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16 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

rennes (fr3)

handicap

120 personnes en situation de handicap manifestent pour demander leur autonomie financière

« J’ai 35 ans, j’ai passé l’âge de demander des sous pour aller à la boulangerie » s’agace Gerwin. Avec une centaine de personnes, il a manifesté ce 16 septembre pour que l’allocation adultes handicapés ne soit plus calculée en fonction des ressources de leurs conjoints.
Publié le 16/09/2021 à 18h18 • Mis à jour le 16/09/2021 à 18h33

Sur la place, une mariée brandit une pancarte sur laquelle elle a écrit : « Veux tu m’épouser ? ».  Face à elle, un monsieur montre tristement son carton : « Je peux pas, j’ai mon AAH. » La mise en scène résume l’existence des 270 000 personnes handicapées qui vivent en couple et qui à cause de cela touchent une allocation réduite, ou pas d’allocation du tout.

Créée en 1975, l’allocation aux adultes handicapés est versée aux personnes en situation de handicap qui ont une incapacité à travailler. D’un montant maximal de 903 euros et 60 centimes, elle est versée à 1, 2 million de personnes.

Mais son calcul se fait sur la base des ressources du foyer. Si le ou la conjoint(e) d’une personne seule perçoit des revenus supérieurs à 1 020 euros net par mois, le niveau de l’AAH perçue par le bénéficiaire est revu à la baisse. Au-dessus d’un certain revenu du conjoint, le bénéficiaire peut même totalement perdre son allocation.

La déconjugalisation comme seule solution

« Cela rend les personnes dépendantes financièrement de leur époux ou de leur épouse, » explique Cécile Cotterbrune- Desbats de l’Association des Paralysés de France d’Ille et Vilaine. Ce n’est pas normal. Il faudrait déconjugaliser. Ne s’occuper que des révenus que de la personne en situation de handicap. C’est un revenu d’existence pas une allocation comme les autres.  »

Gerwin et Cécilia sont mariés depuis 12 ans. Il souffre du syndrome d’Ehlers-Danlos, une maladie héréditaire. Ses articulations sont anormalement souples. D’un rien, il peut se déboiter une épaule, se retourner les doigts.

Il n’existe aucun traitement, donc Gerwin souffre tout le temps. Et parfois, « quand le corps atteint son niveau maximal de souffrance, ça fait comme un ordinateur en surchauffe compare-t-il, je déconnecte, je fais un malaise. J’ai besoin d’avoir tout le temps quelqu’un avec moi. »

Etre dépendant physiquement, ce n’est pas simple, mais l’être pour tout, ça n’est pas possible. Gerwin raconte l’histoire d’une de ses amies, en fauteuil elle aussi, qui doit quémander de l’argent à son compagnon quand elle va en courses. D’autres évoquent les cadeaux qu’ils font à leur épouse avec l’argent de leur épouse ! « C’est pas une vie, c’est une survie » lâche Gerwin.

« Cela revient à nier l’existence de la personne en situation de handicap en tant qu’individu autonome « souligne Cécile Cotterbrune Desbats..

La loi qui a failli tout changer

En février 2020, l’Assemblée nationale avait adopté, en première lecture,  une proposition de loi permettant d’individualiser le calcul de l’AAH sans prendre en compte les revenus du couple. Le Sénat avait suivi en mars 2021.

Mais en juin dernier, en deuxième lecture, le gouvernement  a bloqué le vote des parlementaires. Pour Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat  chargée des personnes handicapées, « la déconjugalisation de l’AAH remettrait en cause la base même sur laquelle est construite la solidarité nationale puisque la situation conjugale est prise en compte dans le calcul de tous les minima sociaux et dans le système fiscal. »

Le gouvernement a fait voter un texte qui remplace la déconjugalisation par une augmentation du plafond de ressources.

Des calculs au lieu d’une transformation de la société

Les revenus du conjoint bénéficiaient jusqu’ici d’un abattement de 20%. Il a été relevé à 5.000 euros pour tous. Les associations ont évidemment sorti les calculatrices. « En modifiant le calcul de l’abattement, pour conserver une AAH à taux plein, il faudra que le conjoint ne perçoive pas plus de 1.520 euros net avant abattement. D’après les chiffres de l’exposé des motifs de l’amendement, “cette mesure représenterait alors un gain moyen de 110 euros par mois pour 120.000 bénéficiaires de l’AAH en couple, pour un coût de 185 millions”

La déconjugalisation couterait elle les 730 millions d’euros

60 % des 150 000 couples dont le bénéficiaire de l’AAH est inactif conserveraient ainsi leur AAH à 903 euros, au lieu de 45 % des couples aujourd’hui.

Cet amendement du gouvernement ne répond pas à la très grande volonté d’indépendance financière des personnes en situation de handicap, expliquait en juin la députée Jeanine Dubié, co-rapporteure de la proposition de loi. « Si on considère les personnes en situation de handicap comme des citoyens à part entière, il est normal de les laisser choisir leur vie. Si on les ampute d’un revenu qui est légitime du fait de leur handicap, on leur ampute le droit de choisir, à la fois de se mettre en couple, mais aussi de partir si la situation se dégrade. »

Les histoires d’argent finissent mal, en général

Car Gerwin le sait, le voit, ses histoires d’argent ont un impact sur les couples. « On peut avoir des disputes et ça peut aller jusqu’à des violences conjugales » s’inquiète-t-il.

« Car tout coûte très très cher quand on est malade ou blessé ». Sa maladie a été diagnostiquée alors qu’il avait 18 ans. Puis elle s’est aggravée. « D’abord, j’ai eu une canne, puis l’année d’après un déambulateur, la suivante, un fauteuil manuel et puis un électrique. Pour acheter le premier fauteuil électrique ( 15 000 euros, la sécurité sociale prend en charge 4 500 euros ) on a été obligé de faire une cagnotte Leetchi. »

« L’allocation adultes handicapés est sous le seuil de pauvreté souligne- t-il. Il faut que ça change, qu’on soit autonome et qu’on puisse vivre dignement. »

Le Sénat doit réexaminer le texte de loi le 12 octobre prochain.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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16 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

ministres (jdd)

mineurs

Covid-19 : 60% des Français trouvent « justifié » que les ministres soient poursuivis sur la gestion de la crise

Notre enquête Ifop montre qu’une majorité de Français est favorable à ce que les ministres soient jugés sur leur gestion de la crise du Covid-19.

Alors que la mise en examen d’Agnès Buzyn par la Cour de justice de la République pour « mise en danger de la vie d’autrui » sonne comme un coup de tonnerre pour la gestion de la crise sanitaire par l’exécutif, cette décision apparaît aujourd’hui validée par une large majorité des Français : 60% considèrent qu’il est « justifié » que des ministres soient poursuivis par la justice sur leur gestion de la crise sanitaire, alors même que celle-ci n’est pas finie – ils sont même un tiers (33%) à voir ces poursuites comme « tout à fait » justifiées.

Fait rare : cette justification prêtée aux poursuites est majoritaire dans la quasi-totalité des catégories de population, à l’exception notable des sympathisants de La République en Marche (25%) et les électeurs d’Emmanuel Macron (45%) au premier tour de l’élection présidentielle de 2017.

