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02 mars 2021 ~ 0 Commentaire

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La condamnation de Nicolas Sarkozy provoque un séisme politique à droite

Au lendemain de la condamnation historique de Nicolas Sarkozy dans l’affaire dite « des écoutes », les réactions politiques. L’ancien chef de l’Etat a été condamné lundi à trois ans d’emprisonnement, dont un ferme, pour corruption et trafic d’influence et a fait appel. Sa famille politique, la droite, « fait bloc derrière l’ancien président », note Le Figaro. Plusieurs ténors de la droite ont fait part de leur « soutien » à Nicolas Sarkozy et ont critiqué un jugement « injuste » et « disproportionné ».

Une « bombe politique »

C’est le cas pour le président du parti Les Républicains, Christian Jacob, pour qui « la sévérité de la peine retenue est disproportionnée et révélatrice de l’acharnement judiciaire d’une institution déjà très contestée ». « Le travail de la justice n’est pas terminé », a affirmé de son côté Renaud Muselier, président LR de la région Sud, sur Twitter.

Mais derrière ces marques d’affection publiques, Le Figaro relate aussi les inquiétudes en coulisses.

« Alors qu’une partie de la droite, toujours en recherche de son ‘candidat naturel’ espérait une relaxe de l’ancien président, comme préalable à un retour avant la prochaine présidentielle, le jugement, lundi, a fait l’effet d’une bombe politique », observe le journal. Un élu LR détaille ses craintes : « Même si Nicolas Sarkozy n’a jamais dit publiquement qu’il voulait revenir, il laissait la porte ouverte, raconte-t-il. Avec une condamnation, même en première instance, ça devient plus compliqué de se présenter devant les Français. »

A droite, l’espoir d’un retour s’amenuise

Il faut dire que l’ancien président apparaissait combatif au cours de son procès, observe Le Parisien. De quoi susciter l’espoir d’un retour chez certains. « Si un ancien conseiller estimait que les procès avaient ‘réveillé l’animal politique’ en lui, la condamnation d’hier permet difficilement d’envisager une embellie concernant son éventuel avenir politique », écrit le journal.

Le quotidien francilien rappelle qu’un autre rendez-vous judiciaire attend Nicolas Sarkozy. Il sera de retour le 17 mars au tribunal, cette fois-ci dans le dossier Bygmalion. « Ce que change cette décision, c’est l’ambiance dans laquelle va débuter le procès Bygmalion, pronostique un sarkozyste. Il l’aurait abordé avec plus de force si son honnêteté avait été reconnue dès maintenant. »

« Tourner la page » ou « remobiliser »

Et maintenant? Comment va réagir la droite? Le Monde décrit des visions divergentes au sein de LR. Il faut « tourner la page Sarkozy », estime un élu. Le quotidien du soir rappelle l’enjeu pour le parti de droite : « A un an de la présidentielle, LR doit se trouver une incarnation pour ses idées. Et un candidat capable de lui faire passer la barre du premier tour, au risque, dans le cas contraire, de tout simplement signer sa fin ».

Mais d’autres à droite pensent au contraire que ce verdict pourrait « remobiliser » cette famille politique autour de Nicolas Sarkozy. Dans Le Monde toujours, le sénateur LR de Paris Pierre Charon assure que l’ancien président est le seul recours pour « mener la droite à la victoire ». « Je reçois des messages de sympathie de tout le monde, tous partis confondus », explique-t-il.

La presse étrangère est plus sceptique quant à l’avenir politique de l’ancien chef de l’Etat. Nicolas Sarkozy « a comblé le vide et est apparu comme une autorité morale et une option possible pour 2022, analyse le politiste Pascal Perrineau dans le New York Times. Sa condamnation, si elle est confirmée, le prive de cette stature. » En Espagne, El Mundo titre sur « la fin de la carrière politique de Nicolas Sarkozy ».

2 mars 2021 Redaction JDD

https://www.lejdd.fr/

sarko

La condamnation de Sarkozy, une révolution dans une France “monarchique” et élitiste

Quel symbole, dans ce pays centralisé et pyramidal qu’est la France, s’exclame cet éditorialiste allemand, de voir la justice envoyer un ancien président derrière les barreaux – ou presque. Pour lui, le pouvoir et l’élite française ressortent profondément ébranlés de la condamnation de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy condamné à trois ans de prison, c’est une information qui a fortement interpellé outre-Rhin. Un éditorialiste de la Süddeutsche Zeitung lui trouve même quelque chose de “révolutionnaire” quand on connaît le système politique hexagonal.

Pour s’expliquer, le quotidien de centre gauche dépeint sa vision de la France : un pays au système présidentiel “qui conserve des caractéristiques fondamentalement monarchiques définissant le tempérament politique national : dirigiste, centralisé et, à certains égards, absolutiste”.

Ici, affirme la SZ, la politique “repose sur la personnalité du président de la République, qui doit être à la fois une figure lumineuse et un père attentionné pour ses concitoyens. L’idée que cette conception invite à toutes sortes d’abus, qu’elle repose sur la force de caractère individuelle qui peut donc être corruptible, appartient au contrat implicite que les électeurs passent tous les cinq ans avec leur président-monarque.”

Amour des magouilles

Tous les présidents font l’objet de soupçons, explique le journaliste. Mais dans le cas de Nicolas Sarkozy, “qui aimait à peu près autant les magouilles qu’il redoutait la lumière [sur ces mêmes magouilles]”, ce pacte a franchement raté.

Et c’est ici que l’importance du verdict prend tout son sens. Le fait que l’ancien président soit traité aujourd’hui comme un citoyen ordinaire devant la justice est la preuve, pour le quotidien, que “l’enquête a enfin été menée à l’abri des influences politiques”.

Car si la France est un État de droit, elle est aussi marquée par “une forme de justice parallèle où les juges sont davantage soumis aux injonctions politiques que leurs confrères allemands, ce qui a plus d’une fois fait douter de leur impartialité”.

