Archive | Hollandie

16 avril 2017 ~ 0 Commentaire

facebook (anti-k)

jean_luc_melenchon3

Échange sur Facebook à propos du vote Mélenchon

Voter « utile » le dimanche 23 avril ?

Je vois, par-ci, par-là, de nombreux-ses ami-es, des camarades, des personnes de gauche, expliquant la nécessité de voter utile. Et cette année, le vote utile serait donc le vote Mélenchon.
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J’avoue être un peu interloqué par cela. Pour plusieurs raisons. Mais la principale est cette manie qu’ont les candidats et mouvements de gauche, dès qu’ils sont majoritaires, à user de leur hégémonie, à en appeler au réel, et à vouloir quasiment imposer un choix unique. En 15 ans de militantisme, j’ai eu les oreilles rabattues par le vote utile, venant du PS. En 2017, le vote utile a varié selon les moments, de Juppé à Macron, ce serait aujourd’hui Jean-Luc Mélenchon. Et son lot de « le seul candidat qui… ».
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Je voterai pour ma part Philippe Poutou. Et rien ne me fera changer d’avis. Parce que je combats l’idée d’hégémonie organisationnelle. Je souhaite à Mélenchon de gagner la prési-dentielle, qu’il batte Le Pen, Fillon et Macron, j’en serai fort heureux. Mais je ne crois pas une seule seconde au changement par les seules institutions. Et JLM ne changera pas nos vies. Seules nos luttes permettront cela. Or, comment construire des luttes – politiques pas que sociales – si à la gauche de la « gauche » populiste de Mélenchon n’existe pas une gauche clairement anticapitaliste, internationaliste ?
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Par ailleurs, je m’insurge contre les attaques de nombreux-ses « Insoumis » qui sautent sur la moindre publication de Philippe Poutou pour lui demander de rejoindre Mélenchon, qui com- mencent à expliquer que voter Poutou c’est voter Fillon, Macron et Le Pen. C’est une honte de dire ça. Mélenchon, s’il veut gagner, doit convaincre sur son programme. Et chacun doit voter sur la base d’un programme politique. C’est d’ailleurs ce qu’il fait, qu’il continue, et laisse les autres en faire autant.
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Enfin, la « dynamique » autour de Philippe Poutou n’empêche en rien Mélenchon de monter dans les sondages. Ce ne sont pas forcément les mêmes électorats. Si Philippe Poutou n’était pas présent, les 2%, 3%, 4% ou 5% qui votent pour lui ne se reporteraient pas forcément sur Mélenchon. Or, c’est bien Philippe Poutou qui a osé attaquer Fillon et Le Pen, les fragilisant considérablement. C’est Philippe Poutou qui incarne la dignité populaire, qui défend la libre circulation et installation, la sortie du nucléaire en 10 ans. Il est urgent que Poutou obtienne le plus de voix possibles le 23 avril, pour montrer que la gauche dans son ensemble et sa diversité progresse.
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Plutôt que de lancer des appels au vote utile, concentrons les efforts et les attaques sur les Le Pen et Fillon. Défonçons la droite, affaiblissons-là !
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Alors le 23 avril, votez pour le candidat qui refuse la professionnalisation de la politique. Un ouvrier, quelqu’un comme nous toutes et tous. Un vote de conviction, pour préparer l’avenir, fait de luttes, et d’un renouveau politique où celles et ceux d’en bas pourront se représenter directement, sans sauveur, en prenant nos affaires en main. Faisons entendre notre colère, notre révolte, votons Philippe Poutou.

melenchon marque jaune

Je voterai Poutou (ou Hamon mais c’est de plus en plus improbable !) parce que :
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Dans l’hypothèse où les sondages sont vrais, dans l’hypothèse où MOI-JE serait au deuxième tour, dans l’hypothèse ou JLM gagnerait le deuxième tour, avec le gouvernement provisoire (avec qui ?) avant les législatives, alors JLM devrait composer avec tous les cocus très très vite.
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Ceux qui croient qu’il veut sortir de l’Europe, ceux qui croient qu’il ne veut pas sortir de l’Europe, ceux qui croient qu’il a tiré un trait sur le PS, ceux qui croient qu’il va prendre des mesures sociales, ceux qui croient qu’il est encore de gauche, ceux qui croient qu’il n’est plus de gauche, ceux qui croient que son mouvement n’est pas une Secte, ceux qui croient encore qu’il va jeter les clés dans la Seine, ceux qui croient que la sixième république ce sera dès le 9 mai 2017, ceux qui croient que la droite le laissera gagner les législatives, ceux qui croient qu’il n’aura aucun gouvernement à former avant les législatives, ceux qui croient qu’il n’a pas de casseroles, ceux qui croient qu’il soutient Poutine, ceux qui croient qu’il ne soutient pas Poutine, ceux qui croient qu’il va sortir de l’OTAN, ceux qui croient qu’il va stopper les centrales nucléaires avant 2040, ceux qui croient qu’il sera encore là pour guider éternellement, ceux qui croient qu’il n’enverra pas les CRS contre les contestataires, ceux qui croient, parce que tout est affaire de « croyance » !
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Et que je veux être de ceux dont on dira qu’il n’a pas voulu « voter utile » en votant Mélenchon et aura tout fait pour mettre en garde la gauche du danger.
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14 avril 2017 ~ 0 Commentaire

