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23 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

morlaix roscoff (npa 22)

sncf

    MORLAIX – ROSCOFF la SNCF NE FAIT PLUS SIFFLER LES TRAINS

Entretien avec un cheminot CGT du syndicat LEON TREGOR (1)

Peux tu nous présenter la situation sur la ligne ferroviaire Morlaix Roscoff.

Christophe :

En dépit de son inscription au programme 1 000 et une gare de la SNCF, la gare de Roscoff est sans vie depuis le 3 juin 2018 suite à un glissement de terrain anticipant la fermeture de la ligne alors prévue par la SNCF et la région Bretagne(2), autorité organisatrice des transports, au 1er janvier 2019.

Depuis de nombreuses années la CGT cheminots alerte sur les fermetures de petites lignes et de leurs conséquences sur le quotidien des usagers et des entreprises, alertes ignorées par la direction de la SNCF et par nombre d’élus en responsabilité représentés ici aujourd’hui et dont on se demande ce qu’il font là tant ils ont eu à coeur de casser le service public ferroviaire depuis 10 ans qu’ils tiennent les rennes du pourvoir?

Après les promesses du premier ministre Jean Castex le 12 décembre 2021 pour un investissement massif en faveur des petites lignes, il semblerait qu’enfin, les plus hautes sphères de notre gouvernement se soient rendus compte que le transport ferroviaire, voyageur et marchandise, soit le moyen le plus vertueux d’un point de vue environnemental. Ainsi qu’en terme de sécurité pour se déplacer, souhaitons que cela ne reste pas promesse en l’air comme souvent avec ce gouvernement dont le manque d’ambition en terme d’écologie n’est plus à démontrer.

Si l’on y réfléchit un peu, les mêmes personnes qui ont tuées le fret ferroviaire nous disent aujourd’hui qu’il faut relancer ce même fret…fallait oser !!

Localement cela veut dire quelle politique ?

Mais faisons table rase du passé et tournons nous vers l’avenir du transport ferroviaire et maritime de notre région, laissé si longtemps de côté par les élites parisiennes.

L’intégration des ports de Brest et Roscoff au réseau RTE (3) est une formidable opportunité, en terme économique, d’emplois, de développement du territoire et de solutions de transport préservant la planète car oui, le dérèglement climatique exige que l’on cesse de faire des annonces, il est grand temps pour les politiques de passer aux actes.

Goutte d’eau en terme de cout dans le projet « Grand Port de Brest », la ré-ouverture de la ligne Morlaix- Roscoff prend tout son sens dans ce cadre, et je n’ose imaginer que des centaines de camions, des milliers de tonnes de marchandises, puissent transiter par la route, sachant que la plate-forme SICA à St Pol de Léon va monter en puissance ajoutant encore plus de camions sur la route, refusons cette fatalité et donnons sa chance au ferroviaire !

Tu as parlé fret mais pour les voyageurs ?

Il est donc indispensable que la ligne Morlaix Roscoff soit ré-ouverte aux voyageurs, que le port de Roscoff soit connecté au réseau ferré afin de lui donner la place qu’il mérite au niveau national. Ne faisons pas les mêmes erreurs que les générations précédentes et faisons le nécessaire pour que cet ambitieux projet soit exemplaire notamment en terme d’écologie.

La Ligne Morlaix-Roscoff dessert une population de plus de 35 000 habitants, maillon essentiel pour le développement économique du pays de Morlaix, elle se doit de retrouver sa splendeur d’antan.

Bien sur, nous n’en sommes plus aux trains de choux fleurs et d’artichauts se rendant à Rungis et pour lesquels les trains de voyageurs étaient retenus en gare de Morlaix afin de ne pas bloquer ces expéditions « périssables ».

Néanmoins, avec le développement du port de Roscoff, l’augmentation des marchandises attendues de cet essor et l’augmentation du trafic maritime, la ligne recouvre une importance capitale.

Niveau voyageur, avec des horaires adaptés aux besoins de la population, la ligne répondra aux attentes de mobilité régionale et nationale.

N’oublions pas le tourisme ; de par le passé, l’association « A Fer et à Flot » a démontré l’attrait touristique de St Pol, Roscoff et de la Baie de Morlaix. Cette visite ferroviaire et fluviale du pays de Morlaix et de sa baie a permis de mettre en place une activité touristique viable qui a pris de l’ampleur d’année en année pour attirer jusqu’à 8 000 voyageurs la dernière année de son exploitation.

Et pourtant, peu y croyaient au départ parmi les responsables locaux alors en place, ils en louaient pourtant la réussite les dernières années.

Ne nous y trompons pas, la ligne Morlaix Roscoff n’est pas qu’une ligne ferroviaire quelconque rejoignant deux villes, non, elle est une chance pour le pays de Morlaix, pour ses habitants et les entreprises qui s’y installent ?

C’est en ce sens que la CGT Cheminot Léon-Trégor sera très active dans ce dossier et ferra tout pour favoriser sa réouverture et son évolution afin de garantir un service public ferroviaire de qualité à la population !Et pour décarboner les transports puisque les communicants à la mode n’ont que ce mot à la bouche…

Comité NPA Nathalie Le Mél Côtes d’Armor

1*La région LEON TREGOR est la dénomination bretonne de la zone qui s’étend de Guingamp à Brest.

