Archive | Macronie

19 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

poste 92 (paris luttes)

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Fête des postières et postiers grévistes du 92

À PRES DE 4 MOIS DE GRÈVE LES POSTIÈRES ET POSTIERS DU 92 NE LÂCHENT PAS L’AFFAIRE !

Venez les soutenir dans une ambiance festive et combative à la fois !
Tous les dons sont reversés à la caisse de grève

Depuis le 26 mars dernier, 150 postiers et postières du 92 sont en grève, soit plus de 20% des effectifs du département. L’élément déclencheur de la grève a été le licenciement de Gaël Quirante, délégué syndical SUD-PTT, licencié avec l’autorisation express de la ministre du tra-vail Muriel Pénicaud. Rapidement, se sont ajoutées les revendications concernant les condi-tions de travail, le refus des réorganisations, la précarité et la perte de sens du métier de facteur.

Face à cette grève, la direction de la Poste avait jusqu’ici choisi de jouer la carte de la répression totale, en espérant que cela ferait plier les grévistes 

Intervention de la police sur les centres pour obliger à reprendre le travail, convocations de grévistes au commissariat, payes à 0 euros pour les grévistes… en réponse au mouvement des postiers du 92, la droite sénatoriale a même déposé un projet de loi pour restreindre le droit de grève à La Poste ! Le 5 juillet dernier, cette répression a atteint son paroxysme avec l’interpellation violente et la garde à vue de Nordine, postier gréviste, alors qu’il participait pacifiquement à une prise de parole pour appeler aux côtés du comité Vérité pour Adama à la manifestation du 21 juillet contre les violences policières.

Mais cela n’a pas suffi à faire plier la détermination des grévistes.

Ils restent unis et soudés, car, bien que la boite continue à montrer les crocs, la grève l’a obligée en réalité à d’ores et déjà céder du terrain sur une série de questions : titularisation d’une trentaine d’intérimaires en CDI, reconnaissance par la justice du droit pour Gaël de continuer à exercer son mandat syndical et de participer aux négociations, et report des réorganisations sur le département. Mercredi 18 juillet, une réunion a lieu avec des repré-sentants du Siège national de La Poste, de la direction départementale d’un côté et des gré-vistes ainsi que de la fédération SUD-PTT de l’autre. Alors c’est maintenant plus que jamais qu’il faut montrer le large soutien dont bénéficie cette grève.

19 juillet 2018

https://paris-luttes.info/

Il faut aider financièrement les grévistes à tenir en versant à la caisse de grève :

https://www.lepotcommun.fr/pot/kgmfkl66

Par chèque :

Sud Poste 92, 51 rue Jean Bonal 92250 La Garenne-Colombes, à l’ordre de SUD Poste 92, mention « Solidarité grévistes » au dos.

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19 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

privé public (politis)

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Privé ou public : une lutte des classes

À l’entrée au collège, les familles favorisées sont de plus en plus tentées par le privé, au nom de la réussite individuelle. Des parents se mobilisent contre cette forme de ségrégation.

Réforme du collège et des rythmes scolaires, classes surchargées, enseignants en sous-effectif, grèves… Craintes de problèmes de sécurité, d’encadrement, de niveau… Quelles qu’en soient les causes, l’érosion de l’école publique se poursuit. En élémentaire, un élève sur six est scolarisé dans le privé ; dans le secondaire, un sur cinq. Ce qui situe la France parmi les pays européens où l’enseignement privé est le plus présent.

Qui dit privé sous contrat dit enseignement catholique pour l’immense majorité.

Le privé hors contrat, quant à lui, se développe au rythme de quelques dizaines d’établis-sements par an, sur un millier existant, avec parfois une étiquette « pédagogies alternatives » qui séduit de plus en plus de déçus de l’école classique, dont certains enseignants du public eux-mêmes. Choix individuel contre choix collectif, réussite personnelle contre défense de la mixité, conflits de valeurs : l’inscription en sixième est source de tensions révélatrices d’enjeux politiques et sociétaux, a fortiori dans des villes de banlieue en pleine gentrification.

