Archive | Hollandie

13 août 2017 ~ 0 Commentaire

contrats aidés (france bleu + alternatives économiques)

privileges-des-pauvres

Baisse des contrats aidés : des milliers de salariés et d’employeurs en détresse

Conséquence de la volonté du gouvernement de réduire le nombre de contrats aidés, des salariés se voient interrompre ou supprimer le contrat qui leur avait été promis ou même qu’ils avaient démarré. Un drame, à la fois pour les employés mais aussi pour les employeurs.

Murielle Pénicaud les juge « inefficaces » et « coûteux« . 

Dans le viseur de la ministre du travail, les contrats aidés de type CAE (Contrat d’Accompagne- ment dans l’Emploi) ou CUI (Contrat Unique d’Insertion). Ainsi, alors même que certains con- trats ont récemment été signés par des employeurs et des employés, des dizaines viennent d’être purement et simplement annulés, voire interrompus. En effet, les agences Pôle Emploi ont reçu l’ordre lundi dernier de les arrêter et de ne plus en délivrer. Résultat, des situations ubuesques et dramatiques, avec des employés qui voient leur précieux leur passer sous le nez. Et d’autres qui avaient carrément commencé à travailler et à qui l’on a demandé cette semaine de rentrer chez eux. Autant de drames humains, que le gouvernement ne semble pas avoir bien mesuré.(Sans blague? NdB)

Isabelle, renvoyée chez elle après trois journées de travail

C’est une situation ubuesque dans laquelle les pouvoirs publics viennent de plonger Isabelle, 40 ans, mère de deux enfants. Originaire du sud de la France, cette demandeuse d’emploi décroche à la fin du mois de juin dernier un entretien pour un poste dans la ville du Havre. Isabelle traverse alors la France pour passer son entretien et décroche le job. A la clef, un Contrat Unique d’Insertion (CUI). Branle-bas de combat. Isabelle saute sur l’occasion et fonce. Elle signe alors son contrat le 7 août dernier et démarre son nouveau job. Seulement, quatre jours plus tard, coup de fil du Pôle Emploi qui lui signifie que son contrat est finalement invalidé et interrompu. Et maintenant ? Isabelle a en effet engagé des frais, s’est lancée dans la location d’un nouveau logement, a inscrit ses filles à l’école. Seulement, retour à la case de départ. Elle est aujourd’hui de nouveau au chômage et dans une région qu’elle ne connaît pas.

Les agents de Pôle Emploi totalement désemparés

Des situations comme celle d’Isabelle, les conseillers du Pôle Emploi en ont tous sur leur bureau, partout en France. Impuissants et désemparés, face à cette décision prise par le gouvernement. Véronique Riesco est responsable régionale de la CGT, pour le Pôle Emploi, en Normandie. Elle explique les drames humains auxquels elle est aujourd’hui confrontée.

Des recours restent possibles auprès de Pôle Emploi pour les personnes concernées. En attendant, cette mesure risque de faire exploser les chiffres du chômage lors de la prochaine vague.

Bertrand Queneutte, France Bleu Normandie  vendredi 11 août

https://www.francebleu.fr/

Lire aussi:

Emplois aidés : attention danger ! (Alternatives Economiques)

Lire la suite

12 août 2017 ~ 0 Commentaire

verts (libération)

verts franco allemands

Pour les Verts allemands, la tentation Merkel

De plus en plus d’écolos seraient tentés par un rapprochement avec la CDU de la chancelière. Un boulet de plus pour Martin Schulz, le candidat social-démocrate, à un mois et demi des législatives.

Le Parti social-démocrate allemand (SPD) se serait bien passé de ce nouveau scandale. Début août, une élue Verte du Parlement régional de Basse-Saxe, Elke Twesten, quittait son groupe parlementaire majoritaire en claquant la porte pour aller rejoindre… la CDU d’Angela Merkel.

Ce faisant, l’élue provoquait un tremblement de terre politique à l’échelle régionale, obligeant le parlement de Basse Saxe – où la majorité SPD-Verts ne disposait que d’une courte majorité d’une voix – à se saborder pour convoquer des élections anticipées en octobre. L’épisode aurait pu rester cantonné aux pages locales de la presse allemande, mais il occupe le premier plan des pages politiques depuis près d’une semaine. En effet, à sept semaines des élections législatives du 24 septembre, l’affaire Elke Twesten rappelle que chez les Verts, un certain nombre d’élus ou de militants se sentent plus proches de la CDU que du SPD. Or Martin Schulz, le challenger social-démocrate d’Angela Merkel, aurait forcément besoin des Verts pour parvenir au pouvoir.

Pour l’heure, les chances de Martin Schulz d’accéder à la chancellerie sont des plus faibles : 52% des Allemands souhaitent voir Angela Merkel conserver son poste, contre 38% qui seraient favorables à Schulz. Lorsqu’on leur pose la question autrement, seuls 30% des Allemands seraient prêts à voter pour Schulz si le chancelier était élu au suffrage direct ; 52% voteraient pour Merkel. Les Verts, eux, sont stables, autour de 8% des intentions de vote.

Fréquentables

Depuis qu’Elke Twesten a franchi le Rubicon, la direction des Verts s’efforce de minimiser l’ampleur de l’affaire. «C’est une décision purement individuelle», condamnée par le parti, assure la tête de liste en vue des législatives, Katrin Göring-Eckardt. Reste qu’Elke Twesten est loin d’être la seule à flirter avec les conservateurs au sein des Verts allemands. Le soutien le plus célèbre à un tel rapprochement n’est autre que Winfried Kretschmann, seul ministre président d’un Land – le Bade-Wurtemberg, dans le sud-ouest du pays – et à ce titre l’une des pointures des Verts. Les deux partis ont également formé des coalitions au niveau régional en Hesse et en Saxe-Anhalt, dirigées dans les deux cas par la CDU.

Le temps où les Verts allemands tricotaient sur les bancs du Bundestag, sans cravate et chaussés de baskets blanches, au grand dam des conservateurs du pays, est bien révolu. Les Verts sont devenus fréquentables pour la CDU et à bien des égards, les points de friction semblent moins importants le parti et la CDU qu’avec le SPD.

Les Verts et les conservateurs se sont rapprochés sur les questions de sécurité, partagent un certain nombre de points de vue communs sur les réfugiés, n’ont plus trop de désaccords sur la politique familiale depuis qu’a été adopté le mariage pour tous et sont plutôt unis sur les questions environnementales. Les seules vraies divergences concernent la politique fiscale et, surtout, les relations entre les Verts et la petite sœur bavaroise et ultra conservatrice de la CDU, la CSU.

Nathalie Versieux,Berlin 10 août 2017

http://www.anti-k.org/

Lire la suite

11 août 2017 ~ 0 Commentaire

pop (lcr.be)

superdupont

Le « moment populiste »

Le « moment populiste » est un concept proposé par la philosophe Chantal Mouffe. Selon Mouffe, la globalisation, l’hégémonie du capital financier et l’intégration de la social-démocratie à la politique néolibérale ont instauré une « post-démocratie ».

Le principe du peuple souverain est devenu une formule creuse : il n’y a plus de souveraineté, donc plus de débat entre gauche et droite. La défense des intérêts de l’oligar- chie financière est assurée par une caste qui ramène les problèmes politiques à des problè- mes techniques, à trancher par des experts. Dans ce contexte, le rapport entre les principes d’égalité (la gauche) et de liberté (la droite), est déséquilibré en défaveur de la gauche. Or, le peuple, pour Mouffe, n’est pas une donnée sociologique: c’est une construction politique qui dépend du tracé de la frontière entre le « eux » et le « nous ». Le mode de cette construction politique constitue pour elle le populisme.

Aujourd’hui, il y a un « moment populiste » car on note partout une profonde frustra- tion et une aspiration « populaire » à la démocratie, donc à la souveraineté, donc à un rééquilibrage entre égalité et liberté.

