Archive | Hollandie

08 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

carhaix synutra (le télégramme)

paysans

Au moins les paysans les nourrissent!

Carhaix. Tensions après une action syndicale à Synutra 

Ambiance quelque peu tendue, ce jeudi, en fin après-midi, à Carhaix, entre des militants du syndicat CGT Mines-Energie et les forces de l’ordre. Un peu plus tôt dans la journée, une cinquantaine de militants, venus de tout le département, dans le cadre d’une journée d’action nationale pour revendiquer des hausses de salaires, s’était rendue devant le site de l’usine Synutra, à Kergorvo. « Pour mener une action ciblée », expliquent les cégétistes.

Enquête ouverte

Du côté des forces de l’ordre, on indiquait que la direction de l’usine de poudre de lait infantile a porté plainte « pour des coupures de gaz et d’électricité, ainsi que des dégradations ». Les gendarmes de Carhaix ont d’ailleurs ouvert une enquête.

Vers 16 h, les militaires sont arrivés à l’Union locale CGT, place du Champ-de foire, où étaient réunis les militants Mines-Energie.

« Ils nous ont demandé nos pièces d’identité. Comme nous refusions de les donner, ils nous ont demandé de rester à l’intérieur du local syndical », expliquaient les militants, bientôt rejoints par une vingtaine de leurs camarades de l’Union locale CGT venus les soutenir.

Le colonel de gendarmerie du Finistère, le sous-préfet de Châteaulin et le directeur de cabinet du préfet se sont également rendus sur les lieux. Et peu avant 18 h, le maire de Carhaix, a été appelé en médiateur. « J’ai été appelé à la fois par le directeur de l’usine Synutra, par les gendarmes et par un militant de l’Union locale CGT », expliquait Christian Troadec.

La situation ne s’est débloquée que vers 19 h 30 et les militants CGT ont quitté les lieux vers 20 h 30.

08 décembre 2017

http://www.letelegramme.fr/

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07 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

41 blessés (révolution permanente)

sncf

Collision entre deux trains en Allemagne : le mensonge des bienfaits de la privatisation et de l’ouverture à la concurrence

C’est près de Düsseldorf qu’un train régional de transport de voyageurs a percuté un train de marchandise à l’arrêt. Le bilan de la collision, qui s’élève à 41 blessés dont un grave, aurait pu être bien plus lourd si le freinage d’urgence avait été actionné plus tard. Une nouvelle fois la question des effets de la privatisation tous azimuts du transport ferroviaire se pose à l’aune des questions de sécurité. 

La question centrale de la sécurité ferroviaire dans le contexte de l’offensive libérale

Bien que les causes précises de l’accident demeurent à l’heure actuelle inconnues, cette collision entre deux trains, l’un de marchandises, appartenant à la compagnie allemande de fret DB Cargo, l’autre de voyageurs, appartenant à une compagnie britannique, ne peut manquer de mettre en cause l’exploitation du réseau ferroviaire ainsi que les compagnies elles-mêmes.

En Union européenne, l’Allemagne a la particularité d’être très « en avance » sur l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de marchandises et de voyageurs.

C’est dès 1994 qu’elle ouvre en effet le transport de voyageurs à la concurrence (alors que le quatrième décret européen obligeant tous les états membres à l’ouverture date de janvier 2017) ce que Macron entend réaliser d’ici 2019. En 1998, l’accident ferroviaire d’Eschede provoque la mort de 101 personnes et fait une centaine de blessés.

Entre 2011 et 2016, 21 personnes trouvent également la mort dans deux accidents impliquant la collision frontale entre deux trains.

De l’autre coté de la Manche, au Royaume-Uni, une longue expérience de privatisation montre également ses effets très néfastes sur la sécurité. Depuis la privatisation du British Railways Board amorcée par Tatcher au début des années 80 et achevée par le gouvernement conser- vateur de John Major dans les années 90, on peut dénombrer, entre 1984 et 2007, 29 acci- dents majeurs causant plus de 200 morts et plusieurs centaines de blessés.

Le trompe l’oeil des rapports de l’UIC, travailleurs et passagers de plus en plus touchés

Depuis quelques années, rapports et experts célèbrent de concert la baisse du nombre d’accidents notables impliquant morts ou blessures graves. Néanmoins, ces rapports font état de tous types d’accidents, c’est-à-dire également ceux impliquant les personnes dites « intruses », c’est-à-dire des personnes qui s’aventurent sur les chemins de fer et installations malgré l’interdiction expresse de s’y rendre.

Ces rapports tiennent également compte des accidents aux passages à niveau. Or ces types d’accident représentent en moyenne 90 à 95 % du nombre de morts, au niveau européen, impliquant les installations et matériels de type ferroviaire. Ce que les rapports ne disent pas, c’est que les accidents touchant les personnels et voyageurs eux ne baissent pas, voire augmentent.

De plus, privatisation et management libéral comme celui de la SNCF, entreprise publique, causent une augmentation des risques d’accident de travail et de suicides dus aux pressions exercées sur les travailleurs. Or cela les directions le nient. L’association française du rail, qui fait la promotion de l’ouverture à la concurrence au niveau européen remarque une baisse du nombre de victimes au Royaume-Uni et en Allemagne sur la période 2004-2011.

Sans parler du peu de sens de cette statistique compte tenu de la nature des accidents comptabilisés, le rapport prend bien soin de ne pas mentionner les accidents de Hatfield, Selby et Potters Bar, qui ont causé à eux trois 21 décès. De même, le rapport oublie de mentionner le dramatique accident d’Eschede en Allemagne. Pas un mot non plus sur les multiples accidents de 2013 alors même que le rapport date de 2014. Le transport doit être une priorité et un service réellement publique et non une marchandise. Nous devons imposer que les transports soient réellement au service des travailleurs et de la population et non à celui du profit du patron privé ou de l’Etat capitaliste.

Jean Beide mercredi 6 décembre

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06 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

dossier vaccins (basta, npa)

vaccins

Onze vaccins obligatoires : les questions à se poser sur les controversés adjuvants à l’aluminium (Bastamag)

Ils croient aux miracles, pas aux vaccins ! (NPA)

Toxic Story. Deux ou trois vérités embarrassantes sur les adjuvants des vaccins (NPA)

Vaccins : Scandales sanitaires et conflits d’intérêts (NPA)

Vaccin Hépatite B, le scandale n’est pas toujours là où l’on croit (NPA)

Aluminium et myofasciite à macrophages (NPA)

Roms : expulsions rime avec sous-vaccination ! (NPA)

On ne restaurera pas la confiance par l’obligation vaccinale! (NPA)

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05 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (rapports de forces)

olivier b

Olivier Besancenot : « N’importe quelle étincelle peut remettre le feu aux plaines »

Selon toi, pourquoi les mobilisations contre les ordonnances ont-elles été un échec ?

Je refuse d’en parler au passé, même si les grandes échéances sont derrière nous. Le sujet reste tellement colossal dans son application pour des millions de travailleurs, que n’importe quelle étincelle peut remettre le feu aux plaines. Le problème n’a pas tant été celui de la divi- sion syndicale qu’un problème de stratégie du mouvement ouvrier. La division syndicale en 1995 n’a pas empêché la victoire. Mais nous ne pouvons pas faire reculer un pouvoir qui est déterminé sur la seule base de menaces d’un conflit.

Il faut établir un pouvoir plus fort que celui du gouvernement par un mouvement d’ensemble susceptible de le faire fléchir.

Concrètement, au lieu d’avoir quatre ou cinq journées interprofessionnelles étalées sur deux mois, il aurait fallu en avoir au minimum trois d’affilée pour bloquer l’économie et montrer au gouvernement qu’on est réellement dans la bagarre et pas dans le discours. Si cette stratégie ne vient pas d’en haut – d’ailleurs je ne sais pas quand elle est déjà venue d’en haut dans l’histoire du mouvement social- il faudra qu’elle vienne par le bas.

Une des raisons pour lesquelles nous n’avons pas eu une mobilisation à la hauteur de l’enjeu, c’est que, du côté des organisations politiques, beaucoup se sont enflammés très vite avec de grands discours et ont très vite sifflé la fin de la récréation. Sur la loi travail, cela avait un sens que toutes les organisations de la gauche radicale, qui étaient d’accord sur le retrait des ordonnances, parlent d’une même voix, à pied d’égalité. Dans plein de milieux, y compris syndicaux, cela aurait eu un impact de laisser nos querelles de côté pour taper sur le même clou.

Ne crois-tu pas que les élections présidentielles étaient trop proches pour espérer une forte mobilisation ?

Je ne sais pas quel est l’impact de l’échéance électorale. Nous sommes dans une société de spectacle où dès que tu sors d’une élection, les futurs prétendants et postulants sont déjà en selle. En réalité, tu ne sors jamais de l’élection présidentielle. Si on est indexé sur ce rythme-là, de toute façon, on est mort et enterré, il n’y aura jamais de mobilisation. Mais ce qui d’après les tenant du système fait la force d’Emmanuel Macron peut aussi être sa grande faiblesse. Sa nouveauté, le fait de rattacher les déçus de droite comme de gauche, constituent aussi une possibilité d’exploser en plein vol.