Et la Süddeutsche Zeitung de conclure :

Cette condamnation donne non seulement des sueurs froides à l’ensemble de la classe politique française, mais elle ébranle aussi l’élitisme et l’absolutisme qui caractérisent l’appareil politique et les rapports de force dans la société en général. Deux ans après l’apparition des ‘gilets jaunes’ et un an avant la prochaine élection présidentielle, la pression monte dans la République.”

 

02/03/2021

 

https://www.courrierinternational.com/

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28 février 2021 ~ 0 Commentaire

vitoria 3 de marzo de 1976 (nueva-tribuna musique-basque)

Le 3 mars 1976 – el 3 de marzo 1976

Ce 3 mars 2017, le groupe de métal Soziedad Alkoholika sortait son dernier album sistema antisocial, date qui ne doit rien au hasard puisqu’elle est l’anniversaire des événements qui se déroulèrent à Vitoria Gasteiz le 3 mars 1976. Le troisième titre de cet opus qui s’intitule no olvidamos, el tres de marzo est un hommage aux victimes de cette journée.
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Les événements du 3 mars 1976 à Vitoria Gasteiz.

Franco est mort depuis quelques semaines. La royauté est restaurée. Juan Carlos règne sur l’Espagne. Nous sommes en pleine transition démocratique espagnole. La société civile aspire à plus de libertés. Droits de grève et de réunion sont toujours interdits. Cependant, depuis le mois de janvier, grèves et manifestations se succèdent, à Vitoria-Gasteiz pour protester contre le plafonnement des salaires et obtenir de meilleures conditions de travail.

En ce 3 mars 1976, le mot d’ordre de grève générale est particulièrement suivi. Dès le matin et jusqu’en début d’après-midi, les affrontements avec la police sont violents. Aux environs de 17h00, la police encercle l’église Saint François d’Assises où siége une assemblée d’ouvrier.

Malgré la protection accordée par le Concordat et l’intervention du prêtre, les forces de l’ordre procèdent à l’expulsion de l’église. Des grenades lacrymogènes sont lancées dans la nef provoquant un mouvement de panique et une ruée vers les sorties.

Las ! A l’extérieur matraques et tirs à balle réelle accueillent les manifestants. Dès ce moment, les affrontements se font plus violents et la police perd pratiquement le contrôle de la ville jusque vers 21h00 et ne le retrouve que grâce à l’arrivée de renforts.

Au bilan, plusieurs centaines de blessés et cinq morts :

  • Pedro María Martínez, 27 ans, employé de Forjas Alavesas, mort sur le coup ;
  • Francisco Aznar Clemente 17 ans, étudiant et ouvrier boulanger, mort sur le coup ;
  • Romualdo Barroso Chaparro 19 ans, gravement blessé, mort de ses blessures peu de temps après ;
  • José Castillo, 32 ans, ouvrier de Basa, une société de Grupo Arregui, mort des suites de ses blessures ;
  • Bienvenido Pereda,30 ans, ouvrier, mort des suites de ses blessures.
  • François Lescoutte 5 mars 2017

http://www.musique-basque.fr/

Le 3 mars prochain, 45 ans se seront écoulés depuis l’une des tragédies qui ont marqué notre passé le plus récent. Il a fallu plus de quatre décennies pour qu’un ancien ministre franquiste se présente pour la première fois devant les tribunaux.

Réalisé uniquement à partir de documents d’archives, VITORIA, MARS 1976 est le témoignage choquant d’événements qui n’auraient jamais dû se produire.

Un crime impuni

La ville de Vitoria a été le protagoniste de l’un des moments les plus critiques de la transition. Le 3 mars 1976, après avoir assisté à une assemblée dans l’église de San Francisco, trois travailleurs ont été abattus par la police. Deux autres sont morts dans les jours suivants des suites de leurs blessures. Le 5 mars, un impressionnant cortège funèbre a défilé dans les rues de la capitale basque dans une atmosphère débordante.

Les événements ont teinté la ville de deuil, des balles jonchent les rues, des centaines de blessés. Deux jeunes hommes de Basauri et de Tarragone sont morts lors de manifestations de solidarité. La justice militaire a reconnu l’existence d’un crime d’homicide. Jugement provisoire en raison de l’absence des auteurs, finalement prescrit.

Ces événements ont précipité la chute du gouvernement d’Arias Navarro. Les événements de Vitoria sont parmi les plus dramatiques de ces années capitales.

Réalisé par Luis E. Herrero et produit par Hanoi Films et Aved Producciones, VITORIA, MARS 1976 est disponible en ligne sur FILMIN après son passage au festival. Avec la musique de Dimos Vryzas, Alfonso Arias Paputxi, Angelo Mancini et Pelo Mono.

Synopsis : Au début de 1976, l’Espagne est plongée dans une spirale de conflits. La situation politique délicate après la mort de Franco est aggravée par l’impact de la crise, mettant le gouvernement dans les cordes. À Vitoria, les assemblées des travailleurs ont appelé à la grève le 3 mars. Une tragédie se profilait qui allait marquer la transition vers la démocratie.

Franquisme et transition

Pour la première fois depuis la fin de la dictature, un ancien ministre franquiste a dû comparaître devant un tribunal. La déclaration de Rodolfo Martín Villa devant le juge Servini a marqué une étape importante en abordant certaines des pages les plus sombres de notre histoire la plus immédiate.

Des événements tels que ceux de Vitoria ou l’affaire Scala sont restés impunis et les principaux hommes politiques de l’époque, Fraga et Martín Villa, ont toujours fui leurs responsabilités.
Mais si un ministre de l’intérieur n’est pas responsable des forces de police sous son mandat, alors qui l’est ?

27 de febrero de 2021

https://www.nuevatribuna.es

Lire aussi:

Événements de Vitoria

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28 février 2021 ~ 0 Commentaire

28 février andalousie (wiki)

hOMENAJE bLAS INFANTE

Blas Infante

Blas Infante Pérez de Vargas (né à Casares, dans la province de Malaga en Andalousie le 5 juillet 1885, fusillé à Séville le 11 août 1936) est un homme politique, idéologue et écrivain andalou. Il fut le principal soutien du nationalisme andalou.

Il était notaire, historien, anthropologue, musicologue et journaliste, et de plus un grand lecteur et conférencier. Quatorze de ses œuvres ont été éditées.

Contact avec la réalité andalouse

Son père, Luis Infante Andrade est secrétaire du Tribunal de Casares, sa mère, Ginesa Pérez de Vargas, est issue d’une famille de cultivateurs de classe moyenne. Il travaille à partir de 1900 comme employé aux écritures du Tribunal de Casares puis en 1904, il s’inscrit en droit à l’Université de Grenade, où il finalise ses études en 1906. Après avoir réussi le concours en 1909, il travaille comme clerc de notaire à Séville et profite de son travail pour se mettre en contact avec l’environnement intellectuel, en particulier les membres du cercle de l’Athénée, aux idées politiques régionalistes.

L’observation de l’état des journaliers andalous le laisse fortement impressionné et il écrit :

« J’ai, gravée dans ma conscience depuis l’enfance, la vision sombre du journalier. Je l’ai vu promener sa faim par les rues du village ».

L’idéologie politique de Blas Infante, héritier des mouvements républicains et fédéralistes du 19è siècle, est fondée sur le soutien de l’andalousisme et sur l’existence de différences entre l’Andalousie et les autres régions d’Espagne. Son objectif est de parvenir à la reconstruction de l’Andalousie :

« Mon nationalisme, avant qu’andalou, est humain. Je crois que, par la naissance, la Nature signale aux soldats de la Vie le lieu où ils doivent lutter pour elle. Je veux travailler pour la Cause de l’esprit en Andalousie car en elle je suis né. Si je me trouvais dans un autre endroit, je m’efforcerais pour cette Cause avec la même ferveur. »

En 1915 est publiée son œuvre la plus importante, Ideal Andaluz (Idéal andalou) : plusieurs études sur la renaissance de l’Andalousie où il explique sa vision personnelle de l’histoire et du problème andalou. En 1918 a lieu à Ronda la première assemblée régionaliste andalouse, inspirée par la Constitution fédérale d’Antequera de 1883, qui établit la marche à suivre afin d’obtenir une pleine autonomie pour l’Andalousie.

La proposition de Blas Infante de récupérer le drapeau andalou « vert et blanc » est alors adoptée.

« Nous sentons que nous avons atteint l’heure suprême où l’achèvement de l’ancienne Espagne devra être consommé définitivement (…). Déclarons nous séparatistes de cet État qui, vis-à-vis des individus et des peuples, viole sans vergogne les fueros de justice et d’intérêt et surtout les fueros sacrés de la Liberté ; de cet État que nous disqualifie devant notre propre conscience et devant la conscience des Peuples étrangers (…). Il ne vaut plus la peine de protéger leurs intérêts misérables avec le bouclier de la solidarité ou de l’unité qu’ils appellent nationale. »

Pendant la Première Guerre mondiale, il est emprisonné pour avoir essayé d’engager l’Espagne dans le conflit, au détriment de la neutralité du pays, en préconisant l’alliance avec la France contre l’Allemagne. Aux élections de 1918, Blas Infante essaye de se présenter dans le secteur électoral de Gaucín, puis une année plus tard dans le même secteur et à Séville, mais il ne sera pas élu du fait de la forte présence du caciquisme.

Pendant la dictature de Miguel Primo de Rivera, Blas Infante rejette toute collaboration. En représailles, les Centres andalous, fondés par lui en 1916 et éditeurs de la revue Andalucia (Andalousie) comme plate-forme politique du nationalisme andalou dans un système fédéral, sont fermés.

Pendant ces années, il voyagera, notamment au Portugal. En 1924, il se rend au Maroc où il visite la tombe de Motamid, le dernier roi de Séville à Agmat. Selon certaines sources, il se serait alors converti à l’islam le 15 septembre 1924 et aurait pris pour nom Ahmad ; les témoins de sa conversion, dans une petite mosquée à Agmat, au Maroc, seraient Omar Doukali et un notable de la tribu des Bani Al-Ahmar, tous deux d’origine morisque (musulmans expulsés d’Espagne).

En 1928, il voyage en Galice pour rencontrer les idéologues du « galleguismo » et prend part à la revue régionaliste galicienne appelée Nosotros (Nous). En 1930 il donne une conférence politique à la Société Économique d’Amis du Pays à Malaga.

La période républicaine

Avec la proclamation de la Seconde République espagnole en 1931, il acquiert une charge notariale à Coria del Río (Séville), où il construit sa maison qu’il appellera Dar al-Farah (Ville Joie) inspirée de l’architecture d’Al-Andalus.

Blas Infante préside la Junta Liberalista de Andalucía (es) (JLA) et se présente de nouveau à différentes candidatures sous l’étiquette du « Parti républicain fédéral ». Toutefois, il n’obtient pas de représentation parlementaire. Les points essentiels de sa campagne politique sont :

  • le refus du centralisme et la nécessité du fédéralisme,
  • la fin du caciquisme et du système électoral complexe,
  • la réforme économique
  • la réforme de la justice,
  • la liberté de l’enseignement,
  • la liberté de mariage, etc.

Ces idées et ce qui est promu dans la JLA auront une grande importance dans la rédaction de l’avant-projet de statut d’autonomie, rédigé en grande partie par Blas Infante lui-même.

En 1931, il écrit La vérité sur le complot de Tablada et l’État libre d’Andalousie). Bien qu’il y ait de clairs germes indépendantistes dans l’andalousisme, à défaut d’appui populaire, il s’emploie à modérer le discours et à définir l’État libre d’Andalousie comme « libéré » de toute oppression, de domination et d’injustice, et ainsi de pouvoir décider de son futur, ce dernier devant venir au moyen d’une grande réforme agricole dans une nouvelle Espagne républicaine et fédérale.

