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15 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

grève climat (les inrocks)

jeunes

A New-York, les écoles soutiennent les élèves souhaitant participer à la grève pour le climat 

A l’occasion de la “troisième grève mondiale pour le climat”, les élèves défileront dans les rues de New York, le 20 septembre, aux côtés de Greta Thunberg.

Les écoles de New York « excuseront les étudiants qui participeront à la grève pour le climat du 20 septembre », a annoncé dans un tweet l’administration scolaire de la ville ce jeudi 12 septembre.

Le maire de la grosse pomme, le démocrate Bill de Blasio – par ailleurs connu pour ne pas trop aimer Trump, a lui aussi donné sa bénédiction aux élèves qui décideront de rater l’école pour participer à la troisième « Grève mondiale pour le climat », notamment aux côtés de la militante écologiste Greta Thunberg

Nous applaudissons nos élèves quand ils prennent la parole de façon respectueuse et pacifique, sur des sujets qui leur tiennent à cœur », a ajouté l’administration scolaire qui gère plus de 1 700 écoles publiques, pour environ 1,1 million d’élèves. Celle-ci a par ailleurs assuré qu’elle encoura-geait les discussions autour du changement climatique ainsi que la participation au débat public au sein des écoles.

Des manifestations prévues dans le monde entier

La grève n’aura pas uniquement lieu dans la métropole américaine, les étudiants étant appelés à participer à des manifestations dans le monde entier ce jour-là.

L’un des coordinateurs de l’événement, Bill McKibben, a d’ailleurs assuré au cours d’une conférence de presse que « ça [allait] être la plus grande journée d’action pour le climat que le monde ait jamais vue ».

L’appel à descendre dans les rues est également relayé par d’autres ONG, comme Amnesty International. Forts de ces nombreux soutiens, les jeunes qui participeront à cette journée se mobiliseront pour pousser les dirigeants du monde entier à agir en vue du sommet de l’ONU sur le climat, prévu pour le 23 septembre.

13/09/19 Adeline Malnis

https://www.lesinrocks.com/

Lire aussi 

Haine anti-Greta Thunberg : “Les gardiens du système climaticide ne trouvent plus d’arguments”

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15 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

jeunes retraites (révolution permanente)

jeunes

Commencer et finir sa vie dans la précarité ?

La jeunesse face à la réforme des retraites 

Ne pas perdre sa vie à essayer de la gagner

Un jeune sur deux dit faire confiance au gouvernement pour mener la réforme des retraites. Désintérêt, autres préoccupations plus pressantes, précarité croissante ? En réalité la jeunesse a toutes les raisons de se mobiliser contre cette attaque et pour un avenir plus digne.

Selon un récent sondage de l’Ifop, 50 % des jeunes disent faire « confiance au gouvernement » pour mener la réforme des retraites. Un désintérêt concernant cette attaque sans précédant, qui s’explique notamment par le fait que lorsqu’on a entre 15 et 25 ans, nos préoccupations sont généralement beaucoup plus immédiates. Quand on ne sait pas comment boucler les fins de mois, que notre frigo est vide, la question du système de retraite semble lointaine.

On sait qu’aujourd’hui, près d’un pauvre sur deux en France a moins de 25 ans et vit avec moins de 880 euros par mois.

880 euros par mois pour se nourrir, se loger, se soigner : ce sont des préoccupations immédia-tes liées à cette précarité qui prennent le dessus. Plus d’un étudiant sur deux travaille pour pouvoir financer ses études et plus des deux tiers sautent des repas régulièrement, faute d’argent.

Sans compter la pression à la réussite qui s’exerce lorsqu’on sait qu’actuellement l’immense majorité des premiers contrats d’embauche sont des contrats courts et précaires – majoritaire-ment des CDD de moins d’un mois. La plupart des jeunes enchaînent ainsi des contrats précai-res et des périodes sans activité rémunérée, où ils se font exploiter sans minimum salarial garanti par des plateformes comme Uber Eats.

Dans une interview accordée à Révolution Permanente, Steven, étudiant et livreur pour Deliveroo racontait par exemple les « moments où on travaille pour gagner 3,50 € en 1 heure, des moments où on va être disponible 2 heures pour l’entreprise sans avoir de commandes et donc gagner 0€ ».

Quand on en est à se demander si on va trouver un travail, à se dire qu’on ne vivra sûrement pas assez longtemps pour toucher une retraite, aussi maigre soit-elle, la nouvelle réforme arrive comme une attaque « de plus », qui ne fait pas partie de nos principales préoccupations. Pourtant, la jeunesse est la première concernée par cette réforme.

Une réforme qui va toucher la jeunesse, dès l’entrée sur le marché du travail

Dans un pays ou le chômage atteint 26,3 % des 18-25 ans, la réforme des retraites est loin de concerner uniquement ceux qui ont actuellement un emploi. Avec l’augmentation des annuités, le temps de cotisation nécessaire pour percevoir une retraite à taux plein sera plus long.

Cette manière de calculer le retraites désavantage énormément les carrières interrompues et les personnes qui ont un travail à temps partiel, les contrats courts et précaires. En effet, en ayant commencé à travailler à 25 ans sans interruption de carrière il faudrait prendre sa retraite à 67 ans pour pouvoir la toucher à taux plein.

Quand on sait que la part des emplois à durée limitée (CDD, apprentissage, intérim) est nettement plus élevée chez les jeunes – 35 % des 15-29 ans en emploi contre 9 % pour les 30-49 ans – cette réforme repousse en réalité aux calendes grecques la possibilité pour les jeunes d’aujourd’hui de bénéficier un jour d’une retraite digne et en bonne santé.

Jean-Paul Delevoye justifie le recul de l’âge de départ à la retraite ainsi : « Si l’espérance de vie augmente, l’âge d’équilibre augmentera ». Cette phrase présente l’augmentation de l’espérance de vie comme quelque chose d’universel.

Alors que si l’espérance de vie augmente, les inégalités sociales face au vieillissement et à la mort aussi : l’espérance de vie en bonne santé, elle, n’augmente pas et stagne aujourd’hui en dessous de 65 ans (c’est-à-dire l’âge moyen atteint avant des problèmes de santé incapaci-tants). Pour les ouvriers, cette moyenne se situe en dessous de 60 ans.

La réforme des retraites vise à faire travailler les plus âgés toujours plus longtemps, quitte à ce qu’ils se tuent littéralement au travail, et va renforcer la précarité et le chômage chez les jeunes, qui entrent sur un marché du travail « saturé ».

Pourtant, les avancés technologiques actuelles et le nombre de travailleurs (en emploi et au chômage) sont largement en mesure de garantir la possibilité de travailler moins longtemps et moins péniblement, de répartir le temps de travail entre les actifs et les inactifs, de permettre un départ à la retraite digne, à 60 ans maximum et de garantir un emploi décent à la part croissante des jeunes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Alors pourquoi reculer l’âge de départ à la retraite ? Pourquoi réformer, en nivelant par le bas, le système de retraites et épuiser les personnes âgées au travail alors que le chômage ne cesse d’augmenter ? Et que la jeunesse est de plus en précaire ? Pourquoi commencer sa vie avec 800 euros par mois et la finir avec à peine 1000 euros comme le promettait Buzyn (« Pour ceux qui auront travaillé toute leur vie, la pension minimum sera de 1000 euros ») ?

C’est aux capitalistes de payer leur crise

Dans les médias, le débat autour de la réforme semble porter autour de logiques économiques : le site du gouvernement présente la réforme derrière la notion d’équilibre « un système pérenne, équilibre, garanti par les règles de financement ».

Le système de points – dont le gouvernement peut faire baisser la valeur en fonction de la conjoncture économique – permettant de plafonner les dépenses faites pour les retraités, se justifie donc par cette idée que les conséquences de la crise économique qui s’est ouverte en 2008 et la volonté d’un « retour à l’équilibre engendre des concessions pour tous ». Il s’agit de nous faire payer une crise qui n’est pas la nôtre.

Car dans la logique capitaliste, les concessions ne se font pas sur les profits de plus en plus exubérants engrangés par le grand patronat, pourtant les 88,4 milliards dégagé par les entrepri-ses du CAC40 en 2018 suffiraient amplement à subventionner des retraites dignes pour toutes et tous.

Au contraire, c’est aux plus précaires de faire des concessions, de sacrifier leur avenir, d’aug-menter les cadences et les heures, les années, passées à travailler. Les concessions exigées par le gouvernement et le patronat se traduisent par des licenciements, par le non remplacement des départs en retraite et par l’intensification de la charge de travail pour les emplois restants.

Le partage du temps de travail – sans diminution des salaires – permettrait un travail, une retrai-te et un niveau de vie dignes et décents pour tout le monde. C’est une mesure qui permet-trait de résorber le taux de chômage, en partageant le travail entre toutes et tous, pour sortir d’une situation ubuesque où plus de 6 millions de personnes sont privées d’emploi quand d’autres voient les rythmes augmenter.

Et si les classes dominantes ne cherchent pas à l’appliquer, c’est précisément parce qu’ils ont besoin d’une masse de chômeurs, une armée de réserve, qui permet de faire pression sur les travailleurs actifs (et les chômeurs contraints d’accepter n’importe quel emploi) et de détériorer les conditions de travail dans leur ensemble.

Conditions que nombre d’entre nous acceptent précisément dans la peur de se trouver dans une situation de précarité encore plus grande sans emploi, et d’être remplacé aussitôt. Que la jeunesse vienne grossir massivement les rangs de cette armée de réserve, c’est le projet du patronat et de Macron à son service.

Et c’est justement parce que pour l’immense majorité d’entre nous, augmenter le temps de travail et éloigner le départ à la retraite semble absurde qu’il est nécessaire que la jeunesse s’organise et lutte en première ligne contre cette réforme et l’ensemble de sa logique.

Nous devons exiger des capitalistes qu’ils paient eux-mêmes leur crise, que ce soient les cotisa-tions patronales qui financent nos retraites. Nous devons nous battre pour un partage juste et cohérent du temps de travail, entre toutes et tous. Autant de mesures qui permettraient de nous sortir de la précarité et de garantir à chacun une retraite à taux plein à 60 ans maximum !

Pour ne pas perdre sa vie à essayer de la gagner, lutter pour une autre société

La jeunesse a déjà montré qu’elle pouvait jouer un rôle majeur dans des mobilisations contre les précédentes réformes du système de retraite. En 2010 par exemple, lors de la présentation du projet de réforme du système de retraites par le gouvernement Sarkozy, les mobilisations d’am-pleur des travailleurs (cheminots, RATP, raffineurs, routiers, personnels de l’éducation, etc.) ont été soutenues et entraînées par le mouvement étudiant et les lycéens.

Des secteurs importants de la jeunesse ont d’ores et déjà décidé de relever la tête, pour notre avenir, face à la crise climatique.

Il s’agit aujourd’hui de s’organiser dans une lutte d’ensemble, aux côtés des travailleurs dont les sondages révèlent qu’ils rejettent massivement la réforme, à l’image de la mobilisation de la RATP, pour combattre les politiques du gouvernement et du patronat, qui n’hésitent pas à sacrifier nos vies et les ressources de la planète pour leurs profits. Refusons de perdre notre vie à essayer de la gagner ! (Résumé)

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14 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

orage! (le huffington post)

doigt

La grève à la RATP annonce un automne social orageux

La démonstration de force dans les transports parisiens ce vendredi préfigure une série de manifestations contre la réforme des retraites.

Dix lignes de métro fermées, très peu de RER, un bus sur trois en moyenne, embouteillages monstres et une sacrée galère pour de nombreux Franciliens: la mobilisation, inédite depuis 12 ans, des personnels de la RATP ce vendredi 13 septembre a fortement frappé les esprits, actant le départ d’un automne social particulièrement orageux.

Principal motif de colère des contestataires: la future réforme des retraites qui risque de faire converger de nombreuses professions dans la rue en prévoyant la suppression des régimes spéciaux. Après les personnels de la RATP, ce sont les avocats, les médecins, ou encore les hôtesses et les pilotes qui défileront lundi prochain. Les personnels d’EDF leur emboîteront le pas jeudi.

Toute la question est de savoir si ces professions, dont les régimes sont parfois très différents, se retrouveront lors des mobilisations nationales. Force ouvrière a programmé la sienne le 21 septembre quand la CGT a fixé rendez-vous à ses adhérents le 24 septembre. Ils seront rejoints par Solidaires et SUD-Rail, ce qui préfigure de nouvelles perturbations dans les transports.

Entre apaisement et volontarisme

Quel que soit le ton adopté, l’exécutif martèle qu’il entend prendre le temps pour consulter les Français sur cette réforme hautement sensible. D’autant que le climat social n’est guère plus tempéré chez d’autres catégories socioprofessionnelles. Malgré les récentes annonces d’Agnès Buzyn, les urgentistes ont prolongé la grève qu’ils mènent maintenant depuis six mois pour dénoncer un système hospitalier au bord de l’asphyxie. (…)

Geoffroy Clavel

https://www.huffingtonpost.fr/

Lire aussi:

La grève à la RATP ce 13 septembre en rappelle deux autres liées aux retraites (Le Huff’)

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14 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

révolte! (gauche-révolutionnaire swp)

macron-la-matraque

Toutes et tous ensemble, unissons la révolte contre Macron

Record battu ! Les actionnaires n’auront jamais autant volé de richesse aux travailleurs, avec pour le seul 2ème trimestre la coquette somme de 46 milliards d’euros.

L’Observatoire des inégalités a publié un rapport en juin qui dit : « La France est un pays où les riches sont plus riches qu’ailleurs en Europe, même après avoir payé leurs impôts». Bernard Arnault, patron du luxe LVMH, est carrément devenu la 2ème fortune mondiale. Tout va bien dans le monde des parasites ! Et de notre côté ?

De notre côté, sept millions de « steaks hachés » faits de fausse viande ont été distribués aux pauvres par des associations caritatives.

Les jeunes ont droit à de fausses études, avec Parcoursup et la réforme du bac qui a donné des rentrées scolaires chaotiques. Les chômeurs ont droit à de faux jobs : emplois en CDD/intérim, à temps partiel, formations bidon…

Sans compter le durcissement des conditions d’inscription à Pôle Emploi et la facilitation des radiations et sanctions. Les conditions de travail sont de plus en plus insupportables, légitimées par l’arbitraire et la violence au plus haut niveau de l’État.

Voilà à quoi mène la politique de ce gouvernement qui n’est là que pour servir les intérêts des ultra-riches. En juin dernier, Macron a prétendu dénoncer un « capitalisme devenu fou ». Seuls les éditorialistes de BFMTV ont dû y croire ! Son gouvernement continue d’annoncer encore plus de mesures qui vont aggraver la situation de millions de travailleurs et de jeunes.

Macron veut supprimer 85 000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat, notamment près de 6 000 dans les finances publiques, avec à la clé une baisse des contrôles (les riches sont recon-naissants !). Ils veulent continuer à démolir l’hôpital public, casser le droit du travail et les statuts des fonctionnaires, et ils préparent aussi la destruction du système de retraites pour nous faire travailler beaucoup plus et gagner beaucoup moins.

Mais le gouvernement sait qu’il marche sur des œufs.

C’est bien pour cela qu’ils ont repoussé la réforme des retraites ou réduit les suppressions de postes. L’explosion de colère des Gilets jaunes a montré qu’on était des millions à ne plus vouloir de cette société qui exploite les travailleurs et détruit la Nature alors que les capitalistes croulent sous les richesses.

Cela est confirmé par les très nombreuses luttes qui ont continué pendant l’été et qui marquent la rentrée. Y compris les mobilisations pour l’environnement sont animées par le ras-le-bol de comment cette société marche. Sur le fond, il s’agit de la même colère : contre le capitalisme et sa dictature du profit.

Il faut nous unir toutes et tous, avec nos partis, nos syndicats, s’organiser, discuter notamment sur nos lieux de travail et d’études. Contre Macron et les capitalistes, une riposte de masse sera nécessaire, que nous devons construire dans les mois et semaines a venir.

Pas pour leur demander d’assouplir tel ou tel point de leur politique mais bien pour virer ce gouvernement et priver les capitalistes de leur pouvoir de nuire à toute la société.

Battons-nous pour des vraies retraites décentes à 60 ans au plus tard avec 37,5 annuités ; la baisse massive du temps de travail pour embaucher tous les chômeurs, et aucun salaire sous 1800 € ; pour exiger la (re)nationalisation des principaux secteurs de l’économie, sans compen-sation pour les patrons et actionnaires ; la planification écologique de l’économie en fonction des besoins à travers des comités élus de travailleurs…

La Gauche Révolutionnaire propose à toutes celles et ceux qui veulent s’organiser, militer et lutter contre ce système de le faire avec nous. Pour lutter pour une société juste et fraternelle, où les principaux moyens de production seront gérés collectivement par les travailleurs eux-mêmes, une société véritablement démocratique : le socialisme.
Rejoins-nous !

C.R 14/09/2019

http://www.gaucherevolutionnaire.fr/

Lire aussi:

Revolt to save the planet! (SWP)

Commentaire:

Rejoins plutôt le NPA!

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14 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

législatives portugal (pùblico.pt)

juventude-portuguesa

Le PS proche de la majorité absolue aux dépens du Bloco et du PCP

Sondage publié par l’Expresso ce vendredi montre la droite « gelée » et réduite à 28% des intentions de vote.

Ce sondage pour les élections législatives publié ce vendredi par l’Expresso donne au PS des raisons de sourire et montre que les socialistes sont proches de la majorité absolue.

Selon les chiffres publiés, 42% des personnes interrogées voteront PS le 6 octobre. Le sondage donne au parti d’António Costa une marge confortable de 19 points par rapport au deuxième parti le plus voté, le PSD (Droite Blog).

La montée du PS coïncide avec la chute des deux forces politiques qui soutiennent le PS. Selon les données recueillies, par rapport au sondage de juin dernier, le Bloc de Gauche et la CDU (Le PCP ne se présente pas en son nom, mais en « coalition » avec des  » Verts » Blog) perdent deux points de pourcentage chacun.

Ensemble, les deux points de pourcentage correspondent à la hausse de quatre points du PS, tous les autres parties conservant leurs résultats. Par rapport au sondage de juin, le Bloc de Gauche passe de 11% à 9%. La CDU passe de 8% à 6%.

Le PSD de Rui Rio reste stable à 23%, conservant la même intention de vote que dans les sondages de juin. La même chose pour le CDS (Plus à droite blog). Le parti d’Asunción Cristas ne dépasse pas 5% dans ce sondage. *

Si nous joignons les deux partis de centre-droit, le PSD et le CDS totalisent 28% des intentions de vote, une valeur faible par rapport aux résultats des dernières législatures de 2015. Cette année-là, la coalition Portugal À Frente (PàF), qui unissait le PSD et CDS avaient obtenu 36,86% des voix.

Le PAN (animaliste Blog) maintient également les mêmes intentions de vote et se situe autour de 4%. Le cumul des partis restants représente 5% des intentions de vote, et les votes blancs et nuls rassemblent 6% des votes.

L’échantillon de l’enquête comprenait 801 interviews téléphoniques menées entre le 24 août et le 5 septembre et la marge d’erreur est de 3,5%.

Liliana BorgesLiliana Borges 13 septembre 2019

https://www.publico.pt/

Commentaire:

On peut risquer une explication: les conditions des travailleur-se-s étaient tombées si bas sous la droite, qu’elles ne peuvent que s’améliorer sous la gauche. D’autre part, avec le soutien du Bloco et du PC le gouvernement peut s’attaquer au droit de grève, comme dernièrement avec les chauffeurs de camions. Est-ce un vote d’adhésion au social-libéralisme ou un vote utile contre le retour de la droite?

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14 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

MOBILISATION GENERALE 

POUR CHANGER LE SYSTEME PAS LE CLIMAT

Un été de tous les dangers climatiques

Le mois de juillet 2019 a été le plus chaud jamais enregistré avec deux épisodes de canicule. Des centaines de milliers d’hectares de forêt irremplaçables sont partis en fumée en Amazonie et des feux de forêt inédits ont ravagé le Groenland, la Sibérie et l’Alaska.

L’augmentation de la température moyenne de la Terre de 1 °C depuis 200 ans provoque déjà des catastrophes dont les  pauvres sont les principales victimes. Ils et elles sont des dizaines de millions contraint·e·s de fuir, sans le droit au statut de réfugié·e·s.

Sortir au plus tôt, complètement des combustibles fossiles

La combustion du charbon, du pétrole, du gaz émet des gaz à effet de serre. Il faut diviser par cinq leur utilisation. Il faut arrêter le nucléaire, dangereux et producteur de déchets toxiques pour des millénaires . Réaffecter les sommes extravagantes englouties (EPR de Flamanville, Bure) aux infrastructures et à la recherche dans les renouvelables.

Cette transformation radicale doit inclure la reconversion de tou.te.s les travailleur.euse.s des secteurs concernés vers ceux où des centaines de milliers d’emplois nouveaux peuvent être créés.

Il est encore temps pour agir

Pour  baisser la demande d’énergie il faut  éliminer d’urgence les productions inutiles ou nuisibles (production d’armes, engrais chimiques, publicité…).

Il faut abandonner l’agriculture industrielle en faveur d’une agriculture écologique locale qui peut fixer d’énormes quantités de carbone dans les sols et procurer une nourriture saine à toutes et tous.

Il faut arrêter tous les grands projets inutiles, coûteux et dévastateurs: centres commerciaux, aéroports, LGV, autoroutes…

Il faut combattre l’obsolescence programmée des produits et les absurdes transports de marchandises à travers le monde.

Assez de baratin !

Les gouvernements refusent de nuire aux grands groupes capitalistes du pétrole, de l’agriculture industrielle, des transports… responsables des émissions de gaz à effets de serre.

Macron pleure sur la forêt amazonienne mais la France importe 2 millions de tonnes de soja issu  des cultures responsables de la déforestation massive pour l’agro-industrie et l’élevage industriel.

La loi votée en juillet  réduit en catimini les objectifs de réduction des émissions et la baisse à 50% de la part du nucléaire est reportée de 2025 à 2035. Dans le même temps, l’Etat français continue de subventionner grassement les  combustibles fossiles.

A nous d’agir ensemble maintenant !

Semaine internationale pour le climat du 20 au 27 septembre, grève mondiale des jeunes (et moins jeunes) le vendredi 20 septembre, marches dans toutes les villes du monde le samedi 21 septembre…, l’heure est plus que jamais à renforcer la mobilisation générale pour sauver le climat.

On a besoin d’un vaste et puissant mouvement unissant la jeunesse, les gilets jaunes, associations, syndicats, partis,  pour imposer des mesures écologiquement efficaces et socialement justes

La sortie des énergies fossiles et l’arrêt du nucléaire, une agriculture écologique et paysanne, des transports publics gratuits…

Comment y arriver en laissant la main aux capitalistes qui pomperont jusqu’à la dernière goutte de pétrole ?

Il faut les exproprier et décider démocratiquement de produire  ce dont on a besoin en prenant soin de la planète et de ses habitant.e.s !

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12 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

urgences (npa revolution)

une

La grève des Urgences : un combat exemplaire

En mars dernier, la grève ne touchait que les hôpitaux de Paris. Fin août, elle avait gagné plus du tiers des Urgences du pays. Au cours de l’été, le nombre d’Urgences en grève illimitée a doublé. Le mouvement pourrait encore se développer en septembre. Dans les services mobili-sés, des infirmiers, des aide-soignants et des médecins réquisitionnés assurent la prise en charge des patients. Ils portent des banderoles et des brassards « en grève ».

Les revendications

Les soignants réclament davantage de moyens, dans l’immédiat, puis une profonde réorganisation du système de santé. La puissance inédite de leur mouvement est à la hauteur des politiques d’austérité qui ravagent l’hôpital public depuis de nombreuses années.

« Nous ne pouvons plus attendre, au risque de voir les morts se succéder dans les salles d’attente », déclare avec force François Braun, le président de l’association Samu-Urgences.

Les revendications, portées par le collectif Inter-Urgences et les syndicats CGT, SUD et FO, sont :

1) L’augmentation des salaires de 300 euros net mensuels ;

2) L’ouverture d’un nombre de lits d’hospitalisation répondant aux besoins réels ;

3) La création sans délai de 10 000 postes supplémentaires à l’échelle nationale.

Le gouvernement a cédé 70 millions d’euros, soit une prime de 100 euros par agent et environ 300 postes supplémentaires. Cela prouve que seule la lutte paye, mais on reste loin du compte. Hugo Huon, le président du collectif Inter-Urgences, demande : « Sur 80 milliards d’euros de budget de l’hôpital, vous trouvez que 70 millions (0,08 %), cela pèse lourd ? »

En finir avec l’austérité !

La période estivale n’a pas démobilisé, malgré la canicule et des conditions de travail toujours plus difficiles. Redoutant l’extension du mouvement, le gouvernement a commandé un rapport sur les Urgences au médecin et député macroniste Thomas Mesnier. Il est censé le rendre en novembre. Mais on en connait déjà le cadre général : c’est le nouveau plan d’austérité Ma Santé 2022.

La grève nationale des soignants répond à un quotidien fait de violences, d’augmentation de la charge de travail (à effectif décroissant) et, en général, de moyens très insuffisants. Année après année, les attaques contre l’hôpital public se sont enchaînées, de la réforme de soi-disant « simplification » (2003) aux grands « Plan hôpital » de 2007 et de 2012, ou encore à travers la loi HPST (« Hôpital, patients, santé, territoires », en 2009).

Quel est le bilan de toutes ces réformes brillantes et « modernes » ? D’une part, près d’un tiers de la population renonce à se soigner, faute d’argent. D’autre part, la prise en charge des patients se détériore – en même temps que les conditions de travail des personnels.

Le véritable « héroïsme »

« L’héroïsme est encore là, dans la société » : prononcés fin août par un Macron en quête d’une miraculeuse « réconciliation » avec le peuple, ces quelques mots ont leur part de vérité. Il y a bien quelque chose d’héroïque dans ces six mois de grève illimitée et coordonnée à l’échelle nationale – avec plus de 217 services hospitaliers impliqués.

« Ce n’est pas parce qu’on fait grève que vous attendez [aux Urgences] ; c’est parce que vous attendez que nous faisons grève », répètent ces « héros » dont le mouvement et la radicalité sont soutenus par plus de 90 % de la population.

Agnès Buzyn, ministre de la Santé, s’agace : des grèves de solidarité se multiplient « alors même que les situations ont été réglées localement ». Mais justement : les situations ne sont pas durablement « réglées », même localement, et les soignants le savent bien. Ils donnent à toute la classe ouvrière du pays une démonstration de force et de combativité dont le gouvernement redoute qu’elle inspire d’autres catégories de travailleurs. A juste titre.

La grève de 1988

La mobilisation actuelle rappelle le magnifique mouvement de grève des infirmières de 1988, qui était massivement soutenu dans la population. Les revendications portaient notamment sur les salaires et la reconnaissance au travail.

Parmi les mots d’ordre : « Ni bonnes, ni nonnes, ni connes ». 100 000 grévistes manifestèrent ce 29 septembre, à Paris. Le gouvernement « socialiste » de l’époque a dû céder sur une partie des revendications.

Ceci dit, il y a une différence importante entre 1988 et aujourd’hui. A la fin des années 80, le capitalisme français ne traversait pas une crise aussi profonde qu’actuellement. Face à un mouvement sectoriel d’ampleur, les gouvernements étaient disposés à céder. Aujourd’hui, la crise du capitalisme renforce la détermination de la classe dirigeante et de ses gouvernements.

En conséquence, on ne peut les faire reculer qu’en les menaçant d’un mouvement général de la classe ouvrière. Au lieu de multiplier les « journées d’action » ponctuelles et par secteurs, les directions confédérales doivent s’appuyer sur la combativité des urgentistes pour préparer un mouvement de grève reconductible embrassant un maximum de secteurs du public et du privé.

10 septembre 2019

https://www.marxiste.org/

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12 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

fraude (lutte ouvrière)

fraude

Rapport sur la fraude : les riches dédouanés

Fin mai, Édouard Philippe a commandé un rapport sur la fraude sociale à une sénatrice UDI, Nathalie Goulet, et à une députée LREM, Carole Grojean. Le 3 septembre, les deux élues ont rendu publique leur enquête.

Les journaux télévisés ou les chaînes d’informations en continu ont fabriqué un scoop à partir des chiffres avancés par les deux élues : elles déclaraient que la fraude sociale s’établirait dans une fourchette allant de 13,5 milliards à 45 milliards, en pointant en particulier les fraudes à la carte Vitale et à la Sécurité sociale.

Les organismes de Sécurité sociale et l’Insee ont dénoncé la fantaisie de l’enquête des deux parlementaires, dans un communiqué auquel les grands médias ont en revanche fait peu de publicité.

Autrement dit, ces élues en service commandé ont menti sciemment afin d’alimenter les campa-gnes du gouvernement visant tour à tour les chômeurs, les retraités, les bénéficiaires du RSA, sans oublier les immigrés ou les migrants.

Pourtant, il y a des fraudes bien identifiées et très coûteuses pour la société.

Celle des employeurs qui ne payent pas les cotisations sociales est estimée entre 6 et 8 milliards d’euros.

La fraude fiscale, celle des plus riches qui ont la possibilité de placer des sommes importantes dans des paradis fiscaux, représenterait un manque à gagner pour l’État d’environ 100 milliards d’euros par an.

Mais cette fraude-là, massive et organisée à grande échelle, c’est celle de la classe de privilégiés et d’exploiteurs que servent Macron et ses ministres.

Boris SAVIN 11 Septembre 2019
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12 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

aesh (lutte ouvrière)

handicap

Enfants handicapés : pénurie d’accompagnants

Jean-Michel Blanquer a présenté la scolarisation des enfants handicapés comme « un des points majeurs de la rentrée ». Mais, comme les autres années, de nombreux enfants n’ont aucune solution de prise en charge.

Le ministre de l’Éducation ainsi que la secrétaire d’État chargée des personnes handicapées ont annoncé que 23 500 enfants handicapés supplémentaires sont scolarisés, dont 86 % à temps plein, grâce au recrutement de 4 500 AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap) supplémentaires.

Ils prétendent aussi avoir amélioré le statut des AESH, les anciens AVS, puisqu’ils ne seront plus recrutés en contrats aidés, mais en CDD de trois ans, renouvelables trois ans supplémen-taires, qui pourraient ensuite se transformer en CDI.

Il faut une bonne dose de mauvaise foi pour présenter cela comme la fin de la précarité, alors qu’il faudra attendre six ans pour pouvoir espérer un CDI. D’autant plus qu’une bonne partie des contrats d’AESH sont à temps partiel imposé, souvent de 18 ou 20 heures par semaine, pour des salaires de l’ordre de 600 euros.

Plusieurs journées de grève et de manifestations ont eu lieu au cours de l’année pour dénoncer ces contrats précaires, ainsi que la mise en place des Pôles inclusifs d’accompagnement localisé (PIAL), des organismes qui regroupent les AESH d’un quartier, de façon à pouvoir les envoyer travailler quelques heures dans une école, puis dans une autre, ou dans un collège.

C’est une dégradation pour les conditions de travail des AESH, mais aussi pour certains enfants qui ainsi ne sont scolarisés que quelques heures par semaine, alors qu’ils pourraient l’être à temps plein, à condition d’être accompagnés.

Faute de chiffre officiel sur le nombre d’enfants handicapés non scolarisés, l’Unapei, une association qui milite pour l’accès des enfants handicapés à l’éducation, a lancé une plateforme pour recenser les familles sans solution.

Les nombreux témoignages sont parlants :

Nantes, Richka, 7 ans, n’a pas fait sa rentrée le 2 septembre car elle n’a pas d’AESH, alors que depuis sa scolarisation en 2017 elle avait beaucoup progressé au niveau du langage, du comportement, du rapport avec les autres.

Lyon, dans l’école d’Antoine, 9 ans, aucun des six élèves qui devaient bénéficier d’un AESH n’en a pour l’instant.

Chalon-sur-Saône, une AESH a été nommée pour deux enfants porteurs de handicaps assez lourds, et ne pourra pas prendre en charge les deux à la fois.

Enfin, de nombreux enfants ont des handicaps trop lourds pour être scolarisés dans une école classique, et devraient être pris en charge dans des structures spécialisées, des IME (instituts médico-éducatifs). Mais le manque de places est tel que les listes d’attente peuvent être de quatre ou cinq ans !

Autant de témoignages qui contredisent l’autosatisfaction de Blanquer.

Hélène COMTE 11 Septembre 2019
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12 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

pesticides (lutte ouvrière)

pesticides

Pesticides : l’impasse de l’agriculture capitaliste

Le 9 septembre, le gouvernement a mis en ligne pour consultation le décret sur les distances de sécurité entre les lieux d’habitation et les champs traités par pesticides.

Le décret avait été préparé à partir des recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, l’Anses. Il préconise des distances de cinq et dix mètres, suivant la dangerosité du produit et la hauteur de pulvérisation, sachant que l’opération est de toute façon interdite quand le vent souffle.

L’Anses et le décret recommandent en outre que les agriculteurs, les élus et les riverains puissent s’entendre localement, ce qui s’avère pour le moins délicat.

Les maires qui ont pris des arrêtés portant la distance de sécurité à 150 mètres ont immédia-tement suscité une levée de boucliers des représentants des agriculteurs, et le gouvernement a fait casser ces arrêtés. Les dangers des pesticides sont pourtant bien connus, avant tout par le million de travailleurs des champs, des vignes, des vergers et des cultures où ces produits sont épandus par dizaines de milliers de tonnes chaque année.

La responsable de la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, proteste en évoquant le manque à gagner insupportable pour les agriculteurs.

Elle prétend que ceux qui critiquent les pesticides n’ont jamais vu un pulvérisateur. Ce n’est certainement pas le cas des dizaines d’agriculteurs qui se sont constitués en association de victimes des pesticides, de ceux qui sont décédés, de ceux qui sont en procès contre Monsanto et Bayer.

En revanche, c’est très probablement le cas des capitalistes de l’agriculture, des directeurs du Crédit Agricole, des actionnaires de l’industrie agroalimentaire et de la grande distribution, qui ont fait naître et rendu obligatoire ce type d’agriculture.

Pour ceux-là, les pulvérisateurs, les pesticides, ceux qui les utilisent et en meurent parfois, comme ceux qui les inhalent par proximité, ne représentent que des lignes dans les livres de comptes. Ce n’est pas tant la distance de sécurité qui est en cause que l’utilisation même des pesticides et, au-delà, le point où en est arrivé l’agriculture capitaliste, qui détruit la terre et les travailleurs, seules sources de richesse, tout en restant incapable de nourrir l’humanité.

Sans doute bien des agriculteurs petits et moyens approuvent les arguments de la FNSEA sur le manque à gagner.

En fait, ils sont prêts à prendre le risque de tomber malade, ou le nient, parce qu’ils ne voient pas comment gérer autrement leur exploitation, parce qu’ils sont dans l’entonnoir de la dette et doivent passer par là où banquiers, fournisseurs et acheteurs le veulent.

Les salariés n’ont, eux, pas le choix et doivent s’exposer, avec ou sans protection, à des produits dangereux. Les riverains, et certains élus, voudraient bien dire leur mot sur les pesticides, mais l’État le leur a refusé, en s’alignant sur les capitalistes du secteur. La préconisation par décret d’une distance de 5 et 10 mètres est très exactement celle inscrite sur les emballages des produits.

Politiquement, le gouvernement se retrouve coincé entre la défense des intérêts des plus riches, son cœur de métier, et les besoins de sa propagande électorale récemment verdie, son nouvel argument de vente.

D’où la mise en ligne du décret et la possibilité, pour tout un chacun et pendant trois semaines, de déposer sa contribution. Macron et ses ministres n’ont évidemment pas l’intention, quel que soit le résultat de la consultation, de changer leur politique. Tout au plus espèrent-ils que d’ici là les dangers de l’épandage de pesticides seront sortis de l’actualité.

Paul GALOIS 11 Septembre 2019
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