Pour cela, il faut des ingrédients sociaux et politiques. Je crois qu’ils sont toujours présents, mais le problème est du côté du mouvement ouvrier. Oui ou non, accepte-t-on de donner de la visibilité et de la confiance à celles et ceux qui s’activent sur le terrain ? Le problème n’est pas d’expliquer aux gens. Ils savent que ça ne va pas. Ils n’ont pas besoin de grand discours, mais d’une perspective globale permettant d’aller tous et toutes dans la bagarre. Cela passe par des moments de visibilité unitaire qui rompent avec la séquence électorale.

Au niveau politique, à gauche de la gauche, c’est le grand loupé. Notamment parce que la direction de la France insoumise, je dis bien la direction et pas les militants, s’est contentée de penser qu’elle peut incarner à elle seule toute l’opposition sociale et politique au gouver- nement. Quel que soit leur succès au moment des élections, cela ne correspond pas à la réalité sociale et politique de ce pays, et n’y correspondra jamais. Il y a une multitude de courants politiques et sociaux, de formes de radicalisation contre le pouvoir du capital et de l’État. Aucune organisation à elle seule ne peut les synthétiser. Il faut se le mettre dans la tête et éviter les tentations hégémoniques.

Ne crains-tu pas d’autres défaites après les ordonnances ? N’y a-t-il pas un risque de basculer dans un autre modèle de société dont il sera plus difficile de s’affranchir ?

Sans vouloir faire de la gonflette, je répète que la loi travail n’est pas du passé. C’est la queue de comète d’une séquence avec une certaine idée des mobilisations sociales. Celle qu’autour des journées de mobilisations interprofessionnelles, il peut y avoir un débordement avec des mouvements de grève reconductible. Nous sommes peut-être à la fin de cette séquence-là. Pour autant, des choses nouvelles que nous n’avons pas prévus peuvent naître. La situation est telle que cela peut craquer à tout moment. Une fois que j’ai dit ça, je n’ai rien réglé.

Le problème est : qu’est ce que nous en faisons ? Quelle dynamique lui donnons- nous ? Car cela peut craquer, ne rien donner, et alimenter le terreau politique d’une extrême droite encore très présente en France. Tout le monde enterre Marine Le Pen parce ce qu’elle ferait une petite déprime. Mais, malgré une campagne dont elle n’était pas si fière, elle a fait 11 millions de voix. Cela aussi n’est pas derrière nous. D’où le problème de trouver des stratégies de lutte qui fonctionnent en prenant au sérieux nos adversaires. Les miens, ce sont Macron et l’oligarchie au pouvoir. Ceux qui sont en train de remodeler la société à la mode anglo-saxonne avec pour objectif de sortir des contradictions qui tiraillent le système dont ils sont les propriétaires.

Crois-tu comme l’a déclaré Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, que les syndicats, comme forme d’organisation des salariés, peuvent mourir ?

Non, je crois que les organisations existent d’abord par rapport à des espaces qui subsistent avec des flux et des reflux. Il y a des racines profondes à l’existence des grands courants de pensée. La direction de la CFDT ne sait plus quoi inventer pour renoncer à toute forme d’ac- tion. Je crois toujours à la grève, sinon je ne m’entêterais pas à en organiser une en ce mo- ment sur mon bureau de Poste contre une réorganisation.

Je crois à la lutte, mais aussi aux occupations de places. Ces formes d’action sont plutôt devant nous. Mais, je ne vends aucune forme de lutte parce que je n’ai aucun rapport fétichiste à l’organisation ou aux moyens d’actions. En général, ces moyens s’inventent et s’improvisent en fonction des circonstances. Les premiers surpris, à chaque fois qu’il y a une lutte un peu radicale changeant fondamentalement la situation, ce sont les organisations militantes, radicales ou modérées. Précisément parce que cela ne se décrète pas.

Que penses-tu des propos de Jean-Luc Mélenchon remettant en cause la Charte d’Amiens pour expliquer l’échec des mobilisations ?

Si Jean-Luc Mélenchon veut rouvrir ce débat, il ne faut pas en avoir peur. Mais pour discuter du fond, des questions stratégiques qui la sous-tendent. Si c’est pour dire qu’il y a des direc- tions d’organisations syndicales qui se réfugient derrière la Charte d’Amiens pour, au nom de l’indépendance, se revendiquer de l’apolitisme, pas de souci pour en discuter. Mais cela n’a jamais été le fond du texte de 1906.

Au contraire, c’était la volonté de proclamer l’indépendance du syndicalisme vis-à-vis des partis politiques parce qu’ils étaient beaucoup trop institutionnalisés. Le syndi- calisme revendiquait une portée politique et notamment révolutionnaire. Il n’y a pas plus politique et politisant que la Charte d’Amiens.

