Archive | Féminisme

18 juin 2019 ~ 0 Commentaire

mater guingamp (fr3)

Guingamp : la maternité obtient un répit jusqu’en juillet 2020

Face à la forte mobilisation des Guingampais pour sauver leur maternité, sa fermeture prévue a été annulée. En juillet 2020, le débat reviendra sur la table mais pour l’instant, la maternité continue de fonctionner, surtout que le nombre de naissances est correct.

On ne peut pas la rater. Sur le fronton de la médiathèque de Guingamp, une grande fresque affiche les visages des derniers nés dans la maternité de Guingamp. Ils ont tous moins de trois mois sur leurs photos.

L’établissement menace de fermer, comme bon nombres de maternités en France, par manque de naissances. Pourtant, 485 bébés sont nés à Guingamp. Il en faut 500 pour qu’elle soit maintenue.

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507 visages

Pour s’opposer à la décision de l’Agence Régionale de Santé de fermer la maternité le 1er février 2019, les habitants de la ville avaient créé une page Facebook pour se fédérer contre ce projet. Ils avaient multiplié les actions et courriers adressés aux instances en charge de la procédure.

Le projet le plus important est donc la réalisation de cette fresque, inaugurée le 17 juin en fin d’après-midi. Elle représente les visages des 507 derniers nés dans la maternité. Une manière d’humaniser les personnes dépendantes de son existence, et d’affirmer le côté collectif des revendications.

Avec le soutien de Philippe Le Goff, maire de Guingamp, les opposants à la fermeture ont pu montrer leur travail au plus grand nombre en l’installant sur la médiathèque. La municipalité s’est mobilisée pour sauvegarder ce service public. Si elle ferme, les maternités les plus proches sont celles de Lannion et Saint-Brieuc, voire Morlaix et Carhaix-Plouguer.

Corentin Bélard 18/06/2019

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15 juin 2019 ~ 0 Commentaire

grèves des femmes (révolution permanente)

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Grève féministe anticapitaliste en Suisse ! (RP)

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14 juin 2019 ~ 0 Commentaire

grève des femmes (le-huff’ fi ci)

En Suisse, les femmes à nouveau en grève et dans la rue, 28 ans après

Le 14 juin 1991, un demi-million de femmes suisses se mobilisaient pour dénoncer les inégalités persistantes dont elles étaient victimes. Portées par la vague #MeToo, elles sont appelées à une nouvelle journée de mobilisation, ce vendredi 14 juin.

“À 28 ans d’écart, qu’est-ce qui distingue les militantes qui ont lutté pour le droit de vote de celles qui prennent le relais aujourd’hui ?”, s’interroge Le Temps, qui dresse le portrait des manifestantes de ce vendredi 14 juin. Les Suissesses se rassembleront pour lutter contre les inégalités salariales, dans un pays où les femmes gagnent environ 20 % de moins que les hommes. “Mot d’ordre : faire du bruit !”, soutient Le Courrier.

Le quotidien reprend : À 15 h 24, heure à laquelle les femmes cessent symboliquement d’être payées, elles brandiront casseroles et sifflets pour dénoncer les inégalités salariales.”

“Il y a une prise de conscience, une effervescence. Les femmes osent parler et se mobiliser”, estime Valérie Vuille, dont les propos sont recueillis par Le Temps. Comme “des milliers d’autres femmes et d’hommes en Suisse”, elle s’apprête à “cesser de travailler pour réclamer que l’égalité inscrite dans des lois devienne réalité”, commente le journal.

Le féminisme “sort des cercles de militantes, pour gagner le grand public”. Pour le quotidien, la particularité de ce 14 juin s’exprimera dans un “brassage intergénérationnel”.

Deux ans après #MeToo

Alors que l’idée d’une nouvelle grève féministe émane de militantes, syndicalistes, étudiantes ou retraitées, “cet événement s’inscrit dans une série de mobilisations internationales”, analyse le quotidien. Depuis quelques années, et particulièrement depuis le début du mouvement #MeToo de 2017, le féminisme international “trouve un nouvel élan avec les réseaux sociaux, caisse de résonance des témoignages de sexisme dans l’espace public”.

De façon plus large, “les collectifs [qui manifesteront vendredi 14 juin] demandent notamment la liberté de choix en matière de sexualité et d’identité de genre, la fin de la banalisation des violences sexistes et la gratuité de l’avortement et de la contraception”, détaille la Radio Télévision Suisse.

Juliette Labracherie  14/06/2019
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10 juin 2019 ~ 0 Commentaire

alabama (ouest france)

abort

L’éducation sexuelle rendue inexistante par la religion

En Alabama, il suffit de lever les yeux pour voir une église. Bientôt, les classes des écoles publiques pourraient arborer des crucifix et l’avortement être considéré comme un meurtre. C’est là qu’a grandi Margaux Hartline, à qui on a appris qu’il fallait rester vierge jusqu’au mariage. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu : elle est désormais une militante homosexuelle défendant le droit à l’avortement.

« Je ne devrais pas avoir à suivre les règles d’un système de croyances auquel je n’appartiens pas », explique Margaux Hartline, 25 ans, militante homosexuelle défendant le droit à l’avortement, en référence à l’influence de la religion sur bien des aspects de la société.

L’État américain le plus religieux

En mai, l’Alabama a adopté une loi interdisant l’avortement, même en cas de viol ou d’inceste, et l’assimilant à un homicide. Elle sera effective en novembre si elle n’est pas bloquée par la justice d’ici là.

Cet État du sud des États-Unis est aussi le plus religieux. Il est situé dans la « ceinture de la Bible », qui comprend un gros quart sud-est du pays. 82 % de ses 4,8 millions d’habitants disent croire en Dieu « avec une certitude absolue », selon une étude du Pew Research Center en 2016.

« Une question tellement intrusive »

Dans le lycée public où Margaux Hartline a étudié, il existait un programme recrutant les étudiantes des classes supérieures pour apprendre aux plus jeunes « les merveilles de l’abstinence » sexuelle. Au préalable, les professeurs devaient interroger les plus âgées pour s’assurer qu’elles étaient vierges. « C’était une question tellement intrusive », se remémore la jeune femme.

Selon Amanda Reyes, porte-parole de l’ONG Yellowhammer Fund, qui finance les avortements de femmes ayant de faibles revenus, il est enseigné dans les lycées d’Alabama que le sexe est « quelque chose qui ne peut arriver que dans le contexte d’un mariage hétérosexuel ». Est-il question des méthodes contraceptives comme l’usage du préservatif ? « Oh non », répond-elle en s’esclaffant. « Mon Dieu, non ! ».

Promotion de l’abstinence

Les deux militantes accusent les autorités de l’Alabama de négliger les femmes. Non seulement à cause du manque de services de santé, mais plus encore parce que l’abstinence est le seul moyen de contraception enseigné à l’école.

L’État n’exige pas que l’éducation sexuelle soit abordée en classe. Mais si c’est le cas, les ensei-gnants doivent suivre les « instructions » du Code de l’Alabama de 1975. Celles-ci promeuvent « l’abstinence, en particulier comme unique manière sûre d’empêcher la diffusion de maladies sexuellement transmissibles et les grossesses non désirées », explique Michael Sibley, porte-parole du département de l’Éducation de l’Alabama.

Selon elle, il s’agit d’un « minimum obligatoire » et les écoles peuvent enseigner d’autres méthodes contraceptives si les autorités locales dont elles dépendent les y autorisent. Ce qui, selon Margaux Hartline et Amanda Reyes, est peu fréquent.

L’homosexualité ? « Une infraction pénale »

Le texte demande également aux professeurs d’enseigner que l’homosexualité est une « infraction pénale ». Un projet de loi qui n’a pas pu être voté lors de la dernière session législative proposait de supprimer ce paragraphe.

L’ONU considère l’éducation sexuelle et l’égalité des genres comme des droits humains. Mais pour les conservateurs religieux, une éducation sexuelle poussée serait en contradiction avec les valeurs que les adolescents apprennent chez eux.

Enseignement de la Bible

Les autorités ont également approuvé une loi permettant d’enseigner la Bible et l’histoire religieuse dans les écoles publiques, ainsi que d’exposer une iconographie religieuse dans les salles de classe. Le texte précise que les professeurs ne doivent pas promouvoir ou se montrer « hostile » à l’égard d’une religion.

La mesure attend le feu vert du gouverneur, Kay Ivey, qui a déjà signé la loi anti-avortement en mettant en avant des arguments religieux. « De nombreux États introduisent l’étude de la Bible », avait tweeté Donald Trump en janvier, après que quelques États aient adopté des lois similaires. « Génial ! », s’était-il réjoui.

L’Église et l’État « de plus en plus proches »

Mais qu’advient-il de la séparation de l’Église et de l’État ? « Les deux sont de plus en plus proches », dit Andre Ryland, responsable de la branche locale de l’American Humanist Association, qui lutte pour que les législations n’intègrent pas de croyances religieuses.

« Il y a des groupes religieux qui essaient d’introduire plus de religion dans le système public américain », assure-t-il, ajoutant que les Églises protestantes évangéliques sont les plus en pointe dans ce combat.

10 juin 2019

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09 juin 2019 ~ 0 Commentaire

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Rennes : 3 200 personnes défilent pour la Marche des Fiertés

Dans les rues de Rennes (Ille-et-Vilaine), le cortège n’est pas passé inaperçu ce samedi après-midi. 3 200 personnes (chiffres police) ont défilé pour la Marche des fiertés rennaise. Une manifestation qui intervient presqu’un demi-siècle après Stonewall. Le 28 juin 1969, une nouvelle descente de police a lieu au Stonewall Inn, un bar gay dans Greenwich Village, un quartier de New York, entraînant de violentes émeutes.

Cinquante ans plus tard, l’actualité relaie à nouveau des agressions homophobes, comme à Londres, où deux femmes lesbiennes ont été frappées il y a une semaine pour avoir refusé de s’embrasser en public. « C’est horrible ce qu’il s’est passé« , s’exclame Anastasia, une manifes-tante de 20 ans à la fin du cortège. « Certes, on peut se marier, mais il y a encore pleins d’homophobes. »

« Volonté politique« 

À l’avant, plusieurs pancartes s’entrechoquent derrière la banderole de tête : « Jésus aussi avait deux papas », « une maman peut en cacher une autre » ou encore « nos droits valents plus que vos mandats ». D’ailleurs, cette pride avait aussi une portée politique, à quatre mois de l’organisation à Lyon de la 6e conférence de reconstitution des ressources du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

« Aujourd’hui, on a tous les outils pour arrêter l’épidémie, il manque juste la volonté politique« , pointe Eulalie Pichard, responsable Bretagne de l’association Aides. « Ce Fonds permet notamment de financer les associations, alors on veut vraiment mettre la pression sur Emmanuel Macron pour qu’il prenne en main ce sujet. »

Pride 2019 de Rennes

« C’est un rituel pour moi« , explique Jessica, 35 ans, et qui participe à des prides depuis 17 ans. « Ici, on peut s’autoriser à être soi-même dans les rues. » Sous l’immense drapeau arc-en-ciel du début du cortège, Antoine, 20 ans, poursuit : « Je manifeste pour la reconnaissance de nos droits et pour qu’on arrête de me demander tout le temps si je suis un homme ou une femme« .

L.B. 08/06/2019

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29 mai 2019 ~ 0 Commentaire

ivg argentine (le huffington post)

En Argentine, la « marée verte » se poursuit en faveur de l’avortement

Les pro-IVG, reconnaissables à leurs foulards verts, font face aux « foulards bleus » anti-avortement dans les rues de Buenos Aires.

La légalisation de l’IVG en Argentine a échoué de justesse en 2018, mais les militantes argentines n’ont pas renoncé pour autant: une nouvelle proposition de loi a été déposée mardi 28 mai au Parlement.

“Il ne s’agit pas seulement de reprendre l’offensive pour le droit à l’avortement, il s’agit de faire pression pour que chaque candidat se prononce clairement”, plaide Victoria Tesoriero, dirigeante de la “Campagne pour le droit à l’avortement”.

Lors du dépôt de la proposition de loi, la députée de gauche Victoria Donda a dit qu’elle tablait sur un vote de la chambre des députés cette année. Bousculé par la campagne électorale, l’agenda parlementaire ne permettra probablement pas au Sénat de se prononcer en 2019.

Mardi, plusieurs heures avant le dépôt du texte, des dizaine de milliers de jeunes femmes brandissant des foulards verts, signe de ralliement à la cause pro-IVG, se sont mobilisées devant le Congrès. C’est là que sera examinée la proposition présentée par 15 députés des principaux partis politiques.

“On ne doit pas baisser la garde, la lutte continue”, lance Natalia Eraza, une infirmière de 28 ans.“Avoir un enfant désiré, pourquoi ? Nous sommes au XXIe siècle, une femme devrait avoir le droit de décider”, estime Gisela Parodi, une fonctionnaire de 33 ans.

En 2018, un mouvement d’une ampleur inédite porté par des organisations féministes a suscité un débat passionné en Argentine, le pays du pape François. La proposition de loi a été approuvée par les députés, mais rejetée par les sénateurs, plus conservateurs, sous l’influence de l’Eglise.

Foulard vert ou foulard bleu

C’était la première fois qu’un débat parlementaire sur le sujet avait lieu en Argentine, à l’initiative du président de centre-droit Mauricio Macri, qui ne milite pas pour autant pour la cause. Avant lui, les présidents de gauche Nestor Kirchner puis Cristina Kirchner avaient bloqué tout débat parlementaire sur l’avortement. Le mariage homosexuel, lui, a été légalisé.

En réaction au foulard vert des pro-IVG, les anti-avortement ont créé un foulard bleu ciel avec comme slogan “La défense des deux vies”, celle de la mère et celle du fœtus. L’Église a mis tout son poids dans la bataille pour mettre en échec la proposition de loi.

Mardi, dans un coin de la place du Congrès, des opposants à l’IVG peinaient toutefois à se faire entendre. “Tous les enfants ont le droit de vivre, ceux qui sont programmés et ceux qui ne le sont pas. La vie, c’est dès la conception”, martèle Nelida Rodriguez, parée d’un foulard bleu ciel.

À quelques mètres de là, un groupe de femmes vêtues de vert et arborant l’emblématique foulard chantent: “Ceux qui disent vouloir sauver les deux vies sont ceux qui couvrent les curés pédophiles”.

La loi actuellement en vigueur autorise l’avortement dans des cas spécifiques de viol, de risques pour la santé de la mère mais, dans les faits, des provinces ou des médecins s’y opposent, et des fillettes de 10 ou 11 ans se heurtent à un refus des autorités de pratiquer un avortement.

On estime qu’une centaine de femmes meurent chaque année à la suite d’avortements pratiqués dans de mauvaises conditions sanitaires.

Un crime pour le pape François

“C’est une nouvelle opportunité pour l’Etat argentin de garantir l’exercice des droits humains des femmes (…). Les avortements continuent d’être pratiqués dans des conditions déplorables et des femmes meurent dans des conditions de clandestinité”, dénonce Amnesty International.

Le foulard vert a encore gagné en visibilité la semaine dernière quand le documentaire “Que sea ley” (Une loi vite) de l’Argentin Juan Solanas a été présenté au Festival de Cannes. Le cinéaste espagnol Pedro Almodovar et l’actrice Penelope Cruz ont apporté leur soutien au mouvement en arborant un foulard vert.

Légalisé en Russie voici un siècle, au Royaume-Uni en 1967 et en Irlande l’an dernier, l’avortement est aujourd’hui remis en cause dans certains pays occidentaux, comme actuellement aux Etats-Unis dans des Etats conservateurs.

Un collectif français, “Avortement en Europe, les femmes décident!”, plaident pour l’inscription du droit à l’avortement comme un “droit fondamental” européen.

Le pape François a rappelé l’opposition historique de l’Eglise catholique en comparant l’IVG à un crime. “Est-il licite d’éliminer une vie humaine pour résoudre un problème? Est-il licite d’embaucher un tueur à gages pour résoudre un problème?”, a-t-il déclaré samedi au Vatican.

29/05/2019

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22 mai 2019 ~ 0 Commentaire

europe ivg (20 mn)

 ivg

Polonaises contre la régression du droit à l’IVG

Pourquoi le droit à l’avortement est-il à géométrie variable en Europe?

Un collectif féministe a interpellé ce mardi les candidats aux élections européennes pour réclamer que l’avortement soit reconnu comme un «droit fondamental» au niveau européen

  • Chaque pays membre dicte sa loi concernant l’accès à l’avortement.
  • Alors qu’il est prohibé à Malte, il est légal, mais sous hautes contraintes, dans certains pays comme la Pologne ou la Hongrie, par exemple.
  • Le Collectif réclame que le droit à l’avortement soit inscrit dans un texte européen qui ne puisse pas être remis en cause par les alternances politiques.

Sur l’avortement, les 28 pays de l’Union européenne ne sont pas à l’unisson.

Et le sujet a très peu été abordé lors de la campagne des européennes, alors que les électeurs sont appelés au vote entre jeudi et dimanche dans l’ensemble des Etats membres. Raison de plus pour le Collectif d’associations féministes « Avortement en Europe, les femmes décident ! » de mettre le sujet sur la table. D’autant que l’heure est grave.

Alors que la bataille sur le sujet fait rage actuellement aux Etats-Unis, pour l’heure, chaque pays d’Europe dicte sa loi concernant l’accès à l’avortement. « Les textes européens qui existent sur le sujet ne sont pas contraignants pour les Etats membres.

Par ailleurs, dans certains pays européens, le droit à l’avortement est remis en cause par la montée des mouvements conservateurs », observe Danielle Gaudry, militante au Planning familial. Et la situation est contrastée sur cette question.

L’avortement est, par exemple, interdit à Malte, où le catholicisme est religion d’Etat. Et il est sous hautes contraintes en Hongrie et en Pologne. « La nouvelle constitution hongroise de 2011 stipule que « depuis sa conception, la vie mérite d’être protégée comme un droit humain fondamental », ce qui est une remise en cause du droit à l’avortement », estime Danielle Gaudry.

Des freins de différents ordres

« La loi polonaise autorise l’avortement uniquement en cas de viol, de malformations graves du fœtus et de danger pour la vie de la mère. Et mêmes dans ces trois cas, les avortements sont rares (1.000 par an environ) car les médecins, subissant des pressions fortes de la part des fondamentalistes religieux, ont recours à la clause de conscience », constate Natasza Quelvennes, responsable du Collectif des Polonais vivants à l’étranger.

Pour les autres femmes polonaises qui n’ont pas le droit d’avorter légalement, deux solutions existent : partir à l’étranger pour avoir accès à l’IVG ou avorter clandestinement, à leurs risques et périls. Ce que font près de 200 000 Polonaises par an, selon les organisations féministes.

Dans d’autres pays européens, le droit à l’avortement est légalisé, mais en l’absence de structures hospitalières adéquates, comme en Grèce ou en Bavière (Allemagne), il rencontre des freins. « Et même en France, les restrictions de personnels et les suppressions des centres pratiquant l’avortement lors de restructurations hospitalières consécutives à la loi Bachelot (fermetures de centres entre 2013 et 2017) font qu’il est plus difficile d’avorter. Surtout lorsqu’on habite en zone rurale. Par ailleurs, il y a des déserts totaux d’IVG pendant les vacances », souligne Suzy Rotjman, porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes.

Des délais pour avorter différents dans chaque Etat membre

Quant à la clause de conscience des médecins, elle s’applique parfois largement. « Comme en Italie, ce qui pousse de nombreuses femmes à partir à l’étranger pour avoir recours à l’IVG », indique Danielle Gaudry.

En France, une double clause de conscience s’applique : « Une clause de conscience générale et une clause de conscience spécifique, qui fait partie de la loi de 1975 », souligne Danielle Gaudry. Les délais pour avorter sont aussi à géométrie variable en Europe. En France, il  correspond à 14 semaines après le début des dernières règles. En Suède, 18 semaines. Aux Pays-Bas, 24 semaines…

Fort de ce constat, le Collectif d’associations féministes « avortement en Europe, les femmes décident ! » a interpellé ce mardi les candidats aux élections européennes, afin que le droit à l’avortement et à la santé sexuelle soient respectés dans tous les pays européens et inscrits comme droits fondamentaux pour l’égalité en Europe.

« Nous voulons que le droit à l’avortement soit inscrit dans un texte européen qui ne puisse pas être remis en cause au gré des changements politiques », insiste Danielle Gaudry.

Le Collectif souhaite aussi que les Etats membres établissent des règles communes concernant les sanctions au délit d’entrave physique ou numérique, les délais légaux pour avorter, la sup-pression des clauses de conscience spécifique à l’avortement pour les professionnels de santé.

Delphine Bancaud

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20 mai 2019 ~ 0 Commentaire

alabama (le huffington post)

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20 mai 2019 ~ 0 Commentaire

soudan (à l’encontre)

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En quoi le Soudan est différent?

Gilbert Achacar: Au Soudan, le régime de Bachir a en fait combiné les deux pôles contre-révolutionnaires. Il a gouverné par l’armée tout comme les dictatures en Egypte ou en Algérie, mais en étroite collaboration avec les fondamentalistes islamiques. Ces derniers faisaient également partie du régime. C’est pourquoi j’ai parlé de Bachir comme d’une combinaison de Morsi et de Sissi; je l’ai appelé «Morsisi».

Le fait que les fondamentalistes islamiques fassent partie du régime les a empêchés de jouer un rôle dans le soulèvement; le peuple se soulevait en fait contre eux. Ils n’étaient donc pas en mesure de détourner le soulèvement comme ils l’ont fait en Egypte, en Tunisie, en Libye, au Yémen et en Syrie. Cette différence est très importante. Elle a façonné la révolte elle-même qui a dû défier les pôles fusionnés de la contre-révolution.

Cela a contribué à faire de la manifestation soudanaise la plus progressiste de tous les soulèvements que nous ayons vus dans la région jusqu’ici.

C’est la plus avancée en termes d’organisation et de politique. La coalition des groupes qui la dirigent se nomme: Forces de la Déclaration de la Liberté et du Changement (FDLC). Elle comprend à l’origine des associations professionnelles et ouvrières clandestines, des partis politiques de gauche comme le Parti Communiste, des mouvements musulmans libéraux, des mouvements armés luttant contre l’oppression ethnique, ainsi que des groupes féministes.

Ces forces progressistes ont façonné la politique de la révolte.

En particulier, les femmes et les organisations féministes, qui ont joué un rôle de premier plan, ont fait pression pour que les revendications féministes soient incluses dans le programme des FDLC. Ce programme stipule maintenant, par exemple, que le nouveau conseil législatif doit être composé à 40% de femmes.

Mais nous ne devons pas sous-estimer les défis auxquels les FDLC s’affrontent. La coalition est placée sous la contrainte d’une lutte acharnée contre les militaires, qui veulent maintenir le pouvoir entre leurs mains et n’accorder que des fonctions subordonnées aux civils. Les FDLC exigent au contraire que le pouvoir souverain soit entièrement entre les mains d’une majorité civile et que les forces armées soient limitées au rôle de défense apolitique qu’elles devraient normalement jouer dans un Etat civil.

Ainsi, les révolutionnaires soudanais font face aux militaires, qui sont soutenus par toutes les forces régionales et internationales de la contre-révolution. Le Qatar, le royaume saoudien, les Emirats arabes unis, la Russie et les Etats-Unis soutiennent tous les militaires dans cette lutte acharnée. Ajoutez à cela les fondamentalistes islamiques qui soutiennent naturellement l’armée.

Dans cette situation, la principale force du mouvement a été sa capacité à conquérir la base des forces armées et certains officiers subalternes. Jusqu’à présent, cela a dissuadé les militaires de tenter de noyer la révolution dans le sang. Bachir voulait que l’armée écrase le soulèvement, mais ses généraux ont refusé, non pas parce qu’ils sont démocrates ou humanistes, bien sûr, mais parce qu’ils n’étaient pas convaincus que les troupes suivraient leurs ordres.

Le commandement militaire savait qu’une partie des soldats et des officiers subalternes sympa-thisaient avec le soulèvement au point de même utiliser leurs armes pour défendre les manifes-tants contre les attaques des voyous du régime et de la police politique. La sympathie des trou-pes pour le mouvement populaire a été déterminante pour amener les généraux à se débar-rasser de Bachir.

La chose la plus importante à présent est que le mouvement consolide son soutien parmi les officiers de base et les officiers subalternes des forces armées. Le succès ou l’échec de cet effort déterminera tout le sort de la révolution.

Pourquoi les forces progressistes soudanaises ont-elles réussi à faire une percée aussi importante par rapport au reste de la région?

GA: La composition politique des FDLC n’est pas très différente de celle des forces progressis-tes partout dans la région. Mais ailleurs, ces forces progressistes ont été discréditées en prenant parti pour l’un des deux pôles contre-révolutionnaires. Là où les fondamentalistes islamiques étaient dans l’opposition, ils ont réussi à prendre le train en marche et à détourner le mouvement grâce aux moyens de loin supérieurs dont ils disposaient en termes d’organisation, de fonds et de médias.

Prenons l’exemple de l’Egypte. C’est là que les Frères musulmans ont détourné la révolte populaire. Ils répandent des illusions sur l’armée en 2011. Au moment du renversement de Moubarak et par la suite, les Frères travaillaient main dans la main avec les militaires. Cela a grandement aidé les militaires à désamorcer le mouvement populaire.

Parce que les deux pôles contre-révolutionnaires ont été combinés au Soudan, un espace s’est ouvert pour que les forces progressistes puissent percer par leurs propres moyens.

Ce n’est pas entièrement le cas en Algérie. Alors que les forces fondamentalistes islamiques ne jouent aucun rôle visible dans le soulèvement, elles conservent un réseau puissant et peuvent donc jouer un rôle contre-révolutionnaire si l’occasion se présente. De plus, contrairement au Soudan, il n’y a pas de leadership reconnu du soulèvement en Algérie, ce qui rend le mouvement vulnérable aux manipulations politiques.

Aujourd’hui, Trump semble vouloir réaffirmer la puissance américaine en soutenant des alliés comme Israël et l’Arabie saoudite, ainsi qu’en déployant des navires et des bombardiers dans le golfe Persique contre l’Iran. Que fait Trump?

GA: Eh bien, comme pour tout ce qui concerne Trump, sa politique est très grossière (fruste). Ce terme «grossier» (brut) convient particulièrement bien dans ce cas-ci parce que toute sa stratégie, si on peut l’appeler ainsi, est déterminée par le pétrole brut.

Il retire donc ses troupes de Syrie parce qu’il n’est pas intéressé à soutenir les guérillas kurdes de gauche et parce que le pays a peu de pétrole. Mais il n’a pas appelé au retrait des troupes américaines d’Irak. En fait, lorsque Trump a visité la base américaine dans ce pays, il a exprimé sa détermination à y rester. L’alibi était le besoin supposé de surveiller l’Iran, mais ce n’est en réalité qu’un prétexte puisque les Etats-Unis ont déjà de nombreuses bases dans tout le Golfe ainsi qu’une technologie sophistiquée pour surveiller l’Iran.

Mais, d’une manière typiquement peu diplomatique, Trump avait admis la vraie raison pour laquelle il veut des troupes américaines en Irak: le pétrole. Il a en fait déclaré que le pétrole était le prix que les Etats-Unis auraient dû obtenir comme récompense pour leur invasion et leur occupation de ce pays. Il a dit carrément: «Nous aurions dû prendre le pétrole irakien.» Il est donc extrêmement «grossier» (brut) dans ce double sens.

C’est pourquoi il soutient le royaume saoudien et les autres Etats clients de Washington parmi les monarchies pétrolières du Golfe. Il les traite comme des chiens et ils sont d’accord. Même lorsque Trump les insulte ouvertement, ils n’ont pas osé protester. Ce ne sont que des vassaux des Etats-Unis qui dépendent de leur seigneur pour leur protection.

La même «approche» pétrolière est à l’origine du brusque changement de cap de Trump sur la Libye. Il a changé radicalement la politique américaine qui consistait à soutenir le gouvernement soutenu par l’ONU à Tripoli, en appuyant soudainement Haftar de manière ouverte ( Et Macron? blog). Pourquoi? Parce que Haftar contrôle maintenant les champs de pétrole en Libye.

C’est la logique de ce que fait Trump, un impérialisme très «brut», déterminé par des intérêts économiques avant tout, sans aucune prétention idéologique sur la démocratie ou les droits de l’homme. A cet égard, comme il le dit ouvertement, il envie les dirigeants autoritaires.

De même, sa position agressive contre l’Iran n’est pas seulement pour plaire à son ami d’extrême droite, Netanyahou d’Israël, ni n’obéit à aucune fin démocratique, bien sûr, pas plus que sa position agressive contre le Venezuela. L’accent mis par Trump sur ces deux pays ne peut être dissocié de leurs principales réserves de pétrole. Quoi que l’on pense des régimes des deux pays, il est crucial de contrer les menaces et les gesticulations de l’administration Trump – surtout dans le cas de l’Iran, où le risque de guerre est assez élevé.

AS: C’est clair comme de l’eau de roche. Mais que devrait faire la gauche internationale à l’égard du Soudan?

GA: Le besoin le plus urgent est la solidarité avec le soulèvement, qui est dangereusement isolé en ce moment. Il est confronté à un seul camp contre-révolutionnaire soutenu par toutes les puissances impériales et régionales. Dans une telle situation, la solidarité internationale est extrêmement importante.

Tout geste de solidarité significatif encouragera et donnera du courage au mouvement souda-nais. La clé aux Etats-Unis est de dénoncer le soutien de Trump à l’armée soudanaise, en compagnie des monarchies pétrolières. Il serait important de contraindre les démocrates, même si ce n’est que pour des raisons électorales, à mettre en question cette politique. C’est urgent, car cela pourrait grandement aider les FDLC à prendre l’avantage dans leur lutte acharnée contre l’armée pour la transition démocratique dans le pays.

L’expérience de l’Egypte et de la Tunisie leur a appris que plus les élections ont lieu tôt, plus il est probable que ceux qui ont le plus d’organisation, de ressources et de soutien international gagneront. Dans ces pays, c’étaient les fondamentalistes islamiques. Au Soudan, il s’agirait probablement de forces politiques issues de l’ancien régime, dont les Frères musulmans et les salafistes. Ils disposent de moyens matériels bien supérieurs à ceux des FDLC.

Il est donc très important que les forces politiques de gauche aux Etats-Unis se rallient pour soutenir le soulèvement soudanais et appuyer les exigences de ses dirigeants. Cela fait partie intégrante de la reconstruction d’une tradition de solidarité de la gauche internationaliste avec le mouvement mondial des exploité·e·s et des opprimé·e·s.

Entretien publié le 18 mai 2019 sur le site Jacobin; traduction A l’Encontre

Gilbert Achcar est professeur au SOAS (Université de Londres) et auteur de nombreux ouvrages dont Symptômes morbides: La rechute du soulèvement arabe, Actes Sud, 2017.

Ashley Smith collabore à de nombreuses publications de gauche aux Etats-Unis.

http://alencontre.org/moyenorient/

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16 mai 2019 ~ 0 Commentaire

nathalie lemel (langue bretonne)

commune

Nathalie Lemel : le roman graphique d’une oubliée de l’histoire

On ne dira pas que Nathalie Lemel est une inconnue tout à fait :

Des rues ou des places portent son nom à Brest (où est née Nathalie Duval en 1826) et Quimper (où elle a vécu), à Rennes et Nantes, à Nanterre, Évry, et même à Paris (dans le 3e arrondissement, depuis peu).

Mais 146 ans après les événements de la Commune de Paris, sa notoriété est loin d’égaler celle de sa copine et camarade de luttes, Louise Michel, dont 190 écoles portent le nom dans toute la France. Une fresque monumentale à son effigie a cependant été réalisée l’an dernier au pignon d’un immeuble de la rue Sisley à Brest, dans le quartier populaire de Pontanézen, par deux artistes, Guy Denning et Shoff, l’un d’origine britannique et l’autre tunisienne, tous deux installés en France.

Les écrits sur cette féministe libertaire ne sont pas non plus si nombreux.

Le fait qu’une BD lui soit consacrée avec le titre « Des graines sous la neige » est en soi un événement éditorial : cela la sort d’un  certain anonymat historique. Les détenteurs des droits du journal d’Anne Frank ont effectué la même démarche à une tout autre échelle, forcément : avec l’adaptation qu’Ari Folman et David Polonsky en publient ces jours-ci sous forme de roman graphique, ils cherchent délibérément à le rendre plus accessible au public jeune du temps présent.

Un titre dont la dimension poétique intrigue

La BD qu’ont imaginée Roland Michon et Laëtitia Rouxel autour de la vie et du parcours de Nathalie Lemel se présente aussi comme un roman graphique, de 124 planches s’il vous plaît. Roland Michon m’a avoué avoir travaillé deux journées entières par planche, soit l’équivalent de plus d’une année. Si « Des graines sous la neige » est son premier scénario de BD, il était déjà connu comme universitaire et comme réalisateur de télévision, ayant signé nombre de documentaires pour les émissions en langue bretonne de France 3 Bretagne en particulier.

Quant à la graphiste et illustratrice Laëtitia Rouxel, elle ne travaille, nous dit-on, que sur des logiciels libres et a déjà plusieurs albums à son palmarès et explique qu’elle s’intéresse elle-même beaucoup aux causes féministes et sociales, à celles d’aujourd’hui comme à celles du passé. Mais c’est la première fois qu’elle met en scène des personnages historiques.

Mais d’où provient donc le titre de ce roman graphique ? Les auteurs l’ont repris d’un ouvrage de l’universitaire américaine Kristin Ross, sur « L’imaginaire de la Commune », dont les acteurs, « ces vagabonds socialistes, sans sou ni maille, enfuis vers la Suisse, Genève ou Lausanne, ont conservé leurs idéaux, comme ‘les graines sous la neige’ prêtes à germer à nouveau. »

La dessinatrice préfère à juste raison ce titre dont la dimension poétique lui paraît plus forte que « Nathalie Lemel, féministe et communarde », qui aurait été bien banal en effet. On retrouve toutes les informations essentielles sur la couverture, conçue d’après la maquette du « Cri du peuple », le quotidien publié sous la Commune à l’initiative de Jules Vallès et de Pierre Denis et qui reparaîtra à compter de 1883 avec des tirages énormes pour l’époque de plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires.

L’empathie des auteurs

Je ne vais pas écrire ici le récit de la vie et des engagements de Nathalie Lemel. Il faut juste savoir qu’elle a été ouvrière dans la reliure après avoir quitté l’école à 12 ans, qu’elle et son mari s’installent ensuite à Quimper comme libraires et relieurs, puis à Paris.

C’est là qu’elle découvre le socialisme, adhère à l’Internationale, participe à des grèves, prend part avec le relieur Varlin et d’autres à l’ouverture de « La Marmite », un restaurant ouvrier. Quand éclate la Commune de Paris en mars 1871, elle s’investit dans les clubs de femmes, avant de se battre sur les barricades pour contrer l’avancée des Versaillais. Elle est condamnée au bagne de Nouvelle-Calédonie, où elle est déportée en même temps que Louise Michel. À sa libération, elle revient en métropole et, presque centenaire, décède dans la misère en 1921 à l’hospice d’Ivry-sur-Seine.

Il y avait là, de fait, matière à un beau roman graphique. Celui de Roland Michon et Laëtitia Rouxel est de ce point de vue une réussite. Ce n’est ni une biographie ni un livre d’histoire. Il relate bien les traits saillants du parcours de Nathalie Lemel. Mais le récit n’est absolument pas linéaire, il y a du suspense dans cette restitution et elle s’inscrit bien dans le contexte des différentes époques concernées. Les variations de graphisme soulignent les ruptures de l’une à l’autre, renforcées de flash-back de temps à autre. Chaque fois, la dessinatrice a choisi des tonalités de trait et de couleur différentes en fonction du lieu, de la période, de l’intensité des événements.

L’originalité de cette BD est également de faire écho à la multiplicité des langues en usage dans  la France du 19è siècle. On a un peu l’impression de se retrouver dans le monde de Jean-Marie Déguignet, ébahi de découvrir la variation diatopique à l’armée, c’est-à-dire les différentes façons qu’avaient les soldats de s’exprimer en français, voire en d’autres langues, en fonction de leur origine.

Nathalie Lemel savait-elle le breton ? Le scénario de Roland Michon fait comme si, bien que rien ne semble l’attester, mais ça reste plausible, vu l’époque. Aurait-elle pu avoir lu le Barzaz Breiz ? Rien ne permet davantage de l’assurer en l’absence d’archive, mais ce n’est malgré tout pas impossible, étant donné la profession de relieur et de libraire de l’intéressée.

La scolarisation de l’héroïne, son itinéraire professionnel, son installation dans la capitale, son engagement social et politique avant, pendant et après la Commune sont en tout cas la marque de sa maîtrise du français. Je note en passant que les renvois en bas de page pour les traductions (tout comme pour les références de citations) sont un peu mal commodes.

Roland Michon et Laëtitia Rouxel n’auraient pas pu concevoir « Des graines sous la neige » sans une réelle empathie à l’égard de cette oubliée de l’histoire qu’a été Nathalie Lemel. Les deux auteurs font d’ailleurs expressément écho aux mouvements sociaux du 19è siècle : le féminisme, le mutualisme, l’économie solidaire, voire les printemps qui se forment ici et là avec plus ou moins de succès à travers le monde… C’est également ce qui peut inciter les lecteurs d’aujourd’hui à découvrir le parcours d’une femme hors du commun.

Pour en savoir plus

  • Roland Michon, Laëitita Rouxel. Des graines sous la neige, Nathalie Lemel, communarde et visionnaire. Châteaulin, éd. Locus Solus, 2017, 144 p.

http://www.langue-bretonne.org/

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