Archive | Hollandie

15 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

des nouilles… encore! (révolution permanente)

deputé

Au summum de l’indécence: « Je mange pas mal de pâtes, j’ai ressorti des vêtements de la cave » : une députée LREM raconte ses galères…

C’est dans un article de l’Opinion que certains députés La République en Marche se sont lâchés. Depuis que la « société civile » s’est installé à l’Elysée, certains, notamment un chef d’entreprise a vu son salaire « baissé » de 8 000 euros à 5 000 euros par mois, de sorte qu’il doit désormais manger pas mal de pâtes, ou encore devoir déménager… Décidément, le mépris de classe n’a plus de limites pour les partisans de Macron.

Dans un article, l’Opinion revient sur la rémunération des élus de la République En Marche.

L’article tente de donner la voix à ceux qui n’en ont pas : les députés…Pauvres d’eux-mêmes. Nombre d’entre eux ont dû, selon l’article, accepter un salaire moins important qu’auparavant. Par mois, ces élus empochent la modique somme de 5.000 euros net, dont le montant sera malheureusement fiscalisés à 100 % dès 2018. A cause des changements opérés par Emma- nuel Macron, nombre d’entre eux verront leur niveau de vie à la baisse.

« Je vais moins souvent au restaurant, confie une députée LREM à l’Opinion. Je mange pas mal de pâtes, j’ai ressorti des vêtements de la cave et je vais devoir déménager. » Auparavant, elle gagnait 8.000 euros par mois pour son poste de chef d’entreprise. Tel est la « société civile » made in Macron, peuplée de chef d’entreprise. Dépitée par sa situation financière, la députée n’est pas optimiste quand elle pense à l’avenir dans l’Assemblée nationale.

« Pour beaucoup, la question de tenir jusqu’au bout va se poser », lâche-t-elle.

Et ce n’est pas une exception : « Je n’ai jamais autant bossé pour si peu », s’agace un élu. Mais certains tiennent tout de même à tempérer leurs propos. « Face à une aide-soignante, on sait que l’on ne peut pas dire ça, explique un député. Je ne vais pas me plaindre de gagner 5.000 euros par mois ! ». Selon l’opinion, ces « gagnants du Loto » restent une exception.

En définitive, cette article de L’opinion sonne comme un appel à donner voix aux députés inaudible de l’Assemblée Nationale.

Plus encore, le journal ajoute : « Pour faire face à cette baisse de leur train de vie, certains de ces nouveaux élus ont choisi de continuer à temps partiel leur activité professionnelle. En contradiction avec la promesse de campagne du candidat Macron, qui s’était engagé à faire élire des députés qui se consacreraient uniquement à leur mandat… ». L’indécence et le mé- pris de classe n’ont vraisemblablement pas de limites, d’autant que ce sont ces mêmes dépu- tés qui votent et imposent aux exploités et aux opprimés, la précarité et le chômage pour tous.

Damien Bernard mercredi 13 décembre

http://www.revolutionpermanente.fr/

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15 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

mailly (révolution permanente)

jc mailly

Un nouveau tournant pro-patronal. Indemnités prud’homales : Mailly s’est converti…aux arguments du Medef !

Stupeur. Au micro de FranceInfo, ce jeudi 14 décembre, Jean-Claude Mailly, le patron de Force ouvrière, a affirmé que le plafonnement des indemnités prud’homales instauré par les ordon- nances sur la loi Travail d’Emmanuel Macron pourrait…effectivement permettre de débloquer des embauches.

Interrogé sur la mise en application du plafonnement des indemnités prud’homales, le secré- taire général du syndicat Force ouvrière (FO) a estimé que le dispositif « peut déverrouiller psychologiquement peut-être des chefs d’entreprise, de petites entreprises, ça c’est possible, on verra ». Des arguments qui ont même surpris le journaliste Jean-Michel Aphatie! « Déver- rouiller, qu’est-ce que vous voulez dire ? », a-t-il relancé d’un ton incrédule. « Ceux qui pensent qu’ils ne peuvent pas recruter parce que ça risque de leurs coûter trop cher » précise Mailly, reprenant ainsi les arguments favoris …. De Pierre Gattaz !

Communément admis, ces arguments du MEDEF ne sont qu’une pâle copie d’un certain Pierre Gattaz, en fin de mandat à la tête du syndicat patronal.

