Archive | Féminisme

22 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

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20 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

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19 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

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flyer rose

PMA : Qu’attendre d’un gouvernement peuplé d’homophobes?

Mardi 12 septembre, Marlène Schiappa, la secrétaire d’État à l’Égalité entre les femmes et les hommes a annoncé que dans le cadre de la révision de la loi bioéthique, le gouvernement permettrait l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. Depuis le 12 septembre, les membres du gouvernement à commencer par Schiappa elle-même, n’ont cessé de relativiser, voire de démentir cette annonce.

Que pouvons-nous réellement attendre du gouvernement Macron ?

La procréation médicalement assistée ouverte à toutes, c’était une des promesses du mandat Hollande. La promesse de campagne qui faisait un package avec le mariage pour touTEs. La PMA est ouverte à toutes les femmes (c’est-à-dire les femmes en couple mais aussi les femmes célibataires) dans plusieurs pays qui entourent la France : Belgique, Espagne, Grande-Bretagne.

La longue attente 

C’est aussi pour les lesbiennes le moyen le plus efficace d’avoir un enfant puisque l’adoption est un parcours du combattant pour les couples homosexuels d’hommes comme de femmes. Mais c’est un moyen très coûteux : pour procéder à une PMA en Belgique pour un couple de femmes françaises, il faudra coûter au bas mot 10 000 euros.

Cette promesse a vite été jetée à la poubelle, ou plutôt reportée aux calendes grecques et à un avis du comité consultatif national d’éthique (CCNE). Il faut noter que la PMA est déjà ouverte en France aux couples hétérosexuels avec des problèmes de fertilité. Le CCNE, après quatre ans d’attente, s’est prononcée le 15 juin en faveur de l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. Une des promesses d’Emmanuel Macron était donc l’ouverture de la PMA aux lesbiennes et femmes seules… mais les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent.

Encore une histoire de cousins

Dans la logique des choses, Marlène Schiappa a annoncé cette ouverture pour 2018, dans le cadre de la révision de la loi de la bioéthique piloté par le CCNE (toujours), mais depuis c’est le rétropédalage de la part du gouvernement.

Le vernis gayfriendly ne suffit pas quand on nomme des ministres homophobes, et la polémique n’a cessé d’enfler. Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, a ainsi déclaré sur LCI dimanche 17 septembre qu’il craignait « que l’on se retrouve tous cousins ». Décidément cette histoire de cousins…

On rappelle à toute fin utile que le mariage entre cousins est une pratique courante de la noblesse, mais aussi de la bourgeoisie catholique (Christine Boutin en sait quelque chose). Et Collomb poursuit en déclarant que pour lui le problème c’est de « vaincre le chôma- ge », pas de s’attaquer à des problèmes « civilisationnels ». Il y a de quoi rire (jaune) quand on sait que le gouvernement est en train de tenter de détruire le Code du travail et de généraliser la précarité et la pauvreté. Depuis la ministre s’est rétractée : ce n’est pas la priorité du gouvernement. Peut-être en 2019…

Des enfants pour touTEs ou plus d’enfants du tout

À force, on commence à avoir l’habitude de se faire balader avec la PMA, mais aujourd’hui il nous faut constater que sur ce type d’agenda ce sont les réactionnaires qui réussissent à imposer le rapport de forces.

Il est temps que la peur change de camp, et donc de reprendre la rue massivement : demain dans la rue contre les ordonnances Macron, mais sans délaisser le combat pour la PMA et pour un vrai changement de société.

Mimosa Effe Mardi 19 septembre 2017

https://npa2009.org/

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18 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

pma (europe1)

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PMA pour toutes : cette promesse que craint de tenir Emmanuel Macron

La secrétaire d’Etat Marlène Schiappa a annoncé la semaine dernière que la procréation médicale assistée allait rapidement être étendue à tous les couples de femmes. Mais Emmanuel Macron pourrait bien avoir à marcher sur des œufs.

« Emmanuel Macron est un traumatisé du Mariage pour tous », souffle-t-on à l’Elysée. Entendez, la façon dont François Hollande a mené le débat, ou plus exactement comment il a laissé celui-ci lui échapper. Ce n’est pas seulement une question d’étirement dans le temps – automne 2012/printemps 2013 -, mais aussi de méthode : Macron l’a dit pendant la campagne, il juge que les opposants au Mariage pour tous ont été « humiliés ».

Mettre en place « un débat apaisé ». Emmanuel Macron a donc l’intention de procéder autrement pour la procréation médicalement assistée PMA. Sur le papier, les choses sont claires : oui, la PMA sera élargie à tous les couples de femmes, et non plus réservée aux seuls couples infertiles, le président en a pris l’engagement. Mais « cela se fera dans le cadre d’un débat apaisé où toutes les sensibilités philosophiques et religieuses pourront s’exprimer », affirme-t-on à l’Elysée. « Le président pourrait même recevoir Sens Commun », s’avance l’un de ses conseillers.

Des oppositions multiples… Une manière d’éviter une nouvelle levée de bouclier et une série de manifestations ? Rien n’est moins sûr. L’idée était à peine lancée, que les opposants, comme Laurent Wauquiez ou La Manif pour tous, montaient illico au créneau, mélangeant allègrement PMA et GPA (la gestation pour autrui, ndlr) même si les deux débats n’ont rien à voir, et que le second n’est pas à l’ordre du jour. L’opposition donc, mais aussi le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb qui, dimanche, a émis des doutes : « Il faut mettre des garde-fous, et surtout, est-ce vraiment l’urgence ? », a-t-il dit en substance.

… juqu’au sein du gouvernement. Une tiédeur à rouvrir la discussion qu’on devrait retrou- ver chez d’autres membres du gouvernement. Il ne faut pas oublier qu’Edouard Philippe, le Premier ministre, mais aussi Bruno Le Maire ou encore Gérald Darmanin, y sont farouchement opposés. Ils peuvent sans doute avaler leur chapeau au nom de la promesse du président, mais il ne faut pas compter sur eux pour qu’ils soient les ardents défenseurs de la PMA comme Christiane Taubira l’a été pour Le Mariage pour tous.

Le réveil des conservatismes. Et puis que retenir de ce Mariage pour tous ? Une loi qui a fait avancer les droits, mais aussi la résurgence d’un mouvement catholique conservateur fort, qui fut l’un des acteurs importants de la présidentielle en soutenant François Fillon. Aujourd’hui orphelin et aphone, est-ce vraiment judicieux de lui redonner du souffle ? Dimanche, Marlène Schiappa a fait marche arrière toute, en étirant à son tour le calendrier : « l’engagement sera tenu avant la fin du quinquennat ». Bref, pas sûr que la PMA pour toutes arrive aussi vite que cela.

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18 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

ivg (rennes)

reenns

Il est nécessaire de réaffirmer notre droit à l’avortement !

A Rennes, nous organisons une manifestation pour défendre ce droit, en réponse à l’appel européen lancé il y a quelques temps.

Rendez-vous jeudi 28 septembre  18h place de la Mairie, Rennes

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La pétition:

https://www.change.org/
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Rassemblement organisé par: Le planning familial 35 – Histoire du féminisme à Rennes – Osez le féminisme – Solidaires 35 – SDAS FO 35 -Collectif féministe de Rennes II – UD CGT 35 – Les Effrontées

APPEL INTERNATIONAL

En solidarité avec l’ensemble des femmes européennes, après la lutte exemplaire des femmes espagnoles en 2014, polonaises en 2016, nous exigeons que les droits des femmes, la liberté à disposer de son corps, le droit à l’avortement et à la santé soient respectés dans tous les pays européens et inscrits comme droits fondamentaux pour l’égalité en Europe.

Aujourd’hui, le droit à l’avortement au sein de l’Europe relève de la compétence de chaque Etat. Interdit à Malte, sous hautes contraintes en Irlande, en Hongrie et en Pologne, le droit à l’avortement, même légalisé est, peut ou pourrait être remis en question par le maintien de la clause de conscience des médecins (Italie), l’absence de structures hospitalières adéquates (Grèce, Bavière), les restrictions de personnels et les suppressions des centres pratiquant l’avortement lors de restructurations hospitalières (France), et, dans tous les pays, par l’élection de gouvernements réactionnaires, conservateurs et rétrogrades.

Nous réaffirmons que :

• L’accès à l’avortement est un droit ;
• L’avortement est un choix personnel – mon corps m’appartient, je choisis ma vie ;
• Des moyens financiers doivent être donnés pour que les centres pratiquant l’avortement et les centres de planification soient accessibles à toutes sur les territoires ;
• Des campagnes tous publics sont nécessaires ;
• L’éducation à la vie sexuelle doit être prodiguée à toutes et à tous pour qu’elles et ils puissent avoir des choix libres et éclairés ;
• La formation aux techniques d’avortement et à l’accompagnement doit faire partie intégrante de la formation initiale des professionnel/les de santé ;
• La clause de conscience des professionnel-les de santé doit être supprimée ;
• Les délais légaux pour avorter doivent être harmonisés sur ceux des pays les plus progressistes en Europe et les États doivent dépénaliser totalement l’avortement.

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14 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

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11 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

cancer du sein (mutualité)

pesticides

Cancer du sein: «Une épidémie mondiale liée aux risques  environnementaux »

Votre livre s’intitule  »Cancer du sein : en finir avec l’épidémie »(1). Certains trouvent le terme exagéré : selon vous, en quoi est-il justifié ?

André Cicolella – Aujourd’hui, le cancer du sein c’est chaque année 1,8 million de nouveaux cas au niveau mondial, et 500.000 décès : c’est donc considérable ! Ce sont des chiffres du même ordre de grandeur que le sida, dont personne ne remet en cause la qualité d’épidémie. Une épidémie n’est pas forcement infectieuse : on parle bien d’épidémie d’obésité, qui n’est pas une maladie infectieuse. L’Organisation mondiale de la santé (OMS), elle-même, parle d’épidémie face à tout développement considérable d’un nombre de cas d’une maladie. Ce qui est le cas du cancer du sein ! Son incidence, c’est-à-dire le nombre de nouveaux cas, au niveau mondial, a doublé entre 1975 et 2003 et devrait encore doubler au cours des deux prochaines décennies.

Le vieillissement de la population ne peut-il expliquer la progression de cette maladie ?

André Cicolella – Il est vrai que plus on vieillit, plus nos cellules sont sujettes aux mutations et donc au développement de cancers. Toutefois, la part liée au vieillissement de la population dans le doublement constaté sur deux décennies est de 38%. Ce doublement n’est donc pas uniquement lié au vieillissement. On peut, et on doit, vieillir sans développer un cancer du sein. C’est presque le cas au Bouthan, où l’incidence est de 4,6 cas pour 100.000 femmes, alors qu’elle est de 110 en Belgique et de 99 en Ile-de-France.

Rendez-vous compte : si cette région était indépendante, elle serait le 5e pays au monde le plus touché par le cancer du sein ! Autre exemple, au Japon, on observe 40% de cancers du sein en moins et 40% de décès en moins. Pourquoi accepte-t-on des taux élevés en France, alors qu’on devrait se donner comme objectif d’avoir des taux de pays méditerranéens comme la Grèce ? On met l’accent sur le dépistage, sans s’interroger sur les causes. Pourtant, ce n’est pas un phénomène nouveau : le cancer du sein est devenu la première cause de morta- lité chez la femme en France en 1960 !  Pourquoi est-ce que personne n’a rien dit à ce moment-là ?

Le dépistage, justement, provoque la détection d’un plus grand nombre de cas…

André Cicolella – Le dépistage généralisé est apparu en 2004, soit quarante-quatre ans plus tard ! Ce n’est pas un élément déterminant. D’ailleurs, les régions les plus impactées ne sont pas celles où le dépistage est le plus élevé. A la Réunion, par exemple, le taux de dépistage est le même que dans les Hauts-de-France, et pourtant le taux de cancer du sein y est deux fois plus faible.

Et la génétique ?

André Cicolella – Elle n’explique pas tout ! La génétique n’explique que 5 à 10% des cancers. A ce titre, les études sur les migrants sont éclairantes : dans les années 1980, les Japonaises qui avaient migré à Hawaï voyaient leur taux d’incidence du cancer du sein multiplié par quatre par rapport à celles qui étaient restées au Japon, se rapprochant ainsi du taux des Américaines, dont elles adoptaient peu à peu le mode de vie.

Pour vous, l’explication est à chercher du côté des causes environnementales ?

André Cicolella – Absolument ! Il y a un début d’explication avec la pollution chimique de l’après-guerre. C’est ce que montre une étude de l’Ecole de santé publique de Berkeley sur le DDT, le pesticide vedette des années 50-60 que l’on mettait partout, y compris dans les pa- piers peints des chambres d’enfants. Selon ces travaux, qui ont observé pendant cinquante-quatre ans une cohorte de 9.300 femmes, il y a une relation entre le taux de DDT maternel à la naissance, et le cancer du sein des filles 52 ans après : celles dont les mères étaient les plus contaminées ont quatre fois plus de cancer du sein.

C’est le concept des origines développementales de la santé [DOHaD pour Developmental Origins of Health and Disease], qui met en évidence l’existence de liens entre diverses expo- sitions au cours de la vie intra-utérine, et la mortalité, ou la survenue de maladies chroniques à l’âge adulte. On ne va pas attendre d’avoir des dizaines d’études de ce type, car elles sont, par définition, difficiles à mener : il faut attendre cinquante-deux ans pour avoir un chiffre !

A quels facteurs peut-on attribuer cette épidémie de cancers ?

André Cicolella – L’exposition aux substances chimiques est un facteur négligé, alors que l’on a de multiples preuves. Il y a aussi l’allongement de la période d’exposition aux hormones naturelles, via l’abaissement de l’âge de la puberté. Or cet abaissement est lié aux pertur- bateurs endocriniens. Selon la même logique, la ménopause tardive augmente le risque d’avoir un cancer. On a vu, en la matière, le rôle des traitements hormonaux de substitution (THS) dans le développement des cancers du sein. Ils ont induit 5% des cancers du sein. Et la chute de ce taux lorsque l’on a arrêté ces traitements démontre que l’on peut obtenir des résultats rapidement, dès lors que l’on identifie les causes.

A quelles substances chimiques pensez-vous ?

André Cicolella – Au bisphénol A (BPA), par exemple, qui donne lieu à une contamination générale de la population. Comme observé avec le distilbène, on a provoqué des tumeurs mammaires chez la souris et le rat en exposant les mères à des doses auxquelles nous som- mes exposés en tant que population humaine. Voilà pourquoi je dis que le cancer du sein est une maladie transmissible de la mère à l’enfant. Et je plaide pour une éradication du bisphénol A, comme on a éradiqué la variole ! Aucun bébé ne doit naître prépollué : c’est une nécessité de santé publique !

Cette pollution chimique est partout…

André Cicolella – Oui. Il y a 227 substances chimiques qui induisent des tumeurs mammaires chez la souris et le rat. On sait que 150 médicaments contiennent des phtalates, de même que le fixateur des parfums. Il y a en a même dans les dispositifs médicaux, comme les poches souples utilisées pour nourrir les prématurés. Elles exposent ces nourrissons à des doses qui sont mille fois celles recommandées pour des adultes ! On fait la chasse aux infections noso- comiales, mais on laisse faire cette contamination, alors qu’il y a moyen d’utiliser d’autres matériaux….

Comment mieux prendre en compte ces facteurs environnementaux ?

André Cicolella – En les incluant dans le Plan cancer : aujourd’hui, ce programme ne com- porte pas de volet environnemental, et le mot « perturbateurs endocriniens » n’y figure qu’une seule fois. Ce n’est pas à la hauteur ! Il faudrait aussi mieux connaître l’exposition à ces fac- teurs. On sait par exemple que le bisphénol est impliqué dans huit des onze mécanismes biologiques majeurs à l’origine des cancers. Il faut construire la prévention sur la science d’aujourd’hui, pas sur la science d’il y a cinquante ans.

Comment ?

André Cicolella – Il y a un enjeu de recherche sur les perturbateurs endocriniens et, plus largement, sur la santé environnementale. Il faut développer une discipline scientifique, qui s’appelle l’expologie, ou la science de l’évaluation des expositions. Un premier pas a été fait avec l’inscription dans la loi Santé du concept d’exposome. Celui-ci totalise les expositions d’un être humain à des facteurs environnementaux, de sa conception à la fin de sa vie.

Il faut ainsi évaluer l’exposome de certaines professions, comme les infirmières, qui ont 50% de cancers du sein en plus. Le travail de nuit de ces professionnelles peut être un facteur. Le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) a classé le travail de nuit comme can- cérogène probable. Une jeune femme qui a travaillé de nuit pendant plus de quatre ans avant sa première grossesse a un risque de cancer du sein doublé. Or, il est difficile, dans un éta- blissement de santé de ne pas avoir des gens qui travaillent la nuit. Alors, comment fait-on ?

En matière de santé au travail, les institutions de prévention sont assises sur les schémas de pensée de 1945. Les valeurs limites d’exposition professionnelle reposent sur des concepts obsolètes : c’est une fausse protection. De même, la contraception orale est classée cancé- rogène. Alors, quel mode de contraception adopter ? L’ensemble de ces questions sont des problèmes sociétaux qui, à mon sens, méritent réflexion…si on veut vraiment faire reculer l’épidémie.

Le chimiste toxicologue André Cicolella, président du Réseau environnement santé (RES), souligne dans un ouvrage le poids des facteurs environnementaux dans la multiplication des cas de cancer du sein. L’exposition aux risques chimiques, notamment est, selon lui, insuffisamment prise en compte.

(1) « Cancer du sein, en finir avec l’épidémie », André Cicolella, éditions Les petits matins. 120 pages.

21 novembre 2016

https://www.mutualite.fr/

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02 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

ivg (marie claire)

avortement

IVG : tout ce qu’il faut savoir sur l’avortement

L’interruption volontaire de grossesse (IVG) est un acte médical qui permet aux femmes de mettre fin à une grossesse non désirée avant son terme. Un choix et un droit qui concerne une grossesse sur cinq en France.

Cette acte médical est un droit anonyme pour toutes les femmes enceintes, majeures ou mineures, qui souhaitent ne pas poursuivre une grossesse non désirée avant son terme. En France, 211 900 interruptions volontaires de grossesse (IVG) ont été pratiquées en 2016. Une situation qui peut soulever bon nombre de questions.

Quels sont les délais légaux pour avorter en France ?

En France, une femme peut avorter jusqu’à 12 semaines de grossesse (soit 14 semaines d’aménorrhée*). Cependant, certaines femmes ayant dépassé ce délai se tournent vers d’autres pays, souvent limitrophes, car les leurs sont plus longs (Et nous devrions avoir les mêmes, Note du blog):

Espagne et Belgique : 14 semaines d’aménorrhée.

Angleterre et Pays Bas : 24 semaines d’aménorrhée.

Quelles sont les différentes méthodes d’avortement ?

Il en existe deux : la méthode médicamenteuse (jusqu’à 7 semaines de grossesse en milieu hospitalier, 5 si elle est pratiquée ailleurs) et la méthode chirurgicale (ou instrumentale dites IVG par aspiration) jusqu’à la 12ème semaine.

Y-a-t-il des risques de complications ?

Comme toute pratique médicale, des complications peuvent apparaître (fièvres, douleurs abdominales, malaise, pertes de sang), mais celles-ci restent rares. Si ces symptômes se manifestent, il faut consulter l’établissement dans lequel l’interruption volontaire de grossesse a été pratiquée.

Où sont pratiquées les IVG ?

Une interruption volontaire de grossesse peut être pratiquée :

À l’hôpital, dans une clinique ou un centre de santé agrée pour une IVG médicamenteuse ou chirurgicale.

Au Planning Familial, chez son gynécologue, dans un centre médical de ville  ou à l’hôpital pour la méthode médicamenteuse uniquement.

Est-ce gratuit ?

Depuis le 31 mars 2013, l’interruption médicale de grossesse est prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie dans le cadre d’un montant forfaitaire. Depuis le 1er avril 2016, la nouvelle loi santé généralise le tiers payant pour permettre aux femmes de ne pas avoir à avancer les frais des actes relatifs à une IVG (consultation gynécologique, échographie, prise de sang, prescriptions médicamenteuses…).

Où trouver des sources d’informations fiables sur l’avortement ?

Un N° vert national est mis en place : 08 00 08 11 11 et deux sites de références permettent d’obtenir des informations complètes et fiables : ivg.planning-familial.org et www.ivg.social-sante.gouv.fr/.

Que dit la loi française sur l’IVG ?

La loi du 17 janvier 1975 dites Loi Veil a permis de dépénaliser l’IVG en France. Le 4 août 2014, l’Assemblée nationale a adopté une loi supprimant la notion de « détresse » de la femme dans le cadre d’une demande d’IVG et la remplace par « qui ne veut pas poursuivre une grossesse ».

Le texte de la loi santé 2016, paru au Journal officiel du 27 janvier 2016, stipule que le délai de réflexion d’une semaine (entre la première consultation et la confirmation écrite) à respecter avant la réalisation de l’IVG est supprimé. Les sages-femmes sont également autorisées à pratiquer une IVG médicamenteuse.

Le 15 février 2017, la loi sur le délit d’entrave a été adoptée par le Parlement. Elle vise à pénaliser toutes personnes susceptibles « d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur une interruption volontaire de grossesse (…) par tout moyen, y compris par voie électronique ou en ligne, notamment par la diffusion ou la transmission d’allégations ou d’indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales » de cette pratique. « Soit en perturbant l’accès aux établissements (…), la libre circulation des personnes à l’intérieur de ces établissements ou les conditions de travail des personnels médicaux et non médicaux. Soit en exerçant des pressions morales et psychologiques, des menaces ou tout acte d’intimidation à l’encontre des personnes cherchant à s’informer sur une interruption volontaire de grossesse, des personnels médicaux et non médicaux, des femmes venues recourir à une interruption volontaire de grossesse ou de l’entourage de ces dernières. »

www.ivg.planning-familial.org 

www.ivg.social-sante.gouv.fr/.

* Après le début des dernières règles.

Aurélie Sogny

http://www.marieclaire.fr/

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