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21 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

brest masson (ouest france)

cigare

Brest. Alain Masson démissionne de ses mandats

Alain Masson quitte ses mandats à la Ville et à la Métropole de Brest

Le premier vice-président de la Métropole est mis en cause dans une affaire qui pourrait être qualifiée de fraude fiscale. Son départ constitue un bouleversement pour la majorité municipale et métropolitaine.

« Par courrier du 21 novembre 2018, M. Alain Masson a présenté sa démission du Conseil municipal de Brest au représentant de l’État, qui l’a acceptée. »

C’est par ce bref communiqué de la préfecture du Finistère que la nouvelle est tombée. Alain Masson, 2e adjoint à la Ville de Brest et 1er vice-président de Brest métropole, quitte tous ses mandats. Une décision liée à sa mise en cause dans une affaire qui pourrait ultérieurement être qualifiée par la Justice de fraude fiscale.

21/11/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Indemnités des élus PS. À Brest, coup de théâtre judiciaire (Le Télégramme)

Affaire des indemnités des élus PS à Brest : le premier vice-président percevait 3.470€ par mois non-déclarés au fisc (France Bleu)

Brest: le vice-président de la Métropole démissionne suite aux révélations sur les indemnités des élus socialistes (FR3)

Commentaire:

C’est pitoyable! Tout çà pour çà! C’est indigne d’un membre d’un parti « socialiste » opposé aux augmentations substancielles des minimas sociaux et du SMIC. C’est Balkany qui doit doit bien rigoler!

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21 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

affaire urvoas (fr3)

urvoas abc

Affaire Urvoas 

La Cour de justice de la République a bouclé son enquête

La Cour de justice de la République (CJR) a terminé ses investigations concernant l’ex-garde des Sceaux socialiste Jean-Jacques Urvoas, soupçonné d’avoir transmis au député Thierry Solère des éléments sur une enquête qui le visait, a appris mardi l’AFP, confirmant une information de L’Obs.

La commission d’instruction de la Cour de justice de la République (CJR) a rendu un arrêt, qui a été communiqué le 15 novembre au parquet général de la Cour de Cassation, selon cette source.Il reviendra donc désormais au procureur général de la Cour de Cassation François  Molins de décider ou non d’un renvoi de Jean-Jacques Urvoas devant la CJR, seule instance habilitée à juger des membres du gouvernement pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions.

Une note confidentielle envoyée pendant l’entre-deux-tours

L’affaire avait été révélée en décembre 2017 par le Canard enchaîné. Selon l’hebdoma-daire satirique, Jean-Jacques Urvoas avait envoyé à Thierry Solère (ex-Les Républicains, qui a rejoint La République en Marche) une note de la Direction des affaires criminelles et des grâ-ces (DACG) sur une enquête le concernant, entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2017.

Cette synthèse aurait été demandée à ses services par le ministre, comme le lui permettait son statut, puis transmise au député par la messagerie WhatsApp, d’après le journal. La procureu-re de Nanterre avait confirmé que des éléments « susceptibles d’engager la responsabilité pénale de Jean-Jacques Urvoas » avaient été saisis lors d’une perquisition, puis transmis le 5 décembre au procureur général près la Cour de cassation.
 20/11/2018
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Lire aussi:

Jean-Jacques Urvoas mis en examen par la Cour de Justice (FR3) 

Ouverture d’une enquête sur Jean-Jacques Urvoas pour violation du secret professionnel (FR3) 

Commentaire: Il va bien sûr s’en tirer! Qu’on l’envoie au Japon! D’autant qu’il y a aussi « enrichissement personnel »  dans l’affaire de sa permanence!

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21 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

psychiatrie (bastamag)

manifestants-hopital-sud

Privatisation rampante

Ces grands groupes de santé privés qui comptent bien profiter de l’agonie de l’hôpital psychiatrique public

Les mouvements de grève se multiplient dans les hôpitaux psychiatriques publics, sur fond de manque de moyens pour accueillir correctement les patients, de services qui ferment et de soignants à bout. En parallèle, les cliniques psychiatriques privées, de plus en plus concentrées au sein de quelques grands groupes, prennent davantage de poids dans le secteur.

Prenant d’abord en charge les patients les plus aisés, c’est-à-dire les plus solvables , tout en abandonnant au public les pathologies les plus lourdes et les hospitalisations sous contrainte, ces entreprises considèrent avant tout le soin psychique comme un marché à conquérir.

Troisième volet de notre enquête consacrée à la crise de la psychiatrie en France.

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Rachel Knaebel 20 novembre 2018

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21 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

pouvoir d’achat (npa)

ogres

Pouvoir d’achat

La grande entourloupe

Le gouvernement ne cesse de vanter son effort pour le pouvoir d’achat. Mais, pour une large partie de la population et d’abord « ceux d’en bas », ce qui semble gagné d’un côté (comme la baisse de la taxe d’habitation), disparaît de l’autre et les fins de mois sont toujours difficiles.

D’abord, toutes les estimations un peu sérieuses montrent que ce sont avant tout les revenus élevés qui profitent des réformes du gouvernement et que les bas revenus sont les perdants (désindexation des prestations sociales, hausse des taxes sur les carburants et le tabac).

Les salaires augmentent peu et sont rongés par l’inflation.

D’après les chiffres publiés le 13 novembre par le ministère du Travail, l’indice du salaire horaire de base des ouvrierEs et des employéEs a progressé de 1,5 % entre septembre 2017 et septembre 2018 alors que, durant la même période, les prix à la consommation (pour l’ensemble des ménages et hors tabac) ont augmenté de 1,9 %.

Quant aux retraites, outre la hausse de la CSG, pèsent les revalorisations au compte-goutte, notamment pour les retraites complémentaires du privé qui augmentent chaque année moins que les prix.

Et il y a un problème de thermomètre 

L’indice des prix à la consommation de l’Insee est utilisé pour mesurer les hausses de prix. Mais cet indice officiel n’est pas un instrument miracle : il dépend des choix faits pour le calculer. Il ne prend pas en compte toutes les dépenses des ménages.

La taxe d’habitation ou la CSG ne comptent pas 

Quand la CSG augmente, comme c’est le cas cette année pour des millions de retraitéEs, l’indice des prix de l’Insee ne voit rien. Ensuite, la pondération de chaque bien ou service qui compose le « panier » est basée sur une moyenne nationale.

Par exemple, le poste « loyers » compte pour seulement 6 % du panier moyen. Du coup, les hausses de loyer, même importantes, n’impactent que très peu l’indice. La hausse récente du carburant n’affecte pas ceux qui n’ont pas de voiture ou l’utilisent peu.

Mais pour les salariéEs obligés de la prendre pour aller travailler, elle est catastrophique, alors que la moyenne cache en grande partie son effet. Même problème pour faire les courses avec l’évolution de l’implantation des commerces.

On pourrait multiplier les exemples. Jusqu’à 61 % du budget des bas revenus est absorbé en dépenses « pré-engagées » (frais de logement, assurances, cantines, forfaits téléphoniques et audiovisuels). Ce qui reste pour vivre est donc réduit ; d’où l’effet décuplé de certaines augmentations (comme l’essence aujourd’hui) qui gênent beaucoup moins les hauts revenus.

HW Mercredi 21 novembre 2018

https://npa2009.org/

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21 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

carlos ghosn (npa)

carlos-ghosn 2

Carlos Ghosn

symbole de ces super-riches qui en veulent toujours plus

Carlos Ghosn, le dirigeant de Renault-Nissan-Mitsubishi, l’homme aux 15 millions d’euros de rémunération annuelle, a été arrêté, lundi 19 novembre à Tokyo, dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons de fraude fiscale et d’abus de biens sociaux.

Ghosn est soupçonné de ne pas avoir déclaré la totalité de ses revenus, issus de l’achat et de la vente d’actions.

La somme pourrait atteindre 38,9 millions d’euros. La direction de Nissan, dont le siège aurait été perquisitionné, a immédiatement organisé une conférence de presse. Elle confirme les accusations et va même plus loin : Carlos Ghosn aurait commis plusieurs autres actes graves, et utilisé de l’argent de la société à des fins personnelles.

Le constructeur japonais va proposer son départ. Du coup, le jour-même, les cours boursiers de Renault et de Nissan s’effondraient.

Cette histoire confirme plusieurs choses.

D’abord l’avidité des super-riches : même gavés, ils n’en ont jamais assez et montent des combines pour ne pas payer leurs impôts et détourner les biens de leur entreprise. En 2017, avait déjà fuité un projet élaboré par les banquiers de l’alliance Renault-Nissan, qui aurait permis de verser discrètement des millions d’euros supplémentaires de bonus annuel à Carlos Ghosn et à d’autres dirigeants via une société créée spécialement et domiciliée aux Pays-Bas.

Ensuite, décidément, le Japon n’est pas la France 

Ce n’est pas notre Serge Dassault national, fraudeur fiscal (sur des dizaines de millions d’euros), manipulateur d’élections à la mairie de Corbeil, qui aurait connu une déchéance aussi rapide ; il a conservé son mandat de sénateur jusqu’au bout et, après des années de procédu-re, a eu une peine avec sursis. Il n’est toutefois pas exclu que cette affaire renvoie à une lutte d’influence pour éliminer un Carlos Ghosn gênant.

Quant au recul massif des cours de la Bourse, même si les salariéEs n’y sont pour rien, les futurs dirigeants du groupe pourraient utiliser la ficelle habituelle d’un plan de réduction des effectifs pour les faire remonter.

Macron s’est cru obligé de déclarer lundi « que l’État actionnaire assurera tout son soutien » aux salariéEs du groupe. On ne peut bien sûr faire aucune confiance à de telles promesses, venues de celui qui prend aux pauvres pour donner aux riches et préfère organiser la chasse aux chômeurEs plutôt qu’aux évadés et fraudeurs fiscaux.

Les salariéEs de Renault-Nissan, auxquels nous apportons notre authentique soutien, ne pourront compter que sur leur mobilisation.

Henri Wilno Mercredi 21 novembre 2018

https://npa2009.org/

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20 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

pôle emploi (france info)

Manara-marre

Un tiers des effectifs de Pôle emploi font grève

Pour s’opposer à des suppressions de postes

Le ministère du Travail a annoncé en septembre la suppression de 800 postes « équivalent temps plein » sur l’année 2019. La grève contre les suppressions de postes prévues au sein de Pôle emploi l’an prochain a été suivie mardi 20 novembre par près de 30% des effectifs de l’opérateur, a annoncé la direction.

Le ministère du Travail a annoncé en septembre la suppression de 800 postes « équivalent temps plein » sur l’année 2019, à l’heure où les réformes de l’Assurance chômage prévoient un suivi accru des chômeurs.

« De telles suppressions de postes ne pourront pas se faire sans dégrader le service rendu aux demandeurs d’emploi et aux employeurs », écrivent dans une lettre sept organisations syndica-les: CFDT, CFTC, CGT, SNAP, SNU, Unsa et Solidaires Sud. « Aucun poste n’est en trop à Pôle emploi », ajoutent-elles en dénonçant des conditions de travail déjà difficiles, les portefeuilles de demandeurs d’emploi attribués aux agents « continuent d’exploser », écrivent-elles par exemple.

« Conditions de travail dignes »

FO, qui a appelé à manifester de son côté, a réclamé des « conditions de travail dignes per-mettant aux agents et cadres de faire en sorte que Pôle emploi remplisse ses missions » ainsi qu’« une digitalisation au service des agents et non pour les remplacer ».

Le gouvernement mise sur une augmentation de « la productivité » des agents et un meilleur accompagnement des demandeurs d’emploi avec la numérisation des processus, avait expliqué un membre du cabinet de la ministre du Travail pour justifier les suppressions de postes.

20/11/2018

https://www.francetvinfo.fr

Appel contre les suppressions de postes à Pôle emploi (Basta)

Ce 20 novembre, une intersyndicale appelle à la grève à Pôle emploi, contre les suppressions de poste au sein du service public de l’emploi prévues dans le projet de Budget de la loi de finances pour 2019. Selon les syndicats, 800 équivalents temps plein seront supprimés, s’ajoutant aux 300 postes et 1400 contrats aidés amputés en 2018. « De telles suppressions de postes ne pourront pas se faire sans dégrader le service rendu aux demandeurs d’emplois et aux employeurs, on le voit déjà avec la baisse du nombre d’agents en charge de l’indemnisation ainsi qu’avec les portefeuilles de demandeurs d’emploi qui continuent d’exploser », souligne l’intersyndicale.

Lire aussi:

  Pôle emploi, c’est vraiment devenu une machine de guerre (Basta)

« Au quotidien, l’impression, c’est d’être noyée » : une agent de Pôle emploi explique pourquoi elle fait grève (France Info)

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20 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

carlos (à-l’encontre r-p)

carlos ghosn

Carlos Ghosn:

La chute du patron qui vivait dans l’impunité… sociale

Les temps changent… Le PDG de l’alliance Renault-Nissan (Mitsubishi et Avtocaz) a été arrêté hier au Japon, sur la base de soupçons de fraude fiscale et d’abus de biens sociaux au titre de ses fonctions chez le constructeur nippon. Une déchéance brutale pour cette star mondiale du CAC 40 et de l’automobile.

L’homme qui valait 13 millions d’euros a finalement chuté.

Super-PDG cumulant les casquettes à la tête de Renault, Nissan, Mitsubishi et Avtovaz, survo-lant les fuseaux horaires, de l’Hexagone jusqu’au pays du Soleil-Levant (avec son avion privé), Carlos Ghosn a été arrêté hier au Japon sur la base de soupçons de fraude fiscale et d’abus de biens sociaux au titre de son mandat de président du conseil d’administration chez Nissan.

D’après le quotidien nippon The Asahi Shimbun, le magnat de l’automobile est accusé d’avoir sous-déclaré des éléments de son salaire à hauteur de 5 milliards de yens, soit près de 38,78 millions d’euros. Un autre dirigeant du groupe, Greg Kelly, est également mis en cause pour complicité dans cette affaire.

Ce serait une enquête interne menée par Nissan sur la base d’accusations formulées par un lanceur d’alerte qui aurait mis au jour des pratiques de malversation, a fait savoir le construc-teur automobile dans un communiqué.

Nissan affirme que, «pendant de nombreuses années», Carlos Ghosn et Greg Kelly ont déclaré au fisc japonais des montants de rémunération inférieurs au revenu réel du premier. «De nombreux actes irréguliers ont été découverts, comme l’utilisation des biens de la société à des fins personnelles», explique en outre le groupe japonais, dont l’actuel PDG, Hiroto Saikawa a proposé la démission de Carlos Ghosn.

Une déchéance aussi brutale que spectaculaire pour celui qui a joui du statut de sauveur de la marque nippone depuis la prise de contrôle de Nissan par Renault, en 1999, alors que cette première périclitait, lestée de 17 milliards d’euros de dettes. Ironiquement, c’est donc à Nissan que Carlos Ghosn doit sa chute. Une nouvelle preuve que, dans le monde du business, la reconnaissance n’est jamais éternelle.

Après avoir redressé l’entreprise au forceps en faisant le ménage dans les fournisseurs, mais aussi en fermant les usines les moins productives pour surcharger les autres, Carlos Ghosn, alors directeur général de Nissan, avait acquis une réputation de «cost killer» [le «tueur de coûts», autrement dit des salaires, avec accentuation de l’intensité du travail, un temps de travail fragmenté, une précarisation, la sous-traitance, délocalisation, etc.]

Des méthodes radicales qui l’avaient propulsé comme directeur général de Renault en 2005, pour reprendre le flambeau de Louis Schweitzer. Depuis, le PDG a décliné sa méthode Nissan de compression des coûts et des délais de production des véhicules chez Renault, quitte à faire plonger la qualité des véhicules. Et au prix d’une facture sociale pour le moins salée.

Un bilan humain dramatique avec des suicides dans les usines

La CGT Renault déplorait déjà plus de 23 500 suppressions d’emplois dans le groupe en 2015, faisant le bilan de dix ans de gestion Ghosn. «Intensification du travail, explosion des collectifs de travail, individualisation, mises en concurrence, turnover permanent, mise en incertitude économique…

Les dirigeants ont édifié un système managérial dramatique sur le plan humain et contre-productif sur le plan économique au long cours. Le bilan humain est dramatique, avec des suicides dans les usines (filiales comprises) et au technocentre, mais aussi l’explosion des maladies professionnelles», dénonçait en outre le syndicat. Gel des salaires, mutualisations et augmentation de la productivité sont alors les maîtres mots des deux accords de compétitivité que la direction de Renault met en place en 2013 et 2017.

Hier, dans un communiqué, la CGT rappelle en outre que la production de véhicules en France a chuté de 53 % du volume total de Renault dans le monde en 2004 à 17 % en 2017. Artisan et homme fort de l’alliance Renault-Nissan, un attelage capitalistique original avec prises de participations croisées entre les deux groupes, le grand patron a souvent été accusé de privi-légier le développement de la marque nippone au détriment de celle au losange (Renault).

Celui-ci plaidait notamment depuis des années pour une fusion capitalistique entre les deux groupes, quitte à faire perdre à Renault, et à l’Etat français actionnaire au sein de ce dernier, sa prééminence dans l’alliance. Le constructeur hexagonal détient en effet 43,4 % de Nissan, quand la marque japonaise ne détient que 15 % de Renault, la privant ainsi de droit de vote dans le groupe au losange.

Franco-libano-brésilien polyglotte, ce grand patron de choc, surnommé Seven-Eleven («sept-onze» en français) en raison de ses amplitudes horaires de travail, avait acquis au fil des années une stature de dirigeant en apparence intouchable.

Figurant systématiquement dans le haut du classement des dirigeants les mieux payés de France, Carlos Ghosn engrangeait chaque année sans embarras des salaires mirobolants, quitte à passer outre l’avis de ses propres actionnaires. Au premier rang desquels l’Etat, qui détient encore 15,01 % du constructeur.

En 2016, le conseil d’administration (CA) de la marque au losange a ainsi maintenu la rémunération de 7,2 millions d’euros versée à Carlos Ghosn, malgré son rejet par l’assemblée générale des actionnaires à 54,12 %, dont les représentants de l’Etat faisaient partie. Un événement inédit dans le monde feutré du CAC 40, peu propice à être choqué par le niveau de rémunération des PDG.

«Pour un grand patron comme Carlos Ghosn, il y a une forme d’impunité qui se construit à travers (la) sociabilité (des plus riches), dans les mêmes quartiers. Ils veulent aussi rester entre eux aux conseils d’administration?», analyse Monique Pinçon-Charlot. Et la sociologue de préciser que «chez Renault, les syndicalistes représentants les ouvriers au CA n’ont pas le droit de siéger dans le comité de rémunération, ce qui garantit des milliers d’euros de rémunération au PDG».

(Article publié le 20 novembre 2018 dans L’Humanité)

Alencontre 20  novembre  2018  Loan Nguyen

http://alencontre.org/

Lire aussi:

Le mikado fiscal s’est effondré (The Guardian)

Patron voyou: le PDG de Renault-Nissan arrêté au Japon pour fraude fiscale (RP)

L’affaire Ghosn. Débat: trois premières leçons (A l’Encontre.ch)

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19 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

gilets jaunes (france info tc sud révolution)

Macron2.

« Ce n’est pas qu’une question d’essence » 

Reims, quatre « gilets jaunes » expliquent les raisons de leur colèr

Delphine : « Un ras-le-bol général »

Delphine Pierard s’est placée en première ligne, au point de filtrage, là où on fait obstacle de son corps pour bloquer les voitures. Bonnet blanc et lunettes de soleil, cette mère célibataire de 38 ans n’hésite pas à se confier auprès d’un conducteur excédé pour justifier le mouve-ment. « J’ai des enfants seuls à la maison et je n’ai plus d’emploi, monsieur. Je le fais pour eux et je le fais pour moi. Et ce n’est pas qu’une question d’essence ! »

Pour cette chargée d’études de prix dans le BTP, la hausse des taxes sur le gasoil n’a été que « la goutte d’eau » de trop. Avant de se retrouver, depuis peu, au chômage, elle vivait déjà des fins de mois difficiles. « Je calcule combien j’ai dans le porte-monnaie avant de partir faire mes courses, détaille-t-elle. Il y a des jours où je ne mange pas. C’est dur pour mes deux filles de 7 et 13 ans de vivre ça, de ne pas avoir les mêmes choses que d’autres, même si elles comprennent en grandissant. »

Delphine Pierard vit à Saint-Thierry, un « village de viticulteurs » à une dizaine de kilomètres de là. Elle parcourait 50 km chaque jour pour se rendre à son travail, sans alternative possible. Si « une maison dans le village coûte moins cher qu’un appartement sur Reims », elle doit composer avec la mauvaise isolation de son HLM des années 1970 : « 200 euros de chauffage chaque mois en hiver pour être à 16°C ou 17°C ». Ce samedi, elle a donc laissé ses filles à la maison pour venir exprimer son « ras-le-bol général ».  « On nous prend taxes sur taxes et on ne voit pas ce que devient notre argent ». Delphine Pierard à franceinfo

La « gilet jaune » au bonnet blanc estime être une « sacrifiée » fiscale, sans « amélioration » de son quotidien en retour. La fiscalité ne finance-t-elle pas des services comme l’éducation ou la santé? « Pour les problèmes de dents de mon aînée, j’ai dû prendre une mutuelle à 140 euros par mois, et encore il m’en reste un peu de ma poche après. Alors qu’on ne me dise pas que les taxes servent à ça… »

Cyril : « Que Macron vive avec 1 200 euros »

Les températures négatives du petit matin ne l’ont pas effrayé. Cyril Bouchu s’est présenté au rendez-vous de 7 heures avec son gilet jaune… et son short. « J’en mets même quand je vais au ski, assure-t-il. Mais bon, la dernière fois à la neige, c’était en 2008. »

Ce boulanger-pâtissier salarié de 38 ans est venu manifester, pour la première fois depuis 1995, pour s’opposer aux taxes qui l’obligent à limiter son train de vie. « Je gagne 1 200 euros par mois, alors on paie les factures et ensuite, on voit ce qu’il reste, résume ce père de quatre enfants. Cet été, pour les vacances, on a été dans un camping pas cher dans le Gers. »

Il est prêt à camper, de nouveau. Mais cette fois, autour du rond-point. « Avec mon aîné, j’ai pris de quoi tenir le week-end, avec toile de tente, couvertures et duvets dans le coffre », assure-t-il. Sa femme garde les trois autres enfants. Elle est sans emploi depuis que son patron boulanger a fermé boutique en début d’année, la faute aux charges, selon Cyril Bouchu. Il appelle donc le gouvernement à « baisser quelques taxes et à privilégier les petits patrons plutôt que les gros ».

Il rêverait aussi qu’Emmanuel Macron « vive avec 1 200 euros par mois ». En 2017, cinq ans après avoir voté pour François Hollande, il avait glissé un bulletin Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. « On ne peut pas savoir ce que cela aurait donné, reconnaît-il. On ne croit plus trop en eux. Cela aurait peut-être été pire, mais je voulais essayer. » En 2018, pour se faire entendre différemment, il a choisi les « gilets jaunes ».

Sara : « On peine à faire nos courses »

Au loin, un appel à l’aide et, depuis le rond-point, des dizaines de « gilets jaunes » remontent en courant la file des voitures bloquées. Sara fait face à une voiture qui a tenté de forcer le barra-ge pour se rendre à sa salle de sport. « Il a voulu me rouler dessus », raconte la femme de 20 ans, après que le véhicule a été contraint de rentrer dans le rang.

Cette Portugaise est arrivée en France il y a sept ans, dans le sillage de ses parents qui vou-laient lui offrir un avenir meilleur. Ont-ils déchanté depuis ? Leur fille a repoussé ses études supérieures pour travailler, le temps de les financer. Elle a fait les vendanges durant l’été, encadré des enfants dans un centre de loisirs à la Toussaint, mais le compte n’y est pas. « Je vis dans un studio avec mon conjoint, qui gagne 700 euros par mois, confie-t-elle. Après les aides, il nous reste 200 euros de loyer. On en a pour 90 euros d’électricité, 200 euros d’essence. On peine à faire nos courses. » « Je n’ai pas les moyens d’allumer le chauffage chez moi, alors qu’il faisait -3°C cette nuit à Reims ».Sara à franceinfo

Disant espérer que « les choses changent » grâce à la mobilisation des « gilets jaunes », elle se dit d’ores et déjà réconfortée par cette journée, qui a permis l’expression d’une colère au travers d’un collectif. Elle conclut par un appel : « Baissez les taxes. Ou aidez-nous. On ne demande que de l’aide. »

Christian : « Je manifeste pour les autres »

Veut-il moins de taxes, moins d’impôts ? « Moins de gouvernement déjà, moins de primes et de frais de représentation pour les politiques ! » Pour Christian Le Port, 40 ans, la classe politique doit faire son examen de conscience. En écoutant une émission de radio, récemment, sur RMC, ce chauffeur-routier dans les travaux publics a été révolté par le cas d’un élu cumu-lard « qui palpe 7 000 euros par mois et qui n’est pas fichu de s’acheter un costard tout seul ».  « Les élus peuvent aller chez Brice ou Kiabi, comme tout le monde ». Christian Le Port à franceinfo

S’il estime « bien gagner » sa vie, Christian Le Port dit se mobiliser « pour les autres ». Il mentionne sa mère, « interdite bancaire », qui vit avec 800 euros par mois. « C’est la première manif de ma vie, affirme-t-il. Comme disait Coluche, on est dans la merde et il faut qu’on remue cette merde pour que l’odeur remonte tout en haut. »

Malgré le froid et les injures des conducteurs mécontents, Delphine, Sara, Cyril et Christian sont venus manifester contre la hausse des prix des carburants. Mais pas seulement… Pétara-des de moto, odeurs de gaz d’échappement et ambiance bon enfant au rond-point de Thillois. C’est autour de ce nœud stratégique à la sortie de Reims (Marne) que se sont rassemblés des centaines de « gilets jaunes », samedi 17 novembre, comme partout en France. Bravant le froid matinal, et parfois les insultes d’automobilistes mécontents, ils ont monté un barrage filtrant et ralenti la circulation vers l’importante zone commerciale desservie par le rond-point. Pour franceinfo, quatre d’entre eux ont accepté d’expliquer leur participation à ce mouvement inédit.

Yann Thompson 19/11/2018
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19 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

ferroviaire (révolution permanente)

sncf

La destruction du ferroviaire et le tout-routier

Un marché juteux pour le patronat

Le 17 novembre est un appel au blocage, initialement lancé contre la hausse du prix du carbu-rant et expression d’une colère légitime face au ras-le-bol fiscal. Si cette hausse pénalise tout le monde et notamment en milieu rural, il est maintenant évident que nous ne pouvons pas prolonger notre utilisation abusive des carburants fossiles sans mettre en péril l’ensemble de la société humaine mondiale, alors comment se positionner ?

Tout d’abord, les taxes sur les produits de consommation courante sont forcément pénalisantes pour les bas salaires.

La TVA est l’impôt le plus injuste. Le seul impôt réellement juste, qui permet en plus de redistribuer relativement efficacement les richesses, est l’impôt sur le revenu. C’est le plus progressif possible et sur TOUS types de revenus. C’est d’ailleurs l’impôt contre lequel les gouvernements successifs ont le plus lutté, et pas seulement en France. Celui dont on essaie de nous faire croire qu’il faut absolument faire baisser pour garder les riches sur le territoire français…

De plus, seuls 20% des revenus liés aux taxes sur les carburants seront affectés à des mesu-res écologiques, et pas au chemin de fer, seule vraie alternative à la voiture, puisque ce gouvernement a signé son arrêt de mort. Pour faire baisser la consommation d’un produit polluant comme le carburant (sous toutes ses formes, même les « bio-carburants »), le moyen n’est bien sûr pas la fiscalité, qui au contraire fait perdurer la pollution par les classes aisées…

TOUS les gouvernements ont favorisé la route, et pour plusieurs raisons :

L’industrie automobile est un des principaux moteurs de la croissance du PIB
L’envie de posséder une voiture nous pousse à nous endetter, même ceux qui ne sont que locataires de leur logement, et nos crédits nous musellent
Les lobbys pétroliers, travaux publics et automobile agissent dans ce sens…

Certains historiens estiment d’ailleurs que c’est l’industrie automobile améri-caine qui a poussé les ouvriers à s’acheter des voitures à crédit.

Notamment Ford au début du 20è siècle, car à cette époque les ouvriers qualifiés gagnent bien leur vie et il fallait un moyen pour les fidéliser aux entreprises : un crédit auto bien-sûr. D’une pierre, deux coups… Le capitalisme privilégie la route, qui est payée par nos impôts et qui permet des échanges de marchandises très juteux sur de longues distances.

Par exemple, en 2012, l’Etat permet la circulation des poids lourds de 44 tonnes avec des marchandises auparavant transportables seulement par le rail. A cette occasion, un rapport parlementaire de 2012 estimait que cette décision coûterait entre 14 et 20% d’augmentation de dépense pour l’entretien des routes.

En réalité, en moins de dix ans, nous sommes passés de 15 à 25 milliards, puisque les véhicu-les légers n’abîment quasiment pas les routes. Sans être ingénieur des Ponts et Chaussées, on peut supposer que nous commençons également à voir les effets de cette décision sur les ouvrages d’art, tous fragilisés si l’on en croit les récentes évaluations.

Mais personne dans la presse ne se pose la question de l’intensification du transport routier…

Pourtant ce n’est pas un frein, car le lobby des travaux publics se frotte les mains, ce sont nos impôts qui vont payer l’entretien de plus en plus coûteux et que les démagos vont demander à grands renforts de cris outragés « Regardez l’état de nos routes, on ne peut plus circuler dans de bonnes conditions ! » et nous entretiendrons, avec notre argent, les routes qui permettent au grand capital de continuer à s’enrichir toujours plus !

Ce qui est sûr, c’est que Macron fait le jeu lobby routier et de l’industrie automobile.

En effet, ce ne sont pas les gros transporteurs qui vont pâtir de la hausse du carburant, ce sont les petits et les particuliers. Macron a prévu une solution pour relancer l’industrie automo-bile : le renouvellement du parc de véhicules thermiques par des véhicules électriques ! Et subventionné par nos impôts ! Voilà comment l’industrie automobile va faire des profits énormes! Pas besoin de changer beaucoup de choses dans les chaînes de montage…

On va continuer à produire toujours plus de voitures !

En 1935, aux Etats-Unis, la loi anti-trust a eu des conséquences inattendues. Les gros produc-teurs d’énergie électrique (comme notamment General Electric), sont dans l’obligation de vendre leurs compagnies de tramways, très implantées dans de nombreuses villes, qui sont rachetées par General Motors, Standard Oil et Firestone qui les mettent en faillite et les ferment…

Donc les constructeurs automobiles, pétroliers et fabricants de pneus coulent les compagnies de tramways pour mieux vendre leurs produits : les bagnoles et tout ce qui va avec! Actuelle-ment, en France, pas besoin que Renault s’associe avec Total et Michelin pour mener le même type d’opération, Macron le fait pour eux !

Sa réforme du ferroviaire signe la mort du chemin de fer.

Sauf dans les grands axes qui restent rentables, et il faut bien que les riches (son électorat) partent en week-end dans le sud à grande vitesse, et nos impôts renflouent les caisses des constructeurs. Voilà comment la route et toutes les industries qui gravitent autour, aspirent notre argent. C’est juste un hold-up… Et Macron prouve encore avec son annonce récente du code de la route appris à l’école, qu’il est l’homme des lobbys et celui de l’automobile en premier lieu.

De nombreux travailleurs sont obligés de prendre la voiture pour aller travailler, et cela va se multiplier de plus en plus avec la casse du service public ferroviaire qui est en cours et la suppression de nombreuses petites lignes. Nous comprenons cela mais nous sommes égale-ment conscients que le véhicule individuel est la mort des écosystèmes…

En plus des gaz à effet de serre (environ 15% viennent des véhicules légers, mais 15% d’un chiffre global en augmentation constante), nous avons dépassé tous les seuils évalués par l’OMS comme supportables concernant les particules fines (aussi appelés les aérosols car leur faible poids leur permet de rester en suspension dans l’atmosphère) avec le diésel (voir en Inde actuellement). Par ailleurs, l’accès de tous à un véhicule rend difficile la gestion des dé-chets comme les huiles de vidanges qui polluent la nappe phréatique, et toutes les friches industrielles de stockage d’épaves ou des anciennes cuves enterrées de carburant dont personne ne connaît plus les emplacements…

Quand aux véhicules électriques, non seulement 80% de l’électricité mondiale vient des éner-gies fossiles (gaz, charbon pétrole) mais pour produire les 500kg de batterie nécessaire à une voiture électrique du même niveau qu’une voiture thermique, il faut des quantités énormes de « terres rares » dont la production est extrêmement polluante et ne permet pas d’envisager autant de véhicules que le parc actuel.

Donc, si nous luttons, c’est pour des services publics de proximité, des hôpitaux, des bureaux de poste à proximité pour créer des emplois durables, sur l’ensemble du territoire et éviter de nous déplacer sur de longues distances pour nos besoins.

Si la colère générée par les hausses du prix du carburant est légitime, il faut voir que la question des transports ne peut être posée que par la petite lorgnette du coût de l’essence. Face à la crise climatique qui menace la planète, les déplacements doivent être financés par de l’argent public avec les techniques les moins polluantes !

Luttons pour un service public ferroviaire de qualité pour tous et accessible à tous !

Pour des services publics qui prennent en charge le traitement des déchets liés aux transports! Luttons pour des vrais services publics de qualité ! Si pour financer cela il faut taxer quelqu’un, taxons alors les grandes fortunes, à commencer par Total qui fait des milliards. La question du pouvoir d’achat et du coût de la vie est une vraie problématique qui touche la plupart des travailleurs et des milieux populaires. Pour y répondre, commençons par exiger une augmentation généralisée des salaires !

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19 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

infirmières (jdd france-info)

inf

Mardi

Les infirmières vont prendre le relais des « gilets jaunes »

Trente ans après les grandes grèves de 1988, une partie des 660.000 soignants seront à nouveau dans la rue cette semaine.

Elles aussi, elles ont joué du klaxon samedi.

Un tour de chauffe avant la grande mobilisation unitaire de mardi pour dénoncer des conditions de travail sans cesse plus éreintantes dans le secteur public et privé. Les 120.000 infirmières libérales, à la différence d’autres corporations, ne bénéficient d’aucune compensation à la hausse du carburant. Et leur salaire, dépassant rarement les 2.000 euros, devient trop maigre pour absorber ces surcoûts.

De ça il sera aussi question dans les cortèges.

De ces primes de nuit à l’hôpital, bloquées à 1,07 euro brut de l’heure, soit à peine 9 euros pour neuf heures de boulot. De celles du week-end limitées à 50 euros brut. Des miettes, alors que les patients à prendre en charge sont de plus en plus nombreux, que les maladies chroni-ques s’envolent et que les contraintes budgétaires les mettent sur la corde raide.

« On est sur un fil tout le temps, on n’en peut plus », témoigne Nathalie Depoire, présidente de la Coordination Nationale Infirmière (CNI), un des principaux syndicats. « Je suis infirmière et pas manutentionnaire, même si ma paie pourrait faire croire le contraire », écrit l’une d’entre elles dans une lettre ouverte diffusée sur Twitter.

Un sentiment d’abandon

Après des relations plutôt fraîches avec Marisol Touraine, ministre de la Santé sous Hollande, la présentation mi-septembre du Plan santé 2022 était très attendue. Dans la foulée des élections législatives, huit députés issus de la profession avaient fait leur entrée au Palais-Bourbon, qui auraient pu faire office de caisses de résonance.

Las, les 660.000 blouses blanches ont déchanté.

« Ce plan est technocratique, il ne correspond pas aux besoins », déplore Bernadette Fabregas, rédactrice en chef du site infirmiers.com. Ce qui a déclenché leur exaspération? La création de 4.000 postes d’assistants médicaux pour épauler les médecins. Les soignants, que le président de la République dans son discours avait pourtant remerciés pour « leur dévouement », y ont vu une attaque en règle. « C’est une provocation! s’insurge Nathalie Depoire. S’il y a un acteur de santé sur lequel l’Etat doit s’appuyer, c’est nous! »

Dure à avaler également, la possibilité pour les pharmaciens de réaliser certains vaccins, comme celui contre la grippe, et des soins particuliers liés à des maladies chroniques. « Au lieu de valoriser nos compétences, le gouvernement les dispatche », pointe Bernadette Fabregas.

Un sentiment d’abandon nourri aussi par des effectifs sous pression.

Dans les hôpitaux, le taux d’absentéisme oscille entre 8 et 10%. Pour boucher les trous, on recourt à l’intérim là où c’est indispensable, par exemple au bloc opératoire. Et pas ailleurs, pour ne pas faire plonger les budgets. Les fournitures sont données au compte-gouttes. « On en arrive même à compter les feuilles de papier pour s’essuyer les mains », s’étrangle la représentante de la CNI.

Résultat, les jeunes boudent les formations, alors que le concours d’entrée disparaîtra en 2019 avec l’intégration dans Parcoursup et la mastérisation des études. Trente ans après les grandes grèves de 1988, qui avaient bloqué les hôpitaux durant sept mois, rien n’a changé. Sauf que faire descendre 100.000 blouses blanches dans la rue est beaucoup plus compliqué.

19 novembre 2018

https://www.lejdd.fr

Lire aussi:

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Grève des infirmier-e-s : «On est mis de côté, délaissé, oublié» (France Info)

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