Ces sentiments sont captés principalement par un populisme de droite, mais cette situation n’est pas une fatalité. « Le populisme de droite rétablit la souveraineté populaire, mais pas l’égalité » – notamment parce qu’il ethnicise les problèmes sociaux. Il construit donc un « nous » qui réduit la démocratie au lieu de l’élargir. C’est son talon d’Achille. La gauche peut et doit développer un populisme de gauche, seule façon de combattre le populisme de droite. Pour ce faire, Mouffe recommande de ne pas parler de « fascisme » ni « d’extrême-droite » : « C’est un moyen de ne pas chercher à comprendre », dit-elle. Or, il faut « reconnaître que les demandes qui sont à la base des mouvements populistes de droite sont des demandes démocratiques ». Marine Le Pen donne des réponses aux gens victimes de la « globalisation heureuse ». Le populisme de gauche, pour Mouffe, se distingue du populisme de droite en disant que l’adversaire est la mondialisation néolibérale, pas les immigrés.

Pauvre Gramsci !

Les marxistes distinguent la « classe en soi » et la « classe pour soi ». La différence, c’est la conscience. La classe en soi est une donnée sociologique. La « classe pour soi » se constitue par l’expérience des luttes, l’auto-organisation, l’extension et l’unification des luttes, qui permet au prolétariat d’aller au-delà de ses revendications pour jeter les bases d’une révolution complète des rapports sociaux, ainsi que des rapports humanité-nature.

Mais Mouffe insiste: la construction d’un peuple n’est pas la constitution de la «classe pour soi». C’est un processus « beaucoup plus transversal », qui centralise des « demandes hété- rogènes » provenant de « différents secteurs sociaux ». Lesquels ? Mouffe cite le féminisme, les mouvements LGBT, l’écologie… Mais ce n’est pas le fond de l’affaire. Le fond de l’affaire est que la transversalité est nécessaire parce que nous ne sommes plus dans le capitalisme fordiste.

« Aujourd’hui, nous sommes tous sous la domination du capitalisme financier, y compris des secteurs sociologiques qui appartiennent à la droite ». Il s’agit donc de « reformuler le projet socialiste en termes de radicalisation de la démocratie ». Cela nécessite la cristallisation politique de revendications provenant aussi de secteurs du patronat. Cette cristallisation nécessite un leader charismatique qui mobilise les passions, car il n’y a pas que des arguments : en politique, les affects sont importants. Le populisme de droite l’a bien compris, le populisme de gauche doit faire de même.

Voilà, en très condensé, l’essentiel de la théorie politique qui suscite l’engouement d’une partie de la gauche aujourd’hui.

Sous des dehors modernes et radicaux, c’est du très vieux vin dans une nouvelle outre. Le point de départ est faux : il consiste à séparer capital financier et capital en général, alors que les deux sont inextricablement imbriqués.

Pour Mouffe et ses adeptes, l’ennemi n’est pas le capitalisme qui exploite le travail et détruit l’environnement, mais le capital financier globalisé qui vide la « souverai- neté populaire » de son contenu.

La perspective stratégique qui en découle est celle d’une « insurrection citoyenne » pour rétablir… quoi ? La « démocratie » et la « souveraineté » d’avant le tournant néolibéral, avec son « équilibre » entre gauche et droite, dans le cadre de la nation. Mouffe est explicite : se référant à Syriza et Podemos, elle considère que le populisme doit entrer dans les institutions pour les transformer. Telles sont, pour elle, les conclusions à tirer de l’analyse de Gramsci sur la conquête de l’hégémonie. Pauvre Gramsci ! Il doit se retourner dans sa tombe car ce que Mouffe propose est ce que la social-démocratie a prétendu faire… et qui l’a transformée en social-libéralisme.

Les citations sont extraites du débat Chantal Mouffe/Jean-Luc Melenchon

10 août 2017  Daniel Tanuro

http://www.lcr-lagauche.org/

Lire la suite

11 août 2017 ~ 1 Commentaire

monarchie (à l’encontre)

henri

C’était pourtant le bon temps?

.

«Nous n’en pouvons plus de cette monarchie républicaine»

Le journal Le Monde vient de consacrer un éditorial très critique à l’égard de la pétition qui s’insurge contre la reconnaissance officielle d’un statut de «première dame» à l’épouse du président de la République. C’est une chose de clarifier les moyens mis au service de la ou du compagnon du président ou de la présidente, c’en est une autre d’officialiser un statut de première dame. Il semblerait d’ailleurs qu’il n’en soit désormais plus question, Emmanuel Macron ayant sans doute compris qu’il risquait de perdre encore en popularité en s’obstinant à vouloir institutionnaliser un tel statut.

