Archive | Macronie

19 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Retraites : contre l’enfumage, préparons la mobilisation

Comme d’habitude, c’est à la mi-juillet que le gouvernement fait ses mauvais coups… Il a décidé de rendre publiques les propositions du haut commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye qui prépare une baisse générale des pensions pour la très grande majorité des retraitéEs.

Les préconisations du rapport Delevoye n’ont qu’un objectif :

Réduire le « coût » du droit inaliénable à bénéficier de pensions assurant des conditions de vie à la hauteur des richesses produites, en progression constante alors que les pensions sont en baisse régulière.

L’allongement de l’espérance de vie et les évolutions démographiques rendraient trop coûteux notre système de retraite par répartition. 

En réalité, l’espérance de vie en bonne santé ne progresse quasiment plus en raison de l’aggravation des conditions de travail et de vie et des reculs de l’âge de la retraite déjà engagés.

Quant au financement du système de retraite, la suppression de l’ensemble des exonérations de cotisations patronales, la réduction du chômage et l’égalité salariale hommes-femmes l’assureraient sans problème.

Enfin, les régimes « spéciaux » résultent le plus souvent de la prise en compte de particularités de multiples professions, notamment en terme de pénibilité.

Les présenter comme des avantages voire des privilèges n’a comme fonction que de préparer la liquidation de dispositions prenant en compte, en partie, des conditions de travail particulières. 

Le rapport Delevoye est présenté à grand renfort d’enfumage et de mensonges.

Enfumage avec un prétendu maintien de l’âge légal de départ en la retraite, de fait effacé par la mise place d’une décote pour tout départ avant cet âge.

Le « libre » choix de départ, présenté comme âge d’équilibre, sera en réalité reporté à 64 ans dès la mise en place de la contre-réforme avec une évolution à l’allongement de la durée du travail d’ores et déjà prévu. 

Mensonge dans l’affirmation que le remplacement du système de répartition par le système à points améliorera les retraites.

Ce système ne permettrait pas mieux de compenser les aléas des parcours professionnels, notamment pour les femmes ; le niveau des pensions sera soumis à l’arbitrage, au choix, des gouvernements au fil des politiques d’austérité et des avantages maintenus pour les patrons ; la prise en compte de la pénibilité continuera à être combattue par le patronat.

La transformation du système de retraite a pour objectif de verser des pensions a minima pour l’immense majorité et d’ouvrir un large champ de développement pour les logiques assurantielles privées et accessibles seulement à celles et ceux qui en auront les moyens.

Les organisations syndicales, en particulier celles qui s’opposent à la modification globale du système des retraites, doivent refuser toute poursuite de semblant de discussion, aménagement, concertation.

Il faut engager dès maintenant la construction d’un front unitaire syndical, politique, associatif pour favoriser le développement de la mobilisation qui seule peut faire reculer le gouvernement.

Un gouvernement qui d’ores et déjà envisage de ne présenter son projet de loi qu’après les élections municipales de 2020.

Mais c’est dès la rentrée de septembre que la mobilisation doit commencer à se construire. Les Gilets jaunes ont montré que détermination, radicalité et persévérance peuvent reculer le pouvoir. L’enjeu pour toutes et tous mérite de jeter toutes nos forces dans cette bataille. 

Montreuil, le 18 juillet 2019

Lire la suite

19 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

adama (npa)

ada-c080e

Le 20 juillet, pour Adama, et touTEs les autres

Le 20 juillet prochain, trois ans après la mort d’Adama Traoré, tué le jour de ses 24 ans par des gendarmes après son interpellation à Beaumont-sur-Oise, une grande marche est organisée. Pour que justice soit faite et vérité soit rendue.

Mais aussi, comme le rappellent les organisateurEs de la marche, pour « riposter à l’autoritarisme ». 

Trois ans après, le mensonge d’État concernant la mort d’Adama Traoré se poursuit. On a voulu faire passer ce crime raciste pour un faits divers. On a voulu fausser l’autopsie et nous faire croire qu’il était mort de maladie. On a voulu empêcher sa famille d’organiser la lutte pour la vérité, en jetant un à un ses frères en prison.

Mais la famille d’Adama a tenu. Sa sœur Assa a pris la tête du combat pour la mémoire de son frère et, au-delà, comme elle le répète souvent, pour celle de tous les jeunes hommes des quartiers populaires victimes des violences perpétrées par les forces dites « de l’ordre ».

Et le « combat Adama » est finalement devenu une question politique majeure.

Que de chemin parcouru depuis trois ans. Mais aussi que de violences policières. Contre les jeunes des quartiers, encore et toujours. Contre les migrantEs, les militantEs, les manifestantEs, les journalistes, les Gilets jaunes. Contre toutes celles et tous ceux qui, d’une façon ou d’une autre, refusent de se résigner, de baisser les yeux, de rentrer chez eux.

Et que de mensonges d’État.

Où est Steve ? Qui a tué Zineb ? Pourquoi l’arme qui a tué Babacar Gueye a-t-elle disparu ? Des questions sans réponse, qui sont le nom d’autant de scandales qui auraient dû, depuis long-temps et au même titre que le déchaînement de violences policières à grand renfort d’armes de guerre, conduire à des condamnations et à des démissions.

C’est pourquoi nous manifesterons le 20 juillet

A Beaumont-sur-Oise, au côté des proches d’Adama Traoré, des familles d’autres victimes des flics, mais aussi de toutes celles et tous ceux, et l’on espère qu’ils et elles seront nombreux, qui ont conscience que céder face à la gouvernance autoritaire de Macron, c’est se condamner à ne plus pouvoir lutter demain.

Nous manifesterons le 20 juillet à Beaumont-sur-Oise, pour dire notre refus de la violence et des mensonges d’État, et notre détermination à renverser la vapeur face à un pouvoir qui a fait le choix de l’épreuve de force. Pour Adama, pour touTEs les autres, pour leur mémoire, pour la justice, pour nos droits.

Julien Salingue Jeudi 18 juillet 2019

https://npa2009.org/

Lire la suite

19 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

pantheon (npa basta)

gilets noirs

Les « Gilets noirs » au Panthéon

Le 12 juillet, aux environs de 13 heures, plusieurs centaines de sans-papiers liés au mouvement des « Gilets noirs » ont investi le Panthéon, avec le soutien du collectif la Chapelle debout et de l’association Droits devant.

Une action destinée à attirer l’attention du public et des autorités sur la situation des sans-papiers, et qui s’est soldée, une fois de plus, par une violente intervention policière.

Le tract distribué lors de l’occupation du Panthéon était explicite 

« On est des sans-papiers, des sans-voix, des sans-visages pour la République française. On vient sur la tombe de vos grands hommes pour dénoncer vos profanations, celles des mémoires de nos camarades, de nos pères, de nos mères, de nos frères et sœurs en Méditerranée, dans les rues de Paris, dans les foyers et les prisons. » Pour les occupantEs et leurs soutiens, l’objectif était clair : faire parler de la situation des sans-papiers en France, plus généralement de la question des migrantEs, et exiger une rencontre avec le Premier ministre Édouard Philippe.

Contre la loi asile-Immigration 

« [La loi asile-immigration] et les pratiques administratives des préfectures placées sous votre responsabilité ont entériné et aggravé les situations inextricables dans lesquelles se trouvent les dublinéEs, les demandeurs d’asile, les travailleurs sans-papiers, et tous les autres étrangers illégaliséEs présentEs sur le territoire français », expliquent les Gilets noirs, qui regroupent notamment des habitantEs de 43 foyers d’Île-de-France, dans une lettre ouverte à Édouard Philippe rendue publique lors de l’occupation.

Et de dénoncer, entre autres, la chasse aux immigréEs, les destructions de campements, les rafles, le recours systématique aux centres de rétention administrative, les expulsions, etc.

Pour seule réponse, les autorités ont envoyé les flics, qui ont rapidement pris position autour du Panthéon. Après près de 4 heures d’occupation sans incident, les organisateurs ont négocié une sortie des lieux, et obtenu l’engagement que, s’ils sortaient par l’arrière du Panthéon dans le calme, les occupantEs ne seraient pas inquiétés. Promesse de flic, malheureusement, puisque c’est une grande nasse qui attendait les occupantEs, et que les forces dites de l’ordre leur ont alors proposé une « solution » inacceptable : sortir unE par unE, avec contrôle d’identité.

Une fois de plus, les coups de matraque

Face au refus des occupantEs, et le temps passant, les flics ont alors violemment chargé à plusieurs reprises et opéré des dizaines d’arrestations. Un journaliste de Basta présent sur les lieux raconte1 :

« Brutalement, et sans sommation, les policiers procèdent à une première série d’arrestations. Bousculée par la violence de la manœuvre, une manifestante d’une cinquantaine d’années, à côté de nous, en tremble pendant de longues minutes, prostrée dans les bras d’une camarade.

La scène se répétera au moins trois fois, générant un climat de peur. À chacune, un groupe d’une vingtaine de policiers avance lentement, avant de brutalement « arracher » une ou plusieurs personnes directement au sein du groupe. Observer le calme, la froideur, avec lesquels l’approche est effectuée, de manière méthodique, est glaçant. »

Au total, 37 personnes seront interpellées, parmi lesquelles 16 seront conduites en centre de rétention, avant d’être relâchées quelques jours plus tard en raison du caractère illégal des interpellations.

Une chose est toutefois certaine :

Face aux légitimes revendications des sans-papiers, le gouvernement a une fois de plus fait le choix de la politique de la matraque. La mobilisation doit se poursuivre contre ce pouvoir raciste et autoritaire !

Julien Salingue  Jeudi 18 juillet 2019

  • 1. Thomas Clerget, « Occupation du Panthéon : « Ils ont voulu terroriser des gens qui ont relevé la tête, et qui n’ont plus peur » », Basta, 15 juillet 2019.

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Occupation du Panthéon : « Ils ont voulu terroriser des gens qui ont relevé la tête, et qui n’ont plus peur » (Basta)

Lire la suite

18 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

débat (npa)

debat

Réanimer la gauche du passé, une perspective d’avenir ?

Le problème de la référence à la gauche

Les initiateurEs et la majorité des intervenantEs s’opposent à l’orientation « populiste » de la direction de la FI. Mais cette opposition ne se prolonge pas dans le projet de reconstruction des délimitations de classe.

La lutte des classes est d’ailleurs quasiment absente du discours de Clémentine Autain, qui parle de président des riches, jamais de bourgeoisie ; de solidarité, de République, d’égalité entre les territoires, pas de la lutte du monde du travail contre le camp d’en face.

Le projet de reconstruire la gauche prend alors tout son sens puisque cette délimitation a été « le produit d’un compromis historique particulièrement instable entre un socialisme ouvrier et le camp républicain, c’est-à-dire les secteurs de la bourgeoisie et de la petite bourgeoisie qui s’opposaient à l’Ancien Régime ».

Et le projet émancipateur du « big bang » en est bien raboté 

Pas de socialisme, encore moins de communisme, mais la reconstruction d’un « nouveau tout » pour les « services publics, l’égalité, la solidarité et la transition écologique » contre le                 « capitalisme financiarisé ».

La quasi-absence de perspectives pour les luttes

DifférentEs animateurEs des mobilisations sociales étaient présentEs le 30 juin, mais le discours politique de C. Autain n’avance aucune campagne, aucune proposition pour les luttes de la rentrée. La seule campagne unitaire évoquée est celle contre la privatisation d’Aéroports de Paris, pour expliquer qu’on peut faire l’unité avec la droite dans une campagne concrète, mais qu « on ne va pas gouverner » avec elle.

C’est donc dans le sens inverse qu’Olivier Besancenot est intervenu, pour indiquer que notre proposition est de « se retrouver, en permanence, dans le cadre des mobilisations. […] Certains vont dire “c’est encore le coup de l’unité dans les luttes, et les perspectives politiques alors ?” Camarades, en trente ans, la seule chose qu’on n’ait pas tenté pour dénouer les questions politiques, c’est de prendre les choses comme ça ! »

Une perspective pour les luttes… ou pour les élections ?

De fait, cette faiblesse de la référence aux luttes futures laisse comme seules perspectives les élections municipales, voire la prochaine présidentielle. On sent pointer le projet d’une candidature à la présidentielle concurrente à celle, prévisible, de Jean-Luc Mélenchon, à travers le ­positionnement de Clémentine Autain.

Les initiateurEs proposent des réunions partout autour du « big bang », avec une réunion nationale les 7 et 8 décembre. Leur idée est probablement de fonder un nouveau mouvement, qui prenne son autonomie par rapport à la direction de La France insoumise.

En soi, il est positif que les courants qui refusent son orientation populiste se structurent pour la combattre. Mais le risque, alors que l’initiative semblait positive, est de n’avoir comme résultat, ni la construction d’un cadre unitaire pour la construction des mobilisations, ni celle de l’organisation dont nous avons besoin pour renverser le capitalisme.

Mais la reconstruction d’un cadre pour peser à la marge dans les débats au sein de la gauche institutionnelle puisque, face aux grandes manœuvres des poids lourds que sont Mélenchon, le PCF ou le PS, on ne voit pas bien comment cette initiative pourrait construire un rapport de forces suffisant pour peser réellement.

L’appel « big bang » se veut une réponse à la crise de La France Insoumise et plus globalement de la gauche, face à la menace de l’extrême droite, à la répression, pour reconstruire un projet émancipateur. On ne peut qu’être d’accord. À condition que cela serve réellement à construire les luttes et/ou un projet de rupture avec le capitalisme. La réunion du 30 juin a réussi à réunir des personnalités très variées, de Philippe Martinez à des représentants de Youth for Climate. Une délégation du NPA s’y est rendue pour montrer notre disponibilité pour des discussions et actions unitaires.

Antoine Larrache et Joséphine Simplon Jeudi 18 juillet 2019

https://npa2009.org/

Lire la suite

18 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

bacheliers (gauche révolutionnaire)

frais-bancaires

Dans la réalité

Bacheliers et déjà sur les rails du capitalisme !

Sur les rails mais pas forcément tous en première classe ! 160€ pour les mentions très bien mais seulement 40€ pour une mention assez bien, rien sans mention ! Voilà ce que certaines banques réservent aux bacheliers sur «un livret d’épargne» !

Au delà de la méthode commerciale, les banques escomptent qu’une fois devenu travailleur, le jeune bachelier avec une mention très bien leur procurera un plus grand bénéfice !

Les banques savent que le capitalisme par l’intermédiaire de l’État, de ses lois et de ses réformes instrumentalise l’école pour assurer et reproduire les inégalités. Elles entendent bien en profiter.

Reprenons la lutte à la rentrée : pour plus d’égalité dans l’école, pour que une éducation gratuite et de qualité pour tous !

Christine 18/07/2019

http://www.gaucherevolutionnaire.fr/

Lire la suite

18 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

homard m’a tué (lutte ouvrière)

homard

De Rugy: homard m’a tuer

Après une semaine de tergiversations et malgré le soutien affiché de Macron, François de Rugy a fini par présenter sa démission mardi 16 juillet.

Une nouvelle fois la « république exemplaire » de Macron a du plomb dans l’aile.

Il est reproché au ministre d’avoir organisé de grands dîners aux frais de l’Assemblée nationale quand il en était le président, décidé des travaux dans son logement de fonction pour la somme modique de 63 000 euros, constitué un dressing de 17 000 euros. Il louerait pour 622 euros un logement à « loyer social préférentiel » à Nantes sans l’occuper. Sa femme aurait acquis un sèche-cheveux doré à la feuille d’or pour 499 euros.

Pour le ministre, tout cela est normal. Mais il a quand même tenu à faire un geste… en poussant à la démission la directrice de son cabinet, Nicole Klein, qui bénéficiait, elle, d’un logement social à Paris, quand elle était directrice de l’urbanisme au ministère de l’Équipement.

Ces dépenses fastueuses révélées au grand jour choquent, à juste titre, car elles sont sans aucun rapport avec le quotidien des classes populaires qui éprouvent des difficultés à se loger, s’habiller et même manger tous les jours.

Mais ce train de vie des gouvernants n’est qu’une pâle imitation de celui, bien plus luxueux, de ceux pour lesquels ils gouvernent. Il heurte d’autant plus que ceux qui en profitent sont les premiers à faire la morale aux classes populaires.

Mais les sommes dépensées par le ministre restent en réalité dérisoires et ne pèsent pas bien lourd au regard des milliards que le gouvernement distribue au grand patronat sous forme de subventions et de cadeaux à peine déguisés.

C’est là que se trouve le grand pillage de l’argent public par la grande bourgeoisie, avec la complicité active de tous les politiciens à son service qui, il est vrai, s’octroient au passage de généreux pourboires.

Anne POUCTA 17 Juillet 2019

Lire la suite

18 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

macron (émancipation)

macron catho

.

Soumission de Macron à l’Église catholique

.
La réalité anti-laïque de ce pouvoir apparaît de plus en plus clairement, comme d’ailleurs son caractère réactionnaire dans tous les domaines.

.

Lors de sa visite au pape, Macron avait rappelé son point de vue : “La religion est partout dans la société. Nous avons anthropologiquement, ontologiquement, métaphysiquement besoin de la religion”.

 

Cela fait suite à son discours du 9 avril sur le fait que “le lien abîmé entre l’Église et la République doit être réparé”, et précède son discours de soumission à l’Église catholique du Latran précisant :

 

“La volonté de la France d’approfondir les relations d’amitié, de compréhension, de confiance qu’elle entretient avec le Saint-Siège”.

 

Cela est en lien avec toute une série de mesures actuelles ou en préparation marquant une nouvelle attaque contre la laïcité de l’État, par exemple (liste non exhaustive) :

 

La main tendue à la “Manif pour tous”

 

Notamment en perspective de la révision des lois de bioéthique, l’obligation scolaire à trois ans dont l’objectif réel est d’accroître encore le financement public des écoles privées sous contrat, etc.

 

D’autres forces instrumentalisent la laïcité à des fins xénophobes et racistes, pour diviser les exploitéEs et les oppriméEs. Émancipation combat au contraire pour unifier toutes les luttes pour une égalité réelle.

 

Pour Émancipation, ni paravent de la xénophobie, ni morale de maintien de l’ordre social, ni tolérance des intrusions de forces religieuses dans les services publics, la laïcité est une des conditions pour la liberté de conscience, le vivre ensemble et l’égalité des droits.

 

Il faut donc défendre la loi de 1905

 

Et abroger tous les dispositifs anti-laïques (notamment la loi Debré), et ceux qui financent l’enseignement privé et renforcent ainsi la concurrence scolaire. La politique du gouvernement visant à préparer par étapes la privatisation du système éducatif :

 

Autonomie accrue des établissements,

 

Remise en cause du statut fonctionnaire,

 

Recrutement par les chefs d’établissements,

 

Promotion de l’enseignement supérieur privé via la pénurie de places dans le public, etc…

 

Cela justifie plus que jamais la perspective d’une école émancipatrice et unifiée.

 

Ce qui nécessite la nationalisation laïque de l’enseignement privé sans indemnité ni rachat et sous contrôle des personnels.
Émancipation combat les attaques contre la laïcité de l’État, et contribuera sur ces bases aux initiatives unitaires progressistes contre la politique gouvernementale.

 

http://www.emancipation.fr/

Lire la suite

17 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

De Rugy parti, leur politique reste…

Dehors ce gouvernement !

Face à l’ampleur du scandale Rugy, le ministre aux goûts de luxe a donc été obligé de démissionner aujourd’hui.

Il faut dire que les révélations concernant ses pratiques illégales (et scandaleuses) commençaient à s’accumuler. Comme le clamait ce dimanche 14 juillet une pancarte de Gilets jaunes sur les Champs-Élysées, « Homard m’a tué » !

Bouteilles de vin à 500 euros, dégustation de homards entre gens de bonne compagnie, et l’amour de l’opulence : sèche-cheveux à 500 euros avec feuilletage en or, 63 000 euros de rénovation du prétendu « taudis » abandonné par Hulot au ministère de l’Écologie…

De Rugy savait se soigner… sur le dos de la collectivité !

Cette affaire confirme que les mœurs du « nouveau monde » ne sont guère nouvelles. Ces derniers jours, Macron et son gouvernement nous d’ailleurs ont infligé une nouvelle démonstration de leurs choix politiques : une solidarité sans faille avec les puissants comme Rugy, même quand ils mentent et dilapident l’argent public.

Tout cela a de quoi faire péter les plombs à toutes celles et ceux d’en bas

Gilets jaunes, urgentistes, salariéEs, entre autres celles et ceux de la fonction publique - qui souffrent d’avoir toujours moins de moyens matériels et humains.

Et en réponse, ce pouvoir contesté par les mobilisations ne sait que renforcer ses méthodes autoritaires pour passer en force, comme l’ont montré les arrestations et gardes à vue survenues dimanche sur les Champs-Élysées contre des Gilets jaunes à qui on n’avait pourtant rien à reprocher, ou la violente intervention contre les sans-papiers « Gilets Noirs » qui occupaient le Panthéon le 12 juillet…

La démission de Rugy témoigne de la fragilité du gouvernement, mais ne doit pas faire illusion : leur politique est toujours là, et la lutte contre Macron et son monde doit se poursuivre et s’amplifier.Il y a urgence à construire, dans la rue et les mobilisations, un front de résistance solidaire du monde du travail, de la jeunesse, des quartiers populaires…

Trois ans après la mort d’Adama Traoré suite à des violences policières, la marche à Beaumont-sur-Oise ce samedi 20 juillet, est dans les jours qui viennent le meilleur moyen de préparer la rentrée, pour défendre nos revendications sociales, écologiques et démocratiques.

Montreuil le mardi 16 juillet 2019 Mardi

https://npa2009.org/

Lire la suite

17 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

urgences brest (fr3)

.

CHRU de Brest : un clip vidéo pour dénoncer les conditions de travail aux urgences

Le personnel des urgences du CHRU de la Cavale-Blanche de Brest (Finistère) a détourné, dans un clip vidéo, une chanson de Matmatah. Objectif : dénoncer les conditions de travail dans leur service.

« Urg’ an Dro », c’est le titre de la chanson qu’ils ont écrite, et cela vous évoque sans doute quelque chose. Le personnel soignant des urgences de la Cavale-Blanche de Brest-Carhaix (Finistère) a, en effet, détourné la célèbre « Lambé an Dro » de Matmatah, avec l’accord du groupe.

Dans la vidéo, 50 personnels soignants (infirmiers, aides-soignants, secrétaires, etc.) affichent clairement leur ras-le-bol. « Si t’as plus envie de poireauter, viens aux urgences manifester« , « Viens aux urgences, tu vas pleurer« , « Ce qu’il nous faut, c’est embaucher, ne pas nous culpabiliser« .

« On voulait vraiment que tout le monde puisse comprendre nos problématiques et ne pas forcer le trait plus qu’il ne l’est déjà« , affirme Morgan Barbi, aide-soignant aux urgences.

Un conflit qui dure

Cette chorégraphie mise en texte et en clip est une manière, pour le personnel, de mettre en lumière les revendications qu’ils clament depuis le 13 mai dernier. Ils dénoncent notamment le sous-effectif chronique qui a pu mener à des scènes de violence : le 10 juin, une patiente s’en était prise physiquement à des membres du personnel soignant.

« On nous parle de chiffres. Nous, on voudrait de l’humain. On veut pouvoir parler avec les gens. Pas juste arriver et dire : ‘Bonjour, prise de sang, échographie, bilan urinaire et au suivant !’ » regrette Erwan Troadec, infirmier aux urgences. Pour pallier ce problème, ils demandent « plus de lits d’hospitalisation, plus de personnel médical et paramédical. »

De son côté, la direction indique avoir mis en place des mesures, parmi lesquelles « l’ouverture de lits supplémentaires pour cet été« , selon Laurence Jullien-Flageul, coordinatrice des soins CHRU Brest.

Le reportage de Julien le Bot et Florence Malésieux

Baptiste Galmiche 17/07/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire la suite

17 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

ceta (bastamag le-huff’)

Pourquoi l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne mobilise autant contre lui

En appelant à examiner et ratifier « au plus vite » l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, Emmanuel Macron donne carte blanche aux multinationales pour imposer leur droit, au risque de surcroît d’aggraver le réchauffement climatique. Les députés français peuvent cependant encore s’y opposer, à l’occasion du vote à l’Assemblée nationale le 17 juillet, et alors que la majorité LREM commence à se diviser.

Voici les cinq raisons pour lesquelles ce traité suscite une si forte opposition.

C’est la dernière ligne droite pour la ratification – ou non – par la France du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (Ceta), en cours de négociation depuis dix ans. Le texte va être examiné en séance plénière à l’Assemblée nationale le 17 juillet, en vue de sa ratification. « Il est encore possible de stopper le traité », veulent croire ses opposants, qui appellent les députés à le refuser. Il y a deux ans, une majorité d’eurodéputés français de tous bords politiques s’étaient opposés au Ceta au Parlement européen.

Qu’en est-il du rapport de force au Palais Bourbon ? L’ensemble de la gauche (PS, PCF, LFI) y est opposée, ainsi que la majorité des Républicains. Certains députés « marcheurs » et leurs alliés centristes ont déjà annoncé leur intention de voter contre le traité. D’anciens élus écolo-gistes ayant rallié La République en marche pourraient aussi s’abstenir, ainsi que des élus Modem en plein doute. Des députés canadiens appellent aussi leurs homologues français à s’y opposer, leur pays ayant déjà ratifié le traité.

Le Ceta a réuni un arc de force très large contre lui. 72 organisations allant des défenseurs de l’environnement et des droits humains, aux professionnels des filières d’élevage, aux asso-ciations de consommateurs et aux syndicats de travailleurs, ont signé une déclaration commune appelant à ne pas le ratifier. Plus de 175 000 messages ont déjà été envoyés en ce sens aux parlementaires. Un rassemblement est également prévu la veille du vote, le 16 juillet, devant l’Assemblée nationale. Voici les cinq grandes raisons qui alimentent cette mobilisation.

Raison n°1 : un accord qui favorise le réchauffement climatique

Le climat est le grand absent des 1596 pages du traité. C’est l’une des conclusions du rapport de la commission d’experts mandatée par le gouvernement, présidée par l’économiste Katheline Schubert [2]. La course aux exportations entre les deux côtes de l’Atlantique va inexorablement générer davantage de gaz à effet de serre. Cela est contradictoire avec les engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris visant à rester en-deça des 1,5°C de réchauffement [3]. Le Canada se félicite d’ailleurs d’avoir accru de 63 % ses exportations de combustibles fossiles, lors des douze premiers mois de la mise en application provisoire du Ceta [4].

Emmanuel Macron s’était engagé à « tirer toutes les conséquences » du rapport Schubert, y compris en « faisant modifier le texte ». Or, l’accord entré en application provisoire depuis septembre 2017 n’a pas bougé d’un iota [5]. Aucun dispositif n’est prévu pour conditionner sa mise en œuvre à la réduction des effets négatifs générés en matière écologique ou sociale. Pour se prémunir des critiques, le gouvernement fait valoir un « veto climatique ». L’idée est que chaque pays puisse faire valoir les principes de préservation de l’environnement face aux éventuels investisseurs, dans le contexte d’un affrontement au sein des tribunaux d’arbitrage. Mais les récentes discussions entre organisations de la société civile et les services de Bercy pointent les failles du dispositif [6]. Concrètement, il ne sera pas possible de déroger aux règles du commerce international au nom du climat.

Raison n°2 : un accord au détriment des agriculteurs et de la protection des consommateurs

Les agriculteurs français redoutent la pression économique à venir, alors que le texte prévoit la suppression progressive de droits de douanes sur des dizaines de milliers de tonnes de bœuf et de porc. Rien n’est prévu en ce qui concerne l’utilisation de farines animales ou de maïs et soja génétiquement modifiés [7]. Rien non plus sur le bien être animal ou l’utilisation d’activateurs de croissance comme les antibiotiques. « On ne peut exclure que les imprécisions du Ceta condui-sent à l’arrivée sur le marché européen de produits autorisés en vertu d’une réglementation ne prenant pas en compte le principe de précaution », redoute le rapport Schubert.

Le rapporteur du texte, Jacques Maire, ne démord pas d’un supposé « effet positif pour la plupart de nos filières agricoles ». Lors de l’examen en commission des affaires étrangères le 9 juillet, le député LREM a mis en avant le bénéfice économique du Ceta pour la France : le solde net des exportations vers le Canada est passé de 400 à 450 millions d’euros depuis la mise en œuvre partielle du traité. Alors que les Français consomment 1,5 million de tonnes de viande bovine chaque année, le Canada n’en aurait exporté que 119 tonnes dans l’hexagone. Soit presque rien.

Le pire est à venir, selon les détracteurs de l’accord. Car le Canada n’aurait pas encore eu le temps d’adapter ses élevages à l’exportation vers l’Union européenne, en créant des filières qui suppriment notamment les hormones de croissance dans l’alimentation des bovins. « Le Canada saura, très vite, remplir ce contingent important qu’il a si durement négocié », prédisent les organisations de la société civile dans leur lettre ouverte. La pression sur les éleveurs européens pourrait être d’autant plus forte que de nouveaux quotas en augmentation sont négociés sur d’autres accords comme celui avec les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay).

Raison n°3 : un accord qui pourrait compliquer la relocalisation de l’économie

Les collectivités locales qui favorisent une relocalisation de l’économie, développent l’appro-visionnement de leurs cantines avec des aliments biologiques et locaux, ou re-municipalisent des biens communs comme l’eau ou l’énergie, redoutent que cet accord ne vienne entraver leurs choix politiques. Il vient ajouter une nouvelle couche de contraintes juridiques et pourrait compliquer davantage la mise en œuvre de politiques favorisant l’économie locale des deux côtés de l’Atlantique.

Le chapitre 19 du Ceta prévoit de nouvelles obligations et procédures dans la passation des marchés publics. Les principes de non-discrimination et de transparence pourraient encourager encore davantage les acteurs publics à retenir le prix comme critère essentiel de sélection des offres, et à reléguer au second plan la plus-value sociale et environnementale.

Raison n°4 : un traité qui élève le droit des multinationales au dessus de celui des États

Depuis le 21 septembre 2017, le Ceta est appliqué dans sa quasi totalité. C’est notamment le cas de sa partie commerciale, qui avait uniquement besoin de l’aval du Parlement européen. En revanche, les fameux tribunaux d’arbitrage figurent parmi les dispositions qui ne sont pas encore entrées en vigueur, et sur lesquelles doivent se prononcer les députés ce 17 juillet. Ces tribu-naux permettent aux investisseurs privés d’attaquer des décisions publiques qu’ils jugent défavorables (tous nos articles sur le « mécanisme de règlement des différents entre États et investisseurs » dit « ISDS »).

Les États-Unis et le Canada, qui avaient été les premiers pays industrialisés à se doter entre eux d’un mécanisme d’arbitrage entre investisseurs et États, dans le cadre de l’Alena (accord de libre-échange nord américain), ont justement décidé, en octobre 2018, de l’abandonner. « Le coût est de plus de 300 millions de dollars pour le contribuable canadien, en compensations et en frais juridiques, a expliqué Chrystia Freeland, la ministre canadienne des affaires étrangères. L’arbitrage élève le droit des entreprises au dessus de ceux des gouvernements souverains. En le supprimant, nous avons renforcé la capacité de notre gouvernement à réguler dans le sens de l’intérêt général, et de protéger la santé publique et l’environnement ».

Pourquoi, dans ces conditions, réintroduire ce mécanisme dans l’accord entre l’Union européenne et le Canada ? Une fois l’accord ratifié, tout retour en arrière pourrait s’avérer extrêmement difficile, puisque des clauses dites « crépusculaires » prévoient que ces tribunaux pourraient exister encore vingt ans après une éventuelle dénonciation de l’accord [9]. Au total, 41 811 entreprises américaines, via leurs filiales au Canada [10], seront dotées de nouvelles possibilités d’attaquer des lois et réglementations dans les États membres de l’Union européenne .

Raison n°5 : c’est la dernière fois que les parlementaires peuvent se prononcer sur le volet commercial des accords

Pour que le Ceta entre en vigueur de manière définitive et complète – et notamment pour que le chapitre créant des tribunaux spéciaux prenne effet –, il faut encore que tous les États membres de l’UE, via leurs parlements, ratifient le traité. Pour l’heure, moins de la moitié des États mem-bres l’ont fait. Si les députés français votent contre, il est bien difficile de savoir comment la situation pourrait évoluer.

La Commission européenne s’est désormais organisée pour que les Parlements nationaux n’aient plus à se prononcer sur le volet commercial de tels accords. Les futurs accords de libre-échange, avec le Vietnam par exemple, relèveront désormais de la seule compétence des eurodéputés. Le 11 juin dernier, dans une allocution, Emmanuel Macron avait dit ne plus vouloir « d’accords commerciaux internationaux qui alimentent le dumping social et environnemental ».

« En tant que dirigeant européen, je le refuserai partout où je n’aurai pas les garanties sur ce point » déclarait-il. Pour les organisations opposés à cet accord, ne pas ratifier le Ceta est la seule option sérieuse dont disposent les parlementaires, afin d’« obtenir une réforme du mandat commercial européen et ainsi répondre aux aspirations de millions de citoyens ».

Sophie Chapelle 16 juillet 2019

https://www.bastamag.net/

Lire aussi:

CETA: ces 4 risques écologiques et sanitaires peuvent devenir réels (Le Huff’)

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin