Archive | Handicap

07 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

handicap (lutte ouvrière)

handicap

Élèves handicapés : où sont les AVS ?

Bientôt les vacances de Noël, et plus de 3 200 élèves en situation de handicap sont encore en attente d’un ou d’une auxiliaire de vie scolaire (AVS).

La promesse électorale du candidat Macron est loin d’être réalisée. Quelques mois après son arrivée à la présidence, des organismes s’occupant d’enfants autistes en particulier estimaient entre dix et trente mille les élèves handicapés privés d’AVS ou d’AESH (accompagnant d’élève en situation de handicap), ce qui exclut de fait certains d’entre eux du système scolaire.

La secrétaire d’État aux Personnes handicapées vient de voler au secours de Macron en annonçant, pour la rentrée scolaire 2018, la création de plus de 11 000 postes d’AVS. « Le système ne fonctionne pas. Les budgets sont là mais on a des problèmes de recrutement », a-t-elle admis au passage, interviewée sur RTL. Ce serait, d’après elle, la faute du recrutement précaire basé sur des contrats aidés.

Une AVS recrutée pour environ 20 heures hebdomadaires et gagnant 700 euros n’a en effet pas un salaire permettant de vivre.

Mais pourquoi ne pas recruter les AVS à temps complet, avec un salaire de 1 800 euros, le minimum nécessaire pour tous ? Et pourquoi les AESH, postes créés en juin 2014 qui peuvent être transformés en CDI au bout de six ans, sont-ils eux aussi à temps partiel et aussi peu rémunérés ? Il s’agit bien là de choix budgétaires, et les suppressions d’emplois aidés dans le domaine scolaire, comme celles de postes de fonctionnaires, s’inscrivent dans cette logique.

Ces choix sur le plan budgétaire, confirmés, car les nouvelles promesses du gouvernement, qui ne prévoient implicitement que des contrats à temps partiels, éclairent des choix sur le plan humain. Des milliers d’enfants qui auraient besoin, autant que d’autres, plus même que d’autres, de s’intégrer à l’école en sont privés. À l’école de l’hypocrisie, le quadra Macron est déjà passé maître.

V. L. 06 Décembre 2017

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07 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

grosse colère (sud radio)

handicap

Grosse colère de l’Association des paralysés de France contre les réformes Macron

L’association des paralysés de France tient une conférence de presse dans la matinée, face aux nombreux signaux négatifs envoyés par les premières réformes du quinquennat d’Emmanuel Macron.

L’Association des paralysés de France s’inquiète au plus haut point des six premiers mois d’Emmanuel Macron à l’Élysée, principalement sur la question de l’emploi. Elle s’en expliquera lors d’une conférence de presse prévue ce lundi matin.

Le taux d’emploi des personnes handicapées est d’à peine 3,3 % dans le secteur privé et de 5,1 % dans le secteur public, avec un taux de chômage de 19 %. Ce sont les plus mauvais chiffres depuis 30 ans.

Les premières réformes inquiètent, à commencer par la réforme du code du travail fait craindre une plus grande vulnérabilité des personnes handicapées et de leurs aidants, avec cette nouvelle flexibilité et la disparition des CHSCT.

S’ajoute l’autre réforme mise en chantier, celle de l’assurance chômage.

Attention, va dire l’APF ce matin, les handicapés restent plus longtemps que les autres au chômage, 801 jours contre 597 en moyenne. Il ne faudrait pas aggraver la précarité dans laquelle de nombreuses personnes sont déjà plongées.

Avec la fin des contrats aidés, ils parlent de coup de grâce, véritable coup de massue pour l’emploi des plus précaires, en particulier des personnes handicapées.

En 2016, 52 000 personnes en situation de handicap ont pu remettre un pied dans l’emploi grâce à ces contrats aidés. L’APF demande au gouvernement de revoir sa copie.

Ce qui ne passe pas du tout, c’est que le gouvernement va baisser les financements pour les entreprises adaptées, celles qui emploient des handicapées.

C’est moins 16 millions d’euros. Les associations ont aussi découvert la suppression de la prime d’activité pour les invalides, au motif que trop peu de personnes la réclament. Cette prime d’activité, les handicapés ont déjà dû pleurer pour la toucher, elle est entrée en application l’an dernier.

Devant tous ces signaux très négatifs et alors que Macron faisait du handicap une priorité de son quinquennat, les parlementaires ont reçu, la semaine dernière, un courrier de l’APF pour les mettre en garde. Comme le dit une responsable : ‘Nous, on ne bloque pas les routes, mais on a de la mémoire, et pour longtemps.’

Christine Bouillot

https://www.sudradio.fr/

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08 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

handicap (révolution permanente)

-Handicap

Jusqu’à 150€ de moins de revenus par mois: Prime d’activité : Après les retraités, le gouvernement s’attaque aux handicapés

Après les retraités, Macron s’attaque aux handicapés en supprimant la prime d’activité des pensionnés d’invalidité en emploi. 230 000 personnes sont concernées par cette mesure, passée inaperçue, du projet de loi de finance pour 2018.

Augmentation de la CSG sans compensation pour les retraités , baisse des APL, diminution de l’ISF… le projet de budget présenté la semaine dernière par Bruno Le Maire est décidément conçu pour les riches et uniquement pour les riches. Les classes populaires, au contraire, vont elles prendre de plein fouet les coupes budgétaires et mesures austéritaires annoncées par le gouvernement. Après les étudiants, les retraités, ce sont les bénéficiaires de pensions d’invalidité qui y passent.

Depuis Octobre 2016 les pensionnés d’invalidité en emploi aux faibles revenus bénéficiaient d’une prime d’activité, comme le reste des travailleurs.

Cette prime d’activité a été créé en janvier 2016 pour tous les travailleurs indépendants ou salariés, offrant un complément de revenu aux personnes touchant moins de 1500 euros par mois (pour une personne célibataire et sans enfant).

Il avait été obtenu à cette époque que l’allocation adulte handicapé (AAH) et la pension d’invalidité soient considérées comme des revenus d’activité et non comme des prestations sociales. Cela permettait par exemple à une personne célibataire touchant 717€ de salaire et 280€ de pension, de bénéficier de 149,17€ de prime par mois.

Aujourd’hui le gouvernement argue que « cette prise en compte dérogatoire de revenus (…) n’a pas été utilisée par un grand nombre de bénéficiaires » pour justifier la suppression de ce dispositif. Ce qui conduira les 230 000 pensionnés d’invalidité en emploi à ne plus toucher aucune prime !

Ce pour des personnes qui vivent déjà pour beaucoup en dessous du seuil de pauvreté et pour qui trouver un emploi se complique encore du fait de leur handicap.

Cet argument avancé par le ministère des finances est d’autant plus sournois que lors de la création de la prime d’activité en janvier 2016, les allocataires AAH et les pensionnés d’inva- lidité avaient été « oubliés ». Grace à la mobilisation des associations pour les titulaires d’inva- lidité le dispositif avait fini par être opérationnel en Octobre 2016, mais sans effet rétroactif. De surcroît, ce fut réalisé sans communication particulière, ce qui fait que beaucoup de personnes n’ont certainement pas su qu’elles pouvaient en bénéficier. C’est de cela aujourd’hui dont se sert Bercy pour justifier la suppression de la prime.

Dans le même temps, le gouvernement mène une opération de communication habile en faisant mine de vouloir faciliter l’accès aux droits: « Nous simplifierons les procédures pour les titulaires de droits sociaux » a assuré Édouard Philippe et d’augmenter l’AAH, il a déjà annoncé que n’en bénéficieraient pas les 250 000 allocataires en couple ! Un coup de com qui ne trompe en rien sur la politique de classe à peine masquée que mène le gouvernement de Macron.

Gherasim Bataille lundi 2 octobre

http://www.revolutionpermanente.fr/

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07 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

jeunes (npa)

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03 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

contrats aidés (penhars infos)

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1200 personnes Place de la Résistance à Quimper contre le gel brutal des contrats aidés

 » Plus de 1000 personnes « , selon la police, ont participé ce matin place de la Résistance à Quimper au rassemblement contre le gel des emplois aidés.

Beaucoup d’enseignants, parents et élèves des écoles Diwan rejoints par un collectif quimpé- rois d’associations, clubs sportifs, partis politiques, organismes et particuliers demandant au gouvernement de  « revenir en arrière  » sur cette annonce brutale lancée sans la moindre concertation.

La première prise de parole, André Quentel, président de Objectif emploi solidarité s’est indigné que le nouveau gouvernement  » s’en prenne aux plus démunis « .  » Demain, a-t-il déclaré, des milliers de personnes vont perdre leur emploi « .

Des pertes d’emploi qui, dès lundi prochain, dans l’éducation nationale et l’enseignement agricole, dans les associations et structures  accueillant jeunes, personnes âgées ou en situation de handicap, personnes en formation … vont perturber la rentrée.  » Sans ces emplois, les écoles ne peuvent pas fonctionner ! « .

http://www.penhars-infos.com/

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24 mars 2017 ~ 0 Commentaire

perharidy roscoff (cfdt, cgc, cgt, sud)

roscoff

Il faut participer à la marche citoyenne du samedi 25 mars à Roscoff pour sauvegarder les 600 emplois à Perharidy

Que se passe-t-il à Perharidy ?
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Pourquoi cet établissement centenaire est-il en danger ?
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La réforme du financement des activités de soins dite « Dotation Modulée à l’Activité » entre en vigueur progressivement à partir du 1er mars 2017.
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Bien que la Fondation Ildys ait toujours développé ses prises en charge en concertation avec l’Agence Régionale de Santé avec qui elle a signé régulièrement des Contrats Pluriannuels d’Objectifs et de Moyens validant ainsi les projections financières, cette réforme entraîne immédiatement une réduction des budgets des services de soins de suite et de réadaptation des sites de Roscoff (Perharidy /St Luc) et du service de pédiatrie du site de Brest.
Alors que l’accueil de patients complexes nécessite d’une part une infrastructure, des plateaux techniques spécialisés et du matériel coûteux et d’autre part du personnel qualifié en nombre suffisant (médecins spécialistes, infirmières, rééducateurs…) le nouveau mode de calcul élaboré par l’état n’en tient pas compte et pénalise lourdement les services qui les prennent en charge.
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Comment cela se traduit-il ?
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Lorsqu’un patient ayant plusieurs pathologies associées comme une personne obèse, ampu- tée et dialysée, par exemple, est prise en charge au centre de Perharidy, elle y est bien sûr traitée pour l’ensemble de ses problèmes médicaux en sollicitant tous les professionnels spécialisés requis et en utilisant les matériels spécifiques indispensables. La réalité des soins n’est cependant pas celle des finances car pour ce type de prise en charge, le nouveau mode de calcul (la DMA) ne valorise qu’une seule pathologie ne tenant donc aucun compte, finalement, de 2/3 des soins réalisés !
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Quel avenir pour les patients et l’emploi ?
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Les patients :
S’il faut réellement faire 33 % d’économies d’ici 5 ans, la seule solution possible est de réduire dans la même proportion les emplois. Mais avec un tiers d’un personnel hautement spécialisé et travaillant en équipe pluridisciplinaire en moins, comment prendre en charge les pathologies complexes telles que : la mucoviscidose, les traumatisés crâniens, la sclérose en plaques, les accidents vasculaires cérébraux, les polytraumatisés… sans oublier l’ensemble des prises en charge pédiatriques.
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La richesse de cet établissement tient avant tout au fait que l’ensemble des professionnels travaillent en complémentarité dans le but d’offrir le meilleur du soin à tous les patients et leurs diverses pathologies. Le risque, c’est de voir répartir cette offre de soin sur plusieurs établis- sements au détriment des patients qu’il faudra déplacer au grès de leurs consultations, exa- mens ou soins médicaux , leur infligeant un inconfort ainsi qu’à leur famille.
Le risque c’est aussi de voir disparaître ou se disloquer des équipes expertes dans leur domai- ne ; le centre de Perharidy est entre autre l’un des centres de ressources et de compétences national pour la mucoviscidose.
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L’emploi :
Sans le financement adéquat, c’est la survie de Perharidy avec ses 600 salariés et la viabilité économique des communes voisines qui sera impactée. Pour un emploi supprimé, c’est trois emplois indirects qui sont menacés. Notre territoire a déjà été lourdement ébranlé par la ferme- ture des abattoirs GAD à Lampaul-Guimillau, il y a trois ans et va l’être à nouveau par la délocalisation annoncée de la clinique Ker Léna de Roscoff en 2018. La situation est critique et nous sommes tous concernés ; patients, usagers, citoyens, élus et salariés.
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Que demandons-nous ?
L’intersyndicale CFDT CFE-CGC CGT SUD de la Fondation Ildys demande au gouvernement que la Dotation Modulée à l’Activité telle qu’elle est mise en place depuis le 1er mars 2017 soit abandonnée ou modifiée pour les SSR spécialisés comme le centre de Perharidy.
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Venez participer à la marche citoyenne 
du samedi 25 mars à Roscoff 
pour défendre notre qualité des soins et nos emplois.
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Rendez-vous au parking de la gare SNCF de Roscoff à 10h30 
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Aidez nous à sauver ce qui peut l’être en relayant cette information

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01 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

2017 (médiapart)

Les Voeux de Mediapart pour 2017, avec Assa Traoré.

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27 novembre 2016 ~ 0 Commentaire

unapei quimper rennes (ouest france)

-Handicap

Ille-et-Vilaine. Les familles de personnes handicapées sont en colère

Plus de 200 manifestants se sont rassemblés, ce vendredi matin, devant la préfecture, à Rennes. Ils réclament la création de places supplémentaires pour les handicapés. Pas assez de solutions d’accompagnement pour toutes les personnes handicapées. C’est le message porté par « Les bannis de la République », un mouvement fédérant les familles et leurs proches handicapés. L’Ille-et-Vilaine n’est pas épargnée, à l’image des chiffres figurant dans Le Livre noir du handicap en France.

Un « exil forcé » en Belgique

47 427 personnes seraient sans solution d’accueil et d’accompagnement dans le seul réseau Unapei (Union nationale des associations des parents d’enfants inadaptés). Faute de places en nombre suffisant, 6 500 personnes handicapées françaises seraient parties en Belgique. « Ces familles subissent des déracinements, sont culpabilisées, isolées, désocialisées… Et tout le monde finit par s’y habituer. Handicapés par la vie et sur-handicapés par la société, ce n’est plus tolérable », dénoncent les manifestants, rassemblés ce matin devant les grilles de la préfecture, à Rennes, dans le quartier de Beauregard.

En Ille-et-Vilaine, 1 000 personnes en attente

Dans le département, l’Adapéi-Les Papillons Blancs s’inquiète. « En Ille-et-Vilaine, environ un millier de personnes sont en attente d’un accueil en établissement ou d’un service corres- pondant à leurs besoins », précisent les responsables locaux, qui veulent attirer l’attention du représentant de l’État.  25/11/2016

http://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Quimper. L’Adapei manifeste devant la préfecture (Ouest France)

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29 avril 2016 ~ 0 Commentaire

un collectif se crée (ouest france)

dys

Pour la défense de places à l’hôpital de Trestel

Pour protester contre la suppression de cinq places d’hôpital de jour dans le service de réédu- cation pédiatrique du centre de Trestel, élus et parents se mobilisent. L’association Dys de cœur a réuni, mardi soir, à la salle polyvalente, parents, élus de plusieurs communes, syndicats du personnel du centre de Trestel, associations engagées dans la défense des droits des enfants « dys ».

Ceci afin de mettre en place un collectif, de définir les actions visant à attirer l’attention du plus grand nombre concernant « la suppression de cinq places d’hôpital de jour dans le ser- vice de rééducation pédiatrique du centre de Trestel, explique Chrystelle Paillat, secrétaire de Dys de cœur. En tant qu’association accueillant des familles et des jeunes souffrant de troubles d’apprentissage, nous souhaitons réagir à cette annonce incompréhensible ».

Coordonner les actions « La suppression d’offre de soins de Trestel au bénéfice de Plérin, qui a aussi une liste d’attente, est insupportable. Mon enfant est 362e sur la liste d’attente après avoir fait tous les bilans », témoigne une maman.

Dès l’annonce de la suppression des cinq places à Trestel, les syndicats du personnel ont pris contact avec la députée Corinne Erhel, les conseillers départementaux ont également été contactés « mais il faut aller plus loin », insiste la secrétaire de Dys de cœur « et créer un collectif qui va coordonner les actions contre cette décision ».Trévou-Tréguignec  28/04/2016

http://www.ouest-france.fr/bretagne/trevou-treguignec-un-collectif-se-cree

http://www.ouest-france.fr/trevou-treguignec-suppression-de-places-trestel-reunion

http://www.ffdys.com/

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02 février 2016 ~ 0 Commentaire

sous-france (bellaciao)

 Sous-France

L’épuration silencieuse

Les prestations sociales ne sont plus versées par les Caisses d’Allocations Fami- liales. Les médias nous rabâchent que les classes moyennes seront les plus touchées par la crise. Pendant ce temps, sans un bruit, sans un mot, des milliers de familles pauvres meurent au nom de la République. L’urgence alimentaire du peuple français menace plus surement le pays qu’une radicalisation islamiste.

La réorganisation des services sociaux qui s’est déroulée entre avril 2015 et janvier 2016 visait en théorie à améliorer la qualité de la prise en charge en offrant des plages d’ou- verture plus grandes sur un réseau plus concentré. En pratique, leur démantèlement les a transformés en une silencieuse machine à tuer. Ce n’est pas parce que vous ne voyez rien que cela ne se passe pas. Plusieurs personnes en sont venues à s’immoler par désespoir devant leur agence CAF ou Pôle Emploi.

