Archive | Hollandie

18 février 2018 ~ 0 Commentaire

lannion hôpital (le trégor)

Le mouvement a été lancé à la seule initiative de la CGT

Lannion. 300 manifestants pour défendre l’hôpital

300 personnes sont venues défendre l’hôpital de Lannion, vendredi matin. Elles n’ont pas pu envahir la salle du conseil de surveillance.

Pas de manifestation dans l’enceinte du centre hospitalier de Lannion et pas d’envahissement de la salle du conseil de surveillance. C’est ce à quoi ont dû s’engager la CGT et le comité de défense jeudi soir. Le maire de Lannion, président du conseil de surveillance, a interdit toute manifestation dans l’enceinte du centre hospitalier vendredi sous peine de non tenue du conseil. Une délégation de cinq salariés a néanmoins été reçue devant les administrateurs. Ils ont pu lire une déclaration. Les salariés ont défilé entre le bâtiment Min Ran et le parking de l’hôpital.

Dehors, 300 personnes sont venues soutenir le mouvement. Les personnels se sont rassemblés dans un premier temps devant le bâtiment Min Ran avant de rejoindre sur le grand parking le rassemblement des usagers. Le mouvement a été lancé à l’initiative de la CGT. La CFDT n’a pas souhaité suivre.  Pour Pascal Lasbleiz, le délégué CGT, des échéances précises sont proches :

Les restructurations prévues dans les mois à venir inquiètent voire plus les personnels. En neurologie et cardiologie ce sont 15 lits occupés à plus de 90 %  qui seraient supprimés et par conséquence une vingtaine de postes. Quelles conséquences sur le fonctionnement des urgences, qui devrait être la vitrine de l’établissement ?

Plusieurs élus ont rejoint la mobilisation : les maires de La Roche-Derrien, Ploulec’h, Le Vieux Marché, Jean-Yves Callac de Lannion ainsi que Cinderella Bernard, conseillère départementale de Bégard.  Pour les usagers : Il y a une volonté de faire quelque chose ensemble. On va se revoir rapidement. »

16 Fév 2018

https://actu.fr/

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17 février 2018 ~ 0 Commentaire

sncf 3 (france info)

cheminot

Rapport Spinetta sur la SNCF : la CGT annonce une « manifestation nationale » des cheminots le 22 mars

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a indiqué, vendredi sur France Inter, qu’une manifestation nationale aura lieu le 22 mars pour que « les cheminots défendent le service public, leur emploi et leur statut ».

« Les cheminots font une manifestation nationale le 22 mars et, forcément, les cheminots défendront le service public, leur emploi et leur statut », a annoncé Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, vendredi 16 février sur France Inter. Ils « ne laisseront pas casser leur outil de travail », a prévenu le leader cégétiste au lendemain de la remise du rapport Spinetta.

Sept syndicats de fonctionnaires ont déjà appelé, mardi 6 février, à une « journée de mobili- sation » à la même date, pour protester notamment contre les annonces du gouvernement sur la réforme de la fonction publique.

Le « gouvernement veut casser la SNCF »

Pour Philippe Martinez, « c’est un rapport qui n’est pas surprenant venant d’une commande du gouvernement qui veut casser la SNCF et le service public, tous les services publics ». « Je défie quiconque de me prouver en quoi le statut des cheminots est la cause des problèmes et des incidents que rencontrent bon nombre de voyageurs », a ajouté le secrétaire général de la CGT.

« Ce que propose ce rapport, c’est d’accentuer cette casse », a dénoncé le numéro 1 de la CGT, alors que la SNCF devrait, selon lui, « être au service du public ».

 

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17 février 2018 ~ 0 Commentaire

solidarité paysans 2 (fr3)

Installation des jeunes agriculteurs: des prêts bancaires trop facilement accordés

Depuis un an, des associations d’aide aux agriculteurs en difficulté s’inquiètent de voir de jeunes exploitants contracter des emprunts bancaires exhorbitants. Elles reprochent aux banques de leur ouvrir leurs portes trop largement avec l’assentiment de l’ensemble de la profession.

« Un prêt à 400.000 euros et une vie au RSA« , résume un producteur laitier de Mayenne.Comme une grande majorité de jeunes ruraux, l’éleveur a rencontré peu d’obstacles à l’obtention d’un crédit à l’installation, basé sur des prévisions déconnectées de la réalité avec l’assentiment des acteurs de la filière. « Quand on est jeune, on ne sait pas tout, on est content de s’installer et donc on signe« , explique Marc (prénom modifié) qui avait 26 ans lorsqu’il a contracté son emprunt bancaire. Sous le poids des dettes, le jeune père de famille a fait une tentative de suicide deux ans après son installation: « j’avais l’impression que pour m’en sortir c’était ma seule solution« .

Mal conseillé au départ

Une assistante sociale l’a mis en contact avec Solidarité Paysans qui l’accompagne dans ses démarches auprès des créanciers. L’association suit 53 familles en difficulté en Mayenne, dont 23 nouvelles en 2017. En Bretagne, pour la seule année 2016, 370 dossiers ont été traités parmi lesquels, ceux de 180 nouvelles familles.

Si l’agriculteur reconnaît sa part de responsabilité – « je me suis installé trop vite, j’ai acheté trop de vaches » -, il regrette de ne pas avoir été bien aiguillé: « J’ai eu les aides, j’ai mis un prix potentiel, on ne m’a rien demandé, du moment que la banque disait oui ». « Si c’était à refaire, je ne m’installerais pas. Maintenant, je subis », soupire l’éleveur qui possède 55 vaches laitières.

