Archive | Macronie

08 mars 2021 ~ 0 Commentaire

présidentielle (jdd)

macron 2

Présidentielle : le front républicain s’effriterait en cas de duel Macron-Le Pen, selon un sondage

Un enquête réalisée par Harris Interactive pour Commstrat, révélée par L’Opinion, indique qu’une majorité d’électeurs ne reporterait par leur voix en faveur d’Emmanuel Macron, en cas de duel au second tour entre le candidat LREM et la cheffe de file du RN, Marine Le Pen.

Un « front républicain » mis à mal. D’après un sondage Harris Interactive pour Commstrat, publié par L’Opinion ce lundi, Emmanuel Macron sortirait gagnant de la prochaine présidentielle de 2022 avec 53% des voix au second tour, face à la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, créditée de 47% d’intentions de vote.

Néanmoins, indique l’enquête, une majorité d’électeurs, des Insoumis à la droite, refuseraient de reporter leurs votes au second tour sur le président sortant pour faire barrage au RN, au nom d’un « front républicain ».

Le sondage, réalisé sur un échantillon de 1 029 personnes représentatif de la population française, interrogeait les participants sur leurs intentions de vote au second tour, en fonction de celles du premier tour entre Jean-Luc Mélenchon, candidat déjà déclaré pour France Insoumise, Anne Hidalgo pour les socialistes, Yannick Jadot pour les écologistes ou Xavier Bertrand pour la droite.

C’est du côté des électeurs du candidat Insoumis Jean-Luc Mélenchon que le refus de se positionner est le plus majoritaire : 52% d’entre eux indiquent leur intention de s’abstenir ou voter blanc en cas de duel Macron-Le Pen.

Les 48% d’électeurs restant opteraient à part égale entre les deux candidats : 24% pour le candidat LREM, 24% pour la candidate RN. Le leader de France Insoumise a déjà indiqué qu’il ne donnerait pas de consignes de vote dans ce cas de figure.

Les écologistes majoritairement favorables à un report vers Macron

Les électeurs de la maire de Paris Anne Hidalgo seraient 50% à s’abstenir ou voter blanc dans le cas de figure d’un second tour Macron-Le Pen, tandis que 41% d’entre eux accorderaient leur voix au président de la République sortant.

Seul l’électorat du candidat supposé écologiste Yannick Jadot se reporterait majoritairement, 51% d’entre eux, vers le candidat LREM. Et 5% d’entre eux voteraient pour Marine Le Pen.

A droite, les voix sont partagées. Parmi les électeurs de Xavier Bertrand, 41% ne se positionneraient pas en cas de duel Macron-Le Pen au second tour. Ils seraient en revanche 38% à accorder leurs voix à Emmanuel Macron et 21% à voter Marine Le Pen.

Un électorat fidèle à Marine Le Pen

Enfin, l’enquête s’intéresse également à la fidélité de l’électorat des deux candidats. 69% des sympathisants LREM interrogés indiquent qu’ils feront le même choix en 2022. Davantage que les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (55%) ou que les transferts de voix de Benoît Hamon vers Anne Hidalgo (29%) ou l’écologiste Yannick Jadot (29%)

Marine Le Pen jouit quant à elle d’une base solide : 84% de ses électeurs de 2017 indiquent leur intention de confirmer leur choix lors de la prochaine échéance électorale, indique Harris Interactive. Un chiffre qui grimpe à 90% d’entre eux, si la candidature de Xavier Bertrand est remplacée par celle de la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse.

8 mars 2021 Mathilde Durand

https://www.lejdd.fr/

Lire la suite

08 mars 2021 ~ 0 Commentaire

gael quirante (sud 92)

unnamed

CAGNOTE

Lire la suite

07 mars 2021 ~ 0 Commentaire

lannion

lannion

Lire la suite

05 mars 2021 ~ 0 Commentaire

8 mars (madrid)

madrid

Pour le 8 mars, Madrid interdite les manifestations et ça fait bondir les féministes

La capitale espagnole n’accueillera pas de rassemblements pour la journée internationale des droits des femmes en raison de l’épidémie de Covid-19.

Madrid privé de célébration le 8 mars. En raison de la situation sanitaire, les autorités espagnoles ont annoncé jeudi 4 mars l’interdiction de toute manifestation pour la Journée internationale des droits des femmes à Madrid, qui est habituellement le théâtre de gigantesques marches le 8 mars.

“J’ai pris la décision d’interdire, pour des raisons de santé publique, tous les rassemblements et manifestations car Madrid reste l’une des zones d’Espagne ayant le plus fort taux d’infections” au Covid-19, a déclaré devant la presse le préfet de Madrid, José Manuel Franco.

Cette décision a entraîné les vives critiques des organisations féministes. “Ils veulent nous faire taire, mais notre cri est déjà mondial”, ont écrit sur Twitter les représentants de la Commission du 8 Mars dans la région de Madrid. “Nous serons présents le 8 mars. Parce que la crise provoquée par la pandémie a affecté tout particulièrement les femmes, ont-ils ajouté, sans donner de précisions sur la forme que prendra leur mobilisation.

Membre du parti de gauche radicale Podemos, la ministre de l’Égalité, Irene Montero, a dénoncé “ceux qui veulent nier notre droit (à descendre) dans la rue”, tout en assurant qu’elle respecterait cette interdiction. Plusieurs ministres du Parti socialiste, qui gouverne en coalition avec Podemos, avaient appelé fin février à ne pas défiler en raison de la situation épidémiologique.

Un rendez-vous incontournable en Espagne

L’an dernier, la manifestation du 8 Mars avait rassemblé plus de 100.000 personnes dans la capitale espagnole. De nombreux membres du gouvernement de Pedro Sanchez, qui se revendique féministe, y avaient participé.

Trois avaient été testés positifs peu après, dont Irene Montero. Le 14 mars, moins d’une semaine après la marche, le pays décrétait l’un des confinements les plus stricts au monde pour freiner épidémie et un rapport de police publié en mai critiquait l’autorisation de cette manifestation au début de la pandémie, enflammant le débat politique.

En Espagne, le 8 mars est devenu un rendez-vous incontournable pour les féministes depuis 2018, lorsqu’une grève massive avait été suivie et des centaines de milliers de personnes avaient défilé dans les rues. Considérée comme pionnière depuis l’adoption de la loi de 2004 sur les violences de genre, l’Espagne compte un puissant mouvement féministe et dispose par ailleurs d’un observatoire public des féminicides.

04/03/2021

https://www.huffingtonpost.fr/

Commentaire:

Il s’agit de la préfecture de région, socialiste, non du gouvernement régional qui lui est très à droite. Par ailleurs, l’hommage à la « Division Azul » qui a combattu l’URSS avec Hitler, a lui été autorisé. La Russie et Israël avaient protesté.

Lire la suite

04 mars 2021 ~ 0 Commentaire

hauts de france (jdd)

union

Régionales dans les Hauts-de-France 

Mélenchon rebat les cartes, la gauche cherche l’union

Le communiste Fabien Roussel qui envisageait d’être tête de liste PCF-PS-LFI aux régionales dans les Hauts-de-France a été court-circuité. Malgré tout, les trois forces politiques ainsi que les écologistes plaident pour une union dès le premier tour.

Mardi soir, le bureau national du Parti socialiste devait entériner l’union avec les communistes et les insoumis pour les régionales dans les Hauts-de-France. Avec comme tête de liste, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel. Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu.

« Ce projet a été annihilé par Jean-Luc Mélenchon. La France Insoumise met à poil Fabien Roussel », décrypte l’une des parties prenantes au JDD. « Un coup de Jarnac incroyable », dit un autre. La raison? Les velléités du communiste d’être candidat à la présidentielle, comme le raconte Playbook ce matin. La conséquence? Le candidat insoumis Ugo Bernalicis annonçait, quelques heures avant le bureau national du PS, son rapprochement avec… la liste écologiste emmenée par Karima Delli.

Une réunion prévue ce vendredi

Les cartes rebattues, l’union de toute la gauche dès le premier tour n’est pas pour autant inenvisageable. Joint par le JDD, le sénateur et candidat socialiste Patrick Kanner se dit favorable à « un accord à quatre dès le premier tour pour le plus grand rassemblement possible, dans le respect de chaque force et de son poids politique effectif ».

Les discussions ont repris ces dernières heures, et une réunion est prévue ce vendredi entre l’ancienne ministre PS, Karima Delli et Fabien Roussel.

