Archive | Féminisme

03 mars 2021 ~ 0 Commentaire

8 mars (l’anticapitaliste)

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02 mars 2021 ~ 0 Commentaire

8 mars (npa)

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Femmes en première ligne, femmes en lutte : le 8 mars, touTEs en grève !

Ce lundi 8 mars 2021 a lieu dans un contexte de crise globale du système qui touche particulièrement les femmes. La grève féministe internationale, qui se construit depuis plusieurs années, prend d’autant plus d’importance pour combattre ce système dans toutes ses dimensions d’exploitation, de sur-exploitation des femmes et d’oppression sexiste, raciste et LGBTIphobe.

La crise sanitaire a renforcé toutes les violences sexistes

Avec la crise du Covid-19, les emplois qu’occupent très majoritairement les femmes, notamment dans le domaine du soin et de la santé mais aussi dans les services publics, sont en première ligne. Et comme les femmes sont aussi celles qui occupent les emplois les plus précaires (70 % des temps partiels, 3/4 des bas salaires), ce sont aussi les premières à subir les effets de la crise économique.

Avec la pandémie, les violences ne se sont pas arrêtées, car les différentes phases de confinement et de couvre-feu n’ont fait qu’accroître les violences intra-familiales et au foyer, contre lesquelles le mouvement féministe s’est tant levé ces dernières années.

Ordre moral et autoritarisme à l’offensive

Dans le même temps, le renforcement de la famille traditionnelle (favorisé entre autres par la crise sanitaire et le confinement) s’accompagne d’une offensive réactionnaire déjà bien présente depuis plusieurs années. Le recul autour de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les femmes seules ou les couples de femmes en est le dernier exemple. Pour les réactionnaires de tous bords, l’enjeu est de défendre et de maintenir l’idée (déjà dépassée dans les faits) d’un ordre moral et de la famille « traditionnelle ».

Les cadres d’organisation collective sont difficiles à construire, à cause de la pandémie mais surtout à cause de l’État autoritaire. La loi sur le « séparatisme » accentue les attaques contre les musulmanes, mais aussi comme on l’a vu ces derniers jours contre l’université, en particulier contre les courants progressistes de la recherche. Et c’est l’extrême droite – qui peut se lâcher – qui en profite, progressant dans les sondages et les esprits…

Pour un mouvement féministe radical et international, construire la grève !

Depuis une dizaine d’années, un mouvement féministe de masse et extrêmement combatif se construit. Il pose la questions des violences structurelles de nos sociétés mais aussi celle du système capitaliste dans sa globalité. Parti d’Amérique Latine, relayé en Pologne, en Espagne…

En Pologne, plusieurs journées de manifestation et de grève générale ont contraint le gouvernement ultra-catholique à reculer sur l’interdiction de l’avortement ! Ce mouvement met en son centre l’outil de la grève et avance la nécessité d’une lutte féministe à échelle internationale.

Cet été, des militantEs zapatistes viendront du Chiapas (une région du Mexique) pour rencontrer « toutes les personnes qui luttent sur les cinq continents ». Leur délégation sera essentiellement composée de femmes dont les préoccupations sont aussi les nôtres : « La survie de l’humanité dépend de la destruction du capitalisme ».

Depuis plusieurs années, l’appel à la grève des femmes se construit au niveau international afin de montrer que sans les femmes, le monde ne tournerait pas.

Il y a un enjeu à faire vivre un mouvement féministe massif et populaire, ancré dans la lutte des classes, et qui soit aussi en capacité de faire le lien entre mouvements antiraciste, antifasciste, et LGBTI. La date du 8 mars doit être le début d’une riposte à la hauteur de ces enjeux : touTEs en grève et dans la rue ce lundi 8 mars !