Blas Infante se présente à nouveau aux élections de novembre 1933 avec la « Gauche Andalouse Républicaine » à Malaga dans une coalition (partis Radical Socialiste et Gauche Radicale Socialiste), ce qui se termine par un nouvel échec et dans une désillusion remarquable pour Blas Infante. Il défend en de nombreuses occasions l’anarchisme, pour lequel il avait des sympathies et qui était durement réprimé.

Au cours de l’assemblée de Cordoue, en janvier 1933, « l’Avant-projet de Bases pour le Statut d’Autonomie » est approuvé et doit être soumis à référendum, mais celui-ci sera retardé puis paralysé par suite de la Guerre Civile en 1936.

En 1934, Blas Infante rend visite au président de la Généralité de Catalogne, Lluis Companys, prisonnier avec d’autres membres de son gouvernement dans le pénitencier du Port de Santa María.

Avec l’arrivée au pouvoir du Front populaire, après les élections de 1936, le mouvement politique andalousiste récupère des forces et, pendant l’assemblée de Séville le 5 juillet, Blas Infante est acclamé comme président d’honneur de la future Assemblée Régionale d’Andalousie.

Peu après le coup d’État du général Franco, plusieurs membres de la Phalange l’arrêtent dans sa maison de Coria del Río. Quelques jours après, le 11 août, Infante est fusillé, sans jugement ni sentence, avec deux autres personnes, au kilomètre 4 de la route de Carmona, tandis qu’il criait « Vive l’Andalousie libre ! »

Quatre années après son assassinat, le Tribunal des Responsabilités Politiques, créé après la guerre, le condamne à mort et ses descendants à une amende, dans un document écrit à Séville le 4 mai 1940: «  parce qu’il a fait partie d’une candidature de tendance révolutionnaire dans les élections de 1931 et durant les années successives jusqu’en 1936, il a été signifié comme propagandiste d’un parti andalousiste ou Nationaliste andalou ».

Hommage

Le Parlement d’Andalousie approuve à l’unanimité, en 1983, le Préambule pour le Statut d’Autonomie de l’Andalousie, où Blas Infante est reconnu comme « Père de la Patrie Andalouse ».

La Fondation du Centre d’Études Andalouses de la « Junte d’Andalousie » acquiert en 2001 la maison de Blas Infante à Coria del Río pour la transformer en maison musée du patrimoine historique et culturel andalou.

Il lui est rendu hommage chaque année le Jour de l’Andalousie (28 février) et à la date anniversaire de son assassinat le 10 août.

https://fr.wikipedia.org/

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Commentaire:

L’Andalousisme était très minoritaire face à l’anarchisme de la CNT, puis au PSOE. Corrompu il a été remplacé par une alliance très à droite avec PP, Cuidadanos et Vox. Aujourd’hui, ce sont nos camarades d’Anticapitalistes qui reprennent le régionalisme andalou sous le nom d’ « Adelante Andalucia » qui a 9 élus (Podemos PC en a 8).

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24 février 2021 ~ 0 Commentaire

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Leur Commune et la nôtre!

Il y 150 ans, le 18 mars 1871, commençait la Commune de Paris.

Un évènement qui a donné lieu à une séance houleuse le 3 février dernier au Conseil de Paris. La droite (Les Républicains) est montée au créneau pour contester toute subvention à l’association « Les amies et amis de la Commune de Paris 1871 » au motif qu’elle « glorifie les événements les plus violents de la Commune ».

Pas question de valoriser « ce triste moment de guerre civile », a asséné un élu du 16è arrondissement. D’après le Monde, un autre des agités de la droite a dit reconnaitre les « idées généreuses » de la Commune mais a dénoncé un autre aspect qui le hérisse : « la confiscation des moyens de production ». Le voilà, sans doute, le crime suprême aux yeux de ces représentants zélés du capital.

Face à cet assaut de la « droite la plus bête du monde », pour reprendre l’expression d’un social-démocrate des années 1950, la majorité socialiste du Conseil buvait du petit lait.

Ainsi, Patrick Bloche, l’adjoint d’Anne Hidalgo, qui présidait la séance, a déclaré fièrement : « Ce qui me rassure, c’est que je crois au clivage entre la gauche et la droite, et vous l’avez illustré parfaitement, 150 ans après la Commune. »

Anne Hidalgo et la majorité municipale ont programmé toute une série d’initiatives à l’occasion de ce 150e anniversaire.

Après tout, pourquoi pas, si cela accroit l’écho de l’anniversaire de ce moment où les prolétaires dans toute leur diversité sont montés « à l’assaut du ciel » pour reprendre l’expression de Marx, et se sont heurtés à l’impitoyable répression du pouvoir incarné par l’ignoble Adolphe Thiers (au passage, s’il y a des rues et avenues à débaptiser, ce sont en premier lieu celles qui célèbrent son nom) ?

Mais il faut se souvenir que cette majorité municipale est avant tout hégémonisée par des sociaux-libéraux (très libéraux et peu sociaux) qui, depuis des années, mènent à Paris et sur l’ensemble du territoire des politiques bien éloignées de l’action de la Commune, laquelle avait, par exemple, tenté de s’attaquer frontalement aux difficultés de paiement des loyers. Ces gens-là sont les héritiers de ces « socialistes » qui régulièrement au cours de notre histoire ont trahi les mobilisations populaires, voire les ont réprimées.

Lénine, dans l’État et la révolution, a justement écrit :

« Du vivant des grands révolutionnaires, les classes d’oppresseurs les récompensent par d’incessantes persécutions ; elles accueillent leur doctrine par la fureur la plus sauvage, par la haine la plus farouche, par les campagnes les plus forcenées de mensonges et de calomnies.

Après leur mort, on essaie d’en faire des icônes inoffensives, de les canoniser pour ainsi dire, d’entourer leur nom d’une certaine auréole afin de « consoler » les classes opprimées et de les mystifier ; ce faisant, on vide leur doctrine révolutionnaire de son contenu, on l’avilit et on en émousse le tranchant révolutionnaire. »

En cette année anniversaire, il faut s’opposer aux calomnies sur la Commune et aussi ne pas tomber dans les tentatives d’en faire une « icône inoffensive » – pour reprendre une expression de Lénine.

C’est dans nos initiatives et nos luttes qu’il faut faire vivre la Commune.

Mercredi 24 février 2021 Rédaction l’Anticapitaliste hebdo

https://lanticapitaliste.org

Programme des initiatives de l’association « Faisons vivre la Commune ».

Numéro spécial de janvier de l’Anticapitaliste mensuel sur la Commune de Paris, articles disponibles sur notre site.

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22 février 2021 ~ 0 Commentaire

jenny marx 2 (el diario)

jenny

Jenny Marx et sa fille

Jenny Marx

Dans ses « Brèves Scènes », Jenny détaille les hauts et les bas quotidiens, mais laisse une place à l’analyse de la politique européenne et les perspectives du mouvement communiste :

« La révolution hongroise, l’insurrection badoise, le soulèvement italien, tous ont échoué. (…). La bourgeoisie a poussé un soupir de soulagement, le petit bourgeois est retourné à ses affaires et les petits philistins libéraux ont serré les poings dans leurs poches, les ouvriers ont été harcelés et persécutés, et les hommes qui ont combattu avec l’épée et la plume pour le royaume des pauvres et des opprimés se sont contentés de pouvoir gagner leur pain à l’étranger », a-t-elle résumé après la défaite de la vague révolutionnaire de 1848.

Ce dont elle a le plus souffert, comme elle le note dans son journal, ce sont les maladies et les décès de quatre de ses sept enfants. Le premier est mort en 1850, et une fois de plus, les comptes personnels et politiques ont fusionné en un seul.

« Fin 1851, Louis Napoléon réalise son coup d’État et au printemps suivant, Karl termine le « 18  Brumaire de Louis Bonaparte » (…). Il a écrit le livre dans notre petit appartement de Dean Street, au milieu du bruit des enfants et de l’agitation de la maison.

En mars, j’ai fini de copier le manuscrit et il a été envoyé, mais il n’a été publié que beaucoup plus tard et n’a rapporté aucun revenu. Le contact Karl avec la Tribune [un journal qui l'avait engagé] a mis fin à nos besoins urgents et quotidiens.

En 1860, Jenny est malade, mais toujours aussi militante. Elle n’a jamais cessé d’échanger des idées avec son mari. « A cette époque, j’étais sur le point de mourir de la variole et je venais de me remettre suffisamment d’une terrible maladie pour dévorer ce livre, Herr Vogt, avec des yeux à moitié aveugles », écrit-elle dans Brèves Scènes…

Le texte était dédié au scientifique allemand Carl Vogt, qui avait calomnié Marx, l’accusant de chantage et d’espionnage. En outre, elle est intervenue dans le débat entre les communistes et un autre référent important du socialisme européen : Lasalle.

Les critiques de Jenny étaient aussi sardoniques que – le temps le prouvera – exactes. « En juillet 1862, Ferdinand Lassalle est venu nous rendre visite. Le poids de la renommée qu’il avait acquise en tant qu’universitaire, penseur, poète et homme politique, l’avait presque écrasé. La couronne de lauriers semblait fraîche sur son front olympique (…).

Il rentre à Berlin et là (…) il choisit de prendre un chemin encore inexploré : il devient le Messie des travailleurs. (…) Ce mouvement s’est avéré particulièrement sympathique au gouvernement dans sa politique (…) et a donc été tranquillement favorisé et indirectement subventionné ».

Sans hésiter, elle a accusé Lasalle de voler les doctrines marxistes, avec des ajouts ouvertement réactionnaires. Comme cela sera prouvé après sa mort, Lasalle – qui ne partageait pas l’avis de Marx sur la caractérisation de l’État et les objectifs du mouvement socialiste – avait conclu des accords secrets avec le Premier ministre prussien de l’époque, Otto von Bismarck.

Sans aucun doute, l’un des rôles les plus importants de la vie de Jenny a été de transcrire et d’aider à ordonner le Capital, dont le premier volume a été publié en 1867. Dans une lettre adressée à Ludwig Kugelmann, un avocat ami de la famille et diffuseur de ses idées en Allemagne, elle se plaint du mauvais accueil qu’a reçu, selon elle, le traité, qu’elle avait qualifié, en de précédentes occasions, de véritable « Léviathan », en raison du temps, de l’énergie et des discussions qu’il lui avait pris, à elle et à son mari.

La dissection unique du mode de production capitaliste reste l’un des travaux théoriques, économiques et politiques les plus importants. Au 21è siècle, d’importants universitaires et courants militants utilisent et actualisent ses enseignements.

La fille en or

En 1871, un journaliste du New York World a interviewé Karl Marx et a trouvé en lui « la plus formidable conjonction de forces : un rêveur qui pense, un penseur qui rêve ». L’histoire a une dette envers une autre conjonction : celle qui a existé entre Marx et Jenny ; celle qui a généré les conditions de l’unité entre le rêve et la pensée, et la possibilité de sa traduction en mots et en mouvement politique.

Tout au long de la maladie de sa femme (qui a coïncidé avec l’aggravation de ses propres maux), Marx n’a pas été inactif. Il rédige ses « notes ethnologiques » et approfondit ses études sur l’État, de la Rome antique à la modernité. Pourtant, les échanges épistolaires avec ses filles, ses amis et ses camarades montrent le coup qu’il a subi : les discussions stratégiques et l’analyse de la conjoncture sont toujours présentes, mais sous une forme beaucoup plus limitée que les années précédentes ; toujours interrompues par des références à la santé de sa compagne et à son propre rôle de garde malade .

