Archive | Hollandie

24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

édito (alternative libertaire)

brigitte 1

Dégager Macron? Et après?

« Sortie de l’euro », « 6è République », « revenu universel »… autant de hochets plus ou moins tapageurs. Tant qu’on n’aura pas remis en cause radicalement la propriété capitaliste des moyens de production et d’échange, on n’avancera pas d’un iota. Une bonne solution:  ? Socialisation, autogestion.

Évidemment, si une vague de révolte sociale faisait vaciller le gouvernement, et chassait Macron de l’Élysée, on ne pourrait qu’applaudir, car ce serait l’indice de la puissance du mouvement social. Mais en vrai, entre nous, on s’en fiche de «dégager Macron».

Macron n’est rien. «  Jupiter  » n’est qu’un mythe.

Sa politique n’a rien de nouveau, ni de «  disruptif  ». Elle ne fait que s’inscrire dans la trajec- toire de ses prédécesseurs Hollande, Sarkozy, Chirac ou Mitterrand. Parce que la politique de l’État, dans un cadre capitaliste, c’est toujours la politique du capitalisme. Remplacer l’ultra- libéral Macron par un politicien keynésien ou souverainiste, là n’est pas la question.

La question que personne n’ose poser

La question centrale, fondamentale, c’est celle de la propriété capitaliste des moyens de pro- duction et d’échange. La question centrale, fondamentale, c’est  : qui possède ? Donc qui décide de notre futur ? Qui façonne l’économie et la société pour son profit ? Tant qu’on n’aura pas remis en cause radicalement la propriété capitaliste des moyens de production et d’échange, on n’avancera pas d’un iota.

Chaque politicien a sa solution clef en main pour soit-disant changer la vie 

Ici ça va être la sortie de l’euro ou la fermeture des frontières, là une Constituante tirée au sort, la république, le revenu universel, la nationalisation des banques, et bien d’autres hochets plus ou moins tapageurs.

A chaque fois, posons-nous la question  

Ce politicien met-il en cause la propriété capitaliste? Veut-il que l’économie soit socialisée ou qu’elle reste sous le contrôle d’une minorité privilégiée? Ou bien garde-t-il un silence embar- rassé à ce sujet? Alternative libertaire le dit clairement: il n’y aura pas de solution à la désa- grégation sociale et à la catastrophe écologique sans l’expropriation des possédants, la socialisation de l’économie, son autogestion par les premières et les premiers concernés, sa mise au service de la population.

Ce n’est qu’en socialisant les entreprises et l’économie en général que nous pourrons relo- caliser l’industrie, produire ce qui est socialement utile et écologiquement viable. Ce n’est qu’en confiant la gestion de la production aux premières et au premiers concernés que l’on pourra transformer le travail, le désaliéner, remettre en cause la séparation entre travail manuel et intellectuel, réduire drastiquement le temps de travail.

Pour l’autonomie du mouvement social

Cette autogestion socialiste est au cœur du projet communiste libertaire que nous portons. Les classes populaires peuvent redevenir actrices et décideuses. Il y a urgence à renforcer les mouvements sociaux, les grèves, le syndicalisme, les associations de lutte… Aujourd’hui, les mouvements sociaux sont à la recherche d’un nouveau souffle. Ils le trouveront s’ils savent se réinventer. Car la lutte des classes, elle, ne s’arrête jamais.

Mais, pour reconstruire les mouvements sociaux, il faut aussi ne pas reproduire les erreurs du passé, et ne pas placer de vains espoirs dans une alternance politicienne à la tête de l’État. En 1981 comme en 1997, cela s’est toujours traduit par un affaiblissement du mouvement social et la trahison des promesses électorales…

L’autonomie du mouvement social, c’est la condition de sa capacité politique. C’est la condition pour que, demain, il représente une force véritable, sans laquelle il n’y aura pas d’alternative au capitalisme.

24 mai 2018

http://alternativelibertaire.org/

keep

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24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

parcoursup’ (jdd + basta! + rp)

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Parcoursup : inquiets, des lycéens s’organisent

Les premiers résultats de Parcoursup ont été dévoilés mardi soir. La moitié des candidats sont pour l’instant sans affectation et certains montrent leur mécontentement.

Mardi à 18h, c’était le moment fatidique pour 700.000 lycéens en terminale et 110.000 étu- diants en réorientation. Les premières réponses d’affectation du système Parcoursup ont été délivrées. Pour la moitié des jeunes candidats, il faudra attendre au moins la prochaine vague de réponses pour connaître leur formation à la rentrée prochaine. Au total, ce sont donc 400.000 lycéens qui se retrouvent sans affectation universitaire, pour le moment. Quelques minutes après 18h, le site de Parcoursup s’est retrouvé bloqué face à l’afflux de connexions. Les messages de lycéens ont dès lors commencé à affluer sur les réseaux sociaux entre inquiétude et déception pour les nombreux jeunes voyant leurs vœux être refusés ou « en attente ».

Pour beaucoup, le stress laisse maintenant place au désarroi.

Trois types de réponses ont été délivrées aux lycéens : « oui », « non » ou « en attente » pour les filières sélectives, comme c’était déjà le cas avec l’ancien système APB. Pour les filières non sélectives, les lycéens ont reçu au choix : « oui », « oui si » ou « en attente ».

Les témoignages de lycéens affluent sur les réseaux sociaux

Une page Facebook intitulée « Parcoursupercherie » et initiée par la Coordination Lycéenne Nationale recense les défaillances du nouveau système. On peut y lire plusieurs témoignages de lycéens confrontés à des décisions plutôt surprenantes comme le cas d’un jeune homme accepté en première année de licence « Administration économique et sociale » à la Sorbonne, mais en attente en éco-gestion à Nice. « Le truc qui est bizarre c’est que je ne suis pas dans l’académie d’Île-de-France donc je vois pas pourquoi je serais pris là-bas » s’étonne-t-il.

Sur Twitter, plusieurs dizaines de lycéens s’étonnent des dysfonctionnements du système qui les positionnent sur des listes d’attente interminables. D’autres se sont étonnés du nombre de refus reçus par leur dossier, comme ce jeune homme qui comptabilise 20 vœux refusés sur un total de … vingt.

Les critères de sélection des étudiants font aussi réagir

En effet, chaque département d’université a du s’organiser individuellement pour réaliser son propre tri des dossiers reçus. Résultat, difficile de comprendre parfois la logique prévalant dans les refus de certains lycéens.

Les syndicats étudiants et lycéens appellent à manifester

Les syndicats lycéens ont mis en place des plateformes d’accompagnement pour lycéens désorientés. La Fage, qui soutient la réforme, a lancé le site sos-parcoursup.fr sur lequel les jeunes peuvent contacter le syndicat afin de recevoir de l’aide dans leur parcours s’ils n’ont reçu que des réponses négatives. L’Unef, opposé à la loi ORE, a mis en place un « formulaire d’aide et de recensement ». En réaction, une manifestation est déjà prévue jeudi à l’appel de plusieurs organisations lycéennes et étudiantes. Dans le communiqué de l’événement, les organisateurs appellent à « tout bloquer ». « Bloquer les lycées, les facs, les flux. Occuper même. Déjà trois occupations de lycée en une semaine, à Paris. Ils débloquent, ils évacuent, ils sélectionnent, ils mentent, mais nous n’attendrons pas », préviennent-ils.

Le 26 mai, plusieurs organisations syndicales d’étudiants dont l’Unef et l’Union Nationale Lycé- enne ont appelé à participer à la « marée populaire » organisée par la France insoumise. Une manifestation qui regroupe l’opposition de gauche dans le but de critiquer l’action du gouver- nement, notamment la loi ORE (« orientation et réussite des étudiants ») qui a mis en place le système Parcoursup.

Mardi, « cinq à six » lycées ont été perturbés, selon le rectorat, avec notamment des blocages pour soutenir les fonctionnaires qui manifestaient le même jour et aussi dans le but de protester contre Parcoursup. A Lille, un lycée était également bloqué.

Sur France inter mardi, Frédérique Vidal a tenté d’apaiser la grogne des jeunes en affirmant que « les lycéens qui auront des propositions en accepteront certaines, en refuseront d’autres et donc libéreront des places ». La ministre a indiqué que 66.000 places ont été libérées après cette première vague de propositions. Les élèves ont une semaine pour accepter les propositions, ainsi selon le ministère, 350 000 autres places seront proposées d’icidix jours.

23 mai 2018

https://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

Parcoursup : un algorithme absurde qui renforce les inégalités sociales (Basta!)

Angoisses à quelques semaines du bac: le fiasco attendu de Parcoursup : 50% des candidats refusés ou en attente (Révolution Permanente)

Commentaire: C’est une constante depuis quelques années: « bordéliser » le service public pour être « obligé » de « réformer ». Si tout ce « bordel » arrivait à détourner des jeunes « pas fait pour cela » de faire des études, ce serait toujours çà de gagné! Réserver les facs aux « premiers de cordée » ce serait « cool » non?

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24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

mater guingamp

guing

ma-mater

Maternité de Guingamp, la République En Marche contre les bébés…

Depuis des semaines la rumeur enflait sur la fermeture de la maternité de l’hôpital de Guin- gamp.

Le Comité de Défense de la Santé avait vu juste en dénonçant le minage du terrain par le super préfet de l’ARS Bretagne, ses complices des directions des hôpitaux du GHT 7 et le député Kerlogod, champion du monde des tourneurs de vestes. Pour une surprise ce n’en est pas une tant les politiques de santé publique sont inféodés aux diminutions drastiques des budgets de l’Etat et de la Sécurité Sociale.

Toutes les richesses disponibles doivent aller directement dans les poches des capitalistes, ils ne font même plus mine des les partager. Déjà 25 milliards d’euro au titre de l’impôt sur les grandes fortunes supprimés, la Flat Tax , des défiscalisations diverses etc.

Laissant ainsi sur le bord de la route, nus comme des vers, les tenants de la social démocratie, du réformisme, les partis opportunistes de gouvernement, les PS, PCF et Verts. Pacte de responsabilité, CICE, coupes budgétaires encore plus de 900 millions cette année pour la seule santé, Macron et ses complices du patronat foncent dans le tas. Alors pour eux quelle importance un petit hôpital, une petite maternité chez les « illettrés » de Bretagne ?

Sauf que pour nous, les salariés, les retraités, la jeunesse, les populations éparpillées sur les territoires, c’est notre vie qui est en jeu !

En renforçant la métropolisation, par exemple ici en Bretagne, Rennes, Nantes et Brest, l’Etat du capital concentre les ultimes ressources publiques sur ces trois grandes villes. Il suffit de vérifier la démographie médicale pour s’en assurer, les médecins les plus jeunes, les plus formés se concentrent dans ces secteurs. Attractifs financièrement  évidemment.

Contre la fermeture de la maternité de Guingamp

Les trente suppressions de lits à la Fondation Bon Sauveur de Bégard

Les conditions honteuses de vie dans les EHPAD

La privatisation rampante des services d’aide et de soins à domicile, il nous faut organiser la résistance des personnels et des usagers.

Nous ne ferons pas l’économie d’une gréve, tous ensemble, contre la destructions des emplois, des statuts comme à la SNCF, à La Poste, dans  l’énergie, l’Education Nationale. Comme en mai 68!

Contre Macron est son monde nos vies valent plus que leurs profits. N’attendons pas de comptabiliser les dégâts humains agissons tout de suite. Samedi 26 mai le NPA sera au coté des manifestants de Guingamp, devant la Mairie à 11H00 pour défendre et garder la maternité, les emplois, le droit à la santé pour tous.

La décision de l’ARS à la poubelle !

Le comité NPA Lannion Guingamp Bégard.

npabear@gmai.com

http://npabear.blogspot.fr/

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24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

lannion ltc (lutte ouvrière)

Lannuna

LTC Lannion : quatre jours de grève

Lannion Trégor communauté regroupe 60 communes des Côtes-d’Armor et comporte un peu plus de 600 salariés. Elle est dirigée par un ancien socialiste atteint de macronite.

Au début de l’année 2018, la direction a décidé de remettre en cause le régime indemnitaire des agents, ainsi qu’un passage à 1 607 heures par an au lieu des 1 554 heures actuelles. Le tout est accompagné de mesures ayant pour conséquence, si elles étaient mises en place, de diviser le personnel. Pendant plusieurs semaines, les discussions sont allées bon train dans les services, et petit à petit l’idée de ne pas se laisser plumer a fait son chemin. Lors d’une réunion intersyndicale le 18 avril, regroupant 90 salariés venus de tous les secteurs, l’assem- blée a voté le dépôt d’un préavis de grève pour le mardi 15 mai, en se donnant rendez-vous en assemblée générale la veille.

En réponse, la direction de LTC a envoyé par courrier à chaque salarié un document, sur papier glacé, bavardant longuement sur les nécessaires harmonisation et amélioration du régime prétendument plus favorable que l’ancien, tout en se réfugiant derrière « la Chambre régionale des comptes qui nous le demande»! Cela n’a pas du tout eu l’heur de plaire aux salariés qui, à la quasi-unanimité, ont voté en assemblée générale la grève pour le lendemain.

Celle-ci a débuté comme prévu à 6 heures mardi 15 mai aux services techniques, avec mise en place de piquets, les éboueurs et chauffeurs de bus étant entrés massivement en grève. Ils étaient 150 à 9 heures devant le siège de LTC aux cris de « Non à la prime au mérite ! » et « Les attaques aux conditions de travail, on n’en veut pas ! » La réunion de la délégation syndicale, élargie à 25 grévistes, avec des membres de la direction n’a évidemment rien donné. Mais, lors de l’assemblée qui a suivi, de nombreux travailleurs étaient fiers d’avoir, pour la première fois, relevé la tête, et entendaient bien poursuivre le mouvement.

Le lendemain, c’est en cortège, banderole en tête, que les grévistes des services techniques se sont dirigés vers les bâtiments administratifs pour rejoindre les autres grévistes et accom- pagner la délégation élargie. Elle a été reçue une nouvelle fois par le vice-président et le directeur des ressources humaines, sans que rien n’en sorte.

Le président de LTC est venu jeudi matin 17 mai au piquet de grève pour dénoncer des « agitateurs professionnel » et tenter d’intimider les présents. Sans succès. Ce jour-là, les grévistes ont pu vérifier que leur mobilisation était bien vue par la population, en distribuant des tracts d’abord à quelques ronds-points, et surtout au marché de Lannion où les 200 manifestants ont recueilli soutiens et encouragements.

Les grévistes se sentaient dans leur bon droit, d’autant que, comme l’a déclaré l’une d’entre eux à la presse locale, « contrairement à ce qui nous est dit, la circulaire du 31 mars 2017 n’oblige pas les collectivités à passer à 1 607 heures. Elle laisse la possibilité à chaque collectivité de rester dans son mode actuel. » Ils ont poursuivi leur grève jusqu’au vendredi soir, et ont décidé de reprendre après avoir fait reculer la direction de LTC, en particulier sur les congés et la prime au mérite qu’elle voulait leur imposer.

Tout n’est bien sûr pas réglé, mais ces quatre jours de grève, la première depuis l’existence de LTC, ont montré que les travailleurs étaient capables de relever la tête, d’agir et de prendre des décisions collectivement. Cela comptera pour l’avenir et rien ne sera plus comme avant.

Correspondant LO 23 Mai 2018

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22 mai 2018 ~ 0 Commentaire

études (le monde)

selection

Une enquête révèle le coût élevé des études supérieures

Un sondage de CSA Research pour la société de crédit Cofidis expose de façon assez crue les inégalités face à l’accès à l’enseignement supérieur en France et les risques pour « l’ascen- seur social ». Les lycéens en classe de terminale commenceront à recevoir, à partir du 22 mai, les réponses à leurs vœux d’orientation déposés sur Parcoursup. Parmi les critères de choix qu’ils ont retenus, il en est un qu’on a souvent tendance, sinon à oublier du moins à sous-estimer, celui du coût des études supérieures.

Cofidis a fait réaliser une enquête sur le sujet par l’institut CSA Research (503  parents d’enfants scolarisés dans le supérieur, interrogés du 19 au 28 mars).

Une classique étude de marché pour cette société de crédit à la consommation, mais qui expose de façon assez crue les inégalités, maintes fois pointées du doigt, face à l’accès à l’enseignement supérieur en France, et les risques pour « l’ascenseur social ».

Premier chiffre que révèle cette étude 

Le budget global consacré par les familles françaises aux études supérieures est de 7 118  euros en moyenne par an et par enfant. Un montant qui inclut toutes les dépenses, directes et connexes (frais de scolarité, de logement, d’alimentation, de transport, etc.). Sans surprise, le choix de filières sélectives, comme les écoles de commerce (10 735 euros) et d’ingénieurs (9 733 euros), coûte nettement plus cher que celui de cycles courts et professionnalisant, comme le BTS (6 870 euros) ou de l’université (6 473 euros).

« Méritocratie » à géométrie variable

Un véritable choix d’investissement, donc, pour les parents d’élèves aspirant à poursuivre leurs études après le bac. Cette aspiration à la « méritocratie » conduirait huit familles sur dix à «anticiper les dépenses liées aux études, dont la moitié dès l’année de seconde», souligne Céline François, directrice marketing de Cofidis, qui estime qu’« une famille sur deux doit faire des arbitrages financiers et reporter certains projets, notamment dans les foyers ayant des contraintes budgétaires ».

Lesdits foyers sous « contrainte » sont effectivement… contraints à trouver comment boucler leur « budget étudiant ». Si 87 % des parents interrogés par CSA disent « utiliser leur épar- gne » pour financer les études supérieures de leurs enfants, 24 % d’entre eux comptent sur les revenus issus de l’incontournable « job étudiant » que devra trouver leur progéniture et « 10 % souscrivent un crédit à la consommation » d’où l’intérêt d’une telle étude de marché pour Cofidis. Un investissement personnel aussi pour les parents. Un gros tiers de ceux interrogés par CSA disent aider leurs enfants à trouver « un petit boulot » et 26 % leur payent leurs cartes d’abonnement, leurs billets de train ou d’avion, leurs forfaits de téléphone mobile et d’accès à Internet.

Disparité entre Paris et la province

Autre budget lourd, celui du logement. Il représente à lui seul en moyenne 2 107 euros par an et par enfant, soit davantage que les frais de scolarité, qui se montent en moyenne à  1 897 euros annuels.

La disparité entre Paris et la province est très nette

Le budget consacré au logement est trois fois plus élevé dans la capitale (4 014 euros en moyenne contre 1 320 euros en région). Ce qui rend les études parisiennes plus chères d’un tiers (9 346 euros contre 6 564 euros). Le budget logement est évidemment moins lourd si l’étudiant reste chez ses parents, s’il quitte le foyer familial pour aller faire ses études, cela coûtera 2 068 euros de plus. Conclusion logique de tous ces constats : plus d’un foyer sur deux (55 %) doit faire des arbitrages financiers parfois douloureux (report ou abandon de projets, d’achats, etc.), pour donner à ses enfants la chance de faire les études supérieures de leur choix.

« Chasse aux bons plans »

Et, là aussi, la disparité est criante entre les classes sociales. Les familles aisées, revenus supérieurs à 4 501 euros net mensuels, puisent en priorité dans leur épargne. Celles qui ont des revenus et une épargne plus modestes (moins de 4 500 euros net mensuels) doivent trouver des ressources complémentaires : 14 % d’entre elles prennent un crédit à la consom-mation et 53 % bénéficient d’aides financières du type aide personnalisée au logement (APL) ou de bourses étudiantes. Le montant de ces aides s’élève en moyenne à 1 736 euros par an.

C’est dans cette catégorie que se déploie la « chasse aux bons plans ». Près de 20 % des parents prônent une colocation pour partager les frais, et 14 % « jouent de leur relation (famille, amis, collègues) pour trouver un hébergement à leur(s) enfant(s) ». Le syndrome Tanguy n’est pas près de s’éteindre.

Pascal Galinier 21 mai 2018

http://lemonde.fr/

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Parcoursup : un algorithme absurde qui renforce les inégalités sociales (Basta!)

Commentaire: Notre bon roi a toujours raison! En instaurant la sélection il permet aux familles pauvres de faire des économies! Alleluya!

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22 mai 2018 ~ 0 Commentaire

bure stop (snda)

bure

Vous avez aimé Notre Dame des Landes ? Vous adorerez Bure !

Le projet CIGEO d’enfouissement des déchets hautement radioactifs à Bure:

Un chantier pharaonique et extrêmement dangereux qui prévoit d’enfouir puis d’oublier 99 % de la radioactivité produite en France dans une tombe d’argile à 500 mètres de profondeur, empoisonnant le sol pour au moins 100 000 ans.

Or les risques sont énormes et largement sous-évalués par l’ANDRA et les autorités qui imposent une fois de plus leur décision sans tenir compte de l’ opposition des citoyens.

Pour exemple, le débat public de 2005 rejette l’enfouissement au profit du stockage en surface de longue durée, pourtant en 2006 la loi retient l’enfouissement comme unique solution.

Prochaine étape

La demande d’autorisation de création du centre d’enfouissement pour fin 2018, demande qui sera très probablement accordée malgré les nombreux défauts de conception et le caractère complètement fou du projet: risques de contamination des eaux souterraines, risques d’explosion à cause de la présence d’hydrogène, risques de mouvements de terrain à plus ou moins longue échéance…

N’oublions pas que les pyramides égyptiennes n’ont que 4 000 ans!

Lles volcans du centre de la France étaient encore en activité il y a 8 000 ans. Alors comment peut-on avoir l’arrogance de prétendre que le terrain à Bure sera stable pour 100 000 ans, surtout une fois qu’ils l’auront transformé en gruyère avec leurs galeries ? C’est pourquoi c’est maintenant qu’il faut agir, seule notre résistance peut faire la différence.

La manifestation du 16 juin à Bar le Duc est d’une importance capitale.

Après l’évacuation du bois Lejuc en février et la violence de la répression contre les oppo- sants, les nombreux rassemblements et créations de comités ont montré que dans toute la France, l’enjeu était bien compris. C’est le moment de passer à la vitesse supérieure et de montrer notre détermination en nous rendant nombreux à Bar le Duc le 16 juin2018

Agissons avant qu’il ne soit trop tard !

Dans ce but ADN34 et Stop nucléaire 26/07 ont l’intention d’organiser un voyage en bus au départ de Montpellier et passage par Nîmes Avignon et Valence. Départ le vendredi 15 à 22h de Montpellier, retour le dimanche matin à 5h à Montpellier. (Contact: anne.freiss@sfr.fr)

Si vous n’êtes pas disponible vous pouvez participer en nous aidant à financer le bus .

STOP Nucléaire Drôme-Ardèche

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22 mai 2018 ~ 0 Commentaire

mater guingamp (le télégramme)

guing

Guingamp. Fermeture programmée de la maternité : les élus montent au créneau

L’Agence régionale de santé (ARS) s’apprêterait à annoncer la fermeture de la maternité de Guingamp. C’est ce qu’affirment cinq élus du pays guingampais qui appellent, d’ores et déjà, la population à entrer en résistance contre cette décision.

Dans un communiqué transmis à notre rédaction ce lundi soir, Yannick Botrel, Annie Le Houé- rou, Philippe Le Goff, Philippe Le Goux et Vincent Le Meaux, «représentant les élus du terri- toire et la population», s’opposent à la fermeture programmée de la maternité de Guingamp. Une fermeture que « la direction de l’Agence régionale de santé s’apprête à nous signifier».

Depuis quelques mois, l’inquiétude était vive pour les élus, la population et le personnel. Début mai, le docteur Guichaoui, gynécologue et chef de service nous confiait ressentir une menace : « Dire que la maternité de Guingamp va fermer, je l’entends depuis plus de 20 ans que j’y travaille. Mais cette fois, ça paraît plus inquiétant, sans qu’il n’y ait pour autant de raison concrète de s’alarmer : les équipes médicales et le niveau d’activité sont stables ». Cette annonce résonne ainsi comme un véritable coup de tonnerre pour la région guingampaise.

« Futurs parents, débrouillez-vous ! »

Or, appuient les élus, « une maternité comme celle de Guingamp, c’est cette année plus de 500 accouchements qui se font dans un cadre sécurisé répondant à des besoins de proximité. Depuis des années, au sein de cette structure, médecins, sage-femme, infirmière, administratif, élus, n’ont eu de cesse de défendre ce service de qualité pour les mamans et leurs bébés.

Le modèle qui veut nous être imposé est dorénavant d’aller faire accoucher les femmes du bassin de l’agglomération Guingamp Paimpol à Saint-Brieuc avec tous les risques que cela comporte en termes de délais, de surcoût pour les futures mamans. Aurons-nous dans les prochains mois des mamans qui accoucheront sur la route ? ».

« Guingamp fait partie d’un groupement hospitalier de territoire qui a pour objet de mutualiser les moyens entre les différents établissements. Aujourd’hui, unilatéralement, l’hôpital de Saint-Brieuc a affirmé sa volonté de ne plus mettre à disposition des pédiatres. L’hôpital de Saint-Brieuc ne sera pas lui-même en capacité d’accueillir les 500 naissances ! Futurs parents, débrouillez-vous ! ».

Manifestation samedi

Les élus signataires refusent cette décision de l’ARS et ont décidé « d’entrer dorénavant en résistance ». Le 5 mai, le rassemblement « Touche pas à ma maternité » avait déjà réuni 800 personnes au centre-ville de Guingamp. Les élus appellent l’ensemble des personnes du territoire à se rassembler une nouvelle fois samedi 26, à 11 h, devant la mairie. « Défendons notre hôpital, notre maternité et refusons cette régression historique », conclut le communiqué.

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21 mai 2018 ~ 0 Commentaire

châteaubriant rennes

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21 mai 2018 ~ 0 Commentaire

planète « b » ? (libération)

extinction

Bruno David : «On ne pourra pas toujours s’en tirer, il n’y a pas de planète B»

Il y a dix ans, on était réveillé par les oiseaux, plus aujourd’hui. Un constat parmi mille autres de l’extinction majeure des espèces qui bouleverse la  planète de façon irréversible. Le naturaliste Bruno David, président du Muséum d’histoire naturelle, s’alarme.

Le naturaliste Bruno David, président du Muséum national d’histoire naturelle, partage le constat alarmiste de ses pairs. Et craint que l’homme ne soit pas capable de réagir à temps.

Les scientifiques n’ont plus de mots assez durs pour qualifier l’état de la biodiversité:  «Anéantissement biologique», «défaunation aux conséquences catastrophiques»… La situation est-elle si grave ?

J’aime bien prendre du recul. Lors des derniers 500 millions d’années, il y a eu cinq crises d’extinction majeures de la biodiversité et une cinquantaine d’autres plus petites. On peut en tirer des leçons. Premièrement, il n’y a pas deux crises identiques, elles sont toujours conjonc- turelles. Deuxièmement, les crises ne tuent pas, elles ne provoquent pas une hécatombe mais sont plus pernicieuses : de génération en génération, les espèces sont moins peuplées. Une crise est mondiale et touche différents groupes d’espèces. Dernière caractéristique : elles sont brutales à l’échelle géologique, de l’ordre du million d’années en moyenne. La deuxième leçon à retenir des crises passées est qu’elles ont toutes été multifactorielles.

On serait donc en train de provoquer et vivre la sixième extinction majeure des espèces ?

Rappelons les faits. Nous constatons un déclin mondial et extrêmement brutal de la biodi- versité, qui touche des groupes extrêmement divers, les vertébrés, les insectes et la micro- faune du sol. Ça n’a jamais été aussi rapide dans l’histoire. La vitesse est le facteur le plus inquiétant. Si on extrapole les chiffres du Millenium ecosystem assessment étudiant les 200  dernières années, on aboutit à une éradication de tous les mammifères en environ 10 000 ans. Et cela peut s’accélérer. De même pour le changement climatique, on est sur des vitesses de bouleversement qui ne sont pas compatibles avec la vie végétale et animale.

Vous dites que la crise actuelle est multifactorielle. Quels sont ces facteurs ?

On parle beaucoup du réchauffement climatique, mais la plus grosse pression sur la biodi- versité est le changement d’usages. C’est l’utilisation qu’on fait de la planète qui touche le plus la biodiversité. Les études sur le déclin des oiseaux communs publiées par le Muséum et le CNRS, fin mars, montrent que dans les plaines agricoles, l’utilisation des produits phytosani-taires et l’intensification des pratiques empêchent les oiseaux de se reproduire correctement. La pollution, l’agriculture, le changement climatique sont autant de facteurs qui s’additionnent.

On peut donc bien parler d’«anéantissement biologique» ?

Oui. Je ne l’aurais peut-être pas dit il y a quelques années parce qu’on n’avait pas toutes les données détaillées sur le déclin des espèces communes. Mais depuis cinq ans, on empile les mauvaises nouvelles. La diminution des oiseaux, des insectes, de la microfaune du sol qu’on observe en France est extraordinairement alarmante. On est en plein milieu d’une crise du passé. Sauf qu’on va beaucoup plus vite.

Est-on en train de la vivre en France ?

Chez nous, dans nos jardins, beaucoup de gens constatent qu’il y a moins de lapins de garen- ne et de hérissons, par exemple. Il y a dix ans, j’étais réveillé par les oiseaux à 5 heures du matin, qui faisaient un boucan pas possible. Aujourd’hui, je ne le suis plus, et je ne pense pas être devenu sourd. Face à cela, je me dis : «Ce n’est pas possible. Qu’avons-nous fait ?» On détruit leurs environnements. On bourre les champs de produits phytosanitaires. On met des enrobages sur les graines de céréales pour qu’elles ne soient pas mangées par les parasites et cela empoisonne les animaux. On injecte des perturbateurs endocriniens dans l’eau. Les bestioles se reproduisent moins bien, voire s’empoisonnent. On perturbe tout le système écologique.

Un système dont les humains font partie…

Le dualisme nature versus homme est totalement faux. On a deux kilos de bactéries en nous dont notre vie dépend. En tant qu’espèce, on vit en symbiose avec le reste du monde. On en a besoin pour exister, pour manger, boire. Quand on porte atteinte à la biodiversité, c’est à nous, humains, qu’on porte atteinte. On est en train de gravement perturber le fonctionnement des écosystèmes qui nous rendent un tas de services : la purification de l’eau, de l’atmosphère, les ressources alimentaires, la régulation des grands cycles biochimiques et du climat.

Ces fonctionnements peuvent basculer vers de nouveaux équilibres si on les modifie de manière trop importante. Des équilibres dont on ne connaît pas les conséquences. J’aime prendre l’exemple de la tour Eiffel. Si on lui enlève une, deux, trois poutrelles, c’est comme si on enlève des espèces de certains écosystèmes. Au bout d’un moment, la tour Eiffel va s’effondrer. On aura basculé dans un nouvel écosystème qui ne rendra pas les mêmes services. Et dont les humains seront peut-être absents.

Dans votre livre la Biodiversité de crise en crise, vous posez cette question : «l’espèce humaine sera-t-elle la prochaine à disparaître ?»

Je continue de le penser fortement. Elle ne sera pas la toute prochaine à disparaître, mais sûrement une des prochaines. Parce que nous sommes trop prétentieux de penser qu’avec notre technologie, on pourra toujours s’en tirer. Il n’y a pas de planète B. Il faut arrêter de rêver, il n’y a pas d’autre option que de rester sur Terre pour le moment et d’essayer d’y vivre le mieux possible. La deuxième chose, c’est que nous sommes une espèce complexe, donc fragile. On a une physiologie compliquée, on a l’impression d’avoir une bonne carapace, avec notre technologie, notre pharmacopée, qui nous protègent, mais jusqu’à une certaine limite…

La pharmacopée, qui dépend de la biodiversité…

Oui, il y a des tas d’exemples. Un seul, peut-être le plus spectaculaire. Des bactéries symbiotiques qui vivent sur les larves d’animaux marins microscopiques, les bryozoaires, sécrètent un produit qui est un anticancéreux majeur, contre le cancer du pancréas.

Ces alertes provoquent un certain émoi… qui retombe vite. Pourquoi ?

En étant optimiste, je me dis que nous avons conscience de la manière dont on agit sur notre environnement, donc on a une capacité à réagir. Mais si je me tourne vers l’histoire des socié- tés, je constate que l’homme a un comportement puéril face à des enjeux majeurs. Il va, à chaque fois, au bout de son erreur. Nous sommes au volant d’un véhicule sur l’autoroute, nous savons qu’il y a un mur et qu’on y va très vite. Mais la réaction n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Je pense qu’on va aller dans le mur. Et ce sera irréversible. Une fois que la tour Eiffel est en mille morceaux sur le Champ de Mars, elle a changé d’état, c’est fini, on est dans le mur.

Sait-on quand se situe ce point de bascule ?

Le paléo-écologiste Anthony Barnosky estime que cela se passera autour de 2050, en extra- polant une tendance : pour le moment, 25 % de la surface des continents est touchée par les changements anthropiques de manière importante. Il continue la courbe et estime que quand on atteindra 50 à 60 %, la planète va commencer à fonctionner autrement. Mais je pense que c’est difficile à évaluer, car on ne sait pas comment on va réagir, quelle sera la pression démo- graphique. En 1980, on était 4,5 milliards d’humains, aujourd’hui, on est plus de 7,5 milliards.

Que faire pour éviter ce basculement ?

Je n’ai pas de solution miracle, je ne suis ni politique ni économiste, je suis naturaliste, je porte un constat. Il faut complètement changer de mode de consommation. Mais la première remise en cause est d’abord démographique. Si on ne veut pas totalement changer de mode de vie, il faut qu’on accepte une réduction de la population.

On est dans un modèle économique où il faut qu’elle augmente, mais jusqu’où? 200 millions, 500 millions, pour la France ? Notre planète est finie, on ne peut pas avoir une croissance infinie, c’est du b.a.-ba. A un moment, il va falloir changer de système. Je pense qu’on ne sera pas capables de le faire, et que ce sont les circonstances qui nous l’imposeront. Le fait que les écosystèmes ne nous rendront plus les mêmes services, que les territoires ne seront plus habitables comme ils l’étaient, risque de provoquer des grandes migrations écologiques extra- ordinairement violentes et des guerres. Pour sortir de ce cercle vicieux, il faut absolument qu’on freine. Mais rien que l’interdiction de trois insecticides néonicotinoïdes en Europe pour protéger les pollinisateurs, vous avez vu le barouf que ça a fait !

Que pouvons-nous faire en tant que citoyens ?

D’abord, on peut utiliser nos bulletins de vote. On peut aussi manifester : on a le droit de s’ex- primer sur l’environnement, de manière démocratique et pacifique. Dans notre vie quotidienne, il faut s’interroger sur chacun de nos petits gestes, sans pour autant renoncer à vivre.

Les petits gestes suffiront-ils ?

Non, peut-être pas. Il faut, après, convaincre les politiques. Nicolas Hulot est sans doute la bonne personne au bon endroit pour le moment, parce qu’il a cette sensibilité. (Humour note du blog)

Qu’attendez-vous de son plan biodiversité ?

Je prends tout ce qui est bon à prendre.

Le gouvernement se montre incohérent, par exemple avec le projet de mine d’or géante en Guyane, soutenu par Emmanuel Macron…

Il y aura forcément des incohérences, car on ne peut pas basculer dans un autre système économique du jour au lendemain. Je pense qu’on en est incapables, moi le premier. Mais il y a quand même le début d’une vraie prise de conscience. Elle ne se traduit juste pas encore en actes.

Coralie Schaub, Aude Massiot 17 mai 2018

http://www.liberation.fr/

Lire aussi:

Biodiversité : ces animaux que vous ne verrez (peut-être) plus dans votre jardin (Europe1)

Biodiversité : les oiseaux, tout le monde s’en fiche (Politis)

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Commentaire: Le système capitaliste dans son évolution « no future » admet que « l’économie » (entendez satisfaire les moindres désirs des capitalistes qui nous sont imposés par des lobbies) priment sur les votes des élus et des gouvernements. Face à ces institutions impuissantes, seul un mouvement altermondialiste anticapitaliste de masse et mondial pourra infléchir le cours des évènements! Nos vies valent plus que leurs profits!

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20 mai 2018 ~ 0 Commentaire

blanquer (jdd)

Blanquer-dinosaure

Jean-Michel Blanquer : « un ministre au double langage » pour le syndicat majoritaire au primaire

Pour Francette Popineau, secrétaire générale du SNUipp-FSU, syndicat majoritaire des professeurs des écoles, la méthode employée par le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer est contre-productive.

« Depuis un an, Jean-Michel Blanquer parle de l’école de la confiance. Un joli slogan, mais que signifie-t‑il?

Où est la confiance envers les enseignants quand il laisse entendre qu’ils utilisent la méthode globale, ne font ni dictée ni calcul mental, et compare leur liberté pédagogique à l’anarchie? Quand il leur propose une méthode universelle dont la recherche (laquelle?) aurait vanté les mérites? Tous les enseignants de ce pays savent combien la maîtrise de la lecture est un élément essentiel de la réussite scolaire mais aussi un facteur d’intégration et de réussite personnelle.

Le ministre hypnotise l’opinion publique mais ne s’attaque pas aux multiples obstacles que les élèves rencontrent

Le ministre semble aussi oublier que tout ne se joue pas seulement au CP, c’est un appren- tissage continu qui va de la maternelle au collège. Si, bien évidemment, il faut travailler le code, ce que font tous les enseignants, il faut également soigner la compréhension des textes, car cette difficulté est pointée par les évaluations internationales. Le ministre hypnotise l’opinion publique mais ne s’attaque pas aux multiples obstacles que les élèves rencontrent dans leurs apprentissages. Ce n’est pas respectueux de faire croire qu’une bonne méthode, un bon manuel suffiraient, et de laisser ainsi retomber la responsabilité de l’échec sur le seul enseignant ou sur l’élève.

Commençons par un salaire à la hauteur de l’exigence de ce métier

Oui, les professeurs réclament une formation pour améliorer leurs pratiques, mais s’ils peuvent beaucoup, ils ne peuvent pas tout. Dans les écoles, nous manquons de personnels spécia- lisés, de professionnel du social, de la santé. Il faudrait aussi abaisser les effectifs partout (nous sommes très au-dessus des pays d’égale économie), s’intéresser à la diversité des élèves, la mixité sociale… Plutôt que souffler le chaud et le froid, en saluant le travail des enseignants pour mieux les remettre au pas, commençons par un salaire à la hauteur de l’exigence de ce métier pour lequel on peine de plus en plus à recruter. Pour l’instant, l’école de la confiance, c’est un ministre au double langage, qui dit ‘faites-moi confiance!’ mais qui avance seul. »

Francette Popineau 20 mai 2018

Francette Popineau, secrétaire générale du SNUipp-FSU critique dans une lettre ouverte au ministre de l’Education son absence de concertation avec le corps enseignant. Cette maîtresse d’école depuis 26 ans estime que le ministre dénigre la « liberté pédagogique » en promouvant une « méthode universelle ». Elle explique les difficultés rencontrées par les enseignants par le peu de moyens investis dans le système éducatif et, en conséquence, un « manque de per- sonnels spécialisés ». Fustigeant l’absence de concertation de Jean-Michel Blanquer, elle réclame dans cette lettre ouverte une meilleure prise en compte des efforts individuels de chaque enseignant.

https://www.lejdd.fr/

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