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10 mai 2019 ~ 0 Commentaire

france insoumise (tc)

nucleairefrance

Où va la France insoumise ?

Nous avons toujours critiqué le programme de la France insoumise. En effet, la France insoumise, toute radicale qu’elle prétende être, refuse de s’en prendre à la racine du système capitaliste. Son anti-libéralisme – et donc son refus de l’anticapitalisme – est une impasse stratégique qui l’oblige, avant même d’avoir accédé au pouvoir, à faire d’immenses concessions à la classe dominante.

Malgré tout cela, la France insoumise incarne ou incarnait aux yeux d’une large partie de la population, une opposition crédible et radicale aux gouvernements UMP et PS qui se succédaient au pouvoir.

Or aujourd’hui, elle est autour de 8-9 % des intentions de vote dans les sondages, très loin du score de Mélenchon à la présidentielle (19,6%). Comment expliquer cette dégringolade alors que le rejet de Macron est à son maximum et que le mouvement des gilets jaunes devrait doper la France Insoumise ?

Suite au débat d’entre deux tours calamiteux de Le Pen, le FN est entré en crise. Un boulevard s’ouvrait pour la France insoumise, qui pouvait espérer incarner l’opposition à Macron. Pourtant, ce n’est pas le cas. La France insoumise est largement devancée par le FN, et désormais par les Républicains, au coude à coude avec les Verts.

Nous y voyons deux explications majeures : l’incapacité à transformer la France insoumise en un parti démocratique et la renonciation au plan B de rupture avec l’UE et l’euro.

Ce qui a fait le succès de la France insoumise

Mélenchon a réalisé un score remarquable à la présidentielle, frôlant l’accession au second tour de la présidentielle (à 1,7 % près), qui aurait pu le conduire à une victoire face à Macron. La figure de Mélénchon a bien sur été un atout, mais elle n’explique pas tout.

L’explication est ailleurs : dans la capacité de la France insoumise à se doter d’un programme qui apparaissait comme crédible et désirable. Entre autres choses, la France insoumise a rompu avec le tabou de l’UE et de l’euro. Jusqu’alors, la gauche multipliait les promesses chimériques sur « l’Europe sociale » et refusait d’envisager la moindre rupture avec l’UE.

Elle laissait alors le monopole du discours anti-UE à l’extrême-droite. Surtout, sa crédibilité était proche du néant, à partir du moment où tout projet de gauche était de façon évidente incompa-tible avec l’UE, qui a précisément été construite pour empêcher toute politique progressiste.

La France insoumise : un mouvement « gazeux » et une direction invisible

Après la présidentielle, Mélenchon aurait pu transformer la France insoumise en un parti pluraliste et démocratique. Il ne l’a pas fait et a construit un mouvement aussi peu démocratique qu’En Marche. Quand on prétend construire une société plus démocratique, on commence par avoir un fonctionnement interne démocratique, où les désaccords se règlent par le débat et le vote.

A défaut, les conflits se règlent par des ruptures violentes (on l’a vu avec Thomas Guénolé récemment). En outre, alors que la France insoumise soutient les gilets jaunes, on ne peut qu’être frappé par le décalage entre l’aspiration démocratique des Gilets jaunes et le repoussoir que constitue la France insoumise, organisée de façon « gazeuse » autour de son chef et de ses proches cooptés.

En finir avec le capitalisme et l’Union européenne !

La gauche réformiste est aujourd’hui en recul partout en Europe. Dans un contexte de crise, son programme keynésien n’est pas crédible. Il l’est d’autant moins quand cette gauche renonce à toute idée de rupture avec l’UE. Cette faiblesse stratégique et programmatique se double d’un « déficit » démocratique qui montre les limites de mouvements tels que la « France insoumise » ou « Podemos » qui sont organisés comme des groupes de supporters autour d’un leader charismatique.

Ce recul de la gauche réformiste profite partout en Europe à l’extrême droite, qui incarne souvent la principale opposition aux forces de l’extrême-centre néolibérales.

L’extrême gauche est également dans un triste état.

Le NPA est également incapable de tirer les leçons de son échec qui tiennent notamment à l’absence d’un programme ambitieux et crédible de sortie du capitalisme (et au refus de chercher à en élaborer un !) et au suivisme à l’égard des directions syndicales et de l’intelligentsia antilibérale.

Les gilets jaunes n’ont pas peur de la radicalité, mais il manque aujourd’hui une force politique qui donne du sens, une cohérence, et une stratégie, à ce désir d’en finir avec ce système pourri et avilissant. C’est ce que le NPA devrait être mais qu’il n’est pas, d’où notre combat pour une transformation profonde du NPA, pour en faire un parti communiste révolutionnaire, autogestionnaire, vivant et pluraliste. (Résumé)

Gaston Lefranc ( 9 mai 2019)

https://tendanceclaire.org/

Commentaire:

La TC est un courant du NPA

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10 mai 2019 ~ 0 Commentaire

cgt (npa)

super cgt

CGT : un congrès pour rien?