Entre Parcoursup et l’alerte sur la baisse des effectifs enseignants, la rentrée 2018 va-t-elle renforcer la tendance ? Les meilleurs lycées raflant le maximum de réponses favorables à l’inscription à l’université, bon nombre de parents pourraient être tentés d’anticiper en inscri-vant leur enfant dans le collège antichambre du lycée le mieux coté. Qui n’est pas forcément le collège de secteur. « Dans une société qui mise toujours plus sur la réussite individuelle depuis une dizaine d’années, ce ne sont plus la mixité sociale et la laïcité qui prévalent », analyse Rémy-Charles Sirvent, secrétaire national chargé du secteur « société, laïcité » au syndicat enseignant SE-Unsa.

Seuls 10 % des parents choisiraient le privé pour des raisons religieuses.

Les motivations qui arrivent en tête seraient la ­proximité, quand le collège privé est plus proche du domicile. Mais surtout le « niveau » et la promesse d’une « autre pédagogie », alternative ou traditionnelle. Sauf qu’aucune étude ne prouve que le niveau est réellement meilleur dans le privé. La plus-value apportée serait nulle, d’après une étude de décembre 2017 intitulée «Qui choisit le privé et pour quels résultats scolaires (1)?». «Il apparaît qu’en moyenne, et toutes choses égales par ailleurs, les résultats scolaires en CE2 ainsi que la probabilité de redoubler le CP ou le CE1 ne diffèrent pas significativement entre public et privé sous contrat.» En 2011, l’OCDE avait même publié une étude démontrant que les écoles privées étaient moins performantes, à situation sociale égale, que le public…

Quoi qu’il en soit, l’étude de 2017 établit qu’une « comparaison directe des résultats entre les deux secteurs n’est pas pertinente, car leurs élèves n’ont pas les mêmes caractéristiques ». Comprendre : si les élèves du privé ont de meilleurs résultats, c’est qu’ils appartiennent massi-vement aux classes sociales aisées et supérieures. De fait, la proportion d’élèves d’origine aisée est nettement plus forte dans les collèges privés que dans ceux du public (35,8 % contre 19,3 %). Inversement, les enfants d’origine populaire sont deux fois plus présents dans les collèges publics que dans le secteur privé (41 % contre 19,5 %). (… payant)

https://www.politis.fr/

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19 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

1er mai (bfm + libération + jdd + huff’)

Un collaborateur de Macron discrètement sanctionné pour avoir frappé un manifestant le 1er Mai

La vidéo avait circulé sur les réseaux sociaux peu après l’incident. On y voyait un homme coiffé d’un casque de policier débarquer en trombe vers un jeune manifestant du 1er Mai interpellé par les CRS et s’en prendre à lui.

Le Monde révèle ce mercredi que l’auteur de ces violences est un ancien responsable de la sécurité pendant la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron, aujourd’hui chargé de mission pour l’Elysée. Il se trouvait sur les lieux de la manifestation ce jour-là parce qu’il avait demandé à assister à la gestion d’une grande manifestation par la police. Cela expliquerait pourquoi il portait un casque de policier. L’Elysée a été informé de l’incident puisque ce collaborateur de Macron a été discrètement mis à pied pour 15 petits jours.

http://www.liberation.fr/

Lire aussi:

Après les violences commises par un collaborateur de Macron, l’étonnante défense de l’Elysée (JDD)

Alexandre Benalla: L’Elysée et Macron accusés d’avoir failli à l’article 40 du code de procédure pénale (Le Huffington Post)

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18 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

parcoursup’ (npa)

le peril jeune

Parcoursup : Interminable attente pour unE bachelierE sur trois

Bientôt deux mois que dans de nombreuses familles, la consultation quotidienne de la plate-forme Parcoursup’ est devenue un rituel presque machinal duquel on n’attend rien. Au mieux quelques places sur une liste d’attente.

Au pire, un statu quo qui pourrait durer jusqu’en septembre.

Ils étaient 812 000 sur la ligne de départ de Parcoursup, mais seulement 52,8 % ont fini la course et se sont inscrits dans une des formations qui les acceptaient. Si 13,7 % se sont désinscrits de la plateforme, ou bien pour s’inscrire dans des formations hors Parcoursup (grandes écoles, formations privées hors de prix) ou pour abandonner l’idée de faire des étu-des, 33,5 % sont encore en attente sur la plateforme, soit 284 000 étudiantEs qui ne savent pas encore où ils et elles seront inscrits l’an prochain.

