Archive | Macronie

03 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

giscard (le monde diplo)

giscard

Le Déshonneur de Valéry Giscard d’Estaing.

Avant la lecture de ce pamphlet, on ne pouvait s’empêcher d’une certaine affection pour l’ancien président de la République française.

On ne pouvait oublier ni la loi sur l’avortement, ni le regroupement familial, ni l’abaissement de la majorité à 18 ans, parmi quelques réformes importantes de son septennat (1974-1981).

Mais on avait oublié la peine de mort et l’affaire Ranucci. Au printemps dernier, la presse hexagonale célèbre avec une certaine ostentation le 30è anniversaire de l’élection à la présidence de M. Valéry Giscard d’Estaing.

Le Monde propose notamment à l’ancien chef d’Etat de commenter quelques photos emblématiques de son passage à l’Elysée. Le commentaire – trois erreurs en trois phrases – accompagnant la photo de Christian Ranucci, l’un des condamnés à mort exécutés sous Giscard, entraîne l’auteur du Pull-Over rouge à reprendre aussitôt sa plume d’irréductible abolitionniste.

La démonstration est alors implacable contre celui qui prétendait avoir une « aversion profonde » envers la peine de mort. On reste confondu par ce mélange de mauvaise foi et de prétention qui semble avoir animé l’ancien président : durant la seule année 1977, ce « pourfendeur » de la peine capitale gracia quatre condamnés et en laissa guillotiner trois, tout en versant des larmes de crocodile. En refermant cet acte d’accusation, notre nostalgie giscardienne est bien entamée.

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03 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

saint nazaire

naze

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03 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

pions (fr3 npa-j)

ecole emancipee

« Nous ne sommes plus vos pions » : les surveillants de collèges et lycées manifestent leur ras-le-bol

Une centaine d’AED, surveillants de collèges et de lycées, s’est sont retrouvée devant la direction académique à Saint-Brieuc. Ils dénoncent la précarité de leurs emplois, les difficultés liées à la Covid et le manque de reconnaissance de leur métier.

Les assistants d’éducation manifestent ce mardi 1er décembre pour dénoncer leur précarité au sein de l’éducation nationale. Depuis 2003, ils ont remplacé les surveillants. Aucune titularisation n’étant possible, ils sont bien souvent remerciés au bout de six ans.

Ils étaient environ 150 à Rennes, 100 à Saint-Brieuc, Brest ou encore Quimper, 50 à Vannes pour crier leur ras le bol. « Nous ne sommes plus vos pions ! », pouvait-on lire sur les pancartes des manifestants. Les AED, surveillants de lycées et collèges, ont remplacé depuis 2003 les surveillants, autrefois appelés pions.

« Aujourd’hui, on peut avoir six CDD d’un an et au bout de six ans, on est remerciés. Notre principale revendication, c’est la titularisation », explique Marion Garabebian, surveillante au collège des Livandières à Loudéac dans les Côtes d’Armor.

Précarité, faible rémunération, manque de formation, manque de considération… Tous soulignent que le métier a changé. « On remplit plein de rôles : éducateurs, infirmiers, papa, maman… » poursuit Marion. Bien sûr, la Covid est passée par là et a ajouté de la difficulté. « Après le confinement, on a récupéré des enfants parfois en déshérence, s’alarme Bénédicte Le Loarer, AED. Il a fallu les faire raccrocher à l’école, réapprendre le calme, les règles sanitaires… »

Les couteaux suisses de l’éducation nationale

« Nous sommes les couteaux suisses de l’éducation nationale », confirme son collègue Eric Hallet de collège Broussais de Dinan. Il est loin le temps où ces emplois de surveillants étaient occupés par des étudiants.

Si c’est encore le cas dans les villes universitaires, les profils sont complètement différents ailleurs. Ces tâches sont remplies par des adultes âgés de 30 à 35 ans en moyenne, qui n’ont pas accès à d’autres types d’emplois. « On souhaite que ces personnes puissent être titularisées sur d’autres postes de la fonction publique », analyse Gwenaël Le Paih, responsable académique du syndicat SNES FSU.

Ce syndicat pense qu’il est important que les postes de surveillants soient occupés par des étudiants, plus proches des élèves en âge. « C’est aussi une source de financement de leurs études poursuit le syndicaliste. Mais il faut qu’au bout de six ans, les personnes qui le souhaitent, puissent grâce à une VAE (validation des acquis et de l’expérience) accéder à des postes du service public. »

01/12/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Les jeunes ne seront pas les pions de ce gouvernement autoritaire. En grève le 1er décembre avec les AED ! – NPA Jeunes

“C’est historique !” : les “pions” de l’Hérault font une entrée fracassante sur la scène sociale

Brest 1er décembre : Vies scolaires mortes !

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03 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

trump (essf)

fired trump

T’es viré!

Déclaration (Etats-Unis) : La défaite de Trump brise l’élan de la droite autoritaire internationalement

• Les élections américaines ont sonné la défaite pour le projet de Trump. Biden a obtenu 80 millions de voix et 306 électeurs au collège électoral, soit une avance de plus de 70 en opposition à Trump. Malgré les difficultés imposées par la pandémie, ces élections enregistrent la plus forte participation depuis 1908. Cette large marge a rendu très difficile pour Trump de continuer à contester le résultat et a ouvert la voie à l’accession de Biden. Nous nous félicitons de la défaite de Trump, qui représente un affaiblissement des forces les plus réactionnaires et autoritaires de la planète.

• Pendant trois semaines, Trump a continué à ne pas reconnaître la défaite et à porter de fausses accusations de fraude. Mais en l’absence de tout plan et de toute organisation, c’était une bataille perdue d’avance pour renverser la procédure électorale. Il a perdu tout soutien, même au sein du parti républicain, et a été forcé d’accepter à demi-mots la victoire de Biden. Cependant, les théories conspirationnistes et la mise en cause dela procédure électorale qu’il continue à répandre ont un grand écho parmi ses électeurs, et contribueront certainement à dégrader davantage la démocratie déjà faible des États-Unis.

• Cela s’inscrit dans une tendance plus large qui voient des idéologies autoritaires, antiscien-tifiques et conspirationnistes se répandre rapidement dans de nombreux pays. Ces idées qui reflètent le désespoir de la situation et la méfiance à l’égard des institutions établies, sont animées et manipulées par les forces de l’extrême droite. En l’absence de mobilisations de masse et de victoires menées par des forces progressistes, ce type d’idées pourrait continuer à se répandre. Il nous appartient de tenter d’isoler ces courants, de les combattre et de les dénoncer par tous les moyens, car ils ouvrent la voie à l’autoritarisme le plus extrême.

• Dans ce contexte, la défaite de Trump est sans aucun doute une bouffée d’air frais, un événement qui brise l’élan de l’autoritarisme qui se répand dans le monde entier en Pologne, en Hongrie, en Turquie, en Inde, aux Philippines et au Brésil, vers l’élimination des plus puissants de ces nouveaux dirigeants autoritaires.

• La nouvelle administration Biden représente le business as usual de la démocratie américaine, où le gouvernement, qu’il soit républicain ou démocrate, sert les intérêts des grandes entreprises et de l’impérialisme américain.

Les premières nominations de son gouvernement montrent qu’il n’a pas l’intention de changer de cap, et qu’il continuera à isoler et à prendre ses distances avec les éléments de gauche émergents au sein du parti démocrate.

En même temps, les luttes sociales aux États-Unis se poursuivent : les infirmières, les ensei-gnants et des travailleurs essentiels des transports, de la distribution alimentaire et d’autres secteurs mènent des grèves, des manifestations et des actions pour protéger leur santé pendant la pandémie qui se propage maintenant de manière incontrôlée dans tout le pays.