En 2011, lors de son installation près de Laval, il obtient 12.000 euros en dotation jeune agriculteur (DJA). Cette aide en trésorerie destinée au démarrage de l’activité varie de 8.000 à 30.000 EUR, selon la zone. Marc a également bénéficié d’un prêt bonifié de 2,5%.

99,9% des dossiers sont approuvés par la profession

« Une des particularité du monde paysan, c’est que les dossiers d’installation sont instruits par la profession. Les études d’installation ne reflètent pas forcément
la réalité économique du moment. Elles n’ont pour vocation que de permettre l’installation et donc d’autoriser la banque à débloquer des fonds
« , explique Patrick Bougeard, président du réseau national Solidarité Paysans. 99,9% des dossiers sont approuvés par la Commission départementale d’orientation agricole (CDOA) où sont représentés syndicats, banques et administration publique, explique l’un des membres de la commission qui opère en Bretagne.

Banque: « On a une part de refus assez faible »

Alors que le secteur agricole est en proie à des difficultés, le nouveau venu trouvera également les portes grandes ouvertes du côté des banques: « Aujourd’hui, tout jeune agriculteur porteur d’un projet est financé, on a une part de refus assez faible« , confirme Laurence Corman, responsable du marché de l’agriculture au Crédit Agricole en Bretagne. Elle assure que la banque effectue sa propre étude en se basant sur une moyenne des prix agricoles des deux dernières années.

Il y a un an, en février 2017, six associations bretonnes d’aide aux agriculteurs en difficulté dénonçaient déjà à Rennes (35) les pratiques des différents partenaires économiques (banque, assurance, coopérative, MSA, centre de gestion, autres fournisseurs…) dans la gestion des dossiers des agriculteurs en difficulté.

Incapacité de remboursement

Laurent B., producteur bovin breton, n’a « jamais réussi à tirer un revenu de sa production ». La dotation jeune agriculteur lui permet de « sortir de l’eau » mais l’agriculteur de 23 ans ne parvient pas à rembourser son emprunt de 160.000 euros. « Je connaissais les risques mais on a envie de tenter sa chance quand même« , admet-il.

Du côté de Solidarité Paysans, on regrette que « la profession en règle générale ne fa(sse) pas son boulot. Ils devraient être beaucoup plus prudents dans la manière dont ils accompagnent les paysans ». « On finit par s’auto-convaincre que la situation dans laquelle on s’installe ne posera pas de problème mais on se met un voile noir sur la réalité« , assure Patrick Bougeard, le président de l’association.

Les crises dans les filières porcine, volaille mais surtout laitière de 2008 et 2015, s’ajoutant à la fin des quotas, ont laissé sur le carreau de nombreux jeunes installés.

Mythe du paysan solidaire

« Avec des prévisions à 320 euros les 1.000 litres alors que le prix tombe à 270, vous vous ramassez la crise de plein fouet« , estime M. Bougeard. « La banque récupère ses garanties. Pour ces gens-là, le paysan est d’abord un client, il faut aussi démystifier le mythe du (monde) paysan solidaire où tout le monde tire dans le même sens« .
Néanmoins, « si vous comparez le monde professionnel avec le monde de l’agriculture, en termes de dépôts de bilan, cela reste très faible« , tempère Roger Andrieu, président
du Crédit Agricole en Bretagne. « Ce qui ne veut pas dire que la situation n’est pas compliquée à vivre pour les personnes ayant des difficultés de trésorerie« , dit-il.

1 exploitant sur 3 gagne moins de 350€/mois

Le taux de maintien des nouveaux agriculteurs après cinq années s’élève à plus de 86%, selon la Mutualité sociale agricole (MSA). Mais près de 30 % des exploitants agricoles avaient en 2016 un revenu inférieur à 350 EUR par mois et 20% étaient en déficit. « La difficulté par rapport à l’endettement, c’est que les tailles des exploitations sont de plus en plus grandes. Passer de 500.000 litres de lait à 1 million ne se fait pas d’un coup de baguette magique, il peut y avoir un temps long, sans compter le facteur sanitaire, météorologique« , analyse M. Andrieu du Crédit Agricole.

« On est en train de changer d’approche, avec plus de proximité. Des agents se rendent auprès des agriculteurs pour faire un bilan dès six mois. On l’a moins fait par le passé parce que cela cognait moins dur. Avec la volatilité des prix, le marché est devenu international« , explique Laurence Corman, responsable du marché de l’agriculture.

Un appel à la prudence peu entendu dans les écoles

Sur le terrain, les bénévoles de Solidarité Paysans tentent une nouvelle approche auprès des jeunes en intervenant dans les lycées agricoles. Mais « le discours qu’on tient n’est pas audible car cela pourrait remettre en cause leur installation« , regrettent-ils.

HP  16/02/2018
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Lire aussi:

Solidarité Paysans Bretagne : le nombre d’agriculteurs en difficulté explose 

Solidarité Paysans aide les agriculteurs en difficulté 

Cri d’alarme en Bretagne

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16 février 2018 ~ 0 Commentaire

jm blanquer (n’autre école + anti-k)

esprit d'entreprise -prof

Un ministre en marche.. arrière

En arrivant au ministère de l’Éducation nationale en mai 2017, monsieur Blanquer déclare qu’il ne veut pas tout réformer et souhaite « ne garder que ce qui marche ». Mais très vite, et tout l’été, des annonces de mesures innovantes se succèdent. Des articles fleurissent dans toute la presse, des interviews se multiplient sur les plateaux télévisés, il n’arrête pas.

Ses premières mesures savent résonner sur ce que chacun a connu dans son enfance et que sa mémoire embellit :

Une école qui sait apprendre à lire, à écrire et à compter avec des méthodes de déchiffrage, de répétition… allant du plus simple au plus complexe. Il flatte le conservatisme, joue sur la nostalgie en annonçant son objectif prioritaire : « Lire, écrire, compter et respecter autrui ».
Monsieur Blanquer joue ainsi finement avec les désirs individuels des parents et des ensei- gnants : le retour à la semaine de quatre jours, le rétablissement des classes bilangues et des classes européennes, la mise en place de stages de remise à niveaux pendant les vacances scolaires avant l’entrée en 6e, l’instauration d’une aide aux devoirs au collège, le dédou- blement des CP en zone prioritaire. Il sait aussi utiliser la lassitude des enseignants avec les dernières réformes imposées et l’intérêt individuel des adultes, comme la réforme du collège et la semaine scolaire.

Et depuis septembre, monsieur Blanquer ne cesse d’annoncer de nouvelles mesures pour l’éducation

Les classes de CP à 12 mises en place en REP + sont fortement médiatisées, on y voit des enfants sereins et un professeur qui peut individualiser… on ne voit pas les autres classes aux forts effectifs, on ne parle pas du dispositif « Plus de maîtres que de classes » confisqué pour récupérer des professeurs, ni des organisations pédagogiques spécifiques rendues impossi- bles comme les classes de CP/CE1 qui donnent deux ans aux enfants pour apprendre à lire…

Au retour des vacances d’automne

Dans Le Parisien du 13 novembre, le ministre présente ses nouvelles mesures. Le dispositif  « devoirs faits » se met en place. Quatre heures par semaine en moyenne pour les élèves volontaires « La proportion d’élèves susceptible de bénéficier du dispositif est liée à la situation de chaque établissement, en fonction des besoins de ses élèves et des moyens dont il dispose.… » [1] ce qui donne des mises en place très inégalitaires.

Monsieur Blanquer, euphorique sans doute annonce que le dispositif serait étendu au primaire à la rentrée 2018, en oubliant que les devoirs à la maison n’existent plus en primaire depuis l’arrêté du 23 novembre 1956 qui aménage les horaires des écoles primaires et inscrit les devoirs pendant le temps scolaire. En application de l’arrêté, la circulaire du 23 novembre 1956 supprime sans équivoque les devoirs à la maison, retenant des arguments d’efficacité et de santé.

Le ministre souhaite rénover le baccalauréat et met en place une concertation avec l’ensemble des acteurs de la communauté éducative.

Il faut donc du temps et les résultats seront publiés en février. Mais sans attendre, monsieur Blanquer en donne déjà les grandes lignes : en finir avec le bachotage, redonner du sens à l’examen et en faire un tremplin pour le supérieur. Il évoque la suppression des filières L, S et ES tout en rappelant la concertation en cours… Il parle également de la finalité du nouveau bac : aboutir à quatre matières pour les épreuves finales. Le reste des notes serait issu du contrôle continu. Mais comme chacun doit « cultiver son excellence » dans un domaine donné que l’élève aura choisi, il y aura au moins des options, s’il n’y a plus de filières… À suivre !

Un minimum d’écrans jusqu’à 7 ans. Monsieur Blanquer, après la lecture de différents rapports de santé sur l’addiction aux écrans demande leur usage modéré et ciblé. Néanmoins, il préconise l’usage de robots pour faciliter la socialisation dans les petites classes, surtout pour les enfants autistes. Mais pas de modération pour l’école élémentaire, les entreprises d’applications et de dispositifs numériques n’ont rien à craindre et pourront se rattraper dans les différentes disciplines scolaires !

Les méthodes de lecture responsables de l’inflation des orthophonistes et bien sûr pas n’importe lesquelles ! Toutes celles qui s’appuient sur la « méthode globale », l’éternelle coupable, car elle fait entrer l’enfant dans la lecture par la photographie mentale des mots au lieu de lui donner accès à la conscience phonétique.

jm blanquer (n'autre école + anti-k) dans Educ'action

Davantage de conseils de discipline. Monsieur Blanquer souhaite à la fois une école du bonheur, de la confiance où l’on s’épanouit, mais également une école de l’autorité et ceci en utilisant davantage les conseils de discipline. Ainsi, il réduit aux seules sanctions du conseil de discipline le rétablissement de l’autorité et l’amélioration du climat scolaire. Pourtant, une organisation démocratique de l’établissement avec la participation des élèves est plus efficace, la sanction devient alors une décision pensée et réfléchie par tous. Mais l’élève n’a pas à donner son avis qu’il obéisse !

La création d’unités de laïcité. Ce sont des équipes spécialisées intervenant dans les établissements en difficulté avec certains de leurs élèves pour protéger l’esprit scientifique et l’esprit républicain : soit qu’ils remettent en cause les connaissances enseignées ou plus généralement qu’ils touchent à la laïcité par des comportements radicalisés. Ces unités aideront les professeurs et le chef d’établissement. La dimension de participation démocratique des élèves est toujours ignorée. Des espaces de paroles mixtes (adultes et jeunes) aident pourtant.

Tout se règle sans les élèves ! La Convention internationale des droits de l’enfant, la grande méconnue de ce ministère.

Le recrutement et la formation. Les 50 000 assistants d’éducation seront le vivier des futurs professeurs. Il suffit de repérer les vocations à travers les bourses ou les contrats de travail. Comment se fera le repérage ? Par qui ? Qu’adviendra-t-il des autres ? Le rôle des inspec- teurs ? Des directeurs et des chefs d’établissement ?  La formation doit évoluer, elle doit s’améliorer grâce à la recherche et s’appuyer sur des praticiens. Les formateurs seront donc devant une classe. Mais on ne sait pas comment : avec des postes à temps partiel ? dans les ESPE, dans les établissements ?

On est toujours dans le déclaratif. Une prime annuelle de 3000 euros pour les enseignants de REP+. Elle devrait se mettre en place en 2018, si les organisations syndicales suivent, mais la discussion n’a pas encore commencé… Qui sera attiré par cette prime ? Toujours des jeunes, ou plutôt des professeurs expérimentés ? Les augmentations de salaire ne doivent pas se réduire au seul point d’indice. Elles peuvent se faire de manière différenciée. Mais aucune précision : l’obéissance aux préconisations ministérielles ? les résultats scolaires des élèves ? l’évaluation des directeurs et chefs d’établissement, des inspecteurs ? Tout est possible.

La mise en place d’un « plan mercredi » avec les ministères de la Culture et des Sports. La remise en cause par Monsieur Blanquer de la semaine de quatre jours et demi ne fait aucun doute. Et comme il n’y a aucune évaluation… supprimons ! Ce qui importe au ministre, c’est la participation des enfants à des activités intelligentes, utiles et gratuites le mercredi. Donc pour lui, l’école le mercredi matin ne propose pas d’activités intelligentes, utiles et gratuites ! L’appui aux collectivités proposé par le ministre serait la bienvenue pour la mise en place d’activités intelligentes, utiles et gratuites le mercredi après la matinée de classe…

Le calendrier scolaire. Une concertation « Le temps et l’espace de l’enfant et de l’adolescent au 21è siècle » doit être lancée. Déjà annoncée fin août en clôture des rencontres du CNESCO,  elle se fait attendre… et elle devrait durer plusieurs mois pour créer un large consensus. Il n’y a pas d’urgence pour monsieur Blanquer. Eh oui ! l’intérêt de l’enfant n’est pas une urgence et ne pèse pas lourd face aux intérêts particuliers et économiques !

 dans Hollandie

Des « innovations » pas toujours nouvelles…

Ceux qui apprécient ces « innovations » ne savent pas qu’elles sont pour beaucoup récupé- rées dans les armoires des réformes de l’Éducation nationale. Elles ont été expérimentées, puis abandonnées et enfin reprises dans ces différentes mesures, avec bien sûr des actuali- sations, des références à la recherche… Quant à ce qui est supprimé pour « ne garder que ce qui marche », c’est juste à la « lumière des sciences » – version déclarative –, car il n’y a pas toujours d’évaluation des dispositifs concernés.

… et portées par des objectifs libéraux

L’individualisation, l’élitisme, les évaluations, les orientations et les parcours séparés, la responsabilité de chaque élève et surtout de sa famille, l’externalisation de l’aide (soutien, orthophonie, pédopsychiatre…), le recrutement des professeurs … sont les plus lisibles.
Ces nouvelles mesures peuvent effectivement satisfaire des citoyens et certains politiques… Quant à ceux qui ne sont pas satisfaits – et peut-être porteurs de visées émancipatrices – ils sont peu visibles.

[1] Sur le site du ministère : http://www.education.gouv.fr/

12 février 2018 par Catherine Chabrun

https://www.questionsdeclasses.org/

Commentaires:

  • Sans oublier : le peu d’intérêt et d’estime manifesté à l’égard des démarches coéducatives portées et développées par les démarches de Projet Educatif Local et de Projet Educatif de Territoire. Pouvant associer localement les parents, mais aussi les enfants et les jeunes eux-mêmes, ainsi que les associations et mouvement d’éducation populaire aux côtés des équipes enseignantes et des collectivités locales, elles ont pourtant pu créer de véritables dynamiques locales de concertation et de coéducation démocratiques et mériteraient d’être soutenues, améliorées, approfondies et prises en considération, au delà de la seule question des « rythmes » éducatifs et scolaires. Frédéric Jésu

  • Cette analyse ne dénonce pas les conséquences évidentes de la « réforme » du bac. Le passage en contrôle continu de la majorité des épreuves transformerait le bac en diplôme-maison.  On perdrait l’anonymat des copies, et le caractère égalitaire sur le territoire.
    Le diplôme, complètement dévalorisé, connaitrait alors le destin du Brevet « national » des collège, et cette dévalorisation finale permettrait de justifier la sélection à l’université. Ce serait aussi le point de départ de l’effondrement des qualifications reconnues par l’Etat, au profit des « compétences » déterminées par le MEDEf.. Tout ceci semble ne pas avoir été compris le point de vue de l’auteur du texte.. dommage !  Michel

    Lire aussi:

    Réforme du bac : ce qui se cache derrière le « contrôle continu » instauré par Jean-Michel Blanquer (Anti-K)

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15 février 2018 ~ 0 Commentaire

cfdt 22

cfdt22

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14 février 2018 ~ 0 Commentaire

15 février (rp)

le peril jeune

Dans la rue le 15 contre la sélection : Nous ne sommes pas de la chair à patrons !

Façonner une main d’œuvre bon marché, adaptée aux besoins du patronat : voilà l’objectif affiché du plan étudiant, récemment adopté par le Sénat. Jeudi 15 février, nouvelle date de mobilisation, sera l’occasion de battre à nouveau le pavé contre la sélection sociale en marche forcée. 

Cela fait de longues décennies que les gouvernements successifs cherchent à adapter le flux d’étudiants et les diplômes aux besoins du patronat, après que mai 68 a ouvert en grand les portes de l’université. C’était notamment le cas dès 1986 avec la loi Devaquet, mais la mobilisation massive de la jeunesse et la mort de Malik Oussekine mettront temporairement un terme aux projets du gouvernement.

Pourtant, depuis les années 2000 et avec l’application du processus de Bologne (les lois LRU 1 et 2, la fusion des universités…) c’est l’intégralité des acquis de la jeunesse en matière d’accès à l’enseignement supérieur qui est foulé au pied, au profit du patronat. L’amendement à la loi ORE (Orientation et Réussite des Étudiants) voté par le Sénat, qui veut contingenter les filières en fonction du marché, n’est qu’un pas supplémentaire en ce sens. Le pas de trop ?

Le gouvernement veut nous faire croire qu’il n’y a plus le choix, l’université est en crise, elle étouffe. La sélection via Parcoursup et les attendus seraient la meilleure solution pour éviter le tirage au sort et ainsi garantir plus de justice aux bacheliers qui veulent intégrer l’université. Mais qui peut parler de justice quand on sait que l’accès aux études supérieures est déjà un parcours du combattant pour les jeunes issus de milieux populaires ? Et quelle est cette crise de l’université, si ce n’est l’asphyxie consciemment orchestrée par les gouvernements en investissant à budget constant alors que le nombre d’étudiants croît chaque année ?

C’est une rhétorique similaire qui vient justifier un amendement polémique à la loi ORE voté par le Sénat. Un discours qui voudrait nous faire croire que le problème du décalage entre le nombre de diplômés du supérieur et leur embauche, le problème du chômage, découle avant tout du manque d’adaptation de l’enseignement supérieur aux besoins du marché du travail. « La modification des capacités d’accueil prend en compte les taux de réussite et d’insertion professionnelle observés pour chacune des formations » décrète l’amendement présenté par Jacques Grosperrin (LR) et adopté en suivant.

Mais là encore, il ne s’agit certainement pas d’assurer à tous les étudiants un enseignement de qualité et encore moins de répondre à la question du chômage. Cet amendement va dans le sens de fouler au pied l’idée d’un enseignement libre et gratuit, critique, et accessible à tous. Il subordonne toujours plus l’université aux besoins du patronat, et va servir de prétexte à la fermeture de nombreuses filières jugées « non rentables ». Fermetures de filières qui vont engendrer des suppressions de postes, continuant à dégrader les conditions de travail de celles et ceux qui œuvrent au bon fonctionnement de l’université – les enseignants mais aussi et surtout les personnels BIATSS.

Un amendement qui va toujours plus loin dans l’ignominie et le saccage des conditions d’études et de travail, qui vise à faire des universités des usines à mains d’œuvre adapté aux besoins de Vinci, EDF, Airbus et autres grandes firmes, au détriment d’une université publique qui dispense un savoir critique, accessible à tous.

Pourtant, des solutions existent, face à une sélection injuste et à un manque de moyens évident. C’est la construction de nouvelles universités, l’embauche de nouveau membres du personnel et pour ce faire, un investissement massif de l’État dans l’enseignement supérieur. Et la solution au chômage de masse, ce n’est pas de réduire le nombre de diplômés du supérieur ou d’adapter les études selon le bon vouloir du patronat, mais c’est la réduction du temps de travail, de répartir le temps de travail entre toutes et tous. Car, alors que des milliers de sans-emplois attendent désespéramment qu’un poste se libère, certains triment plus de 45 heures par semaine.

Brisons le cou à cette logique qui voudrait que ce soit normal d’être mis sur le banc de touche quand on est enfant d’ouvriers, qui voudrait transformer les universités en entreprises. Ce n’est pas à nous de payer leur crise !

Et pour cela, comme c’est le cas dans plusieurs lycées et facs de France, il faut s’organiser pour préparer la riposte. La prochaine date de mobilisation dans l’éducation est déjà posée, et il s’agit de s’y retrouver en nombre pour contrecarrer les attaques du gouvernement et porter nos revendications.

Léonie Piscator mardi 13 février

http://www.revolutionpermanente.fr/

Rendez-vous le 15 février contre la loi ORE, la sélection, la casse de l’enseignement !

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14 février 2018 ~ 0 Commentaire

staps brest rennes (fr3)

Filière Staps en Bretagne : “on veut des postes”

Les enseignants de la filière Staps à l’université de Rennes 2 sont en grève depuis deux jours. L’UBO de Brest a également connu une mobilisation. Tous réclament plus de postes alors que le nombre d’étudiants ne cessent d’augmenter.

Des enseignants mobilisés à Rennes, à Brest. Tous font partie de la filière Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives). Les étudiants y sont de plus en plus nombreux à s’inscrire mais les effectifs du corps enseignant eux ne bougent pas. À Rennes 2, les professeurs sont donc en grève depuis deux jours et réclament des créations de postes pour la rentrée prochaine.

Le plus gros Staps de France

L’université de Rennes 2 possède la plus grosse filière de France et observe une inégalité de traitements. D’autres universités ont obtenu gain de cause, à la suite de leurs revendications.

Une victoire modeste pour un fonctionnement normal

À Brest, même combat. L’UBO s’est aussi mise à l’arrêt pendant une semaine pour attirer l’attention sur ce manque de personnel. L’université refusait de tirer au sort les candidats à la filière et d’écarter des candidats. Là encore le nombre d’étudiants a augmenté, 480 étudiants en première année contre 350 l’an passé. Des équipements méritaient des rénovations. Une partie des demandes a été entendue mais la victoire reste modeste.

Emilie Colin 14/02/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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14 février 2018 ~ 0 Commentaire

ferrand pas content (jdd)

robinbois f

Assemblée : l’aile gauche de la majorité commence à agacer les autres députés LREM

Pourtant issu des rangs socialistes, le patron de la majorité, Richard Ferrand, n’aurait pas caché son agacement face aux réunions hebdomadaires d’élus LREM penchant plutôt à gauche.

Les réunions hebdomadaires d’un petit nombre d’élus, souhaitant peser sur la politique sociale du gouvernement, font resurgir le clivage gauche/droite au sein d’une majorité dont le membres sont issus d’horizons très divers.

Le vieux clivage droite-gauche est-il en train de refaire surface ? La majorité se divise sur la question du pouvoir d’achat et un petit groupe d’élus, issus de l’aile gauche de La République en marche! a pris l’habitude de se rassembler toutes les semaines avec une question : comment faire entendre la fibre sociale dans la majorité ?

Des pistes de réformes pour le gouvernement. Mercredi matin, une trentaine de députés doivent se retrouver dans une salle de réunion du palais Bourbon pour établir, comme chaque mercredi, leur plan de bataille, à savoir la stratégie qui leur permettra de faire pencher à gauche tel ou tel texte. Chacun arrive avec des idées d’amendements ou des pistes de réformes, et les meilleures propositions sont transmises aux ministères concernés.

Des clivages toujours présents. C’est, à chaque fois, un petit coup de pression du pôle social sur le reste de la majorité. Ce coup de pression, tout comme ces réunions, exaspèrent le patron du groupe, Richard Ferrand. « Mais c’est de bonne guerre », précise un membre du groupe, car « les députés proches de Bercy, plutôt à droite, font la même chose. Arrêtons de faire croire que les clivages ont disparu ! »

« Une vieille chapelle socialiste ». Brigitte Bourgogne, députée du Pas-de-Calais et initiatrice de ces réunions, réfute la possibilité d’une fronde : « Jamais nous ne brandirons la menace d’une abstention », assure la députée du Pas-de-Calais. « Encore heureux ! Sa petite musique sur le pouvoir d’achat nous fait déjà suffisamment mal », tacle un marcheur de la première heure qui parle de ce groupe comme « d’une vieille chapelle socialiste ».

14 février 2018

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http://www.europe1.fr/

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Commentaire: Le pouvoir d’achat! C’est pourtant simple comme un élu qui se vote une augmentation!

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13 février 2018 ~ 0 Commentaire

italie (slate)

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L’Italie, le pays où la gauche a disparu

Des décennies durant, la gauche italienne fut pourtant la plus brillante d’Euro- pe avant de quasiment disparaître. Dans un mois, les partis se revendiquant de la «sinistra» ne sont pas assurés de siéger au Parlement.

Il existe un pays où il n’y a plus de gauche. Il se trouve que ce pays fut celui avec la gauche probablement la plus brillante d’Europe. Ce pays c’est l’Italie. Quel cataclysme a pu frapper la gauche italienne pour qu’en moins de deux décennies elle soit quasiment absente des écrans radars de la politique, quasiment rayée de la carte et sortie de l’Histoire?

Le cinéma italien recèle nombre de références à la détresse de la gauche transalpine. Ainsi dans Viva la Liberta, Toni Servillo incarne le très dépressif président du Partito Demo- cratico (PD), cerné par les mauvais sondages et la défiance croissante au sein de ses propres rangs. Remplacé par son jumeau tout juste sorti de l’hôpital psychiatrique, il assiste à l’envol des intentions de vote pour une gauche qui reprend des couleurs. Un songe cinématographi- que qui dit beaucoup de l’ambiance politique italienne.

Dans Aprile, son film-journal, Nanni Moretti implore Massimo D’Alema, leader du centre-gauche des années 1990, de «dire quelque chose de gauche» puis tout simplement de «dire quelque chose» ou encore plus simplement de «réagir». Les leaders du PD, comme Matteo Renzi, refusent d’employer le mot «gauche» à propos de leur propre parti. Ainsi, la «sinistra» italienne est confinée à un espace politique représentant électoralement moins de 10% des intentions de vote. Tout cela s’explique très logiquement…

Quand la gauche rayonnait

Un film dit presque tout de la puissance et du rayonnement de la gauche italienne, c’est celui de Bernardo Bertolucci, l’Addio a Berlinguer consacré aux obsèques du leader communiste en 1984. Enrico Berlinguer fut victime d’une attaque cérébrale en plein meeting à Padoue. Il en décéda quelques jours plus tard. Plus de deux millions de personnes accompagnèrent le cer- cueil du charismatique chef du Parti communiste italien (PCI). Ce jour là, le PCI et la gauche italienne furent probablement à leur apogée. Les témoignages d’Italiens très divers contenus dans le film montrent à quel point elle était puissante et ancrée dans la société.

Ce n’est d’ailleurs pas le PSI (parti socialiste italien) de Bettino Craxi qui fit alors de l’ombre au PCI.

Craxi fut tour à tour à peu près tout et n’importe quoi, quêtant à l’étranger des modèles por- teurs, adhérant au libéralisme avec jubilation, nouant des alliances avec les franges de la Démocratie Chrétienne pas forcément les plus progressistes et instituant un système de corruption à échelle industrielle qui le força in fine à l’exil et fit périr le PSI. Son apport à la domination culturelle de la gauche d’alors peut donc être relativisé.

C’est la disparition de Berlinguer qui a sonné les trois coups de la tragédie qui emporta la gauche italienne. Le contraste avec ses prédécesseurs est spectaculaire. Berlinguer a, il faut le dire, marqué son temps, marqué l’histoire. Pour en parler le plus juste- ment possible, Walter Veltroni, figure du «centre-gauche» issue du PCI, a lui aussi réalisé un film, Quando c’era Berlinguer, qui exhume les très riches heures d’une gauche italienne domi- née par le PCI et génère sinon de la nostalgie, du moins un fort questionnement quant au contraste entre cette époque et la nôtre.

Berlinguer sut enclencher une réelle dynamique politique dans l’Italie des Années de Plomb et dessiner des perspectives politiques véritables pour le PCI.

Berlinguer fut celui qui hissa le PCI à des scores dépassant les 30% aux élections de 1979 et posa la question de sa participation au pouvoir. Le «Compromis Historique» apparaît encore, rétrospectivement, comme l’une des initiatives politiques les plus marquantes des années 1970. Si les vents portent à gauche, le putsch contre Allende au Chili impose aux gauches du «monde libre» de définir des stratégies qui leur évitent de périr.

Berlinguer, dont les articles théoriques ponctuent l’avancée du Compromis Historique, accepte l’appartenance de l’Italie au Bloc occidental. Dans le même temps il tend la main à la Démo- cratie Chrétienne et à son aile la plus progressiste, celle d’Aldo Moro, pour construire des «réformes profondes» et forger un bloc social suffisamment solide pour les défendre. Le Compromis Historique ne se bornait pas à un simple accord de gouvernement mais visait à la construction d’une coalition orientée à gauche des communistes aux catholiques progressistes.

Une gauche à la bolognaise

Ce sont bien les rejetons les plus choyés par l’appareil du PCI ou par le journal l’Unita qui se sont chargés de la conversion libérale du parti héritier du PCI. Tout a en fait commencé à Bologne. C’est dans cette ville emblématique de la gauche italienne qu’Achille Occhetto a fait prendre au PCI un virage historique. Depuis longtemps, le PCI ne faisait plus peur ni n’évoquait le bolchévisme. Il occupait l’espace d’un parti de gouvernement réformiste. Si le Compromis Historique avait tourné court, près d’un tiers de l’électorat avait pu se reconnaître dans le projet politique du parti de Berlinguer.

En 1989, une partie du PCI emporta avec elle la faucille, le marteau et l’héritage de Gramsci [...] L’autre fonda le Partito democratico della Sinistra.

En mars 1989, Occhetto ponctua son discours au Congrès du PCI d’étranges et peu utiles odes au marché. Trois jours après la Chute du Mur, en novembre 1989, il annonça à Bologne la dilution de l’identité communiste dans une grande formation «de gauche». Une partie du PCI emporta avec elle la faucille, le marteau et l’héritage de Gramsci et Togliatti au sein de Rifon- dazione Comunista. L’autre fonda donc le Partito democratico della Sinistra (PDS). Tout l’enjeu était désormais de forger une identité politique propre à ce nouveau parti. De par la configu- ration de ses alliances (avec des morceaux de la démocratie chrétienne), le contexte européen (marche vers la monnaie unique) et la difficulté à forger un corpus substitutif à celui du PCI, cette quête n’eut jamais de fin….

D’Alema et Maastricht

Pour l’ancien PCI devenu après mutation le PDS, Parti Démocratique de la Gauche, la question d’une identité de substitution au communisme s’est immédiatement posée. Il était peu envisa- geable de revendiquer l’étiquette «socialiste» qui avait sombré avec le parti du même nom coulé par les affaires et le passif du craxisme. Encore moins social-démocrate dont la tradition était étrangère à la formation des cadres issus du PCI. Massimo d’Alema eut alors la riche idée d’indexer le destin politique du PDS sur les rendements politiques de la logique politique contenue dans le traité de Maastricht. Être les meilleurs élèves de Maastricht…

Moretti, dans Aprile, parle de «centre centre centre centre centre gauche». Les anciens cadres du PCI ont semblé, vingt années durant, avoir été pris d’inhibition devant le déchaîne- ment démagogique et les offensives droitières du «centre droit» de Berlusconi, Fini et Bossi, chaotique mais victorieux équipage de 1994.

Le PDS allié à des partis issus de la Démocratie Chrétienne porte au Palais Chigi le «Professore», Romano Prodi, jadis proche d’Aldo Moro, en 1996. La densité idéologique, la définition d’une base sociale, la mise en avant d’un signifiant mobilisateur (il est dur de s’iden- tifier à un olivier, l’arbre qui symbolise la coalition du PDS) font défaut. Les formations héritières du PDS n’ont cessé de poursuive une course au centre qui les a progressivement définiti- vement privées de la centralité recherchée. L’adhésion au consensus libéral ne s’est jamais démentie. Le processus de fusion d’organisations issues de traditions à ce point dissemblables qu’elles furent placées en coma artificiel ne s’est jamais arrêté. Le PD d’aujourd’hui n’est plus de gauche et on peine à savoir ce qu’il est véritablement. Il est cependant incarné par Matteo Renzi.

Scissions, captations: destin de la Sinistra

De la formation politique de Matteo Renzi on sait peu de chose sinon qu’il a été scout et n’a «jamais lu Gramsci». Assez simplement, Renzi est le fils d’un hiérarque de la démocratie chré- tienne. Le PD fait cohabiter en son sein d’anciens membres du PCI et de la DC. On est néan- moins assez loin du Compromis Historique en termes de contenu et si l’on s’en réfère à la politique menée par Renzi on pourrait être tenté par un jeu de mots. La ligne politique du PD façon Renzi consiste à calquer ses mesures sur le cahier des charges défini par les institutions européennes. Le Mouvement 5 Etoiles de Beppe Grillo, même s’il refuse de se positionner sur l’axe gauche-droite, invoque fréquemment la figure de Berlinguer et sa critique morale du régime. Il existe quelques jeunes pousses à la gauche du PD. Une scission de gauche du PD emmenée par Giuseppe Civati, opposant interne à Renzi et vigoureux détracteur du Job Act, n’est pas impossible. Il participe à la coalition Libres et Égaux.

La gauche italienne, à commencer par les héritiers du PCI auquel ils appartinrent, a donc expérimenté, mais à son détriment, les leçons de Gramsci. En trente ans, sa chute a été vertigineuse et son incapacité à contenir ou refouler le berlusconisme patente. Troquant le «communisme» pour la «gauche», les leaders du PDS/DS/PD n’eurent de cesse de se défaire de cette nouvelle étiquette déjà trop encombrante. Si la gauche n’existe plus en Italie, c’est au fond parce qu’elle a décidé de ne plus exister.

Gaël Brustier Chercheur en science politique 12.02.2018
Commentaire:
Nous ne partageons pas cette analyse même si les faits sont là! Comme si le PCI avait échappé au discrédit du « socialisme réellement existant », par son « eurocommunisme ». On évoque Berlinguer mais au même moment nous avions Mitterrand sur la même ligne (mais qui ne le disait pas non plus!)
La morale, c’est qu’une gauche sans projet de changement social, de partage des richesses, et qui ne défend que la nation des riches, çà ne sert à rien. Autant qu’elle aille à la mangeoire!

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13 février 2018 ~ 0 Commentaire

sdf (france info)

Michael, jeune SDF en CDI trop riche pour être logé en foyer, mais trop pauvre pour payer un loyer

Malgré un travail en contrat à durée indéterminée depuis un an, Michael est toujours dans la rue. Et chaque soir, il monte sa tente sur un bout de trottoir au cœur de la capitale… Extrait du magazine « 19h le dimanche » du 11 février.

A la rue depuis trois ans, Michael tient à garder l’anonymat car il ne souhaite pas que sa famille le reconnaisse. En dépit de la morsure du froid de cet hiver rigoureux, le jeune homme a tou- jours le moral. Sans doute le conserve-t-il parce qu’il lui reste quelque chose à quoi s’accro- cher : un travail. Il confie au magazine  »19h le dimanche » être en CDI depuis près d’un an dans une société de nettoyage.

Une situation qui le rend trop riche pour être logé en foyer, mais trop pauvre pour payer un loyer. Ce soir-là, comme tous les autres, le jeune SDF se rend à une bagagerie pour chercher ses affaires, qui tiennent dans un grand sac sur roulettes : « C’est là où les SDF posent leurs affaires pour la journée. On les récupère le soir pour aller faire nos maisons… » Cette bagage- rie lui évite surtout de se les faire voler.

« Et voilà, la maison est montée »

Michael s’est trouvé un coin de trottoir près des Halles, au cœur de Paris, où s’installer tous les soirs. Il monte consciencieusement sa tente avec un double toit pour se protéger autant que possible du temps glacial, et gonfle un matelas à l’aide d’une pompe. Il ne tient pas à savoir quelle température il fera cette nuit-là : « Quand on ne le sait pas, c’est mieux. Et voilà, la maison est montée… »

Le patron du restaurant voisin est du genre bienveillant. Il lui apporte un sandwich au camem- bert, comme d’habitude. Sans lui, Michael ne mangerait pas : « On sait qu’il arrive à 8 heures, témoigne le restaurateur. Quand il n’est pas là, on se demande où il est. On aime bien savoir qu’il est là le matin. » Cela fait au chaud au cœur du jeune SDF qui ressent chaque jour la solitude, plus dure encore que la neige. Et il y a aussi la fatigue : « Quand on rentre le soir, on est fatigué », explique-t-il avant de s’enfermer dans son abri de fortune pour une nuit de plus dans la rue.

12/02/2018

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