Les indemnités prud’homales, « c’est une cause vraiment importante de la peur d’embaucher des patrons, donc il faut plafonner ces prud’hommes à un niveau TPE-PME », affirmait-il notamment en janvier 2016, pour préparer les esprits à la loi El Khomri. Après avoir trahi sur la question de la négociation du plafonnement des indemnités prud’homales, Jean-Claude Mailly  se targue désormais de non seulement légitimer la mesure et de l’appuyer, le tout en usant des même arguments que le MEDEF.

Le journal Marianne s’étonne même de cette conversion de Mailly aux indemnités prud’homales en pointant notamment « une analyse inattendue de la part d’un re- présentant d’un syndicat de défense des salariés » ou encore une « concession surprenante ».

Le journal juge « d’autant plus étonnant » qu’en 2016, lors des débats sur la loi El Khomri, qui « comprenait dans sa première version ce même système de plafonnement », le même « Jean-Claude Mailly ne voulait surtout pas en entendre parler, jugeant la loi ‘inamendable’ et réclamant ‘son rejet’ pur et simple ». Entre-temps, en juin 2017, Mailly avait déjà trahi en  n’excluant pas d’accepter la mesure, soulignant que « tout dépendra des montants ».

Pour Jean-Claude Mailly, ces déclarations signent une nouvelle étape dans le tournant de collaboration ouverte avec le patronat.

L’on dira un de plus. Après avoir abandonné la rue dans la bataille contre les ordonnances de la loi Travail, Mailly se payait la tête des manifestants qui comptaient manifester le 12 septem- bre avant d’être contraint par la base à une journée de mobilisation. Il semble donc qu’après avoir laissé passer la gronde à la base, l’ambition de Mailly soit de se repositionner face à la CFDT qui semble avoir la primeur des relations gouvernementales, en témoigne notamment la future loi Le Maire qui compte avancer sur une revendication de longue date de la CFDT sur la « co-détermination ».

Face aux trahisons qui s’accumulent d’un Jean-Claude Mailly, qui compte bien, lui et son bureau politique se retirer en avril 2018, avec des « promotions », c’est bien à la base de faire pression et d’exiger de ses directions de refuser toute compromission, toute négociation et tout dialogue social, aussi bien avec le gouvernement que le patronat.

Damien Bernard jeudi 14 décembre

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15 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

loudéac (ouest france)

Énergie. La grogne de 200 agents d’ERDF/GRDF à Loudéac

Ils veulent alerter l’opinion publique sur le bilan « raté » de l’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie depuis 2004. Depuis 11 h ce matin, environ 200 salariés d’ERDF et de GRDF occupent l’ancien site technique EDF de Loudéac.

« L’ouverture des marchés a multiplié les acteurs, supprimé les accueils physiques, comme ici à Loudéac depuis 2011, ramenant pour les usagers la question du gaz et de l’électricité à un véritable marathon dont les règles changent sans arrêt », explique Jean-François Coulin Animateur Région CGT Bretagne Mines Energie.

« Les frais de mise en service étaient de 11,47 euros en 2004. Ils sont passés à 47,25 aujour- d’hui, soit 300 % d’augmentation ! », ajoute Jean-François Coulin. La FNME CGT propose la création d’un pôle public de l’énergie. « Ce serait à l’Etat de reprendre la main sur l’organisation du marché énergétique en France et en Europe. »

13/05/2014

https://www.ouest-france.fr/

Commentaire: Tout à fait d’accord! Comment lutter contre le réchauffement climatique, sans   un service public de l’énergie, basé sur la socialisation des moyens de production et le contrôle des syndicats et des usagers!

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15 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

nddl (npa)

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Communiqué du NPA.
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Notre-Dame-des-Landes : soutien à la ZAD face aux menaces de Gérard Collomb
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Mercredi 13 décembre, les « médiateurs » nommés par l’exécutif rendaient leur rapport concernant le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Un grand projet inutile et destruc- teur, dénoncé depuis des décennies, et qui a donné lieu à une mobilisation exemplaire, autour de la ZAD (Zone à défendre), de laquelle le NPA a été partie prenante.À peine les premiers éléments du rapport, qui semble ouvrir la porte à l’hypothèse d’un aban- don du projet d’aéroport, commençaient-ils à être discutés, que le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a cru bon de montrer ses muscles. Il a en effet déclaré sur France Info, en évoquant l’évacuation de la ZAD, qu’il gérerait le dossier « avec sang-froid, en évitant qu’il y ait des morts ». Ces propos, qui sont des menaces à peine dissimulées, sont absolument scandaleux, a fortiori lorsque l’on se souvient de la mort de Rémi Fraisse le 26 octobre 2014, tué par un gendarme, au moyen une grenade offensive, sur le chantier du barrage de Sivens dans le Tarn.

Le NPA s’élève contre ces provocations menaçantes, apporte tout son soutien aux occupantEs de la ZAD, et réitère son opposition au projet d’aéroport.

Montreuil, le 14 décembre 2017

Lire aussi:

Sympa, le ministre de l’Intérieur ! A Notre-Dame-des-Landes, Collomb « veut éviter qu’il y ait des morts » (Révolution Permanente)

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14 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

carhaix (le monde)

A Carhaix, le « Miracle Chinois » se fait attendre

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13 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

urvoas jj (europe1 )

Marquis 4

Jean-Jacques Urvoas, alors ministre de la Justice, aurait violé le secret professionnel

L’ancien ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas aurait transmis un rapport confidentiel au député Thierry Solère sur l’enquête qui le visait.

Visé par une enquête pour fraude fiscale, blanchiment et trafic d’influence, le député Thierry Solère (ex-LR) en aurait été informé directement par le ministre de la Justice d’alors, Jean- Jacques Urvoas, qui lui aurait transmis une note confidentielle, dévoile Le Canard enchaîné mercredi. Mercredi, le parquet a indiqué que la « responsabilité pénale » de ce dernier est susceptible d’être engagée dans cette enquête.

« Amitiés, Jean-Jacques Urvoas ».

Pendant l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle de 2017, Thierry Solère pense obtenir le poste de ministre de l’Intérieur dans le futur gouvernement d’Emmanuel Macron. Mais il sou- haite avant cela connaître l’avancée de ses déboires judiciaires. Il interroge Jean-Jacques Urvoas, alors garde des Sceaux, qui se serait renseigné auprès de la DACG (Direction des Affaires criminelles et des Grâces). Dans la même journée, il aurait reçu un rapport résumé sur l’enquête qui vise le député et le lui aurait transmis tel quel à travers la messagerie cryptée Telegram, signé « Amitiés, Jean-Jacques Urvoas », comme le souligne Le Canard enchaîné.

Transmis par Telegram mais conservé. Ce rapport confidentiel a été retrouvé par les enquêteurs lors de la perquisition du domicile de Thierry Solère le 26 juin dernier. Cet élément a été transmis par la procureure de Nanterre au procureur général de la Cour de cassation qui pourrait enclencher une procédure pour violation du secret professionnel devant la Cour de justice de la République, précise Le Canard enchaîné qui s’est fait confirmer ces informations par la procureure de Nanterre.

Un contexte de plainte pour diffamation, selon Solère. Contacté par le journal satirique, Thierry Solère a fait répondre par la voix de ses avocats que c’est à l’occasion d’une plainte pour diffamation à la suite de la fuite de l’enquête préliminaire dans la presse, que Jean-Jacques Urvoas aurait transmis le rapport confidentiel.

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12 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

écolopportuniste (libération)

Emmanuel_Macron_elephants_PS

Emmanuel Macron, écolopportuniste

Sensibilisé pendant la campagne après avoir été pro-carbone sous Hollande, le chef de l’Etat s’est saisi des enjeux climatiques après le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris.

Problème : les actes ne suivent pas toujours les beaux discours.

Ses proches le reconnaissent sans hésiter : la question écologique n’était pas la priorité du candidat Macron, pas plus qu’elle n’était celle du conseiller puis du ministre de François Hollande qu’il fut pendant quatre années. Avant de se construire, par opposition à la furie climato-sceptique de Donald Trump, une stature de protecteur de la planète, il a plutôt été «un relais efficace pour combattre l’écologie», témoigne Delphine Batho. L’ex-ministre se souvient par exemple des coups de fils de l’ancien conseiller du chef de l’Etat l’enjoignant de signer des permis d’exploration d’hydrocarbures.

Pendant sa campagne, le candidat a tout de même pris soin d’échanger avec certaines figures de l’écologie politique, comme Pascal Canfin, directeur général du WWF France, ou l’ex-minis- tre Corinne Lepage. Au cœur de la macronie, certains auront à cœur de le «sensibiliser». Ce fut le cas du futur numéro 1 de La République en marche, Christophe Castaner, maire PS et néanmoins écolo de Forcalquier (Alpes-de-Haute-Provence), qui a été l’un des premiers à bannir les panneaux publicitaires aux portes de sa ville. L’ex-députée Corinne Erhel, bruta- lement décédée au début de la campagne pour les législatives, fut un autre aiguillon écolo. Pionnière de la «grande marche», cette élue bretonne était bien placée pour savoir que la partie était loin d’être gagnée : elle fut l’une des principales animatrices du combat contre le décret signé Macron autorisant l’extraction de sable coquillier sur la côte de Granit rose…

«En matière d’écologie, son programme n’avait rien de révolutionnaire, c’était pour moi la ligne de flottaison, on ne pouvait pas descendre en dessous, mais il était honnête, réaliste, se souvient Corinne Lepage. Quand il est venu me voir en juin 2016, j’ai d’abord dit « non, je ne peux pas soutenir quelqu’un qui veut du diesel, du nucléaire, et adore les pesticides ». Mais il m’a recontactée et j’ai accepté de travailler sur son projet, je me suis notamment battue pour qu’il y maintienne le cap de 50 % de nucléaire dans la production d’électricité d’ici à 2025, inscrit dans la loi de 2015.»

«Bon à prendre»

Pour le député LREM Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot, ses anciens amis écolos font un mauvais procès au chef de l’Etat quand ils doutent de la sincérité d’une conversion jugée trop tardive pour être honnête. S’il a peu été question d’écologie dans cette campagne pré- sidentielle, «comme hélas dans toutes les campagnes», Orphelin rappelle que le candidat s’était prononcé «dès février» pour la hausse du prix du diesel. Ce qui était en fait déjà engagé par Hollande… «Dès le début, les marqueurs étaient là : il a parlé de fiscalité écologique et d’investissement dans la transition écologique», ajoute le député.

Le compte n’y était manifestement pas pour Hulot. Quelques jours avant le premier tour de la présidentielle, il faisait au fondateur d’En marche le reproche de n’avoir «pas compris que c’est bien un modèle ultralibéral qui est à l’origine de la crise écolo». Entre les deux tours, il s’était ensuite fendu dans le Monde d’une tribune intitulée «Un vote de raison, pas d’adhésion».

«Vous ne pouvez pas prétendre devenir un président responsable et ignorer […] les 26 % du corps électoral qui ont choisi, au premier tour, la vision plus intégrale de l’écologie et des solidarités défendue par Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon», écrivait Hulot, demandant au finaliste de la présidentielle d’avoir «le courage» de s’engager «à renégocier ou à défaut rejeter ces accords de libre-échange de nouvelle génération, et en priorité celui noué avec le Canada (Ceta), qui sont l’expression la plus aboutie d’une mondialisation sauvage et déré- gulée». Message reçu ? Dès le lendemain, Macron assurait avoir entendu «les doutes et les incertitudes». Et s’engageait à nommer «une commission d’experts et de scientifiques irréprochables» chargée de dire «ce qu’il en est exactement des conséquences environnementales sur la santé de cet accord».

Si l’authenticité de son adhésion à l’urgence écologique reste à démontrer, le chef de l’Etat réussit à s’imposer, sur la scène internationale, comme une sorte de lanceur d’alerte. Le refus de l’accord de Paris par Trump aura été une aubaine. Avec son «Make our planet great again» lancé au monde dans la nuit du 2 juin, Macron saisissait l’opportunité inespérée d’instaurer un leadership français. «Cela a une vocation diplomatique plus qu’écologique. N’empêche que c’est bon à prendre», dit Lepage. «Depuis ce 2 juin, il est question d’écologie à tous les Conseils des ministres… Même quand Hulot n’est pas là !» confie-t-on dans l’entourage d’un ministre.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire le confirme dans les médias. «Ce n’est pas pour me faire plaisir qu’Emmanuel Macron a organisé le sommet [sur le climat de ce mardi], qu’il fait voter une loi sur les hydrocarbures [actant une fin des forages en France en 2040], qu’il dit aux industriels « maintenant, c’est fini, on ne vendra plus de véhicules thermiques en 2040″, assure Nicolas Hulot dans un entretien accordé dimanche à 20 Minutes. […] Il le fait spontanément, ça prouve que sa conversion est très rapide. C’est le propre des hommes intelligents de ne pas s’obstiner, d’être capables à un moment donné de se mettre en phase avec les contraintes de l’époque.»

Le ministre écolo, très isolé au sein de l’exécutif, se démène pour convaincre au plus haut niveau de l’Etat. Hulot inspire-t-il vraiment Macron ou sera-t-il aspiré, pour reprendre sa formule ? Depuis cet été, il lui est arrivé de confier ses doutes en privé, avant de se donner un an pour évaluer si sa présence au gouvernement aura permis d’engager «un changement profond, une dynamique irréversible». Loin d’être naïf, il sait qu’il sert en partie de caution verte et que la tête de l’exécutif peut être rattrapée par les vieux démons du conservatisme, des lobbys, du court-termisme…

Hulot, qui a demandé début novembre à EDF un plan stratégique pour développer les énergies renouvelables, semble déjà avoir eu gain de cause sur ce point auprès de Macron. Lundi, à la veille du sommet de Paris, le PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, a annoncé la construction de 30 gigawatts de capacités de production photovoltaïques en France entre 2020 et 2035, contre 1,8 actuellement. Un grand «plan solaire» qui n’a rien d’anecdotique et représentera 25 milliards d’euros d’investissements. «Le potentiel de développement de l’énergie solaire est extraordinaire en France», a commenté Hulot, confirmant sa volonté de «changer d’échelle dans ce domaine».

«On nage dans les contradictions»

Jusqu’ici, pourtant, nombre de spécialistes de l’environnement fustigent un contraste entre les paroles du chef de l’Etat, son aura écolo à l’international, et ses actes en France. «On nage dans les contradictions, le bilan des six premiers mois est très mitigé», tacle Lepage. L’ex-mi- nistre ne parvient pas à avaler le report des 50 % de nucléaire à 2030 ou 2035, annoncé par Hulot début novembre : «C’est un signal terrible. Comme si on disait qu’on abandonne l’objectif de 2°C de réchauffement maximum : on abandonne le cap qui permet de donner une direction à la politique.»

Celle qui dit ne plus avoir de contacts avec Macron depuis le 30 mai «parce qu’il n’en veut pas» déplore aussi d’autres choix «incroyables», telles la suppression de certaines aides à l’agriculture biologique ou la ponction d’une partie du budget des Agences de l’eau pour financer l’Office national de la chasse. Et pointe l’ambiguïté de la position présidentielle sur le glyphosate : Macron promet le 27 novembre dans un tweet son interdiction d’ici trois ans au plus tard, mais laisse déjà entendre que ce sera uniquement le cas si des alternatives sont trouvées… alors qu’elles existent déjà, comme l’a rappelé un rapport de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) la semaine dernière.

A la COP 23 de Bonn, début novembre, «c’était la première fois qu’un président français faisait un discours de promotion du nucléaire dans le cadre d’une conférence onusienne sur le climat», remarque aussi Delphine Batho. Pour elle, «il y a un hiatus entre l’engagement pour le climat de Macron et le fait d’être favorable à la destruction de la forêt amazonienne pour faire la mégamine « Montagne d’or » en Guyane, ou de reporter la taxe européenne sur les transactions financières pour accueillir à Paris la City» de Londres effrayée par le Brexit.

«Cette TTF permettrait de récolter 22 milliards d’euros par an au niveau européen, qui pourraient être en grande partie affectés à la solidarité internationale et à la lutte contre le changement climatique», insiste l’ONG Oxfam France. Les associations citent aussi la mise en application provisoire du Ceta, l’accord de libre-échange avec le Canada, alors que la commis- sion d’experts promise par le candidat Macron a rendu début septembre des conclusions mitigées. Elle avertissait que cet accord «ne donne pas la priorité aux préoccupations liées à la protection de l’environnement» sur lequel il aura un impact «défavorable».

Les ONG regrettent en outre le refus de supprimer dans le budget 2018 les niches fiscales favorables aux énergies fossiles, comme le kérosène pour les avions. Autre motif d’irritation et d’inquiétude : pour construire des logements neufs de façon «massive», Macron a dit en septembre vouloir «réduire les exigences des normes environnementales et sociales», opposant écologie et économie au lieu de les relier.

«Concréto-concret»

Or, pour Batho, «sur l’écologie, compte tenu de l’accélération très grave du changement climatique et de la destruction de la biodiversité, le « en même temps » d’Emmanuel Macron n’est plus possible». Lepage réclame, elle, autre chose que des lois symboliques, comme celle sur la fin des hydrocarbures : «On a besoin de concréto-concret.» Remarquant au passage que «la part laissée à Nicolas Hulot est très congrue».

«Emmanuel Macron sera écolo le jour où il acceptera de mettre une carte aussi incroyable- ment bonne que celle de Nicolas Hulot au centre de son dispositif, de faire de l’écologie non pas une simple branche de sa politique publique, mais une racine, estime l’avocat en droit de l’environnement Arnaud Gossement. Cela a même un nom en droit, le « principe d’intégration » : intégrer dans toutes les décisions publiques une évaluation de leur incidence sur l’environ- nement, les peser au trébuchet de l’écologie.» Et de plaider pour que le ministre de l’Ecologie devienne un véritable vice-Premier ministre, comme Hulot le préconise depuis des années. Ce qui permettrait de «cesser de fractionner les sujets et de véritablement changer de paradigme en attribuant à l’écologie davantage qu’un ministère parmi d’autres, qui aujourd’hui se heurte souvent au travail de sape d’autres administrations».

Pour l’instant, Macron reste, aux yeux de la plupart des militants écolos, dans la droite ligne de Hollande.

Ni écolo ni anti-écolo, juste «a-écologique». «Les élites ont intégré la question du climat, mais pas encore la compréhension globale et systémique de l’anthropocène [nouvelle ère géolo- gique caractérisée par l’influence majeure de l’homme sur le milieu terrestre] : les enjeux de biodiversité ou de raréfaction des ressources ne sont pas suffisamment pris en considération», constate Delphine Batho. Mais l’ex-ministre ne va pas jusqu’à en conclure que la situation serait désespérée. Puisque l’écologie est devenue «culturellement majoritaire», elle n’exclut pas que le chef de l’Etat puisse en tirer les conséquences en s’engageant pour de bon dans cette bataille qui «au départ n’était pas la sienne».

Alain Auffray Coralie Schaub 11 décembre 2017

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11 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

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titianis

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11 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

farhat hached (jeune afrique)

colloque farhathach

Après les promesses de Macron concernant Sankara, un chroniqueur tunisien l’interpelle à propos de Farhat Hached

À l’occasion de la commémoration de la disparition du fondateur de l’UGTT, et après que la question de la vérité et de la mémoire a été soulevée lors du voyage d’Emmanuel Macron au Burkina Faso, le chroniqueur et dessinateur Sadri Khiari demande à la France de reconnaître « toutes ses responsabilités ».

Tout indique qu’Emmanuel Macron ne donnera malheureusement pas suite.

Mais Sadri Khiari, membre fondateur d’AttacTunisie, ancien animateur du mouvement trotskiste tunisien et auteur de plusieurs ouvrages, dont le dernier en date s’intitule Malcolm X, stratège de la dignité noire, a rebondi sur l’actualité des tournées africaine et maghrébine du président français et de la commémoration de la disparition du syndicaliste tunisien Farhat Hached, le 5 décembre 1952, pour exiger : « La France doit reconnaître toutes ses responsabilités ».

Depuis 2016, Sadri Khiari publie une chronique hebdomadaire au ton très militant et adjointe d’une illustration, ou le contraire, sur le site Nawaat. Ce 7 décembre, il a représenté Hached qui dit, dans une bulle, « Manich Msamah » (« Je ne pardonne pas »), un clin d’œil à la campagne éponyme menée par de jeunes révolutionnaires opposés à la récente loi de réconciliation nationale.

Khiari accuse l’Etat français

Farhat Hached, né en 1917, a été un des principaux leaders du mouvement national et reste connu pour être le fondateur de la puissante Union générale tunisienne du travail (UGTT). Le 5 décembre 1952, le chef de file indépendantiste est assassiné par la Main rouge. Ce collectif  regroupe des ultras de la colonisation et quelques barbouzes et vise les nationalistes maghrébins.

