Archive | Hollandie

21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

civils (npa)

Marx-mode-d-emploi

La fumisterie de la “société civile”

Les « macroniens » n’ont que l’expression « société civile »à la bouche : la France se diviserait désormais entre la « société civile » et… on ne sait trop qui. Les ouvriers (est-ce que ça existe encore d’ailleurs ?), les travailleurs sont supposés danser une joyeuse farandole avec patrons et traders…

L’Insee vient de publier des données sur l’année 2016 dans une nomenclature dont on peut contester les frontières mais qui n’empêche pas ces chiffres d’être fort intéressants.

Les ouvriers représentent 20,3 % des salariéEs et les employéEs 27,4 %. Au total, ces caté- gories professionnelles clairement à la fois exploitées et subordonnées dans leur travail regroupent donc 47,4 % des actifs. Mais ce n’est pas tout : ce que l’Insee qualifie de « profes- sions intermédiaires » représentent 25,8 % des actifs. L’Insee y classe des travailleurs exerçant des métiers comme les infirmières, les techniciens, les enseignants du premier degré, etc. On arrive ainsi à trois quarts des actifs qui n’ont clairement que la vente de leur force de travail pour vivre. Et il en est de même pour une partie des « cadres et professions intellectuelles supérieures » (17,8 % des actifs), même si les choses deviennent plus compliquées à ce niveau.

Il ne s’agit pas d’un simple exercice abstrait de classement fait par une bande de gauchistes camouflés en statisticiens.

Ces catégories socio-professionnelles (pour reprendre la terminologie Insee) se reflètent dans les inégalités de revenus (le salaire net moyen des ouvrierEs et employéEs à temps plein ne dépasse pas 1 700 euros par mois), d’espérance de vie (l’espérance vie en bonne santé d’un ouvrier homme est de 59 ans… contre 69 ans pour un cadre), de risques pour la santé au travail, d’accès des enfants à l’enseignement supérieur, etc.

Et derrière tous les baratins sur le « renouvellement », une chose demeure :

« Le prolétariat, la classe des ouvriers modernes qui ne vivent qu’à la condition de trouver du travail et qui n’en trouvent que si leur travail accroît le capital », comme l’a écrit Marx, reste écarté de la représentation politique : il y a zéro ouvrier à l’Assemblée nationale, et moins de 9 % qui se déclarent employéEs. Alors qu’il y a près de la moitié d’ouvrierEs et d’employéEs dans la société !

Mardi 20 juin 2017

https://npa2009.org/

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21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

santé (anti-k)

dentit breiz

On va faire le grand bond en arrière!

Syndicat de la Médecine Générale : Duo Macron-Buzyn, un danger pour la santé

Le Syndicat de la Médecine Générale s’inquiète du programme santé d’Emmanuel Macron. Austérité, démantèlement de la solidarité au profit des assurances privées et soutien à l’indus- trie pharmaceutique, risquent de mettre en péril la santé de tous et toutes.

Emmanuel Macron prévoit de réduire les dépenses de l’État de 25 milliards, de l’assurance-chômage de 10 milliards, de l’Assurance maladie de 15 milliards et des collectivités territoriales de 10 milliards d’euros (1). On ne peut que se préoccuper de cette baisse des dépenses publiques qui servent à financer la solidarité et les services publics. Le recours à la numéri- sation forcée et à la télémédecine n’y changeront rien. On ne peut pas faire mieux avec toujours moins.

En remplaçant la cotisation salariale, gérée en partie par les représentants des travailleurs et dédiée au financement de la protection sociale, par un impôt, la CSG (Cotisation Sociale Généralisée), Emmanuel Macron prévoit une reprise en main autoritaire de la solidarité par l’État. A l’instar d’autres pays européens, l’État français aura alors tout loisir de réduire les allocations-chômages ou les dépenses de santé sans concertation avec les partenaires sociaux (2) en fonction des conjonctures ou des priorités. En Grande-Bretagne, l’allocation chômage (qui ressemble plus à une aumône) est ainsi tombée pour tous à 65,45 livres par semaine, (75,92 euros) quel que soit l’emploi ou le temps travaillé. Au Danemark, le niveau des pensions de retraite varie d’un mois sur l’autre en fonction de l’inflation.

