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25 août 2013 ~ 0 Commentaire

Sao Paulo: 9è Rencontre de la Marche Mondiale des Femmes

Sao Paulo: 9è Rencontre de la Marche Mondiale des Femmes  dans Féminisme marcha

La 9è Rencontre internationale de la Marche Mondiale des Femmes (MMF), se tiendra entre le 25 et le 31 Août à São Paulo, Brésil. Débats, cercles de conversation,  conférences,  ateliers et  activités culturelles sont prévues. Elle se terminera par une manifestation le 31 Août dans les rues de São Paulo, qui espère recueillir 10.000 femmes.

 http://marchamulheres.wo rdpress.com.

http://www.marchemondiale.org/index_html/fr

http://www.mmf-france.fr/

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08 août 2013 ~ 0 Commentaire

Turquie : « l’esprit de Gezi » bien vivant (3)

Turquie : « l’esprit de Gezi » bien vivant dans Europe fest-noz

Fest Noz (Kurde) à Taksim

Si la « révolte de juin » a constitué une mobilisation sans précédent dans l’histoire de la Turquie, elle fut aussi une première défaite pour le Premier ministre Erdogan, une première brèche dans le projet hégémonique néolibéral-conservateur de l’AKP.
La révolte fut engendrée par le projet de destruction d’un des seuls parcs publics du centre-ville d’Istanbul pour y construire un centre commercial, mais il est évident qu’elle fut le résultat d’un ras-le-bol général. Le rejet des politiques y a été central :
- Politiques néolibérales et écocides. Précarisation et privatisations. « Rénovation urbaine » ayant pour effet le déplacement des couches défavorisées (surtout kurdes et gitanes) vers la périphérie. Construction de centrales nucléaires et hydroélectriques polluant les rivières. Projet de construction d’un troisième pont à Istanbul et d’un canal de 50 kilomètres dévastateurs pour l’environnement…
- Politiques sécuritaires et antidémocratiques. Arrestations arbitraires (envers les Kurdes, les révolutionnaires et des membres de l’armée suspectés d’avoir participé à des réunions de préparation de coups d’État). Longue période de détention préventives et procès interminables. Violences policières. Criminalisation de toute contestation. Impunité des responsables d’actes meurtriers (comme l’assassinat du journaliste arménien Hrant Dink).
- Politiques conservatrices, patriarcales et identitaires (sunnites). Tentative d’interdiction de l’avortement. Sacralisation de la famille. Cours sur le Coran et sur la vie du prophète dans l’enseignement secondaire. Restriction de la vente d’alcool. Refus d’accepter les revendications de la minorité musulmane Alévi…
À cela s’ajoutent le style autoritaire d’Erdogan et la politique interventionniste à l’égard de la Syrie. Les ingrédients de la potion magique qui transforma nombre de citoyens en « résistants ».

Préparer la prochaine vague Lors des manifestations et des affrontements, plus de 2 millions et demi de personnes ont pris part aux événements. La moyenne d’âge des résistants est de 28 ans. Des jeunes travailleurs en entreprise, des « cols blancs » en proie à la préca- risation, des lycéens… Mais le plus exceptionnel et enthousiasmant fut la participation massive de jeunes femmes, plus de la moitié des résistants ! Il faut aussi souligner une présence importante des LGBT tout autant sur les barricades que dans la « commune de Gezi », ce qui a eu comme conséquence une gay-pride de plus de trente mille personnes à Istanbul ! La résistance entraîna ainsi un contact entre différents secteurs de la société. La participation des Kurdes (réticents au début du mouvement) et des musulmans anticapitalistes et révolutionnaires fut aussi important.
Après l’évacuation violente du parc Gezi, le gouvernement a déclenché une véritable chasse aux sorcières : plus de 700 gardes à vue et une quarantaine d’arrestations. Cependant, la mobilisation continue à travers les forums nocturnes dans les parcs de quartiers et diverses activités locales comme les repas de rupture du jeûne (iftar) organisés par les musulmans anticapitalistes. Bien entendu, le risque d’essoufflement du mouvement existe, mais la rentrée et l’ouverture des universités peuvent le ­revivifier. La gauche radicale doit se préparer à la prochaine vague de mobilisation, car quoi qu’il en soit, « l’esprit de Gezi » ne s’épuisera pas facilement. Les murs  de la ville en témoignent : « Rien ne sera plus comme avant ! » D’Istanbul, Uraz Aydin http://npa2009.org/node/38413

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07 août 2013 ~ 0 Commentaire

Vieira do Minho: Convivialité, travail et débat entre féministes en autogestion (SG)

Vieira do Minho: Convivialité, travail et débat entre féministes en autogestion (SG) dans Europe 2013rencontreiternationale

Les féministes de plus de 10 pays se réunissent cette semaine à Vieira do Minho au 3è Camp Européen des femmes, organisé par la Marche Mondiale des femmes. Cette rencontre  est le fruit d’une collaboration entre  galiciennes et portugaises. Leur deux  coordinations nationales qui font la même analyse de la réalité politique et sociale dans les deux pays, ont participé dès le début  à la « Campagne européenne contre les politiques d’austérité », développée dans plus de 10 pays,  sous le thème: «La dette des gouvernements, c’est envers les femmes et pas envers banques! ».

Autogérées Les politiques d’austérité, les droits sexuels et reproductifs, la légitime défense féministe ou la conscience de son propre corps et la sexualité féminine,  sont les sujets qui seront abordés. Parallèlement des ateliers de discussion se tiendront sur les  textes que la Marche Mondiale des femmes adoptera lors de sa 9è réunion internationale qui se tiendra du 25 au 31 Août à Sao Paulo (Brésil). Le 3è camp est un espace de femmes, autogéré, dans laquelle les participantes sont responsables des différents repas, de la préservation de l’environnement naturel où il se déroule et ou elles s’organisent pour que les diverses tâches soient le plus conviviales possible pendant ces 8 jours.

http://www.sermosgaliza.com/artigo/social/feministas-todos-paises-unidevos-vieira-do-minho/20130806201003017951.html

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28 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Des « salopes » chez les cathos (Jdd)

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22 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Ces femmes qui font la révolution égyptienne (Bastamag)

Ces femmes qui font la révolution égyptienne (Bastamag) dans Féminisme 515-egypt_cairowomanprotestertahrirsquareimageunphoto

Elles sont le visage de l’Égypte. Et l’âme de cette révolution qui secoue de nouveau le pays depuis quelques semaines. Nada, Inès, Yosra et Pasant sont présentes sur la place Tahrir, au Caire, dès que la liberté de leur peuple est en danger. Y revenant sans cesse, tant que la transition démocratique n’aura pas abouti. Rencontre avec quatre jeunes femmes qui rêvent de justice sociale, de démocratie, et d’un avenir meilleur pour leur pays.

Jeunes, diplômées, avec ou sans emploi, ces jeunes femmes ont participé à la Révolution égyptienne. Où plutôt « aux deux Révolutions », comme le souligne Inès. La première qui a entraîné la chute de l’ancien président Hosni Moubarak en janvier 2011, après trente ans de dictature. Et la seconde, le 3 juillet 2013, a provoqué la destitution de Mohamed Morsi, premier président (islamiste) élu de l’ère post-révolutionnaire. Nada, Inès, Yosra et Pasant rêvent d’une Égypte plus solidaire, avec davantage de justice sociale. Conscientes que le processus sera long. Et déterminées à se battre pour défendre cette révolution en cours.

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Nada, 20 ans : « Continuer jusqu’à ce que l’Égypte soit un bon pays pour tous »

Nada, 20 ans, est sur la place Tahrir avec sa mère, sa petite sœur, son fiancé Mustafa, et un ancien militant communiste irakien de passage, venu soutenir la Révolution. Tous partagent l’iftar, le repas de rupture de jeûne du Ramadan, sous une tente où trônent plusieurs portraits : aux côtés de Nasser et d’Anouar el-Sadate, deux anciens présidents égyptiens, on aperçoit Abdel Fattah al-Sissi, commandant en chef de l’armée égyptienne, ministre de la Défense et responsable de l’intervention militaire qui a destitué le président Mohamed Morsi. Nada paraît faussement candide, laissant souvent Mustafa, beau parleur, assurer la traduction de l’arabe vers l’anglais. Mais comme elle le dit elle-même, « elle parle peu et agit plus ». Depuis le début du mouvement révolutionnaire, elle est presque tous les jours sur la place Tahrir. Elle était là pour réclamer la chute de Moubarak, elle est revenue pour exiger la chute de Morsi. « Ce n’est pas parce qu’on s’est séparé du pire, Moubarak, que nous sommes prêts à accepter le mauvais, c’est-à-dire Morsi », explique-t-elle avec douceur et fermeté. Deux raisons l’ont parfois maintenue loin de la place Tahrir. Tout d’abord, ses études de commerce. Le 30 juin, jour de la plus grande mobilisation anti-Morsi (près de trente millions de personnes seraient descendues dans les rues à travers tout le pays), Nada passait un examen universitaire. Elle a donc « raté ça », dit-elle avec une certaine déception dans la voix. L’autre raison : la sécurité, ou plutôt l’insécurité, qui fait qu’elle ne campe jamais sur la place Tahrir la nuit. « Pour les femmes, c’est difficile. Il y a eu de nombreux cas d’attouchements, voire de viols » [1]. Elle préfère venir en journée, manifester, marcher, protester et rentrer ensuite chez elle, dans une famille assez aisée. Nada revient sans cesse place Tahrir. Elle le fera tant que la transition démocratique n’aura pas abouti. Elle le doit à son pays, affirme-t-elle. « Nous devons suivre la voie de la Révolution, jusqu’à ce que l’Égypte soit un bon pays. Non pas un grand pays, nous n’en avons pas besoin, juste un bon pays pour tous ».

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Yosra, 29 ans : « On peut battre une révolutionnaire, mais pas battre la Révolution »

Yosra, est très différente de Nada. Elle a 29 ans, et vient d’un milieu pauvre. Elle vit dans le quartier populaire du Fayoum, massivement acquis à la cause des Frères musulmans. Elle est plus volubile, porte un regard plein de détermination et parle un français parfait. Depuis trois ans, elle s’est lancée à fond dans la Révolution. Avant 2011, elle travaillait dans les ressources humaines, après des études de commerce. Puis elle a perdu son emploi, et s’est alors consacrée entièrement à la Révolution. Elle a été de tous les sit-ins, de toutes les manifs, de toutes les marches et autres protestations, via Facebook ou Twitter. Avec ses amies « musulmanes, chrétiennes et athées », elles se battent « pour leur avenir ». A-t-elle subi des violences ? Yosra finit par expliquer qu’elle a été battue par des policiers. Avant d’ajouter, sourire aux lèvres : « On peut battre une révolutionnaire, mais pas battre la Révolution ». Avant de faire remarquer que d’autres femmes ont vécu des sorts pires que le sien. Yosra a rejoint la campagne Tamarod (« Rébellion »), qui a exigé le départ de Morsi, notamment en annonçant avoir récolté les signatures de 22 millions d’Égyptiens. Elle est « musulmane pratiquante », explique-t-elle. Et, pour autant, elle n’a pas voté Morsi lors des dernières élections. Mais pour l’un des candidats de gauche eu premier tour. Et au second tour, sommée de choisir entre un ancien dirigeant du régime de Moubarak et un membre de la confrérie des Frères musulmans, elle a voté blanc. « Les Frères musulmans sont prêts à tout pour le pouvoir en le faisant passer au nom de l’Islam. Or l’Islam n’a rien n’avoir avec ce qu’ils proposent. L’Islam c’est le respect des autres dans toutes leurs différences, l’Islam, c’est le dialogue. L’Islam, c’est surtout et avant tout la démocratie. » Cette exigence, Yosra la revendique pour tous. Lors d’un séminaire organisé par le docteur Alaa el-Aswany, grand écrivain égyptien, proche du nouveau gouvernement et du nouveau vice-président Mohamed el-Baradei, elle rappelle que la rue « maintiendra la pression sur eux, eux qui ne sont plus jeunes et qui peuvent avoir perdu contact avec la réalité du terrain ». Aux militaires qui sont intervenus pour destituer Mohamed Morsi, elle rappelle que tant qu’ils sont là pour protéger le peuple, « ils seront acceptés ». Et dans le cas contraire ? « On manifestera contre eux ! »

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Inès, 32 ans : « Les Frères musulmans ont reproduit le programme néo-libéral de Moubarak »

Inès n’accorde pas non plus beaucoup de confiance aux militaires. Cette avocate de 32 ans, fille d’avocats engagés et dont la sœur et le frère cadets exercent le même métier, se situe politiquement à gauche. « Même si être de gauche en Égypte suppose des choses très contra- dictoires. » « Les militaires devaient intervenir, sans quoi on risquait un bain de sang ». Mais pour Inès, « les militaires n’avaient jamais vraiment quitté le pouvoir. Ils avaient passé un deal avec les Frères musulmans, qui leur permettait de garder le contrôle
sur une partie du budget et de l’économie égyptienne,
décrit-elle. Ce deal aurait pu se poursuivre si les Frères musulmans n’avaient pas fait en un an autant d’erreurs, qui ont poussé près de trente millions d’Egyptiens à demander leur départ ». « L’armée, continue-t-elle dans un français qu’elle maîtrise parfaitement, veut continuer à faire son business et que personne n’interfère. Ni les Frères musulmans, ni les révolutionnaires, ni les États-Unis. »

« Ne pas faire de faux procès à l’islam »

Si elle regrette le poids du patriarcat, accentué par les discours des Frères musulmans, Inès ne veut pas qu’on fasse de faux procès à l’islam. Ce que la jeune femme reproche à l’ancien président Mohamed Morsi, ce sont surtout les nombreuses violations des libertés collectives et individuelles, les arrestations extra-judiciaires, les cas de violences, de tortures, voire de meurtres. Elle connaît bien le sujet, car son frère cadet, Karim, défend bénévolement – avec d’autres avocats regroupés au sein du centre Adala (« justice », en arabe) – des personnes ou des familles victimes de ces violations ou de celles commises par l’armée et la police. Ce qu’Inès condamne le plus, c’est la misère économique dans laquelle les Frères musulmans ont laissé les gens. « Les Frères musulmans se sont contentés de reproduire le programme économique du régime Moubarak, c’est-à-dire tenter de générer de la croissance selon le dogme néo-libéral. De la croissance et non du développement. Or la croissance ne bénéficie qu’à quelques uns. » Inès reconnaît qu’elle vient d’un milieu favorisé. « Mais, mets-toi à la place d’un jeune Égyptien qui a 35 ans, qui est sans emploi et forcé de continuer à vivre chez ses parents, qui est amoureux mais qui ne peut se marier car il n’a pas de moyen… » Elle garde le silence un moment, avant de poursuivre : « Ce jeune Égyptien n’a d’autre choix que de se révolter. Et moi avec lui. Les revendications du peuple égyptien sont de plus en plus précises. Même si les gens n’utilisent pas les notions liées au clivage gauche-droite, la rue a de plus en plus des exigences de gauche, en matière d’emploi et de justice sociale. La Révolution continue. »

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Pasant, 26 ans : « Continuer la révolution sans être dupe »

Pasant fait entendre une voix plus discordante. Dans la société égyptienne, elle détonne. Assumant totalement son mode de vie : elle boit, fume et a des camarades du sexe opposé, avec qui elle aime se balader dans les rues bondées du Caire, en pleine nuit de ramadan. A 26 ans, cette mère d’un jeune garçon, qui parle anglais avec un impressionnant accent britannique, a elle aussi fait la Révolution contre Moubarak, signé la pétition lancée par la campagne Tamarod, exigé le départ de Morsi. Mais condamne énergiquement l’intervention des militaires. « Dans ce pays, j’assume mes idées, je ne me les laisse dicter par personne, ni par des barbus, ni par des pseudo gens de gauche . » Or, fait-elle remarquer, « je ne peux pas soutenir que des militaires viennent renverser un pouvoir civil. » Les gens ont la mémoire courte, estime Pasant, et oublient un peu facilement les exactions commises par cette armée, aujourd’hui louée comme une libératrice. « Écoute, dit-elle en tirant énergiquement sur une cigarette, si les Frères musulmans avaient mis en place tout leur programme, j’aurais été l’une de leur première victime. Regarde-moi, ajoute la jeune femme en souriant, en montrant son haut qui dévoile ses bras et son nombril. J’ai une conscience extrême de ce que nous avons dû sacrifier pour la Révolution. Je connais trop bien le prix de la démocratie : je ne peux pas accepter cette intervention. »

Pour Pasant, ceux qui ont contribué à mener une campagne contre l’ex-président Morsi, alliant certaines vérités et les pires mensonges sur lui, sont les détenteurs de chaînes de télévision et de radio privées qui ont bénéficié des largesses du régime de Moubarak et veulent maintenir leurs privilèges. Pasant est donc prête à continuer la Révolution, et refuse d’être dupe quant au « jeu des militaires ». « Le général Al-Sissi est malin, très malin ! », glisse-t-elle, en rappelant qu’il est l’ancien responsable des services secrets militaires égyptiens. « Aujourd’hui il est glorifié, mais demain d’autres voix comme la mienne se feront enfin entendre et on verra que l’on doit continuer cette Révolution. » De nombreuses organisations de gauche demandent à Pasant de les rejoindre, explique-t-elle, pour « entrer en politique, plus concrètement ». Mais elle ne veut pas. Pas encore. Pour ne pas perdre sa liberté d’expression et d’action. « Le poids des organisations politiques est tel que c’est un risque qu’il faut bien mesurer ». Pasant préfère continuer d’agir au sein de la société civile, hors cadre, hors pesanteur politique… Libre.Par Eros Sana (19 juillet 2013)

Texte et photos : Eros Sana, membre du collectif de photographes ŒIL-Our Eye Is Life

Notes :[1] Human Rights Watch Egypte a dénoncé près de 91 agressions sexuelles en quelques jours, place Tahrir. Lire ici.

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20 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Liberté immédiate pour Amina!

Liberté immédiate pour Amina! dans Féminisme tumblr_mk8lqycujm1qavmuuo1_12802

Amina Sboui, la première Femen tunisienne, a été arrêtée le 19 mai dernier alors qu’elle venait de taguer, seule, les cinq lettres du mot FEMEN sur un muret d’enceinte du cimetière de Kairouan.

D’abord inculpée pour détention illégale d’un aérosol d’autodéfense et écrouée à la prison de Messaadine, elle voit depuis les inculpations les plus fantaisistes tomber les unes après les autres : « association de malfaiteurs », « outrage public à la pudeur », « profanation de sépulture » (pour le tag, alors qu’il a été écrit à l’extérieur et non à l’intérieur du cimetière), puis « diffamation et outrage à fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions », toutes accusations qui, si elles étaient retenues, seraient passibles de longues années d’emprisonnement. La liberté provisoire lui a été refusée en raison de « la gravité du crime imputé ». Elle répondra de la dernière accusation lors d’une audience prévue le 22 juillet. Amina Sboui a dix-huit ans. En Tunisie, un comité de soutien s’est constitué et elle a reçu la solidarité de l’Association Tunisienne des Femmes démocrates, de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme ou encore du Parti Pirate. Au niveau international, Amnesty International, Human Rights Watch, l’OMCT et la FIDH se sont d’ores et déjà mobilisées à des degrés divers. Reste que face à ce harcèlement judiciaire pour un simple délit d’opinion et d’expression, Amina a besoin d’une campagne de soutien au niveau international.

Le NPA exige sa libération immédiate et l’abandon des charges retenues contre elle.

Montreuil, le 19 juillet 2013

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15 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Projet de loi : encore loin de l’égalité femmes-hommes

Projet de loi : encore loin de l’égalité femmes-hommes dans Féminisme hello-kitty-punisher-n-1024x1024-300x300

Le mercredi 3 juillet, la ministre des Droits des femmes a présenté au conseil des ministres un projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Cette liste de mesures va dans le sens des revendications féministes, mais elles sont beaucoup trop faibles pour avoir un véritable impact.
Le projet de loi veut réformer le congé parental, pour inciter les pères à en prendre davantage, car 96  % des 540 000 bénéficiaires sont des femmes. Ainsi, les parents d’un seul enfant, qui ont aujourd’hui droit à six mois de congé, pourront prendre six mois de plus à condition que ce soit le second parent qui en bénéficie. À partir de deux enfants, la durée du congé restera de trois ans à condition que six mois soient pris par le second parent. Les salaires des hommes étant supérieurs à ceux des femmes, il semble improbable que les couples renoncent à cette source de revenus. Cette réforme va permettre au gouvernement de faire des économies sur les congés parentaux et rendre plus difficile la garde des jeunes enfants : qui va s’occuper d’eux pendant les 6 mois restants avant l’entrée en maternelle ? Les places en crèche, malgré les 100 000 supplémentaires annoncées sont insuffisantes. Un dispositif d’accès prioritaire sera créé, mais ne résoudra pas le problème.

Un manque d’ampleur Autre mesure, l’expérimentation par une dizaine de départements pendant trois ans d’une garantie contre les impayés de pensions alimentaires. Le texte prévoit leur recouvrement par la CAF, qui pourra effectuer des saisies sur les prestations fami- liales. On peut s’interroger sur la nécessité de cette « expérimentation » : n’est-elle pas seulement faite dans un souci d’économie ?
En ce qui concerne les entreprises, celles qui seront condamnées pour discrimination ou non-respect des dispositions en matière d’égalité professionnelle ne pourront pas soumissionner aux marchés publics. La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) s’est empressée de réagir : « cela pénalisera les PME qui recrutent avant tout des compétences et n’ont pas les moyens des grands groupes pour satisfaire à toutes les obligations nouvelles ». D’ici le début du débat parlementaire sur la loi, prévu le 10 septembre prochain, la CGPME aura sûrement le temps de faire du lobbying pour le retrait de ce point.
Ce projet de loi annonce aussi que l’ordonnance de protection pour les femmes victimes de violences sera prolongée de 4 à 6 mois. Elle est censée être prise « dans les meilleurs délais », cela reste flou et insuffisant. On remarque que les mesures restent cantonnées aux violences conjugales : rien n’est fait pour les victimes de viol, de la prostitution, ou encore des mutilations. De plus, cette loi oublie complètement de traiter l’égalité salariale ou encore l’éducation de l’égalité homme-femme à l’école. Si les mesures vont plutôt dans le bon sens, on ne peut que constater leur manque d’ampleur ainsi que celui bien sûr des moyens financiers.

Magali Villeneuve Samedi 13 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 203 (11/07/13)

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14 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

« Nous aussi des citoyennes », les femmes dans la Révolution française de 1789 (Rouge)

« La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits », jette Olympe de Gouges à la face des citoyens.

Paradoxe majeur d’une Révolution française fondée sur l’universalité du droit naturel: la moitié de la société reste exclue des droits politiques et du suffrage dit universel.  Les femmes jouèrent un rôle important, et même souvent un rôle moteur, dans le processus révolutionnaire. Rappelons ainsi la marche de milliers de femmes sur Versailles, les 5 et 6 octobre 1789, qui ramena le roi à Paris et l’obligea à ratifier les décrets du 4 août. Remémorons-nous l’engagement actif des « tricoteuses » parisiennes aux côtés des Montagnards dans le conflit qui les opposa, en 1793, aux Girondins. Ou évoquons encore les manifestations de femmes qui, en avril et mai 1795, marquèrent le déclenchement des grandes insurrections de l’an III. Contrairement à une vision répandue, la revendication du pain ne fut jamais l’unique étendard des foules féminines.

Présentes à chaque étape On retrouve la présence des femmes à chacune des étapes qui marquèrent la radicalisation de la Révolution : dans le rassemblement du Champ-de-Mars, le 17 juillet 1791 ; parmi les initiateurs de la pétition pour l’abolition de la royauté ; au sein du mouvement des sans-culottes parisiens, en 1793, et souvent sur les positions politiques les plus avancées. Ce sont elles encore qui peuplèrent les tribunes des grands clubs Jacobins et Cordeliers et de l’Assemblée nationale, d’où elles n’hésitèrent pas à interrompre les orateurs pour manifester leur approbation ou leurs désaccords. Leur exclusion des droits politiques ne suscita pas la naissance d’un mouvement féministe tel qu’en connut le XXe siècle. Mais la tonalité féministe de nombre de déclarations et d’écrits de ces femmes semble indéniable. Leur action mit souvent en cause concrètement le statut traditionnel que la société, même révolutionnaire, leur réservait alors.

 Cette dimension féministe, on en trouve des traces dès les débuts de la Révolution, dans cette floraison de brochures, motions et pétitions à laquelle donne lieu la préparation des états généraux. Quelques femmes, de milieu aisé, prennent elles aussi la plume pour dénoncer la situation de mineures à vie qui est le lot de la moitié de la société. « La devise des femmes est travailler, obéir et se taire, écrit ainsi M.B. dans son « Cahier de doléances et réclamations des femmes », en 1789. « Voilà certes un système digne de ces siècles d’ignorance, où les plus forts ont fait les lois et soumis les plus faibles. » Les principales revendications alors mises en avant portent sur les droits civils (la fin du privilège de masculinité en matière d’héritage, le divorce) et sur l’instruction. « Ne nous élevez plus comme si nous étions destinées à faire les plaisirs du sérail », proteste encore M.B. Mais cette période reste avant tout marquée par deux grands textes de portée plus théorique: celui d’un homme, Condorcet (« Sur l’admission des femmes au droit de cité », paru dans la presse en juillet 1790), et la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne », d’Olympe de Gouges, en septembre 1791. Tous deux se placent d’emblée sur le terrain de l’égalité. Pour Condorcet, « ou aucun individu de l’espèce humaine n’a de véritables droits, ou tous ont les mêmes »; si les femmes restent exclues des droits politiques, c’est une violation des principes de 1789, un « acte de tyrannie ».

L’égalité ou la tyrannie De son côté, l’article premier de la Déclaration d’Olympe de Gouges proclame : « La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. » Ce qui inclut les droits politiques (article VI) : « La loi doit être l’expression de la volonté générale; toutes les citoyennes et tous les citoyens doivent concourir personnellement, ou par leurs représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous. » Anticipation véritablement révolutionnaire, la Constitution du 3 septembre 1791, adoptée au même moment, instaure le suffrage censitaire masculin… Beaucoup plus modérée sur le plan politique, Olympe de Gouges dénonce à plusieurs reprises la politique des Montagnards : elle meurt sur l’échafaud le 3 novembre 1793. Mais le commentaire publié quelques jours plus tard dans le Moniteur montre bien quel est son principal crime: « Elle voulut être homme d’Etat. Il semble que la loi ait puni cette conspiratrice d’avoir oublié les vertus qui conviennent à son sexe. »

 D’autres voix s’élèvent également pour dénoncer l’exclusion des femmes des droits naturels. Celle de M. Jodin, qui écrit en 1790, dans ses Vues législatives pour les femmes : « Et nous aussi nous sommes citoyennes. » Ou encore, la même année, celle d’Etta Palm, avec son Discours sur l’injustice des lois en faveur des hommes, au dépend des femmes. Un changement va toutefois se produire à partir de 1792: les femmes ne vont pas rester en dehors du mouvement qui pousse le peuple à intervenir de plus en plus directement dans le cours d’une histoire en train de s’accélérer (menaces de guerre aux frontières, menées contre-révolutionnaires des « ennemis de l’intérieur », difficultés économiques croissantes, etc.). Et, ainsi, aux prises de position individuelles des premières années succèdent des formes d’action plus collectives et portées par des femmes d’origine plus populaire, qui vont inscrire dans les faits cette aspiration égalitaire.

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De la réthorique à la pratique Cette évolution est manifeste, par exemple, dans l’histoire des clubs de femmes, qui font leur apparition dès 1790-1791 dans plusieurs villes de province (une trentaine sont actuellement connus). Constitués au début essentiellement de bourgeoises, épouses ou filles de membres des clubs masculins, et principalement tournés vers des activités philanthropiques d’éducation et d’assistance publiques, activités traditionnelles qui traduisent toutefois la volonté de leurs adhérentes de contribuer directement au « service de la patrie », la plupart de ces clubs se radicalisent rapidement sous la pression des événements. Ils participent activement à la vie politique de leur ville, en même temps que leur recrutement se démocratise (parallèlement, de nombreuses femmes, et parfois les mêmes, entrent dans les sociétés populaires qui acceptent plus facilement leur participation).

La question de l’armement des femmes est une des revendications les plus souvent mises en avant. Au-delà de la volonté patriotique, il s’agit, pour celles qui avancent cette revendication, de s’affirmer comme citoyennes à part entière. « La société ne peut nous ôter ce droit que la nature nous donne, à moins que l’on ne prétende que la Déclaration des droits n ‘a point d’application pour les femmes »: de cette façon s’expriment trois cent dix-neuf Parisiennes en mars 1792 dans une pétition à l’Assemblée nationale. Quelques jours plus tard, Théroigne de Méricourt, devant la Société fraternelle des minimes, appelle les femmes à s’organiser en corps armé: « Il est temps enfin que les femmes sortent de leur honteuse nullité où l’ignorance, l’orgueil et l’injustice des hommes les tiennent asservies depuis si longtemps. » Comme on peut s’en douter, toutes ces demandes sont refusées: « Gardons-nous d’intervertir l’ordre de la nature », réplique un député aux signataires de la pétition…

Dans la rue et les clubs La volonté des femmes de participer pleinement à la vie politique et de peser directement sur la marche des événements se manifeste aussi par de nombreuses pétitions ou adresses portant sur des thèmes généraux, non spécifiques. Celles de Nantes demandent, par exemple, l’arrestation des nobles; à Besançon, elles réclament l’arrestation de la reine; d’autres dénoncent le clergé réfractaire ou exigent « la punition de tous les conspirateurs ». Le même souci anime celles qui, le 10 mai 1793, fondent à Paris le Club des citoyennes républicaines révolutionnaires. Estimant qu’elles ne pouvaient s’exprimer pleinement au sein des clubs et sociétés populaires, elles décident de se regrouper à part afin, expliquent-elles, de « délibérer sur les moyens de déjouer les projets des ennemis de la République ».

Elles vont ainsi se mobiliser pleinement, en mai-juin 1793, contre les Girondins, demandant leur mise en accusation et l’épuration des administrations. Elles participent directement à l’insurrection des 31 mai et 2 juin, qui pousse la Convention à décréter l’arrestation de vingt-neuf députés girondins. Durant toute cette période, leur club constitue l’une des principales forces du mouvement révolutionnaire, à l’origine directe de nombreuses initiatives. L’écrasante majorité des députés n’en continue pas moins à ne pas se poser le problème des droits politiques des femmes (à de rares exceptions près comme Guyomar ou Romme). La Constitution adoptée le 24 juin 1793 ne leur accorde toujours pas le droit de vote. Ce qui n’empêche pas un grand nombre de femmes, lors du référendum de ratification de la Constitution, de venir voter et prêter serment, elles aussi, manifestant dans les faits, une nouvelle fois, leur refus d’être exclues de la nation. Elles se regroupent donc, dans plusieurs villes, pour voter l’acceptation de la Constitution et rédiger des déclarations à l’adresse de la Convention: « Les citoyennes ont aussi le droit de ratifier un acte auquel elles ont si efficacement concouru. Les droits de l’homme sont aussi les nôtres », affirment les républicaines de Beaumont. Tandis que les citoyennes de la section du faubourg Montmartre regrettent que « la loi les prive du droit précieux de voter ».

Un sentiment d’injustice Ces femmes ont le sentiment légitime d’avoir contribué à la victoire du mouvement révolutionnaire et de représenter une force importante. Ce sentiment de leur force rend l’injustice d’autant plus flagrante. Cela éveille des interrogations, suscite des remises en cause… Cette prise de conscience, si elle reste encore minoritaire, n’est plus limitée, comme au début, à quelques individus isolés. Il ne s’agit pas d’un mouvement organisé, mais d’un débat diffus qui traverse la plupart des clubs et nombre de sociétés populaires. Début juillet 1793, des citoyennes de la section des Droits de l’homme affirment par exemple qu’elles ne veulent plus être considérées comme des « êtres passifs et isolés », relégués dans la « sphère étroite de leur ménage ». Durant tout l’été et l’automne 1793, les militantes des clubs vont continuer à intervenir directement dans le champ politique. Mais ceux qui viennent de s’assurer le pouvoir grâce à l’appui du mouvement populaire cherchent maintenant à endiguer celui-ci…

Sous l’impulsion de ses dirigeantes, Claire Lacombe et Pauline Léon, le Club des citoyennes républicaines révolutionnaires se rapproche des positions des Enragés. Dans une pétition, le 26 août, ce club dénonce « les prévarications sans nombre qui ont lieu dans les ministères », l’ »anarchie et le règne des Intrigants », les « scélérats qui sont à la tête de nos armées ». Les signataires demandent aux députés de destituer tous les nobles et les administrateurs coupables et de créer des tribunaux révolutionnaires. Un peu plus tard, le Club se prononce pour le contrôle et la responsabilité des agents de l’Etat, et pour un exécutif placé sous le contrôle direct du peuple organisé dans les sections. Cette conception de la démocratie directe va susciter l’hostilité croissante du gouvernement et des grands clubs masculins.

Auto préservation masculine A partir de septembre 1793. des députés dénoncent devant la Convention ces « prétendues révolutionnaires ». Elles sont désormais considérées comme suspectes, et à double titre: du fait de leurs positions politiques avancées, et parce qu’elles remettent directement en cause la suprématie masculine. La citoyenne Dubreuil l’a bien compris: « Les hommes s’aperçoivent qu’à mesure que les femmes s’éclaireront leur despotisme marital disparaîtra, comme celui du ci-devant roi. » La Convention va se saisir du premier prétexte venu – une rixe entre des membres du Club et des marchandes des Halles au sujet du port du bonnet rouge, pour déclencher l’offensive. Le député Fabre d’Eglantine se fait l’écho des angoisses et des fantasmes masculins devant ces « filles émancipées », ces « grenadiers femelles » qui, prédit-il, après avoir obtenu, peu de temps auparavant, l’extension aux femmes de l’obligation de porter la cocarde, ne vont pas tarder à « demander la ceinture, puis les deux pistolets à la ceinture ». Le lendemain, le 30 octobre, après avoir rappelé dans un long discours que « les fonctions privées auxquelles sont destinées les femmes par la nature même tiennent à l’ordre général de la société », Amar, le rapporteur du Comité de sûreté générale, conclut: « Il n’est pas possible que les femmes exercent des droits politiques. » En conséquence, la Convention décrète l’interdiction des clubs et sociétés populaires de femmes, « sous quelque dénomination que ce soit ». Un seul député proteste.

Le coup du 9 brumaire C’est ainsi que le problème des droits politiques des femmes est, pour la première fois, débattu à l’Assemblée nationale… et rapidement tranché! De ce 9 brumaire an 1 (30 octobre 1793) date la première grande mesure contre-révolutionnaire de la Convention. Ce décret renvoie officiellement les femmes au domaine du privé – que selon beaucoup de gens, elles n’auraient jamais dû quitter. Reste que, à travers les Citoyennes révolutionnaires, cette mesure vise aussi tous les courants politiques radicaux. Le deuxième article du décret (toutes les séances des sociétés populaires doivent dès ce moment être publiques) annonce déjà l’offensive suivante, contre les sociétés sectionnaires. Celles qui se veulent des « femmes libres » trouvent bien peu de défenseurs, même parmi les révolutionnaires politiquement les plus avancés. Le rapport Amar exorcise sans doute des peurs masculines largement partagées! Le décret du 9 brumaire ne met pas un terme à l’intervention politique des femmes, qui continuent à jouer un rôle de premier plan dans toutes les manifestations de mécontentement général, jusqu’à l’insurrection du 1er prairial an III (20 mai 1795). L’échec de ce dernier signe la fin du mouvement féminin de masse : les décrets des 1er et 4 prairial interdisent aux femmes d’assister aux assemblées politiques et de s’attrouper dans la rue à plus de cinq. En revanche, le 9 brumaire met bien fin à ce mouvement d’idées qui s’est développé depuis le début de la Révolution, pour lequel l’avènement d’une société réellement nouvelle devait signifier aussi l’avènement d’une femme nouvelle, une femme libre. Après le rapport Amar, personne n’élèvera la voix pour défendre les droits des femmes.

Paru dans un supplément à « Rouge », juillet 1989, Par Anne Marie Granger le Dimanche, 02 Septembre 2007

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=796:qnous-aussi-des-citoyennesq-les-femmes-dans-la-revolution-francaise-de-1789&option=com_content&Itemid=53

CouvGuerin Une lecture indispensable!

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13 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Irlande, oui à l’avortement, mais à minima (CI)

Irlande, oui à l'avortement, mais à minima (CI) dans Europe savita-hero

Le Parlement irlandais vient d’adopter un projet de loi autorisant l’avortement, au cas où la vie de la mère serait en danger.
Un texte très controversé dans ce pays à forte tradition catholique. Le gouvernement du Premier ministre Enda Kenny (issu du Fine Gael, parti de centre-droit, au pouvoir depuis mars 2011) a fait voter jeudi 11 juillet à minuit une loi autorisant l’avortement uniquement si la vie de la mère est mise en danger par sa grossesse, et notamment si elle menace de se suicider. La loi a été votée à 127 voix contre 31, après des dis- cussions enflammées sur 165 amendements. Dans ce pays très catholique, rappelle Lise Hand, du Irish Independent, le débat sur l’avortement « est un combat parlementaire à couteaux tirés, qui a commencé en 1992″, date d’un arrêt de la Cour Suprême que reprend l’actuel projet de loi.Parmi les cinq députés du Fine Gael ayant voté contre le projet, la ministre aux Affaires européennes, Lucinda Creighton, a fait un discours remarqué, s’insurgeant contre le fait que le projet allait « ouvrir la boîte de Pandore des abus potentiels », en faisant de la menace de suicide un outil de revendication. Un discours qui l’a forcée à démissionner après le vote, et qui lui coûte une carrière « pourtant prometteuse », selon Irish Independent.  A l’opposé de l’ex-ministre, Dearbhail McDonald, du Irish Independent, s’indigne de ce que des questions cruciales aient été évacuées du débat, comme celle de légaliser « l’avortement en cas de viol ou d’inceste », sur laquelle il y a pourtant « un large consensus sociétal » en Irlande. Pour elle, du fait de l’intimidation menée par « la hiérarchie catholique », le véritable enjeu – la vie de femmes et d’enfants – a été éclipsé « au profit du drame joué au sein de Fine Gael ».

Ruadhàn Mac Cormaic, du Irish Times, souligne quant à lui que la nouvelle loi n’inclut pas d’amendement pour autoriser l’avortement « au cas où le foetus présenterait des anomalies fatales ». Le gouvernement a refusé cette situation en affirmant qu’il avait « les mains liées » sur la ques- tion, car il devait « agir dans les limites du jugement rendu par la Cour Suprême en 1992, qui ne dit rien » à ce sujet. Faire passer cet amen- dement aurait nécessité un référendum, « un pas politique » que le gouvernement n’était pas prêt à faire, regrette le journaliste. Même avec cette loi, l’Irlande garde donc « l’un des systèmes les plus restrictifs du monde occidental sur l’avortement », déplore Dearbhail McDonald. Le gou- vernement a ignoré « le vote silencieux » des quelques quatre mille femmes par an qui « se rendent au Royaume-Uni » pour avorter, laissant aux autres pays le soin de régler leur problème. Courrier international  Chloé Paye 12 juillet 2013

 

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10 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Camp d’été des Jeunes Féministes d’Europe

Camp d'été des Jeunes Féministes d'Europe dans Féminisme campamentonovasmmm

Le Camp des Jeunes Féministes européennes, est une initiative de la Coordination européenne de la Marche Mondiale des Femmes, un mouvement social mondial qui rassemble des groupes de femmes de la base, pour lutter contre le patriarcat, l’exploitation et les violences subies par les femmes dans le monde. L’idée du campement est de construire un réseau et de la solidarité entre jeunes femmes féministes d’Europe  et globalement pour rendre notre combat plus fort et durable.

Nous avons commencé avec le 1er camp en 2011 près de Toulouse en France, où environ 70 jeunes féministes de France, Roumanie, Suisse, Arménie, Allemagne, Pays Basque, Belgique, Macédoine, Portugal, Pologne et d’autres pays d’Europe ont participé. Le but du camp était de se rencontrer avec des jeunes femmes partageant les mêmes luttes et pour être plus fortes en unissant ces luttes. Il y a eu de nombreux ateliers autour de la situation des femmes dans les différents pays et permettant d’apprendre différents outils et techniques pour nous aider dans les mouvements de femmes. Nous avons aussi fait une manifestation dans la ville de Toulouse et rédigé un Manifeste commun. Nous avons donné de la voix à différentes luttes dans lesquelles nous sommes engagées comme le droit à l’avortement, contre l’austérité, les violences contre les femmes, le racisme, l’homo-lesbo-transphobie, le changement climatique, etc.

On s’est retrouvées en 2012 en Roumanie pour le deuxième Camp de Jeunes Féministes d’Europe avec un plus grand réseau incluant des femmes du Chili, du Brésil, de Turquie et de nombreuses féministes d’Europe venant pour la 1ère fois. De nouveau nous avons eu un super camp, qui nous a amené à plusieurs projets et actions collectives. Vous pouvez en savoir plus sur notre blog : http://youngfeministcamp.wordpress.com/

Notre réseau a grandi et s’est développé depuis notre premier campement en 2011 et nous voulons continuer de grandir. Nous avons besoin de votre aide pour nous rencontrer une nouvelle fois en Aout cette année. Cette fois, nous nous rencontrerons au Portugal, où la troika – l’alliance du FMI, de la Commission européenne et de la Banque Centrale Européenne – avec les gouvernements qui soutiennent leur politique a dévasté le pays depuis 2 ans.

Cette année nous voulons continuer à nous étendre en incluant plus de pays d’Europe de l’est comme la Bosnie Hérzegovine, la Croatie, la Bulgarie, le Montenegro … et pous inviter des femmes des Philippines, de Tunisie et du Kenya. Nous croyons qu’il est important de mettre en lien les femmes malgrè les difficultés politiques et les barrières culturelles afin de briser celles qui ont été construites entre nous pour nous garder faibles et divisées.

Le chômage, la précarité et la pauvreté ont augmenté, hypothéquant la vie de la plupart des gens, et notamment de millions de femmes. Le droit à la santé sexuelle et reproductive devient de plus en plus un mirage pour nombre d’entre nous. Le Portugal est un des seuls pays européens à avoir vu la différence entre les salaires des hommes et ceux des femmes augmenter. Les violences faites aux femmes ont aussi augmentées et se sont intensifiées.

Alors que les années précédentes, nous étions financées par le programme Jeunesse de l’Union Européenne, notre financement de cette année est encore incertain. Nous savons que ces camps ont été des moments cruciaux dans nos vies de jeunes femmes en lutte pour mettre fin aux violences et aux injustices dans nos vies, nos communautés, nos pays. Nous avons vu nos luttes réaffirmées, rendues plus fortes et connectées aux luttes des autres jeunes femmes du réseau des Jeunes Féministes d’Europe des campements des 2 dernières années. Et nous croyons qu’il est important de continuer de se rencontrer, de partager des idées et des exemples de luttes, des succès et des échecs, d’engager encore des conversations parfois difficiles entre nous, de casser les stéréotypes et de collaborer pour rendre le monde meilleur pour toutes les femmes.

Votre contribution nous permettra de nous rencontrer en aout et de continuer de construire le mouvement. En donnant, vous faites aussi part de ce mouvement qui travaille pour en finir avec la pauvreté, le racisme, l’homo-lebo et transphobie, et avec toutes les injustices subies par les femmes dans les différents pays. Si nous atteignons notre objectif de budget, nous pourrons inviter des femmes d’autres pays en dehors d’Europe pour rejoindre nos luttes collectives et devenir plus fortes dans l’unité.

http://www.indiegogo.com/projects/european-young-feminists-camp

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