Archive | Féminisme

22 mai 2017 ~ 0 Commentaire

italie (npa)

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En Italie, un mouvement féministe de masse est en marche

Depuis désormais plus de trois mois un nouveau mouvement féministe, qui surprend par son ampleur, sa composition et sa radicalité, a fait irruption sur la scène italienne.

Les premiers signes de la maturation d’une nouvelle génération féministe, avec ses propres codes d’expression et sa propre sensibilité politique, étaient déjà visibles ces deux dernières années dans les initiatives italiennes, notamment à Rome, pour le plein exercice du droit à l’avortement – prévu par la Loi 194 mais non garanti dans la pratique des hôpitaux à cause de la présence croissante des « objecteurs de conscience » – et en solidarité avec les luttes des femmes espagnoles contre le projet de loi anti-avortement du ministre Gallardon.

 Cette fois aussi, l’inspiration est venue des mobilisations féministes internationales contre la violence machiste dans de nombreux pays latino-américains, pour l’égalité salariale en Islande et pour l’avortement en Pologne, qui ont encouragé l’envie de réagir à une situation de violence structurelle envers les femmes qui caractérise ce pays et dont l’assassinat d’une femme par un fiancé, un mari ou un ex n’est que la pointe de l’iceberg.

Ainsi, de la confluence des pratiques des collectifs de jeunes féministes et de l’expérience de centres antiviolence, gérés par les femmes, est né un appel à la mobilisation nationale, à l’occasion de la journée du 25 novembre, conçue comme le début d’un processus de réflexion et d’action qui s’en prend à toutes les formes de violences structurelles envers les femmes.

L’appel, rédigé à Rome sous le nom Non Una di Meno (Pas une [seule femme] en moins), a été accueilli avec enthousiasme et dans plusieurs villes des assemblées locales se sont autoconvoquées pour préparer la manifestation. Contrairement au passé ces rendez- vous,  parfois à l’initiative de nouveaux collectifs de jeunes féministes ou de groupes informels, souvent liés aux espaces occupés, qui se sont adressés à tout le monde à travers les medias sociaux, ont connu un grand succès.

150 000 femmes dans les rues de Rome

Samedi 26 novembre, au moins 150 000 femmes, LGBTIQ et un certain nombre de (jeunes) hommes solidaires sont descendus dans la rue en formant une marée colorée, joyeuse et irrépressible qui a envahi le centre de Rome. Cette manifestation, pleine d’énergie et de volonté de bouleverser le monde, auto-organisée, sans le support des structures tradition- nelles de la gauche, s’est déroulée dans un esprit unitaire, inclusif des instances antiracistes, antipatriarcales et LGBTIQ.

Il s’agit d’un mouvement qui est certainement hostile aux gouvernements du Parti démocrate (Renzi d’abord et Gentiloni ensuite) à cause de leurs attaques contre la santé publique, les conditions de vie des travailleuses et des précaires, l’autodétermination des femmes en matière reproductive (voir la promotion du « Fertility Day » par la ministre de la santé, Beatrice Lorenzin) ; à cause aussi de la suspension des financements pour les centres antiviolence et d’une politique migratoire qui, dans les faits, est punitive et interdit aux nouveaux et nouvelles arrivé-e-s une vie digne sur notre territoire. Mais en même temps, il ne se reconnait dans aucune autre force politique ou syndicale établie.

Cette manifestation, dont le succès a dépassé toutes les attentes, a été suivie d’une journée d’élaboration des contenus de la protestation, avec une assemblée nationale, articulée en huit tables rondes (chacune d’environ 200 personnes provenant de tout le pays), qui se sont penchées sur les différents aspects de la violence (hétéro)patriarcale : du cadre juridico-légal à la violence économique, au travail et dans la protection sociale ; de l’éducation sexiste à l’école aux medias ; de l’accompagnement féministe pour sortir de la violence au plan de santé sexuelle et reproductive ; de la double ou triple violence que vivent les femmes immigrées au sexisme dans les mouvements sociaux. Cette élaboration mènera à l’écriture d’un plan féministe antiviolence, partant d’en bas, en contraste avec celui qui est en préparation de la part du gouvernement et qui sera présenté en juin.

Refuser les comportements de genre imposés

Pendant ce temps, « Non Una di Meno » a fait sien l’appel du « Ni Una Menos » argentin à une grève internationale des femmes à l’occasion du prochain 8 mars. Une journée dans laquelle nous proclamerons : « si nos vies ne valent rien, nous nous arrêtons ». Nous ne produisons pas, nous ne soignons pas, nous ne consommons pas, nous « faisons grève » en refusant les comportements de genre imposés.

Galvanisé par la manifestation gigantesque au cours de laquelle des milliers de jeunes femmes – et hommes – sont descendues dans la rue pour la première fois, le mouvement s’est encore élargi en s’articulant dans des assemblées par ville qui travaillent dans l’optique soit d’approfondir les thèmes de tables rondes nationales, soit de préparer concrètement la grève des femmes du prochain 8 mars, chacune sur son territoire.

Une deuxième assemblée nationale qui vient de se conclure à Bologne le week-end dernier a défini la plateforme – résultat de discussions approfondies dans les tables rondes – et les modalités de la grève : choix d’endroits symboliques pour réaliser des flash mobs, soutien aux travailleuses précaires ou soumises au chantage du patron à travers des « actions de trouble » (qui dérangent le déroulement du service ou de la production), choix d’un symbole unique – les couleurs noir et fuchsia et les poupées russes – à exposer à la fenêtre ou à porter pour signaler l’adhésion à la grève de celles qui ne sont pas en mesure de quitter leur poste ; en plus des assemblées sur les lieux de travail et dans les écoles, pour bloquer les cours et discuter de la violence et de l’oppression des femmes.

Ensuite, on se donnera rendez-vous à la fin de l’après-midi sur les places centrales de toutes les villes, où l’on créera des connexions nationales et internationales entre manifestantes, pour conclure dans quelques villes, en soirée, par des cortèges du type « reprenons la nuit » ou sous le slogan « les rues sûres sont garanties par les femmes qui y passent » (et non par les « forces de l’ordre »).

Autogestion, entraide et éducation à la différence

Tout en gardant bien en main l’autonomie du mouvement, Non Una di Meno a lancé l’invitation et le défi à tous les syndicats, majoritaires et de base, à rejoindre son action, en appelant à une grève générale de 24 heures, le seul moyen par lequel les employées peuvent faire grève légalement. Jusqu’ici,  seuls quelques syndicats de base ont répondu positivement à cet appel, sans s’engager pleinement pour sa réussite, tandis que la CGIL3 décidait de ne pas adhérer au mouvement, en se contentant d’inviter sa base à tenir des assemblées sur ce thème sur les lieux de travail.

Ce nouveau mouvement féministe, qui exprime un refus radical de l’existant, tire sa force de la combinaison d’actions massives de protestation et d’actions directes avec des expériences d’autogestion et d’entraide, dans les centres antiviolence, dans les cours d’édu- cation à la différence, dans les collectifs d’étudiantes et dans les espaces occupés, qui se réfèrent à la construction d’une société libérée du machisme, du racisme, de l’homo-lesbo-transphobie, et qui dépasse les logiques du marché capitaliste.

Il se sent partie prenante d’une marée – sera-ce la fameuse troisième vague ? – de protagonisme des femmes qui traverse le monde et qui met en cause les politiques misogynes et excluantes d’un establishment qui a perdu toute crédibilité.

C’est le premier mouvement de masse qui secoue le sens d’impuissance et de passivité qui semble avoir frappé l’Italie depuis que le centre-gauche de Renzi est arrivé au pouvoir, en promettant de moderniser le pays et de faire redémarrer l’économie, en rajeunissant sa classe politique et en alignant son fonctionnement sur les standards d’efficience européens.

Espérons que ce mouvement, unique par sa force d’auto-organisation, dirigé par une nouvelle génération de femmes – et dans lequel nous sommes pleinement engagées – pourra se consolider et donner un nouvel élan pour la reprise des mouvements sociaux dans leur ensemble.

Samedi 20 mai 2017

Nadia De Mond: Les articles de la rubrique Idées n’expriment pas nécessairement le point de vue du parti

La Gauche LCR.Belgique

https://npa2009.org/

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10 mai 2017 ~ 0 Commentaire

droits des femmes (l’express + osez!)

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Les féministes attendent Emmanuel Macron au tournant

Pendant sa campagne, le nouveau président élu s’est présenté comme le can- didat des femmes. Les associations vont veiller à ce que ses promesses ne restent pas lettre morte.

« Je suis profondément féministe », assurait Emmanuel Macron, en mars. Durant sa campagne, le candidat d’En Marche! a pris l’engagement de faire de l’égalité femmes-hommes la « grande cause nationale de son quinquennat ». Une promesse qui sera scrutée de près par les asso- ciations de défense des droits des femmes après son élection à la tête du pays, dimanche.

Un ministère du droit des femmes

Car les attentes sont nombreuses. Ce lundi, le Planning familial s’est fendu d’un communiqué, dans lequel il réclame la création d’un ministère aux Droits des femmes « de plein exercice avec des moyens nécessaires qui garantissent l’accès aux droits fondamentaux pour toutes les personnes ».

Un ministère de plein exercice avait été créé puis supprimé sous la présidence de François Hollande et remplacé par un secrétariat d’Etat aux sous la tutelle du ministère des Affaires sociales. Sous le gouvernement de Manuel Valls, les fonctions avaient finalement été intégrées au ministère rebaptisé « des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes », un intitulé qui s’était attiré de nombreuses critiques.

Le Planning estime par ailleurs que « les droits sexuels dont l’avortement doivent être inscrits dans la Constitution » et que « l’éducation devra être un enjeu central, avec une éducation à la sexualité positive et émancipatrice dès le plus jeune âge, afin que l’égalité entre les sexes construise la société ».

La PMA pour toutes et la lutte contre les violences

Le mouvement militant demande enfin « l’accès à la PMA pour toutes les femmes avec son remboursement par la Sécurité sociale ». Durant la campagne, Emmanuel Macron s’était dit favorable à l’ouverture de la procréation médicalement assistée aux femmes seules et aux couples de femmes. En revanche, il souhaite attendre l’avis du Comité consultatif national d’éthique. En France, la PMA n’est pour l’instant autorisée qu’à la condition d’être en couple hétérosexuel.

La mesure est aussi défendue par Osez le féminisme! (OLF), qui la place dans les attentes « prioritaires » de l’associations vis-à-vis du quinquennat à venir, tout comme la lutte contre les violences faites aux femmes. Si le président nouvellement élu a promis une campagne natio- nale de sensibilisation sur le sujet, Céline Piques, porte-parole d’OLF, prévient que le mouve- ment sera « vigilant » sur le budget alloué à cette question et estime qu’il faut « mettre des milliards sur la table pour que la lutte soit efficace ».

L’association se dit aussi attachée à la lutte contre les stéréotypes de genre et a critiqué le spectacle donné devant la pyramide du Louvre lors de la soirée électorale, dimanche soir. En cause, la mise en scène de danseuses en petite tenue sur scène. « La grande cause nationale droits des femmes, ça commence avec les danseuses hypersexualisées dans la cour du Louvre, c’est ça? » a notamment tweeté une porte-parole.

Appliquer (vraiment) la parité en politique

Emmanuel Macron a répété plusieurs fois pendant sa campagne son « souhait » de nommer une femme Premier ministre. Il a aussi insisté sur la nécessité d’une vraie parité en politique et s’est engagé à présenter 50% de femmes dans les circonscriptions gagnables en vue des élections législatives. Une proposition forte, alors que les partis investissent souvent des femmes là où ils sont sûrs de perdre pour contourner la loi tout en rentrant dans ses clous (et donc éviter de payer des pénalités).

« Là aussi, on attend de voir ce que cela donne », poursuit Céline Piques, soulignant qu’il est encore tôt pour avoir du recul sur ce qu’est une « circonscription gagnable » pour un jeune mouvement comme En Marche!.

Enfin, quatre associations féministes ont tenu à rappeler dans une tribune publiée dans Libération avant le second tour que leur « appel à battre Marine Le Pen » ne vaut pas « blanc- seing à Emmanuel Macron », notamment sur les questions économiques. « Nous saurons, dès le soir de son élection, lui rappeler que notre vote n’aura été en aucun cas un vote d’adhésion et nous continuerons à nous mobiliser contre son projet libéral dangereux pour les droits sociaux de toutes et tous », écrivent les porte-parole de quatre mouvements.

http://www.lexpress.fr

Lire aussi:

Monsieur le Président : les droits des femmes n’attendront pas ! (Osez le Féminisme)

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07 mai 2017 ~ 0 Commentaire

genre (plourin)

plourin

Soirée d’échanges autour des stéréotypes de genre dans la petite enfance.
Animée par Laurence davoust , sociologue

Sur réservation : mediatheque.culture@plourin-morlaix.fr

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03 mai 2017 ~ 0 Commentaire

nantes (rafu)

nantes

RAFU appelle à un rassemblement comme réaction immédiate au féminicide d’Aigrefeuille sur Maine dans la nuit de vendredi à samedi dernier.

Pour visibiliser les violences sexistes, pour protester contre les violences faites aux femmes et les féminicides, rassemblons-nous.

Rdv à 19h le 3/05/2017 devant le parvis du palais de justice de Nantes. Nous vous invitons à amener des bougies, des fleurs, ou tout autre symbole vous permettant de rendre hommage à la victime d’Aigrefeuille, ainsi qu’à toutes les autres trop nombreuses victimes de violences sexistes.

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27 avril 2017 ~ 0 Commentaire

planning (presse ocean)

avortement

Loire-Atlantique Le Planning familial s’inquiète des baisses de subvention

Malgré les avancées législatives sur la contraception et l’IVG, le « contexte actuel » inquiète le Planning familial.

Martine Leroy, co-présidente de l’association l’assure : « La remise en cause des droits des femmes et le retour à l’ordre moral que certains voudraient imposer est une réalité. Ce constat inquiétant renforce notre conviction que nous ne devons rien lâcher ».

 Si la subvention annuelle du conseil départemental – principal financeur – est stable depuis 2015 (173 000 €), les responsables « espèrent qu’il en sera de même cette année ». Le Conseil Régional et l’ARS financent également le Planning. « En 2016, nous constatons une baisse globale des subventions notamment de l’ARS. Cela pose un sérieux problème pour le développement des antennes de proximité (Blain, Clisson, Nantes et Saint-Nazaire) explique Martine Leroy. Notre projet d’aller hors les murs pour toucher des zones isolées du territoire est mis à mal ». 26.04.2017

http://www.presseocean.fr/

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26 avril 2017 ~ 0 Commentaire

lgbti (libération)

drapeau_gay_breton

Deux candidats pas vraiment en pointe sur les droits LGBTI

Marine Le Pen veut abroger le mariage pour tous et Emmanuel Macron n’a jamais affiché qu’un soutien très partiel aux droits des personnes LGBTI et à la lutte contre les discriminations.

Avec la défaite de Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou, ce sont les meilleurs défenseurs des droits des personnes gays, lesbiennes, bi.e.s, trans et intersexes qui sortent du ring présidentiel. Comparatif des positions des deux finalistes sur ces questions.

Marine Le Pen

Si François Fillon était soutenu par Sens commun, l’émanation politique de la Manif pour tous, c’est Marine Le Pen qui souhaite abroger la loi Taubira. Si elle est élue, les homosexuels ne pourront donc plus se marier en France. Pour autant, les personnes qui se sont déjà unies à la mairie ne seraient pas «dé-mariées». La candidate FN propose de remplacer le mariage par un «pacs amélioré».

Sans surprise, Marine Le Pen est contre l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes. Sur la gestation pour autrui (GPA), le programme officiel de la candidate précise qu’elle est pour le maintien de l’interdiction en France. Tout en précisant que cette position est une réponse à de mystérieuses «pressions d’autorités supranationales».

La candidate n’a pas pris position sur les autres thématiques LGBTI.

Emmanuel Macron

«Plutôt que de répondre au questionnaire, Emmanuel Macron nous a fait parvenir une réponse écrite, dans laquelle il ne répond que de manière très partielle à nos questions.» L’inter-LGBT, qui regroupe une soixantaine d’associations, avait envoyé une liste de revendications à chaque candidat, hormis Marine Le Pen. Les réponses ont été publiées la semaine dernière et le candidat En marche a été classé derrière Nicolas Dupont-Aignan sur l’échelle établie par l’inter-LGBT. Emmanuel Macron «montre par là son absence de programme sur les violences et discriminations qui touchent les lesbiennes, les gays, les bi.e.s et les trans», enfonce l’organisme.

Pour rappel, Emmanuel Macron avait choqué les défenseurs de l’égalité en déclarant que le gouvernement avait «humilié la France de la Manif pour tous».

Dans une lettre ouverte consacrée à ces sujets, le candidat corrige le tir en affirmant que «la lutte contre la discrimination sera l’un des grands chantiers de [son] quinquennat». Il propose une formation pour les agents de la fonction publique et des opérations de testing «dans les entreprises ou dans l’accès au logement».

Concrètement, Macron est pour le maintien de la loi Taubira et pour un élargissement de la possibilité d’adopter aux couples pacsés. Il se déclare pour l’ouverture de la PMA aux lesbiennes (qui fait partie des promesses non tenues de François Hollande)… Mais il ne l’a pas inscrit à son programme. Il dit attendre l’avis du Comité consultatif national d’éthique sur la question. Saisi en 2013 sur ce point, le CCNE a promis de se prononcer (enfin) dans les prochaines semaines.

Emmanuel Macron est contre la gestation pour autrui, mais plaide pour la transcription à l’état civil français des enfants nés par GPA à l’étranger. Une disposition que la France refuse d’appliquer malgré cinq condamnations de la Cour européenne des droits de l’homme.

A propos des droits des personnes trans, le candidat ne souhaite «ni modifier la loi sur le changement d’état civil, ni que la sécurité sociale prenne en charge les opérations faites à l’étranger, ni que l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) fasse une recommandation temporaire d’utilisation (RTU) pour la prise en charge de l’hormonothérapie des personnes trans», détaille l’inter-LGBT. En rajoutant que selon sa réponse, Emmanuel Macron estime qu’il «convient de mener une réflexion prospective sur l’enregistrement à l’état civil des personnes intersexuées».

Enfin, sur la santé sexuelle, le candidat reste également relativement flou. Mais il se prononce tout de même pour une «intensification des campagnes de prévention et de dépis- tage du VIH et des autres IST en direction des jeunes gays, une prise en compte des problé-matiques spécifiques des lesbiennes et extension de la formation des personnels soignants aux problématiques de santé et à l’accueil des personnes LGBT».

Guillaume Lecaplain — 24 avril 2017

http://www.liberation.fr/

Lire aussi:

La PMA pour toutes, une trop longue gestation

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17 avril 2017 ~ 0 Commentaire

le genre (tv5)

Touche pas parodie

Le genre, toute une encyclopédie pour un mot si détesté

Dans un ouvrage de plus de 700 pages, des chercheur-es ont planché sur le genre à travers plusieurs angles. La première « encyclopédie critique du genre » en France questionne le corps, la sexualité, les rapports sociaux. Entretien avec la chercheure Juliette Rennes qui a coordonné le projet. 

Consommation, handicap, virginité, danse, espace urbain, Internet, autant de sujets abordés dans cette encyclopédie par le prisme du genre.

Mais au fait, c’est quoi la notion de genre exactement ?

« Le genre c’est d’abord une question de recherche que l’on pose au monde social. (…) Il s’agit d’observer le monde social, par exemple, un univers professionnel en posant la question du rapport entre les sexes, comment le féminin et le masculin organisent l’espace, …. » explique, sur le plateau de TV5MONDE, Juliette Rennes, enseignante-chercheure à l’Ecole de Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS – Paris). « Longtemps dans les sciences sociales, la question du genre ne s’est pas posée.«   Le genre, c’est d’abord un système qui organise le monde social à travers des catégories de féminin et de masculin

« Le genre » est au centre de cet ouvrage unique sur le fond et dans la forme car les auteurs ont tenu à respecter aussi des règles de l’écriture inclusive qui permet de faire apparaître le féminin et le masculin dans le texte (intellecutel.le ; auteurs-actrices ; mot épicènes non genrés comme « une personne »).

Il y a bien sûr la définition du dictionnaire.  »L’origine du terme en français ‘le genre’ est gram- matical, le genre féminin/masculin, explique Juliette Renne. Mais le genre, c’est d’abord un système qui organise le monde social à travers des catégories de féminin et de masculin, non pas seulement les personnes mais aussi les objets, l’espace, …. »

Cette encyclopédie s’intéresse plus particulièrement à trois thèmes :  le corps, la sexualité, les rapports sociaux de sexe. Ces thèmes incluent par exemple le sport où le genre a souvent été en question ces dernières années.

« Le sport est organisé par cette différence entre les sexes et quand des personnes ne sont pas tout à fait classables dans cette bi-catégorisation femme/homme, elles rencontrent des problèmes », souligne Juliette Rennes. Ce fut le cas en 2014 de l’athlète indienne Dutee Chand qui secrète de la testostérone naturellement. Cette hormone qui peut accroître la masse musculaire est réputée améliorer les performances sportives. Dutee Chand a refusé de participer à une compétition après avoir dû se soumettre à un test hormonal sensé prévenir le dopage.

La bicatégorisation de la société en deux sexes est aussi un impératif social

« Cette affaire nous dit que la bi-catégorisation de la société en deux sexes est aussi un impé- ratif social comme lorsque par exemple un enfant doit être déclaré à l’état civil garçon ou fille. On invoque la nature mais elle n’est pas si rigide. Selon que l’on prend des critères génétiques, hormonaux, anatomiques, il y a des personnes qui naissent avec des identités moins stricte- ment binaires que d’autres. » souligne encore Juliette Rennes. Les chercheur-es préfèrent dans ce cas parler de « personnes inter-sexe« .

Une alimentation genrée ?

La question du genre se retrouve aussi là où on n’y fait peut-être toujours attention, comme l’alimentation. « Dans notre société les garçons et les filles n’ont pas la même alimentation, confirme la chercheure. Il y a des normes d’alimentation assez genrées.«  Plus de gras ou d’aliments pourvoyeurs en protéine par exemple pour les hommes.

Les auteur-es de cet ouvrage ont aussi voulu mettre en avant les inégalités soulevées par l’étude des genres.

« La mondialisation a des effets sur les inégalités entre les sexes et entre femmes. Les femmes des pays riches profitent de la venue de femmes de pays pauvres à qui elles font faire le ménage, la garde d’enfants. Cela permet aux femmes occidentales d’accéder plus facilement à des métiers valorisés. »

La théorie du genre

Quid des détracteurs de la « théorie du genre » ? « Il ya beaucoup de confusion autour de la « théorie » du genre, employée de manière péjorative par ses adversaires qui veulent la restrein- dre à une « théorie », à des éléments spéculatifs détachées d’études empiriques. Il y a beaucoup de craintes autour des effets de ces travaux qui montrent que ce que l’on voudrait considérer comme naturel est le fait de l’éducation, de l’environnement… » Cela fait bien longtemps qu’outre Atlantique, dans les pays anglo-saxons, ou en Allemagne et d’autres pays européens, ces peurs et rancoeurs semblent déjà d’un autre âge…

TV5MONDE Léa Baron 17.04.2017
Editions La Découverte, Paris, 2017, 35 €

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14 avril 2017 ~ 0 Commentaire

ivg (npa rennes)

rennes

« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question ». Ces propos prêtés à Simone de Beauvoir sonnent décidément juste, à l’heure d’attaques frontales à des degrés différents contre le droit à l’avortement. Au vu de l’actualité internationale, à quel point faut-il s’inquiéter pour l’accès à l’IVG en France ?

Un coup d’œil dans le passé nous rappelle que ce droit, pourtant fondamental, n’a rien d’un acquis. Irréductible à la loi Veil, conquis de haute lutte à partir des années 70, il fait encore l’objet de revendications féministes pour plus d’accessibilité, de moyens et de garanties. Ces mobilisations se doublent d’une nécessaire vigilance face aux diverses menaces qui pèsent sur ce droit : fermeture de centres IVG, désinformation, offensives anti-choix, prises de position et ambiguïtés politiques.

Avec trois militantes féministes

https://www.facebook.com/

Lire aussi:

Pourquoi l’IVG ne baisse pas ? (Elle)

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13 avril 2017 ~ 0 Commentaire

féminicides (facebook)

feminicide

Féminicides par compagnons ou ex
Cette page recense, DANS LES MÉDIAS SUR INTERNET, les féminicides par compagnon ou ex-compagnon en France, depuis le début de l’année.

Non, ce ne sont pas des « drames familiaux » ni des « drames de la séparation » ni des « crimes passionnels », ce sont des féminicides perpétrés par des hommes frustrés qui pensent détenir un permis de tuer. Ce sont des assassinats systémiques dont l’origine se trouve au cœur de notre société, dans l’éducation patriarcale qui est donnée aux hommes et qui les autorise à posséder femmes et enfants et à disposer de leurs vies.

Nous consacrons ici une publication par victime.

C’est un travail éprouvant mais nécessaire pour que ces femmes ne restent pas invisibles, qu’elles soient nommées quand c’est possible, et non plus une parmi d’autres anonymes dans un chiffre global annuel dont pas grand monde ne s’émeut ni ne s’indigne parmi les politiques et même la société…

Nous ajusterons le nombre des orphelin-e-s, victimes collatérales du #TerrorismePatriarcal #Féminicide familial, toléré, minimisé, ignoré des politiques… tellement moins spectaculaire, donc moins effrayant que le terrorisme religieux et pourtant tout aussi mortifère !
Vous trouverez sur ce fil différents articles sur le sujet, et vous pouvez également déposer ceux que vous souhaitez partager.

LES CHIFFRES DE 2017 (à minima)

FÉMINICIDES par (ex)compagnons : 43 + 1 tiers + 3 enfants
* 37 assassinées chez elles + 5 à leurs ex-domiciles
* 28 en situation de séparation
* 33 étaient mères dont 1 tuée avec ses 3 enfants
* 64 orphelin-e-s dont 3 enfants témoins
* 15 suicides + 5 tentatives

HOMICIDES par (ex)compagnes : 3
* 2 en possible « légitime défense »
* 0 suicide

INFANTICIDES : 14
* 6 par 4 pères – dont 3 enfants tués avec leur mère
* 2 par 2 beau-pères
* 2 par 1 mère (un double)
* 4 par le couple parental BP/M – dont un où le GPm est aussi mis en examen pour non dénonciation des violences, il vivait au foyer
* 2 suicides de père qui ont « suicidé » avec eux 4 enfants

La carte des féminicides par (ex) compagnons en 2017 :
https://www.google.com/maps/d/viewer…

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11 avril 2017 ~ 0 Commentaire

le voile (slate)

brernie

Bernie Sanders étreint une étudiante musulmane..

Le voile, un symbole de 3.000 ans de machisme religieux

Depuis des années, tout le monde parle du voile, de plus en plus de personnes portent le voile, pas seulement à Bamako ou au Caire, mais aussi à Londres, Paris ou New York. Symbole religieux ou signe religieux? Que signifie ce carré de tissus qui met la planète en émoi? Intrigué par autant de questions, j’ai décidé de consacrer quelques semaines de mes vacances à compulser  les livres d’histoire religieuse pour remonter aux racines du signe, pour ne pas dire du mal.

Et là, en remontant au plus loin des traces écrites des civilisations antiques, en fouillant dans les annales des histoires sumériennes, j’ai  découvert avec stupéfaction que le voile découle à l’origine d’une illusion optique. En effet, une croyance sémitique très ancienne attestée en Mésopotamie, considérait la chevelure  de la femme comme le reflet de la toison pubienne!

«Les prostituées ne seront pas voilées»

Donc, il a fallu très tôt lui couvrir la tête, afin de lui occulter le sexe! Cette croyance était si répandue dans les pays d’Orient, notamment en Mésopotamie, qu’elle a fini par avoir force de loi. Aussi, le port du voile est-il rendu obligatoire dès le XIIe siècle avant J.-C. par le roi d’Assyrie, Teglat Phalazar Ier: «Les femmes mariées n’auront pas leur tête découverte. Les prostituées ne seront pas voilées.»

C’était dix-sept siècles avant Mahomet et cela se passait en Assyrie, l’Irak d’aujourd’hui.

Dans la Bible hébraïque, on ne trouve aucune trace de cette coutume, cependant la tradition juive a longtemps considéré qu’une femme devait se couvrir les cheveux en signe de modestie devant les hommes.

Le voile comme instrument de ségrégation pour l’Eglise

Il faudra attendre l’avènement du christianisme pour que le voile devienne une obligation théologique, un préalable à la relation entre la femme et Dieu. C’est saint Paul qui, le premier, a imposé le voile aux femmes en avançant des arguments strictement religieux. Dans l’épître aux Corinthiens, il écrit: «Toute femme qui prie ou parle sous l’inspiration de Dieu sans voile sur la tête, commet une faute identique, comme si elle avait la tête rasée. Si donc une femme ne porte pas de voile, qu’elle se tonde; ou plutôt, qu’elle mette un voile, puisque c’est une faute pour une femme d’avoir les cheveux tondus ou rasés.»

Et plus loin:

«L’homme, lui, ne doit pas se voiler la tête: il est l’image et la gloire de Dieu, mais la femme est la gloire de l’homme. Car ce n’est pas l’homme qui a été tiré de la femme, mais la femme de l’homme, et l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme. Voilà pourquoi la femme doit porter sur la tête la marque de sa dépendance.» L’Eglise s’en servira à l’égard des femmes, pour les considérer comme des créatures inférieures par nature et selon le droit.

On voit qu’à l’origine, le voile est utilisé comme un instrument de ségrégation qui fait de la femme un être inférieur, non seulement vis-à-vis de l’homme mais aussi de Dieu.

Il est intéressant de noter que ce passage des Corinthiens est repris aujourd’hui par la plupart des sites islamistes qui font l’apologie du foulard.

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Pour lire la suite sur l’islam

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