2* la région bretagne est géré par une coalition de « gauche : PS PC un peu d’écolos bretons et les restes des affiliés de Le Drian…

3* RTE élément central de la politique européenne des transports, le réseau transeuropéen de transport (RTE-T) est un programme de développement des infrastructures du secteur dans l’Union européenne. Il vise à faciliter la connexion entre les réseaux routiers, ferroviaires et fluviaux ainsi que les ports et les aéroports des Etats membres.

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23 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

poutou (bfm)

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20 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

ps (jdd)

elections

Le PS annonce la victoire d’Olivier Faure, Nicolas Mayer-Rossignol conteste les résultats

Le Parti socialiste a annoncé ce vendredi matin qu’Olivier Faure conservait de justesse son poste de Premier secrétaire, avec 50,83 % des voix. Mais Nicolas Mayer-Rossignol conteste la victoire de son adversaire et dénonce des irrégularités.

La victoire sur fond de crise au Parti socialiste . Vendredi matin, dans un communiqué, le PS a annoncé qu’Olivier Faure était reconduit à son poste de Premier secrétaire avec 50,83 % des voix, contre 49,17 % pour son adversaire, le maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol . Dans le détail, le Parti socialiste précise que « 23 759 votes ont été exprimés à l’occasion de ce scrutin (…) et que les résultats définitifs seront proclamés les 27, 28, 29 janvier à l’issue du vote des délégués du Congrès de Marseille ». Moins de 400 voix séparent les deux candidats.

Nicolas Mayer-Rossignol dénonce des « des irrégularités graves »

Mais dans un communiqué publié dans la foulée, Nicolas Mayer-Rossignol a contesté la victoire d’Olivier Faure et réaffirmé que « les militants socialistes nous ont placé en tête à au moins 50,5 % contre 49,5 % pour la direction sortante ». Il a aussi assuré que « des irrégularités graves et manifestes (scrutateurs expulsés des bureaux de vote, refus de présentation de pièces d’identité, urnes déplacées dans des pièces séparées et fermées…), dont les preuves factuelles sont publiques, ont malheureusement été constatées ».

Face à cette situation inédite, l’élu normand demande qu’une « commission de récolement se réunisse dès ce (vendredi) après-midi, afin de valider le scrutin. À cette heure et en dépit de nos demandes, elle n’a toujours pas été convoquée par la direction sortante.

Les deux candidats avaient revendiqué la victoire

Auparavant, dans la nuit de jeudi à vendredi, les deux candidats avaient à tour de rôle revendiqué la victoire. Tout a commencé vers 1h30 du matin quand Nicolas Mayer-Rossignol l’a annoncé à la presse. « Nous avons remporté ce résultat à hauteur de 53,47 % des voix sur 90 % des dépouillés », déclarait-il alors, ajoutant que l’écart avec son concurrent n’était « plus rattrapable ». Avant qu’une vidéo ne soit publiée sur Twitter :

Les militants « ont exprimé ce soir, par un vote clair, leur volonté de poursuivre le rassemblement de la gauche et des écologistes en me renouvelant leur confiance », assurait pour sa part à peu près au même moment sur la chaîne YouTube du PS.

« Le PS apparaît coupé en deux, pas sur les idées mais sur la stratégie. Nous avons tous une responsabilité pour trouver une voie d’union », a résumé dans un tweet Valérie Rabault, députée PS et soutien de Nicolas Mayer-Rossignol.

Les deux camps s’accusent mutuellement d’irrégularités dans les votes. Surveillants de scrutin non autorisés à entrer dans des bureaux de vote, bourrage d’urnes, une agression physique à Elbeuf (Seine-Maritime)… Ils ont déjà annoncé des recours et demandé l’annulation du vote dans plusieurs sections.

L’accord avec la Nupes dans le viseur

Le résultat pourrait avoir des conséquences sur l’accord avec la Nupes conclu en mai 2022 pour les législatives avec LFI, EELV et le PCF. Cette alliance a permis de garder un groupe de 32 députés socialistes à l’Assemblée nationale, malgré l’échec historique à la présidentielle de la candidate Anne Hidalgo (1,7 %). Mais elle a profondément divisé le PS.

Olivier Faure défend sa stratégie d’alliance de gauche « sans exclusive », seul moyen selon lui de faire barrage à la droite et à l’extrême droite en 2027. Nicolas Mayer-Rossignol, plus réservé sur cet accord, ne cache pas ses réticences vis-à-vis du parti de Jean-Luc Mélenchon . Il a le soutien de la troisième candidate, la maire de Vaulx-en-Velin Hélène Geoffroy, clairement hostile à la Nupes.

Thibault Nadal 20/01/2023

https://www.lejdd.fr/

Olivier Faure (encore) déclaré vainqueur, Nicolas Mayer-Rossignol conteste (encore)

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20 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

retraites (médiapart-france info)

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20 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

socialist worker (swp)

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Une vague massive de résistance balaie la France

De nombreux grévistes plaident pour une escalade de l’action afin de battre Macron et son gouvernement

De très nombreux travailleurs ont fait grève et manifesté à travers la France jeudi contre la tentative du gouvernement d’augmenter l’âge de la retraite de deux ans. Environ 400 000 personnes ont défilé à Paris, selon les syndicats.