Les Noirs et les Latinos, presque toujours soutenus désormais par des Blancs et des Asiatiques, continuent de protester contre la violence policière raciste que subissent toujours leurs communautés. Les énormes manifestations antiracistes ont impliqué environ vingt millions de personnes et ont fortement touché l’opinion publique, tout en suscitant un mouvement international.

• Dans d’autres parties du globe, les mouvements sociaux de masse et certaines victoires nous donnent également des raisons d’espérer que, malgré les revers et la répression, des mouvements populaires défensifs et revendicatifs continueront à voir le jour. Nous avons vu la victoire du MAS en Bolivie, qui a réussi à renverser un coup d’État soutenu par les États-Unis grâce à un soutien et une mobilisation populaires massifs.

Au Chili, le mouvement populaire a réussi à renverser la Constitution de Pinochet, ouvrant ainsi la voie à des changements plus profonds dans la société grâce à la mobilisation de masse. En Pologne, un mouvement de masse sans précédent mené par les femmes remet en question l’hégémonie réactionnaire du pays.

Au Brésil, la gauche a réussi une percée historique lors des élections municipales. En Thaïlande, au Bélarus et à Hong Kong, nous assistons à des mobilisations de masse, qui montrent que la population est prête à s’organiser et à lutter pour un avenir meilleur, malgré les difficultés, les obstacles et la répression de l’État.

• Malgré tout cela, la situation générale reste très difficile pour les classes populaires et les luttes d’émancipation. La deuxième vague de la pandémie frappe durement dans le monde entier, augmentant le nombre de décès et de personnes nécessitant des soins intensifs.

Les mesures imposées pour tenter d’arrêter la propagation du virus sont d’autant moins acceptées par les populations qu’elles sont considérées comme la conséquence de la mauvaise gestion des gouvernements qui n’ont rien fait pour étendre et renforcer les services de santé publique lors de la première vague de la pandémie.

• Le confinement total ou partiel a également des effets profonds sur l’économie, les pires projections devenant les scénarios les plus probables. Le coût de cette crise va être payé par les classes populaires avec une aggravation de leurs conditions sociales et économiques. Comme nous l’avons déjà dénoncé, les plus touchés seront celles et ceux qui sont déjà victimes de l’injustice sociale et économique, à savoir les communautés noires et ethniques, les migrants, les femmes et les LGBT.

• En outre, les gouvernements utilisent les mesures de confinement et les couvre-feux pour limiter et restreindre les libertés démocratiques, ce qui rend l’organisation et la mobilisation plus difficiles.

Néanmoins, même là où il n’y a pas de mouvements de masse comme au Chili ou en Thaïlande, il y a des luttes localisées sur les lieux de travail, dans les quartiers et les communautés qui montrent également le rejet de ces politiques de confinement répressives, ces poliques qui tentent de compenser les échecs des gouvernements à planifier la deuxième vague prévue et prévisible et favorisent de plus en plus clairement les grandes entreprises, même si certains secteurs (notamment l’hôtellerie et les voyages touristiques de masse) ont été sacrifiés dans une certaine mesure.

Là où les dépenses publiques ont été stimulées, c’est par une explosion de la dette publique qui aggrave le problème actuel et qui, en fin de compte, fait supporter tous les coûts à la classe ouvrière.

• Les féministes ont continué à s’organiser, en particulier, mais pas seulement, sur la question des violences faites aux femmes. L’augmentation de la violence domestique pendant les périodes d’enfermement a été évidente et a poussé certains gouvernements à mettre en place des programmes permettant aux femmes de dénoncer les incidents et de quitter un foyer partagé avec un partenaire violent. Ces mesures, comme les autres mesures de lutte contre la pandémie, sont insuffisantes et trop éphémères.

• L’un des secteurs qui concentre les contradictions est celui de l’éducation :il y a d’abord les risques de contamination en rassemblant différentes générations dans des conditions où les mesures de distance et de barrière physiques sont difficiles à mettre en œuvre. C’est aussi le droit pour les jeunes à une éducation décente alors que l’enseignement en ligne est une réponse insuffisante puisque les dispositifs, un accès internet fiable, des conditions de travail appropriées ne peuvent être garantis.

