Archive | Hollandie

24 avril 2017 ~ 0 Commentaire

hamon (npa)

je m excuse

Liquidé par sa politique et son parti

Avec 6,35 %, Benoît Hamon a réalisé le plus mauvais score d’un candidat du PS depuis Gaston Defferre en 1969 (5,01 %).

Son parti qui, il y a cinq ans, concentrait entre ses mains quasiment tous les pouvoirs, est aujourd’hui à terre.

« Citoyennes, citoyens, réveillez-vous ! », avait-il affirmé la veille du 1er tour, se vantant d’avoir « remis la gauche sur son axe historique ». Seulement voilà, les dits « citoyens » étaient bien réveillés, et ne connaissent que trop cet axe historique de la gauche, celui du reniement, des promesses non tenues, des mensonges et d’une politique soumise aux patronat et aux banques. D’ailleurs, au même moment, Hollande, après Le Drian et Valls, préparait le ralliement du gouvernement à Macron…

Ancien ministre, Hamon aura tout fait pour tenter de faire oublier qu’il a été un « frondeur » favorable à toutes les interventions militaires du quinquennat, étant dans cette campagne le candidat le moins critique de la politique étrangère de François Hollande, saluant la récente frappe américaine en Syrie. Il a, durant sa propre campagne, commencé à renier ses propres promesses, faisant de son  revenu universel d’existence une simple prime d’activité améliorée… Et à peine a-t-il fait le douloureux constat, « J’ai échoué », qu’il a suivi Cambadélis et tous les autres pour appeler à voter Macron.

Sans rire, le faiseur de boniment parle maintenant de « campagne fondatrice » et de « graines semées pour l’avenir ». « La gauche n’est pas morte, je sais que vous n’attendez pas une “recomposition” d’appareils, les arrangements d’un vieux monde politicien épuisé par une Ve République elle-même à bout de souffle… Vous me l’avez dit : vous attendez une renaissance… ».

La fin d’une époque…

En attendant, les dirigeants du PS qui l’ont liquidé s’interrogent sur le seul sujet qui les préoc- cupe : comment utiliser les législatives pour avoir les moyens de négocier une place dans la future majorité présidentielle ou au moins jouer un rôle au Parlement ? « Des accords rose- rouge-vert aux législatives », « la refondation » de la gauche et du PS, une coalition rose- rouge-verte avec des écologistes et le PCF,  « des configurations à géométrie variable dans toutes les circonscriptions », la « maison des progressistes » voulue par Valls…

Tout leur semble possible… sauf apparemment un accord avec Mélenchon... A défaut d’avoir une autre politique que celle de Macron, la logique destructrice des ambitions et rivalités politiciennes poursuit son œuvre.

Alors que le PCF s’est lui-même liquidé en s’effaçant derrière Mélenchon, l’effondre- ment de Hamon signe la fin de cette gauche née au congrès d’Epinay, quand l’homme de droite qu’était Mitterrand avait fait une OPA sur la vieille SFIO moribonde pour soumettre le PCF à ses intérêts politiciens dans le cadre de l’union de la gauche. Cette gauche vouée à la défense des intérêts de la bourgeoisie ne pouvait résister à la crise, et s’est elle-même liquidée pour se donner à un jeune arriviste apprenti bonaparte.

Il ne manquera pas d’idées pour refonder cette gauche défunte. Nouvelles et vaines illusions, la tâche des militantEs du mouvement ouvrier, de la nouvelle génération en révolte contre le sombre avenir que lui fait entrevoir cette sinistre présidentielle, est de s’attacher à construire un parti pour la transformation révolutionnaire de la société, un parti des travailleurs. La perspective ouverte par notre campagne.

Yvan Lemaitre Lundi 24 avril 2017

https://npa2009.org/

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24 avril 2017 ~ 0 Commentaire

calais, fessenheim, nddl (france info)

affiche_nddl_12.02-1

Ces résultats intéressants que vous n’avez pas forcément remarqués

D’une manière ou d’une autre, ces neuf villes ont fait parler d’elles durant la campagne présidentielle. Franceinfo s’est penché sur leur vote.

