces mortalités hivernales ont montré les limites des dispositifs de suivi et d’objec-tivation des causes de mortalité des abeilles, nous attendions également un geste fort pour que l’ensemble des causes soient recherchées. La prise en charge des analyses par l’État soutiendrait en effet les apicultrices et apiculteurs dans leur activité.

La construction de cette pseudo-aide d’urgence illustre le manque persistant de considération portée aux problématiques apicoles.

Même avec l’interdiction des néonicotinoïdes, la volonté politique est encore insuffisante pour trouver des solutions durables à la sous-production chronique de produits apicoles. Sans cela, il n’existe aucune garantie que ces pertes ne se reproduisent pas les hivers prochains.

15.10.2018

http://www.confederationpaysanne.fr/

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15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

les illettrés gad (grand bleu)

Sortie du film LES ILLETTRÉES à Carhaix
SÉANCE LE 17Octobre à 20h30 en présence du réalisateur Philippe Guilloux

Ce documentaire revient sur le parcours des ex-salarié.es de l’usine GAD à Lampaul-Guimiliau, son titre se réfèrant à la déclaration d’Emmanuel Macron qui avait fait polémique en 2014.

Lampaul-Guimiliau, octobre 2013 

Après 8 mois de lutte, les abattoirs GAD ferment. 889 employés sont licenciés. 5 ans plus tard, quelques uns acceptent de nous raconter « l’après » : les petits boulots, les formations, les réussites, les échecs, la confiance en soi. Aux détours de ce parcours malheureusement classique du demandeur d’emploi, ces femmes et ces hommes nous dévoilent les blessures engendrées par la perte de ce travail souvent dévalorisé et dont ils étaient pourtant si fiers.

illlet

Un film de Philippe Guilloux
Production et distribution : Carrément à l’Ouest

Cinéma Le Grand Bleu

Rue Jean Monnet, 29270 Carhaix-Plouguer
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Et aussi:
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Brest (Les Studios)
Le 18 octobre à 20h
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Etel (La Rivière)
Le 19 octobre à 20h30
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Redon (le Ciné Manivel)
Le 22 octobre à 20h30
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Morlaix (La Salamandre)
Le 23/10 en attente de confirmation
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Gourin (Le Ciné Jeanne d’Arc)
Le 24/10 à 20h30
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Plougastel (L’Image)
Le 25 octobre à 20h30
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Callac (L’Argoat)
Le 28 octobre à 17h30
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Guingamp (Les Korrigans)
Le 8 novembre à 20h30
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Châteaulin (L’Agora)
Le 12 novembre à 17h
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Huelgoat (L’Arthus Ciné)
Le 25 novembre à 17h

Facebook

Lire aussi:

Macron et les « illettrées » de Gad : hypocrite, le politiquement correct ? Plutôt humaniste (L’Obs)

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13 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

riches (bfm tv)

macron g

Les réformes de Macron profitent en priorité aux 1% les plus riches

Les mesures fiscales décidées par le gouvernement pour 2018 et 2019 profitent en priorité aux 1% les plus riches, selon une étude. Les classes moyennes et aisées sont aussi bénéficiaires nets de ces choix au détriment des personnes modestes et surtout des retraités.

François Hollande avait vu juste. Emmanuel Macron président des riches? « Non ce n’est pas vrai », avait répondu l’ex-chef de l’État dans l’émission Quotidien en avril, « il est le président des très riches ». Une étude menée par l’Institut des politiques publiques (IPP), un organisme d’évaluation indépendant, confirme ce constat.

En prenant en compte l’ensemble des mesures fiscales des budgets 2018 et 2019 du gouver-nement, l’IPP démontre que ce sont les 1% les plus riches (la dernière barre à droite sur le graphique) qui voient leur revenu le plus augmenter, et de loin.

Les très hauts revenus ont davantage bénéficié que les autres ménages des mesures fiscales sur le patrimoine, à savoir la suppression de l’Impôt sur la fortune (ISF) au profit de l’Impôt sur la fortune immobilière (IFI) et de la création du prélèvement forfaitaire unique (PFU ou flat tax) de 30%.