Au cours des mois précédant le décès de Jenny, en grande difficulté physique et financière, le couple a effectué une série de voyages : d’abord sur la côte anglaise, puis à Argenteuil, où ils ont rencontré leur fille et leurs petits-enfants.

De retour à Londres, Marx souffre d’une bronchite compliquée d’une pleurésie, pour laquelle – il passe trois des six dernières semaines de la vie de sa femme dans une chambre voisine, presque incapable de la voir.

Les médecins ne lui permirent pas d’assister aux funérailles qui, respectant la volonté de Jenny, eurent lieu sans faste, au cimetière de Highgate, quelques jours après sa mort, qui eut lieu le 2 décembre 1881.

Wilhem Liebknecht – un éminent dirigeant socialiste – avoua que, sans elle, il aurait succombé aux misères de l’exil.

21 de febrero de 2021 Jazmín Bazán

https://www.eldiario.es/

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22 février 2021 ~ 0 Commentaire

jenny marx 1 (el diario)

jenny marx

 De baronne à prolétaire

Jenny est née il y a 207 ans, le 12 février 1814, dans une famille aristocratique prussienne : ses parents étaient baron et baronne, son grand-père paternel avait été chef de cabinet de facto de Ferdinand de Brunswick, et sa grand-mère paternelle était une noble écossaise liée à la maison  Stuart.

Dans les hauts cercles sociaux de sa ville, la jeune fille était surnommée « la reine de la danse de Trèves ». Cependant, dès son plus jeune âge, elle s’intéresse au romantisme allemand, au socialisme français et sympathise avec la « fête de Hambach », une manifestation de 1832 au cours de laquelle des étudiants, des libéraux, des intellectuels et des paysans proclament l’unité de l’Allemagne.

Elle a rencontré Karl Marx – un voisin de quatre ans son cadet – à l’adolescence et a partagé avec lui de longues discussions sur la philosophie et la littérature anglaise, deux domaines dans lesquels elle s’est plongée plus profondément.

L’intense cour – ainsi que leur ton baroque – a été enregistré dans les missives qu’ils se sont envoyées : « Un sentiment si rare m’envahit quand je pense à vous, et je ne pense pas que ce soit dans des moments isolés ou des occasions spéciales ; non, toute ma vie et mon être ne sont qu’une grande pensée pour vous », écrivait-elle en 1839. Son prétendant n’était pas financièrement stable et n’avait pas de titres de noblesse, ce qui était socialement inacceptable à l’époque, mais elle s’en moquait.

Ce sentiment n’a pas empêché la jeune femme de souligner, avec une ironie caractéristique, ce qui la dérangeait.

Après avoir obtenu son doctorat en philosophie à l’âge de 23 ans, avec une thèse sur Démocrite et Épicure, Marx lui a écrit ce qui peut être lu comme un reproche pour le manque de reconnaissance de ses contributions : « Comme je suis heureuse que vous soyez heureux, que ma lettre vous ait rendu heureux (…) et que vous buviez du champagne à Cologne et qu’il y ait des clubs hégéliens. Mais, malgré tout cela, il manque quelque chose : vous auriez pu reconnaître un peu ma connaissance du grec et consacrer quelques lignes élogieuses à mon érudition.

Mais il est typique de vous, messieurs les Hégéliens, vous ne reconnaissez rien, même si c’est de l’excellence, si cela ne correspond pas exactement à votre point de vue, alors je dois être modeste et me reposer sur mes propres lauriers ».

Le couple se marie en 1843 et s’installe bientôt à Paris, où ils rencontrent Frederick Engels. « Mon père a épousé son amie et sa camarade », se souvient Eleanor, une de leurs filles. Karl avait 25 ans et Jenny en avait 29. Même pendant leur lune de miel, la politique et les débats ne quittent pas la scène : c’est alors qu’il termine son livre La question juive.

En 1844, alors que son mari est en France et que la jeune mariée reste à Trèves avec sa petite fille, elle assiste avec excitation à une révolte ouvrière pour le congé du dimanche et la journée de douze heures.

« Tous les germes de la révolution sociale sont présents ici », a-t-elle fait savoir à son mari, dans un message qui a été publié par la suite par un journal parisien. De loin, elle l’exhorte à écrire quand ses esprits faiblissent : « Laissez le stylo passer sur le papier, même s’il trébuche et tombe parfois (…). Vos pensées, cependant, se dressent, (…) si honorables et courageuses. Cette année-là, Marx a achevé pas moins que Les manuscrits économico-philosophiques et la Critique de la philosophie du droit de Hegel, deux jalons de son héritage.

À partir de 1846, Jenny ne s’occupe pas seulement de la famille, elle milite aussi : elle est membre de la Ligue des Justes comme premier membre, de l’Union des travailleurs allemands et du Comité communiste. Elle se rendit brièvement à Paris avec son bien-aimé, d’où ils furent expulsés.

Ils sont arrivés à Bruxelles et y ont vécu comme dans la capitale française : entourés de misère et de dettes. Bientôt, un nouvel exil allait se produire. Marx a été accusé par le gouvernement belge de conspiration et d’intrigue. Jenny a été brièvement emprisonnée et soumise à un interrogatoire de deux heures. Fièrement, elle a raconté qu’ »ils ne pouvaient pas en tirer grand-chose ».

Lors du « Printemps des peuples » de 1848, la famille Marx a demandé au gouvernement provisoire français de révoquer son ancien arrêté d’expulsion.

« Paris nous est désormais complètement ouvert, et où pouvons-nous nous sentir plus à l’aise qu’au soleil de la révolution montante ? Nous devons y aller sans hésiter », note Jenny dans ses mémoires.

Pour pouvoir voyager, il a vendu et mis en gage même ce qu’elle n’avait pas. Après une brève période, Karl est arrêté et déporté en Angleterre (où Jenny et ses enfants le retrouveront plus tard).

De là, il publie l’un des textes les plus lus de l’histoire : le Manifeste du parti communiste, commandé par le deuxième Congrès de la Ligue communiste. Jenny a joué un rôle actif dans les discussions sur le contenu.

21 de febrero de 2021 Jazmín Bazán

https://www.eldiario.es/

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19 février 2021 ~ 0 Commentaire

commune (paris-luttes)

comm

La Commune n’est pas morte !

L’année 2021 marquera le 150e anniversaire de la Commune de Paris. Depuis 1871, le souvenir du soulèvement de la population parisienne contre le gouvernement, en pleine guerre contre les États allemands coalisés, n’a cessé d’alimenter l’imaginaire des luttes du monde entier. Symbole de l’aspiration populaire à la justice et à la liberté, défendues les armes à la main, la Commune n’est pas morte.

Nous, habitants et habitantes de Paris et de sa banlieue, héritièr-es des combats pour l’émancipation menés par les Communard-es, appellons à une manifestation massive le samedi 29 mai à Paris, pour commémorer ce moment révolutionnaire et pour en faire revivre les idéaux.

Entre le 18 mars 1871, jour où les Parisien-nes se sont opposé-es aux troupes de Versailles venues les désarmer, et le 28 mai 1871, quand les dernièr-es combattant-es de la Commune sont massacrées par les troupes du régime républicain né sur les cendres de l’Empire, les aspirations du peuple de Paris ont pu se faire entendre grâce à une organisation politique basée sur la démocratie directe et l’autogestion.

Les habitant-es de Paris ont mis en oeuvre des mesures de transformation sociale et politique : tentative de mettre en place un nouveau gouvernement, réquisition des logements vides, suspension des loyers et annulation des dettes locatives, interdiction du travail de nuit, réquisition des moyens de production abandonnés par les patrons, instruction gratuite, réorganisation du travail, égalité salariale hommes-femmes, reconnaissance de l’union libre…

La mesure la plus radicale de la Commune fut la destruction de l’État bourgeois.

L’idée de Commune et l’imaginaire qui lui est associé sont porteurs d’un puissant idéal politique toujours d’actualité. Liberté, justice sociale et autonomie : des ZAD à Nuit Debout, des occupations de facs aux Gilets Jaunes, du Chiapas au Rojava, la Commune est assurément bien vivante dans les luttes sociales et les mouvements émancipateurs contemporains.

Ne laissons pas la mémoire de la Commune aux boutiquiers branchés qui s’en approprient l’identité pour poursuivre la gentrification de la capitale. Ne nous satisfaisons pas d’une commémoration culturo-universitaire, ni d’une montée au Mur animée par les sections locales des partis sociaux-démocrates. Défilons massivement avec nos envies, nos slogans et nos espoirs, pour les insurgé-es d’hier et d’aujourd’hui.

Les mauvais jours finiront !

19 février 2021

Pour nous joindre : commune2021@riseup.net

https://paris-luttes.info/

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18 février 2021 ~ 0 Commentaire

communard-e-s (dubamix)

Teaser de présentation du mini-album « Communardes Communards » qui sortira le 18 mars 2021 en hommage aux 150 ans de la Commune

« Non la Commune n’est pas morte »

Dubamix est un groupe engagé, aux convictions anticapitalistes, libertaires, antifascistes, qui entremêle dub, reggae, électro, extraits de manifestations ou encore de meetings depuis 2003. « Les samples et les instruments acoustiques dialoguent », écrivent-ils, et c’est bien là l’originalité d’une démarche musicale qui mélange saxo, rythmiques électroniques, samples et chanteurs de divers horizons pour exalter la révolte et distiller les idéaux révolutionnaires. Greg (composition, sax, samples, production) et Sophie (réalisation artistique, samples) entendent ainsi « briser les frontières musicales et géographiques » avec des « rythmiques puissantes » : klezmer, oud arabe, tzigane, soul, chansons françaises…

https://lanticapitaliste.org/

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18 février 2021 ~ 0 Commentaire

les utopiques (syllepse)

commune

La Commune de Paris: mémoires, horizons

1871-2021, la Commune a 150 ans. Un siècle et demi!

Dans une conversation à quatre voix, Ludivine Bantigny, Maryse Dumas, Christian Mahieux et Pierre Zarka explorent ce qui, depuis 1871 tisse ce fil rouge: Communs, Commune, se fédérer, autogestion, révolution.

Que fut l’œuvre de la Commune? Gérard Coste retrace l’importance des services publics. Anouk Colombani réhabilite les femmes au travail, puis laboure les étranges résonances entre les débats sur le travail des ouvriers-boulangers et nos débats contemporains sur la démocratie du travail.

Jean-François Dupeyron met en lumière les apports des communard·es dans le domaine de l’éducation. Georges Ribeill nous raconte le chemin de fer et les cheminots de 1871. Christian Mahieux exhume le caractère novateur des décisions prises en matière de laïcité.

Assiégée par l’armée prussienne, affamée et attaquée par la bourgeoisie versaillaise, la Commune n’a pas bénéficié d’un contexte favorable aux expériences sociales. C’est peu de le dire ! Cela ne l’empêcha pas de prendre des mesures qu’aucune institution républicaine n’a renouvelé depuis 150 ans; ainsi des décrets permettant la réquisition d’entreprises que présente Christian Mahieux.

Il nous rappelle aussi que la Commune n’échappe pas à son temps: la lutte contre le colonialisme ne fait pas partie des préoccupations. Entre membres de la Commune, débats et divergences ont existé: quels enjeux autour de la définition d’une minorité et d’une majorité?

Patrick Le Tréhondat nous explique la démocratie en armes, autre innovation communarde que la bourgeoisie s’empressa de faire disparaitre pour laisser la place à « la grande muette ».

La Commune, comme tous les mouvements collectifs, ce sont des femmes et des hommes qui s’associent librement, pour lutter, revendiquer, rêver, construire … «Parmi les insurgé·es, se trouvaient des femmes qui sont invisibilisées.»

Avec Elisabeth Claude, sortons-les de l’ombre et faisons connaissance! Christian Mahieux nous propose de découvrir un homme et une femme de la Commune: Eugène Varlin et Léodile Bera, dite André Léo. Éric Toussaint explique les atermoiements face à la Banque de France.

Un CD accompagne ce numéro. Il mêle des voix militantes d’aujourd’hui, pour la Commune. En italien, en français, en occitan, a capella ou instrumental, enregistré à distance ou ensemble, pris en manif, chanteurs des soirées militantes ou chanteuses professionnelles, chanter la Commune c’est aussi continuer à la faire.

On prête parfois à la Commune des décisions, des actes, voire mêmes des intentions qu’elle n’a pas eu. C’est l’objet d’une des rubriques du blog de Michèle Audin, qui nous confie ici que, non, la Commune n’a pas brulé la guillotine.

La Commune: de Paris? Oui, mais pas seulement. Bernard Régaudiat analyse celles de Marseille en 1870 et 1874, Matthieu Rabbe raconte Lyon, les camarades de la revue Solidaritat nous décrivent Nîmes, et Christian Mahieux évoque Saint-Étienne, Narbonne, Toulouse, Grenoble, Le Creusot, et Limoges  et aussi Montereau ou Brest.

Les dessins originaux de Tardi et d’Hélène Maurel, ainsi que deux textes de Jacques Prévert participent de la réussite de ce numéro. Une fois de plus, Serge D’Ignazio nous a généreusement offert plusieurs de ses photos. Merci aussi à Jihel.

https://www.syllepse.net/

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18 février 2021 ~ 0 Commentaire

inégalités (anti-k)

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Pourquoi parler « d’inégalités sociales » ménage l’ordre établi

Inégalités sociales :

terme cher aux bourgeois et qui leur permet de s’indigner périodiquement des écarts de richesse en France et dans le monde sans remettre en question leur propre position et responsabilité dans l’affaire, ni celle du système économique capitaliste dont ils bénéficient.

« Les inégalités sociales sont galopantes » « climat, montée des inégalités, développement des populismes : les grands défis du 21è siècle » « 100 ans de l’OIT: Macron veut lutter contre les inégalités dans le monde »

C’est un lieu commun médiatique, notamment à l’occasion de la sortie du rapport annuel d’Oxfam. Selon l’endroit où l’on naît, on n’a pas les mêmes chances de finir plein de thunes. Les « ultra riches » concentrent une immense partie des richesses nationales. Et les « pays riches » une immense partie des richesses mondiales. Les bourgeois aiment, parce que :

1 – Cela permet d’en rester aux causes superficielles de la mauvaise répartition des richesses. 

Effectivement, la politique fiscale de Macron a joué un rôle important dans l’affaire, et c’est bien de le dire, mais ce qui crée le creusement des écarts des richesses en France et dans le monde c’est d’abord le fait qu’une classe sociale, la bourgeoisie, ponctionne le travail de tous les autres pour se rémunérer en gros salaires et en dividendes. L’indignation autour des « inégalités sociales » permet d’avoir l’air de gauche sans parler de la lutte des classes. Et ça, les bourgeois adorent.

2 – En se concentrant sur les « ultra riches », on ne parle pas de l’ensemble de la bourgeoisie. 

L’enrichissement d’un Bernard Arnault est scandaleux et très frappant – ça donne des chiffres impressionnants – mais ce sont les 10% de la société qui s’enrichissent globalement sur le dos des autres. On fait partie des 10% les plus riches quand on gagne, avant impôt, 3700 net pour une personne seule. A ce niveau de revenu on trouve des cadres, des fonctions dirigeantes dans le public, des ministres, des députés, des patrons…

En se focalisant sur les « 0.01% », tout ce beau monde se retire de l’équation et se raconte qu’après tout, comparé à Bernard Arnault, ils ne gagnent pas tant que ça. Ils se disent d’ailleurs tous « classe moyenne », ce qui permet d’emblée de les exclure du scandale des inégalités sociales.

3 – Ces chiffres interrogent souvent davantage l’inégalité des chances que le principe même de revenus différents. 

« Quand on est arrivé dans le bon utérus, on peut naître avec des milliards » nous dit par exemple la présidente d’Oxfam, Cécile Duflot. Est-ce que le problème n’est pas plutôt qu’on puisse avoir des milliards ?

Les macronistes aiment parler quant à eux « d’inégalités de destin » ; « La vraie injustice, ce n’est pas que l’un gagne plus que l’autre mais qu’on n’ait pas la même chance de réussite dans des familles ou des lieux différents » raconte par exemple Emmanuel Macron.

Il faudrait donc tout faire pour que chacun ait une chance de devenir PDG milliardaire ou SDF, selon ses envies et ses ambitions, et bien entendu son « mérite » : « Le vrai sujet pour réduire ces inégalités, c’est l’école et c’est le travail », soutient le cher homme. Comme si l’école et le travail pouvait être autre chose que ce qui fait tenir la hiérarchie sociale telle qu’elle est.

4 – Rapportée au niveau mondial, le thème des inégalités permet de montrer que les classes laborieuses françaises ont bien tort de râler :

Elles sont nettement plus riches et leur pays concentre bien plus de richesses que la plupart des Etats du monde. Ainsi, la France devient un « pays riche », et notre ouvrier Smicard est un prince pour nombre d’ouvriers du globe.

Cette comparaison absurde fait l’impasse sur le coût de la vie dans chaque pays et la responsabilité des classes sociales : c’est la bourgeoisie française qui a été le moteur de la colonisation ayant conduit à l’asservissement politique puis « seulement » économique, de nos jours. En opposant les pays et non les classes, le thème des inégalités mondiales ne dit rien des rapports de force qui se jouent sur notre planète.

6 février 2021

https://www.anti-k.org

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