Soyons clair, la critique adressée à un éventuel statut de première dame n’est pas dirigée contre Brigitte Macron intuitu personae. Je me suis d’ailleurs élevé durant la campagne contre les critiques sexistes dont elle avait été l’objet. L’enjeu concerne nos institutions et leur pratique: nous n’en pouvons plus de cette monarchie républicaine! Nous avons élu une personne, pas une famille royale!

Des exemples en dehors de l’Hexagone

Le Monde, qui ne parle d’ailleurs que de «l’épouse» du président (et non «du conjoint»), laissant entendre que le président serait nécessairement un homme, va chercher des exemples très contestables dans notre histoire récente, ainsi, au-delà de la très belle personne qu’était Danielle Mitterrand, avouons que le ménage à trois auquel elle participait sans broncher publiquement avait tout de même un côté assez rétro.

Mieux vaudrait regarder ce qui se passe ailleurs en Europe et notamment en Allemagne. Monsieur Merkel a-t-il un statut de «premier homme»?

Et Monsieur May? Madame Zapatero, quand son mari était président du conseil de l’Espagne, a-t-elle arrêté sa carrière d’artiste lyrique? Les exemples sont légion et ont en commun d’être situés dans des pays où l’Etat est incarné par un président sans pouvoir (l’Allemagne) ou par un roi ou une reine qui n’en a guère plus. Faudra-t-il donc rétablir la royauté en France pour faire de notre pays une vraie république démocratique? A comparer la pratique du pouvoir en France et dans les pays scandinaves, on serait tenté de répondre par l’affirmative!

Société d’ordres

Enfin, à ceux qui estimeront que tout ceci est une querelle subalterne qui masque des sujets bien plus importants, tels que les ordonnances modifiant le code du Travail ou le démantèlement de l’ISF, je dirai: pas du tout.

La façon dont le pouvoir politique s’incarne, dont il se met en scène est tout sauf une question secondaire. Le président est un homme comme les autres, il est à notre service. Nous l’avons élu pour diriger le pays, et nous le renverrons au terme de son mandat s’il ne nous donne pas satisfaction. Tout ce qui tend à en faire un être d’exception, un dieu de l’Olympe, au-delà des responsabilités éminentes qui sont les siennes, vient affaiblir l’idéal d’égalité qui est au cœur de la promesse démocratique républicaine.

A accorder un statut particulier aux dirigeants politiques, en donnant à croire qu’ils sont hors du commun, au sens le plus strict, on légitime une société d’ordres, y compris dans le champ économique. Pourquoi alors s’étonner que les rois et reines et autres princes et princesses qui dirigent nos entreprises s’imaginent eux aussi avoir tous les droits et se versent des revenus mirifiques, qui échappent à l’entendement du commun des mortels? (Chronique d’Alteréco, 10 août 2017)

.

Alencontre 10 – août – 2017 Philippe Frémeaux
.
.
porte voix femmes.preview
.

Première dame : juste « la femme de »…(Lutte Ouvrière)

.

Alors qu’une pétition sur Internet dénonçant le projet de Macron de créer un statut de Première dame, avait déjà recueilli 277 000 signatures, le président a fait machine arrière. L’Élysée a annoncé le 8 août qu’il ne créerait aucun statut spécial, mais qu’à sa place une « charte de la transparence » serait établie.

Il est vrai que proposer de prendre sur les fonds publics pour donner un budget à quelqu’un qui n’a d’autre fonction que d’être « la femme de », cela faisait mauvais effet, surtout au moment du vote de la loi de moralisation qui interdit à un élu d’employer un membre de sa famille. D’autant plus que cela venait après l’annonce très mal perçue de la baisse de cinq euros de l’aide au logement pour les plus démunis.

La loi de moralisation promue par Macron ne l’avait pourtant pas arrêté dans sa volonté d’assurer un complément de revenus à sa femme. Il avait su contourner la difficulté avec un rare talent de contorsionniste : si le statut de Première dame avait été accordé à sa moitié, elle aurait donc pu empocher en toute légitimité les deniers allant avec, puisqu’il aurait été impossible de parler d’emploi fictif. CQFD.