manu militari (anti-k)

 

Valls-Mad-Max-Fury-Road-délirius

Les multiples sondages commandés par Matignon pour étudier l’image de Manuel Valls

Selon les informations obtenues par les équipes du magazine « Envoyé spécial », les services de l’ancien Premier ministre ont dépensé plusieurs dizaines de milliers d’euros pour analyser le positionnement et l’image de Manuel Valls.

A son arrivée à l’Elysée, François Hollande avait promis de mettre un terme aux commandes de sondages par les services de la présidence de la République. « Il n’y a pas le budget pour cela », avait-il justifié, critiquant en creux l’attitude de Nicolas Sarkozy, qui avait commandé pour environ 7,5 millions d’euros de sondages durant son quinquennat. Des montants jugés « exorbitants » dès 2009 par la Cour des comptes, et qui avaient suscité une plainte de l’association Anticor puis l’ouverture d’une enquête judiciaire, toujours en cours aujourd’hui.

Si l’Elysée a bel et bien arrêté ces commandes de sondages très onéreuses après l’élection de François Hollande – comme le confirment tous les rapports de la Cour des comptes depuis 2013 –, ce n’est en revanche pas le cas du Service d’information du gouvernement (SIG). Ce service, rattaché à Matignon, a trois missions principales : « L’information du Premier ministre sur l’évolution de l’opinion publique et le traitement médiatique de l’action du gouvernement », « la valorisation de l’action du Premier ministre et du gouvernement », et « la coordination interministérielle de la communication du gouvernement ».

Pour remplir son premier objectif, le SIG a, parmi ses différents moyens, la possibilité de commander des études et sondages. Or, entre 2014 et 2016, selon les informations du magazine « Envoyé spécial », diffusé jeudi 13 avril sur France 2, le SIG n’a pas hésité à dépenser plusieurs dizaines de milliers d’euros, non pas pour mesurer l’opinion des Français sur l’action du gouvernement, mais sur l’image du Premier ministre lui-même. De quoi expliquer peut-être pourquoi, en 2015, un rapport parlementaire« s’interrogeait sur l’intérêt de certains d’entre eux pour la conduite de l’action gouvernementale ».

En juin 2014, un sondage à 53 520 euros

En 2016, près de la moitié des enquêtes commandées par le SIG à des instituts de sondages étaient ainsi consacrées à l’image et à la popularité de Manuel Valls plutôt qu’à des sujets de fond, selon les informations recueillies par « Envoyé spécial ».

Cette pratique a débuté dès sa nomination à Matignon. En juin 2014, le Service d’infor-mation du gouvernement commande ainsi à Ipsos un « bilan d’image du Premier ministre ». L’institut de sondages réalise alors huit réunions de groupes, réunissant un panel de Français, auquel des photos et des vidéos de Manuel Valls sont soumises pour avis. A l’arrivée : un document de 111 pages, décortiquant sous toutes les coutures le caractère, la gestuelle et l’apparence du chef du gouvernement. Dans ce bilan qu’ »Envoyé spécial » a pu obtenir, Ipsos souligne à l’époque « l’image d’énergie exceptionnelle » dont Manuel Valls jouit auprès des Français interrogés, mais aussi le risque sous-jacent d’une « énergie mal maîtrisée, incontrôlée, agressive » voire « dangereuse » aux yeux de certains sondés.

Coût de cette étude réalisée du 28 avril au 12 mai 2014, et dont chacun est libre de juger l’utilité pour l’action du gouvernement ? 53 520 euros. Contacté par « Envoyé spécial », Manuel Valls n’a pas souhaité donner suite.