Comme solution finale, l’accueil ne se fait plus que sur rendez-vous, lorsque le peu d’agents encore en poste trouve le temps de vous recevoir. Autant dire qu’il faut parfois atten- dre plus de 2 semaines pour comprendre pourquoi vous ne touchez rien. Bien entendu, la somme de travail engendré par la misère croissante et les réductions de moyen des services provoquent de nombreuses erreurs administratives. Au nom de la lutte contre la fraude les Caisses d’Allocation Familiale suspendent tout paiement dès qu’un doute survient dans un dossier. Et croyez moi qu’elles doutent !

Dorénavant, les institutions sociales mettent de nombreux mois pour régulariser ces erreurs régulières qui suspendent tout paiement. Il faut en effet vérifier chaque détail de cha- que dossier à travers des formulaires précis dont beaucoup d’agents ne comprennent pas les tenants et les aboutissants. En conséquence, certaines familles ne touchent plus les alloca- tions dont elles dépendent et se voient obligées de creuser leur découvert ou d’emprunter pour se nourrir.

Bien entendu, rien n’est visible puisque sur le papier les droits sont respectés, ce n’est que le paiement qui fait l’objet d’erreurs administratives. Une façon bien française de mettre la théorie en pratique. L’assassinat social se banalise. Un individu peut aujourd’hui être effacé d’un clic et ne plus exister aux yeux de la société. Traité au cas par cas, aucun recours collectif n’est possible, l’isolement social est bien réglé par la machine.

En première ligne, les familles avec un ou plusieurs enfants handicapés. En effet, les structures adaptées faisant souvent défaut, l’État préfère laisser la charge aux parents en échange d’une allocation mensuelle. Cependant, la MDPH, la CAF ou les Conseils Généraux se renvoient sans cesse leurs lenteurs et promettent le pactole quand tout sera réglé. De plus, les nouvelles mesures de simplification impliquent le versement des prestations non plus mensuellement, mais une fois l’année écoulée.

Comment élever un enfant handicapé pendant un an sans ressource ? Hélas les famil- les pauvres ne sont pas des organismes de crédit et payent des intérêts qui s’accumulent tant et si bien que leurs droits s’évanouissent dans la poche du banquier. Nul pactole à la clé, avoir des droits sur un papier ne garanti pas d’avoir quelque chose dans son assiette et des enfants crèvent en silence. De la mort sociale à la mort physique, il n’y a qu’un pas. Il fut un temps ou l’on stérilisait ou gazait ces enfants et beaucoup de ceux qui ont laissé faire sont morts dans les mêmes chambres à gaz.

Le fascisme ne marche pas sur la France, il est en terrain conquis. La catastrophe n’est pas à venir, elle est en cours ! L’ultra-violence sociale de notre époque n’a d’égal que son langage angélique. La théorie nous parle d’un État de Droits pour parler d’État d’Urgence, de même qu’une chemise de patron à plus de valeur que la vie d’un pauvre. Il parait même que les véhicules diesel ne polluent pas. La novlangue d’Orwell est aujourd’hui dépassée par les pires oxymores et l’administration de Kafka enterrée sous les bugs informatiques. (…)

La mise à mort des services publics dénoncée depuis longtemps par les syndicats a bien eut lieu et le bas peuple meurt sous la main de l’État. La corruption s’est installée dans toutes les couches de la société, du ministre exilé fiscal à l’agent Pôle Emploi en CDD menacé d’être remplacé par ses clients. Police, Justice, Armée, services sociaux, citoyen lambda fermant les yeux et les oreilles. Tous complices de cet holocauste !

La France est à l’aube des heures les plus sombres de son histoire. Une Guerre Civile est en cours. Alors que toute la France focalise sur une menace étrangère, elle tue silencieu-sement son propre peuple. En s’en prenant d’abord aux plus faibles, les pauvres, elle s’assure du désintérêt et du silence du reste du peuple, impliquant par la même sa complicité. Ne pas entendre ce qui se passe en Sous-France, c’est collaborer à cette épuration silencieuse et au suicide de masse.

Foule esclave, debout ! C’est aujourd’hui, en cours, sous vos yeux. À tous de réagir ou de mourir coupable. Les pauvres sont comme des rats d’égouts pour les bourgeois. Combien sont-ils à vivre invisibles dans les basses couches de cette société ? Même si certains se lais- sent mourir faute de moyen, ou s’immolent vainement pour attirer l’attention, combien cher- chent à survivre à cette épuration en cours et n’hésiteront pas à se défendre comme ils peu- vent ! Loin d’une radicalisation religieuse comme les médias idéalisent la pauvreté, il est simplement question de manger et d’élever ses enfants. Il n’est plus question de mourir pour des idées ou une religion mais simplement de survivre au carnage. Le banquet des banquiers ne continuera pas sans voir la fureur du peuple exploser.

Eric Blair  lundi 1er février 2016

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article148991

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