Presque tous les services de trains locaux et régionaux se sont arrêtés, les bus et les trains dans des villes comme Paris étaient « très perturbés » et les lignes de trains à grande vitesse à travers le pays ne fonctionnaient pas. Le principal syndicat d’enseignants a déclaré que 70 % des enseignants du primaire étaient en grève et que de nombreuses écoles fermaient pour la journée.

Les grèves ont fortement perturbé les services publics de radio et de télévision qui ont été réduits à diffuser de la musique ou à montrer des répétitions. De nombreux théâtres ont été fermés. Des piquets de grève ont bloqué certaines raffineries et l’action des travailleurs de l’énergie a coupé l’alimentation en électricité. Certains élèves ont bloqué leurs écoles et ont été accueillis par des policiers armés de gaz lacrymogènes.

Sur les piquets de grève et les manifestations, le slogan « Metro-Boulot-Caveau » était courant. Selon ce slogan, les modifications apportées au régime de retraite signifient « aller au travail, travailler dur – et puis la tombe ». Les travailleurs ressentent un mélange de colère amère et de peur d’être obligés de travailler jusqu’à ce qu’ils tombent.

Dominique, un superviseur du commerce de détail, a déclaré à France 24 : « Je travaille dans le commerce de détail depuis 30 ans. J’ai déjà été opéré des deux épaules pour soigner une tendinite causée par tous les mouvements répétitifs et les charges lourdes.

« J’ai également dû recevoir des prothèses de pouce aux deux mains. J’ai perdu mes articulations à force de déchirer et d’arracher des boîtes pour les mettre sur des étagères. Donc, si on finit par me dire que je devrai retarder ma retraite, je ne pourrai pas l’accepter. Je n’ai jamais participé à une manifestation ou à une grève de ma vie, mais cette fois-ci, nous nous heurtons à quelque chose de vraiment désagréable. Si on demande trop aux gens, cela devient insupportable pour eux ».

Le projet de modification des retraites proposé par le président Emmanuel Macron et son gouvernement est en soi une question importante. Mais elle résume aussi les agressions auxquelles les travailleurs de tous âges et de tous horizons sont désormais confrontés.

Les grévistes et leurs sympathisants ont rejoint environ 220 manifestations dans toute la France, avec plus de deux millions de participants au total selon la fédération syndicale CGT. Même les rassemblements officiels de l’État ont enregistré bien plus d’un million de personnes dans les rues.

Selon les syndicats, jusqu’à 400 000 personnes ont défilé à Paris, 25 000 au Havre, 110 000 à Marseille, 50 000 à Toulouse, 40 000 à Saint-Étienne, 12 000 à Montpellier, 38 000 à Lyon, 12 000 à Pau et 20 000 à Nice.

Dans de nombreuses villes, les chiffres sont plus élevés que ceux des grandes grèves de 1995, qui ont brisé un gouvernement.

Les manifestations ont montré que les débrayages s’étendaient bien au-delà du noyau dur des travailleurs du secteur public. Dans la ville de Valenciennes, dans le nord du pays, le cortège de 6 000 personnes comprenait des grévistes des usines automobiles Peugeot et Toyota, ainsi que des travailleurs municipaux, des enseignants et des étudiants.

À Lyon, la plupart des manifestants étaient des pompiers, des travailleurs de la santé, des enseignants et des travailleurs municipaux. Mais il y avait aussi d’importantes délégations de Total (pétrole), Solvay (chimie), Renault Trucks, des ouvriers du bâtiment et Castorama (magasins de bricolage).

Au Havre, outre les travailleurs portuaires, les enseignants et les travailleurs hospitaliers, il y avait des groupes de Sidel (emballage), Safran (moteurs d’avion et de fusée), Auchan (supermarché), Yara (produits chimiques), Chevron (pétrole), Foure Lagadec (chaudronnerie), Nestlé (alimentation) et d’autres.

Des groupes LGBT+, des militantes féministes, des activistes climatiques, des groupes antiracistes et des travailleurs sans-papiers ont rejoint la manifestation parisienne. Le groupe de campagne Marche des Solidarités a tweeté :

« Français et migrants, même Macron, même combat ! Nous ne pouvons plus faire marche arrière. Nous devons vaincre ce gouvernement. Combattez les attaques contre nos retraites et contre la nouvelle loi sur l’immigration. »

Macron a fui la France jeudi en participant à un sommet franco-espagnol à Barcelone pour signer un traité d’amitié et de coopération avec le premier ministre espagnol Pedro Sanchez, du parti PSOE de type travailliste.

Mais si les syndicats peuvent être poussés à élargir et étendre les grèves, il peut être contraint à une nouvelle retraite humiliante.

Les dirigeants syndicaux ont appelé à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le mardi 31 janvier – bien que de nombreux militants soient furieux qu’ils n’aient pas agi plus rapidement.

Il y aura également des actions plus limitées le 23 janvier, jour où les attaques contre les retraites seront officiellement présentées au Conseil des ministres (membres du cabinet).

En France et en Grande-Bretagne, c’est une période de luttes de classes cruciales. Quel est l’enjeu ?

Le gouvernement veut porter l’âge de la retraite à 64 ans. Les travailleurs ne pourront alors prétendre à une pension complète que s’ils ont cotisé au système pendant 43 ans. Les règles actuelles obligent déjà la plupart des gens à travailler au-delà de 64 ans pour avoir droit à une pension complète.
L’ajout de deux années supplémentaires est une attaque clé contre la classe ouvrière, conçue pour montrer que les syndicats ne peuvent pas arrêter les changements pro-patronaux et que les travailleurs devront payer pour l’inflation et la récession à venir,
Macron a tenté une manœuvre similaire en 2019, mais a été contraint de reculer en raison de grèves généralisées, de manifestations de masse et de grèves illimitées de certaines sections des travailleurs des transports.
Il a également été mis sur la défensive par le mouvement militant des Gilets jaunes et a craint que toute la résistance ne se rassemble pendant la pandémie.

Thursday 19 January 2023 Charlie Kimber

https://socialistworker.co.uk

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20 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

1200 euros (lutte ouvrière)

une

Les 1 200 euros, tromperie au salaire minimum

Pour vendre son attaque contre les retraites, Élisabeth Borne se vante d’augmenter les petites retraites. « Pas une retraite en dessous de 1 200 euros, 85 % du smic net, soit une augmentation de 100 euros par mois », dit-elle. Elle va même jusqu’à parler à ce propos d’un « progrès social ».

Cette annonce est une véritable escroquerie car, pour toucher ces 1 200 euros brut il faudra avoir fait une carrière complète, c’est-à-dire avoir cotisé sans interruption pendant 43 ans.

Or une grande partie de celles et ceux qui sont éligibles à une toute petite retraite sont justement ceux qui ont eu une carrière hachée, interrompue par des périodes où ils ne cotisaient pas. C’est le cas en particulier des femmes. C’est aussi le résultat du chômage, des bas salaires et des réformes des retraites précédentes. Ils ne toucheront donc pas les fameux 1 200 euros, desquels il faudrait d’ailleurs déduire les cotisations sociales, en l’occurrence la CSG, pour arriver à environ 1120 euros net !

En fait, beaucoup de retraités continueront donc à tenter de joindre les deux bouts comme ils peuvent avec 900 euros ou moins, à payer des loyers en hausse, régler des factures de chauffage qui explosent et à se priver lorsqu’ils font leurs courses. Leur nombre ne peut même qu’augmenter avec le fait que les patrons continueront à jeter dehors les travailleurs bien avant 64 ans et que beaucoup d’entre eux seront au RSA à l’âge de la retraite.

Mais même pour ceux qui toucheront ces 1 200, ou plutôt ces 1 120 euros, comment Élisabeth Borne peut-elle oser dire que ces 85 % du smic constituent une « retraite digne » ? Avec 100 % du smic, celles et ceux qui sont en activité n’y arrivent pas et doivent se priver sur tout.

Pour vivre dignement, il faudrait aujourd’hui que le montant minimum de la retraite s’élève à 2 000 euros net mensuels, et qu’il soit revalorisé en fonction de la hausse des prix. C’est une bonne raison de plus d’être en grève et dans la rue.

Daniel MESCLA 19 Janvier 2023
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20 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

inégalités (le monde)

inégalités (le monde) dans Macronie ab266c7_1673993225061-droits-retraites

Inégalités à la retraite : 64 ans de la vie d’une femme

Les femmes touchent une retraite de 28 % inférieure à celle des hommes en moyenne, pensions de réversion comprises. Une inégalité résultant des interruptions de carrière, des écarts de salaires, de l’orientation des étudiantes vers les métiers moins bien payés, mais aussi des normes et des différences de rapport à l’argent se forgeant dès l’enfance.

Catherine Meunier n’est pas du genre à se plaindre. Dans les années 1970, quand son mari est parti en coopération en Afrique du Nord, elle a posé deux ans de disponibilité pour le suivre. Au retour, elle a enchaîné les temps partiels dans la fonction publique pour s’occuper de leurs quatre enfants. Résultat : « Je touche une petite retraite, 1 100 euros par mois − mais tout va bien, je suis mieux lotie que beaucoup d’autres ! », insiste-t-elle. Quand elle repense à sa carrière hachée, elle reconnaît néanmoins, à demi-mot : « En vérité, je n’ai pas eu le choix. A l’époque, il était impensable que le père fasse de tels sacrifices. »

Claudine Lefebvre non plus n’est pas du genre à se plaindre. A 70 ans, elle travaille encore près de Nice – chaque soir, elle récupère les enfants d’une voisine après l’école – pour compléter sa pension, de 1 000 euros mensuels. « C’est assez pour vivre, mais pas pour me permettre d’aller régulièrement voir mes fils à Paris. » Mère célibataire, ancienne vendeuse, elle s’est arrêtée longtemps de travailler pour élever ses deux garçons, avec l’aide informelle de son frère. « Si j’avais compris plus tôt que cela me ferait une retraite aussi petite, je me serais débrouillée pour travailler plus. Mais comment ? »

Selon les derniers chiffres de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), les femmes résidant en France ont touché une retraite moyenne de 1 154 euros brut en 2020, de 40 % inférieure à celle des hommes, de 1 931 euros. Certes, cette différence tombe à 28 % (1 401 euros contre 1 955 euros) si l’on prend en compte les pensions de réversion touchées lorsque le conjoint décède. Et surtout, elle ne cesse de baisser depuis les années 1970, grâce à la meilleure insertion professionnelle des femmes. Il n’empêche : « Selon nos différentes projections, cet écart ne sera toujours pas comblé en 2065 », explique Carole Bonnet, de l’Institut national des études démographiques (INED).

Facteurs inconscients

Pourtant, les femmes sont aujourd’hui plus diplômées : 54,2 % des 25-34 ans ont terminé avec succès des études supérieures, selon Eurostat, contre 46 % des hommes du même âge. En outre, les trimestres supplémentaires accordés à la retraite pour chaque naissance, tout comme le rattrapage salarial déployé par les entreprises au retour des congés maternité, compensent les interruptions de carrière liées aux enfants.

« Mais en partie seulement, tranche Brigitte Grésy, ancienne présidente du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes. Car les inégalités de retraite ne résultent pas seulement de la vie professionnelle, mais aussi d’un ensemble de facteurs culturels, personnels ou encore patrimoniaux bien plus larges. » Souvent inconscients, ces facteurs creusent les différences de revenus et richesse entre les sexes tout au long de la vie, explique-t-elle encore. « Et ils démarrent dès l’enfance. » Dès l’enfance, vraiment ?

« Absolument », abonde l’essayiste Titiou Lecoq, autrice de Le Couple et L’Argent (Ed. Iconoclaste, 2022). Dans cet ouvrage truculent, elle démontre comment les inégalités dans le rapport à l’argent se forgent dès le plus jeune âge, fruit des conditionnements appliqués plus ou moins consciemment par les parents, l’école et, plus largement, la société. « Les études montrent que les garçons touchent en moyenne 4 euros d’argent de poche mensuel en plus que les filles qui, déjà, se sentent moins légitimes à réclamer plus à et négocier », illustre-t-elle.

« Au sein d’une même filière professionnelle, les filles vont spontanément vers les postes les moins compétitifs » – Anne Boring, économiste

A la fin de leurs études, celles-ci prennent leur indépendance plus tôt : 48 % des femmes de 18 à 24 ans résident encore chez leurs parents, selon l’Insee, contre 58 % des hommes du même âge. « Ce qui les expose plus tôt à la précarité, tandis que les garçons logés et nourris chez les parents commencent déjà à économiser quand ils ont un petit boulot à côté », ajoute Titiou Lecoq.

Surtout, les filles se dirigent massivement vers les filières sociales et littéraires, qui conduisent à des professions moins bien rémunérées – en 2020-2021, elles représentaient 86 % des effectifs en formations paramédicales et sociales, contre 28,9 % seulement des inscrits en écoles d’ingénieurs, selon l’Insee.

« J’étais bonne en maths, mais dès la 2de, profs et parents m’ont encouragée à devenir infirmière, raconte ainsi Sonia, 33 ans, non sans amertume. Ils affirmaient que j’aurais toujours du boulot et pensaient bien faire. Mon frère, lui, est allé vers l’informatique. » Ce n’est pas tout : « On constate également qu’au sein d’une même filière professionnelle, les filles vont spontanément vers les postes les moins compétitifs », ajoute l’économiste Anne Boring, qui dirige la chaire pour l’entrepreneuriat des femmes de Sciences Po.

Pas étonnant, dès lors, que sept ans après l’obtention d’un diplôme d’études supérieures, la proportion de femmes diminue à mesure que l’on s’élève dans la hiérarchie professionnelle : « Elles représentaient près de 55 % des sortants de l’enseignement supérieur en 2010, mais seulement 40 % des manageurs en 2017 », détaille une publication du Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq), parue en 2020. « Elles accèdent moins à de telles positions, et plus tard, en 17,9 mois en moyenne, contre 15,3 mois pour les hommes », détaille Dominique Epiphane, l’une des autrices.

« Syndrome de la bonne élève »

« Quand mon collègue de cinq ans plus jeune a été promu manageur avant moi, j’ai craqué et fini par demander une explication à mon supérieur, témoigne Lauriane, consultante. Surpris, il pensait que le poste ne m’intéressait pas alors qu’il me semblait évident que j’estimais être la plus légitime pour le décrocher. » Mais son collègue, lui, réclamait cette promotion depuis son embauche. « C’est toujours le même problème : les femmes obtiennent moins car elles demandent moins, souvent convaincues qu’on leur attribuera spontanément ce qu’elles méritent : le syndrome de la bonne élève », résume Catherine Bonneville-Morawski, fondatrice du cabinet de conseil en mixité Eragina.

Selon les derniers chiffres Insee, le revenu salarial des femmes était en moyenne inférieur de 22,3 % à celui des hommes en 2019. Une différence tombant à 16,1 % en équivalent temps plein, sauf pour les plus bas revenus, où l’écart reste de 25 %. Et pour cause : « Les mères sont toujours plus nombreuses que les pères à réduire leur temps de travail ou prendre des temps partiels à l’arrivée d’un enfant », résume Hélène Périvier, de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

En 2020, les femmes en emploi étaient trois fois plus nombreuses que les hommes à occuper un temps partiel (27 % contre 8 %). « Par extension, toutes les femmes, même celles qui n’auront pas d’enfant, sont identifiées comme des mères potentielles qui s’investiront moins, et cela contribue à leur moindre progression salariale », ajoute Hélène Périvier. Même si depuis sa création en 2019, l’index Pénicaud, qui contraint les entreprises de plus de 50 salariés à publier les écarts de salaires femmes-hommes, aide à atténuer lentement ces inégalités.

