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14 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quatrième semaine de grève pour les sages-femmes (fr3)

Quatrième semaine de grève pour les sages-femmes (fr3) dans Féminisme cigognes

Le mouvement des sages-femmes de Rennes et de l’ensemble de l’Hexagone est aujourd’hui dans sa quatrième semaine de grève. Elles annoncent une action le mardi 19 novembre prochain. Les sages-femmes de Quimper, elles aussi sont en grève  Elles demandent à être reconnues comme praticiens de premier recours en santé des femmes, à obtenir un statut médical sans ambiguïté, avoir une formation initiale avec une filière universitaire autonome… Les sages-femmes ne veulent plus être invisibles.

Une action le 19 novembre Elles sont en grève depuis 4 semaines et ont décidé d’une nouvelle action le mardi 19 novembre prochain. Salariées, libérales, ou encore étudiantes  elles ont prévu de manifester le même jour, à la même heure dans chaque région. Avec un rassemblement à 10h à Paris devant le ministère, et des rassemblements dans chaque région devant l’Agence Régionale de la Santé (ARS). A cette occasion elles devraient remettre leur « cahier de doléances » au Directeur de l’ARS . Par Krystell Veillard Publié le 13/11/2013 | 17:04, mis à jour le 13/11/2013 | 17:40

http://bretagne.france3.fr/2013/11/13/quatrieme-semaine-de-greve-pour-les-sages-femmes-356873.html

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14 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Agriculture et alimentation, des noms au féminin (essf)

Agriculture et alimentation, des noms au féminin (essf) dans Féminisme mission-gp-de-femmes

Quand on parle de l’agriculture et de l’alimentation, on fait rarement référence au rôle clé que les femmes ont eu et tiennent encore dans la production, la distribution et la consommation des aliments. Comme tous les autres travaux de soins, la nourriture a été reléguée à l’arrière plan. Mais l’agriculture et l’alimentation sont des noms féminins et il est indispensable de rendre visible et de donner une valeur à ce que nous mangeons et à comment nous le faisons, en soulignant que cela concerne tout le monde.

La culture des aliments, tout particulièrement les potagers à petite échelle, a tradi- tionnellement été un travail féminin. Dans les pays du Sud, encore aujourd’hui, entre 60 et 80% de la production de nourriture relève du travail des femmes. En dépit de cela, ce sont les femmes et les petites filles qui, selon les chiffres de la FAO, ont le plus faim : 60% de la faim chronique les frappe de plein fouet. Pourquoi ? Parce que les femmes travaillent la terre, la cultivent et récoltent les aliments mais elles n’ont pas accès à sa propriété, au crédit agricole, etc. Et en conséquence, elles ne recoivent pas le fruit de ce qu’elles produisent.

Mais il n’est pas nécessaire d’aller jusque dans les pays du Sud pour constater que le modèle agricole et alimentaire actuel a un impact négatif sur les femmes : combien de paysannes, chez nous, ont travaillé toute leur vie dans les champs alors que ce travail n’a jamais été pris en compte, qu’elles n’ont jamais cotisé pour la sécurité sociale. Nous vivons dans un système patriarcal qui rend invisible et qui ne valorise pas le travail des femmes. L’agriculture et l’alimentation en sont un exemple clair.

Le modèle agroalimentaire actuel est irrationnel, non seulement parce qu’il se base sur des aliments « kilométriques », alors que nous pourrions en consommer de proximité, mais aussi parce qu’il détruit l’agriculture locale au lieu de défendre un monde rural vivant. Il favorise une poignée de variétés agricoles alors qu’on pourrait utiliser une énorme quantité d’anciennes semences. Il est « accro » aux pesticides et aux transgéniques, avec tout ce que cela implique pour notre santé et celle de la planète, au lieu d’investir dans l’agriculture écologique. En outre, il condamne à la faim et à l’anonymat celles qui jouent un rôle central dans la production alimentaire : les femmes.

Alors qu’émergent aujourd’hui des alternatives à l’agriculture industrielle et intensive qui a échouée, les femmes y jouent également un rôle central. Cette agriculture nouvelle et au féminin, nous la retrouvons dans de nombreux lieux à la campagne où des femmes paysannes, souvent jeunes, prennent en charge des fermes et optent pour une agriculture et une alimentation qui place au centre les personnes et la terre. Ce sont des groupes et des coopératives de consommation dans lesquels les femmes ont un poids décisif. Des expériences d’exploitation intelligente et de recyclage de la nourri- ture, des « cantines mobiles » et des cuisines populaires dirigées par des femmes. Des potagers urbains, qui occupent des terrains vagues et abandonnés, avec une présence féminine importante.

Ce sont des alternatives qui revendiquent la souveraineté alimentaire, notre capacité de décider (nous, paysans et consommateurs) sur ce qui est cultivé et ce que l’on consomme. Une alter-native qui doit nécessairement être féministe et faire le choix de l’égalité des droits, en revendiquant l’accès aux moyens de production alimentaire (terre, eau et semences) à égalité de conditions, tant pour les hommes que pour les femmes.

En récupérant l’intérêt pour ce que nous mangeons, de la provenance et de la manière dont on produit, nous redonnons à nouveau valeur à une chose aussi essentielle que l’agriculture et l’ali- mentation. L’achat de nourriture et la cuisine à la maison sont toujours, dans une bonne mesure, l’œu- vre des femmes. Un travail qui n’est souvent pas reconnu ni valorisé mais qui est indispensable car il soutient le travail productive qui valorise le capital. Souligner son importance, faire en sorte qu’il compte et établir clairement qu’il est de la responsabilité de tous et de toutes est le premier pas pour commencer à changer les choses et à faire en sorte que nos vies soient plus justes, saines et, en définitive, vivables.

VIVAS Esther 12 novembre 2013

* Article initialement publié en catalan sur le site « Etselquemenges.cat », 12/11/2013.

* Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera.

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30321

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14 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Droit à l’avortement: le retour en arrière (lo)

Droit à l'avortement: le retour en arrière (lo) dans Féminisme torchon_brule

« Un million de femmes se font avorter en France.

Elles le font dans des conditions dangereuses en raison de la clandestinité à laquelle elles sont con- damnées, alors que cette opération, pratiquée sous contrôle médical, est des plus simples. (…) Je déclare que je suis l’une d’elles. Je déclare avoir avorté. De même que nous réclamons le libre accès aux moyens anticonceptionnels, nous réclamons l’avortement libre. »

C’était en 1971, le Manifeste des 343. Quatre ans plus tard, grâce au combat des femmes, le droit à l’avortement était, enfin, inscrit dans la loi.

Mais aujourd’hui, quarante ans plus tard, et c’est le très officiel « Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes » qui l’affirme dans un rapport remis au gouvernement, le recours à l’in- terruption volontaire de grossesse (IVG) reste pour bien des femmes « un véritable parcours de la combattante ».

Le rapport passe en revue les dysfonctionnements qui aboutissent dans certains cas à faire d’une IVG un chemin semé d’obstacles. Il accuse le manque d’information ou les difficultés d’accès à cette information, qui font par exemple que l’IVG médicamenteuse reste peu pratiquée. Il incrimine la clause de conscience invoquée par certains médecins ou gynécologues pour refuser de pratiquer des avortements. Et puis, aussi et surtout, il dénonce le manque de moyens et de personnels, et notamment la fermeture entre 2000 et 2011 de 130 établissements de santé pratiquant des IVG !

En conséquence, des femmes connaissent l’angoisse de ne pas pouvoir être prises en charge à temps. Certaines sont même contraintes, après avoir dépassé les délais légaux et si elles en ont les moyens, d’aller avorter à l’étranger. Comme autrefois, avant la loi. Parce que, pendant ces quarante ans, tous les gouvernements qui se sont succédé n’ont eu de cesse de faire des économies sur les budgets de la santé et de fermer des structures de santé, au prétexte qu’elles n’étaient pas rentables. Et cela au mépris des droits des femmes, qui ne les intéressent que les jours de discours ou d’inaugurations.

Remis à la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem, le présent rapport affirme : « En faisant état des insuffisances du service public en matière d’IVG (…) les rapports se suivent mais les obstacles demeurent. » Certes, et il pourrait bien en être de même une fois encore. Sophie Gargan

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2363&id=20

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13 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Sages-femmes: des revendications pour toutes les femmes

Sages-femmes: des revendications pour toutes les femmes  dans Austérité cigognes

Les sages-femmes sont en grève illimitée et massive depuis mi-octobre et deux nouvelles journées de manifestations sont prévues les 7 et 13 novembre.

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Leurs revendications sont essentielles pour elles et pour toutes les femmes. Comme elles assurent encore les consultations d’urgence et les accouchements et que les médias relayent peu ce genre de mobilisation, leur mouvement reste peu visible.  Comme toutes les professions « féminines », celle des sages-femmes est dévalorisée et sous-payée. Leurs compétences seraient « naturelles », ne nécessi- teraient pas de formation spécifique et n’auraient donc pas besoin d’être reconnues.

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Statuts et salaires : une non-reconnaissance Pourtant la formation des sages-femmes est aujourd’hui sanctionnée par un master, soit 5 années d’études supérieures ! Elles/ils reçoivent près de 200 heures de formation en gynécologie alors que les médecins généralistes n’en ont que 40.  Depuis 2012, elles/ils peuvent prescrire les contraceptifs, se retrouvent régulièrement à effectuer des actes sous délégation des médecins notamment dans le cadre des IVG, et leurs responsabilités ne cessent d’augmenter. Et pourtant, elles/ils restent assimiléEs à des professions paramédicales et leur salaire de début de carrière à l’hôpital est de moins de 2 000 euros brut par mois.

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Des revendications pour elles, pour nous, les femmes En revendiquant aujourd’hui le statut de praticiens hospitaliers (ce qui peut faire débat) et la revalorisation de leurs salaires, les sages-femmes réclament la reconnaissance de leur métier. Comme c’est déjà partiellement le cas, elles souhaitent suivre les femmes dans les situations « normales », parce qu’être une femme, être enceinte ou accou- cher, ce n’est pas une maladie mais cela implique des soins et des compétences spécifiques. Elles/ils ne demandent pas de remplacer d’autres professions, notamment les gynécologues médicaux puisque en cas de pathologie ou de complications, c’est vers ceux-ci que les femmes sont orientées.

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En améliorant la prise en charge quotidienne des femmes pour tout ce qui a trait à la sexualité, la contraception, les IVG, les infections sexuellement transmissibles, ou les violences faites aux femmes, l’amélioration du statut des sages-femmes doit permettre l’amélioration de la prise en charge de la santé de toutes les femmes.

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Contre les politiques d’austérité et la casse du service public de la santé Dans le contexte actuel de fermeture des centres IVG, des maternités, de la pénurie de médecins et en particulier de gynécologues, avec la loi HPST, on peut légitimement craindre qu’en transférant aux sages-femmes certains actes assumés précédemment par les médecins, l’État cherche à faire des économies sur le dos de la santé des femmes.

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C’est pour cela qu’il s’agit d’inclure les revendications des sages-femmes dans la cadre de la lutte contre les politiques d’austérité et leurs conséquences : abrogation de la loi HPST, pour un service public de la santé à la hauteur des besoins, embauches massives de soignantEs, amélioration de la formation des médecins généralistes sur les questions spécifiques à la santé des femmes, contre la fermeture des CIVG et des maternités, remboursement intégral de toutes les contraceptions et de l’IVG, revalorisation du statut et des salaires des sages-femmes… pour le droit des femmes de choisir pour tout ce qui concerne leur santé, de disposer librement leur corps !

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Elsa Collonges  Lundi 11 novembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 216 (07/11/2013)

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04 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Projet de loi: les prostituées, victimes et coupables ?

Projet de loi: les prostituées, victimes et coupables ? dans Féminisme procuresshp

Une proposition de loi disant vouloir « renforcer la lutte contre le système prostitu-tionnel » vient d’être déposée à l’Assemblée Nationale par le PS.

À sa lecture, le NPA réaffirme l’approche politique qui l’a amené en juillet à signer avec 100 autres associations et organisations le Manifeste contre la pénalisation des prostituées et de leurs clients.
Présentée comme la solution à la question prostitutionnelle, la pénalisation des clients – mesure-phare du projet de loi – a pourtant été rejetée par des associations féministes comme le Planning familial, ou de santé, comme Médecins du Monde.

Malgré l’équation rhétorique qui accompagne le projet de loi affirmant que « s’attaquer à la demande fera baisser l’offre », cette mesure renforcera en réalité le pouvoir des clients. En effet, loin d’améliorer la situation des personnes en situation de prostitution, cette option l’aggrave. La clientèle menacée de contravention fera pression pour qu’elles se cachent toujours davantage. Cette mesure les rendra donc plus précaires et vulnérables, et dégradera encore leurs possibilités d’imposer des conditions comme le port du préservatif, ou de se protéger des violences des clients et de la police.

Epée de Damoclès De plus, si ce projet introduit l’idée de délivrer un titre de séjour temporaire de 6 mois aux personnes s’engageant à sortir de la prostitution, le gouvernement met en même temps une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. Il prépare de nouvelles expulsions, en interdisant le retour à la prostitution (sous peine d’expulsion), tout en les maintenant dans une extrême précarité, avec un titre de séjour de 6 mois, et une aide de moins de 500 euros par mois. En cela, il serait assisté par les associations de « soutien » aux prostituées, qui auraient à charge de les surveiller !

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Non seulement la mise en place d’un contrôle politique, social et policier sur des femmes précaires et étrangères est inacceptable (cela instaure un état d’exception par rapport aux prostituéEs françaises) mais que des associations acceptent de faire ce travail le serait tout autant.

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Les prostituées, victimes et coupables ? Il serait temps que le gouvernement sorte de sa démar- che paternaliste et répressive, et apporte des réponses utiles à l’ensemble des personnes en situation de prostitution, à commencer par le soutien politique et financier aux associations communautaires et de santé et celles qui luttent pour leur permettre d’obtenir la régularisation. Car si la traite se développe, c’est sur la fermeture des frontières et les politiques migratoires assassines. Pour lutter contre les réseaux, il faut d’abord régulariser toutes les sans-papierEs !

Chloé Moindreau Samedi 2 novembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 215 (31/10/2013)

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04 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Manifeste des 343 salauds, manifeste de véritables machos !

Manifeste des 343 salauds, manifeste de véritables machos ! dans Droite républicaine on-peut

Le magazine Causeur a publié le 30 octobre le « manifeste des 343 salauds ».

Le NPA dénonce cette nouvelle offensive antiféministe qui détourne de façon odieuse la référence au manifeste des 343 femmes ayant avorté, lancé en 1971 par Simone de Beauvoir. Alors que les femmes revendiquaient ainsi le droit à disposer de leur corps, les auteurs de ce manifeste sexiste revendiquent eux… le droit à disposer librement du corps d’autrui, celui des femmes, recourant même au possessif le plus machiste par l’intitulé de leur appel « touche pas à ma pute !

Ce slogan, pastiche de celui de SOS Racisme, est de plus une confiscation paternaliste intolérable de la parole des premières concernées. Sans grande surprise, on retrouve parmi les signataires les pires masculinistes et réacs en passant notamment par Eric Zemmour, Basile de Koch ou encore Richard Malka.

Rappelons que concrètement, le droit des femmes à disposer de leur corps, que ce soit par l’accès à la contraception et à l’IVG ou dans les luttes contre les violences sexuelles, est constamment remis en cause et en recul.

Le corps des femmes n’appartient qu’à elles-mêmes ! Montreuil, le 3 novembre 2013

http://npa2009.org/node/39415

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01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

USA, le droit à l’avortement remis en cause au Texas (of)

USA, le droit à l'avortement remis en cause au Texas (of) dans Féminisme les-cheval1-220x300

Une cour fédérale d’appel a rétabli au Texas certaines restrictions au droit d’interruption volontaire de grossesse qui avaient été bloquées par un juge de première instance cette semaine.

Ce jugement signifie qu’un texte de loi adopté en juillet dans cet Etat et remettant largement en cause le droit à l’avortement va pouvoir entrer en vigueur.

Privilège d’admission L’arrêt rendu par la cour d’appel signifie que les médecins qui pratiqueront des IVG devront disposer d’un «privilège d’admission» auprès des hôpitaux locaux. Le privilège d’ad- mission est le droit d’un médecin, en vertu de son statut de membre soignant d’un hôpital, d’admettre un patient dans un hôpital ou un centre médical afin d’y délivrer un diagnostic ou un traitement. Les défenseurs de l’IVG font valoir que le contenu de la loi risque de se traduire par une fermeture immé- diate d’un tiers des cliniques de l’Etat car ces cliniques n’ont pas réussi à obtenir ce «privilège d’ad- mission» pour leurs praticiens.

Bataille juridique Au total, ce serait près de 22 000 femmes qui seraient privées d’un accès à ces établissements. Lundi, un juge de premier instance avait estimé à la veille de l’entrée en vigueur de la loi que les dispositions traitant du privilège d’admission étaient anticonstitutionnelles. Mais l’Attorney General du Texas, le républicain Greg Abbott, qui brigue le poste de gouverneur, a demandé à la cour d’appel d’annuler le jugement de première instance qui bloquait l’application de la loi. Une audience plénière sur cette question est prévue pour le mois de janvier. Faits de société vendredi 01 novembre 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-USA.-Le-droit-a-l-avortement-remis-en-cause-au-Texas-_6346-2244935-fils-tous_filDMA.Htm

Commentaire: L’avortement est un droit acquis mais fragile, les religieux ne lâchent rien!

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28 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Marie Hélia, la mémoire féministe à l’écran (lt)

Marie Hélia, la mémoire féministe à l'écran (lt) dans Féminisme les-cheval1

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Le nouveau film de Marie Hélia, « Les Chevalières de la table ronde », sort mercredi à Douarnenez, mais aussi Bénodet. Par des témoignages de militantes, il raconte avec humour et liberté 50 ans de luttes féministes en Finistère. Entretien avec une réalisatrice « engagée ».

empty dans Luttes sociales en Finistère

Marie Hélia, comment et quand est né le projet des « Chevalières de la table ronde » ?
C’était à la suite d’une demande du planning familial, qui fêtait, en 2006, ses 50 ans. Mais ce n’est qu’en 2010 qu’on a vraiment commencé à parler de collecter des mémoires. L’idée m’a tout de suite plu. J’ai commencé à travailler dessus en 2011. On m’a présenté huit pionnières finistériennes du planning, qui s’étaient battues pour le droit des femmes, et j’ai recueilli leurs témoignages.

Qui sont donc ces « chevalières » ? Il y a des représentantes de la jeune génération, qui sont dans la trentaine, mais je mets surtout en scène des « anciennes » : des militantes qui ont oeuvré princi- palement dans les années 60 ou 80, et qui ont aujourd’hui entre 80 et 90 ans ou la soixantaine. Ce sont des femmes du département qui ont lutté pour leurs droits et pour leur corps, à l’époque où l’article 20 du Code pénal interdisait la contraception et l’avortement.

La forme de votre film est originale, ni un documentaire, ni une fiction ? J’ai eu envie de tout mélanger. Je ne voulais pas qu’on le cantonne à un simple documentaire ou reportage et je souhaitais, en même temps, le travailler à ma façon pour qu’il ait suffisamment de gueule sur grand écran.

Pouvez-vous nous expliquer le rôle de la narratrice, une femme portant un masque de gorille ? C’est une représentante du mouvement féministe américain des « Gorilla Girls », des plasticiennes impliquées dans diverses luttes pour les droits des femmes, qui ont la particularité de porter des noms d’artistes femmes célèbres, afin de faire vivre leur mémoire. La mienne a pris celui de Rosa Bonheur (1822-1899), peintre spécialisée dans la représentation d’animaux. Notre Gorilla Girl vient d’ailleurs en Finistère pour faire le portrait d’une jolie petite vache : la pie noir ! C’est pendant son périple qu’elle rencontre les « chevalières ».

Des chevalières qui parlent devant une caméra, mais aussi devant un miroir… et autour d’une table ronde ! Pourquoi ces objets récurrents ?  Pour ajouter à la fiction, d’une part. Pour appuyer le côté fantastique et l’esthétique du conte, aussi. Mais la table ronde symbolise aussi des années de discussion. Comme m’a fait remarquer une spectatrice, il y a peu : « Ces femmes peuvent se regarder en face ». Elles ont fait leur boulot, c’est vrai.

Qu’est-ce qui vous a le plus séduit dans ce projet ? Qu’en avez-vous retiré ?  J’ai pu travailler avec des femmes douées, comme Laetitia Shériff, qui a composé toute la bande-annonce, ou encore Annelise Nguyên, qui a fabriqué la table. Et j’ai pu rencontrer des femmes fortes, qui, même retraitées, n’ont jamais cessé de militer, d’une façon ou d’une autre. Au travers du film, elles continuent de lutter, quelque part, en transmettant leur expérience aux nouvelles générations.

Dans le film, on traverse les premières périodes du féminisme en France, avant la loi Veil, notamment. Comment résumeriez-vous ce mouvement, aujourd’hui ?  Je reprendrais la formule de Claire Méheut (l’une des chevalières brestoises, NDLR) : « Permettre aux femmes de réaliser leurs désirs ».

Vous considérez-vous comme féministe ?  Dans un sens, oui, parce que je suis une femme libre et indépendante et que ça me semble naturel. Même si je ne suis pas « militante » au planning ou ailleurs, je suis plutôt engagée. Pratique A partir de mercredi, sur les écrans du K de Douarnenez et du Cinémarine de Bénodet.

  • Propos recueillis par Nora Moreau

Douze femmes racontent leur combat pour le Planning familial

Loin des clichés sur le féminisme, le nouveau film de Marie Hélia raconte la naissance du Planning familial dans le Finistère. Le spectateur suit le personnage de la « Gorilla Girl » (figure du féminisme radical américain) à la recherche d’une pie noir (une race de vache) et qui rencontre sur son chemin douze femmes ayant contribué à la naissance du planning dans le département. « Pour ses 50 ans, le planning avait réuni ses pionnières et m’avait demandé de récolter des témoignages ». Témoignages pour lesquels elle a porté une attention toute particulière à l’esthétique. « J’ai voulu rendre ces femmes encore plus lumineuses qu’elles ne le sont déjà. Et cela vient d’ailleurs renforcer la thématique du conte. J’ai fait le choix de la Gorilla Girl car je voulais durcir leurs propos ».

Des témoignages émouvants  Elle tempère : « C’est un film qui est plus dans l’émotionnel que dans l’historique. J’avais envie de comprendre les ressentis de ces luttes, sans pour autant chercher à véhiculer une image sexiste ». Pour comprendre au mieux cette période faste du féminisme breton, Marie Hélia a dû travailler sur des images d’archives. Elle a notamment collecté des vidéos de la Cinémathèque de Bretagne, de l’Institut national de l’audiovisuel (Ina), du Planning familial. Avec plus d’une quinzaine de films à son actif, Marie Hélia affirme que ce film « est l’un de ceux qui m’a le plus appris. Avec ce film, je suis plus vigilante sur la question homme-femme ». 27 octobre 2013

Ce docu-fiction a été coproduit par Paris-Brest productions et Tébéo, avec, notamment, le soutien du conseil général du Finistère, de la région Bretagne et du Centre national de la cinématographie (CNC).

http://quimper.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimper/ville/marie-helia-la-memoire-feministe-a-l-ecran-27-10-2013-2283031.php

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27 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Agressions et appels au viol se multiplient contre des militantes de gauche (Bastamag)

Agressions et appels au viol se multiplient contre des militantes de gauche (Bastamag) dans Antifascisme pascal-ory-du-fascisme

Les faits se sont produits dans la soirée du 21 octobre à Paris, près de la place de la Bastille.

Une étudiante de l’université de Nanterre, militante de l’Union nationale des étudiants de France (Unef) a témoigné avoir été plaquée contre un mur par un homme qui l’a menacé de viol, la traitant de « sale arabe » et de « gauchiste ». Ajoutant « on sait où tu habites ». Quelques jours plus tôt, le jeudi 17 octobre, une étudiante de l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne, elle aussi militante de l’Unef « a été agressée en sortant de son domicile par un individu qui lui a asséné deux coups à l’arme blanche, au visage et à la gorge, entraînant son hospitalisation », raconte l’organisation étudiante dans un communiqué. Ses jours ne sont pas en danger et une plainte a été déposée. « L’affaire est prise au sérieux et les investigations sont en cours », précise une source policière.

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La ministre de l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso a condamné « avec la plus grande fermeté les agressions inacceptables dont ont été victimes [les] deux étudiantes », militantes de l’Unef. « Le débat démocratique et syndical ne doit laisser aucune place à la violence », ajoute la ministre qui « demande aux établissements d’enseignement supérieur d’être vigilants et de faire preuve de la plus grande fermeté (…) afin d’éviter toute dérive de violence sur les campus ». Les agressions des deux jeunes femmes sont en effet intervenues dans un contexte de tensions grandis-santes dans certaines universités, en particulier à Paris I. Les jours précédant, plusieurs membres de l’Unef avaient reçu des appels téléphoniques ou des mails les menaçant de violences ou de viols. « Nos noms, nos photos et nos coordonnées étaient diffusés sur des sites d’extrême-droite », rapporte Emilien Martin, président de l’Unef à Paris I.

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Des universités parisiennes à Avignon Point de départ de ces tensions : des altercations entre militants de l’Unef et des membres de la Fédé Paris I, une « corpo » qui s’affiche comme « apolitique ». La corporation étudiante accuse le président de l’Unef locale de les avoir menacé avec une barre de fer. Celui-ci reproche à la Fédé Paris-1 d’avoir fait circuler des vidéos relayées ensuite par des sites d’extrême-droite. Et a annoncé avoir porté plainte en diffamation. « A chaque fois que l’extrême-droite n’a pas de prise dans une université, elle trouve une porte d’entrée dans les groupes apolitiques et non-syndicaux », estime Emilien Martin.

L’organisation étudiante a par ailleurs déposé une plainte pour incitation à la haine et à la violence contre une publication de l’Action française universitaire, qui, datée du 15 octobre, titre : « Reprends ta fac, tuons tous les gauchismes ». L’Action française, groupuscule royaliste d’extrême-droite au lourd passif antisémite, dénonce de son côté « une grossière manœuvre destinée probablement à faire tomber notre organisation en obtenant son interdiction ».

Il n’y a pas que dans les universités que la tension monte. En septembre, Julie Del Papa, co- responsable de la commission écologie du Parti de Gauche, vivant à Avignon, a été la cible de propos haineux et d’appel au viol sur le réseau social Twitter, par des internautes proches de l’extrême droite s’exprimant sous pseudonymes. « Ces méthodes sont inqualifiables et cette attitude est révélatrice de ce qu’est l’extrême droite et le Front National. Insultes, intimidations, appel à la haine, sexisme, racisme, humiliation, machisme, soumission, référence au nazisme… », déplore sur son blog Julie Del Papa, qui a déposé plainte contre X. La ministre de la Justice et le ministre de l’Intérieur ont été interpellés sur cette affaire par plusieurs élus, dont Marie-George Buffet (PCF/Front de Gauche), Sergio Coronado (EELV), Sandrine Mazetier (PS) et Jérôme Guedj (PS).

par Nolwenn Weiler 25 octobre 2013 http://www.bastamag.net/article3448.html

Commentaire: Le fascisme çà ne consiste pas à « faire monter le FN dans les sondages », voire  dans les élections, mais çà vise à détruire les organisations qui résistent au capitalisme, pour que ce dernier restaure ses profits, entravés voire grignotés par les méchants « syndicats »! Une bonne guerre si çà suffit pas,  entre prolétaires par dessus et hop! Etonnant, non? (voire n’importe quel manuel d’histoire)

http://www.bastamag.net/article3448.html

 

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23 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Finistère, droits des femmes, douze Chevalières sur les écrans (LT + OF)

Finistère, droits des femmes, douze Chevalières sur les écrans (LT + OF) dans Brest et région les-cheval

empty dans Féminisme

« À l’occasion de ses 50 ans, le planning familial avait réuni ses pionnières et m’avait demandé de récolter des témoignages ».

Après trois ans de travail, le film de la réalisatrice brestoise Marie Hélia sort aujourd’hui en salles. Intitulé « Les Chevalières de la table ronde », ce docu-fiction de 75 minutes raconte des années de luttes pour les droits des femmes ainsi que la naissance du planning familial dans le Finistère. On y suit un personnage aussi étonnant que symbolique, la « Gorilla Girl » (figure du féminisme radical américain porté par des plasticiennes, NDLR), qui rencontre, durant son voyage en pointe bretonne, douze femmes. Douze « Chevalières ».

La lutte autour d’une table ronde  Parmi celles-ci, on retrouve ces fameuses « pionnières ». « Des femmes qui ont aujourd’hui entre 60 et 90 ans, explique Marie Hélia. Des femmes qui se sont battues pour leurs droits et pour leur corps bien avant la loi Veil, à l’époque où l’article 20 du Code pénal interdisait la contraception et l’avortement ». Racontés avec humour et en toute liberté, parfois de façon assez crue, ces souvenirs envahissent l’écran. Par les récits, souvent émus, des Chevalières, mais aussi à travers des images d’archives soigneusement piochées dans les réserves de la Cinémathèque de Bretagne et du planning familial, ou encore auprès de l’Institut national de la cinématographie (Ina).

Coproduit par Paris-Brest Production et Tébéo, le film « Les Chevalières de la table ronde » entame, à compter de ce jour, une tournée dans les salles bretonnes… qui commencera, « évidemment », en Finistère. Pratique « Les Chevalières de la table ronde », de Marie Hélia, ce soir (en présence de la réalisatrice) et toute la semaine, à 20 h, au cinéma Les Studios, à Brest ; elle sera de même le 31 octobre, à 20 h 45, au Cinémarine, à Bénodet et le 1er novembre, à 20 h 45, au K, à Douarnenez. Nora Moreau 23 octobre 2013

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/droits-des-femmes-douze-chevalieres-sur-les-ecrans-23-10-2013-2277959.php

Brest. Le film « Les Chevalières de la Table Ronde » de Marie Hélia sort le 23 octobre

Le film de Marie Hélia, « Les Chevalières de la Table Ronde », sous-titré « Liberté, Sexualités, Féminisme, 50 ans de luttes pour les droits des femmes » sortira en salles le 23 septembre.

Le film de Marie Hélia, « Les Chevalières de la table ronde », produit par Paris-Brest Productions, sortira en salles le 23 octobre. 50 ans de luttes pour les droits des femmes racontées par celles qui se sont battues. La plus âgée des Chevalières a 89 ans, la plus jeune 25, elles sont 12 à nous raconter cette histoire : « Ce film est pour les militantes du planning l’occasion de transmettre leur message à la génération d’aujourd’hui, sans nostalgie, pas de « c’était le bon temps », impossible de regretter ce temps où les femmes mourraient par centaines les entrailles déchirées. C’était le temps de l’article vingt du code pénal qui interdisait la contraception et l’avortement, explique la réalisatrice Marie Hélia. Je suis heureuse de connaître ces femmes, parce qu’à leur contact on est fière d’être une femme, parce qu’elles sont généreuses, curieuses, courageuses, je veux partager ces rencontres. Je veux partager leur joie de vivre, de lutter, leur jeunesse éternelle, militer, ou avoir milité au Planning familial semble plus efficace que le plus puissant des antirides. Alors un film de femme ? Oui. Pour la première fois je revendique ce « label ». De toute façon il m’a souvent été appliqué avec ou sans mon consentement ; cette fois-ci je le revendique et c’est moi qui choisis faisant mien un slogan mille fois clamé : je décide, tu décides, ils ne décident pas. »

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Brest.-Le-film-Les-Chevalieres-de-la-Table-Ronde-de-Marie-Helia-sort-le-23-octobre_40771-2232210-pere-bre_filDMA.Htm

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