Archive | Hollandie

12 mai 2017 ~ 0 Commentaire

pétition (révolution permanente)

matraque magique par Mafalda

Caroline de Haas récidive : une pétition contre les ordonnances de Macron

Alors qu’il n’a pas encore pris ses fonctions, Macron voit déjà resurgir une ancienne amie. La pétition en ligne « Loi travail : non merci », lancée en 2016 par Caroline de Haas, vient d’être remise au goût du jour sur le site loitravail.lol pour dénoncer la réforme du code du travail que le nouveau président souhaite appliquer par ordonnance.

Pendant sa campagne, Macron est revenu plusieurs fois sur sa volonté de faire « évoluer » le droit du travail dès les premières semaines de son mandat. Pour ce faire, il entend procéder par ordonnance, ce qui lui permet de contourner le débat parlemen- taire ; des déclarations qui, même dans son camp, ne font pas l’unanimité. Ainsi, François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit ont récemment émis des doutes sur la pertinence d’une telle méthode.

Au printemps dernier, la pétition de Caroline De Haas contre la loi travail avait été la plus partagée en France, avec plus de 1,3 millions de signataires.

L’annonce de cette nouvelle pétition est accompagnée d’une lettre ouverte au nouveau prési- dent, signée par François Ruffin, Florian Borg et, à nouveau, Caroline De Haas. Dans cette lettre, ils demandent à Macron, qui veut « redonner du sens à la politique », de bien vouloir retrouver « la voie de l’intérêt général » et de renoncer aux ordonnances. Ils justifient cela en dénonçant que « cette anomalie démocratique vous permet[te] de décider seul, sans tenir compte de nos avis ou de celui du Parlement ».

Caroline De Haas, soutenue par EELV et le PCF, est candidate aux élections législa- tives dans la 18e circonscription de Paris, contre l’ancienne ministre du Travail, Myriam El Khomri, la ministre qui a porté le texte tant décrié en 2016.

François Ruffin, quant à lui, est candidat aux législatives dans la 1ère circonscription de la Somme, soutenu par la France Insoumise. Le réalisateur du film Merci Patron avait interpellé directement Macron sur le parking de l’usine Whirlpool d’Amiens, en plein entre-deux-tours.

« Pour ne pas s’embarrasser des 70 % de Françaises et Français qui restent opposés à la loi travail, Emmanuel Macron a décidé de passer en force cet été, par ordonnance. Vous avez aimé le 49-3 ? Les ordonnances, c’est encore mieux. Pas de risque de motion de censure, le président décide seul de ce qu’il veut changer ou pas dans le Code du travail », annonce la pétition.

Si on ne peut que soutenir une telle initiative, il ne faut pas entretenir d’illusions sur le fait que, ordonnances ou non, les décisions du nouveau président iront, de toutes façons, à l’encontre de l’intérêt des travailleurs et de la jeunesse.

Macron est à cette place pour défendre les intérêts des grands patrons, qui sont historiquement opposés aux nôtres. Et si cette pétition, qui dépassait déjà les 15 000 signatures ce jeudi soir, va dans le bon sens, c’est dans la rue, dans nos lieux d’étude et de travail que ça va se jouer. Il va falloir instaurer un rapport de force suffisant pour contrer la loi travail puissance 10 du nouveau président – comme au printemps dernier, mais puissance 10 également.

Sadek Basnacki jeudi 11 mai

Signer la pétition ici !

#OrdonnancesOnN’EnVeutPas

Lire aussi:

Ca veut dire quoi « gouverner par ordonnances » ?(Sud Ouest)

Ordonnances et 49.3, quelles différences ? (Libération)

À Emmanuel Macron qui veut passer la loi travail II par ordonnances, c’est toujours non merci! (Ruffin De Haas)

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10 mai 2017 ~ 0 Commentaire

ps 1 (lmd)

Hollande Bonaparte

Militants en fuite, élus en déroute: l’autodestruction du Parti socialiste

Subjugué par les dogmes du « marché libre » et rivé aux consignes de Bruxelles, le président François Hollande s’obstine à imposer le démantèlement du code du travail, faute de lutter efficacement contre le chômage. Comme une majorité de syndicats, de Français et de parlementaires rechignent, il tente un passage en force, au mépris même de toute logique électorale.

Pour le Parti socialiste (PS) français, l’heure du bilan approche. Rarement un parti aura été aussi rapidement abîmé par son passage aux affaires. En 2012, il tenait l’ensemble des pouvoirs entre ses mains. Quatre ans plus tard, il a perdu un nombre considérable d’élus et, à moins d’un an de l’élection présidentielle, la cause paraît entendue : M. François Hollande, qui se prépare à l’évidence à solliciter le renouvellement de son mandat, n’est même pas assuré de figurer au second tour. L’impopularité du président comme celle de son premier ministre battent des records historiques.