Les détenteurs d’épargne salariale étaient, en mars 2021, à 61,8 % des hommes contre 38,2 % des femmes

Et puis, il y a tout le reste. Tout ce qui, dans la vie personnelle, le couple, l’épargne, contribue à creuser les différences de revenus − et donc, à terme, de pension et de niveau de vie à la retraite. « Au sein des couples que je vois, beaucoup de femmes délaissent complètement la gestion de leur propre patrimoine entre 35 et 50 ans, tandis que les hommes deviennent bien souvent le “directeur financier” de la famille », explique Héloïse Bolle, fondatrice du cabinet de conseil en gestion de patrimoine Oseille et compagnie.

Les exemples qu’elle cite sont éloquents. Carole paie les courses du quotidien, Adam rembourse le crédit de la voiture, qui est à son nom – et lui reviendra en cas de séparation. Julie place ses économies sur un Livret A au nom de chacun de ses enfants, Stéphane investit les siennes en action. Leïla finance les travaux de l’appartement acheté par Lucas, convaincue que leurs deux contributions financières s’équilibrent…

« La plupart des couples n’ont pas conscience de cette répartition “genrée” des dépenses, aux conséquences pourtant lourdes », résume Héloïse Bolle, également autrice de l’ouvrage Aux thunes citoyennes ! (avec la juriste Insaff El Hassini ; Alisio, 256 p., 19,90 €). Parce qu’elles gagnent moins et sont moins attentives, les femmes épargnent moins pour leurs vieux jours : les détenteurs d’épargne salariale étaient, en mars 2021, à 61,8 % des hommes contre 38,2 % des femmes, selon l’Autorité des marchés financiers (AMF). Pour l’assurance-vie, la différence est de 54,6 % contre 45,4 %.

Compensation sous-évaluée

« De fait, on observe que l’écart de patrimoine individuel moyen entre hommes et femmes est passé de 9 % en 1998 à 16,3 % en 2015 », souligne la démographe Marion Leturcq, autrice d’une étude le sujet pour l’INED, avec Nicolas Frémeaux. Motif : les couples se forment plus tard − avec un patrimoine accumulé déjà plus élevé chez les hommes −, ils se marient moins et optent de plus en plus pour la séparation des biens. Ce qui désavantage les femmes.

« Le niveau de vie des femmes baisse de 19 % lors des séparations, même en tenant compte des prestations compensatoires. » Hélène Périvier, de l’Observatoire français des conjonctures économiques

Au reste, les sœurs sont également moins bien loties que leur(s) frère(s) au moment de l’héritage, lorsqu’il y en a un. Les travaux des sociologues Céline Bessière et Sibylle Gollac, autrices de l’ouvrage Le Genre du capital (La Découverte, 2020), montrent ainsi que les parents ont tendance à transmettre les « biens structurants » (la boulangerie, l’entreprise familiale, la maison) en priorité aux garçons. Bien sûr, les filles touchent une compensation financière en théorie équivalente. Mais la plupart du temps, celle-ci est sous-évaluée par rapport à la valeur réelle du bien.

Souvent, ces inégalités éclatent au grand jour lors des ruptures ou divorces. « Le niveau de vie des femmes baisse de 19 % lors des séparations, soit trois fois plus que celui des hommes, même en tenant compte des prestations compensatoires », explique Hélène Périvier. Or l’essentiel des parents solos sont des mères (80 %, selon l’Insee), dont 36 % vivent sous le seuil de pauvreté, contre 22 % des pères seuls.

« Cela témoigne aussi d’une certaine impréparation, voire d’une naïveté des femmes dans le choix des relations légales du couple », confie Héloïse Bolle. Exemple : le pacs, de plus en plus privilégié au mariage, est bien moins protecteur pour les femmes. Il n’ouvre pas droit à la pension de réversion en cas de décès du conjoint. Ni à la possibilité d’hériter du partenaire en l’absence de testament.

« Autant dire que pour tendre vers l’égalité à la retraite, le nombre de chantiers à mener est vertigineux », soupire Brigitte Grésy, citant pêle-mêle celui des stéréotypes à l’école, de l’éducation financière, de l’orientation, ou encore de la revalorisation des professions féminisées. « Sans oublier la transparence salariale à renforcer et les tabous sur l’argent dans le couple à faire tomber », conclut Titiou Lecoq. Tout en soulignant que les lignes bougent de plus en plus. « Mon fils aîné vient de prendre un congé parental d’un an pour s’occuper de ses jumeaux, s’émeut ainsi Claudine Lefebvre. A mon époque, il serait passé pour fou. Aujourd’hui, on lui demande surtout pourquoi il s’arrête aussi longtemps. »

Marie Charrel 18 janvier 2023

 

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20 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

retraites (libération)

pension

Retraites : le président du COR tombe à bras raccourcis sur la com du gouvernement

Silencieux alors que pro et antiréformes citent son rapport à tour de bras, le patron du Conseil d’orientation des retraites, Pierre-Louis Bras, s’est finalement exprimé, jeudi 19 janvier. Et cela ne fait pas franchement le jeu de l’exécutif.
Voilà des semaines que le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR) est cité à tour de bras par le gouvernement, les oppositions et les économistes qui, décidant de lui faire dire ce qui les arrange le plus, lui font fatalement dire tout et n’importe quoi.

La «faute» aux différents scénarios prédictifs d’évolution du financement du système présentés dans ce rapport, chacun en privilégiant un plutôt qu’un autre. C’est en partie sur cette base que le gouvernement affirme que sa réforme est indispensable sauf à laisser mourir le système, contrairement à ses opposants qui expliquent qu’elle est totalement inutile.

Une seule voix manquait dans ce concert cacophonique d’interprétations du rapport : celle du COR lui-même. Son président, Pierre-Louis Bras, s’est finalement expliqué jeudi 19 janvier, en audition devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale. Et ce qu’il a dit, en ce premier jour de mobilisations massives partout en France, n’était pas franchement à l’avantage de l’exécutif.

«Les dépenses ne dérapent pas»

Le patron du COR a notamment expliqué : «Les dépenses de retraites sont globalement stabilisées et même à très long terme, elles diminuent dans 3 hypothèses sur 4. Dans l’hypothèse la plus défavorable [celle retenue par le gouvernement, ndlr], elles augmentent sans augmenter de manière très, très importante [...]. Donc les dépenses de retraites ne dérapent pas, elles sont relativement maîtrisées. Dans la plupart des hypothèses, elles diminuent plutôt à terme et dans l’hypothèse retenue par le gouvernement, elles diminuent très, très peu mais un peu à terme.»

Voilà qui devrait légèrement freiner les ardeurs ministérielles à se prévaloir des conclusions de son institution, mais pas celles de la gauche : l’Insoumis Manuel Bompard ou le socialiste Olivier Faure ont évidemment sauté sur l’occasion de diffuser cette vidéo.

Pierre-Louis Bras a également longuement développé l’idée suivante : «Les dépenses de retraites ne dérapent pas mais elles ne sont pas compatibles avec les objectifs de politique économique et de finances publiques du gouvernement.»

A savoir : faire des économies et réduire le déficit, mais sans augmenter les impôts. Sous-entendu : l’exécutif choisit de réformer les retraites pour coller à ses objectifs, mais il pourrait également jouer sur les autres paramètres de son équation. Ce à quoi il se refuse, décrétant donc sa réforme (rejetée par une large majorité de Français et la totalité des syndicats) comme la seule voie de salut possible.

https://www.liberation.fr/

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20 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

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Retraites : une mobilisation historique à transformer en victoire contre Macron

Les chiffres des grèves et des manifestations du 19 janvier sont historiques, avec 1,2 million de manifestantEs selon la police, plus de deux millions selon l’intersyndicale, des taux de grève très importants, des mobilisations massives dans les villes, souvent plus importantes qu’en décembre 1995. Dans le privé, la participation est exceptionnelle, avec des grévistes venus de l’agroalimentaire, des métaux, de l’automobile, de l’électronique…

Une colère générale

Le déclencheur de ce mouvement est la « réforme » des retraites, qui contraindrait les salariéEs à travailler deux années supplémentaire, avec une durée de cotisation plus longue… et donc des pensions réduites. Tout cela pour transférer des dizaines de milliards aux grandes entreprises et tenter de passer un cap dans la mise en place de fonds de pension, des complémentaires retraite qui deviendraient nécessaires pour ne pas vieillir dans la misère.

Pourtant on sait que mettre la retraite à 60 ans et à 37,5 annuités, avec retour aux 10 meilleures années de calcul dans le public comme dans le privé, pèse environ 3,5 % du PIB, qui pourraient être récupérés en taxant réellement les riches et les grandes entreprises et en arrêtant les cadeaux fiscaux aux plus aisés. Les « solutions » violentes de Macron ne sont donc pas inéluctables.

Au-delà du refus de cette contre-réforme, c’est un véritable ras-le-bol face à la situation économique et sociale globale qui s’exprime : les pensions étaient déjà faibles suite aux précédentes contre-réformes, et l’inflation actuelle réduit déjà le pouvoir d’achat des catégories populaires. La colère est là, contre Macron, contre ce gouvernement, contre leur mépris, contre leurs politiques injustes.

Construire un mouvement pour gagner

L’ampleur de la mobilisation donne d’importantes responsabilités à toute la gauche sociale et politique. Macron doit retirer sa réforme, il faut rétablir la retraite à 60 ans et augmenter les salaires. Nous allons devoir hausser le niveau de mobilisation, passer d’une journée de grève, même très réussie comme jeudi, à une grève reconduite jusqu’à la victoire, encore plus massive, avec la participation de nouveaux secteurs.

Les organisations syndicales se sont mises d’accord sur un nouvel appel à la grève le mardi 31. C’est bien loin, trop loin : il aurait certainement fallu s’appuyer sur cette première réussite pour annoncer une date plus rapprochée courant de semaine prochaine, accélérer le rythme, organiser une montée en puissance pour que le mouvement passe à la vitesse supérieure.

Il sagit maintenant d’organiser des assemblées générales de discussion sur les lieux de travail et d’études pour renforcer et amplifier la mobilisation, de construire des assemblées interprofessionnelles, de mettre en discussion la nécessité de mettre la barre plus en haut en préparant la reconduction de la grève à partir du mardi 31 janvier, dès le 1er février, et dici là se mobiliser, de construire la grève partout où c’est possible.

Le 21 dans la rue, et après on continue

Cela nécessite aussi de combiner différents cadres et formes de mobilisation car nous ne pouvons pas nous payer le luxe de la concurrence dans notre camp social. C’est pourquoi nous sommes partie prenante de la manifestation nationale de ce samedi 21 janvier à Paris (14h Bastille), à l’appel des organisations de jeunes,

Cette mobilisation est un test : l’ensemble des organisations syndicales et des partis, toute la gauche sociale et politique, s’opposent à la réforme. Si elle passe, le gouvernement va se sentir pousser des ailes et accélérer les attaques. Au contraire, si nous gagnons, nous pouvons renverser la vapeur, arracher le retour de la retraite à 60 ans, des augmentations de salaires, donner confiance pour aller vers la construction d’une alternative politique en rupture avec Macron et son monde, pour un pouvoir du monde du travail contre ce système.

Le 20 janvier 2023

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19 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

100 000 en bzh (le télégramme)

De nombreux rassemblements ont été organisés, ce jeudi 19 janvier, à travers toute la Bretagne contre la réforme des retraites voulue par le gouvernement. Selon les derniers comptages, ils ont été plus de 100 000 à avoir battu le pavé.

Le bras de fer entre les syndicats et le gouvernement sur la réforme des retraites a commencé ce jeudi, avec une première journée de mobilisation. Des manifestations ont été organisées dans une vingtaine de villes bretonnes. D’après les derniers chiffres, ils ont été plus de 100 000 à être sortis dans la rue. Nos journalistes ont, eux aussi, battu le pavé pour vous faire vivre l’événement en direct.

LANNION

À Lannion, le rassemblement contre le projet de réforme des retraites a débuté peu après 11 h 30, ce jeudi 19 janvier. La mobilisation, autour de 7 000 manifestants, est bien plus importante qu’espéré.

La mobilisation contre le projet de réforme des retraites a réuni plus de 7 000 personnes ce jeudi, à Lannion. C’est bien plus qu’attendu. Les manifestants se sont regroupés le long de l’allée du palais de Justice, très vite noire de monde. Pendant une heure, ils ont écouté le discours concocté par les représentants de l’intersyndicale (CFE-CGC, CGT, Sud, Solidaires, CFDT, FSU et Unsa). Le cortège a ensuite déambulé autour du Léguer. La mobilisation de ce premier mouvement contre le projet de loi est une réussite pour les organisateurs qui prévoient déjà d’autres rassemblements.

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Carhaix

Le rassemblement contre la réforme des retraites a fédéré dans le Poher. Plus de 2 000 personnes ont défilé, jeudi 19 janvier 2023, à Carhaix, dans la bonne humeur, du jamais vu depuis la fermeture de la maternité.

« Sans la pluie on se croirait aux Charrues ». À Carhaix, la manifestation contre le projet de réforme des retraites a réuni 2 000 personnes dans les rues, du jamais vu depuis la lutte contre la fermeture de la maternité de l’hôpital. Parti à 11 h, de la Maison des syndicats, après une prise de parole de la CGT et de la CFDT, organisateurs de la manifestation carhaisienne, le long cortège a fait le tour de la place du Champ-de-Foire avant de se diriger vers la gare et remonter vers la place de la Tour d’Auvergne. Plusieurs élus locaux étaient également rassemblés. Une forte mobilisation qui réjouit Bernard Bloyet, secrétaire de l’union locale de la CGT. « C’est une réussite mais on aurait préféré ne pas avoir à se mobiliser. On pourra célébrer ça quand le projet de réforme sera retiré ».

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sud

3 200 fois « non » à la réforme des retraites dans les rues de Quimperlé 

La dernière prise de parole devant l’entreprise Bigard a permis d’associer une partie des 3 200 manifestants au cas de ce salarié, licencié cette semaine, après avoir, selon les syndicats, « répondu à son supérieur ». (Le Télégramme/Gwen Rastoll)

La mobilisation a atteint des sommets sans doute jamais égalés auparavant, ce jeudi 19 janvier 2023, à Quimperlé, avec 3 200 manifestants. Une première journée de mobilisation qui en appelle d’autres… avec quelques réglages.

« Franchement, non… De mémoire de Quimperlois, je ne crois pas avoir vu autant de monde dans les rues de Quimperlé pour une manifestation ». Alain Pennec, ancien maire de Quimperlé (2008-2014), a pourtant vu défiler des cohortes de manifestants. Il s’est même parfois associé aux marches, comme c’est d’ailleurs le cas, ce jeudi 19 janvier 2023. Dans les rues de Quimperlé, l’appel à la mobilisation a été entendu. D’autres anciens et actuels élus, dont de nombreux membres de la municipalité ou de l’Agglo, – le président de Quimperlé communauté Sébastien Miossec et le maire de Quimperlé, Michaël Quernez, en sont – s’associent à la protestation. À l’appel de l’intersyndicale, tous les gros secteurs d’activité sont représentés : Bigard, Les Papeteries de Mauduit, l’hôpital, Nestlé-Purina, le secteur « banques et assurances », les agents territoriaux, les enseignants, l’agroalimentaire…

Pauline Le Diouris et Gwen Rastoll  19 janvier 2023

https://www.letelegramme.fr/

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