Archive | Féminisme

06 mars 2026 ~ 0 Commentaire

Dissidente (Survie)

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Lancement de la revue « Dissidente »

Soutenez Dissidente, une nouvelle revue indépendante antiraciste et féministe qui a pour objectif de faire se rencontrer, se confronter et dialoguer celles et ceux qui font l’antiracisme et le féminisme aujourd’hui en France. Elle propose une formule d’abonnement à l’année.

La revue est composée d’articles et d’entretiens où militant·e·s, collectifs, chercheuses·chercheurs indépendant·e·s et académiques, artistes et créatrices·créateurs de contenus partagent leurs analyses et leurs actions dans une perspective d’émancipation collective et de justice sociale.

Dissidente s’inscrit dans la lignée des théories développées dans les luttes anticoloniales, d’écologie décoloniale, LGBTQI et des mouvements sociaux. Interdisciplinaire et intersectionnelle, cette revue compte bouleverser les champs disciplinaires et politiques dont le cloisonnement limite bien souvent la littérature scientifique et engagée française.

Articulée autour d’un thème principal, d’une rubrique d’intérêt général et d’actualités « Depuis Babylone » et d’un glossaire « Les termes », Dissidente est une revue bimestrielle.

Retrouvez toutes les informations sur le site officiel :
https://revuedissidente.com/

« Entre nous », le premier numéro de la revue Dissidente, est consacré à l’organisation intracommunautaire. Ce numéro interroge les théories et les modes collectifs d’action des minorités. Boycott, occupation de rue, recours à la justice institutionnelle sans réel espoir ou encore autogestion face à l’inaction des pouvoirs publics, les racisé·e·s, les minorités sexuelles et de genre et les personnes multi-minorisées sont en première ligne d’une société qui s’engouffre dans l’idéologie et les pratiques de l’extrême-droite. En réponse, ils et elles résistent et luttent dans une perspective d’émancipation.

https://survie.org/

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05 mars 2026 ~ 0 Commentaire

8 Mars (NPA)

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8 mars, un féminisme de lutte de classe, inclusif, internationaliste et antifasciste

Le 8 mars est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et d’appel à la grève productive et reproductive.

Elle a lieu dans un contexte d’attaques contre les droits des femmes et des minorisées de genre, en lien avec le développement des idéologies masculinistes et des mouvements d’extrême droite, racistes, sexistes et nationalistes.

Le 8 mars, sortons massivement dans la rue pour défendre un féminisme de lutte de classe, radical, inclusif, internationaliste et profondément antifasciste !

Dossier réalisé par la Commission nationale d’intervention féministe

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02 mars 2026 ~ 0 Commentaire

Iran Bretagne (FR3)

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Ils « fêtent la mort du dictateur iranien ».

La communauté iranienne de Bretagne suit de près la situation et « l’espoir renaît »

Au 2ème jour de l’offensive israélo-américaine en Iran et alors que le guide suprême qui tenait le pays d’une main de fer a été tué, la diaspora iranienne de Bretagne suit de très près la situation. Le Premier ministre israélien annonce que les frappes sur Téhéran vont s’intensifier. Reportage à Brest et à Rennes.

À Brest, depuis samedi, Bahar Bourhis de l’association Azadi et Saeid Fazeli, réfugié iranien, sont suspendus aux quelques nouvelles qui leur arrivent de Téhéran : « Je vais essayer d’avoir un proche en Iran », raconte Bahar.

Ce dimanche matin, le téléphone sonne dans le vide, mais la veille, Bahar a réussi à joindre sa sœur entre espoir et inquiétude : « Elle m’a appelée, elle m’a dit que les attaques avaient commencé. Elle me disait : c’est vrai qu’il y a des attaques, il y a des bombardements, mais il y a des manifestations de joie dans la rue. Même si les gens sont tués par les bombes ou exécutés par le gouvernement, il y a quand même cette joie de démarche vers la liberté. Les gens sont contents, ils font la fête dans la rue, les jeunes filles ne portent pas le voile, c’est extraordinaire ».

Scènes de liesse à Téhéran après la mort d’Ali Khamenei

Il y a des scènes de liesse dans la capitale, après la mort, dans la nuit de samedi, d’Ali Khamenei, dans une frappe américaine et israélienne. Le leader despotique de l’Iran depuis 1989 est responsable de nombreux massacres de manifestants ; le dernier, il y a quelques semaines à peine.

« Enfin la liberté arrive pour les Iraniens »

Saeid est réfugié politique. Voir le pouvoir vaciller l’autorise à rêver de retrouver son pays : « J’espère… Je suis très heureux. Enfin, la liberté arrive pour les Iraniens, débarrassés d’une dictature qui fait peur au monde entier en fabriquant une bombe atomique ».

« À chaque fois, j’y crois »

Et Bahar conclut : « Je me dis, c’est peut-être une ouverture pour l’Iran. C’est vrai, à chaque fois, j’y crois et je me dis : cette fois-ci, c’est la bonne, oui, c’est la bonne ».

Depuis Brest, Bahar et Saeid ont maintenant un espoir que le Nouvel An iranien, mi-mars, ait lieu pour la première fois depuis des décennies dans un pays libre.

Demain lundi, un rassemblement est prévu à Brest, à 18h, place de la Liberté.

Danses et champagne place Sainte-Anne à Rennes

À Rennes aussi, des membres de la communauté iranienne se sont regroupés ce dimanche après-midi place Sainte-Anne pour « fêter », expliquent-ils, « la mort du dictateur », avec des danses et du champagne.

« C’est le peuple qui doit décider »

Zahra, dont la famille vit toujours en Iran, souhaite plus que tout la liberté : « On croit en un Etat démocratique, laïque. On a une alternative aujourd’hui. On veut créer notre histoire, notre avenir et c’est le peuple qui doit décider », explique-t-elle.

(Avec Séverine Breton et Ninnog Louis)

Laurence Postic  01/03/2026

https://france3-regions.franceinfo.fr

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28 février 2026 ~ 0 Commentaire

Hannah Spencer (Wikipedia)

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Hannah Spencer

En janvier 2026, Spencer a été choisie comme candidate du Parti Vert pour la circonscription de Gorton et Denton lors de l’élection partielle de février, suite à la démission du député travailliste sortant, Andrew Gwynne.
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Elle a remporté l’élection partielle avec 40,7 % des voix, soit une majorité de 4 402 voix, devançant Reform UK (28,7 %) et le Parti Travailliste (25,4 %) et devenant ainsi la cinquième députée du Parti Vert et la première dans le nord de l’Angleterre.
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Ce résultat a été considéré comme significatif car la circonscription était autrefois un bastion travailliste, les travaillistes la détenant depuis 1931, et parce qu’il s’agissait de la première victoire des Verts à une élection partielle.
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Ce résultat a été largement perçu comme un revers important pour le Premier ministre, Keir Starmer. Dans une élection partielle qui opposa trois partis, le Parti travailliste, le parti d’extrême droite Reform UK et le Parti vert.
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Spencer la décrivit comme un duel entre « Verts et Reform, espoir et haine ». Durant la campagne, elle insista sur ses racines et expliqua que son métier d’artisane (Plombière), qui l’amenait régulièrement au domicile des citoyens, lui permettait de bien comprendre les réalités quotidiennes des électeurs.
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Elle affirma également que les parlementaires devaient être issus de milieux plus diversifiés. Sa campagne s’articula autour du coût élevé de la vie, qu’elle proposait de réduire en diminuant les inégalités, notamment par un impôt sur la fortune, et en soutenant les services publics, y compris la nationalisation de l’eau.
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Spencer déclara également que, si elle était élue, elle militerait pour un salaire minimum de 15 £, un encadrement des loyers, une baisse des factures d’énergie, notamment grâce à une meilleure isolation des logements, et la gratuité des médicaments, des soins dentaires et ophtalmologiques.
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Elle a critiqué la gestion de la guerre à Gaza par le Parti travailliste, décrivant le Parti vert comme ayant une « longue tradition » de soutien aux Palestiniens.
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La campagne de Spencer a été la cible d’une importante campagne de désinformation sur les réseaux sociaux, certains utilisateurs remettant en question ses compétences et son parcours. Une photo d’une propriété de luxe à Hale affirmait, à tort, que Spencer y résidait. Une autre publication prétendait que Spencer était mariée à un PDG multimillionnaire. Suite aux insultes proférées en raison de cette désinformation, Spencer a participé à certains événements accompagnée d’une escorte de sécurité.

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27 février 2026 ~ 0 Commentaire

Douarnenez (Planning Familial)

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26 février 2026 ~ 0 Commentaire

Brésil, Marielle (OF)

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Deux hommes politiques condamnés à 76 ans de prison

Pour avoir commandité le meurtre d’une militante LGBT

Militante de la cause noire et des droits LGBT + au Brésil, Marielle Franco, conseillère municipale de Rio de Janeiro (Pour le parti PSOL, ami du NPA Blog), a été tuée par balles en 2018. Deux hommes politiques ont été reconnus coupables ce mercredi 25 février d’avoir commandité son assassinat et ont été condamnés à 76 ans de prison.

La Cour suprême du Brésil a condamné mercredi deux hommes politiques à 76 ans de prison pour avoir commandité l’assassinat en 2018 de la conseillère municipale de Rio, Marielle Franco, défenseure de la cause noire et LGBT +, mettant en lumière les liens entre des responsables politiques et les milices de cette ville.

L’ex-député Chiquinho Brazao, 62 ans, et son frère Domingos, 60 ans, ancien élu de l’État de Rio de Janeiro, ont ordonné l’assassinat de Marielle Franco, 38 ans, en représailles à ses efforts pour contrer les milices de Rio qui contrôlent des zones entières de quartiers populaires de la ville, selon la cour suprême.

Un meurtre qui avait profondément choqué au Brésil et au-delà.

Elle était une icône de la cause noire et LGBT au Brésil. Le 14 mars 2018, Marielle Franco, conseillère municipale de Rio de Janeiro, âgée de 38 ans, avait été criblée de balles dans sa voiture en plein centre-ville, tuée sur le coup aux côtés de son chauffeur. Le tireur et son complice ont déjà été condamnés à de lourdes peines de prison en 2024 (78 et 59 ans de réclusion). Mais la justice cherchait depuis mardi (date de l’ouverture du procès), à déterminer si l’ancien député fédéral Chiquinho Brazao et son frère Domingos, ex-député régional de Rio, étaient les commanditaires de ce crime qui avait profondément choqué au Brésil et au-delà.

« Un risque pour les intérêts des frères Brazao »

Ce procès se déroule devant la plus haute instance judiciaire du Brésil en raison du statut de parlementaire de Chiquinho Brazao au moment où les poursuites ont été engagées. Selon l’accusation, Marielle Franco s’opposait, au sein du conseil municipal de Rio de Janeiro (6,5 millions d’habitants), à des propositions défendues par les deux frères facilitant l’accaparement de terres par des milices qui sèment la terreur à Rio.

Ces organisations ont été créées il y a une quarantaine d’années par d’anciens policiers et se présentaient initialement comme des groupes d’autodéfense contre le trafic de drogue. Mais elles sont rapidement devenues de redoutables gangs pratiquant l’extorsion et faisant main basse sur des terrains publics pour y construire illégalement des logements ou des bâtiments commerciaux, tout en bénéficiant du soutien de responsables politiques haut placés

« Marielle représentait un risque pour les intérêts des frères Brazao », a affirmé le vice-procureur Hindenburgo Chateaubriand lors du procès. Selon les juges de la Cour suprême, Marielle Franco a été assassinée pour « adresser un message » à la classe politique de Rio. Ils ont dénoncé le « racisme » et la « misogynie » des accusés.

Marielle Franco était « une femme pauvre, une femme noire qui a osé s’opposer aux intérêts de miliciens, d’hommes et de blancs », a estimé M. Moraes. Elle-même issue d’une favela, l’élue de gauche défendait ardemment les droits des habitants des quartiers pauvres, notamment les jeunes noirs, les femmes et les membres de la communauté LGBT +.

«Ce procès m’a fait énormément de mal spirituellement, énormément de mal psycho-logiquement », a déclaré pour sa part la magistrate Carmen Lucia, seule femme à la Cour suprême. « Combien de Marielle le Brésil permettra-t-il qu’on assassine ? », a-t-elle dit.

Confessions du tireur

Selon la Cour suprême, les frères Brazao « ne s’attendaient pas à une telle répercussion » après l’assassinat de l’élue. Ils ont été reconnus coupables de double homicide qualifié, d’appartenance à une organisation criminelle armée et de tentative d’homicide sur une assistante de Mme Franco qui a survécu à l’attaque.

En octobre 2024, un jury populaire avait condamné à 78 ans de prison Ronnie Lessa, qui a avoué avoir tué Marielle Franco en tirant depuis un véhicule conduit par son complice Elcio Queiroz. Ce dernier s’est, quant à lui, vu infliger 59 ans de réclusion. L’accusation reposait sur la collaboration nouée par le tireur avec la justice pour passer aux aveux. Ronnie Lessa avait déclaré être « devenu fou » devant la somme de plusieurs millions de dollars offerte pour commettre le crime.

Les frères Brazao ont toujours nié leur responsabilité, remettant en cause la validité la confession de M. Lessa, une « histoire bâtie de toutes pièces », a soutenu Me Marcio Palma, l’avocat de Domingos Brazao. La défense a clamé l’innocence des deux frères, tout en reconnaissant ouvertement les liens entre les autorités locales et le crime organisé.

« Que celui qui fait de la politique à Rio et n’a jamais demandé de voix aux trafiquants de drogue ou aux miliciens jette la première pierre », a déclaré Me Cleber Lopes, l’avocat de Chiquinho Brazao. Trois autres personnes ont également été condamnées pour leur implication.

L’ancien commissaire Rivaldo Barbosa a été condamné à 18 ans de prison pour avoir tenté de protéger les frères Brazao. L’ex-policier et membre de la milice, Ronald Paulo de Alves, a été condamné à 56 ans de prison pour avoir coordonné l’assassinat et communiqué la localisation de Mme Franco aux tueurs.

Un ancien conseiller de Domingos Brazo, Robson Calixto Fonseca, a écopé d’une peine de neuf ans pour avoir servi d’intermédiaire.

25/02/2026

https://www.ouest-france.fr

Voir aussi:

Granville, un square en hommage à l’élue brésilienne Marielle Franco

 

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26 février 2026 ~ 0 Commentaire

8 Mars Kemper

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Dimanche 8mars. Journée internationale des droits des femmes.

Quimper, rendez-vous à partir de midi sur la place Saint-Corentin.

Prises de parole et barbecue festif.

À l’initiative de Nous Toutes, la CGT et Solidaires 29. Venez nombreux.euses !

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25 février 2026 ~ 0 Commentaire

Constance Markievicz (Wikipedia)

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Constance Markievicz, est une révolutionnaire et femme politique nationaliste irlandaise née le 4 février 1868 à Londres et morte le 15 juillet 1927 à Dublin.

Issue de l’aristocratie anglo-irlandaise, elle n’était pas prédestinée à prendre la défense des plus pauvres et à adhérer à la cause nationaliste. Elle s’illustre pourtant en prenant les armes pendant l’insurrection de Pâques 1916, à la suite de quoi elle effectue plusieurs séjours en prison. Elle est élue députée au Dáil Éireann en 1918 puis occupe le poste de ministre du Travail dans le gouvernement révolutionnaire irlandais. Pendant la guerre civile irlandaise, elle soutient le camp anti-traité, puis retrouve son siège de députée en 1927 sous l’étiquette du Fianna Fáil avant de mourir peu après.

En raison de son titre de comtesse et de ses opinions, Markievicz est parfois surnommée « la Comtesse Rouge ». Avec Maud Gonne, elle est une des femmes les plus admirées de l’histoire de l’Irlande.

Les jeunes années

Constance Gore-Booth est née le 4 février 1868, à Londres, mais grandit en Irlande, dans le comté de Sligo. Elle est la troisième enfant de Sir Henry Gore-Booth, et sa vie semble devoir se dérouler dans l’aisance. Durant la grande famine des années 1879 et 1880 en Irlande, son père pourvoit au ravitaillement de ses employés. Il semble que cette attitude soit à l’origine de sa préoccupation pour les plus défavorisés et de ses engagements ultérieurs.

En 1893 elle entreprend d’étudier le dessin et la peinture à la Slade School of Art, à Londres. C’est à cette époque qu’elle milite auprès de la National Union of Women’s Suffrage Societies (NUWSS), un mouvement qui milite pour le droit de vote des femmes.

Quelques années plus tard, elle s’installe à Paris pour poursuivre ses études artistiques à la très réputée Académie Julian, qui accueillait aussi bien des peintres professionnels que des amateurs venus du monde entier. Pendant ce séjour en France, elle rencontre et épouse un comte polonais, Casimir Markievicz.

La lutte à Dublin

Le couple Markievicz s’installe à Dublin, où elle devient réputée pour ses peintures de paysages. En 1903, elle joue dans plusieurs pièces à l’Abbey Theatre, où elle fait la connaissance d’une autre comédienne, Maud Gonne ; les deux femmes vont se retrouver sur de nombreux points dont le féminisme, le socialisme et la lutte pour l’indépendance de l’île. Elle adhère au « Inghinidhe na hEireann » (les Femmes d’Erin), mouvement créé en 1900 par Gonne, et fréquente la Ligue gaélique.

En 1908 elle rejoint le Sinn Féin, fondé le 28 novembre 1905 par Arthur Griffith. Ce parti politique, dont le nom en gaélique signifie « nous-mêmes », prône l’abstention de toute collaboration politique avec l’administration britannique et une résistance non-violente. L’année suivante, elle crée la section jeunesse de l’Irish Republican Brotherhood (IRB) : Fianna Éireann.

En 1911, elle est arrêtée en compagnie d’Helena Moloney, une autre comédienne de l’Abbey Theatre, pour avoir manifesté contre la venue du roi George V en Irlande. Puis elle se joint a Maud Gonne, James Connolly et James Larkin dans la lutte pour contraindre les autorités à étendre la loi de 1906 sur les repas scolaires à l’Irlande. En 1913, elle participe au programme d’alimentation pour les enfants pauvres de Dublin et à l’organisation d’une cantine dans le « Liberty Hall » (Maison des syndicats) pendant le lock-out . Cette même année, elle devient trésorière de l’Irish Citizen Army (ICA).

Pendant l’insurrection de Pâques 1916 à Dublin, elle est commandant en second de l’Irish Citizen Army (ICA) et dirige la brigade féminine. Au début, elle parcourt les rues de la ville pour distribuer des médicaments aux postes de combat. Puis, avec quatorze autres femmes, elle décide de prendre les armes. Elle est la seule femme officier en uniforme et participe aux combats comme sniper au jardin public de St Stephen’s Green.

Arrêtée, elle est internée à la prison d’Aylesbury en Angleterre, puis à Kilmainham, où elle peut entendre les exécutions des seize dirigeants de l’insurrection. Elle-même est accusée de haute trahison et condamnée à mort par la cour martiale britannique, peine commuée en détention à perpétuité, la peine de mort n’étant pas appliquée aux femmes.

Parlementaire et ministre

Après l’amnistie générale de 1917, Constance Markievicz est libérée au mois de juin. Son retour en Irlande prend l’allure d’un véritable triomphe. Rare survivante combattante de l’insurrection, les Irlandais la considèrent comme l’héroïne de leur pays ; elle intègre la direction du Sinn Féin. Son incarcération va lui donner un autre motif de combat : l’amélioration des conditions de détention des prisonniers politiques.

En 1918, elle est de nouveau arrêtée et emprisonnée pour six mois à prison de Holloway, à Londres, de même que Maud Gonne. Cet emprisonnement est motivé par son combat contre la conscription des Irlandais et leur incorporation dans l’armée britannique. C’est pendant cette incarcération qu’elle est élue députée du Sinn Féin à la Chambre des communes, profitant de la ratification du Qualification of Women Act (accession des femmes aux élections). Elle s’était présentée aux élections générales pour le Sinn Féin dans le quartier Saint-Patrick, à Dublin.

Constance Markievicz devient ainsi la première femme élue au Parlement britannique, bien qu’elle n’y siège jamais. Les élus du Sinn Féin refusent de siéger à Westminster et rejoignent le Dáil Éireann (parlement) à Dublin.

Le 2 avril 1919, elle est ministre du Travail, dans le gouvernement révolutionnaire d’Éamon de Valera. En 1922, hostile au traité de paix du 6 décembre 1921 entre l’Irlande et la Grande-Bretagne, qui reconnaît l’indépendance de l’État libre d’Irlande mais consacre la partition de l’île et permet au roi George V de conserver le titre symbolique de « roi d’Irlande »

Elle démissionne de son poste et part aux États-Unis pour promouvoir la cause des nationalistes républicains hostiles au traité et récolter des fonds. Pendant la guerre civile irlandaise (mai 1922 – juin 1923), elle reprend les armes (contre le gouvernement irlandais), puis est réélue au Parlement en 1923. Comme d’autres républicains, elle refuse de prendre son siège au Parlement irlandais. Elle est arrêtée en novembre 1923, puis relâchée à la suite d’une grève de la faim. Elle adhère au Fianna Fáil au moment de sa création en 1926, et est réélue députée en 1927.

Elle décède le 15 juillet 1927 à l’hôpital Patrick Dunn à Dublin. Les Irlandais vont s’incliner devant sa dépouille pendant quarante-huit heures ; elle est inhumée au cimetière de Glasnevin, à Dublin, non loin de Maud Gonne, Daniel O’Connell, Charles Stewart Parnell, James Larkin, Michael Collins et d’autres.

https://fr.wikipedia.org/

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25 février 2026 ~ 1 Commentaire

Maud Gonne (Wikipedia)

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Maud Gonne (en irlandais : Maud Nic Ghoinn, née le 21 décembre 1866 à Tongham (Angleterre) et morte le 27 avril 1953 à Clonskeagh (Irlande), est une comédienne et militante de la cause irlandaise. Surtout connue pour ses engagements dans le mouvement féministe et pour l’indépendance de l’Irlande, elle est la mère de Seán MacBride, l’un des cofondateurs d’Amnesty International. Elle demeure une icône du mouvement nationaliste.

Les premières années

Maud Gonne est la fille de Thomas Gonne, un colonel de l’armée britannique issu d’une riche famille irlandaise et d’Edith Cook. Deux ans après sa naissance, son père est affecté en Irlande. En 1871, sa mère meurt prématurément. Elle est envoyée à Paris pour y être élevée. En 1882, après un séjour à Rome, elle retrouve son père à Dublin.

En novembre 1886, à l’âge de vingt ans, elle revient en France où elle rencontre Lucien Millevoye, un journaliste et homme politique radical dont elle tombe amoureuse et dont elle finit par partager les idées. À la fin de ce même mois, son père meurt de la fièvre typhoïde en lui laissant un héritage de 20 000 £. En 1889, elle rencontre pour la première fois le poète William Butler Yeats. C’est le début d’une longue relation ambiguë.

Militante et comédienne

1890 est l’année où elle s’installe en Irlande, dans le comté de Donegal. Elle milite contre les expulsions des familles pauvres. Cette action se traduit par la construction de refuges et la levée de fonds, ainsi que la rédaction d’articles pour divers journaux.

Menacée d’arrestation, elle doit fuir en France, où elle donne naissance à son fils Georges, dont le père est Millevoye. Durant son séjour parisien, elle fonde un mensuel, L’Irlande libre, pour attirer des sympathies à la cause de l’indépendance irlandaise, et finance l’édition d’un recueil de poèmes de Ellen O’Leary.

Elle finit par rompre avec Millevoye et retourne en Irlande, avec son fils Georges, qui meurt d’une méningite le 30 août 1891. Le 10 octobre, nouvelle rencontre avec Yeats, à l’occasion des funérailles de Charles Stewart Parnell, le « roi sans couronne ». Le poète tente de la consoler de la perte de son fils avec des rituels magiques, mais elle a surtout recours au chloroforme. Elle rejoint le Hermetic Order of the Golden Dawn, un groupuscule s’occupant d’occultisme, dont Yeats est déjà membre depuis un an. En 1893, il organise pour elle une tournée de lectures en Irlande et en France.

L’année suivante, le couple séjourne à Paris, où il fait l’expérience du haschisch. Le 6 août, elle donne naissance à une fille, Iseult Gonne. Le 22 mars suivant, elle entame une tournée de lectures en France.

Conversion

L’année 1897 est particulièrement riche. En janvier elle participe, toujours avec Yeats, à la création de la branche parisienne de la Young Ireland. Elle devient catholique en février 1897. Elle entame une tournée de réunions où elle prononce des discours : Paris, Dublin (le 21 juin ont lieu des émeutes anti-britanniques), Londres, York, Glasgow, Manchester, Cork, etc. D’octobre à décembre, elle voyage aux États-Unis pour collecter des fonds (1 000 £). Fin 1898, elle entreprend avec James Connolly la rédaction d’un manifeste sur le problème de la famine, Les Droits de la vie et les droits de la propriété.

Inghinidhe na hÉireann

Puis Maud Gonne fonde un groupe militant, Inghinidhe na hÉireann (les Femmes d’Erin), qui édite un mensuel du même nom dans lequel elle signe des articles à connotations nationalistes et féministes (1900). Ce groupe est impliqué dans le mouvement culturel irlandais (Gaelic Revival) dont le but est de promouvoir la langue et la culture gaéliques. Les activités sont diverses : éducation des femmes, cours de gaélique, danses, chants irlandais, distributions de repas gratuits aux enfants pauvres.

Avec William Butler Yeats et Lady Gregory, elle participe à la fondation de l’Abbey Theatre à Dublin. Yeats est toujours amoureux. Elle lui inspire de nombreux poèmes, dont le célèbre The Wind Among the Reeds (Le vent parmi les roseaux). Il écrit à son intention la pièce de théâtre Kathleen Ni Houlihan, créée à Dublin le 2 avril 1902, dont elle interprète le rôle principal.

Mariage

Contre toute attente, ce n’est pas Yeats qu’elle épouse, mais John MacBride, un commandant de l’Irish Brigade, en 1903. Le mariage est un échec et son mari retourne rapidement en Irlande. De cette brève union naîtra, l’année suivante, Seán MacBride, futur cofondateur d’Amnesty International. Elle rejoint Constance Markievicz, James Connolly et James Larkin dans la lutte pour contraindre les autorités à étendre la loi de 1906 sur les repas scolaires à l’Irlande, tout en s’activant pour nourrir les enfants pauvres de Dublin.

Au début de la Première Guerre mondiale, elle milite contre la conscription des Irlandais dans l’armée britannique. Le 5 mai 1916, John MacBride est exécuté, après l’insurrection de Pâques.

Derniers combats

Deux ans plus tard, elle est arrêtée et emprisonnée pour six mois à Holloway Prison (Londres), alors qu’elle poursuit son combat contre la conscription. À sa libération, elle retourne en Irlande et s’active au sein de la White Cross. Avec Charlotte Despard, elle fonde en 1922 une association pour défendre les prisonniers républicains, la Women’s Prisoners’ Defence League, et consigne des témoignages accablants sur les violences policières à Cork et à Kerry.

En 1938, elle publie ses mémoires, A Servant of the Queen. Morte le 27 avril 1953, elle est inhumée à Dublin, dans le cimetière de Glasnevin, aux côtés de Daniel O’Connell, de Charles Stewart Parnell, d’Éamon de Valera, de James Larkin, de Constance Markievicz, de Michael Collins et d’autres.

 

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24 février 2026 ~ 0 Commentaire

Landerneau/ Pennoù Sardin (OF)

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Landerneau célèbre la lutte des sardinières de Douarnenez

La Maison pour tous de Landerneau (Finistère) va accueillir l’exposition « Une belle grève des femmes », pour célébrer l’histoire de la lutte des Penn Sardin, ces femmes qui ont lutté au siècle dernier pour un meilleur salaire. L’union locale CGT de Landerneau et le collectif Lune Rouge vous invitent à découvrir l’exposition « Une belle grève de femmes », qui retrace l’histoire de lutte des sardinières de Douarnenez.

Du 24 au 28 février, la maison pour tous de Landerneau va accueillir « Une belle grève de femmes ». L’exposition, créée à l’initiative de l’institut CGT d’histoire sociale du Finistère, en 2024, se balade en Bretagne, au gré des évènements et des demandes. L’union locale CGT de Landerneau et le collectif Lune Rouge l’ont réservée pour quatre jours à la Maison pour tous, et elle sera ensuite présentée aux élèves du lycée de l’Elorn pour toute une semaine. …
Kloé Marin:23/02/2026
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