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21 février 2017 ~ 0 Commentaire

8 mars (osez le féminisme)

8 marz

8 mars : mobilisons-nous pour la grève des femmes !

Osez le Féminisme ! participe à l’organisation de la grève des femmes pour le 8 mars 2017.
Si vous souhaitez vous engagez à nos côtés, n’hésitez pas à nous envoyer un email ou à participer, pour les francilien.ne.s, au Feministalk du 22 février.

Elles étaient plus de 300 000 à manifester en Pologne pour le droit à l’avortement,
Elles étaient en grève en Islande pour obtenir l’égalité des salaires,
Elles étaient en grève en Argentine contre les violences,
Elles seront mobilisées contre Donald Trump aux Etats-Unis,

En France, elles étaient des dizaines de milliers à manifester contre la loi El Khomri, puis  dans l’action le 7 novembre dernier à 16h34 pour l’égalité salariale et partout, elles continuent à se battre pour leurs conditions de travail.

Nous appelons à l’action et à la grève pour les droits des femmes le 8 mars !

La journée du 8 mars ne se « fête » pas par un cadeau ou une distribution de fleurs sur le lieu de travail. Journée internationale pour les droits des femmes, elle est une journée de lutte pour l’égalité.

En 2017, le contexte politique, social et économique international comme national n’offre pas de répit pour tout-es celles et ceux qui œuvrent à plus d’égalité et de justice sociale. La banalisation des idées d’extrêmes droites, la montée des conservateurs dans les élections (aux Etats-unis, dans différents pays Européens notamment) sont des signes inquiétants pour les droits des femmes, pour les droits des populations qui fuient les guerres, la tyrannie, l’homophobie ou tout simplement la misère.

En France, le contexte social et politique avec les dernières lois (Travail, Macron, Rebsamen), la répression du mouvement social, comme la banalisation des idées de l’extrême droite obligent nos organisations syndicales et féministes à s’allier pour contrer pied à pied leur propagande mensongère et les reculs sociaux pour les salarié-es, chomeurs/ses, précaires, étudiant-es et retraité-es.

L’égalité entre les femmes et les hommes est pour nous incontournable parce qu’elle participe du progrès social.

Laisser perdurer les inégalités entre les femmes et les hommes et s’exercer les violences contre les femmes, c’est porter une responsabilité sur le fait que les idées rétrogrades et les partis qui les portent progressent. Des mesures ambitieuses avec des moyens dédiés doivent être mis en œuvre de façon urgente. Des mobilisations d’ampleur, combatives et solidaires nous permettront de les imposer.

 En 2017, nous voulons que cessent enfin les inégalités au travail, en termes de salaires, d’accès à l’emploi, de carrière, de temps de travail. Nous voulons l’égalité salariale et la revalorisation des salaires dans les métiers à prédominance féminine.

En 2017, nous voulons que soit garanti le droit d’accès à l’avortement, à la contraception dont la légitimité est sans cesse remise en cause. Nous voulons un égal accès à la santé et aux services publics garants d’une  égalité de traitement pour toutes et tous.

En 2017, nous voulons que cessent les violences sexuelles et sexistes à l’encontre des femmes : au travail, dans l’espace public comme à la maison.

En 2017 nous voulons des politiques volontaristes contre les stéréotypes de genre : à l’école, dans les médias, dans la vie publique et privée.

En 2017 nous voulons le partage des tâches domestiques et des services publics de prise en charge de la petite enfance et des personnes âgées dépendantes

Les femmes sont toujours payées en moyenne un quart en moins que les hommes. Ceci signifie donc que chaque jour, elles travaillent gratuitement à partir de 15h40.

Aussi, nous appelons à faire du 8 mars 2017 une journée d’actions et de grèves pour les droits des femmes.

Pour refuser le travail gratuit et exiger l’égalité professionnelle, nous appelons à des arrêts de travail à 15h40 dans toute la France et sur tous les lieux de travail.

Montrons que nos luttes sont des conditions nécessaires et indispensables pour l’émancipation des femmes et des peuples. Et montrons que nous devons toutes et tous rester solidaires, vigilantes et combatives pour renforcer nos acquis et obtenir de nouveaux droits.

Le 8 mars à 15h40 : toutes dans l’action, toutes dans la grève

Premières organisations signataires :

CGT, CNDF, Femen, Femmes Egalité, FSU, Les Effronté-e-s, Les Glorieuses, Osez le Féminisme !, Planning Familial, Union syndicale Solidaire, UNEF

20 février 2017

http://osezlefeminisme.fr/

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17 février 2017 ~ 0 Commentaire

macron (libération)

lgbt

Emmanuel Macron, les humiliés ne sont pas sont pas ceux que vous désignez

En déclarant que le gouvernement avait «humilié la France de la Manif pour tous», le candidat d’En marche nie les violences homophobes subies par les personnes LGBT et réécrit l’histoire.

Sacrifiant à la traditionnelle séquence «confidences littéraires», Emmanuel Macron a confié à l’Obs, entre deux hommages à Kant et à Ricoeur: «Une des erreurs fondamentales de ce quinquennat a été d’ignorer une partie du pays qui a de bonnes raisons de vivre dans le ressentiment et les passions tristes. C’est ce qui s’est passé avec le mariage pour tous, où on a humilié cette France-là.»

Ainsi, le gouvernement Hollande, dont il fit partie dès 2014, aurait «humilié» la France de la «Manif pour tous».

Humiliée, cette Manif pour tous, qui fut reçue à l’Elysée dès janvier 2013 ? Humiliée, cette Manif pour tous que François Hollande caressa dans le sens du poil en invoquant la «liberté de conscience» des maires de France, portant ainsi la première estafilade à cette loi: un argument d’ailleurs repris récemment par l’actuelle maire de Bollène pour refuser de marier deux femmes?

Humiliée, cette Manif pour tous qui distilla pendant des mois, à coup de pancartes, une puissante rhétorique antihomosexuelle et antiféministe, reprise avec entrain par nombre de politiques, et dont Christine Boutin est loin d’être la seule représentante ? Humiliée, cette France-là, dont les vociférations permirent, un peu plus tard, l’enterrement en catimini de la loi famille, de la procréation médicalement assistée (PMA) pour les lesbiennes ou encore des ABCD de l’égalité, simple programme pédagogique visant à lutter contre les stéréotypes dès les bancs de l’école ?

Humilié, ce mouvement populiste chrétien qui s’inscrit dans la droite ligne des manifes-tations anti-pacs et anti-IVG des années 90, où l’on vit, par exemple le 31 janvier 1999, environ 100 000 personnes à Paris défiler sous les cris de «les pédés au bûcher»? Humilié, ce mou- vement anti-égalité des droits qui n’a jamais cessé d’exister ni de se déverser dans les médias? Faut-il par ailleurs rappeler à Emmanuel Macron qui, la semaine passée, badinait en démentant une rumeur sur sa relation homosexuelle cachée avec le directeur de Radio France, Mathieu Gallet, que les gays, les lesbiennes, les bisexuel(le)s et les trans ont particulièrement souffert pendant la période couvrant ces débats ?

A cette époque, face à la libération de la parole homophobe (le rapport 2013 de SOS homophobie évoquait une hausse de 78% des actes par rapport à 2012), les personnes LGBT ont été abandonnées par les pouvoirs publics (hormis le fameux discours de la garde des Sceaux Christiane Taubira dans l’hémicycle). Dans la rue, on niait leur légitimité à avoir les mêmes droits que les autres ; à l’Assemblée et au Sénat, on raillait leurs désirs de reconnais- sance d’une vie de famille digne et libre ; sur les réseaux sociaux et à la télé, on vomissait leurs identités, leurs sexualités et leurs amours.

Ce rejet, dans une France que s’est redécouverte sujette à une haine de la différence, n’a pas totalement disparu. Bien au contraire. Les discriminations à l’école, au travail, dans l’accès aux soins ou dans l’exercice de la parentalité, les violences subies en ligne ou dans la bouche des responsables politiques censurant des campagnes anti-VIH, résonnent avec des blessures qui ne se sont jamais complètement refermées depuis octobre 2012 pour bon nombre de LGBT.

En vérité, en dissertant dans l’Obs sur l’humiliation supposée de la Manif pour tous, Emmanuel Macron rejoint Mélenchon, puisque le candidat de la France insoumise a livré dernièrement une interview assez éclairante sur le sujet à l’hebdomadaire conservateur Famille chrétienne, sur l’air de «Je fais le pari positif du malentendu». Ces deux candidats, qui se définissent comme «hors système», semblent avoir une vision assez œcuménique de leur électorat, au point de tenter de séduire un mouvement réactionnaire traditionnellement associé à la droite.

Ceci étant, que dit la gauche, au sens large, sur ces questions ? Que répond-elle aux arguments des opposants à cette loi dont elle fut pourtant l’instigatrice ? Pas grand-chose. Rappelons que le PS et une grande partie de ses intellectuels ont depuis toujours construit leur réflexion sur une ligne conservatrice – en s’inspirant, par exemple, de Marcel Gauchet ou de Sylviane Agacinski. Et qu’ensuite, comme le souligne le juriste Daniel Borrillo dans un récent ouvrage (1), «tous les arguments mobilisés par la Manif pour tous en 2013 avaient été élaborés par les experts du gouvernement socialiste en 1999».

Avant de poursuivre : «Le gouvernement – à l’exception de Christiane Taubira, membre du Parti radical de gauche – non seulement n’offre aucun discours pédagogique sur la non-discri- mination et l’égalité, mais il se montre particulièrement attentif aux revendications de la Manif pour tous.» Une Manif pour tous qui est en premier lieu anti-mariage pour tous, mais aussi anti-GPA, anti-IVG et anti-PMA.

Si la question du mariage pour tous semble acquise au sein de la gauche, l’absence de réflexion sur ces sujets est devenue encore plus visible lors des débats à la primaire du PS et de ses alliés, où les seuls arguments sur la GPA des candidats Benoît Hamon et Manuel Valls pouvaient se résumer à un slogan de la Manif pour tous : «Non à l’asservissement de la femme ! Non à la GPA».

Que Manuel Valls y fut favorable en 2011 et défavorable en 2014 – il est vrai à la veille d’une Manif pour tous et dans un entretien à la Croix – n’est certainement pas un hasard. Avec un espace laissé vacant par une gauche pas très libérale sur ces questions et la puissance d’une «révolution conservatrice» (2), en marche depuis au moins les années pacs, il devient aisé d’en arriver à ce que vient de faire Emmanuel Macron : réécrire l’histoire.

(1) Les Défis de la République, sous la direction de Bruno Perreau et Joan W. Scott. Presses de Sciences Po. 24 euros. 

(2) L’expression s’inspire de D’une révolution conservatrice et de ses effets sur la gauche française, de Didier Eribon. Ed. Léo Scheer, 2007.

Johanna Luyssen et Florian Bardou  16 février 2017

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09 février 2017 ~ 0 Commentaire

féminisme (ouest france)

beca ssine

Féminisme, militantisme et humour bretonnant

La Douarneniste Cécile Jacque est la première salariée du collectif finistérien Gast !. Elle organise des actions pour faire réfléchir et déconstruire avec humour les clichés sexistes.

Rencontre

« Quand on regarde bien, il y a des féministes partout, de tout âge ! » Le féminisme, Cécile Jacque pourrait en parler pendant des heures. Elle est, depuis mars 2016, la première et unique salariée du collectif féministe Gast ! et de son pendant associatif Quimper Egalité.

Gast ! est un collectif d’environ 90 personnes, bretonnantes ou non, qui militent pour les droits des femmes et des non-hétérosexuels, et surtout pour une prise de conscience des inégalités. Un collectif jeune qui fourmille de projets alliant information, pragmatisme et humour et qui a déjà organisé des ateliers de vidange de voiture ou de confection de « pisse-debout » pour femmes…

Ateliers égalité

Les ateliers égalité font partie des principales activités de Gast ! Des interventions dans les lycées permettent de sensibiliser les jeunes adultes au harcèlement et au consentement. L’an dernier, des animateurs se sont rendus au lycée Diwan de Douarnenez et au lycée profes-sionnel maritime du Guilvinec. « On a essayé de faire réfléchir les garçons sur la question du genre dans les métiers de la pêche, explique Cécile Jacque. Il n’y a quasiment pas de femmes dans ces professions. »

Un questionnement salutaire si ces futurs marins sont amenés à travailler sous les ordres de femmes. «Je pense que ça les a fait réfléchir. En tout cas, ils n’ont pas voulu faire de pause!», sourit la jeune femme.

En breton, gast signifie prostituée, mais ce mot est utilisé dans la vie de tous les jours comme « merde » en français. Prendre ce nom, qui a un double sens, c’est l’interroger, le détourner avec humour.

Gast ! se voit comme une interface entre le milieu bretonnant et le milieu féministe.

« On ouvre l’horizon des cercles bretonnants. Ils sont intéressés. Il n’y a pas beaucoup de projets portés par des jeunes qui veulent casser les clichés et on trouve une dimension militante chez les féministes comme chez les bretonnants. » Cécile Jacque était au lycée Diwan. Elle est ensuite partie à Grenoble pour suivre des études d’animation sociocuturelle avant de terminer une licence d’anthropologie à Bordeaux. En 2013, elle devient la directrice du centre de loisirs de Locronan.

« À Douarnenez, les gens ne sont pas forcément féministes mais ils sont ouverts, en partie grâce au festival du cinéma. Dans le reste du Finistère, ce n’est pas si simple d’être lesbienne ou gay… » Deux projets accaparent Cécile Jacque en ce moment. D’une part, le festival Clito’rik sur les plaisirs et les sexualités, « l’occasion de parler de ce sujet avec joie et d’une manière légère ! ». La première édition, à la MJC de Trégunc, avait remporté beaucoup de succès.

Au programme de cette édition, qui aura lieu durant 10 jours en avril dans tout le Sud-Finistère, un joyeux mélange d’information sérieuse, de DIY (do-it-yourself) et de légèreté : débats sur la sexualité des personnes âgées, des ateliers couture pour mettre au point une « contraception » masculine (sans douleur !), des films, des performances…

D’autre part, Cécile Jacque s’occupe du stage de prévention des agressions les 18 et 19 février à Penhars. Le but est d’apprendre à poser des limites et développer des stratégies d’autodéfense verbales et physiques. « Les agressions peuvent avoir lieu dans la vie privée, la vie professionnelle, avec des amis… L’objectif est de déconstruire la représentation traditionnelle de la femme. Il faut d’abord apprendre à dire non dans sa tête. »

05/02/2017 Emmanuelle FRANÇOIS

http://www.ouest-france.fr/

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31 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

ivg (médiapart)

ivg

Contre les arguments déplorant une « banalisation » de l’IVG

En 2017, certain.e.s protestent encore contre le recours à l’IVG. Les plus « modéré.e.s » viennent expliquer qu’au fond, ce n’est pas l’avortement qui les gêne, mais sa « banalisation ». Aujourd’hui, l’IVG est devenu un acte insignifiant, anodin. D’ailleurs, les personnes qui avortent parlent ouvertement de leur expérience, sans honte et sans tabou…Ou pas.
Parler d’une « banalisation » de l’IVG, c’est faire d’abord écho à l’idée qu’un grand nombre de femmes (et autres personnes concernées) utilisent l’avortement comme un moyen de contra- ception. Elles se permettent d’avorter comme elles prendraient la pilule car au fond, pour elles, avoir recours à l’IVG est confortable.

Alors soyons clair.e.s: « l’avortement de confort » est avant tout un concept antithétique par excellence.

Il n’y a rien de « confortable » dans un avortement. Une IVG médicamenteuse peut provoquer des douleurs et des saignements très abondants. Une IVG par aspiration est une procédure chirurgicale souvent réalisée sous anesthésie locale, ou générale. Dans les deux cas, elle peut souvent nécessiter plusieurs jours d’arrêt de travail (n’en déplaise à certain.e.s gynécologues).

« L’avortement de confort » est ensuite un concept qui ne repose sur aucune réalité factuelle.

Selon l’Inspection Générale des Affaires Sociales, 3 avortements sur 4 concernent des personnes sous contraception. L’IVG ne « remplace » donc pas la contraception, mais un grand nombre de femmes y ont recours car leur contraception est inadéquate, ou inefficace.

Parler d’une « banalisation » de l’IVG, c’est aussi sous-entendre que l’avortement est considéré par notre société comme un acte absolument anodin, voire anecdotique. C’est donner l’impression que l’IVG est envisagée comme une procédure médicale lambda, et qu’il est fréquent de dire   »aujourd’hui, je suis allé.e avorter » comme on dirait « aujourd’hui, je suis allé.e me faire soigner une carie » ou même « aujourd’hui, je suis allé.e faire un frottis ».

Soyons réalistes, cela n’arrive presque jamais. Même dans un pays comme la France, qui est doté d’une des législations les plus avancées en termes d’accès à l’IVG, cet acte reste un énorme tabou sociétal.

Je m’en suis d’ailleurs rendue compte lors de deux conversations que j’ai eu avec des amies féministes. Alors que nous discutions précisément (et depuis plusieurs minutes) du silence qui entoure le recours à l’avortement, ces deux amies en sont venues à déclarer « d’ailleurs, je te le dis, j’ai avorté ». Leurs témoignages m’ont semblé très représentatif de la puissance du tabou entourant l’avortement. Même dans les milieux les plus militants, l’IVG reste majoritairement un acte caché (ou tout du moins secret), que l’on évoque comme une confession (voire un aveu).

Or, si 1 femme sur 3 a eu recours a l’IVG au moins une fois dans sa vie, cela implique que, quel que soit notre milieu (y compris s’il est très hostile à l’IVG), nous connaissons forcément une ou plusieurs femmes qui ont avorté. Mais nous ne le savons pas, car elles n’en parlent pas. Dans notre société, le recours à l’avortement doit être caché, peu discuté et ne surtout pas être revendiqué. Et lorsqu’elles en parlent, on attend très souvent des femmes qu’elles expriment des regrets ou une forte souffrance vis-à-vis de leur choix. D’ailleurs si elles ne le font pas, on se charge régulièrement de leur rappeler qu’elles devraient se sentir mal. Même si ce n’est pas le cas, elles DOIVENT se sentir coupable car, au fond, on estime encore largement qu’elles le sont.

Alors non, il n’y a pas de « banalisation » de l’IVG en France, loin de là. Et si une dé-dramatisa- tion de l’avortement semblerait bienvenue, il y a par contre une culpabilisation généralisée des femmes qui avortent.

EN BREF

Déplorer la « banalisation » de l’IVG en France c’est:

  • Entretenir le mythe de « l’avortement de confort », concept antithétique ne reposant sur aucun chiffres concrets, puisque la grande majorité des personnes qui avortent sont sous contraception.
  • Nier le puissant tabou sociétal qui entoure l’avortement.
  • Participer à la culpabilisation des personnes qui ont recours à l’IVG.

    https://blogs.mediapart.fr/

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26 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

mauvaises filles ( tv5monde)

mauv ffill

Un exemple de ces « mauvaises filles », avec cette danseuse qui se déhanche dans une cave à Saint-Germain-des-Prés, en 1950.

Qui sont ces « mauvaises filles » ? Des rebelles subversives

Sur près de deux siècles, les historiens David Niget et Véronique Blanchard racontent la rébellion des femmes, ou leur tentative d’émancipation. Elles ont souvent été condamnées, jugées et ostracisées par une société qui voit en elles une déviance, une expression de la délinquance.

« Ces jeunes filles étaient des féministes qui s’ignoraient. Elles ont mené des combats, notam- ment le droit à disposer de leur corps, depuis longtemps. » C’est ainsi que l’historien David Niget parle sur TV5MONDE, de ces « mauvaises filles ». Ces rebelles, ces femmes subversives, hors des normes, incomprises, oubliées de l’histoire, qui étaient considérées comme « déviantes » ou encore « hystériques ». Pas question alors de les appeler « féministes ».

« Nous n’avons pas choisi de grandes figures, explique David Niget. On a cherché à montrer comment des jeunes filles ordinaires dans le gris de l’histoire, dans la détresse sociale, soumises au pouvoir patriarcal dans ce qu’il a de plus violent étaient capables d’exister en tant qu’individus ordinaires.«  Ils ont voulu comprendre comment « ces jeunes filles rebelles étaient des actrices et pas seulement des victimes, des sujets, pas que des objets« .

Garçon manqué, voleuse, avortée …

Sur près de deux siècles, de 1840 à 2000, ils font sortir de l’ombre celles que nos livres d’His- toire ont laissé de côté. Elles sont garçon manqué, prostituée « incarnation de ‘fléau moral’« , fille-mère, mendiante accusée de vagabondage, fugueuse, voleuse pour nourrir leur famil- le, cheffe de bande, hippie, ou encore ont avorté… Souvent issues de la classe populaire, malmenées par la vie, elles se prennent en main pour s’en sortir ou pour revendiquer leur droit.

Pourtant la société de leurs époques en décide autrement. Incomprises, elles sont plutôt discriminées, incriminées, ostracisées, jugées.  »On ramène les filles à ce qu’elles sont et pas à ce qu’elles font« , souligne David Niget. D’où la qualification souvent d’hystériques « une termino- logie qui signifiait une excitation anormale de l’utérus qui produit des comportements  hiératiques« , explique David Niget. Ce terme va être utilisé tout au long du 20è siècle.

Les garçons des héros? 

Alors que les garçons ou « bad boys », eux, sont considérés comme des héros, les filles, elles, ont clairement un problème qui relève de la psychiatrie.  »La déviance ou la rébellion chez les garçons a toujours été relativement valorisée. On peut dire qu’elle est constitutive de la mascu- linité. Être un ‘bad boy’ c’est un être un vrai mec. Alors que chez les filles, cela a toujours été un stigmate. (…) Cette rébellion, cette insoumission aux normes a toujours été considérée antinomique avec le féminin, la douceur, la féminité idéalisée donc on a voulu montrer une réalité sociale différente« , explique l’historien David Niget sur le plateau de TV5MONDE. Il ajoute : « la déviance féminine n’est pas héroïque, elle n’a jamais été valorisée. »

Filles perdues, modernes, rebelles

Au 19è siècle, le « temps des filles perdues », c’est celui de  »l’obsession de la régulation omni- présente du comportement des filles par les pères, raconte David Niget. La correction pater- nelle est organisée, nommée, codifiée par le code civil de 1804 en France et dans tous les pays où l’influence du code civil existe, comme en Belgique et au Québec. (…) Cette correction paternelle est un pouvoir exorbitant donné au père de famille qui peut faire enfermer pour de longues années sa fille sans plus de justification.«   Il suffit, en effet, au père d’expliquer au juge que sa fille est « incorrigible » pour l’interner pendant de longues années, dans un couvent par exemple.

Puis vient le temps des filles dites « modernes » : « qui n’est pas un compliment dans les années 1920 ou 1930, car on associe la modernité au danger, au risque, justifie l’historien. Dans les années 1930-40-50, les jeunes filles expérimentent des formes d’autonomie sociale : de nouveaux loisirs, une sexualité moins régulée, une autonomie financière. Mais elles pren- nent le risque d’être rattrapées par les normes médicales psychlogiques et pshychiatrique qui montent en puissance dans ces années-là.«   La psychiatrie permet aux différents pouvoirs de contraindre le corps et l’âme des jeunes filles jugées irrégulières.

​On assiste à une psychiatrisation de ces comportements rebelles qui va « progressivement, à la fin du XIXe siècle, prendre le relais de la morale pour permettre aux différents pouvoirs de contraindre le corps et l’âme des jeunes filles jugées irrégulières« , précise David Niget.
Grâce à un certain nombre de conquêtes féministes, des droits sont reconnus aux rebelles du 20è siècle mais une certaine vulnérabilité sociale apparaît ensuite.

Individualiser les rébellions

Au cours de leurs recherches, David Niget et Véronique Blanchard ont fait le constat suivant : « Le drame des mauvaises filles c’est que l’on a toujours individualisé leur rébellion. Tous les dispositifs de pouvoir qui se sont appliqués à elles, que ce soit la justice, la psychiatrie, la médecine, même le pouvoir familial, a toujours essayé d’individualiser leur cas, à le ‘patholo- giser’, à le séparer des autres. Nous avons donc essayé de restituer ces portraits qui sont en fait des portraits collectifs censés représenter des trajectoires de filles des classes populai- res. Ces portraits se veulent assez représentatifs à chaque fois dans leur époque. »

Une réalité qui traversent aussi bien la France, que le Canada ou les Etats-Unis, des pays qui connaissent ou ont connu les mêmes problèmes économiques.

mauvaises

David Niget Véronique Blanchard dans un livre Les Mauvaises filles, incorrigibles et rebelles (Editions Textuel). Préface de Michelle Perrot Postface de Coline Cardi, 192 pages, éditions Textuel, Pari, septembre 2016, 39 €
TV5MONDE Léa Baron 25.01.2017

http://information.tv5monde.com/

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24 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

christine poupin (npa)

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23 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

trump (npa)

trump

Intronisation de Trump : agressivité et impopularité, record historique !

« Historique », un mouvement « sans précédent », disait Trump de sa propre élection. Ce sont bien les qualificatifs qui s’imposent pour caractériser son impopularité au moment même de son investiture et le vaste mouvement qu’il a soulevé contre lui. Jamais dans l’histoire des USA un président n’avait été aussi mal élu ( 2,8 millions de voix de moins que Clinton) et autant contesté.

« Une nouvelle vision »… menaçante

C’est devant une foule plutôt peu nombreuse, les deux tiers de celle rassemblée il y a huit ans pour Obama, que Donald Trump a prêté serment vendredi. A quelques pas des marches du capitole où il a tenu son discours, se rassemblaient ses opposants contre lesquels la police a provoqué de multiples incidents et affrontements.

« A partir d’aujourd’hui, une nouvelle vision gouvernera cette terre, America First », a été la première phrase de Trump, le slogan patriotique de sa campagne, l’axe de sa future politique. América first, c’est à dire la lutte pour maintenir et renforcer la suprématie de la classe capitaliste américaine sur le Monde.

« L’Amérique a fait la richesse de tous les autres pays [...] On a assuré la défense d’autres États qui refusaient d’assurer leur propre défense [...] Le carnage dont l’Amérique a été victime doit s’arrêter ici et maintenant. »

« Des mères et des enfants, a-t-il déclaré, sont piégés dans la pauvreté de nos quartiers défavorisés ; des usines délabrées sont essaimées comme des pierres tombales dans le paysage de notre nation ; un système éducatif, plein d’argent, mais qui laisse nos jeunes et beaux étudiants privés de savoir ; et le crime, les gangs et la drogue qui ont volé tant de vies et spolié notre pays de tant de potentiel non-réalisé ».

Promettant de mettre fin « ici et maintenant » à cette situation, il a assuré que « chaque décision sur le commerce, les impôts, l’immigration, les affaires étrangères sera prise pour le bénéfice des familles et des travailleurs américains ». Et de clamer : « Je ramènerai nos emplois, nos frontières, nos richesses et nos rêves ! »

Pitoyable démagogie qui n’a d’autre but que de justifier la pouvoir autoritaire qu’il va mettre en place en s’appuyant, au nom du peuple, sur une poignée d’oligarques de la finance et sa propre famille. « Parce qu’aujourd’hui non seulement nous transférons le pouvoir d’une administration à une autre ou d’un parti à un autre, mais nous transférons le pouvoir de la capitale Washington et le donnons à nouveau à vous, le peuple Américain. ». Poudre aux yeux pour justifier un pouvoir qui se veut sans partage.

«  Nous allons ramener nos emplois. Nous allons rétablir nos frontières. Nous allons retrouver de la richesse. Et nous allons revivre nos rêves.» prétend-il s’adressant en fait… à la bourgeoisie américaine. Et à peine investi, il a signé un décret contre l’Oba-macare, symbole des années Obama. Il demande aux services gouvernementaux de «lever, reporter, décaler l’application ou octroyer des exemptions» et aussi d’accorder plus de flexibilité aux États dans la mise en œuvre des programmes d’assurance santé en développant «un marché libre et ouvert dans le cadre d’un commerce inter-États pour offrir des services de santé et d’assurance santé». Le flou le plus total sans que les Républicains au Congrès n’aient encore annoncé un projet concret pour succéder à la loi votée en 2010 et entrée en vigueur le 1er janvier 2014.

Une première attaque directe contre les paures qui en annonce bien d’autres…

Les femmes, en tête de la contestation

L’agressivité antisociale, raciste et sexiste de Trump a reçu la réponse appropriée de la « Marche des femmes », qui a rassemblé plus de 2 millions de personnes aux USA, 3 millions à travers le monde. Elle trouve son origine dans un simple appel posté sur Facebook par une grand-mère, Teresa Shook, avocate à la retraite.

Il a fait tache d’huile. Des rassemblements ont eu lieu dans plus de 400 villes des États-Unis et dans 66 autres pays, dont le Canada, le Mexique, la Grande-Bretagneou en France. Ils ont reçu le soutien des dizaines d’organisations progressistes en opposition frontale avec Donald Trump: défenseurs des droits civiques, des immigrés, des musulmans, du droit à l’avortement ou des drogues douces… des écologistes, féministes, pacifistes, homosexuels, Noirs et Amérindiens. Ils ont été un melting-pot des mécontentements.

«  Make America sane again », «  Not my president !  », répondaient au « Make America Great Again » des partisans de Trump. Ce vaste et profond mouvement participe au mouvement qui, à travers le monde, s’oppose à l’offensive des classes dominantes contres les travailleurs et les peuples et dont les les firmes sont parmi les premières victimes les. Il l’encourage et le renforce. La classe ouvrière a à y prendre toute sa place pour empêcher des milliardaires aventuriers et sans scrupules de prétendre parler en son nom alors qu’ils agissent au nom de leurs propres intérêts, ceux de leur classe.

Yvan Lemaître Lundi 23 janvier 2017

https://npa2009.org/

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19 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

trump (jdd)

trump

Cette Amérique qui défie Trump 

Au lendemain de l’investiture de Donald Trump, vendredi, un million de femmes protesteront dans la capitale et dans tout le pays contre sa politique. Les démocrates et les minorités veulent résister dès le premier jour. 

Ce devait être un samedi comme les autres. Tranquille, en pantoufles, à surfer sur Internet. Mais la victoire de Donald Trump a changé la donne pour cette citadine américaine pur jus. En un clic, et quelques minutes passées à converser via Facebook avec une parfaite inconnue, à l’autre bout de Chicago, Elizabeth Radford s’est retrouvée à l’origine d’une des plus grosses manifestations prévues à Washington, le 21 janvier, au lendemain de l’investiture du 45e président des États-Unis, Donald Trump. Plus d’un million de femmes sont attendues dans les rues de la capitale américaine, du jamais-vu en début de mandat présidentiel dans la longue histoire des mouvements contestataires américains.

«Oui, j’ai peur de ce qu’il peut faire à notre pays»

Ce soir-là, samedi 12 novembre, Chicago est entré en résistance. Plus de mille personnes rejoignaient cette conversation et la Women’s March a commencé à prendre forme. Deux jours plus tard, le 14 novembre, le maire, Rahm Emanuel, premier directeur de cabinet de la Maison-Blanche d’Obama, défiait ouvertement Donald Trump en déclarant que Chicago resterait une ville « sanctuaire » pour tous les immigrés clandestins en passe d’être déportés.

Un message comparable à ceux adressés par les maires de New York ou de Los Angeles, les plus grandes villes démocrates du pays. « On s’est dit, OK super, mais Washington, c’est loin, pourquoi ne pas aussi monter une manifestation chez nous, à Chicago. Je n’avais jamais milité avant, poursuit cette sympathique quadragénaire, je menais une existence classique de bobo, c’est tout. » Mais avec l’élection présidentielle du 8 novembre, la peur a gagné du terrain. Oui, la peur, elle ose le mot. « Cet homme pratique une sorte d’intimidation qui n’est pas habituelle chez les Américains. Donc, oui, j’ai peur de ce qu’il peut faire à notre pays. » Une ingénue à la pointe de la contestation locale, voilà ce que le candidat républicain a provoqué.

« On ne discute pas avec un fasciste »

Ted Sirota affiche la couleur d’emblée : sur sa veste, un pin’s : « No! Refuse Fascism.org ». À 47 ans, ce musicien de jazz fait partie de cette poignée d’Américains nourris aux textes de Noam Chomsky, la référence ultime de l’extrême gauche. Ted aime ses idées mais pensait qu’elles restaient théoriques et lointaines. La victoire de Trump va le pousser à s’impliquer concrètement de façon inattendue. « J’ai toujours exprimé mes idées sur Facebook, mais franchement sans grand succès. Puis quand Trump a été élu, mon compte a explosé. » Son emploi du temps aussi. Comme Elizabeth, qui passe ses soirées et ses week-ends à organiser la révolte, il découvre le militantisme actif. « La différence entre Obama et Trump réside dans le fait que ce dernier est un vrai fasciste. Alors, soyons réalistes, nous ne pourrons peut-être pas empêcher son investiture, mais on peut s’organiser et résister », confie, très anxieux, Ted Sirota.

«Le peuple américain doit se réveiller»

L’un des membres fondateurs du Parti communiste révolutionnaire (PCR), d’inspiration maoïste, Carl Dix en personne, supervise le novice Ted Sirota. Ce vieux routier afro-américain de la contestation veut croire à une destitution du nouveau président. Mardi, il a même essayé d’interrompre l’audition par le Sénat de Jeff Sessions, le candidat de Donald Trump pour le ministère de la Justice, en l’accusant de véhiculer les mêmes idées que le Ku Klux Klan. « Trump a utilisé cette expression qui parle à beaucoup d’Américains : « Je vais restaurer la loi et l’ordre (« law and order »). Ce fut le code de Nixon pour lâcher les policiers contre les Noirs dans les années 1960. Tout le monde a eu le déclic. »

Des élus locaux démocrates, des pros de l’agit-prop à l’ancienne et des citoyens ordinaires convertis à l’activisme politique : ce cocktail pourrait se révéler explosif pour Donald Trump. « Si nous réussissons à convertir cette dynamique qui est en train de se mettre en place en véritable mouvement de masse et non plus seulement sous le slogan « je n’aime pas Trump », ce sera un signal fort, confie Carl Dix au JDD. Parce que, même si l’Histoire ne se répète pas complètement, on a appris depuis Adolf Hitler que l’on ne discute pas avec un fasciste. »

Résultat, avant la grande manifestation des femmes du 21 janvier, tout ce petit monde investi dans cette mission de sauvetage de la démocratie américaine s’entraîne.

Samedi dernier, alors que Carl Dix et ses troupes manifestaient à Washington, tandis qu’Elizabeth et d’autres prenaient d’assaut la Trump Tower à Chicago, Stephen Edwards, membre de Socialist Alternative et ancien syndicaliste, envoyait ses jeunes troupes placarder la ville de Chicago d’affiches appelant à se soulever contre Trump.

Deborah Damian, 23 ans, d’origine péruvienne, une immigrée en possession de la fameuse Green Card, Theresa Powers, 24 ans, et Rebecca Vosler, 25 ans, sont toutes les trois convaincues que la grande manifestation du 21 janvier sera le premier volet de quelque chose de plus grand. « Le peuple américain doit se réveiller. L’élite de ce pays nous a laissés tomber, le fossé est de plus en plus grand et Trump remet en place cette même élite qu’il a dénoncée au cours de sa campagne. »

Les minorités sur le pont de la contestation

Les minorités montrées du doigt par Donald Trump sont sur le pont de la contestation. À 74 ans, Frank Chapman, directeur de campagne à l’Alliance de Chicago contre la répression politique et raciste, a bien l’intention de participer à ce combat. « La population noire est la première visée mais en une semaine Trump a montré un vrai visage de dictateur et ce qui se faisait dans l’ombre sera étalé au grand jour. » L’association des Mères latinos en lutte sera aussi à Washington samedi prochain. « Trump a en ligne de mire l’immigration, il a été très clair, s’indigne Neusa Gaytan, mais nous allons lui montrer qu’il ne peut agir comme un dictateur. Nous sommes le peuple et il va nous écouter. »

«Ce que Trump propose est vraiment très dérangeant»

Tabassum Haleem, 52 ans, à la tête du Conseil des organisations islamiques de la région de Chicago, ne dit pas mieux. D’origine indienne, de confession musulmane mais éduquée dans une école privée catholique, cette comptable de formation n’a rien d’une agitée. « Nous croyons les gens sur parole. Et ce que ne cesse de répéter Donald Trump est terrifiant. Il est évident qu’il va tenter de mettre en œuvre ce qu’il a martelé pendant la campagne électorale. » Comme ficher les musulmans et les empêcher de pénétrer sur le territoire américain. De même que les Mexicains étaient, selon lui, tous des violeurs ou des assassins, derrière chaque musulman se cacherait un terroriste. « La liberté de culte est la raison pour laquelle nos pères fondateurs sont venus en Amérique, poursuit Tabassum Haleem. Ce qu’il propose est sans précédent, c’est vraiment très dérangeant. »

La fronde est bien là, elle s’empare des esprits échauffés. Il y a cette jeune fille de 14 ans qui tient un journal. Une sorte de compte à rebours. « Trois jours de liberté avant le 20 janvier, qui marquera la mort, et le 21 qui donnera le signal du soulèvement », voilà ce qu’elle écrit. Christian Cambaray a 23 ans. Il est américain, ses parents sont mexicains. « On a tous quelqu’un dans nos familles qui a un parent clandestin qui paie ses impôts depuis des années. » Alors lui aussi a décidé de prendre la plume : « Un journal sur les cent premiers jours de Donald Trump. Je noterai tout ce qu’il dit et fait. J’aurais la preuve noir sur blanc de ses mensonges et de l’impact sur nos vies à tous. Ce sera ma façon à moi de résister. »

Karen Lajon, envoyée spéciale à Chicago, dans l’Illinois (Etats-Unis)

http://www.lejdd.fr/

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17 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

marche des femmes (bastamag + the guardian)

wash

Aux États-Unis, le mouvement féministe se prépare à résister à Trump

Le 20 janvier prochain, Donald Trump sera officiellement investi président des États-Unis. Le lendemain, un large mouvement féministe et de convergence des luttes organise une grande marche à Washington contre le tournant réactionnaire que le nouveau président incarne.

Pendant sa campagne, Trump n’a pas seulement défendu la construction d’un mur anti-migrants à la frontière mexicaine et le fichage de tous les musulmans des États-Unis. Il a également répété son opposition au droit à l’avortement et proposé que les femmes qui réalisent un avortement soient « punies ». Il a aussi, via twitter, régulièrement tenu des propos violemment sexistes. Une série d’accusations pour agressions sexuelles à l’encontre de Donald Trump ont d’ailleurs émaillé la campagne présidentielle.

Le candidat républicain intègrera la Maison Blanche en fin de semaine.

Pour les mouvements sociaux et toutes les catégories de population qui ont tout à perdre avec son arrivée au pouvoir, l’heure est à la résistance. L’initiative de la Marche des femmes sur Washington est soutenue par quelques 200 mouvements et groupes partenaires. Et s’engage autant sur les questions de droits à l’avortement et reproductifs, d’égalité salariale, que de lutte contre la racisme, que ce soit en matière de politique carcérale ou dans le travail, contre la militarisation et la violence de la police, pour une politique migratoire ouverte, pour les luttes indigènes, les luttes environnementales, pour le droit à la santé et à l’eau.

Ouverte évidemment à tous, elle est « un mouvement conduit par des femmes, réunis- sant des personnes de tous les genres, âges, races, cultures et affiliations politique », souligne le mouvement dans son manifeste. Des centaines de marches sœurs sont organisées à travers les États-Unis et dans le monde entier. En France, des actions sont déjà prévues à Paris, Strasbourg, Toulouse, Montpellier, Nice.

nantes

Planning Familial 44

En solidarité avec la Women’s March des américaines, contre l’idéologie sexiste, homophobe, xénophobe et raciste défendue aux Etats-Unis et en Europe :Rassemblons-nous à Nantes, le samedi 21 janvier 2017, à 15h Place des Volontaires de la Défense Passive, pour marcher jusqu’à la Place du Bouffay, renommée « Angela Davis » pour cette occasion.

Cet appel au rassemblement est signé par les associations et syndicats partenaires :

Le Planning Familial 44 – Solidarité FEMMES 44 – Ensemble 44 – Solidaire 44 – L’UD CGT 44 – FSU 44 – Syndicat de la Médecine Générale SMG – Ciné Femmes – osez le feminisme 44 – SOS Homophobie – Centre LGBT de Nantes – Espace Simone de Beauvoir – Association Les Filles Nantes – CIDFF de Nantes – Femmes Solidaires Comité de Saint Joachim- Féministes PluriellesNous, féministes français.es, ne pouvons rester indifférent.e.s alors que le nouveau président de la première puissance mondiale s’apprête à appliquer l’idéologie violemment sexiste, homophobe, xénophobe et raciste qu’il a défendue durant toute sa campagne.

Ces idées, certain.es les appliquent en Europe où tous les droits des femmes ne sont pas encore acquis, et ceux acquis peu respectés. Elles traversent aussi les programmes électoraux de certain.es candidat.es à la présidentielle française, porteurs de graves régressions.

Devant ces dangereux signaux envoyés à toutes les femmes et hommes de progrès du monde, nous témoignerons notre solidarité avec la « Women’smarch » des américaines en organisant, comme dans toutes les villes en France, des rassemblements similaires en solidarité avec la « Women’smarch ». »

march

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Rachel Knaebel 17 janvier 2017

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17 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

ivg (europe1)

ivg

L’accès à l’IVG doit encore être conforté, selon le Haut conseil à l’égalité

Si de nombreux progrès ont été réalisés pour garantir aux femmes l’accès à l’IVG, il reste des efforts à fournir.

D’importants progrès ont été réalisés ces dernières années pour améliorer l’accès à l’IVG, mais ce droit doit encore être conforté, estime mardi le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE).

Des recommandations majoritairement suivies. À l’occasion du 42e anniversaire de la loi Veil du 17 janvier 1975, qui a légalisé l’interruption volontaire de grossesse (IVG), le Haut Conseil a réalisé un bilan de recommandations qu’il avait formulées en 2013. Sur 35 recom- mandations, 26 ont été mises en œuvre totalement ou partiellement, et neuf sont restées sans suite, constate-t-il. Notamment, la clause de conscience des médecins spécifique à l’IVG, qui selon le HCE fait double-emploi avec leur clause de conscience pour l’ensemble des actes médicaux, n’a pas été supprimée.

Evaluer les délais de recours à l’IVG. Le HCE souhaite également « le développement de l’offre de proximité », en accordant aux Centres de planification et d’éducation familiale (CPEF) et aux maisons médicales pluridisciplinaires la possibilité de pratiquer des IVG par aspiration. Il demande « un moratoire » sur la fermeture des centres IVG (plus de 130 ont été fermés entre 2001 et 2011). Il souhaite que les enquêtes de « testings » annoncées le 28 septembre 2016 par la ministre de la Santé Marisol Touraine, pour évaluer les délais de recours à l’IVG, le niveau de l’information délivrée et l’accueil réservé, soient effectivement réalisées. Il préconise par ailleurs que la question « des sexualités, de la contraception et de l’IVG » soit intégrée à la formation initiale et continue des professionnels.

Du mieux. Parmi les recommandations qui ont été mises en oeuvre, il se félicite que la notion de détresse comme condition de recours à l’IVG ait été supprimée. L’entrée dans le « parcours » IVG a également été simplifiée par la suppression du délai de réflexion de sept jours entre les deux premières consultations.

Le site officiel ivg.gouv.fr lancé en 2013, a été « amélioré » en janvier 2016 afin de « garantir une information fiable à toutes les femmes », et un numéro d’information anonyme et gratuit (0800 08 11 11) a été lancé en septembre 2015. Concernant l’offre de proximité, les sages-femmes peuvent désormais réaliser des IVG médicamenteuses et les centres de santé, des IVG par aspiration. Dernière initiative en date, l’extension du délit d’entrave à l’IVG aux sites internet pratiquant la désinformation est en cours d’examen au Parlement. 17 janvier 2017

http://www.europe1.fr

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