Alors, qu’est-ce qui se cachera derrière cette formulation de « charte de la transparence »? L’épouse du président devra-t-elle se serrer la ceinture et financer ses bonnes œuvres de dame patronnesse sur ses propres deniers ? On peut faire confiance à ce petit milieu de nantis pour lui éviter un tel sacrifice. Marianne LAMIRAL 09 Août 2017

.
.
Commentaire: Et si « le » président était une femme hétéro? Ou un gay ou une gaie?  Monsieur Merkel donnerait-il le biberon à un Panda?

Lire la suite

09 août 2017 ~ 0 Commentaire

morts au travail

travail

Vous avez entendu parler d’un patron mort écrasé…. Broyé… Estropié… ?

Lire la suite

05 août 2017 ~ 0 Commentaire

châteaulin

chat

Le pire, c’est quand le pire commence à empirer

Une ordonnance est une autorisation donnée au gouvernement de
prendre lui-même des mesures relevant normalement du domaine
de la loi. Les ordonnances entrent en vigueur dès leur publication.
Pas besoin de décret d’application, pas besoin de débat.
Se passer du vote des députés n’est acceptable que si il y a urgence.
Où est-elle cette urgence?
Urgence à se passer de démocratie ?
Urgence à casser le code du travail !
Urgence à obéir aux grands patrons, aux banques renflouées.
Et si on parlait de notre urgence à nous ?
bien plus humaine, bien plus légitime !

Notre urgence à sauvegarder la planète et par là même de se
nourrir, se loger, s’éduquer.
Notre urgence à aider l’autre, réfugié ou pas.
Notre urgence à arrêter de fabriquer des armes !
Notre urgence à penser un autre mode de société !
Notre urgence à promouvoir une autre agriculture !
Notre urgence à interdire à 5 milliardaires qui détiennent 80 % des
médias de fabriquer l’information !
Notre urgence à augmenter le pouvoir des chats !
Notre urgence à rêver, à espérer, à rire, à vivre !
Marre des politiques comptables, marre des privilèges, marre de
cette caste au pouvoir depuis trop longtemps !
Une autre fin du monde est possible
Écrivons ensemble le prochain épisode !

PS :Jupiter arrête ! le mercure monte !

Texte rédigé avec le concours de membres de l’Assemblée citoyenne 29

Lire la suite

05 août 2017 ~ 0 Commentaire

12 septembre

marcr

Lire la suite

03 août 2017 ~ 0 Commentaire

riches (street press)

Rich-poor-283x300

La théorie du « ruissellement », comme çà c’est clair!

Macron, président des riches ? C’est confirmé !

Les premières mesures prises par le gouvernement d’Edouard Philippe ne sont pas en faveur des plus faibles. Ce qui fait dire à Raphael Pradeau qu’Emmanuel Macron sera plus que jamais le président des riches !

Oui Emmanuel Macron est bien le président des riches

Les premières mesures annoncées par le chef de l’État et le gouvernement sont scandaleuses. Lorsque les Français vont revenir de vacances, ils vont se rendre compte de l’étendue du massacre. Alors non, ce n’est pas une caricature de dire qu’Emmanuel Macron est le président des riches. Au lendemain des élections, certain·e·s avaient reproché à Attac d’avoir qualifié Macron de « dernier avatar du néolibéralisme » et « d’ami de la finance, des banques et des multinationales ». Le nouveau président vient pourtant de lever le peu de doute qui subsistait sur son vrai visage.

Deux poids, deux mesures : c’est comme cela que l’on pourrait qualifier les premières mesures du gouvernement. D’un côté, il accélère sa marche vers l’austérité et la précarité avec « la loi Travail XXL », la hausse de la CSG (qui pénalise notamment les retraités), la baisse des APL (qui pénalise les plus pauvres, dont beaucoup d’étudiants), ainsi que la suppression annoncée de 125 000 postes de fonctionnaires et le gel de leur point d’indice.

« En même temps », selon son expression favorite, Macron prend le prétexte du Brexit pour dérouler le tapis rouge aux banques et à la finance : il enterre la taxe sur les transactions financières (TTF) à l’échelle européenne et rabote la TTF française. Il multiplie les cadeaux aux ultra-riches, notamment en transformant l’impôt sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI), ce qui revient à en exclure les placements financiers. Macron, c’est un peu l’anti Robin des bois ! Dans cette nouvelle France qu’il nous dessine, il vaut mieux être banquier et riche, sinon on n’est « rien ».