« Dans ma région des Hauts-de-France, je ferai tout ce que je peux pour qu’il y ait une seule liste rassemblant l’ensemble des forces de gauche et écologistes », a d’ailleurs déclaré le communiste sur BFMTV ce jeudi matin.

Mais pour celui qui en a profité pour faire acte de candidature pour la présidentielle (les militants PCF se prononceront sur la stratégie le 9 mai), la tête de liste n’est plus d’actualité aux régionales. « Celle qui tient le fil, c’est Karima Delli », confie aujourd’hui un socialiste. Sur Twitter, l’eurodéputée EELV a réitéré mercredi son « appel à toutes les forces de gauche ».

Un accord la semaine prochaine?

Pour battre le sortant Xavier Bertrand (DVD) et combattre la liste du Rassemblement national de Sébastien Chenu, les quatre forces politiques parviendront-elles à se rassembler?

« Nous tendons la main à nos camarades communistes (…) et au vu de la situation dans la région, si le PS voulait participer à une liste de large rassemblement, nous n’y serons pas opposés », a indiqué mercredi Ugo Bernalicis (LFI) sur France 3. Les prochaines heures seront décisives. « Ce rassemblement qui semblait impossible pourrait le devenir », veut croire un socialiste qui espère « un bon accord affichable dès la semaine prochaine ».

Il y a six ans, Pierre de Saintignon (PS), Fabien Roussel (PCF) et Sandrine Rousseau (EELV) étaient chacun partis de leur côté au premier tour. Pour faire barrage à Marine Le Pen, le socialiste s’était finalement retiré au second tour et depuis 2015, aucun élu de gauche ne siège au Conseil régional.

4 mars 2021 Anne-Charlotte Dusseaulx

https://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

Valérie Pécresse, la présidente sortante de la Région Île-de-France fait largement la course en tête. Créditée de 33% des intentions de vote au premier tour, la candidate de la droite (soutenue par LR et l’UDI) obtient un score plus de deux fois supérieur à celui de Jordan Bardella (15%), le représentant du Rassemblement national. Celui-ci est suivi de près par Audrey Pulvar (13%), à la tête d’une liste PS-PRG, et par Laurent Saint-Martin (13% également) candidat LREM, épaulé par le MoDem et Agir. Puis Julien Bayou (11%), pour EELV et Génération.s, et Clémentine Autain (10%), pour LFI et le PCF. Une liste Debout la France récolterait 4% des suffrages.

Lire la suite

03 mars 2021 ~ 0 Commentaire

vaccins (npa)

nos-vies-valent-plus-que-leurs-profits-vaccins

Contre Macron et les brevets, vaccins biens communs !

Alors que les contaminations à Covid-19 sont en hausse de 8 % en une semaine, les réanimations de 4 %, que dans certaines régions elles explosent comme à Dunkerque, Nice ou en Moselle, Olivier Véran et le gouvernement maintiennent leur stratégie perdante du « stop and go ».

Une stratégie insuffisante face aux variants, qui fait de nos vies, nos amours, notre culture, nos familles, les variables d’ajustement pour faire baisser le taux de reproduction du virus… et pour maintenir coûte que coûte les profits.

Mais qui ne dessine absolument aucune perspective de sortie du covid. Car les confinements du week-end, qui s’ajoutent aux couvre-feux, nous orientent de plus en plus vers un confinement généralisé.

Horizon bouché, y compris côté vaccins

Un tel confinement ne réglera rien tant que des moyens massifs ne seront pas injectés dans la santé ou l’éducation, pour dédoubler les classes et les cantines.

Tant qu’une mobilisation unitaire ne lui imposera pas une politique démocratique où les citoyenEs bâtiront eux-mêmes et elles-mêmes les mesures efficaces pour se protéger, dans les lieux de travail, d’éducation, de loisirs, tant que les mesures de tests et d’isolement se résume-ront souvent à un simple coup de fil, sans donner les garanties de revenus, de logement à ceux qui en ont besoin. Bloquer puis repartir dans l’épidémie, voilà l’horizon qu’ils nous proposent.

Et même côté vaccins, l’horizon est bouché par les pénuries et l’apartheid vaccinal, conséquence des brevets des trusts de la vaccination. Les études en Israël et en Écosse, qui ont déjà vacciné un grand nombre de personnes, confirment pourtant la grande efficacité des vaccins disponibles.

En Écosse, le risque d’hospitalisation est réduit de 85 %, quatre semaines après la première injection du vaccin Astra-Zeneca à 490 000 personnes.

Avec des résultats quasi comparables pour les personnes de plus de 80 ans, ce qui fait qu’en France son utilisation va être étendue aux personnes de 65 à 75 ans atteintes de comorbidités.

Et pour la première fois, une étude démontre une réduction de 67 % de la transmission du coronavirus, chez 17 000 volontaires participant à une étude en Angleterre, au Brésil et Afrique du Sud, avec ce même vaccin.

En Israël qui vaccine sa population, y compris les colons, mais pas les PalestinienEs, des études indépendantes confirment que le vaccin Pfizer a évité 92 % des cas de covid grave chez 600 000 personnes vaccinées.

Les profits valent plus que notre santé

Le code de la propriété industrielle confère aux laboratoires un monopole de fabrication et d’exploitation dans le monde entier.

Cependant des dispositions intégrées dans les lois internationales pourraient atténuer la portée néfaste de cette loi en soumettant les industriels de la santé au régime de la « licence d’office », qui permet aux gouvernements de suspendre un brevet afin de produire les médicaments dont la qualité ou la quantité ne sont pas satisfaisantes lorsque les conditions sanitaires l’exigent.

Et la loi du 23 mars 2020 sur l’état d’urgence sanitaire donne la possibilité au gouvernement de prendre « toute mesure permettant la mise à disposition des patients de médicaments appropriés pour l’éradication de la catastrophe sanitaire », de réquisitionner « tout bien et services nécessaires à la lutte contre la catastrophe sanitaire » et de prendre « des mesures temporaires de contrôle des prix de certains produits ».

En mai 2020 Macron annonçait que « le vaccin sera un bien public mondial, c’est-à-dire qu’il n’appartiendra à personne, mais [qu’]il appartient à tous ».

En février 2021, ce bonimenteur répète « [qu’]on doit absolument assurer l’accès mondial aux vaccins » mais affirme en même temps « [qu’]il est normal quand quelqu’un innove qu’il ait une propriété intellectuelle ».

Il refuse donc d’imposer aux laboratoires d’abandonner leurs passe-droits, et de les réquisitionner. Appliquer ces deux dispositions permettrait pourtant d’augmenter la production et de réduire la contamination sur toute la planète.

Les pays pauvres demandent aussi la suspension des droits de propriété intellectuelle de l’OMC mais les gouvernements occidentaux préfèrent protéger les profits. L’OMS a ainsi accusé fin février les pays riches d’accaparer de la majorité des doses.

Une campagne pour l’accès universel aux vaccins

La pétition « Brevets sur les vaccins anti-covid, stop. Réquisition ! » a réuni 48 organisations syndicales et associatives et une centaine de personnalités. Son objectif est de créer une forte mobilisation. Ses initiateurEs se sont réunis avec des scientifiques et des militantEs qui ont lancé d’autre appels, comme l’Initiative citoyenne européenne.

Un texte unitaire (« Pour défendre le bien commun, il faut libérer la production des vaccins ») pose la question des brevets et l’exigence de la réquisition.

Le 11 mars sera un premier temps fort de cette mobilisation, avec conférence de presse, débat unitaire sur les réseaux sociaux et probablement un rassemblement à Paris. Des initiatives peuvent être prises aussi au niveau local.

Le 11 mars est en effet la date anniversaire de la déclaration de pandémie par l’OMS, et ce jour-là, à l’OMC, sera de nouveau discutée la demande de levée des brevets déposée par l’Afrique du Sud et l’Inde, soutenue par une centaine d’ONG, à laquelle les représentants de la France de Macron, de l’UE et des USA s’opposent.

S. Bernard 04/03/2021

Pétition en ligne :

https://www.wesign.it/

Lire la suite

02 mars 2021 ~ 0 Commentaire

sarkozy (npa)

 sarko 2

Sarkozy condamné, le procès de tout un système reste à faire !

Reconnu coupable de « corruption et trafic d’influence », ce n’est donc pas Paul Bismuth, son pseudonyme dans cette affaire, mais bel et bien Nicolas Sarkozy qui a été condamné aujourd’hui à trois ans de prison, dont un an ferme.

À ses côtés, ses deux amis, Me Thierry Herzog et l’ancien haut magistrat Gilbert Azibert, ont aussi été condamnés. Ils sont donc liés dans un « pacte de corruption »…

En 2014, Sarkozy et son avocat Herzog avait tenté d’obtenir d’Azibert et de ses relations des informations confidentielles concernant l’ex-président (cela après avoir obtenu un non-lieu dans l’affaire Bettencourt). Renvoi d’ascenseur : Sarkozy aurait en échange promis d’intervenir pour qu’Azibert obtienne un poste de prestige à Monaco…

Les « écoutes », le financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, Bygmalion… Autour de Sarkozy, les affaires s’accumulent, et enfin tombe une condamnation ! Mais le compte n’y est pas. D’abord parce que l’on voit bien que l’ex-président n’est pas encore prêt de purger une quelconque peine, démonstration supplémentaire de l’existence d’une justice à deux vitesses, mais surtout parce qu’au-delà de l’affaire dite des « écoutes » pour laquelle Sarkozy vient donc d’être condamné, c’est tout le procès d’un système qui reste à faire !

Cette condamnation n’est que la partie émergée de l’iceberg, le fonctionnement quasi ordinaire d’un système politique, où l’argent, les petits arrangements entre amis du même monde, voire la corruption, permettent donc que les corrompus — ainsi que bien évidemment les corrupteurs — continuent leur petite vie bien réglée. Tout cela pour assurer la pérennité d’un ordre fondé sur les inégalités, les oppressions, la recherche du profit à tout prix et la protection des puissants que cela sert.

Sans surprise, la condamnation de Sarkozy et ses deux complices a très vite suscité les réactions outrées de ses amis, en particulier au sein de la droite, solidaires de ceux d’en haut même lorsqu’ils sont pris la main dans le sac.

Souhaitons donc que cette condamnation aille jusqu’au bout, et qu’elle annonce d’autres néfastes mésaventures pour l’ex-président, en particulier dans le cadre du procès Bygmalion qui s’ouvre dans deux semaines.

Au-delà, il faudra bien qu’un raz-de-marée radical et démocratique mette à bas ce système d’inégalités, d’exploitation et d’oppression.

Lundi 1er mars 2021

https://lanticapitaliste.org/

Lire la suite

02 mars 2021 ~ 0 Commentaire

sarko (jdd ci)

SarkoTrump

La condamnation de Nicolas Sarkozy provoque un séisme politique à droite

Au lendemain de la condamnation historique de Nicolas Sarkozy dans l’affaire dite « des écoutes », les réactions politiques. L’ancien chef de l’Etat a été condamné lundi à trois ans d’emprisonnement, dont un ferme, pour corruption et trafic d’influence et a fait appel. Sa famille politique, la droite, « fait bloc derrière l’ancien président », note Le Figaro. Plusieurs ténors de la droite ont fait part de leur « soutien » à Nicolas Sarkozy et ont critiqué un jugement « injuste » et « disproportionné ».

Une « bombe politique »

C’est le cas pour le président du parti Les Républicains, Christian Jacob, pour qui « la sévérité de la peine retenue est disproportionnée et révélatrice de l’acharnement judiciaire d’une institution déjà très contestée ». « Le travail de la justice n’est pas terminé », a affirmé de son côté Renaud Muselier, président LR de la région Sud, sur Twitter.

Mais derrière ces marques d’affection publiques, Le Figaro relate aussi les inquiétudes en coulisses.

« Alors qu’une partie de la droite, toujours en recherche de son ‘candidat naturel’ espérait une relaxe de l’ancien président, comme préalable à un retour avant la prochaine présidentielle, le jugement, lundi, a fait l’effet d’une bombe politique », observe le journal. Un élu LR détaille ses craintes : « Même si Nicolas Sarkozy n’a jamais dit publiquement qu’il voulait revenir, il laissait la porte ouverte, raconte-t-il. Avec une condamnation, même en première instance, ça devient plus compliqué de se présenter devant les Français. »

A droite, l’espoir d’un retour s’amenuise

Il faut dire que l’ancien président apparaissait combatif au cours de son procès, observe Le Parisien. De quoi susciter l’espoir d’un retour chez certains. « Si un ancien conseiller estimait que les procès avaient ‘réveillé l’animal politique’ en lui, la condamnation d’hier permet difficilement d’envisager une embellie concernant son éventuel avenir politique », écrit le journal.

Le quotidien francilien rappelle qu’un autre rendez-vous judiciaire attend Nicolas Sarkozy. Il sera de retour le 17 mars au tribunal, cette fois-ci dans le dossier Bygmalion. « Ce que change cette décision, c’est l’ambiance dans laquelle va débuter le procès Bygmalion, pronostique un sarkozyste. Il l’aurait abordé avec plus de force si son honnêteté avait été reconnue dès maintenant. »

« Tourner la page » ou « remobiliser »

Et maintenant? Comment va réagir la droite? Le Monde décrit des visions divergentes au sein de LR. Il faut « tourner la page Sarkozy », estime un élu. Le quotidien du soir rappelle l’enjeu pour le parti de droite : « A un an de la présidentielle, LR doit se trouver une incarnation pour ses idées. Et un candidat capable de lui faire passer la barre du premier tour, au risque, dans le cas contraire, de tout simplement signer sa fin ».

Mais d’autres à droite pensent au contraire que ce verdict pourrait « remobiliser » cette famille politique autour de Nicolas Sarkozy. Dans Le Monde toujours, le sénateur LR de Paris Pierre Charon assure que l’ancien président est le seul recours pour « mener la droite à la victoire ». « Je reçois des messages de sympathie de tout le monde, tous partis confondus », explique-t-il.

La presse étrangère est plus sceptique quant à l’avenir politique de l’ancien chef de l’Etat. Nicolas Sarkozy « a comblé le vide et est apparu comme une autorité morale et une option possible pour 2022, analyse le politiste Pascal Perrineau dans le New York Times. Sa condamnation, si elle est confirmée, le prive de cette stature. » En Espagne, El Mundo titre sur « la fin de la carrière politique de Nicolas Sarkozy ».

2 mars 2021 Redaction JDD

https://www.lejdd.fr/

sarko

La condamnation de Sarkozy, une révolution dans une France “monarchique” et élitiste

Quel symbole, dans ce pays centralisé et pyramidal qu’est la France, s’exclame cet éditorialiste allemand, de voir la justice envoyer un ancien président derrière les barreaux – ou presque. Pour lui, le pouvoir et l’élite française ressortent profondément ébranlés de la condamnation de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy condamné à trois ans de prison, c’est une information qui a fortement interpellé outre-Rhin. Un éditorialiste de la Süddeutsche Zeitung lui trouve même quelque chose de “révolutionnaire” quand on connaît le système politique hexagonal.

Pour s’expliquer, le quotidien de centre gauche dépeint sa vision de la France : un pays au système présidentiel “qui conserve des caractéristiques fondamentalement monarchiques définissant le tempérament politique national : dirigiste, centralisé et, à certains égards, absolutiste”.

Ici, affirme la SZ, la politique “repose sur la personnalité du président de la République, qui doit être à la fois une figure lumineuse et un père attentionné pour ses concitoyens. L’idée que cette conception invite à toutes sortes d’abus, qu’elle repose sur la force de caractère individuelle qui peut donc être corruptible, appartient au contrat implicite que les électeurs passent tous les cinq ans avec leur président-monarque.”

Amour des magouilles

Tous les présidents font l’objet de soupçons, explique le journaliste. Mais dans le cas de Nicolas Sarkozy, “qui aimait à peu près autant les magouilles qu’il redoutait la lumière [sur ces mêmes magouilles]”, ce pacte a franchement raté.

Et c’est ici que l’importance du verdict prend tout son sens. Le fait que l’ancien président soit traité aujourd’hui comme un citoyen ordinaire devant la justice est la preuve, pour le quotidien, que “l’enquête a enfin été menée à l’abri des influences politiques”.

Car si la France est un État de droit, elle est aussi marquée par “une forme de justice parallèle où les juges sont davantage soumis aux injonctions politiques que leurs confrères allemands, ce qui a plus d’une fois fait douter de leur impartialité”.

Et la Süddeutsche Zeitung de conclure :

Cette condamnation donne non seulement des sueurs froides à l’ensemble de la classe politique française, mais elle ébranle aussi l’élitisme et l’absolutisme qui caractérisent l’appareil politique et les rapports de force dans la société en général. Deux ans après l’apparition des ‘gilets jaunes’ et un an avant la prochaine élection présidentielle, la pression monte dans la République.”

 

02/03/2021

 

https://www.courrierinternational.com/

Lire la suite

02 mars 2021 ~ 0 Commentaire

édito (révolution)

picsou

« Après nous, le déluge ! »

Un an après le développement fulgurant de la pandémie, les confinements, couvre-feux et restrictions diverses continuent de rythmer le quotidien des peuples du monde entier. Chaque jour, le Covid fait des milliers de victimes directes ou indirectes. Chaque jour, les dégâts économiques et sociaux s’aggravent.

Quand tout ceci prendra-t-il fin ? Nul ne peut le dire, pour cette raison simple que la pandémie échappe totalement – et n’a jamais cessé d’échapper – au contrôle des classes dirigeantes. Il y a bien quelques exceptions (à ce stade), dont la Chine, la Nouvelle-Zélande et l’Australie.

Mais pour le reste, les gouvernements naviguent à vue, titubent d’une décision à l’autre, multiplient les mesures contradictoires – et, au fond, croisent les doigts en espérant un miracle. En France, Jean Castex organise régulièrement des conférences de presse pour nous dire qu’il n’a rien à nous dire.

Chaos vaccinal

La raison fondamentale de cette débâcle est parfaitement claire : le système capitaliste est incapable de prendre les mesures nécessaires pour en finir rapidement avec cette pandémie.

La propriété privée des grands moyens de production et d’échange, la production pour le profit, la lutte féroce pour des parts de marché, les rivalités entre les différentes bourgeoisies nationales – toutes ces merveilles du capitalisme entrent en contradiction directe avec les énormes investissements et la planification mondiale qui, seuls, permettraient de résoudre la crise sanitaire de façon rapide et efficace.

Par exemple, on sait que le rythme et l’extension géographique de la campagne vaccinale sont des facteurs décisifs, notamment face au risque de voir émerger des variants qui résistent aux vaccins.

Les scientifiques parlent d’une « course contre la montre » ; mais les capitalistes, eux, sont engagés dans un autre genre de course, la course aux profits, qui n’obéit pas du tout aux mêmes règles.

Ils ne veulent pas réaliser les investissements nécessaires pour accroître massivement la production de vaccins, car ils redoutent que les infrastructures créées leur restent sur les bras une fois terminée la campagne vaccinale.

Leurs marges de profits risqueraient d’en prendre un coup. Or rien n’est plus sacré, à leurs yeux. Périssent le monde et l’univers plutôt que de sacrifier une belle marge de profits ! Comme Marx le soulignait déjà, la bourgeoisie a toujours et partout pour devise : « Après nous, le déluge ! »

C’est pour les mêmes raisons, bien sûr, que les grandes multinationales de l’industrie pharma-ceutique marchandent la production de « leur » vaccin par des entreprises concurrentes, ce qui permettrait pourtant de multiplier le nombre de doses disponibles.

Les milliers de personnes qui meurent du Covid, chaque jour, peuvent partir le cœur léger : la « propriété intellectuelle » – qui, sous le capitalisme, s’applique aux œuvres d’art comme aux vaccins – est saine et sauve.

Impérialisme sanitaire

Pendant que les puissances impérialistes se débattent dans cet énorme chaos vaccinal, les pays les plus pauvres sont priés d’attendre sagement leur tour. Mi-février, l’ONU signalait que dix pays, seulement, totalisaient 75 % des doses injectées.

Dans 130 pays, aucune injection n’avait été délivrée. Sur les 175 millions de doses injectées, 8 millions l’avaient été en Amérique latine (430 millions d’habitants) et 2 millions en Afrique (1,3 milliard d’habitants).

Certes, l’OMS a lancé le programme Covax, qui annonce vouloir fournir 2,3 milliards de doses à 91 pays pauvres d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Mais d’une part, compte tenu des deux doses requises pour une vaccination complète, cela ne représente qu’un cinquième de la population ciblée.

D’autre part, les responsables de Covax soulignaient eux-mêmes, fin décembre, que ce programme est « très fortement menacé » par le « manque de financements » et les « difficultés contractuelles » (des histoires de gros sous).

Dans une majorité de pays, les campagnes de vaccination sont programmées pour 2022 et 2023.

Les tous derniers servis risquent d’attendre jusqu’en 2025. Voilà ce que disent des responsables de l’OMS et d’autres institutions internationales. Ils soulignent le risque de voir émerger des variants qui résistent aux vaccins – et donc le risque de devoir courir derrière les virus pendant de longues années, y compris dans les pays riches, qui ne pourront pas vivre terrés derrière des frontières nationales hermétiquement closes. Tout le monde le sait. Les classes dirigeantes le savent. Mais elles s’accrochent à leurs profits et à leur devise : « Après nous, le déluge ! ».

