Archive | Hollandie

20 août 2017 ~ 0 Commentaire

contrats aidés (france info)

Contrats aidés : les maires en colère

En France, les maires et les élus locaux lancent un cri d’alarme. La diminution du nombre d’emplois aidés rend la rentrée scolaire difficile.

La diminution des emplois aidés fait grincer des dents chez de nombreux élus. À Sospel (Alpes-Maritimes), madame le maire est très inquiète pour la rentrée. Faute de financement, elle doit en supprimer six sur sa commune. Elle n’aura pas les moyens de les remplacer. Quant à l’école, avec quatre contrats aidés en moins, elle se réorganise. Fini les activités périscolaires.

Un mécontentement venu d’outre-mer

La grogne contre la baisse du nombre d’emplois aidés a commencé sur l’île de La Réunion où la date de la rentrée scolaire a dû être repoussée dans plusieurs communes. La colère gagne peu à peu les élus de métropole. « Très grosse inquiétude pour la ville et les associations devant la confirmation de l’arrêt des emplois aidés« , a écrit Martine Aubry, la maire de Lille (Nord), sur Twitter. Dans l’immédiat, le gouvernement prévoit une diminution de contrats aidés de l’ordre de 36%. De 4,2 milliards d’euros en 2016, cette dépense représente désormais pour l’État 2,7 milliards d’euros.

19/08/2017

http://www.francetvinfo.fr/

Commentaire: Puisque vous persistez à mettre vos enfants à l’école publique! Mettez-les dans le privé, vous verrez!

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20 août 2017 ~ 0 Commentaire

sondages (lutte ouvrière)

revue

Macron populaire… chez les patrons

Les sondages de popularité indiquent que celles de Macron et de son Premier ministre sont en chute libre. Cette dégringolade nous a valu des monceaux de commentaires dans les médias, sur la fin d’un état de grâce dont seraient victimes notre sémillant président et son équipe.

Comme si c’était une surprise !

Qu’on se rappelle, ce n’est pourtant pas vieux : si Macron et En marche sont sortis vainqueurs de la compétition de mai-juin dernier, ce ne fut pas à l’issue d’un raz-de-marée électoral. Bien au contraire. Au premier tour de la présidentielle Macron n’avait recueilli que 18,19 % des voix des électeurs inscrits. Quant à sa majorité parlementaire, elle a été obtenue à l’issue d’un scrutin marqué par une abstention dépassant 57 %, auxquels il faut ajouter plus de 4 % de votes nuls et blancs.

Ce sondage à grande échelle que sont les élections montre donc que, dès le départ, l’ex-ministre du gouvernement Hollande-Valls n’a connu ni popularité ni état de grâce. S’il a accédé à l’Élysée, ce fut plus par défaut que par enthousiasme ou par adhésion. Et c’est encore plus vrai dans les milieux populaires, qui ont vu en lui, à juste titre, l’homme des banquiers et de la finance.

À dire vrai, des hommes politiques comme Macron, formatés pour servir le grand patronat, n’ont pas leur popularité pour premier souci. Ils tiennent leur légitimité bien plus des milieux d’affaires que des suffrages des électeurs. Macron le dit, et soyons sûrs qu’il essayera de le faire : il remplira la mission que lui a confiée la bourgeoisie, tout comme ses prédécesseurs Sarkozy ou Hollande.

Sauf si le monde du travail relève le défi. Face à l’offensive tous azimuts préparée par le patronat, et mise en œuvre par Macron, il est nécessaire et vital de se préparer à la riposte. Avec la même détermination que Macron et ses soutiens.

Jean-Pierre VIAL 16 Août 2017

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16 août 2017 ~ 0 Commentaire

pollution (jdd)

ozone

La pollution cause 50.000 morts chaque année en France

En France, la pollution à l’ozone et aux particules fines cause chaque année 50.000 morts. Ce bilan risque d’être alourdit à l’avenir par le réchauffement climatique.

À chaque coup de chaud, la France tousse. Au début du mois, la procédure d’alerte a été activée sur le bassin grenoblois, où les habitants devaient limiter les activités intenses et les sorties. En cause : la pollution à l’ozone liée aux conditions météo. À l’horizon 2050, l’Hexagone pourrait subir des épisodes plus graves et plus nombreux. Des concentrations en ozone ­noci- ves pour la santé (supérieures à 100 microgrammes par mètre cube d’air) pourraient survenir entre cinquante et cent jours par an en Europe, quand l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise de ne pas s’exposer plus de vingt-cinq jours par an à de telles valeurs.

« Si la qualité de l’air s’améliore actuellement en Europe, ailleurs les émissions continuent d’augmenter »

Ces projections sont le fruit de travaux publiés en juillet dans Nature ­Communications par une équipe internationale, dont des chercheurs français du CNRS, du CEA et de l’université Paris- Est Créteil. Ils se sont penchés sur la qualité de l’air en 2050, dans le cadre d’un scénario de réchauffement global de 3 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Soit l’hypothèse vers laquelle nous allons si les engagements de baisse d’émissions de gaz à effet de serre de l’accord de Paris sont respectés.

L’ozone est un gaz produit sous l’effet du rayonnement solaire à partir des activités humaines (industrie, trafic automobile, peintures…). « Ce n’est pas la seule hausse glo- bale de 3 °C qui influence la qualité de l’air, mais ses causes et ses conséquences : l’augmen- tation des émissions de polluants accompagnant celles de gaz à effet de serre qui vont créer de l’ozone, notamment les oxydes d’azote et le méthane », explique Robert ­ Vautard, directeur de recherche CNRS à l’Institut Pierre-Simon-Laplace, l’un des coauteurs de cette étude. « Or si la qualité de l’air s’améliore actuellement en Europe, ailleurs les émissions continuent d’augmenter. »

Des millions de morts en 2100 avec la chaleur

combinée à l’absence de vent et aux activités ­humaines, l’ozone se retrouve piégé au sol. Lorsqu’il est présent en trop grande quantité, ce gaz est toxique et irritant. Les plus vulnérables sont les personnes âgées, les enfants et les patients souffrant de maladies respiratoires et cardiovasculaires. En France, la pollution à l’ozone et aux particules fines cause déjà chaque année 50.000 morts.

Le réchauffement climatique accroîtra cette mortalité, avertit l’OMS. « Dans les années 2000, on estime que la pollution à l’ozone a entraîné 400.000 décès par an sur la planète. Selon les projections, avec le réchauffement climatique, ce seront plusieurs millions de morts en 2100″, résument Béatrice Josse et ­Virginie Marécal, chercheuses à Météo France et au CNRS. Si le réchauffement se limite à + 2 °C en 2050, la législation européenne permettra encore de contrer la hausse de concentration en ozone, estime Robert Vautard. « Mais à + 3 °C, ce ne sera plus possible. Du fait des émissions hors du continent, la concentration en méthane doublera et fera bondir la teneur en ozone. Les mesures européennes seront alors très insuffisantes. »

15 août 2017

http://www.lejdd.fr/

Lire aussi :

« Nous n’avons que trois ans pour agir » contre le réchauffement climatique, estime le climatologue Jean Jouzel

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16 août 2017 ~ 0 Commentaire

ps (médiapart)

Le Parti socialiste est-il encore en état de faire de la politique ?

Le PS compte désormais une direction collégiale à 15 membres. Certains secrétaires nationaux sont partis chez Macron, d’autres se désintéressent désormais du parti. Le nombre d’élus est en chute libre après les élections locales du quinquennat Hollande, et celui des adhérents est au plus bas. Un paquebot qui prend l’eau de partout mais auquel on vient de fabriquer 15 gouvernails peut-il arriver à bon port ?

La nouvelle direction collégiale du PS nommée le 8 juillet, et présentée au Bureau national le 17 juillet, est chargée de répondre à la question. Sept femmes et huit hommes vont prendre ces prochains mois les rênes d’un Parti Socialiste à l’agonie depuis ses défaites à la présidentielle et aux législatives. Iil devait y avoir huit femmes mais Éricka Bareigts, réélue députée de La Réunion sans candidat La République en marche face à elle, a préféré décliner la proposition.

À entendre Rachid Temal, membre de la direction collégiale et secrétaire national chargé de la coordination et de l’animation, le « processus » est pourtant bien huilé : une « feuille de la refondation de notre parti » devrait être rédigée courant août, « en lien avec les militants»« avec les territoires ». Cette « feuille de route » sera ensuite retravaillée fin août lors d’un séminaire associant les fédéraux du parti notamment. Un vote des militants est prévu en septembre.

Tout va très bien donc. Sur le papier du moins. Reste que le statut de Jean-Christophe Cambadélis est toujours des plus flou. Il a bien annoncé, au soir du second tour des législa- tives, son départ du premier secrétariat et sa volonté d’« organiser la transition »jusqu’au vote de la feuille de route qui lui permettra de « partir le cœur léger »(Libération du 24 juin). Sauf qu’il est toujours en poste. Frédéric Bonnot, secrétaire général administratif du PS, confirme:  «Cambadélis est toujours premier secrétaire en titre. Du strict point de vue juridique il y a encore un premier secrétaire », indique-t-il à Mediapart. Sans compter que les statuts du PS ne prévoient pas un tel cas de figure : selon l’article 3.2.7, « en cas de vacance prolongée du poste de Premier secrétaire du parti, le Conseil national élit un nouveau Premier secrétaire qui reste en poste jusqu’au prochain congrès ». Or le congrès n’est pas prévu avant 2018.

D’ici là, le rôle de la direction collégiale reste assez difficilement lisible. Interrogé par Mediapart, Rachid Temal, proche de Cambadélis, membre de cette direction et secrétaire national chargé de la coordination et de l’animation, ne veut pas s’exprimer pour le moment.  « On ne peut pas à la fois dire qu’on travaille sur la question de la refondation et commencer à donner des réponses », estime-t-il. « Nous sommes un collectif, donc je ne veux pas être un porte-parole », ajoute-t-il. Luc Carvounas, député réélu et membre de la direction collective, est plus bavard. Pour lui, « il faut qu’on accélère, car Macron s’affaisse beaucoup plus vite qu’on ne le pensait. Il faut bosser et proposer, avoir une ligne politique qui est claire ».

À l’échelon inférieur du PS, les choses ne vont pas mieux. Lors de l’audit social interne mené par Syndex fin 2016, le parti comptait encore 75 secrétaires nationaux (SN) et nationaux adjoints. Selon nos informations, il n’en compte plus aujourd’hui que 68. Et encore. Christophe  Borgel, sur le site, est annoncé comme secrétaire national chargé du pôle « animation, élections et vie du parti » mais, joint par Mediapart, il précise avoir démissionné.

Où sont partis les autres secrétaires nationaux ? Chez Macron, pour certains. Tels Nicolas Bays, Bernadette Laclais, Brigitte Bourguignon ou Sophie Errante. Laurent Grand- guillaume, lui, a décidé d’arrêter la politique. Et Jean-Marc Germain a basculé à la direction provisoire.  Les secrétaires nationaux restants, ou les nouveaux, vont avoir du pain sur la planche. Et d’abord en interne. L’audit de Syndex  pointait notamment le fait que certains SN étaient « suffisamment investis dans leur coopération avec les assistants politiques » ou que la communication entre l’un et l’autre, parfois, ne fonctionnait pas. Syndex relève aussi que certains SN délaissent complètement les assistants politiques : « Soit ils n’ont pas besoin de leur travail, soit ils commandent du travail, le reçoivent mais ne répondent pas. »

L’inverse est aussi possible, comme l’explique un permanent de Solférino : « Parfois les AP appellent les SN pour des signatures, mais ils sont en fait partis à En Marche!, ou bien ont pris leurs distances avec le parti. » D’autres salariés pointent certaines hérésies, comme ce pôle qui compte 13 secrétaires nationaux mais seulement deux assistants politiques, « et encore l’un est en CDD ».

En redescendant encore d’un échelon, les problèmes se multiplient. Les mauvais résultats du PS lors de toutes les élections durant le quinquennat de François Hollande ont pesé. Ainsi, aux municipales de 2014, le PS est passé de 60 000 élus à 30 000 élus, sans compter ceux qui, depuis, sont passés à En Marche!. Or ces élus constituent sur le terrain le cœur de la base militante, un véritable réseau d’influence, et rapportent des ressources finan-cières non négligeables. Au niveau national aussi, la dotation publique du PS va chuter : elle va passer de 24,8 millions d’euros à entre 6 et 6,5 millions par an, en fonction du résultat des élections sénatoriales de septembre, selon les estimations de Solférino.

Contacté par Mediapart, Frédéric Bonnot, le secrétaire général administratif, rappelle qu’il y a trois grands postes de dépenses pour le parti : la masse salariale, entre 11 et 12 millions d’euros (12 en comptant les CDD) ; la péréquation, c’est-à-dire le reversement de la dotation publique aux fédérations, pour 6 millions ; et enfin le budget de fonctionnement. La péréqua- tion est sérieusement menacée, comme les permanents des fédérations : très peu vont pouvoir garder leurs salariés.

Ce climat déjà lourd est aggravé par les dysfonctionnements qui affectent plusieurs fédérations. Selon nos informations, environ sept premiers (secrétaires) fédéraux ont démis- sionné ces dernières semaines. Dans le Maine-et-Loire, trois premiers (secrétaires) fédéraux se sont succédé après avoir chacun démissionné. Aujourd’hui, c’est une direction collégiale qui gère la fédération. Par ailleurs, même certaines fédérations connues pour leur légitimisme, comme le Loiret ou la Charente-Maritime, réclament un congrès au plus tôt.

Rachid Temal reste optimiste. Certes, les fédérations sont sorties essorées de la séquence électorale, relève ce proche de Cambadélis, mais elles vont « se reposer un peu » et s’orga- niser à partir de septembre. Les fédérations sont en effet censées prendre part à l’élaboration de la « feuille de route ». Une consultation électronique auprès des 600 000 militants et sympathisants du parti va avoir lieu courant août. Même si le chiffre comme la méthode font tousser à Solférino.

De très nombreux permanents ont mal vécu de découvrir cette procédure le jour de son annonce, le 17 juillet, lors de la première réunion de la direction collégiale. Certains d’entre eux se demandent aussi d’où sort ce chiffre de 600 000. Luc Carvounas, député et membre de la direction collégiale, estime que cette consultation pourra au moins servir d’« introspection, pour voir ce qui a marché et ce qui n’a pas marché ». « On est parti avec tout et on arrive avec rien », ajoute-t-il.

Le chiffre de 600 000 rappelle en tout cas la promesse de Jean-Christophe Cambadélis en arrivant à la tête du parti. Celui-ci avait annoncé devant ses troupes, dubitatives, qu’il voulait faire du PS un grand parti de masse, à 500 000 adhérents à la fin du quinquennat. Celui-ci est terminé et la consultation des adhérents va permettre, en septembre, d’en mesurer le nombre. Ce ne sera de toute évidence pas 500 000.

 « Si on est à 40 à 50 000 adhérents à jour de cotisation au moment de la consultation, ce sera déjà pas mal », soupire un permanent de Solférino. Qui explique qu’il faut avoir payé sa cotisation au moins une fois dans les trois années précédentes pour être enregistré comme un adhérent, mais qu’il faut être à jour de sa cotisation annuelle pour pouvoir voter à la consulta- tion. On saura alors combien de passagers il reste à bord du paquebot socialiste.

mediapart

11 AOÛT 2017 PAR CHRISTOPHE GUEUGNEAU

https://www.anti-k.org/

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15 août 2017 ~ 0 Commentaire

la réunion (luttes invisibles)

Battaille du Bogside, Derry 12 14 août 1969, les flics reculent

Quand le Chaudron tousse…

Sans jouer les Cassandre, il faut bien avouer que par les temps qui courent, du fait d’une certaine tension sociale et d’un énervement diffus, à l’approche d’une rentrée qui sera fatalement amère, les signes avant-coureurs de mouvements de rue, spontanés ou pas, focalisent l’attention ; surtout à La Réunion, quand quelque chose se passe au « Chaudron », quartier devenu mythique depuis les événements que l’on sait, en février et mars 1991….

On est loin aujourd’hui du contexte de l’époque, Freedom n’est plus aujourd’hui qu’une radio atypique et prospère, le PCR un fossile politique, passons sur le Parti Socialiste…

Seul point commun avec 1991, Gilbert Annette demeure maire de Saint-Denis. Le quartier du Chaudron n’est pas pour autant acquis à ses couleurs, et Monique Orphé, députée sortante de la VIe circonscription, a été éliminée aux dernières législatives en dépit du soutien que lui apportaient « En Marche » et la majorité municipale… Pour mémoire, en 2015, elle avait avoué publiquement ne plus vivre au Chaudron « parce que c’est vrai, c’est un quartier où il y a, aussi, beaucoup de logements sociaux », confession audiovisuelle qui était fort mal passée dans la population.

Donc quand hier, en fin d’après-midi, suite à un contrôle de police, la tension est brutalement montée, avec affrontements entre riverains et forces de l’ordre, poubelles enflammées, jets de lacrymos croisant dans l’atmosphère enfumée les trajectoires parabo-liques  de grenades péi entre autres artefacts projetés sur tout ce qui portait un uniforme, on aurait pu se croire confronté à quelque chose qui ressemblait à un début de crise… sociale, ou pas.

Il est permis de douter de la nature de ces événements incontrôlés et spontanés que sont les flambées de colère de quartier, car nul ne sait en pressentir l’évolution. Une étincelle suffit parfois à enflammer des territoires quand rien ni personne n’est en situation de le prévoir.

Or, à La Réunion, comme ce sera le cas en métropole dans quelque temps, tous les paramètres sont réunis pour que s’exprime une contestation du nouveau pouvoir, ou du moins de ses décisions politiques emblématiques. Rien de tel pour faire monter la tension que de rogner sur les dispositifs comme les « allocs » qui permettent aux plus défavorisés d’accéder au logement, de payer leur loyer ou encore, à l’instar des Emplois aidés, entre autres dispositifs du même tonneau, de gagner un peu d’argent avec un « contrat ».

Et si d’aucuns trouvent ridicule de ronchonner pour 5 euros de moins par mois, ils sont quelques milliers à ne pas apprécier la chose à La Réunion, d’autant qu’on ne leur a pas demandé leur avis. La grogne est bien pire en ce qui concerne les contrats aidés, qui pour être supposément improductifs vont être ratiboisés à hauteur de 75 % de ce qu’ils étaient précédemment.

En 2016 on a attribué plus de 40 000 contrats, aidés, d’avenir, des CUI, des prises en charge via la Garantie Jeunes… sans oublier la déclinaison locale des 500 000 nouvelles formations du plan d’urgence en faveur de l’emploi… Moralité, pour ne traiter que des Contrats aidés, il n’en restera que 5 000 pour toute La Réunion, 2 800 étant déjà mobilisés pour la seule rentrée scolaire, en attendant que la ministresse du Travail invente la panacée anti-chômage. Autant dire que ce n’est pas demain la veille.

Il faudra ajouter à ces raisons de ne pas être content la mobilisation syndicale du mois de septembre contre la nouvelle Loi Travail sur ordonnance, le genre de remède qui suscite des effets secondaires avant même d’avoir été administré…

Alors quand bien même au Chaudron, hier soir, le coup de chaud concernait plus les suppor- ters énervés de rodéos en scooter, qui défient les forces de l’ordre depuis des semaines, tout en cassant les oreilles aux riverains, le simple fait de voir les policiers tenus en respect par les plus excités, avant de reculer en dehors de « leur territoire », constitue un marqueur significatif d’un certain état d’esprit. Quant à savoir si les pousseurs du soir sont du Chaudron ou pas, c’est une autre histoire, ils tiennent le terrain et si Neymar n’avait pas joué, les jeux du cirque se seraient peut-être prolongés dans les rues…

14 août 2017 Philippe Le Claire

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15 août 2017 ~ 0 Commentaire

bourdons (ouest france)

bourdon

Un pesticide menace les bourdons d’extinction

Les bourdons font partie des insectes pollinisateurs. Un pesticide controversé utilisé notamment dans les cultures céréalières pourrait entraîner la disparition des bourdons, car il rend plus difficile la fondation par les reines de nouvelles colonies de ces insectes pollinisateurs.Selon une étude parue ce lundi dans la revue Nature Ecology & Evolution, les reines exposées au thiaméthoxame, un insecticide néonicotinoïde, sont moins nombreuses à pondre des œufs, ce qui pourrait entraîner un effondrement des populations de bourdons.

« L’exposition au thiaméthoxame a entraîné une baisse de 26 % de la proportion de reines qui ont pondu des œufs », écrivent les chercheurs.

Or « créer de nouvelles colonies est vital pour la survie des bourdons. Si les reines ne produisent pas d’œufs ou ne fondent pas de nouvelles colonies, il est possible que les bourdons disparaissent complètement », souligne Gemma Baron, de la Royal Holloway University of London, dans un communiqué accompagnant la parution de l’étude.

Néonicotinoïdes

Les néonicotinoïdes sont des substances neurotoxiques qui s’attaquent au système nerveux des insectes et ont de ce fait contribué au déclin des abeilles constaté notamment en Europe et en Amérique du Nord. Depuis 2013, l’Union européenne a restreint l’usage des trois principales substances néonicotinoïdes, dont le thiaméthoxame, pour les cultures à fleurs mais pas pour les céréales d’hiver. Pour fonder de nouvelles colonies, les reines doivent survivre à l’hiver puis faire face à des menaces comme les parasites, les prédateurs, les mauvaises conditions météorologiques, le manque de ressources…

Modèle mathématique

Les néonicotinoïdes sont une menace supplémentaire à cette étape cruciale pour les bourdons dont les effectifs sont en déclin au niveau mondial. Les chercheurs ont tout d’abord exposé, en laboratoire, des reines de bourdons (Bombus terrestris) à des doses de thiaméthoxame comparables à celles auxquelles elles seraient confrontées dans la nature. Ils ont constaté que cette exposition entraînait «une baisse de 26 % de la proportion de reines pondant des œufs ». Ils ont ensuite utilisé un modèle mathématique pour prévoir les effets de cette baisse sur la population des bourdons. « Un usage étendu de thiaméthoxame conduirait à l’extinction finale de la population avec une probabilité d’au moins 28 % », écrivent les chercheurs.

40 % des pollinisateurs invertébrés menacés

Fin juin, deux études publiées dans la revue américaine Science avaient confirmé la nocivité des insecticides néonicotinoïdes pour les abeilles et autres pollinisateurs. Selon une étude au niveau mondial, commandée par l’ONU, environ 40 % des pollinisateurs invertébrés sont en danger d’extinction. Cette situation suscite de sérieuses inquiétudes sur l’avenir de la production alimentaire mondiale. En effet, 75 % des cultures destinées à l’alimentation dépendent au moins partiellement de ces pollinisateurs.

14/08/2017

http://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Les bourdons menacés d’extinction par un pesticide néonicotinoïde (Sciences & Avenir)

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14 août 2017 ~ 0 Commentaire

corse (le parisien)

 corsica

150 personnes manifestent pour la démolition des villas illégales de Pierre Ferracci

Les personnes rassemblées vers midi ont emprunté une piste en terre pendant une trentaine de minutes pour arriver à apercevoir les deux villas. Environ 150 personnes se sont rassemblées dimanche devant deux villas construites sur le site protégé de la plage de la Rondinara, près de Bonifacio, par Pierre Ferracci.

Condamné à un million d’euros pour travaux hors permis de construire, Pierre Ferracci fait face à la colère des riverains.

Les 150 personnes, rassemblées vers midi contre la construction de deux de ses villas sans autorisation, ont emprunté une piste en terre pendant une trentaine de minutes pour arriver à apercevoir les deux construction en question. «Le préfet, le procureur, le tribunal, l’opinion ont déclaré illégales ces constructions, pourtant elles sont encore là, comme une injure à tous les Corses», a déclaré Maxime Susini, membre de l’association de défense de l’environnement U Levante.

«Ces constructions doivent disparaître afin que le site soit remis dans son état originel. Pour cela, nous demandons que M. Ferracci soit exempté du paiement de l’amende d’un million d’euros. Nous n’en faisons pas une question d’argent», a-t-il ajouté, précisant que le rassem-blement s’effectuait «à l’appel du seul Collectif pour le respect de la loi et la démolition des villas de A Rundinara».

Le 5 juillet, la cour d’appel de Bastia a confirmé une condamnation, à l’encontre de SCI Tour de Sponsaglia, dont est gérant Pierre Ferracci, par ailleurs président du Paris Football Club et proche du président de la République Emmanuel Macron, reconnu coupable d’avoir construit deux villas hors permis de construire.

La justice n’a pas ordonné la démolition des deux bâtisses, au grand dam d’associa- tions dont U Levante, qui ont saisi la cour de Cassation.

Suite à un autre rassemblement demandant la démolition des villas fin juillet à Vizzavone en Haute-Corse, Pierre Ferracci avait déclaré ne pas comprendre «cet acharnement». «J’ai reconnu avoir modifié un permis, qui était totalement légal, et j’ai été condamné à une lourde peine d’amende, d’un million d’euros, que je n’ai pas contestée», avait-il précisé.

13 août 2017

http://www.leparisien.fr/

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14 août 2017 ~ 0 Commentaire

austérité (médiapart)

macron

Réduire la fonction publique n’est pas un choix rationnel

La réduction des services publics ne s’inscrit pas dans une logique dictée par des chiffres contrairement à ce que veulent faire croire ceux qui la promeuvent.

François Fillon légitime la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires par le fait que le nombre d’agents publics a très fortement augmenté et qu’il est aujourd’hui nettement plus élevé en France que chez la plupart de nos voisins. Les think-tank libéraux répètent inlassable- ment le credo d’une France surdotée d’emplois publics par rapport aux autres pays.

C’EST FAUX ! Une faible augmentation du taux de fonctionnaires

Pour faire croire à un recours inflationniste à la création de postes de fonctionnaires, il faut choisir de ne raisonner que sur les chiffres bruts : 3,8 millions en 1980 // 5,6 millions en 2015 soit une forte augmentation. Mais en réalité ce que traduit ce chiffre n’est pas tant l’augmen-tation du nombre de fonctionnaires que l’augmentation de la population !

Car c’est évidemment proportionnellement à la population totale que cette question doit être examinée : plus la population est nombreuse, plus le nombre de fonctionnaires nécessaires au bon fonctionnement des services publics est élevé. Et si on compare le nombre de fonctionnaires proportionnellement à la population totale, l’augmentation est seulement de 1,4%. et, actuellement, le nombre de fonctionnaires croit moins fortement que la population.

Un nombre de fonctionnaires moins élevé qu’il y paraît

Si le nombre de fonctionnaires pour 1000 habitants est supérieur en France à la moyenne européenne, nous sommes loin d’être le pays des records en la matière ! Par exemple, la Finlande, souvent citée y compris par les discours libéraux comme modèle pour ses services publics a presque 130 fonctionnaires pour 1000 habitants alors que nous n’en avons que 80. Nous avons même moins de fonctionnaires pour 1000 habitants que les États-Unis.

Si nous regardons la part des fonctionnaires dans l’emploi public, la France se situe parmi les pays ayant un taux faible (l’emploi public représente environ 20% de l’emploi total en France) et en dessous de la moyenne européenne (environ 25%) et de la plupart des pays européens. Et ce taux a été davantage réduit en France que dans la moyenne des pays européens (1,5% contre 0,5%)

Si on compare le nombre de fonctionnaires à la surface du pays, ce qui est une donnée signifiante car la faible densité de population nécessite un nombre de fonctionnaires supérieur pour que le service public soit assuré équitablement sur l’ensemble du territoire. Là encore, la France est loin d’être dans le peloton de tête avec un taux inférieur à l’Allemagne.

La comparaison ne peut se limiter à ces chiffres car le nombre de fonctionnaires doit être mis en regard des missions exercées par le service public.

Ainsi le Royaume-Uni qui a privatisé une grande partie de ses services publics n’en n’a pas moins un taux d’emploi public/emploi total comparable à celui la France. Idem pour l’Allemagne.

Que les choses soient claires : la réduction des effectifs de la fonction publique n’obéit donc pas à une rationalité dont les chiffres feraient la preuve, elle est un choix politique : celui de transférer une part des missions des services publics vers des services privés et payants. C’est-à-dire de les réserver aux plus riches et donc de priver les classes populaires de soins, d’éducation, de culture et de sécurité.

Sources : INSEE, OCDE, OFCE, Ministère de la Fonction publique

Paul DEVIN 11 févr. 2017

Syndicaliste FSU, inspecteur de l’Education nationale, secrétaire général du SNPI-FSU, syndicat des inspecteurs (IEN et IA-IPR).

https://blogs.mediapart.fr/

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14 août 2017 ~ 0 Commentaire

eau (jdd)

eau

Nicolas Hulot face au casse-tête du stockage de l’eau

Des dizaines de projets de rétention de l’eau sont au point mort depuis l’affaire Sivens. Le gouvernement promet de les débloquer, mais les difficultés sont de taille pour les ministres Nicolas Hulot (Ecologie) et Stéphane Travert (Agriculture).

Le gouvernement ne pouvait pas partir se mettre au vert quelques jours sans envoyer un signal fort à un pays en alerte sécheresse, frappé par les incendies et les restrictions d’eau.

Pour calmer des esprits qui commençaient à s’échauffer, notamment du côté des agriculteurs, Nicolas Hulot, a été invité mercredi, en conseil des ministres, à rappeler que son plan climat était sur les rails. Il a aussi promis de s’attaquer à un sujet sensible : le stockage de l’eau.

Créer des réserves pour utiliser les précipitations hivernales ou capter l’eau de certains cours ne semble pas sorcier. C’est même la solution la plus rapide et efficace pour gérer la ressource dans certaines zones. Mais l’affaire du barrage de Sivens pèse sur ce dossier. Des dizaines de projets, partout en France, portés par des particuliers, des groupe- ments d’agriculteurs, des collectivités, sont au point mort. « Exactement 87 ont été lancés, précise Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, qui a planché avec son homologue de la Transition écologique et solidaire. Mais 14 seulement ont été réalisés ces dernières années. »

Le financement est devenu problématique

La submersion de 12 hectares pour créer une retenue d’eau sur la commune de Sivens, dans le Tarn, a été définitivement abandonnée en 2015, un an après la mort tragique d’un opposant au projet, Rémi Fraisse. Ce précédent a douché les initiatives, d’autant que leur financement est devenu problématique.

« Les besoins de stockage, estimés à 500 millions de mètres cubes au niveau national, nécessitent 1,5 milliard d’euros d’investissement », a calculé l’organisation Irrigants de France. Où trouver de telles sommes ? Le ministère de la Transition écologique et celui de l’Agriculture étudient toutes les options. Déblocage de fonds européens, enveloppe spécifique dans le plan de 5 milliards attendu pour les filières agricoles à l’issue des États généraux de l’alimentation… Même le grand plan d’investissement de 50 milliards d’euros sur lequel planche l’économiste Jean Pisani-Ferry pourrait être mobilisé. Les collectivités locales devront elles aussi piocher dans leur budget.

Le coût des retenues et bassins à aménager n’est pas le seul problème. La procédure administrative qui accompagne une majorité de dossiers est kafkaïenne. Là encore, le gouver-nement va devoir revoir un dispositif qui ouvre les vannes à des recours sans fin. « Il faut voir comment on peut lever le verrouillage administratif, mettre un peu d’huile dans les rouages », reconnaît Stéphane Travert. Les préfets auront pour consigne d’aider à l’émergence de projets. Enfin, les députés vont aussi être mis à contribution. Les contours du dispositif législatif sont encore flous. Mais des mesures pourraient être intégrées au projet de loi sur la transfor- mation des relations entre l’administration et le public, le nouveau choc de simplification promis par le président Macron. Le texte à venir sur l’autonomie des collectivités pourrait, lui, favoriser le rapprochement entre petits syndicats communaux de gestion de l’eau, afin de mieux gérer les investissements.

13 août 2017

http://www.lejdd.fr/

Commentaire:

L’eau n’appartient pas aux agriculteurs, ils en sont juste les principaux utilisateurs! Où était l’eau? Avant elle était dans les « zones humides » aujourd’hui comblées pour aggrandir les surfaces et dans les nappes phréatiques, qui sont surexploitées. La FNSEA exulte car tout ce blabla c’est pour autoriser la privatisation de l’eau, par les « bassines » propriétés privées ou on pourra stocker de l’eau prises aux rivières et aux nappes pour pouvoir arroser le mais, plante tropicale qui ne pousserait pas sans eau…

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14 août 2017 ~ 0 Commentaire

sable (of + lt)

Extraction de sable. 2 000 personnes lancent un SOS à Trébeurden

Beau temps, belle mer et belle mobilisation sur le port de Trébeurden, ce dimanche matin. 2 000 personnes ont répondu à l’appel des associations et élus engagés dans la lutte contre l’extraction de sable en baie de Lannion. Ensemble, elles ont composé en lettres humaines un SOS, comme Save our Sand. Et ceci, à 15 jours de la rencontre à Bercy d’une délégation trégorroise d’opposants, auprès du cabinet de Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances.

« Prenez ce carton et placez-vous là, indique un placier au public. Quand le drone nous survolera, vous le brandirez. Et à nous tous, et vus de haut, on formera le message SOS, comme Save our Sand » Et il y avait du monde à placer, ce dimanche matin sur le port de Trébeurden qui était le théâtre d’une nouvelle mobilisation des opposants à l’extraction de sable en baie de Lannion.

« Laisser piller nos ressources ? »

Ils ont réussi leur pari en mobilisant 2 000 personnes, parmi lesquelles beaucoup de Trégorrois mais aussi des vacanciers. « Merci d’être si nombreux à venir défendre notre économie et notre environnement, leur a lancé Alain Faivre, le maire de Trébeurden. On ne peut pas laisser piller ainsi nos ressources, si fragiles et si près des côtes. Que laisserons-nous à nos enfants ? Que deviendront nos pêcheurs ? Que deviendrons-nous si nos fonds marins sont ainsi bouleversés ? Alors non, on ne se laissera pas faire. »

« Mobilisés même l’été »

Pour Alain Bidal, à la tête du collectif Peuple des Dunes, c’est un coup de semonce à 15 jours de la rencontre des opposants avec le cabinet du ministre Bruno Le Maire : « Nous faisons la démonstration que l’on reste mobilisé ». Et Philippe Soufflet d’ajouter. « On en attend du concret, de cette réunion, avec la suppression pure et simple de ce décret d’autorisation de l’extraction de sable accordé à la Cie armoricaine de navigation (Can), en 2015 mais suspendu jusqu’au 1er septembre. Si ce n’est pas le cas, on ne sera pas en mesure de maîtriser la colère des gens. Les Bretons sont gentils, mais faut pas pousser. »

13/08/2017

http://www.ouest-france.fr/

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