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01 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

crétinisme (anti-k)

parliamentary_road_to_socialism

Quelqu’un a vu la voie parlementaire au socialisme?

30 juin 68: le prix du crétinisme parlementaire

Le deuxième tour confirme le raz de marée réactionnaire.
La politique a horreur du vide, en l’occurrence celui de la gauche parlementaire. Donnons la parole à Rosa Luxembourg, dans son article « Social-démocratie et parlementarisme » 1904.

« L’illusion selon laquelle le parlement est l’axe central de la vie sociale, la force motrice de l’histoire universelle, est une illusion que l’on peut non seulement expliquer historiquement, mais qui est nécessaire pour la bourgeoisie luttant pour le pouvoir, et encore plus pour celle qui le détient. 

Le fruit naturel d’une telle conception est le fameux « crétinisme parlementaire » qui, devant le bavardage satisfait de quelques centaines de députés dans une chambre législative bourgeoi-se, est aveugle aux forces gigantesques de l’histoire mondiale qui agissent hors d’elle, dans le flux de l’évolution sociale, et qui font fi des faiseurs de lois parlementaires.

 Or, c’est précisément ce jeu des forces élémentaires brutes de l’évolution sociale, auquel les classes bourgeoises participent elles-mêmes sans le savoir ni le vouloir, qui aboutit à réduire sans cesse, non seulement la signification imaginaire, mais toute signification du parlementarisme bourgeois… »

Le second tour est un raz de marée réactionnaire 

UDR et les Républicains-indépendants de Valéry Giscard d’Estaing (RI) 43,6% des voix, Centre démocratique de Lecanuet 10,3%, PCF  20%, FGDS 16,5% et PSU  3,9%. Les blancs ou nuls, estimés exceptionnellement élevés, ne sont pas comptés. La participation est de 78%, soit 22 millions de votants.

La droite obtient 354 sièges, dont 293 pour l’UDR et 61 pour les RI. Première fois dans l’histoi-re de la République qu’un parti conquiert la majorité absolue à l’Assemblée. L’opposition enre-gistre un recul sans précédent. Chambre réactionnaire à tout point de vue y compris ceci: il y a 1,6 % de femmes, soit 8 pour 479 hommes, alors qu’elles constituent 3,3 % des candidats.

C’est la déroute de la gauche parlementaire.

La FGDS de Mitterand perd 64 députés. Le Parti Communiste Français perd 39 députés, passant de 73 sièges à 34. Dans les circonscriptions les plus ouvrières, situées autour des grandes usines, il est clairement rejeté. Les travailleurs ont pu mesurer son rôle de soutien du régime bourgeois. Autour de Flins par exemple, le PCF perd un quart de ses voix entre mars 1967 et juin 1968.

On peut dire que cette gauche est handicapée par l’exclusion du vote d’une partie de la jeunesse, puisque la jeunesse doit encore attendre 21ans avant de voter, et que près de 300 000 jeunes qui avaient atteint l’âge de la majorité sont exclus par le refus de gouvernement d’actualiser les listes électorales. Mais cela n’explique pas tout. Si l’on s’en tient à la jeunesse, il est clair que pour des centaines de milliers de jeunes travailleurs et étudiants, ces élections sont « un piège à cons » armé par le régime et les politiciens réformistes. Donc elle s’abstient ou vote nul.

Et surtout, au delà de la jeunesse, des millions de travailleurs ont constaté l’hostilité de départ de cette gauche face au mouvement de la jeunesse, son inertie dans la grève, et son incapacité à offrir une alternative quand pendant deux jours pleins le régime s’est décomposé.

A quoi sert-elle, en dehors de nourrir grassement ses dirigeants ?

Comment lui faire confiance dans ces conditions pour gouverner ? Un autre facteur joue: l’affrontement électoral des différents partis de l’ordre finit par la victoire de celui qui est le mieux placé pour le défendre.C’est là qu’il est utile de relire la longue analyse de Chris Harmann dans son article  « Quand la France prit feu Mai 68 »  dont voici la conclusion:

« En mai, comme dix millions de personnes évoluaient ensemble, des individus de toutes sortes avec des idées assez conservatrices pouvaient concevoir une solution à leurs problèmes parti-culiers dans un effort collectif de masse. A la fin du mois de juin ils retrouvèrent de nouveau un monde dans lequel seule l’attitude individualiste pouvait apporter une amélioration personnelle. Les dernières étincelles de lutte étudiante et ouvrière semblaient désormais être source de chaos, de danger, et non plus être la clé pour réorganiser la société.

Cependant il n’y avait objectivement aucune raison pour que le mouvement se désagrège ainsi pendant la première semaine de juin.

S’il le fit c’est parce que les organisation politiques et syndicales les plus puissantes au sein de la classe ouvrière concentrèrent tous leurs efforts à un retour au travail dans les services publics clés. Ce faisant, elles amenèrent précisément le changement d’attitude qui permit aux gaullistes de gagner les élections et qui accréditait l’idée selon laquelle aucun changement révolutionnaire n’était possible. Ensuite, dire qu’il y avait un potentiel révolutionnaire au mois de mai ne signifie pas que le choix se résumait aux élections d’un côté et à la guerre civile de l’autre, comme le déclara de Gaulle le 29 mai. Il y avait une troisième option: l’extension et l’approfondissement du mouvement de manière à ce que le gouvernement soit empêché de recourir aux forces armées de l’État.

Cela aurait signifié encourager les formes d’organisations des grèves qui entraînaient tous les travailleurs, les plus « arriérés’ comme les plus avancés, à modeler eux-mêmes leur propre avenir, par des comités de grève, des assemblées générales régulières dans les usines occu-pées, des piquets de grève et des rotations d’occupations impliquant un maximum de gens, des délégations envoyées à d’autres usines et à d’autres sections de la société impliquées dans la lutte.

Ainsi tout le monde aurait eu la possibilité de participer directement à la lutte et de discuter des leçons politiques à en tirer.

Ceci aurait signifié aussi la généralisation des revendications de ceux qui luttaient de façon à ce qu’aucune section de travailleurs ne reprenne le travail avant que des décisions concernant des questions d’ordre vital qui préoccupaient les travailleurs d’autres sections ne soient prises:  sur la sécurité de l’emploi, des emplois garantis pour les jeunes travailleurs, le paiement intégral des journées de grève, des droits syndicaux complets dans des usines anti-syndicats comme Peugeot et Citroën, un contrôle démocratique sur les diffusions d’émissions radio et TV par les représentants élus des journalistes et des techniciens.

Bâti sur ces bases, le mouvement aurait empêché le gouvernement de rasseoir son pouvoir. Si le gouvernement cédait aux revendications du mouvement, il ne serait qu’un canard boiteux, et clairement, il deviendrait l’otage du mouvement de masse des travailleurs . S’il ne cédait pas, il resterait incapable de venir à bout de la paralysie du pays assez rapidement pour empêcher ses propres partisans de rechercher une alternative « responsable » qui, à son tour, serait vraisemblablement prise en otage par le mouvement de masse.

Dans les deux cas, le gouver-nement n’aurait jamais été en état de gagner les élections de la fin juin.

Le résultat des élections aurait été devancé par le mouvement dans les usines et dans les rues comme cela allait être le cas en Grande Bretagne cinq ans et demi plus tard, lorsque un mou-vement de moindre ampleur, la grève des mineurs de 1974, se prolongea jusqu’aux élections qui débouchèrent sur un vote contre le gouvernement en place.

Il n’y a, bien sûr, aucune garantie que, si le Parti communiste et la CGT avaient poussé pour cela, ils auraient gagné sur tous les points. Mais ce qui peut être dit avec certitude c’est qu’en refusant de mener campagne pour cela ils ont assuré la fin du mouvement de mai et la victoire électorale des gaullistes. Ils ont aussi fait en sorte que les syndicats français continuent à organiser une fraction moins importante de la classe ouvrière que dans tous les autres pays européens industrialisés malgré l’implication dans une grève la plus importante que les autres pays aient connue jusque là.

Cette troisième option n’aurait pas conduit immédiatement à une révolution socialiste.

Mais elle aurait amené une situation politique d’une extrême instabilité dans laquelle une classe ouvrière victorieuse aurait pu prendre conscience de ses propres intérêts et de sa propre capacité à diriger la société. Il est certain que c’est parce que le champ des possibles était si largement ouvert que les dirigeants communistes et de la CGT se hâtèrent d’accepter la voie électorale, la voie la moins dangereuse pour sortir de la crise, même si celle-ci profita à de Gaulle. »

Il faut attendre que la gauche du « crétinisme parlementaire » s’unisse autour du programme commun, puis la campagne autour des 101 propositions de Mitterrand pour qu’elle retrouve de la crédibilité.

De pacotille comme toujours: dès 1983, il devient clair à nouveau que socialistes comme communistes ne vont au gouvernement que comme commis rémunérés pour gérer les affaires de la bourgeoisie. Viendront ensuite les copies en farce de Mitterrand, Jospin puis Hollande, mieux placés que la droite traditionnelle pour imposer aux travailleurs les exigences du capital mondialisé. D’autres sont sur les rangs…

Jean-Marc B, 2018-06-30

https://www.anti-k.org/

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21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

rock against racism (rs21)

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Rock Against Racism et l’Antinazi League: quarante ans après

Vivre en Grande-Bretagne dans les années 1970, c’était vivre dans le racisme. J’avais sept ans quand Mme Thatcher a prononcé son discours de saint François d’Assise («Là où il y a de la discorde …») mais le racisme a éclaté, même dans un environnement scolaire.

Je me souviens du jour où « juif » devint commun. On pouvait le voir dans l’encrier à côté duquel les élèves sculptaient une croix gammée. C’était les autres garçons qui se moquaient par une insulte raciste. C’était la honte sur le visage de notre professeur de mathématiques M. Khan qui s’enfuyait de la pièce.

Il y avait aussi d’autres signes, des sources possibles d’espoir, les punks qui se sont rassem-blés pour être photographiés à l’extérieur du Chelsea Drug Store et le rythme d’une chanson d’Ian Dury (‘Sex and’ Drugs and Rock ‘n Roll  »), le graffiti que j’ai vu alors que notre bus scolaire passait devant le Westway, « George Davis est Innocent, Justice pour Blair Peach ».

S’il y a eu une année où le racisme était à son paroxysme, c’était 1976, quand le Sun, le Mirror (travailliste, note du blog) et l’Express ont répondu à la vevue de deux (oui, deux) familles du Malawi placées dans un hôtel du Sussex. , en prédisant que des dizaines de milliers de personnes les suivraient inévitablement.

Telle était la peur et la paranoïa du National Front qui comptait 48 candidats à Leicester remportant un peu moins de 20% des voix. Lors d’un débat parlementaire en juillet, les députés conservateurs se sont levés pour dire du bien du NF et s’identifier à son programme de rapatriement des migrants noirs. Robert Taylor déclara: «La région que je représente ne veut pas être comme Southall, qui est synonyme de communauté asiatique.»

Son collègue Nicholas Winterton a exigea la fin immédiate de «toute nouvelle immigration, de toutes les sources». Il alla plus loin, aucune immigration supplémentaire ne devrait être autorisée pour un minimum de cinq ans. Michael Shersby exigea que «tous les futurs immigrants illégaux», indépendamment du comment ou du pourquoi ils sont venus en Grande-Bretagne, devraient dans tous les cas être déportés.

Au cours des trois années suivantes de campagne antiraciste, deux moments se distinguent.

L’un était la lutte de Lewisham en août 1977, quand peut-être un millier de membres du Natio-nal Front, commandés par Martin Webster, tentèrent de traverser le sud-est de Londres, avant d’être attaqués, dispersés à plusieurs reprises par une foule de militants et de jeunes noirs qui les surpassaient en nombre de quatre ou cinq contre un.

L’autre était le carnaval Rock Against Racism (RAR) à Victoria Park le 30 avril 1978. Les organisateurs avaient espéré  vingt mille personnes. Au lieu de cela cinq fois ce nombre a marché de Trafalgar Square à Brick Lane, un petit contingent de NF regardant, désespéres. X-Ray Spex a joué avec le chanteur Poly Styrene vêtu d’un twinset en tweed, un Margaret Thatcher noir. Puis les Clash.  La pression de la foule contre la scène qui semblait pouvoir céder à tout moment. Steel Pulse a chanté « Klu Klux Klan ».

Le commentateur culturel Stuart Hall a décrit le RAR comme «l’une des interventions culturelles les plus rapides et les mieux construites, qui a permis une analyse sérieuse et approfondie.» L’historien de la Nouvelle gauche, Raphael Samuel, a décrit Victoria Park comme «la manifes-tation la plus populaire. l’un des très rares de ma vie d’adulte à avoir sensiblement changé le climat de l’opinion publique.

Quarante ans plus tard, dans le contexte différent du Brexit et de la nouvelle guerre contre les migrants, nous avons besoin de nouvelles interventions culturelles. On devrait pouvoir copier le style des générations passées, même en les exprimant sous une forme différente.

David Renton est l’auteur de A Few Fought Back: Rock Against Racism et L’antinazi League 1976-1982, qui sera publié par Routledge en 2019.

Dave Renton 11 mai 2018

https://www.rs21.org.uk/

Commentaire: Le parti (dont RS21 est une scission) qui a porté tout çà, c’était le SWP, l’équivalent de la LCR en Grande Bretagne.

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20 juin 2018 ~ 0 Commentaire

capitalisme (anti-k)

cap

«Le capitalisme expliqué à ma petite-fille»

3 questions à Jean Ziegler

Pourquoi, alors que vous critiquez le capitalisme, reconnaissez-vous son efficacité pour le développement économique ?

Il y a un paradoxe. Le mode de production capitaliste est certainement le mode de production le plus dynamique, le plus créatif, le plus inventif que l’humanité ait connu. Une formidable succession de révolutions – industrielles, scientifiques, technologiques –, notamment la toute dernière, celle de l’électronique, a potentialisé les forces productives de l’humanité d’une façon décisive.

Il n’y a plus, au début de notre troisième millénaire, de manque objectif sur la planète.

Mais en même temps, les extraordinaires richesses créées ont été monopolisées par une mince oligarchie. Exemple : les 500 plus puissantes sociétés transcontinentales privées ont contrôlé en 2017 52,8% du produit mondial brut, c’est-à-dire de toutes les richesses produites en une année sur la planète. Ces sociétés ont un pouvoir comme jamais un empereur, un roi ou un pape n’a bénéficié sur la Terre.

Elles échappent à tout contrôle étatique, parlementaire, syndical ou interétatique.

Elles fonctionnent selon un seul principe : la maximalisation du profit dans le temps le plus court possible et à n’importe quel prix humain. Les oligarchies du capital financier globalisé ont érigé un ordre cannibale du monde : toutes les 5 secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim ou de ses suites immédiates. Alors que la FAO (Food and Agriculture Organiza-tion) nous indique que l’agriculture mondiale pourrait nourrir sans aucun problème 12 milliards d’êtres humains ! Nous sommes actuellement 7,3 milliards d’hommes sur la terre.

Il n’y a donc aucune fatalité ; un enfant qui meurt de faim est assassiné.

2 milliards d’êtres humains n’ont aucun accès régulier à une eau potable non nocive. Toutes les quatre minutes, une personne perd la vue par manque de vitamines A. Et les épidémies, depuis longtemps vaincues par la médecine, font annuellement des dizaines de millions de victimes dans les pays de l’hémisphère sud. La dictature des oligarchies du capital financier globalisé, quelles que soient les performances économiques actuelles créatrices de bien-être pour une minorité, détruit la planète et les hommes. Il faut la détruire avant qu’elle ne nous anéantisse.

Si, comme vous l’écrivez, le capitalisme doit être détruit à défaut de pouvoir être réformé, par quoi faut-il le remplacer ?

Il serait absurde de penser qu’on peut « réformer », « améliorer » ou « adoucir » le capitalis-me. On n’a pas pu, par le passé, « améliorer » l’esclavage, « réformer » le colonialisme ou « corriger » les défauts du système de discrimination entre les hommes et les femmes. Les révolutionnaires de 1789 ont détruit la féodalité, la monarchie absolue et le servage. Impossible d’« améliorer » la féodalité !

Chacun de nous porte en lui l’utopie d’un monde plus heureux, plus juste.

L’insurrection des consciences est proche. À quel moment et de quelle façon se produira-t-elle ? Personne ne le sait. L’incarnation est un grand mystère : comment, dans quelles circonstances historiques, une idée devient-elle force sociale ? Personne non plus ne connaît d’avance l’organisation, les institutions inédites et le nouveau contrat social qui naîtront des ruines de l’ordre capitaliste. « Caminante, no hay camino, el camino se hace al andar », écrit le poète Antonio Machado (Homme qui marche, il n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant »). Le Nouveau Monde plus heureux, plus juste, relève de la liberté libérée dans l’homme, dans les hommes.

La « société civile planétaire », dans laquelle vous semblez placer vos espoirs, est-elle suffisante pour mettre fin au capitalisme ?

Che Guevara a dit : « Les murs les plus puissants tombent par leurs fissures ». Partout, dans les murs de l’oppression, les fissures se multiplient. Des mouvements sociaux – planétaires, ou plus réduits – luttent sur les fronts les plus divers contre l’ordre cannibale du monde.

Via Campesina, qui réunit  22 millions de petits paysans, de journaliers agricoles, du Honduras aux Philippines, mais aussi Greenpeace, ATTAC, Amnesty International, les mouvements contre la discrimination des femmes, les mouvements antinucléaires, etc. Des dizaines de millions d’hom- mes et de femmes sont désormais réveillés et se battent contre la tyrannie des oligarchies capitalistes, avec comme unique moteur la conscience de l’identité et la solidarité. Je suis l’autre, l’autre est moi. Emmanuel Kant a écrit : « L’inhumanité infligée à un autre détruit l’humanité en moi ».

Non, quoiqu’aient voulu nous faire croire les chantres du capitalisme néolibéral, la main invisible du marché n’est pas le sujet de l’Histoire. La nouvelle société civile planétaire, cette mystérieuse fraternité de la nuit, est le nouveau sujet de l’Histoire. Elle se renforce chaque jour. Elle est l’espérance des peuples.

Rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation (2000-2008), Jean Ziegler est actuellement vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Il répond à mes questions à l’occasion de la parution de son ouvrage : « Le capitalisme expliqué à ma petite-fille (en espérant qu’elle en verra la fin) », aux éditions du Seuil.

18 juin 2018 Pascal Boniface

https://www.anti-k.org/

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17 juin 2018 ~ 0 Commentaire

mai 68 (npa)

mai 68

 Une page du NPA

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17 juin 2018 ~ 0 Commentaire

alain krivine au dibar plougonver (npa)

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Débat et repas avec Alain Krivine au Dibar à Plougonver

ALAIN KRIVINE DE SAINT DENIS A PLOUGONVER (22) : LA LONGUE MARCHE…

Est ce un clin d’oeil aux « longues marches »initiés par les maoistes après Mai 68, en tout cas Alain a  porté en pleine zone rurale à Plougonver à dix kilométres de Guingamp, l’esprit de Mai. Devant une cinquantaine de participants, il a engagé la discussion sur « le plus grand mouve-ment populaire » que notre pays est connu, et sur les raisons d’avoir été et d’être anticapitaliste.

Les participants en grande majorité issue du mouvement syndical et associatif ont partagé idées, convictions et contradictions avec un militant qui ne dit pas à longueur de réunion « J’ai la solution à tout et je vous la délivre ». Une démarche proche du marxisme sans vouloir offenser personne : débattre, argumenter pour agir et battre le capital.

Nous avions sur place des ventes de livres de la « Brèche », un coin livres d’occasion tenu par une militante libertaire et cerise sur le gâteau la présence d’un stand de l’Institut d’histoire sociale, IHS  de la CGT des Côtes d’Armor,( avec un opus spécial MAI 68 en Bretagne que nous vous recommandons).

La journée s’est terminée par un  repas convivial jambon à l’os spécialité de notre militant cuisinier local. Avant de partir, Alain a eu une réflexion qui nous a fait chaud au cœur : «  Que c’est vert votre pays ». Bienvenue aux camarades du 9.3 !…

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11 juin 2018 ~ 0 Commentaire

mai 68 1 et 2 (arte)

 Arte

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11 juin 2018 ~ 0 Commentaire

brest 1950 (arte)

Grèves à Brest, en 1950 : “Un homme est mort” adapté par Arte

La bande dessinée de Kris et Étienne Davodeau, Un homme est mort, adapté en fiction d’animation, réalisée par Olivier Cossu, sera diffusée sur Arte mer-credi 13 juin à 22h35, dans le cadre d’une programmation spéciale Festival d’Annecy. La fiction raconte le combat des ouvriers brestois lors des grèves de 1950 et raconte l’arrivée de René Vautier, un cinéaste engagé qui vient filmer les événements.

Brest, 1950. La guerre est finie depuis cinq ans. De la ville, il ne subsiste plus rien. Des bom-bardements massifs et des combats acharnés de presque un mois ont anéanti la ville, son port, son arsenal. Brest est un désert. Des milliers d’ouvriers vont s’atteler à la reconstruire, pierre à pierre.

Mais face aux mauvaises conditions de travail, la contestation gronde, et la grève éclate bientôt.

De violents affrontements surviennent lors des manifestations. Jusqu’à ce qu’un homme tombe. Le film d’animation, qui a obtenu le Prix du public au Festival international du cinéma d’anima-tion de Meknès 2018, se concentrera sur l’histoire d’amitié, mais aussi d’amour entre P’tit Zef, un ouvrier, et Paulette, une fille de commerçant qui prend part à la lutte syndicale. Il opérera également une reconstitution de Brest en 3D, au rythme de la musique de Yan Volsy et Pablo Pico.

On y verra des événements réels comme la mort d’Édouard Mazé et le film de René Vautier rythmé par le poème de Paul Eluard, Gabriel Péri. Grâce à un cinéma ambulant, Vautier a parcouru la Bretagne pour montrer ce témoignage du combat et de la solidarité des ouvriers. La seule pellicule de ce film a malencontreusement été détruite. Les mots du poète, « Un homme est mort qui n’avait pour défense que ses bras ouverts à la vie », prennent dans ce contexte une dimension bouleversante.

« Je trouvais qu’il y avait quelque chose de judicieux dans le fait de ramener cette histoire vers une forme animée. Kris, qui a initié le projet de la bande dessinée et l’a écrite avec moi, parta-geait cette idée. Après avoir remis à la lumière le film de René Vautier en bande dessinée, l’idée de le voir revenir à l’écran qui est son support originel, par le dessin, c’est magnifique, comme une évidence qui assume et valide les formes successives de ce récit » explique Étienne Davodeau qui a réalisé l’univers graphique du film tandis que Kris participait au scénario et à l’adaptation.

« Gabriel Péri, le poème de Paul Eluard, lu et réinterprété par René Vautier lors des projec-tions de son film sur ces événements de 1950, nous permet de ne jamais oublier le combat de ces hommes luttant contre l’injustice, parfois au péril de leur vie. On aime les villes qui n’ont pas à dire qui elles sont ni d’où elles viennent. Brest n’a pas ce luxe mais a su se relever alors qu’elle avait été mise plus bas que terre, tout comme ses habitants et ses travailleurs » complète Olivier Cossu.

Le film est coproduit par Arte, Les Amateurs et Vivement Lundi.

Cécile Mazin  19.05.2018

https://www.actualitte.com/

Voir le film sur Arte

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11 juin 2018 ~ 0 Commentaire

antony pouliquen tonquédec

antony

« Mais alors moi, j’appartiendrais à cette petite bourgeoisie intellectuelle ? Oui, mais en même temps, je suis ouvrier, enfin je suis enfant d’ouvrier. Je viens d’un milieu prolétaire que je reven- dique encore aujourd’hui et dont je ne me suis jamais totalement débarrassé. Quand je suis devenu étudiant, j’ai rencontré pleins d’enfants de petits bourgeois intellectuels, qui me renvoyaient à ma condition de prolo… Finalement, et réflexion faite, je crois que j’ai le cul entre deux chaises… ».

Dans cette conférence gesticulée, Anthony Pouliquen interroge sa trajectoire personnelle, de la découverte de sa classe sociale à la construction de son désir révolutionnaire. Sa petite histoire s’entremêle ici avec la grande histoire, celle de la lutte des classes, des combats ouvriers, des conquêtes populaires. Celle également des trahisons et des renoncements de la petite bourgeoisie intellectuelle. L’occasion de faire entendre, à grand renfort de références cinématographiques, une autre histoire des classes sociales.

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04 juin 2018 ~ 0 Commentaire

stage de breton (ar falz)

ar f

Prononcer: « ar valz »

40e stage de breton Ar Falz / Skol Vreizh 2018

Pour notre 40e édition, nous aurons le plaisir de retrouver Carhaix du lundi 13 au vendredi 17 août 2018 au Centre d’hébergement de Kerampuilh (Lycée Diwan).
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Notre stage, le plus vieux de Bretagne (Le 1er à Audierne en août 1946) s’adresse à tous, du tout débutant au breton-nant confirmé. Six niveaux sont proposés.
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Le stage Ar Falz consiste en des cours, des ateliers de langue et de chant, des balades de découverte de la région, des veillées.
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Ces multiples activités sont assurées par des interve-nants qualifiés & bénévoles: Frank Bodenes, Yvonne Coz, Gilbert Gabillard, Yann Gerven, Yann-Ber Kemener, Per Lavanant, Jean-Claude Le Ruyet, Eliane Talabardon, Armand Tosser…
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Le prix est de 260 € (repas et hébergement compris). Tarif réduit : 200 € (familles à partir de 3 personnes, étudiants, chômeurs)
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Sur eo, plijadur a vo !
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Lire aussi:
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Articles d’Ar Falz sur la langue bretonne:

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03 juin 2018 ~ 0 Commentaire

clément méric (le huffington post)

Pour Clément Méric et contre la loi asile, convergence des cortèges dans les rues de Paris

Les deux défilés passaient au même endroit.

Plus que les luttes, ce sont les cortèges qui ont convergé ce samedi après-midi dans les rues de Paris. Deux défilés se sont rejoints place de la République; quelques milliers de personnes ont ensuite fait la fin du chemin vers celle de la Bastille.

La première manifestation (avec près d’un millier de personnes) partie de la place Gambetta dans le nord de la capitale rendait hommage comme chaque année à Clément Méric, militant antifasciste tué il y a cinq ans lors d’une rixe avec une bande rivale. La seconde a rassemblé, selon la police, 2500 militants de gauche et des associatifs pour réclamer le projet de loi asile et immigration porté par Gérard Collomb.

Fumigènes et slogans antifascistes (« Pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartier pour les fachos », « Siamo tutti antifascisti », « No pasaran »…), anti-violences policières (« On n’oublie pas, on pardonne pas », « Pas de justice, pas de paix »…) ou en soutien aux migrants (« Solidarité avec les sans-papiers ») ont rythmé le défilé, qui s’est déroulé sans incidents.

Mais alors que les militants espéraient terminer leur parcours au Sénat, ils en ont été empêché par les forces de l’ordre au lendemain de consignes passées par la préfecture de police. Résultat, un peu de tension en fin de cortège.

Alexandre Boudet 02/06/2018

https://www.huffingtonpost.fr/

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