Je suis respectueux de l’autonomie des organisations syndicales et du mouvement social, parce qu’il faut rompre avec ce rapport paternaliste. Il y a là une divergence avec la direction de la France insoumise. Je ne pense pas qu’il soit dévolu au social de s’occuper seulement de la rue, de la contestation et de la résistance. Pendant que le politique serait une affaire tellement sérieuse qu’elle se passerait dans les institutions et au parlement. Je ne sais pas si c’est le point de vue de la France insoumise, mais des fois on a ce sentiment-là. La Charte d’Amiens reste d’une brûlante actualité. S’il y a quelque chose à revoir, c’est son dévoiement, sa récupération et son instrumentalisation à des fins réformistes et institutionnelles.

Est-ce que cela traduit une volonté d’hégémonie et de prédominance de l’action politique en prenant le contre-pied de l’idée que « l’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes » ?

En fait, cela dépend de ce que tu veux flatter politiquement. Tu peux entretenir le sentiment de délégation. Il est présent dans notre milieu social. Quand c’est dur, les gens sont un peu fati- gués et ont tendance à dire : fais à ma place. C’est vrai dans le syndicalisme et partout. Soit on caresse les gens dans le sens du poil en disant je vais faire à votre place, votez pour moi et je vais faire les choses d’en haut. Soit, à contre-courant de tout cela, on explique que les choses ne pourront pas changer si nous ne nous y mettons pas tous un tant soit peu. C’est un point d’achoppement très fort dans la situation politique actuelle.

C’est une des raisons pour lesquelles je ne me sens pas représenté par Jean-Luc Mélenchon. La question est : comment amènes-tu l’idée d’auto-représentation politique. C’est l’idée de s’adresser à notre camp en disant : il faut s’y mettre et arrêter de toujours s’en remet- tre à d’autres pour parler en notre nom. C’est un ressort qui pourrait être très puissant dans la situation politique. Même s’il y a plein d’obstacles, c’est un ressort explosif, parce que para- doxalement très présent dans la situation et communément partagé. Le problème est de passer du constat à l’acte.

Je crois à la nécessité de créer une symbiose entre le politique et le social sur une stratégie de lutte dans le respect de l’autonomie des uns et des autres, en acceptant qu’il y ait de la politique dans ce qui vient des mobilisations.

Depuis 1995, nous avons vécu l’illusion sociale que le mouvement des mouvements se suffirait à lui même, et l’illusion politique que les organisations politiques se suffiraient à elles-même, dans un rapport paternaliste. Il faut trouver des espaces pour discuter de ces questions librement, sans enjeu, sans échéances électorales en tête ou volontés de prendre le pas sur les autres. Aujourd’hui, la force des organisations libérales, c’est la faiblesse des organisations radicales.

Alors que les ordonnances réformant le Code du travail ont été votées par l’Assem- blée nationale le 28 novembre, Olivier Besancenot revient sur la séquence de mobilisation de cet automne. À l’occasion d’un déplacement pour présenter son livre sur la révolution russe, il a accepté de répondre aux questions de Rapports de force.

4 décembre 2017

https://rapportsdeforce.fr/

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05 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

ordonnance (révolution permanente)

'Just some ancient artifacts.'

Attaque historique contre les syndicats: une nouvelle ordonnance dynamite les délégués syndicaux

Le gouvernent vient de signer en catimini une sixième ordonnance, annoncée « corrective » à 80%. Cependant dans ce texte que Macron essaie de passer sans bruit se trouve une mesure cruciale qui marque un recul historique pour le droit syndical : la fin du monopole de négociation avec l’entreprise pour les délégués syndicaux.

Le patronat corrige la « coquille » que sont les syndicats

L’ordonnance en question est ce qu’on appelle une ordonnance balai, censée seulement corriger les « coquilles » des cinq précédentes que vient de signer le gouvernement.

Annoncée depuis quelques temps, on se doutait bien qu’elle occasionnerait quelques rajouts au passage. Celui-ci est de taille.

Désormais en effet les nouvelles instances de représentation du personnel, fusionnant CHST, CE, délégués du personnel et délégués syndicaux, fusionnées en un conseil d’entreprise auront le pouvoir de négocier tout type d’accords collectifs. Cette mesure avait été envisagée pour les entreprises n’ayant pas de délégués syndicaux, elle sera appliquée à toutes les entreprises, mettant de fait fin au monopole de négociation accordé aux délégués syndicaux.

Vers la disparition des délégués syndicaux

Ceci constitue une attaque historique contre les syndicats. En effet ils avaient jusqu’à ce jour réussi à conserver ce monopole : comité d’entreprise, délégués du personnel et CHSCT relevaient des instances de consultation, quand l’instance de négociation était assurée par les délégués syndicats uniquement.

Aujourd’hui les conseils d’entreprise auront les mêmes droits que les délégués syndicaux.

Il s’agit de la remise en cause la plus importante des prérogatives des syndicats obtenus après 68, lors des accords de Grenelle. Grâce à cette mesure le patronat pourra faire passer les attaques les plus sévères contre les salariés au sein des entreprises en ne consultant même plus les syndicats, mais en passant directement par des conseils d’entreprises désignés par les patrons.

On peut qu’être soufflés par l’ingéniosité du gouvernement Macron qui arrive à faire passer une attaque historique, une mesure parmi les plus importantes de ces ordonnances sans nul doute, dans une ordonnance « balai », qu’ils ont réussi à faire passer inaperçue.

Gherasim Bataille lundi 4 décembre

http://www.revolutionpermanente.fr/

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05 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

smic (anti-k + le monde + le huff’)

les aides

Smic : un rapport préconise la fin de la revalorisation automatique

On connaît bien maintenant les techniques pour dresser un écran à la réalité, des rapports sociaux et de l’accroissement sans limites des inégalité

Faire établir un soit disant « rapport » par des soit-disant « experts » réunis pour le rédiger pour le compte des puissants qui les paient très bien. Un « rapport » veut donner l’impression du fruit d’un travail collectif et métho-dique.

Il sera repris tel quel par des journalistes paresseux pour miner les revendi- cations sociales et  contredire « l’idéologie » qui les nourrit par des données pseudo objectives, présentées comme des « informations choc ».

Les « rapports », les « colloques » et autres « missions d’étude », il suffit de savoir qui les paient pour comprendre quels intérêts ils servent sous couvert de vérités scientifiques.

Si la réaction sociale est trop vive, on affirmera qu’il ne s’agit que d’une «étude », les éléments qui la contiennent seront alors, mis en place, plus tard, petit à petit, à la faveur de l’effet  d’annonce médiatique qui a permis de fissurer la résistance.

Pour oser écrire que « la revalorisation automatique du smic, tend à pénaliser  l’emploi des personnes les plus fragiles », pour expliquer encore qu’il faut s’ali- gner sur les plus faibles pour tirer vers le bas celles et ceux qui sont juste au- dessus, pour prendre l’exemple des sociétés les moins disantes pour dégrader et raboter les normes des autres, il faut y mettre un sacré « emballage ».

LR  05.12.2017

http://www.anti-k.org/

Lire l’article sur « Anti-k »

Lire aussi:

La revalorisation du smic « est une question sociale et non une question technique » (Le Monde)

Smic: un rapport préconise la fin de la revalorisation automatique (Le Monde)

Smic: Ces experts qui conseillent à Macron de supprimer la revalorisation automatique du salaire minimum (Le Huff’)

CGT Un rapport explosif pour dynamiter le SMIC !

Commentaire d’un lecteur du Monde:

Mais oui après avoir supprimé l’ISF et renoncé à lutter contre l’évasion fiscale, gelons les bas salaires, ils le mérite bien ces salauds de pauvres qui profitent du système pour essayer d’avoir une vie décent

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04 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

benoit hamon (jdd)

je m excuse

Benoît Hamon lance son nouveau parti « Génération·s »

L’ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon a lancé samedi au Mans la structuration de son mouvement, rebaptisé « Génération·s », avec l’ambition de devenir « la première force de progrès » autour du triptyque démocratie, écologie, justice sociale.

Benoît Hamon a tenté de faire revivre une gauche plurielle, samedi au Mans (Sarthe).

Sur les terres de Stéphane Le Foll, l’ancien ministre a lancé son mouvement, rebaptisé « Génération·s », au côté des écologistes Cécile Duflot et Noël Mamère, de l’ex-socialiste Guillau- me Balas mais aussi le député communiste Sébastien Jumel et deux insoumis, le député Bastien Lachaud et l’ancienne cheville ouvrière de Jean-Luc Mélenchon Manuel Bompard. Dans son discours « fondateur », l’ex-candidat a affiché une ambition : que « Génération·s » devienne « la première force de progrès » autour du triptyque démocratie, écologie, justice sociale.

« Nous sommes le mouvement Générations. Nous sommes le monde où quatre générations coexistent. Nous sommes le mouvement qui réunit ces générations et pense aux générations futures », a clamé Benoît Hamon devant quelque 2.000 personnes au Palais des Congrès de la préfecture de la Sarthe. L’ancien ministre de l’Education avait déjà lancé son mouvement le 1er juillet, annonçant dans le même temps son départ du Parti socialiste. Depuis, plus de 550 comités locaux se sont créés, et plus de 42.000 personnes ont rejoint le mouvement, selon son bras droit, le député européen Guillaume Balas, qui a lui aussi quitté le PS.

Premier objectif du mouvement : les européennes de 2019

Ne cherchant pas à occulter son faible score à la présidentielle (6,36%), Benoît Hamon a exprimé à la tribune son ambition de voir « Générations » devenir « un mouvement qui a vocation à occuper une place centrale dans le paysage politique ». Dans la perspective des européen- nes de 2019, « nous incarnerons un bloc qui est un bloc européen, transnational, socialiste, écologiste et qui vise à être la première force en Europe dans les prochaines années », a-t-il affirmé.

« Nous refusons l’Europe sans politique défendue par les néo-libéraux, mais aussi la politique hors de l’Europe des nationalistes. Nous leur opposerons un bloc progressiste européen », a insisté l’ex-socialiste, qui travaille déjà à la constitution de ce bloc avec l’ancien ministre des Finances grec Yanis Varoufakis, qui, lui aussi, a délaissé son parti (Syriza) pour ouvrir sa propre boutique politique (Diem25).

L’ensemble des forces politiques de gauche avaient été invitées, avec un traitement particulier pour les écologistes, associés à la direction du mouvement – Benoît Hamon fait déjà cause commune avec Europe Ecologie-Les Verts à la région Ile-de-France, où ils ont créé un groupe commun. Selon le conseiller de Paris Yves Contassot, au moins quatre membres d’EELV vont rejoindre la « coordination politique » provisoire qui dirigera « Génération·s » : l’ancien candidat à la présidentielle Noël Mamère, les conseillers régionaux d’Ile-de-France Claire Monod et Pierre Serne, et lui-même. Egalement présente, l’ancienne ministre écologiste du Logement Cécile Duflot est montée sur scène pour applaudir Benoît Hamon à la fin de son discours.

2 décembre 2017

http://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

Benoît Hamon s’est-il rapproché de Jean-Luc Mélenchon?

Commentaire:

Rappelons que la social-démocratie a été créée comme l’expression des travailleurs et de leurs syndicats, hors des usines, au parlement, pour y mener la même lutte! La lutte pour le « partage des richesses ». Dès le début les « camarades » députés devenus ministres ont oublié cet aspect! ( Voir « Charte d’Amiens ») et même appelé à la guerre entre prolétaires en 1914 et écrasé la révolution en Allemagne.

Un parti social-démocrate n’est pas un marche-pied pour pour qu’un vieux filou de droite se taille « un destin à sa mesure », comme Mitterrand l’a fait et Hollande lamentablement raté. Il est là pour répartir la richesse, « les fruits de la croissance » en faveur des plus pauvres.

Les socialistes allemands ont été les premiers en 1970 à reconnaître qu’on ne toucherait jamais au capitalisme. Les français ont bien entretenu l’ambigüité, mais Hollande a bien établi que les « cadeaux », c’était uniquement pour les riches.

Le PS comme représentant des plus défavorisés qu’il a pu être parfois, c’est fini! Il n’a plus de raison d’exister. Il continue à défendre des revendication sociétales, heureusement! Mais la répartition des richesses se fera sans lui et sûrement contre lui!

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04 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

ehpad (fo)

Ehpad : vers une journée de grève nationale début 2018

Conférence nationale pour la défense des Ehpad, Paris, le 28 novembre 2017.

Trois cent cinquante délégués de la Fédération FO Santé, réunis à Paris le 28 novembre, se sont prononcés pour une mobilisation nationale dans les Ehpad, début 2018. Pour contrer la dégradation sans précédent des conditions de travail et d’accueil, ils revendiquent une hausse des effectifs et le retrait de la nouvelle réforme des tarifs. La situation catastrophique liée aux manques de moyens financiers et humains dans les Ehpad exige une mobilisation d’ensemble pour fédérer les nombreux mouvements qui ont lieu partout en France. C’est ce qu’ont estimé les 350 délégués FO de 200 maisons de retraite et Ehpad, venus de 60 départements français, réunis au siège de la confédération à Paris le 28 novembre.

Une douche par mois

Lors d’une conférence nationale pour la défense des Ehpad, à l’initiative de la Fédération des Services publics et de Santé FO (SPS FO), les 50 délégués qui se sont succédé à la tribune ont témoigné de conditions parfois insoutenables : douches réduites à une par mois, toilettes « VMC (Visage mains cul) ou VC (Visage cul) », repas expédiés en six minutes chrono, person- nes alitées faute de personnel pour les lever…

Le sous-effectif chronique dans les maisons de retraite entraîne une diminution dramatique du temps consacré aux soins des résidents, avec in fine des situations de maltraitance et de la souffrance au travail.

A minima, 25 000 créations d’emplois sont nécessaires pour remettre à flot des Ehpad, estime Denis Basset, secrétaire général de la branche santé de la fédération SPS FO.

Constatant la surdité du gouvernement sur la question, Romain Gizolme, de l’AD-PA (asso- ciation de directeurs d’Ehpad) partage l’analyse de FO Le sous-effectif chronique dans les maisons de retraite entraîne une diminution dramatique du temps consacré aux soins des résidents, avec in fine des situations de maltraitance et de la souffrance au travail.

A minima, 25 000 créations d’emplois sont nécessaires pour remettre à flot des Ehpad, estime Denis Basset, secrétaire général de la branche santé de la fédération SPS FO. Constatant la surdité du gouvernement sur la question, Romain Gizolme, de l’AD-PA (association de directeurs d’Ehpad) partage l’analyse de FO.

Pour un ratio d’un agent par résident

FO va s’adresser aux autres organisations syndicales et aux familles de résidents pour leur proposer de rejoindre une mobilisation début 2018, à laquelle participeront aussi les retraités de l’Union confédérale des retraités FO. Une journée de grève nationale pour revendiquer un ratio de un agent pour un résident et le retrait de la nouvelle réforme tarifaire des Ehpad.

Zoom : Les Ehpad en chiffres
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50% des places en hébergement pour personnes âgées dépendantes sont dans des établisse- ments publics, 28% dans des établissements privés à but non lucratif et 22% dans des établis- sements privés commerciaux. L’âge moyen de l’entrée en Ehpad était de 84 ans et 9 mois en 2011. Plus de 40% des résidents en Ehpad souffrent d’une pathologie démentielle. La durée moyenne de séjour est d’environ deux ans et demi.
 VENDREDI 1ER DÉCEMBRE 2017 FRANÇOISE LAMBERT www.force-ouvriere.fr

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04 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

islamo-gauchisme (anti-k)

marxisme

Lénine, un précurseur de l’« islamo-gauchisme » ?

Voici un livre que devraient lire tous ceux qui, à longueur de colonnes, dénoncent « l’islamo-gauchisme » et chargent ses adeptes d’avoir troqué leur foi en la classe ouvrière contre une adoration des musulmans, nouveaux damnés de la terre.
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Un peu plus, tous ces éditorialistes, qui n’ont pourtant aucune sympathie, c’est le moins qu’on puisse dire, pour le communisme, accuseraient leurs adversaires d’avoir trahi les idéaux d’Octobre 1917 et de la révolution prolétarienne mondiale.
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Et si, au contraire, Lénine était le premier révolutionnaire européen à avoir pris la dimension de l’ère de l’impérialisme et de la nécessaire alliance entre le prolétariat européen et les peuples de ce que l’on ne nommait pas encore le tiers-monde, en premier lieu les peuples musulmans ? 
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A avoir rompu avec le dogmatisme de la 2ème Internationale qui ne voyait dans l’Orient que des pays archaïques, des peuples arriérés, des coutumes barbares.  Dans un ouvrage[1] bien documenté, dense et clair, Mathieu Renault, tout en récusant l’idée, anachronique, d’un Lénine décolonial: « il n’y a chez lui, note-t-il, aucune trace d’un quelconque désir de rupture-déconnexion avec l’Occident »;  montre la place majeure qu’occupe chez le dirigeant bolchevik la question de l’articulation entre la lutte du prolétariat européen et celle des peuples opprimés, en premier lieu musulmans. de la nécessité vitale de leur alliance contre l’impérialisme.
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Dès le lendemain de la révolution d’Octobre, Lénine lance un appel 
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Musulmans de Russie, Tatars de la Volga, Kirghizes et Sartes de Sibérie et du Turkestan, Trucs et Tatars de Transcaucasie, Tchétchènes et montagnards du Caucase ! Vous tous dont les mosquées et les maisons de prière ont été détruites, dont les croyances et les coutumes ont été piétinées par les tsars et les oppresseurs de Russie !
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Désormais, vos croyances et vos coutumes, vos institutions nationales et culturelles sont libres et inviolables ! » Et le texte se poursuit en exhortant les Perses et les Turcs, les Arabes et les Indiens à s’unir au gouvernement révolutionnaire bolchevik. Et, « dans un geste de haute portée symbolique, selon Matthieu Renault, (Lénine) ordonne la restitution à Tachkent du Coran d’Othman, l’une des plus anciennes copies du livre sacré », dont les Russes s’étaient emparés lors de la conquête du Turkestan et qui était conservé à Saint-Pétersbourg.
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Cet appel et ce geste rendent compte de la longue évolution de la pensée de Lénine, entamée depuis la révolution de 1905 et qui l’amène d’abord à disséquer le caractère colonisateur de la présence russe aux marges de l’empire, de l’Asie centrale au Caucase, colonisation qu’il rapproche de celle menée par la France en Algérie.
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Il va aussi, notamment après l’éclatement de la première guerre mondiale, approfondir sa réflexion sur l’impérialisme, son développement inégal et conclure que la révolution n’est pas seulement à l’ordre du jour en Europe, mais également dans le monde colonisé.
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Au premier congrès de Bakou des peuples d’Orient, convoqué en 1920 par les bol- cheviks, au mot d’ordre « Prolétaires de tous les pays unissez-vous ! » est substitué celui de « Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés unissez-vous ! », tout un symbole. Et la place que Lénine assigne à ces peuples n’est en rien mineure, ni subalterne : Nous savons, écrit-il en substance, que les masses populaires d’Orient interviendront comme « une force révolutionnaire indépendante », comme des sujets politiques à part entière. Et, pour cela, il ne faut pas refuser l’adaptation de la théorie communiste, comme lui-même l’avait fait en étudiant le développement du capitalisme en Russie. Il faut égyptianiser le marxisme expliqueront les communistes égyptiens dans les années 1940.
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Pour Lénine la Russie soviétique doit devenir le fer de lance de l’anti-impérialisme, d’où l’importance de rompre avec le passé « tsaristo-impérialiste ». Or, et Lénine en prendra conscience très tôt, les dirigeants bolchevik eux-mêmes ne sont pas exempts d’un comportement de supériorité grand-russe à l’égard des peuples autochtones. Il tente donc, comme le note Matthieu Renault, « une stratégie de contrôle du centre sur “ses” périphéries orientales » visant « à limiter l’appétit de pouvoir des organisations communistes (russes) locales, trop promptes à endosser les vieux habits du colonialisme et à priver les masses indigènes de tout possibilité de décider de leurs destinées ».
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L’auteur déroule les épisodes de ce combat, depuis la création de la république du Bachkor- tostan jusqu’aux conflits autour de la création d’un Turkestan indépendant, des débats internes aux bolcheviks, dont Lénine ne sort pas toujours victorieux. Et qui doivent être replongés « dans l’histoire des péripéties, quasi-quotidiennes, de l’expansion du processus révolutionnaire en Russie musulmane », mais aussi dans l’histoire concrète des premières années de la révolution marquée par la guerre civile, le délitement de l’Etat, les interventions étrangères.
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Que Lénine y ait consacré tant de temps et d’énergie, en dit toutefois long sur l’importance qu’il leur accordait. Le livre de Matthieu Renault nous permet de mesurer pourquoi et « d’interroger la portée décoloniale » de la révolution soviétique. Et si les islamo-gauchistes n’étaient, en fin de compte, que les petits-filles et petites fils de Lénine ?
Voici un compte rendu de livre que j’ai écrit pour Politis et qui est paru aujourd’hui
amitiés Alain Gresh Directeur du journal en ligne OrientXXI.info
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http://orientxxi.info

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[1] Matthieu Renault, L’empire de la révolution. Lénine et les musulmans de Russie, Syllepse, Paris, 2017.
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03 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

morlaix hôpital (lt)

manifestants-hopital-SUD

Plus d’un millier de personnes ont répondu à l’appel à manifester de l’Intersyndicale du centre hospitalier des Pays de Morlaix, ce samedi matin. Des personnels de santé, des élus et des habitants.

Près de 1 100 manifestants, 1 500 selon les syndicats, ont répondu à l’appel à manifestation de l’Intersyndicale du centre hospitalier du pays de Morlaix, ce samedi matin, pour la défense de l’hôpital.

En dépit de l’annulation de dernière minute de la fermeture du service de soins intensifs de cardiologie, les syndicats ont, en effet, décidé de maintenir la pression pour défendre ce service et plus largement l’hôpital.

« Si on perd des unités comme celle-là, tout s’effritera ! »

« Les annonces de ces derniers jours ne nous ont absolument pas convaincus. Trop d’incer- titudes persistent », a déclaré Francis Landouar, pour le syndicat Sud-Santé. « Si on perd des unités de pointes comme celle-là, derrière tout s’effritera et l’hôpital de Morlaix deviendra un hôpital de second ordre », a alerté, de son côté, le comité des défense de l’hôpital.

Unis pour défendre l’hôpital, les personnels de santé et les élus du territoire ont plaidé pour la prise de mesures gouvernementales permettant de répondre au problème du recrutement des praticiens.

http://www.letelegramme.fr/

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