Le maintien du « verrou de Bercy » est un scandale

L’un des symboles de ce président des riches est le maintien du « verrou de Bercy », dans le projet de loi pour « la confiance en l’action publique ». Le « verrou de Bercy », c’est ce monopole que possède le ministère du Budget pour décider s’il y a poursuite ou pas devant un tribunal, en cas de fraude fiscale. De ce fait, chaque année, seulement 2 % des infractions fiscales sont transmises à la justice, un ratio à faire pâlir d’envie tous les autres délinquant·e·s !

C’est un sénateur communiste, Éric Bocquet, qui a profité du projet de loi de moralisation de la vie politique pour proposer de supprimer ce monopole. Le 11 juillet, le Sénat a voté en faveur de la suppression, contre l’avis du gouvernement et dans un Sénat majoritairement de droite. Mais l’Assemblée Nationale, archi-dominée par les député-e-s de La République en Marche, a finalement rejeté cette suppression, donnant l’impression de voter mécaniquement ce que lui demande le gouvernement. C’est une occasion ratée.

Après tout, il aurait été surprenant que ce gouvernement, qui mène une politique très favorable aux riches, prenne une mesure pour lutter efficacement contre l’évasion fiscale de ces derniers! On peut toutefois se féliciter que les débats parlementaires aient fait apparaître un large soutien à cette mesure, les députés de tous les autres groupes parlementaires ayant voté pour.

« Après tout, il aurait été surprenant que ce gouvernement, qui mène une politique très favorable aux riches, prenne une mesure pour lutter efficacement contre l’évasion fiscale de ces derniers ! » Raphael Pradeau, ATTAC France
.

La théorie du « ruissellement » : privilégier les plus riches… pour que les moins aisés récoltent les miettes

Le gouvernement, censé être « et de gauche et de droite », s’apprête à mener une politique économique clairement inspirée de l’ultralibéralisme. Les baisses massives d’impôt voulues par Macron bénéficieront essentiellement aux plus fortunés, au nom d’une « théorie du ruissellement » qui prétend que si les riches s’enrichissent, cela profitera aux plus pauvres au final. La casse du code du travail se fait selon l’idée que la flexibilité est la seule manière de réduire le chômage.

On sait pourtant avec des exemples comme les réformes Hartz (link is external), en Allemagne, que la déréglementation du travail permet de diminuer le chômage par la création d’emplois précaires, ce qui a pour conséquence une multiplication des travailleurs pauvres et des inégalités.

« La déréglementation du travail permet de diminuer le chômage par la création d’emplois précaires, ce qui a pour conséquence une multiplication des travailleurs pauvres et des inégalités » Raphael Pradeau, ATTAC France.

Renouvellement de la classe politique oui, mais on défend toujours les intérêts des puissants

L’arrivée au pouvoir de Macron et de LREM a, certes, permis un renouvellement de la classe politique, mais on a mis qui à la place ? Des personnes issues des catégories dominantes du privé, totalement acquises à l’idéologie néo-libérale et managériale. On peut légitimement se demander si l’intérêt général et la justice sociale seront la ligne directrice de gouvernants qui viennent de Danone ou de Veolia.

Le cas de Muriel Pénicaud est assez caricatural sur ce point : la ministre de la casse du code du travail illustre l’adhésion totale du gouvernement d’Emmanuel Macron aux logiques financières spéculatives. On vient en effet d’apprendre qu’elle a gagné 1,13 millions d’euros en un jour, grâce au licenciement de 900 personnes : ex-directrice générale des ressources humaines du groupe Danone, Muriel Pénicaud a profité de l’annonce d’un plan social au sein du groupe pour revendre ses stocks-options à un tarif avantageux.

Pour toutes ces raisons, il apparaît clairement que ce quinquennat est porteur de tous les dangers. Il est temps de nous organiser afin de résister à la casse sociale annoncée. L’université d’été européenne des mouvements sociaux, qui se tiendra à Toulouse du 23 au 27 août, sera un moment important pour construire les mobilisations nécessaires.

Propos recueillis par Aladine Zaïane
.

Lire la suite

03 août 2017 ~ 0 Commentaire

téléférique (le canard)

merde!

brest cuil

Lire la suite

02 août 2017 ~ 0 Commentaire

vacs (odi)

depart-en-vacance2

Qui va partir en vacances ?

80 % des cadres supérieurs partent en congés chaque année, contre 50 % des ouvriers. Et encore, entre catégories, on ne part ni aussi souvent, ni aussi longtemps, ni dans les mêmes conditions.

Près des deux tiers des Français déclaraient partir en vacances [1] au milieu des années 1990, selon le Crédoc. Le taux de départ en vacances a ensuite diminué petit à petit jusqu’à tomber à quasiment 50 % en 2008. Depuis 2011, il repart à la hausse et a atteint 60 % en 2014 (dernières données disponibles) [2].

Qui sont les chanceux qui vont faire leurs valises ? Pour partir, il faut en avoir les moyens. 40 % des personnes aux revenus inférieurs à 1 200 euros mensuels ont quitté leur domicile pour des congés en 2014, contre 86 % de celles qui disposent de plus de 3 000 euros. Un « budget vacances » pour une famille peut représenter plusieurs milliers d’euros : impossible pour la majorité des bas salaires. Les plus pauvres ne sont pas les plus aidés et les plus aisés ont davantage l’occasion de bénéficier d’hébergements gratuits dans la famille ou chez des amis.

Partir dépend plus largement du milieu social. 82 % des cadres supérieurs partent en congés contre 47 % des ouvriers. Plus on monte dans l’échelle sociale, plus on a de chances de s’échapper. Parce que l’on gagne davantage, mais aussi parce que cela fait partie de son mode de vie. Par exemple, parce qu’on a eu l’habitude de voyager avec ses parents (on y a pris goût, on se sent rassuré hors de chez soi), parce qu’on parle une langue étrangère (pour les voyages lointains). Mais aussi parce que ses amis voyagent et que raconter ses vacances lointaines (et les mettre en scène sur différents supports) fait partie de la sociabilité, de l’image qu’on renvoie de sa famille notamment.

Des inégalités qui se creusent

Le taux de départ en vacances a eu tendance à augmenter pour toutes les catégories sociales au cours des dernières années, ce qui peut paraître paradoxal en temps de crise. Si on remonte davantage dans le temps, on observe que les plus modestes [3] n’ont pas encore rattrapé leur niveau de départ en vacances de la fin des années 1990 (44 % en 1998, contre 40 % aujourd’hui). Tandis que le taux de départ des plus aisés [4] est passé de 83 % en 1998 à 86 % en 2014. Par ailleurs, les taux de départ progressent beaucoup plus fortement chez les retraités qui ne subissent pas l’impact de la montée du chômage [5].

Les raisons de ceux qui ne partent pas

En 2014, près de la moitié des personnes déclaraient ne pas envisager de partir en vacances dans les prochains mois pour des raisons financières. Il faut dire qu’une semaine de location pour un couple avec deux enfants équivaut souvent au minimum à un demi-Smic. D’autres ne prévoyaient pas de partir pour des raisons de santé (16 %), professionnelles (9 %) ou familia- les (8 %). Un peu plus d’une personne sur dix n’est pas partie par choix (13 %).

Rares sont ceux qui partent plusieurs fois dans l’année

Partir est une chose, mais seule une minorité privilégiée peut le faire plusieurs fois par an. C’est le cas pour 22 % de la population (données Crédoc 2009). Les cadres sont 43 % à être dans ce cas, mais les ouvriers sont quatre fois moins nombreux. Pouvoir partir en vacances hors de l’été reste un luxe.

Prendre l’avion pour ses déplacements personnels ou professionnels est loin d’être une pratique démocratisée. La moitié des voyages sont réalisés par les 2 % des personnes les plus riches. En 2008, les 10 % des habitants les plus riches ont fait en moyenne 1,3 voyage aérien, alors que jusqu’aux 50 % les plus pauvres, le nombre moyen de vols est proche de zéro (moins de 0,2, soit un voyage tous les 5 ans) [6]. Pour la grande majorité des personnes, prendre l’avion est impossible financièrement, en dépit du développement des compagnies à bas prix.

Date de rédaction le 15 juillet 2012

30 juin 2017

http://www.inegalites.fr/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin