Archive | Féminisme

24 mars 2017 ~ 0 Commentaire

leur promesse, notre combat (osez le féminisme)

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Pour une meilleure articulation des temps de vie

  • Le passage aux 32 heures sur quatre jours sans perte de salaire.
  • Réduire le temps de travail pour permettre à chacunE d’avoir un emploi, rendre le travail moins pénible, disposer d’un temps de loisir pour participer à la vie familiale et sociale, s’adonner librement aux activités de son choix.

Cette mesure devrait être accompagnée d’une réelle incitation au partage des tâches domestiques et familiales au sein des couples. Aujourd’hui encore les femmes supportent l’essentiel de ce travail domestique, totalement invisibilisé.

  • Des modes de garde renforcés

Uniquement dans son résumé de programme de 4 pages : https://poutou2017.org/sites/default/files/2017-01/4PAGES-Campagne-web.pdf

Cette mesure n’est pas du tout détaillée, et ne figure pas dans son programme complet.

Pour la fin des violences économiques

  • Le SMIC à 1 700 euros net tout de suite, et une augmentation de tous les salaires de 300 euros.
  • Nous ne voulons pas d’un «revenu universel» de quelques centaines d’euros qui main- tiendra des millions de personnes au niveau du seuil de pauvreté, mais d’un salaire qui permette à chacunE de vivre dignement.

Cela peut permettre une diminution du nombre de personnes en situation de précarité. Or nous savons que la grande majorité des personnes précaires sont des femmes : les femmes représentent 70 % des “travailleurs pauvres”, 62 % des personnes en emploi non qualifié et 90 % des familles monoparentales, particulièrement exposées à la pauvreté.

  • La fin des temps partiels imposés, des contrats précaires, du pseudo statut d’ « auto- entrepreneur » : un CDI, un emploi statutaire pour toutes et tous. Un CDI, un emploi statutaire pour toutes et tous.

78,1% des postes à temps partiel sont occupés par des femmes. 30% des femmes travaillent à temps partiel qui explique en partie les différences de salaire entre les femmes et les hommes. Cependant, cette dénonciation des temps partiels imposés n’implique aucune analyse spécifique à ce que vivent les femmes.

  • Une protection sociale élargie, qui garantira à chacunE la gratuité des soins de santé et des médicaments prescrits et utiles, en même temps que des indemnités journalières à hauteur de 100 % du salaire, des allocations familiales assurant, dès la première naissance, la possibilité d’élever dignement ses enfants.

Cela permettra également de réduire le nombre de familles monoparentales en situation de précarité.

  • Une garantie de rémunération pour les salariéEs avec une activité discontinue ToutE travailleurE en dehors de l’emploi percevra un revenu au moins égal au SMIC, de même que toutes celles et tous ceux dont l’état de santé ne leur permet pas de travailler
  • L’égalité des salaires, la fin de la précarité, la réduction du temps de travail pour touTEs.

Ceci semble purement déclaratif. Comment Philippe Poutoux souhaite-il inciter les entreprises à respecter une égalité salariale effective ? Généraliser la gratuité des transports publics, retisser un réseau de transport public performant dans les zones rurales, décloisonner les quartiers pauvres des villes. Peut permettre aux femmes à faibles revenus d’accroître leur mobilité, et donc échapper à une précarité sociale.

Pour qu’aucune femme et qu’aucun enfant ne soit plus victime de violences masculines

Des moyens pour accueillir les femmes victimes de violences (logement, formation des personnels qui y sont confrontés…), la régularisation de touTEs les sans-papiers, l’asile pour les femmes victimes de violences, l’accès immédiat aux soins pour toutEs.

Des espaces accueillant les femmes victimes de violences, ainsi que la formation de toutes les personnes qui peuvent déceler et faire de la prévention auprès de ces femmes sont des atouts très important dans la lutte contre les violences masculines.

Mais il nous semble primordial de rappeler que ces actions doivent être accompagnées de la création d’un important budget alloué aux droits des femmes, ainsi que de la mise en œuvre d’une politique publique et d’une campagne nationale dénonçant les violences masculines.

Pour une politique féministe

Rien dans le programme.

Pour la fin des stéréotypes genrés

  • La mise en place de pédagogies émancipatrices qui soient des outils pour penser de façon autonome afin d’acquérir plus de connaissances, de comprendre le monde et de résister à l’oppression.

Devons-nous comprendre par cette proposition que Philippe Poutou souhaite lutter contre tous les stéréotypes entravant la liberté de choix ? Choix des filières, éducation égalitaire (par la formation des professeur.e.s )…

  • Une éducation non sexiste

Nous aurions préféré des mesures concrètes de mise en action.

Pour une meilleure représentation des femmes en politique

Interdiction du cumul des mandats et de plus de deux mandats consécutifs

Le non cumul des mandats est une solution pour qu’il y ait une réelle représentativité de la population française en politique et une parité effective.

Pour le droit à disposer de son corps

  • Créer 120 000 emplois pour maintenir des établissements de proximité, comprenant au moins un service d’urgence, une maternité et un service de chirurgie, et créer des centres de santé publics ouverts.

Nous espérons que cela comprendra également une augmentation des centres IVG. En effet dans certaines régions françaises, qui sont de réels déserts médicaux, les femmes n’ont pas accès à des centres IVG de proximité.

  • Nous défendons le droit des femmes à disposer de leur corps face à ceux qui les forcent à se voiler comme à se dévoiler.

Défense de la liberté des femmes de se vêtir comme elles le souhaitent, mais les espaces ne sont pas précisés, espace public, espace du travail…

  • L’avortement et la contraception libres, gratuits et accessibles, des centres IVG et des maternités partout sur le territoire pour répondre aux besoins, l’allongement du délai légal de l’IVG à 24 semaines.

Très bien.

  • Nous voulons les mêmes droits pour toutes et tous, femmes et hommes, homos et hétéros, notamment la procréation médicalement assistée pour toutes, une filiation directe pour les couples de même sexe, la fin des stérilisations forcées, le changement d’état civil sur simple demande, l’arrêt des mutilations des personnes intersexuées, des moyens financiers contre les LGBTIphobies.

La PMA pour toutes est une des revendications d’Osez le féminisme !

  • De véritables services publics de la santé dans les universités avec accès gratuit à la contraception et l’IVG.

Il serait également utile d’avoir un accès gratuit à la contraception et à l’IVG dès le lycée, accompagné de cours d’éducation à la sexualité égalitaire.

Osez l'égalité !

Sur quoi se base ce décryptage ?

Ce décryptage s’appuie sur le projet de Philippe Poutou de 2017 publié sur son site : https://poutou2017.org/

Lire aussi:

Nathalie Arthaud

Benoit Hamon

Jean Luc Mélenchon

http://egalite2017.olf.site/

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24 mars 2017 ~ 0 Commentaire

macron (osez le féminisme)

charge

Non, l’altérité n’est pas le féminisme.

Macron ou l’homme qui croit qu’être féministe c’est aimer le féminin, comme si le veganisme c’était aimer les animaux pour le goût qu’ils ont dans notre assiette, ou si on pouvait dire « je ne suis pas raciste puisque j’aime la musique noire ». Chacun.e sait qu’aimer, avoir du goût pour un être, est un sentiment absolument différent de celui qui respecte cet être, le reconnaît comme son égal.
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Quant à l’altérité, hormis le fait que ce soit un point de vue puérilement androcentré, Emmanuel Macron considère que les femmes sont différentes des hommes, et qu’il faut aimer cette différence. Alors que nous, en tant que féministes, voulons au contraire interroger cette idée d’une différence qui serait naturelle et irréductible.
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Etre féministe c’est vouloir que les femmes acquièrent les mêmes droits et la même légitimité que les hommes, sachant que toute idée de complémentarité hommes-femmes est défavorable aux femmes.
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C’est énervant qu’un candidat puisse se prétendre appartenir à un mouvement alors qu’il décrit des pensées en contradiction avec celui-ci. On ne comprend pas à qui Macron s’adresse avec ce genre de discours mais ce n’est pas ainsi qu’il nous convaincra.
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PS : il ne fait aucun doute que Macron n’a jamais lu Le Deuxième sexe de Simone de Beauvoir ne serait-ce pour découvrir les dix premières pages de l’introduction du tome 1.
Solène
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EGALITE2017-22-mars-2017-Macron-sur-lalterité-1
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22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

féminisme finistère (ouest france)

clit

Clito’Rik, le sexe au féminin, on en parle!

Du 7 au 15 avril à Trégunc, Douarnenez, Quimper, Châteaulin et Brest, le collectif Gast organise la deuxième édition du festival Clito’Rik Sexualités & plaisirs. L’objectif : ne pas choquer mais interpeller sur la question du sexe et notamment du plaisir au féminin.

Pourquoi avoir créé le festival « Clito’Rik » ?

« Tout le monde sait dessiner un sexe masculin, mais combien savent faire le sexe féminin ? », demande Cécile. Face au tabou et à l’ignorance, le collectif quimpérois Gast a décidé de créer ce festival. L’objectif numéro 1 : apprendre à se libérer et se faire plaisir. La première édition s’est tenue sur un week-end, en 2015. Cette année, il se déroulera sur dix jours. « On a eu un succès débordant alors, cette année, on a décidé d’être débordées », s’exclame Morgane Bramoullé. Les sujets seront plus larges : la sexualité des personnes âgées, des handicapés, des transgenres… Le festival est ouvert à tous.

Des animations très osées

Le festival se déroule sur dix sites. Il débutera par un concert, vendredi 7 avril, à Trégunc. Le samedi, de nombreuses animations se tiendront comme une course de sex-toys, un atelier « auto-gynéco », des discussions intimes autour de la place des hommes dans le féminisme…

Lundi, direction Douarnenez avec la performeuse et modèle Misungui Bordelle. Mardi, rendez- vous à Quimper pour une journée sexualité et handicap. Mercredi et jeudi, à Châteaulin, la question du consentement sera abordée, avec un atelier d’initiation à l’autodéfense, pour apprendre à riposter physiquement mais aussi verbalement. Viendra ensuite la question des personnes âgées avec des discussions et un concert des Mamies guitare au Run ar Puns. Le festival se terminera le vendredi 14 et le samedi 15 à Brest avec un concert au Vauban, des ateliers sur l’orgasme féminin, des expositions…

Une volonté de choquer ?

« On ne veut pas faire polémique mais on a envie de faire parler, admet Camille. C’est une clef féministe pour se réapproprier les pouvoirs. » Autre sujet qui interpelle : le spectacle Traumboy, l’histoire d’un homme qui a choisi le métier de prostitué (samedi 15, à Brest). « Encore une fois, on ne prend pas parti mais arrêtons de faire l’autruche », s’exclame Cécile.

En tout cas, le pari prend. À la suite de la première édition, l’association a reçu de nombreux retours positifs. Cette année, des gens viennent de toute la France et des ateliers sont déjà complets. « Oui, certaines personnes peuvent être un peu gênées. C’est pour ça que tout se fait sans obligation et dans la bienveillance. »

Féministe, un mot qui peut faire peur

Le collectif se décrit comme mixte, bilingue français-breton, ouvert à toutes les sexualités et… féministe. « Un mot qui peut faire peur, admet Cécile. Mais il existe de nombreuses branches. On ne s’oppose pas aux hommes. On veut juste une vraie égalité homme-femmes. Pendant le festival, on travaille avec une quinzaine d’associations. Ça va du planning familial à des collectifs plus radicaux. »

Le programme complet est à retrouver sur gast.bzh/clitorik et les inscriptions sont à faire sur strolladgast@gmail.com.

Tarifs : prix libre et jusqu’à 12 €.

21/03/2017

http://www.ouest-france.fr/

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14 mars 2017 ~ 0 Commentaire

pourquoi ? (madmoizelle + npa)

LePen-Poutine

Marine Le Pen est la pire candidate pour les droits des femmes ?

La newsletter les Glorieuses fait le point sur les programmes et les actions passées des candidat•es à la présidentielle en matière de droits des femmes. Et à défaut d’avoir un consensus sur la meilleure candidature, il y en a un sur la pire…

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10 mars 2017 ~ 0 Commentaire

camarades pakistanais (awp)

awami

Facebook

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10 mars 2017 ~ 0 Commentaire

être une fille (courrier)

legende-garcons-naissent-choux-filles-roses-L-urSyzx

Classement. : les pays où c’est plus facile et les autres

Une nouvelle étude vient de paraître sur le traitement réservé aux jeunes filles dans 144 pays. Les données recueillies sont édifiantes sur la condition féminine dans toutes les régions du monde.

A l’occasion de la Journée internationale des droits de la fille, le 11 octobre dernier, l’ONG britannique Save The Children a publié une étude sur la santé, l’éducation et les opportunités des filles dans 144 pays. L’enquête intitulée Every Last Girl (“Aucune fille oubliée”), prend en compte cinq indicateurs : mariage précoce, éducation scolaire, grossesse d’adolescentes, mortalité maternelle et proportion de femmes au Parlement. C’est la première fois que l’ONG publie un tel classement. Voici les 10 premiers pays qui arrivent en tête:

  • 1- Suède
  • 2 – Finlande
  • 3 – Norvège
  • 4 – Pays-Bas
  • 5 – Belgique
  • 6 – Danemark
  • 7 – Slovénie
  • 8 – Portugal
  • 9 – Suisse
  • 10 – Italie

La France n’arrive qu’en 18e position, derrière l’Espagne, l’Allemagne, l’Autriche, le Luxembourg, le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande et Israël et juste devant le Canada (l’étude complète ici).

Des réactions partout dans le monde

“Au Portugal le girl power”, titre le site Algarve Daily News, qui se félicite de la bonne place occupé par le pays.  Le site norvégien The Local.no se réjouit lui aussi. “Deux pays dans le monde seulement sont plus favorables aux filles que la Norvège : la Suède et la Finlande.”

“Où est le meilleur endroit dans le monde pour être une fille ? Pas au Royaume-Uni”, se désole à l’inverse The Telegraph. C’est à la fois au taux de grossesse chez les adolescentes (15,3 pour 1 000 naissances) et à la faible représentation des femmes au Parlement (29,4 %) que le pays doit sa 15e place note le quotidien britannique.

Quant au site Plus55, de Brasilia, il rend compte du rapport sous ce titre : “Le pire pays d’Amérique du Sud pour être une femme : le Brésil”. De fait, le pays se classe 102e sur 144. Les données recueillies montrent que 877 000 Brésiliennes âgées de 20 à 24 ans se sont mariées avant l’âge de 15 ans. En Amérique latine, seuls la République dominicaine et le Nicaragua font pire. Par ailleurs, le Brésil compte seulement 51 députées parmi 513 représentants élus en 2014.

Tout à fait en queue de classement, plusieurs pays d’Afrique où les mariages d’adolescentes sont particulièrement fréquents : le Niger, le Tchad ou encore la Somalie.

Des chiffres impressionnants et alarmants

Au-delà de ce classement, il ressort du rapport de Save The Children quelques chiffres impressionnants – et alarmants. “Dans le monde, toutes les sept secondes, une jeune fille de moins de 15 ans est mariée. Chaque année, 2,5 millions de filles de moins de 16 ans donnent naissance à un enfant”, indique ainsi l’ONG, qui mentionne la grossesse et l’accouchement comme la deuxième cause la plus fréquente de décès pour les filles entre 15 et 19 ans (après le suicide). 24/10/2016

http://www.courrierinternational.com/

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09 mars 2017 ~ 0 Commentaire

8 mars pristina-kosovo (the guardian)

pristina kosovo
 
A woman holds a poster by US artist Shepard Ferey and reading ‘We the people, defend dignity’ as people rally for gender equality and against violence towards women
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https://www.theguardian.com/

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07 mars 2017 ~ 0 Commentaire

dossier 8 mars (npa)

pakl

Camarades pakistanaises: « We are a socialist party for emancipation of women from class, patriarchal, and national oppression ».

Un 8 mars de grève, de lutte !

Inspirée par les grèves de femmes de l’automne dernier, d’abord en Islande contre l’inégalité salariale puis en Pologne en réponse aux tentatives de criminaliser l’avortement, et fortes de leurs propres mobilisations massives contre les violences, les femmes argentines de Ni Una Menos ont lancé un appel à l’automne 2016 pour une grève internationale le 8 mars pour protester contre toutes les formes de violence à l’égard des femmes, y compris la violence économique…

Cet appel a été rapidement repris en Italie par le mouvement Non Una Di Meno après la grande manifestation de Rome en novembre dernier. Le 7 novembre, en France, l’appel à cesser le travail à 16 h 34 pour dénoncer les 27 % de salaire en moins touchés par les femmes, a reçu un écho inattendu sur les réseaux sociaux. Cela a incité les  syndicats à préparer la grève le 8 mars dans le cadre de l’appel unitaire des associations féministes et organisations syndicales, soutenu par des partis politiques de gauche.

Nouvelle impulsion internationale

Les manifestations massives de femmes contre Trump le 21 janvier ont donné une nouvelle impulsion au mouvement. La déclaration d’Angela Davis illustre bien cette volonté : « Cette marche des femmes représente la promesse d’un féminisme qui se bat contre les pouvoirs pernicieux de la violence étatique. Un féminisme inclusif et intersectionnel qui nous invite toutes et tous à rejoindre la résistance face au racisme, à l’islamophobie, à l’antisémitisme, à la misogynie et à l’exploitation capitaliste. (…) Lutter pour le droit des femmes, c’est lutter pour les droits humains partout sur la planète ».

L’appel argentin a été repris aux États-Unis et dans plus de 40 pays à travers le monde. De l’Australie au Brésil, du Paraguay à la Pologne, des femmes s’organisent et préparent des actions.

Si les plus grosses manifestations de ces dernières années en Amérique latine ont eu lieu contre les violences faites aux femmes, en Argentine mais également au Brésil, contre les féminicides au Mexique, en Bolivie, en Colombie, nous avons également vu des protestations contre des prises de positions barbares de l’Église catholique interdisant à des fillettes d’avorter après avoir subi des incestes…

En Europe, après l’Espagne en 2015 où une tentative de limiter le droit à l’avortement a provoqué une forte mobilisation et un soutien international, il y a eu une nouvelle mobilisation en Pologne contre la tentative d’interdire l’avortement en toutes circonstances : le lundi 3 octobre, les femmes ont refusé de participer à la marche normale de la société, démontrant ainsi leur force. Par ailleurs, en Irlande, le mouvement pour la légalisation de l’avortement est un mouvement de longue durée, et les Irlandaises appellent aussi à la grève le 8 mars.

Aux États-Unis, face à la présidence Trump, dénoncé pour sa misogynie, on s’attend aussi à des attaques sur les droits fondamentaux des femmes, des attaques qui ont déjà commencé au niveau des États.

Contre toutes les violences

L’appel d’Argentine dénonce la violence dans toutes ses formes. C’est la violence domestique, mais aussi la violence du marché, de la dette, des relations de propriété capitaliste et de l’État ; la violence des politiques discriminatoires contre les femmes lesbiennes, trans et queer ; la violence de la criminalisation étatique des mouvements migratoires ; la violence de l’incarcération de masse ; et la violence institutionnelle contre le corps des femmes par l’interdiction de l’avortement et le manque d’accès à des soins de santé gratuits et à l’avortement gratuit.

Cet appel doit renforcer notre détermination à nous opposer aux attaques institutionnelles, politiques, culturelles et économiques contre les femmes musulmanes et migrantes, les femmes de couleur, les femmes qui travaillent et les femmes sans emploi, les femmes lesbiennes, les femmes queer et les femmes trans.

En mouvement, en grève

Les grèves du 8 mars renouent avec une longue tradition. Dans les années 1908 et 1909, les travailleuses du textile à New York faisaient grève pour demander des meilleures conditions de travail, contre la répression et pour le droit de vote. En 1910, inspirée par la lutte des travailleuses, sur proposition de la socialiste allemande Clara Zetkin, la Conférence internationale des femmes a décidé d’organiser une Journée internationale des femmes travailleuses.

Quelques années plus tard, en 1917, des milliers de femmes, d’ouvrières et d’épouses de soldats russes se sont rendues dans les rues le 8 mars pour réclamer la paix et le pain, et déclencher l’insurrection qui renverserait le régime tsariste. Et ce 8 mars 2017 sera le 100e anniversaire du début de la Révolution de février en Russie.

Dans le contexte actuel de remise en cause des droits des femmes partout sur la planète, cet appel à une grève internationale des femmes, par les actions impulsées quelles que soient leurs formes, en tissant et renforçant les liens entre les femmes des différents pays, sera un élément central de résistance. Nous reprenons l’appel des Argentines : « Tissons un nouvel internationalisme. (…) Nous voyons que face au nouvel essor du néo-conservatisme, ici et dans le monde entier, le mouvement des femmes émerge comme une puissance alternative. »

Commission nationale intervention féministe

Mardi 7 mars 2017

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Comment la dette renforce-t-elle l’oppression des femmes ? (Cadtm)

Huit portraits de femmes (Amnesty)

Féministes et anticapitalistes comme il le faudra (NPA)

Contre le chômage et la pénibilité, une revendication féministe : la réduction du temps de travail (NPA)

Pour un droit au séjour autonome pour les femmes étrangères (NPA)

Des mesures pour en finir avec les violences faites aux femmes (NPA)

Mon corps, mon choix ! (NPA)

Des services publics de qualité pour touTEs ! (NPA)

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07 mars 2017 ~ 0 Commentaire

8 mars 2017 (tv5)

 fem mes de plog

Une journée internationale des droits des femmes sous le signe de l’appel à la grève mondiale

Ce 8 mars 2017 sortira à coup sûr de la routine annuelle de ce jour imposé où l’on semble se rappeler que les inégalités entre les sexes, loin de se résorber, s’aggravent encore. L’accession de Donald Trump, et son machisme en bandoulière, à la présidence des Etats-Unis donne un coup de fouet bienvenu aux mouvements des femmes dans le monde entier.

Cela aurait pu être un bel anniversaire, joyeux, pour cette 40ème édition de la Journée internationale des droits des femmes érigée par les Nations Unies. Mais en ces temps de régression généralisée, d’un bout à l’autre de la planète, du Nord au Sud, d’Est en Ouest, elles n’ont pas fini de marcher les Terriennes. Après le succès mondial de la Women’s march du 21 janvier 2017, une nouvelle étape devrait être franchie ce 8 mars 2017 avec un appel à la grève des femmes, tout autour de la terre, de quelques secondes, minutes ou d’une journée entière.

On nous dit et on nous le répète : les femmes travaillent, de plus en plus nombreuses, et cela sous toutes les latitudes. Et pourtant, il n’est pas certain que la montée en puissance des femmes dans l’emploi s’accompagnent de droits supplémentaires. Il est même plutôt certain que ce soit l’inverse. En témoigne encore cette intervention d’un eurodéputé d’extrême droite, bien dans ses bottes, qui explique sans honte les raisons de rémunérer moins bien les femmes : « parce qu’elles sont moins intelligentes que les hommes ! » CQFD

Les femmes gagnent en moyenne 23% de moins que les hommes à l’échelle mondiale (26% en France, sic), nous rappelle l’Union européenne. Au rythme actuel, il faudra 70 ans pour résorber les écarts, estime l’Organisation internationale du travail – OIT.

Les sujets de fâcherie ne manquent pas, tant la planète semble tourner à l’envers, avec des hommes ultra majoritairement toujours aux commandes, dans tous les secteurs – politique, économique, universitaire, sportif, culturel, etc -, malgré les lois, malgré les incitations, malgré les sanctions. Un seul exemple pour s’en convaincre ? Sur la quinzaine de candidats déclarés à la présidentielle française d’avril 2017, deux femmes seulement, Marine Le Pen et Nathalie Arthaud, l’une à l’extrême droite, l’autre à l’extrême gauche.

Pauvres hommes…., paraît-il

Des deux côtés de l’océan atlantique, les partis populistes séduisent de plus en plus des hommes effrayés d’être dépossédés de leurs prérogatives mais aussi des femmes attirées par les sirènes d’une vie tranquille et illusoire au foyer. Les grandes conquêtes féminines (et féministes) du 20ème siècle – droit de vote, droit d’être élue, droit au compte bancaire séparé de son mari, droit à l’avortement, droit de conduire, etc -, n’ont jamais autant semblé fragiles, surtout depuis l’avènement d’un machiste misogyne à la Maison Blanche, en novembre 2016, en la personne de Donald Trump, dont l’une des premières mesures a été de s’attaquer à l’interruption volontaire de grossesse.

Tandis que les violences faites aux femmes, conjugales ou « gratuites » ne reculent pas, loin de là : en Espagne, en Amérique latine, en Asie, etc, les féminicides explosent, et les masculinis- tes font des émules au Canada, en Europe, aux Etats-Unis ou ailleurs.

Les attaques contre le droit des femmes à disposer de leur corps se multiplient partout, sur tous les continents.

En moins de deux semaines, à la veille de ce 8 mars 2017, on apprend qu’en Russie, la très puissante église orthodoxe s’érige contre ce droit adopté dès la révolution d’octobre 1917 sous l’impulsion de la pionnière Alexandra Kollontaï ;  que la justice urugayenne interdit à une femme d’avorter à la demande du père ; que le Guatemala ordonne l’expulsion de ses eaux côtières d’un navire hôpital pour permettre aux Guatémaltèques d’avorter ; qu’en Croatie les ultra-conservateurs catholiques ont tenté de rendre le droit à l’avortement inconstitutionnel ; ou encore que l’Angola persiste à punir, par une nouvelle loi, comme aux temps de la colonisation les interruptions volontaires de grossesse de « peines maximales de trois ans de prison pour les femmes (qui les subissent) et de quatre ans pour ceux qui les effectuent« …

Nous voulons contribuer au développement d’un nouveau mouvement féministe plus large en aidant à la mobilisation pour une grève internationale le 8 mars
Angela Davis, Rasmea Yousef Odeh, Nancy Fraser, etc

Mais les femmes ne sont plus aussi dociles. Et le succès de la marche mondiale du 21 janvier 2017 leur a donné des ailes. De la #WomensMarch, elles ont donc décidé de passer à la #WomensStrike, mot d’ordre construit sur le modèle argentin #NiUnaMenos, qui se répand et se décline dans toutes les langues, sur les réseaux sociaux. « Nous sommes en colère mais pas impuissantes« , dit Barbara Nowacka, femme politique polonaise et représentante du comité « Sauvons les femmes », lauréate du prix Simonde de Beauvoir 2017.  »Les droits des femmes sont plus que jamais en danger, mais ils sont davantage discutés« , poursuit celle qui espère voir ce 8 mars des milliers de compatriotes en grève.

Dès le 6 février, un groupe de féministes sans frontières, parmi lesquelles des icônes du féminisme universitaire américain, telles Angela Davis, Rasmea Yousef Odeh ou encore Nancy Fraser lançaient un appel à la grève universelle, publié par plusieurs grands quotidiens :

« Les marches féminines massives du 21 janvier marquent le début d’une nouvelle vague du combat féministe. Mais quel sera précisément son objectif ?  À notre avis, il ne suffit pas de s’opposer à Trump et à ses politiques agressivement misogynes, homophobes, transphobes et racistes. Nous devons également cibler les attaques néolibérales en cours contre la protection sociale et les droits du travail. Alors que la flagrante misogynie de Trump a été le facteur déclenchant de la réponse massive du 21 janvier, l’attaque contre les femmes (mais aussi contre tous les travailleurs) avait depuis longtemps précédé son investiture. Les conditions de vie des femmes, en particulier celles des femmes de couleur et des travailleuses, des chômeuses ou des migrantes, se sont régulièrement détériorées au cours des 30 dernières années – merci à la finance mondialisée et aux multinationales.
(…/…)
Le genre de féminisme que nous recherchons est déjà à l’oeuvre à l’échelle internationale, dans les luttes à travers le monde : de la grève des femmes en Pologne contre l’interdiction de l’avortement aux grèves et marches des femmes en Amérique latine contre la violence masculine ; depuis la vaste manifestation de novembre 2016 en Italie jusqu’aux protestations et à la grève des femmes pour la défense des droits reproductifs en Corée du Sud ou en Irlande.
Ce qui est frappant à propos de ces mobilisations, c’est que plusieurs d’entre elles combinent les luttes contre la violence masculine avec celles contre la précarisation du travail et l’inégalité salariale, tout en s’opposant aux politiques homophones et xénophobes. Ensemble, elles annoncent un nouveau mouvement féministe international avec un programme élargi:  à la fois antiraciste, anti-impérialiste, anti-hétérosexiste et anti-néolibéral. Nous voulons contribuer au développement de ce nouveau mouvement féministe plus large en aidant à la mobilisation pour une grève internationale le 8 mars.
(…/…)
 »

Appel entendu, comme on le voit, en Turquie, en Italie, ou encore au Chili

Tandis que d’autres se préparent en vidéo à suivre le mouvement, parce que « la grève est la seule arme de celles et ceux qui travaillent« . Mais « c’est aussi en tant que femmes que nous devons cesser le travail, parce que sinon, nous restons invisibles » disent ces femmes, mères célibataires, retraitées, enseignantes, migrantes, chômeuses, etc, du Royaume Uni. Les organisatrices de ce mot d’ordre international sont, aussi, bien conscientes qu’il n’est pas facile à suivre. Alors, à celles qui seraient empêchées, elles suggèrent de juste « porter du rouge en signe de solidarité » ou encore de recoiffer leur tête des fameux bonnets « pussy hat » tricotés à la hâte pour la marche du 21 janvier.

#8mars15h40, l’horloge s’arrête

Les syndicats ou associations françaises qui appellent à se joindre au mouvement ont elles aussi choisi des actions plus modestes pour être mieux suivies : arrêter le travail à 15h40, c’est à dire au moment où les femmes, à travail et compétences égales ne sont plus payées chaque jour, tandis que leurs compagnons le sont jusqu’à 18 h ; manifester à Paris le 8 mars, à 17h30, à la sortie des bureaux, sur les grands boulevards là où se trouvent les grands magasins si réputés de Paris, employeurs d’une main d’oeuvre presque exclusivement féminine ; faire circuler sur les réseaux sociaux toutes ces revendications d’égalité sous le mot dièse #8mars15h40.

24 octobre 1975, le jour où (presque) toutes les Islandaises se mirent en grève

Faire grève, Marianna Traustadottir, dirigeante de la Confédération islandaise du Travail (ASI) sait bien ce que cela signifie, mais aussi ce que cela peut entraîner comme changements fondamentaux, surtout si toutes les femmes s’y mettent. Conviée à Paris le 28 février 2017 par une trentaine d’organisations féministes, elle est revenue sur cet épisode encore unique jusqu’aujourd’hui, lorsque ce  24 octobre 1975, l’immense majorité des Islandaises stoppèrent le travail (pour la plupart dans des conserveries de poisson), mais aussi toutes leurs tâches domestiques et éducatives.

Ce pays se trouva alors paralysé, et « les hommes ouvrirent les yeux ». La syndicaliste se souvient de cet électrochoc salutaire et « maintenant c’est tous les cinq ans environ que nous descendons dans la rue ce jour là. Et aujourd’hui nous nous démultiplions grâce aux réseaux sociaux. Le résultat c’est que nous avons un nouveau gouvernement en Islande et que le ministère du travail s’appelle aussi celui de l’égalité des droits »

De beaucoup plus loin, le Forum d’Asie Pacifique pour les femmes, le développement et le droit (APWLD), se rappelle une autre histoire. Celles des Françaises qui défièrent, les premières, le roi Louis XVI retranché à Versailles, lançant l’inexorable révolution française de 1789.

Et on devrait se souvenir aussi des Communardes, femmes de Paris protégeant, le 18 mars 1971, les Canons de Montmartre que le gouvernement voulait faire enlever, alors que les Parisiens considéraient qu’ils étaient à eux. Ces femmes n’avaient alors rien à perdre et tout à gagner. Elles plongèrent dans « leur » révolution, arrêtant le travail, manifestant, jusque sur les barricades avant d’être renvoyées à des abysses d’oppression. Et d’oubli.

Espérons que ce 8 mars 2017 évitera ce sombre et éternel recommencement.

Sylvie Braibant 07 mar 2017

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04 mars 2017 ~ 0 Commentaire

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