Archive | Féminisme

20 juin 2017 ~ 0 Commentaire

irlande (mademoiselle)

2 Choice

Une jeune Irlandaise internée de force alors qu’elle voulait avorter

En Irlande, une jeune fille a été internée alors qu’elle se présentait à l’hôpital pour avoir recours à un avortement.

En Irlande, une adolescente a fait l’expérience douloureuse fin décembre d’être internée en hôpital psychiatrique, alors qu’elle souhaitait recourir à un avortement. L’affaire a été rapportée par le Child Care Law Reporting Project, mis en place pour s’assurer du bon traitement des enfants au cours des procédures légales.

Le Mental Health Act, un frein à l’avortement ?

Fin 2016, alors qu’elle souhaitait avorter et pensait être reçue à l’hôpital dans cet objectif, une adolescente a été internée suite au diagnostic d’un psychiatre, rapporté par le Child Care Law Reporting Project, expliquant que :

« L’état psychologique de l’adolescente résultant de la grossesse pourrait la conduire à se faire du mal voire à se suicider, mais qu’un traitement pouvait permettre de réguler ces risques et que l’interruption de la grossesse ne résoudrait pas tous les problèmes de l’adolescente à ce stade. »

En effet, en Irlande, il existe une loi, le Mental Health Act, qui permet sous certaines conditions d’interner de force des individus atteints de troubles mentaux. Ce processus peut être mis en place si les conditions suivantes sont réunies : « [Être atteint] d’une maladie mentale, démence sévère ou d’incapacités intellectuelles conséquentes avec un risque sérieux de représenter un danger pour soi ou pour les autres. »

Cela peut aussi être le cas si le jugement de l’individu est « si altéré que la condition de la personne pourrait encore se dégrader si un traitement, qui ne peut être administré qu’en hôpital, n’était pas suivi ».

Libérée grâce à des contre-expertises psychologiques

Pourtant, la jeune femme et sa mère pensaient qu’elle était transférée à Dublin dans le but de pouvoir recourir à une IVG. Le Guardian Ad Litem (la personne responsable d’un•e mineur•e pris•e en charge par la justice) avait par la suite demandé d’autres expertises psychologiques à deux praticiens, qui avaient conclu que son état ne nécessitait pas un internement.

Elle n’était pas selon eux dans un état de détresse mentale suffisant pour être internée de force dans le cadre du Mental Health Act, un état qualifié également de « difficile à évaluer » étant donné les circonstances. Suite à cela, l’adolescente avait été libérée, mais le rapport n’indique pas si elle a pu recourir à une IVG ou non.

L’Irlande : l’un des pays les plus restrictifs en matière d’avortement

Cette histoire est symptomatique du traitement réservé aux femmes qui souhaitent avorter en Irlande, où la législation est l’une des plus restrictives du monde. En effet, la Constitution et en particulier son article 40.3.3 (introduit par le 8ème amendement) consacre « le droit à la vie des enfants à naître », considéré égal à celui de la mère.

Dans les faits, ça veut dire que l’avortement ne peut être légal que s’il y a un « risque sérieux et réel » pour la vie de la mère. Autant dire que ça réduit les possibilités. D’ailleurs l’ONU a appelé l’Irlande à faire évoluer sa législation, qui violerait le Pacte International relatif aux droits civils et politiques en infligeant un traitement cruel, inhumain et dégradant aux femmes.

En 2016, Slate avait d’ailleurs publié un article sur le parcours du combattant de deux jeunes femmes irlandaises pour pouvoir avorter.

La lutte pour le droit à l’avortement au quotidien

En Irlande, la lutte pour obtenir le droit à l’avortement est donc quotidienne. Une organisation, The Coalition to Repeal the Eight Amendment, réunit les voix qui s’élèvent pour organiser un référendum sur la question. Suite à cette affaire, une pétition a également été lancée pour appeler le gouvernement à faire en sorte que le Mental Health Act ne soit plus utilisé dans ce genre de circonstances.

Cette actualité nous rappelle aussi la difficulté d’accès à l’avortement sur toute l’île : l’Irlande du Nord (faisant partie du Royaume-Uni) a également une législation très restrictive en la matière. En mars, les locaux de militantes avaient été perquisitionnés par la police à la recherche de pilules abortives lors de la journée internationales des droits des femmes.

Esther  19 juin 2017

Pour signer la pétition, c’est ici !

http://www.madmoizelle.com/

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12 juin 2017 ~ 0 Commentaire

madame…(anti_k)

pt du raz

Madame Badinter allez porter une robe à fleurs à l’Assemblée!

Burkinis, cafés non-mixtes, voile à l’Université, harcèlement de rue… d’inlassables polémiques ne cessent de faire courir la même petite musique : le problème de la condition des femmes en France, ce serait l’islam ou les étrangers. Autant de tentatives de dédouaner nos hommes autochtones ou sévissant dans les beaux quartiers.

Pendant la Primaire de la droite où il ne fut pas besoin d’un quelconque voile pour souligner la quasi-invisibilité des femmes, ces messieurs ont vanté leurs valeurs laïques et féministes. Pourtant, rien sur l’ingérence politique de mouvements conservateurs comme la Manif Pour Tous et le très fillonniste Sens commun. Rien sur celle du Pape gendarmé contre la théorie du genre à l’école. Rien sur la participation de Jean-Frédéric Poisson à leur compétition, candidat ouvertement opposé au droit à l’avortement. Évidemment rien sur la publicité sexiste qui ne cesse de nous réduire à l’état d’objets sexuels, comme Yves-Saint Laurent, ou qui promeut la culture du viol comme Bagelstein.

Pendant ce temps, les candidats aux législatives LR outrés contre le harcèlement de rue dans le nord de Paris ne comptent que 39% de femmes.

Leur groupe a systématiquement voté contre tous les projets de délibération sur le genre et l’espace public au Conseil de Paris. Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, a diminué de plus de la moitié son soutien financier aux actions pour l’égalité femmes-hommes !

À gauche, Manuel Valls a tenté d’attaquer son concurrent aux primaires Benoit Hamon sur le terrain des droits des femmes et de la laïcité.

Lui qui s’était pourtant fait remonter les bretelles par le Conseil d’État désapprouvant les arrêtés hors-la-loi anti-burkini. Là aussi, quelle surprise de voir tous ces maires devenir de fervents défenseurs des droits des femmes alors que nous ne les avons jamais vu s’opposer à tous ceux qui tirent profit à millions sur le dos des violences faites aux femmes, publicitaires, marques de luxe, alors que l’affichage dans l’espace public est dans leurs prérogatives. Nous le réaffirmons, contraindre les femmes à se dévêtir comme à se rhabiller n’est qu’une humiliation et une violence sexiste de plus.

Ainsi, dans notre pays où 120 femmes ont été tuées par leurs compagnons en 2016, où seules 14% des 220 000 femmes battues ont osé porter plainte, où une femme sur cinq subit un harcèlement sexuel au travail, où 230 sont violées chaque jour, où 100% sont harcelées dans l’espace public, le patriarcat serait le fait des étrangers ? Est-on entrain de créer implicitement un sexisme acceptable labellisé Made in France ?

Féministes, nous nous insurgeons contre l’instrumentalisation de notre combat par une classe dominante au service de ses intérêts xénophobes et oligarchiques.

En pointant du doigt le sexisme des autres, des étrangers, des classes sociales dominées, ils veulent dissimuler celui des puissants, garantir leur impunité par diversion voire alimenter leurs campagnes électorales.

On vous le confirme : les femmes sont en insécurité partout, dans la rue, au foyer, au travail, en politique et jusque dans l’hémicycle du Palais Bourbon comme le dénonce le collectif des assistantes parlementaires « Chair collaboratrice ».

Pourquoi ? Parce que dans tous ces lieux, il y a des hommes, de toutes les couleurs, de toutes les classes sociales, élevés en société patriarcale avec des valeurs misogynes. Et quand on essaye d’en inculquer d’autres via des programmes scolaires contre le sexisme, les mêmes féministes de la dernière heure hurlent à la théorie du genre !

Oui, le harcèlement sexiste sévit et jouit d’une quasi-totale impunité dans tous les environnements à forte concentration masculine, les places au soleil, des terrasses de cafés, les manifestations en passant près des cortèges syndicaux très masculins, les partis qui sont souvent des zones d’omerta, les festivals, les RDV d’hommes puissants en cols blancs au Carlton où ils ont fait subir des « boucheries » à des personnes prostituées, dans le milieu journalistique comme le dénonce le collectif « Prenons la Une » etc.

Bref, de la mèche rousse de Donald Trump aux boucles brunes de Maxime Hamou, la misogynie est la tare la plus partagée entre les hommes !

Les violences sexistes n’ont ni pays ni frontières, n’ont d’autre lieu de naissance que le Patriarcat. Elles sont le résultat de tout un écosystème qui suppose l’existence d’inégalités sociales et de rapports de domination qui n’épargnent en rien les structures de pouvoir, au contraire, car plus on les pénètre, plus on se rapproche du système des « dominants », plus les violences contre les femmes sont manifestes… mais dissimulées. Avez-vous déjà regardé les vidéos des actions du collectif « la Barbe » dans les lieux de pouvoir ? Les interjections sexistes qu’elles reçoivent en pluie n’ont rien à envier à celles qui peuvent aussi arriver en longeant des terrasses de café.

Loin de nous l’idée d’euphémiser quoique ce soit, où que ce soit, dans le Nord de Paris comme dans la baignoire hollywoodienne de Roman Polanski ou dans une chambre d’hôtel à New-York.

En effet, mieux vaut éviter de porter des robes, des jupes ou des décolletés dans tous les endroits très masculinisés, paramètre qui a tendance à accentuer un rituel de construction de l’identité virile par la violence, la domination et l’humiliation des femmes.

Ni la surenchère policière, ni les happenings de campagne racistes, ni la persécution des pauvres, ni la militarisation des quartiers, ni les contrôles au faciès, ni la chasse aux sans papiers, ne tireront d’affaire les femmes face aux violences masculines.

Seules l’éducation, nos luttes, notre autodéfense et notre audace à briser la loi du silence nous permettront de défendre notre intégrité physique et morale.

Grâce à l’insolence des féministes si souvent taxées de pisse-froid, le traitement de l’affaire Baupin en 2016 n’a pas été le même que celui de l’affaire DSK en 2011. Ses victimes n’ont pas été moquées comme l’avait été Tristane Banon. Maxime Hamou a écopé d’un bad buzz. Michel Sapin a dû s’excuser et s’expliquer. On avance grâce à notre intransigeance, et les années à venir nous donnent déjà raison.

Qu’il plaise à la 67ème fortune de France, la grande bourgeoisie Badintériste, « féministe » qui signe des contrats juteux avec l’Arabie Saoudite, de nous faire croire qu’elle a peur de mettre des jupes lorsqu’elle va à la supérette à 22h porte de la Chapelle, on la croit, on ne peut que l’inviter à faire cette brillante intervention à l’Assemblée en portant la robe à fleurs bleues de Cécile Duflot !

Fatima-Ezzahra Benomar  Porte-parole des effronté-e-s
Héloïse Raslebol Cofondatrice du collectif Stop harcèlement de rue
Hanane Karimi Ancienne porte-parole des Femmes dans la Mosquée
Sonia Nour  Afroféministe
Lorraine Questiaux  Secrétaire Générale du Mouvement du Nid
Charlotte Soulary Cofondatrice du collectif Chair collaboratrice

Le blog de Christine Delphy Vendredi, 9 Juin, 2017 L’Humanité

delphysyllepse | 11/06/2017

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12 juin 2017 ~ 0 Commentaire

masculinisme (tv5 monde)

Alpha mâle en crise : masculin, masculiniste ou machiste ?

L’homme, le « mâle » est-il en crise, affaibli par plusieurs décennies de féminis- me ? Comment réagissent les hommes qui s’estiment bafoués dans leur mas- culinité ? L’anthropologue Mélanie Gourarier a mené l’enquête. Dans un livre titre « Alpha mâle ». Séduire les femmes pour s’apprécier entre hommes« , elle analyse les conditions masculines en souffrance et leurs expressions.

Les hommes ont-ils vraiment perdu leur pouvoir ? Ce discours majoritaire d’une soi-disant crise masculine, l’anthropologue Mélanie Gourarier le déconstruit dans un livre brillant. En réalité,  la masculinité, s’apprend, se construit socialement, et s’adapte aux changements pour permettre aux hommes de garder le pouvoir, explique-t-elle. La domination masculine ne faiblit pas, demeure ainsi invisible et reste hégémonique. Mélanie Gourarier est spécialiste de l’anthro-pologie du genre et des rapports de pouvoir. Elle est aussi enseignante à l’Ecole des Hautes études en sciences sociales et historienne de l’art.

Dans son livre « Alpha mâle – Séduire les femmes pour s’apprécier entre hommes« , publié aux Editions du Seuil, elle part du postulat que certains hommes considèrent qu’ils ont perdu le pouvoir sur les femmes et qu’elles les maintiennent en soumission. Ils n’entendent pas se laisser faire et souhaitent être rétablis dans leur masculinité. Qui sont ces hommes ? Quels seraient les ‘déclencheurs’ de leur malaise masculin – droits de la femme, parité, mixité …? Qu’est-ce que le masculinisme ? Réponses à ces questions, à bien d’autres encore, avec Mélanie Gourarier sur le plateau de TV5MONDE.

11 juin 2017

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05 juin 2017 ~ 0 Commentaire

pologne (amnesty)

proabortion 

Les restrictions touchant la contraception d’urgence sont catastrophiques pour les femmes et les jeunes filles

Le président polonais, Andrzej Duda, ne doit pas approuver des dispositions régressives qui limiteront l’accès à la contraception d’urgence pour les femmes et les jeunes filles, a déclaré Amnesty International après l’adoption de ce projet de loi par le Sénat mercredi 1er juin.

« Les restrictions de l’accès à la “pilule du lendemain” auront des conséquences désastreuses pour les femmes et les jeunes filles qui vivent dans un pays ayant déjà l’une des législations les plus restrictives d’Europe en matière d’avortement, a déclaré Anna Błuś, chercheuse d’Amnesty International sur l’Europe centrale et les droits des femmes.

« Associées à la “clause de conscience” qui permet aux médecins de refuser un traitement pour des motifs religieux, elles constitueront de nouveaux obstacles pour les personnes qui ont besoin d’une contraception d’urgence. Ces obstacles pourraient s’avérer insurmontables pour les adolescentes et les personnes qui se trouvent dans des zones rurales isolées, et ils auront des conséquences particulièrement catastrophiques pour les victimes de viol. »

Complément d’information

Le projet de loi a été adopté par le Sénat polonais le 1er juin. S’il est promulgué par le prési- dent, il entrera en vigueur sous 30 jours et la contraception d’urgence ne sera plus accessible que sur prescription en Pologne, contrairement aux recommandations de l’Union européenne.

1 juin 2017

https://www.amnesty.org/fr/

 

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31 mai 2017 ~ 0 Commentaire

fiertés rennes

lbgti

Le CRRAQ, le Collectif FéminismeS de Rennes 2 ainsi que Solidaires Etudiant-e-s invitent à participer à la Marche des Fiertés de Rennes en prenant part à un cortège radical politisé.

Notre appel à créer un cortège radical :

Trans, pédés, bi·e·s, gouines, putes, queers, intersexes : le 3 juin, reprenons les rues de Rennes ! Le 3 juin 2017 aura lieu la Marche des Fiertés rennaise. Cette marche est l’occasion de rassembler nos énergies et nos voix dans un cortège de riposte radicale.

Face aux LGBTIphobies, face aux violences policières, face aux groupuscules d’extrême-droite, face au fascisme, face à la répression, contre les récupérations politiques et institutionnelles, contre le pink-washing et l’homonationalisme : riposte radicale !

Toujours en période d’état d’urgence, après nous être vu refuser l’accès au centre-ville historique rennais en juin 2016, dans un contexte plus hostile et sécuritaire que jamais, ne nous contentons plus des miettes : il est temps d’aller battre le pavé rennais pour clamer haut et fort notre existence, notre rage, notre détermination !

Unissons-nous pour crier notre rage face à ces violences issues du même système, raciste, patriarcal, validiste, sexiste, putophobe, homo-lesbo-bi·e-transphobe, sérophobe, classiste, policier et capitaliste !

Marchons, avec en mémoire les émeutes de Stonewall de 1969, qui n’étaient pas une soirée mousse mais bel et bien une révolte, menée principalement par des personnes trans, précai- res, racisées et travailleurs/travailleuses du sexe ! Nous marcherons avec en mémoire la tuerie d’Orlando, les personnes trans assassinées dans le monde et plus particulièrement les person- nes trans racisées, en solidarité avec Kara Wild, en solidarité avec les homosexuels persécutés et tués de Tchétchénie !

Nous exigeons :

-La fin des mutilations des personnes intersexes ;

-L’accès libre et gratuit au changement d’état civil sur simple déclaration de consentement éclairé devant un officier d’état civil ;

-Le respect du droit d’asile et des papiers pour les migrant·e·s victimes de persécutions et/ou malades ;

-L’ouverture du droit à la PMA pour tou·te·s ;

-L’établissement de la filiation par simple déclaration devant un officier d’état civil, en dehors du mariage ;

-La mise en place d’une véritable politique de santé publique pour les personnes LGBTI (VIH/Sida…) ainsi qu’une véritable politique de lutte notamment en matière d’éducation contre les LGBTIphobies et le sexisme ;

-La fin des politiques austéritaires et de précarisation ;

-L’arrêt des politiques discriminatoires stigmatisantes et répressives contre les personnes racisées, les migrant·e·s, les travailleuses et travailleurs du sexe et les classes populaires ;

-Un véritable mariage pour tou·te·s : 11 nationalités sont encore exclues de la loi Taubira et ne peuvent épouser leur partenaire.

Trans, pédés, bi·e·s, gouines, putes, queers, intersexes,
Fier·e·s, vener·e·s et solidaires :
Tou·te·s dans la rue !

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30 mai 2017 ~ 0 Commentaire

cannes 2017 (bbx)

tablier

La scène qu’on ne verra jamais!

Cannes 2017 : et la Palme du sexisme revient à….

Barbieturix est partout ou presque. A Cannes aussi. Vous aviez suivi l’affaire de l’affiche où la plastique de Claudia Cardinale était amputée ? Vous pensiez qu’on en avait fini avec le mauvais goût et le sexisme ? Que nenni… Cette édition 2017 ne nous a pas laissé de répit.

Épisode 1 : Petite leçon de phallocratie dans Libération. Terreur Graphique, sensé croquer le festival de Cannes avec humour, représente un couple arrivant au pied du tapis rouge : la femme, accrochée au bras de son mec car vacillante sur ses échasses, montre largement seins et fesses dans sa longue robe de sirène.

Elle ne pense qu’à se faire prendre en photo par la horde de photographes qui fusillent les célébrités. Elle réprimande son mâle hirsute (lui s’en fout bien sûr de son apparence, c’est un homme un vrai). Ils sont en retard car il « attendait la composition du gouvernement », elle ne veut pas « qu’il parle politique » car il lui « collerait la honte ». Elle, bien sûr, ne pense qu’à se pavaner et il ne semble pas prévu qu’elle puisse entretenir une conversation avec qui que ce soit (la parole étant réservée au sexe fort).

À la page suivante, une critique nébuleuse mais élogieuse de L’Amant d’un jour, film rance de Philippe Garrel qui ferait peut-être « un pas de plus vers le point de vue de l’autre sexe », on dirait plutôt vers le point de vue de l’autre sexe fantasmé par Garrel, car, dans ce film, les forcément très jeunes filles en fleurs passent leur vie à pleurer dans des hoquets orgasmiques, tentent de se suicider à cause d’un chagrin d’amour et l’une d’entre elles est fascinée par un professeur d’université (c’est bien connu, seuls les hommes occupent de telles fonctions comme il apparait clairement dans le film).

Ce professeur au désuet petit cartable en cuir usé est qualifié de « sommité », ce qui doit sans doute le rendre attirant aux yeux de Garrel (parce qu’on cherche vainement la sexitude torride de ce petit homme rabougri). En outre, au sein de cette « université » les mâles professeurs s’enflamment pour la beauté de leurs étudiantes- leur intelligence n’est pas évoquée- : « tu as vu comme elles sont belles cette années » affirme l’un d’eux…

Enfin, pour couronner le tout, chez Libé, ils n’aiment pas du tout le magnifique Visages villages de la grande Agnès Varda, tourné avec l’artiste JR et pourtant l’un des plus beaux films de Cannes. Bref de quoi résilier son abonnement illico!

Épisode 2 : La PhalloPalme. Cette année, les « œuvres » en compétitions semblent s’être donné le mot. Dans les films, les femmes, si elles ont une profession, ne semblent jamais devoir l’exercer, toute dévouée à la cause du foyer. Dans le film La mise à mort du cerf sacré du réalisateur grec Yorgos Lanthimos, Nicole Kidman est censée être « ophtalmologiste » et son mari chirurgien –le chirurgien est toujours au masculin au cinéma, car cette profession prestigieuse est forcément réservée aux hommes, point trop n’en faut– Nicole Kidman s’occupe constamment de ses enfants malades, fait la cuisine et – contrairement à son mari, présenté dans toute la splendeur de son art – n’est jamais représentée au travail qui ne semble pas exister. Il ne s’agit donc que d’une « étiquette » vide sans doute destinée à éviter les critiques féministes.

La PhalloPalme revient néanmoins sans conteste au Jour d’après du coréen chou- chou des cinéphiles : Hong San-Soo. Le film est un vrai petit bijou qui semble avoir été créé tout exprès pour servir d’exemple à l’analyse des stéréotypes de genre au cinéma :

Un HOMME (la cinquantaine moche comme un pou, mais on s’en fout, c’est un homme donc il est séduisant) est bien sûr créateur : écrivain et éditeur prestigieux (associé aux piles de livres de son bureau). Les trois femmes qui l’entourent se battent littéralement pour l’avoir à leurs côtés. Sa femmes (mégère qui lui prépare quand même des mets délicieux, mais ça c’est normal) l’engueule constamment, morte de jalousie puis s’excuse (« c’est sans doute la ménopause » dit-elle  par texto !). Lui ne l’aime plus (elle est trop vieille) et a une très jeune maitresse (son assistante of course) qui lui susurre amoureusement : « Je t’aime car tu es une belle personne », ce à quoi il répond : « Toi, tu es belle ».

Après s’être séparé de la première assistante, il en engage une deuxième encore plus belle, jeune et charmante. La jeune fille (la pure jeune première), fascinée par l’écrivain, est immédiatement sur la pente glissante pour succomber très prochainement au charme torride (?) du quinquagénaire légèrement bedonnant et ivrogne. Son épouse (la mégère hystérique) arrive, pense qu’elle est face à la maîtresse de son mari, se jette littérale- ment sur elle et la roue brutalement de coups. Par la suite, les femmes ne font que rivaliser pour l’amour de cet homme. L’ancienne maîtresse (également jolie, mais en voie de perdre son charme) revient et réussit à faire virer illico presto la petite nouvelle pour récupérer « son homme » qui s’installe avec elle. Finalement, il la quitte par amour pour sa fille car sa femme lui fait bien sûr du chantage affectif, il retourne donc à la case départ avec la mégère en acceptant son tourment quotidien. Bref, un microcosme insupportable dans lequel les femmes se détestent toutes car elles sont forcément des rivales, filmé en noir et blanc (pourquoi ? on ne sait pas) dans le style minimaliste sous-rohmérien cher à Hong Sang-Soo. Un ennui mortel.

Mais vraiment qu’est-ce qu’on en a à faire des affres de cet égotique ? Hello, il se passe des choses dans le monde au delà du nombril du mâle tombeur (terminologie vieillotte empruntée au film de Garrel) a-t-on envie de crier ! Néanmoins, le critique du Monde déclare avec lyrisme : «  Le Jour d’après, profondément déchirant, ouvrant sur de véritables abîmes existentiels, marque une inflexion parmi les livraisons récentes du cinéaste, de par sa noirceur et son inquiétude vissée au corps » WHAAAAAAAT ?????

Un dernier petit détail : sur les 15 journalistes qui représentent la presse dans Le film français et qui donnent leur opinion quotidienne sur les films dans cette bible cannoise en quelque sorte, 13 sont des hommes.

Marianne  / 25 mai 2017

http://www.barbieturix.com/

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22 mai 2017 ~ 0 Commentaire

italie (npa)

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En Italie, un mouvement féministe de masse est en marche

Depuis désormais plus de trois mois un nouveau mouvement féministe, qui surprend par son ampleur, sa composition et sa radicalité, a fait irruption sur la scène italienne.

Les premiers signes de la maturation d’une nouvelle génération féministe, avec ses propres codes d’expression et sa propre sensibilité politique, étaient déjà visibles ces deux dernières années dans les initiatives italiennes, notamment à Rome, pour le plein exercice du droit à l’avortement – prévu par la Loi 194 mais non garanti dans la pratique des hôpitaux à cause de la présence croissante des « objecteurs de conscience » – et en solidarité avec les luttes des femmes espagnoles contre le projet de loi anti-avortement du ministre Gallardon.

 Cette fois aussi, l’inspiration est venue des mobilisations féministes internationales contre la violence machiste dans de nombreux pays latino-américains, pour l’égalité salariale en Islande et pour l’avortement en Pologne, qui ont encouragé l’envie de réagir à une situation de violence structurelle envers les femmes qui caractérise ce pays et dont l’assassinat d’une femme par un fiancé, un mari ou un ex n’est que la pointe de l’iceberg.

Ainsi, de la confluence des pratiques des collectifs de jeunes féministes et de l’expérience de centres antiviolence, gérés par les femmes, est né un appel à la mobilisation nationale, à l’occasion de la journée du 25 novembre, conçue comme le début d’un processus de réflexion et d’action qui s’en prend à toutes les formes de violences structurelles envers les femmes.

L’appel, rédigé à Rome sous le nom Non Una di Meno (Pas une [seule femme] en moins), a été accueilli avec enthousiasme et dans plusieurs villes des assemblées locales se sont autoconvoquées pour préparer la manifestation. Contrairement au passé ces rendez- vous,  parfois à l’initiative de nouveaux collectifs de jeunes féministes ou de groupes informels, souvent liés aux espaces occupés, qui se sont adressés à tout le monde à travers les medias sociaux, ont connu un grand succès.

150 000 femmes dans les rues de Rome

Samedi 26 novembre, au moins 150 000 femmes, LGBTIQ et un certain nombre de (jeunes) hommes solidaires sont descendus dans la rue en formant une marée colorée, joyeuse et irrépressible qui a envahi le centre de Rome. Cette manifestation, pleine d’énergie et de volonté de bouleverser le monde, auto-organisée, sans le support des structures tradition- nelles de la gauche, s’est déroulée dans un esprit unitaire, inclusif des instances antiracistes, antipatriarcales et LGBTIQ.

Il s’agit d’un mouvement qui est certainement hostile aux gouvernements du Parti démocrate (Renzi d’abord et Gentiloni ensuite) à cause de leurs attaques contre la santé publique, les conditions de vie des travailleuses et des précaires, l’autodétermination des femmes en matière reproductive (voir la promotion du « Fertility Day » par la ministre de la santé, Beatrice Lorenzin) ; à cause aussi de la suspension des financements pour les centres antiviolence et d’une politique migratoire qui, dans les faits, est punitive et interdit aux nouveaux et nouvelles arrivé-e-s une vie digne sur notre territoire. Mais en même temps, il ne se reconnait dans aucune autre force politique ou syndicale établie.

Cette manifestation, dont le succès a dépassé toutes les attentes, a été suivie d’une journée d’élaboration des contenus de la protestation, avec une assemblée nationale, articulée en huit tables rondes (chacune d’environ 200 personnes provenant de tout le pays), qui se sont penchées sur les différents aspects de la violence (hétéro)patriarcale : du cadre juridico-légal à la violence économique, au travail et dans la protection sociale ; de l’éducation sexiste à l’école aux medias ; de l’accompagnement féministe pour sortir de la violence au plan de santé sexuelle et reproductive ; de la double ou triple violence que vivent les femmes immigrées au sexisme dans les mouvements sociaux. Cette élaboration mènera à l’écriture d’un plan féministe antiviolence, partant d’en bas, en contraste avec celui qui est en préparation de la part du gouvernement et qui sera présenté en juin.

Refuser les comportements de genre imposés

Pendant ce temps, « Non Una di Meno » a fait sien l’appel du « Ni Una Menos » argentin à une grève internationale des femmes à l’occasion du prochain 8 mars. Une journée dans laquelle nous proclamerons : « si nos vies ne valent rien, nous nous arrêtons ». Nous ne produisons pas, nous ne soignons pas, nous ne consommons pas, nous « faisons grève » en refusant les comportements de genre imposés.

Galvanisé par la manifestation gigantesque au cours de laquelle des milliers de jeunes femmes – et hommes – sont descendues dans la rue pour la première fois, le mouvement s’est encore élargi en s’articulant dans des assemblées par ville qui travaillent dans l’optique soit d’approfondir les thèmes de tables rondes nationales, soit de préparer concrètement la grève des femmes du prochain 8 mars, chacune sur son territoire.

Une deuxième assemblée nationale qui vient de se conclure à Bologne le week-end dernier a défini la plateforme – résultat de discussions approfondies dans les tables rondes – et les modalités de la grève : choix d’endroits symboliques pour réaliser des flash mobs, soutien aux travailleuses précaires ou soumises au chantage du patron à travers des « actions de trouble » (qui dérangent le déroulement du service ou de la production), choix d’un symbole unique – les couleurs noir et fuchsia et les poupées russes – à exposer à la fenêtre ou à porter pour signaler l’adhésion à la grève de celles qui ne sont pas en mesure de quitter leur poste ; en plus des assemblées sur les lieux de travail et dans les écoles, pour bloquer les cours et discuter de la violence et de l’oppression des femmes.

Ensuite, on se donnera rendez-vous à la fin de l’après-midi sur les places centrales de toutes les villes, où l’on créera des connexions nationales et internationales entre manifestantes, pour conclure dans quelques villes, en soirée, par des cortèges du type « reprenons la nuit » ou sous le slogan « les rues sûres sont garanties par les femmes qui y passent » (et non par les « forces de l’ordre »).

Autogestion, entraide et éducation à la différence

Tout en gardant bien en main l’autonomie du mouvement, Non Una di Meno a lancé l’invitation et le défi à tous les syndicats, majoritaires et de base, à rejoindre son action, en appelant à une grève générale de 24 heures, le seul moyen par lequel les employées peuvent faire grève légalement. Jusqu’ici,  seuls quelques syndicats de base ont répondu positivement à cet appel, sans s’engager pleinement pour sa réussite, tandis que la CGIL3 décidait de ne pas adhérer au mouvement, en se contentant d’inviter sa base à tenir des assemblées sur ce thème sur les lieux de travail.

Ce nouveau mouvement féministe, qui exprime un refus radical de l’existant, tire sa force de la combinaison d’actions massives de protestation et d’actions directes avec des expériences d’autogestion et d’entraide, dans les centres antiviolence, dans les cours d’édu- cation à la différence, dans les collectifs d’étudiantes et dans les espaces occupés, qui se réfèrent à la construction d’une société libérée du machisme, du racisme, de l’homo-lesbo-transphobie, et qui dépasse les logiques du marché capitaliste.

Il se sent partie prenante d’une marée – sera-ce la fameuse troisième vague ? – de protagonisme des femmes qui traverse le monde et qui met en cause les politiques misogynes et excluantes d’un establishment qui a perdu toute crédibilité.

C’est le premier mouvement de masse qui secoue le sens d’impuissance et de passivité qui semble avoir frappé l’Italie depuis que le centre-gauche de Renzi est arrivé au pouvoir, en promettant de moderniser le pays et de faire redémarrer l’économie, en rajeunissant sa classe politique et en alignant son fonctionnement sur les standards d’efficience européens.

Espérons que ce mouvement, unique par sa force d’auto-organisation, dirigé par une nouvelle génération de femmes – et dans lequel nous sommes pleinement engagées – pourra se consolider et donner un nouvel élan pour la reprise des mouvements sociaux dans leur ensemble.

Samedi 20 mai 2017

Nadia De Mond: Les articles de la rubrique Idées n’expriment pas nécessairement le point de vue du parti

La Gauche LCR.Belgique

https://npa2009.org/

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10 mai 2017 ~ 0 Commentaire

droits des femmes (l’express + osez!)

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Les féministes attendent Emmanuel Macron au tournant

Pendant sa campagne, le nouveau président élu s’est présenté comme le can- didat des femmes. Les associations vont veiller à ce que ses promesses ne restent pas lettre morte.

« Je suis profondément féministe », assurait Emmanuel Macron, en mars. Durant sa campagne, le candidat d’En Marche! a pris l’engagement de faire de l’égalité femmes-hommes la « grande cause nationale de son quinquennat ». Une promesse qui sera scrutée de près par les asso- ciations de défense des droits des femmes après son élection à la tête du pays, dimanche.

Un ministère du droit des femmes

Car les attentes sont nombreuses. Ce lundi, le Planning familial s’est fendu d’un communiqué, dans lequel il réclame la création d’un ministère aux Droits des femmes « de plein exercice avec des moyens nécessaires qui garantissent l’accès aux droits fondamentaux pour toutes les personnes ».

Un ministère de plein exercice avait été créé puis supprimé sous la présidence de François Hollande et remplacé par un secrétariat d’Etat aux sous la tutelle du ministère des Affaires sociales. Sous le gouvernement de Manuel Valls, les fonctions avaient finalement été intégrées au ministère rebaptisé « des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes », un intitulé qui s’était attiré de nombreuses critiques.

Le Planning estime par ailleurs que « les droits sexuels dont l’avortement doivent être inscrits dans la Constitution » et que « l’éducation devra être un enjeu central, avec une éducation à la sexualité positive et émancipatrice dès le plus jeune âge, afin que l’égalité entre les sexes construise la société ».

La PMA pour toutes et la lutte contre les violences

Le mouvement militant demande enfin « l’accès à la PMA pour toutes les femmes avec son remboursement par la Sécurité sociale ». Durant la campagne, Emmanuel Macron s’était dit favorable à l’ouverture de la procréation médicalement assistée aux femmes seules et aux couples de femmes. En revanche, il souhaite attendre l’avis du Comité consultatif national d’éthique. En France, la PMA n’est pour l’instant autorisée qu’à la condition d’être en couple hétérosexuel.

La mesure est aussi défendue par Osez le féminisme! (OLF), qui la place dans les attentes « prioritaires » de l’associations vis-à-vis du quinquennat à venir, tout comme la lutte contre les violences faites aux femmes. Si le président nouvellement élu a promis une campagne natio- nale de sensibilisation sur le sujet, Céline Piques, porte-parole d’OLF, prévient que le mouve- ment sera « vigilant » sur le budget alloué à cette question et estime qu’il faut « mettre des milliards sur la table pour que la lutte soit efficace ».

L’association se dit aussi attachée à la lutte contre les stéréotypes de genre et a critiqué le spectacle donné devant la pyramide du Louvre lors de la soirée électorale, dimanche soir. En cause, la mise en scène de danseuses en petite tenue sur scène. « La grande cause nationale droits des femmes, ça commence avec les danseuses hypersexualisées dans la cour du Louvre, c’est ça? » a notamment tweeté une porte-parole.

Appliquer (vraiment) la parité en politique

Emmanuel Macron a répété plusieurs fois pendant sa campagne son « souhait » de nommer une femme Premier ministre. Il a aussi insisté sur la nécessité d’une vraie parité en politique et s’est engagé à présenter 50% de femmes dans les circonscriptions gagnables en vue des élections législatives. Une proposition forte, alors que les partis investissent souvent des femmes là où ils sont sûrs de perdre pour contourner la loi tout en rentrant dans ses clous (et donc éviter de payer des pénalités).

« Là aussi, on attend de voir ce que cela donne », poursuit Céline Piques, soulignant qu’il est encore tôt pour avoir du recul sur ce qu’est une « circonscription gagnable » pour un jeune mouvement comme En Marche!.

Enfin, quatre associations féministes ont tenu à rappeler dans une tribune publiée dans Libération avant le second tour que leur « appel à battre Marine Le Pen » ne vaut pas « blanc- seing à Emmanuel Macron », notamment sur les questions économiques. « Nous saurons, dès le soir de son élection, lui rappeler que notre vote n’aura été en aucun cas un vote d’adhésion et nous continuerons à nous mobiliser contre son projet libéral dangereux pour les droits sociaux de toutes et tous », écrivent les porte-parole de quatre mouvements.

http://www.lexpress.fr

Lire aussi:

Monsieur le Président : les droits des femmes n’attendront pas ! (Osez le Féminisme)

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07 mai 2017 ~ 0 Commentaire

genre (plourin)

plourin

Soirée d’échanges autour des stéréotypes de genre dans la petite enfance.
Animée par Laurence davoust , sociologue

Sur réservation : mediatheque.culture@plourin-morlaix.fr

Facebook

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03 mai 2017 ~ 0 Commentaire

nantes (rafu)

nantes

RAFU appelle à un rassemblement comme réaction immédiate au féminicide d’Aigrefeuille sur Maine dans la nuit de vendredi à samedi dernier.

Pour visibiliser les violences sexistes, pour protester contre les violences faites aux femmes et les féminicides, rassemblons-nous.

Rdv à 19h le 3/05/2017 devant le parvis du palais de justice de Nantes. Nous vous invitons à amener des bougies, des fleurs, ou tout autre symbole vous permettant de rendre hommage à la victime d’Aigrefeuille, ainsi qu’à toutes les autres trop nombreuses victimes de violences sexistes.

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