Mais Khiari accuse : « L’Etat français était responsable. Au plus haut niveau, il était impliqué dans le meurtre du fondateur de l’UGTT.

Les témoignages, les documents abondent, un certain nombre d’entre eux, jusqu’alors conf- identiels, ont été déclassifiés et remis, officiellement, par l’ancien président, François Hollande, à la famille du leader syndical. » On peut en effet lire à propos de l’assassinat de Hached dans la biographie Habib Bourguiba de Sophie Bessis et Souhayr Belhassen, publiée par Jeune Afrique Livres en 1988 : « On saura plus tard que Hauteclocque (résident général de France en Tunisie, ndlr), au courant du projet, l’avait dûment approuvé. » Et en 2013, l’ancien prési- dent français Hollande avait délivré à la famille Hached des documents de police concernant le syndicaliste.

Une délicate question politique

Si Khiari s’empare du sujet cette année, ce n’est pas anodin. En visite officielle au Burkina Faso, l’actuel président français Emmanuel Macron a promis : « Tous les documents produits par des administrations françaises pendant le régime de Sankara et après son assassinat [qui sont toujours] couverts aujourd’hui par le secret-défense national [seront] déclassifiés pour être consultés en réponse aux demandes de la justice burkinabè ».

Une initiative dont Jeune Afrique relevait qu’elle pouvait tenir de l’effet d’annonce 

« À quatre reprises, entre 2014 et 2017, son prédécesseur, François Hollande, avait pris de semblables engagements à propos de dossiers sensibles ayant marqué l’histoire franco-africaine tels que le massacre de tirailleurs sénégalais au camp de Thiaroye, l’implication française au Rwanda de 1990 à 1994, la répression féroce contre l’Union des populations du Cameroun (UPC) ou encore la mort de Mehdi Ben Barka. Or, a posteriori, dans ces quatre affaires, familles de victimes, militants, avocats ou chercheurs se sont montrés plus que réservés. »

L’incapacité de l’État français à assumer son passé

Khiari, lui, pousse la question plus loin encore. Sur un terrain à la fois mémoriel et politique. Derrière les secrets toujours enfouis de l’affaire Hached, il y a, à l’en croire, l’incapacité de l’État français à assumer son passé et donc à rompre avec diverses pratiques politiques. Sous sa plume, la reconnaissance de ses responsabilités par l’État français dans la disparition du leader tunisien « ne peut être qu’une fin dont le préalable nécessaire est la reconnaissance officielle par l’Etat français du crime colonial, sans finasseries ni faux-fuyant, des excuses en bonne et due forme et un système de réparations. »

La presse tunisienne, de son côté, remarquait que la commémoration de la disparition de Farhat Hached était aussi devenue de manière récente une date symbolique des tensions post-révolutionnaires. En 2012, des militants des Ligues de protection de la révolution (LPR), à teinte islamiste, provoquent des militants de l’UGTT et finissent par en venir aux mains avec eux, alors que ces derniers s’affairent pour commémorer leur héros.

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10 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

la repubblica (france info)

 facisti

Blitz de militants néofascistes contre le journal La Repubblica

Les journaux italiens s’indignent ce matin et reviennent sur l’action de militants du groupe néofasciste Forza Nuova hier devant le siège de leurs confrères de La Repubblica.

Douze militants ont organisé un blitz hier après-midi le visage couvert, fumigènes à la main et avec un message de boycott destiné aux journalistes du quotidien italien. Le groupe a reven- diqué l’action sur Facebook et a menacé le journal. « Premier acte d’une guerre politique contre le Groupe Espresso (le groupe du journal) et le Parti démocrate ».

Le directeur du journal Mario Calabresi a réagi. «Ils nous accusent de génocide contre le peu- ple italien. Ce qu’ils nous reprochent: raconter comment ils agissent et comme se financent ces groupes néofascistes, et participer à la bataille pour que soit votée la loi sur le droit du sol.» Le premier ministre et le président de la République ont condamné « un acte très grave ».

Une nouvelle action qui témoigne de la tension dans le pays autour de l’immigration et inquiète les communautés, dont la communauté juive de Rome, qui s’inquiète de la « recrudescence du néofascisme ».

7 décembre 2017

https://blog.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

La Repubblica (Wiki)

Groupe L’Espresso (Wiki)

Parti démocrate (Wiki)

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