Archive | Féminisme

13 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

enragé (journal d’un antifa)

revolution

Face à Robespierre, je suis un «enragé» 

Pour une nouvelle conjuration des Egaux

« La liberté n’est qu’un vain fantôme quand une classe d’hommes peut affamer l’autre impunément. L’égalité n’est qu’un vain fantôme quand le riche, par le monopole, exerce le droit de vie et de mort sur son semblable » (Jacques Roux, Manifeste des enragés, discours prononcé devant les députés de la convention nationale le 25 juin 1793)

Evoquons un mouvement peu connu de l’histoire de la révolution française, puisque  beaucoup s’y réfèrent volontiers à gauche, mais ne semblent pas le connaître, ou du moins très imprécisé-ment. Parmi les figures bien connues de cette période, la figure de Robespierre a ces  dernières années été portée symboliquement aux nues par la gauche radicale comme un étendard, Mélenchon en tête.

Je ne me reconnais pas dans cette figure révolutionnaire pour plusieurs raisons.Tout d’abord, c’est un membre de la bourgeoisie, avocat, et figure emblématique des Jacobins, dont la politique du Comité de Salut Public conduira à la dictature et à la Terreur, avec l’élimination des opposants (dantonistes, hébertistes) et les grands procès du printemps 1794.

Et je préfère mille fois m’identifier à ceux qu’on a cru bon autrefois d’affubler du titre méprisant d’enragés, un mouvement bien moins connu, et qui pourtant illustre bien davantage à mes yeux et selon mon positionnement personnel l’esprit de révolution. Par la grâce de cet extrait de Daniel Guérin que j’ai mis un peu de temps à retrouver, voici  pourquoi il me parle tant :

Extrait de « La révolution française et nous » de Daniel Guérin :

«Ceux que leurs adversaires affublèrent du nom d’ «enragés» : Jacques Roux, Théophile Leclerc, Jean Varlet, furent en 1793 les interprètes directs et authentiques du mouvement des masses; ils furent, comme n’hésita pas à l’écrire Karl Marx, «les représentants principaux du mouvement révolutionnaire».

A ces trois noms doit être attaché celui de Gracchus Babeuf.

Il ne s’associe certes que partiellement au mouvement des enragés. Il devait être davantage leur continuateur qu’il ne fut leur compagnon de lutte. Tous quatre étaient des révoltés. Tous quatre avaient partagé la grande misère des masses. Au nom de ce peuple qu’ils côtoyaient tous les jours, les enragés élevèrent une protestation qui va beaucoup plus loin que les doléances des délégations populaires.

Ils osèrent attaquer la bourgeoisie de front. Ils entrevirent que la guerre – la guerre bourgeoise, la guerre pour la suprématie commerciale – aggravait la condition des bras-nus ; ils aperçurent l’escroquerie de l’inflation, source de profit pour le riche, ruineuse pour le pauvre.

Le 25 juin 1793, Jacques Roux vint lire une pétition à la barre de la Convention: « La liberté n’est qu’un vain fantôme quand une classe d’hommes peut affamer l’autre impunément. La république n’est qu’un vain fantôme quand la contre-révolution s’opère de jour en jour par le prix des denrées auquel les trois quarts des citoyens ne peuvent atteindre sans verser des larmes. »

Les enragés eurent le mérite incontestable, face aux montagnards enfermés dans le légalisme parlementaire, de proclamer la nécessité de l’action directe. Ils eurent aussi le courage de s’attaquer aux réputations établies, à la plus haute, à celle à laquelle il était le plus dangereux de toucher. Ils osèrent s’en prendre à l’idole populaire qu’était Robespierre. Théophile Leclerc rangeait ce dernier parmi les «quelques despotes insolents de l’opinion publique».

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Claire Lacombe

Jacques Roux dénonçait prophétiquement «les hommes mielleux en apparence, mais sanguinaires en réalité». (…) La Société des Femmes Révolutionnaires de Claire Lacombe poussa la témérité jusqu’à appeler Robespierre: «Monsieur Robespierre», injure impardon- nable à l’époque. (Résumé)

http://journal d’un antifa/

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09 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

oppression (gauche révolutionnaire)

feminisme

L’origine de l’oppression des femmes

C’est Engels qui le premier  dans le livre De l’origine de la famille, de la propriété privée et de l’État Engels explique qu’avant la division en classes de la société, les notions de famille, de mariage et d’héritage n’existaient pas.

Par conséquent, les femmes avaient un statut social égal à l’homme car c’étaient des sociétés de subsistance où chaque membre jouait un rôle dans la survie du clan ou du groupe, sans hiérarchie ou privilège.

De façon très progressive, la domestication des animaux et la culture ont permis la production de surplus et amené à des divisions sociales liées au fait que certains clans ont pu produire plus, que celui qui contrôle le surplus peut utiliser la force de travail de ceux qui n’en ont pas, organi-ser des échanges, avec la nécessité de se protéger et d’organiser la répartition de ces surplus etc. C’est de ces changements complexes et graduels que découlent les règles de l’héritage et la structuration de la famille, qui ont amené à vouloir contrôler le corps des femmes.

Une oppression aggravée par le capitalisme

La société capitaliste a accentué l’oppression des femmes en reprenant les règles de morale religieuse pour faciliter l’exploitation salariée. C’est ainsi que les femmes sont souvent moins payées, et subissent des pertes de salaire lorsqu’elles sont enceintes ou qu’elles gardent les enfants.

Le manque d’infrastructures (crèches, etc.) facilite une certaine précarité des femmes. Les femmes subissent donc une double oppression, en tant que femme et en tant que travailleuse.

La crise du capitalisme plonge de plus en plus de populations dans la précarité et augmente le taux de violence dans la société. La violence d’État (répression, justice punitive) légitime même la violence comme règlement des rapports sociaux, au détriment des personnes les plus fragiles.

C’est ainsi qu’on voit augmenter le nombre de meurtres et donc par extension les meurtres de femmes par leur conjoint ou ex-conjoint. Les politiques des gouvernements qui attaquent les services publics, cassent les retraites… renforcent la précarité des plus faibles et donc d’une partie croissante de femmes.

C’est pourquoi la seule issue pour en finir avec l’oppression sexiste est de lutter pour l’émanci-pation de toute la classe des travailleurs, femmes et hommes ensemble.

La perspective socialiste est la seule fournissant les moyens concrets de rompre avec les causes profondes de l’oppression des femmes et de développer des modes de gestion collectifs et publics des tâches domestiques, qui aujourd’hui sont gérés individuellement et en grande majorité par les femmes. (Résumé)

Virginie Pregny 09/10/2019

http://www.gaucherevolutionnaire.fr/

 

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29 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

28 septembre ivg (france bleu)

avortement

L’IVG : des femmes témoignent de leurs difficultés

A l’occasion de la Journée mondiale pour le droit à l’avortement samedi 28 septembre, France Bleu a enquêté sur la pratique de l’IVG.

En France, plus de 200 000 femmes ont recours à l’avortement chaque année. Dans le Gard, elles sont environ 3 500 à pousser la porte d’un centre de planification familial pour une consul-tation IVG. Un droit obtenu il y a près de 45 ans avec la loi Veil (17 janvier 1975). Mais dans les faits, avorter peut parfois relever du parcours du combattant.

Inès : « Il m’a fait écouter le cœur du bébé »

Inès (le prénom a été changé) a voulu avorter à Nîmes il y a trois ans. Cette Nîmoise s’est alors tournée vers son gynécologue, un médecin contre la pratique de l’IVG. « Il m’a fait écouter le cœur du bébé, m’a dit qu’il était en bonne santé, tout à fait viable », souligne la jeune femme dénonçant un discours « infantilisant ». Inès a ensuite été dirigée vers une clinique nîmoise où elle a été admise dans un service de médecine générale, en chambre double. « Je pense que j’étais dans un grand moment de honte. J’étais en position fœtale, recroquevillée sur mon lit, en attendant qu’on me laisse partir. »

« On m’a demandé si j’avais perdu l’embryon à côté d’une personne opérée du pied », Inès

Peu de structures existent pour orienter les femmes dans leurs démarches. Marie (le prénom a été changé), elle, ne voulait pas se tourner vers son médecin de famille il y 6 ans pour se faire prescrire une IVG médicamenteuse.

Cette Uzétienne de 32 ans confie avoir appelé le centre de planification familiale du centre-ville de Nîmes pour un rendez-vous qui lui a été refusé. « Parce que j’étais majeure, avec une situa-tion correcte », explique t-elle. En effet, ce centre a vocation à accueillir des publics dits « fragiles »: de jeunes filles mineures, précaires ou victimes de violences notamment.

« C’est très bien que ça existe, bien sûr, mais moi aussi j’avais besoin d’un accompagnement », poursuit Marie, regrettant par ailleurs le manque de structures (comme des groupes de paroles) pour aider les femmes après leur IVG. « Pas expliquer notre geste, mais pouvoir se libérer moralement également de cet acte. »

Marie : « Les gens restent choqués comme si on avait vraiment tué quelqu’un »

Onze centres de planification familiale dans le Gard

Il existe au total 11 centres de planification familiale dans le Gard, dont ceux des hôpitaux de Nîmes, Alès et Bagnols-sur-Cèze. Celui du centre-ville nîmois a enregistré plus de 450 consulta-tions dans le cadre d’une IVG en 2018.

La moitié des femmes concernées ont moins de 25 ans, un quart sont mineures. Ces jeunes filles à qui on garantit l’anonymat (aucun bilan médical n’est envoyé au domicile des parents) sont orientées vers l’hôpital pour avoir recours à l’IVG. A domicile, ces dernières « risquent d’être isolées, confrontées à des douleurs et des saignements qu’elles n’ont pas l’habitude de gérer », explique Laurence Lankamer, directrice adjointe au service de l’enfance, chargée des centres de planification au conseil départemental du Gard.

Laurence Lankamer : « La possibilité de se faire aider s’il y a des douleurs ou des saignements qui les inquiètent »

Au CHU de Nîmes où on pratique plus de 500 IVG chaque année, les demandes de rendez-vous explosent. Pourtant, seules quelques heures chaque semaine (les jeudis après-midi principalement) sont consacrées au centre de planification familiale. D’où des délais d’attentes longs. Trop parfois pour tenir les délais légaux pour avorter.

« C’est un vrai combat parce que les moyens ne nous sont pas donnés »  Dr Sylvie Ripart-Neveu

Dr Sylvie Ripart-Neveu dénonce un manque de moyens pour accueillir les patientes dans de bonnes conditions. « Il faudrait un centre d’orthogénie dédié aux IVG comme à Montpellier », estime la responsable du centre de planification familiale de l’hôpital nîmois. La prise en charge de l’IVG, le « parent-pauvre » à l’hôpital comme ailleurs, pour le Dr Ripart-Neveu

Une clause de conscience des médecins 

Certaines femmes font des kilomètres pour avorter. Régulièrement elles doivent, dans l’urgence, frapper à plusieurs portes avant de trouver un médecin ou une sage-femme qui, non seulement prescrit des IVG médicamenteuses, mais accorde un rendez-vous aux patientes dans les temps.

Sans parler des médecins qui décident eux-mêmes du délai limite de grossesse jusqu’où ils acceptent ces consultations. Le Dr Bruno Kezachian, du Conseil National de l’Ordre des Méde-cins, assure que ces problèmes n’ont pas été rapportés à l’Ordre dans le département du Gard.

En France, il existe une clause de conscience des médecins spécifique à l’IVG. Elle a été inscrite dans la loi Veil de 1975. Cela veut dire qu’ils ont le droit de refuser la pratique de l’IVG. Le Dr Kezachian y voit la condition de l’équilibre de cette loi. Selon lui, l’exercice de cette clause par « une minorité » n’est pas la cause d’un système « peut-être en difficulté ».

« Notre système de santé est en tension, et c’est surtout le manque d’effectifs au sens large qui se ressent sur certaines activités », poursuit le médecin gardois, notamment en gynécologie-obstétrique

Ce que dit la loi

  • Une femme peut mettre un terme à sa grossesse jusqu’à la fin de la 7e semaine pour une IVG médicamenteuse (jusqu’à la fin de la 5e à domicile, jusqu’à la fin de la 7e dans un établissement de santé), et jusqu’à la fin de la 12e semaine pour une IVG instrumentale
  • Une femme a le droit de choisir l’IVG instrumentale dès le début de la grossesse
  • Un médecin peut refuser de pratiquer l’IVG mais il a l’obligation d’orienter la femme vers des structures ou des médecins/sages-femmes qui peuvent répondre à cette demande
  • Les sages-femmes ont le droit de réaliser des IVG médicamenteuses depuis 2016
  • Les jeunes femmes mineures ont le droit d’avorter anonymement et sans le consentement des parents
  • Les IVG sont remboursées à 100%
  • Le délit d’entrave à l’IVG est puni de 2 ans d’emprisonnement et de 30.000 € d’amende

Dimanche 29 septembre 2019  Leila Mechaouri

https://www.francebleu.fr/

Commentaire:

Il y a les « Centres de Plannification » et l’Association du « Planning Familial »

Centres Finistère

Centres Côtes d’Armor

Centres Morbihan

Planning Familial 29

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Planning Familial 56

Planning Familial 35

Planning  Familial 44

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27 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

28 septembre ivg (npa)

avortement doaurne

28 septembre, journée internationale pour le droit à l’avortement

Manifestons pour que ce droit soit reconnu et effectif !

Le Collectif « Avortement Europe, les femmes décident » appelle à des manifestations partout en France le 28 septembre. À Paris, un rassemblement « pique-nique » est prévu à midi devant l’hôpital Tenon (4, rue de la Chine, Paris 20e) en soutien aux dix années de lutte du collectif unitaire qui a obtenu la réouverture du centre IVG de l’hôpital et qui, aujourd’hui, veille à son bon fonctionnement. Il sera suivi d’un départ en manifestation à 14 heures, sur un parcours permettant de faire le lien avec plusieurs hôpitaux parisiens en lutte.

Droit fondamental

L’objectif de ce collectif d’associations féministes, de syndicats et d’organisations, créé en 2017, est plus que jamais d’actualité : « Nous réaffirmons que les droits des femmes, la liberté à disposer de son corps, le droit à l’avortement et à la santé sont des droits fondamentaux pour construire des sociétés où l’égalité entre les femmes et les hommes, en Europe et dans le monde soit enfin reconnue. »

L’accent est mis sur la situation internationale et la nécessaire solidarité avec les luttes des femmes du monde entier : en Europe, avec les Espagnoles en 2015, les Polonaises toujours en lutte, les Irlandaises qui ont ouvert enfin une brèche l’année dernière ; en Amérique latine avec la mobilisation exemplaire des Argentines pour la huitième fois pour conquérir ce droit ; aux USA où, après avoir subi de violentes campagnes des anti-IVG, les femmes voient ce droit remis en cause dans la législation de plusieurs États ; mais aussi en Afrique où des femmes réagissent contre l’interdiction d’avorter.

25 millions d’avortements à risque

Selon l’OMS (source INED), il s’est pratiqué 56 millions d’interruptions volontaires de grossesses dans le monde en 2014 dont 25 millions étaient des « avortements à risque », soit des avortements légaux effectués dans de mauvaises conditions, soit des avortements clandestins. Le droit à l’avortement est limité dans plus de deux tiers des pays. Chaque année, 4,7 % à 13,2 % des décès maternels sont dû à des avortements clandestins.

En Europe, l’avortement est encore totalement interdit à Malte, fait l’objet de législations très restrictives dans de nombreux pays, et est sujet à des remises en causes du fait de gouvernements réactionnaires ou de l’application de mesures d’austérité sur les services publics et sur les services de santé.

En France, plusieurs alertes doivent nous inciter à ne pas baisser la garde. N’oublions pas que ce droit a été acquis suite à des mobilisations importantes du MLAC et du Mouvement de libération des femmes des années 1970. La loi Veil de 1975 a été dans un premier temps une loi d’encadrement avec plusieurs clauses restrictives. Les améliorations successives n’ont été obtenues que grâce aux luttes des femmes dont, entre autres, son remboursement ou le délai de réflexion obligatoire. Mais il reste aujourd’hui un des délais pour avorter parmi les plus courts d’Europe, et la double clause de conscience est de plus en plus invoquée par les médecins, comme en Italie.

Droit à l’IVG rogné

On a ainsi pu voir au mois de mars le docteur Rochambeau, président du principal syndicat des gynécologues, le Syngof, appeler publiquement ses adhérents à faire la grève des IVG pour faire pression sur le gouvernement. Il aura fallu qu’un groupe de jeunes militantes prennent une initiative envers le Conseil de l’ordre des médecins et que certaines portent plainte personnellement contre les responsables de ce syndicat pour que l’affaire n’en reste pas là. Dans le même temps, un reportage sur France 2 donnait la parole à un médecin hospitalier qui expliquait que lui ne pratiquait les IVG que jusqu’à 12 semaines d’aménorrhée et n’hésiterait pas à invoquer la clause de conscience si on voulait lui imposer d’en faire jusqu’à 14, ce qui pourtant est la loi.

Si on ajoute à cela la situation de pénurie dans les hôpitaux et les projets gouvernementaux de suppression de postes, on voit bien par où le droit à l’IVG est aujourd’hui rogné et risque de l’être encore plus demain sans un rapport de forces tenace et conséquent.

Commission nationale d’intervention féministe

Site du Collectif « Avortement Europe, les femmes décident » : http://avortementeurope.org/

Jeudi 26 septembre 2019

https://npa2009.org/

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25 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

ivg douarnenez (ouest-france npa)

avortement

Douarnenez. Journée mondiale pour le droit à l’IVG 

Mobilisation jeudi 26 et samedi 28 septembre

La projection du documentaire #Female Pleasure et une manifestation à l’occasion de la journée du droit à l’avortement rythmeront cette dernière semaine de septembre. Ces deux événements sont organisés par le Planning familial de Douarnenez (Finistère).

Pour la dernière semaine de septembre 2019, le Planning familial de Douarnenez (Finistère) propose deux événements. À l’honneur pendant ces manifestations : la liberté des femmes de jouir de leurs corps comme elles l’entendent.

CARTON_-_female_pleasure_-04_juin

Jeudi 26 septembre, à 20 h 45, au cinéma Le Club : #Female Pleasure

« #Female Pleasure est un documentaire féministe, de la réalisatrice Barbara Miller. Elle retrace le parcours de cinq femmes impressionnantes à travers le monde. Cinq héroïnes, cinq pays, même combat : s’affranchir des préjugés, combattre les violences faites aux femmes, conquérir le droit à disposer de son propre corps. Brisons le silence, soyons invincibles, revendiquons #Female Pleasure ! » écrit le Planning familial douarneniste dans un communiqué.

Ce film documentaire est sorti en mai 2019. Il sera diffusé au cinéma Le Club de Douarnenez, jeudi 26 septembre à 20 h 45. La projection sera suivie d’une discussion organisée par le Planning familial, en partenariat avec l’association Toile D’essai. Le film est en version originale anglaise, sous-titrée français.

avortement

avortement doaurne

Samedi 28 septembre 11H devant les halles: Journée pour le droit à l’avortement

À l’occasion de la Journée mondiale pour le droit à l’avortement, le Planning familial de Douarnenez organise un rassemblement devant les halles, à 11 h : « Il y aura une sono et des militantes liront un extrait du livre J’ai avorté et je vais bien, merci !, du collectif Les filles des 343 (militantes féministes et du droit à l’avortement) », explique Monique Prévost, fondatrice du Planning familial Penn sardin.

 Les femmes qui le désirent peuvent nous envoyer leur témoignage au sujet de l’avortement. Les textes reçus seront lus en public, anonymement. Les textes peuvent être adressés par mail (planningfamilial.douarnenez@gmail.com). 

24/09/2019
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23 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

hajar raissouni (cetri france-info orient 21)

maroc

Maroc. L’affaire Hajar Raissouni

Offensive contre les derniers journalistes indépendants 

Ce lundi 23 septembre reprendra le procès de la journaliste marocaine Hajar Raissouni. Arrêtée le 31 août, elle a été accusée d’avortement illégal et de relations sexuelles hors mariage, atta-ques relayées par des médias aux ordres. Une nouvelle fois, les autorités utilisent des soi-disant affaires de mœurs pour faire taire les opposants les plus courageux.

La police et la justice marocaines se sont-elles évertuées à appliquer la loi ou ont-elles mené une opération de répression politique à l’encontre d’une journaliste ? Les enjeux de cette question dépassent le cadre du simple fait divers.

Si, comme l’affirment les détracteurs du régime, son arrestation et le traitement qui lui a été réservé sont politiquement motivés, le régime aura confirmé, ce que beaucoup pensent déjà : que la Constitution de 2011 n’a rien changé.

La police et la justice demeurent des institutions prétoriennes au service exclusif de la monar-chie et de ses élites. Il aura aussi démontré que les droits des femmes ne constituent guère une priorité. On n’hésite pas à les violer lorsqu’il s’agit de faire taire les voix dissidentes.

Les soutiens à Hajar Raissouni se sont multipliés et ils sont venus de toute l’étendue du spectre politique et idéologique du pays.

Le Conseil national des droits de l’homme, instance dont les dirigeants sont nommés par le roi s’est fendu d’un communiqué ; Hassan Aourid, ancien porte-parole du Palais, a publié une tribune ; des intellectuelles proches du Palais comme Leila Slimani ont lancé des appels.

Dans le camp des critiques du régime, l’Association marocaine des droits humains (AMDH) a condamné l’arrestation. Omar Iherchane, un dirigeant d’Al-Adl Wa Al-Ihsan — mouvement islamiste opposant — s’est solidarisé avec la journaliste dès le lendemain de son arrestation.

Aboubakr Jamai 23 septembre 2019

https://www.cetri.be/

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Maroc : des centaines de femmes se déclarent « hors-la-loi » pour défendre leur liberté sexuelle

Maroc. L’affaire Hajar Raissouni (Orient 21)

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22 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

femmes de galice (euronews)

L’importance des femmes dans le secteur aquacole de Galice

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22 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

pma (france bleu npa)

pma

Extension de la PMA

L’Académie nationale de médecine émet des réserves

L’Académie nationale de médecine a rendu public ce samedi un rapport, dans lequel elle soulève « un certain nombre de réserves liées à de possibles conséquences médicales » relatives à l’extension de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) aux femmes seules ou en couple avec une autre femme.

Dans ce texte de sept pages, l’Académie nationale de médecine estime que « la conception délibérée d’un enfant privé de père constitue une rupture anthropologique majeure, qui n’est pas sans risques pour le développement psychologique et l’épanouissement de l’enfant. » « La figure du père reste fondatrice pour la personnalité de l’enfant », peut-on également lire. D’un autre côté, l’ANM « reconnait la légitimité du désir de maternité chez toutes les femmes quelle que soit sa situation ». 

Des études « à partir d’enfants privés de père » 

L’ANM souhaite donc que soient menées des « études en milieu pédopsychiatrique à partir d’enfants privés de père, parmi lesquels ceux issus de l’AMP (ndlr : Assistance Médicale à la Procréation) pour des femmes seules ou en couples ».

« Nos familles, elles existent déjà ! »

Anne-Sophie Duperray, la co-présidente de Mam’en solo, qui réagissait sur franceinfo ce dimanche, considère que Jean-François Mattéi fait fausse route : « Le conseil national de l’ordre des médecins et le conseil national des gynécologues de France y sont tout à fait favorable (NDLR : à l’extension de la PMA). Donc oui, je pense qu’il fait fausse route. »

Cette maman célibataire, qui a eu sa fille grâce à une procréation médicalement assistée au Danemark reprend: « Il dit «L’homme et la femme, le père et la mère, n’ont pas le même rôle, dans l’éducation de l’enfant.» Il me semble que cette conception sexuée relève d’un autre temps! D’ailleurs même dans les couples hétérosexuels, on ne dit plus ça aujourd’hui. Ce qui est clair, c’est qu’il y a besoin d’un autre. Mais c’est pas forcément un père, ça peut être une autre mère, un grand-parent, un instituteur… « 

Anne-Sophie Duperray conclut : « Quand on parle d’un principe de précaution, ça veut dire qu’on sait pas ce qui va se passer. Mais nos familles, elles existent déjà ! Et certains de ces enfants issus de « familles non traditionnelles » sont devenus des adultes aujourd’hui. Et eux le disent, qu’ils vont bien ! »

https://www.francebleu.fr/

Commentaire:

Privés de pères? Les « familles monoparentales » ce sont des femmes surtout et les pères refusent souvent de payer les pensions alimentaires. Ceux là sont « privés de père »!

autoc-pma

PMA : la parole aux réactionnaires

Après l’avoir, comme d’autres, incluse dans ses promesses de campagne, le gouvernement Macron a promis une loi bioéthique pour janvier 2019, dans laquelle serait intégrée la procréa-tion médicalement assisté (PMA), peu de temps après l’avis favorable du Conseil consultatif national d’éthique (CCNE), rendu en septembre 2018 (et attendu depuis plus de quatre ans).

Cette loi n’est pour l’instant pas sur la table. Elle doit être présentée d’ici à la fin de l’année pour commencer les débats parlementaires en janvier 2019. Autrement dit, il peut se passer encore bien des choses d’ici là…

Ménager les homophobes ?

Si le gouvernement semble plutôt décidé, pour l’instant, à faire adopter la loi, il semble aussi décidé à ce qu’elle se passe dans la douleur… pour les lesbiennes. On se souvient encore des mots de Macron sur les gens de la Manif pour tous, selon lui « humiliés » en 2013. Il s’agit ici pour le gouvernement surtout de caresser les homophobes dans le sens du poil, c’est dans ce sens qu’il faut comprendre les propos de la ministre de la Santé Agnès Buzyn déclarant, il y a peu, qu’il ne fallait surtout pas présenter la loi comme une victoire d’un camp sur un autre. C’est certain que de victoire, il n’y en aura guère, tant ces dernières années ont été marquées par un retour à l’ordre moral pour les femmes et les LGBTI.

D’ailleurs, les lesbiennes sont presque inexistantes dans le débat, invisibilisées comme dans l’ensemble de la société. Ainsi les opposants à la PMA sont invités en grande pompe dans tous les médias, c’est sur la Manif pour tous que l’on fait ses titres, comme l’a montré la « Une » de Libération le 9 octobre dernier. L’affaire n’est pas nouvelle, et on se souvient encore de la séquence du débat sur le mariage pour touTEs, où les médias avaient largement contribué à libérer la parole homophobe en invitant les tenants de la Manif pour tous.

Lesbiennes invisibilisées

Mais les lesbiennes ont aussi été invisibilisées dans le mouvement LGBTI, y compris ces dernières années, et nous nous sommes retrouvées bien seules dans le combat. Dans le débat médiatique, comme lors du débat parlementaire en 2013, il faudra inviter les médecins, les spécialistes, psychologues, anthropologues et autres, afin de prouver encore une fois que nous sommes bien adaptables à la République, au modèle hétéronormatif et patriarcal de la famille. Il faudra voir si les lesbiennes sont bien intégrables au système capitaliste et à son modèle de famille, et on pourra entendre encore les réactionnaires disserter sur le corps des femmes, sur leur qualité de mère, etc.

Non seulement les lesbiennes qui font le choix de construire des familles ne seront pas enten-dues, mais presque personne ne fera ouvertement remarquer que le problème n’est pas de savoir si deux mères peuvent construire une famille, mais bien que le modèle familial aujourd’hui n’est pas un cadre de bien-être, qu’il est principalement un cadre d’oppression et un cadre de violences : pour les femmes, pour les enfants, pour les personnes LGBTI.

Or il faut l’affirmer : nous devons en finir avec ce modèle de famille. Et à ce titre, nous n’aurons rien à attendre de l’État et du gouvernement, puisque nous l’avons vu, même lors d’un cas de stérilité, une lesbienne n’a toujours pas le droit à une PMA, comme l’a récemment tranché le Conseil d’État : exclure les lesbiennes ne serait pas discriminatoire. Là encore, nous ne pourrons compter que sur nos propres forces.

Mim Effe  Vendredi 19 octobre 2018

https://npa2009.org/

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IVG, PMA : toujours pas d’avancées pour les droits des femmes

Rennes La course contre la PMA n’aura pas eu lieu !

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14 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

collages brest (fr3)

feminisme

Collages contre les féminicides 

Les maux aussi sur les murs à Brest

Des phrases surgissent, des mots collés sur les murs, liés aux féminicides et pour honorer la mémoire des victimes. L’initiative est partie de Paris. Elle fait des émules. En Bretagne, des groupes s’organisent comme à Brest, Quimper, Rennes.

« On ne veut plus compter nos mortes », « Elle le quitte, il la tue », « Aux femmes assassinées la patrie indifférente ». Des inscriptions fleurissent sur les murs, un peu partout en France. Elles font toute allusion aux féminicides, aux violence subies par les femmes. 104 femmes sont mortes depuis le début de l’année, tuées par leurs conjoints.

« Tout le monde se sent concerné »

A Brest, un groupe d’une vingtaine de personnes est mobilisé depuis début septembre, un groupe mixte composé d’hommes et de femmes, de tous les âges, avec une dizaine de collages à leur actif.

C. a 17 ans, « ce qui me motive personnellement, c’est ce qui se passe dans ma famille. Des agressions dans mon entourage avec ce sentiment qu’il n’y a pas d’aide. » L’amélioration de la prise en charge des victimes via le 3919, des mesures d’éloignement concrètes, voilà le message derrière l’affichage.

Tous se réunissent régulièrement, s’organisent sur les réseaux sociaux, réfléchissent à ce qu’ils vont écrire avec « une lettre par feuille, pour que ça prenne de la place ».

Les collages et les phrases chocs, contrairement aux manifestations, ça perdure dans le temps, ça instaure une réflexion. Cela confronte directement à ce qu’il se passe dans la réalité.
Les premiers collages sont apparus à Paris, sous l’impulsion de Marguerite Stern activiste et ex-Femen. 80 personnes l’ont rejointe depuis. Le mouvement qui se voulait au départ informel prend de l’ampleur. Les militantes doivent désormais prendre garde aux verbalisations. Six d’entre elles ont reçu une amende alors qu’elles collaient dans Paris.« Tant qu’on comptera les mortes, les actions continueront » rappelle C.

E.C 13/09/2019
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04 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

grenelle (cgt)

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Sophie Binet, dirigeante confédérale de la CGT en charge de l’égalité Femmes / Hommes.
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A la CGT, vous déplorez n’avoir pas été convié par le gouvernement au Grenelle des violences conjugales. En quoi cette question intéresse-t-elle le monde syndical et le monde de l’entreprise ? 

« Il ne s’agit pas d’une simple question sociétale. Plus de 200 000 femmes sont victimes de violences conjugales en France chaque année et ces femmes sont aussi des travailleuses ! Le travail est forcément impacté.

Ces femmes sont souvent licenciées ou sont amenées à démissionner afin de s’éloigner de leur conjoint violent pour se mettre à l’abri, car leur lieu de travail est connu du conjoint et devient pour elle un lieu dangereux.

Le travail devrait au contraire être une planche de salut, un lieu de lien social, être le moyen de la liberté économique des femmes. Nous nous sommes d’ailleurs battus à Genève, en juin dernier lors de la conférence internationale du travail de l’OIT (Organisation internationale du travail), pour que les violences conjugales soient intégrées dans la nouvelle convention votée qui traite des violences et du harcèlement au travail.

Il faut maintenant que la France adopte et transpose cette convention, mais nous n’avons aucune nouvelle de la concertation tripartite qui doit travailler à cette transposition. La France doit s’inspirer des meilleures pratiques internationales, comme celles de l’Espagne ou de la Nouvelle Zélande, pour donner de nouveaux droits aux femmes.

Quelles mesures précises demandez-vous au gouvernement de prendre ?

Pour les femmes victimes de violences conjugales, nous revendiquons un droit de 10 jours de congés payés, car une femme victime doit avoir du temps pour se protéger, et nous demandons aussi des aménagements de travail tels qu’un droit à la mobilité géographique, fonctionnelle, ou des changements d’horaires, comme cela existe en Espagne.

Nous avons eu des cas de femmes victimes de violence et qui voulaient déménager en deman-dant une mutation à leur employeur, mutation que ce dernier refusait. Nous réclamons aussi l’interdiction du licenciement des femmes victimes de violence. Enfin, les violences sexuelles et sexistes devraient faire l’objet d’une négociation obligatoire dans chaque entreprise.

Pensez-vous que les employeurs et leurs représentants puissent accéder à ces demandes ?

Les employeurs y sont opposés, oui, et notamment le Medef français. On nous répond qu’il faut rester sur le terrain du volontariat pour ne pas accroître les contraintes des entreprises, et que le chef d’entreprise n’est pas responsable de toute la misère du monde…

Peut-on écarter ces arguments ?

Mais il s’agit de sauver des vies ! Je rappelle qu’un employeur a aussi une responsabilité vis à vis de ses salariés, hommes et femmes : il doit assurer leur sécurité, alors que dans ces affaires, le lieu de travail peut être aussi un lieu dangereux pour la victime, un lieu de règlement de comptes.

Votre appréciation sur le Grenelle ?

D’après les premiers retours des associations, je crains qu’il ne s’agisse que de mesures très gestionnaires, managériales, sans changement réel de politique publique ni moyens conséquents.

C’est une forme de mise en scène de l’impuissance politique. Un exemple : on nous promet       1 000 places en 2020 alors que les 200 places promises en juillet dernier n’ont déjà pas été créées !

Autre exemple : si l’on veut sensibiliser le monde du travail aux violences sexistes et sexuelles, le gouvernement n’a qu’à reprendre notre proposition : tous les syndicats suggèrent une heure de sensibilisation par an obligatoire dans tous les collectifs de travail  !

Donc, pour obtenir des mesures fortes, nous appelons les salariés à se mobiliser pour la journée mondiale contre les violences sexistes et sexuelles du 25 novembre prochain ».

Au lendemain du « Grenelle des violences conjugales » organisé par le gouvernement, la CGT estime que la question des féminicides « est trop grave pour se régler par des campagnes de communication ». Pour garantir « l’indépendance économique des femmes et leur permettre d’échapper aux phénomènes d’emprise », il est indispensable, juge le syndicat, de « sécuriser leur travail ».

Sophie Binet, chargée de l’égalité femmes hommes à la CGT 04 09 2019

https://www.actuel-ce.fr/

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