Sans surprise, les proches de La France Insoumise (85%, dont 55% « tout à fait ») et ceux du Rassemblement national (72%, dont 48% de « tout à fait ») apparaissent comme les plus virulents à l’égard des ministres, comme les 25-34 ans (70%) et les catégories populaires (74%).

16 septembre 2021 Jean-Philippe Dubrulle, directeur d’études à l’Ifop

https://www.lejdd.fr/

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16 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

pcf (lutte ouvrière)

pcf

PCF : l’union de la gauche comme seule politique

La Fête de l’Humanité s’est tenue les 10, 11 et 12 septembre au parc de La Courneuve, et malgré les contraintes imposées par la situation sanitaire, qui avaient conduit à l’annulation de la précédente édition, elle a réuni plusieurs dizaines de milliers de participants.

Le PCF fait ainsi la démonstration qu’il regroupe encore des milliers de femmes et d’hommes suffisamment dévoués à leur parti pour lui consacrer le temps et l’énergie sans lesquels un tel rassemblement est impossible. Pour un large milieu populaire qui demeure lié au Parti communiste et à ses militants, la Fête de l’Huma, comme disent les habitués, demeure un rendez-vous important de la rentrée de septembre.

Cette année, la Fête de l’Humanité a donné l’occasion à Fabien Roussel, candidat du parti à l’élection présidentielle, de lancer sa campagne. « Il y a un candidat communiste », proclame-t-il fièrement, contrairement à 2012 et 2017 où le PC avait fait le choix de s’effacer derrière Mélenchon. Mais pour défendre quelle politique ?

« Le défi des jours heureux » est le slogan de campagne de Roussel, faisant clairement référence au programme du Conseil national de la Résistance de 1944. Les mesures développées par le dirigeant du PC lors de son meeting sur la grande scène de la fête n’ont rien de particulièrement radicales : le smic à 1800 euros, la lutte contre l’évasion fiscale, le tout accompagné d’une dénonciation très générale du capitalisme…

Il se dit partisan d’une réduction du temps de travail pour que tout le monde puisse travailler, mais la seule mesure à prendre immédiatement, selon lui, serait un moratoire des délocalisations. Mettre en avant la défense de la souveraineté nationale permet à Roussel de ne rien proposer sur le terrain de la lutte contre le capitalisme et de la lutte de classe contre la bourgeoisie, bien française, qui accumule les profits.

Et pour obtenir l’application de ces mesures, Roussel n’a qu’une seule réponse : il faut l’envoyer à l’Elysée car, quand il sera président, c’est promis, tout changera !

Le candidat du PCF y croit si peu lui-même qu’il propose à toutes les forces de gauche « de travailler à un pacte d’engagement commun aux élections législatives », avec pour objectif : « Bâtir une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale, avec le plus possible de députés de gauche et écologistes, et bien sûr un grand nombre de députés communistes. »

En d’autres termes, Roussel n’a rien d’autre à proposer que de rééditer une nouvelle mouture d’union de la gauche. Mais les travailleurs n’ont pas la mémoire si courte qu’ils aient oublié comment le socialiste Hollande s’était proclamé l’ennemi de la finance lors de sa campagne présidentielle et de quelle façon il s’était empressé de la servir, une fois élu.

Mais quel que soit le nom qu’on lui donne, une nouvelle union de la gauche, si tant est qu’elle soit possible et parvienne au gouvernement, ne ferait que conduire les travailleurs à une nouvelle impasse, source de déceptions.

La tâche de militants qui se réclament du communisme et du mouvement ouvrier ne consiste certainement pas à tenter de remettre en selle des politiciens qui, à juste titre, n’inspirent plus confiance au monde du travail.

Leur tâche est de tout faire pour redonner confiance aux travailleurs dans leur capacité à changer la société par leurs propres mobilisations et en menant la lutte de classe contre leurs exploiteurs.

Marc RÉMY 15 Septembre 2021

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16 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

gauche (lutte ouvrière)

ps

Mélenchon, Hidalgo, Montebourg : à la recherche de l’électorat perdu

Après Jean-Luc Mélenchon et Arnaud Montebourg, la déclaration de candidature d’Anne Hidalgo à l’élection présidentielle, le 12 septembre, complète l’offre estampillée « maison Mitterrand et successeurs, spécialité de promesses électorales à l’usage des classes populaires, certifiée de gauche depuis 1971 ».

Tous les trois prétendent reconquérir l’électorat populaire et voudraient présenter pour cela un catalogue social. Mélenchon parle de porter le salaire minimum à 1400 euros net et de confisquer 50 milliards de profits financiers réalisés durant la crise sanitaire.

Hidalgo prévoit une hausse des salaires de 15 %, plus encore pour les soignants et jusqu’au doublement de celui des enseignants, histoire de récupérer le terrain perdu dans les salles des professeurs.

Montebourg promet quant à lui le paradis à condition de se claquemurer derrière les frontières et les douanes, parvenant à faire passer ce discours réactionnaire pour le dernier cri du républicanisme de gauche.

À l’aune des problèmes actuels et futurs des travailleurs, ces promesses sont dérisoires. Le monde entier s’enfonce dans la crise, les guerres et les catastrophes ; les attaques se multiplient contre les classes populaires, les bidonvilles fleurissent à nouveau dans les villes, une fraction croissante de la population a la tête sous l’eau, les préjugés réactionnaires, la violence gratuite, la délinquance, le fanatisme religieux font des ravages et la gauche de gouvernement se contente d’avancer péniblement quelques aumônes…

Mais surtout chacun sait, y compris leurs éventuels électeurs, que ces propositions ne sont que des phrases visant à les départager et certainement pas un programme de gouvernement. L’expérience a suffisamment montré que, arrivés au pouvoir, ces beaux parleurs feront là où le grand patronat leur dira de faire. Les nouveaux candidats, qui sont d’ailleurs des politiciens blanchis sous le harnais, ne feront pas mieux que les anciens, de Mitterrand à Hollande en passant par Jospin.

L’improbable victoire de l’un d’entre eux ne ferait que rééditer les précédents passages de la gauche aux affaires. À chacun de ces passages les promesses électorales faites aux travailleurs ont été trahies pendant que les attaques anti-ouvrières et les cadeaux aux capitalistes continuaient. Cela s’est traduit par le découragement de bien des militants ouvriers, le dégoût de nombre d’électeurs et la progression des préjugés et des voix réactionnaires, de l’extrême droite nationaliste aux islamistes. C’est par sa propre politique que la gauche a perdu son électorat !

Cela n’empêche nullement Hidalgo, Mélenchon, Montebourg et autres de reproposer le même ragoût, les yeux fixés sur leurs objectifs réels qui sont le partage des circonscriptions législatives et les postes de ministre, député, maire, chef de parti ou tout autre fonction offerte aux marionnettes démocratiques.

Gagnant, placé ou non partant, le tiercé Montebourg, Hidalgo, Mélenchon ne résoudra pas plus les problèmes des travailleurs que celui qui se court à Auteuil.

Paul GALOIS 15 Septembre 2021

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14 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

climat (démocratie révolutionnaire)

australie

Réchauffement climatique, effondrement de la biodiversité, l’urgence d’en finir avec ce mode de production

Mégafeux en Amérique du Nord, en Sibérie, en Turquie, en Grèce et en Espagne ; pluies diluviennes en Allemagne, en Belgique, en Chine, en Inde et aux Etats-Unis, famine à Madagascar à cause de la sécheresse, la succession, cet été, de catastrophes directement liées au réchauffement climatique n’a fait que confirmer les avertissements de plus en plus alarmistes des scientifiques.

Publié début août, le dernier rapport du GIEC confirme bien, comme l’annonçaient les quelques fuites qui avaient provoqué en juin dernier un scandale hypocrite, que l’ampleur comme la rapidité du changement climatique actuel sont sans précédent.

Rédigée par 234 scientifiques de 66 nationalités, cette synthèse de plusieurs milliers d’articles récents est sans appel : « Chacune des quatre dernières décennies a été successivement plus chaude que toute décennie depuis 1850 », la dernière, 2010-2019 est la plus chaude depuis 2000 ans et le mois de juillet dernier est le plus chaud jamais enregistré par les scientifiques.

La conséquence de cet emballement est l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements climatiques extrêmes, vagues de chaleur et sécheresses comme pluies diluviennes et inondations. Comme le résume un de ses rédacteurs, Christophe Cassou, directeur de recherche au CNRS : « Nous sommes entrés dans le dur, et cet été n’est qu’un avant-goût de ce qui nous attend si nous n’agissons pas dès maintenant ».

Pourtant la prochaine COP sur le climat qui doit se tenir à Glasgow en novembre prochain, la 26ème depuis une trentaine d’années, ne sera comme les précédentes qu’un festival de discours lénifiants et moralisateurs, d’étalages de bons sentiments… et de mensonges cyniques.

Pas plus face à la pandémie que face au réchauffement climatique, les États ne sont capables de s’entendre pour prendre des décisions politiques à la hauteur des recommandations des scientifiques, car cela impliquerait de s’en prendre aux intérêts des multinationales qui dominent toute la vie sociale et économique et dont ils servent les intérêts.

Si les conférences internationales sur le climat ont échoué à diminuer les rejets de gaz à effet de serre, aujourd’hui supérieurs de 60 % à leur niveau de 1990, elles ont été la vitrine promotionnelle d’un capitalisme vert, permettant avec le plus parfait cynisme aux multinationales responsables de la situation d’empocher, au nom de la transition énergétique, des fonds publics tout en continuant à exploiter les populations, à piller les richesses naturelles et ravager l’environnement.

Congrès de la biodiversité, au service du greenwashing des multinationales et des États

Inauguré en grande pompe par l’autoproclamé « champion de la Terre » Macron, le Congrès mondial de la nature, organisé la semaine dernière à Marseille par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), est une nouvelle illustration des contradictions de la situation, du décalage insupportable entre les données scientifiques, les avertissements mêmes des organismes les plus officiels et l’incapacité des Etats à faire autre chose que se mettre au service des multinationales en couvrant leurs mensonges.

Plusieurs associations dont Extinction Rébellion ont tenu à dénoncer « l’opération de Greenwashing » de ce Congrès dont les sponsors privés officiels sont Nutella, multinationale de l’agroalimentaire et Véolia, multinationale de la gestion de l’eau, en organisant leur propre « congrès alternatif », les 2 et 3 septembre, intitulé « Notre terre, notre nature ».

En réalité l’UICN est une « ONG environnementale » bien particulière qui regroupe des associations, des réseaux d’experts mais aussi des États voire des multinationales et comme le fait justement remarquer une journaliste de Mediapart, son Congrès de la biodiversité a des allures de forum de Davos car s’y retrouvent des représentants des LVMH, Engie, Veolia, Total, et autres Microsoft, des représentants de la BCE et du Medef et toute une partie du gouvernement français avec son propre pool de « partenaires » économiques : JCDecaux, BNP Paribas, la SNCF, le groupe de transport maritime CMA CGM, le groupe de luxe Kering, etc.

Les associations du Congrès alternatif veulent mettre « en lumière l’opposition mondiale aux tentatives de gouvernements, de l’industrie de la conservation de la nature et de grandes ONG de transformer 30 % de la planète en “aires protégées” [et de donner] une valeur marchande à la nature ».

Car derrière ce qui pourrait apparaître comme un progrès, l’augmentation des « aires protégées », il y a souvent des opérations orchestrées par des multinationales qui cherchent à accaparer de nouvelles terres, de nouvelles ressources, au nom de « leur protection » et le plus souvent au détriment des populations qui y vivent.

Et cela ouvre aussi pour elles, de nouvelles possibilités de spéculation sur les droits de compensation et les droits à polluer, tout en faisant croire que le capitalisme vert, la finance verte, les lois du marché, permettront de sortir de la crise… Mais c’est bien la logique même de ce système et la fuite en avant des classes dominantes pour le prolonger qui ne cessent d’aggraver la crise écologique globale.

Sans surprise rien n’est sorti de ce congrès, à part la confirmation par les experts du caractère catastrophique de l’effondrement de la biodiversité, de belles paroles de politiciens et des promesses de contrats juteux pour les représentants du patronat… Pourtant cet effondrement est une réalité tout aussi inquiétante que le réchauffement climatique.

Les derniers rapports sur la biodiversité de l’IPBES, le réseau de scientifiques de l’ONU, font un constat terrible : 1 million d’espèces vivantes menacées d’extinction, 75 % de la surface des terres, 66% des milieux marins endommagés… et depuis plus d’un an et demi nous vivons une des conséquences annoncées de cet effondrement avec la pandémie du Covid19. Car comme le soulignent les scientifiques de l’IPBES, la déforestation qui s’intensifie, les élevages intensifs industriels, comme la multiplication des échanges internationaux préparent le terrain à de nouvelles zoonoses, à l’apparition de nouvelles maladies à partir de la faune sauvage… La crise écologique, l’effondrement de la biodiversité nous ont fait entrer dans « l’ère des pandémies » selon le titre de leur dernier rapport.

Des discours écologiques de façade… pour masquer les mêmes politiques !

Mais alors que son gouvernement a prolongé l’utilisation du glyphosate et réintroduit les néonicotinoïdes tueurs d’abeilles, Macron a eu le culot lors de l’inauguration de ce Congrès de prétendre vouloir « inscrire la nature au sommet des priorités internationales ». A neuf mois de l’élection présidentielle, il aimerait se donner une posture écologique, pourtant les faits sont têtus… toutes ses tentatives pour apparaître « écolo » se sont retournées contre lui.

Son « Haut Conseil pour le climat » ne peut que constater le retard de la France, la Convention citoyenne pour le climat qu’il espérait docile, lui a fait des propositions trop « radicales » qu’il n’a pu qu’écarter de sa loi climat, totalement insuffisante, et verdict final, le Tribunal administratif a confirmé la condamnation de l’État pour inaction climatique… Les grands discours sur le climat comme sur la biodiversité n’y changent rien, plus Macron prend la pose écologiste, plus se révèle sa soumission aux intérêts des multinationales et de la machine à profits.

Des associations ont d’ailleurs annoncé vouloir déposer une nouvelle plainte au Tribunal administratif contre le gouvernement pour dénoncer son inaction dans la protection de la biodiversité. D’autant que l’écart est béant entre les déclarations de Macron et la réalité des moyens mis en œuvre. Depuis 2011, selon la FSU, les effectifs des différents services publics concernés par la protection de la biodiversité sont en baisse, de 20 % pour les agences de l’eau, 3 % pour l’Office de la biodiversité, 18 % pour plusieurs parc nationaux…

Mais, il n’y a pas que Macron qui essaie d’utiliser l’écologie, comme un thème rassembleur et consensuel pour faire oublier son bilan et sa soumission aux intérêts privés… Dans la course qui s’engage pour la présidentielle, tous les partis veulent faire de l’écologie un thème central, en espérant profiter de la réelle inquiétude que la crise écologique entraîne mais en se gardant bien d’aller à la racine des choses et de relier les enjeux du changement climatique, de l’effondrement de la biodiversité à l’impasse dans laquelle la crise globale du capitalisme nous conduit.

Ainsi Yannick Jadot, dans le cadre de la primaire pour les écologistes, a annoncé la couleur : « Il n’y aura pas de transition écologique sans les entreprises. Beaucoup d’entre elles ont investi dans la sobriété et s’engagent dans des secteurs puissants comme les énergies renouvelables, la rénovation des bâtiments… » pour conclure face à ceux qui lui reprochent son manque de radicalité… « La radicalité de l’écologie, c’est de gagner la présidentielle. ». Au moins c’est clair !

Prendre le contrôle de la marche de la société pour planifier la production des biens utiles

Le changement climatique comme l’effondrement de la biodiversité sont une menace pour l’ensemble de l’humanité avec déjà des retombées cataclysmiques pour des centaines de millions d’humains. Mais cette crise écologique n’est pas un problème à part, déconnecté de l’évolution du capitalisme mondialisé. La crise écologique globale est avant tout la conséquence de l’aberration du système capitaliste, de ce mode de production qui ne repose que sur l’exploitation du travail humain et le pillage des ressources naturelles, et ne connaît d’autres limites que l’accumulation sans fin du Capital.

Cette irrationalité du capitalisme ne peut qu’entraîner des déséquilibres écologiques totalement incontrôlables dans le cadre d’un système où la course aux profits prend le pas sur tout tentative d’organiser rationnellement la production de biens utiles.

Comprendre les causes profondes de la crise écologique, c’est aussi prendre conscience que face aux catastrophes annoncées, mobiliser tous les moyens humains, scientifiques, techniques pour mettre en œuvre les solutions à la hauteur des enjeux implique d’affronter les intérêts sociaux et politiques des classes dominantes, d’une poignée de multinationales et de leurs actionnaires, de remettre en cause la propriété capitaliste.

Ce n’est qu’en rupture avec l’ordre social actuel, en prenant directement, collectivement le contrôle de la marche de la société pour imposer d’autres choix sociaux qui fassent passer la défense des intérêts du plus grand nombre et la préservation de l’environnement avant ceux d’une minorité, que l’ensemble de la production et des échanges pourra être réorganisé dans le cadre d’une planification démocratique au service de la satisfaction des besoins de tous.

Bruno Bajou 12 septembre 2021

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14 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

philippe poutou

Une candidature anticapitaliste et révolutionnaire, c’est urgent, nécessaire, possible !

Cette rentrée politique est marquée par la préparation de l’élection présidentielle. On en mesure mal l’issue, mais on sait déjà que beaucoup veulent l’ancrer à droite toute…

Cinquante nuances réactionnaires

Instrumentalisation de la laïcité, loi séparatiste, loi sécurité globale… le quinquennat de Macron a développé les thématiques les plus réactionnaires. L’incohérence de sa politique sanitaire et son mépris des classes populaires ont insufflé une défiance et une confusion profonde dans la société. La droite et l’extrême droite se sentent pousser des ailes.

La candidature Zemmour renforce l’influence de l’extrême droite, son autoritarisme et son racisme, l’ordre moral… Et ce n’est pas l’utilisation à toutes les sauces par Le Pen ou Philippot du terme « liberté » qui va cacher la démagogie nationaliste, la volonté de restaurer la prétendue « civilisation française », et la promesse de nouvelles interdictions pour l’ensemble de la société, à commencer pour les personnes raciséEs.

Quant à Macron, le président des riches, il a lancé sa campagne sur le terrain de la « sécurité » qu’il pense électoralement payant, sans un mot pour répondre à la véritable insécurité sociale que sa politique amplifie.

La « gauche » du capital

Face à cette offensive libérale et autoritaire, il faut une réponse radicale. Mais cette bataille politique, les partis de la gauche réformiste, du PCF à EELV, ne veulent la mener jusqu’au bout car elle exige de rompre avec le capitalisme et ses institutions.

La participation de candidats du PCF ou d’EELV à la manifestation des syndicats de policiers en mai dernier en est l’illustration. La gauche réformiste est également gangrenée par les options souverainistes, avec des nuances, de Montebourg à La France insoumise en passant par le PCF. Cette volonté de retour aux frontières nationales prétendument protectrices, sème des illusions et participe à la confusion ambiante : les frontières entre les travailleurEs protègent en réalité les intérêts des privilégiés et nous divisent.

Quant à EELV et le PS, ils assument une logique pro-capitaliste et libérale. Il n’y a rien à attendre d’un Yannick Jadot, fervent défenseur de l’économie de marché et du capitalisme vert, pas plus que d’une Anne Hidalgo qui a fait le choix de mettre au premier plan le Paris des riches, au détriment des mal logéEs, des précaires et des services publics.

Vite une candidature de rupture !

Crises sociale, écologique, sanitaire et démocratique… les capitalistes nous mènent toujours plus vers la barbarie. Ces dernières années ont aussi été marquées par de nouvelles régressions sociales, notamment des licenciements de masse, alors que les profits du CAC40 ont littéralement flambé (les dividendes versés aux actionnaires estimées à 51 milliards d’euros pour cette année).

Mais ces derniers temps ont aussi été marqués par des résistances au racisme d’État, à la répression, aux lois liberticides, pour la défense du climat ou contre les violences sexistes. C’est pourquoi notre camp social doit aussi exprimer dans ces élections sa volonté de s’affronter au système.

De la rue aux urnes, la candidature de Philippe Poutou veut, modestement mais fermement, être un porte-voix des oppriméEs et des exploitéEs. Une candidature anticapitaliste et révolutionnaire répondant aux urgences de la situation, sans demi-mesure.

Une campagne pour prendre nos affaires en main et nous organiser, garantir une vie et un salaire décent pour toutes et tous, contrôler et étendre les services publics et les biens communs, en finir avec un régime autoritaire, raciste, sexiste et inégalitaire. C’est plus que jamais urgent !

Mardi 14 septembre 2021

https://lanticapitaliste.org/

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13 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

huma 2021 (le huff’)

pcf fi 2

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À la Fête de l’Huma, ces communistes tirent un trait sur Mélenchon

Le retour d’une candidature communiste à la présidentielle, à travers le député Fabien Roussel, fait le bonheur des militants rencontrés près de Paris.

Il était impossible de la rater. Dans les méandres de la Fête de l’Humanité, organisée samedi 11 septembre au Bourget (93), l’affiche multicolore du candidat communiste à la présidentielle Fabien Roussel était partout. En avril 2022, le député du Nord représentera le Parti communiste français (PCF), qui fera ainsi un retour en solo après s’est rangé derrière Jean-Luc Mélenchon en 2012 et 2017.

Comme vous pouvez le voir dans notre vidéo , les militants communistes que nous avons rencontrés avaient hâte de retrouver les valeurs de leur parti incarnées dans une candidature à la présidentielle. ”Ça faisait deux élections présidentielles que le parti s’était affaibli. Là, je pense qu’on a besoin de candidats de gauche avec des positions plus radicales et moins de concessions”, affirme Camille à notre micro.

L’effacement du parti derrière la personne de Jean-Luc Mélenchon semble aussi une époque révolue pour plusieurs militants. Jean-Luc Mélenchon, c’est un mégalomane. « Moi d’abord et les autres on s’en fout ».Jean-Louis, militant communiste

En mai dernier, Fabien Roussel a été officiellement investi candidat du PCF à la présidentielle de 2022 par plus de 82% des adhérents communistes. Plus de 30.000 des quelque 43.000 adhérents à jour de cotisation ont voté. Il succédera ainsi à Marie-George Buffet, qui avait récolté 1,9% des voix au premier tour en 2007.

Selon le député, la crise sanitaire “nous impose de nous unir, de reprendre en main notre destin, de reprendre le pouvoir aux multinationales, aux banques et assurances. Il est là, l’enjeu de cette élection. Et ce doit être la priorité de la gauche. C’est la mienne”.

L’élu nordiste a choisi la jeunesse, le pouvoir d’achat et la lutte contre l’évasion fiscale comme principaux thèmes de campagne. Il propose notamment de nommer un ministre en charge de cette lutte s’il parvient à l’Élysée.

Pierre Tremblay 12/09/2021

https://www.huffingtonpost.fr

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04 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

candidats (jdd)

elections

Election présidentielle de 2022 : qui sont les candidats déclarés et les candidats officieux?

A 7 mois de l’élection présidentielle, la campagne s’accélère. Certains ont déjà annoncé leur candidature, quand d’autres attendent encore le bon moment. Le JDD les a listés.

Le casting de la présidentielle des 10 et 24 avril 2022 prend forme, peu à peu, tandis que les sondages donnent pour l’heure Emmanuel Macron et Marine Le Pen en situation de se qualifier pour le deuxième tour, comme il y a cinq ans. Mais combien de candidats seront précisément sur la ligne de départ, une fois recueillis les 500 parrainages nécessaires? On en comptait 11 en 2017, 10 en 2012, 12 en 2007 et 16 en 2022, ce qui constitue encore aujourd’hui un record.

Pour vous aider à y voir plus clair, le JDD a recensé les candidats officiellement déclarés, ceux qui passeront par des primaires ou encore ceux qui sont pressentis pour se présenter.

Les candidats officiellement déclarés

Ces responsables ont officialisé leur candidature ou bien ont déjà été désignés par leur mouvement. Il leur faut encore trouver les 500 parrainages d’élus d’ici à début 2022 pour se qualifier pour le premier tour. Les voici classés dans l’ordre chronologique de leur candidature, du plus récent au plus ancien.

  1. Florian Philippot, ancien numéro deux du FN qui a fondé en 2017 le parti souverainiste Les Patriotes, a annoncé le mercredi 14 juillet 2021 sa candidature à la présidentielle.
  2. Philippe Poutou* a été désigné pour la troisième fois de suite candidat par le Nouveau parti anticapitaliste, a annoncé sa formation lundi 28 juin 2021.
  3. Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français (PCF), a été investi par ses militants à l’issue d’un vote organisé du 7 au 9 mai 2021. La dernière candidature communiste remonte à 2007 puisque le PCF s’était allié à Jean-Luc Mélenchon lors des deux précédentes présidentielles.
  4. Xavier Bertrand a officialisé sa candidature à la présidentielle dans un entretien au Point le 24 mars 2021, et refuse de passer par une primaire à droite. L’ex-ministre et secrétaire général de l’UMP, parti qu’il a quitté en 2017, conditionnait cette ambition à une réélection à la tête de la Région Hauts-de-France, obtenue le 27 juin.
  5. Jean Lassalle*, président du parti Résistons, a confirmé à l’AFP le 16 mars 2021 sa deuxième candidature à la présidentielle, après celle de 2017.
  6. Nathalie Arthaud* a vu sa troisième candidature consécutive être validée par le 50e congrès de Lutte ouvrière, les 19 et 20 décembre 2020.
  7. Jean-Luc Mélenchon* a annoncé sa candidature, la troisième après 2012 et 2017, le 8 novembre 2020 au 20-Heures de TF1. La condition qu’il s’est lui-même fixée – recueillir 150.000 parrainages citoyens – a été atteinte quatre jours plus tard.
  8. Nicolas Dupont-Aignan* s’est déclaré pour la troisième fois de suite candidat à la présidentielle, le 26 septembre 2020 lors de la rentrée de son parti, Debout la France, à Paris.
  9. Jean-Frédéric Poisson a annoncé  sa candidature le 16 juillet 2020 dans Valeurs actuelles, en tant que président du Parti chrétien-démocrate, rebaptisé depuis « VIA, la voie du peuple ». Il se présente cette fois directement à la présidentielle, après être passé par la primaire de droite en 2016, qu’il avait terminé à l’avant-dernière place.
  10. Marine Le Pen*, finaliste de la dernière présidentielle, a fait part le 16 janvier 2020 lors de ses voeux à la presse de sa « décision » de briguer pour la troisième fois Elysée, après 2012 et 2017. Le Rassemblement national a entériné cette candidature en la réélisant à la présidence du parti lors du congrès 3 et 4 juillet à Perpignan. Présidence que la députée laissera ensuite en septembre, le temps de la campagne.
  11. François Asselineau*, président de l’UPR, a annoncé dès le 4 avril 2019 sur France 2 son intention d’être « candidat à la prochaine présidentielle ».

* Ils ont déjà été candidats au premier tour d’une élection présidentielle.

Les candidats à la primaire du pôle écologiste 

Actée à l’automne 2020, cette primaire est organisée par le « pôle écologiste » réunissant Europe Ecologie-Les Verts et ses alliés, Générations, Génération écologie, l’Alliance écologiste indépendante et le Mouvement des progressistes. Elle sera ouverte à tous les électeurs de plus de 16 ans moyennant une participation de deux euros, et se tiendra sur deux tours, le premier du 16 au 19 septembre 2021 et le second du 25 au 28 septembre 2021.

Le 12 juillet 2021, quatre candidatures ont été validées puis une cinquième, celle du centriste Jean-Marc Governatori, a été réintégrée après une décision de justice. Les voici, de gauche à droite sur la photo ci-dessus :

  1. Eric Piollele maire de Grenoble, a confirmé sa candidature à cette primaire dans un entretien à France Bleu Isère diffusé mardi 29 juin 2021.
  2. Delphine Batho, députée et présidente de Génération Ecologie, a officialisé sa candidature lundi 5 juillet 2021 sur BFMTV.
  3. Yannick Jadot, tête de liste EELV aux européennes de 2019, a officialisé mercredi 30 juin 2021 au 20-Heures de TF1 être candidat à la présidentielle via la primaire écologiste. Il avait déjà remporté la primaire de l’écologie en 2016 avant de renoncer à sa candidature présidentielle en s’alliant au PS alors mené par Benoît Hamon.
  4. Sandrine Rousseau, ancienne secrétaire nationale adjointe d’EELV, a annoncé aux militants de son parti dès le 26 octobre 2020 son intention de se présenter à la primaire écologiste de septembre 2021.
  5. Jean-Marc Governatori, président de l’Alliance écologiste indépendante, a annoncé samedi 3 juillet sa candidature. Il n’avait au départ pas réuni les parrainages nécessaires, après l’exclusion de Cap 21 de Corinne Lepage du pôle écologiste qui lui apportait une grande majorité des signatures nécessaires, mais la justice a ordonné le 27 juillet aux organisateurs de la primaire de la réintégrer.

Les prétendants à un système « de départage » à droite

Plusieurs responsables de droite, candidats putatifs à la présidentielle, se sont réunis mardi 20 juillet à Paris sous l’égide du parti Les Républicains pour convenir d’une « candidature unique » de leur camp pour 2022. LR a fixé au 25 septembre la date butoir pour qu’ils s’entendent. Si cette tentative échoue, un congrès décidera à l’automne d’un processus de départage. Xavier Bertrand, lui, refuse de passer par une primaire.

Ils sont déjà cinq candidats prêts à passer par une primaire.

  1. Eric Ciotti, député LR des Alpes-Maritimes, a annoncé jeudi 26 août sur BFMTV qu’il se portait candidat à une primaire de la droite pour la désignation d’un « candidat commun ».
  2. Michel Barnier, l’ancien négociateur du Brexit pour l’UE, s’est déclaré le jeudi 26 août sur TF1. Pas partisan d’une primaire, il appelle néanmoins tout le monde à « respecter la règle du jeu ».
  3. Valérie Pécresse a officialisé jeudi 22 juillet sa candidature à la présidentielle. Réélue fin juin à la tête de la Région Ile-de-France, la dirigeante du mouvement Libres!, qui a quitté LR en 2019, a toujours souhaité une « primaire la plus ouverte possible » pour la droite.
  4. Philippe Juvin, maire LR de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) et chef de service des urgences, a confirmé sa candidature sur France Info le 4 juillet.
  5. Denis Payre, entrepreneur et fondateur du mouvement « Nous, citoyens », a annoncé dimanche 29 août qu’il serait candidat à la présidentielle en passant par cette éventuelle primaire.

Les candidats à une primaire citoyenne 

Lancée dimanche 11 juillet 2021, l’initiative « Primaire populaire » tente de dégager à travers un processus de sélection en ligne un candidat commun à gauche qui s’appuiera sur un socle de 10 propositions. Chaque personne inscrite sur le site dédié peut parrainer le candidat de son choix, même quelqu’un qui n’a pas fait acte de candidature. Après trois mois de collecte des parrainages, les 5 hommes et les 5 femmes arrivés en tête seront, s’ils le souhaitent, départagés à l’automne à l’issue d’un vote final en un seul tour.

Dix-huit personnalités, parmi lesquelles Jean-Luc Mélenchon, Anne Hidalgo ou Yannick Jadot, sont actuellement proposées aux parrainages. Au sein de ce groupe, trois personnalités ont fait formellement acte de candidature :

  • Pierre Larrouturou, fondateur de Nouvelle Donne, élu député européen en 2019 sur la liste PS-Place publique, a annoncé sa candidature le 6 juillet 2021 dans un entretien à Ouest-France via cette primaire citoyenne.
  • Gérard Filoche, ex-PS aujourd’hui à la tête du mouvement Gauche démocratique et sociale (GDS), s’est déclaré candidat le 10 juillet 2021.
  • Sandrine Rousseau, déjà candidate à la primaire écologiste, s’est engagée en cas de victoire à passer également par cette primaire citoyenne.

En outre :

  • Gaël Giraud, économiste et membre de la liste des 18 personnalités proposées, a jugé cette « initiative bienvenue » et estimé que les candidats à cette primaire devaient « y participer pleinement ».
  • Cyril Dion, réalisateur et militant écologiste également membre de cette liste, a affirmé début juillet qu’il soutenait cette primaire.
  • Raphaël Glucksmann, député européen et tête de liste PS-Place publique aux européennes de 2019, lui aussi membre de cette liste, a qualifié le 25 août cette initiative d’ »extrêmement enthousiasmante ».
  • Charlotte Marchandise, ancienne maire adjointe de Rennes en charge de la santé, a fait part de son intérêt le 8 juillet 2021 mais n’est pas dans la liste de 18 personnalités pouvant, à ce stade, récolter des parrainages. Elle a déjà remporté une primaire citoyenne en 2016 mais n’avait pas obtenu ses 500 parrainages pour se présenter en 2017.

Les autres candidats qui pourraient se déclarer à la présidentielle

Leur ambition présidentielle est plus ou moins cachée mais ces personnalités n’ont, officiellement, toujours pas fait acte de candidature.

  • Emmanuel Macron* refuse pour l’heure de se prononcer ouvertement sur la perspective de briguer un second mandat présidentiel. Mais son camp fait tout comme et ses opposants l’accusent d’être déjà entré en campagne. Le chef de l’Etat ne devrait pas officialiser sa candidature avant 2022.
  • Anne Hidalgo, la maire PS de Paris, a donné jeudi 1er juillet « rendez-vous à la rentrée » pour une éventuelle candidature à la présidentielle mais a déjà effectué un premier rassemblement d’élus de gauche le 12 juillet à Villeurbanne (Seine-Saint-Denis) au cours duquel elle s’est vue remettre 500 premières signatures d’élus la soutenant. Le PS dirigé par Olivier Faure pousse pour sa candidature. Si elle se lance, Anne Hidalgo devra tout de même passer par une primaire interne après le congrès du parti (18-19 septembre).
  • Stéphane Le Foll, maire PS du Mans et ancien ministre de l’Agriculture, refuse la désignation automatique d’Anne Hidalgo au sein de son camp et exige une primaire. Dans cette optique, il sera « candidat pour porter une ligne et un projet », a-t-il annoncé au JDD le 17 juillet.
  • Arnaud Montebourg, ex-ministre PS, doit annoncer sa candidature le 4 septembre dans sa ville natale de Clamecy (Nièvre), a annoncé lundi 16 août son entourage à l’AFP. Celui qui s’est mis en retrait de la vie politique depuis 2017 n’est pas favorable à une primaire,   »inutile sans la participation de Jean-Luc Mélenchon », toujours selon son entourage. L’ancien ministre de l’Economie avait échoué à chaque fois à ce stade en 2012 et en 2017.
  • Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI réélu à la fin mai, s’est dit favorable à ce que sa formation présente un candidat en 2022. Il a indiqué que son parti arrêterait « à l’automne » sa position.
  • Eric Zemmour, polémiste d’extrême droite et figure de la chaîne de télévision CNews, cache de moins en moins son ambition présidentielle.   »On verra à la rentrée ; vous n’avez plus beaucoup à attendre », déclare-t-il le 4 août 2021 à Nice Matin. L’homme sortira un livre le 16 septembre et le présentera pour la première fois le lendemain à Toulon (Var). L’association de financement du parti « Les amis d’Eric Zemmour » a été agréée mercredi 30 juin par la Commission nationale des comptes de campagne.

* Ils ont déjà été candidats au premier tour d’une élection présidentielle.

Les autres « petits candidats » incertains de récolter les 500 parrainages

Comme à chaque campagne présidentielle, de nombreuses personnes manifestent leur envie de se présenter à l’élection présidentielle, sans que l’on sache vraiment s’ils rechercheront effectivement leurs parrainages pour se qualifier ou qu’ils souhaitent aller au bout de leur démarche. Les voici classés dans l’ordre chronologique de leur candidature, du plus récent au plus ancien.

  1. Georges Kuzmanovic, président du parti République souveraine et ancien membre de la France insoumise, a annoncé le 3 septembre dans le magazine Marianne son intention d’être candidat.
  2. Hélène Thouy, co-fondatrice du Parti animaliste, a annoncé jeudi 1er juillet sa candidature à la présidentielle.
  3. Alexandre Langlois, policier et secrétaire général du syndicat Vigi, a annoncé sa candidature en juin 2021.
  4. Clara Egger, enseignante-chercheuse aux Pays-Bas, est candidate depuis le 26 avril 2021 avec « le mouvement espoir RIC 2022″, qui défend l’introduction d’un référendum d’initiative citoyenne dans la Constitution.
  5. Anasse Kazib, délégué syndical de Sud Rail et figure de la grève des cheminots en 2018, a annoncé en avril 2021 sa « pré-candidature » au sein du NPA, qu’il quitte ensuite.
  6. Marie Cau, devenue en 2020 la première maire transgenre de France, à Tilloy-lez-Marchiennes (Nord) a annoncé son « souhait » d’être candidate à l’élection présidentielle, le 19 mars 2021 dans une interview à La Voix du Nord.
  7. Jacline Mouraud, l’une des premières égéries du mouvement des Gilets jaunes, a annoncé le 7 décembre 2020 à l’AFP son souhait « de participer à l’élection présidentielle de 2022″.
  8. Eric Drouet, leader des Gilets jaunes lors du conflit social de 2018-2019, a déclaré sa candidature le 18 octobre 2020.
  9. Antoine Martinez, général, ancien officier de l’armée de l’air et récent signataire d’une tribune dans Valeurs actuelles sur le « délitement » de la France, s’est déclaré le 10 juillet 2020.
  10. Hadama Traoré, militant associatif d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a indiqué en juin 2020 au Parisien qu’il va « aller » à la présidentielle avec son collectif « La Révolution est en marche ».
  11. Gilles Lazzarini, chef d’entreprise et fondateur d’une ONG environnementale, a annoncé en juin 2020 son souhait de candidat, à la tête de son parti « P5″, le parti politique pour la paix et pour la protection de la planète.
  12. Joachim Son-Forget, député non-inscrit élu en 2017 avec l’étiquette LREM, a indiqué le 12 février 2020 dans l’émission Touche pas à mon poste qu’il comptait être candidat en 2022.

septembre 2021 Arnaud Focraud

https://www.lejdd.fr/

Commentaire:

Ce qui est « top secret » sinon plus de lecteurs, c ‘est qui les a vraiment les signatures. Coluche en avait 20, José Bové une centaine. Chez les petits candidats, Lutte Ouvrière qui bosse depuis un an les aura. Pour les autres c’est vantardise et puis c’est tout. Il est en fait question des réseaux des grands partis qui donnent le « feu vert »: le PCF avait offert ses signatures à Jean Luc Melenchon, le refera-t-il cette fois, alors que le PC a perdu des élus? EELV « de gauche » aura les signatures des maires de droite? Devront-ils les mendier au PS et en échanger de quoi?

Il y a 36 000 maires et ce sont sur eux « les petits » apolitiques qu’il faut compter. Avec les risque de perdre les prochaines élections si leur nom est publié… Pour notre part nous rejetons ce système de magouilles et proposons que tout candidat qui recueille 1 million de parrainages de citoyens ordinaires puissent se présenter.

En Rouge, la gauche de gauche

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02 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

santé (npa)

hoptiam

Contre le pass sanitaire, en défense de la vaccination !

Nous refusons le pass sanitaire, au nom des libertés, contre le capitalisme de surveillance, les menaces sur les emplois des soignantEs. Mais nous le refusons aussi car il est incapable de construire l’adhésion à la vaccination anti-covid, nécessaire pour d’aller vers celles et ceux qui doutent, sont éloignés des centres de vaccination.

Défendre la vaccination en luttant contre le pass, c’est défendre la protection des plus fragiles, à la santé dégradée par la malbouffe, le surpoids, les métiers les plus exposés, les logements les plus exigus. 17 % des travailleurEs manuels ne veulent pas du vaccin, contre seulement 8 % des cadres sup. Réaction populaire contre les mensonges du capital, les scandales de Big Pharma, la défiance vaccinale tue, en Martinique et dans les banlieues populaires !

Oui, le vaccin protège largement

Nous défendons certes la liberté individuelle de dire non à la vaccination. Mais nous construisons surtout la liberté collective retrouvée grâce à l’accès universel à la vaccination, rendu possible par la fin des brevets, les transferts de technologies, les réquisitions, la gratuité de ces biens communs. Une vaccination universelle qui doit se conjuguer avec le maintien pour touTEs des gestes barrières.

La vaccination prévient 98 % de la mortalité, 90 % des hospitalisations. Ce ne sont pas les chiffres des capitalistes de la pharmacie, mais du système de santé public britannique qui a suivi 500 000 Écossais vaccinés, 500 000 non vaccinés, et nous dit qui rentre à l’hôpital, en réanimation, qui meurt.

Je me protège, mais je protège aussi les autres. Selon l’étude Pasteur, les vaccinés transmettent 12 fois moins que les non vaccinés, 10 fois moins dans l’étude Colorado ! Car même face au delta, ils évitent encore de se contaminer à 42 % (Pfizer) ou 76 % (Moderna), et diminuent ainsi la transmission. Seuls les vaccinés contaminés et symptomatiques – peu nombreux donc – ont, au début de l’infection, une charge virale identique aux non-vaccinés, mais qui diminue plus rapidement, selon les chiffres du CDC.

Les effets secondaires ? Le suivi de 29 millions de personnes par le service public de santé britannique montre 200 fois plus de risques de thrombose après infection covid qu’après vaccination !

Une urgence sanitaire

Limiter la vaccination aux plus âgés, aux porteurs de pathologies lourdes, ou hésiter à défendre les vaccins biens communs face aux anti-vax, aux réacs de réinfocovid, c’est laisser se multiplier le virus en population générale. Avec mathématiquement une apparition plus rapide de variants, dont la dynamique est claire, plus de contagiosité, et les dernières études le démontrent, deux fois plus de risques de finir en réanimation avec le delta, y compris chez les plus jeunes.

40 % des admis en réanimation en Martinique ont moins de 40 ans, la plupart non vaccinés. Le variant delta rend plus difficile à atteindre l’immunité collective. Il faut vacciner un plus grand pourcentage de population, il limite un peu moins les transmissions. Alors « relativiser » la vaccination ? Ou en faire une urgence sanitaire, un acte d’accusation contre ceux qui laissent filer le virus et ses variants, préférant les brevets et les profits à une vaccination universelle.

Vaccination obligatoire ?

Exaspérés par les accents complotistes, les slogans sur le « pass nazitaire », la présence de l’extrême droite… la tentation de la vaccination obligatoire existe chez certainEs. D’ailleurs, onze vaccins sont déjà obligatoires pour les enfants !

Lors du débat national sur la vaccination de 2016, le NPA s’était prononcé contre l’obligation vaccinale, comme… le jury citoyen et le jury des professionnels de santé. L’obligation vaccinale n’a pas fait la preuve de son efficacité ! Avec ses trois vaccins obligatoires, la France faisait moins bien que l’Allemagne et ses vaccins seulement recommandés. Pire, la vaccination des nourrissons de moins de 9 mois reculait de 5 % en 2014, malgré l’obligation, sur fond de scandale sanitaire.

Liberté de vaccination mais choc de confiance disions-nous. Et pour cela, en finir avec les brevets, le secret commercial, exproprier les trusts pharmaceutiques, développer une pharmacovigilance indépendante, des vaccins sans aluminium face au doute raisonnable.

Après les mensonges de Macron sur le covid, aujourd’hui la défiance vaccinale est bien pire. Pour passer de la vaccination obligatoire à la vaccination effective contrainte, combien de contrôles policiers, de licenciements ?

Contre le pass sanitaire, Macron qui casse nos droits et l’hôpital, les brevets de Big Pharma, en défense de la vaccination associée à une politique de prévention et de conviction bâtie avec les populations, le mouvement ouvrier doit d’urgence reprendre l’initiative.

Frank Prouhet 02/09/2021

https://lanticapitaliste.org/

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02 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

antik580-la-une

En cette rentrée, touTEs mobiliséEs !

Après une « coupure » estivale qui n’en a pas vraiment été une, cette rentrée est sous tension : contestation dans la rue de l’autoritarisme du pouvoir et de son pass sanitaire, politique de santé publique toujours inconséquente, offensives multiples contre notre camp social… Allons-nous les laisser passer sans réagir ?

Oui à la vaccination, non à la répression !

Depuis les annonces de Macron le 12 juillet, pas une semaine ne s’est écoulée sans que, chaque samedi, des dizaines de milliers de manifestantEs fassent entendre leur mécontentement. Même si on y trouve de tout (et pour tout dire quelquefois du n’importe quoi), touTEs ont en commun leur rejet du pass sanitaire, une mesure de contrôle social et de répression devenue obligatoire pour près de deux millions de salariéEs depuis ce lundi 29 août sous peine de mise en congé obligatoire sans salaire !

Le pass sanitaire, que nous combattons, est non seulement une mesure autoritaire et antisociale, mais de plus il ne règle rien du strict point de vue des nécessités sanitaires de l’heure. Alors que le variant Delta semble ici marquer le pas mais explose par exemple de façon dramatique aux Antilles, c’est bien d’une vaste campagne d’accès universel à la vaccination dont nous aurions besoin, seule possibilité effective pour réduire les risques toujours mortels pour les plus fragiles.

Et c’est bien parce que le gouvernement veut contraindre à défaut de convaincre que nous nous opposons à cette mesure, tout en combattant aussi les « anti-vax », complotistes ou fachos qui veulent surfer sur la colère anti-pass en y diffusant leurs discours réactionnaires, anti-sciences, racistes, antisémites.

Dans un tel contexte sanitaire, c’est peu dire que cette rentrée scolaire est lourde de dangers, alors que l’on sait que le taux d’incidence chez les 0-19 ans est aujourd’hui cinq fois supérieur à celui de la rentrée précédente, et que les établissements scolaires sont des lieux particulièrement propices à la circulation du virus.

Sur fond de suppressions de classes dans les écoles et de suppressions de près de 2 000 postes dans le second degré, le désastreux ministre de l’Éducation, qui n’a décidément pas volé sa réputation de boussole qui indique le sud, ne fait aucun effort financier pour équiper les salles de classe en capteurs de CO2 ou purificateurs d’air, ni bien entendu pour développer les moyens humains nécessaires à la mise en œuvre des principales mesures contre le Covid-19 (petits groupes dans les salles, centres de vaccination à proximité des établissements, etc.). Tout au plus nous propose-t-il un énième protocole qui aura de lourdes conséquences sur la scolarisation des collégienEs et lycéenEs pas encore vaccinés…

Autant dire qu’au-delà de la nécessaire défense d’un « plan d’urgence » pour l’éducation, il existe maintes raisons pour les personnels d’être en grève, à l’appel des organisations syndicales du secteur, jeudi 23 septembre.

Urgences sanitaires, sociales et démocratiques : manifestons !

Ces prochaines semaines, sauf à laisser le terrain à des politiques confuses, voire à nos ennemis, syndicats, associations et forces politiques doivent construire une mobilisation de rue articulant une véritable politique de santé publique, ce qui passe par donner tous les moyens possibles à la vaccination, avec le refus de toutes les mesures liberticides et antisociales dont fait partie le pass sanitaire.

À l’appel d’une large intersyndicale, la journée de grève interprofessionnelle du mardi 5 octobre « pour nos salaires, nos emplois et nos conditions de travail et d’études » doit être une première étape qui permette au monde du travail et à la jeunesse d’affirmer ses revendications.

Cette rentrée marque aussi le début d’une longue séquence qui nous conduira jusqu’à l’élection présidentielle : un président carbonisé mais qui, toujours à l’offensive, veut rester le meilleur représentant de ses amis capitalistes, face à une extrême droite et une droite extrême qui prétendent lui disputer le pouvoir, surfant de façon démagogique sur toutes les oppositions et cimentant leur électorat sur le racisme et les idées les plus réactionnaires.

Notre camp social doit exprimer la nécessité de s’affronter à ce système, de prendre ses affaires en main en s’organisant. De la rue aux urnes, c’est ce à quoi nous voulons contribuer à porter, modestement mais fermement, avec la candidature de Philippe Poutou.

Mercredi 1 septembre 2021

https://lanticapitaliste.org

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