Le congrès confédéral de la CGT s’ouvrira lundi 13 mai dans les plus mauvaises conditions pour l’organisation aux plus de 600 000 adhérentEs.

Si son recul à la deuxième place dans la mesure de la représentativité syndicale est plus symbolique que significatif d’un basculement des rapports de forces, il s’agit malgré tout d’un marqueur d’un déclin lent mais continu de la CGT depuis le milieu des années 1970.

Si les autres confédérations ont fait face aux mêmes difficultés, les spécificités de l’implantation de la CGT dans les secteurs les plus impactés par les réorganisations destructrices d’emplois et de statuts en ont amplifié le phénomène.

Des réorganisations au centre desquelles se trouvent les privatisations d’entreprises dans lesquelles la CGT était solidement implantée et qu’elle a largement accompagnées, soit par suivisme de la politique du PCF soutenant les gouvernements de « gauche », soit par calcul et opportunisme visant à maintenir des prérogatives, des financements, des statuts privilégiés.

Les Gilets jaunes, facteur de déstabilisation

À ces difficultés s’est ajoutée l’incapacité à faire combattre les lois Rebsamen, El Khomri et Macron, qui ont mis en pièces une grande partie du Code du travail, et notamment les institutions représentatives du personnel.

La réduction drastique des moyens institutionnels des syndicats dans les entreprises ne fait que commencer. Le nombre d’éluEs salariéEs « protégéEs » aura chuté de 700 000 à 500 000 d’ici à la fin de l’année. L’activité des syndicats d’entreprise est presque complètement absorbée par les négociations des nouvelles institutions (CSE et CSCE), en même temps que les CHSCT voient leurs capacités d’action dramatiquement réduites.

L’irruption du mouvement des Gilets jaunes constitue un nouvel épisode de déstabilisation.

Une mobilisation en grande partie menée par des couches du salariat éloignées de l’influence syndicale, portant des revendications aux formulations ne correspondant pas aux critères «CGT», avec des formes de lutte incluant des affrontements avec les forces de l’ordre égale-ment hors des rituels « CGT ». Des réalités qui ont rendu difficiles les convergences, même après la rectification de la dénonciation initiale du mouvement, notamment au niveau confédéral, et le faux-pas du communiqué intersyndical (sauf Solidaires) appelant à la négociation et dénonçant « toute forme de violence dans l’expression des revendications »… mais pas les violences du pouvoir.

Débats et pistes de travail

Les débats du congrès confédéral sont loin de traverser l’ensemble des rangs des adhérentEs. Seule une frange du corps militant s’y implique. C’est essentiellement par l’écho médiatique donné aux « affrontements » internes lors du congrès que ceux-ci prennent une dimension publique.

AucunE militantE ne pense que le statu quo est possible.

Au moment du précédent congrès, Martinez déclarait : « Le syndicalisme, par essence, est réformiste ». Plusieurs pistes sont (re)découvertes par la direction confédérale. Tout d’abord revenir au syndicalisme cher à Krasucki « de la feuille de paie et du carreau cassé », mettant en garde contre les confrontations idéologiques en interne et souhaitant rester à l’écart des batailles politiques. La feuille de route reste le « Nouveau statut du travail salarié ».

L’autre idée est celle de la restructuration de la CGT

Un chantier mis en route en 2008, censé aboutir à une réduction du nombre de fédérations, à la mise en sommeil d’Unions locales, au chapeautage des instances géographiques par des comités régionaux sous tutelle de la confédération et au développement de syndicats de zone d’activité dépassant le cadre de l’entreprise.

Autant de projets qui, tout en répondant en partie à de vrais problèmes, n’ont pas réussi à vaincre les résistances d’appareils fédéraux, départementaux ou de grosses entreprises soucieux de conserver prérogatives et moyens.

Difficile de savoir quels vont être les points de débat du congrès.

Des propositions alternatives sont proposées par des syndicats du Nord, Info’com et Goodyear, sur une orientation voisine des structures ayant appelé à la manifestation du 27 avril. Elle se fonde sur un refus des dérives réformistes d’une CGT ayant renoncé à renverser le capitalisme, engluée dans le dialogue social, inféodée à la CES et à la CSI, en opposition à une FSM « lutte de classe ».

Avec une radicalité qui a conduit ces structures à rejoindre le mouvement des Gilets jaunes. Mais ces positionnements seront d’autant moins convaincants en raison du faible écho remporté par la manifestation du 27 avril qui illustre la difficulté à mobiliser même avec une « ligne juste ».