Il y a les fiefs des candidats et les grandes villes. Et puis, il y a les cités méconnues ou moins connues, mais qui se sont retrouvées au cœur d’une actualité qui a, peut-être, influencé le choix des électeurs. Comment ces communes ont-elle voté au premier tour de l’élection présidentielle, qui a vu Emmanuel Macron (23,86%) arriver en tête, devant Marine Le Pen (21,43%), dimanche 23 avril ?

Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis)

Pourquoi est-ce intéressant ? Cette commune de Seine-Saint-Denis a notamment été marquée, en 2017, par une retentissante affaire de violence policière présumé, qui a conduit Théo, 22 ans, à l’hôpital, et entraîné la mise en examen d’un policier pour « viol ». La mairie d’Aulnay-sous-Bois est à droite depuis 2014, mais les électeurs avaient largement choisi François Hollande en 2012.

Quel est le résultat au premier tour ? Comme ses voisines Rosny, Montfermeil, Bobigny, Saint-Ouen, Blanc-Mesnil, Aulnay-sous-Bois a propulsé Mélenchon en tête. Le candidat de la France insoumise a obtenu 33,81% des suffrages à Aulnay, largement devant Emmanuel Macron et ses 22,19%. Comme le résume Le Parisien, « la banlieue rouge a retrouvé sa couleur, après avoir flirté avec le rose ces dernières années ».

Amiens (Somme)

Pourquoi est-ce intéressant ? La Somme est devenue l’un des symboles d’une France en voie de désindustrialisation. Plus que le lieu de naissance d’Emmanuel Macron, qui n’en fait pas vraiment son fief, Amiens est, en outre, une ville marquée par la menace de délocalisation de l’usine de sèche-linges Whirlpool vers la Pologne, prévue en juin 2018, menaçant plus de 600 emplois. Environ 290 salariés travaillent sur le site, auxquels s’ajoutent 250 intérimaires employés quasiment en permanence et une centaine de salariés chez des sous-traitants.

Quel est le résultat au premier tour ? Dans cette ville de la Somme, le fondateur d’En marche !, qui s’est engagé à se rendre à Amiens pendant l’entre-deux-tours, arrive en tête, avec 28,01% des voix. Il est suivi de Jean-Luc Mélenchon (24,87%). Quant à Marine Le Pen, qui a promis que l’usine ne fermerait pas si elle est élue, elle atteint 18,42%.

Bordeaux (Gironde)

Pourquoi est-ce intéressant ? C’est la ville d’Alain Juppé, qui a longtemps cru qu’il serait le candidat de la droite à la présidentielle. Donné favori de la primaire à droite, mais battu par François Fillon, le maire de Bordeaux a ensuite espéré le retrait de son rival, empêtré dans les soupçons d’emplois fictifs. Mais ce dernier n’a finalement jamais renoncé, malgré sa mise en examen. Alain Juppé a donc affiché un soutien discret à l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy.

Quel est le résultat au premier tour ?  A Bordeaux, ville historiquement à droite, Emmanuel Macron (31,26%) s’impose devant Jean-Luc Mélenchon (23,40%). François Fillon (21,80%) est nettement distancé, même s’il réalise un meilleur score qu’à l’échelle nationale, et Benoît Hamon (10,06%) arrive devant Marine Le Pen (7,39%).

Calais (Pas-de-Calais)

Pourquoi est-ce intéressant ? C’est la plus grande ville du Pas-de-Calais, dont la maire Les Républicains, Natacha Bouchart, soutenait François Fillon. Ces dernières années, Calais et son port tourné vers le Royaume-Uni est devenu l’un des épicentres de la crise migratoire, en raison des milliers de migrants qui s’y sont pressés en espérant traverser la Manche.

Quel est le résultat au premier tour ? Marine Le Pen arrive très largement en tête à Calais, avec 37,17% des voix : soit quatre points de plus que son score dans le Pas-de-Calais (34,34%), déjà supérieur au total national (21,43%). La candidate du FN enregistre au passage une spectaculaire progression par rapport à 2012. Contrairement aux résultats nationaux, Marine Le Pen l’emporte d’ailleurs dans presque toutes les communes du Calaisis (elle atteint même 48,74% à Sanghen).

Evry (Essonne)

Pourquoi est-ce intéressant ? Evry est le fief de Manuel Valls, qui en a été le maire. L’ancien Premier ministre, battu à la primaire de la gauche, a appelé à voter pour Emmanuel Macron, rompant son engagement à soutenir le vainqueur de la primaire, Benoît Hamon.

Quel est le résultat du premier tour ? Les électeurs d’Evry n’ont pas vraiment tenu compte de l’appel de Manuel Valls à voter Emmanuel Macron. Jean-Luc Mélenchon y fait un score de 34,69%, bien loin devant le candidat d’En marche !, à 26,93%. Encore plus loin derrière, le PS explose en vol dans ce fief socialiste historique : Benoît Hamon plafonne à 8,67% derrière Marine Le Pen (11,73%) et François Fillon (9,98%).

Fessenheim (Haut-Rhin)

Pourquoi est-ce intéressant ? Comme le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), Fessenheim est un vieux dossier qui divise. Cette ville du Haut-Rhin abrite une centrale nucléaire vieillissante, condamnée à la fermeture par François Hollande. Le site de Fessenheim fait travailler directement 850 personnes, et 2 000 en sous-traitance. Son démantèlement, acté sur le papier, est désormais soumis à la mise en service de l’EPR de Flamanville (Manche).

Quel est le résultat au premier tour ? Il faut tout d’abord noter la forte mobilisation des électeurs de Fessenheim, où la participation atteint 85,30%, largement au-dessus de la moyenne nationale (76,21%). Marine Le Pen arrive confortablement en tête (31,77%), devant François Fillon (23,97%). Emmanuel Macron se hisse difficilement en troisième position avec 14,37%. Nicolas Dupont-Aignan (11,55%) y devance Jean-Luc Mélechon (11,34%)

Grande-Synthe (Nord)

Pourquoi est-ce intéressant ? A environ 40 km de Calais, Grande-Synthe, dirigée par l’écologiste Damien Carême, a vécu différemment la crise migratoire. Un camp d’accueil des migrants, qui se voulait exemplaire, y a été installé à l’initiative de la mairie, en 2016, mais il a été détruit par un incendie, en avril 2017.

Quel est le résultat au premier tour ? C’est un îlot rouge, dans une grande mer de bleu marine. A Grande-Synthe, les électeurs ont plébiscité Jean-Luc Mélenchon à 33,80%. Le candidat de la France insoumise devance Marine Le Pen qui cumule 30,96% des suffrages exprimés. Emmanuel Macron arrive en 3e position avec 13,79% et Benoît Hamon ne dépasse pas les 8%, alors qu’il comptait le maire Damien Carême (EELV depuis 2015) dans son équipe de campagne.

Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique)

Pourquoi est-ce intéressant ? Le combat contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est toujours d’actualité. Et la situation est figée : pas d’évacuation en vue, au moins jusqu’à ce qu’un nouveau locataire s’installe à l’Elysée et que le dossier soit de nouveau arbitré. Sur la ZAD, les opposants au projet hésitaient entre voter Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon ou choisir l’abstention.

Quel est le résultat au premier tour ? Avec 30,60% des voix, Jean-Luc Mélenchon, qui a souvent jugé le dossier comme « un grand projet inutile », arrive largement en tête du premier tour à Notre-Dame-des-Landes. Il devance les deux qualifiés au second tour, Emmanuel Macron (18,82%) et Marine Le Pen (18,52%), qui n’ont pas affiché d’opinion claire sur ce futur aéroport. La participation y est forte, avec 84,63%.