« Secrets de sondages », un reportage de Lionel Poussery et Jérôme Weisselberg à voir dans « Envoyé spécial », jeudi 13 avril.

« Envoyé spécial ». Les multiples sondages commandés par Matignon pour étudier l’image de Manuel Valls de 2014 à 2016

france info  14/04/2017

http://www.anti-k.org/

 

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13 avril 2017 ~ 0 Commentaire

ps (jdd)

ps cons

Derrière Benoît Hamon, un PS en crise sociale et économique

Inquiétude des salariés et finances au plus bas. La déroute du Parti socialiste n’est pas que politique, elle est aussi économique.

Une grève au Parti socialiste.

A moins de deux semaines du premier tour de l’élection présidentielle, cette menace de cer- tains salariés du PS, révélée par Le Lab d’Europe 1, pourrait faire mal. Selon le site, une trentaine de permanents se sont mobilisés mardi 11 avril lors d’une assemblée générale, pour protester contre « le manque de moyens humains » et « l’absence de dialogue social au sein du PS. »

Une pétition a été soumise aux salariés du parti, demandant « que l’emploi soit préservé pour assurer l’ensemble des missions nécessaires au bon fonctionnement du Parti socialiste. »

Les permanents fustigent de « nombreux dysfonctionnements organisationnels » et pointent « manque de considération, mal-être au travail accompagnés de nombreux arrêts maladie, recrutements obscurs »…  Depuis près d’un an, les embauches en CDI au PS sont gelées. Conséquence, « certains salariés n’ont plus le droit de poser leur RTT ni leur congé au vu du pic d’activité », selon les auteurs de la pétition. La longue liste de leurs griefs s’accompagnait d’une menace de grève ce jeudi.

Les 120 permanents du parti n’ont pas l’autorisation de s’exprimer auprès de la presse. « Seule une personnalité politique peut prendre la parole », expliquait-on au service communication. Une salariée soutient tout de même que la pétition était anonyme, envoyée depuis un mail créé pour l’occasion. « Dix personnes ont voté l’appel à la grève », minimise-t-elle. « Mais tout le monde est inquiet. Avec une grosse défaite à la présidentielle et aux législatives, donc une baisse de dotation de l’Etat, je ne vois pas comment on pourrait préserver tous les emplois ».

Et si Benoît Hamon n’atteignait pas 5%?

Au-delà de ces revendications sociales, symptomatiques des difficultés financières du PS, c’est toute l’ossature économique du parti qui est en danger, avec la campagne poussive de Benoît Hamon. Le candidat de la Belle alliance populaire, en chute libre dans les sondages d’inten- tions de vote depuis le début du mois de mars, plonge cette semaine à 9%.

La crainte de tomber sous la barre des 5% de suffrages exprimés le 23 avril rôde dans certains esprits.

Or ce score est le minimum légal pour que l’Etat rembourse 47% des frais de campagne engagés par le parti. « A ce stade, il y a une nécessité financière de se maintenir », confesse, à Marianne, Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris et soutien de Benoît Hamon, interrogée sur une possibilité de retrait de la candidature PS au profit de Jean-Luc Mélenchon.

Selon L’Express, qui cite un autre membre de l’équipe du candidat, le PS aurait déjà engagé 14 millions d’euros dans la campagne. En atteignant 5% des suffrages, le parti se verrait rembour- ser 6,5 millions d’euros. En-deça de ce minimum, l’Etat ne verserait qu’un peu moins de 700 000 euros au PS (4,7% de leurs dépenses).

Moins de militants, moins d’élus, moins de cotisations…

Or le parti, plus que jamais, a besoin de cet argent. Les coffres sont vides, minés par la désertion des militants et la diminution du nombre d’élus PS, qui paient des cotisations à Solférino. En avril 2016, Le Parisien dénombrait « 135 833 militants, mais 86 171 vraiment à jour de cotisation au 1er janvier » dernier. Au PS, un adhérent peut le rester même sans verser sa cotisation pendant au moins un an, selon les statuts du parti

Depuis 2012, la formation a perdu presque 40.000 adhérents. Sachant que chaque fédération reverse 17 euros par encarté à Solférino, les pertes sont énormes. Endetté à hauteur d’un million d’euro, le PS du Nord a lancé un appel aux dons et mis en vente une partie de son siège, selon La Voix du Nord.

Les recettes du PS sont aussi alimentées par les cotisations des élus nationaux et locaux, condition pour se présenter à une élection. La participation des parlementaires PS est d’envi- ron 500 euros par mois (6.000 euros par an). En 2014, 22% des recettes du PS venaient de cette participation des élus, soit environ 13 millions d’euros, selon le site.

Sauf que le nombre d’élus PS a considérablement diminué depuis le début du quinquennat de François Hollande.

En 2015, Libération calculait que le parti avait perdu 162 villes de plus de 9.000 habitants (municipales de 2014), 24 départements (élections de 2015) et plus de 300 conseillers régio- naux. Rien que pour cette dernière élection, le manque à gagner était de 800 000 euros.

Le nombre de parlementaires PS influence aussi le montant des subventions publiques : plus le parti est représenté au Parlement, plus l’Etat le soutient financièrement. D’après Capital, 45% des recettes du PS (soit 24,9 millions d’euros) proviennent de la dotation de l’Etat. Un revers aux législatives de 2017 affaiblirait encore les finances du parti.

13 avril 2017

http://www.lejdd.fr/

Commentaire: Pas de quoi rire ! Ce fric ira au Républicains et FN!

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12 avril 2017 ~ 0 Commentaire

jlm (révolution permanente)

melenchon marque jaune

Jean-Luc Mélenchon. Pourrait-il accéder au second tour ?

Porté par une dynamique ascendante, Jean-Luc Mélenchon se dit aujourd’hui capable de se qualifier pour le second tour de la présidentielle. Le leader de la France Insoumise pourrait bien être en passe de remporter son pari : reconstruire la gauche institutionnelle sur les décombres du PS. 

D’éternel opposant au vote « utile » à gauche. Mélenchon en passe d’absorber l’aile gauche du PS ?

De 8 à 10 points. C’est désormais l’écart qui, selon différents instituts de sondages, sépare Jean-Luc Mélenchon du candidat socialiste, Benoit Hamon. Ce dernier semble d’ailleurs de plus en plus lucide sur son élimination à l’issue du premier tour. Il a même récemment déclaré qu’il appellerait à voter pour le candidat de la France Insoumise en cas de qualification pour le second tour.

En habile tacticien, le candidat de la France Insoumise a d’ailleurs ouvert la porte à un ancien « frondeur » socialiste dans le cas d’une victoire de sa part, citant explicitement Arnaud Montebourg, lors de son passage à On n’est pas couché. Le candidat de la France insoumise a ainsi déclaré au sujet du chantre autoproclamé du Made in France : « Imaginez-vous que je gouverne le pays, vous croyez que je vais laisser de côté quelqu’un comme Montebourg ? (…) je vais avoir besoin de lui. C’est moi qui irai le voir. »

Pour apparaître toujours plus comme une figure présidentiable, Jean Luc Mélenchon peaufine son image pour coller au mieux à sa place objective au sein de la gauche institutionnelle. Fini, l’image de l’éternel opposant au caractère volcanique. Mélenchon opte pour celle de la figure de proue, du leader incontournable par lequel passera la reconstruction de la gauche. A moins de deux semaines du premier tour, Mélenchon semble en effet avoir d’ores et déjà gagné son pari. Depuis la « croisée des courbes de sondage » avec Benoit Hamon, le candidat de la France Insoumise a repris son envol électoral, totalisant plus du double des intentions de vote par rapport à son rival socialiste.

En d’autres termes, après avoir obtenu le ralliement du PCF, le candidat de la France Insoumise semble inexorablement grignoter la base sociale d’un Parti Socialiste aujourd’hui en lambeau, ou en tout cas son aile gauche. L’option Benoit Hamon tente chaque jour de mainte- nir à flot l’appareil du PS. Jusque dans son propre camp, certains déclarent « L’objectif maintenant, c’est de rester au-dessus des 5% pour obtenir le remboursement des 14 millions d’euros engagés dans la campagne ».

Mélenchon au second tour. Un scénario qui apparait possible … au prix d’une droitisation de la ligne  

Un scénario où Jean Luc Mélenchon se retrouve qualifié au second tour est aujourd’hui possi- ble. Cependant, pour atteindre ce nouvel objectif, Mélenchon compte assagir sa ligne.  Lui- même affirme que « Le « bruit et la fureur », ce n’est plus l’attente de la société ». Fort de sa dynamique ascendante, il lui faut aujourd’hui apparaitre comme une option crédible à plus large échelle.

La sortie des traités européens, qui est une ligne forte de la campagne JLM2017, est aujourd’hui plus nuancée, puisque Mélenchon affirme habilement que la question serait posé par référendum : « Si [pour les traités] c’est oui, je signe. Si c’est non, je ne signe pas ». Enfin, les relents patriotes sont aujourd’hui plus exacerbés que jamais, bien que cette dynamique soit enclenchée depuis plusieurs semaines déjà.

Concrètement, Jean-Luc Mélenchon tente de séduire un électorat plus situé au centre-gauche… mais aussi de rassurer des fractions entières des classes dominantes potentiellement alarmées par son ascension. Le message est clair : La « révolution citoyenne » ne sera pas aussi « brutale » que l’emballage le laissait prétendre.

Julian Vadis mardi 11 avril

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12 avril 2017 ~ 0 Commentaire

tacle (jdd)

melenchon

Le socialiste, voilà l’ennemi!

Présidentielle : Hollande tacle Mélenchon et appelle au « renouvellement »

François Hollande évoque la campagne dans les colonnes du Monde et du Point. Sévère avec Mélenchon, il se montre plus attentionné à l’égard de Macron.

François Hollande sort de son silence. A presque dix jours du premier tour de la présidentielle, le Président s’exprime dans Le Monde mercredi et dans Le Point à paraître jeudi. Il devrait multiplier les sorties médiatiques avant l’élection. « Il accélère », note un proche dans Le Monde. Selon le quotidien, c’est la percée de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages qui explique ce changement de stratégie. Le Président regrette que « l’émotion » ait pris le pas sur « la raison » ces dernières semaines et redoute un second tour entre le candidat de La France insoumise et Marine Le Pen. « Cette campagne sent mauvais », lance-t-il en privé.

« La politique a besoin de renouvellement »

Dans les colonnes du Point à paraître jeudi, il cible plus particulièrement Jean-Luc Mélenchon : « Il y a un péril face aux simplifications, face aux falsifications, qui fait que l’on regarde le spectacle du tribun plutôt que le contenu de son texte », explique-t-il.

Sans soutenir ouvertement Emmanuel Macron, il considère néanmoins « que la politique a besoin de renouvellement » et souligne que le pari de l’ancien ministre de l’Economie de lancer son propre mouvement a été « pour le moins audacieux ». Sans appeler à voter pour lui au premier tour, ce qui pourrait être « contreproductif » selon un proche, François Hollande fait simplement « confiance à l’intelligence des Français ». Il devrait faire connaître son choix personnel dans l’entre-deux-tours.

Très peu de mots, en revanche sur Benoît Hamon, en grande difficulté dans les sondages ces derniers temps. Le Président aurait même ironisé auprès de Anne Hidalgo, qui soutient le candidat PS, et de son directeur de campagne Jean-Marc Germain : « Alors, elle se passe comment, cette campagne? ».

12 avril 2017

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11 avril 2017 ~ 0 Commentaire

voleurs! (npa)

arsene lupin

Ils ont volé 200 milliards

À chaque fois que Philippe Poutou avance des mesures comme l’augmentation des retraites ou l’embauche de personnels dans les hôpitaux, il se fait retoquer par des journalistes ou des économistes hautains qui veulent démontrer par A + B que de l’argent, il n’y en aurait pas…

C’est le refrain permanent de la gauche de gouvernement à la droite depuis un bon nombre d’années, ce qui n’empêche pas la multiplication des cadeaux au patronat et aux grandes fortunes.

Mardi 28 mars, l’association Attac, soutenue par un ensemble d’organisations, a apporté de l’eau à notre moulin en publiant un rapport intitulé « Rendez l’argent ! » qui montre qu’il serait possible de récupérer chaque année jusqu’à 200 milliards d’euros d’argent public « confisqué ». Confisqué par qui ? Les riches et les grandes entreprises.

Citons quelques-unes des ressources énumérées dans le rapport :

La fraude à l’impôt et aux cotisations sociales des entreprises, qui représente 60 à 80 milliards d’euros par an ;

Le crédit impôt recherche accordé aux entreprises, qui coûte 5 milliards d’euros à peu près inutilement ;

L’impôt sur le revenu, qui, si l’on renforçait sa progressivité pour que les ménages très aisés y contribuent davantage, permettrait de dégager entre 5 et 10 milliards ;

Une réforme limitée de l’impôt sur les sociétés qui permettrait de dégager jusqu’à 10 milliards d’euros ;

L’abandon du CICE et du pacte de responsabilité qui permettrait de récupérer 40 milliards d’euros ;

Une taxe sur les transactions financières, qui pourrait rapporter entre 10 et 36 milliards d’euros (selon son taux et son champ d’application).

Au total, ce sont donc jusqu’à 200 milliards de recettes fiscales qui sont potentiel- lement récupérables, cela sans alourdir les impôts et taxes acquittés par les classes popu- laires et moyennes, ni supprimer des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires… Mais pour cela, il faut une vraie volonté de s’attaquer à ceux qui profitent du système !

Lundi 10 avril 2017

https://npa2009.org/actualite/economie/ils-ont-vole-200-milliards

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10 avril 2017 ~ 0 Commentaire

macron nddl (rp)

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Macron sur Notre-Dame-Des-Landes : « Je ferai évacuer la zone »

Emmanuel Macron a déclaré jeudi dernier que, s’il est élu Président, et qu’au bout de six mois aucun accord n’a été trouvé, il ferait évacuer la zone occupée contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Invité de l’Emission politique sur France 2, ce jeudi 6 avril, Emanuel Macron s’est plus claire- ment positionné sur le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Le candidat d’En Marche ! a indiqué qu’il n’allait pas « arriver et envoyer les militaires » tout de suite, qu’il nommerait tout d’abord un « médiateur » qui « calmera les choses ». Il a cependant ajouté que « Si au bout de six mois, je n’arrive pas à convaincre, je prendrai mes responsa- bilités et je ferai évacuer la zone », il s’agit donc d’un repositionnement de la part du candidat à la présidentielle qui avait, en février dernier, écarté l’idée d’une évacuation des militants opposés à l’aéroport.

Le candidat à la présidentielle s’est justifié par le vote qui a eu lieu en juin 2016 : « Mon souhait est de le respecter et de faire l’aéroport ». Rappelons que ce vote cachait de fortes disparités : tandis que les communes les plus éloignées du futur aéroport avaient voté « oui », les villes limitrophes avaient émis un rejet franc et massif du projet. Le périmètre du référendum avait en effet été méticuleusement choisi pour que le « oui » l’emporte.

Un des principaux arguments pour la construction d’un nouvel aéroport reposerait sur le constat selon lequel l’actuel aéroport Nantes-Atlantique serait saturé, ce qui est faux car l’aéroport de Nantes ne compte que 48 000 mouvements d’avions commerciaux par an, tandis que l’aéroport de Grenoble, qui ne possède également qu’une seule piste, en compte 170 0000. De plus, la construction du nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes serait un véritable désastre écologique, qui pourrait causer la destruction de 1 200 hectares de zones humides, réservoirs de biodiversité.

Les habitants et les paysans, nombreux et actifs, qui résident sur les terres agricoles sur lesquelles Vinci veut imposer le nouvel aéroport, risquent d’être expulsés malgré la lutte acharnée qu’ils mènent depuis le début de projet.

La déclaration d’Emmanuel Macron est un élément de plus prouvant l’hypocrisie de son programme écologique, qui, malgré de belles paroles, est un flou d’ambiguïtés et d’incohérences. Se présentant comme le grand rassembleur, le candidat espère surfer sur un esprit de « conciliation » entre les deux camps, mais s’il est élu, il sera sans l’ombre d’un doute un soutien déterminé aux projets des grandes entreprises et du grand patronat tels que Vinci, contre ceux des populations locales.

Le candidat d’En Marche ! souhaite en réalité, par cette déclaration, affirmer son autorité et son « sérieux » pour les classes dominantes, et surtout se démarquer du gouvernement d’Hollande, qui malgré quelques tentatives d’attaques, n’a su résoudre définitivement le problème que pose la ZAD et la résistance qui s’y est exprimée pour les projets de Vinci.

Enora Lorita vendredi 7 avril

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07 avril 2017 ~ 0 Commentaire

gauche (npa)

ps cons

Gauche : Dans cette campagne, le PS s’éclate…

Hamon vit sans aucun doute la pire campagne présidentielle de la 5e République. Les trahi- sons des siens sont quotidiennes et parachèvent ainsi l’éclatement du PS commencé au début du quinquennat Hollande. Les socialistes ne sont jamais tendres entre eux, surtout en période d’élection présidentielle. Ségolène Royal, la candidate de 2007 en avait elle aussi fait les frais mais rien à voir avec ce qu’est en train de vivre Hamon.

Jusqu’au bout de la clarification, donc du reniement…

Alors que le vainqueur de la primaire avait indiqué qu’il travaillerait « au rassemblement de sa famille », on peut dire que « sa famille » l’a bien trahi, y compris ceux qui avaient juré du contraire. L’appel de Valls à voter Macron a enfoncé le clou de la trahison, après ceux déjà enfoncés par Le Drian, Pompili et bien d’autres. Mais tout cela n’est pas vraiment une surprise.