Et le droit pour les enseignants de travailler dans des conditions sûres et en leur fournissant les ressources techniques adéquates pour l’enseignement en ligne. Les gouvernements se servent de l’inquiétude populaire concernant le droit à l’éducation et l’avenir des jeunes pour maintenir les établissements d’enseignement ouverts malgré le danger réel que cela peut représenter dans la propagation du Covid-19.

• Le mouvement contre le changement climatique a continué à s’organiser, en utilisant des réunions virtuelles. Très vivant dans sa radicalité et sa diversité, il est bien placé pour demander des comptes à M. Biden quant à sa promesse que les États-Unis rejoindront la COP sous sa présidence. La lutte pour la justice climatique, pour la fin des émissions de carbone et pour une transformation profonde de notre système énergétique et de production, doit revenir au premier plan pour gagner une véritable alternative au système capitaliste et extractiviste.

• La question de la démocratie est placée au premier plan dans de nombreuses luttes actuelles, qui réclament le droit de décider, contre la montée de l’autoritarisme et contre la déconnexion des classes politiques et néolibérales de la souffrance des classes populaires. Nous travaillons à développer ces luttes en poussant à l’auto-organisation et à l’autodétermination.

• Nous soutenons et luttons avec enthousiasme pour la victoire des luttes et des mouvements, qu’ils soient locaux ou à un niveau plus large, et nous cherchons constamment à montrer leur convergence objective.

Nous dénonçons l’échec de tous les gouvernements capitalistes à répondre de manière adéquate à la pandémie, leur recours croissant aux théories complotistes, à l’idéologie réactionnaire et à l’autoritarisme.

Il est donc urgent de lutter pour des mesures structurelles anticapitalistes (expropriation des banques, big pharma, énergie…) et pour une taxation exceptionnelle des riches et des grandes entreprises : pour une alternative globale basée sur la justice sociale, économique, de genre et écologique.

Le Bureau exécutif de la IVe Internationale

mardi 1 décembre 2020

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03 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

5 décembre (lutte ouvrière)

chom

Manifestons le 5 décembre !

Comme chaque année depuis dix-huit ans, une manifestation nationale contre le chômage et la précarité a lieu samedi 5 décembre, à l’appel des organisations de chômeurs AC, APEIS, CGT chômeurs et MNCP, appel soutenu par la CGT et Solidaires.

Les organisateurs demandent l’abrogation de la réforme de l’Assurance chômage, dans cette période de crise économique et sanitaire où les licenciements explosent, où la précarité s’envole et où les chômeurs subissent de plein fouet les attaques d’un gouvernement pour qui les intérêts du grand patronat restent la priorité.

On annonce qu’il y aura bientôt dix millions de pauvres, avec au premier rang les travailleurs sans emploi et tous les précaires condamnés à des salaires de misère ou à un RSA insuffisant pour vivre.

« Un emploi c’est un droit, un revenu c’est un dû » crieront les manifestants qui exigent aussi l’arrêt des contrôles et des sanctions et une prime de Noël d’au moins 500 euros pour tous les chômeurs et précaires.

La manifestation sera rejointe par la « Marche des libertés et des justices » organisée pour protester contre la loi Sécurité globale.

En Île-de-France, la manifestation partira à 14 heures de la mairie des ­Lilas. Lutte ouvrière appelle ses amis et sympathisants à s’y joindre.

02 Décembre 2020

https://journal.lutte-ouvriere.org/

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03 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

crise (lutte ouvrière)

macron zombie

Le pouvoir et sa majorité : de crises en crise politique

Macron se félicitait, il y a peu, que 388 députés, une très large majorité donc, aient approuvé sa loi Sécurité globale, avec son article 24 qui interdit de fait de filmer les auteurs de violences policières.

Le parti macroniste LREM y avait rallié la droite et l’extrême droite lepéniste. Le Sénat, à droite, devait suivre…

Mais, face à la montée de la contestation, le Premier ministre a proposé qu’une commission réécrive l’article 24. Le président de l’Assemblée, Richard Ferrand, a dénoncé ce projet comme une « atteinte aux prérogatives du Parlement, qui seul écrit et vote la loi ». Et, fort du soutien des députés LREM excédés que Macron et Castex les ignorent, il a forcé ce dernier à reculer.

Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France et possible rival de Macron à la présidentielle de 2022, avait soutenu cette loi. Mais, comme plusieurs de ses compères de droite, du centre et de LREM, il a déclaré : « Le responsable de tout cela, c’est le président de la République (…), qui avait fait cette promesse (aux policiers) en recevant leurs syndicats. »

En quelques jours, une véritable crise politique s’est donc ajoutée à toutes les autres, sanitaire, économique, sociale, etc., dont Macron aimerait persuader l’électorat que lui seul est à même de venir à bout. Il ne suffit pas de s’afficher depuis des mois en chef de guerre présidant un Conseil de défense, de célébrer de Gaulle, de multiplier les postures sécuritaires pour éviter qu’à la tête de la majorité certains ne se mettent à jouer leur propre partition.

La division des tâches pour flatter différents électorats et fractions de l’appareil étatique est orchestrée par Macron lui-même. Pour cajoler la police, indispensable pour réprimer d’inévita-bles réactions des travailleurs, et pour ne pas laisser à Marine Le Pen le monopole de l’électorat réactionnaire, il a besoin d’un Darmanin, préposé à caresser les policiers dans le sens du poil, « quoi qu’il en coûte ».

Celui-ci leur promet donc une loi qui, sur le plan juridique, ne les protège pas plus que l’attirail déjà existant. Mais cette loi, censée rapporter des voix à Macron, peut aussi lui créer des problèmes. En effet les entraves qu’elle lève chez les policiers et, à l’opposé, le rejet qu’elle suscite dans une large fraction de la population, gênent ses tentatives pour durcir les institutions et leur fonctionnement.

Alors, Macron essaie de gérer cette nouvelle crise en sortant quelques gadgets de son chapeau : en disant qu’on va améliorer la formation des policiers ; qu’on va rendre indépendante – de qui, de quoi, comment ? – l’Inspection générale de la police, censée réprimer les comportements violents ou racistes des policiers ; en remaniant au Parlement l’article 24…

Il lui faut aussi ménager les caciques de sa majorité – les Castex, Ferrand, Darmanin, Dupont-Moretti et autres Bayrou –, en prenant garde de ne pas s’aliéner les policiers, alors que ceux qu’indignent les violences des forces dites de l’ordre, autrement dit de l’ordre social des classes possédantes, sont de plus en plus nombreux.

Pierre LAFFITTE 02 Décembre 2020

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02 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

dehors darmanin! (npa)

une

Retrait de la loi Sécurité globale! Dehors Darmanin et Lallement!

L’évolution de la situation politique n’est pas un processus linéaire. Elle est faite de basculements et d’accélérations.

Les derniers jours nous le rappellent avec force. En effet, il y a quelques semaines de cela, dans la France de nouveau « confinée », le pouvoir instrumentalisait de façon indigne et islamophobe l’assassinat de Samuel Paty en désignant le mouvement ouvrier comme complice du terrorisme.

Un mois plus tard, ce sont par centaines de milliers que jeunes et travailleurs descendent dans la rue contre le cours autoritaire du régime dans plus de 90 villes à travers le pays.

Macron et son gouvernement, sous la pression de l’extrême droite et du corps policier d’une part, face à la crise sociale qui s’annonce, d’autre part, pensaient tirer la situation à leur avantage. Ils ont commencé par amender, en alliance avec la droite au Sénat, la loi de programmation de la recherche en introduisant un article visant à pénaliser toute action revendicative sur les campus universitaires.

Ils se sont ensuite attelés à la loi de sécurité globale pensant avoir les coudées franches. Mais, suite aux vidéos des violences policières et racistes contre les migrantEs à République et contre le producteur de musique noir Michel Zecler, la loi de sécurité globale est apparue au grand jour pour ce qu’elle est : le renforcement de l’État policier et raciste à un degré inégalé depuis des décennies.

Étendre la lutte pour le retrait de la loi et la démission du duo Darmanin-Lallement

La mobilisation est massive, unitaire, jeune, démocratique et sociale. Elle se nourrit aussi de la faillite du gouvernement face à l’épidémie. Ils ont menti sur les masques, ils ont été incapables de tester en masse et n’ont pas donné de moyens supplémentaires à l’hôpital.

Leur choix a été au contraire d’enfermer la population et de renforcer les lois liberticides tout en donnant la priorité au maintien des profits des grands groupes capitalistes. Autoritarisme et capitalisme sont bien les deux faces d’une même pièce !

La mobilisation peut encore se développer dans les jours qui viennent. Elle doit le faire pour engranger une première victoire contre ce gouvernement en obtenant le retrait de la loi. Cette loi, il faut la rejeter en bloc et pas uniquement l’article 24 sur la diffusion des images de violences policières.

D’autant plus que l’article 25 de la loi « confortant les principes républicains » (ex loi « contre le séparatisme ») lui est en tout point similaire. Le ministre Darmanin et le préfet Lallement portent une responsabilité particulière dans la politique du pouvoir et la violence de la police. Ils sont illégitimes et doivent partir sans délai !

Pour transformer l’essai, il faut cependant continuer à élargir la mobilisation. Pour cela, l’ensemble des organisations de notre camp, politiques, syndicales, associatives, doivent avancer au coude à coude. Elles doivent s’adresser aux autres secteurs qui se sont mobilisés ces dernières années.

Notamment celles et ceux qui ont été confrontés à la violence de la police ou au racisme d’État : les Gilets jaunes, la jeunesse des quartiers populaires, les sans-papiers et migrantEs. L’enjeu est maintenant de structurer la mobilisation pour agir dans la durée. Le passage au Sénat étant prévu au mois de janvier, nous avons le temps de proposer des réunions ou des assemblées générales dans les villes et les quartiers mobilisés, dans les lieux d’études et de travail.

En finir avec ce régime à bout de souffle

Ainsi, nous sentons bien que la contestation qui monte va au-delà du combat contre une loi. Nous savons, comme le gouvernement et le patronat, que dans les mois qui viennent une catastrophe sociale s’annonce.

Les capitalistes vont vouloir nous faire payer la crise au prix cher. Déjà les licenciements pleuvent, la précarité explose, la jeunesse n’a plus d’avenir. Et ce n’est malheureusement qu’un début…

Les réponses du pouvoir, du patronat et des institutions à leur service sont connues : il faut contrôler la population, faire rentrer dans le rang les récalcitrantEs, détourner la colère vers des boucs émissaires pour masquer la responsabilité du gouvernement, zélé serviteur du capital.

Face à cela, nous manifesterons de nouveau le 5 décembre à l’occasion de la journée contre le chômage et la précarité qui prend, avec la crise, une dimension particulière cette année.

Dans les semaines qui viennent, nous ferons le lien entre le combat démocratique contre les violences policières et les questions sociales, pour des moyens pour la santé et les services publics, contre les licenciements, pour nos salaires.

Mais la poussée de la mobilisation actuelle, potentiellement plus massive et plus consciente que celle des Gilets jaunes avant l’épidémie, pourrait prendre une tournure de masse contre ce régime au service des capitalistes.

Ce système incapable de mettre les intérêts communs avant les profits d’une minorité et prêt à basculer dans la dictature. Nous devons tout faire pour pour les arrêter.. Le plus tôt sera le mieux !

Sylvain Pyro Mercredi 2 décembre 2020

https://lanticapitaliste.org/

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02 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

5 décembre (unitaire)

5  dec

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02 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Lois liberticides et violences policières : combattons l’autoritarisme en marche !

Du dégoût et de la révolte, voilà ce que nous avons touTEs ressenti devant les violences policières de ces dernières semaines. Les dernières images des exactions contre les migrantEs place de la République à Paris ou du tabassage du producteur de musique noir Michel Zecler, ont mis le feu au poudre, entraînant en particulier une large mobilisation samedi dernier dans tout le pays.

Le maintien de leur ordre à tout prix

Ce gouvernement veut accompagner la crise sociale, les nouveaux reculs qu’il veut nous faire avaler, les licenciements et les suppressions d’emploi, d’un ordre sécuritaire garantissant la bonne marche de la machine capitaliste à profits… Il entend faire taire toute contestation de sa politique, y compris en s’attaquant à la liberté de la presse, dont il aime pourtant se draper en période d’offensive islamophobe.

Depuis plusieurs semaines, sous la pression de l’extrême droite et des syndicats de police, Macron, Darmanin et leurs amis sont à l’offensive. D’abord avec la Loi de programmation de la recherche (LPR) et son article visant à pénaliser toute action revendicative dans les universités. Puis, à la faveur de l’immense émotion suite à l’horrible assassinat de Samuel Paty, avec une nouvelle loi raciste et islamophobe contre le « séparatisme ». Enfin, ils ont dégainé cette loi de « sécurité globale ». Tout cela dans le but d’accoucher d’une société basée sur une économie ultralibérale accompagnée d’un contrôle social sécuritaire.

La loi, Darmanin, Lallement… Et hop tout ça à la poubelle !

Mais après le mouvement international suite à la mort de George Floyd aux USA, les grandes mobilisations ici avant l’été contre l’impunité policière, ça ne passe pas ! Répondant à l’appel des journalistes, d’associations démocratiques ou de médias alternatifs, la mobilisation s’est amplifiée jusqu’à atteindre des centaines de milliers de personnes dans près d’une centaine de villes samedi dernier.

Des manifestations massives, unitaires, jeunes, réunissant journalistes, habitantEs des quartiers populaires, militantEs syndicaux ou politiques… Au-delà de la loi de « sécurité globale », c’est bien un renforcement de l’État policier qui est massivement rejeté, et la politique de Macron — autoritaire sur sa forme et injuste sur son fond — qui est combattue.

Pour éteindre l’incendie, les représentants de la majorité annoncent une « réécriture » du seul article 24 de la loi, celui concernant la diffusion d’image des policiers (sans préciser d’ailleurs ce qu’ils souhaitent mettre à la place…). On est bien loin du compte : c’est toute la loi qui doit être abandonnée, et au vu de leurs responsabilités particulières dans la situation, le ministre de l’Intérieur Darmanin et le préfet Lallement doivent dégager aussi !

Étendre la lutte, construire les convergences

Pour transformer l’essai, la mobilisation doit continuer, et une nouvelle journée de manifestation est annoncée pour ce samedi. Pour s’étendre, il faut s’adresser aux autres secteurs qui se sont mobilisés ces dernières années, se confrontant à la violence d’État : les Gilets jaunes, la jeunesse des quartiers populaires, le mouvement social…

Des ponts sont à construire, en particulier entre le rejet de cette loi de sécurité globale et le projet de loi « confortant les principes républicains » (ex-loi « séparatisme ») qui reprend d’ailleurs les principales dispositions de l’article 24.

Dans la catastrophe sociale qui vient, les capitalistes vont vouloir nous faire payer la crise au prix cher, et pour cela, le maintien de leur ordre est essentiel. Déjà les licenciements pleuvent, la précarité explose, et ce n’est qu’un début. Les convergences à construire doivent donc commencer dès ce samedi 5 décembre, en étant dans la rue contre la loi de sécurité globale et au côté des associations de chômeurEs et précaires qui vont aussi manifester dans tout le pays. Ce n’est qu’un début…

Le 1er décembre 2020

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30 novembre 2020 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (npa)

 

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