Nous ne sommes pas confrontés à une maladie qui dépasserait les compétences scientifiques, technologiques et industrielles de l’humanité.

Les moyens de résoudre la crise sanitaire existent. Mais les rapports de production capitalistes constituent un énorme obstacle à la mobilisation de ces moyens. Il en va exactement de même pour tous les autres maux qui accablent des milliards de personnes à travers le monde.

Par exemple, les moyens de nourrir correctement toute l’humanité existent depuis des décennies. Personne ne le conteste. Pourtant, plus de 800 millions de personnes souffrent de la faim, et plus de 20 000 en meurent chaque jour, en moyenne. On pourrait faire le même constat à propos de la crise climatique, de la crise du logement et, en fait, de toutes les formes de pauvreté et de précarité.

Nationaliser Big Pharma !

En France comme ailleurs, la gauche et le mouvement syndical doivent prendre acte de la complète faillite du capitalisme, qui entraîne l’humanité dans la barbarie. Ils doivent renouer avec l’objectif de renverser ce système et de le remplacer par une société socialiste, dans laquelle les grands leviers de l’économie seront la propriété collective des travailleurs.

A gauche, des esprits chagrins et sceptiques nous répondent que la classe ouvrière « n’est pas prête » à accepter un changement de société aussi radical. Mais comment le savent-ils ? Pour savoir ce que notre classe pense d’un programme révolutionnaire, il faut commencer par le populariser – ce que, précisément, ne font pas les dirigeants officiels du mouvement ouvrier, qui ont pourtant une audience de masse.

Par ailleurs, les marxistes n’ont jamais prétendu qu’il suffisait de lever le drapeau de la révolution socialiste pour que les masses s’y rallient en bloc. Si c’était aussi simple, le capitalisme aurait été renversé depuis longtemps. Mais ce n’est pas aussi simple.

La classe ouvrière est constituée de différentes couches dont le niveau de conscience évolue à des rythmes divers. La masse des travailleurs – sans laquelle aucune révolution n’est possible – développe sa conscience et sa combativité sur la base de sa propre expérience. Ce sont les grands événements historiques, les grands chocs économiques, politiques et sociaux, qui arrachent les masses à leur routine, leurs préjugés et leur passivité.

La crise actuelle constitue précisément l’un de ces chocs. Une fois passé le moment initial de stupeur et d’angoisse, de nombreux travailleurs ont enregistré, dans leur esprit, tous les échecs de la classe dirigeante : sur les masques, les tests, les capacités hospitalières – et maintenant les vaccins.

Au vu de ses résultats, la gabegie financière de la campagne vaccinale est un scandale qui suscite beaucoup d’interrogation et de colère. D’après les calculs de la Fondation Kenup, les entreprises qui ont développé les vaccins ont bénéficié, au total, de 100 milliards de dollars d’aide publique.

Dans ce contexte, le mouvement ouvrier international pourrait lancer une vaste campagne sur le thème : « Nationaliser Big Pharma ! » Nous ne doutons pas un instant de l’écho favorable que rencontrerait une telle campagne, dans la classe ouvrière mondiale, si elle était menée avec énergie par les grands syndicats et partis de gauche de nombreux pays.

Malheureusement, ce genre de campagne n’est mené ni au niveau international, ni même au niveau national. Au moment où le capitalisme craque de tous côtés, les dirigeants réformistes du mouvement ouvrier – y compris ceux de « l’aile gauche » – hésitent, paralysés, au seuil de la grande propriété capitaliste. Ils trouvent mille prétextes pour ne pas y toucher.

Il faudra faire plus qu’y toucher, pourtant, si nous voulons en finir avec l’exploitation et les oppressions. Dans l’immédiat, suivons l’excellent conseil de Marx : « Dans tous (l)es mouvements, les communistes mettent en avant la question de la propriété – à quelque degré d’évolution qu’elle ait pu arriver – comme la question fondamentale. »

1 mars 2021  Jérôme Métellus

https://www.marxiste.org/

Lire la suite

27 février 2021 ~ 0 Commentaire

quimper (place st corentin)

kemper1

kemper2

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin