Archive | Féminisme

10 mars 2018 ~ 0 Commentaire

harcèlement (reporterre)

caverne

L’animal harceleur, c’est l’homme. Pas le loup, l’ours ou le requin

La campagne de sensibilisation contre le harcèlement de la RATP est symptomatique de cette incapacité à nommer les faits. On y voit des animaux dits prédateurs or, ce ne sont pas des requins, des ours ou des loups qui harcèlent ou agressent les femmes dans les transports en commun. Je n’en ai jamais rencontré dans le métro, le RER ou le bus. Ceux qui sont « indéli- cats » et pesants et harceleurs sont des bipèdes que l’on appelle des humains. Ils n’ont pas les crocs des loups, pas les dents des requins, pas les pattes griffues des ours : ils appartiennent au genre humain.

Alors, pourquoi ne pas le dire et le montrer dans cette campagne d’affichage pour alerter contre les violences ?

La dernière fois que j’ai rencontré un loup, il voulait attaquer un troupeau de brebis, il a renoncé parce que nous étions, le berger et moi, présents sur son chemin. L’ours, j’ai tenté de le voir mais il est, dit-on, timide ou plutôt méfiant envers l’espèce humaine. Quant au requin, j’en ai approché beaucoup grâce aux biologistes plongeurs qui m’ont guidée, mais je ne m’aventure pas à prendre leur écosystème de chasse pour mon terrain de jeu aquatique. Ni les uns ni les autres ne sont apparus dans les transports en commun, ni les uns ni les autres ne sont venus se frotter contre moi dans un bus, ni les uns ni les autres n’ont dans leur langage eu des propos inappropriés. Nous n’avons pas besoin de la vie dite sauvage pour nous faire du mal ! Nous sommes très doués pour nous débrouiller tout seuls dans ce domaine de la violence.

Les communicants masculins n’ont pas osé afficher le coupable : l’homme

La campagne de « sensibilisation » de la RATP est sans doute née dans l’esprit de ces com- municants masculins qui n’ont pas osé mettre à l’affiche le coupable : l’homme. Évidemment, c’est compliqué : doit-on publier une photo d’un homme ou d’une femme dans le rôle du harceleur ? Il n’y a donc pas d’homme sur la campagne d’affichage, mais une femme victime visiblement terrorisée par, selon les versions, soit un requin, soit un loup qui la menace. Ça en dit long sur l’incapacité d’identifier et d’afficher le harceleur. C’est un homme et non pas un animal, encore que l’homme soit plus animal que bien des animaux.

À tous ces médias qui se gargarisent à longueur de journaux et de radio sur, je cite, « la libération de la parole des femmes » et clament que désormais l’avenir sera différent, je dis : « Attention. Ne croyez pas que nous ayons trouvé la solution. La preuve : ça continue. » Le plus incroyable dans ce contexte de soi-disant vigilance, c’est que ce soit une association de protection des animaux (Ferus) qui ait soulevé le lièvre. Ah ! tiens, le lièvre. Il ne figure pas dans le bestiaire des harceleurs de cette campagne contre le harcèlement.

On n’est pas sorti de l’auberge !

Comment peut-on être ainsi hors sol des préoccupations qui baignent notre société depuis des mois ? On s’interroge sur la formation des professionnels de la communication. On s’interroge aussi sur le discours de Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, venue vanter sur France Inter, lundi 5 mars, cette campagne contre le harcèlement, que visiblement person- ne parmi les journalistes n’avait regardée, sur laquelle personne ne s’était interrogé. Donc, si j’en crois mes oreilles, la radio et mes yeux,  les affiches : les coupables du harcèlement sont des animaux. Mais oui, c’est vrai, nous sommes des animaux. Mais pas parmi les plus sympathiques.

Nathalie Fontrel est journaliste en charge de l’écologie sur France Inter. La campagne de sensibilisation contre le harcèlement lancée par la RATP montre des femmes menacées par des animaux sauvages. L’auteure de cette tribune, qui n’a jamais vu ni loup, ni ours, ni requin dans le métro, réagit contre l’incapacité des communicants à identifier l’homme comme harceleur.

9 mars 2018 / Nathalie Fontrel

https://reporterre.net/

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09 mars 2018 ~ 0 Commentaire

bilbao 8 mars (publico)

A la huelga compañera, no vayas a trabajar
Deja el cazo, la herramienta, el teclado y el ipad
A la huelga diez, a la huelga cien, a la huelga madre ven tu también
A la huelga cien, a la huelga mil, yo por ellas madre y ellas por mi.

Contra el estado machista nos vamos a levantar,
Vamos todas las mujeres a la huelga general
A la huelga diez, a la huelga cien, la cartera dice que viene también.
A la huelga cien, a la huelga mil, todas a la huelga vamos a ir.

Se han llevado a mi vecina, en una redada mas,
Y por no tener papeles ahi la quieren deportar.
A la huelga diez, a la huelga cien, Esta vez queremos todo el pastel
A la huelga cien, a la huelga mil, todas a la huelga vamos a ir.

Trabajamos en precario sin contrato y sanidad
Y el trabajo de la casa no se reparte jamás.
A la huelga diez, a la huelga cien, esta vez la cena no voy a hacer.
A la huelga cien, a la huelga mil, todas a la huelga vamos a ir.

Privatizan la enseñanza, no la podemos pagar
Pero nunca aparecimos en los temas a estudiar.
A la huelga diez, a la huelga cien, en la historia vamos a aparecer.
A la huelga cien, a la huelga mil, todas a la huelga vamos a ir.

A la huelga diez, al huelga cien , a la huelga madre ven tu también.
A la huelga cien, a la huelga mil, yo por ellas madre y ellas por mi.

yo por ellas madre y ellas por mi.
yo por ellas madre y ellas por
yo por ellas madre y ellas por
yo por ellas madre y ellas por mi.

http://www.publico.es/

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04 mars 2018 ~ 0 Commentaire

mlf (à l’encontre.ch)

Women Workers Rising rally

Retour sur le Mouvement de libération des femmes

Dans une société sexiste, le sexisme imprègne toutes les facettes de la vie. Dans les années 1960, le Mouvement de libération des femmes été l’occasion d’une immense libération de la parole des femmes sur les réalités de leur vie, sur leurs rapports entre elles et avec le monde, dans un effort pour se changer elles-mêmes et pour changer le monde.

Lors d’une série de conférences organisées entre 1970 à 1978, nous, les femmes du Royau- me-Uni avons développé sept revendications à partir de ce grand catalogue d’injustices. Le premier de ces rassemblements a eu lieu du 27 février au 1er mars 1970, il y a exactement quarante-huit ans. Ce qui devait à l’origine être une conférence sur l’histoire des femmes a été transformé par les femmes d’Oxford en un événement centré sur les préoccupations contemporaines urgentes des femmes.

Alors qu’on attendait 300 femmes, ce sont 600 femmes qui sont arrivées.

Elles ont abordé ensemble les questions à partir desquelles ont été développées les quatre premières revendications des Conférences nationales du Mouvement de libération des femmes.

Les voici:

  1. Egalité salariale
  2. Egalité des chances en matière d’éducation et d’emploi
  3. Contraception et doit à l’avortement gratuits, sur demande
  4. Garderies gratuites ouvertes 24 heures sur 24

Les priorités

Même si elles ont été acceptées par l’ensemble du Mouvement de libération des femmes, et approuvées à la conférence de Skegness en 1971, l’importance accordée à ces quatre pre- mières revendications reflète les priorités du Comité national de coordination des femmes qui ont été votées lors de cette première conférence où prédominaient les groupes de gauche.

Prises dans leur ensemble, ces priorités ont comme objectif de décharger les femmes du fardeau de la maternité et de leur permettre de participer pleinement à l’économie en supprimant les obstacles qu’elles rencontrent dans ce domaine. Ainsi libérées, les femmes seraient à égalité avec les hommes dans la lutte. Les hommes, en tant que groupe, n’étaient pas pris en compte dans ces revendications. Les demandes s’adressaient plutôt aux législateurs, aux employeurs, aux services de santé et au secteur public.

Ces revendications étaient issues de la lutte pour l’adoption de la loi sur l’avortement (1967) et de la grève des travailleuses pour l’égalité salariale à l’usine Ford de Dagenham (1968). Elles ont ensuite été présentes dans l’effort pour mettre en œuvre la législation sur l’égalité sous la forme du Equal Pay Act pour l’égalité salariale (1970) ainsi que dans la Sex Discrimination Act (loi sur la discrimination sexuelle) (1975).

Le Comité national de coordination des femmes a été dissous après la conférence de Skegness. Deux nouvelles revendications ont été ajoutées aux quatre premières lors de la Conférence d’Edimbourg en 1974:

  1. Indépendance juridique et financière pour toutes les femmes
  2. Droit à une sexualité auto-définie. Fin de la discrimination à l’égard des lesbiennes.

Même si elles ne nommaient pas explicitement les hommes, ces derniers y sont plus «pré- sents» dans ces deux revendications que dans les quatre premières. En effet, l’indépendance juridique et financière par rapport aux hommes et le droit pour les femmes à une sexualité auto-définie plutôt que d’être définies par un «autre» (homme) sont au moins implicites.

La septième et dernière revendication a été ajoutée lors de la Conférence de Birmingham en 1978:

  1. Liberté de toutes les femmes, quel que soit leur état matrimonial, par rapport à l’intimidation, la menace, le recours à la violence ou à la coercition sexuelle; élimination des lois, des préjugés et des institutions qui perpétuent la domination masculine et l’agression envers les femmes.

Alors que les quatre premières revendications avaient été spécifiques et mettaient l’accent sur l’égalité économique et les droits en matière de procréation, la septième revendication englobait, dans la phrase «des lois, préjugés et institutions qui perpétuent la domination masculine»,  l’ensemble du système social de suprématie ou de patriarcat masculin.

La domination des hommes sur les femmes et le rôle de la violence pour le maintien de cette situation ont ainsi été cités directement pour la première fois, non sans provoquer quelques controverses. Les féministes socialistes et les partisans non alignés l’ont emporté en faisant annuler le préambule proposé, qui affirmait que «la violence des hommes contre les femmes est l’expression de la suprématie masculine et du contrôle politique des femmes».

Les socialistes et les radicales

Les conférences du Mouvement de libération des femmes ont parfois été décrites comme des circonstances qui ont donné lieu à de douloureux schismes et rancœurs entre les deux ailes de féministes engagées: les socialistes et les radicales. Chacune des parties a sévèrement criti- qué l’autre. L’ombre portée par ces désaccords a été longue, les reproches et la litanie de mauvais comportements catalogués ont été fréquents. Je n’ai aucune intention de m’y lancer dans ce court article.

En tant que féministe socialiste du 21è siècle, je suis aussi frustrée par le fait que ma tradition se montrait inadéquate pour théoriser et combattre la violence masculine à laquelle s’adres- saient mes sœurs radicales dans les années 1970.

Pas une seule des revendications du Mouvement de libération des femmes n’a été dûment satisfaite, qu’il s’agisse des droits économiques ou reproductifs, de la libération sexuelle des femmes ou de la fin de la violence endémique des hommes contre les femmes et les jeunes filles.

Il y a quelques lacunes importantes dans les revendications, notamment en ce qui concerne le travail domestique non rémunéré des femmes, les stéréotypes et la socialisation sexistes, ou le domaine de la représentation, à la fois politique et dans l’imagerie médiatique. Actuellement les féministes de la tradition socialiste reconnaissent que l’inégalité entre les femmes et les hom- mes est à la fois une cause et une conséquence de la violence masculine et qu’il est essentiel de nommer la violence masculine pour y mettre fin.

Bien qu’il existe un courant du féminisme qui estime qu’il est plus important d’être inclusif que de protéger les droits des femmes, il n’a jamais été aussi urgent qu’un Mouvement de libération des femmes s’attelle à cette tâche [de la violence masculine et d’aborder cette question]. La nécessité de reconstruire un mouvement centré sur les femmes est reconnue à la fois par les socialistes et par les féministes radicales, deux courants qui ont beaucoup en commun.

Le voyage a été long depuis les jours enivrants de la deuxième vague des Conférences du Mouvement de libération des femmes. Ce qu’aucune des participantes n’aurait pu prévoir, c’est la nécessité de préciser que le sexe existe et qu’il a une signification sociale à cause du sexisme. Nous pourrions proposer une nouvelle revendication, à laquelle on pourrait peut-être attribuer le chiffre zéro. Pour faire court: «Reconnaître le sexe et le sexisme».

(Cet article a été publié par SocialistFeminist.network; traduction A l’Encontre)

 Alencontre  4 mars 2018  Judith Green
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Lire aussi:
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28 février 2018 ~ 0 Commentaire

8 mars (mfpf 29)

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Cette manifestation est organisée par le Planning familial 29
et soutenue par : la CGT29, Divers Genres, Emmaüs Brest, la FSU29 et le NPA.

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27 février 2018 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 8 m

8 mars 2018 : touTEs en grève et en lutte pour les droits des femmes !

SiffléEs, battuEs, violéEs : y’en a assez !

La parole des femmes dénonçant les violences commence à être entendue notamment avec le mouvement #metoo. On dévoile enfin l’ampleur des violences commises : 100% des femmes harcelées dans les transports publics, plus de 80 000 femmes violées par an, 1 femme sur 5 victime de harcèlement sexuel au travail, 1 femme qui meurt tous les 2,5 jours sous les coups de son (ex) conjoint en France. Il ne s’agit pas de faits divers isolés, mais d’un système global de domination des femmes maintenu par cette violence physique.

Sous payéEs, précariséEs, surexploitéEs : y’en a assez !

27% de moins sur les salaires, 42% de moins sur les retraites, 80% des temps partiels, 65% des bas salaires : les femmes constituent une part du salariat sous-payée, ce qui tire les conditions de touTes vers le bas. A cela s’ajoutent les tâches ménagères effectuées gratuitement à 80% par les femmes. Capitalisme et patriarcat se combinent pour maintenir un système de domination surexploitant les femmes et permettant la prise en charge à très faible coût de taches sociales indispensables.

Austérité dans les services publics : y’en a assez !

Les restrictions budgétaires dans les services publics ont des conséquences directes sur les femmes, qui en sont les principales usagères et la majorité des employées. Les conditions de travail dans les métiers d’aide à la personne, en particuliers dans les hôpitaux et les EHPAD sont devenues insupportables. Les places en crèches et la prise en charge de la perte d’autonomie font cruellement défaut et repose donc principalement sur les femmes. Les 120 000 suppressions de postes annoncées vont encore aggraver la situation.

Femmes du monde entier : solidarité !

L’appel à la grève du 8 mars est un appel international. On a vu ces dernières années des attaques frontales contre le droit à l’IVG en Espagne, en Pologne, aux Etats-Unis, même si des mobilisations ont permis de contrer ces reculs.

Aujourd’hui en France, nous sommes aussi mobilisées en solidarité avec les femmes migrantes qui fuient des situations de guerre, de violences, de famines. Nous sommes pour un accueil inconditionnel de touTEs les migrantEs.

En lutte, en grève : pour que ça change !

Les femmes sont les mieux placées pour dénoncer ce qu’elles subissent et définir leurs priorités de lutte. Nous devons nous organiser dans des collectifs, des associations, des assemblées comme le mouvement metoo, dans les syndicats, les partis… L’oppression des femmes ne reculera que si nous la combattons, nos droits ne progresseront que si nous nous battons pour eux ! Nous avons besoin d’un mouvement féministe fort, combatif, inclusif, lié au mouvement social.

Les reculs sociaux majeurs orchestrés par ce gouvernement menacent la grande majorité de la population, pour continuer à enrichir une minorité de privilégiés liés à ceux qui nous gouvernent. Dans le flot de ces reculs, les femmes sont parmi les plus touchées.

C’est pourquoi, dans la suite du 8 mars, nous appelons à participer à la Marche des Solidarités le 17 mars à Paris contre le projet de loi « immigration-asile » et à faire grève et manifester le 22 mars pour défendre la fonction publique.

mars

sol

sud

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16 février 2018 ~ 0 Commentaire

rennes (npa)

arabe

Y-a- t’il encore une gauche arabe?

7 ans après les révolutions tunisiennes et égyptiennes de 2011 et l’embrasement populaire dans tout le monde arabe, la situation politique dans la région est dramatique : guerre civile en Syrie, dictature militaire en Égypte, effondrement de la Libye, guerre civile au Yémen, éclatement de l’Irak, régimes monarchiques ultra-conservateurs dans les pays du Golfe, poursuite de la colonisation et de l’occupation en Palestine…

Face à ces défis, les gauches arabes semblent marquer le pas face aux forces de l’islam politique.

Nous reviendrons sur la place des militant-e-s et des organisations de gauche dans les processus révolutionnaires arabes, les débats stratégiques qu’elles se posent, le déclin du nationalisme de type « nassérien » arabe… Face au pessimisme, décortiquer les situations douloureuses ne peut que faire du bien pour penser l’avenir et l’émancipation.

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09 février 2018 ~ 0 Commentaire

pma (ouest france)

autoc-pma

PMA. La CEDH juge la plainte d’un couple de femmes irrecevable

Les juges européens ont rejeté la plainte du couple, estimant qu’elles n’avaient pas épuisé tous les recours du droit français.

La Cour européenne des droits de l’homme a rejeté une plainte pour discrimination d’un couple homosexuel. Les deux femmes mariées s’étaient vues refuser l’accès à la PMA par un hôpital de Toulouse en 2014. La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a rejeté la plainte pour discrimination déposée par deux femmes mariées. En 2014, l’hôpital de Toulouse leur avait refusé l’accès à la procréation médicalement assistée (PMA).

Saisir les juridictions françaises

Le couple cherchait donc à faire annuler la décision du centre hospitalier. Les juges européens ont rejeté leur plainte, estimant qu’elles n’avaient pas épuisé tous les recours du droit français. Selon la CEDH, les deux femmes auraient d’abord dû saisir les juridictions administratives « d’un recours en annulation pour excès de pouvoir de la décision du CHU de Toulouse ». « Il n’y avait aucune chance que cela aboutisse », a répliqué l’avocate du couple Caroline Mecary. « La Cour a botté en touche ».

« S’exiler pour fonder notre famille »

Le couple de trentenaires, marié depuis quatre ans, souhaite voir ce refus de l’hôpital reconnu comme une violation du droit au respect de la vie privée et familiale et au principe d’interdiction de la discrimination par les juges européens. « Nous n’avons pas d’autre choix que de nous exiler pour fonder notre famille alors même qu’après l’accouchement, la loi française nous autorise à adopter notre propre enfant », a déclaré l’une des plaignantes. « Il est temps que la France sorte de cette hypocrisie ».

Changer la loi Bioéthique

Le couple avait saisi la CEDH en 2015 pour « une discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ». L’hôpital n’avait pas répondu à leur demande d’information concernant une PMA avec insémination artificielle, justifiant que « la loi Bioéthique actuellement en vigueur en France n’autorise pas la prise en charge des couples homosexuels ». Une loi qui devrait être revue par le Parlement à l’automne 2018. Sur Twitter, l’avocate des jeunes femmes Caroline Mecary a interpellé le président de la République. « Emmanuel Macron doit maintenant faire ce qu’il a promis : ouvrir la PMA à toutes les femmes », a-t-elle déclaré.

09/02/2018

https://www.ouest-france.fr/

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07 février 2018 ~ 0 Commentaire

harcèlement (the guardian)

Contre le harcèlement , Londres, dimanche

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04 février 2018 ~ 0 Commentaire

maternités (le monde)

fille

Deux tiers des maternités ont fermé en France en quarante ans

Selon les données recueillies par « Le Monde », 519 établissements étaient en activité au début de 2016 et plus d’une dizaine ont fermé depuis. Entre fin décembre 2017 et début janvier 2018, trois maternités ont fermé leurs portes, à Oloron-Sainte-Marie, dans les Pyrénées-Atlantiques, à Die dans la Drôme et à Brive en Corrèze (regroupement avec l’hôpital public).

D’autres sont menacées à Saint-Chamond, dans la Loire, à Creil, dans l’Oise, à Saint-Claude, dans le Jura, ou fermées provisoirement, à Cosne-Cours-sur-Loire dans la Nièvre…

La liste, non exhaustive, illustre la lente érosion du nombre de maternités en France, qui se poursuit après une baisse massive dans les années 1980 et 1990. Pour réaliser un état des lieux de l’accouchement en France, Les Décodeurs du Monde ont récupéré, avec l’aide de la Fédération française des réseaux de santé en périnatalité, des données sur les maternités en 2016. Au cours de cette seule année, sept établissements ont fermé, faisant passer le total de 519 à 512 établissements, dont 491 en France métropolitaine.

Des maternités plus techniques

Le paysage des maternités a beaucoup évolué durant ces quarante dernières années. En 1972, le décret Dietrich a entraîné la fermeture des structures dirigées par des sages-femmes. Un nombre de quinze lits au minimum a ensuite été imposé, puis progressivement des normes de plus en plus strictes d’encadrement ont été prises, qui ont entraîné des regroupements de maternités.

En 1998, les maternités ont été divisées en trois niveaux, selon leur degré de technicité :

  • type I, avec une simple unité d’obstétrique, pour les grossesses à bas risques et les naissances normales ;
  • type II, disposant en plus d’une unité de néonatalogie pour les risques modérés et les nouveau-nés nécessitant une surveillance particulière (avec une subdivision entre IIA pour les prématurés à partir de la 32e semaine et la IIB pour les soins intensifs) ;
  • type III, offrant en plus de tout cela un service de réanimation néonatale, pour les grossesses à risques et les grands prématurés.

Alors que les naissances sont restées relativement stables, autour de 800 000 par an en France, le nombre de maternités a été divisé drastiquement. Et ce sont les établissements les moins techniques (type I) qui ont fait les frais de cette concentration, alors que les grandes maternités de type III accueillent de plus en plus d’accouchements à bas risque.

Depuis les années 1970, trois fois moins de maternités pour autant de naissances

Depuis le classement des établissements par type (I, II et III), en 1998, les fermetures ont surtout touché les établissements les moins techniques, destinés aux accouchements à bas risque.
Les petites structures menacées

Les fermetures et regroupements se sont réalisés au détriment des maternités les plus petites : alors que 107 maternités réalisaient moins de 500 accouchements par an en 2003, elles n’étaient plus que 63 fin 2016, selon notre décompte. Durant la même période, les grandes structures, réalisant plus de 2 000 naissances annuelles, sont passées de 95 à 132 (dont 60 accueillent plus de 3 000 naissances).

Si les mobilisations sont plus importantes en milieu rural, où la question géographique est cruciale, l’Ile-de-France n’est pas épargnée par les fermetures. Durant la seule année 2016, quatre cliniques ont fermé : à Fontainebleau, Athis-Mons, Neuilly-sur-Seine et Rueil-Malmaison.

Le premier argument des autorités de santé est la qualité des soins.

« Dans les maternités de petite taille, il n’y a pas forcément d’équipe d’anesthésistes ou de pédiatres sur place, et elles ne peuvent pas toujours avoir le même niveau de sécurité que les grandes », explique le Dr Catherine Crenn-Hébert, du réseau de périnatalité Ile-de-France. Vient ensuite la difficulté du recrutement. « Pour faire tourner une équipe et assurer des gardes, il faut un volume minimum d’accouchements. Certaines structures tournent avec des remplaçants qui travaillent parfois dans plusieurs maternités. »

Le Dr Jacques Chameaud, obstétricien à la clinique des Emailleurs à Limoges, « la seule maternité privée pour cinq départements du centre de la France », s’alarme du manque de praticiens désireux de travailler dans les petites cliniques : « Ici, deux accoucheurs sont partis, on ne trouve pas de remplaçants, même en cherchant des obstétriciens étrangers. C’est un métier difficile et dangereux, on se lève la nuit pour faire des césariennes en moins de quinze minutes et à la moindre erreur, on est chez le procureur. » (…)

01.02.2018  Anne-Aël Durand

 http://www.lemonde.fr/

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28 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

rennes (breiz femmes)

rennes

Le mois de mars avant l’heure… Avec Breizh Femmes et Histoires Ordinaires (.fr) venez rencontrer des femmes engagées lors d’une bibliothèque vivante aux Champs Libres à Rennes.

Une bibliothèque vivante c’est un moment d’humanité et de discussion intime, une rencontre avec des personnes qui deviennent le temps d’un échange des livres vivants racontant un chapitre singulier de leurs parcours. C’est l’occasion d’un dialogue bienveillant en tête-à-tête d’une vingtaine de minutes avec des femmes de tous horizons qui parlent d’elles…

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