Une catastrophe annoncée

Selon le Monde, 160 000 d’entre elles et eux ont reçu une réponse positive d’un établissement sans que celle-ci ne les satisfasse, tandis que 110 000 n’ont toujours aucune réponse. À titre de comparaison, le 24 juillet 2017, ce sont 65 000 bacheliers qui étaient sans aucune réponse, soit presque deux fois moins qu’aujourd’hui, à une semaine près.

Pire encore 

14 000 étudiantEs n’ont reçu que des « non » et sont sans solution à l’heure actuelle. Tous ces chiffres montrent la catastrophe (ô combien annoncée !) de Parcoursup, qui avait été vendu par le gouvernement comme le remède miracle contre l’échec d’APB et de ses milliers de «sans-facs ». Mais tout comme les saignées médiévales, qui affaiblissaient plus les fiévreux qu’elles ne les guérissaient, Parcoursup montre tous les jours que, plutôt que de résoudre les problèmes de l’orientation dans l’enseignement supérieur, elle les aggrave, laissant sur le bord de la route des dizaines de milliers de jeunes.

Procédures opaques, claires discriminations 

Malgré le semblant de transparence gouvernementale sur l’algorithme de Parcoursup la procé-dure est encore plus opaque qu’APB, étant donné que l’algorithme national agit sur des résul-tats déjà produits par les universités, qui font leur classement en amont dans la plus grande opacité. Des parlementaires, comme Pierre Ouzoulias (PCF) ont d’ailleurs dénoncé cette «petite tambouille » des universités, leur permettant de classer de n’importe quelle façon, sans rendre de compte aux étudiantEs.

Les quelques informations qui ont pu paraître ici où là montrent cependant l’étendue des discriminations à l’ œuvre dans Parcoursup : les lycées sont ainsi classés et pondérés en fonction de leurs résultats. Un 18/20 dans un lycée de Seine-Saint-Denis pourrait valoir un 11/20 à Henri-IV, voire moins…

Si le gouvernement se défend de toute discrimination sociale et ose encore parler de réussite, ces méthodes ne permettent qu’une chose

La transformation complète des inégalités sociales géographiques en une discrimination cons-ciente pour l’entrée à l’université. Une seule voie semble possible : celle d’une reprise du combat contre la sélection à la rentrée, autour des « sans-facs » et de touTEs les lycéenEs de terminale qui seront maintenant avertis que jouer à la roulette Parcoursup, c’est le ­meilleur moyen de flinguer son avenir.

Georges Waters Mercredi 18 juillet

https://npa2009.org/

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17 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

prolétaires 2.0 (libération)

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Sarah Abdelnour : «Marx est toujours d’actualité pour comprendre les prolétaires 2.0»

Selon la sociologue Sarah Abdelnour, l’essor des travailleurs indépendants et des plateformes numériques a surtout permis de contourner le code du travail, avec l’aval de l’état. Prolétaires ubérisés de tous les pays…

Qui sont les «prolétaires 2.0» dont vous parlez ?

Ils sont nombreux dans le monde des indépendants, où de nouvelles formes de vulnérabilité économique sont apparues. Avec la promotion de la création d’entreprise, de plus en plus de travailleurs sont sortis des régulations collectives. Les formes «d’échange de travail», qui se développent sur les plateformes numériques sont devenues un véritable terreau de contourne-ment du droit du travail. Ces plateformes ont entraîné un phénomène d’externalisation des travailleurs, qui sont à leur compte, de manière plus ou moins fictive. Ces nouveaux modes de travail permettent de plus de contourner des règles des professions réglementées : vous pouvez faire appel à des amateurs (au sens de non-professionnels) pour faire des travaux chez vous ou vous faire à dîner. Et puis, il y a les nombreuses plateformes de microtravail, comme Amazon Mechanical Turk, sur lesquelles le travail n’est pas déclaré : il s’agit alors de travail dissimulé, non encadré, non rémunéré.

Marx permet-il de comprendre la situation des travailleurs «ubérisés» ?

Si la pensée de Marx est toujours d’actualité pour analyser la situation des prolétaires 2.0, c’est que tout cela ressemble d’une certaine façon à ce qui se passait au 19è siècle, avant que le droit du travail ne commence à se structurer : il y a en quelque sorte une réactualisation de ce moment que les historiens appelaient la «proto-industrialisation», quand, avant la concentra-tion industrielle, le travail était très fragmenté, avec des tâcherons qui amenaient du travail de confection à des couturières travaillant à domicile par exemple et passait sous le radar des lois sociales en train de se mettre en place.

A partir du 19è siècle et des premières lois sociales, les prolétaires en bas de la chaîne sont progressivement rentrés dans l’ordre salarial. Et, au fur et à mesure que le salariat est devenu une condition plutôt désirable, l’état et les entreprises ont abandonné le bas de l’échelle, l’ont sorti du salariat, alors que les patrons, eux, sont devenus salariés. Maintenant, de hauts fonc-tionnaires offrent l’opportunité à des dirigeants d’entreprise salariés de recourir à du faux travail indépendant.

Selon vous, l’état serait «complice de la précarisation». Pourquoi ?

Ce que fait l’etat en termes de régulation, ou plutôt de dérégulation, du travail consiste précisément à autoriser toutes ces formes d’emplois dérogatoires. C’est bien l’état qui crée la possibilité d’embaucher en CDD, qui a mis en place les contrats aidés, les stages, le statut d’auto-entrepreneur… Pourquoi ? Parce qu’on a quand même de larges pans de la machine étatique, les gouvernements et l’administration, qui se sont convertis au discours patronal selon lequel le travail est trop cher et pour qui la croissance économique viendra en dérégulant et en fragilisant l’emploi.

Ce que démentent nombre d’économistes, et ce qui néglige les enjeux de progrès et de développement social. Et au-delà de cette croyance, on peut observer les logiques d’intérêts à l’œuvre : les personnes qui ont le pouvoir de légiférer adoptent un point de vue socialement situé du côté du patronat.

C’est ce qu’observait déjà Marx 

On a les intérêts qui correspondent à la place qu’on occupe dans la société. Les objectifs d’harmonie sociale et de solidarité ne sont plus du tout au cœur des discours politiques. Depuis notamment le mandat de Nicolas Sarkozy et la création du régime d’auto-entrepreneur, il y a cette vision selon laquelle les travailleurs pauvres ou les chômeurs n’ont qu’à monter leur petit business s’ils veulent survivre, faire de tout un objet de revenu, marchandiser leur temps et ce qu’ils possèdent, et, surtout, ils ne devraient rien demander à l’Etat ou à l’entreprise pour mieux vivre. C’est, à mon sens, très dangereux en termes de solidarité et d’intégration sociale.

Employés, ouvriers, soit plus de la moitié des actifs aujourd’hui et tout particulièrement femmes et immigré(e)s : voilà les personnes les plus vulnérables en 2018. Une très large partie de la population française. Pour Sarah Abdelnour, maîtresse de conférences en sociologie à l’uni-versité Paris-Dauphine, les «nouveaux prolétaires» sont «globalement les mêmes que les anciens». L’auteure reprend la définition de Karl Marx: «toutes les personnes qui ont besoin de vendre leur force de travail pour survivre, donc d’abord celles qui n’ont pas de patrimoine» et explique comment ce terme de prolétaire«renvoie plus largement à un ensemble de positions sociales caractérisées par une faiblesse des rémunérations, de l’insécurité économique, une faible reconnaissance sociale et un éloignement par rapport aux lieux de pouvoir».

Sarah Abdelnour publie une réédition augmentée de son ouvrage les Nouveaux Prolétaires (Textuel), initialement paru en 2012, où elle défend la pertinence d’une grille d’analyse marxiste pour penser la question de la domination au travail. A l’heure du développement des inégalités et des politiques de dérégulation du travail, cette chercheuse met aussi en avant l’apparition de «nouvelles figures de prolétaires» depuis quelques années : les travailleurs «ubérisés».

Amélie Quentel 16 juillet 2018

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SARAH ABDELNOUR LES NOUVEAUX PROLÉTAIRES Ed. Textuel, 2018, 160 pp., 15,90 €

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17 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

barrages (bastamag)

 brouette

Des experts du secteur hydroélectrique appellent à ne pas privatiser les barrages

La mise en concurrence des barrages hydroélectriques français est « dangereuse » et « antinomique de l’intérêt général ».

C’est la conclusion d’un récent rapport du syndicat Sud énergie rédigé à la demande de la députée socialiste Marie-Noëlle Battistel, très impliquée sur le sujet de par l’important nombre de barrages sur sa circonscription, située en Isère.

Présenté à la mi-mai aux députés, ce rapport entend peser sur la possible décision estivale d’en finir définitivement avec la gestion publique des barrages, lors des discussions qui se tiendront dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

Cela fait dix ans déjà que la pression monte sur le sujet, et elle s’est accrue en octobre 2015, lorsque la Commission européenne a mis en demeure la France, considérant que les retards pris dans la mise en œuvre de l’ouverture à la concurrence du secteur hydroélectrique renfor-çaient la position dominante d’EDF. En octobre dernier, le gouvernement d’Édouard Philippe a répondu à l’intersyndicale du secteur, vent debout contre la privatisation des barrages, que l’ouverture à la concurrence restait bien d’actualité.

Un système public totalement amorti

Bâti pour l’essentiel au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le système hydroélectrique français est totalement amorti.

Nolwenn Weiler 17 juillet 2018

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16 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

sécu finances (npa)

les-deserts-medicaux

Macronisme : la dévastation de la Sécu est en cours

Lors de sa campagne électorale, Macron avait annoncé son intention de « refonder la Sécurité sociale » : elle ne serait plus assise sur le travail. L’État, plus que « les partenaires sociaux », deviendrait le garant de cette protection, et le financement ne s’effectuerait pas exclusivement par les revenus du travail. Par diverses mesures, le gouvernement met en œuvre ce program-me afin d’achever le chantier de démolition de la Sécurité sociale, entamé depuis plus de 60 ans, mais qui n’a pas pu aboutir à son objectif final en raison de mobilisations sociales auxquelles se sont souvent heurtés les différents pouvoirs de gauche et de droite.

Les députés LREM ont voté en commission des Lois, avant d’annoncer qu’ils feraient volte-face, un amendement supprimant toute référence à la Sécurité sociale dans le projet de révision constitutionnelle.

Les termes « Sécurité sociale » étaient remplacés par « protection sociale » dans les différents articles de la Constitution… Or ces deux entités sont différentes. La Sécu est un acquis social, qui n’est certes pas indépendant de l’État, mais qui conserve une relative autonomie par son financement propre et est régie par des principes, notamment « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins » et « la redistribution solidaire entre bien portant et mala-des, retraités et actifs, privés d’emploi et salariés ». En revanche, la protection sociale est un concept beaucoup plus large, sans définition juridique précise, pouvant englober des organis-mes privés, telles les assurances qui occupent une place en progression dans le « marché » de la complémentaire santé.

Hold-up d’État

CGT, FO, et même la CFDT ont réagi au projet de modification constitutionnelle par des com-muniqués s’alarmant des conséquences, pour la Sécurité sociale, de ce changement séman-tique, et le journal l’Humanité a lancé une pétition pour sa défense. Le Premier ministre Édouard Philippe a répondu en moins de 48 heures, prétendant qu’« il ne s’agit en aucune façon de mettre en cause la Sécurité sociale », mais il fallait être bien naïf pour croire à un recul dans ces conditions : un nouvel amendement a été déposé peu de temps après par le groupe LREM, remplaçant dans le projet constitutionnel « loi de financement de la Sécurité sociale » par « loi de financement de la protection sociale ».

Le projet de Macron reste intact et sa mise en œuvre se prépare par la loi de programmation des finances publiques adoptée en décembre, avec un budget 2018 qui prévoit que les excé-dents de la Sécu serviront à «la réduction du déficit de l’État sous forme de transfert dès 2019». Ces excédents pourraient atteindre 24 milliards d’euros en 2022, selon la Cour des comptes.

Le déficit, construit notamment par l’exonération de la part patronale des cotisations sociales (environ 30 milliards par an, cette dernière décennie), a servi de prétexte aux mesures d’austé-rité qui ont frappé la Sécu et réduit ses prestations. Les excédents programmés par les lois de finances de la Sécu, qui continuent à amputer son budget en réduisant les dépenses de la branche maladie (1,94 milliard en 2018 et 2,01 milliards en 2019), sont désormais utilisés à de fins de démolition de l’institution.

13 juillet 2018 BERNARD Stéphane

http://www.europe-solidaire.org

Lire aussi:

Finances publiques : premières de cordée ! (NPA)

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15 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

arrêter le nucléaire (npa)

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Une raison de plus d’arrêter le nucléaire et de ne pas démanteler.

La France a déjà un stock de 1,5 million de mètres cubes de déchets radioactifs

L’inventaire de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs montre que, dans tous les scénarios sur l’avenir du nucléaire, de nouveaux sites de stockage seront nécessaires Chaque année, un Français produit, en volume de déchets radioactifs, l’équivalent d’une demi-brique de lait. Sur cette quantité, une cuillerée à café est composée de produits de haute activité ou à vie longue. C’est la métaphore alimentaire qu’a filée l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) en présentant, jeudi 12 juillet, son nouvel inventaire hexagonal, établi tous les trois ans. Une façon, peut-être, d’édulcorer la réalité.

Car les chiffres bruts ont peu à voir avec la préparation d’un café au lait.

Fin 2016, la France était à la tête d’un stock de 1,54 million de mètres cubes de déchets radio-actifs, soit 85 000 m3 de plus que fin 2015. Ils proviennent en majorité (près de 60 %) du parc nucléaire, mais aussi des activités de recherche (27 %) et de la défense nationale (9 %), le reste étant issu d’autres industries (comme l’électronique utilisatrice de terres rares), ainsi que du secteur médical.

Ces déchets n’ont toutefois pas tous le même niveau de dangerosité.

A 90 %, il s’agit de produits de faible ou moyenne activité à vie courte, voire de très faible activité. Seuls 3 % sont de haute activité ou à vie longue (des dizaines ou des centaines de milliers d’années), cette fraction concentrant 99,8 % de la radioactivité totale.

L’Andra ne s’est pas contentée de dresser un état des lieux. Elle a aussi envisagé, pour l’avenir, plusieurs scénarios. Dans l’un d’entre eux, les 58 réacteurs actuellement en exploita-tion sont arrêtés au bout de quarante ans de fonctionnement (et l’EPR de Flamanville, dans la Manche, qui doit entrer en service en 2019, au bout de soixante), sans renouvellement du parc nucléaire. Dans les autres scénarios, les réacteurs sont poussés jusqu’à cinquante ou soixante ans, comme le souhaite EDF, puis remplacés par des EPR ou des réacteurs à neutrons rapides, une filière pour l’instant à l’étude.

Dans tous les cas, le volume des déchets radioactifs va continuer de croître très fortement.

Au terme du fonctionnement et du démantèlement du parc actuel, il aura été multiplié par trois ou par quatre, selon les scénarios, par rapport au stock déjà accumulé. Cela, sans même prendre en compte les « rebuts » des activités de recherche et de défense. Cette augmen-tation s’explique notamment par l’afflux attendu des déchets de très faible activité qui seront générés par la déconstruction des centrales : béton, gravats, ferraille…

Mais un autre facteur intervient.

Fermer les réacteurs après quarante ans d’activité, et non cinquante ou soixante, mettrait fin plus rapidement à la réutilisation, qui est aujourd’hui pratiquée dans une partie du parc, de combustibles usés transformés, après retraitement, en combustibles MOx (mélange d’oxydes d’uranium et de plutonium). Ce sont ainsi 57 000 assemblages de combustibles usés qui, non recyclés, s’ajouteraient aux autres déchets.

Saturation

En toute hypothèse, de nouveaux sites de stockage seront nécessaires à court ou moyen terme. Les déchets de haute activité et à vie longue (résidus du retraitement, coques des assemblages de combustibles, effluents…) sont destinés au futur Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) qui doit être creusé dans le sous-sol de la commune de Bure, dans la Meuse. Une installation dont l’Andra prévoit de demander l’autorisation de création en 2019, pour une mise en service vers 2026, mais qui fait l’objet d’une vive contestation.

Les produits de faible ou moyenne activité à vie courte (vêtements, outils, filtres…), eux, rejoignent le site de Soulaines-Dhuys (Aube). D’une capacité de 1 million de mètres cubes, il a pris, depuis 1992, le relais du centre de la Manche, où ont été déposés par le passé un peu plus de 500 000 m3 de déchets, et qui est en cours de fermeture.

Les matières de très faible activité, pour leur part, sont centralisées depuis 2003 à Morvilliers (Aube). D’une capacité de 650 000 m3, cette installation sera saturée d’ici à 2025 ou à 2030, et, après une possible extension, l’Andra devra trouver un second site d’entreposage.

Restent les déchets de faible activité, mais à vie longue (plus de trois cents ans), qui seront notamment générés par le démantèlement des six anciens réacteurs à graphite-gaz de la première génération du parc français (Bugey 1, dans l’Ain, Chinon A1, A2 et A3, dans l’Indre-et-Loire, Saint-Laurent A1 et A2, dans le Loir-et-Cher). Il n’existe pas encore de stockage pour ces résidus, que l’Andra prévoit de regrouper un jour à Soulaines-Dhuys.

Ce nouvel inventaire va nourrir le débat public qui sera organisé, de septembre à décembre, sur le Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs. Il pourrait également contribuer à éclairer les discussions en cours sur la programmation pluriannuelle de l’énergie. En rappelant, par exemple, que relancer un parc atomique en France serait aussi relancer la production de déchets nucléaires.

Pierre Le Hir

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14 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

pesticides (reporterre)

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Ce soir à la télé: lever le tabou des pesticides dans les campagnes

Aude Rouaux, dans « Pesticides, le poison de la terre », enquête sur les conséquences sanitaires de l’usage des pesticides dans les campagnes françaises en donnant la parole aux victimes.

Diffusion ce samedi 14 juillet, 23 h 30,  Public Sénat.

En Gironde ou en Charente, à proximité des vignes ou travaillant dans le milieu agricole, des ruraux auraient été touchés par l’usage des pesticides dans leur environnement immédiat. Pourquoi les riverains de Birac, petite commune charentaise, développent-ils un nombre surprenant de cancers des ganglions ? Comment expliquer que les enfants du village de Preignac, en Gironde, sont-ils plus touchés par les leucémies ? Les produits phytosanitaires sont pointés du doigt.

Aujourd’hui, les familles dénoncent le silence des autorités.

La réalisatrice Aude Rouaux leur donne la parole afin de mener l’enquête sur un sujet qui demeure encore comme un tabou, dans le monde agricole.

14 juillet 2018  Aude Rouaux

https://reporterre.net/

Lire aussi:

http://www.ecolomag.fr/

Pesticides, le poison de la terre, réalisé par Aude Rouaux, GAD Production, 55’, 2016. Samedi 14 juillet 2018 à 23 h 30 sur Public Sénat

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14 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

finistère (cimade)

refugies

La préfecture du Finistère reste sourde aux actes désespérés d’un père attaché à sa fille

Depuis bientôt un mois, M. H est en grève de la faim pour protester contre son enfermement et son expulsion vers la Tunisie, et pour rester en France où vit sa fille. Malgré son hospitalisation et la détérioration de son état de santé, le préfet du Finistère reste sourd.

M. H est arrivé en France en 2012 où il a construit une vie familiale et professionnelle. Suite à un accident du travail, il a perdu son emploi et son titre de séjour et a entamé des démarches auprès du conseil des Prud’hommes pour obtenir réparation. M. H est père d’une petite fille de 6 ans dont il veut ne pas être séparé et dont il veut pouvoir continuer à s’occuper.

L’histoire de M. H est un exemple des nombreuses situations dont La Cimade est témoin quoti-diennement. Des personnes ayant établi une vie familiale et professionnelle en France se retrouvent enfermées en attente d’une expulsion, car les préfectures examinent de manière trop restrictive les conditions prévues par la loi pour obtenir un titre de séjour.

L’enfermement et la peur de l’expulsion poussent les personnes étrangères à utiliser leur corps comme dernier rempart pour manifester leur refus. Ces actes peuvent être irréversibles pour leur santé.

La Cimade demande au Préfet du Finistère de réexaminer la situation de Monsieur H et de mieux prendre en compte la situation des personnes ayant une vie familiale et professionnelle en France.

La Cimade, réaffirme son opposition à l’enfermement des personnes étrangères en situation administrative irrégulière sur le territoire français.

13 juillet 2018

https://www.lacimade.org/l

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