Vers un congrès chaotique ? 

La CGT, comme l’ensemble du mouvement ouvrier, est confrontée aux conséquences de la restructuration des activités économiques, impactant les capacités de résistance des salariéEs, avec un affaiblissement numérique et un brouillage des repères politiques des équipes syndicales.

La logique de la direction confédérale, mais aussi de bien des « oppositions », est de rester sur les acquis du « temps béni » de Krasucki-Séguy pour les unEs, de Viannet-Thibault pour les autres. Pourtant, dans le même temps, les positionnements et l’activité de la CGT ont considé-rablement progressé ces dernières années sur des thématiques comme l’immigration, le féminisme et les mobilisations LGBT.

Le verrouillage des débats, la sélection opaque mais organisée des déléguéEs au congrès et des candidatEs à la direction confédérale, l’inexistence de cadres de débat augurent mal d’une ouverture indispensable des débats.

Tout cela pourrait même mener à un congrès chaotique avec une polarisation des débats sur la composition de la direction confédérale plutôt que sur la stratégie des luttes et les questions revendicatives.

Robert Pelletier Vendredi 10 mai 2019

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Syndicalisme international: Un panorama pour y voir clair (Alternative Libertaire)

CGT: l’opposition à Philippe Martinez présente une alternative (Le Monde)

Fédération Syndicale Mondiale (Wikipedia)

Congrès de la CGT : pourquoi les débats s’annoncent vifs sur les questions internationales (Bastamag)

En congrès, la CGT face à ses difficultés structurelles (TC)

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09 mai 2019 ~ 0 Commentaire

écologie (reporterre)

billets

Grève au ministère de l’Écologie contre les suppressions de postes

Alors que les syndicats de la fonction publique appellent à une journée de mobilisation, ce jeudi 9 mai, des personnels du ministère de l’Écologie se sont mis en grève et ont manifesté pour dénoncer « la contradiction entre l’affichage du gouvernement en matière d’environnement et les réalités palpables sur le terrain », ont dénoncé les syndicats lors d’un point presse, jeudi matin. Ces derniers s’inquiètent d’une baisse drastiques des effectifs, d’une perte de moyens financiers, d’un recul des savoir-faire et d’une multiplication des suicides.

Selon leurs chiffres transmis dans un communiqué, en 10 ans, les fonctionnaires du ministère ont vu leur nombre diminuer de 40 %. « Nous sommes le ministère qui supprime le plus de postes. Nous remportons chaque année la médaille d’or ou d’argent dans le championnat interministériel », s’insurge Laurent Janvier, de Force ouvrière. De 2013 à 2019, plus de 13.000 emplois ont été supprimés, 9.000 dans le ministère et 4.250 au sein des établissements publics.

Les conséquences sont multiples. « Des missions de service public ne peuvent plus être menées à bien, certains contrôles sont externalisés et privatisés, des expérimentations pour rendre le droit de l’environnement plus “souple” se développent », dénoncent les syndicats. Pour ces derniers, « les fonctionnaires du ministère de l’Écologie sont en voie d’extinction ». Ils manifestent donc ce jeudi après-midi, à Paris, avec les autres secteurs de la fonction publique.

9 mai 2019

https://reporterre.net/

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09 mai 2019 ~ 0 Commentaire

parlement européen (france culture)

europe

Quels partis politiques aux élections européennes 2019 ?

Le parti Pirate est un nouveau parti transnational. Il compte une représentante au Parlement depuis 2014 et il pourrait espérer en obtenir plus, notamment en République tchèque où le parti Pirate est devenu le premier parti d’opposition.

Le président du Parti Pirate tchèque, Ivan Bartos, compte sur 20% des voix. Cependant, les partis transnationaux sont à la marge considère Olivier Costa car même si “la logique politique voudrait qu’il y ait des listes transnationales, tout s’y oppose : les règles électorales, le fonctionnement médiatique, la manière dont les campagnes sont menées, le fait que les partis traditionnels réactivent sans cesse des enjeux de politique nationale”.

Pour former un groupe politique au Parlement, il faut un minimum de 25 députés et chaque groupe doit comprendre des membres qui représentent au moins un quart des Etats membres.

Huit groupes politiques actuellement représentés au Parlement européen

Le Parti Populaire européen ou PPE est majoritaire et réunit la plupart des partis de droite classique. Il détient 221 sièges au Parlement européen depuis 2014. Le PPE a élu Manfred Weber, du parti allemand de la CSU (Mazette! blog), comme candidat tête de liste pour les élections européennes de mai prochain.

