Archive | Féminisme

25 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Des hommes féministes ? (3)

yanne

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Les hommes peuvent-ils participer à la lutte féministe ?

Derrière cette interrogation est posée tout le principe d’auto-organisation des oppriméEs. Or ils sont bien rares, les mouvements féministes qui excluent toute possibilité de soutien de la part des hommes.

Les hommes peuvent donc s’investir dans cette lutte, bonne nouvelle ! Oui mais comment ? Certains militants proféministes et chercheurs y ont précisément réfléchi : par exemple John Stoltenberg, dont l’ouvrage « Refuser d’être un homme » a été enfin traduit en françaisen avril dernier, ou Léo Thiers-Vidal dont les textes ont été rassemblés dans un ouvrage posthume sous le titre Rupture anarchiste et trahison proféministe, paru en février dernier. Sa thèse, De « L’ennemi principal » aux principaux ennemis : position vécue, subjectivité et conscience masculines de domination, a été préfacée par Christine Delphy, tout comme l’ouvrage de Stoltenberg.

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Respecter les stratégies Bien sûr, il s’agit de ne pas prendre le pas sur les femmes, et leur imposer une stratégie pour leur propre émancipation. C’est à ce titre que les organisations d’hommes féministes se revendiquant comme telles doivent interroger, quand, pour soutenir les revendications de certains groupes féministes, elles s’opposent à d’autres (comme cela peut être le cas d’un collectif comme Zéro Macho).

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Le fait que des hommes se retrouvent en position de déterminer la « bonne » stratégie et de peser davantage que les porte-parole féministes dans les médias peut se révéler problématique. Ainsi encore, lorsqu’à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, une AG « non mixte hommes » a diffusé son texte urbi et orbi alors qu’aucun écho des AG non-mixtes femmes n’a été relayé…

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Ne pas confisquer la parole, ni bien sûr reproduire des rapports de domination (y compris dans la sphère privée). Cela veut donc dire respecter les stratégies et les agendas des féministes auxquels on choisit de se rattacher.

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Thiers-Vidal et Stoltenberg convergent sur deux autres aspects essentiels de l’investissement des hommes dans le mouvement féministe : lire les ouvrages féministes et assumer un travail de terrain sur ces questions. À ces conditions, et à ces conditions seulement, un homme peut se déclarer militant féministe : il ne suffit pas de le dire pour l’être ! C.M.

http://npa2009.org/node/39684

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25 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Visages de l’islamophobie (4)

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Après les mobilisations de Mamans Toutes Égales à Montreuil contre l’interdiction les femmes portant le foulard d’accompagner les sorties scolaires, c’est à Bobigny que s’est tenu le 13 novembre un rassemblement contre les discriminations, à l’initiative des premières concernées, des mères d’élèves des quartiers nords du Blanc-Mesnil (93).

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En cause ? Une circulaire de l’Éducation nationale ainsi rédigée : « Il est recommandé de rappeler dans le règlement intérieur que les principes de laïcité de l’enseignement et de neutralité du service public sont pleinement applicables au sein des établissements scolaires publics. Ces principes permettent notamment d’empêcher que les parents d’élèves ou tout autre intervenant manifestent, par leur tenue ou leurs propos, leurs convictions religieuses, politiques ou philosophiques lorsqu’ils accompagnent les élèves lors des sorties et voyages scolaires. »

Les femmes visées Quand l’islamophobie s’abat, c’est de plus en plus souvent sur les femmes. La focalisation se fait sur le port du foulard, avec une multiplication des lois à son encontre : loi interdisant le port du voile à l’école, loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public (visant le niqab et la burqa), interdictions aux femmes voilées d’accompagner les sorties scolaires, d’exercer dans les services publics, interdiction des signes religieux au domicile des assistantes maternelles, interdiction du port du voile dans les entreprises privées assurant des missions de service public (crèches notamment…).

Tout cela se conjugue au renforcement de l’extrême droite autour de la « Manif pour tous », ce qui a entraîné une augmentation effarante du nombre d’agressions islamophobes contre des femmes.

La lutte contre l’islamophobie est bien une lutte féministe : ce sont les femmes qui sont exclues des cadres de sociabilité, de l’éducation et de l’emploi.

C.M.

Dossiser réalisé par la commission nationale féministe du NPA.

http://npa2009.org/node/39684

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25 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

« L’abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel a créé un dommage irréparable » (jdd)

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Avocat d’Aline Rigaud, qui avait porté plainte pour harcèlement sexuel contre l’ex-secrétaire d’Etat Gérard Ducray, Me Pierre Mury revient sur l’abrogation de la loi en 2012.

« Une double peine » pour les victimes, selon lui.

Ce n’est pas terminé. Il y aura un nouveau procès Aline Rigaud contre Gérard Ducray, l’homme par qui l’abrogation de la loi sur le harcèlement sexuel est arrivée. « Vraisemblablement au printemps 2014″, précise Me Pierre Mury, l’avocat de la plaignante qui avait obtenu gain de cause en première instance et en appel avant que l’ancien secrétaire d’Etat au Tourisme, alors conseiller municipal de Villefranche-sur-Saône, ne se pourvoie en cassation et ne saisisse le Conseil constitutionnel par le biais d’une question prioritaire de constitutionnalité.

La décision de la Cour de cassation était inattendue… Non, elle n’a rien d’étonnant. Dans un arrêt, rendu le 26 juin 2013, la Cour de cassation a renvoyé cette affaire devant la Cour d’appel de Lyon qui va devoir à nouveau statuer en appréciant si d’autres qualifications sont envisageables. Ce qu’elle recommande, ce n’est pas une solution exceptionnelle mais l’application pure et simple du droit. Une instruction a été donnée par le ministère de la Justice aux parquets en ce sens. Mais c’est une simple piqûre de rappel. Quand la Chancellerie demande aux juridictions de choisir une nouvelle qualification si les faits peuvent donner lieu à une autre infraction, j’ai envie de dire : Evidemment! C’est la logique pure du droit.

Si les faits sont requalifiés, ce sera pour une infraction moindre? Pas forcément. Il y a un système de baisse dans la qualification des faits. Beaucoup d’agressions sexuelles sont rétrogradées en harcèlement sexuel et des cas de harcèlement sexuel en… rien du tout. Lorsqu’on se retrouve face à un concours d’infractions, c’est souvent la plus basse qui est retenue. Je pense que cela a été le cas pour ma cliente. Toutes les victimes qui ont vu leurs procédures annulées par l’abrogation de la loi peuvent solliciter une requalification. Après, c’est au cas par cas. Le premier problème qu’elles peuvent rencontrer, c’est la prescription. Ensuite, beaucoup de parquets ne renvoient pas devant le Tribunal correctionnel, en raison de l’engorgement des tribunaux. Enfin, il faut que d’autres infractions que le « harcèlement sexuel » puissent être applicables, ce qui n’est pas toujours le cas.

«Sur le plan juridique, il n’existe pas de solution.»

Aline Rigaud et l’Association européenne contre les Violences faites aux femmes au travail (AVFT) avaient saisi conjointement la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH)… Cette procédure ne pourra être déclenchée que lorsque toutes les voies de recours offertes par le droit français auront été épuisées. Tant que nous ne sommes pas passés par la Cour d’appel, il n’est pas possible d’aller devant la CEDH devant laquelle la France court un risque de condamnation. D’un point de vue technique, l’effet immédiat de la décision du Conseil consti-tutionnel est critiquable : le juge constitutionnel ne pouvait ignorer que la loi pénale nouvelle ne pourrait reprendre ces situations en raison du principe de non rétroactivité de la loi pénale qui est un principe à valeur constitutionnelle.

Selon ce principe fondamental, il est impératif que la loi entre en vigueur avant la commission des faits par l’infracteur. Sous ce jour, le législateur ne peut rien faire. C’est pourquoi, le Conseil constitutionnel qui a abrogé la loi le 4 mais 2012 de manière immédiate et non différée, a créé un dommage irréparable. Par essence, la nouvelle loi ne peut pas s’appliquer à des faits anciens. La seule solution pour les victimes est d’obtenir la requalification des faits. Une condamnation de la CEDH n’aura quant à elle qu’une force symbolique. La décision du Conseil constitutionnel est inattaquable. C’est une juridiction suprême de notre droit. Aucun recours n’est possible.

Ces victimes sont donc condamnées à l’oubli? Sur le plan juridique, en tout cas, il n’existe pas de solution… Il faut rappeler que toutes ces personnes en déposant plainte et en prenant la parole, ont agi ainsi « pour ne pas qu’il ne recommence ». Ce combat judiciaire, solitaire, est très difficile à mener. Si elles conservent la voie du procès civil, elles perdent l’opportunité du procès pénal qui leur permet de se reconstruire et qui revêt une force symbolique toute particulière. Pour toutes ces femmes c’est un peu comme la double peine : après la commission de l’infraction, elles se rendent compte que les sacrifices de leur combat judiciaire n’ont servi à rien.

http://www.lejdd.fr/Societe/Interview-L-abrogation-de-la-loi-sur-le-harcelement-sexuel-a-cree-un-dommage-irreparable-640370

 

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24 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Droits des femmes: vision rétrograde de 343 salauds…

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Le dernier numéro du nouveau magazine Causeur a fait polémique autour de son manifeste des « 343 salauds » (réalisant par là-même un beau coup de pub).

Au-delà de ce manifeste, c’est aussi l’ensemble de son dossier qui pose problème, car il reprend une bonne partie des thèses réactionnaires actuelles. L’écho qu’il a reçu n’est pas anodin. Il y a tout d’abord ce manifeste des 343 salauds (moins nombreux en réalité) « qui sont allés, vont ou iront aux putes et qui souhaitent en garder la liberté »…

Bien sûr, on a beaucoup évoqué la référence au « manifeste des 343 salopes » de 1971. Elles réclamaient le droit à l’avortement et à disposer de leur corps, risquant a l’époque une peine pour cela. Ici nos 343 connards réclament, eux, le droit à disposer du corps d’autrui, librement, et sans être blâmés pour cela… Ce mouvement se veut celui des « nouveaux résistants », qui ne cèdent pas aux ligues de vertu et qui se dressent contre le sexuellement correct. Parmi eux, on retrouve sans surprise, un bon paquet de néoréacs comme Éric Zemmour, Pascal Bruckner ou Frédéric Beigbeder.

 

Le féminisme, un mouvement dépassé ? Dans le magazine, tous s’expriment sur cette signature, et sur leur vision du monde. Ils partagent globalement le constat que les femmes ont pris le pouvoir, que notre société est devenue antihommes, antipoils, bref contre toutes les valeurs réputées masculines. Frédéric Beigbeder lui-même nous explique, presque sans rire, qu’il est obligé de porter la barbe pour prouver, qu’il est bien un mec, et qu’il appartient à une espèce en voie de disparition : le macho !
La patronne du magazine, Élisabeth Lévy, le rejoint dans cette analyse d’un féminisme qui serait « allé trop loin », aurait ainsi trahi les revendications libertaires de Mai 68, et serait passé de la revendication « mon corps m’appartient » à la « brigade des plumeaux ». Elle s’en prend notamment aux campagnes d’Osez le féminisme. On se demande pourquoi revendiquer une meilleure répartition des tâches ne serait pas une revendication politique, alors que c’est justement un des leviers pour l’émancipation des femmes.

 

Une prostitution librement choisie ? Une bonne part de leur dossier est consacrée à la prostitution qu’ils considèrent comme le « droit de deux adultes consentants d’avoir la sexualité qu’ils veulent, tarifée ou pas ». Une définition bien étriquée, et loin des réalités sociales. Ils reconnaissent l’existence d’une prostitution non choisie, et de la traite des femmes, mais souhaitent défendre celles qui ont choisi de « vendre librement leur corps, et même d’aimer ça ».
Des arguments qu’on retrouve en partie dans la tribune de Philippe Caubère qui s’intitule très sobrement « on veut punir l’ hétérosexualité ». Il y raconte avec fierté sa « vie de client » et affirme tout simplement que « quand on empêche les gens de faire l’amour, ils font la guerre ». Rien moins que cela.

 

Retrouvons un féminisme joyeux et transgressif ! On pourrait trouver ça juste ridicule ou à vomir, mais on est obligé de l’envisager dans le contexte actuel du retour en force des idées conservatrices, depuis les antimariage pour tous jusqu’aux pères perchés sur des grues. Il nous faut mesurer à quel point le recul est profond.
Le temps d’antenne accordé à Élisabeth Levy et ses acolytes suite à la sortie de ce manifeste, et le peu de visibilité de leurs contradicteurs doivent nous alerter. Plus que jamais, relevons bien haut le drapeau du féminisme et de l’émancipation pour toutes et tous !

 

Hélène Pierre 

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24 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Des féministes dénoncent le « discours décalé » de Najat Vallaud-Belkacem (jdd)

violence

Deux jours avant la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, l’association Paroles de femmes dénonce « les jolis discours » de la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, « en décalage avec la réalité du terrain ». Dans l’entourage de la ministre, on demande du temps. 

Plusieurs coups de fils passés, aucune réponse concluante. Dans une vidéo mise en ligne samedi et intitulée « Madame la ministre, faites le 115″, la présidente de l’association Paroles de femmes, Olivia Cattan, tente de trouver des places d’hébergements d’urgence pour venir en aide à une femme avec enfants, victime de violences conjugales.  »On n’a plus de place », se voit-elle répondre à plusieurs reprises. Après de multiples appels, elle ne trouve aucune place d’hébergement.

Dans le viseur de l’association, la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem. « Au lieu de nous faire de jolis discours sur le plan d’action qu’on va mettre en place, la première urgence, c’est de créer des places d’hébergement », plaide Olivia Cattan à la fin de la vidéo. Dans un communiqué, elle dénonce aussi « les discours politiques décalés par rapport à la réalité du terrain et à la détresse des femmes battues. » « Chaque année toujours le même discours mais sur le terrain, la situation se dégrade », dénonce l’association, deux jours avant la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

Au ministère des Droits des femmes, on assure que « la ministre est complètement consciente des insuffisances actuelles ».  »Il faut faire la part des choses entre l’appréciation personnelle et les chiffres », nuance-t-on dans l’entourage de Najat Vallaud-Belkacem.  »On ne peut pas demander à un ministère d’avoir des résultats immédiats quand un plan vient d’être adopté. » D’autant que le plan interministériel présenté vendredi par Najat Vallaud-Belkacem s’étale sur trois ans.  »Arrêtons avec les plans trop ambitieux et qui ne sont pas appliqués, comme l’était le précédent plan triennal sous la droite. Celui-ci fixe un nombre de mesures plus limités et surtout plus concrètes », argue son entourage.

Il prévoit notamment la création d’ici 2017 de 1.650 places d’hébergements d’urgence. Les moyens spécifiques consacrés aux violences faites aux femmes doivent être doublés pour atteindre la somme de 66 millions d’euros sur trois ans. Quant à « la prise en charge des appels par le 115, elle fait l’objet d’une convention qui sera signée dans chaque département avant la fin de l’année 2013. Il est normal de ne pas en voir les résultats avant cette date », fait-on valoir. Caroline Vigoureux – leJDD.fr samedi 23 novembre 2013

http://www.lejdd.fr/Societe/Des-feministes-denoncent-le-discours-decale-de-Najat-Vallaud-Belkacem-640130

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24 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper, rassemblement contre les violences faites aux femmes (of)

violence

Trente personnes, ont participé, hier à Quimper (Finistère) à un rassemblement contre les violences faites aux femmes.

Hier, à Quimper, une trentaine de personnes se sont rassemblées sur le parvis de la cathédrale Saint-Corentin à l’invitation du planning familial du Finistère. Par la suite, le cortège a défilé dans les rues du centre-ville.

Pour toutes informations, une permanence est organisée à Douarnenez au centre Gradlon le lundi de 17 h 30 à 19 h et le samedi de 10 h 30 à 12 h.

Contact : 02 98 92 36 70 ou à mfpfdz.29@orange.fr.

Enfin, début janvier, un numéro de téléphone, le 39.19, sera ouvert 7/7. Quimper – 09h36

http://www.ouest-france.fr/quimper-rassemblement-contre-les-violences-faites-aux-femmes-1736987

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20 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Brest: Silence on viole (cb)

A feminist movement in 1980s Italy.  ©Universo femminile

C’est le titre choc d’une exposition visible à l’espace L’Cause jusqu’au 15 décembre.

Vous avez certainement remarqué les affiches de cette campagne de sensibilisation sur le viol dans les rues de Brest fin octobre avec le slogan choc : Silence on viole. Une campagne montée par l’association l’Ymagier et le Planning familial. « En déclinant les statistiques nationales, on peut penser qu’une femme est violée à Brest tous les deux jours. Mais ce n’est qu’une approximation, car la majeure partie des victimes conserve le silence. De ce constat est né ce projet », présente Jessica Roumeur, auteure à l’Ymagier.
Une exposition artistique est présentée à l’espace L’Cause sur ce thème. Une performance théâtrale est également programmée le 25 novembre à 19 h 30.

Pratique. Jusqu’au 15 décembre à l’espace L’Cause, 4 rue Ernest-Renan. Du lundi au vendredi de 17 h 30 à 19 h et le samedi de 14 h à 16 h. C’est gratuit. Dernière mise à jour : 12/11/2013 à 20:47
4 Rue Ernest Renan, 29200 Brest, France
 
http://www.cotebrest.fr/2013/11/16/silence-on-viole/
 
Les violences faites aux femmes doivent cesser !  (Lutte Ouvrière)
Comme chaque année, à l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, le Collectif national pour les droits des femmes, auquel se sont joints de nombreuses associations féministes, syndicats et partis politiques, appelle à une manifestation. C’est que les violences envers les femmes sont loin d’avoir cessé…

La comptabilité effrayante selon laquelle tous les trois jours une femme décède sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint reste toujours d’actualité. De même que le restent toutes les violences sexuelles qui vont des humiliations au viol, en passant par les agressions. Les violences exercées contre les femmes, ce sont aussi les inégalités et les discriminations inacceptables qu’elles subissent dans leur vie sociale et professionnelle et qui sont encore accrues avec la crise et le chômage, avec les difficultés encore plus grandes pour se loger et trouver un travail. Et puis, en cette période où certains proclament que la prostitution est une liberté, il est important d’affirmer haut et fort que c’est une violence et que, dans leur immense majorité, les femmes qui se prostituent n’ont pas choisi le trottoir mais y ont été poussées par une misère économique et sociale exploitée par les proxénètes, mais aussi par les clients.

Une journée et une manifestation annuelles ne peuvent abolir à elles seules les violences sexistes dirigées contre les femmes, mais elles restent nécessaires pour les dénoncer.

Manifestation contre les violences faites aux femmes

Samedi 23 novembre 2013 à 14 h 30 à Paris Départ du métro Montparnasse

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2364&id=11

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19 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Finistère : Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

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Les violences faites aux femmes nous concernent toutes et tous.

Elles ont lieu dans tous les milieux sociaux, dans tous les territoires, dans tous les pays. Elles sont universelles car les inégalités femmes / hommes, la domination masculine, sont universelles. Elles prennent différentes formes : viols et autres agressions sexuelles, violences conjugales (physiques mais aussi psychologiques, économiques, sexuelles), harcèlements sexuels, mutilations sexuelles, prostitution, mariage forcé, lesbophobie, violences contre les femmes en situation de handicap, de vulnérabilité économique, femmes migrantes étrangères souvent victimes de double violences, etc.

Samedi 23 novembre

Quimper
15h30 – Manifestation à Quimper (Place Saint Corentin)

Douarnenez
18h – Projection-débat «Wadjda» à Douarnenez (Le club)

Lundi 25 novembre

Brest

18h – Apéro convivial à Brest (Espace LCause)

19h30 – Théâtre : « Concerto pour Salopes en viol mineur » (Espace LCause)
20h30 – Manifestation de femmes (Place de la liberté), puis retour à LCause

A Brest, pourquoi une marche non-mixte des femmes la nuit?

Non mixte parce que nous souhaitons nous rassembler, être visibles, nous émanciper, créer de la solidarité entre nous que nous soyons des femmes d’ici, d’ailleurs, mères ou pas, bi, lesbiennes, hétéros, travailleuses, précaires, chômeuses, immigrées …

Dans la rue, la nuit parce que l’espace public reste encore à conquérir par et pour les femmes. Nous voulons pouvoir nous déplacer seules, où l’on veut et quand on veut ! ! !
Nous ne voulons pas être cantonnées qu’à l’espace privé. Les agressions verbales et physiques, la violence contre nous dans la rue sont des moyens pour maintenir le rapport de domination entre les hommes et les femmes.

Publié le 19 novembre 2013 par Planning Familial

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19 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Sexisme 2.0 (anticap.ch)

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«Je peux m’occuper de la maison, faire la cuisine, garder les enfants.

J’organise vos rendez-vous. Je suis entièrement à votre disposition comme partenaire sexuelle. Vous n’avez pas besoin de me nourrir ou de me recharger… Voulez-vous me donner un nom?»

Kara est l’héroïne d’un court-métrage tourné en temps réel sur PlayStation 3. Imaginée par le créateur de jeux vidéo David Cage des studios français Quantic Dream, cette femme-robot plus vraie que nature est au service de son propriétaire. Véritable caricature de sexisme, Kara n’est qu’une illustration parmi tant d’autres de la représentation stéréotypée et érotisée de la femme qui est répandue et tolérée dans le monde du jeu vidéo, mais aussi dans tous les secteurs voisins: comics, mangas, et d’une manière plus générale, sur Internet.

L’industrie du jeu vidéo et des comics Le problème vient de l’industrie. Les personnages féminins sont conçus pour le plaisir du consommateur mâle, hétéro, travaillé par ses hormones: systématiquement sexualisés, accoutrés de costumes dénudés. Leurs poses sont lascives, sexy, souvent anatomiquement impossibles. Leurs traits sont uniformes, répondant parfaitement aux diktats physiques irréalistes en vigueur. Ils sont tués, violés, maltraités pour motiver le protagoniste masculin. Lorsqu’ils sont les héros de leur jeu ou de leur comics, ils n’en sont pas moins réduits à l’état d’objet sexuel au service des pulsions du joueur/lecteur.

A ce titre, le dernier Tomb Raider est édifiant et la presse spécialisée s’en est d’ailleurs donnée à cœur joie; le magazine Joystick titrait en effet à sa sortie: «Tomb Raider, c’était hype en 1996 et déjà ringard en 1998. Il était temps que ça change! Et tant pis si, pour aboutir à un résultat séduisant, il faut malmener l’héroïne (Lara Croft) autant que peut l’être une actrice de gonzo SM». L’héroïne, jugée trop forte, trop indépendante et trop fière par l’auteur de cet article et par un grand nombre de commentateurs sera donc «remise à sa place», «humiliée et souillée sans aucun ménagement» pour le plus grand plaisir de ces messieurs.

La communauté geek et Internet Le problème vient de la communauté. Le milieu geek est macho, il y règne une ambiance misogyne assumée. Tous les geeks, tous les joueurs et tous les passionnés d’informatique ne sont pas machos, certains même sont écœurés par le comportement et les commentaires haineux de leurs homologues, mais il faut pourtant bien se rendre à l’évidence: en ligne, l’anonymat aidant, l’agression sexuelle et le harcèlement sont monnaie courante, et l’exclusion des femmes est la norme.

Que ce soit lors de parties en ligne, de tournois de jeux vidéo, ou de conventions spé- cialisées, les femmes rapportent des expériences insoutenables: commentaires lourds, agressions, harcèlements, tripotages, moqueries, insultes, menaces. Elles y sont décrédibilisées et renvoyées à la cuisine (l’expression «go back in the kitchen» est une remarque récurrente et considérée comme «humoristique» dans le milieu).

Internet est un espace merveilleux. Un espace où tout le monde peut librement prendre la parole, exprimer des opinions, partager des contenus. Ainsi, il reflète la société dans laquelle nous vivons, nous informe sur les valeurs qui prévalent chez les jeunes, et sur les réflexions qu’ils peuvent mener. Aujourd’hui, Internet et ses forums, Youtube et Twitter, nous informent qu’il y a un problème. Que derrière leurs écrans, les jeunes reproduisent et intègrent à l’extrême des comportements et des conceptions que l’on pourrait croire d’un autre temps. Internet véhicule les informations et la culture plus rapidement et de manière plus étendue que tout autre moyen de communication. Le féminisme doit donc s’attaquer à ces questions et se positionner aussi sur ce terrain-là.

17 novembre 2013 Rosita Manos Article paru dans L’Anticapitaliste n°100, 14er novembre 2013

http://www.gauche-anticapitaliste.ch/?p=11325

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14 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quatrième semaine de grève pour les sages-femmes (fr3)

Quatrième semaine de grève pour les sages-femmes (fr3) dans Féminisme cigognes

Le mouvement des sages-femmes de Rennes et de l’ensemble de l’Hexagone est aujourd’hui dans sa quatrième semaine de grève. Elles annoncent une action le mardi 19 novembre prochain. Les sages-femmes de Quimper, elles aussi sont en grève  Elles demandent à être reconnues comme praticiens de premier recours en santé des femmes, à obtenir un statut médical sans ambiguïté, avoir une formation initiale avec une filière universitaire autonome… Les sages-femmes ne veulent plus être invisibles.

Une action le 19 novembre Elles sont en grève depuis 4 semaines et ont décidé d’une nouvelle action le mardi 19 novembre prochain. Salariées, libérales, ou encore étudiantes  elles ont prévu de manifester le même jour, à la même heure dans chaque région. Avec un rassemblement à 10h à Paris devant le ministère, et des rassemblements dans chaque région devant l’Agence Régionale de la Santé (ARS). A cette occasion elles devraient remettre leur « cahier de doléances » au Directeur de l’ARS . Par Krystell Veillard Publié le 13/11/2013 | 17:04, mis à jour le 13/11/2013 | 17:40

http://bretagne.france3.fr/2013/11/13/quatrieme-semaine-de-greve-pour-les-sages-femmes-356873.html

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