Enfin, l’annonce de l’accélération des procédures des AMM (autorisations de mise sur le marché) des médicaments (3) et la nomination d’Agnès Buzyn comme ministre de la Santé, qui clame sa connivence avec l’industrie pharmaceutique (4), mettent en danger les patients. On peut dès lors prédire de nouvelles catastrophes sanitaires comme le Mediator® avec la commercialisation de médicaments mal évalués par des experts ayant des conflits d’intérêts avec l’industrie. La nomination de Gilles de Margerie, ex directeur général adjoint de Humanis, 3e groupe assureur complémentaire santé comme directeur de cabinet de la ministre de la Santé, montre à quel point le projet de Macron s’oriente vers une privatisation rampante de notre Sécurité sociale. Les médias réactionnaires s’en félicitent déjà (5).

La santé d’une population dépend très largement de paramètres non médicaux : logement, revenus, niveau d’inégalités, services publics, comme l’a montré par exemple Richard Wilkinson (6). En engageant une politique austéritaire et étatique, Emmanuel Macron et son gouvernement risquent de précariser encore plus la société française, d’augmenter le niveau d’inégalités et de dégrader l’état de santé de la population.

SMG  29/05/2017

http://www.anti-k.org/

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20 juin 2017 ~ 0 Commentaire

loi travail bis (basta)

arton6233

La France va-t-elle suivre le modèle allemand et transformer ses chômeurs en travailleurs pauvres ?

Lire l’article sur « Bastamag »

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20 juin 2017 ~ 1 Commentaire

vaccins (le peuple breton)

vaccin

11 vaccins obligatoires. Au nom de la santé ?

Au nom de la lutte contre les maladies infectieuses, la nouvelle ministre de la santé (Agnès Buzyn) envisage de rendre obligatoire pas moins de 8 vaccins en plus des 3 que nous connaissons aujourd’hui : Diphtérie, Tétanos et Poliomyélite (DTP). Cette décision peut avoir des conséquences graves sur le développement des enfants et sur leur avenir.

La vaccination a été une avancée médicale importante, personne ne le nie. Mais dans tous les domaines, il faut se méfier de l’excès. Se faire vacciner n’est pas un acte anodin, surtout lorsque l’on introduit 11 corps étrangers (sans réellement en connaître les interactions !) chez un jeune enfant par une simple piqûre.

Certains vaccins contiennent des substances (ex : aluminium) dont les effets sur la santé humaine sont présumés nocifs. De nombreux malades les soupçonnent même d’avoir déclenché leur pathologie : sclérose en plaque, polyarthrite chronique, myofasciite à macrophage (MFM)… Le professeur Gordon T. Steward, professeur à l’université de Glasgow, met en garde par exemple contre le vaccin contre la coqueluche qui, selon lui, est souvent suivis d’effets indésirables conséquents pouvant entraîner des dommages neurologiques irréversibles.

L’urgence n’est donc pas d’imposer une vague de nouveaux vaccins, mais plutôt d’évaluer les effets réels des diverses substances (et la manière dont elles interagissent) sur la santé humaine à long terme. Rappelons que la Suède ne rend aucun vaccin obligatoire. C’est aussi une question de respect du corps et de la liberté individuelle. À chacun de prendre sa décision en toute connaissance de cause.

N’oublions pas non plus que la ministre de la santé a été rémunérée durant plusieurs années par des laboratoires pharmaceutiques.

Or, ce sont ces mêmes firmes qui seraient les grandes gagnantes, financièrement, de cette nouvelle réforme ! Les profits des actionnaires valent-ils la peine qu’on joue avec la santé de millions de personnes ? Il est temps que les pouvoirs publics exercent un contrôle plus resserré sur la manière dont l’industrie pharmaceutique compose ses vaccins. Il existe déjà aujourd’hui des vaccins non obligatoires mais imposés de fait, car mélangés au DTP.

Trefina Kerrain 20 juin 2017

http://lepeuplebreton.bzh/

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19 juin 2017 ~ 0 Commentaire

écologistes (jdd)

jactatriple 2

Les écologistes à l’Assemblée, c’est fini

Ils étaient 17 députés élus en 2012, cinq ans plus tard aucun écologiste, investi par Europe Ecologie  Les Verts (EELV), ne fait son entrée à l’Assemblée nationale.

Il est loin le 17 juin 2012… Il y a cinq ans, Europe Ecologie – Les Verts faisait élire 17 députés* et pouvait ainsi constituer un groupe à l’Assemblée nationale. Une première pour le parti écologiste, dont Cécile Duflot et Pascal Canfin avaient intégré le gouvernement Hollande. Cinq ans plus tard, plus rien. La nouvelle législature débutera sans député EELV en son sein. Aucun n’est parvenu à se faire élire lors de  ces élections législatives. Défaite symbolique, Cécile Duflot s’est inclinée dès le premier tour du scrutin dans sa circonscription parisienne.

L’écologiste Eric Alauzet dans la majorité présidentielle

Seul élu étiqueté écologiste par le ministère de l’Intérieur Eric Alauzet, député sortant, a lui remporté sa législative dans la deuxième circonscription du Doubs (62,19% des suffrages). Mais ce dernier s’est vu retirer son investiture en pleine campagne par Europe Ecologie Les Verts. La raison? Sa trop grande proximité avec Emmanuel Macron. Aucun candidat En Marche n’avait été investi face à lui et il devrait d’ailleurs siéger dans ce groupe à l’Assemblée Nationale.

« Je m’engage dans la majorité présidentielle d’Emmanuel Macron pour l’écologie et l’huma- nisme. Il faut donner une majorité au Président pour une action efficace », pouvait-on lire sur sa profession de foi, où ni le logo d’EELV ni aucun autre ne figurait. Dans l’entre-deux-tours, Eric Alauzet avait publié sur Twitter un message reçu d’Emmanuel Macron le félicitant pour son « beau score ».

Eric Alauzet n’est d’ailleurs pas le seul sortant écologiste à rempiler. En effet, plusieurs d’entre eux, après la lente décomposition du groupe EELV dans la législature précédente, s’étaient émancipés et avaient alors rejoint le groupe socialiste dans l’hémicycle. Désormais à En Marche, on retrouve ainsi : François de Rugy (qui brigue la présidence de l’Assemblée Nationale), Barbara Pompili, François-Michel Lambert et Paul Molac.

Les Insoumis, des députés écologistes

Dans une série de tweets, Europe Ecologie Les Verts a dit « féliciter les députés de gauche et écologistes élus [dimanche] soir ». Idem pour Cécile Duflot.

Ex-verte devenue membre du Parti de Gauche et proche de Jean-Luc Mélenchon, Martine Billard, a tenu à préciser qu’avec l’arrivée de députés de La France Insoumise, c’était autant d’écologistes qui rejoignaient le palais Bourbon. Et ce, « sans accord avec le PS », a-t-elle précisé.

* Les députés écologistes élus en 2012 : François-Michel Lambert (Bouches-du-Rhône), Christophe Cavard (Gard), Jean-Louis Roumegas (Hérault), Eric Alauzet (Doubs), Véronique Massonneau (Vienne), Isabelle Attard (Calvados), Danielle Auroi (Puy-de-Dôme), Barbara Pompili (Somme), Laurence Abeille (Val-de-Marne), Noël Mamère (Gironde), Brigitte Allain (Dordogne), Eva Sas (Essonne), Michèle Bonneton (Isère), François de Rugy (Loire-Atlantique), Denis Baupin (Paris), Cécile Duflot (Paris, Sergio Coronado (Français de l’étranger).

Le candidat Paul Molac de L’Union Démocratique Bretonne élu dans le Morbihan avait aussi intégré le groupe EELV.

Anne-Charlotte Dusseaulx 19 juin 2017

http://www.lejdd.fr/

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17 juin 2017 ~ 0 Commentaire

législatives (alternative libertaire)

tome1

Qui croit encore en l’Assemblée nationale ?

Près de 52 % d’abstention. C’est donc avec le suffrage de moins de 16 % des inscrit.es que les macronistes vont emporter, dimanche prochain, entre 67 et 74 % des sièges au Palais-Bourbon.

Puis elles et ils se mettront hors jeu pour laisser l’Élysée et Matignon gouverner par ordon- nances. Ainsi le parlementarisme est-il mis à mort à la fois par l’électorat et par les député.es. Jamais cette démocratie n’a paru plus factice.

La séquence électorale du printemps 2017 confirme cette tendance de fond : passée l’élection présidentielle, «la seule qui compte», la population se désintéresse complètement de l’Assemblée nationale, pour deux raisons.

Primo, les député.es ne représentent nullement leurs électrices et électeurs.

Porteurs d’aucun mandat précis, soumis à aucun contrôle des électeurs, elles et ils ne représentent qu’eux-mêmes. Secundo, pour préserver leur carrière, ils et elles se conforment généralement aux directives des chefs de leurs partis. Ainsi les « frondeurs » du PS se limitèrent à des protestations platoniques contre le gouvernement Valls, et n’assumèrent jamais un vote contre.

De ce point de vue, les député.es La république en marche (LRM) vont descendre encore plus bas puisque, dès le départ, elles et ils octroieront à l’Élysée et à Matignon le pouvoir de gouverner par ordonnances.

Le Palais-Bourbon est donc vidé de toute importance à la fois par l’électorat qui s’abstient majoritairement, et par les député.es qui, à peine élu.es, s’effacent servilement. Les institutions républicaines ne sont souvent que la façade de carton-pâte du véritable pouvoir : celui des capitalistes et du marché. Or, cette façade se délabre de plus en plus.

Il est temps de renverser ce système et d’en instituer un nouveau, qui placera l’économie et la politique entre les mains de la population par l’expropriation des capitalistes et l’autogestion de tous les aspects de la vie.

Nous espérons que la lutte contre les attaques antisociale que Macron prépare avec la loi Travail 2 fera avancer cette prise de conscience d’une révolution nécessaire.

Alternative libertaire, le 13 juin 2017

14 juin 2017

http://alternativelibertaire.org/

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17 juin 2017 ~ 0 Commentaire

gauche (lvsl)

caviar

« Extrême gauche » : de quoi parlez-vous ?

Si Valls c’est déjà un peu la gauche, que Benoît Hamon c’est un peu trop la gauche et qu’avec Mélenchon, on frise le communisme de guerre, comment qualifier les projets de Philippe Poutou et de Nathalie Arthaud ? En analysant la trahison de la social-démocratie convertie en droite de moins en moins complexée, on peut remettre en perspective les étiquettes médiati- ques et rechercher où l’on trouve de la radicalité à gauche.

La désunion de la gauche et les fortes oppositions entre ses différentes tendances nous amènent naturellement à analyser leurs divergences, à qualifier ces courants pour permettre aux électeurs de se décider, et donc à les étiqueter.

Mais où retrouve-t-on de la radicalité dans les offres politiques à gauche ?

La gauche a vu sa tendance la plus libérale gouverner de 2012 à 2017 en menant une politi- que très proche de celle de la droite sur de nombreux points: Loi Macron et El Khomri, état d’urgence, CICE, allant jusqu’à l’indécence du débat sur la déchéance de nationalité. Ce social-libéralisme, qui se revendique lui-même comme appartenant à la grande famille de la gauche, a creusé le fossé avec la gauche de transformation sociale qui s’est sentie trahie par ce revirement libéral.

Dès lors, le programme de Benoît Hamon a rapidement été qualifié de « gauche de la gauche », comme pour marquer un embryon de radicalité, de rupture avec la politique menée par François Hollande. Or, ce positionnement ne se justifie qu’en comparaison du programme ouvertement libéral et autoritaire de son concurrent Manuel Valls : mais s’appuyer sur le vallsisme pour déterminer les positions relatives de la gauche, est-ce seulement pertinent ?

Le discours médiatique ayant placé Benoît Hamon à la « gauche de la gauche », quelle place allait-il rester pour le candidat de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, porteur d’un projet nettement transformateur des réalités socio-économiques ? En continuité de sa première fourberie intellectuelle au sujet de Benoît Hamon, la médiacratie a proclamé Jean-Luc Mélen- chon représentant de l’extrême-gauche ; et c’est encore l’image qu’il garde aujourd’hui auprès de nombreux électeurs.

Pourtant son projet garde dans le fond une modération certaine,  et dans l’éternel débat de la gauche entre voie réformiste par les institutions démocratiques et action révolution- naire, force est de constater que Jean-Luc Mélenchon incarne cette gauche modérée, respectueuse des institutions du pouvoir bien que souhaitant les remettre en cause.