Manfred Weber a exclu toute collaboration avec le Rassemblement national de Marine Le Pen, le Parti Droit et Justice polonais de Jaroslaw Kazynski ou encore avec le parti de Matteo Salvini. Après les nombreux dérapages du Premier ministre hongrois, le PPE a suspendu provisoirement la formation de Viktor Orbán mais pour une durée encore inconnue. Au sein du Parti Populaire européen, se retrouvent un certain nombre de formations politiques comme le Parti Les Républicains ou le Partido Popular en Espagne.

Le deuxième groupe le plus important au Parlement rassemble les députés du Parti Socialiste européen, le PSE. Il compte actuellement 189 sièges. Le Néerlandais Frans Timmermans a été désigné par son parti pour être le candidat tête de liste. Il est actuellement le premier vice-président de la Commission européenne. Le PSE aborde cette campagne électorale avec pour objectif de “transformer et construire une Europe plus juste” selon son manifeste.

Au sein des Socialistes et Démocrates européens, on retrouve, le SPD en Allemagne, le PSOE espagnol, et le Parti Socialiste en France. Le PS français qui pour la première fois de son histoire s’efface derrière une personne issue de la société civile, a désigné l’essayiste Raphaël Glücksmann, fondateur du parti Place Publique, comme tête de liste en France pour ce scrutin.

En dehors de ces deux grandes forces du Parlement, six autres groupes politiques existent actuellement.

Des partis nationalistes sont réunis dans l’ECR, l’alliance des conservateurs et des réformistes européens, ils comptent 76 sièges.

Les libéraux d’Alde (l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe) détiennent 68 sièges.

Les Verts occupent 52 sièges

On y trouve les partis « Verts », les partis « Pirates » , mais aussi des partis « nationalistes ou régionalistes », comme l’UDB bretonne, une partie de la gauche catalane comme ERC et des ex PC, Bildu en Eukadi, le Parti de la Nation Corse, le SNP écossais et le Plaid Cymru gallois.

La Gauche Unitaire Européenne 52 aussi.

On y trouve des partis divers « ex PC « ,  des nationalistes galiciens Anova et BNG, Podemos et Izquierda Unida, l’ex-PC finlandais, Sinn Fein, le PCF, la France Insoumise, PCP et Bloc de Gauche au Portugal. Grands absents les italiens!

Enfin, la droite populiste au sein du groupe Europe de la liberté et de la démocratie directe, EFD détient 41 sièges

Le groupe Europe des nations et de la liberté en possède 37.

Le chercheur au CNRS Olivier Costa considère que depuis 2014, ’il y a “une espèce de centre de gravité” autour des trois grands partis que sont le PPE, le PSE et les libéraux d’Alde. “On a une coalition formelle. Ils ont dit nous sommes une coalition, on s’appelle le bloc et on soutient Jean-Claude Junker mais néanmoins sur chaque vote, tout se négocie”.

Quelle composition du Parlement après le 26 mai ?

A l’approche des élections européennes du 23 au 26 mai prochain dans les 27 pays de l’Union, les partis populistes vont tenter de gagner des sièges dans ce scrutin. Ils en détiennent plus de 150 depuis 2014. Cette montée des populismes en Italie, en Hongrie, en Pologne ou encore en France peut entraîner “un bouleversement. Pour la première fois depuis 1979, les deux groupes principaux n’auront sans doute pas la majorité à eux tous seuls” selon Yves Bertoncini, président du Mouvement européen-France, invité de Cultures Monde en janvier dernier.

Cependant, ce bouleversement est à relativiser d’après plusieurs spécialistes et notamment pour Olivier Costa car “la composition du Parlement européen reste stable à travers le temps”. Analy-se partagée par Christian Lequesne pour qui la montée de l’extrême droite et des populistes est indéniable. Mais pour le professeur à Science-Po Paris, selon “les projections, cela ne changera pas l’équilibre global. Au final, les sociaux démocrates et les libéraux de centre-droit continue-ront à avoir la majorité des sièges au sein du Parlement européen”.

Avec ces élections pourrait enfin apparaître un troisième groupe, les libéraux démocrates ou bien les Verts.

