Archive | Handicap

01 septembre 2020 ~ 0 Commentaire

gaza stories (ujfp)

Gaza Stories « Naji, cycliste à la prothèse »

Le Tour de France vient de s’élancer, un événement suivi par les médias du monde entier. La Palestine n’échappe pas à cet engouement et, à Gaza en particulier, c’est l’occasion pour Naji Naji de relever un nouveau défi !

Naji est un sportif, membre de l’équipe palestinienne de football des handicapés et un militant pour le droit des personnes handicapées. Naji a pratiqué beaucoup de sports différents et le Tour de France est l’occasion d’un nouveau défi : le cyclisme.

A travers ce défi , Naji cherche à motiver par son exemple les jeunes handicapés à se lancer dans le sport. C’est aussi un moyen pour monter une équipe palestinienne de vélo-handicapés et, pourquoi pas, développer d’autres disciplines comme la course.

Autant d’occasions pour lever le drapeau de la Palestine à des concours internationaux (avec cette ironie pour le marathon qui se coure sur une distance équivalente à la longueur de la Bande de Gaza – 42,2 km).

mardi 1er septembre 2020  Iyad Alasttal

https://www.ujfp.org/

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08 août 2020 ~ 0 Commentaire

italie 1 (contretemps)

pci italia

« Il n’y a rien de mystérieux dans le désastre de la gauche italienne ». Entretien avec F. Turigliatto

Comment expliquer le « désastre » de la gauche italienne ? La question a pris une ampleur tout à fait particulière au cours de ces deux dernières années, alors que le pays a connu le gouvernement « le plus à droite de toute son histoire républicaine », une situation d’urgence sanitaire et l’aggravation sans précédent d’une crise économique larvée qui dure depuis près de trente ans.

Rien ne semble vouloir surgir de ce champ de ruine. Et pourtant, les derniers soubresauts politiques, fruits d’une longue incubation dans les entrailles de la Péninsule, forcent à prendre une respiration, un temps d’arrêt, une pause, dans le flux incessant des nouvelles, afin de rechercher les causes de l’effondrement sans appel de l’une des gauches les plus puissantes d’Europe après la Seconde Guerre mondiale.

Militant de longue date de la gauche radicale, ancien sénateur de Rifondazione comunista exclu en 2007 de ce parti pour avoir voté au Sénat contre l’intervention militaire italienne en Afghanistan, Franco Turigliatto a vécu de près, durant un demi siècle, les luttes, les victoires et les défaites du mouvement ouvrier ; il est aujourd’hui membre de Sinistra anticapitalista.

Le 2 juin 2020, la République italienne fêtait ses 74 ans. Nous reviendrons plus tard sur la période actuelle, mais je voudrais commencer par te faire réagir sur la période qui suit la Seconde Guerre mondiale et sa signification…

Le 2 juin 1946, un référendum valide le choix du peuple italien de mettre fin à la monarchie et de se doter d’une structure constitutionnelle républicaine. C’est une victoire en demi-teinte, contestée, marquée par un vote différencié entre le Nord et le Sud, qui a toutefois ratifié une profonde rupture institutionnelle et politique avec le passé. L’expulsion de la monarchie savoyarde, directement responsable de la montée du fascisme, d’une dictature qui a duré plus de 20 ans et de l’immense tragédie de la guerre, réceptacle et point de référence de tout mouvement réactionnaire, était indispensable à la reconstruction démocratique du pays.

Mais le 2 juin a pris également une autre signification, celle de l’affirmation de l’Italie comme puissance impérialiste qui s’exprime notamment par le défilé militaire massif des Forces armées, dénoncé constamment et avec vigueur par les organisations pacifistes et anticapitalistes. Ce n’est pas un hasard si, même pendant les jours terribles de la pandémie et du confinement, les industries d’armement ont été soustraites à toute interruption de production, continuant à fabriquer des chars et des avions de combat.

Cette année, pour des raisons évidentes, le défilé militaire n’a pas eu lieu. Mais ce même jour, qui reste le symbole de la victoire de la république antifasciste, les forces de droite, d’extrême droite et fascistes sont descendues dans la rue, dans l’espoir de susciter un dangereux chaos politique et idéologique réactionnaire qui permettrait de capitaliser et polariser le désespoir de vastes secteurs sociaux, en particulier la petite-bourgeoisie appauvrie par la crise économique et sociale.

Ce qui est grave, c’est que les syndicats, et en particulier la CGIL, n’ont pas même envisagé la nécessité de promouvoir des actions, même symboliques, pour s’y opposer ; ils sont restés passifs, totalement subordonnés et alignés derrière le gouvernement actuel[1]. Les manifestations dispersées de la gauche radicale et des syndicats de base ne pouvaient pas faire contrepoids à l’action de Matteo Salvini (Lega) et de Giorgia Meloni (Fratelli d’Italia – formation d’extrême-droite) qui ont occupé la Piazza del Popolo à Rome, une place symbolique pour la gauche.

Une situation tragique au vu des espoirs qu’avait suscités la fin de la Seconde Guerre mondiale…

Les grands espoirs du mouvement partisan et populaire pour un changement social et économique radical après la défaite du fascisme, l’effondrement des anciennes structures de l’État, la dissolution de l’armée et la présence des structures organisées, ont émergé de la résistance armée, mais le peuple a rapidement été déçu. Les partis de gauche, au nom de la reconstruction nationale et du compromis unitaire avec les forces démocratiques bourgeoises, ont participé activement à la reconstruction de l’État capitaliste : appareil judiciaire, de défense, politique et administratif à différents niveaux.

Leur choix n’a pas été de transformer la lutte partisane en une révolution socialiste comme dans la Yougoslavie voisine. La purge des hauts fonctionnaires complices du fascisme est restée entièrement limitée aux cas les plus flagrants. La classe bourgeoise, responsable d’avoir choisi le fascisme dans les années 1920, avec lequel elle n’a commencé à prendre ses distances que lorsque les destinées de la guerre semblaient scellées, parvint ainsi à garder le contrôle des structures économiques. Les usines occupées par les ouvriers qui les avaient défendues du démantèlement et des raids nazis furent rendues à leurs « propriétaires légitimes » et les luttes des ouvriers, sans parler des actions désespérées des groupes de partisans, durement réprimées.

Dans ce scénario, l’Assemblée constituante, après deux ans de travail, a approuvé le 22 décembre 1947 la nouvelle Charte constitutionnelle (qui est entrée en vigueur le 1er janvier 1948), une constitution très novatrice, considérée par beaucoup comme la plus démocratique du monde. Ce n’est pas un hasard si, même aujourd’hui, malgré les nombreuses manipulations pernicieuses dont elle a fait l’objet, il est encore juste de défendre ses contenus démocratiques, même si les forces de gauche ont tendance à la mythifier en ne comprenant pas pleinement sa nature et ses limites. Il existe certes une constitution formelle mais aussi une constitution matérielle, expression de rapports de force toujours plus favorables au capital qu’à la classe ouvrière.

Comme je l’ai écrit dans de nombreux articles, en 2016, à l’occasion du référendum sur la contre-réforme constitutionnelle voulue par Matteo Renzi et dont il est sorti défait, la Constitution de 1948 n’était pas la constitution des conseils d’usines, de l’autogestion et de la démocratie directe.

C’était une constitution indéniablement fortement démocratique, mais bourgeoise, qui garantissait la propriété privée des moyens de production et le système capitaliste en tant que tel. Elle  se fondait sur d’importants instruments démocratiques et des dispositifs caractérisés par une importante division des pouvoirs de l’État et par leur équilibre, par des mécanismes électifs proportionnels qui assuraient une large représentation des classes subordonnées ainsi que par un strict bicamérisme visant à éviter les coups de force législatifs et à rechercher l’échange entre les différents secteurs de la classe bourgeoise et des compromis partiels avec les forces de la classe ouvrière.

Les partis de gauche, qui avaient renoncé à la révolution sociale, ont réussi à faire inscrire dans la Constitution, non seulement les règles de protection de la liberté et des droits, mais aussi certains principes, bien que génériques, d’égalité et de justice sociale. Mais ces principes n’étaient inscrits que sur le papier et comme l’avait déclaré le juriste Piero Calamandrei :

« Pour dédommager les forces de gauche de la révolution manquée, les forces de droite ne se sont pas opposées à accueillir au sein de la Constitution les éléments d’une révolution promise. Seul l’avenir nous dira laquelle de ces deux forces a vu le plus juste dans cette escarmouche ».

Et de fait, la « République fondée sur le travail » n’a pas empêché les choix agressifs de la bourgeoisie, la dure exploitation de la classe ouvrière dans les années 1950 et 1960, les licenciements massifs, les représailles politiques sur les lieux de travail et les violences policières contre les manifestations d’ouvriers et de paysans qui, en vingt ans, ont fait plus de 150 morts. Dans une phase ascendante de l’économie mondiale, le capitalisme italien a connu un développement sans précédent et une large industrialisation du pays a eu lieu.

Les principes démocratiques et sociaux inscrits dans la Constitution italienne n’ont pas été réalisés pendant de nombreuses années. La Cour constitutionnelle elle-même, institution clé de tout le système constitutionnel, n’a été créée qu’en 1954.

Durant ces années-là, le Parti communiste italien (PCI), pour justifier ses choix et aussi la défaite politique subie après son expulsion du gouvernement en 1947, et pour maintenir en même temps la perspective, bien que lointaine, du socialisme, a théorisé la nécessité d’une phase historique de « démocratie progressive », entre le capitalisme et le socialisme ; une formule fumeuse et très irréaliste étant donné les conditions politiques et sociales des années 50.

Il faut cependant reconnaître que le PCI a réalisé un vaste travail de politisation élémentaire, même si elle fut réformiste, de très larges secteurs de la classe ouvrière, augmentant sa force électorale et affirmant une capacité d’hégémonie politique et idéologique (au sens large) sur d’importantes couches intellectuelles et culturelles du pays.

Franco Turigliatto 8 août 2020

https://www.contretemps.eu/

 

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21 février 2020 ~ 0 Commentaire

pesticides (basta)

chimio

SDHI, ces pesticides qui s’attaquent à tous les êtres vivants

Basta ! : Épandus massivement depuis 2013 en France, les pesticides SDHI « inquiètent au plus haut point », dites-vous, car ils s’attaquent à la fonction respiratoire de tous les êtres vivants. Pouvez-vous nous décrire ces pesticides ?

Fabrice Nicolino : Les SDHI sont des fongicides : ils s’attaquent aux champignons et moisissu-res. Arrivés en France surtout après 2013, ces pesticides sont épandus sur environ 80% des surfaces de blé et d’orge, mais aussi sur les tomates, les semences, les pommes de terre, la vigne, les arbres fruitiers. On en trouve également sur les terrains de foot et sur les terrains de golf.

Comment opèrent-ils ?

Ils s’attaquent à la fonction respiratoire des cellules des champignons – la « SDH », ou succinate déshydrogénase. Vendus comme des produits « à cible »: ne s’attaquant qu’aux champignons , les SDHI ne font en fait aucune différence entre les êtres vivants : ils s’attaquent à la fonction respiratoire des champignons, mais aussi à celle des vers de terre, des abeilles et des êtres humains.

Or, les défauts et déficiences de la SDH peuvent entraîner de nombreuses maladies souvent épouvantables. Il y en a des dizaines, certaines extrêmement rares, d’autres très fréquentes, parmi lesquelles Alzheimer et Parkinson, des diabètes, des myopathies, des convulsions généralisées, etc. Un mauvais fonctionnement de la SDH peut aussi entraîner des cancers. Toutes ces maladies ne sont pas forcément dues à une déficience de la SDH, mais elles peuvent l’être.

Vous dites que cette affaire des SDHI est révélatrice de tout un système réglementaire qui permet aux pesticides de prospérer. Pourquoi ?

Les tests pratiqués par les industriels pour obtenir leurs autorisations de mise sur le marché (AMM) ne permettent pas de repérer une éventuelle action délétère des SDHI, parce qu’ils ne tiennent pas compte des bouleversements scientifiques des quinze dernières années.

L’Anses fait semblant de croire à ce que pensait Paracelse, médecin brillant du 16è siècle, qui théorisa le concept de « la dose fait le poison ». En d’autres termes : plus on est exposé à un produit, plus c’est dangereux. C’est une vision mécaniste. Mais la chimie de synthèse nous fait entrer dans un autre monde. On sait que, avec les pesticides notamment, ça ne marche pas comme ça. Il y a très souvent des effets non-linéaires.

Avec certaines molécules, moins on est exposé, plus on est empoisonné. Le moment de l’exposition devient crucial : les fœtus, par exemple, sont particulièrement vulnérable.

Et il n’y a pas d’« effets de seuil », c’est à dire pas de dose minimum en deçà de laquelle le produit serait inoffensif. Dès qu’il y a contact, il y a danger.

La science réelle a fait exploser le cadre sur lequel repose la réglementation qui encadre la mise sur le marché des pesticides. Mais peu importe. On continue à utilise des tests dont on sait de manière certaine qu’ils ne sont d’aucune fiabilité pour nombre de produits chimiques. (Extrait voir lien)

Connaissez-vous les SDHI ? Ces nouveaux fongicides, censés s’attaquer seulement aux champignons qui menacent les récoltes, s’en prennent en fait à tous les êtres vivants. Un « danger immense » selon des scientifiques. Le journaliste Fabrice Nicolino leur consacre son dernier ouvrage, Le crime est presque parfait. Entretien.

Nolwenn Weiler 21 février 2020

https://www.bastamag.net

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11 février 2020 ~ 0 Commentaire

handicap (le huff’ post)

handicap

Avec son plan handicap, Macron veut-il faire oublier les accusations d’inhumanité?

Des responsables de l’opposition accusent la majorité de se racheter une bonne conscience et veulent des moyens plutôt que des « beaux discours.

« “Cons”, “Playmobil sans cœur”, “inhumain”… l’opposition, et même certains ténors du gouvernement, n’avaient pas de mots assez durs pour fustiger la semaine dernière les atermoiements de la majorité sur le congé pour les parents endeuillés. Déjà peu enclin à rassurer les Français sur ses mesures sociales depuis le début du quinquennat, Emmanuel Macron n’a désormais plus le droit à l’erreur.

Les prochaines échéances du chef de l’État pourraient lui permettre de reléguer au second plan cet événement qui restera sans doute comme l’un des plus gros couacs de son quinquen-nat. Et cela a commencé ce mardi 11 février depuis les salons de l’Élysée. Emmanuel Macron y présidait une “conférence nationale du handicap” scrutée par les associations, qui réclament des “avancées” pour “améliorer concrètement la vie quotidienne” des personnes concernées.

Lors de son discours mardi, Emmanuel Macron a souligné que la politique du gouvernement était basée sur “une philosophie nouvelle” qui considère les personnes handicapées “comme des citoyens à part entière”, qui “ont droit à une vie de dignité, une vie de liberté, une vie comme les autres au milieu des autres”. Il a notamment déclaré qu’il ne ne faudra plus aucun enfant handicapé sans solution de scolarisation à la rentrée de septembre, annonçant l’embauche de 11 500 accompagnants d’ici 2022.

Et si les attentes sont nombreuses, exactement 15 ans après l’adoption d’une loi majeure pour l’égalité des droits et des chances, cette conférence représentait une “des rares occasions” pour le président de la République de faire des annonces sur un sujet qui touche tous les partis, estime le président du collectif Handicaps (qui réunit 47 associations sur le handicap), Arnaud de Broca.

 Se racheter une bonne conscience?

″Ça peut lui permettre de mettre l’accent sur l’aile sociale de sa politique”, expliquait-il au HuffPost, tout en invitant les responsables politiques à voir le handicap comme un sujet fédérateur, mais également stratégique puisqu’il touche “plusieurs millions d’électeurs.”

“Une bonne occasion” d’agir après quinze années d’attentisme pour Arnaud de Broca. Un calcul électoral cynique, juste après le refus d’une mesure aussi consensuelle que le congé pour la perte d’un enfant, pour certains responsables de l’opposition. C’est le cas notamment du député Les Républicains Aurélien Pradié. Investi sur cette question, celui qui a vu en 2018 une de ses propositions de loi sur l’inclusion scolaire des enfants handicapés retoquée par l’Assemblée nationale, estime même que le sujet du handicap “n’intéresse pas” la majorité.

L’élu du Lot et secrétaire général des Républicains craignait de voir le discours du chef de l’État se résumer en “une mise en scène autour des 15 ans de la loi Chirac.” ”À un moment où on leur reproche un manque d’humanité, c’est une occasion pour eux de se racheter une bonne conscience”, s’agaçait-il dimanche 9 février au JDD.

Même son de cloche du côté des députés communistes. Contacté par Le HuffPost, l’élu de Seine-Maritime Sébastien Jumel se montre aussi dubitatif que son collègue de droite. “Je pense que la crise d’humanité de la majorité est établie. On n’a pas attendu qu’Emmanuel Macron rappelle ses députés à l’ordre pour s’en rencontre compte”, tonne-t-il d’emblée, estimant que la majorité va “tenter de faire oublier le poids de ses turpitudes” avec le dossier du handicap.

“L’humanité c’est autre chose que des discours”

Mais pour être concret, il faudra sortir le carnet de chèques. De l’avis de Sébastien Jumel, comme pour beaucoup de spécialistes du sujet, le nerf de la guerre pour l’inclusion des personnes atteintes d’un handicap reste l’argent. “L’humanité, c’est forcément autre chose que des beaux discours”, tranche le député communiste au HuffPost.

C’est effectivement là, la principale crainte des associations: des grandes intentions sans enveloppe financière. “On aura sans doute un beau discours. Mais les vraies questions sont ‘quels moyens?’, ‘quelle temporalité?’”, prédixait Arnaud de Broca, pour qui les domaines de la compensation du handicap, de la scolarisation des enfants, de l’accessibilité devraient être autant de priorités. “Rien n’a changé en 15 ans”, regrettait-il, en glissant: “on ne fait pas de politique sans moyens.”

Et ce n’est sans doute pas le député Sébastien Jumel qui avancera le contraire. “Dans les orientations du discours du président de la République, il n’y aura sans doute rien à redire”, prévoyait-il, finissant de conférer au handicap un caractère consensuel. Cependant, l’élu ne se faisait guère d’illusion sur la suite: “je crains qu’il n’y ait pas la traduction financière d’une grande réforme sur le handicap.”

En attendant ces annonces, la secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées Sophie Cluzel ne veut pas entendre parler d’opportunisme ni de calendrier avantageux. “Cette confé-rence a été annoncée au moins depuis le 3 décembre. La date est crantée depuis un moment, on n’est pas sur quelque chose de calé à la dernière minute”, a expliqué au HuffPost l’entourage de la responsable.

Quelques heures avant les annonces du président de la République, les membres de la majorité -et même certains ministres- ont déjà investi les réseaux sociaux pour montrer leur implication sur le thème du handicap.

Et ce à travers des vidéos en langue des signes, grâce auxquelles ils veulent se montrer “tous concernés, tous mobilisés.” Reste à savoir si ces pastilles vidéo, dont est friande la majorité, seront cette fois-ci suivies de la mobilisation nationale que les associations appellent de leurs vœux, ou si le sujet du handicap restera cantonné au terrain de la communication.

10/02/2020 Anthony Berthelier

https://www.huffingtonpost.fr/

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27 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

handicap fraude (bastamag)

handicap

Essaie donc de frauder!

Les personnes en situation de handicap suspectées à leur tour d’être des « fraudeurs »

La Cour des comptes s’attaque dans un rapport à l’allocation adulte handicapé. Elle réclame une « détection des demandes frauduleuses » et accuse même les médecins de produire des « certificats de complaisance ».  Les allocataires de l’AAH seraient des fraudeurs potentiels, écrit donc en substance la Cour des comptes, sans fournir aucune donnée sur ces supposées fraudes.

L’AAH est une allocation que peuvent recevoir les adultes qui sont en situation de handicap et dont le taux d’incapacité a été évalué à plus de 50 %. Il existe deux formes d’allocation, explique la Cour des comptes : celle pour les personnes au taux d’incapacité de plus de 80 %, et celle pour les personnes dont le taux d’incapacité est estimé entre 50 et 80 % et qui ne sont pas en situation de pouvoir travailler.

L’AAH est donc là pour assurer un minium de ressources à des personnes qui ne peuvent pas travailler. Elle peut être attribuée pour un an, deux ans, cinq ans, voire plus longtemps pour les personnes dont le handicap n’est pas susceptible d’évoluer favorablement, et, en de très rare cas sans limitation de durée. En plus, l’AAH dépend de la situation familiale de la personne : quelqu’un qui aurait droit à l’AAH mais qui est en couple avec une personne qui a des revenus au-dessus des plafonds ne touchera aucune aide liée à son handicap.

La Cour veut « instaurer un entretien d’évaluation de l’employabilité » des demandeurs

Le niveau de l’AAH, à 900 euros pour une personne seule depuis le 1er novembre (860 euros auparavant), est en dessous du seuil de pauvreté. Mais à en croire la Cour des comptes, cela coûte trop cher à l’État qui finance l’AAH.

Cette augmentation est en partie le résultat d’une meilleure prise en compte du handicap depuis la loi de 2005 « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ». Ce sont cependant ces personnes que la Cour des comptes soup-çonne d’être des fraudeurs masqués. Elle vise aussi leurs médecins, qui pourraient, écrit le rapport, accorder des « certificats de complaisance » aux demandeurs. La Cour préconise donc d’obliger à l’avenir une contre-visite médicale obligatoire avant toute première attribution de l’AAH.

Nulle part dans son rapport, l’institution ne fait mention des délais souvent extrêmement longs, il faut souvent attendre plus de six mois, voir plus d’un an pour obtenir une réponse à sa deman-de. Dans certains départements, les délais s’étirent jusqu’à 16 mois ! La loi dit pourtant que les demandes d’AAH doivent être traitées en quatre mois. Mais cela, la Cour des comptes se garde bien de l’écrire.

Des recommandations qui « jettent la suspicion sur les bénéficiaires de l’AAH »

Même une association institutionnelle comme APF France (anciennement « association des paralysés de France ») a jugé ces recommandations « inquiétantes car elles jettent la suspicion sur les bénéficiaires de l’AAH ».

L’APF critique la « présomption de fraude potentielle à l’AAH » qui tient d’une « représentation erronée des démarches des bénéficiaires de minima sociaux alors que plusieurs études ont démontré que la fraude sociale était résiduelle et qu’il s’agissait bien souvent d’erreurs des allocataires et non d’une volonté délibérée de frauder ».

Ce rapport de la cour des comptes entre dans la droite ligne d’une politique qui place par principe les allocataires sociaux sur le banc des accusés. (Résumé voir lien)

Rachel Knaebel 27 novembre 2019

https://www.bastamag.net/


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13 juin 2019 ~ 0 Commentaire

ehpad (bastamag)

manifestants-hopital-sud

Des retraités « inquiets » des conditions de vie indignes en Ehpad s’engagent auprès des soignants en lutte

Le gouvernement a annoncé une loi sur la dépendance et le « grand âge » pour l’automne. En attendant, le sort des soignants ne s’est en rien amélioré dans les maisons de retraites.

Ceux-ci bénéficient d’un soutien inédit

Des retraités, via leurs syndicats, se joignent aux travailleurs des établissements pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) pour dénoncer les réductions d’effectifs, le niveau des salaires, et demander des moyens dignes pour les maisons de retraite. Parce qu’il « il y a des professions où les conditions de vie des gens dépendent des conditions de travail des personnels. Et parce que les Ehpad, c’est notre avenir à nous aussi. »

Du personnel en sous-effectif constant, une prise en charge des résidents qui se dégrade en conséquence… La situation dans les maisons de retraite, les « établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes » (Ehpad), est devenue tellement mauvaise que les personnels du secteur se mobilisent au sein d’une large intersyndicale. Début 2018, ils font grève, dans tout le pays. Les soignants sont soutenus par les directeurs des établissements, qui tirent aux aussi la sonnette d’alarme.

« Depuis, la situation n’a pas du tout évolué. Le secteur est toujours en sous-effectif, la souffrance au travail augmente encore », témoigne Malika Berlabi, aide-soignante dans les Hauts-de-Seine et responsable du collectif national de la CGT-Santé « Accueil des personnes âgées ».

Elle est surprise du soutien que leurs mobilisations recueillent : « Je n’ai jamais entendu une famille nous dire “vous nous embêtez avec vos grèves”. Elles sont avec nous. » C’est que l’enjeu dépasse celui des conditions de travail des soignants. « C’est un enjeu humain », pointe-t-elle.

Et la solidarité s’élargit. Aujourd’hui, des retraités qui, demain, pourraient devoir intégrer une maison de retraite, se mobilisent également. Neuf sections « retraités » de différents syndicats [1], s’engagent depuis plusieurs mois sur le sujet.

« Nous sommes de futurs usagers, directement concernés, et il y a de quoi être inquiets »

« Nous nous sommes aperçus que que chacun d’entre nous, chacun dans son syndicat, avions un parent ou un conjoint en Ehpad. Nous avons constaté que partout, il y avait de gros problè-mes, que le personnel se réduit de plus en plus, explique Philippe Damoiseau, ancien garde-champêtre, membre de la section retraités de Sud. Là où est ma mère, par exemple, il y a 80 résidents, dont la moitié ne peuvent pas se déplacer. Pourtant, la nuit, il n’y a que deux personnes qui y travaillent. »

Rachel Knaebel 13 juin 2019

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04 avril 2019 ~ 0 Commentaire

avs aesh (lutte ouvrière)

aesh

Accompagnants d’enfants handicapés : précarité, bas salaires

Le personnel accompagnant les enfants handicapés dans les établissements scolaires se mobilisent depuis plusieurs mois, à travers de nombreuses manifestations, pour l’amélioration de leur situation.

Se contentant de proclamer le droit des enfants handicapés à l’éducation, les gouvernements se sont peu souciés de donner à l’école les moyens de remplir cette obligation, et les person-nes chargées de travailler avec les enseignants pour encadrer ces élèves ont toujours été considérées comme des salariés au rabais.

La précarité et les bas salaires sont la règle.

Une partie d’entre eux, les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), sont recrutés en CDD et ne peuvent passer en CDI qu’au bout de six ans, si l’Éducation nationale n’a pas mis fin à leur contrat avant. Les auxiliaires de vie scolaire (AVS), eux, sont engagés sur des contrats aidés encore plus précaires.

Quant aux salaires, ils sont bien souvent de 700 euros par mois, pour un temps partiel qui est la règle. Avec de telles conditions, les allégations du ministère sur ses difficultés à recruter sonnent comme une belle hypocrisie.

Les enfants concernés sont victimes de cette politique.

À la rentrée 2018, les associations estimaient qu’au moins un tiers de ceux qui s’étaient vu prescrire un accompagnant n’en avaient pas. Pour une partie d’entre eux, cela a signifié le renoncement.

Les autres n’ont souvent su qu’à la rentrée qu’ils avaient droit à une aide.

Cette situation désastreuse va de pair avec une autre carence de l’Éducation nationale, le manque de places en établissement spécialisé pour les cas les plus graves, ce qui laisse aux parents comme seul recours l’inscription dans une école ordinaire. Le nombre d’enfants handi-capés devant être scolarisés dans les écoles augmente ainsi chaque année, mais pas le nombre d’accompagnants.

Les AESH et les AVS manifestent pour réclamer l’amélioration de leur situation, mais aussi parce qu’ils ont tout lieu d’être inquiets d’une nouvelle loi actuellement discutée. Sous prétexte d’améliorer leur salaire en augmentant leur temps de travail, on leur imposerait un second employeur, les communes, pour des activités périscolaires, avec à la clef la perspective de nouvelles tâches et des lieux de travail multiples.

Face à ces nouvelles menaces, les revendications du personnel accompagnant les enfants handicapés sont simples : la fin de la précarité avec des emplois stables et à temps plein, un véritable salaire, et la création des emplois nécessaires pour couvrir tous les besoins.

Daniel MESCLA 03 Avril 2019
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08 mars 2019 ~ 0 Commentaire

handicap onu (basta)

handicap

L’Onu appelle la France à respecter les droits

Des personnes handicapées

En octobre 2017, la rapporteure spéciale de l’Onu sur les droits des personnes handicapées, Catalina Devandas-Aguilar, avait effectué une visite en France, pour dresser un état des lieux du respect des droits des personnes handicapées. Son rapport vient d’être rendu public. Et son constat est rude. Que ce soit en termes de libertés individuelles, de droits politiques, d’acces-sibilité, et plus globalement d’intégration dans la société, le document pointe de graves manquements. La France a pourtant ratifié en 2010 la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées.

Personnes handicapées privées du droit de vote

La rapporteure spéciale note ainsi qu’en France, 385 000 personnes handicapées étaient, en 2015, placées sous tutelle et 360 000 sous curatelle. Les personnes sous tutelle ne sont plus habilitées à exercer leurs droits et ne peuvent accomplir d’actes civils sans être représentées par leur tuteur. 17 % des personnes handicapées placées sous tutelle sont ainsi privées du droit de vote.

Rachel Knaebel 8 mars 2019

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04 février 2019 ~ 0 Commentaire

6 février (aesh)

tract

Mobilisation des AESH

Le 6 février : on y va !

Pour la première fois, un appel intersyndical national a été lancé pour une mobilisation des AESH le mercredi 6 février, devant les DSDEN, rectorats ou préfectures.

Ce sera l’occasion, pour chacun·e d’entre nous, d’aller à la rencontre des Accompagnant·es d’Élèves en Situation de Handicap, de les écouter et de les soutenir dans leur combat pour une reconnaissance professionnelle, une revalorisation de leur salaire et une amélioration de leurs conditions de travail.

Les témoignages sont nombreux et préoccupants, chaque jour et partout autour de nous : l’un pour dénoncer les niveaux de salaire dérisoires liés entre autres aux temps incomplets imposés, l’autre pour signaler les pressions hiérarchiques subies à longueur d’année autour de la reconduction des contrats, ou encore pour exprimer un mal-être dû à des missions diffuses et vidées de leur sens ou à une méconnaissance des troubles des élèves en raison d’un manque de formation criant.

Les différents collectifs créés par les AESH se mobilisent depuis des mois pour obtenir reconnaissance et professionnalisation. Mais rien ne change et on a même l’impression que les choses empirent. Il n’y a qu’à voir la dernière proposition du ministre Blanquer (1) qui souhaite que soient mis en place des CDD de trois ans renouvelables une fois pour les AESH, au lieu d’un an actuellement, sous prétexte que les emplois seraient ainsi plus stables. Or, on parle de contrats de 3 ans, soumis au jugement et à la validation opaques des chef·fes d’établissement et sans aucune garantie de titularisation par la suite.

Aujourd’hui, l’appel est général et relayé par les organisations syndicales.

Nous espérons que partout, les personnels se mobiliseront en nombre le 6 février et que les échanges conduiront à des actions collectives durables afin de faire vivre et gagner ce combat.

3 février 2019

https://www.questionsdeclasses.org/

aesh

22 :

Dinan : 14h rassemblement devant la permanence parlementaire du député LREM Hervé Berville (64bis rue de Brest)

Ces rassemblements précéderont une Conférence de presse du SNUipp-FSU et du SNES-FSU dans les locaux de la FSU35 – rue Papu – à 14h30.

Saint-Brieuc : 14h devant la préfecture puis conférence de presse
Réunion à 14h30 à la Maison du temps libre, 6 bis, rue Maréchal Foch à Saint Brieuc

Ces rassemblements précéderont une Conférence de presse du SNUipp-FSU et du SNES-FSU dans les locaux de la FSU35 – rue Papu – à 14h30.

35 :

Les dix organisations syndicales appellent d’ores et déjà à un rassemblement devant la DSDEN d’Ille et Vilaine le mercredi 6 février à 14h30. Elles invitent les AESH à une Assemblée générale à 16h00 au siège de la FSU35, 14 rue Papu à Rennes, pour débattre ensemble et y exprimer leurs revendications. Cette assemblée générale sera suivie d’une conférence de presse à 17h30.

Rennes : 13h30 rassemblement devant la permanence parlementaire du député LREM Florian Bachelier (2 rue de la Mabilais) avant la conférence de presse à la FSU

56 :

le mercredi 6 février 2019 à 14h30
devant l’Inspection Académique du Morbihan rue Saint-Symphorien – VANNES
Une audience est demandée à la DASEN

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14 janvier 2019 ~ 0 Commentaire

handicap (la salamandre)

salam
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Documentaire
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Defiant Lives est un documentaire qui retrace l’histoire, sur des décennies, d’activistes du handicap. Sarah Barton, elle-même activiste, met en scène leur lutte pour leurs droits et pour leur dignité. Elle revient sur la naissance du mouvement pour les droits des personnes handicapées aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Australie.
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Le film entremêle des images d’archives inédites avec les histoires personnelles d’hommes et de femmes handicapés qui ont lutté pour leur indépendance et pour avoir le contrôle de leur vie parfois depuis les institutions où ils étaient enfermés.
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Ils se sont attaqués aux grandes organisations caritatives, se sont enchaînés aux transports publics partout dans le monde et ont exigé l’accès «pour aller audacieusement là où tout le monde est allé avant eux». Ils ont fait pression pour obtenir l’aide nécessaire afin de vivre une vie ordinaire, au sein de la société, avec la famille, les amant(e)s, les ami(e)s…
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Séance unique le mardi 15 janvier à 20h30, suivi d’une discussion avec le Collectif anti-capacitiste du Pays de Morlaix
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DEFANT LIVES
de Sarah Barton (Australie – 2018 – 1h30)
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