Tulle (Corrèze)

Pourquoi est-ce intéressant ? C’est là que François Hollande avait savouré sa victoire en 2012, avec La Vie en rose à l’accordéon pour bande originale. Le président de la République, qui a choisi ne de pas briguer de nouveau mandat (une première dans l’histoire de la Ve République), s’est rendu dans son fief corrézien, où il reste très apprécié, pour voter. Mais il n’a jamais donné ouvertement de consigne de vote.

Quel est le résultat au premier tour ? A Tulle, Emmanuel Macron arrive en tête (30,8%) devant Jean-Luc Mélenchon (23,72%). Le candidat PS Benoît Hamon est loin derrière (9,07%). Dès 20h15, François Hollande a d’ailleurs appelé Emmanuel Macron pour le féliciter, selon l’Elysée.

franceinfo France Télévisions

24/04/2017

http://www.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Ces 56 communes où Marine Le Pen n’a recueilli aucune voix (France Info)

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23 avril 2017 ~ 0 Commentaire

police (le figaro)

images

Ces pays où la police ne tue pas

La police norvégienne n’a tiré que deux balles en 2014. Bien loin des pratiques américaines, il existe quelques autres pays où les forces de l’ordre ne font pas quasiment pas usage de leur arme.

Les agités de la gâchette outre-Atlantique ne font pas franchement d’émules en Scandinavie.

Et pour cause, en 2014, le corps des 11.000 agents de police norvégienne n’a dégainé qu’à 42 reprises, soit moins d’une fois par semaine. Les chiffres du rapport récemment publié sont éloquents, deux balles tirées en 2014, sans faire de blessé. D’autres pays du nord de l’Europe avancent des résultats similaires, parmi lesquels la Finlande et le Danemark voisins, mais aussi l’Islande, les Pays-Bas ou la Grande Bretagne.

La police norvégienne ne coûte pas cher en cartouches.

Ses agents font feu en moyenne trois fois par an et n’ont abattu qu’une personne depuis 12 ans. En 2011, année du tragique carnage d’Utoya, les policiers norvégiens n’ont tiré qu’une fois, sur Anders Breivik, blessant le responsable de la tuerie -77 morts. Dans ce pays au taux de criminalité très faible, les forces de l’ordre sont rarement armées. Alors même que les particuliers propriétaires d’une arme sont nombreux, héritage chasseur oblige. Avec 31,1 armes à feu pour 100 habitants, le pays se classe 13e au niveau mondial.

Les pays de cette taille (cinq millions d’habitants) affichant un usage aussi faible de leur arme par les dépositaires de la force public se comptent sur les doigts de la main, et, hormis la Nouvelle-Zélande, sont concentrés en Europe du nord. A quelques centaines de miles nauti- ques d’Oslo, l’Islande fait partie de ces pays qui ne connaissent pas le crime. La police s’y est servie de son arme pour la première fois… en 2013! «Que les forces de l’ordre aient dû se servir de leurs armes est sans précédent», avait alors déclaré le directeur national de la police.

La police britannique tue autant en 24 ans que les Etats-Unis en 24 jours

D’autres pays ont banni l’usage des armes à feu de l’exercice de maintien de l’ordre. Ainsi la police danoise avait déchargé seulement 11 fois en 2006, alors qu’en 2014 les agents finlan- dais ont utilisé six cartouches. Pour illustrer ces données, rappelle que la police britannique (Angleterre et Pays de Galles) a tué autant de civils en 24 ans que celle des Etats-Unis dans les 24 premiers jours de 2015. Notons tout de même que ces chiffres ne prennent pas en compte les émeutes ayant secoué (le Nord de) l’Irlande

S’il faut reconnaître que ces états se sont permis le luxe de désarmer leur police à la faveur d’un taux de criminalité faible, voire inexistant, il est notoire que ce dernier n’a pas été impacté par ce tournant. N’en déplaise à Robert Ménard et autres chantres des politiques sécuritaires.

A titre de comparaison, et même si la violence y est sans commune mesure, la police brésilien- ne surarmée a tué 2 212 personnes en 2013. Aux Etats-Unis, le seuil des 400 victimes a été franchi au premier semestre 2015. En France, ces chiffres ne sont pas publics mais des asso- ciations tiennent des décomptes, contestés, de personnes tombées sous les balles policières.

On sait néanmoins que de plus en plus de brigades, notamment municipales sont armées. Le ministère de l’Intérieur affirme pour sa part que l’arme de nombreux agents reste au chaud dans leur fourreau toute leur carrière durant. Pas d’autres choix que de croire sur parole les pouvoirs publics donc, et de les inciter à rendre ces données publiques.

Antoine Sillières 10/07/2015

http://www.lefigaro.fr/

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22 avril 2017 ~ 0 Commentaire

censure (lutte ouvrière)

censure

Censure sur un clip

Comme tous les candidats à la présidentielle, Nathalie Arthaud a droit à 43 minutes sur les médias publics dans le cadre des clips de la campagne officielle. C’est peu, et injuste, comparé aux centaines d’heures d’antenne que monopolisent depuis des mois les candidats que l’on dit grands.

Mais même ces 43 minutes ne sont pas libres. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a censuré des images que Nathalie Arthaud avait choisies pour dénoncer la politique impérialiste du gouvernement français. On y voyait Sarkozy accueillir à bras ouverts Assad et Kadhafi, et Hollande décerner la Légion d’honneur au roi d’Arabie saoudite.

Et ils osent parler de liberté d’expression !

19 Avril 2017

http://journal.lutte-ouvriere.org/

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20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

brest militants (le télégramme)

  • Présidentielle.  Paroles de militants

Serge Da Silva, NPA BREST

Présidentielle. Paroles de militants

Après les débats, place au choix. Avant le premier tour de l’élection présidentielle, dimanche prochain, nous avons souhaité donner la parole à des militants du Pays de Brest qui représentent les onze candidats en lice. Ils nous donnent, chacun, les raisons de leur engagement.

Serge Da Silva, enseignant, 37 ans, de Brest, soutient Philippe Poutou (Nouveau Parti Anticapitaliste). « Je suis investi depuis le début du parti en 2009. Au NPA, il y a l’idée d’un fonctionnement collectif, en opposition à tous ces candidats qui semblent nous dire : « Dormez tranquille, votez pour moi », ou à cette idée du chef charismatique qui aurait toutes les solutions.

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Quand Poutou se retourne durant le débat télé pour parler aux collègues, il montre justement qu’au NPA, les idées sont réfléchies collectivement. On n’attend pas la personne hyper brillante qui pourrait résoudre tous les problèmes. Poutou est là pour faire exister un camp social qui n’a pas le droit à la parole et diffuser des idées qui vont à l’encontre du discours dominant, à l’image de la question de la dette.
Le vrai pouvoir n’est pas entre les mains de l’État mais des banques, des grandes entreprises. Il faut nationaliser tout ce monde-là, pas pour le punir, mais pour le soulager de la question de la rentabilité à tout prix qui fait trinquer les salariés et la nature. Pour crocher dans ce pouvoir- là, il n’y a que la lutte collective, et c’est ce que le NPA propose ».
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Et aussi Lutte Ouvrière:
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André Cherblanc, 67 ans, de Brest, retraité de la fonction publique, soutient Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière). « J’ai rejoint Lutte ouvrière au sortir des événements de 1968, et je n’ai pas eu de raison d’en changer depuis, car le modèle capitaliste n’a eu de cesse de prospérer encore plus sur le dos des travailleurs.
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Je soutiens Nathalie Arthaud pour faire entendre la voix des exploités. On sait bien que cette élection est une escroquerie. On nous explique qu’en choisissant un président, les choses vont changer, or l’expérience montre que le pouvoir reste toujours entre les mains des capitalistes. La société n’a jamais été aussi riche, mais cette richesse est accaparée par quelques-uns qui sèment le chômage, la misère et la guerre sur leur chemin. Seules les luttes collectives et le rapport de force parviendront à mettre à terre ce modèle vorace qui marche sur la tête »
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La France Insoumise
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Leila El Mahdi, 40 ans, étudiante à Brest, soutient Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise). « J’ai été commerçante mais aussi aide-soignante avant de reprendre mes études. J’ai donc connu plusieurs statuts, et je crois que Jean-Luc Mélenchon est celui qui comprend le mieux la diversité des situations auxquelles nous sommes confrontés dans nos vies.
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En rejoignant La France Insoumise, j’ai avant tout rejoint un mouvement qui brasse toutes les générations. Ce programme, on l’a tous bâti, ensemble. Il y a une générosité chez Mélenchon qui pousse les gens à communiquer, à interagir. Il ravive l’espoir d’un avenir commun. Il veut aboutir à une révolution pacifiste. Il est aussi le seul à reconnaître la précarité de vie des étudiants et à proposer une allocation d’autonomie de 800 € par mois pour leur permettre réellement de réussir leurs études ».
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Le Parti Socialiste
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Ewen Huet, 22 ans, de Brest, étudiant à Sciences Po, soutient Benoît Hamon (Parti socialiste). « Avec Benoît Hamon, ce n’est pas une affaire d’ego. C’est le seul qui a une réflexion à quinze- vingt ans, et qui pose l’avenir. C’est le candidat des idées, celui qui a remué la gauche avec tous les intellectuels que l’on avait perdus en route tout au long du quinquennat qui s’achève.
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C’est aussi le seul candidat qui parle de l’avenir, qui a une réelle projection lucide sur l’écologie ou la manière de percevoir l’évolution du travail. Il pose des sujets qui vont être sur la table dans les années qui viennent. Enfin, c’est le candidat qui a un vrai rapport avec la démocratie. Il ne prétend pas être l’homme providentiel ni détenir la vérité, mais est plus dans des logiques de participation. Même si cela ne fonctionne pas suffisamment lors de cette élection, dans les années qui viennent, on entendra parler de Benoît Hamon ».
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20 avril 2017
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Pour les autres candidats:

/www.letelegramme.fr/

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20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

brest migrants (ouest france)

soudan

Darfour, Soudan

« Nous sommes des réfugiés, pas des criminels »

Arrivés à Brest en novembre, plusieurs migrants venus du Soudan ne peuvent pas demander l’asile. Désespérés, ils ne savent plus vers qui se tourner. Ils risquent à tout moment être d’expulsés, et renvoyés vers leur pays où ils se disent en danger de mort.

Ils sont une quinzaine, âgés de 25 à 30 ans. Dans leurs yeux, la détresse se mêle à la colère. Le fruit d’une insupportable impuissance face au cauchemar éveillé qu’ils vivent depuis des mois, voire des années. « Je suis parti de mon pays, le Soudan, il y a plus de deux ans », raconte Hichem (1). À Brest depuis novembre, le jeune homme, comme ses camarades d’infortune, revient de loin. « Chez moi, au Darfour, c’est la guerre. Je suis parti pour sauver ma peau », raconte-t-il en arabe, assisté d’une traductrice. Sur les répressions endurées dans son pays natal, Hichem ne s’étend pas. Pudeur ou douleur, l’exilé préfère insister sur le périlleux voyage jusqu’en France.

160 au départ, 15 survivants

« Je suis passé par la Libye, comme la majorité d’entre nous. Là-bas, j’ai dû payer un passeur à deux reprises pour avoir le droit de monter sur un bateau en direction de l’Europe. » Bateau qui, selon son récit, aurait été volontairement coulé par les autorités libyennes. « Sur les 160 du départ, nous sommes 15 à avoir survécu. » Secouru par des pêcheurs, le groupe atteint enfin Lampedusa, en Italie. L’arrivée en Europe n’offre aucun répit, au contraire. « Comme je refusais de donner mes empreintes, ils ont utilisé un taser et j’ai été incarcéré », poursuit Hichem. Après six tentatives infructueuses, le Soudanais parvient enfin à gagner la France en juillet dernier.

« Je préfère être jeté à la mer »

Là, il rejoint le campement parisien de Stalingrad, dans le 19e, où plus de 3 000 autres migrants sont installés sous des tentes d’infortune. À l’évacuation du camp par la préfecture de Paris, une trentaine de Soudanais sont envoyés vers le Finistère. « On nous a assuré que la procédure Dublin (2) serait cassée, et qu’on pourrait faire une demande d’asile », se souvient Nessim, venu lui aussi du Darfour.

Hébergé au centre d’accueil et d’orientation de Kermaria, une ancienne maison de retraite brestoise, le groupe de déplacés ne connaît pas le même sort. « Certains ont effectivement vu leur Dublin cassé, mais la majorité s’est vue refuser le dépôt de demande d’asile à cause du passage par l’Italie », explique une Brestoise, membre du collectif Zéro personne à la rue. Trois sont également assignés à résidence.

« Injustice criante »

« Résultat : ils peuvent être expulsés à tout moment vers l’Italie. D’où ils seront très probable- ment renvoyés vers le Soudan », poursuit la militante. « Je préfère être jeté à la mer plutôt que de retourner en Italie », soupire Hichem, qui ne sait plus vers qui se tourner pour obtenir de l’aide. Accablés par ce qu’ils qualifient d’« injustice criante», les migrants réfugiés à Brest ne comprennent pas le blocage de leur situation. «Nous sommes des réfugiés, pas des criminels», clament-ils en chœur.

Le collectif Zéro personne à la rue, qui les soutient, dénonce les « humiliations » subies par les jeunes hommes de la part d’une préfecture du Finistère « particulièrement zélée ». Sollicitée sur la situation des migrants soudanais, la préfecture a indiqué « ne pas souhaiter commu- niquer sur un sujet aussi sensible en pleine période de réserve », due à la campagne électorale.

19/04/2017 Charlotte HEYMELOT.

http://www.ouest-france.fr/

Notes:

(1) Les prénoms ont été modifiés.

(2) Procédure européenne dite « Dublin III » selon laquelle le pays responsable de la demande d’asile est celui dans lequel la personne est entrée en Europe, et où elle a été contrôlée.

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20 avril 2017 ~ 0 Commentaire

plovan pétition (change)

cochons

Retrait du projet d’extension de la Porcherie de Plovan et Plogastel St Germain

Le Collectif pour une Alternative aux Fermes Usines en Pays Bigouden s’oppose à l’agrandissement de la SARL La Vallée qui produira 30.000 Porcs par an.

Il s’agit du même projet qu’en 2016 qui avait abouti à un avis défavorable. Mécontents des conclusions de la Commissaire Enquêteur, deux nouvelles enquêtes sont ouvertes, une sur Plovan et une sur Plogastel Saint Germain.

D’autres modes de production sont possibles, élevages plus extensifs qu’intensifs, sur paille ou bio. Cela permettrait de limiter les pollutions diverses tout en tenant compte du bien être des habitants comme de l’activité touristique.

Il nous faut défendre notre environnement, notre alimentation pour que les générations futures trouvent une terre belle et propre, un air respirable et une eau saine.

https://www.change.org/

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18 avril 2017 ~ 0 Commentaire

macron (osons causer)

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18 avril 2017 ~ 0 Commentaire

police (dossier) npa

images

Police partout, justice nulle part… Que faire ?

S’il est un domaine où Hollande et son gouvernement ont été particulièrement actifs, ce n’est vraiment pas la lutte contre le chômage… mais la mise œuvre d’une politique autoritaire. Essai de bilan non exhaustif d’un quinquennat qui a diminué le poids de la justice en faveur de la police, faisant ainsi éclater l’équilibre – déjà bien relatif – des pouvoirs.

La police, on en fait quoi ?

Dans les mouvements sociaux qui se sont succédé, de Sivens à la COP21 en passant par la lutte de Notre-Dame-des-Landes, dans toutes les manifestations contre la loi travail, mais aussi dans les quartiers populaires ou la chasse aux migrantEs, la police a été particulièrement mobilisée…

Désarmer la police, maintenant !

Les statistiques de police de différents États montrent sans surprise un niveau de violence nettement plus faible dans ceux où les policiers ne portent pas d’arme.

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16 avril 2017 ~ 0 Commentaire

allemagne (anti-k)

allemands

12,5 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, un record

La pauvreté a progressé de 15 % en 2013 pour toucher 12,5 millions de person- nes, un record, indique l’étude publiée par la fédération d’aide sociale Paritätischer Wohlfahrtsverband.

Vu de France, ce chiffre pourrait sembler paradoxal. Et pourtant. Outre-Rhin 12,5 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté en 2013, un record depuis la réunification du pays en 1990, selon l’étude publiée hier par Paritätischer Wohlfahrtsverband (PW), une fédération qui regroupe quelque 10.000 associations actives dans le domaine de l’aide sociale et de la santé. Cette année là, la pauvreté a bondi de 15 % à 15,5 % par rapport à 2012, année où les chiffres avaient déjà surpris.

« Depuis 2006, on observe clairement une dangereuse tendance d’augmentation à la pauvreté (…) La pauvreté en Allemagne n’a jamais été aussi élevée et la fragmentation régionale n’a jamais été aussi sévère qu’aujourd’hui », a déclaré au site Euractiv Allemagne Ulrich Schneider, le directeur général de Paritätischer Gesamtverband (PG). Une pierre dans le jardin du gouvernement qui assure que l’écart entre riches et pauvres diminue. Une affirmation « tout simplement fausse » pour le responsable de PG.

Comme en France, les mères célibataires sont particulièrement exposées, plus de 40 % d’entre elles basculent dans la pauvreté, indique le rapport.

Si la pauvreté augmente à l’échelle nationale, le fossé qui existe entre régions prospères et régions en déshérence s’est également aggravé depuis 2006. La situation s’est détériorée dans 13 des 16 Länder: les villes-Etats de Brême et de Berlin ainsi que le Land de Mecklem-bourg-Poméranie, dans le nord du pays, sont les plus exposés à la pauvreté; à l’inverse, la Bavière (sud) et le Bade-Wurtemberg (sud-ouest) sont les moins touchés. Hambourg (nord) et plusieurs secteurs de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (ouest) ont connu une forte poussée de la pauvreté, dont le taux est resté stable, voire a légèrement reculé, en Saxe-Anhalt (centre), Brandebourg et en Saxe (est).

« La pauvreté est un problème bien de chez nous« , a poursuivi Ulrich Schneider pour qui l’Allemagne « a clairement un problème croissant de distribution de la richesse » . Et, alors que l’industrie allemande ne cesse de battre des records à l’exportation, cela risque de perdurer. Selon PW, le nouveau salaire minimum entré en vigueur début 2015 (8,50 EUR brut de l’heure), ne permet en effet pas de changer la donne.

Des seuils qui varient d’un pays à l’autre

Mais comment mesure-t-on cette pauvreté ? En Allemagne, les personnes vivant seules avec un revenu inférieur à 892 euros par mois sont classées dans la catégorie des « pauvres ». Une famille avec deux enfants intègre cette catégorie si elle vit avec moins de 1.872 euros par mois.

Des chiffres qui peuvent surprendre.

Masi, en Europe le calcul du seuil de pauvreté varie d’un pays à l’autre (voir le graphique établi par Eurostat pour les pays d’Europe). Selon l’Observatoire des inégalités, cet écart allait de 1.286 euros par mois en Norvège à 180 euros en Roumanie, en passant par 500 euros en Grèce, soit près de deux fois moins qu’en France (935 euros par mois).

JEAN-MICHEL GRADT 20/02/15

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