Archive | Handicap

27 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

handicap fraude (bastamag)

handicap

Essaie donc de frauder!

Les personnes en situation de handicap suspectées à leur tour d’être des « fraudeurs »

La Cour des comptes s’attaque dans un rapport à l’allocation adulte handicapé. Elle réclame une « détection des demandes frauduleuses » et accuse même les médecins de produire des « certificats de complaisance ».  Les allocataires de l’AAH seraient des fraudeurs potentiels, écrit donc en substance la Cour des comptes, sans fournir aucune donnée sur ces supposées fraudes.

L’AAH est une allocation que peuvent recevoir les adultes qui sont en situation de handicap et dont le taux d’incapacité a été évalué à plus de 50 %. Il existe deux formes d’allocation, explique la Cour des comptes : celle pour les personnes au taux d’incapacité de plus de 80 %, et celle pour les personnes dont le taux d’incapacité est estimé entre 50 et 80 % et qui ne sont pas en situation de pouvoir travailler.

L’AAH est donc là pour assurer un minium de ressources à des personnes qui ne peuvent pas travailler. Elle peut être attribuée pour un an, deux ans, cinq ans, voire plus longtemps pour les personnes dont le handicap n’est pas susceptible d’évoluer favorablement, et, en de très rare cas sans limitation de durée. En plus, l’AAH dépend de la situation familiale de la personne : quelqu’un qui aurait droit à l’AAH mais qui est en couple avec une personne qui a des revenus au-dessus des plafonds ne touchera aucune aide liée à son handicap.

La Cour veut « instaurer un entretien d’évaluation de l’employabilité » des demandeurs

Le niveau de l’AAH, à 900 euros pour une personne seule depuis le 1er novembre (860 euros auparavant), est en dessous du seuil de pauvreté. Mais à en croire la Cour des comptes, cela coûte trop cher à l’État qui finance l’AAH.

Cette augmentation est en partie le résultat d’une meilleure prise en compte du handicap depuis la loi de 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ». Ce sont cependant ces personnes que la Cour des comptes soup-çonne d’être des fraudeurs masqués. Elle vise aussi leurs médecins, qui pourraient, écrit le rapport, accorder des « certificats de complaisance » aux demandeurs. La Cour préconise donc d’obliger à l’avenir une contre-visite médicale obligatoire avant toute première attribution de l’AAH.

Nulle part dans son rapport, l’institution ne fait mention des délais souvent extrêmement longs, il faut souvent attendre plus de six mois, voir plus d’un an pour obtenir une réponse à sa deman-de. Dans certains départements, les délais s’étirent jusqu’à 16 mois ! La loi dit pourtant que les demandes d’AAH doivent être traitées en quatre mois. Mais cela, la Cour des comptes se garde bien de l’écrire.

Des recommandations qui « jettent la suspicion sur les bénéficiaires de l’AAH »

Même une association institutionnelle comme APF France (anciennement « association des paralysés de France ») a jugé ces recommandations « inquiétantes car elles jettent la suspicion sur les bénéficiaires de l’AAH ».

L’APF critique la « présomption de fraude potentielle à l’AAH » qui tient d’une « représentation erronée des démarches des bénéficiaires de minima sociaux alors que plusieurs études ont démontré que la fraude sociale était résiduelle et qu’il s’agissait bien souvent d’erreurs des allocataires et non d’une volonté délibérée de frauder ».

Ce rapport de la cour des comptes entre dans la droite ligne d’une politique qui place par principe les allocataires sociaux sur le banc des accusés. (Résumé voir lien)

Rachel Knaebel 27 novembre 2019

https://www.bastamag.net/


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13 juin 2019 ~ 0 Commentaire

ehpad (bastamag)

manifestants-hopital-sud

Des retraités « inquiets » des conditions de vie indignes en Ehpad s’engagent auprès des soignants en lutte

Le gouvernement a annoncé une loi sur la dépendance et le « grand âge » pour l’automne. En attendant, le sort des soignants ne s’est en rien amélioré dans les maisons de retraites.

Ceux-ci bénéficient d’un soutien inédit

Des retraités, via leurs syndicats, se joignent aux travailleurs des établissements pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) pour dénoncer les réductions d’effectifs, le niveau des salaires, et demander des moyens dignes pour les maisons de retraite. Parce qu’il « il y a des professions où les conditions de vie des gens dépendent des conditions de travail des personnels. Et parce que les Ehpad, c’est notre avenir à nous aussi. »

Du personnel en sous-effectif constant, une prise en charge des résidents qui se dégrade en conséquence… La situation dans les maisons de retraite, les « établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes » (Ehpad), est devenue tellement mauvaise que les personnels du secteur se mobilisent au sein d’une large intersyndicale. Début 2018, ils font grève, dans tout le pays. Les soignants sont soutenus par les directeurs des établissements, qui tirent aux aussi la sonnette d’alarme.

« Depuis, la situation n’a pas du tout évolué. Le secteur est toujours en sous-effectif, la souffrance au travail augmente encore », témoigne Malika Berlabi, aide-soignante dans les Hauts-de-Seine et responsable du collectif national de la CGT-Santé « Accueil des personnes âgées ».

Elle est surprise du soutien que leurs mobilisations recueillent : « Je n’ai jamais entendu une famille nous dire “vous nous embêtez avec vos grèves”. Elles sont avec nous. » C’est que l’enjeu dépasse celui des conditions de travail des soignants. « C’est un enjeu humain », pointe-t-elle.

Et la solidarité s’élargit. Aujourd’hui, des retraités qui, demain, pourraient devoir intégrer une maison de retraite, se mobilisent également. Neuf sections « retraités » de différents syndicats [1], s’engagent depuis plusieurs mois sur le sujet.

« Nous sommes de futurs usagers, directement concernés, et il y a de quoi être inquiets »

« Nous nous sommes aperçus que que chacun d’entre nous, chacun dans son syndicat, avions un parent ou un conjoint en Ehpad. Nous avons constaté que partout, il y avait de gros problè-mes, que le personnel se réduit de plus en plus, explique Philippe Damoiseau, ancien garde-champêtre, membre de la section retraités de Sud. Là où est ma mère, par exemple, il y a 80 résidents, dont la moitié ne peuvent pas se déplacer. Pourtant, la nuit, il n’y a que deux personnes qui y travaillent. »

Rachel Knaebel 13 juin 2019

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04 avril 2019 ~ 0 Commentaire

avs aesh (lutte ouvrière)

aesh

Accompagnants d’enfants handicapés : précarité, bas salaires

Le personnel accompagnant les enfants handicapés dans les établissements scolaires se mobilisent depuis plusieurs mois, à travers de nombreuses manifestations, pour l’amélioration de leur situation.

Se contentant de proclamer le droit des enfants handicapés à l’éducation, les gouvernements se sont peu souciés de donner à l’école les moyens de remplir cette obligation, et les person-nes chargées de travailler avec les enseignants pour encadrer ces élèves ont toujours été considérées comme des salariés au rabais.

La précarité et les bas salaires sont la règle.

Une partie d’entre eux, les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), sont recrutés en CDD et ne peuvent passer en CDI qu’au bout de six ans, si l’Éducation nationale n’a pas mis fin à leur contrat avant. Les auxiliaires de vie scolaire (AVS), eux, sont engagés sur des contrats aidés encore plus précaires.

Quant aux salaires, ils sont bien souvent de 700 euros par mois, pour un temps partiel qui est la règle. Avec de telles conditions, les allégations du ministère sur ses difficultés à recruter sonnent comme une belle hypocrisie.

Les enfants concernés sont victimes de cette politique.

À la rentrée 2018, les associations estimaient qu’au moins un tiers de ceux qui s’étaient vu prescrire un accompagnant n’en avaient pas. Pour une partie d’entre eux, cela a signifié le renoncement.

Les autres n’ont souvent su qu’à la rentrée qu’ils avaient droit à une aide.

Cette situation désastreuse va de pair avec une autre carence de l’Éducation nationale, le manque de places en établissement spécialisé pour les cas les plus graves, ce qui laisse aux parents comme seul recours l’inscription dans une école ordinaire. Le nombre d’enfants handi-capés devant être scolarisés dans les écoles augmente ainsi chaque année, mais pas le nombre d’accompagnants.

Les AESH et les AVS manifestent pour réclamer l’amélioration de leur situation, mais aussi parce qu’ils ont tout lieu d’être inquiets d’une nouvelle loi actuellement discutée. Sous prétexte d’améliorer leur salaire en augmentant leur temps de travail, on leur imposerait un second employeur, les communes, pour des activités périscolaires, avec à la clef la perspective de nouvelles tâches et des lieux de travail multiples.

Face à ces nouvelles menaces, les revendications du personnel accompagnant les enfants handicapés sont simples : la fin de la précarité avec des emplois stables et à temps plein, un véritable salaire, et la création des emplois nécessaires pour couvrir tous les besoins.

Daniel MESCLA 03 Avril 2019
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08 mars 2019 ~ 0 Commentaire

handicap onu (basta)

handicap

L’Onu appelle la France à respecter les droits

Des personnes handicapées

En octobre 2017, la rapporteure spéciale de l’Onu sur les droits des personnes handicapées, Catalina Devandas-Aguilar, avait effectué une visite en France, pour dresser un état des lieux du respect des droits des personnes handicapées. Son rapport vient d’être rendu public. Et son constat est rude. Que ce soit en termes de libertés individuelles, de droits politiques, d’acces-sibilité, et plus globalement d’intégration dans la société, le document pointe de graves manquements. La France a pourtant ratifié en 2010 la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées.

Personnes handicapées privées du droit de vote

La rapporteure spéciale note ainsi qu’en France, 385 000 personnes handicapées étaient, en 2015, placées sous tutelle et 360 000 sous curatelle. Les personnes sous tutelle ne sont plus habilitées à exercer leurs droits et ne peuvent accomplir d’actes civils sans être représentées par leur tuteur. 17 % des personnes handicapées placées sous tutelle sont ainsi privées du droit de vote.

Rachel Knaebel 8 mars 2019

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04 février 2019 ~ 0 Commentaire

6 février (aesh)

tract

Mobilisation des AESH

Le 6 février : on y va !

Pour la première fois, un appel intersyndical national a été lancé pour une mobilisation des AESH le mercredi 6 février, devant les DSDEN, rectorats ou préfectures.

Ce sera l’occasion, pour chacun·e d’entre nous, d’aller à la rencontre des Accompagnant·es d’Élèves en Situation de Handicap, de les écouter et de les soutenir dans leur combat pour une reconnaissance professionnelle, une revalorisation de leur salaire et une amélioration de leurs conditions de travail.

Les témoignages sont nombreux et préoccupants, chaque jour et partout autour de nous : l’un pour dénoncer les niveaux de salaire dérisoires liés entre autres aux temps incomplets imposés, l’autre pour signaler les pressions hiérarchiques subies à longueur d’année autour de la reconduction des contrats, ou encore pour exprimer un mal-être dû à des missions diffuses et vidées de leur sens ou à une méconnaissance des troubles des élèves en raison d’un manque de formation criant.

Les différents collectifs créés par les AESH se mobilisent depuis des mois pour obtenir reconnaissance et professionnalisation. Mais rien ne change et on a même l’impression que les choses empirent. Il n’y a qu’à voir la dernière proposition du ministre Blanquer (1) qui souhaite que soient mis en place des CDD de trois ans renouvelables une fois pour les AESH, au lieu d’un an actuellement, sous prétexte que les emplois seraient ainsi plus stables. Or, on parle de contrats de 3 ans, soumis au jugement et à la validation opaques des chef·fes d’établissement et sans aucune garantie de titularisation par la suite.

Aujourd’hui, l’appel est général et relayé par les organisations syndicales.

Nous espérons que partout, les personnels se mobiliseront en nombre le 6 février et que les échanges conduiront à des actions collectives durables afin de faire vivre et gagner ce combat.

3 février 2019

https://www.questionsdeclasses.org/

aesh

22 :

Dinan : 14h rassemblement devant la permanence parlementaire du député LREM Hervé Berville (64bis rue de Brest)

Ces rassemblements précéderont une Conférence de presse du SNUipp-FSU et du SNES-FSU dans les locaux de la FSU35 – rue Papu – à 14h30.

Saint-Brieuc : 14h devant la préfecture puis conférence de presse
Réunion à 14h30 à la Maison du temps libre, 6 bis, rue Maréchal Foch à Saint Brieuc

Ces rassemblements précéderont une Conférence de presse du SNUipp-FSU et du SNES-FSU dans les locaux de la FSU35 – rue Papu – à 14h30.

35 :

Les dix organisations syndicales appellent d’ores et déjà à un rassemblement devant la DSDEN d’Ille et Vilaine le mercredi 6 février à 14h30. Elles invitent les AESH à une Assemblée générale à 16h00 au siège de la FSU35, 14 rue Papu à Rennes, pour débattre ensemble et y exprimer leurs revendications. Cette assemblée générale sera suivie d’une conférence de presse à 17h30.

Rennes : 13h30 rassemblement devant la permanence parlementaire du député LREM Florian Bachelier (2 rue de la Mabilais) avant la conférence de presse à la FSU

56 :

le mercredi 6 février 2019 à 14h30
devant l’Inspection Académique du Morbihan rue Saint-Symphorien – VANNES
Une audience est demandée à la DASEN

Facebook

 

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14 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

handicap (la salamandre)

salam
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Documentaire
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Defiant Lives est un documentaire qui retrace l’histoire, sur des décennies, d’activistes du handicap. Sarah Barton, elle-même activiste, met en scène leur lutte pour leurs droits et pour leur dignité. Elle revient sur la naissance du mouvement pour les droits des personnes handicapées aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Australie.
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Le film entremêle des images d’archives inédites avec les histoires personnelles d’hommes et de femmes handicapés qui ont lutté pour leur indépendance et pour avoir le contrôle de leur vie parfois depuis les institutions où ils étaient enfermés.
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Ils se sont attaqués aux grandes organisations caritatives, se sont enchaînés aux transports publics partout dans le monde et ont exigé l’accès «pour aller audacieusement là où tout le monde est allé avant eux». Ils ont fait pression pour obtenir l’aide nécessaire afin de vivre une vie ordinaire, au sein de la société, avec la famille, les amant(e)s, les ami(e)s…
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Séance unique le mardi 15 janvier à 20h30, suivi d’une discussion avec le Collectif anti-capacitiste du Pays de Morlaix
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DEFANT LIVES
de Sarah Barton (Australie – 2018 – 1h30)
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10 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

handicap gj (faire-face lo)

handicap

Handicap

Colère noire en gilets jaunes

Alexandre Ribeiro est mobilisé depuis le début du mouvement des gilets jaunes. De nombreuses personnes en situation de handicap soutiennent le mouvement des gilets jaunes et affichent leur mécontentement. Qu’elles soient condamnées à la précarité par la faiblesse de l’AAH ou de leur pension d’invalidité voire déçues que le handicap ne soit pas la priorité annoncée du quinquennat.

Ce samedi est une journée presque comme les autres pour Alexandre Ribeiro.

Pour l’acte 4 des gilets jaunes, ce Bordelais en fauteuil roulant électrique sera mobilisé. Comme tous les jours depuis près d’un mois. Pour une opération parking gratuit à l’Aéroport de Bordeaux, jeudi 6 décembre, ou pour un rassemblement dans le centre de Bordeaux, le 17 novembre. Une action dont il était à l’initiative sur Facebook.

« Depuis plusieurs années, je descends dans la rue chaque fois qu’une cause sociale me touche, explique-t-il. Pour manifester contre la loi travail et la loi asile et immigration. Ou pour soutenir les luttes des cheminots, des étudiants… » Alexandre Ribeiro a également organisé le blocage de l’usine Lafarge mi-septembre. Une manière de protester contre la loi Élan. Le texte adopté début octobre abaisse de 100 % à 20 % de la part des logements accessibles dans les immeubles neufs.

À 1 200 % derrière les gilets jaunes

Peu de personnes en situation de handicap sont aussi actives que lui dans le mouvement des gilets jaunes qui secoue la France. Mais beaucoup soutiennent les manifestants. « À 1 200 %, approuve Hubert Nkandza à Montélimar. Je me débats dans la merde depuis que mon taux d’incapacité a été réduit de 80 à 60 % alors que mon handicap s’aggrave. » Cette rétrogradation lui a fait perdre la majoration pour la vie autonome de 104 €. « Ces 104 € pour moi, c’était énorme. Cela me permettait d’équilibrer mon budget. Depuis, j’ai des dettes. »

Pas d’AAH car en couple

Catherine Charat, elle aussi, est solidaire du mouvement. « Depuis le début », précise-t-elle. À 57 ans, cette Iséroise ne supporte plus l’idée que son époux soit « complètement usé » à force de devoir assumer seul les dépenses de la famille. Parce que le salaire de son conjoint est pris en compte pour calculer le montant de l’allocation adulte handicapé (AAH), cette quinquagé-naire, atteinte d’une maladie invalidante, n’y a pas droit. « Il faut donc qu’on vive sur sa seule paie. Il touche 2 000 € nets après quarante-trois années à travailler derrière une machine. Vous trouvez ça juste ? »

« Trop de reculs de nos droits. »

Patrick et Michelle Touchot viennent tout juste de trouver des gilets jaunes. « Il n’y en avait plus dans les commerces autour de chez nous, sourient les deux Niçois. Alors, on a pris le service de transport spécialisé pour aller en acheter chez Auchan. »

Un geste important pour ces deux allocataires de l’AAH, militants de l’accessibilité sur les réseaux sociaux. « C’est le peuple qui prend la parole. Le gouvernement doit enfin l’écouter. Entendre aussi la colère des personnes handicapées. Il y a eu trop de reculs de nos droits depuis l’élection de Macron. »

Une promesse de campagne, une grande déception

La popularité des gilets jaunes parmi les personnes handicapées n’a rien d’étonnant. Elles vivent plus souvent sous le seuil de pauvreté que les autres Français. La promesse de campagne d’Emmanuel Macron de faire du handicap une priorité du quinquennat avait donc suscité une forte attente. Fortement déçue.

Certaines décisions du gouvernement portent en effet atteinte aux droits des personnes handicapées. C’est notamment le cas de la loi Élan et de son quota de 20 % de logements accessibles dans les immeubles neufs. Ou encore de la réforme de la justice qui, en rendant obligatoire un avocat en appel, risque de pénaliser les plus précaires. Sur ces deux textes, le Défenseur des droits a tiré la sonnette d’alarme. En vain.

La hausse de l’AAH ne profite pas à tous

Certes, le gouvernement a fait passer le montant de l’AAH de 810 à 860 €. Mais il a assorti cette augmentation de mesures qui en limitent la portée : suppression du complément de ressources, désindexation de l’inflation, gel du plafond pour les allocataires en couple… « La hausse n’a rien changé pour moi », confirme Catherine Charat. Par ailleurs, certains pensionnés d’invalidité ont été pénalisés par la hausse de la CSG.

Davantage de pouvoir d’achat et de justice sociale

Enfin, l’évolution du mouvement des gilets jaunes a également entraîné une plus large adhésion. Alors qu’au commencement, la colère était cristallisée sur le prix du carburant, les revendica-tions sur le pouvoir d’achat et la justice sociale se sont imposées. « En se retrouvant dans la rue, les Français se sont rassemblés, se félicite Alexandre Ribeiro. Ils ont compris qu’il fallait aller plus loin que la simple question du carburant. »

Lui-même ne se contente pas de porter les demandes des personnes en situation de handicap. « Moi, je me bats pour tout le monde. Je demande la justice fiscale et sociale. Et le recours au référendum. Si ces deux demandes sont satisfaites alors on résoudra les problèmes spécifiques de chaque Français. »

Alerte sur le pouvoir d’achat des plus démunis

Le collectif Alerte « demande au gouvernement de s’engager pour le pouvoir d’achat des plus démunis ».  Il réclame, entre autres, le dégel des allocations familiales et logement. De nom-breux ménages pauvres ne bénéficieront en effet pas de la suppression de la taxe d’habitation car ils en sont déjà exonérés. Ni de la baisse des cotisations salariales car ils sont au chômage. Ce collectif rassemble trente-sept fédérations et associations nationales de lutte contre la pauvreté et l’exclusion, dont APF France handicap et l’Unafam.

Franck Seuret 8 décembre 2018

https://www.faire-face.fr/

Lire aussi:

L’AAH à vie, c’est pour bientôt (Faire Face)

Nos lecteurs écrivent : Handicapés exploités (Lutte Ouvrière)

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22 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

handicap (lutte ouvrière)

handicap

Travailleurs handicapés

Plus nombreux au chômage

L’ouverture de la semaine du handicap, lundi 19 novembre, a été l’occasion de rappeler la situation de plus en plus critique des travailleurs handicapés dont près de 20 % sont privés d’emploi, deux fois plus que la moyenne des salariés.

Le président de l’association APF France handicapés parle de désastre, avec 514 000 personnes handicapées au chômage, en hausse de 130 000 en cinq ans. La secrétaire d’État chargée des personnes handicapées affirme la volonté politique du gouvernement de s’attaquer à ce problème.

C’est exactement l’inverse de la réalité.

Les associations de défense des handicapés ont dû monter au créneau dès 2017 pour protester contre le projet de budget 2018 qui prévoyait déjà une baisse des aides au poste, censées compenser la moindre productivité des handicapés dans les 800 entreprises dites adaptées.

La ministre du Travail Pénicaud avait tenté de justifier cette attaque sordide en prétendant que les aides rendaient leurs bénéficiaires peu aptes à changer ensuite de métier. Face au tollé, elle avait dû revoir sa copie. Le gouvernement avait finalement consenti à augmenter la dotation annuelle des aides au poste, passant de 380 à 500 millions d’euros d’ici 2020.

Mais il a imposé au passage, comme conditions, le doublement des effectifs employés dans les entreprises adaptées ainsi qu’une hausse de la productivité du travail. C’est donc bien au final une baisse du montant de l’aide par personne handicapée que l’État a fait ainsi passer en douce.

De plus, les contrats des personnes handicapées seront des CDD tremplin, censés apporter une formation. En guise de sas vers l’emploi dans des entreprises dites classiques, c’est surtout une passerelle vers Pôle emploi que construit le gouvernement, et encore, à l’économie.

Alors qu’une loi prévoit depuis trente ans l’obligation d’employer dans chaque entreprise un minimum de 6 % de travailleurs handicapés, la moyenne reste à 3,5 %.

Beaucoup d’entreprises préfèrent toujours payer des amendes. À l’occasion de la semaine du handicap, certaines d’entre elles en ont profité pour faire leur publicité dans les médias, profi-tant des personnes handicapées.

Ainsi l’entreprise Michelin affiche sa politique de création de référents handicap censés faciliter l’emploi des personnes handicapées, ou encore aider des salariés à remplir les dossiers de reconnaissance du handicap. Mais Michelin, malgré ses expositions et ses animations, ne prévoit de recruter que 3 % de personnes handicapées cette année.

Le patronat supprime de façon systématique les emplois accessibles à des personnes ne pouvant plus suivre le rythme de travail. De plus, l’intensification de l’exploitation fragilise plus rapidement les organismes. Les employeurs se permettent ensuite de licencier sans vergogne les personnes qu’ils ont rendues inaptes au travail.

Gilles BOTI 21 Novembre 2018
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12 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

tribune (jdd)

handicap

« Nous sommes tous des handicapés »

Oui, tous. Si ce n’est en raison d’une maladie ou d’un accident, ce sera par l’âge. Tout le monde, un jour ou l’autre, sera confronté à la dépendance, soit directement, soit en tant qu’accompagnant.

L’immense majorité des personnes en situation de handicap pourrait travailler, mais elles sont deux fois plus touchées que les autres par le chômage.

La plupart des entreprises, publiques ou privées, préfèrent payer une amende plutôt que d’embaucher des personnes handicapées, alors que toutes les études prouvent qu’elles sont plus productives que les « valides ». Et les autres? Celles que le handicap, visible ou invisible, empêche d’envisager un travail? Doit-on les abandonner sur le bord de la route au prétexte qu’elles seraient inutiles à notre start-up nation?

Les salaires et les statuts des personnels accompagnants, à l’école, au travail, à la maison, à l’hôpital ou dans les Ehpad sont scandaleux

Notre gouvernement clame haut et fort qu’il fait beaucoup pour la cause. Qu’on en juge : dans la loi Élan, la promesse de logements neufs accessibles a été ramenée de 100% à… 10%. L’allocation adulte handicapé va passer de 860 euros à 900 euros en 2019, laissant cette population au-dessous du seuil de pauvreté.

Aux AVS (assistants de vie scolaire) en contrat aidé pendant trois ans, sans qualification en fin de période, ont succédé les AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap), sous-payés et en CDD pendant six ans.

Les salaires et les statuts des personnels accompagnants, à l’école, au travail, à la maison, à l’hôpital ou dans les Ehpad sont scandaleux. C’est vrai, il est difficile pour des personnes âgées ou en situation de handicap d’être premiers de cordée. Alors on les isole? On les abandonne? On les méprise?

Cette obsession de la rentabilité à court terme nous aveuglerait au point de condamner une partie de la population à la misère, au prétexte qu’elle ne serait pas productrice de richesse? Qu’il n’y aurait pas de retour sur investissement? Même si le monde libéral dans lequel nous vivons tente chaque jour de nous faire croire que la place de l’humain est devenue dérisoire, n’oublions pas que s’occuper des plus faibles est la marque d’une société évoluée et le devoir absolu de notre service public.

Par Sam Karmann, acteur et réalisateur. Texte cosigné par Luc Leprêtre et Catherine Wimphen (association L’Hippocampe et festival Regards Croisés).

Dans un tribune au JDD, Sam Karmann, acteur et réalisateur pousse un cri d’alarme sur les conditions de vie des handicapés. L’acteur et réalisateur Sam Karmann a rédigé une tribune dans le JDD pour sensibiliser au handicap. Dans un texte cosigné par Luc Leprêtre et Catherine Wimphen (association L’Hippocampe et festival Regards Croisés), il affirme que tout le monde sera, à un moment de sa vie, confronté directement ou indirectement au handicap. Il juge la politique du gouvernement d’Edouard Philippe en la matière et dénonce les conditions de vie des personnes handicapées face à l’ »obsession de la rentabilité à court terme ».

12 novembre 2018

https://www.lejdd.fr

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07 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

ehpad (côté quimper)

cfdt

Unité syndicale!

Finistère. Conditions de travail dans les Ehpad 

La CFDT interpelle Richard Ferrand

Mardi 6 novembre 2018, la CFDT du centre hospitalier de Quimper-Concarneau a dénoncé les conditions de travail dans les Ehpad. Elle demande un entretien avec Richard Ferrand.

La section CFDT du centre hospitalier intercommunal (Chic) de Quimper-Concarneau réclame des moyens supplémentaires pour le personnel en poste dans les établissements d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes (Ehpad).

Conditions de travail difficiles et frustration

Mardi 6 novembre 2018, ses membres ont mené une courte action à l’Ehpad Ty Créac’h à Quimper. Elles ont rappelé et dénoncé des conditions de travail difficile. Une aide soignante en poste depuis 17 ans confie : Aujourd’hui, nous sommes obligées d’aller à 200 à l’heure et une fois, rentrées à la maison, nous pouvons nous sentir frustrées de ne pas avoir bien fait notre travail.

Dans cet établissement, selon la CFDT, environ 70 agents sont employés pour 120 résidents accueillis. « Le temps que nous passons à les apaiser, à les écouter n’est jamais compté. Et à côté ça, on nous demande de plus en plus de tâches à accomplir. »

« Vivez ce que vous décidez »

Tout cela, le personnel l’a exprimé en inscrivant des messages sur une blouse. Leurs collègues des cinq autres Ehpad qui dépendant du Chic de Quimper-Concarneau en ont fait de même. Laurence Journal, la secrétaire de la section CFDT du Chic, explique : Dans chacun d’entre eux, nos collègues ont inscrit des messages sur une blouse. Nous en avons donc six que nous comptons remettre à Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale.

Elle espère un rendez-vous d’ici à la fin du mois de novembre 2018, à Châteaulin dans les bureaux de la permanence du député La République en Marche. « L’idée est de lui remettre nos blouses et de l’inviter à passer une journée avec nous. Cela rejoint le nom de notre opération baptisée Vivez ce que vous décidez », poursuit Laurence Journal.

Mouvement à l’échelle de la Bretagne

La CFDT a lancé ce mouvement à l’échelle de la Bretagne. « Il a été repris dans l’ensemble des Ehpad, publics, privés ou associatifs (où la CFDT est implantée, NDLR). Le but est de nous faire entendre avant l’examen du plan gouvernemental Grand âge à l’Assemblée nationale. » Le rendez-vous avec Richard Ferrand a été demandé. La balle est dans son camp.

Matthieu Gain mardi 6 Nov 2018

https://actu.fr/bretagne/

Lire aussi:

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Commentaire: Nous avions déjà noté la présence de sections de la CFDT EHPAD lors de manifs CGT FO  SUD FSU etc auxquelles la CFDT n’appelait pas. Preuve que la situation est très tendue. Espérons que ce n’est pas juste pour la proximité des élections syndicales du 6 décembre…

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