Les défaites à toutes les élections intermédiaires n’ont en rien arrêté la fuite en avant libérale dont la « loi travail » marque l’apogée. Malgré la timide embellie de l’emploi, qui servira sans doute de justification à la candidature de M. Hollande, la politique de l’offre (1) engagée dès l’automne 2012 ne produit toujours pas de résultats. Pour valoriser l’action du gouvernement, que le peuple de gauche désavoue massivement, le PS reprend mot pour mot les éléments de langage de la droite en 2012 : la nécessité de la «réforme» s’est imposée pour «préserver le modèle social français». «La politique de l’offre n’est ni de droite ni de gauche : elle est nécessaire», a pu déclarer M. Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement (2). Désormais, l’aversion suscitée dépasse de très loin les franges de la gauche radicale et la déception que provoque immanquablement l’exercice « réformiste » du pouvoir. Comment comprendre ce qui s’apparente à une autodestruction ?

Se dirige-t-on vers la fin du PS ? Quelle rationalité électorale poursuivent les élites socialistes, par ailleurs si « raisonnables » ?

Si leur stratégie apparaît incertaine, elle dérive d’un postulat qui fonde la cohérence et la cons- tance du gouvernement : la politique menée, aussi suicidaire qu’elle puisse paraître, n’est pas négociable. Elle découle dans une large mesure de contraintes européennes que M. Hollande, contrairement à ce qu’il avait annoncé durant la campagne de 2012, n’a pas renégociées. Les choix idéologiques sont si marqués qu’ils prennent le pas sur les intérêts électoraux du parti. Dès lors qu’aucune inflexion n’est envisageable et que le PS n’a plus la base électorale de sa politique, il est condamné à fabriquer un improbable électorat de substitution, au centre gauche, et compte s’appuyer sur la prochaine élection présidentielle pour le faire émerger.

Jusqu’à présent, le PS appartenait à ce type de parti que le politiste italien Angelo Panebianco a appelé « électoral-professionnel » (3), c’est-à-dire voué à un seul objectif : la maximisation des performances électorales. Entre 2002 et 2012, il est devenu un parti de professionnels de la politique locale — élus et collaborateurs d’élus (4). En 2012, quand il accède au pouvoir national, il dirige la quasi-totalité des régions, 60 % des départements, les deux tiers des villes et même, pour la première fois de son histoire, le Sénat. Quatre ans plus tard, la machine électorale est dévastée. Au cours des vingt-deux législatives partielles qui ont eu lieu dans cet intervalle, le PS a été éliminé dès le premier tour dans la moitié des circonscriptions où il présentait un candidat (5).

Après avoir fait prospérer le socialisme municipal dans des proportions jamais attein- tes, M. Hollande, lui-même ancien président du conseil général de la Corrèze, en est devenu le fossoyeur. En 2014, son parti a perdu 162 villes de plus de 9 000 habitants, un record pour des élections municipales. Il ne dirige plus que cinq régions et vingt-six dépar- tements. Le « parti des élus » a été sacrifié sur l’autel d’une politique de compétitivité aussi inefficace qu’impopulaire. Repliés sur leurs fiefs locaux depuis 2002, les notables socialistes se sont peu à peu désintéressés des débats idéologiques nationaux. Tétanisés par les défaites, ils semblent attendre que le cycle du pouvoir se referme pour retrouver une opposition qui fut jadis confortable.

Ces échecs électoraux massifs et répétés ont eu des effets considérables sur l’orga- nisation partisane. L’armature du PS se désagrège dans ses profondeurs territoriales. Les assistants, collaborateurs d’élus et permanents ont été victimes de ce qui s’apparente à des plans de licenciement successifs, alors qu’ils exercent souvent des responsabilités essentielles dans l’appareil, à la direction des sections ou des fédérations. Certaines fédérations sont en cessation de paiement. L’historique fédération du Nord a perdu depuis 2012 de nombreuses villes (Roubaix, Tourcoing, Dunkerque, Maubeuge, la communauté urbaine de Lille…), le département, la région et la moitié de ses militants. Pour résorber une dette de 1 million d’euros, la direction fédérale a dû se résoudre à vendre une partie de son siège.

La « loi travail » piétine le congrès

Enfin, le parti dans son ensemble connaît une hémorragie de militants sans précédent. Les renouvellements de cartes au 1er décembre 2014 ne dépassaient pas 60 000 adhérents, soit largement 50 000 de moins qu’en 2012. Le phénomène va bien au-delà des habituels flux et reflux liés à l’exercice du pouvoir.

À quoi bon demeurer dans un parti exsangue et dévitalisé, qui n’a plus son mot à dire ? Le premier secrétaire, M. Jean-Christophe Cambadélis, donne un peu mieux le change que son prédécesseur, M. Harlem Désir, d’une remarquable passivité ; mais la démocratie interne est inexistante. Le président de la République estime n’avoir pas de comptes à rendre à un parti dont il n’a pas tiré son investiture, puisqu’il doit sa candidature à une primaire ouverte.

Les résultats du congrès de Poitiers, en juin 2015, ont été complètement ignorés, alors qu’ils étaient censés définir la ligne politique du parti. Dans la motion majoritaire, dont M. Cambadélis était le premier signataire, une position par anticipation sur la loi El Khomri avait été prise. On y lit : « Il faut rétablir la hiérarchie des normes : la loi est plus forte que l’accord collectif, et lui-même s’impose au contrat de travail. » Soit l’exact inverse de la proposi- tion que le gouvernement s’acharne à défendre. S’appuyant sur le socle de légitimité du congrès, un rapport demandant une réorientation de la politique gouvernementale a été adopté par le bureau national à une très large majorité en juillet 2015. Il a été balayé d’un revers de main par le premier ministre Manuel Valls, qui n’a cessé, depuis, de radicaliser sa ligne sociale-libérale.

La « loi travail », qui ne faisait pas partie des engagements de 2012, n’a jamais été discutée au PS ; elle n’a fait l’objet d’aucun vote du bureau politique. La direction du parti a même renoncé à produire un programme en vue de l’élection présidentielle. Mieux vaut orienter le futur candidat à l’aide de « cahiers » que formuler un programme qu’il n’appliquera pas : c’est, en substance, ce que le premier secrétaire a expliqué lors du conseil national du 6 février 2016.

Comme le parti n’assure plus son rôle de régulation des différends et de production d’un point de vue commun, les débats se sont déplacés dans l’arène parlementaire, où les députés frondeurs organisent une résistance très médiatisée, mais jusqu’ici marginale. Un cap a été franchi avec leur tentative de déposer une motion de censure contre le gouvernement lors du débat sur la « loi travail », en mai 2016.

Si beaucoup de députés socialistes désapprouvent sans doute la politique du gou- vernement, la plupart d’entre eux, par résignation ou manque de courage, ne souhaitent pas affaiblir le président de la République, pensant que leur sort électoral dépend du sien. L’approche de la débâcle finale n’y change rien : fatalisme et présidentialisme font leur œuvre.

Reconnaissant que le PS est au bout d’un cycle, le premier secrétaire prône désor- mais son « dépassement » autour de la Belle Alliance populaire, fédération de la « gauche de transformation » regroupant associatifs, syndicalistes, intellectuels et partenaires du PS. Il s’agit de s’adresser au peuple de gauche «au-delà des appareils radicalisés contre le PS». Lors du lancement de cette initiative, le 13 avril, M. Cambadélis s’affichait aux côtés de Jean- Vincent Placé et Jean-Luc Bennahmias (6), ainsi que de responsables du Parti radical. Même M. Robert Hue, habituelle caution communiste du PS, a refusé de participer à ce replâtrage.

La destruction du parti apparaît comme une stratégie délibérée de M. Valls, qui, avec un cynisme à peine contenu, se projette au-delà de la débâcle à venir. Le premier ministre s’emploie à créer les conditions d’une candidature de M. Hollande, vouée à l’échec, et à enté- riner le schisme entre « deux gauches irréconciliables (7) ». Fortement minoritaire lors de la primaire de 2011 (8), il cherche à liquider le « vieux parti », comme l’un de ses modèles,  Anthony Blair, l’avait fait avec le Labour au Royaume-Uni, pour réinitialiser le jeu politique au centre.

Selon lui, plus le parti sera dévasté, plus son œuvre aura de chances de réussir. Il est désormais débordé sur sa droite par le ministre de l’économie Emmanuel Macron, qui adopte la même stratégie hors du PS et cherche la surenchère dans la « transgression » des marqueurs politiques de gauche.

http://www.monde-diplomatique.fr/

Lire aussi:

Manuel Valls ouvre le bal des départs du PS vers Macron (RP)

Cambadélis, Valls et Le Foll signent la fin du Parti Socialiste (RP)

 

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10 mai 2017 ~ 0 Commentaire

ps 2 ( lmd )

ps cons

La stratégie de M. Hollande apparaît plus obscure et incertaine. Il semble miser sur les dernières chances de réélection que lui laissent la progression du Front National (FN) et la désunion de la droite, qui s’est lancée dans l’aventure d’une primaire ouverte peu conforme à sa culture politique. L’une des lois de la 5è République est peut-être que le président doit tout sacrifier à l’essentiel, c’est-à-dire sa réélection, quel qu’en soit le prix pour son parti. M. Hollan- de ne peut plus jouer désormais que sur les ressources de sa fonction.