Mardi 2 mars 2021

https://lanticapitaliste.org/

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01 mars 2021 ~ 0 Commentaire

8 mars quimper (pcf morlaix)

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BREST 
*A l’appel du Collectif « Brestoises pour les droits des femmes » rejoint par la plupart des organisations brestoises (dont le PCF), manifestation dimanche 7 mars à 11h. départ place Saint Louis pour une déambulation en fanfare.
*Le 8 mars, à l’appel de l’intersyndicale, rendez-vous à partir de midi devant la sous préfecture
*Le 8 mars , à l’appel du Planning Familial, rendez-vous à 15h40 pour des collages féministes
.
QUIMPER
* Rendez-vous dimanche 7 mars à 14h30, Place Corentin
Pour rendre hommage à Nathalie Le Mel ouvrière relieuse née à Brest, ayant vécu à Quimper, qui partit ensuite à Paris où elle joua un rôle important dans les luttes ouvrières et féministes, avant de devenir une des principales animatrices de la Commune de Paris à la tête de l’Union des femmes.Pionnière de l’égalité femmes-hommes, de la solidarité, des luttes ouvrières, membre de l’Internationale, elle fut une héroïne de la Commune de Paris.

Trop peu connue, en dehors des spécialistes de la Commune, beaucoup moins que son amie Louise Michel.

  • Manifestation féministe au départ de la place St Corentin dimanche 7 mars à 14h30
  • Rassemblement à l’appel de la CGT lundi 8 mars devant la médiathèque de 12h à 14h

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/

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27 février 2021 ~ 0 Commentaire

8 mars (sud-éduc)

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27 février 2021 ~ 0 Commentaire

8 mars (révolution permanente)

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Notre cri de ralliement le 8 mars : l’État est responsable !

Les violences et l’impunité policières et la complicité de la justice patriarcale, les affaires de viols et d’agression qui concernent jusqu’au plus hautes sphères du gouvernement, la précarité grandissante, sont venus démontrer que l’État, farouchement au service des patrons, n’est pas notre allié dans la lutte pour l’émancipation des femmes. Au contraire : l’État est responsable !

« Qui nous protège de la police ? » est un slogan qui a fleuri dans les manifestations pour dénoncer les violences policières. « Ça crève les yeux » répondent en chœur les manifestants depuis le mouvement des gilets jaunes. Si les forces de police « crèvent les yeux », ce sont aussi elles qui ont réprimé la manifestation féministe du 7 mars 2020 à l’occasion de la journée internationale pour la lutte des droits des femmes. « On se lève et on se casse » criaient les féministes dans la rue galvanisées par l’acte d’Adèle Haenel contre la nomination de Roman Polanski.

Cette année les féministes se mobilisent afin d’obtenir « Justice pour Julie », une jeune femme aujourd’hui âgée de 25 ans qui a été violée par 22 pompiers entre ses 13 ans et ses 15 ans. Cette affaire symbolise de bout en bout la violence patriarcale des institutions judiciaires et policières. Le policier de la brigade des mineurs demande à Julie, âgée de 15 ans, lors de sa première audition : « Pourquoi tu ne lui as pas dit non ? ». L’expert psychiatrique, Paul Bensussan, déclare lui de son côté que : « Le concept d’état de stress post-traumatique est né de la psychiatrie de guerre et des victimes de catastrophes : il semble donc assez mal adapté à la notion exacte d’acte sexuel imposé par un individu jusqu’ici familier, alors qu’on pourrait l’observer dans le cas d’un viol par un inconnu ». Cet expert psychiatrique qui nie donc les conséquences psychotraumatiques d’un viol a été nommé par le procureur de la République.

La nomination au gouvernement de Dupont-Moretti, connu pour avoir notamment été l’avocat de George Tron, ancien secrétaire d’État poursuivi pour viol et agressions sexuelles, ainsi que celle de Gérarld Darmanin poursuivi devant la justice pour viol, sont venues réveiller une nouvelle fois la colère des féministes courant 2020. « Un violeur à l’intérieur, un complice à la justice » ont ainsi résumé les manifestantes.

Dans le même temps, c’est ce même État qui favorise l’accès au vaccin à certains privilégiés qui hier dirigeaient le pays tandis que des soignants ou des personnels de l’éducation n’y ont toujours pas accès. Le même État qui côtoie l’association « le Siècle » réunissant hauts fonctionnaires et grands patrons, mise en lumière par l’affaire Olivier Duhamel, ex-président de l’association en question, accusé d’inceste.

Tous ces faits politiques mis bout à bout prouvent que le problème de l’État ne réside pas dans son incapacité ou son inaction face aux violences faites aux femmes, mais révèle plutôt qu’il défend et soutient certains intérêts. En réalité, au quotidien, l’État capitaliste et patriarcal, se justifie, se légitime, se reproduit par le biais du gouvernement, des institutions judiciaires et policières, ou encore des institutions politiques.

La violence contre les femmes, les LGBTI et les enfants est la norme dans cette société

La répression des luttes de ces dernières années ou encore le mouvement contre les violences policières et les crimes racistes sont venus questionner le rôle de la police dans la société. Cela a dévoilé que, contrairement à la communication à outrance du duo Darmanin-Schiappa, la tâche principale de la police n’est pas de protéger la population des vols à l’arrachée. Leur tâche principale est de défendre la propriété privée des entreprises et des usines comme Total ou des chaînes hôtelières comme Ibis, contre celles et ceux qui sont privés de toute propriété, n’ont que leur force de travail pour gagner leur vie, et qui, dans les crises économiques comme celle que nous traversons, sont poussés à se mettre en grève, bloquer leur usine, pour défendre leur existence et celle de leurs familles.

Si la « violence contre la propriété privée », les grèves, les occupations d’usine apparaissent comme une anomalie et une violation de l’ordre social, la violence contre les femmes est un élément constitutif de ce même ordre. Il s’agit d’une violence naturalisée, banalisée et intégrée dans les normes socioculturelles qui établissent comment les femmes et les hommes doivent être et se comporter (et quelle serait la « juste punition » pour celles et ceux qui osent défier ces stéréotypes).

Pour cette raison, les féminicides qui provoquent l’indignation de la grande majorité de la société sont le dernier maillon mortel d’une longue chaîne de violences moins remarquées, parce qu’elles font partie de ce qui est normalisé, quotidien, invisible et qui inclut le fait de ridiculiser et dévaluer les femmes, leurs propos, le contrôle de leurs comportements, l’intimidation, la condamnation de leur sexualité et des comportements qui ne sont pas conformes à l’hétéro-normativité, la dévalorisation des corps qui ne correspondent pas aux modèles de beauté, etc. Des violences aux milles visages qui commencent à s’exercer dès l’enfance et au sein même de la famille comme l’a révélé le hashtag #MetooInceste. Ces violences se poursuivent ensuite tout au long de la vie et sont aussi les inégalités légales et juridiques, les inégalités de salaire, de travail et d’éducation, la féminisation croissante de la pauvreté, l’énorme augmentation de la précarité du travail et de la vie quotidienne des femmes, etc.

Le même État qui est responsable de ne pas répondre aux dénonciations des violences sexistes et sexuelles faites aux femmes dans tous les aspects de leur vie, est responsable de ne pas réquisitionner des logements vides pour assurer des abris sûrs pour les victimes de violences, de ne pas mettre en place toutes les mesures nécessaires pour la protection des victimes et leur garantir une vie digne.

Au contraire, l’État re-victimise et inflige des violences supplémentaires aux femmes avec des parcours et des décisions judiciaires entachées de préjugés patriarcaux. De la même manière, en plongeant l’immense majorité des femmes dans la précarité et la pauvreté, il légitime, garantit, reproduit l’inégalité des femmes face à la vie.

Plus encore, ce même État qui a renfloué les capitalistes pour les aider à surmonter la crise sanitaire et économique, est responsable du fait que les plus grands efforts pour subvenir aux besoins des enfants et à leurs familles incombent aux femmes travailleuses. Il est responsable d’avoir précarisé et isolé la majorité des femmes et des jeunes femmes, des personnes LGBTI, confrontées à la baisse ou la perte de leur revenu, ou encore à l’augmentation du coût du panier alimentaire. A ce titre, parmi les deux millions de bénéficiaires de l’aide alimentaire en plus depuis le début de l’année 2021, 70% sont des femmes.

Un État qui nous demande également de « prendre soin de nous » pour éviter les contagions, dans des villes, des quartiers, où les habitats sont précaires, où les transports sont surchargés, tout en envoyant des infirmières et des enseignantes travailler sans les conditions adéquates, ni vaccination assurée.

Notre cri de ralliement : l’État est responsable !

A chaque scandale qui éclate, comme sur les violence sexistes ou sexuelle, ou bien la crise de l’hôpital public ou de l’éducation nationale, les initiatives du gouvernement sont d’organiser des grenelles, de mettre en place plus de mesures répressives, policières, ou encore de passer en force des projets de lois sécuritaires, réactionnaires et islamophobes.

Du côté des violences sexistes et incestueuses, la réponse du gouvernement ne s’est faite que sur le terrain judiciaire et répressif, de promesses sur la formation des agents judiciaires et policiers, tout en développant des discours et des lois islamophobes, mais aucune mention n’a été faite à la mise en place de mesures que nous avons mentionnées tels que la question des logements ou de fonds d’urgence, qui permettraient de prévenir une grande partie des féminicides que nous regrettons chaque jour. En réalité, il n’est pas question pour ce gouvernement d’avancer vers de telles mesures quand leur boussole est d’avancer sur la mise en place de la réforme des retraites, la privatisation des services publics, la casse du droit social et de la protection des salariés.

C’est pourquoi notre féminisme est celui qui se bat pour des mesures d’urgence pour la prise en charge des victimes des violences de genre, pour une éducation féministe, mais il se bat avec la force et l’organisation des femmes travailleuses, de celles qui luttent pour leur emploi, leur dignité, un logement, celle des jeunes femmes et des étudiantes en situation précaire, contre l’État capitaliste, patriarcal et impérialiste aux politiques islamophobes, et son régime social d’exploitation et d’oppression. Notre féminisme est celui des femmes qui se mettent en grève, s’opposent à cet État et aux patrons qui nous plongent chaque jour un peu plus dans la précarité, terreau où se développent de multiples violences.

De l’autre côté de l’Atlantique, le patriarcat n’est pas tombé avec l’approbation de la loi pour l’avortement pour laquelle les femmes se mobilisent depuis plus de dix ans en Argentine. Il ne tombera pas non plus par la simple volonté d’un président ou même d’une présidente ici ou ailleurs.

Car le patriarcat ne va pas tomber de lui même, mais nous devons le renverser avec notre force organisée dans une lutte totale contre l’État capitaliste et ce régime social qui ne nous réserve que misère, souffrances et inégalités.

C’est pourquoi nous nous organisons et nous nous mobilisons le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Parce que nous voulons du pain, mais aussi des roses.

Cécile Manchette Andrea D’Atri jeudi 25 février

https://www.revolutionpermanente.fr

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27 février 2021 ~ 0 Commentaire

8 mars (sud)

http://www.grevefeministe.fr/

https://www.sudeducation.org/

 

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24 février 2021 ~ 0 Commentaire

8 mars ( galice sud)

Principale confédération de Galice/ Galiza (Etat Espagnol)

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22 février 2021 ~ 0 Commentaire

jenny marx 2 (el diario)

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Jenny Marx et sa fille

Jenny Marx

Dans ses « Brèves Scènes », Jenny détaille les hauts et les bas quotidiens, mais laisse une place à l’analyse de la politique européenne et les perspectives du mouvement communiste :

« La révolution hongroise, l’insurrection badoise, le soulèvement italien, tous ont échoué. (…). La bourgeoisie a poussé un soupir de soulagement, le petit bourgeois est retourné à ses affaires et les petits philistins libéraux ont serré les poings dans leurs poches, les ouvriers ont été harcelés et persécutés, et les hommes qui ont combattu avec l’épée et la plume pour le royaume des pauvres et des opprimés se sont contentés de pouvoir gagner leur pain à l’étranger », a-t-elle résumé après la défaite de la vague révolutionnaire de 1848.

Ce dont elle a le plus souffert, comme elle le note dans son journal, ce sont les maladies et les décès de quatre de ses sept enfants. Le premier est mort en 1850, et une fois de plus, les comptes personnels et politiques ont fusionné en un seul.

« Fin 1851, Louis Napoléon réalise son coup d’État et au printemps suivant, Karl termine le « 18  Brumaire de Louis Bonaparte » (…). Il a écrit le livre dans notre petit appartement de Dean Street, au milieu du bruit des enfants et de l’agitation de la maison.

En mars, j’ai fini de copier le manuscrit et il a été envoyé, mais il n’a été publié que beaucoup plus tard et n’a rapporté aucun revenu. Le contact Karl avec la Tribune [un journal qui l'avait engagé] a mis fin à nos besoins urgents et quotidiens.

En 1860, Jenny est malade, mais toujours aussi militante. Elle n’a jamais cessé d’échanger des idées avec son mari. « A cette époque, j’étais sur le point de mourir de la variole et je venais de me remettre suffisamment d’une terrible maladie pour dévorer ce livre, Herr Vogt, avec des yeux à moitié aveugles », écrit-elle dans Brèves Scènes…

Le texte était dédié au scientifique allemand Carl Vogt, qui avait calomnié Marx, l’accusant de chantage et d’espionnage. En outre, elle est intervenue dans le débat entre les communistes et un autre référent important du socialisme européen : Lasalle.

Les critiques de Jenny étaient aussi sardoniques que – le temps le prouvera – exactes. « En juillet 1862, Ferdinand Lassalle est venu nous rendre visite. Le poids de la renommée qu’il avait acquise en tant qu’universitaire, penseur, poète et homme politique, l’avait presque écrasé. La couronne de lauriers semblait fraîche sur son front olympique (…).

Il rentre à Berlin et là (…) il choisit de prendre un chemin encore inexploré : il devient le Messie des travailleurs. (…) Ce mouvement s’est avéré particulièrement sympathique au gouvernement dans sa politique (…) et a donc été tranquillement favorisé et indirectement subventionné ».

Sans hésiter, elle a accusé Lasalle de voler les doctrines marxistes, avec des ajouts ouvertement réactionnaires. Comme cela sera prouvé après sa mort, Lasalle – qui ne partageait pas l’avis de Marx sur la caractérisation de l’État et les objectifs du mouvement socialiste – avait conclu des accords secrets avec le Premier ministre prussien de l’époque, Otto von Bismarck.

Sans aucun doute, l’un des rôles les plus importants de la vie de Jenny a été de transcrire et d’aider à ordonner le Capital, dont le premier volume a été publié en 1867. Dans une lettre adressée à Ludwig Kugelmann, un avocat ami de la famille et diffuseur de ses idées en Allemagne, elle se plaint du mauvais accueil qu’a reçu, selon elle, le traité, qu’elle avait qualifié, en de précédentes occasions, de véritable « Léviathan », en raison du temps, de l’énergie et des discussions qu’il lui avait pris, à elle et à son mari.

La dissection unique du mode de production capitaliste reste l’un des travaux théoriques, économiques et politiques les plus importants. Au 21è siècle, d’importants universitaires et courants militants utilisent et actualisent ses enseignements.

La fille en or

En 1871, un journaliste du New York World a interviewé Karl Marx et a trouvé en lui « la plus formidable conjonction de forces : un rêveur qui pense, un penseur qui rêve ». L’histoire a une dette envers une autre conjonction : celle qui a existé entre Marx et Jenny ; celle qui a généré les conditions de l’unité entre le rêve et la pensée, et la possibilité de sa traduction en mots et en mouvement politique.

Tout au long de la maladie de sa femme (qui a coïncidé avec l’aggravation de ses propres maux), Marx n’a pas été inactif. Il rédige ses « notes ethnologiques » et approfondit ses études sur l’État, de la Rome antique à la modernité. Pourtant, les échanges épistolaires avec ses filles, ses amis et ses camarades montrent le coup qu’il a subi : les discussions stratégiques et l’analyse de la conjoncture sont toujours présentes, mais sous une forme beaucoup plus limitée que les années précédentes ; toujours interrompues par des références à la santé de sa compagne et à son propre rôle de garde malade .

Au cours des mois précédant le décès de Jenny, en grande difficulté physique et financière, le couple a effectué une série de voyages : d’abord sur la côte anglaise, puis à Argenteuil, où ils ont rencontré leur fille et leurs petits-enfants.

De retour à Londres, Marx souffre d’une bronchite compliquée d’une pleurésie, pour laquelle – il passe trois des six dernières semaines de la vie de sa femme dans une chambre voisine, presque incapable de la voir.

Les médecins ne lui permirent pas d’assister aux funérailles qui, respectant la volonté de Jenny, eurent lieu sans faste, au cimetière de Highgate, quelques jours après sa mort, qui eut lieu le 2 décembre 1881.

Wilhem Liebknecht – un éminent dirigeant socialiste – avoua que, sans elle, il aurait succombé aux misères de l’exil.

21 de febrero de 2021 Jazmín Bazán

https://www.eldiario.es/

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21 février 2021 ~ 0 Commentaire

8 mars (lorient)

planning

Dimanche 7 mars – Lorient -

Dans le cadre des mobilisations pour les droits des femmes du 8 mars : 14h Action féministe, rue du Port pour la rebaptiser au nom d’une femme (à définir). A l’appel d’un collectif d’organisations. Les 15 jours précédant le 8 mars, l’espace public lorientais sera occupé de messages féministes, par des collages, des banderoles, des stickers..

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19 février 2021 ~ 0 Commentaire

écriture (jdd)

ecole b

Qu’est-ce que l’écriture inclusive?

60 députés ont signé une proposition de loi pour l’interdire dans les documents administratifs. Mais qu’est-ce que l’écriture inclusive, qui déchaîne les passions depuis 2017

Un choix « personnel et militant », « en rien majoritaire », qui « brouille les messages » et « complexifie l’apprentissage de la langue française ».

Le député François Jolivet (LREM), auteur de la proposition déposée mercredi à l’Assemblée, ne mâche pas ses mots contre l’écriture inclusive. La soixantaine de ses collègues qui le soutient, principalement issue de la majorité et de l’opposition de droite, souhaite interdire l’usage de l’écriture inclusive dans les documents administratifs et pour les personnes morales chargées d’une mission de service public.

Le but de cette proposition de loi, essentiellement symbolique, est de pousser les ministres à s’emparer du sujet, « à l’instar d’Edouard Philippe en 2017″, déclare François Jolivet. Dans une circulaire du 21 janvier 2017, l’ancien Premier ministre avait en effet « invité » les ministres, « en particulier pour les textes destinés à être publiés au Journal officiel de la République française, à ne pas faire usage de l’écriture dite inclusive ».

Les promoteurs de l’écriture inclusive, eux, défendent qu’elle promeut simplement l’égalité entre les hommes et les femmes, en évitant de rendre ces dernières invisibles ou moins importantes dans les écrits et en retirant au masculin son caractère générique. Elle consiste en quatre grands principes :

  • Exprimer à la fois le masculin et le féminin dès qu’on parle d’un groupe
  • C‘est le point le plus controversé de l’écriture inclusive. Afin de souligner la présence à la fois des hommes et des femmes dans un groupe donné, l’écriture inclusive marque d’un point médian les différences de genre. Il est taxé d’ »illisible » par ses détracteurs. Dans les faits, il est donc préconisé d’écrire « un·e apprenti·e » ou « les ingénieur·es », « les électeur.rices » ou « créatif·ive ».
  • D’autres solutions existent en dehors du point médian. L’emploi d’un terme épicène peut être privilégié pour désigner un groupe, soit un mot englobant les deux genres : « les élèves », « les personnes candidates », « les volontaires ». On peut autrement recourir à la double flexion, c’est-à-dire accoler le féminin et le masculin d’un même mot : « les agriculteurs et les agricultrices », « celles et ceux », « les Françaises et les Français »…
  • Accorder les métiers, fonctions, grades et titres 
  • Plus simplement, l’écriture inclusive consiste à féminiser tous les noms de profession, le plus souvent en ajoutant un « e » à la fin des mots. On parle donc d’une « jardinière », « principale », « cheminote », ou à défaut, d’une « chercheuse », d’une « carreleuse ».
  • Même l’Académie française, pourtant peu portée sur l’écriture inclusive, s’est prononcée en février 2019 en faveur d’une telle féminisation – à l’exception des fonctions et des grades. Reste certains mots comme chef (« cheffe », « cheffesse », « cheftaine » ?) ou auteur (« autrice », « auteure », « auteuse » ?) qui continuent de faire débat.
  • Accorder l’adjectif avec le sujet le plus proche, et non au masculin
  • « Le masculin l’emporte sur le féminin » est la règle au pluriel dès qu’un groupe comprend au moins un homme. Les défenseurs de l’écriture inclusive souhaitent y mettre fin par l’accord de proximité, qui s’attache au sujet le plus proche.
  • On dira ainsi « les villages et les villes sont belles » ou « les pays et régions étrangères ». A noter que la règle actuelle n’a pas toujours existé, comme le rappelle sur Europe 1 Eliane Viennot, professeur de l’Université de Saint-Etienne et promotrice de l’écriture inclusive : « Elle a été mise au point au 17e siècle. D’ailleurs, à cette époque-là, on ne disait pas exactement cette formule, mais ‘le genre le plus noble s’impose lorsque les deux genres sont en présence’. Ça veut tout dire. »
  • Eviter les termes génériques comme « droits de l’Homme »
  • L’écriture inclusive proscrit enfin les antonomases du nom commun, c’est-à-dire tous les noms commençant à l’écrit par une majuscule. On parlera ainsi de « droits humains » ou de « droits de la personne humaine » plutôt que de « droits de l’Homme ».

Le débat sur l’écriture inclusive a surgi en France en octobre 2017, après la parution d’un manuel d’histoire-géographie à destination des CE2, qui mettait en avant des femmes parmi ses exemples mais féminisait aussi métiers et syntaxe, en utilisant le point médian. Son auteure, Sophie Le Callennec, a rappelé qu’elle s’appuyait sur les recommandations du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, qui dès 2015, publiait un Guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe, dont l’écriture inclusive.

Et à l’étranger ?

En dehors du français, d’autres langues font face aux mêmes débats, relève BuzzFeed. En italien, l’astérisque est utilisée à la place du point médian ; en espagnol, on rajoute le plus souvent a/o à la fin des mots. (Ou @ qui est « o » et « a » ). Outre-Rhin, on accole la marque « innen » au pluriel, précédé d’une astérisque. « Student*innen » signifie ainsi « les étudiant.es » et « Bürger*innen », « les citoyen.nes ».

En Suède, le pronom « hen », proposé dès 1966 par un journal régional, gagne en popularité, tandis qu’au Japon, les femmes emploient de moins en moins les préfixes marquant la politesse, qu’elles utilisent plus souvent que les hommes.

Certaines langues parviennent néanmoins à échapper au débat : l’anglais a le refuge du pronom « they », l’islandais utilise systématiquement le genre neutre au pluriel pour parler des hommes et des femmes, tandis que le chinois, le turc ou le japonais n’ont tout simplement pas de genre.

19 février 2021 Louis de Briant

https://www.lejdd.fr

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