C’est ainsi que les candidats se revendiquant d’extrême-gauche sont totalement disqualifiés par le discours médiatique :

Poutou est raillé quand il parle d’interdire les licenciements, ses propositions de liberté d’instal-lation sont balayées par l’argument, philosophique s’il en est, du « monde des bisounours ». Et si on parle d’extrême-gauche pour Jean-Luc Mélenchon, quel espace laisse-t-on pour la gau- che révolutionnaire qui parle de socialisation des moyens de production, qui souhaite mener la lutte des classes pour les abolir, ou qui analyse l’Etat comme un outil de l’oppression bourgeoise ?

Tous ces axes de réflexion de la gauche sont décrédibilisés, parce que Manuel Valls c’est déjà un peu la gauche, et Jean-Luc Mélenchon ça l’est déjà beaucoup trop. Ce glisse- ment insidieux de l’échiquier politique vers la droite se fait à dessein : il vise à effacer du débat public les concepts de lutte des classes ou la critique de la religion néolibérale.

La gauche que l’on dit radicale (Hamon, Mélenchon) ne l’est en réalité pas du tout ; c’est qu’une partie de la sociale-démocratie s’est soumise au consensus néolibéral et essaye de tirer le reste de la gauche avec elle dans sa tombe. Et il faudrait que quelqu’un qui voit en Mélenchon le nouveau Lénine discute un peu avec un anarchiste ou un trotskyte, histoire de comprendre ce qu’est la gauche radicale.

juin 16, 2017 Ménélas Kosadinos

http://lvsl.fr/

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16 juin 2017 ~ 0 Commentaire

macron (les inrocks)

flics

Le “New York Times” s’alarme des risques d’abus de pouvoir d’Emmanuel Macron

Inquiétant“. Dans cet article daté du 12 juin du NY Times, le terme est utilisé pour désigner l’une des mesures les plus contestées d’Emmanuel Macron : le projet d’intégration au droit commun de l’état d’urgence. Une nouvelle démarche antiterroriste, rendant perpétuel le temporaire, et banalisant des mesures radicales, entre perquisitions administratives “sans mandat“, assignations à résidence et “port de bracelets électroniques“.

Les prémices d’un quinquennat sous haute tension où l’ancien ministre de l’Economie pourrait abuser du “pouvoir exécutif”.

Suite au premier tour des élections législatives et face à la majorité de “marcheurs” compo- sant les rangs de l’Assemblée nationale, plus de quatre-cents sièges sur 577 annonce-t-on, le New York Times souligne les conséquences néfastes d’une telle mesure sur les libertés individuelles, conduisant fatalement à “une restriction continue des droits constitutionnels des citoyens français”.

L’absence d’un rôle pour le judiciaire qui pourrait contrôler le pouvoir général de l’exécutif est troublante renchérit le journal tout en contestant fortement l’efficacité réelle de l’état d’urgence dans la lutte contre le terrorisme. A en lire l’éditorial, les mesures sécuritaires ont “peu contribué à lutter contre le terrorisme, pas davantage que les lois déjà existantes” et il en incombe désormais au Conseil Constitutionnel à veiller au respect de l’état de droit, au risque de voir s’ériger “une République plus répressive [ouvrant] la voie à d’autres abus du pouvoir exécutif par-delà son mandat“.

En parallèle, l’inquiétude à l’égard des éventuels abus de pouvoir d’Emmanuel Macron ne se tarit pas dans l’hexagone. Au micro de France Inter, l’avocat de la Ligue des Droits de l’Homme Patrice Spinosi envisage en ce projet d’état d’urgence permanent un péril pour la démocratie :

“Nous sommes la seule démocratie qui ait eu besoin de recourir à l’état d’urgence ; les Britanniques n’y ont jamais pensé.

L’état d’urgence a eu ses raisons d’être ; il fallait des moyens exceptionnels pour un danger immédiat […] Cela a amené des dérives. Le pouvoir des forces de police n’a pas été assez encadré […] Maintenant c’est difficile de revenir en arrière. Macron récupère cette situation et y met fin en transposant les mesures dans le droit commun. L’état d’urgence devient l’état du droit et c’est extrêmement dangereux”.

15/06/2017

A lire sur: nytimes.com

http://www.lesinrocks.com/

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15 juin 2017 ~ 0 Commentaire

médiapart (révolution permanente)


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Nouvelle « ferranderie »: Révélations de Médiapart : Richard Ferrand dans une nouvelle affaire immobilière

Selon Mediapart, le ministre de la Cohésion des territoires se serait enrichi en revendant une partie de sa permanence parlementaire, qu’il aurait achetée avec des fonds publics.

Deux semaines après l’ouverture d’une enquête judiciaire par le parquet de Brest concernant ses magouilles avec les Mutuelles, Richard Ferrand se retrouve de nouveau mis au centre d’une affaire, toujours sur fond d’opération immobilière trouble. Celui-ci n’a pour l’instant pas répondu aux accusations.

Cette affaire remonte à septembre 2016, quand l’actuel Ministre de la cohésion des territoires était alors député du Finistère du PS.

Alors qu’il était en partance pour le mouvement En Marche, celui-ci aurait revendu une partie de sa permanence parlementaire à la section locale du PS. Ce qui lui aurait permis de se mettre 40 000€ dans la poche. Cette permanence, il l’avait acquise en 2012, au lendemain de son élection comme député. Plutôt que de louer une permanence parlementaire, Richard Ferrand aurait préféré acheter « un rez-de-chaussée de maison à Châteaulin, deuxième ville de sa circonscription, au prix de 115 000 euros pour 130 m2 environ. » Un emprunt lui avait alors été accordé.

Mais le site s’interroge : avec quel argent l’a-t-il remboursé ? « Pour régler ses mensualités, le député Ferrand a-t-il utilisé des fonds publics, en l’occurrence son IRFM (son indemnité parlementaire pour frais de mandat) ? » Si c’est le cas, le ministre « aurait ainsi réussi une sacrée culbute : acquérir un bien immobilier avec l’aide de fonds publics, en conserver une partie à la fin de son mandat, en revendre une autre à des concurrents politiques. »

Une pratique bien connue

Ces dernières années, plusieurs députés, comme Jean-Jacques Urvoas (PS) ou Muriel Marland-Militello (UMP),ont été épinglés pour avoir financé l’achat de leur permanence parle- mentaire avec leur indemnité représentative de frais de mandat (IRFM). Et ce ne sont pas les seuls. Cette combine a été légale pendant de nombreuses années, et permettait donc aux députés de devenir propriétaire avec de l’argent public !

Et donc de s’assurer des revenus supplémentaires après avoir quitté l’hémicycle. Au fil des années et des scandales, cette pratique est devenue de plus en plus difficile à défendre, jusqu’à ce que l’Assemblée Nationale interdise aux députés de se servir de l’IRFM pour « toute dépense afférente à une nouvelle acquisition de biens immobiliers, qu’ils soient destinés à héberger la permanence ou à tout autre usage ».

Quand ce système encourage le vol

Il aura fallu de nombreux scandales pour que l’Assemblée mette fin à cette pratique d’enri- chissement personnel avec l’argent du contribuable. L’acquisition d’un bien immobilier n’est pas la seule manière qu’ont les députés pour profiter personnellement de l’enveloppe parlemen- taire de plus de 5 000€ par mois que représente l’IRFM et qui est censée dédommager les députés pour leur frais liés à leur activité parlementaire (transports, restauration, etc).

En effet, de nombreux députés assument sans rougir utiliser cette enveloppe pour leur frais personnels, comme par exemple des vacances en famille à l’autre bout du monde !

En 2012, le député socialiste de l’Ardèche, Pascal Terrasse, s’est fait pincer après avoir utilisé son IRFM pour des voyages privés en Espagne, au Sénégal et en Egypte. L’élu avait alors déclaré « tout ce qui n’est pas interdit est autorisé ». Enfin, l’IRFM vient s’ajouter à leur salaire mensuel et à diverses enveloppes (pour ses assistants parlementaires, pour du matériel hifi, pour des frais de courrier postal etc) dont chaque député peut disposer sans qu’aucune transparence ne lui soit demandée.

Ces « affaires », à l’image de celles qui viennent entacher le gouvernement Macron, sont un fait indissociable de la vie politique dominante qui ne date pas d’hier.

Loin d’être des accidents ces pratiques sont légitimées et encouragées par les règles de leur « démocratie ». Et malgré l’hypocrisie du « renouvellement » du personnel politique et la « moralisation » de la vie politique dont Macron se fait le chantre, rien ne change…

Marina Garrisi mardi 13 juin

http://www.revolutionpermanente.fr/

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15 juin 2017 ~ 0 Commentaire

ps (lutte ouvrière)

caramba-diaz

L’effondrement du PS : tombé au champ d’honneur patronal

Le Parti socialiste a subi aux élections législatives la même défaite retentissante qu’à l’élection présidentielle. Il ne conservera peut-être que vingt à trente députés, sur les presque trois cents sortants.

En 2012, au lendemain de l’élection de François ­Hollande, le PS avait pourtant la main sur tous les postes électifs, la présidence de la République, la majorité dans les deux Chambres, la présidence de toutes les régions sauf une et de la plupart des départements, les mairies de nombreuses villes, grandes et petites. Ses victoires électorales devaient certes beaucoup au rejet que Sarkozy et dix ans de gouvernements de droite avaient suscité dans les couches populaires.

Hollande et ses ministres se sont mis tout de suite à la tâche… en faveur du grand patronat. Sur le plan économique, les cadeaux aux plus riches se sont multipliés, pendant que les plans de licenciements s’ajoutaient sans que jamais le gouvernement s’y oppose. La politi- que étrangère de Hollande s’est caractérisée par une série d’interventions militaires, le resser- rement des relations avec toutes les dictatures de la planète, pourvu qu’elles achètent des armes aux marchands de canons français.

La politique intérieure a été marquée par une série de mesures et de déclarations contre les migrants, les Roms, les travailleurs étrangers.

Puis, après les attentats, par la course au sécuritaire, les flatteries en direction de la police et de l’opinion d’extrême droite, la désignation des musulmans comme boucs émissaires. Hollande, Ayrault puis Valls ont mené une politique anti-ouvrière que la droite n’aurait sans doute pas osé entreprendre à ce point.

Le résultat a été que le PS, ses alliés écologistes et tous les politiciens peu ou prou assimilés à la gauche ont perdu les élections et leurs positions, les unes après les autres. Chaque fois, les électeurs restants comme ceux qui partaient vers l’abstention, voire vers le FN, ont pu constater que cela ne faisait pas changer le gouvernement PS. Il y a bien eu quelques voix discordantes et impuissantes, mais il continuait imperturbablement à servir des milliards au grand patronat, des licenciements aux ouvriers et des CRS aux manifestants.

Cette politique a fini en apothéose avec la loi El Khomri, rejetée par le monde du travail et applaudie par le grand patronat, combattue par les grèves et les manifestations et finale- ment imposée par un gouvernement déconsidéré et désormais vomi par les couches popu- laires. Une seule chose a changé, du moins on le soupçonne, dans la politique du PS : au plus haut niveau, certains ont alors commencé à préparer l’opération Macron, solution de rechange pour leurs carrières personnelles mais surtout pour la stabilité politique du pays et la marche tranquille des affaires patronales.

Hamon, le candidat officiel du PS, qui a essayé de lui redonner une vague couleur de gauche, a récolté 6,35 % des voix à l’élection présidentielle. Le PS a fait moins de 10 % aux élections législatives. Il est déconsidéré, ruiné, exsangue. L’appareil, qui vivait de son appar- tenance à un parti de gouvernement, se retrouve donc en partie au chômage.

Les plus malins sont déjà chez Macron, les plus titrés se recaseront dans les grandes entreprises. D’autres mènent la tentative, qui apparaît aujourd’hui désespérée, de redonner un peu de crédit à une « vraie gauche » qui serait en état de proposer un « vrai changement » à la prochaine échéance, quand Macron se sera à son tour déconsidéré.

L’effondrement électoral du PS démontre, s’il en était besoin, dans quelle impasse ces gestionnaires loyaux du capitalisme mènent les travailleurs.

Le sort de ceux, au PS ou chez ses alliés, qui ont fait métier de propager cette illusion n’a d’importance que pour eux-mêmes et leurs coteries respectives. En revanche, il est vital qu’une fraction au moins des travailleurs tire de cet épisode d’autres conclusions que le rejet de l’action collective ou l’attirance pour un nouvel illusionniste, un Macron, un Mélenchon voire une Le Pen. Face à cette fausse alternative, les travailleurs ont besoin d’une politique révolutionnaire, d’une politique de lutte de classe et d’un parti réellement communiste pour la conduire.

Paul GALOIS 14 Juin 2017
Commentaire: Construire un nouveau parti, d’accord, mais ce n’est pas avec un débat par an à la Fête de LO que çà va avancer…

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