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03 juin 2020 ~ 0 Commentaire

l’émission mercredi 3 (npa)

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03 juin 2020 ~ 0 Commentaire

plan (npa)

partage des richesses

À propos du « Plan de sortie de crise » des associations et syndicats

Retour sur un document élaboré par 20 associations et syndicats.

Le 26 mai était rendu public un « Plan de sortie de crise », qui propose 34 mesures sociales, écologiques et démocratiques, et défend la perspective de « changer de système »1.

Revendications salutaires

« Un plan d’urgence pour l’hôpital public », « l’arrêt des soutiens publics aux acteurs polluants », « le renforcement des droits des travailleuses et des travailleurs », etc. : autant de propositions, portées par un cadre collectif inédit, qui sont désormais dans le débat public et qui ont comme premier mérite de venir contrer le « Il n’y a pas d’alternative » du discours dominant.

Si cet article n’est pas le lieu pour une analyse détaillée du « plan », certaines propositions méritent que l’on s’y arrête.

Ainsi en va-t-il de l’une des mesures-phares proposées par le collectif, la réduction et le partage du temps de travail (mesure 11) : « Nous souhaitons que le temps de référence soit les 32 h hebdomadaires, sans perte de salaire ni flexibilisation. »

Une revendication essentielle et d’actualité alors que le nombre de chômeurEs explose et que ce sont des centaines de milliers de licenciements et de suppressions de postes qui menacent.

Sur le terrain du logement, autre question-clé dans la période, on ne peut là encore que partager les revendications portées, qui répondent à l’urgence de la situation, même si l’on peut regretter l’absence de la mention d’un droit minimum et inconditionnel à l’énergie et à la fourniture d’eau :

« Un moratoire des loyers et des traites doit être prononcé, avec apurement des dettes (1 à 2 milliards) pour les centaines de milliers de locataires et accédantEs en difficulté et rétablir les montants des APL. La réquisition des logements vacants spéculatifs et le respect de la loi DALO doivent être appliqués par le gouvernement. »  (mesure 17)

Des discussions

D’autres propositions sont sujettes à discussion, telle la revendication de la constitution d’un      « pôle public financier au service de l’intérêt général et sous contrôle démocratique », qui impliquerait une « coexistence » entre ce pôle public et les banques privées.

Or on sait qu’une telle coexistence mènerait à des formes de socialisation des pertes (l’État finance les investissements de long terme, à la rentabilité incertaine) et de privatisation des profits (les investissements juteux et de court terme pour la finance privée), comme cela se passe, par exemple, dans le secteur de la santé.

Seule la mise en place d’un monopole public, c’est-à-dire une socialisation sans indemnités ni rachat de l’ensemble du système bancaire, pourrait contrer de telles logiques.

Concernant la question des licenciements, la revendication de « la création d’un droit de veto des CSE sur les licenciements qui ne sont pas justifiés par des difficultés économiques graves et immédiates » est elle aussi fort discutable. Qui jugerait de la « gravité » et de l’« immédiateté » des « difficultés économiques » ?

Quid des entreprises où il n’y a pas de CSE ? Et quand bien même, pourquoi laisser à l’appré-ciation d’un CSE à la composition variable l’appréciation de ce qui devrait être du domaine de la loi ? Et qu’en est-il, au-delà des licenciements, des non-renouvellements de CDD, des intérimaires, voire des ruptures conventionnelles ?

Autant de questions auxquelles ne pourrait répondre qu’une véritable loi d’interdiction des licenciements et des suppressions de postes, telle que nous l’avons présentée la semaine dernière2.

Questions stratégiques

La publication de ce « Plan de sortie de crise » est, enfin, l’occasion de discuter des questions stratégiques. Comment imposer de quelconques mesures à une bourgeoisie déterminée à ne rien lâcher et, au contraire, à faire passer toujours davantage de reculs sociaux ?

Selon nous, une telle perspective doit s’appuyer sur la construction, au présent, des résistances aux politiques et aux projets capitalistes, faute de quoi les discussions sur le « possible » demeureront lettre morte.

Les bagarres qui s’amplifient à mesure que la « reprise » est effective, entre autres et notam-ment dans le secteur de la santé, mais aussi dans les entreprises, face aux vagues de licencie-ments et de suppressions de postes, ou encore du côté des luttes antiracistes et contre les violences policières, sont des points d’appui incontournables, car c’est bien le développement des mobilisations qui est la condition de l’émergence d’autres « possibles ».

Soit l’inverse de la démarche proposée par l’appel dit « des 150 »3 qui, sous couvert de fausse nouveauté, ne propose rien d’autre que la constitution d’une « alternative politique » autour du PS, de Place publique, d’EÉLV et des secteurs les plus droitiers du PCF, soit une issue exclusivement institutionnelle qui ne dit pas un mot des rapports de forces et des mobilisations à construire.

  • 1. « Plus jamais ça ! 34 mesures pour un plan de sortie de crise », disponible sur le site d’Attac.
  • 2. Henri Wilno et Robert Pelletier, « Tout licenciement est de la responsabilité du patronat », l’Anticapitaliste n°524 (28 mai 2020).
  • 3. « Au cœur de la crise, construisons l’avenir », l’Obs, 14 mai 2020.

Mercredi 3 juin 2020 Julien Salingue

https://npa2009.org/

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03 juin 2020 ~ 0 Commentaire

ruffin (le huff’)

de gauche

François Ruffin sort un livre

Le député insoumis François Ruffin semble se préparer pour 2022

Le député insoumis a passé son confinement dans sa cuisine à interviewer des Français et des intellectuels. Il en ressort avec un programme politique.

Ce qui est sûr, c’est que pendant ce confinement, François Ruffin n’a pas chômé. Quand on a reçu le livre du député insoumis, “Leur folie, nos vies – La Bataille de l’après” (LLL) qui sort ce mercredi 3 juin, on s’est dit que c’était un énième “fast book”, écrit en quelques heures et dont on ne trouverait pas grand-chose d’intéressant à tirer, malgré un bon titre. Erreur.

Le livre de François Ruffin est riche. Écrit comme un journal de bord du confiné qu’il a été dans sa cuisine de Picardie, il a fait ce qu’il fait le mieux: donner la parole aux autres -les catégories populaires en l’occurrence- et la relayer.

Sauf que cette fois, contrairement à ces deux précé-dents films “Merci Patron!” ou “J’veux du soleil”, les témoignages s’articulent avec des entretiens d’intellectuels pour donner une dimension plus politique encore à son ouvrage, en ce qu’elle devient programmatique. Et cette nouvelle dimension dit beaucoup de celle que le personnage connu pour ses saillies souvent théâtrales entend donner à sa carrière politique.

Car François Ruffin ne se cache plus. Cette fois, c’est clair: il entend rassembler la gauche autour de son programme en grande partie détaillé dans ce livre et ne dit plus “non” à la présidentielle de 2022.

Dans sa cuisine, il a organisé une radio sur Facebook qu’il a appelée la radio de “l’an 01”. Ce livre et cette expérience laissent entendre que François Ruffin a aussi décidé de faire de cette crise l’an 1 de son engagement politique vers un “après” encore incertain, mais certainement ouvert. Revue de détail en cinq points du livre qui dit beaucoup de lui.

Comme un clair-obscur, lui qui reprend dès qu’il le peut la formule de Gramsci sur le pessimisme de la lucidité et l’optimisme de la volonté, François Ruffin est parfois désabusé. “Trente années qu’avec d’autres, parmi d’autres, je vitupère dans le semi-désert, comme reporter, puis comme parlementaire, que j’écris et crie en vain”.(…)

Il ne ferme pas la porte à 2022

Son livre est un programme politique et un travail d’opposant, minutieux et incisif. À aucun moment, évidemment, ni dans aucune interview de promotion il ne dit qu’il est prêt à endosser le premier rôle, mais c’est sous-entendu, parfois encore plus que d’habitude, comme lors de ce passage sur l’Europe où l’on comprend que son “président rêvé” pourrait être lui-même, voire qu’il se réclame de De Gaulle, sans jamais le citer.

“Et le premier geste de mon président rêvé, son premier voyage, aussitôt élu, devrait l’emmener à Madrid, à Lisbonne, à Rome, à Athènes, à faire le tour des capitales du Sud, à rencontrer ces peuples en souffrance, à discuter avec leurs dirigeants (…)  tapant du poing, ouvrant dans un sombre horizon de résignation une lueur d’espérance. La voilà, à travers l’histoire, parfois, la grandeur de la France”.

Il acte la défaite de son adversaire: Macron

L’ouvrage est ponctué de déclarations d’Emmanuel Macron sur “le monde d’après” qu’il s’attache à mettre en perspective pour critiquer l’action du gouvernement sur les plans économique ou sanitaire et de ceux qui les ont précédés au long de ces trente dernières années.

”Ces masques, ces respirateurs, ces surblouses, ces médicaments me paraissent un cas d’école. Un cas miniature: s’ils ne sont pas fichus de produire ça (…) comment feront-ils pour le climat? Pour réorienter l’agriculture, l’industrie ? Pour baisser, et pas qu’un peu, la consommation d’énergie? (…) C’est simple : ils ne feront pas. Ils ne font pas”.

“‘Ce que révèle cette pandémie’, c’est avant tout leur connerie”, résume le parlementaire qui alterne entre formulations simplistes et analyses intellectuelles comme lorsqu’il conclut, avec la philosophe Cynthia Fleury, que le monde qu’ils appellent de leurs vœux ne se fera pas sans les ”mouvements sociaux”. “Il n’y a pas de secret. Si la pression ne vient pas de la société civile, des citoyens, le business as usual des politiques va reprendre la main. Le virage sémantique de Macron ne sera suivi d’aucun effet”, prédisent-ils ensemble.

Il propose un programme politique 

Il replace au centre du jeu “l’égalité”, à laquelle il consacre de longues pages et qu’il souhaite “sans la honte des crimes de Lénine ou de Caïn, de Robespierre ou de Lady Macbeth”. Il amorce des propositions pour la retrouver. “Il nous faut un ‘choc fiscal’, un électrochoc sur les nouveaux seigneurs”, écrit le Ruffin qui a accompagné le mouvement des gilets jaunes jusqu’à en faire un film, “J’veux du soleil”.

Deuxième jambe, la revalorisation des métiers du bas de l’échelle sociale, s’appuyant là encore (et de façon ironique) sur les mots du président Macron: “Il nous faudra nous rappeler aussi que notre pays, aujourd’hui, tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal” qu’il traduit, à dessein, par l’article premier de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen:

“Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune”. En conséquence, il propose un écart maximum des revenus qu’il souhaite fixer par référendum, mais sans trancher: “des revenus variant de 1 à combien? À 5 ? À 10 ? À 20 ?”.

“Vous n’êtes pas assez doux”

Car comme sur l’Europe à laquelle il ne croit pas pour changer l’économie, mais qu’il semble vouloir transformer de l’intérieur ou sur la mise en oeuvre concrète de ce changement de paradigme, il y a ce que François Ruffin dit, mais aussi ce qu’il ne dit pas. Quelle Europe veut-il construire? Sous quels traités? Comment concrètement mettre en oeuvre ce programme? Quelle distance vis-à-vis de Jean-Luc Mélenchon qui n’est “pas (s)on patron”, mais pour qui il a “plus que de l’estime”? Quel système démocratique et sous quelle constitution? Qui pour réunir la gauche en 2022? À quelles conditions?

Ce qui frappe aussi c’est la différence entre le ton de l’écrit, parfois vulgaire, mais réfléchi et ses saillies souvent raccourcies de l’oral. Comme le lui faisait remarquer un auditeur de France inter le 2 juin au matin “Vous n’êtes pas assez doux”. Ce à quoi il a répondu: “Je vais faire du coaching, ma mère me le dit aussi”. Ruffin n’est sans doute pas encore prêt, mais ce qui est certain c’est qu’il se prépare.  (Résumé)

“Leur folie, nos vies – La Bataille de l’après” – Editions : Les Liens qui Libèrent, 276 pages, 17,50 euros.

Astrid de Villaines  03/06/2020

https://www.huffingtonpost.fr/

Commentaire:

Voilà ce que nous appelons une tentative de « bonapartisme » bien dans la tradition de la 5è république: se placer d’emblée en homme providentiel, au-dessus des partis, être le grand arbitre. Et tant pis pour ceux qui essaient de proposer une unité depuis la base!

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03 juin 2020 ~ 0 Commentaire

un français sur trois (le huff’)

violence

Face à la police

Un Français sur trois dit ne pas se sentir en sécurité

Alors que la question des violences policières revient dans le débat, ce sondage YouGov pour « Le HuffPost » révèle une situation préoccupante. “Il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic, et j’en fais partie”.

Ce constat fait par Camélia Jordana sur le plateau de France 2 samedi 23 mai, au prix d’une intense polémique, est dorénavant incontestable. Selon une enquête YouGov pour Le HuffPost réalisée du 1er au 2 juin, un Français sur trois affirme ne pas se sentir en sécurité  “face à un policier”, soit 33% des sondés précisément.

Un chiffre pour le moins préoccupant qui montre que les différentes affaires impliquant des policiers, de Steve Maia Caniço à la mort d’Adama Traoré en passant par les multiples violences policières observées en marge des manifestations de gilets jaunes, ne sont pas sans effet sur l’opinion.

Ce sentiment d’insécurité devant les forces de l’ordre est inéquitablement réparti selon la sensibilité politique. Sans surprise, au regard des sorties régulières de Jean-Luc Mélenchon sur le sujet, les électeurs de la France insoumise sont 53% à répondre “non” à la question “vous sentez-vous en sécurité lorsque vous êtes face à un policier”. À l’inverse, le score est très bas chez les sympathisants de La République en Marche et des Républicains: 15%.

Plus surprenant, ce score est tout proche de doubler chez les électeurs du Rassemblement national, puisqu’ils sont 29% (soit près d’un électeur RN sur trois sondé par l’institut) à se sentir en insécurité devant les hommes en bleu.

Un chiffre qui a de quoi étonner au regard du discours que tient le parti d’extrême droite à l’égard des policiers et de la popularité dont Marine Le Pen jouit au sein des forces de l’ordre. Quoi qu’il en soit, l’enquête montre bien qu’un fossé s’est créé entre la police et une partie de la popula-tion. Ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour les policiers ni pour les citoyens qu’ils ont le devoir de protéger.

03/06/2020 Romain Herreros

https://www.huffingtonpost.fr

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03 juin 2020 ~ 0 Commentaire

adama (france-24 rp)

Historique ! 40 000 manifestants à Paris contre les violences policières (RP)

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03 juin 2020 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot (bfm)

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03 juin 2020 ~ 0 Commentaire

abattoirs (pùblico)

vacharan

Pourquoi y a-t-il tant de foyers de coronavirus dans les abattoirs ?

Il se passe quelque chose d’étrange dans les abattoirs d’animaux du monde entier : un grand nombre des foyers de coronavirus se produisent dans ces établissements.

Des centaines d’abattoirs aux États-Unis ferment leurs portes après que des milliers de cas aient été confirmés. Le Centre américain pour le contrôle des maladies recense plus de 200 industries de la viande où le coronavirus a refait surface.

L’Allemagne a détecté 90 cas dans un abattoir de la région de Saxe. C’est la dernière d’une série de foyers qui ont touché des établissements de transformation de la viande dans plusieurs États.

En France, des foyers de coronavirus ont été confirmés dans deux abattoirs de l’ouest du pays.

En Espagne, plus de 370 travailleurs viennent d’être testés positifs dans une entreprise de viande de la ville de Binéfar (Huesca).

Des histoires comme celles-ci sont racontées dans d’autres pays comme le Canada, le Brésil, l’Australie, l’Irlande ou le Royaume-Uni.

Qu’est-ce que les abattoirs d’animaux ont de si spécial qu’ils multiplient les infections ?

Il n’y a pas encore de réponse scientifique définitive. Plusieurs hypothèses ont été avancées, mais nous ne savons pas encore laquelle est correcte ou s’il s’agit d’un mélange de facteurs.

a) Les abattoirs n’ont peut-être rien de particulier.

Il en sera de même dans d’autres industries lorsqu’elles rouvriront. Ils sont simplement un lieu de travail où il y a beaucoup de monde dans un petit espace où la distance de sécurité ne peut pas être respectée. Les abattoirs sont restés ouverts parce que la production alimentaire est le « service essentiel » par excellence. Les germes apparaîtront dans d’autres industries organisées en « chaînes de production » dès qu’elles auront retrouvé leur pleine capacité.

b) Le froid, l’humidité et l’effort physique.

Les abattoirs sont des lieux dotés d’immenses chambres froides à très basse température pour conserver la viande. Le travail demande beaucoup d’efforts physiques, ce qui implique un rythme cardiaque élevé et une respiration plus rapide. La combinaison de l’humidité, des basses températures et de l’effort pourrait favoriser la production et la persistance dans l’air d’aérosols (petites gouttelettes qui sortent de notre système respiratoire). Nous savons que le coronavirus se transmet par aérosols. Selon cette hypothèse, les abattoirs seraient des zones « idéales » pour la transmission.

c) Population sociale à risque.

Les épidémies en Allemagne ont créé une grande controverse sociale et politique sur les conditions de travail dans les abattoirs. La plupart des travailleurs sont polonais, roumains et bulgares, qui gagnent des salaires très bas et vivent dans de petits appartements partagés.
En réponse à ce scandale, le gouvernement allemand a interdit l’utilisation de contrats tempo-raires dans le secteur à partir de janvier 2021. Les abattoirs devront également installer des détecteurs d’empreintes digitales pour garantir le respect strict des horaires de travail légaux.

Alberto Sicilia 1er juin 2020

https://blogs.publico.es/alberto-sicilia/

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02 juin 2020 ~ 0 Commentaire

communiqué (npa jeunes)

le peril jeune

Philippe et Blanquer reculent sur l’oral de français…

Mais veulent rouvrir les lycées et imposer un bac local !

Exigeons la validation automatique de l’année et du bac pour tou.te.s et la fermeture des établissement jusqu’à septembre !

Le jeudi 28 mai, Édouard Philippe a confirmé que les lycées ré-ouvriront à partir du 2 juin en zone verte, ainsi qu’en zone orange pour les filières professionnelles.

Le gouvernement qui enchaîne ses réforme anti sociales et les suppressions de postes cherche à se justifier en expliquant lutter contre le décrochage scolaire et les inégalités notamment dans les lycées pros, alors qu’il ne reste en plus que quelques semaines de cours.

Si la réouverture des lycées a pu être retardée parce que les élèves sont assez âgéEs pour rester seulEs pendant que leurs parents retournent au travail, son objectif reste la reprise totale de la production et la restauration des profits pour le patronat.

La réouverture des classes de collège jusqu’à la 3è remplit la même fonction. Tant que l’émergence d’une deuxième vague épidémique reste probable, les collèges doivent rester fermés jusqu’à septembre !

Philippe justifie la réouverture des lycées professionnels, alors qu’en région parisienne certains lycées généraux restent fermés, par la nécessité de remédier aux inégalités sociales que le confinement creuse.

Ceci est faux, ce choix est motivé par la volonté du gouvernement d’envoyer au travail des milliers de jeunes apprentis sous-payés, très souvent sans les mesures sanitaires nécessaires, afin de répondre aux exigences du patronat.

Idem pour les élèves de BTS qui dès le 2 juin retourneront en stage, alors que les stages en Licence et Master sont pour la plupart suspendus !

Suite à la pression exercée par les personnels de l’Éducation nationale, les lycéenNEs mobilisés, et leurs organisations syndicales, le gouvernement recule sur le maintien de l’oral de français.

Pour autant, tout en affichant un combat hypocrite contre les inégalités, le gouvernement les perpétue en continuant d’imposer son bac local : l’épreuve orale des premières qui était la seule maintenue n’est pas simplement annulée mais finalement transformée en contrôle continu.

Nous devons refuser cette ré-ouverture qui met en danger les élèves comme le personnel et leurs proches, et continuer de nous battre contre un bac dont la valeur changerait en fonction de la “réputation” du lycée, approfondissant ainsi les inégalités de classe qui suivent les inégalités territoriales.

Nous exigeons par ailleurs la validation automatique du bac et de l’année pour tou.te.s seule manière de ne pas aller vers plus d’inégalités !

Par ailleurs le gouvernement a beau jeu de parler de valeur du diplôme quand il ne fait rien pour embaucher et réduire notre nombre par classe ou encore en hypothéquant notre avenir en laissant le chômage exploser.

Nous devons au contraire lutter pour des investissements massifs dans l’éducation, l’interdiction des licenciements, et pour la réduction du temps de travail éléments qui ne pourront être mis en place réellement qu’en sortant du capitalisme.

Mais pour imposer tout cela, il est aussi nécessaire de nous organiser dans nos lycées en mettant en place des assemblées générales, en participant aux coordinations lycéennes nationale, et en nous liant avec l’ensemble des secteurs se mobilisant, notamment les hospitalierEs qui elleux aussi souffrent de coupes budgétaires à répétition.

Nous appelons à se joindre massivement à la journée du 16 juin, pour défendre les revendications des soignantEs mais aussi pour porter les revendications des lycéenNEs.

L’heure est à la reprise de la rue pour imposer nos choix. Notre camp social, celui du monde du travail et de la jeunesse, n’a pas à payer la crise !

A retrouver sur Facebook,

30 mai 2020

Source Site du NPA.

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02 juin 2020 ~ 0 Commentaire

édito (a et r)

hopitaux-16-juin-2020
Embrasement aux Etats-Unis, manifestations en France malgré les interdictions…
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La lutte des classes achève son déconfinement !
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La mise à mort par asphyxie de George Floyd, un Noir américain de 46 ans, par une patrouille de policiers blancs, a mis le feu à Minneapolis puis dans tous les États-Unis.
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« Je ne peux pas respirer » : la dernière phrase prononcée par Floyd est devenue la devise des dizaines des milliers de manifestants qui défilent dans toutes les grandes villes du pays pour dénoncer l’impunité des crimes racistes commis par les polices et milices depuis des décennies, et qui rend l’atmosphère du pays irrespirable.
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Un siècle et demi après l’abolition de l’esclavage, la communauté noire reste de loin la plus pauvre et la plus stigmatisée de l’ensemble de la population américaine. Les chiffres de mortalité du Covid le prouvent encore une fois : les victimes de l’épidémie sont 2,5 à 3 fois supérieures parmi la population noire. Le racisme est intrinsèque à la société capitaliste, il faut combattre les deux pour être sûr de pouvoir l’éradiquer, c’est vrai aux Etats-Unis mais c’est vrai partout, et en France aussi, où les violences et les crimes racistes commis par la police ne sont pas si rares.
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La peur peut changer de camp
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Les images du commissariat de Minneapolis en flammes, la fuite des policiers juste avant l’incendie, les manifestations déterminées rassemblant toutes les catégories de la population indépendamment de leur couleur de peau, les appels au calme des démocrates ou du mouvement noir institué qui n’ont aucun effet, Trump lui-même qui se réfugie quelques heures avec femme et enfant dans le bunker de la Maison Blanche sont autant d’indices que nous entrons dans une période de guerres sociales particulièrement intenses.
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Partout dans le monde, des grèves pour empêcher des licenciements, des mobilisations contre les violences policières, contre la misère, contre la corruption des oligarchies en place, vont éclater. Toujours plus fortes et nombreuses.
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Samedi 30 mai à Paris, malgré l’interdiction de la préfecture de police qui voulait confiner la colère à coups de gaz lacrymogène et de matraques, des milliers de sans-papiers ont réussi à défiler dans la capitale. Leur détermination à obtenir les mêmes droits que les autres travailleurs n’en a été que plus forte face à la répression. Une démonstration qui en appelle d’autres, pour faire tomber les frontières qui divisent les exploités.
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La lutte reprend ses droits
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Les Fonderies de Bretagne, du groupe Renault, se sont mises en grève lundi dernier, face à la menace de fermeture qui avait fuité dans la presse. Cette réaction immédiate a poussé la direction locale à annoncer que l’usine ne fermerait pas.
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Samedi, à Maubeuge, une manifestation de plus de 8 000 personnes s’est tenue pour réagir à la menace de fermeture de l’usine MCA par Renault, qui annoncé 15 000 suppressions de postes dans l’ensemble du groupe, dont 4 600 en France… alors même qu’elle vient de bénéficier d’un prêt de 5 milliards d’euros garantis par l’Etat !
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Une lutte déterminée de tous les secteurs touchés par les licenciements peut être une force capable de faire reculer les patrons et le gouvernement. Dans de nombreuses villes, la colère des personnels soignants et des travailleurs et travailleuses en général commence à gronder.
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Des centaines de personnes se rassemblent devant les hôpitaux ! Si les soignants ont été face au COVID-19 ces derniers mois, c’est bien l’ensemble de nos conquis sociaux qui sont remis en cause et de nombreux secteurs qui sont touchés par les restructurations et plans de licencie-ment, et c’est donc tous ensemble que nous devons nous défendre.
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Il y a urgence d’élargir les revendications de créations de postes et d’augmentation des salaires à tous les salariés, étudiants et privés d’emploi.
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Continuons de nous rassembler devant les hôpitaux publics et préparons ainsi dans tous les secteurs la riposte pour frapper fort et ensemble.

Le 16 juin peut être une première occasion pour que cette journée de mobilisation appelée dans la santé dépasse le secteur hospitalier et constitue un tremplin pour une mobilisation large de notre camp social face à ce gouvernement et à ce système.

http://npabear.blogspot.com/

Note:

A&R Anticapitalisme & Révolution est un courant du NPA

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02 juin 2020 ~ 0 Commentaire

monde d’après (a et r)

macron flics

Le monde d’après : la terreur policière ?

Castaner est sorti de ses gonds suite aux déclarations de la chanteuse Camélia Jordana sur la peur qu’inspire la police à une partie de la jeunesse et des classes populaires.
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Syndicats de policier, préfectures, politiciens et autres éditorialistes ont tous participé à une levée de bouclier, en criant au mensonge.
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En guise de réponse, sur Twitter, le compte officiel de l’Amicale de la police nationale s’est fendu d’un commentaire sur une vidéo montrant un jeune homme filmant des policiers : « ce jeune qui nous film (sic) est français malgré ses origines et son culte, et il n’a pas peur, car il reste respectueux (…) et nous sommes loin d’être des racistes. » Il serait bien difficile pour l’auteur de ce tweet d’être plus proche du racisme !

C’est quoi la police au fait ? 

La police est une institution chargée de faire respecter la loi d’une société donnée. Il s’agit d’un corps détaché du reste de la société pour y faire respecter l’ordre. Détaché, car il y joue un rôle très spécifique : le maintien de l’ordre. Il a pour cela des droits uniques, à commencer par le port d’arme.
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En France, la Police nationale compte 150 000 agents et la gendarmerie 100 000. Soit 250 000 personnes dont le rôle est uniquement de faire respecter la loi et donc l’ordre établi par l’État.
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La police est dirigée par la Direction générale de la Police nationale (DGNP), dont le directeur est nommé par le président de la République. La DGPN ne rend de comptes qu’au ministère de l’Intérieur.
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Dans les départements de Paris et de la petite-couronne, ainsi que dans les Bouches-du-Rhône, elle est dirigée par des préfets de police, mais qui eux aussi ne rendent de comptes qu’au ministère.
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L’un des seuls organes aptes à juger les actions des policiers est l’Inspection générale de la Police nationale (IGPN), qui est composée… de policiers ! Loin d’une institution indépendante et impartiale ! Quiconque voudrait poursuivre réellement les flics « fauteurs de troubles » subirait une terrible pression de ses collègues et de sa hiérarchie.
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La police est donc un corps aux ordres de l’État, et de son exécutif, mais avec une réelle autonomie car elle est la seule capable à remettre en cause ses propres actions… ce qu’elle ne fait quasiment jamais !

La police pourquoi ça existe ? 

Qu’un corps détaché ait le monopole de la violence légitime – ce qui ne veut pas dire qu’elle est juste ! –, trouve son origine dans celle des États. Dès lors que les sociétés humaines se sont structurées avec un pouvoir, une classe détentrice des richesses, c’est-à-dire notamment lorsque les sociétés ont été en capacité de produire plus que ce qu’elles consommaient, et qu’un groupe s’est accaparé le surplus, il a fallu un groupe en arme pour garantir le maintien de la propriété, et maintenir les inégalités.
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Au fil du temps, cette situation n’a pas tellement changé, hormis que les inégalités se sont creusées : le surplus a explosé et sa concentration est de plus en plus forte. Ainsi la police est devenue de plus en plus importante et armée pour contenir toute remise en cause de cette société.
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Combien compte-t-on de jeunes et de travailleurs en prison ou en garde à vue pour des petits larcins, alors que les dirigeants politiques et les grands patrons qui détournent de l’argent ne sont que très rarement inquiétés ? Comment croire à une quelconque égalité lorsqu’un Sarkozy est autorisé à interrompre sa garde à vue pour rentrer dîner et dormir chez lui ?

La police : un outil de terreur ?

Ainsi la police est donc un corps détaché pour maintenir les règles d’une société donnée, une situation profondément inégalitaire où une toute petite minorité s’accapare les richesses produites par l’immense majorité. Elle ne répond qu’aux ordres de cette petite minorité, tout en étant capable d’une autonomie d’action.

Pour maintenir l’ordre, elle doit inspirer la peur. Il ne s’agit pas d’un simple ressenti : c’est son rôle ! Elle doit inspirer une telle crainte que personne ne remette en cause le fonctionnement de la société, son organisation… Elle est logiquement plus terrifiante pour celles et ceux qui n’ont pas intérêt à maintenir l’ordre établi, voire qui le remettent ouvertement en cause.

Si des conditions matérielles et sociales empêchent de respecter telle ou telle règle, comme le confinement lorsque l’on vit dans un logement surpeuplé, la police frappe plus durement, elle augmente la terreur.

La police joue aussi un rôle de maintien de l’ordre moral, à la fois en tant qu’institution et par sa composition et son autonomie : virilisme et racisme, perméabilité aux idées d’extrême droite et haine du mouvement social sont non seulement particulièrement répandus chez les futurs flics, mais ils sont même encouragés par les entraînements et la formation idéologique. Dans des exercices répétés, des instructeurs parlent de jeunes de banlieues, de hooligans et de manifestants… Cibler ainsi des corps sociaux permet de définir des ennemis à abattre pour maintenir l’ordre.

Voilà pourquoi la police fait peur : elle doit organiser la terreur pour maintenir un ordre au profit d’une minorité. Elle utilise tous les moyens possibles en s’en prenant aux jeunes des quartiers populaires, en les frappant, en les humiliant, en les tuant… mais aussi à toutes celles et ceux qui ne suivent pas des règles, même aberrantes.

Voilà pourquoi elle ne s’en prend pas aux bourgeois quand ils ne respectent pas les règles du confinement : nous n’avons pas vu la BAC pourchasser et frapper dans le 16è arrondissement de Paris, alors que les sorties et attroupement y étaient nombreux.
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Impunité, formation, autonomie… tout ce cocktail donne des ailes à l’expression d’une violence systémique de la police. Une police qui bénéficie du soutien sans faille des dirigeants. Une police dont les représentants peuvent aller très loin dans les propos violents contre les classes populaires, la jeunesse des quartiers, les immigrés et leurs enfants, ou les Gilets jaunes…
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Une police inattaquable dans les médias, du moins sans susciter la levée de bouclier de tous les chiens de garde de l’ordre établi.
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Hermann
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