Archive | Féminisme

01 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

féminicides (osez le féminisme)

 

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23 août 2021 ~ 0 Commentaire

pentagone (à l’encontre)

COP26

Réduire les émissions de carbone du Pentagone

Les jours de forte chaleur de l’été tombent sur nous. Les températures records qui ont tué des centaines de personnes dans le nord-ouest du Pacifique et qui ont atteint les 48 degrés en Sibérie sont le signe avant-coureur de jours encore plus chauds et plus dangereux si nous ne nous attaquons pas à l’éléphant dans la pièce…

Le Pentagone.

En tant que plus grand consommateur institutionnel de pétrole et, par conséquent, plus grand émetteur étatsunien de gaz à effet de serre (GES), le Pentagone doit réduire son empreinte carbone – guerres, production d’armes – ainsi que son empreinte physique – des dizaines de milliers de soldats déployés dans le monde, 800 bases militaires à l’étranger et une en construction à Okinawa.

Pour éviter le pire de la crise climatique, le président Biden, le Congrès et la population pourraient récuser une politique étrangère interventionniste alimentée par la volonté de dominer l’air, la terre, la mer et l’espace. Sinon, nous nous préparons à une élévation constante du niveau des mers, à des conditions météorologiques extrêmes, à la sécheresse, à la famine, autant de phénomènes qui, selon la Banque mondiale, pourraient provoquer, d’ici à 2050, une «vague» de 143 millions de réfugié·e·s climatiques.

Selon le projet Cost of War de l’Université Brown, les émissions de gaz à effet de serre du Pentagone dépassent celles de nombreux pays industrialisés, comme le Danemark, la Suède et le Portugal. La «guerre contre le terrorisme», à elle seule, a produit 1267 millions de tonnes de gaz à effet de serre, soit l’équivalent en carbone d’une montagne de charbon de 5,6 millions de kilogrammes.

Selon le National Priorities Project, un B-52 Stratofortress, le bombardier à longue portée de Boeing, consomme autant de carburant en une heure que l’automobiliste moyen en sept ans.

Le budget militaire record de 753 milliards de dollars proposé par le président Biden pour l’exercice 2022 comprend 12 milliards de dollars pour 85 avions d’attaque interarmées F-35, conçus pour transporter des armes conventionnelles et nucléaires. Avec un prix de 100 millions de dollars par avion, ce système d’armes est un cauchemar pour les écologistes. En effet, il émet des tonnes de composés polluants qui réchauffent la terre: du monoxyde de carbone à l’oxyde nitreux en passant par le dioxyde de soufre, des composés chimiques qui agissent comme des enveloppes emprisonnant la chaleur.

De plus, le F-35 a été victime de problèmes de maintenance et de problèmes de logiciels, ce qui soulève des préoccupations environnementales supplémentaires. «S’il s’écrase, ses 4600 kilogrammes de matériaux combustibles brûleront dans le brasier créé par les 10 220 litres de kérosène», selon l’organisation Safe Skies Clean Water Wisconsin. Elle a intenté des procès accusant le gouvernement fédéral de ne pas avoir mené des évaluations environnementales adéquates.

Pendant ce temps, le Comité des forces armées du Sénat – dirigé par son président, Jack Reed (démocrate de Rhode Island) avec son principal membre, Jim Inhofe (républicain d’Oklahoma) – estime que le budget militaire de Biden est trop limité. Il a voté pour une augmentation, à court terme, de 25 milliards de dollars.

Les défenseurs des budgets militaires records de près de mille milliards de dollars rétorquent que nous devons nous protéger des ennemis du monde entier. Ironiquement, l’ennemi que nous connaissons, le réchauffement climatique, constitue pourtant la menace existentielle la plus urgente: les feux de forêt, les inondations soudaines, la vague de chaleur.

Peu importe, disent-ils. Les bases militaires alimentées par l’énergie solaire, les Humvees (transport de troupes) électriques et les navires de guerre à propulsion nucléaire résoudront le problème des émissions de carbone du Pentagone!

Ce n’est pourtant pas le cas

L’impact environnemental de la fabrication de nouveaux systèmes d’armement, de l’expédition de ces armes vers d’autres continents, du bombardement d’infrastructures au Moyen-Orient et de l’envoi de milliers de soldats en Asie-Pacifique a un prix inimaginable pour le climat.

Oui, les défenseurs du climat doivent tirer la sonnette d’alarme avant que le Congrès ne légifère sur l’augmentation des déploiements de troupes en mer de Chine méridionale et que le département de la Défense n’étende son initiative de dissuasion dans le Pacifique pour établir un réseau de missiles de frappe de précision autour de la Chine. Provoquer une confrontation militaire avec la Chine mettrait non seulement la vie de millions de personnes en danger, mais saboterait également les efforts passés de collaboration sur le climat tout en libérant un déchaînement de GES à chaque lancement de missile.

Une façon d’éduquer les citoyens sur le coût du militarisme des Etats-Unis serait de soutenir les Vétérans pour la Paix dans leur campagne visant à obliger le Pentagone à surveiller les émissions de carbone de l’armée. Il faut pour cela fixer des objectifs de réduction des GES et diffuser les résultats détaillés des émissions – des bases à l’étranger, de la production de nouvelles armes, des déploiements de troupes – avec le Congrès, la Maison Blanche et la presse. Idéalement, ces rapports seraient rendus publics avant que le Congrès ne vote et que le président ne signe les budgets du département de la Défense et de l’Energie qui supervisent l’accélération de la production de plutonium radioactif pour les nouvelles armes nucléaires.

Malheureusement, mais sans surprise, les Etats-Unis ont insisté à plusieurs reprises pour exclure les exigences de réduction des émissions de carbone militaires des accords internationaux sur le climat, notamment lors du protocole de Kyoto et de l’Accord de Paris.

Une campagne à l’occasion de Glasgow

Cependant, nous avons maintenant la possibilité de choisir une autre voie. Si le président Biden et le Congrès reconnaissaient le rôle que jouent les émissions du Pentagone dans le réchauffement de la planète, les 197 pays participant à la Conférence des Nations unies sur le changement climatique, qui se tiendra du 1er au 12 novembre à Glasgow, en Ecosse, pourraient forger un nouvel accord sur le climat dans lequel les participants accepteraient également de surveiller et de réduire les GES militaires.

La Coalition COP26 – qui comprend des militants de CODEPINK et de 350.org – prévoit de manifester dans les rues à l’extérieur de la conférence et de soutenir des manifestations simultanées aux Etats-Unis. CODEPINK a développé une page web «Désarmer pour notre planète et la paix» (https://www.codepink.org/cop26) pour organiser des actions de solidarité aux Etats-Unis et à l’étranger et exiger des participants à la COP26 qu’ils acceptent de réduire les émissions militaires de gaz à effet de serre.

Faire en sorte que les pays participant à la conférence de Glasgow s’engagent à réduire les émissions de gaz à effet de serre de leurs armées, il y a là un excellent moyen pour les activistes d’exiger la justice climatique pour les communautés marginalisées, de s’attaquer à l’impact climatique disproportionné du militarisme sur les populations indigènes et les communautés de couleur situées près des bases militaires des Etats-Unis ou celles fuyant une catastrophe climatique.

Le président Biden peut commencer par un décret exigeant que le Pentagone rende publics ses efforts pour réduire les émissions liées au réchauffement de la planète, pour atteindre des objectifs spécifiques et alléger notre lourde empreinte carbone en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie-Pacifique. Le Congrès peut commencer par adopter une loi obligeant l’armée à rendre compte de ses émissions et à les réduire en fermant des bases et en éliminant les systèmes d’armes inutiles.

En définitive, nous devons réduire notre budget militaire pour faire face à la crise climatique. (Article publié sur le site de CODEPINK, en août 2021; traduction rédaction d’Alencontre)

Marcy Winograd est coordinatrice de CODEPINK Congress, membre du projet «Militarisme et crise climatique» de Veterans for Peace et co-présidente du groupe «End Wars and Occupations» de Progressive Democrats of America.

21 aout 2021 Marcy Winograd

https://alencontre.org/

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17 août 2021 ~ 0 Commentaire

brest kaboul (ldh)

liban1
Dans l’urgence de l’actualité en Afghanistan, nous proposons  aux organisations brestoises un appel un dénonçant la politique française en Afghanistan
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Appel à rassemblement pour demain soir, mercredi, 18h place de la Liberté
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La France ne peut bafouer le droit d’asile
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« Protéger l’Hexagone de flux migratoires irréguliers venus d’un pays déstabilisé ». Emmanuel Macron, allocution TV du 16 août.
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Kaboul est tombée. Alors que les femmes se préparent à la terreur, le Président de la République française ferme la porte à ceux et surtout à celles qui tenteraient de fuir le régime des Talibans. Ce ne sont pas des « flux migratoires », ce sont des êtres humains qui cherchent à échapper à l’horreur. Les propos de Macron sont un reniement du principe même du droit d’asile. C’est ignoble.
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Entre 1996 et 2001, les Talibans avaient imposé leur version ultra-rigoriste de la loi islamique. Les femmes ne pouvaient ni travailler ni étudier. Le port de la burka était obligatoire en public et elles ne pouvaient sortir de leur domicile qu’accompagnées d’un “mahram”, un chaperon masculin de leur famille.
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Les flagellations et les exécutions, y compris les lapidations pour adultère, étaient pratiquées sur les places des villes et dans les stades.
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Face au sort terrible qui attend les femmes afghanes, nos organisations exigent que la France réserve à tous ceux et à toutes celles qui arriveront à fuir le régime taliban un accueil digne et inconditionnel.
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 kaboul
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Rassemblement mercredi 18 août, 18h, place de la Liberté
1er signataires : LDH, Solidaires, NPA, PCF, MRAP, UDB, FI …

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12 août 2021 ~ 0 Commentaire

sexisme ( convergence révolutionnaire)

femmes

Le sexisme et le voyeurisme médailles d’or

« Ras-le-bol des voyeurs et des tenues sexy ». C’est, en résumé, le message que veulent faire passer un certain nombre d’athlètes féminines qui participent aux Jeux olympiques.

En fait la fronde avait commencé dès la mi-juillet, lors du championnat d’Europe de beach handball. L’équipe féminine norvégienne avait fait parler d’elle en refusant de porter le maillot deux pièces réglementaires avec bikini « ajusté et échancré » comme le prévoyait le règlement.

Lors de leur rencontre face aux Espagnoles, les sportives scandinaves étaient apparues en short, comme leurs homologues masculins. À l’issue de la compétition, les Norvégiennes s’étaient vu infliger une amende de 1 500 euros par la Fédération européenne. À la même époque, le 18 juillet, la double championne du monde paralympique, Olivia Breen, avait été accusée par un officiel d’avoir porté un slip « trop court et inapproprié » lors de l’épreuve du saut en longueur des championnats d’Angleterre.

Quant à la nageuse olympique Alice Dearing, qui est noire, elle s’était vue, de son côté, opposer une interdiction de porter un bonnet de bain pour ses cheveux noirs naturels [1].

À noter que ce genre d’interdictions et de remarques ne concerne que les femmes. Leurs collègues masculins n’ont jamais été soumis à de telles contraintes ou à de telles critiques.

Une réaction des sportives

Pour réagir, à Tokyo, dès le début des compétitions, les gymnastes allemandes –Élisabeth Seitz, Sarah Voss et Kim Bui – ont remplacé le justaucorps par la combinaison rouge et blanche longue (ce qu’elles avaient déjà fait lors des derniers championnats d’Europe) en déclarant : « Chaque femme, chaque personne, devrait décider de ce qu’elle porte » [2].

« Nous, les femmes, voulons toutes nous sentir bien dans notre peau. Dans notre sport, cela devient de plus en plus difficile au fur et à mesure que l’on sort de son corps d’enfant », déclarait Sarah Voss, en avril.

« Quand j’étais petite, je ne voyais pas les tenues de gymnastique serrées comme un gros problème. Mais quand la puberté a commencé, quand mes règles sont arrivées, j’ai commencé à me sentir de plus en plus mal à l’aise », ajoutait-elle.

Un propos qu’appuyait sa coéquipière, Elisabeth Seitz, sur le site internet de la SWR, la radio-télévision du Sud-Ouest de l’Allemagne. Cette dernière estimait que le justaucorps court exposait les jeunes gymnastes, filles ou femmes, notamment sur Internet où leurs photos circulaient et « attiraient beaucoup de monde… et pas seulement les amateurs de sport » [3].

Un voyeurisme qui rapporte

« Ce qui est clair, c’est que c’est en grande partie commercial », estime Janice Forsyth, ancienne directrice du Centre international d’études olympiques de l’université de Western en Ontario (Canda), contactée par France 24.

« Les fédérations internationales essaient de faire appel à ce qu’elles pensent être un public masculin hétérosexuel, elles essaient de les titiller pour qu’ils regardent les sports féminins, en arguant que cela augmente l’intérêt et rend ainsi le sport plus lucratif en attirant potentiellement des sponsors et des contrats de télévision ou même des parrainages d’entreprises pour les athlètes ».

En 2008, une étude corroborait déjà cette vision sexiste du sport féminin. Réalisée à partir des images filmées lors des matchs de beach-volley des Jeux olympiques de 2004, à Athènes, elle révélait que 37% des plans étaient centrés sur la poitrine ou les fesses des joueuses. La même année le président de la Fédération internationale de football, Sepp Blatter, avait souhaité, pour mieux valoriser le football féminin, que les joueuses portent des tenues « plus sexy, des shorts moulants par exemple ».

Bref une conception purement sexiste et commerciale du sport. C’est beau l’idéal olympique.

J.L. 6 août 2021

https://www.convergencesrevolutionnaires.org/

Lire aussi:

Olympisme : derrière l’idéal affiché, une réalité moins reluisante

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30 juin 2021 ~ 0 Commentaire

pma gpa (le monde)

pma

PMA, GPA, accès aux origines… Ce que change (ou non) la loi de bioéthique dans dix situations

Après une gestation de presque deux ans, un texte historique, qui ouvre beaucoup plus largement la procréation médicalement assistée, entre en vigueur.

Le long chemin de la loi de bioéthique s’achève enfin. Après vingt-deux mois de discussions au Parlement, l’Assemblée nationale a adopté définitivement, mardi 29 juin, un texte ouvrant la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes.

Ce texte aura également un effet sur d’autres situations, comme l’accès aux origines des enfants nés d’une PMA, le double don de gamètes, etc. Certaines dispositions controversées ont été âprement discutées dans l’Hémicycle. Nous avons tenté de montrer les répercussions concrètes de cette loi pour les parents, seuls ou en couple, les donneurs et les enfants, en examinant dix situations types.

  • Situation 1 : deux femmes en couple souhaitent bénéficier d’un don de sperme pour avoir un enfant

Interdit avant la loi

Jusqu’alors, il ne leur était pas possible de bénéficier d’une PMA en France. Elles pouvaient toutefois passer par une insémination « artisanale » (non médicalisée), avec le concours d’un donneur. Si elles en avaient les moyens financiers, elles pouvaient aller dans les pays (Belgique, Danemark, Espagne…) où le don de sperme est autorisé pour les couples de femmes.

Depuis 2013, le « parent social » peut adopter l’enfant de son conjoint (qui est le géniteur), à condition que le couple soit marié. L’adoption plénière est parfois refusée par certains tribunaux quand il n’a pas été prouvé que le don était anonyme – ce qu’il n’est pas s’il est « amical » et « artisanal ». Dans ce cas, l’adoption est dite « simple » : les deux liens de filiation, biologique (avec le donneur) et adoptif (avec la mère adoptante), coexistent.

Autorisé après la loi

Une femme en couple avec une autre femme pourra bénéficier, en France, de la PMA et prétendre à un don de sperme, aujourd’hui réservé aux couples hétérosexuels infertiles. Pour établir un lien de filiation, les deux femmes, qu’elles soient mariées ou non, devront produire une « reconnaissance conjointe anticipée » de l’enfant à naître.

  • Situation 2 : une femme célibataire souhaite donner naissance à un enfant en bénéficiant d’un don de sperme

Interdit avant la loi

A l’instar d’une femme en couple avec une autre femme, une femme seule ne pouvait bénéficier d’une PMA en France. Elle pouvait toutefois avoir recours à une insémination « artisanale », avec le concours d’un donneur. Si elle en avait les moyens financiers, elle pouvait aller dans les pays (Belgique, Danemark, Espagne…) où le don de sperme est autorisé.

Autorisé après la loi

Une femme seule pourra bénéficier du système français de PMA avec tiers donneur et prétendre à un don de sperme. Les frais seront remboursés par la Sécurité sociale, de la même façon que pour les couples hétérosexuels qui en bénéficient actuellement.

  • Situation 3 : une femme en âge de procréer souhaite congeler ses ovocytes pour ne pas se faire rattraper par l’« horloge biologique »

Interdit avant la loi

La loi autorise la conservation des ovocytes, mais seulement pour des raisons médicales – si une maladie ou une intervention altère ou risque d’altérer la fertilité. Seule exception : une femme qui pratique un don d’ovocytes peut être autorisée à en conserver pour elle-même, sous conditions.

Autorisé après la loi

Une personne majeure, homme comme femme, répondant aux critères d’âge peut recourir à la conservation de ses gamètes pour réaliser une PMA ultérieurement. Selon les derniers arbitrages, la stimulation et la ponction seront remboursées (avec des limites d’âge fixées par décret), mais la conservation des ovocytes, estimée à 40 euros par an environ, restera à la charge des personnes concernées.

  • Situation 4 : un homme et une femme souhaitant un enfant, mais ayant tous les deux des problèmes de fertilité, voudraient bénéficier d’un double don

Interdit avant la loi

La loi n’autorisait la conception d’un embryon qu’avec les gamètes d’au moins l’un des membres du couple, l’ovocyte de la femme ou le sperme de l’homme, afin de maintenir un lien biologique avec au moins l’un des deux parents.

Autorisé après la loi

Le texte adopté permet la conception d’un embryon avec des gamètes exclusivement issus du don. Le Conseil d’Etat a estimé que cette autorisation est juridiquement possible et a rappelé que l’assistance médicale à la procréation demeure soumise à l’obligation de privilégier les pratiques et procédés qui permettent de limiter le nombre des embryons conservés.

  • Situation 5 : des enfants nés de dons de gamète souhaitent connaître leurs géniteurs

Interdit avant la loi

Un enfant né d’un don de gamète n’avait pas la possibilité d’accéder à l’identité du donneur, le don de gamètes étant soumis au principe général de l’anonymat des dons de matière corporelle.

Autorisé après la loi

A partir du moment où un donneur (homme ou femme) souhaite faire un don de gamète (spermatozoïdes ou ovocytes), il devra obligatoirement accepter que son identité puisse être dévoilée à l’enfant qui sera issu de ce don, lorsque celui-ci aura 18 ans. Les enfants qui le souhaitent peuvent alors déposer une demande auprès d’une commission d’accès aux origines, auprès d’une commission dépendant du ministère de la santé.

Pour les enfants nés avant la promulgation de la loi, les anciens donneurs pourront être recontactés après formulation d’une demande par la personne née du don, mais ils auront le choix de fournir ou non leurs coordonnées.

  • Situation 6 : deux hommes sont en couple et souhaitent avoir un bébé

Reste interdit

La gestation pour autrui (GPA) est formellement interdite en France. Plusieurs cas de couples gays ayant un ou des enfants ont été médiatisés, mais c’est une situation qui reste rare. Ceux qui en ont les moyens financiers se tournent vers les pays qui autorisent la GPA. Au retour, si la mère porteuse figure sur l’acte de naissance étranger, aux côtés du géniteur, seule l’adoption simple est possible pour le conjoint de même sexe, car il y a déjà deux parents légaux.

  • Situation 7 : un couple infertile qui a recours à la PMA souhaite choisir l’identité de son donneur

Reste interdit

Le don de gamètes est soumis au principe général de l’anonymat des dons de matière corporelle. Un couple ne peut ni connaître l’identité du donneur, ni le choisir. La décision incombe aux seuls médecins qui, très généralement, suivent un critère de ressemblance physique.

En vertu de la même logique, il reste interdit de « diriger » son don d’ovocytes ou de sperma-tozoïdes pour en faire bénéficier un couple en particulier. Cette possibilité a été rejetée lors des discussions à l’Assemblée et au Sénat. C’est pourtant ce qui se passe dans la pratique, lors des dons de sperme « artisanaux » ; les dons d’ovocytes nécessitent, eux, davantage de moyens techniques et restent donc impossibles hors cadre hospitalier.

  • Situation 8 : après le décès de son conjoint, une femme souhaite poursuivre le processus de PMA

Reste interdit

Il n’est pas possible pour une femme dont le conjoint est mort d’avoir recours à une PMA. Elle n’a pas le droit d’utiliser les gamètes ou les embryons fécondés à partir du sperme du défunt qui ont été conservés. Certains pays, comme l’Espagne, le permettent avec l’accord préalable du conjoint.

  • Situation 9 : un couple veut s’assurer que leur enfant n’aura pas de maladie génétique

Reste interdit

En France, le diagnostic préimplantatoire (DPI) n’est autorisé que pour éviter la transmission d’une maladie génétique grave, déjà diagnostiquée dans la famille au préalable (mucoviscidose, myopathie, etc.). D’autres pays le permettent sans condition médicale dans le cas de fécondation in vitro, mais il faut compter plusieurs milliers d’euros en plus de la PMA elle-même.

  • Situation 10 : un homme trans veut recourir à la PMA

Reste interdit

La loi de bioéthique n’inclut pas les hommes transgenres dans les personnes qui pourront dorénavant recourir à la PMA. Des amendements dans ce sens avaient pourtant été déposés par des députés de la majorité, ainsi que des députés socialistes et « insoumis », précisant que le « changement de sexe à l’état civil ne [faisait] pas obstacle » à la PMA. Cette possibilité a été rejetée par l’Assemblée nationale en septembre 2019.

Mathilde Damgé

https://www.lemonde.fr

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28 juin 2021 ~ 0 Commentaire

lgbt (jdd)

drapeau_gay_breton

Au fait, que veut dire le sigle « LGBT »?

Les associations LGBT ont manifesté à Paris samedi 26 juin à l’occasion de la Marche des fiertés. mais au fait que signifie le terme LGBT?

Ce samedi 26 juin 2021, la Marche des fiertés parisienne s’élançait de Pantin (Seine-Saint Denis) pour revendiquer les droits des personnes LGBT et lutter contre les discriminations qu’elles subissent. Mais que veulent dire exactement le sigle LGBT, apparu dans les années 1990, et sa déclinaison LGBTQIA+?

> L comme lesbienne : désigne les femmes homosexuelles, qui sont attirées sexuellement et/ou affectivement par des femmes.

> G comme gay : il s’agit des hommes homosexuels, qui sont attirés sexuellement et/ou affectivement par des hommes.

> B comme bisexuel : c’est des personnes qui peuvent être attirées sexuellement et/ou affectivement par les deux sexes (hommes et femmes).

> T comme trans : représente à la fois les personnes transsexuelles et transgenres. Une personne transsexuelle est une personne née homme ou née femme qui ne se sent pas appartenir à ce genre et qui a choisi d’opérer un changement de sexe. Alors qu’une personne transgenre n’a pas opéré de changement de sexe.

> Q comme queer : désigne l’ensemble des minorités sexuelles et de genre qui ne se définissent ni comme hétérosexuelles ni comme cisgenres (les personnes qui s’identifient à leur genre de naissance).

> I comme intersexe : ce terme fait référence aux personnes qui sont nées avec des caractères sexuels (génitaux, chromosomiques…) différents des définitions traditionnelles du sexe féminin ou du sexe masculin.

> A comme asexuel : pour les personnes qui ne ressentent pas d’attirance sexuelle pour les autres.

> + : désigne tous les autres groupes ou personnes qui ne sont pas représentées par les groupes décrits ci-dessus.

Avant que le sigle apparaisse dans les années 1990, le terme « homosexuel » ou « gay » était utilisé pour désigner les personnes non-hétérosexuelles.

Cependant, ce terme a été jugé trop restrictif et remplacé par le sigle LGBT qui permet d’inclure à la fois une orientation sexuelle (lesbienne, gay, bisexuel) et une identité de genre (transsexuel et transgenre).

Le sigle LGBTQIA+ n’est pas qu’un sigle mais aussi un mouvement qui lutte pour la reconnaissance des droits des personnes concernées et contre les discriminations qu’elles subissent.

De nombreuses associations comme l’Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans (Inter-LGBT) mènent ces combats car, bien que les mœurs sociétales évoluent, les actes homophobes et transphobes sont encore nombreux. Quelque 55% des personnes concernées ont subi des actes anti-LGBT au cours de leur vie.

26 juin 2021 Isabelle Veloso Vieira

https://www.lejdd.fr/

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24 juin 2021 ~ 0 Commentaire

droits des femmes (el diario)

femme ecrivain

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Les fonds destinés à supprimer les droits des femmes et des LGBTI en Europe ont quadruplé en dix ans

Le rapport du Forum parlementaire européen sur les droits sexuels et reproductifs (EPF) intitulé « The Tip of the Icerberg » (la pointe de l’iceberg) a chiffré l’augmentation des groupes qui tentent d’imposer un programme ultra-catholique par le biais d’une « stratégie soigneusement orchestrée » qui « produit des résultats concrets », comme le détaille le rapport.

707,2 millions de dollars pour tenter de renverser les droits sexuels et reproductifs. Ce sont les chiffres qu’une récente enquête du Forum parlementaire européen sur les droits sexuels et reproductifs (EPF) attribue à l’agenda ultra-catholique en Europe avec lequel un conglomérat de fondations et d’ONG opère pour saper les lois sur l’avortement, l’éducation sexuelle et les LGTBI et empêcher la promulgation de nouvelles lois.

Le forum est un réseau de parlementaires de tout le continent qui a surveillé l’activité d’une demi-centaine de groupes et l’argent qu’ils ont dépensé pour cet agenda, qu’il qualifie d’anti-genre. Le rapport « The Tip of the Iceberg Extremist Religious Funders Against Sexual and Reproductive Rights » révèle qu’il a quadruplé en une décennie, passant de 22,2 millions en 2009 à 96 millions en 2018. Au total, ils ont totalisé 707,2 millions en dix ans, selon une approximation « sous-estimée », souligne-t-elle.

Les chiffres illustrent la montée en puissance, ces dernières années, des mouvements opposés au féminisme et aux droits des femmes, à l’avortement et au collectif LGTBI. Parmi eux, l’association espagnole HazteOír ou sa filiale internationale CitizenGo, à laquelle l’étude attribue une dépense de 32,7 millions d’euros sur cette période, et tout un conglomérat d’acteurs ayant un poids au sein de l’Union européenne, où ils tentent d’exercer une influence politique. Mais aussi à l’intérieur de ses frontières.

L’étude souligne que la France, l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne et la Pologne sont les pays de base des fondations les plus « importantes ». Dans notre pays, HazteOír s’est fait connaître pour avoir affrété le bus transphobe et lancé des initiatives ultraconservatrices. Ses liens avec Vox, une formation avec laquelle elle partage des discours et des idées, mais aussi des noms sur les listes électorales, sont bien connus.

« L’image qui se dessine est celle d’une communauté transnationale d’extrémistes religieux et d’acteurs d’extrême droite partageant les mêmes idées et prenant des décisions stratégiques de financement par-delà les frontières internationales », conclut l’enquête, qui décrit une « stratégie soigneusement orchestrée » contre l’avancement des droits qui « produit déjà des résultats concrets. »

Il s’agit notamment de l’interdiction quasi-totale de l’avortement et des « zones sans LGTBI » en Pologne ou des lois anti-LGBTBI en Hongrie, qui vient d’interdire de parler d’homosexualité dans les écoles dans une règle qui l’assimile à la pédophilie. Aujourd’hui, ces groupes s’efforcent de renverser le « rapport Matic » sur les droits sexuels et reproductifs des femmes, qui doit être voté jeudi par le Parlement européen.

Le rapport note que l’opposition à ces évolutions a été considérée pendant un temps comme une « réaction naturelle » au progrès ou « une excentricité locale contenue dans quelques pays conservateurs » et que la résurgence actuelle « a été initialement sous-estimée [...] jusqu’à ce qu’elle commence à mobiliser le soutien populaire, à influencer et à façonner le paysage politique ».

Les analystes ont depuis longtemps averti que cette toile d’acteurs s’incarne dans des formations politiques qui se sont développées ces dernières années. L’étude cite l’Espagne et l’Allemagne comme pays où ces groupes ont créé des mécanismes « pour canaliser l’activisme » contre les droits sexuels et reproductifs « et transformer les participants en acteurs politiques » par le biais de partis tels que Vox, citent les experts.
Un réseau international coordonné

L’EPF a identifié trois origines géographiques importantes de ces organisations : Europe, États-Unis et Russie. C’est la première qui contribue le plus au montant total grâce à l’activité de fondations privées  » engagées  » dans le programme  » anti-gender « .

Au total, une vingtaine d’organisations ont dépensé 437,7 millions de dollars au cours des dix dernières années, selon l’étude. Ils le font par le biais de nombreuses activités, telles que la création de médias, la collecte de signatures en ligne, l’organisation de marches ou la tenue de forums et d’événements. L’étude prévient que les données de ces acteurs européens « sont les plus incohérentes » et présentent « des lacunes importantes qui conduisent à une sous-estimation ».

L’étude décrit HazteOír/CitizenGo comme « l’une des organisations les plus importantes de l’extrême droite de l’échiquier politique international » et lui attribue des stratégies fructueuses telles que le « astroturfing », qui consiste à lancer des initiatives en les faisant passer pour une expression populaire et spontanée.

Tous deux se définissent sur leur site web comme « une communauté de citoyens actifs qui cherche à promouvoir la participation de la société à la politique » par le biais de pétitions de signatures. Le dernier demande à Pablo Casado de faire appel de la loi sur l’euthanasie qui entrera en vigueur dans deux jours.

De cette manière, « ils fabriquent de l’indignation sociale pour canaliser leurs objectifs vers les partis politiques de droite et d’extrême droite », détaille l’étude.

L’étude cite également One of Us, une fédération européenne fondée en 2013 par l’ancien ministre populaire Jaime Mayor Oreja dans le but de défendre « les valeurs basées sur les racines judéo-chrétiennes » ; la Fundacio Provida Catalunya, ou encore la fondation française Jérôme Lejeune, également présente en Espagne. Les fondations en France, en Allemagne, en Italie et en Pologne complètent la carte des acteurs plus actifs qui n’agissent pas de manière isolée du reste, mais s’organisent et se coordonnent entre eux et également avec les formations politiques et les églises et acteurs religieux de premier plan.

Cette « collaboration internationale », derrière laquelle se cache une stratégie d’action formelle, prend la forme d’initiatives collectives telles que l’Agenda Europa, un réseau créé en 2013 auquel appartiennent nombre de ces organisations, ou encore le Political Network for Values, une plateforme « de représentants politiques pour travailler en réseau, dans un échange global et local, en promouvant et en défendant activement un décalogue de valeurs partagées, dont la protection de la vie humaine, le mariage, la famille et la liberté de religion et de conscience ».

Parmi ses membres figurent le maire Oreja, l’ancien sénateur Luis Peral et près d’une vingtaine d’autres hommes politiques venus du monde entier. Le conseil est présidé par la ministre hongroise de la famille, Katalin Novák, et Ignacio Arsuaga, président et fondateur de HazteOír, en est membre.

L’utilisation du contentieux « pour porter atteinte aux droits de l’homme ».

L’étude chiffre à 81,3 millions d’euros le montant qui provient d’une douzaine d’ONG et de think tanks aux États-Unis qui « bénéficient à leur tour de fondations conservatrices produites par des milliardaires ayant des liens avec le Parti républicain et l’extrême droite », affirment-ils.

Les acteurs de ce groupe sont passés de huit à dix au cours de la dernière décennie et parmi eux se distinguent ADF International et ECLJ, activement engagés dans des litiges stratégiques et qui, selon le rapport, « ont construit une infrastructure juridique en Europe » avec des bureaux « dans tous les centres de décision » du continent d’où ils ont participé « à plus de 30 affaires » devant les tribunaux européens « pour porter atteinte aux droits de l’homme ». Cette dernière est une technique utilisée en Espagne par l’organisation ultra-catholique Christian Lawyers (avocats), qui a porté devant les tribunaux des dizaines d’affaires liées à l’avortement ou à l’éducation sexuelle.

Une autre des organisations de la droite chrétienne américaine actives en Europe que l’enquête identifie est le Leadership Institute, fondé dans l’État de Virginie en 1987 et connu « pour former des militants » du mouvement ultraconservateur Tea Party et pour organiser en Europe, indique le rapport, « des formations pour des publics ultraconservateurs et d’extrême droite tels que le HazteOír espagnol », notamment « en les aidant à professionnaliser les opérations de collecte de fonds ». Arsuaga, a en effet été récompensé en 2012 par un conglomérat d’acteurs dont ce collectif pour avoir fait de HO « l’un des mouvements de la société civile les plus influents d’Europe occidentale ».

Le dernier point de mire a été la Fédération de Russie, d’où proviennent 188 millions de dollars pour financer le « programme antisexiste ».

Principalement d’entités « liées à deux oligarques russes : Vladimir Yakunin et Konstatin Malofeev » et de quatre agences gouvernementales. Le rapport souligne également l’existence d’argent « noir » provenant de blanchisseries en Russie.

Le Forum parlementaire européen sur les droits sexuels et reproductifs affirme que c’est ainsi que les fonds ont été acheminés vers les partis d’extrême droite sur le continent.

Marta Borraz 23 juin 2021

https://www.eldiario.es/

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19 juin 2021 ~ 0 Commentaire

brest pride 2021 (le télégramme)

2 000 personnes pour une pride revendicative à Brest

Le drapeau arc-en-ciel a flotté dans les rues brestoises ce samedi 19 juin, à l’occasion de la pride. Un temps de mobilisation pour revendiquer ses identités et demander plus de droits.

De la couleur dans les drapeaux, dans les cheveux, sur les visages. Des sourires, des messages d’amour, la joie de se retrouver ensemble pour militer. Environ 2 000 personnes se sont retrouvées au centre-ville de Brest, ce samedi à partir de 14 h (après le pique-nique du midi) sur les marches de la fac Segalen, puis, pour un bref passage, place de la Liberté (où des mariés, surpris, entraient dans la mairie), une pause en haut de la rue de Siam et les premiers fumigènes.

Le parcours de la deuxième pride (fierté, en anglais) brestoise (après 2018) s’est décidé de façon impromptue. Bas de Siam, il a tourné vers le Cours Dajot avant de descendre la rampe et y danser face à la mer. Plutôt que Calogero, c’était musique techno et artistes emblématiques de la communauté. Sous la pluie fine, elle brandissait toujours plus haut le drapeau arc-en-ciel.

Une pride politique

« La pride, ça permet de se rencontrer mais, avant tout, de défendre nos droits », affirme Annaëlle, jeune militante présente dans le cortège. PMA (procréation médicale assistée) pour toutes et tous, autodétermination des personnes intersexes et abolition de la mention de genre, voilà quelques exemples des revendications portées par les manifestants ce samedi à Brest. Les prises de paroles ont commencé sur le parvis de la fac Victor-Segalen et se sont succédé tout au long de la marche.

Chaque pause sur le trajet permettait de dénoncer les oppressions subies quotidiennement par la communauté LGBTQIA + (lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuels, queers, intersexes et asexuels) mais pas uniquement.

« Les prides à Paris ou dans d’autres grandes villes sont devenues commerciales, basée sur la fête et non le militantisme », affirme une militante au micro. Les manifestants brestois dénoncent la dépolitisation des luttes LGBTQIA +. Dans le cortège, les slogans s’enchaînent, la voix d’Eden porte. Muni de sa pancarte, il a fait le déplacement de Rennes pour venir soutenir les Brestois. « Je suis ici pour demander des droits concrets et surtout pour ne plus que l’on parle de nous sans notre présence », affirme Eden.

« Jamais je n’aurais imaginé cela à Brest »

« C’est ma première pride ! », s’exclame Mai, sourire aux lèvres. Une première pour cette collégienne, comme pour un grand nombre de manifestants, au vu de la jeunesse de ce cortège. « Je suis ici pour défendre les droits LGBTQIA + et m’affirmer comme pansexuelle », raconte-t-elle. La possibilité de s’affirmer, dès le plus jeune âge, émeut quelques militants de longue date présents dans le cortège.

« Jamais je n’aurais imaginé une telle pride à Brest ! », affirme Marie, membre de la CGT. La femme d’une cinquantaine d’années milite depuis ses 17 ans. « J’ai toujours été habituée à aller manifester à Paris ou à Rennes », raconte-t-elle. « À Brest, il y a 33 ans, on aurait été dix à descendre la rue de Siam », ajoute-t-elle. Aujourd’hui le nombre n’est plus un souci pour les militants brestois.

lbbt

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17 juin 2021 ~ 0 Commentaire

adultes handicapés (le huff’)

handicap

Allocation adulte handicapé: à l’Assemblée, les députés d’opposition vent debout

Le sujet sensible du calcul de l’Allocation adulte handicapé pour les personnes en couple a mis l’hémicycle sous haute tension.

Coup de chaud à l’Assemblée nationale. Le sujet sensible du calcul de l’Allocation adulte handicapé (AAH) pour les personnes en couple a mis l’hémicycle sous haute tension ce jeudi 17 juin, la majorité se divisant et le gouvernement devant recourir au vote bloqué.

Portée par les oppositions de droite comme de gauche ainsi que par le groupe Agir allié de la majorité, la mesure d’individualisation de l’AAH, sans tenir compte des revenus du conjoint, n’a ainsi pas pu être adoptée. Via le vote bloqué, le gouvernement a choisi le texte et n’a pas permis la mise au vote de leurs amendements. En colère, les députés d’opposition de droite comme de gauche ont alors décidé de s’en aller.

La mesure d’individualisation de l’AAH, sans tenir compte des revenus du conjoint, doit permettre de ne pas pénaliser certains allocataires. Elle est au cœur de la proposition de loi portant “diverses mesures de justice sociale” débattue dans l’hémicycle en deuxième lecture, dans le cadre d’une “niche” du groupe communiste.

“Situation inique et injuste”

Gouvernement et groupes LREM et MoDem s’opposent à cette “déconjugalisation”, qui fait l’objet d’un bras de fer.

De LFI à LR, en passant par le groupe Agir allié de la majorité, de très nombreux députés ont demandé de mettre fin à une “situation inique et injuste” pour les personnes handicapées, sommées de choisir entre “vivre en couple ou être indépendants financièrement” selon eux.

Le gouvernement, par la voix de Sophie Cluzel, défend un simple abattement forfaitaire de 5000 euros sur les revenus du conjoint, “plus redistributif”. Plus de 60% des 150.000 couples dont le bénéficiaire de l’AAH est inactif conserveraient ainsi leur AAH à 903 euros, au lieu de 45% des couples aujourd’hui.

La secrétaire d’État aux Personnes handicapées a fini par demander la “réserve des votes” sur les amendements des oppositions, les scrutins étant remis à un moment choisi par le gouvernement. La déconjugalisation de l’AAH n’a pas été inscrite dans la version de l’article adopté, au grand dam de l’opposition.

“Atteinte très grave à la démocratie parlementaire”

Le patron des députés communistes André Chassaigne a dénoncé un “coup de force” et “une atteinte très grave à la démocratie parlementaire”. Comme vous pouvez le voir dans les images ci-dessous, une grande partie de l’opposition a ensuite quitté l’hémicycle:

“En utilisant ces artifices, vous dénaturez les droits du Parlement. Vous serez responsables de l’abstention dimanche” au premier tour des élections régionales et départementales, a également affirmé Christine Pires-Beaune (PS). “Vous faites des fautes morales”, a pointé François Ruffin (LFI), rappelant le douloureux épisode pour la majorité, qui avait tergiversé, sur le vote d’une proposition de loi prévoyant de porter le congé pour deuil d’enfants à 15 jours ouvrés.

“Vous êtes en train de tout gâcher”, a aussi lancé Marc Le Fur pour LR.

L’air grave, la secrétaire d’Etat Sophie Cluzel a pour sa part assuré face à plusieurs députés manifestement émus et en colère: “je suis totalement respectueuse de tout le monde”. Après le départ des députés d’opposition, la proposition de loi a été en toute logique largement adoptée, à 99 voix pour et 4 contre.

Créée en 1975, l’AAH est destinée à compenser l’incapacité de travailler. Elle est versée sur des critères médicaux et sociaux. Elle compte aujourd’hui plus de 1,2 million de bénéficiaires, dont 270.000 sont en couple, pour une dépense annuelle d’environ 11 milliards d’euros.

17/06/2021

https://www.huffingtonpost.fr/

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11 juin 2021 ~ 0 Commentaire

malala (nueva tribuna)

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Malala intervient dans une réunion marxiste en 2012

Les propos de la militante Malala suscitent la colère au Pakistan

« Je suis en colère contre les talibans pour ne pas l’avoir mieux abattue », déclare un musulman sur Twitter. La lauréate pakistanaise du prix Nobel de la paix continue d’être vilipendée et menacée par son pays d’origine

Certaines affirmations de la militante Malala Yousafzai ont à nouveau suscité la colère dans son pays d’origine, le Pakistan.

Dans une interview accordée au magazine Vogue, la lauréate du prix Nobel de la paix a déclaré : « Je ne comprends toujours pas pourquoi les gens doivent se marier », un commentaire qui a provoqué une tempête au Pakistan, où il a même été débattu dans un parlement provincial et a suscité toutes sortes d’attaques contre la jeune femme.

Dans ce pays conservateur où les mariages arrangés sont encore la norme et où 21 % des femmes sont mariées avant l’âge de 18 ans selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), la déclaration de la militante a été reçue comme une attaque contre la culture et l’islam pakistanais.

Malala soutient qu’il n’est pas nécessaire de se marier et qu’il est possible de vivre en couple sans officialiser l’union. « Si vous voulez avoir une personne dans votre vie, pourquoi devez-vous signer des papiers de mariage ? Pourquoi cela ne peut-il pas être un simple couple ? », a déclaré la jeune femme de 23 ans.

Les réactions ont été rapides, les utilisateurs des médias sociaux l’attaquant ou le clergé demandant des explications. « Je suis en colère contre les talibans qui ne lui ont pas mieux tiré dessus », a déclaré sur Twitter l’utilisateur Mohamed Arif Shahzad, en référence à la balle dans la tête qu’elle a reçue d’un taliban en 2015 pour avoir défendu l’éducation des filles.

Le populaire clerc Mufti Shahabuddin Popalzai a demandé une explication au père de Malala, Ziauddin Yousafzai, sur Twitter. « Les médias et les réseaux sociaux ont partagé des parties de l’interview hors contexte et selon leur propre interprétation », a répondu le père en guise de justification sur le réseau social.

« Elle ne peut pas dire que l’on peut vivre en couple car c’est contraire à l’islam et aux traditions pachtounes », déclare un député.

Mais cela ne s’est pas arrêté là. Le parlement de la province de Khyber Pakhtunkhwa, d’où est originaire Malala Yousafzai, a débattu vendredi des affirmations de la militante et a même été invité à clarifier la question. « (Malala) devrait préciser si elle a fait ce commentaire », a déclaré le député Sahibzada Sanaullah à la Chambre.

Sanaullah a déclaré à Efe que Malala devrait publier une clarification rejetant sa déclaration, et si elle ne le fait pas, elle déposera une résolution contre elle au parlement provincial. « Elle ne peut pas dire qu’on peut vivre en couple car c’est contraire à l’islam et aux traditions pachtounes », a expliqué le député, qui a qualifié le père de la militante de « proxénète » qui a vendu sa fille à de « riches Occidentaux ».

Un autre parlementaire, Inayatullah Khan, a fait valoir que la lauréate du prix Nobel de la paix et icône mondiale devait suivre les valeurs pachtounes et musulmanes car elles constituent son « identité ».

PAKISTAN PATRIARCAL

Il s’agit d’hommes expliquant comment une femme doit se comporter dans un Pakistan patriarcal, un pays qui figure parmi les pires du monde pour les femmes.

Le pays asiatique se classe 153e sur 156 dans le rapport 2021 du Forum économique mondial sur l’écart entre les sexes ; tomber amoureux de la « mauvaise » personne peut être payé de sa vie dans le cadre de crimes dits d’honneur ; et les rapports sur les mariages forcés abondent.

Les féministes tentent en vain depuis des années d’interdire les mariages avant l’âge de 18 ans – l’âge légal est désormais de 16 ans – et l’adoption de lois contre la violence domestique a été reportée face aux protestations des islamistes. En outre, le destin des femmes est déterminé par la société.

« Votre chemin dans la vie est tracé. On vous envoie à l’école, vous obtenez de meilleures notes que votre cousin, vous trouvez un emploi qui vous détruit, vous épousez un étranger ou un cousin, vous avez deux enfants (dont un garçon de préférence) », écrit le journaliste Aimun Faisal dans le quotidien Dawn. Face à un destin aussi tracé, la déclaration de Malala ne peut que susciter l’effroi, selon le journaliste. « C’est un petit exemple de notre problème national avec Malala : elle a la force d’aller contre les conventions et l’audace d’être universellement aimée », a expliqué Faisal.

Universellement aimée, sauf au Pakistan. Dans son pays d’origine, qu’elle a quitté après avoir été agressée, la militante est vilipendée par beaucoup, qui l’accusent de nuire à l’image du pays ou de travailler pour la CIA, entre autres théories. « Non seulement nous nous sentons menacés par son courage, mais nous n’aimons pas non plus qu’elle soit célébrée (dans le reste du monde) », résume Faisal.

Nueva Tribuna 8 juin 2021

https://nuevatribuna.publico.es/

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