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29 mars 2020 ~ 0 Commentaire

cordée (arc)

macron

Les premiers de cordée ou celles et ceux sans qui la société s’écroule ?

La situation de pandémie du coronavirus (SARS-CoV-2) est historique et secoue le monde entier, et la France en particulier.

Ici, les actions du gouvernement sont criminelles :

Tergiversation, inaction, liquidation des stocks, amateurisme, effet de communication, etc. les fautes sont bien trop nombreuses. Cela est directement lié à leur axe politique : c’est un gouver-nement au service du système capitaliste. Leur axe central n’est pas tant de sauver des vies, mais plutôt de « limiter » la casse humaine et surtout d’éviter que l’économie s’écroule.

L’ultralibéralisme de Macron a été incarné par son expression des « premiers de cordée ».

Pour le président ce sont ceux qui, parce qu’ils sont patrons, hauts fonctionnaires, cadres à haut postes, en somme, ceux qui font partie des classes exploiteuses, tirent la société française vers le haut.

Évidemment avec cette vision du monde, le sort des plus exploité·e·s, des plus opprimé·e·s, des précaires, des chomeurs/ses, des petites gens, des « sans-dents , des petites mains n’est pas important, de toute façon, si l’économie va tout va…

Et en tant de crise économique (que le coronavirus a accéléré seulement), ce sont ces gens là qui sont les premières cibles des contre-réformes faites pour redresser l’économie (loi travail, réforme de l’assurance chômage, CAP2022, réforme ferroviaire, réforme des retraites, etc.).

Des premiers de cordée… à celles et ceux qui sont tout !

Oui, mais est survenue la crise sanitaire mondiale due au coronavirus ! Et, si celle-ci est désastreuse, et qu’elle est gérée par le gouvernement pour limiter la casse économique, elle permet de mettre en lumière l’ignominie des classes dirigeantes.

En effet, aujourd’hui, les «premiers de cordée» autre que les médecins, n’ont que peu d’utilité. Pour que la société continue à fonctionner en temps de crise sanitaire aussi importante, il faut que les petites mains (principalement des femmes) de notre monde aillent en première ligne et travaillent d’arrache-pied pour qu’on puisse être soigné·e, qu’on puisse manger, qu’on puisse se déplacer.

Mais qui des caissier·e·s, que les réformes de Macron ont permis de toujours plus exploiter ; qui des infermier·e·s, que les gouvernements n’ont cessé de mépriser en détruisant minutieusement le système de santé français ; qui des conducteurs/trices de métro et de RER, que les gouvernements n’ont cessé de toujours essayer de casser leur statuts ; qui des éboueurs/ses ; qui de tou·te·s ces exploité·e·s n’a jamais eu la moindre reconnaissance de la part des gouvernements depuis des dizaines d’année ?

La réalité peut enfin apparaître les métiers les plus essentiels sont les plus maltraités.

Plus que de la reconnaissance, des conditions de vie dignes pour toutes et tous

Évidemment, le travail abattu par les infirmier·e·s, les caissier·e·s, les conducteurs/trices de bus/métro/RER, est énorme et salutaire. La solidarité envers ces travailleurs/ses là est indispensable et les applaudissements à 20h sont un beau symbole.

Cependant, il faut rester vigilant·e 

Ce qu’il faut pour que ces travailleurs/ses là puissent faire leur travail en sécurité, et dans de bonnes conditions, ce sont des moyens. Malheureusement, quand le gouvernement et autres administrations ont l’indécence d’appeler à participer à ces moments de remerciement symbolique, alors cela pose problème.

En effet, ce sont les derniers gouvernements qui ont asphyxié les hôpitaux, ont détruit les services publics, ont détruit le code du travail. Ce sont aussi des décisions politiques qui font fermer des hôpitaux et des maternités. De plus, il faut aussi apporter notre solidarité aux caissier·e·s, éboueurs/ses, routier·e·s, etc.

Dès lors que le gouvernement vient mettre son sale nez dans cette solidarité spontanée, il devient encore plus nécessaire de la politiser. Il nous faut donc accompagner ces applaudisse-ments de discours et de slogans politiques revendiquant des moyens, des hausses de salaires, etc.

Afin de mieux les soutenir, plusieurs appels à crier des slogans tous les soirs circulent :

  • “Du fric pour l’hôpital public ! Du blé pour la santé !”
  • « Éboueurs, infirmières, caissières : héros de la classe ouvrière ! »
  • « De l’argent, il y en a, dans les caisses du patronat ! »
  • « Nos vies, nos vies, valent plus que leurs profits ! »

Plus généralement, on s’aperçoit dans cette crise sans précédent que tout un tas de services, aux mains de grand groupes capitalistes, sont vitaux pour le fonctionnement de la société, et reposent sur des travailleurs/ses sur-exploité·e·s. Ces services là, de la grande distribution, aux éboueurs/ses, etc. tout ce qui fonctionne encore dans un pays presque confiné comme la France, est en réalité un service public !

Ainsi, et en opposition frontale avec les politiques néolibérales des dernières décennies, il est plus que nécessaire de renforcer les services publics et de les extraire de la recherche de profit.

Ces services là doivent exister, non pas pour qu’une minorité s’enrichisse, mais pour répondre aux besoins de toute la population. De même, il est assez fou que, dans la situation actuelle de crise sanitaire, des industries comme la production de masques et de tests fassent des profits sur le matériel minimal dont on devrait disposer pour contrer l’épidémie.

Ces industries doivent être réquisitionnées pour planifier leur production.

Plus généralement le profit capitaliste n’a plus sa place dans notre situation confronté aux conséquences des destructions du capitalisme. Le réchauffement climatique (ou plutôt le dérè-glement) va à court terme nous pose des problèmes du type que celui que nous affrontons.

Nous avons donc besoin de changer de modèle économique, de le rendre plus juste plus solidaire plus écologique et le capitalisme par définition ne peut répondre à ces missions. Il est en train de nous le montrer en s’écroulant et en créant du chômage et des injustices en masse.

Un gouvernement pour les exploité·e·s et les opprimé·e·s et par elles et eux !

Le gouvernement français gère donc la crise pour limiter la casse économique. C’est son objectif principal. Ce sont leur profit avant nos vies ! D’un côté il faut se confiner, mais d’un autre, il faut aller travailler. Les manquements sont extrêmement graves !

Mais cela découle directement de leur mode de penser : l’économie capitaliste avant tout. Si nous, les exploité·e·s, les opprimé·e·s, les exclus de ce monde dégueulasse, nous voulons que nos vies, nos conditions de vies, soient bonnes, soient justes, et que les services, la production, l’éducation, etc. satisfassent nos besoins, alors il faudra mettre fin à ce système économique.

Il faudra que par la mobilisation massive, nous arrivions à le renverser pour imposer un gouvernement des exploité·e·s et des opprimé·e·s qui agit pour les intérêts du plus grand nombre. La production et les services doivent être organisés par les travailleurs et les travailleuses eux mêmes. C’est cela une vraie démocratie.

À la démocratie représentative privatrice, nous opposons une démocratie directe, un communisme auto-gestionnaire, qui renverse les objectifs : à la recherche du profit, nous opposons la satisfaction des besoins des exploité·e·s.

Lucas Battin 28 mars 2020
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Commentaire:
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ARC (Alternative Révolutionnaire Communiste) est un courant du NPA

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10 mars 2020 ~ 0 Commentaire

haine des femmes (garance inprecor)

voilee

Trump aux Etats-Unis, Bolsonaro au Brésil et Duterte aux Philippines ne sont que la pointe infâme l’iceberg brun.

L’anti-féminisme virulent gagne du terrain notamment grâce aux financements américains de groupements européens d’ultra-droite.

En Europe, les exemples de la haine des femmes et des féministes que porte l’extrême-droite sont nombreux :

  • En Pologne, le Congrès de la nouvelle droite est mené par Janusz Korwin-Mikke qui voudrait abolir le droit de vote des femmes car celles-ci seraient moins intéressées par la politique que les hommes.
  • En Hongrie, Fidesz, le parti de Viktor Orban, mène une politique nataliste qui vise à renvoyer les femmes au foyer : faire des bébés hongrois, ce serait empêcher la migration. C’est pourquoi, la constitution protège depuis 2013 le mariage hétérosexuel et la famille traditionnelle, ainsi que le foetus à partir de la conception. Si l’avortement n’est pas encore interdit, la pression monte, avec le financement public de campagnes et d’organisations anti-choix et la récente proposition de mesures natalistes qui favorisent fiscalement et financièrement les familles jeunes et nombreuses.
  • En Espagne, VOX s’oppose au droit à l’avortement, aux quotas électoraux et au mariage de couples du même genre. Les mobilisations de masse féministes (5 millions de manifes-tantes pour la grève des femmes !) des dernières années mettent à mal la vision ultra-catholique de ce parti sur les relations de genre, et par conséquent, les élu.e.s tentent de déconstruire les avancées légales et sociales. Le parti s’attaque notamment aux mesures de lutte contre les violences conjugales et aux subventions d’associations féministes qui aident les femmes victimes de violence. Et évidemment, le féminisme est, pour VOX, une « dictature intellectuelle » de la gauche qui veut imposer partout son « idéologie du genre ».
  • Aux Pays-bas, Thierry Baudet du Forum voor Democratie défend une masculinité tradition-nelle et toxique : « Nous perdons notre masculinité, nous tendons vers le consensus, une valeur féminine. Nous avons peur ». Pour lui, l’émancipation des femmes est la raison pour laquelle la natalité en occident diminue (et grâce à la thèse du grand remplacement, il devient donc logique d’être raciste et sexiste à la fois).
  • En Suède, un scandal a éclaté chez les Sverigedemokraten (le seul grand parti suédois qui ne se dit pas féministe), juste avant les élections, autour de l’accusation du candidat en tête de liste Peter Lundgren pour harcèlement sexuel. La députée européenne des SD, Kristina Winberg, avait dénoncé dans les médias les attouchements de Lundgren sur une autre femme. Ce que Lundgren a confirmé et tenté de justifier par son état d’ébriété au moment des faits. Comme si ce n’était pas en soi suffisant pour démontrer le caractère sexiste du SD, le parti a rayé Winberg de la liste électorale pour avoir « conspiré à dénigrer un collègue de parti à l’aide des médias » et a publié une vidéo où la victime, une membre du parti, explique qu’il est malheureux que la fête où les attouchements ont eu lieu soit « devenue si stupide ».
  • Au Royaume-Uni, deux youtubeurs masculinistes étaient candidats pour UKIP. Les deux diffusent depuis longtemps de la misogynie pure sur la toile. Par exemple, ils défendent l’idée que les inégalités entre les femmes et les hommes n’existent pas, que les livres préférés des femmes mettent en scène des fantasmes de viol ou que l’on peut battre sa femme quand on a un mauvais jour. L’un d’eux, Carl Benjamin, a gagné en notoriété quand il a tweeté qu’il ne pourrait pas violer une élue travailliste, car elle ne serait pas assez attractive. L’autre, Mark Meechan, a été arrêté pour avoir enseigné le salut hitlérien au chien de sa copine. UKIP défend ce genre de remarques comme satire.
  • Lire aussi:

Nouvelles droites et antiféminisme

  • En Espagne, il existe une longue liste de sites et de blogs comme Stop Feminazis, groupe facebook sur la garde partagée ou contre les soi-disant dénonciations calomnieuses, et des médias, avec un argot propre – féminazie, féministe suprémaciste, idéologie de genre – qui promeut le sexisme, la misogynie, l’antiféminisme et l’« anti-genre ». Tout ce jargon – le glossaire de la manosphère – semble sortir d’une caricature réactionnaire de guerre de communication, mais contribue en réalité à articuler un discours antiféministe qui alimente les positions, organisations et partis de l’ultra-droite. Quand bien même il n’existe pas nécessairement de liens organiques, ce mouvement sur la toile a bien souvent rencontré référents et porte-parole dans les partis d’extrême droite.C’est le cas du parti espagnol Vox, qui a fait de ces thèmes des éléments centraux de son discours. L’utilisation des concepts de violence intrafamiliale et d’idéologie de genre, son refus de participer aux minutes de silence lorsqu’un meurtre machiste est commis, la remise en question, une fois de plus, de la loi sur l’avortement, ses demandes à accéder aux noms des femmes qui travaillent sur les violences de genre en Andalousie, et le discours répressif à propos des organisations féministes radicales, sont venus remettre sur la table des questions supposément déjà tranchées ou qui ne se posaient pas, et ont forcé d’autres partis, comme le Parti populaire (PP) et Ciudadanos (Cs), à réviser leurs positions.
  • Cependant, il semble que toutes les droites radicales n’ont pas les mêmes relations avec le féminisme et l’antiféminisme. Par exemple, ni Salvini ni Le Pen ne s’aventurent sur des sujets comme celui de l’avortement, alors que Vox et le PiS (la droite polonaise) ne s’en privent pas.
  • Nous observons également des inflexions dans le temps au sein d’un parti, comme c’est le cas pour le Front national-Rassemblement national, qui, avec Marine Le Pen, a voulu s’adresser davantage aux femmes et aux personnes homosexuelles, se différenciant ainsi des positions tenues par son père.
  • Des partis comme l’Alternative für Deutschland (AfD) en Allemagne ont promu des groupes de femmes (Frauen in der Alternativ) pour accroître la présence des femmes dans la structure du parti et au niveau électoral. Quelques membres de l’AfD sont allés plus loin encore en luttant pour les droits des femmes à travers l’utilisation du discours du mouvement MeToo.

S’agissant du féminisme, les partis d’extrême droite semblent tenir deux positions apparemment contradictoires mais qui, dans de nombreux cas, sont exprimées simultanément – en particulier en ce qui concerne l’extrême droite européenne. Nous définirons la première comme nettement antiféministe, « anti-genre », sexiste et misogyne, et incarnée par des figures comme celles de Jair Bolsonaro, condamné à indemniser une députée pour lui avoir dit qu’il ne la violerait pas « parce qu’elle ne le méritait pas », et qui a nommé Damares Alves ministre de la Femme, de la famille et des droits de l’homme, qui a déclaré que les féministes n’aiment pas les hommes « parce qu’elles sont moches » et « parce qu’aucun homme n’a voulu les épouser ».

La seconde position se caractérise par l’utilisation du féminisme pour défendre des mesures et des politiques xénophobes et racistes, sous prétexte qu’elles sont nécessaires à la libération des femmes. Nous pourrions appeler cette logique purplewashing (de l’anglais purple, violet, et whitewash, blanchir ou couvrir), pour utiliser un terme déjà répandu et inventé par la féministe Brigitte Vasallo, ou fémonationalisme (contraction de féminisme et nationalisme), concept plus récent de Sara R. Farris.

À titre d’exemple, Nicole Höchst, membre de l’AfD, affirmait à l’automne 2018 dans un entretien à Der Spiegel être préoccupée par l’avenir de l’Allemagne et par le fait de protéger les femmes des islamistes radicaux et des migrants. Elle ajoutait : « Je crois que nous sommes le seul parti en Allemagne qui lutte réellement pour les droits des femmes, parce que nous signalons le danger qui nous menace de perdre les libertés et les droits des femmes pour lesquelles nous avons lutté pendant des siècles » (Bonhomme, 2019).

Le purplewashing et le fémonationalisme sont devenus des procédés utilisés par la majorité, pour ne pas dire la totalité, des partis d’extrême droite en Europe. L’originalité, c’est que l’extrême droite n’est pas la seule à recourir à ces concepts, sur lesquels surfent également la droite conservatrice et le social-libéralisme.

La proposition de la nouvelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’inscrit dans cette logique en plaçant « la protection de notre style de vie européen » dans les six axes programmatiques de son prochain mandat. On pourrait penser, de façon naïve ou ingénue, qu’elle fait ici référence à la volonté d’inverser les effets de l’austérité, de renforcer le pilier social européen et de préserver les droits sociaux et économiques, mais le fait est que son discours est accompagné de l’idée de frontières extérieures fortes comme un élément de la politique intérieure :

« Nous avons besoin de frontières extérieures fortes. Un élément fondamental de cette ambition est le renforcement de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) », et d’un discours sécuritaire, toujours concernant la politique intérieure : « Toute personne qui se trouve dans l’Union a le droit de se sentir en sécurité dans la rue et dans son propre foyer. Quand il s’agit de protéger nos citoyens, on ne peut se passer d’aucun moyen. Nous devons améliorer notre coopération transfrontalière pour répondre aux lacunes de la lutte contre la criminalité et le terrorisme en Europe » (Gil, 2019).

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09 mars 2020 ~ 0 Commentaire

mexique (courrier inter)

mex
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9 Mars au Mexique

une journée sans femmes pour dénoncer les féminicides

Des collectifs féministes mexicains appellent à une “Journée sans nous” ce lundi 9 mars. Cette initiative est née en réaction à deux récents féminicides qui ont provoqué un émoi sans précédent dans le pays. Au Mexique, dix femmes sont assassinées chaque jour en raison de leur statut de femme.

Le 9 mars, toutes les femmes du Mexique sont invitées à une journée off : les rues du pays, les entreprises, les services publics, les magasins pourraient se vider de toute présence féminine.

L’appel a été lancé en février, dans la foulée de la vague d’indignation qu’ont soulevée “deux féminicides particulièrement choquants”, rapporte La Jornada.

Sur les réseaux sociaux, le collectif Brujas del Mar a convoqué les femmes à une manifestation nationale, sous la forme d’une ‘Journée sans nous’. Les Mexicaines sont invitées à ne pas aller travailler, sortir dans la rue, faire leurs courses ni se rendre à leurs cours.”

Un cri pour les disparues

L’appel de Brujas del Mar (“Les Sorcières de la mer”), dont l’initiatrice est une spécialiste du marketing, Arussi Unda, a pris une ampleur considérable avec son hashtag #UnDiaSinNosotras (#UneJournéeSansNous).

“C’est le réveil des femmes du Mexique”, assure Milenio, qui constate que, même si les avis sont partagés sur cette initiative, six Mexicains sur dix connaissent son existence. L’appel à une journée sans femmes a été relayé par de grandes entreprises, des administrations publiques, des écoles et des universités, qui ont toutes annoncé qu’elles “ne décompteraient pas de jour de salaire” aux femmes si elles ne venaient pas travailler le 9 mars, poursuit La Jornada.

“Nous sommes le cri de celles qui ne sont plus là”, écrit un collectif associé à l’initiative.

Depuis plusieurs années, le nombre de féminicides augmente au Mexique. La presse évoque une hausse de 137 % à l’échelle de tout le pays depuis 2015, et beaucoup plus dans certains États. Selon des chiffres de l’ONU cités par La Jornada, entre 2017 et le début de 2020, le nombre de meurtres de femmes est passé de sept à plus de dix par jour.

Une parole publique critiquée

Face à ces drames, l’attitude du président López Obrador est vivement critiquée, notamment depuis les meurtres atroces d’Ingrid Escamilla et de Fátima, une fillette de sept ans, en février.

Depuis lors, il assure vouloir mettre en œuvre une campagne de sensibilisation des hommes, rapporte le site Expansión, mais il a aussi demandé aux femmes de “ne pas se laisser manipuler par des conservateurs”. Le président fait ainsi référence à ses opposants politiques. Sa phrase est largement dénoncée par des militantes qui y voient un affront supplémentaire.

Sabine Grandadam  09/03/2020

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09 mars 2020 ~ 0 Commentaire

8 mars (fr3 the-guardian)

“Nous sommes la puissance”

Les femmes du monde entier ont marché pour défendre leurs droits

De Londres à Bagdad en passant par Paris, Mexico ou encore Alger, les femmes – et les hommes – ont manifesté dimanche 8 mars pour la Journée internationale des droits des femmes. Féminicides, viols, inégalités salariales… Les raisons de marcher sont encore nombreuses.

“Je voudrais transmettre un message aux femmes du monde entier en cette Journée internatio-nale des droits des femmes : nous sommes la puissance, nous représentons la moitié de la société, et nous sommes essentielles.”

Comme cette Irakienne qui a manifesté à Bagdad, des centaines de milliers de femmes ont marché partout dans le monde dimanche 8 mars à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, pour exprimer leur colère face aux violences et aux discriminations qu’elles subissent.

La vidéo publiée par The Guardian au lendemain des manifestations compile des images issues de plusieurs continents.

À Londres, des militantes du mouvement écologiste Extinction Rebellion ont formé une chaîne humaine sur le pont de Waterloo pour dénoncer la vulnérabilité des femmes face à la crise climatique.

À Paris, place de la Concorde, des manifestantes féministes ont chanté des slogans contre le “patriarcat virus”, faisant écho à une autre actualité, celle de la progression du nouveau coronavirus dans l’Hexagone.

Deux marches ont par ailleurs été organisées dans la capitale : la première a eu lieu de nuit le samedi 7 mars au soir, la seconde est partie de la place d’Italie dimanche 8 mars vers 14 heures, pour rejoindre République.

Dans la compilation publiée par le quotidien britannique, on peut également voir des images des manifestations à Istanbul, Alger, Mexico ou encore à Bichkek, capitale du Kirghizistan.

09/03/2020

https://www.courrierinternational.com/

 

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08 mars 2020 ~ 0 Commentaire

8 mars (france 24)

fem mes de plog

Historique, officielle, internationale…

Mais à quoi se réfère le 8 mars ?

Est-ce la journée des fleurs ou la journée des combats ? L’histoire de cette date oscille entre les deux conceptions de la place de la femme dans la société.

Il faut remonter au début du XXe siècle pour voir émerger l’idée d’une journée consacrée aux femmes. Elle naît dans l’esprit d’une militante socialiste allemande Clara Zetkin, qui suggère l’idée en 1910 lors d’une conférence internationale des femmes travailleuses à Copenhague.

Cent femmes venues de 17 pays sont présentes et acceptent sa proposition à l’unanimité. « Cette initiative avait pour but de mettre en avant les luttes socialistes pour les femmes, notamment d’inclure le droit de vote dans la lutte des classes, et de proposer une alternative aux mouvements ‘féministes’, considérés comme ‘bourgeois’, qui étaient très puissants au début du siècle », explique Françoise Picq, historienne du féminisme, contactée par France 24.

Dès l’année suivante, le concept prend forme en Autriche, au Danemark, en Allemagne et en Suisse, un million de femmes descendent dans les rues le 19 mars. Quelques jours plus tard, le 25 mars 1911, l’incendie de l’usine de textile Triangle Shirtwaist à New York, qui a tué 129 ouvrières prises au piège des flammes, marque fortement le rapprochement entre la lutte des femmes et le mouvement ouvrier.

Lénine décrète la « journée internationale des travailleuses »

Le 8 mars 1917, dans la ville russe de Petrograd (ancien nom de Saint-Pétersbourg), plusieurs cortèges de femmes étudiantes, employées, ouvrières du textile manifestent dans le centre-ville pour réclamer « du pain et la paix ». Leur action est rejointe par des ouvriers qui quittent le travail pour grossir les rangs de la manifestation. Les slogans prennent rapidement une tonalité politique. C’est le premier jour de la révolution du 18 février 1917 – selon le calendrier julien, soit le 8 mars dans le calendrier grégorien.

Quatre ans plus tard, le 8 mars 1921, Lénine décrète la « journée internationale des travailleuses », en hommage aux femmes qui ont initié la révolution bolchévique de 1917. Il déclare dans son discours qu’ »on ne saurait amener les masses à la vie politique sans y attirer les femmes.

Car, en régime capitaliste, les femmes, la moitié de l’espèce humaine, sont doublement exploitées. L’ouvrière et la paysanne sont opprimées par le capital, et par surcroît, (…) elles ne jouissent pas de tous les droits, car la loi ne leur confère pas l’égalité avec les hommes ; deuxièmement, et c’est là l’essentiel, elles restent confinées dans ‘l’esclavage domestique’, elles sont des ‘esclaves du foyer’ accablées par les travaux ménagers, les plus mesquins, ingrats, durs et abrutissants, et en général par les tâches domestiques et familiales individuelles. »

La charge politique de Lénine sur la place des femmes est rapidement oubliée dans l’histoire de la Russie soviétique. « Pendant la révolution russe, il y a eu une poussée de remises en question des rôles genrés, l’avortement est même évoqué. Puis on assiste à un retour en arrière sous Staline, qui dit que les ouvrières sont de formidables mères de la Nation, fournissant les soldats dont le pays a besoin. » Le 8 mars est devenue une fête avec son folklore et son lot de célébrations des femmes dans l’histoire de la révolution soviétique.

Importance du 8 mars 1965 à Alger

Le 8 mars se répand après la Seconde Guerre mondiale à tout le bloc de l’Est, dans les pays sous forte influence soviétique durant la Guerre froide, de l’Algérie à Cuba en passant par le Vénézuéla et la RD Congo.

C’est même une date très importante dans l’histoire de plusieurs pays dits du Tiers-monde. Ainsi le 8 mars 1965 en Alger, les femmes sont descendues massivement dans la rue. Elles « en avaient assez : assez de leurs petits boulots mal payés, assez du chômage, assez du manque de formation, assez du contrôle social exercé par les frères et les maris », rappelle l’historienne Natalya Vince.

« On ne sait dire combien de femmes participent (à la manifestation), mais certainement des milliers : habillées ‘à l’européenne’ comme on disait à l’époque, d’autres portent le haïk [vêtement traditionnel algérien, NDLR].

Il y a là des femmes de l’Union nationale des femmes algériennes (UNFA), des étudiantes, des femmes de ménage. Les slogans et les banderoles expriment la solidarité des femmes algériennes avec leurs sœurs en lutte dans le monde, en Angola, en Érythrée ou ailleurs. » Des décennies plus tard, le mouvement du « Hirak » contre le régime Bouteflika a connu une très forte mobilisation des femmes, le 8 mars 2019.

Internationalisation de la journée du 8 mars

En 1977, « c’est à la demande des pays du bloc de l’Est que l’instauration d’une Journée interna-tionale des femmes a été discutée à l’ONU, puis votée », rappelle Françoise Picq. Cinq ans plus tard, le gouvernement socialiste sous la présidence de François Mitterrand institue la journée en France, et peu après les États-Unis, pendant le mandat du démocrate Jimmy Carter.

Aujourd’hui encore, la date du 8 mars oscille toujours entre revendications des luttes féministes, récupérations politiques et folklore sociétal. La convergence des luttes féministes et sociales revient régulièrement au cœur des préoccupations dans certains pays, comme en France, où cette année le refus de la réforme des retraites est un des principaux slogans, renouant avec une tradition historique d’un 8 mars très politique.

08/03/2020  Priscille LAFITTE

https://www.france24.com/fr/

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07 mars 2020 ~ 0 Commentaire

8 mars (bretagne)

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07 mars 2020 ~ 0 Commentaire

8 mars (npa)

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Grève internationale des femmes le 8 mars

Les femmes mobilisées

8 mars (npa) dans Féminisme

Pour la deuxième année consécutive, la manifestation du 8 mars se tiendra dans le contexte d’un mouvement national mobilisant une fraction importante de notre classe sociale et mettant au centre de leurs argumentaires la situation sociale des femmes.

8 mars : Toutes en grève !

Le mot d’ordre de grève des femmes le 8 mars commence à se développer timidement en France, pour la troisième année consécutive.

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06 mars 2020 ~ 0 Commentaire

marielle (bastamag)

mariellefranco

Féminicide politique

Les étranges liens du clan Bolsonaro avec le meurtre de Marielle Franco

Son visage et son nom sont devenus symboles de lutte au Brésil. Sociologue et femme politique, issue d’une favela, noire et lesbienne, Marielle Franco a été assassinée il y a deux ans, le 14 mars 2018. Les enquêteurs recherchent encore les commanditaires du meurtre. L’une des pistes s’arrête à l’entrée de la résidence où habitent le président Jair Bolsonaro et ses fils.

Dimanche 16 février 2020. Stade du Maracaña, à Rio de Janeiro. L’équipe de Flamengo, championne en titre du Brésil et d’Amérique du Sud, dispute un match de football. Le Président Bolsonaro et quelques-uns de ses ministres sont présents. Le dirigeant d’extrême-droite est affublé du maillot de sa récente équipe de cœur. Cet événement qu’il voulait triomphal vire alors au couac de communication quand montent des tribunes populaires huées et sifflements d’une partie de la foule, scandant « Fora Bolsonaro » (« Dehors Bolsonaro »).

Une large banderole est déployée : elle représente le visage de Marielle Franco avec la question : « Combien d’autres devront mourir pour que cette terre se réveille ? ». Pour certains des supporters mais aussi bon nombre de Brésiliens, la connivence des Bolsonaro père et fils avec les assassins de la députée de Rio ne fait aucun doute. Comment le président de la plus grande démocratie d’Amérique du Sud en est arrivé là ?

Un meurtre planifié pendant des mois

Le 14 mars 2018, c’était un soir d’automne brésilien comme un autre pour la conseillère municipale du Parti socialisme et liberté (PSOL, gauche), âgée de 38 ans. Après une réunion sur le féminisme noir, Marielle Franco reprend le chemin de son domicile vers 21h30, accompagnée d’Anderson Gomes, son chauffeur.

Dans la pénombre, plus d’une dizaine de coups de feu claquent en direction du véhicule aux vitres teintées. La jeune femme reçoit quatre balles de 9 millimètres dans la tête, et décède, tout comme son chauffeur, sur le coup. L’opération est aussi organisée que chirurgicale. Rien n’est dérobé : c’est clairement une exécution qui porte le sceau de professionnels du crime. Selon l’enquête, elle a été planifiée en détails pendant près de trois mois.

Pourquoi assassiner Marielle Franco ?

Outre son activisme en faveur des femmes, de la cause LGBT, des noirs et des habitants des favelas, Marielle Franco s’en prenait aussi régulièrement à la police de la ville, dont la violence a peu d’équivalent dans le monde.

La police de Rio de Janeiro a tué plus de 1 810 personnes en 2019, soit cinq morts chaque jour ! « Marielle Franco incarnait les combats des lesbiennes et gays, des pauvres et des favelas », nous résume Renata Souza, députée PSOL de l’État de Rio de Janeiro et ancienne collègue de Marielle.

« Cette femme se situait dans le profil des personnes “potentiellement susceptibles d’être assassinées” au Brésil. Dans notre pays, sept homicides sur du dix touchent de jeunes noirs issus des favelas », continue celle qui est originaire du même quartier que la victime : le Complexo da Maré, conglomérat de favelas au nord de la ville de Rio de Janeiro.

C’est au bout d’un an que l’enquête – toujours en cours – pointe enfin la responsabilité des milices dans le meurtre de Marielle Franco. Ces groupes paramilitaires illégaux, composés de policiers ou d’anciens policiers, sont les héritiers des escadrons de la mort datant de la dictature militaire. Ils sévissent particulièrement à Rio de Janeiro et sont connus pour leurs exactions criminelles. La famille Bolsonaro entretient des liens très particuliers avec certaines d’entre elles, à tel point qu’elle est surnommée par certains Brésiliens la « familice »… (Pour la suite voir lien)

Guy Pichard 6 mars 2020

https://www.bastamag.net/

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05 mars 2020 ~ 0 Commentaire

8 mars (lutte ouvrière)

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Une journée internationale

La première organisation politique qui mit en avant le principe « à travail égal, salaire égal » fut la Deuxième Internationale ouvrière, en 1889. Les militants et les dirigeants socialistes d’alors étaient des révolutionnaires.

Ils n’aspiraient pas à gérer les affaires de la bourgeoisie mais à mettre fin au capitalisme.

C’est en Allemagne qu’ils étaient le mieux organisés, et pourtant c’était là où ils étaient le plus réprimés. Tant que Bismarck fut à la tête de l’État, il mena la vie dure aux socialistes allemands, sans toutefois empêcher leurs progrès.

C’est Engels qui poussa une militante allemande, Clara Zetkin, à intervenir au congrès de 1889 pour y défendre les droits des femmes. Ce n’était pas une chose facile. Bien des militants ouvriers avaient des préjugés.

Certains socialistes étaient pour la femme au foyer, quand ils ne prétendaient pas que « l’enga-gement politique des femmes les rendra stériles ». La socialiste autrichienne Adelaïde Popp a raconté combien avaient été difficiles ses premiers pas, car les réunions socialistes étaient composées presque uniquement d’hommes. Il fallait du courage pour oser s’y exprimer.

En Allemagne, la loi ne facilitait pas les choses puisque, jusqu’en 1908, elle interdisait aux femmes de participer à des réunions politiques avec des hommes, et même entre elles. Les femmes les plus engagées durent user de stratagèmes pour se réunir et tromper la surveillance policière. Cela explique aussi, en partie, pourquoi les socialistes se dotèrent d’une presse spécifique destinée aux femmes, et d’abord aux travailleuses.

Clara Zetkin est parfois présentée par les médias d’aujourd’hui comme une journaliste féministe. Journaliste, défenseuse des droits des femmes, elle l’était, mais elle était surtout une militante socialiste. En 1891, elle prit la tête d’une publication de la social-démocratie allemande, L’Égalité (Gleichheit), qui défendait les droits des femmes mais aussi la perspective révolutionnaire internationaliste. Cette publication avait 400 lecteurs à ses débuts et 125 000 de plus en 1914. Entre 1882 et 1907, le nombre des ouvrières en Allemagne avait triplé, passant de 500 000 à 1,5 million.

Le Parti socialiste allemand, le SPD, était porté par les idées de Marx et Engels. Un de ses dirigeants, August Bebel, ancien ouvrier tourneur, y militait contre la misogynie héritée en partie des préjugés de Lassalle, le premier à avoir dirigé l’organisation des travailleurs allemands. En 1879, Bebel publia un ouvrage, La femme et le socialisme, qui se concluait par cette formule:     « L’avenir appartient au socialisme, c’est-à-dire, d’abord, à l’ouvrier et à la femme. »

En 1907, les militantes de la Deuxième Internationale appelèrent à une première conférence internationale des femmes, à laquelle participèrent cinquante femmes représentant quinze pays. S’y retrouvèrent Clara Zetkin, Rosa Luxemburg pour l’Allemagne, Alexandra Kollontai et Inessa Armand pour la Russie, Madeleine Pelletier pour la France, et même une militante de Bombay, Bhikaji Camar, qui dénonça la domination colonialiste britannique sur l’Inde.

Ces femmes défendaient le droit des travailleuses et dénonçaient les limites des féministes bourgeoises, qui se contentaient de revendiquer le droit de vote, certaines étant prêtes à se contenter du suffrage censitaire pour les seules femmes riches.

Les socialistes réclamaient le suffrage universel, mais soulignaient qu’il ne réglerait pas les problèmes de l’exploitation des travailleuses et des travailleurs par le système capitaliste. Pour cela, les femmes, comme les hommes, devaient s’organiser économiquement dans les syndicats et politiquement dans les partis socialistes.

En 1910, une seconde conférence des femmes socialistes décida du principe d’une journée internationale pour les droits des femmes, qui serait une manifestation comparable au 1er mai ouvrier.

Clara Zetkin notait que le Parti socialiste allemand organisait de plus en plus de femmes. En 1907, il en comptait presque 30 000. En 1908, elles étaient 62 000, car l’interdiction de se réunir avait été levée. Les sections locales du SPD élirent des femmes à des postes de direction. Des cercles d’études formèrent les nouvelles adhérentes. Des centaines de meetings les réunirent. De leur côté, les syndicats ouvriers liés au SPD organisaient 135 000 femmes.

La première journée internationale des femmes eut lieu le 19 mars 1911 à l’appel de l’Internationale socialiste.

Un million de femmes y participèrent dans plusieurs pays d’Europe, Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Suisse. Le 8 mars 1914, les ouvrières allemandes manifestaient pour le droit de vote, finalement obtenu en 1918. Le 8 mars 1917, en Russie, la journée des femmes marqua le début de la révolution. Ensuite, le mouvement communiste, né de cette révolution et ayant attiré à lui les meilleurs éléments socialistes, dont Clara Zetkin, fit du 8 mars la journée des droits des femmes, officialisée en Russie soviétique par un décret de Lénine en 1921.

De telles origines sont impossibles à évoquer dans les médias bourgeois d’aujourd’hui, pour qui le capitalisme pourrissant serait un système indépassable.

Mais les faits sont têtus. Le mouvement ouvrier révolutionnaire est à l’origine de la journée internationale des femmes car, comme l’expliquait Bebel, « il ne peut y avoir d’émancipation humaine sans indépendance sociale et égalité des sexes ». Un objectif qui reste d’actualité.

Jacques FONTENOY 04 Mars 2020

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