Charlotte Jousserand (Plus Wikidedia)

https://www.franceculture.fr

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09 mai 2019 ~ 0 Commentaire

9 mai en bretagne

servive public
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Finistère
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Morlaix. 200 personnes pour la défense de la fonction publique (Le Tél)

Côtes d’Armor:

Lannion. 350 personnes contre la «casse du service public» (OF)

Lannion. 350 manifestants pour la fonction publique (Le Trégor)

Saint-Brieuc. Plus de 800 personnes dans les rues pour défendre la fonction publique (OF)

Morbihan:

Lorient. La colère monte parmi des agents de la Ville (OF)

Lorient: 1 200 personnes pour défendre la fonction publique (Le Tél)

Ile et Vilaine:

Assia Chartres-de-Bretagne: ras la blouse ! (Lutte Ouvrière)

Rennes : des milliers de manifestants pour la défense des services publics (FR3)

Loire Atlantique:

Saint-Nazaire: 500 manifestants contre la loi sur la fonction publique (OF)

Nantes. Appel à la grève de la fonction publique (OF)

Lire aussi:

L’ « école de la confiance » de Blanquer veut recruter encore plus d’enseignants précaires et sous-payés (Bastamag)

Grève des fonctionnaires. Les cinq points de friction de la réforme (OF)

Fonction publique : les raisons de la colère (Lutte Ouvrière)

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08 mai 2019 ~ 0 Commentaire

9 mai (france bleu)

index

Réforme de la fonction publique

Les fonctionnaires appelés à faire grève ce jeudi

L’ensemble des syndicats de fonctionnaires (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, et UNSA) appellent à la grève, et à manifester de façon unitaire ce jeudi, une première depuis le 22 mai 2018. 139.00 personnes étaient alors descendues dans la rue, selon le ministère de l’Intérieur.

Ce seront les premières manifestations unitaires depuis le 22 mai 2018 : l’ensemble des organisations syndicales représentatives des fonctionnaires (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires et UNSA) appellent à une grande journée de grève et de manifestations ce 9 mai, partout en France. L’objectif, dénoncer la réforme de la fonction publique, actuellement en examen à l’Assemblée.

Les annonces d’Emmanuel Macron jugées peu convaincantes

La réforme de la fonction publique, examinée en ce moment par les députés, prévoit un recours accru aux contractuels, redéfinit le rôle des instances de représentation du personnel et prépare la mobilité des agents dont les postes seraient supprimés d’ici la fin du quinquennat. inadmis-sible pour Bernadette Groison, la secrétaire générale de la FSU, qui affirme que le projet se traduira par « moins de services publics ».

On a un désaccord profond avec l’orientation choisie par le gouvernement sur l’avenir de la fonction publique » — Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU

Même son de cloche chez les autres syndicats. Aucun n’est convaincu par la récente série de mesures annoncées par le président : mettre en place dans chaque canton des maisons « France Services », ou encore interdire les fermetures d’école ou d’hôpital sans accord préalable du maire. « La première réponse qu’il fallait apporter, c’était de dire qu’on arrête de fermer tous les services publics, et non pas faire des effets d’annonce en parlant d’écoles et d’hôpitaux », réagit le secrétaire général de FO-Fonctionnaires, Christian Grolier.

Les organisations syndicales ne sont pas non plus rassurées par la possibilité évoquée par Emmanuel Macron de lever son objectif de supprimer 120 000 fonctionnaires sur le quinquennat, si cet objectif n’était pas tenable. « C’est seulement ‘si ce n’est pas tenable’, on n’est pas sur un rétropédalage », s’agace Gaëlle Martinez d’Union Syndicale Solidaires, qui ajoute qu’il faut prendre cette annonce « avec toutes les réserves possibles ».

Au moins une manifestation par département, « pas d’inquiétude » sur d’éventuelles violences

La dernière fois que les syndicats ont organisé une journée unitaire de mobilisation, c’était le 22 mai 2018. Depuis cette date, plusieurs manifestations ont eu lieu, mais en ordre dispersé. Ce jeudi 9 mai, les syndicats prévoient « au moins une manifestation par département ».

Ils s’attendent à ce que le mouvement soit suivi, malgré les craintes suscitées par les violences pendant les manifestations des gilets jaunes, et plus récemment, de la journée du 1er mai. « Pour l’instant, on n’a pas d’inquiétude particulière », a dit la secrétaire générale de la CFDT fonctions publiques, Mylène Jacquot, qui assure que les organisateurs sont « attentifs à ce que tous les moyens soient mis en oeuvre pour que les militants » soient en sécurité.

Mercredi 8 mai 2019 Julie Szmul

https://www.francebleu.fr/

Fonction publique. Mobilisation le 9 mai à Brest, Quimper et Morlaix

Le 9 mai, une très large intersyndicale appelle à une journée nationale de protestation pour contester la réforme gouvernementale de la fonction publique.

Dans le Finistère, CGT, CFDT, FO, Unsa, FSU, Solidaires

Brest  10 h 30 Place de la Liberté

Quimper 10 h 30 Place de la Résistance

Morlaix 10 h 30 Place des Otages

En Ille-et-Vilaine:

Rennes 11h esplanade Charles de Gaulle
Fougères 17h30 place Aristide Briand
Redon 17h devant la Sous-préfecture
St-Malo 11h devant l’hôpital
Vitré 17h place de la gare

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07 mai 2019 ~ 0 Commentaire

télécoms (npa)

patron

France Télécom : le procès du néo-management

Ils sont tous coupables !