Ces deux dispositifs ont allégé la taxation des revenus du patrimoine dit mobilier et des plus-values financières (vente d’actions, etc.). Or, parmi les ménages aisés, plus ils sont riches, plus la part qu’occupent ces revenus mobiliers et financiers dans le total de leurs revenus est importante (voir le graphique de l’Insee ci-dessous). À eux seuls, les 1% les plus riches concentrent 30% du total des revenus du patrimoine (foncier et mobilier) et près de 50% des revenus tirés des plus-values.

Ces mesures (suppression de l’ISF et PFU) devaient coûter 4,5 milliards d’euros à l’État en 2018. Finalement, les recettes ont été plus fortes que prévu. Par exemple, l’IFI a rapporté 400 millions d’euros de plus. Par ailleurs, la flat tax doit coûter 300 millions d’euros aux finances publiques l’année prochaine, selon les prévisions du gouvernement.

Les classes moyennes font partie des gagnants

Après les très hauts revenus, les classes moyennes sont également des bénéficiaires nets des choix budgétaires du gouvernement pour 2018 et 2019. Pour mémoire, les classes moyennes correspondent aux personnes situées au-dessus des 30% les plus pauvres et en-dessous des 20% les plus riches, selon l’Observatoire des inégalités.

Ce gain résulte d’abord de la baisse programmée de la taxe d’habitation, de 30% cette année puis de 65% la suivante, qui permet de compenser la hausse de la fiscalité sur l’énergie et sur le tabac.

Le gouvernement a-t-il visé les 20% les plus riches?

Plus surprenant, à première vue les 20% les plus aisés (mais hors des 1% les plus riches) feraient partie des perdants, à en croire le graphique de l’IPP. Certes, ils profitent beaucoup des baisses d’impôts sur le capital car ces revenus sont plus minoritaires dans le total de leurs revenus. De même, ils ne bénéficieront pas de la baisse de la taxe d’habitation, puisque sa suppression pour l’ensemble des foyers n’est prévu qu’en 2021. Mais ces paramètres ne sont pas les seuls à prendre en compte pour comprendre ce résultat.

Pour avoir une vision plus précise de la situation, l’IPP a dissocié les retraités des autres ménages. Car ceux qui travaillent bénéficient de la suppression progressive des cotisations salariales maladie et chômage pour compenser la hausse de la CSG. Si on retire les retraités et qu’on ne prend en compte que les actifs en emploi (hors chômeurs), les 20% les plus riches sortent gagnants des arbitrages budgétaires du gouvernement.

Pour mémoire, entre les hausses et les baisses de taxes, le gouvernement promet un solde net de 6 milliards d’euros de baisses d’impôts pour les ménages en 2019. L’IPP évalue cette baisse à 4,4 milliards d’euros.

Les retraités les grands perdants

On l’a vu, les retraités sont lourdement frappés par la hausse de la CSG. Cette mesure concerne les 60% des retraités les plus riches. Le gouvernement a promis d’élargir l’exonération à 350.000 foyers supplémentaires l’année prochaine, mais ces personnes ont tout de même dû s’acquitter du 1,7 point de CSG en plus en 2018 et ne seront pas remboursées en 2019.

En outre, les pensions ne seront revalorisées que de 0,3% en janvier, soit bien en-dessous de l’inflation (1,6% hors tabac). Seuls ceux qui perçoivent le minimum vieillesse auront droit à une revalorisation supérieure à l’évolution des prix, puisqu’elle sera de 35 euros par mois.

Les plus modestes aussi sont pénalisés

Enfin, les plus modestes, travailleurs ou retraités, sont généralement pénalisés par les mesures fiscales du gouvernement. D’abord, eux-aussi vont voir leur prestations sociales quasi-gelées en 2019. En-dehors du RSA et de l’Allocation adulte handicapé (AAH), les aides ne vont augmenter que de 0,3%.

 13 octobre 2018

https://www.bfmtv.com/

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13 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

parti socialiste (figaro jdd rp libération)

ps logo

L’eurodéputé Emmanuel Maurel quitte le PS

A la tête de l’aile gauche socialiste, Emmanuel Maurel annonce vendredi dans Le Monde son départ du PS et son rapprochement avec les Insoumis en vue des Européennes.
Un nouveau coup dur pour le parti d’Olivier Faure.

Selon nos informations, Emmanuel Maurel, à la tête de l’aile gauche du PS, annonce ce vendredi dans Le Monde sa décision de quitter le Parti socialiste. Avec sa propre formation, «Nos causes communes», l’eurodéputé se rapproche de La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon en vue des Européennes de mai 2019.

Ce départ couvait depuis plusieurs semaines, voire depuis plusieurs mois.

Il doit être officialisé quelques heures après le vote des militants socialistes sur deux textes d’orientations du parti en vue des Européennes: le texte officiel du parti, «Changeons l’Europe», rédigé avec les contributions de l’ensemble des courants, et celui spécifique de l’aile gauche.

La mobilisation sur ce vote, jeudi soir, ne devrait pas être colossale.

Le résultat sera annoncé lors d’un Conseil national du PS ce week-end. Un CN au cours duquel ce départ d’une partie de l’aile gauche occupera tous les esprits. Pour le moment, difficile de quantifier l’ampleur du mouvement même s’il semble que Maurel annonce un départ avec plusieurs centaines de personnes.

Mais quoi qu’il en soit, symboliquement le coup est dur pour un PS en grandes difficultés après les résultats catastrophiques de 2017.

Le coup n’en est pas moins pénible pour son premier secrétaire, Olivier Faure. Elu par les socialistes il y a quelques mois au congrès d’Aubervilliers, le député de Seine-et-Marne est lui-même situation difficile dans sa propre formation.

Tous, au sein du courant «l’Union et l’espoir», ne partent pas

Une certitude cependant: tous, au sein du courant «l’Union et l’espoir», ne partent pas. C’est le cas, entre autres premiers fédéraux, de Franck Rey. Ce dernier, à la tête de la fédération du Cantal, «désapprouve le choix et la méthode d’Emmanuel Maurel». Interrogé par Le Figaro, il juge que le fait de partir au moment même ou un texte de son courant est soumis au vote «est un manque de respect pour les militants, et particulièrement pour ceux de l’aile gauche». «Plusieurs des douze secrétaires fédéraux du courant vont rester», assure-t-il.

«Je ne serai pas surpris que nous soyons la moitié à ne pas partir», indique pour sa part l’ancien député PS Laurent Baumel, un des principaux animateurs du même courant. «La plus grosse fédération de l’aile gauche, celle des Bouches-du-Rhône avec Nora Mebarek à sa tête, reste au PS», indique-t-il au Figaro.

Baumel «regrette» le départ de Maurel même s’il l’a «acté depuis longtemps». «J’en com-prends les raisons même si je ne les partage pas politiquement et stratégiquement.» «Nous sommes d’accord sur la nécessité d’un processus unitaire avec une forme d’alliance avec la France Insoumise, dit-il, mais je ne suis pas d’accord avec un ralliement à Jean-Luc Mélen-chon.» Pour Baumel, «il faut une synthèse politique des cultures différentes de toute la gauche et non pas un ralliement pur et simple».

Proche d’Olivier Faure et secrétaire national du parti, Pierre Jouvet pointe «une stratégie très isolée et très individuelle pour une place sur la liste des Insoumis aux Européennes». «Ce n’est pas un mauvais coup pour le PS», tente-t-il de convaincre. Il tient à souligner «la colère» de certains sur l’aile gauche.

Au sein de La France insoumise, le député de Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière, salue «le geste cohérent» d’un «homme de qualité». Il souhaite qu’ils soient «nombreux à faire de même». Début septembre, la venue de Jean-Luc Mélenchon à l’université d’été d’Emmanuel Maurel, organisée à Marseille, avait déjà provoqué des vagues chez les socialistes.

Sophie de Ravinel 11/10/2018

http://www.lefigaro.fr/

hollane ps

Marie-Noëlle Lienemann : « Pourquoi je quitte le PS » (JDD)

Pourquoi quittez-vous le PS? 

Nous sommes au bout d’un cycle ouvert en 1971 au Congrès d’Epinay, auquel j’ai participé. Aujourd’hui, le PS s’achemine vers une mort lente. Il ne veut pas ni tirer les leçons du quin-quennat de François Hollande ni prendre la mesure du divorce avec le peuple de gauche. Il est dans le déni. Les ouvriers, les employés, le monde des services publics ne considèrent plus le PS comme un parti de gauche. Ce parti a tourné le dos au socialisme historique, au socialisme de Jean Jaurès. Il est devenu un parti d’accompagnement et non de transformation.

Olivier Faure est « politiquement dans le déni et stratégiquement dans le ‘ni-ni’ »

Pourquoi partir maintenant et pas plus tôt? 

Après un quinquennat de renoncements et une défaite cinglante à la présidentielle, nous attendions un sursaut. Hélas, on recule. Avec Faure, le PS baigne dans l’eau tiède. Il est politiquement dans le déni et stratégiquement dans le « ni-ni ». Sa ligne « ni-Macron, ni Mélen-chon » mène à une impasse. L’unité de la gauche, c’est le socle du Congrès d’Epinay. Dès l’année suivante cela se traduit par le programme commun avec le PCF. Loin d’avoir fait disparaître le socialisme, cette stratégie nous a permis de conquérir ensemble le pouvoir en 1981.

Y-a-t-il aussi une crise de leadership au PS? 

Une chose est certaine : François Hollande prépare méticuleusement son retour et personne ne semble s’en émouvoir. En tant que premier secrétaire du PS puis en tant que Président de la République, il est l’un des principaux responsables du déclin du PS. Son quinquennat a été celui de l’abandon des valeurs socialistes. Il a mis en place une politique de l’offre, sans conquête nouvelle pour les salariés. Nous avons même assisté à une remise en cause de leurs droits avec la loi Travail. Des digues morales aussi ont cédé avec la déchéance de la natio-nalité.

L’élection européenne de mai 2019 ne peut-elle pas servir de rebond pour le PS?

Olivier Faure n’en prend pas le chemin. Le PS est devenu un canard sans tête. Personne ne veut mener la liste aux européennes. Faure nous noie chaque jour un peu plus dans une social-démocratie dévoyée par le libéralisme. Il se montre incapable d’assumer la moindre rupture avec l’Europe actuelle. Ces européennes ancreront le PS dans une marginalité durable.

Allez-vous à cette occasion rejoindre Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise? 

Avec Emmanuel Maurel, nous allons créer un nouveau parti qui fera vivre la flamme du socialisme historique plutôt que d’être le gardien des cendres. Ce nouveau parti, nous y travaillons avec nos amis du Mouvement républicain et citoyen (MRC). Nous avons bon espoir de le lancer dès le début de l’année 2019. Nous comptons participer à une dynamique de convergences avec la France Insoumise, à un nouveau Front populaire. Mais non, nous n’allons pas perdre notre identité, nous avons notre propre ADN : nous sommes républicains, socialistes, écologistes. C’est ce qui fondera notre nouveau parti.

Etes-vous pour un souverainisme de gauche? 

Je suis pour que la souveraineté populaire s’exprime, oui. A tous les niveaux, national ou européen. Les nations existent, il ne faut pas chercher à les tuer. On ne peut pas les diluer dans un projet fédéral européen, surtout lorsque le projet commun n’est pas partagé. Depuis sa création, c’est l’Union européenne qui a dépossédé les peuples de leur souveraineté et qui s’est dépossédée elle-même de tout pouvoir en se laissant dicter sa loi par les marchés et le monde de la finance.

Etes-vous d’accord avec « le plan B » de Mélenchon, celui d’une sortie de l’Union européenne?

C’est une menace et comme la dissuasion nucléaire, quand on l’a, c’est pour ne pas l’utiliser. Soyons clair : je ne veux pas que la France quitte l’Union européenne mais je ne dis pas « l’Europe, l’Europe, l’Europe » à n’importe quelles conditions. Si Madame Merkel ne veut pas renégocier les traités, arrêtons de payer! Arrêtons d’alimenter le budget d’une Europe qui va dans le mauvais sens. En tout cas, si on dit dès l’entrée des négociations qu’on cédera au final, il est certain qu’on ne réussira pas. Les actuels traités ne permettent pas une sortie de crise et des progrès sociaux.

Vous avez signé le Manifeste pour l’accueil des migrants. Mélenchon non. Maurel non plus. N’est-ce pas une ligne de fracture à gauche?

Je l’ai signé pour dénoncer l’hypocrisie du gouvernement actuel qui se dit humaniste et qui en même temps fait adopter la loi Asile-immigration. Toute la gauche a été contre cette loi régres-sive. Notre tronc commun est là. Personne à gauche n »estime que l’immigration est en soi une bonne chose et qu’il ne faudrait pas la réguler. L’immigration est d’abord synonyme de beau-coup de souffrances pour ceux qui sont obligés de partir de chez eux et souvent aussi une perte de compétence pour les pays pauvres qui pénalise leur développement. Mais les immi-grés, eux, doivent être accueillis dignement quand ils sont en France et en Europe. Il faut s’attaquer aux causes de l’immigration et ne pas transiger sur l’humanisme.

Jusqu’où doit aller l’alliance à gauche? 

Aujourd’hui Emmanuel Macron mène une politique de droite et l’extrême-droite est à nos portes. Il faut construire une alternative à gauche. Cela passe par le rassemblement de toutes nos forces. Créons un nouveau Front populaire. Jean-Luc Mélenchon, lui-même, emploie ce terme. Ce n’est pas un regroupement d’appareil mais une dynamique plus large; bien sûr, Yannick Jadot, Benoit Hamon y ont toute leur place. Je crois que ce qui fédère doit être un programme, en commun. C’eût été souhaitable pour les européennes mais ce doit être une perspective pour les prochaines élections nationales. Jean-Luc Mélenchon a dit que la France Insoumise était disponible pour rediscuter du programme. Faisons-le!

Aujourd’hui, la fracture semble nette entre Hamon et Jadot d’une part et Mélenchon d’autre part… 

Benoit Hamon et Yannick Jadot se trompent en croyant construire leur identité contre Jean-Luc Mélenchon, rendant plus difficile à terme les convergences. Affirmons positivement nos conceptions, nos propositions et cessons de cultiver des fractures artificielles. Après la prési-dentielle, Jean-Luc Mélenchon, qui a su rassembler des millions de Français, plus que tout autre à gauche, a voulu consolider les bases de son mouvement. On peut le comprendre. Aujourd’hui, il ouvre une nouvelle étape et fait des gestes d’ouverture. Saisissons-les. Pourquoi avoir peur?

Ce nouveau Front populaire inclut-il le PS? 

A l’époque, le Front populaire avait regroupé jusqu’au centre-gauche. Si le PS s’y engage, pourquoi le rejeter par principe? Mais je crois qu’il a fait un autre choix. C’est bien l’une des raisons de mon départ.

Pour 2022 aussi, il faudra un candidat commun?

Si nous voulons gagner, oui. Dire aujourd’hui qui va incarner cette candidature serait évidemment prématuré. Mais pourquoi faire de l’ostracisme vis à vis de Jean-Luc Mélenchon? Ni uniformité, ni ostracisme, des convergences. Voilà ma ligne.

La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, figure de l’aile gauche du PS, annonce dans une interview au JDD qu’elle quitte son parti pour un nouveau mouvement qui sera créé en 2019. Et explique vouloir oeuvrer avec la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon à « un nouveau Front populaire ». Membre du PS depuis 1971 et sa fondation au Congrès d’Epinay, Marie-Noëlle Lienemann annonce au JDD qu’elle quitte son parti. Elle se dit en désaccord total avec la ligne du premier secrétaire Olivier Faure. Avec Emmanuel Maurel – qui vient aussi d’officiali-ser son départ -, et très probablement le Mouvement républicain et citoyen (MRC), ils enten-dent créer un nouveau parti début 2019 et feront une liste commune avec Jean-Luc Mélenchon lors de l’élection européenne de mai prochain. Au-delà du rassemblement avec la France insoumise, la sénatrice veut mettre sur pied un « nouveau Front populaire » dans lequel Benoît Hamon et Yannick Jadot auraient toute leur place. Pour fédérer toute la gauche et avoir un candidat unique en 2022, elle demande aux Insoumis de travailler à un « nouveau programme commun ».

13 octobre 2018

https://www.lejdd.fr/

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12 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

où va macron? 1 (npa)

Macron2.

Face à un pouvoir affaibli mais qui maintient son cap, la confiance doit changer de camp!

Mardi 9 octobre, un gouvernement devait être formé sur demande expresse du président directeur général.

Toute la journée, les rumeurs contradictoires ont circulé avant que l’on apprenne, finalement, que le remaniement était reporté : l’exécutif peine à composer une nouvelle équipe… Après l’épisode Benalla, après les départs fracassants de Hulot, Flessel et Collomb, il s’agit d’un nouvel épisode de la crise du macronisme. Suites et pas fin ?

«La seule chose qu’on n’a pas le droit de faire, c’est se plaindre.» C’est ainsi qu’il y a quelques jours, Macron osait s’adresser à une retraitée qui lui parlait du trop bas niveau des pensions. Alors, promis juré, on le plaindra pas, lui. On n’en a de toute façon pas du tout envie !

S’ils ne peuvent plus…

Depuis plusieurs semaines, le pouvoir est à la peine. Le bel effet d’attraction du macronisme qui, il y a peu, exerçait encore son magnétisme sur tous les politiciens opportunistes venus de gauche et de droite, est en train de s’épuiser à vitesse grand V.

Les raisons sont multiples.

L’impopularité des premières contre-réformes mises en œuvre, dont la casse du code du travail et la loi ferroviaire du printemps dernier, s’est amplifiée à la faveur de l’été avec l’épisode Benalla qui a fait éclater la bulle du « nouveau monde politique ». Pour celles et ceux qui avaient encore leurs illusions de mai 2017, tout cela sentait bien le très vieux monde du petit personnel autoritaire de la 5è République…

Du coup, depuis la rentrée, Macron s’agite 

Il multiplie les déplacements et les bains de foule, les serrages de main et les photos souve-nirs… avec toujours quelques saillies méprisantes adressées aux gens qu’il rencontre. Il enchaîne les postures prétendument sociales – « plan pauvreté » par ici, visite aux Antilles par là – mais rien n’y fait : les sondages dévissent (record d’impopularité battu !)… et les rats ministériels quittent le navire.

Quand ils ne veulent plus…

«Le problème de Macron, c’est qu’il n’a plus personne ! Il est à poil, il n’a plus de poids lourds»:  sous le courageux sceau de l’anonymat, un soutier ex-soutien du président décrit une vérité. Il y a un mois déjà, le remplacement de Hulot par De Rugy au ministère de la Transition écologique, et de ce dernier par Ferrand au perchoir de l’Assemblée nationale, suivis du vide prolongé à la tête du ministère de l’Intérieur après le départ de Collomb, illustrent bien les effets d’usure accélérée du macronisme : plus grand monde ne veut y aller…

Après le cafouillage de mardi, le grand remaniement annoncé pour redonner du souffle à la majorité risque bien de faire pschitt. Avec un « nouveau gouvernement » dont la feuille de route demeurera inchangée, héritant d’arbitrages budgétaires déjà rendus, et qui risque fort de ressembler, comme il est de coutume avec Macron, à un coup de com’ et d’enfumage ne masquant guère le rétrécissement manifeste de la base sociale du macronisme.

Arrivé au pouvoir presqu’à la faveur d’un concours de circonstances après l’éviction d’un Hollande cramé par son quinquennat et d’un Fillon carbonisé par les affaires, le petit protégé de la bourgeoisie n’a pas encore donné tous les fruits attendus. Les réformes de choc visant le monde du travail se sont bien enchaînées durant l’année écoulée, mais la croissance française – certes revue un peu à la hausse ces derniers jours (+ 1,6 % pour l’Insee) – reste en berne, et patrons et actionnaires en veulent toujours plus.

À nous d’y aller !

Quelques mois après le mouvement du printemps dernier, ce mardi était aussi l’occasion pour notre camp social de retrouver le chemin de la rue. Dans un contexte d’impréparation due à des direction syndicales anesthésiée, avec un calendrier pour le moins problématique (jour-nées éparpillées et sans lendemain), cette première journée interprofessionnelle de rentrée aura au moins permis à l’ensemble du monde du travail et de la jeunesse d’exprimer par la grève et les manifestations sa colère contre la politique de Macron et des patrons. Avec des chiffres de mobilisation qui indiquent une disponibilité à reprendre le combat contre Macron.

Après avoir démoli le code du travail, le président des riches confirme vouloir s’en prendre ces prochains mois aux pensions des retraitéEs

Avec une nouvelle idée qui visiblement plaît beaucoup au Medef : instaurer un « âge-pivot » à 63 ans, soit un an de plus que l’actuel âge légal de départ. Même la CFDT se dit opposée au projet, c’est dire !

Mais l’arrogant président devrait se méfier, car depuis son arrivée aux affaires, Jupiter n’a jamais été aussi fragilisé. Si la fuite en avant réactionnaire lui tient lieu de feuille de route, de notre côté aussi, c’est la reprise des hostilités. Les résistances, avec l’unité de ceux d’en bas, sauront se faire entendre.

Manu Bichindaritz Mercredi 10 octobre 2018

https://npa2009.org/

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12 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

affaire ferrand (anti-k)

ferrand-macron

Affaire Ferrand : trois juges d’instruction viennent d’être désignés à Lille

« Nous sommes satisfaits que les choses avancent dans cette affaire », a réagi Jean-Christophe Picard, président de l’association anticorruption Anticor.

Nouvelle étape dans le dossier Richard Ferrand, classé sans suite à Brest, relancé à Paris puis dépaysé à Lille : trois juges d’instruction viennent d’être désignés pour instruire cette affaire immobilière qui avait coûté à l’actuel président LREM de l’Assemblée nationale sa place au gouvernement.

Ces trois juges ont été désignés le 25 septembre « pour instruire le dossier », a annoncé ce jeudi 11 octobre le parquet de Lille, précisant « qu’aucune convocation pour mise en examen n’(avait) été délivrée ».

C’est en juillet que la Cour de Cassation avait ordonné le dépaysement à Lille de l’information judiciaire ouverte à Paris, validant la demande des avocats de Richard Ferrand, qui avaient mis en avant un possible conflit d’intérêts lié à un magistrat parisien membre de l’association anticorruption Anticor à l’origine de la procédure judiciaire.

Mini moyens, maxi influence : Anticor, l’association qui déterre les affaires d’Etat

Les hauts magistrats ont donc décidé de confier l’enquête au tribunal de grande instance de Lille « afin de garantir l’impartialité objective de la juridiction saisie ». Cette procédure de dépaysement avait entraîné le report de son audition devant le juge parisien Renaud Van Ruymbeke initialement prévue le 26 mars.

Prise illégale d’intérêts

Il y a tout juste un mois, dans la foulée de la démission surprise du ministre de l’Ecologie Nicolas Hulot, Richard Ferrand, fidèle de la première heure du président Emmanuel Macron, a connu une belle promotion en étant élu président de l’Assemblée nationale, après la nomination de François de Rugy au gouvernement.

Cet ex-journaliste et ex-dirigeant de mutuelle, ancien socialiste, élu depuis 2012 au Palais-Bourbon, pilotait jusqu’alors, depuis son départ forcé du gouvernement, en juin 2017, le groupe majoritaire LREM.

Richard Ferrand élu président de l’Assemblée nationale (sans grand enthousiasme)

Révélée par « le Canard enchaîné », l’affaire porte sur le bien immobilier acquis par la compa-gne de Richard Ferrand et loué aux Mutuelles de Bretagne, dont il était alors le directeur géné-ral (1998-2012). Cette histoire lui avait coûté son éphémère portefeuille de ministre de la Cohésion des territoires, qu’il avait dû abandonner un mois après sa nomination.

Les faits visés remontent à 2011. A l’époque, les Mutuelles de Bretagne, qui cherchaient à louer des locaux pour installer un centre de soins à Brest, avaient choisi, parmi trois offres, la proposition d’une société civile immobilière (SCI) appartenant à 99% à sa compagne, l’avocate Sandrine Doucen. Ce bien acquis pour un prix de 375.000 euros a été financé par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne.

Une plainte de l’association Anticor

Il y a un an, le 13 octobre 2017, le parquet de Brest avait classé sans suite son enquête préliminaire. Le procureur de Brest reconnaissait avoir pu « envisager l’ouverture d’une information judiciaire » sur des soupçons de prise illégale d’intérêts. Mais il s’est avéré que « l’infraction éventuelle » était « prescrite » depuis le 19 juin 2015, selon les règles de prescription (trois ans) alors en vigueur, avait-il expliqué.

Déçue par ce classement sans suite, l’association Anticor avait déposé à Paris une plainte avec constitution de partie civile, procédure qui permet de passer outre le refus du parquet d’entamer des poursuites pénales. Le juge du pôle financier de Paris, Renaud Van Ruymbeke, avait ouvert le 12 janvier une information judiciaire pour « prise illégale d’intérêts ».

11 octobre 2018

https://www.anti-k.org/

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