C’est la conclusion logique du quinquennat Hollande, qui, semaine après semaine, a rompu avec son électorat « traditionnel » en menant une politique de droite : l’austérité pour les plus pauvres et les cadeaux fiscaux pour les plus riches. En nommant Valls Premier ministre, puis un banquier à l’économie, en reprenant à son compte une vieille revendication du FN comme la déchéance de la nationalité, en faisant adopter sa loi travail par la force en utilisant par trois fois le 49.3… Et la liste est encore longue !

Tout au long de ce quinquennat, Hollande tout comme Valls ont tourné le dos à la « synthèse » si chère au PS, et ont défendu avec hargne une clarification de la ligne du PS – d’un côté les « modernes » et de l’autre les « archaïques » – allant jusqu’à la fracturation, la liquidation offi- cielle du parti du congrès d’Epinay, en torpillant leur propre candidat. Et Valls tout comme Hollande semblent, aujourd’hui, proches de leur but, soutenus à demi-mot par Cambadélis qui est prêt à ce que le PS travaille avec le président Macron !

Tout ça pour ça ?

Lors des primaires du PS et de ses quelques satellites, Hamon a voulu se démarquer de la politique de ce quinquennat et en particulier de celle menée par Valls, son principal concurrent. Mais il a dû changer de cap rapidement pour tenter de rassembler la « famille ». Pour cela, il n’a eu de cesse d’adresser des « preuves d’amour » dans ses meetings, défendant le bilan du quinquennat, en matière de santé, le « compte pénibilité », le « compte personnel d’activité », les « postes de policiers » créés depuis cinq ans… Et pas d’inquiétude, il ne veut pas plus « renégocier la dette de la France », mais seulement « mutualiser » les dettes européennes.

Hamon a même fait ovationner Hollande ou Le Drian (entre autres)… Mais rien n’y aura fait, les couteaux étaient bel et bien sortis, et les lames déjà aiguisées. La conséquence, c’est aussi que Hamon a déjà renié ses maigres promesses… avant même d’avoir été élu, et qu’en refusant clairement la rupture avec le bilan de ces cinq dernières années, il brouille encore plus les esprits d’un électorat désenchanté, qui se tourne vers Macron et désormais vers Mélenchon.

Quel leadership, pour quelle gauche ?

Portés par une réelle dynamique et des sondages au beau fixe plaçant Mélenchon loin devant Hamon et à un cheveu de Fillon, la « France insoumise » est sur un petit nuage et du coup nous refait le coup bien connu de la gagne pour pousser au vote utile à gauche… « On peut gagner cette élection », a ainsi assuré Raquel Garrido. Et Mélenchon ne semble plus avoir qu’un seul objectif : « rattraper Fillon », considérant désormais Hamon comme un sujet secondaire…

Rappelons tout de même qu’il y a cinq ans, à peu près à la même époque, Mélenchon, alors candidat du Front de gauche, était également crédité entre 12 % et 15 % selon les sonda-ges…pour faire au final 11 %. Mais il est aussi vrai que jamais le candidat officiel du PS n’a été crédité aussi bas.

Au-delà de cette élection dont l’ordre d’arrivée reste incertain, l’enjeu reste pour Mélenchon et Hamon la bataille pour le leadership de la gauche.

Hamon et les « frondeurs » espèrent depuis longtemps refonder la gauche, en y incluant les écologistes, les communistes et même les militants du Parti de Gauche… à condition que le PS reste hégémonique, ce qui n’est pas vraiment le cas aujourd’hui. Mélenchon, lui, a tiré un trait définitif sur son ancien parti, et son affaiblissement est vu comme une très bonne nouvelle lui ouvrant des perspectives de refondation à partir de la « France insoumise », ce qui l’amène d’ailleurs à chasser sur des terres qui ne sont pas qu’à gauche…

Reste à construire une gauche anticapitaliste et internationaliste, ce qui n’est visiblement le souci ni de l’un ni de l’autre.

Mercredi 5 avril 2017 Sandra Demarcq

https://npa2009.org/

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07 avril 2017 ~ 0 Commentaire

pipi (le monde)

pesticideis

Des taux hors normes de glyphosate dans les urines de personnalités

L’association Générations futures a analysé les taux de glyphosate décelables dans les urines de trente personnes. Le niveau excède les seuils autorisés dans l’eau potable.

Après avoir montré la présence de perturbateurs endocriniens dans les cheveux de députés écologistes, l’association Générations futures s’est intéressée aux taux de glyphosate décelables dans l’urine de diverses personnalités. Rendues publiques jeudi 6 avril, les analyses de l’association concernent des individus d’âges différents, végétariens ou non, vivant en ville ou à la campagne.

Le test est sans appel : 100 % des échantillons contiennent du glyphosate, la molécule active de l’herbicide Roundup produit par Monsanto. Cette molécule est le pesticide le plus utilisé au monde, surtout en agriculture. On en trouve des traces dans l’eau et dans l’air ou dans l’alimentation.

Les volontaires présentent une contamination par le glyphosate de 1,25 microgramme par litre (µg/l) en moyenne, soit « 12,5 fois la concentration maximale admissible pour un pesticide dans l’eau », selon le rapport de Générations futures. Sa coordinatrice, Nadine Lauverjat, réclame l’application du « principe de précaution » et l’arrêt de la vente de ce pesticide, classé « cancérogène probable » depuis mars 2015 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Une dizaine de personnalités, comme la chanteuse Emily Loizeau ou la chroniqueuse Charline Vanhoenacker, ont joué les cobayes aux côtés de citoyens lambda. Dans tous les échantillons d’urine, les concentrations de glyphosate sont bien au-dessus des normes autorisées dans l’eau potable.

La valeur la plus importante est 32 fois plus élevée que la valeur la plus petite

Le comédien et animateur Alex Vizorek s’en sort le mieux (0,11 µg/l), et c’est l’ancienne ministre socialiste de l’écologie, Delphine Batho, qui présente le plus fort taux avec 2,4 µg/l. La valeur la plus importante est 32 fois plus élevée que la valeur la plus basse.

Générations futures est adepte des opérations de communication de ce type. Mais pour rendre son étude crédible, l’association a comparé ses résultats avec ceux d’autres rapports. L’étude Urinale, réalisée en Allemagne sur 2 000 volontaires, ou encore celle effectuée sur 48 eurodéputés en mai 2016, indiquent des concentrations en glyphosate très proches de celles présentées par Générations futures, avec respectivement des taux moyens de 1,08 µg/l et 1,73 µg/l. « Malgré notre petit échantillon de trente personnes, le résultat est concordant avec d’autres études, insiste Mme Lauverjat. On est dans une période charnière pour le futur du glyphosate avec la future position de l’Europe. »

Impasse politique depuis deux ans

Depuis plus de deux ans, la polémique grandit quant à ce pesticide – il s’en épand environ 800 000 tonnes par an dans le monde. Les réglementations de l’Union européenne interdisent l’utilisation de pesticides dès lors qu’ils sont considérés comme cancérogènes « certains » ou « probables ». En mars 2015, le glyphosate a été classé cancérogène probable pour l’homme par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l’OMS. Mais quelques mois plus tard, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) concluait l’inverse.

En mars, c’est l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) qui, à son tour, a jugé que les preuves n’étaient pas assez fortes pour incriminer le glyphosate. Au même moment, la justice américaine mettait en cause l’indépendance des travaux conduits par l’Agence américaine de protection de l’environnement. Le président de Générations futures, François Veillerette, dénonce « l’attitude criminelle » des institutions européennes : « Doit-on attendre de connaître les effets néfastes sur l’organisme pour agir ? Le doute doit bénéficier à la santé publique. »

En contre-attaque, soixante ONG européennes ont lancé une initiative citoyenne pour récolter un million de signatures. Elles souhaitent obliger la Commission européenne à réviser la mise sur le marché des pesticides.

Faute d’accord entre les Etats membres, la Commission avait décidé de prolonger de dix-huit mois l’autorisation de vente du glyphosate, en juin 2016, en attendant les conclusions de l’ECHA. Bruxelles peut donc choisir de réautoriser le pesticide lors de la présentation d’une nouvelle proposition, fin 2017.

LE MONDE | 06.04.2017 Fanny Guiné

http://www.lemonde.fr/

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06 avril 2017 ~ 0 Commentaire

ergué gaberic la poste (change)

la poste

SAUVONS LA POSTE D’ERGUE-GABERIC

COLLECTIF « SAUVONS LA POSTE D’ERGUE-GABERIC »

Suite aux menaces de fermeture du Bureau de Poste de Pen Ergué, rapportées en février 2017 dans la presse, nous soussigné-e-s, demandons le maintien à Ergué-Gabéric d’un vrai Bureau de Poste comprenant tous les services postaux et bancaires.

Notre blog : http://sauvonslapostedergue.blogspot.fr/

https://www.change.org

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