Quel que soit le jugement que portera une justice que nous savons bridée, il sera issu de ce qui s’annonce comme un procès d’envergure (du 6 mai au 12 juillet), fortement médiatisé. Quelle que soit la condamnation finale des six personnes physiques – toutes  des hommes – et de la personne morale mises en examen pour harcèlement moral et complicité, tout le monde le sait, du plus haut responsable politique jusqu’aux tréfonds de l’opinion : ce qu’ils ont fait était criminel.

Coupable Didier Lombard. Coupables, les six autres cadres et hauts dirigeants de la nouvelle France Télécom SA, et la SA elle-même.

Tous coupables !

Ils savaient ce qu’ils faisaient, et ils assumaient de commettre ce qu’ils savaient être un potentiel crime industriel de masse, tel que le suggère Me Teyssonière, avocat des parties civiles. En effet, comment qualifier autrement le contournement, par un plan massif de licenciement déguisé, du droit de la fonction publique en son cœur, la protection de l’emploi ?

Et de choisir de procéder à grands renforts de menaces, de pressions, de flicage permanent des salariéEs, afin de pousser au désespoir toutes celles et ceux qu’on ne pouvait licencier ? Et de tenter d’armer par une offensive idéologique de chaque instant tout l’encadrement intermédiaire afin qu’il participe au dégraissage de ses propres collègues? Que ne sont-ce là sinon des crimes ? Et tout cela pour quoi ?

Pour un but bassement lucratif : la rémunération de l’actionnaire !

Dans leurs ressorts profonds, les intentions de l’équipe dirigeante sont celles d’un crime crapuleux, commis, assumé, en bande organisée, jusqu’aux dizaines de morts.

Un élément vient éclairer les enjeux réels de ce procès : le fait que les parties civiles syndicales – par l’ensemble de la production des CHSCT, de l’inspection du travail et de l’observatoire intersyndical du stress et des mutations forcées, mis en place par SUD et la CFE-CGC – visent à démontrer l’existence d’un harcèlement systémique.

Si celui-là est retenu, alors c’est, à travers l’ampleur et le caractère scandaleux du « crash plan » mis en place volontairement par la direction, le vrai visage du néo-management triomphant qui sera reconnu : un harcèlement de masse, imposé de manière systématique, à touTEs les travailleurEs.

Autant de raisons pour que les militantE anticapitalistes fassent de ce procès l’objet d’une agitation spécifique sur leurs lieux de travail, quels qu’ils soient.

Camarade Beub Mardi 7 mai 2019

https://npa2009.org

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07 mai 2019 ~ 0 Commentaire

9 mai (npa)

index

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Le 9 mai, touTEs en grève et dans la rue!

Pour les services publics et la justice social

Contre la répression et les manipulations

TouTEs en grève et dans la rue !

Ils ont beau faire, rien n’y fait… Depuis près de six mois, contre la contestation qui s’exprime dans la rue et sur les rond-points, ce pouvoir a tout tenté : salir le mouvement en le traitant de débile, de fasciste ou d’antisémite, l’affaiblir en cédant quelques miettes, l’endormir en lançant durant plusieurs mois un prétendu « Grand débat », et surtout le réprimer, chaque semaine en chargeant violemment les manifestations et en se livrant à des arrestations injustifiées, ainsi qu’en faisant passer une nouvelle loi liberticide contre le droit de manifester.

Un pouvoir autoritaire, violent et menteur

Mercredi 1er mai en a été une nouvelle illustration. Ainsi, après avoir créé un véritable état de siège dans la capitale, après s’être livré à près de 18 000 contrôles préventifs, des charges policières accompagnées de gaz lacrymogène ont été lancées à de multiples reprises contre l’ensemble de la manifestation. Les cortèges syndicaux ont fait les frais de cette violence.

Castaner s’est ensuite livré à des déclarations mensongères afin de présenter quelques dizaines de manifestantEs fuyant les violences policières et cherchant à s’abriter dans l’enceinte de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, comme des « casseurs » se livrant à une « attaque » de l’hôpital au mépris de la santé des patientEs… Une version largement relayée par les grands médias aux ordres, au détriment de toutes les vidéos et de tous les témoignages directs, en particulier ceux des soignantEs de l’hôpital !

C’est eux les casseurs !

Lundi, le pouvoir a réuni à Matignon des représentantEs syndicaux, du patronat ou encore d’associations d’éluEs pour lancer une prétendue « mobilisation générale » pour l’emploi ou l’écologie… La CGT et Solidaires ne sont pas prêtés à cette mascarade qui n’a pour but que d’accompagner l’offensive d’ampleur contre les services publics et les droits du monde du travail.

Car le programme de ces prochaines semaines est clair

Création des maisons de services au public qui vont se multiplier à la place de la défense des véritables services publics ; augmentation de la durée de cotisation pour les retraites ; baisse de l’Impôt sur le revenu pour une partie de la population… financée en contre-partie par le «travailler plus» et/ou la baisse des dépenses publiques ! Bref, Macron et ses amis continuent leur entreprise de casse sociale : ils ne sont toujours pas revenus sur leur projet de supprimer 120 000 emplois dans la fonction publique !

Le 9 mai et après, touTEs ensemble pour les faire reculer !

Après des convergences réussies entre le mouvement social et celui des Gilets jaunes, la journée de grève et de manifestation de l’ensemble de la fonction publique doit permettre de franchir une nouvelle étape. D’abord pour la défense de nos services publics – de l’école aux hôpitaux en passant par la SNCF, La Poste ou les finances publiques – tous en danger mortel : postes supprimés, accumulation des tâches, management destructeur, dématérialisation…

Au-delà de la dénonciation, cela doit être une grande journée de revendication des salariéEs (fonctionnaires ou contractuelEs) et des usagerEs (Gilets jaunes, parents d’élèves, retraitéEs…) pour des services publics répondant aux besoins sociaux.

Réussir ce jeudi 9 mai est la condition nécessaire pour préparer la suite : par la grève qui doit se prolonger, par la mobilisation commune du plus grand nombre, ce printemps doit bien être celui d’une riposte générale contre le mépris et la casse sociale.

Montreuil le lundi 6 mai 2019

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Source

Lire aussi:

9 mai : fonctionnaires et Gilets Jaunes pour construire le rapport de force (RP)

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07 mai 2019 ~ 0 Commentaire

édito (émancipation)

emancipation

Édito Ça suffit !

Le pouvoir a peur. Il s’énerve.

Après la casse de la jeunesse lycéenne, après celle des Gilets jaunes, après les conclusions ineptes de sa campagne électorale intitulée “grand débat”, il lui faut vendre ses conclusions avant les élections européennes.

Et donc, il entend siffler la fin de partie et pour ça faire régner la terreur à tous niveaux, à commencer par ce 1er mai 

Gaz et LBD en nappes, matraquage et tabassages, ainsi que, moins “conventionnel”, jets de pavés, coups de poings, sparadrap noir masquant les numéros d’identification dans le dos des CRS, rendant impossible d’hypothétiques poursuites judiciaires.

Agresser aussi sauvagement la manif du 1er mai permet d’affaiblir à la fois les syndicats, les Gilets jaunes, et les secteurs en lutte, d’empêcher leur convergence, de justifier la répression et de retourner l’opinion.

Jusqu’au mensonge de l’hôpital de la Salpêtrière pour justifier les exactions de cette journée, pour nuire à la jonction Gilets jaunes, personnels hospitaliers, notamment en obligeant les urgentistes en grève à retirer leur banderole à l’extérieur de l’hôpital, et pour occulter l’énorme succès de cette manif résistant aux attaques répétées des forces de répression.

Cette fois, Macron et ses sbires ont raté leur coup.

La manif a eu lieu, massive et a été un moment fort de jonction des secteurs les plus mobilisés avec les Gilets jaunes. Ces derniers ont sauvé la manif par leur nombre et leur détermination, en restant compacts et en résistant aux innombrables charges et gazages, ce qui laisse augurer des reprises des ronds-points dans les meilleures conditions.

Malheureusement, les syndicats eux sont tombés dans le piège tendu, avec leur incapacité collective à défendre la fête du Travail, qui est leur pré-carré, avec leurs cortèges désertés, les manifestant·e·s syndiqué·é·s pour beaucoup, optant de plus en plus pour d’autres horizons que les ballons syndicaux.  Avec le départ de la FSU ou les exfiltrations des responsables de la CGT et de Solidaires, difficiles à comprendre dans ce contexte d’agression de la manifestation syndicale la plus symbolique de l’année.

Les directions syndicales doivent sans délai – et les congrès de la CGT, de la FSU et de FO de cette année peuvent en être l’occasion – tirer les conséquences de leur stratégie de dialogue “social” avec ce pouvoir qui ne lâche rien et qui vient de montrer on ne peut plus clairement qu’il veut en finir avec les syndicats.

Elles doivent contribuer, comme a commencé à l’initier la CGT en ce premier mai (article de Martinez dans La Provence du 29 avril) à l’unité d’action de tous les mouvements d’opposition à la politique ultralibérale du pouvoir, des Gilets jaunes qui ont fait ravaler sa morgue à Macron et des mobilisations sectorielles qui actuellement mènent pied à pied la bataille contre la casse des services publics (l’école, la santé…)

Mais les mouvements de luttes sectorielles, comme toutes les structures présentes le 1er mai, doivent également tirer le bilan de leur difficulté d’apparaître dans une confrontation d’une telle violence.

Elles doivent donc revoir dans l’urgence leur capacité d’auto-organisation pour pouvoir résister ensemble aux attaques du pouvoir (coordinations aux différents niveaux chargées y compris de formations à l’autodéfense des personnes, des cortèges, des locaux…), travailler en conver-gence avec les Gilets jaunes autrement qu’en posant un vague rendez-vous hebdomadaire ; elles peuvent par exemple étendre les convergences Gilets jaunes/éducation et si possible santé, comme dans l’Hérault, l’Yonne, le Var ou en Île-de-France.

Agir ainsi, dès maintenant, pour stopper l’offensive ultralibérale permettra, espérons-le, de continuer à pouvoir agir demain contre la ligne de plus en plus dure du régime Macron, ou de tout autre dont il ne manquera pas de favoriser l’accès au pouvoir.

mardi 7 mai 2019

http://www.emancipation.fr/

Émancipation tendance intersyndicale (Wikipedia)

Militant pour une unification du syndicalisme, Émancipation est une tendance intersyndicale regroupant, quelle que soit leur appartenance syndicale, les personnels de l’Éducation Natio-nale, les étudiantEs, les lycéenNEs qui interviennent sur leur lieu de travail, dans leurs organi-sations syndicales comme dans les mouvements sociaux sur des bases anticapitalistes et qui refusent l’autoritarisme, la bureaucratie et le corporatisme. Elle s’inscrit ainsi dans la continuité des précurseurEs du syndicalisme universitaire qui fondèrent au début du 20ème siècle les premiers syndicats d’instituteurs et d’institutrices qui devaient se regrouper dans la Fédération Unitaire de l’Enseignement qui fut à l’avant-garde du syndicalisme, du féminisme et de la laïcité…

Commentaire:

Emancipation est un courant syndical, principalement de la FSU

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06 mai 2019 ~ 0 Commentaire

mesures macron (dossier npa)

mesures macron (dossier npa) dans Antiracisme

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Mesures Macron : effets d’annonce et vrais dangers

Plus de deux heures d’enfumage ! Sans surprise, la conférence de presse de Macron organisée le 25 avril, supposée être la conclusion du « Grand débat » et, par là même, la réponse aux revendications des Gilets jaunes, n’aura été encore une fois qu’une grande comédie. Dès le début, la messe a été dite quand Monsieur Blabla, au bout de quelques minutes, a annoncé que « les orientations menées depuis deux ans sont bonnes. Elles doivent donc être préservées, poursuivies et intensifiées… ». En résumé : ne changeons rien, bien au contraire ! Macron a ainsi rejeté très rapidement les revendications portées depuis près de six mois sur les ronds-points et dans la rue pour plus de démocratie, de justice fiscale et d’égalité sociale.

Rejet en bloc de toute mesure permettant une plus grande démocratie, à part quelques aménagements institutionnels de l’existant… Refus de toute réforme permettant plus de justice fiscale et donc une autre répartition des richesses, avec – cerise sur le gâteau – un plaidoyer en défense de la suppression de l’ISF ! Rien – ou presque – non plus sur le pouvoir d’achat et les revenus, même s’il va réindexer les petites retraites sur l’inflation. Rien de concret sur l’urgence écologique et climatique. Rien sur la répression et les violences policières. Enfin, concernant les services publics, Macron veut nous faire croire qu’il va faire mieux avec moins d’argent et moins de postes…

En revanche, pour Macron, digne exécutant des désirs du Medef, il faudra désormais travailler plus et plus longtemps : une véritable provocation vis-à-vis de celles et ceux qui se mobilisent depuis des mois, et une version à peine relookée du « travailler plus pour gagner (peut-être) plus » d’un certain Nicolas Sarkozy. Et on notera en outre les clins d’œil appuyés à l’électorat d’extrême droite, avec les discours belliqueux contre l’« islam politique » et l’insistance sur la nécessité de se « protéger » derrière des frontières, celles-là même qui tuent des milliers de migrantEs chaque année en Méditerranée.

Retour, dans ce dossier, sur certaines des annonces de Macron, entre enfumage, entourloupes et nouvelles attaques contre nos droits, nos conditions de travail et nos conditions de vie.

 dans Justice & libertés

Politiques migratoires : Macron court après la droite et l’extrême droite

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