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18 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

carhaix synutra (ouest france)

harceleme

Chez Synutra, malaise social et départs massifs

L’appel au recrutement, nécessaire vu le turn-over important des ouvriers et cadres de l’usine.

Au sein de l’usine carhaisienne de lait infantile en poudre, beaucoup de salariés dénoncent un climat social tendu. De nombreux départs sont enregistrés depuis les débuts de l’entreprise en 2015. Les témoignages recueillis sont édifiants : nombre de toilettes insuffisants, climat de délation, turn over…

Problèmes de sécurité, d’hygiène au travail, intimidation des employés, une centaine de départs sur environ 300 salariés…

Y a-t-il un climat social dégradé à Synutra, l’emblématique usine de fabrication de poudre de lait pour les bébés de Chine, ouverte à Carhaix (Finistère) il y a deux ans ? De multiples témoignages de salariés l’accréditent. Des emplois en Centre-Bretagne, tout le monde court après. Si bien que, lorsque Synutra s’est construit à Carhaix, beaucoup ont applaudi. Bien sûr, on sait que les emplois de l’agroalimentaire ne sont pas les plus faciles ni les mieux payés.

Turn over

Nombreux sont ceux que les postes intéressaient, dans cette usine toute neuve. Aujourd’hui, ils sont presque autant à déchanter. « On y allait avec plaisir, on était content de travailler. Mais au final, je n’aurai pas pu rester plus longtemps », témoigne Paulette (*), qui a quitté l’usine il y a un an, après une rupture conventionnelle.

La vie au travail est difficile. Le turn-over est important. Chez les ouvriers comme les cadres, les démissions, ruptures conventionnelles de contrats et licenciements sont légion. Nombre de ces ouvriers ont auparavant travaillé ailleurs, dans l’agroalimentaire breton, des volaillers, d’autres laitiers… Tous s’accordent : Synutra c’est pire.

« La boule au ventre »

Certes, des salariés ne trouvent rien à redire. « Ce n’est pas un boulot marrant. Mais c’est largement supportable », glisse une jeune femme salariée depuis plusieurs mois. « Ce n’est pas trop physique et on ne travaille pas dans le froid », précise Caroline(*), jeune salariée.

Mais Paulette n’est pas de cet avis. Quand elle a quitté l’entreprise il y a un an, elle avait perdu 10 kilos. Elle avoue : « J’y allais avec la boule au ventre ». Quand elle travaillait, en 2016, les convocations étaient nombreuses. « Je me suis plusieurs fois retrouvée seule dans un bureau avec trois chefs. On me demandait de dénoncer des collègues. Je ne l’ai jamais fait ».

Ambiance de délation

Cette ambiance de délation est fréquemment soulignée par les salariés rencontrés. Charlot- te(*),  employée de l’usine, confirme un climat de peur : « On ne sait plus à qui parler. Alors on ne parle plus. Je pense que c’est ce qu’ils veulent », lâche-t-elle. Certains employés de Synu- tra pointent des soucis de sécurité, des travaux en hauteur risqués, un manque de formation face aux produits dangereux, comme la soude. Jean (*), salarié dans les bureaux carhaisiens de Synutra, explique que les pauses cigarette sont interdites sur toutes les zones cadastrales (et pas seulement l’enceinte) de l’usine.

Manque de toilettes

Les salariés doivent se serrer la main, pas de bises. Les alarmes sonnent régulièrement, « on n’y fait plus attention. D’ailleurs on ne fait pas d’exercices. Je ne sais pas par où il faut sortir en cas d’incendie », raconte Charlotte. La permission des chefs est de mise pour aller aux toilet- tes. Les sanitaires ne sont pas assez nombreux, parfois fermés pour des raisons inconnues dans la zone de production. Il faut alors repasser par les vestiaires. Certains, pressés, s’oublient. Jointe mardi, la direction n’a pas souhaité, pour l’instant, répondre à nos questions. Les représentants syndicaux de la CGT n’ont pas non plus souhaité s’exprimer.

18/10/2017

(*) Tous les prénoms ont été modifiés.

https://www.ouest-france.fr/

kar

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17 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

jupiter (npa)

lutte-des-classes

Macron : le gâteau pour les riches, les miettes pour les pauvres

L’intervention de Macron dimanche soir a été qualifiée d’opération de communication ou résu- mée par l’idée que Macron serait le président des riches. Ces deux dimensions sont indénia- bles, mais elles risquent de masquer ce qui fait le cœur de son discours, la négation de la lutte des classes et la poursuite de l’offensive contre les classes populaires.

Une phrase symptomatique est sans doute « Les entreprises sont des lieux où des hommes et des femmes sont engagés, certains mettent du capital et d’autres du travail. »

Il nous dit aussi que le dialogue social serait le fait que les entreprises construisent « l’intelli- gence collective avec leurs salariés ».  Il nous bassine régulièrement avec l’idée qu’il ne faudrait pas opposer les riches, qu’il appelle avec insistance  « ceux qui réussissent »  et les pauvres.

Il prétend que l’inégalité dans la société, ce sont les inégalités de qualifications, pas les classes sociales, ni les oppressions ou la répartition des richesses… Il prétend également «que ceux qui réussiront pourront entraîner les autres», avec l’image du «premier de cordée», un grand classique où l’on prétend que donner aux plus riches permettrait aux pauvres de s’élever alors qu’en réalité, l’argent donné aux riches… vient des poches des pauvres !

Ce discours de négation des conflits de classe a pour fonction de faire croire à un intérêt commun entre les riches et les pauvres, entre travailleurs et actionnaires, et de dénigrer ceux qui résistent à sa politique, les « activistes violents qui bloquent tout pour avoir des indemnités supra légales ». Toute fiscalité introduisant un tant soit peu de justice devient dans sa bouche « jalousie française » et « passion triste de la France ».

Il défend, à l’inverse, la concurrence entre les salariés : « armer » pour faire face aux changements de la société, affirmer que « le seul avenir est de travailler chaque jour un peu davantage », donner de la « souplesse aux entreprises ». D’ailleurs, il ne parvient pas à masquer son mépris pour les classes populaires : quand il nie avec parler de « ceux qui ne sont rien », il affirme ne pas vouloir mépriser « le moindre de nos concitoyens » !

De nouvelles attaques en chantier

Le deuxième élément à retenir, c’est l’annonce des prochaines offensives contre les classes populaires. Sur l’éducation tout d’abord, il s’appuie sur le fiasco des tirages au sort à l’entrée des universités pour développer la sélection à l’école et à l’entrée des facs par l’évaluation et la pression pour que les jeunes « choisissent la bonne filière ».

Il veut renforcer la vieille recette de l’apprentissage, niant au passage que ce sont toujours les diplômes généraux qui protègent les jeunes sur le marché du travail, et veut que les branches professionnelles influent sur les contenus des enseignements, c’est-à-dire, comme l’expérience l’a prouvé, construisent des diplômes inutilisables, liés à un emploi ou à une entreprises.

Sur le chômage, il va continuer à fliquer les chômeurs et réduire les indemnités en affir- mant qu’on doit « toucher le chômage si on a un projet ». Il compare les chômeurs à des criminels, des « multirécidivistes du refus » et veut durcir les critères selon lesquels on ne pourrait pas refuser un emploi. A cela s’ajoute la défense de sa politique pour les riches sur les impôts (réduction de l’ISF), sur le logement social (baisse des APL et attaque contre les bailleurs HLM).

Sur le harcèlement et les violences sexistes, il réussit le tour de force de partir de l’affaire Weinstein pour expliquer que ce sont dans les quartiers populaires qu’il faudrait envoyer des policiers. A mettre en miroir avec la déclaration du ministre Le Maire, qui déclare qu’il ne dénoncerait pas un homme politique harceleur…

Sur la PMA, il reporte le débat à 2018, affirmant au passage que sa préoccupation est que tout mesure rentre bien dans le cadre d’une famille, nous rappelons que, pour la classe domi- nante, les LGBTI ne sont acceptés qu’à condition qu’ils rentrent dans le cadre traditionnel…

Enfin, sur la question de l’immigration, répondant à l’intervention stigmatisante d’un journaliste « Il y a des dizaines de milliers de clandestins en France. Ça n’a rien à voir avec le terrorisme mais… », Macron explique vouloir expulser systématiquement des étrangers sur la base de délits ! Concrètement, s’il met en place ce qu’il a annoncé, on pourrait donc être expulsé… pour avoir fraudé dans le métro…et annonce un nouveau durcissement du droit au séjour.

Le président des riches ?

Macron fait semblant de ne pas représenter les classes privilégiées, en expliquant que nous serions tous dans le même bain. Mais en réalité, sa politique tente de convaincre de ne pas lutter collectivement, c’était le sens de sa phrase contre ceux qui « foutent le bordel » et d’entrer dans la débrouille individuelle. Dans le même temps, il répète que c’est le président qui décide, montrant bien que son pouvoir est particulièrement autoritaire et antidémocratique.

Le passage de Macron sur TF1 doit nous convaincre d’une chose… La lutte des classes et la mobilisation contre ce gouvernement sont plus que jamais d’actualité !

Antoine Larrache 2017

http://www.anti-k.org/

Lire aussi:

La Cour des comptes veut poursuivre la casse du statut enseignant  (NPA)

Droit Au Logement: Il est bien le président des riches !

Réussissez bordel ! Macron peine à se racheter une popularité sur TF1(RP)

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17 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

précarité (jdd)

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Les mille visages de la précarité en France

La pauvreté concerne plus de 14% de la population française et touche toutes les géné- rations. Tour d’horizon à l’occasion de la Journée mondiale du refus de la misère. En France, près de 8,9 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Des femmes, des enfants, des jeunes, étudiants ou en recherche d’emploi, des handicapés…

Mais aussi des seniors ou encore des actifs indépendants : artisans, agriculteurs, commer- çants, chefs d’entreprise. La pauvreté n’a pas un, mais de multiples visages. En France, ils sont 8,9 millions selon l’Insee, qui retient le seuil de 60% du revenu médian. Un peu plus de la moitié d’entre eux ont moins de 30 ans. Un sur dix a plus de 60 ans. La pauvreté a progressé en France ces dix dernières années avec un million de personnes supplémentaires au-des- sous du seuil. L’extrême précarité a même bondi de 69% entre 2002 et 2012 : aujourd’hui, 2,3 millions de français vivent avec moins de 660 euros par mois. Depuis deux ans néanmoins, le taux tend à se stabiliser, note l’Observatoire des inégalités.

Taux de chômage record chez les moins de 25 ans

Entre décembre 2015 et mars 2017, le nombre d’allocataires du RSA (revenu de solidarité active) a pour la première fois diminué de 5%, soit 95.000 personnes de moins. Certes, la part de ces citoyens pauvres (42%) est trois fois plus élevée dans les quartiers dits « prioritaires » que la moyenne nationale, mais ces deux millions de personnes représentent moins d’un quart (23%) de la population pauvre en France. On trouve les 77% restants dans nos villes, en zone périurbaine et rurale…

De la même manière, plus des trois quarts des élèves en situation précaire étudient hors des zones d’éducation prioritaire.

Le Centre d’observation de la société rappelle que 3,2 millions des enfants issus de milieux défavorisés sont scolarisés dans des établissements classiques. En France, la pauvreté concerne un enfant sur cinq. Selon Eurostat, la situation s’est fortement dégradée entre 2003 et 2012 en raison de la crise économique : 158.000 enfants pauvres supplémentaires, dont 110.000 très jeunes.

La plupart appartiennent à des familles frappées par le chômage.

Mais ce sont aussi des enfants de salariés précaires, mal rémunérés. Plus d’un enfant pauvre sur dix vit avec deux parents qui travaillent et un tiers sont élevés au sein d’une famille mono- parentale. Avec des mamans, explique le Centre d’observation de la société, « découragées devant les difficultés à trouver un travail, les bas salaires ou les horaires incompatibles avec la charge d’enfants ». Selon l’Insee, deux millions de familles monoparentales vivent dans la pauvreté.

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Un enfant sur cinq vit dans une famille pauvre. (JDD)

Un étudiant sur cinq renonce à se soigner

Le taux de chômage bat des records chez les moins de 25 ans (22,1%). L’an dernier, la moitié des jeunes sans diplôme, sortis du système scolaire trois ans plus tôt, étaient sans emploi – contre un quart en 2001 –, selon un rapport du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq). Et le taux de chômage des jeunes diplômés de l’enseignement supé- rieur, trois ans après leur sortie du système universitaire, a doublé (de 5 à 10%) en quinze ans. Aujourd’hui, 20% des jeunes adultes vivent sous le seuil de pauvreté. Alors que le logement mobilise plus de la moitié de leur budget, un étudiant sur cinq renonce à se soigner faute de moyens, selon l’étude Pacte Santé 2017 de la Croix-Rouge.

Parmi les actifs, les professions indépendantes (agriculteurs, artisans, commerçants, chefs d’entreprise…) sont encore plus menacées par la précarité que les salariés, même si la situation s’améliore après deux années difficiles : leur taux de pauvreté passe de 23,7 à 22%, une décrue qui concerne surtout les commerçants. Aujourd’hui encore, un artisan sur cinq et un quart des agriculteurs sont pauvres.

Le risque de pauvreté s’aggrave également avec le handicap. Alors que le niveau de vie médian est inférieur de 167 euros à celui des personnes sans handicap, note l’Observatoire des inégalités, près d’un quart des personnes touchées par plusieurs limitations handicapantes vivent sous le seuil de pauvreté. Et plus le handicap est sévère, plus le niveau de pauvreté est élevé.

17 octobre 2017

http://www.lejdd.fr/

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17 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

18 octobre

18oct

Journée « noire » des assos Grèves débrayages et actions symboliques

Le gouvernement vient d’annoncer une baisse drastique des contrats aidés qui vont passer de 459 000 contrats signés en 2016 à 310 000 en 2017 (quid de 2018 ?) avec des conséquences sociales et humaines dramatiques (voir le communiqué d’ASSO). Ces contrats, financés en grande partie par l’Etat, permettent principalement à des associations et à des collectivités territoriales d’embaucher des personnes éloignées de l’emploi pour des missions d’intérêt général : animateur/animatrice socio-culturelle, coordinateur/coordinatrice d’association, formateur/formatrice, auxiliaires de vie scolaire auprès d’élèves en situation de handicap, secrétaire de Mairie, etc.

Bien que précaires et critiquables, ces contrats sont l’unique source de revenus de centaines de milliers de personnes et leurs disparitions vont avoir un impact considérable pour les personnes salarié.e.s dont bon nombre de salarié.e.s associatifs engagé.e.s, mais aussi pour tous les citoyens et citoyennes qui bénéficient indubitablement du travail de ces personnes.

https://www.solidaires.org/

Site

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17 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

salah hamouri (afps)

szla hamouri

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16 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

ubériser (npa)

Manara-marre

Le Conseil d’État veut ubériser les services publics

Qu’on se le dise : le Conseil d’État est à la page et ne veut pas rater le tournant de la révolu- tion numérique. Dans un récent rapport intitulé « Accompagner l’ubérisation », dont le titre est déjà tout un programme, le Conseil d’État célèbre les vertus du capitalisme de plateformes.

Comme il s’agit de « se transformer ou mourir », la conclusion va de soi :

Il faut tout adapter (le droit, les règles sociales, les services publics, etc.) à un processus technologique salutaire et de toute façon inéluctable. Pas question de lois pour encadrer l’activité de ces nouveaux acteurs, le Conseil d’État mise sur des « dispositifs fondés sur l’auto- régulation des opérateurs ». Pas question non plus de donner un statut de salariéE à celles et ceux dont le travail est exploité par ces plateformes. Il faut au contraire « favoriser l’entre-preneuriat individuel ». Et pas question de réglementer les professions pour garantir un certain niveau de revenu : les plateformes sont au contraire une opportunité pour mettre les travailleurs en concurrence…

Service public ? Connaît pas !

Mais l’ubérisation est surtout une formidable opportunité pour démanteler, pardon, «ubériser» les services publics. Le Conseil d’État explique ainsi qu’aucune activité n’est naturellement un « service public ». Pour que cela soit le cas, il faut que cette activité « ne puisse être prise en charge de manière optimale que par la puissance publique ».

Et la révolution numérique doit permettre de restreindre le champ du service public puisque nombre d’activités pourront être exercées par des auto-entrepreneurs en lien avec des fonc- tionnaires via des plateformes : « un nombre croissant d’agents publics seront en relation avec ou chargés du contrôle d’acteurs privés employant eux-mêmes ces technologies innovantes ».

C’est pourquoi le Conseil d’État propose de « dresser la cartographie des activités de service public concurrencées par des plateformes numériques et en tirer toutes les conséquences pour leur réorganisation et la définition du périmètre du secteur public ». Ce rapport est du pain béni pour le gouvernement, au moment où Édouard Philippe a demandé à chaque minis- tre de lister les missions publiques qui ont vocation à être supprimées ou transférées au privé.

Si une mission est « ubérisable », elle pourra ainsi sortir du champ du service public !

Les idéologues cyniques de la bourgeoisie nous racontent que les plateformes réalisent l’utopie de Marx d’une sortie du salariat. Il s’agit en réalité d’en finir avec toutes les conquêtes du salariat au nom de l’impératif technologique, pour livrer les travailleurEs atomisés et isolés à une exploitation redoublée.

Nous militons pour l’expropriation des plateformes capitalistes : ces technologies doivent être appropriées collectivement pour sécuriser les revenus des travailleurEs utilisant ces plateformes et pour servir les besoins sociaux.

Samedi 14 octobre 2017 Gaston Lefranc

https://npa2009.org/

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16 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

fmi (anti-k)

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Pour plus de croissance, le FMI invite à taxer… les revenus des riches

Il faut taxer plus fortement les riches, car ce sont les inégalités, et non pas les impôts, qui pénalisent la croissance, pointe le Fonds monétaire international. Enfin ?

« Un pavé dans la mare », s’amuse « le Courrier International ».

A la veille de son assemblée annuelle, vendredi 13 octobre, le Fonds monétaire internatio- nal (FMI), dirigé par Christine Lagarde, lance un avertissement : il faut taxer plus fortement les riches, car ce sont les inégalités, et non pas les impôts, qui pénalisent la croissance. Certaines inégalités sont inévitables dans un système basé sur l’économie de marché, constate le FMI,  mais ce dernier s’inquiète d’une « inégalité excessive qui compromettrait la cohésion sociale conduisant à un affaiblissement de la croissance économique », dans un rapport publié mercredi dans le cadre de ses réunions d’automne.

« Au cours des trente dernières années, l’inégalité a augmenté dans de nombreux pays, en grande partie à cause des changements technologiques », pointe le FMI. « Dans les écono- mies avancées, les revenus des 1% les plus riches ont augmenté trois fois plus vite que ceux du reste de la population. » Or « les recherches du FMI dans ce domaine ont montré que la montée des inégalités présente des risques pour la durabilité de la croissance économique ».

« Les gouvernements risquent de saper la croissance économique mondiale en réduisant les impôts des riches », annonce le « New York Times » à la lecture de ce rapport. Et de poursui- vre : « Ce message, bien que largement adressé à tous les pays développés, a une résonance particulière aux Etats-Unis alors que l’administration Trump et les législateurs républicains prônent un plan fiscal qui, selon les critiques, exacerberait les inégalités de revenus en réduisant les impôts des Américains les plus riches. »

Le « Guardian » résume également: « Taxer plus fortement les revenus des riches contribuerait à réduire les inégalités sans avoir un impact négatif sur la croissance. Le FMI, basé à Washington, a utilisé son puissant moniteur budgétaire semestriel pour démolir l’argument selon lequel la croissance économique souffrirait si les gouvernements des pays occidentaux développés obligeaient les 1% les plus riches à payer plus d’impôts. »

Le quotidien britannique y voit aussi un message positif adressé au Parti Travailliste, qui propose de taxer à 45% les revenus supérieurs à 80.000 livres (91.200 euros), et de 50% les revenus supérieurs à 123.000 livres (140.000 euros). Dans un discours à Harvard, Christine Lagarde a renouvelé cet appel à profiter de la reprise pour « créer une économie plus inclusive qui fonctionne pour tous ». Citant John Fitzgerald Kennedy, elle a déclaré : « Aussi agréable que cela puisse être de se prélasser dans la chaleur de la reprise… le meilleur moment pour réparer sa toiture, c’est lorsque le soleil brille. »

Alors, comment réduire les inégalités et taxer les revenus les plus riches ?

« La politique budgétaire est un instrument puissant pour atteindre les objectifs de redistri- bution », explique le FMI. Mais « dans la réalité, la progressivité du système fiscal des pays peut être plus basse encore parce que les contribuables les plus riches ont souvent accès à toutes sortes de façons de payer moins d’impôt« , explique « le Devoir ».

Le FMI suggère donc un durcissement des règles sur les revenus du capital et les revenus des dividendes, ainsi que les taxes foncières, les impôts sur les successions et autres taxes sur les biens de luxes, l’énergie produite à partir de combustibles fossiles, l’alcool et le tabac afin de mieux redistribuer la richesse. L’institution ajoute :« De nombreux pays devraient s’attacher à réduire les possibilités de fraude et d’évasion fiscales. Les impôts sur la propriété immobilière sont à la fois équitables et efficaces. »

Le FMI suggère aussi de « mieux cibler les dépenses publiques consacrées aux catégories défavorisées afin d’améliorer l’accès à une éducation et à des soins de santé de qualité. Cela accroîtra aussi l’efficience globale ». Le rapport s’interroge enfin sur l’opportunité d’instaurer un revenu de base universel.

L.T.  L’Obs 13 octobre 2017

http://www.anti-k.org/

Commentaire: Plus les riches sont riches et plus ils sont puissants. Plus ils sont puissants et moins ils paient d’impôts. Ce sont les pauvres qui doivent payer pour tout. Voir l’Empire Romain…

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16 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

premiers de cordée (le huff’)

carmba--encore-trop-a-droite

En défendant les « premiers de cordée », Macron a offert un nouvel angle d’attaque à ses adversaires. Le chef de l’Etat cherchait à casser son image d’un « président des riches »: c’est raté.

Ce dimanche, Emmanuel Macron a profité de sa première interview télévisuelle depuis son élection pour tenter de corriger son image de « président des riches » tout en justifiant ses choix budgétaires favorisant les plus aisés. « Je crois à la cordée, il y a des hommes et des femmes qui réussissent parce qu’ils ont des talents, je veux qu’on les célèbre [...] Si l’on commence à jeter des cailloux sur les premiers de cordée c’est toute le cordée qui dégringole », a plaidé le chef de l’Etat ce dimanche soir sur TF1 dans une tirade visiblement préparée.

Croquignolesque?

Pour décoller une étiquette peu flatteuse de président des privilégiés et s’imposer comme « le président de tous les Français », quoi de mieux qu’une métaphore valori- sant l’effort collectif. D’autant que l’expression est une référence indirecte au roman « Premier de cordée » de Roger Frison-Roche, paru en 1942 et adapté au cinéma, dans lequel un jeune alpiniste tente de surpasser sa peur du vertige. Comme une analogie d’une France au bord du précipice.

Problème: la comparaison s’est instantanément retournée contre son auteur, les détracteurs d’Emmanuel Macron voyant dans ces « premiers de cordée » une apologie des riches et de la réussite face à la « jalousie » des classes populaires.

« Le président des premiers de cordée »

« Il est plus que jamais le président des milliardaires et il l’assume en vantant ceux qui ont réussi – les fameux premiers de cordée – et en dédaignant ceux qui se battent pour garder leur boulot », a dénoncé ce lundi sur Radio Classique le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez. « S’il y a que le premier de cordée qui monte et que les autres se cassent la figure, c’est pas bon » non plus, a-t-il rappelé en critiquant « ce décalage avec la vraie vie qui pose problème avec M. Macron ».

Un point de vue manifestement partagé par certains à la CFDT.

Du côté des responsables politiques, tout le monde ou presque s’est engouffré dans la brèche pour accabler le président de la République. « Il a trouvé lui-même l’expression… Il est le prési- dent des premiers de cordée : le président des riches, président des premiers de cordée », taclait dès dimanche sur France Info le député PS Boris Vallaud. Reprenant l’affiche du film « Premier de cordée » sorti pendant la Seconde guerre mondiale, le membre du bureau national du PS Gérard Filoche a épinglé les riches qui « s’empiffrent » et qui « laissent tomber ceux qu’ils ont exploités ».

« Le président de la République peut dire tranquillement que les riches sont les premiers de cordée, comme si la richesse était synonyme de compétence et de mérite », s’est désolé sur Twitter le sénateur socialiste David Assouline.

Sans surprise, les cadres de la France insoumise se sont alignés pour caricaturer l’expression et son auteur.

« Le premier de cordée de Macron, c’est du Frison Riche: le capital financiarisé accumule les profits, pas la solidarité », a ironisé le député LFI Eric Coquerel. « En résumé les riens fainéants, arrêtez d’être jaloux du premier de cordée! », a tweeté sa collègue Caroline Fiat en reprenant des mots polémiques employés par Emmanuel Macron par le passé.

Même à droite, où une partie des Républicains saluent pourtant la politique d’Emmanuel Macron, certains ont trouvé quelque chose à redire. Avec la hausse annoncée du prix du diesel et de la CSG, a prévenu le député Damien Abad, « la grande cordée est plutôt une corde au cou pour les classes populaires ».

Geoffroy Clavel 16/10/2017

http://www.huffingtonpost.fr/

Lire aussi:

Pour son premier « Grand Entretien » sur TF1, Macron assume une politique « et de droite, et de droite » (Huffinton)

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15 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

colère (yéti)

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Bigouden 1926

Révoltes populaires : la colère des syndiqués de bas

Un signe fort de l’intensité des révoltes populaires, c’est quand la base déborde les directions syndicales. Après FO, au tour de la CGT.

Le 29 septembre, le Comité national fédéral de Force ouvrière a désavoué son secrétaire général, Jean-Claude Mailly, coupable – et c’est un euphémisme ! – de complaisances douteuses à l’égard des ordonnances Macron sur la nouvelle loi Travail.

Aujourd’hui, c’est au tour de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, d’être accusé pour son manque de combativité face aux mesures gouvernementales par plusieurs fédéra- tions de son syndicat. Mickaël Wamen, figure éminente des Goodyear, est à la pointe de la mutinerie :

« La stratégie est mauvaise et délibérée … et le 12 on retourne voir Macron, mais pour quel but ? Ce n’est pas terminé, il va falloir que toutes celles et tous ceux qui composent la CGT viennent dire ce qu’ils pensent et organiser les conditions d’une unité en interne… Nous sommes aujourd’hui à un virage de notre histoire, les mandats pour retourner discuter viennent d’où ? Qui décide de multiplier les appels par secteurs et corporations ? Rien n’est lié au hasard, nous savons toutes et tous que la stratégie actuelle nous mène à la catastrophe… »

Toutes les grandes avancées sociales sont nées de la base

Mickaël Wamen a sans doute le sang chaud, mais cette révolte de la base syndicale est plutôt encourageante. Car jamais insurrection syndicale ne vint de sa direction nationale, pas plus en 1936 qu’en 1968 ou qu’aujourd’hui.

Les directions des centrales syndicales n’ont jamais servies à rien d’autre que de canaliser la colère populaire, en évitant bien que celle-ci déborde.

Cela tient à la nature même de leurs structures qu’il convient de songer à pérenniser avant même que d’exprimer les revendications de la base. De fait, les directions nationales des confédérations syndicales, qui appartiennent au système, servent la plupart du temps de soupapes de sécurité à celui-ci, chargées d’évacuer les trop-pleins de furie de leurs adhérents pour que tout rentre dans l’ordre, moyennant au mieux quelques vagues os à ronger pour calmer les troupes.

Et de fait encore, c’est lorsque cette furie de la base ne fut plus contenue que s’obtinrent les grandes avancées sociales de l’Histoire.

Voilà pourquoi la révolte des adhérents de FO et le coup de gueule des fédérations CGT contre leur direction nationale ont aujourd’hui quelque chose de fort rafraichissant.

12 octobre 2017  Pierrick Tillet

https://yetiblog.org/

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15 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

kanaky (révolution permanente)

kanak

Autodétermination des peuples: Référendum de 2018 en Nouvelle-Calédonie : comment la France veut exclure 23 000 Kanaks du scrutin

En 2018 aura lieu en Nouvelle-Calédonie le référendum d’autodétermination prévu par les accords de Nouméa. À quelques mois du vote les populations kanaks dénoncent les conditions d’inscriptions au vote qui excluent 23 000 personnes qui pourraient renverser la balance en faveur du « oui ».

De la colonisation à la volonté d’indépendance

La Nouvelle-Calédonie est une petite île située au milieu du Pacifique et qui représente un enjeu central pour la France. Pour mieux comprendre les enjeux du référendum d’autodéter- mination qui aura lieu en 2018, quelques éléments historiques sont indispensables. Dès le milieu du 18ème siècle, l’île est colonisée par la France qui pille les terres des autochtones, ces derniers sont en effets dépossédés de 80% de leurs terres ancestrales ; la France dissout les tribus, et impose sa langue.

Et surtout la France impose dès 1887 en Nouvelle-Calédonie, comme dans toutes ses colonies, le Code de l’Indigénat (1887), qui assujettisse les autochtones aux travaux forcés, à l’interdiction de circuler la nuit, aux réquisitions forcées, et à un ensemble d’autres mesures tout aussi répressives. En 1931, une centaine de kanaks sont « exposés » lors de l’exposition universelle au jardin d’acclimatation, dans ce qu’on pourrait qualifier de zoo humains, forcés à se comporter comme des « sauvages » pour maintenir le mythe fantasmé sur les populations autochtones. Le Code de l’Indigénat n’est aboli qu’en 1946, date à laquelle la Nouvelle-Calédonie change de nom sur le papier pour s’appeler « Territoire d’outre-mer ».

Peu à peu les revendications indépendantistes s’intensifient, notamment autour de la figure de Jean-Marie-Tjibaou. A partir de l’élection de François Mitterrand en 1981, les attentes des indépendantistes se font plus pressantes, et ceux-ci exigent un référendum d’autodétermination réservé aux seuls Kanaks. C’est notamment la naissance du FLNKS, rassemblement de partis politiques indépendantistes fondé en 1984 et dirigé par Jean-Marie Tjibaou qui met en place un gouvernement provisoire de Kanaky, choisit un drapeau, boycotte les élections territoriales de 1984, avec pour but de préparer l’indépendance kanake socialiste.

Fin 1984, un massacre a lieu près d’une tribu située dans le nord de l’ile, à Hien- ghène, dans laquelle 10 indépendantistes Kanaks sont tués, dont deux frères de Jean-Marie Tjibaou.

C’est le point de départ d’une véritable guerre entre opposants et partisans de l’indépen- dance ; le gouvernement instaure l’état d’urgence et le couvre-feu de janvier à juin 1985. Le point culminant des événements sera la prise d’otages de gendarmes par un groupe d’indé- pendantistes en avril-mai 1988, dans l’entre-deux tours des présidentielles. La situation est délicate pour le gouvernement Mitterrand, qui doit trouver une issue à cette situation de crise et désigne Michel Rocard pour s’occuper des négociations, ce qui va déboucher sur les accords de Matignon en juin 1988, prévoyant un scrutin d’autodétermination dix ans plus tard. Mais en 1998, les accords de Nouméa sont signés sous l’égide Lionel Jospin, prévoyant la tenue d’un référendum sur « le transfert à la Nouvelle-Calédonie des compétences régalien- nes, l’accès à un statut international de pleine responsabilité et l’organisation de la citoyenneté en nationalité » qui n’aura lieu qu’entre 2014 et 2018.

Au coeur des intérêts français, le nickel, véritable mine d’or du Pacifique

Le sous-sol de l’île regorge d’un minerai extrêmement convoité : le nickel. En effet, l’île possède un quart des ressources mondiales de cette matière première indispensable à la fabrication de l’acier inoxydable, ce qui en fait une terre extrêmement intéressante pour la France. Tout au long de leur histoire, les kanaks ont été tenus à l’écart de l’exploitation du minerai, les européens ayant la main mise sur cette richesse bien que depuis quelques années cette tendance s’est atténuée avec la construction d’une nouvelle usine de nickel au nord de l’île, venant casser le monopole de la SLN, société historique du nickel calédonien qui exploite l’usine de Nouméa depuis 1910. La SLN appartient elle-même à Eramet, le géant des mines françaises, dont le chiffre d’affaire était de 2,9 milliards d’euros en 2016.

Cette mise à l’écart des kanaks des énormes bénéfices que produit le nickel n’a fait qu’accen- tuer tout au long du 20ème siècle la colère et la frustration. Les kanaks voient de plus dans l’exploitation du nickel la garantie d’une indépendance réussie. De son côté, la France, derriè- re des apparences de neutralité, n’a aucune intention de laisser prendre son indépendance ce petit territoire très rentable au milieu du Pacifique. Derrière une soi-disant politique de « déco- lonisation » et une politique de rééquilibrage suite aux accords de Nouméa, les écarts restent considérables entre le sud de l’île, peuplé par les caldoches, et la province ainsi que les îles et le nord de l’île, terres kanakes, où le chômage atteint 30%.

Référendum : l’enjeu crucial de la liste électoral

Le résultat du référendum prévu en 2018 dépend notamment de la composition corps électoral restreint qui sera autorisé à voter, dont les modalités ne seront définies que lors du rendez-vous entre les signataires de l’accord de Nouméa prévu dans quelques semaines. C’est Manuel Valls qui a été nommé le 3 octobre pour diriger la mission parlementaire sur l’avenir institutionnel de l’île, ce qui a provoqué des polémiques.

Le 4 octobre, à New York, devant l’ONU, les indépendantistes ont dénoncé la manipulation et l’instrumentalisation autour de la composition de la liste électorale, qui pourrait faire basculer le résultat du scrutin. Le président du FLNKS, Mickael Forrest, a exprimé des « doutes sur l’orga- nisation » du référendum et mis en cause la « sincérité du mécanisme français d’établissement de cette liste électorale  », demandant aux Nations unies d’envoyer une mission de visite  « avant, pendant et après le scrutin  ».

En effet, en Nouvelle-Calédonie il existe plusieurs types de listes électorales en fonction de critères permettant de participer à certaines élections.

Pour pouvoir voter au référendum, il faut faire partie de la liste référendaire, régie par l’article 218 de la loi organique de 1999. Tout personne au statut civil coutumier, qui est inscrite sur la liste générale, ou qui a été électeur en 1988 doit être automatiquement sur cette liste pour le référendum.

Mais voilà, selon la Direction de la gestion de la réglementation des affaires coutumières (DGRAC), 22 780 Kanaks qui devraient avoir leur nom inscrit sur cette liste n’y apparaissent pas. Plusieurs phénomènes expliquent cette absence qui pourrait faire peser la balance du côté du « non » : de nombreux kanaks ne sont pas inscrits sur la liste principale (condition obligatoire pour être sur la liste référendaire), car les indépendantistes ne se sentent historiquement pas concernés par les élections françaises, et ont souvent prôné le boycott. De même, certaines personnes inscrites sur la liste générale n’auraient pas été inscrites sur la liste référendaire, et de nombreux jeunes de 18 ans pour qui l’inscription est censée être automatique n’ont pas été inscrits.

Aucune aide d’inscription n’a été mise en place pour les personnes handicapées et âgées, et les procédures pour les personnes ayant perdu leurs droits civiques sont complètement méconnues. De plus, près de 2000 kanaks se sont vus refusée leur inscription car ils étaient dans l’incapacité de réunir tous les justificatifs de résidence continue pendant dix ans : « Ces exigences sont inadaptées au regard des habitudes des Kanaks. Conserver les papiers n’est pas dans leur culture. S’inscrire sur les listes relève du parcours du combattant  », indique Stéphanie Graff, docteure en anthropologie spécialiste des questions d’autodétermi- nation, de décolonisation et d’autochtonie en Nouvelle-Calédonie.

De plus, ce « choix » délivré par le référendum ne laissera pas aux population le choix d’un réel mouvement de libération nationale remettant en cause la domination coloniale française car même si la soi-disant « autonomie » était votée elle ne remet pas en cause le contrôle des élites politiques et des groupes industriels mis en place depuis des années.

Car au-delà de l’indépendance statutaire, il s’agit pour les Kanaks de se libérer totalement de l’impérialisme français, de sa domination politique qui perdurera si les anciennes élites gèrent l’île comme avant et si les grandes richesses de l’île, notamment le nickel, sont toujours gérées par les mêmes multinationales. C’est pourquoi l’émancipation du peuple Kanak, au-delà de l’indépendance de la France, devra se poser l’objectif de renverser l’ordre impérialiste, et donc l’ordre capitaliste, qui les maintient aujourd’hui dans un pays qui n’est autre qu’une colonie.

Enora Lorita vendredi 13 octobre

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