Archive | Féminisme

09 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

femmes azéries (global voices)

yes-can-do-

En Géorgie, trois femmes de la minorité qui brisent les barrières

Une actrice de théâtre, une journaliste et une femme politique

Dans tout le Caucase, la croyance est répandue que la communauté dans laquelle on est né détermine qui on est et ce qu’on devient. Pourtant, trois femmes de la minorité azerbaïdjanaise en Géorgie ont trouvé des moyens de défier ces barrières et de se forger leur identité par l’indépendance professionnelle.

Aïda Tagiyeva, 29 ans, actrice

Née à Tbilissi, l’actrice Aïda Tagiyeva, 29 ans, se prépare pour une répétition au Théâtre dramatique national azerbaïdjanais de Tbilissi. Tagiyeva est diplômée de journalisme, mais le théâtre est sa vraie passion. Aïda Tagiyeva est l’une des seulement trois actrices de la troupe de onze personnes constituant le Théâtre dramatique national azerbaïdjanais Heydar Aliyev. Dans la communauté azerbaïdjanaise de Géorgie, dit-elle, il y a des gens qui pensent qu’elle n’y est pas à sa place en tant que femme.

“La société n’accepte pas normalement une femme actrice qui se produit dans les théâtres,” dit-elle à propos de ces traditionalistes. “Ils nous accusent d’immoralité à cause de notre travail.” La jeune femme dit qu’elle savoure l’opportunité que le métier d’acteur lui donne d’interpréter des rôles variés.

Avec cette mentalité à l’esprit, la troupe auto-censure certaines de ses représentations en excluant souvent les scènes d’amour. Née à Tbilissi, Tagiyeva, qui joue avec le Théâtre dramatique national azerbaïdjanais depuis ses seize ans, déplore “l’absence de culture théâtrale” chez ces Géorgiens azerbaïdjanais qui adhèrent aux normes patriarcales et conservatrices.

“Les gens n’aiment pas les pièces qui vont les faire réfléchir et les éclairer. C’est vraiment difficile de forcer une société qui n’apprécie pas la lecture à aimer le théâtre.” Tagiyeva dans une scène de “Sous Terre”, un drame psychologique dans lequel elle est Aïcha, une mère qui affronte le fossé générationnel. Bien que n’étant pas mère elle-même, Tagiyeva dit sentir profondément le rôle car les conflits entre générations sont communs dans les familles d’ethnie azerbaïdjanaises en Géorgie.

La présence aux représentations théâtrale est clairsemée, d’après Tagiyeva — entre cinq et quarante personnes. Le délabrement de son bâtiment oblige la troupe à se produire dans d’autres théâtres de Tbilissi et à fabriquer elle-même ses costumes pour faire des économies.

Le théâtre n’est toutefois pas la seule scène pour Tagiyeva. Avec des amis, cette diplômée de journalisme de télévision a co-fondé en 2015 un site web, Rennesans.ge, pour couvrir la politique et les questions sociales en Géorgie.

Tagiyeva pose sur la plus petite des deux scènes du théâtre azerbaïdjanais. La plupart des acteurs en Géorgie peinent à joindre les deux bouts. Les acteurs du théâtre azerbaïdjanais gagnent, en moyenne, 250 à 300 laris (90 à 107 euros) par mois, dit Tagiyeva, mais cette somme doit couvrir tous leurs frais, y compris les déplacements.

“Ce site web a donné une voix à la société dans laquelle nous vivons. Nous voulions d’une manière ou d’une autre changer cette société”, dit-elle. Mais un retour de bâton d’un dessin publié par le site et montrant des jeunes avec des livres sortant d’une mosquée encagée a conduit à sa fermeture au bout d’un an seulement. Menacée par des “musulmans radicaux”, Tagiyeva dit s’être tournée vers la police. Elle a mis une fin précoce au projet mais affirme que le dessin n’était pas la raison.

Des affiches de spectacles passés du Théâtre dramatique national azerbaïdjanais sont punaisées dans le foyer du théâtre, situé au centre de Tbilissi. La troupe est motivée par la pure passion : les acteurs connaissent un dur labeur, de faibles revenus et la suspicion de ceux qui n’apprécient pas les arts du spectacle.

Elle ne compte nullement renoncer au théâtre. Actrice, c’est son identité. Bien que les salaires soient bas (en moyenne entre 250 et 300 laris, soit 90 à 107 euros par mois), les membres de la troupe mettent leur cœur dans leurs spectacles, dit-elle. “Dans notre théâtre, personne ne travaille pour l’argent. Le théâtre est notre amour. C’est dur, mais nous devons travailler pour changer notre société.”

Kamilla Mammadova, 33 ans, journaliste

Kamilla Mammadova, 33 ans, chez elle à Marneuli, une petite ville dans le sud de la Géorgie. Ce que beaucoup aimeraient faire, Kamilla Mammadova l’a réalisé : elle a fait d’un loisir, écouter la radio, une carrière dans sa ville natale. Mais, comme fondatrice de Radio Marneuli, la seule radio communautaire à Marneuli, une petite ville de la Géorgie du Sud à prédominance ethnique azerbaïdjanaise, elle doit affirmer chaque jour son droit à pareille carrière.

Mammadova avec son chien Khanna, qu’elle appelle son enfant. Célibataire et doublement diplômée, à 33 ans elle contraste fortement avec les attentes de femmes plus conservatrices du même âge à Marneuli. Sa radio, créée en 2006 dans le cadre d’un projet de la BBC, couvre l’actualité et les questions locales en géorgien et en azerbaïdjanais. Elle insiste sur son indé-pendance éditoriale de toute influence politique, et ne se gêne pas pour critiquer le pouvoir. Une politique de micro ouvert permet à tout un chacun de venir à l’antenne pour parler de ses griefs.

La radio est la passion de Mammadova. Elle passe presque toute sa journée au travail et écoute la radio chaque soir avant de se coucher. “C’était mon loisir préféré. C’est devenu un métier.” “Il y a beaucoup de problèmes dans notre région. Il fallait porter ces problèmes à l’attention du public.” Mais pour certains à Marneuli, c’est source d’ennuis.

Mammadova avec une des journalistes de Radio Marneuli. Avant de recevoir sa licence FM en 2016, Radio Marneuli dépendait principalement de son site web pour sortir son contenu. Ils ont aussi distribué des cassettes audio et diffusé des émissions dans les parcs de Marneuli. Les personnes plus traditionalistes pensent que les femmes non mariées — en particulier celles considérées comme ayant dépassé l’âge normal du mariage — doivent rester discrètes en public et ne pas défier les autorités. Certains lui ont demandé de respecter ces coutumes, dit Mammadova.

“Ils m’appellent lesbienne, immorale”, décrit Mammadova. “En usant de ces calomnies, ils essaient de m’empêcher de donner des informations exactes. Mais cela n’arrivera pas. Je suis un être humain, et comme journaliste, je continuerai à transmettre la vérité.” A côté du travail, la famille fait partie des raisons pour lesquelles Mammadova n’a jamais pensé quitter Marneuli, dit-elle.

Mammadova, qui détient un double diplôme en journalisme et en droit, décrit son objectif comme consistant à encourager les Azerbaïdjanais d’origine à parler le géorgien et à se servir de leur connaissance des affaires courantes pour tenir les autorités responsables devant les électeurs. Mais Mammadova dit que son engagement à l’indépendance éditoriale entre souvent en conflit avec les autorités locales ainsi qu’avec les habitants qui évitent de défier le pouvoir. Mais pour ce faire il a fallu lutter. Radio Marneuli n’a reçu sa licence FM qu’en 2016.

La Commission nationale géorgienne des communications a attribué le retard à des motifs techniques. Mammadova soutient que ce sont l’indépendance éditoriale de la station et les émissions en azerbaïdjanais qui ont rendu les fonctionnaires circonspects. Elle pense qu’ils le sont peut-être encore, mais son intention est de persévérer :  “[Nous] sommes libres et nous apportons la vérité aux gens.”

Samira Ismayilova, 27, femme politique

Ismayilova partage son temps entre le siège de l’UNM et son bureau dans la ville de Bolnisi. Première femme d’ethnie azerbaïdjanaise en Géorgie à présider une section de district d’un grand parti politique, Samira Ismayilova a l’habitude de sortir du lot. Mais dans les collectivités rurales de son district natal de Bolnisi, cela peut devenir un handicap.

Ismayilova, qui est membre du Mouvement national uni, dans l’opposition, affirme que les menaces et la diffamation sur sa vie privée ont compliqué sa campagne de 2016 pour la députation. Cela a fait partie d’une tentative plus large de “barrer la route aux femmes politi-ques” et “de l’intimider pour l’écarter de la campagne”, croit-elle savoir. Une attitude qui peut être commune en Géorgie dans “les régions où vivent les minorités ethniques”, affirme-t-elle.  “[Une] Azerbaïdjanaise active en politique dans notre région, c’est du jamais-vu.” Ismayilova veut changer cela.

Native de la région géorgienne de Bolnisi, Ismayilova, 27 ans, a commencé à faire de la politique quand elle était étudiante à l’université, et a été élue en 2016 au conseil municipal de la ville de Bolnisi. Née à Darbazi, un village de la minorité azerbaïdjanaise, à Bolnisi, Ismayilova, qui a étudié en partie à l’étranger, a commencé à s’engager en politique quand elle étudiait à l’Université technique géorgienne de Tbilissi. Après un stage au parlement, elle a commencé à travailler comme conseillère sur les minorités ethniques au ministère de l’Éducation, et, plus tard, auprès de l’ancien président Mikheil Saakashvili

Sa prochaine étape a été de devenir elle-même une femme politique. “En tant que citoyenne et que mère, je veux voir une Géorgie plus développée”, dit-elle. Elle n’a pas réussi à se faire élire au parlement en 2016, mais elle siège présentement au conseil municipal de Bolnisi, chef-lieu du district de même nom. Vue ici au siège de l’UNM, elle est la première femme de la mino-rité azerbaïdjanaise en Géorgie à présider une section de district d’un grand parti politique géorgien.

Elle décrit son travail comme consistant à se rendre dans les villages de la minorité azerbaï-djanaise et à écouter les doléances des habitants sur les infrastructures, le chômage et l’ensei-gnement. Elle essaie de prévenir les mariages précoces et d’encourager les femmes d’ethnie azerbaïdjanaise à prendre la parole et à militer elles-mêmes pour le changement. Sans être certaine du succès de son action, Ismayilova regarde vers l’avenir. “Je crois que je peux changer beaucoup de choses en utilisant mon pouvoir de femme politique.”

“Quand j’étais dans la campagne électorale de 2016, j’ai affronté beaucoup de choses. J’ai rencontré . . . des menaces, des menaces contre des personnes de ma famille et d’autres pressions. Les gens discutaient de ma vie privée. Ils essaient de trouver de quoi me salir.”

L’article est une version d’un article de partenariat de Chai-Khana.org, un partenaire de Global Voices. Texte de Nurana Mammad. Toutes les photos sont de Elene Shengelia et Ian McNaught Davis. 
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Nurana Mammad  (traduction: Suzanne Lehn) 8 Novembre 2018
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azerbaidhan-azeri
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Commentaire: Les « azéri(e)s » , habitants de l’Azerbaïdjan (pays musulman turcophone) qui est ennemi de l’Arménie (chrétienne amie de Poutine) mais on les trouve aussi en Géorgie et en Iran.

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05 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

discrimination (le monde)

yes-can-do-

Oui, je peux le faire!

Une étude souligne la discrimination des femmes pour l’accès à des emplois « masculins »

Une femme qui postule à un emploi considéré comme masculin a 22 % de chances en moins qu’un homme de se voir proposer un entretien d’embauche, selon un « testing » rendu public lundi.

Une femme qui postule à un emploi considéré comme typiquement masculin, comme méca-nicien automobile, a 22 % de chances en moins qu’un homme, à compétences et qualifications égales, de se voir proposer un entretien d’embauche, selon un testing rendu public lundi  5  novembre. L’inégalité de traitement atteint même 35 % pour un poste de chauffeur-livreur, selon cette étude réalisée après de 451 employeurs d’Ile-de-France avec le concours de l’Observa-toire des discriminations de la Sorbonne.

« Ce sont des chiffres énormes !

Et encore, c’est la partie émergée de l’iceberg, car nous n’avons pas testé ce qui se passerait ensuite, pendant l’entretien d’embauche », a commenté Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, à l’origine de ce test de discrimination. Pour lutter contre la persistance des inégalités, « nous disons habituellement aux femmes qu’elles doivent se battre pour un meilleur salaire, pour pouvoir travailler à temps plein, et pour aller vers d’autres métiers que ceux, peu valorisés et mal payés, où elles sont souvent cantonnées », rappelle Mme Mailfert. « Or, il y a de vrais obstacles à leur entrée dans des univers professionnels où on ne les attend pas », relève-t-elle.

Stéréotypes

(…) Les auteurs de l’étude de la Fondation des femmes ont répondu à 451 offres d’emplois : 173 pour un poste de chauffeur-livreur, 185 pour un emploi de mécanicien automobile et 93 pour un poste de jardinier, des secteurs où les patrons peinent à recruter. A chaque offre, ils ont répondu en envoyant les CV de deux demandeurs d’emploi fictifs, Julie et Thomas (en  veillant à que le dossier de Julie parvienne en premier au recruteur). Les deux candidats ont le même âge, des diplômes et expériences professionnelles similaires. Pourtant, Thomas a été recontacté en vue d’un entretien par 168 entreprises ou collectivités, et Julie par 131 seulement.

Cette différence peut s’expliquer en partie par une forme de « sexisme bienveillant », selon Mme Mailfert : les employeurs écarteraient les candidates pour les « protéger » de tâches pénibles ou du sexisme supposé de leurs futurs collègues masculins. Mais ce type de discri-mination repose surtout sur des stéréotypes, comme l’idée que les femmes auraient moins de force physique que les hommes, ajoute-t-elle.

La prochaine étape « consistera au lancement de poursuites judiciaires », de telles discri-minations à l’embauche en fonction du sexe étant passibles de trois ans de prison et de 45 000 euros d’amende, a averti la Fondation, qui a lancé un appel à témoignages.

05.11.2018

https://www.lemonde.fr/

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22 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

natation gaza (courrier international)

gaza

Nageurs et nageuses gazaouis s’entraînent en eaux troubles

De jeunes Palestiniennes membres d’un club de natation à Gaza s’entraînent malgré la pollution de la mer dans ce territoire enclavé, en rêvant de Jeux olympiques.

Tête la première, une trentaine de filles et garçons palestiniens plongent dans la mer, davan-tage préoccupés de gloire olympique que de la saleté de l’eau. Ils forment sans doute le seul club mixte de natation à Gaza. Les conditions sont tout sauf idéales pour ces jeunes âgés de 11 à 16 ans, eux torse nu et short blanc et rouge au-dessus du genou, elles en haut coloré à manches longues et legging jusqu’à la cheville, les cheveux découverts quand elles n’ont pas de bonnet de bain.

En ce début d’automne la mer Méditerranée, agitée sous le ciel d’azur, ne se prête guère à l’entraînement. Le matériel de natation manque et les détritus jonchent la plage. Ici, à Beit Lahia, comme le long des 40 kilomètres de côtes bordant la bande de Gaza, il faut du courage pour braver la saleté des flots, pollués par des eaux usées. Mais en l’absence de piscines publiques gratuites dans ce territoire palestinien enclavé entre la Méditerranée, Israël et l’Egypte, les jeunes nageurs n’ont guère le choix, explique leur entraîneur, Amjad Tantish, portant chemise à carreaux et chapeau « trilby ».

« Nous manquons des équipements les plus basiques, masques de plongée, palmes ou maillots de bain. Nous n’avons aucun financement », dit-il, interrompant la séance au cours de laquelle ses protégés travaillent leurs abdominaux sur le sable et répètent à vide les mouvements de nage avant de pratiquer dans l’eau. Le club est un instantané de la situation d’un territoire qui paie un lourd tribut au conflit israélo-palestinien. Le mouvement islamiste Hamas qui dirige l’enclave, ses alliés et Israël se sont livré trois guerres depuis 2008. Israël soumet Gaza à un rigoureux blocus.

Déjà éprouvés par les guerres, les pénuries et la pauvreté, les Gazaouis doivent aussi vivre dans un environnement dégradé et dangereux.

En raison du rationnement de l’électricité et du manque d’infrastructures d’assainissement, 100 millions de litres d’eaux usées non ou à peine traitées se déversent quotidiennement dans la mer, selon l’ONU. Aux pires endroits, dans un paysage marin qui pourrait être idyllique, l’eau a une couleur marron repoussante.

Plus de 95% de l’eau du robinet est polluée. La consommation d’eau non potable constitue la première cause de morbidité infantile, selon l’Organisation mondiale de la santé. L’ONU a estimé récemment que Gaza est « en train d’imploser ».

Rêves olympiques

Israël justifie le blocus par la nécessité de contenir le Hamas, une organisation qu’il qualifie de « terroriste » et qu’il accuse de détourner l’aide internationale pour acheter des armes. Israël, qui contrôle toutes les frontières de Gaza sauf celle avec l’Egypte au sud, a saisi des dizaines de combinaisons et d’autres équipements de plongée à destination du territoire. L’armée avait déjoué lors de la guerre de 2014 une attaque de Palestiniens arrivés armés par la mer.

Pour les Gazaouis qui veulent malgré tout pratiquer la natation, la mer au large de Beit Lahia est la moins polluée, selon les experts. C’est donc là que l’équipe d’Amjad Tantish s’entraîne plusieurs fois par semaine. Ses nageurs rêvent de participer aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020. L’entraîneur ne se fait guère d’illusion. Obtenir d’Israël la permission de sortir de Gaza est des plus improbables. Voyager éventuellement par l’Egypte reste très aléatoire.

Théoriquement, « les occasions sont nombreuses de participer à des stages d’entraînement ou des compétitions dans des pays arabes, mais voyager constitue un obstacle majeur », déplore-t-il. Le Comité olympique palestinien a bien envoyé six athlètes, dont deux nageurs, aux Jeux de 2016, même s’ils ne satisfaisaient pas aux minima requis. Aucun n’était originaire de Gaza. L’un des nageurs gazaouis, Abdel Rahmane, 15 ans, espère quand même devenir « un héros et finir premier lors de compétitions internationales ».

Davantage de nageuses

Les activités mixtes sont rares dans cette enclave conservatrice, surtout dans le sport. Amjad Tantish, 42 ans, dit que jusqu’à récemment l’idée n’était « pas acceptable ». ,Mais les comportements ont changé, ajoute-t-il. « Les familles laissent plus facilement les filles pratiquer la natation si bien que le pourcentage de femmes atteint les 30% », selon lui.

Rania, une Palestinienne de 32 ans se promenant le long de la plage avec son mari s’arrête pour regarder les nageurs: « Je ne pense pas que pratiquer leur religion empêche nos filles de faire comme les autres et d’avoir cette belle ambition ». Ruqiya, 14 ans, adore l’atmosphère du club. « J’ai commencé à apprendre à nager il y trois ans, et j’ai rejoint l’équipe récemment. Ma famille me soutient », dit-elle. Elle rêve de passer professionnelle et lance: « Nous voulons une grande piscine pour nous entraîner pour les Jeux olympiques! »

Beit Lahia (Territoires palestiniens)  22.10.2018

https://www.courrierinternational.com/

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20 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

autodéfense féministe (‘n em zifenn)

bzg

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Difenn

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20 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

pma (npa)

fr}homob

PMA : la parole aux réactionnaires

Après l’avoir, comme d’autres, incluse dans ses promesses de campagne, le gouvernement Macron a promis une loi bioéthique pour janvier 2019, dans laquelle serait intégrée la procré-ation médicalement assisté (PMA), peu de temps après l’avis favorable du Conseil consultatif national d’éthique (CCNE), rendu en septembre 2018 (et attendu depuis plus de quatre ans).

Cette loi n’est pour l’instant pas sur la table. Elle doit être présentée d’ici à la fin de l’année pour commencer les débats parlementaires en janvier 2019. Autrement dit, il peut se passer encore bien des choses d’ici là…

Ménager les homophobes ?

Si le gouvernement semble plutôt décidé, pour l’instant, à faire adopter la loi, il semble aussi décidé à ce qu’elle se passe dans la douleur… pour les lesbiennes. On se souvient encore des mots de Macron sur les gens de la Manif pour tous, selon lui « humiliés » en 2013.

Il s’agit ici pour le gouvernement surtout de caresser les homophobes dans le sens du poil, c’est dans ce sens qu’il faut comprendre les propos de la ministre de la Santé Agnès Buzyn déclarant, il y a peu, qu’il ne fallait surtout pas présenter la loi comme une victoire d’un camp sur un autre. C’est certain que de victoire, il n’y en aura guère, tant ces dernières années ont été marquées par un retour à l’ordre moral pour les femmes et les LGBTI.

D’ailleurs, les lesbiennes sont presque inexistantes dans le débat, invisibilisées comme dans l’ensemble de la société.

Ainsi les opposants à la PMA sont invités en grande pompe dans tous les médias, c’est sur la Manif pour tous que l’on fait ses titres, comme l’a montré la « Une » de Libération le 9 octobre dernier. L’affaire n’est pas nouvelle, et on se souvient encore de la séquence du débat sur le mariage pour touTEs, où les médias avaient largement contribué à libérer la parole homophobe en invitant les tenants de la Manif pour tous.

Lesbiennes invisibilisées

Mais les lesbiennes ont aussi été invisibilisées dans le mouvement LGBTI, y compris ces dernières années, et nous nous sommes retrouvées bien seules dans le combat. Dans le débat médiatique, comme lors du débat parlementaire en 2013, il faudra inviter les médecins, les spécialistes, psychologues, anthropologues et autres, afin de prouver encore une fois que nous sommes bien adaptables à la République, au modèle hétéro-normatif et patriarcal de la famille.

Il faudra voir si les lesbiennes sont bien intégrables au système capitaliste et à son modèle de famille, et on pourra entendre encore les réactionnaires disserter sur le corps des femmes, sur leur qualité de mère, etc.

Non seulement les lesbiennes qui font le choix de construire des familles ne seront pas entendues, mais presque personne ne fera ouvertement remarquer que le problème n’est pas de savoir si deux mères peuvent construire une famille, mais bien que le modèle familial aujourd’hui n’est pas un cadre de bien-être, qu’il est principalement un cadre d’oppression et un cadre de violences : pour les femmes, pour les enfants, pour les personnes LGBTI.

Or il faut l’affirmer : nous devons en finir avec ce modèle de famille. Et à ce titre, nous n’aurons rien à attendre de l’État et du gouvernement, puisque nous l’avons vu, même lors d’un cas de stérilité, une lesbienne n’a toujours pas le droit à une PMA, comme l’a récemment tranché le Conseil d’État : exclure les lesbiennes ne serait pas discriminatoire. Là encore, nous ne pourrons compter que sur nos propres forces.

Mim Effe Vendredi 19 octobre 2018

https://npa2009.org/

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15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

rennes effrontées (bzh femmes)

Comment et pourquoi devient-on féministes aujourd’hui quand on est une jeune femme de moins de trente ans ?

Marianne – Je n’avais pas du tout conscience de la portée collective et politique du féminisme. Mais en faisant des études dans le travail social, j’ai dû faire un dossier sur les dispositifs publics mis en place contre les violences faites aux femmes. Pendant mes recherches, j’ai été interpellée par la manière dont c’était toujours systémique, avec les mêmes procédés, la même manière de faire.

Puis c’est en militant politiquement que j’ai commencé à avoir des échanges et des formations sur le féminisme et que je me suis rendu compte que c’était un vrai sujet politique. Pourtant, ce n’est pas si consensuel qu’on le pense même dans les milieux militants ; c’est ça qui m’a donné envie de m’engager !

Elsa - Quand j’étais au collège j’ai eu une très mauvaise image du féminisme. J’avais une prof qui se revendiquait féministe qui nous avait interpellées en cours en nous demandant si nous voulions avoir des enfants plus tard. Les filles des deux premiers rangs, qui étaient toutes de bonnes élèves, avaient levé la main pour dire qu’elles voulaient des enfants et même en avoir trois, quatre, cinq ! Et moi, notamment, je voulais avoir trois ou quatre enfants !

Et la prof nous avait grondées, nous disant que ce n’était pas normal, qu’on étaient des jeunes femmes du 21ème siècle et qu’il fallait penser à nous d’abord pas à avoir des enfants. Rétros-pectivement, je me rends compte que son propos était contre productif parce qu’elle parlait à des enfants qui se disaient que c’est chouette d’avoir une famille mais j’avais gardé cette image très négative.

Et c’est au moment des débats autour de la loi pour le mariage pour tous, que j’ai commencé à me poser des questions sur la sexualité, le genre, etc. J’avais 18/19 ans à ce moment-là et je suis allée voir des ami-e-s militant-e-s et au fur et à mesure de mes échanges avec ces gens-là je me suis rendu compte que j’avais une approche un peu essentialiste des différences hommes femmes, j’ai commencé à déconstruire tout ça et à voir comment ça impactait ma vie, ma vie de couple, mes rapports aux institutions, mes rapports avec mes profs, le monde du travail, etc. et c’est comme ça que je suis devenue féministe !

Pourquoi militez-vous au sein des Effronté-es ?

Marianne - Il n’existe que deux antennes locales des Effronté-es en France : Rennes et Strasbourg. J’ai lancé la dynamique à Rennes il y a à peu près un an et demi et j’ai été vite rejointe par d’autres filles.

J’étais en accord évidemment avec le fond ; il me semblait intéressant de porter une vision politique du féminisme qui soit intersectionnelle c’est-à-dire qu’on considère qu’il y a plusieurs oppressions qui agissent en même temps et donc qu’il faut agir de front pour lutter contre toutes ces oppressions sans faire de hiérarchie dans les luttes que sont le racisme, l’homo-phobie, l’handiphobie sans oublier les oppressions économiques ; les politiques libérales d’austérité nuisent énormément aux droits des femmes.

Quand il y a eu les manifestations contre la loi travail on y a pris part parce que la plupart des précaires sont des femmes.

Il y avait plusieurs lieux de féminisme à Rennes, par exemple à Rennes 2 ou à Sciences Po avec l’association George Sand, ou dans des sections syndicales, etc. mais il n’y avait pas d’association de la gauche féministe ouverte à tout le monde qu’on travaille ou qu’on soit étudiant-e et on trouvait que ça manquait ! Après, c’est bien aussi qu’il y ait cette « offre diversifiée » pour que chacun-e trouve sa propre clef d’entrée dans le féminisme.

Sur des choses concrètes comme le rassemblement de défense de l’IVG le 28 septembre ou des événements en lien avec le 25 novembre ou le 8 mars, on est capables de s’organiser collectivement avec les autres comme le Planning Familial, Osez le Féminisme, les associations trans ou LGBT, les collectifs de défense des sans-papiers, etc. Il y a une complémentarité dans nos associations qui est intéressante. L’idée c’est vraiment de ne pas se laisser diviser par nos divergences, et en même temps de les assumer, de pouvoir les exprimer.

Elsa – Je suis arrivée à Rennes l’an dernier. J’étais déjà militante des Effronté-es à Stras-bourg d’où je viens. Donc, c’est tout naturellement que j’ai rejoint le groupe. Bien qu’on soit peu nombreux-ses ici on arrive à faire plein de choses ; pour nous l’inter-oganisation est à la fois une force et une solution. C’est une force politique dans le sens où on a des façons diffé-rentes de militer, des compétences différentes, et pour les grandes causes on rejoint les autres comme par exemple le collectif breton pour la PMA dont nous faisons partie. C’est une asso-ciation mixte ; les hommes y sont les bienvenus ; ils viennent principalement avec leurs questions et ça nous fait un travail de pédagogie…

Marianne – Le féminisme, c’est vraiment une question de société qui ne concerne pas que les femmes. L’émancipation féministe n’est pas due à des comportements individuels et l’éman-cipation des femmes ne peut pas passer que par une émancipation individuelle ; ça doit être une émancipation collective donc il faut déconstruire un système de société : le patriarcat ! Je pense qu’il y a deux choses importantes : à la fois conquérir des droits, conquérir notre éman-cipation, ce qui suppose d’être dans une attitude de lutte ; et en même temps pour nourrir cette dimension, il faut aussi construire une solidarité féministe qui va nous donner notre force pour agir ; c’est ce qu’on vit dans nos temps d’échanges, dans notre soutien aussi les unes aux autres.

Quelles sont les actions des Effronté-es ?

Marianne et Elsa – Nous proposons régulièrement des temps de formation et de débat un peu informels autour d’un sujet, ouverts aux adhérent-e-s mais aussi à celles et ceux que ça intéresse. L’an dernier une de nos membres avait fait un exposé sur les femmes en milieu carcéral, une autre sur le féminisme en Allemagne. Nous avions aussi reçu le collectif l’Utéruse.

Cette année, nous aimerions faire une soirée par mois ; quelques idées ont déjà été lancées notamment la prostitution, les femmes kurdes, les personnes intersexes… Pour le 25 novem-bre, journée pour l’élimination des violences faites aux femmes, nous envisageons de faire quelque chose sur les violences gynécologiques et obstétricales.

Et comme c’est parfois pesant de militer sur ces questions et de se rendre compte que notre condition n’est vraiment pas cool, nous aimerions parler de sujets plus positifs comme le matrimoine ou encore le plaisir féminin. Sans doute à l’occasion de la journée de l’orgasme [le 21 décembre - ndlr] ; ça donnerait une image plus attrayante du féminisme !

L’association les Effronté-es est née à Paris en 2012 d’une volonté d’ancrage à gauche. Ses fondatrices estimaient que les associations existantes et notamment Osez le Féminisme étaient trop proches du pouvoir et pas assez critiques de la politique de François Hollande. Pour Marianne et Elsa, membres de l’antenne des Effronté-es créée l’an dernier à Rennes, c’est bien ce positionnement à gauche toute qui a été déterminant au moment de choisir leur lieu de militance. Plus qu’une association féministe parmi tant d’autres, les Effronté-es veulent être présentes dans toutes les luttes sociales en particulier celles concernant les politiques libérales qui impactent principalement les femmes. Au moment d’entrer en action, elles rejoignent le monde associatif mais aussi les syndicats ou autres organisations politiques.

Propos recueillis par Geneviève ROY   6 octobre 2018

http://www.breizhfemmes.fr/

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11 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

11 octobre (effrontées)

filles

11 Octobre Journée Internationale des Filles
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A l’occasion de la journée internationale des filles le 11 octobre, l’association Les Effronté-es Rennes souhaite apporter son soutien aux millions de filles dans le monde qui n’ont pas la possibilité d’être scolarisées.
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En effet, au Soudan du sud, en République centrafricaine, ou en Afghanistan, seule une fille sur quatre va à l’école primaire. Ces tristes observations s’expliquent par les mariages forcés précoces subis par 10 millions de filles chaque année, par la pauvreté, ou l’exploitation sexuelle et domestique.*
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En France, bien que le taux de scolarisation des filles ne soit pas alarmant, celles-ci subissent toujours des inégalités. Les stéréotypes encouragent encore dès le plus jeune âge les garçons et les filles à prendre des voies différentes.
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Par le biais de jouets genrés, on apprend aux filles à se détourner des activités dites « de garçons ». C’est le premier pas pour déclencher les phénomènes de « stick-floor » – un terme qui désigne les obstacles que les femmes s’imposent elles-mêmes, se croyant incapables dans certaines activités, à cause des stéréotypes – ou encore de « plafond de verre » :
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L’idée selon laquelle les femmes ont des difficultés à accéder à des postes à responsabilités, notamment à cause de stéréotypes tels que leur volonté tenace de faire des enfants, leur vulnérabilité, ou leur incapacité à prendre des décisions. Notre association soutiendra toute initiative qui pourra ouvrir aux filles le champs des possibles en terme d’éducation et de formation !
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Aussi, il n’est pas rare que des élèves soient renvoyées de cours pour des bretelles de soutien-gorge apparentes, ou un short court, comme dernièrement, dans un lycée de l’Hérault, sous prétexte que cela distrairait les garçons.
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Le contraire serait pourtant bien étonnant. En effet, on verrait mal un garçon être renvoyé à cause d’un élastique de caleçon dépassant du pantalon ! Les Effronté-es Rennes déplorent cette pratique sexiste qui insinue que la scolarité des filles est moins importante que leur respect des normes patriarcales et participe à leur chosification. Au lieu de pénaliser les filles, pourquoi ne pas responsabiliser les garçons ?
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03 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

saint malo (france-info fr3)

Discrimination : Congé maternité, carrières bloquées

L’égalité salariale est la priorité affichée du gouvernement. Pourtant, il reste beaucoup à faire dans l’administration française pour réduire les écarts salariaux entre les hommes et les femmes. À l’Hôpital de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), une quarantaine d’infirmières et d’aides-soignantes veulent lancer une action de groupe.

Le congé maternité a bloqué les augmentations salariales de certaines employées de l’hôpital de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), ce qui est illégal.

Myriam Herbel a compris que quelque chose clochait quand elle a comparé sa fiche de paie avec celle de son compagnon. Ils avaient pourtant commencé en même temps à l’hôpital de St Malo. « Ma progression de carrière était ralentie par rapport à certains qui étaient arrivés en même temps ou après moi », raconte-t-elle. 99 euros d’écart de salaire. À cause de ses congés maternité, sa notation annuelle a été gelée en 2006 et 2008, une pratique discriminante mais qui était la norme à l’hôpital de Saint-Malo.

14% de moins que les hommes

En mai dernier, le tribunal administratif a reconnu la discrimination dans le cas de Myriam Herbel. Ce jugement encourage une quarantaine de femmes à préparer une action de groupe. Le gouvernement ne peut que reconnaître le problème et prépare une nouvelle loi sur la fonction publique pour 2019. Dans la fonction publique hospitalière, les femmes gagnent en moyenne 14% de moins que les hommes.

02/10/2018

https://www.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Discrimination pendant leur grossesse : action des infirmières de Saint-Malo (FR3)

 

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30 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

avortement rennes (ouest france)

avortement

150 personnes rassemblées à Rennes pour dire « l’avortement est un droit »

43 ans après le vote de la loi Veil, faire respecter le droit à l’avortement est toujours un par-cours du combattant. Pour le défendre, 150 personnes se sont rassemblées à l’appel de plusieurs associations, ce vendredi, devant la mairie de Rennes, en cette journée mondiale du Droit à l’avortement.

« Plannings familiaux ou services hospitaliers qui ferment, médecins qui invoquent leur clause de conscience, lobbying conservateur… L’IVG est légale, mais beaucoup de garde-fous qui entravent encore les droits des femmes », déplore Marine Arigasci, représentante d’Osez le féminisme.

Elle a pris la parole devant 150 manifestants et manifestantes, ce vendredi, devant la mairie de Rennes, pour rappeler que malgré l’entrée de Simone Veil au Panthéon, les droits des femmes n’étaient pas garantis.

Solidarité internationale

Avec une pensée également pour les « autres femmes du monde », a rappelé au micro cette représentante des Effrontées, pour qui l’avortement est toujours illégal.

Virginie ÉNÉE 28/09/2018

https://www.ouest-france.fr/

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25 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

avortement (bretagne)

lorient

SAINT BRIEUC

Jeudi 28 Septembre 2017 à 12h

Rassemblement place Salvador Allende

Contact : maisondesfemmes22@gmail.com

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RENNES

Mardi 26 Septembre 2017 à 20h

Conférence : Avortement, un droit acquis ?

Maison des associations, 6 Cours des Alliés

Jeudi 28 Septembre 2017 à 18h

Rassemblement Place de la République

Marche jusqu’à l’hôpital Sud où se trouve le centre IVG

dz

DOUARNENEZ

Jeudi 28 Septembre 2017 à 19h

Rassemblement Place de la Mairie

brest

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