Il cherche d’abord à sécuriser sa candidature. Les partisans d’une primaire ont voulu l’entraîner dans cette procédure pour sortir de l’impasse à gauche (9). Le PS a dans un pre- mier temps adopté une position attentiste, avant d’en accepter le principe, mais en excluant tout préalable afin de mieux en compromettre le déclenchement. Après quelques hésitations, communistes et écologistes ont finalement refusé de s’engager dans une démarche qui pourrait les contraindre à soutenir M. Hollande s’il en sortait victorieux.

Au terme de ce jeu de poker menteur, les socialistes peuvent pérorer : « Pour le moment, le seul parti qui se bat pour une primaire, c’est le Parti Socialiste », déclare ainsi M. Christophe Borgel, secrétaire national chargé des élections (10). M. Cambadélis a envisagé un temps de convoquer un congrès extraordinaire pour modifier les statuts et dispenser M. Hollande de participer à une telle procédure, avant de changer d’avis et de convaincre le président en exercice d’accepter une primaire (conseil national du 18 juin).

Comment interpréter ce revirement ? Distancé par la droite et l’extrême droite dans les sondages, rattrapé voire dépassé à gauche par M. Jean-Luc Mélenchon, M. Hollande ne peut espérer retrouver une certaine légitimité qu’en obtenant sa désignation par cette procédure. Il prend de court ses opposants « frondeurs », qui peineront peut-être à désigner un candidat commun. Toujours tacticien plutôt que stratège, le chef de l’État espère sans doute aussi que les électeurs de gauche se détournent de la primaire, limitée aux partis soutenant le gouver- nement, ce qui permettrait une surreprésentation des plus légitimistes pouvant lui être encore favorables. D’autant plus que le PS, faute de temps et de moyens militants, sera sans doute dans l’incapacité d’ouvrir autant de bureaux de vote qu’en 2011.

Les gardiens de la République

Monsieur Hollande cherche à empêcher la dispersion des candidatures à gauche au premier tour. Il s’est employé à diviser les écologistes, avec un succès certain. La nomination au gouvernement de trois ministres écologistes en janvier 2016 a rempli son office. L’explosion du groupe parlementaire Europe Écologie - Les Verts (EELV) à l’Assemblée nationale en mai a mis encore un peu plus à mal l’hypothèse d’une candidature de Mme Cécile Duflot.

Enfin, le président peut compter sur la droitisation du jeu politique, à laquelle il a lui-même largement contribué, mais qui peut le déplacer sur la gauche dans les mois qui viennent. L’action du gouvernement a déporté le centre de gravité du pensable et du dicible vers la droite, comme en témoigne la réécriture de la « loi travail » au Sénat. Le président escompte que la surenchère libérale à laquelle donne lieu la primaire des Républicains, pleinement décomplexés (suppression de l’impôt sur la fortune et des trente-cinq heures, réduction massive du nombre de fonctionnaires…), réinstalle le clivage gauche-droite.

Une victoire de M. Nicolas Sarkozy à la primaire serait très favorable à M. Hollande. Le PS entonne déjà le refrain des élections législatives de 1986 : « Au secours, la droite revient ! » « Les Français vont enfin comparer », s’écrie M. Le Foll. Le discours convenu sur le « tripartisme », avec la qualification annoncée de la présidente du FN, Mme Marine Le Pen, au second tour de la présidentielle, permet déjà aux dirigeants socialistes de se positionner comme les gardiens de la République.

Interrogé par Les Échos (13 juin 2016) sur la stratégie de rassemblement de la gauche d’ici à l’élection, M. Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’État aux relations avec le Parlement (11), croit en la capacité de rassemblement au centre gauche de M. Hollande : « Avec la tripola- risation, la présidentielle et les législatives de 2017 n’auront rien à voir avec les élections précé- dentes. Selon toute vraisemblance, le candidat du camp républicain, de gauche ou de droite, aura besoin d’aller chercher les électeurs de l’autre bord pour l’emporter au second tour face à Marine Le Pen.

Pour moi, celui qui l’emportera au premier tour sera celui qui proposera la bonne for- mule de rassemblement pour le second. Ma conviction, c’est que la gravité de la situation ne permettra pas de jouer au jeu des postures traditionnelles. Aujourd’hui, c’est l’emphase, l’hystérie, le déni de la réalité. Mais tout cela va se dissoudre devant la réalité. »

Si irréaliste que cela puisse paraître, le PS n’a donc pas encore complètement renoncé à l’idée d’une victoire en 2017. M. Mélenchon fait quant à lui le même calcul qu’en 2012 : passer devant le candidat du PS au premier tour pour lui retirer sa rente de position dominante et le « pasokiser », c’est-à-dire le marginaliser, comme le Parti socialiste grec, en lui retirant son monopole de parti à vocation majoritaire à gauche. Mais, dans cette hypothèse, désormais plus crédible qu’il y a quatre ans, une victoire relative suffira-t-elle à passer le cap du premier tour ?

C’est à une recomposition de grande ampleur que doit s’atteler la gauche, au-delà de ses corporatismes d’appareil mortifères. Les socialistes les plus progressistes pourraient y contribuer ; à moins qu’ils soient aspirés dans le jeu politicien et le cycle des défaites « refon- datrices » au PS. Déjà, Mme Martine Aubry et les frondeurs enjambent la défaite à venir et préparent le futur congrès. Le PS est peut-être à l’agonie ; mais il a démontré au cours de sa longue histoire (le cas de la défaite cuisante de 1993 effacée dès 1997 est exemplaire) une capacité de résilience qui fonde sa longévité historique.

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10 mai 2017 ~ 0 Commentaire

droits des femmes (l’express + osez!)

macron-illettrés-gad

Les féministes attendent Emmanuel Macron au tournant

Pendant sa campagne, le nouveau président élu s’est présenté comme le can- didat des femmes. Les associations vont veiller à ce que ses promesses ne restent pas lettre morte.

« Je suis profondément féministe », assurait Emmanuel Macron, en mars. Durant sa campagne, le candidat d’En Marche! a pris l’engagement de faire de l’égalité femmes-hommes la « grande cause nationale de son quinquennat ». Une promesse qui sera scrutée de près par les asso- ciations de défense des droits des femmes après son élection à la tête du pays, dimanche.

Un ministère du droit des femmes

Car les attentes sont nombreuses. Ce lundi, le Planning familial s’est fendu d’un communiqué, dans lequel il réclame la création d’un ministère aux Droits des femmes « de plein exercice avec des moyens nécessaires qui garantissent l’accès aux droits fondamentaux pour toutes les personnes ».

Un ministère de plein exercice avait été créé puis supprimé sous la présidence de François Hollande et remplacé par un secrétariat d’Etat aux sous la tutelle du ministère des Affaires sociales. Sous le gouvernement de Manuel Valls, les fonctions avaient finalement été intégrées au ministère rebaptisé « des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes », un intitulé qui s’était attiré de nombreuses critiques.

Le Planning estime par ailleurs que « les droits sexuels dont l’avortement doivent être inscrits dans la Constitution » et que « l’éducation devra être un enjeu central, avec une éducation à la sexualité positive et émancipatrice dès le plus jeune âge, afin que l’égalité entre les sexes construise la société ».

La PMA pour toutes et la lutte contre les violences

Le mouvement militant demande enfin « l’accès à la PMA pour toutes les femmes avec son remboursement par la Sécurité sociale ». Durant la campagne, Emmanuel Macron s’était dit favorable à l’ouverture de la procréation médicalement assistée aux femmes seules et aux couples de femmes. En revanche, il souhaite attendre l’avis du Comité consultatif national d’éthique. En France, la PMA n’est pour l’instant autorisée qu’à la condition d’être en couple hétérosexuel.

La mesure est aussi défendue par Osez le féminisme! (OLF), qui la place dans les attentes « prioritaires » de l’associations vis-à-vis du quinquennat à venir, tout comme la lutte contre les violences faites aux femmes. Si le président nouvellement élu a promis une campagne natio- nale de sensibilisation sur le sujet, Céline Piques, porte-parole d’OLF, prévient que le mouve- ment sera « vigilant » sur le budget alloué à cette question et estime qu’il faut « mettre des milliards sur la table pour que la lutte soit efficace ».

L’association se dit aussi attachée à la lutte contre les stéréotypes de genre et a critiqué le spectacle donné devant la pyramide du Louvre lors de la soirée électorale, dimanche soir. En cause, la mise en scène de danseuses en petite tenue sur scène. « La grande cause nationale droits des femmes, ça commence avec les danseuses hypersexualisées dans la cour du Louvre, c’est ça? » a notamment tweeté une porte-parole.

Appliquer (vraiment) la parité en politique

Emmanuel Macron a répété plusieurs fois pendant sa campagne son « souhait » de nommer une femme Premier ministre. Il a aussi insisté sur la nécessité d’une vraie parité en politique et s’est engagé à présenter 50% de femmes dans les circonscriptions gagnables en vue des élections législatives. Une proposition forte, alors que les partis investissent souvent des femmes là où ils sont sûrs de perdre pour contourner la loi tout en rentrant dans ses clous (et donc éviter de payer des pénalités).

« Là aussi, on attend de voir ce que cela donne », poursuit Céline Piques, soulignant qu’il est encore tôt pour avoir du recul sur ce qu’est une « circonscription gagnable » pour un jeune mouvement comme En Marche!.

Enfin, quatre associations féministes ont tenu à rappeler dans une tribune publiée dans Libération avant le second tour que leur « appel à battre Marine Le Pen » ne vaut pas « blanc- seing à Emmanuel Macron », notamment sur les questions économiques. « Nous saurons, dès le soir de son élection, lui rappeler que notre vote n’aura été en aucun cas un vote d’adhésion et nous continuerons à nous mobiliser contre son projet libéral dangereux pour les droits sociaux de toutes et tous », écrivent les porte-parole de quatre mouvements.

http://www.lexpress.fr

Lire aussi:

Monsieur le Président : les droits des femmes n’attendront pas ! (Osez le Féminisme)

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09 mai 2017 ~ 0 Commentaire

valls (le soir.be + lo + anti-k + essf)

iznogooud

Valls choisit Macron pour les élections législatives: «Le PS est mort»

L’ancien Premier ministre a décidé d’être candidat de la majorité présidentielle.

Je serai candidat de la majorité présidentielle  ». L’ancien Premier ministre Manuel Valls ne laisse plus d’ambiguïté sur ses ambitions politiques : il sera candidat aux élections législatives en Essonne sous l’étiquette « La République en marche », a-t-il confirmé sur RTL France. Il souhaite s’inscrire dans le nouveau parti présidentiel.

L’ancien Premier ministre assure qu’il «veut la réussite d’Emmanuel Macron ». Il «a réussi son pari, il a fait la bonne analyse, celle que je faisais il y a quelques années», a-t-il déclaré.

Manuel Valls renonce donc à se présenter sous l’étiquette PS: «Il ne s’agit pas d’avoir des états d’âme, il s’agit d’avoir une vision claire. Je suis attaché au Parti socialiste, à son histoire, à ses valeurs mais le Parti socialiste est mort et est derrière nous.».

Interrogé sur Europe 1, le porte-parole d’Emmanuel Macron Benjamin Griveaux assure que l’ancien Premier ministre n’a toujours pas déposé sa candidature. «Si vous ne déposez pas votre candidature, vous ne pouvez pas être investi par En Marche! Il lui reste 24 heures», a-t-il déclaré.

http://www.lesoir.be/

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Valls : de la difficulté de se recaser (LO)

Manuel Valls bientôt exclu du PS ? (Anti-K)

Double humiliation Isolé, Valls tente de raccrocher la caravane Macron (Essf)

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09 mai 2017 ~ 0 Commentaire

juncker (anti-k)

pauvrete

Juncker: « On continue comme çà jusqu’à ce que toute la carte soit noire »

Juncker avertit déjà Macron: «Les Français dépensent trop d’argent»

Le président de la Commission européenne estime que le niveau actuel des dépenses publi- ques françaises n’est pas tenable à long terme. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a appelé lundi Emmanuel Macron à réduire la dépense publique en France quand l’ancien ministre de l’Economie sera au pouvoir, jugeant que son niveau actuel n’était pas tenable à terme.

«Nous sommes confrontés avec la France à un problème particulier, les Français dépensent trop d’argent et ils dépensent au mauvais endroit», a déclaré à la presse à Berlin M. Juncker au lendemain même de l’élection de M. Macron à la présidence de la République française.

«Les Français consacrent entre 53 % et 57 % de leur Produit intérieur brut à leurs budgets publics, compte tenu du niveau relativement élevé de la dette cela ne peut pas fonctionner dans la durée  », a ajouté M. Juncker.

« Faire un geste en direction des autres »

Il a estimé que le futur chef de l’Etat français ne pourrait pas compter à sens unique sur la mansuétude de ses partenaires européens sur ces questions. «Il appartient aussi aux Français de faire un geste en direction des autres» en faisant les réformes nécessaires, a-t-il dit. Ces propos surviennent alors que la Commission européenne doit publier jeudi ses prévisions économiques de printemps pour les pays de l’UE, suivies le 17 mai de recommandations.

Or la France est sous pression pour respecter enfin les règles européennes, selon lesquelles les déficits publics doivent être en dessous des 3 % du PIB.

Lundi 8 mai 2017

http://www.lesoir.be/

Commentaire: C’est clair: « On ne peut plus se permettre de nourrir, soigner et éduquer les pauvres ». Qu’ils aillent mendier!

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09 mai 2017 ~ 0 Commentaire

législatives (anti-K)

legislative

Quelle projection pour les élections législatives ?

Il n’y aura pas d’état de grâce pour Macron, qui a été élu par une minorité de Français alors qu’il avait face à lui l’épouvantail Le Pen.

Seuls 16% des électeurs de Macron l’ont fait pour son programme ; 43% pour marquer leur opposition à Le Pen, 33% pour le renouvellement politique qu’il représente, 8% pour sa personnalité. Quelques jours avant l’élection, seuls 41% des gens souhaitaient qu’il « joue un rôle important au cours des mois et des années à venir ». Il n’a en particulier pas de mandat populaire pour s’attaquer au code du travail : 38% des gens seulement approuvent son projet de réforme du code du travail, et 70% s’opposent à ce qu’il procède par ordonnance !

Au soir du second tour, environ 60% des gens souhaitent que Macron n’ait pas de majorité parlementaire à l’assemblée nationale.

Autrement dit, les jeux sont ouverts pour les législatives de juin, d’autant plus que la configura- tion politique est toujours incertaine, même si elle commence à se clarifier.

Macron investira des candidats « République en marche ». Il a bien précisé que les candidats pourraient rester au PS ou à LR, mais qu’ils devront accepter cette étiquette pour ne pas avoir de candidat « En marche » face à eux. Une partie des députés PS (les proches de Valls notamment) accepteront certainement l’offre de Macron. Hamon a indiqué qu’il soutiendra des candidats face aux socialistes « en marche ». Le PS est en train de voler en éclats dans la confusion générale.

législatives (anti-K) dans A gauche du PS

Mélenchon est en train d’imposer son leadership à la gauche de Macron.

La « France insoumise » est estimée à 14% aux législatives, loin devant le PS (8,5%). Le PCF serait marginalisé autour de 1-2%, et les Verts feraient à peine mieux. Le PCF et Hamon ont renouvelé leur proposition d’union à Mélenchon. Mais ce dernier souhaite poursuivre sur sa dynamique de la présidentielle, imposer au niveau national la « France insoumise » et écraser ses concurrents à gauche.

Il n’y aura au mieux qu’un accord minimal sur quelques circonscriptions avec le PCF ou Hamon. Dès 21h dimanche soir, Mélenchon a appelé à la « résistance » contre le program- me de « guerre sociale » de Macron et espère être en mesure de constituer une majorité. C’est aujourd’hui peu probable, mais la possibilité de nombreuses triangulaires ou quadrangulaires laisse le jeu ouvert. Néanmoins, la concurrence entre la France insoumise, le PCF, et les PS hamonistes pourrait empêcher à de nombreux candidats de la France insoumise d’accéder au second tour.

https://www.anti-k.org/

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08 mai 2017 ~ 0 Commentaire

hamon (l’express)

hamon hollande

Isolé, Hamon veut soutenir des candidats contre des socialistes macronistes

« Soyez libres de tout, y compris des appareils qui vous commandent telle ou telle attitude », a enjoint le socialiste à ses soutiens. En off, ses proches actent la fin du PS.

La nouvelle campagne de Benoît Hamon s’annonce tout aussi compliquée que la précédente. Le candidat socialiste malheureux avait convoqué la presse pour commenter en direct les résultats du second tour dimanche soir à 21h15. Mais, Jean-Luc Mélenchon lui ayant grillé la politesse, les principales chaînes de télévision n’ont pas jugé bon de retransmettre sa décla- ration en direct. Toute anecdotique qu’elle soit, cette énième mésaventure reflète l’étroitesse du chemin choisi par Benoît Hamon et ses troupes en vue des élections législatives.

Coincé entre La France insoumise d’un côté, et des socialistes tentés de gouverner avec Emmanuel Macron de l’autre, l’ancien ministre de l’Education entend fédérer derrière lui les écologistes, les communistes et l’aile gauche du PS. « Si la gauche se rassemble, si elle se rassemble dans sa diversité, elle peut être majoritaire à l’Assemblée nationale. Soyez en certains », a martelé Benoît Hamon devant la centaine de partisans venus l’écouter dans un bar du 14e arrondissement de Paris.

« On soutiendra d’autres candidats »

Alors que le PS n’a pas encore choisi sa stratégie pour les élections législatives, Benoît Hamon passe à l’offensive. Il sous-entend qu’il fera campagne pour des candidats écologistes ou communistes opposés aux socialistes prêts à gouverner avec Emmanuel Macron. « Je soutien- drai par delà les étiquettes les femmes et les hommes, les candidats sincèrement engagés dans cette démarche de rassemblement, première étape d’une renaissance et d’une reconstruction de la gauche en France. »

Son ami, le député de Paris Pascal Cherki, se charge de traduire:

« S’ils veulent aller chez Macron, ils vont chez Macron, mais nous, on soutiendra d’autres candidats. C’est un début de clarification. » Manuel Valls peut donc s’attendre à ce que Benoît Hamon soutienne un autre candidat de gauche dans sa circonscription. Département par département, ses émissaires seraient déjà en train de prendre langue avec des écologistes et des communistes pour faire émerger des candidatures communes. « Partout où c’est possible, on va discuter directement par dessus l’appareil du PS », précise Pascal Cherki.

« Pour nous, c’est la fin du PS »

Sans même attendre une clarification au congrès du PS cet automne, Benoît Hamon et ses troupes semblent avoir déjà acté la mort clinique du parti. « Soyez libres de tout, y compris des appareils qui vous commandent telle ou telle attitude », a-t-il exhorté ses partisans une fois les micros éteints. « Pour nous, c’est la fin du PS, confirme un membre de son équipe de campa- gne. La seule question qui se pose, c’est de savoir si l’on sera assez nombreux pour former un groupe avec les écologistes et les communistes à l’Assemblée. Là, on est seuls, c’est notre principal problème. »

Malgré un nouvel appel lancé aux insoumis dimanche soir, Benoît Hamon sait que Jean-Luc Mélenchon refuse catégoriquement des accords d’appareil.

La gauche s’avance plus morcelée que jamais dans la campagne législative, et le bureau national prévu mardi s’annonce particulièrement saignant rue de Solférino.

Faut-il y voir un remède contre les gueules de bois à venir?

Benoît Hamon a fait preuve d’humour noir en proposant à ses militants d’arroser la victoire d’Emmanuel Macron: « Buvons de l’eau ! » Le socialiste entend garder les idées claires pour obtenir sa réélection dans les Yvelines, dans une circonscription arrachée à la droite en 2012.

8 mai 2017

http://www.lexpress.fr/

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Le PS enterre le programme de Hamon (Europe1)

Le PCF du Val-de-Marne presse les insoumis de faire cause commune (TC)

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08 mai 2017 ~ 0 Commentaire

2è tour bzh (fr3)

nono mlp

Si Emmanuel Macron arrive en tête en Bretagne, quelques communes ont placé Marine Le Pen en tête lors du second tour de l’élection présidentielle 2017. Elles sont quatre dans la région dans ce cas :

  • Croixanvec : 51,72% pour le Front national
  • Billio : 51,93%
  • Radenac : 53,41%
  • Cruguel : 50,7%

Ces quatre communes bretonnes se trouvent toutes dans le Morbihan et avaient déjà placé Marine Le Pen en tête au premier tour. En 2002, lors du duel entre Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac, aucune commune de la région n’avait voté majoritairement en faveur du Front national.

11,67%

C’est le pourcentage de votes blancs et nuls en Bretagne au second tour.

Un nombre bien plus important qu’au premier tour (2,36%) et supérieur à la moyenne nationale (11,42%) qui peut s’expliquer par le fait que le duel entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron n’était pas celui que la majorité des Bretons avait espéré.

Au premier tour, le candidat d’En Marche! était arrivé en tête dans les quatre départements de la région (29,05%) mais la candidate du Front national n’avait été créditée que de 15,33%. Les électeurs bretons avaient plus fortement plébiscité Jean-Luc Mélenchon (19,28%), qui était arrivé second dans trois des quatre départements.

Le fait que le leader de la France Insoumise n’ait pas donné de consigne de vote, si ce n’est de ne pas donner de bulletin au Front National, a sensiblement participé à ce fort taux de votes blancs et nuls dans la région.

91,84%

À Trémargat, dans les Côtes-d’Armor, Emmanuel Macron a obtenu 91,84% des suffrages au second tour de l’élection présidentielle. Il s’agit du meilleur score du candidat d’En marche! dans la région. Mais, fait étonnant, il n’avait recueilli que 3,5% des voix au premier tour dans cette commune costarmoricaine où Jean-Luc Mélenchon était arrivé largement en tête (61,54%) (et Poutou 5%, le total de gauche avec Hamon faisait 80% Note du Blog). Ce résultat hors norme au second tour reflète plus un vote anti-Front national qu’une réelle adhésion au programme d’Emmanuel Macron.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

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08 mai 2017 ~ 0 Commentaire

regression sociale

paris

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