Archive | Féminisme

17 avril 2017 ~ 0 Commentaire

le genre (tv5)

Touche pas parodie

Le genre, toute une encyclopédie pour un mot si détesté

Dans un ouvrage de plus de 700 pages, des chercheur-es ont planché sur le genre à travers plusieurs angles. La première « encyclopédie critique du genre » en France questionne le corps, la sexualité, les rapports sociaux. Entretien avec la chercheure Juliette Rennes qui a coordonné le projet. 

Consommation, handicap, virginité, danse, espace urbain, Internet, autant de sujets abordés dans cette encyclopédie par le prisme du genre.

Mais au fait, c’est quoi la notion de genre exactement ?

« Le genre c’est d’abord une question de recherche que l’on pose au monde social. (…) Il s’agit d’observer le monde social, par exemple, un univers professionnel en posant la question du rapport entre les sexes, comment le féminin et le masculin organisent l’espace, …. » explique, sur le plateau de TV5MONDE, Juliette Rennes, enseignante-chercheure à l’Ecole de Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS – Paris). « Longtemps dans les sciences sociales, la question du genre ne s’est pas posée.«   Le genre, c’est d’abord un système qui organise le monde social à travers des catégories de féminin et de masculin

« Le genre » est au centre de cet ouvrage unique sur le fond et dans la forme car les auteurs ont tenu à respecter aussi des règles de l’écriture inclusive qui permet de faire apparaître le féminin et le masculin dans le texte (intellecutel.le ; auteurs-actrices ; mot épicènes non genrés comme « une personne »).

Il y a bien sûr la définition du dictionnaire.  »L’origine du terme en français ‘le genre’ est gram- matical, le genre féminin/masculin, explique Juliette Renne. Mais le genre, c’est d’abord un système qui organise le monde social à travers des catégories de féminin et de masculin, non pas seulement les personnes mais aussi les objets, l’espace, …. »

Cette encyclopédie s’intéresse plus particulièrement à trois thèmes :  le corps, la sexualité, les rapports sociaux de sexe. Ces thèmes incluent par exemple le sport où le genre a souvent été en question ces dernières années.

« Le sport est organisé par cette différence entre les sexes et quand des personnes ne sont pas tout à fait classables dans cette bi-catégorisation femme/homme, elles rencontrent des problèmes », souligne Juliette Rennes. Ce fut le cas en 2014 de l’athlète indienne Dutee Chand qui secrète de la testostérone naturellement. Cette hormone qui peut accroître la masse musculaire est réputée améliorer les performances sportives. Dutee Chand a refusé de participer à une compétition après avoir dû se soumettre à un test hormonal sensé prévenir le dopage.

La bicatégorisation de la société en deux sexes est aussi un impératif social

« Cette affaire nous dit que la bi-catégorisation de la société en deux sexes est aussi un impé- ratif social comme lorsque par exemple un enfant doit être déclaré à l’état civil garçon ou fille. On invoque la nature mais elle n’est pas si rigide. Selon que l’on prend des critères génétiques, hormonaux, anatomiques, il y a des personnes qui naissent avec des identités moins stricte- ment binaires que d’autres. » souligne encore Juliette Rennes. Les chercheur-es préfèrent dans ce cas parler de « personnes inter-sexe« .

Une alimentation genrée ?

La question du genre se retrouve aussi là où on n’y fait peut-être toujours attention, comme l’alimentation. « Dans notre société les garçons et les filles n’ont pas la même alimentation, confirme la chercheure. Il y a des normes d’alimentation assez genrées.«  Plus de gras ou d’aliments pourvoyeurs en protéine par exemple pour les hommes.

Les auteur-es de cet ouvrage ont aussi voulu mettre en avant les inégalités soulevées par l’étude des genres.

« La mondialisation a des effets sur les inégalités entre les sexes et entre femmes. Les femmes des pays riches profitent de la venue de femmes de pays pauvres à qui elles font faire le ménage, la garde d’enfants. Cela permet aux femmes occidentales d’accéder plus facilement à des métiers valorisés. »

La théorie du genre

Quid des détracteurs de la « théorie du genre » ? « Il ya beaucoup de confusion autour de la « théorie » du genre, employée de manière péjorative par ses adversaires qui veulent la restrein- dre à une « théorie », à des éléments spéculatifs détachées d’études empiriques. Il y a beaucoup de craintes autour des effets de ces travaux qui montrent que ce que l’on voudrait considérer comme naturel est le fait de l’éducation, de l’environnement… » Cela fait bien longtemps qu’outre Atlantique, dans les pays anglo-saxons, ou en Allemagne et d’autres pays européens, ces peurs et rancoeurs semblent déjà d’un autre âge…

TV5MONDE Léa Baron 17.04.2017
Editions La Découverte, Paris, 2017, 35 €

Lire la suite

14 avril 2017 ~ 0 Commentaire

ivg (npa rennes)

rennes

« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question ». Ces propos prêtés à Simone de Beauvoir sonnent décidément juste, à l’heure d’attaques frontales à des degrés différents contre le droit à l’avortement. Au vu de l’actualité internationale, à quel point faut-il s’inquiéter pour l’accès à l’IVG en France ?

Un coup d’œil dans le passé nous rappelle que ce droit, pourtant fondamental, n’a rien d’un acquis. Irréductible à la loi Veil, conquis de haute lutte à partir des années 70, il fait encore l’objet de revendications féministes pour plus d’accessibilité, de moyens et de garanties. Ces mobilisations se doublent d’une nécessaire vigilance face aux diverses menaces qui pèsent sur ce droit : fermeture de centres IVG, désinformation, offensives anti-choix, prises de position et ambiguïtés politiques.

Avec trois militantes féministes

https://www.facebook.com/

Lire aussi:

Pourquoi l’IVG ne baisse pas ? (Elle)

Lire la suite

13 avril 2017 ~ 0 Commentaire

féminicides (facebook)

feminicide

Féminicides par compagnons ou ex
Cette page recense, DANS LES MÉDIAS SUR INTERNET, les féminicides par compagnon ou ex-compagnon en France, depuis le début de l’année.

Non, ce ne sont pas des « drames familiaux » ni des « drames de la séparation » ni des « crimes passionnels », ce sont des féminicides perpétrés par des hommes frustrés qui pensent détenir un permis de tuer. Ce sont des assassinats systémiques dont l’origine se trouve au cœur de notre société, dans l’éducation patriarcale qui est donnée aux hommes et qui les autorise à posséder femmes et enfants et à disposer de leurs vies.

Nous consacrons ici une publication par victime.

C’est un travail éprouvant mais nécessaire pour que ces femmes ne restent pas invisibles, qu’elles soient nommées quand c’est possible, et non plus une parmi d’autres anonymes dans un chiffre global annuel dont pas grand monde ne s’émeut ni ne s’indigne parmi les politiques et même la société…

Nous ajusterons le nombre des orphelin-e-s, victimes collatérales du #TerrorismePatriarcal #Féminicide familial, toléré, minimisé, ignoré des politiques… tellement moins spectaculaire, donc moins effrayant que le terrorisme religieux et pourtant tout aussi mortifère !
Vous trouverez sur ce fil différents articles sur le sujet, et vous pouvez également déposer ceux que vous souhaitez partager.

LES CHIFFRES DE 2017 (à minima)

FÉMINICIDES par (ex)compagnons : 43 + 1 tiers + 3 enfants
* 37 assassinées chez elles + 5 à leurs ex-domiciles
* 28 en situation de séparation
* 33 étaient mères dont 1 tuée avec ses 3 enfants
* 64 orphelin-e-s dont 3 enfants témoins
* 15 suicides + 5 tentatives

HOMICIDES par (ex)compagnes : 3
* 2 en possible « légitime défense »
* 0 suicide

INFANTICIDES : 14
* 6 par 4 pères – dont 3 enfants tués avec leur mère
* 2 par 2 beau-pères
* 2 par 1 mère (un double)
* 4 par le couple parental BP/M – dont un où le GPm est aussi mis en examen pour non dénonciation des violences, il vivait au foyer
* 2 suicides de père qui ont « suicidé » avec eux 4 enfants

La carte des féminicides par (ex) compagnons en 2017 :
https://www.google.com/maps/d/viewer…

Facebook

Lire la suite

11 avril 2017 ~ 0 Commentaire

le voile (slate)

brernie

Bernie Sanders étreint une étudiante musulmane..

Le voile, un symbole de 3.000 ans de machisme religieux

Depuis des années, tout le monde parle du voile, de plus en plus de personnes portent le voile, pas seulement à Bamako ou au Caire, mais aussi à Londres, Paris ou New York. Symbole religieux ou signe religieux? Que signifie ce carré de tissus qui met la planète en émoi? Intrigué par autant de questions, j’ai décidé de consacrer quelques semaines de mes vacances à compulser  les livres d’histoire religieuse pour remonter aux racines du signe, pour ne pas dire du mal.

Et là, en remontant au plus loin des traces écrites des civilisations antiques, en fouillant dans les annales des histoires sumériennes, j’ai  découvert avec stupéfaction que le voile découle à l’origine d’une illusion optique. En effet, une croyance sémitique très ancienne attestée en Mésopotamie, considérait la chevelure  de la femme comme le reflet de la toison pubienne!

«Les prostituées ne seront pas voilées»

Donc, il a fallu très tôt lui couvrir la tête, afin de lui occulter le sexe! Cette croyance était si répandue dans les pays d’Orient, notamment en Mésopotamie, qu’elle a fini par avoir force de loi. Aussi, le port du voile est-il rendu obligatoire dès le XIIe siècle avant J.-C. par le roi d’Assyrie, Teglat Phalazar Ier: «Les femmes mariées n’auront pas leur tête découverte. Les prostituées ne seront pas voilées.»

C’était dix-sept siècles avant Mahomet et cela se passait en Assyrie, l’Irak d’aujourd’hui.

Dans la Bible hébraïque, on ne trouve aucune trace de cette coutume, cependant la tradition juive a longtemps considéré qu’une femme devait se couvrir les cheveux en signe de modestie devant les hommes.

Le voile comme instrument de ségrégation pour l’Eglise

Il faudra attendre l’avènement du christianisme pour que le voile devienne une obligation théologique, un préalable à la relation entre la femme et Dieu. C’est saint Paul qui, le premier, a imposé le voile aux femmes en avançant des arguments strictement religieux. Dans l’épître aux Corinthiens, il écrit: «Toute femme qui prie ou parle sous l’inspiration de Dieu sans voile sur la tête, commet une faute identique, comme si elle avait la tête rasée. Si donc une femme ne porte pas de voile, qu’elle se tonde; ou plutôt, qu’elle mette un voile, puisque c’est une faute pour une femme d’avoir les cheveux tondus ou rasés.»

Et plus loin:

«L’homme, lui, ne doit pas se voiler la tête: il est l’image et la gloire de Dieu, mais la femme est la gloire de l’homme. Car ce n’est pas l’homme qui a été tiré de la femme, mais la femme de l’homme, et l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme. Voilà pourquoi la femme doit porter sur la tête la marque de sa dépendance.» L’Eglise s’en servira à l’égard des femmes, pour les considérer comme des créatures inférieures par nature et selon le droit.

On voit qu’à l’origine, le voile est utilisé comme un instrument de ségrégation qui fait de la femme un être inférieur, non seulement vis-à-vis de l’homme mais aussi de Dieu.

Il est intéressant de noter que ce passage des Corinthiens est repris aujourd’hui par la plupart des sites islamistes qui font l’apologie du foulard.

.

Pour lire la suite sur l’islam

.

Lire la suite

09 avril 2017 ~ 0 Commentaire

7 femmes (daily geek)

7 femmes qui méritaient le prix Nobel mais dont le travail a été volé par des hommes

Dans la série des injustices, il existe celles de certaines femmes scientifiques. Ayant pourtant fait avancer le monde, elles n’ont jamais reçu de prix Nobel pour leurs tra- vaux. Au fil des années et à travers le globe, les scientifiques féminines ont été nombreuses à avoir été « oubliées », afin de conserver une « élite masculine » dans les sciences.

Soyons honnêtes, outre Marie Curie décorée par deux fois (1903 et 1911), bien malin sera celui qui pourra en citer d’autres. Et pour cause, depuis sa première attribution en 1901, seules 49 femmes se sont vues récompensées, contre 833 hommes. Elles sont majoritairement reconnues dans les domaines de la paix et de la littérature. Le contexte historique explique beaucoup cette telle différence. En effet, les femmes avaient peu accès au domaine scientifi- que au début du XXe siècle. Depuis 1976, la tendance tend à corriger cette injustice. Néanmoins, de nombreuses femmes resteront à jamais dans l’ombre.

lise-meitner

Lise MEITNER

UNE PHYSICIENNE QUI N’A JAMAIS PERDU SON HUMANITÉ

Décédée en 1968, Lise Meitner a laissé une trace dans l’histoire pour avoir découvert la fission nucléaire en 1938. En pleine Seconde Guerre mondiale, en plus d’être une femme, elle était juive. Ainsi, bien que nominée trois fois, ce sera finalement l’un de ses proches : Otto Hahn qui sera récompensé à sa place dans le domaine de la chimie en 1944. Certains de ses proches comme Dirk Coster lui ont apporté ouvertement tout leur soutien face à cette injustice.

nettiestevens

Nettie Maria STEVENS

UNE REMARQUABLE RÉUSSITE

La généticienne américaine Nettie Maria Stefens décédée en 1912 a découvert que le sexe de l’enfant était déterminé par les chromosomes. Si elle a été de nombreuses fois reconnue pour son travail et honorée de nombreux titres, le prix Nobel pour cette découverte a été attribué à Thomas Hunt Morgan, le Directeur du Bryn Mawr Collège où la scientifique  travaillait. Ce dernier aurait déclaré : « Sa détermination et son dévouement, combinés à un grand sens de l’observation, son sérieux et sa patience, unis à un solide jugement, expliquent en partie sa remarquable réussite »

rosalind-franklin-

Rosalind Elsie FRANKLIN

SON GÉNIE A ÉTÉ SACRIFIÉ AU NOM DE LA GLOIRE SUPÉRIEURE DES HOMMES

Toujours dans le domaine des sciences, la malheureuse Rosalind Elsie Frankin s’est fait voler deux prix Nobel. Le premier concernant ses travaux sur la structure ADN a été attribué à Francis Crick et James Dewey Watson en 1962. Ces derniers ayant eu accès aux recher- ches de la scientifique à son insu, n’ont même pas pris la peine de rendre hommage au travail de Rosalind. Quant au second, il s’agit de celui sur la structure des virus. Un travail grande- ment mené par Rosalind et qui sera repris par Aaron Klug. Ce dernier recevra le prix à sa place. Elle n’était âgée que de 37 ans lorsqu’elle succomba d’un cancer de l’ovaire, très probablement causé par la surexposition aux radiations.

Gaposchkin

Cecila PAYNE-GAPOSCHKIN

LA THÈSE DE DOCTORAT LA PLUS BRILLANTE JAMAIS ÉCRITE EN ASTRONOMIE

L’astronome américaine Cecilia Payne-Gaposchkin n’a pas eu plus de chance que ses collègues. Obligée de s’expatrier aux Etats-Unis pour travailler dans les sciences, ses études la mèneront à prouver en 1924 que les étoiles sont composées d’hélium et d’hydrogène. Une découverte hautement novatrice pour l’époque. Néanmoins, le professeur Henry Russel la dissuade de publier une telle découverte. Cinq ans plus tard, Russel publie l’article de Cecilia, en prenant toutefois soin de la mentionner… C’est lui qui sera honoré du prix Nobel associé.

susan-jocelyn-bell

Jocelyn BELL BURNELL

D’APRÈS SON DIRECTEUR DE RECHERCHE, ELLE « PERDAIT SON TEMPS »

Plus récemment, Jocelyn Bell Burnell, astrophysicienne britannique a découvert le premier pulsar. N’étant qu’élève à cette époque, le jury du prix Nobel décida de l’attribuer à son profes- seur de recherches : Antony Hewish. Ce fût l’une des premières vives réactions face à une telle injustice de la part de ses confrères chercheurs. Il ne fit aucun doute que Jocelyn n’avait pas obtenu ce titre parce qu’elle était une femme.

Esther-Lab

Esther LEDERBERG

ELLE ÉTAIT UN GÉNIE DE LABORATOIRE

Esther Lederberg, microbiologiste, travaillait avec son mari dans le domaine de la génétique et des bactéries. C’est elle qui découvrit la réplication de la culture bactérienne dans son centre de recherche : le Plasmid Reference Center à l’Université de Stanford. Néan- moins, c’est son mari : Joshua Lederberg qui a reçu le prix Nobel en 1958. Esther est à jamais restée dans l’ombre de ce dernier, sans jamais obtenir de reconnaissance dans le monde de la médecine.

Mileva_Maric

Mileva MARIC EINSTEIN

MILEVA RÉSOLVAIT LES PROBLÈMES MATHÉMATIQUES POUR ALBERT

Pour clôturer ce maigre échantillon, Mileva Maric Einstein, plus connue comme étant « l’épouse d’Albert Einstein », l’est pourtant beaucoup moins pour son implication dans les travaux menés par son mari. En effet, elle a participé à la plupart d’entre eux jusqu’à leur divorce en 1896. De nombreuses lettres du « Génie » portent pourtant la mention du «nous» :  notre théorie, nos travaux, notre article, notre découverte, nos études…. Une lettre datant de 1901 mentionne ceci : « Fier et heureux quand nous aurons mené tous les deux ensemble notre travail sur le mouvement relatif à une conclusion victorieuse ». Malgré cela, elle sera toujours restée dans l’ombre d’Albert, sans aucune reconnaissance.

La condition de femme a longtemps été un handicap dans le monde des intellectuels. La tendance tend à fébrilement changer, même si, de nos jours encore, la femme n’est toujours pas l’égale à l’Homme.

http://dailygeekshow.com/

Lire la suite

30 mars 2017 ~ 0 Commentaire

nous présidentes (anti-k + france info)

charge

Le collectif national pour les droits des femmes a 20 ans

Nous avons 20 ans, le plus bel âge. Notre Collectif National pour les Droits des Femmes a 20 ans. Jeunes mais déjà riches de combats, de luttes, de réflexions qui ont forgé notre expérience. Nous sommes nées dans les luttes.

Celle de juin 1995 contre la volonté du régime chiraquien post mitterrandien d’amnistier les commandos anti avortement.

Celle de la manifestation du 25 novembre 1995 où 40 000 personnes venues de toute la France ont manifesté pour les droits des femmes à l’appel de la Coordination des Associations pour le Droit à l’Avortement et la Contraception.

Celle du formidable mouvement social de novembre décembre 1995 contre le plan Juppé sur la Sécurité sociale.

Nous travaillons sans cesse pour l’unité des luttes en faveur des droits des femmes.

Nous réunissons en notre sein des associations féministes, des syndicats et des partis de gauche et d’extrême gauche car les féministes sont partout. Nous sommes féministes lutte de classes car nous croyons que, comme le combat féministe, le combat contre le capitalisme est toujours d’actualité. Nous soutenons les combats des femmes contre la précarité, des ouvriè- res en lutte pour leur dignité, des femmes et hommes sans papiers pour leur régularisation.

Nous nous fixons comme objectif de faire passer dans les faits, dans la pratique, l’égalité formelle que les femmes ont conquise durant tout le vingtième siècle et le début du vingt et unième.

Car le problème est bien là :

Nous avons obtenu l’égalité des droits mais pas l’égalité dans la réalité. Nous intervenons dans tous les domaines pour faire avancer l’égalité. Nous avons été de toutes les manifestations en 2016 contre la loi travail comme en 2010 contre la réforme des retraites de Sarkozy. Nous avons avec d’autres structures mené une campagne pour l’égalité salariale entre les femmes et les hommes en 2011 et 2012.

En 2007 nous avons rédigé une « proposition de loi cadre contre les violences faites aux femmes » qui, après un long cheminement, a donné lieu au vote de la loi du 9 juillet 2010. La fameuse, celle qui a instauré l’ordonnance de protection.

Nous avons impulsé, en 2016 toujours, le collectif « Droits des femmes contre les extrêmes droites » pour lutter contre leur idéologie raciste, sexiste, nauséabonde et leur démagogie concernant les femmes.

Nous organisons les manifestations du 8 mars pour la Journée internationale de luttes pour les droits des femmes et celle du 25 novembre contre les violences faites aux femmes. Bref, notre combat ne s’arrête pas, jamais.

Nous présidentes

http://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Éducation sexuelle : le coup de colère du Pr Israël Nisand (Anti-k)

Quand des hommes catholiques suivent des stages pour réaffirmer leur « masculinité » (France Info)

L’insupportable message sexiste diffusé par France 2 (Slate)

Il y a vraiment de quoi avoir peur pour les droits des femmes (Slate)

Lire la suite

29 mars 2017 ~ 0 Commentaire

ivg (street press)

avortement

J’ai avorté et c’est mieux comme ça

À 22 ans Victoria est tombée enceinte. Elle a décidé d’avorter. Son médecin de famille n’a pas voulu la suivre, mais elle a pu compter sur le planning familial. Ça n’a pas été facile, mais elle ne regrette pas son choix.

J’ai fait un premier test de grossesse. Négatif. Pourtant j’avais un pressentiment, une intuition. J’en ai fait un deuxième la semaine suivante : positif. J’étais enceinte, il fallait que j’avorte. C’était en juillet dernier. Lorsque je l’ai appris, j’étais choquée et triste. J’ai eu honte de moi parce que c’était pleinement de ma faute. Je ne me protégeais pas. J’avais tout simplement joué avec le feu.

Il fallait que je me débrouille seule

Je suis allé voir mon médecin généraliste. C’est mon médecin de famille, il me suit depuis que je suis petite, et il me connait très bien. J’ai eu la sensation de l’avoir déçu. Il m’a clairement fait comprendre qu’il ne voulait pas me suivre pendant cette histoire, qu’il fallait que je me débroui- lle seule. C’est un mec de province, d’un certain âge. C’est pas tous les jours qu’il doit voir des jeunes filles enceintes passer dans son cabinet. Il m’a simplement dirigée vers le planning familial de ma ville.

Une semaine plus tard environ, j’avais rendez-vous pour la première consultation. Là-bas, c’était très différent. Les femmes ont été extras avec moi. Elles étaient adorables. J’ai eu beaucoup de rendez-vous, peut-être six ou sept, parce que j’en avais besoin. Là, je me sentais prise en charge. C’était vraiment très bien encadré : ce planning est réputé pour être l’un des meilleurs de France. Il y a des médecins, des infirmières, des psychologues, tout ce qu’il faut. Il y a également un suivi psychologique assuré gratuitement pendant des années après, si besoin. Moi je n’ai pas vu de psy. On me l’a proposé, mais je n’en ai pas ressenti le besoin. Les consultations médicales me suffisaient.

J’ai aimé la sensation, même si je connaissais l’issue que ça allait avoir

Entre le jour où je l’ai su et le jour de l’avortement, il s’est passé environ trois semaines. J’ai avorté à un mois de grossesse. J’avais beaucoup de nausées. Ma mère m’a dit : « De toutes mes grossesses j’ai jamais eu autant de nausées que toi. » J’ai passé trois semaines dans ma chambre, je ne pouvais rien avaler, puisque je vomissais tout, je ne pouvais pas sentir une odeur, rien. J’ai perdu beaucoup de poids, mais mon ventre était différent. Je le touchais, il était dur. C’était un sentiment étrange. C’est bizarre à dire mais j’ai aimé la sensation, même si je connaissais l’issue que ça allait avoir. « Ce n’est que quelques jours après l’opération que j’ai réellement pris conscience que je n’avais plus rien dans le ventre. » Victoria, 22 ans.

J’ai choisi de me faire opérer à l’hôpital, par aspiration, sous anesthésie générale. Il y avait l’option « facile », par voie médicamenteuse. Celle-ci revient à provoquer une sorte de fausse couche et dans ce cas, il n’y a pas d’hospitalisation. Ça me paraissait trop douloureux, je ne voulais pas vivre ça seule chez moi. Quand je suis rentrée après l’opération, j’étais cre- vée, je n’ai pas réalisé tout de suite. Ce n’est que quelques jours plus tard que j’ai réellement pris conscience que je n’avais plus rien dans le ventre. J’avais changé quelque chose, j’avais fait un choix. J’ai eu un manque les premiers jours. Lorsque je voyais une femme enceinte ou un bébé, ça me faisait quelque chose. Je suis allé à l’église. Aujourd’hui, tout va bien.

J’ai fait ce qu’il fallait faire, c’est une évidence

J’étais étudiante, j’avais 22 ans, c’était les premiers mois avec mon copain. J’ai fait ce qu’il fallait faire, c’est une évidence. Bien sûr je me suis posée des questions, c’est normal : qu’est- ce qu’il se serait passé si je ne l’avais pas fait ? Comment je vivrais mes futures grossesses ? Je n’ai pas les réponses. C’est un geste qui marque une vie, on ne peut pas l’oublier, c’est impossible. Mais je sais que j’ai pris la bonne décision, je l’ai toujours su. Je sais aussi que j’aurais des enfants plus tard. Au bon moment.

Le jour de l’opération, j’ai rencontré une jeune fille qui était dans le même cas que moi. Je m’en souviendrais toujours. Je partageais ma chambre double avec elle. Elle devait avoir au plus 16 ans. Il y avait ses copines avec elle et j’ai compris son histoire. Ses parents n’étaient pas au courant, elle leur avait dit qu’elle allait en cours ce jour là. Elle avait l’air plutôt bien. Pas triste ni traumatisée. Elle avait surtout l’air très jeune, encore enfantine et pas vraiment consciente de ce qu’elle était en train de vivre.

Le droit à l’avortement est une liberté qui ne peut pas disparaître

Oui, psychologiquement, c’est dur d’avorter. Mais il faut penser à l’avenir. Pour moi, si tu n’as pas les conditions nécessaires pour élever un enfant, ne le fais pas. Ça n’est plus seulement ta vie que tu risques de gâcher. Je ne pouvais pas éduquer un enfant aujourd’hui, je suis encore entrain de m’éduquer moi même. N’importe quelle mère dira que la première grossesse, c’est toujours la galère. Alors décider de donner naissance alors sans être correctement installée dans la vie, je n’ose même pas imaginer. Le droit à l’avortement est une liberté qui ne peut pas disparaître. Aucune femme ne dira que c’est facile à vivre. Mais c’est un droit fondamental.

 Victoria, 22 ans, étudiante  Le prénom a été modifié.

Propos recueillis par Agathe Palaizines 27 Mars 2017
.
.
Lire aussi:
.

Lire la suite

24 mars 2017 ~ 0 Commentaire

leur promesse, notre combat (osez le féminisme)

charge

Pour une meilleure articulation des temps de vie

  • Le passage aux 32 heures sur quatre jours sans perte de salaire.
  • Réduire le temps de travail pour permettre à chacunE d’avoir un emploi, rendre le travail moins pénible, disposer d’un temps de loisir pour participer à la vie familiale et sociale, s’adonner librement aux activités de son choix.

Cette mesure devrait être accompagnée d’une réelle incitation au partage des tâches domestiques et familiales au sein des couples. Aujourd’hui encore les femmes supportent l’essentiel de ce travail domestique, totalement invisibilisé.

  • Des modes de garde renforcés

Uniquement dans son résumé de programme de 4 pages : https://poutou2017.org/sites/default/files/2017-01/4PAGES-Campagne-web.pdf

Cette mesure n’est pas du tout détaillée, et ne figure pas dans son programme complet.

Pour la fin des violences économiques

  • Le SMIC à 1 700 euros net tout de suite, et une augmentation de tous les salaires de 300 euros.
  • Nous ne voulons pas d’un «revenu universel» de quelques centaines d’euros qui main- tiendra des millions de personnes au niveau du seuil de pauvreté, mais d’un salaire qui permette à chacunE de vivre dignement.

Cela peut permettre une diminution du nombre de personnes en situation de précarité. Or nous savons que la grande majorité des personnes précaires sont des femmes : les femmes représentent 70 % des “travailleurs pauvres”, 62 % des personnes en emploi non qualifié et 90 % des familles monoparentales, particulièrement exposées à la pauvreté.

  • La fin des temps partiels imposés, des contrats précaires, du pseudo statut d’ « auto- entrepreneur » : un CDI, un emploi statutaire pour toutes et tous. Un CDI, un emploi statutaire pour toutes et tous.

78,1% des postes à temps partiel sont occupés par des femmes. 30% des femmes travaillent à temps partiel qui explique en partie les différences de salaire entre les femmes et les hommes. Cependant, cette dénonciation des temps partiels imposés n’implique aucune analyse spécifique à ce que vivent les femmes.

  • Une protection sociale élargie, qui garantira à chacunE la gratuité des soins de santé et des médicaments prescrits et utiles, en même temps que des indemnités journalières à hauteur de 100 % du salaire, des allocations familiales assurant, dès la première naissance, la possibilité d’élever dignement ses enfants.

Cela permettra également de réduire le nombre de familles monoparentales en situation de précarité.

  • Une garantie de rémunération pour les salariéEs avec une activité discontinue ToutE travailleurE en dehors de l’emploi percevra un revenu au moins égal au SMIC, de même que toutes celles et tous ceux dont l’état de santé ne leur permet pas de travailler
  • L’égalité des salaires, la fin de la précarité, la réduction du temps de travail pour touTEs.

Ceci semble purement déclaratif. Comment Philippe Poutoux souhaite-il inciter les entreprises à respecter une égalité salariale effective ? Généraliser la gratuité des transports publics, retisser un réseau de transport public performant dans les zones rurales, décloisonner les quartiers pauvres des villes. Peut permettre aux femmes à faibles revenus d’accroître leur mobilité, et donc échapper à une précarité sociale.

Pour qu’aucune femme et qu’aucun enfant ne soit plus victime de violences masculines

Des moyens pour accueillir les femmes victimes de violences (logement, formation des personnels qui y sont confrontés…), la régularisation de touTEs les sans-papiers, l’asile pour les femmes victimes de violences, l’accès immédiat aux soins pour toutEs.

Des espaces accueillant les femmes victimes de violences, ainsi que la formation de toutes les personnes qui peuvent déceler et faire de la prévention auprès de ces femmes sont des atouts très important dans la lutte contre les violences masculines.

Mais il nous semble primordial de rappeler que ces actions doivent être accompagnées de la création d’un important budget alloué aux droits des femmes, ainsi que de la mise en œuvre d’une politique publique et d’une campagne nationale dénonçant les violences masculines.

Pour une politique féministe

Rien dans le programme.

Pour la fin des stéréotypes genrés

  • La mise en place de pédagogies émancipatrices qui soient des outils pour penser de façon autonome afin d’acquérir plus de connaissances, de comprendre le monde et de résister à l’oppression.

Devons-nous comprendre par cette proposition que Philippe Poutou souhaite lutter contre tous les stéréotypes entravant la liberté de choix ? Choix des filières, éducation égalitaire (par la formation des professeur.e.s )…

  • Une éducation non sexiste

Nous aurions préféré des mesures concrètes de mise en action.

Pour une meilleure représentation des femmes en politique

Interdiction du cumul des mandats et de plus de deux mandats consécutifs

Le non cumul des mandats est une solution pour qu’il y ait une réelle représentativité de la population française en politique et une parité effective.

Pour le droit à disposer de son corps

  • Créer 120 000 emplois pour maintenir des établissements de proximité, comprenant au moins un service d’urgence, une maternité et un service de chirurgie, et créer des centres de santé publics ouverts.

Nous espérons que cela comprendra également une augmentation des centres IVG. En effet dans certaines régions françaises, qui sont de réels déserts médicaux, les femmes n’ont pas accès à des centres IVG de proximité.

  • Nous défendons le droit des femmes à disposer de leur corps face à ceux qui les forcent à se voiler comme à se dévoiler.

Défense de la liberté des femmes de se vêtir comme elles le souhaitent, mais les espaces ne sont pas précisés, espace public, espace du travail…

  • L’avortement et la contraception libres, gratuits et accessibles, des centres IVG et des maternités partout sur le territoire pour répondre aux besoins, l’allongement du délai légal de l’IVG à 24 semaines.

Très bien.

  • Nous voulons les mêmes droits pour toutes et tous, femmes et hommes, homos et hétéros, notamment la procréation médicalement assistée pour toutes, une filiation directe pour les couples de même sexe, la fin des stérilisations forcées, le changement d’état civil sur simple demande, l’arrêt des mutilations des personnes intersexuées, des moyens financiers contre les LGBTIphobies.

La PMA pour toutes est une des revendications d’Osez le féminisme !

  • De véritables services publics de la santé dans les universités avec accès gratuit à la contraception et l’IVG.

Il serait également utile d’avoir un accès gratuit à la contraception et à l’IVG dès le lycée, accompagné de cours d’éducation à la sexualité égalitaire.

Osez l'égalité !

Sur quoi se base ce décryptage ?

Ce décryptage s’appuie sur le projet de Philippe Poutou de 2017 publié sur son site : https://poutou2017.org/

Lire aussi:

Nathalie Arthaud

Benoit Hamon

Jean Luc Mélenchon

http://egalite2017.olf.site/

Lire la suite

24 mars 2017 ~ 0 Commentaire

macron (osez le féminisme)

charge

Non, l’altérité n’est pas le féminisme.

Macron ou l’homme qui croit qu’être féministe c’est aimer le féminin, comme si le veganisme c’était aimer les animaux pour le goût qu’ils ont dans notre assiette, ou si on pouvait dire « je ne suis pas raciste puisque j’aime la musique noire ». Chacun.e sait qu’aimer, avoir du goût pour un être, est un sentiment absolument différent de celui qui respecte cet être, le reconnaît comme son égal.
.
Quant à l’altérité, hormis le fait que ce soit un point de vue puérilement androcentré, Emmanuel Macron considère que les femmes sont différentes des hommes, et qu’il faut aimer cette différence. Alors que nous, en tant que féministes, voulons au contraire interroger cette idée d’une différence qui serait naturelle et irréductible.
.
Etre féministe c’est vouloir que les femmes acquièrent les mêmes droits et la même légitimité que les hommes, sachant que toute idée de complémentarité hommes-femmes est défavorable aux femmes.
.
C’est énervant qu’un candidat puisse se prétendre appartenir à un mouvement alors qu’il décrit des pensées en contradiction avec celui-ci. On ne comprend pas à qui Macron s’adresse avec ce genre de discours mais ce n’est pas ainsi qu’il nous convaincra.
.
PS : il ne fait aucun doute que Macron n’a jamais lu Le Deuxième sexe de Simone de Beauvoir ne serait-ce pour découvrir les dix premières pages de l’introduction du tome 1.
Solène
.
EGALITE2017-22-mars-2017-Macron-sur-lalterité-1
.

Lire la suite

22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

féminisme finistère (ouest france)

clit

Clito’Rik, le sexe au féminin, on en parle!

Du 7 au 15 avril à Trégunc, Douarnenez, Quimper, Châteaulin et Brest, le collectif Gast organise la deuxième édition du festival Clito’Rik Sexualités & plaisirs. L’objectif : ne pas choquer mais interpeller sur la question du sexe et notamment du plaisir au féminin.

Pourquoi avoir créé le festival « Clito’Rik » ?

« Tout le monde sait dessiner un sexe masculin, mais combien savent faire le sexe féminin ? », demande Cécile. Face au tabou et à l’ignorance, le collectif quimpérois Gast a décidé de créer ce festival. L’objectif numéro 1 : apprendre à se libérer et se faire plaisir. La première édition s’est tenue sur un week-end, en 2015. Cette année, il se déroulera sur dix jours. « On a eu un succès débordant alors, cette année, on a décidé d’être débordées », s’exclame Morgane Bramoullé. Les sujets seront plus larges : la sexualité des personnes âgées, des handicapés, des transgenres… Le festival est ouvert à tous.

Des animations très osées

Le festival se déroule sur dix sites. Il débutera par un concert, vendredi 7 avril, à Trégunc. Le samedi, de nombreuses animations se tiendront comme une course de sex-toys, un atelier « auto-gynéco », des discussions intimes autour de la place des hommes dans le féminisme…

Lundi, direction Douarnenez avec la performeuse et modèle Misungui Bordelle. Mardi, rendez- vous à Quimper pour une journée sexualité et handicap. Mercredi et jeudi, à Châteaulin, la question du consentement sera abordée, avec un atelier d’initiation à l’autodéfense, pour apprendre à riposter physiquement mais aussi verbalement. Viendra ensuite la question des personnes âgées avec des discussions et un concert des Mamies guitare au Run ar Puns. Le festival se terminera le vendredi 14 et le samedi 15 à Brest avec un concert au Vauban, des ateliers sur l’orgasme féminin, des expositions…

Une volonté de choquer ?

« On ne veut pas faire polémique mais on a envie de faire parler, admet Camille. C’est une clef féministe pour se réapproprier les pouvoirs. » Autre sujet qui interpelle : le spectacle Traumboy, l’histoire d’un homme qui a choisi le métier de prostitué (samedi 15, à Brest). « Encore une fois, on ne prend pas parti mais arrêtons de faire l’autruche », s’exclame Cécile.

En tout cas, le pari prend. À la suite de la première édition, l’association a reçu de nombreux retours positifs. Cette année, des gens viennent de toute la France et des ateliers sont déjà complets. « Oui, certaines personnes peuvent être un peu gênées. C’est pour ça que tout se fait sans obligation et dans la bienveillance. »

Féministe, un mot qui peut faire peur

Le collectif se décrit comme mixte, bilingue français-breton, ouvert à toutes les sexualités et… féministe. « Un mot qui peut faire peur, admet Cécile. Mais il existe de nombreuses branches. On ne s’oppose pas aux hommes. On veut juste une vraie égalité homme-femmes. Pendant le festival, on travaille avec une quinzaine d’associations. Ça va du planning familial à des collectifs plus radicaux. »

Le programme complet est à retrouver sur gast.bzh/clitorik et les inscriptions sont à faire sur strolladgast@gmail.com.

Tarifs : prix libre et jusqu’à 12 €.

21/03/2017

http://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin