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06 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

belfast 12 juillet (libération)

orange order

Attention, cet article a 1 an!

A Belfast, les drapeaux paramilitaires enfin au placard ?

Les autorités nord-irlandaises prennent les devants avant un défilé loyaliste (protestant). La Commission des parades et le Parti Unioniste Démocrate préviennent qu’ils ne veulent pas voir les couleurs des terroristes de l’UDA dans les rangs.

On parade toujours à Belfast, à Derry, dans le reste de la région. On parade pour se souvenir de l’insurrection irlandaise et de l’écrasement de l’Irlande par l’Angleterre. On parade pour commémorer ses morts aussi, tués par l’armée britannique ou par ceux de l’autre camp. On parade pour garder en mémoire qu’il y a un autre camp, dans ce pays où la ségrégation communautaire est encore de mise.

Les uniformes des groupuscules paramilitaires sont désormais bannis lors des marches commémoratives, mais le bureau dédié à la gestion des défilés, la Commission des parades, demeure plus flou quant aux autres signes d’affiliation à ces formations. S’ils sont proscrits au cas par cas, aucune loi ou réglementation ne vient sanctionner ces réminiscences du passé, propices à inciter à la haine. Et la tradition perdure.

Juillet et août sont les mois où les défilés sont les plus nombreux. Ce vendredi, plusieurs centaines de personnes doivent arpenter les rues du sud de Belfast pour célébrer l’anniver-saire de la mort de deux membres actifs impliqués dans l’assassinat de civils catholiques et tués par l’IRA en 1994. Et si cette année ressemble à celles passées, une vingtaine de bannières de l’UDA devraient flotter sur Ormeau Road.

En Irlande du Nord, les symboles cristallisent pourtant les ressentiments communautaires. Même hisser le drapeau britannique sur l’hôtel de ville de Belfast est désormais réglementé. L’Union Jack ne s’affiche sur la façade de la mairie que 18 jours par an. Alors, brandir les bannières d’un groupe paramilitaire et défiler sous ses couleurs a de quoi froisser les sensibilités et attiser les tensions. Surtout quand il s’agit des emblèmes de l’UDA, groupe paramilitaire loyaliste ultra-violent qui a sévi pendant les Troubles (les 30 années de conflits).

Situation politique tendue

Pourtant, les crispations communautaires entre loyalistes protestants et nationalistes catholiques, qui n’ont jamais disparu même après les accords de paix de 1998, se sont atténuées. Les marches de commémorations loyalistes (en mémoire de l’invasion de l’Irlande par Guillaume d’Orange et la défaite décisive de la Boyne au 17è siècle) se sont tenues sans agiter les esprits républicains le 12 juillet dernier.

Une des parades orangistes (confrérie religieuse sectaire) avait pourtant traversé le quartier nationaliste (« catholique ») d’Ardoyne dans le nord de Belfast. Des négociations préalables, inenvisageables il y a encore peu de temps, avaient permis qu’elle se déroule sans heurts. La traditionnelle fête loyaliste du «12», quand des édifices de palettes de plusieurs dizaines de mètres de hauteur sont brûlés avec les effigies de membres du Sinn Fein et le drapeau irlandais, s’est déroulée sans débordements dans la nuit du 11 au 12 juillet. Mais point trop n’en faut. Le parti républicain Sinn Fein (SF) ont demandé que le matériel prévu pour les prochaines flambées du mois d’août soit évacué, arguant, outre un problème de sécurité, que des comportements antisociaux ne pouvaient être tolérés.

Le Parti Unioniste Démocrate (DUP) a remporté les élections législatives anticipées en mars, avec une avance dérisoire de 0,15 point sur les républicains du Sinn Fein. Ce désaveu des électeurs lui avait fait perdre sa majorité au Parlement de Stormont et de ce fait, son droit de veto lors du vote de futures lois.

Depuis le scrutin, le parti loyaliste et le SF, qui devaient gérer conjointement la région, n’ont pu s’entendre et aucun gouvernement n’a pu être constitué. Un ultimatum fixé au 29 juin avait été balayé comme s’il n’a jamais été posé. L’absence de stabilité gouvernementale conjuguée à la peur de voir la frontière avec la République d’Irlande se refermer, puisqu’un Etat hors Union Européenne ne peut juxtaposer un Etat membre sans qu’une barrière douanière effective ne les sépare, crispent. L’appel du pied de la Première ministre britannique, Theresa May, aux députés DUP en juin pour s’assurer une majorité au Parlement de Westminster faisait égale-ment craindre une fragilisation des accords de paix dans la région qui reposent sur la neutralité de Londres et Dublin.

Les autorités temporisent

Dans ce contexte politique dégradé, les autorités prennent les devants pour éviter toute incita-tion supplémentaire à la haine et de potentiels dérapages. La Commission des parades a aver-ti les organisateurs qu’elle ne veut pas voir flotter les drapeaux du mouvement terroriste ce vendredi. Mais les mêmes recommandations avaient été émises l’année dernière, en vain. Le DUP, le parti pourtant ultra-conservateur protestant, a donc surenchéri et affiché sa désappro-bation par la voix d’un de ses porte-paroles. «Le DUP condamne tout ce qui peut se raccro-cher à la criminalité et à la violence. Les drapeaux et tout autre emblème soutenant les para-militaires n’ont rien à faire dans notre communauté. Nous voulons les voir tous disparaître».

Les nationalistes du SF et notamment le député de la circonscription de Belfast sud, Mairtin Ó Muilleoir, eux, restent muets. Un silence prudent sans doute pour ne pas remettre de l’huile sur le feu, alors que des républicains affichent encore trop souvent les symboles de l’IRA. Dans une province où les bombes sont encore sporadiquement posées et des actes de représailles régulièrement commis, ces quelques drapeaux pourraient s’avérer des chiffons rouges agités à la face d’un fragile équilibre.

Cécile Brajeul 28 juillet 2017

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Commentaire: Le drapeau des Unionistes (L’UUP unioniste en perte de vitesse allié traditionnel des conservateurs et l’UDP loyaliste qui a frayé avec des milices et a gagné les dernières élections) est l’Union Jack britannique et c’est « normal ». Le drapeau des nationalistes est le tricolore de l’Irlande et c’est un symbole « terroriste » pour les protestants!
L’Ordre d’Orange, franc-maçonnerie et « Ku-Klux Klan » contrôle la société dans un sens favorable aux protestants excluant les catholiques des emplois. Cela se manifeste publique-ment le 12 juillet par des marches provocatrices qui  tentent de traverser les quartiers catholiques avec la protection de la police et avant de l’armée. On ne verra jamais une parade « catholique » venir provoquer un quartier unioniste sous la protection de  la police!

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05 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

dossier: europe et fi (courrier international + essf)

europe sd

Les gauches européennes plus désunies que jamais

Mélenchon-Tsipras, bons camarades de classe, c’est du passé”, titre Neues Deutschland , avant d’ajouter que “le Parti de Gauche (PG) français tourne le dos à la Gauche européenne.”

Le quotidien berlinois proche de Die Linke, gauche radicale allemande, déplore la décision prise par le parti de Jean-Luc Mélenchon au congrès de Villejuif le 1er juillet de quitter le Parti de la Gauche européenne, créé en 2004, qui regroupe plusieurs formations de gauche en Europe.

Ce refus proclamé de cohabiter “avec des partis qui soutiennent la politique d’austérité de l’Union européenne […] vise directement Syriza”, le parti d’Alexis Tsipras au pouvoir à Athènes, que Mélenchon voulait déjà exclure en janvier. “C’est du réchauffé”, lâche ND, avant de commenter : “Les gauches en Europe n’avaient vraiment pas besoin de ça. [À la veille des élections européennes de mai 2019], cela les rend encore plus désunies, encore moins compréhensibles. Et ce au moment où la droite est à l’offensive dans des pans entiers du continent. […] Ce départ ne résout aucun problème, il en crée de nouveaux.”

Ce sont donc trois formations politiques différentes qui iront à la pêche aux voix en mai 2019, rappelle le quotidien : le traditionnel Parti de la Gauche européenne, le projet DiEM 25 mené par l’ex-ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, ainsi qu’une troisième composante regroupant la France (FI), l’Espagne (Podemos), le Portugal (Bloco) et les Scandinaves. Reste à savoir si cet éclatement politique se reflétera au niveau du Parlement européen : actuelle-ment, le groupe parlementaire Gauche Unitaire Européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL), constitué en 2014 avec 52 eurodéputés, rassemble toutes les sensibilités.

05/07/2018

Ancien organe du Parti qui dirigeait l’état est-allemand, le SED (Parti Socialiste Unifié). Aujourd’hui, proche du Parti de Gauche, Die Linke.

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Commentaire: S’il y a bien un problème avec Tsipras qui applique toutes les mesures de l’UE sans discuter et fait souffrir son peuple, c’est pourquoi si tard et pourquoi Die Linke et le PCF ne s’associent-t-ils pas à cette démarche?

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05 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

linky (le vif.be)

compteurs linky

La Wallonie n’imposera les compteurs intelligents qu’aux gros consommateurs

Tout comme l’assemblée bruxelloise, le parlement wallon, en commission de l’Énergie, a approuvé dans la nuit de lundi à mardi le projet de décret organisant le déploiement des compteurs intelligents, ces compteurs capables de recevoir et de transmettre des données à distance. La majorité MR-cdH a voté en faveur du texte tandis que le PS s’est abstenu.

Ce projet de décret, porté par le ministre en charge de l’Énergie, Jean-Luc Crucke (MR), vise à encadrer l’utilisation des compteurs intelligents, à piloter leur déploiement, à instaurer les bases pour davantage de flexibilité au niveau régional et à préciser certaines notions relatives aux bornes de recharge électrique.

Il prévoit notamment une installation systématique d’un compteur intelligent en cas de deman-de, de remplacement ou de nouveau raccordement ainsi que pour les clients résidentiels en défaut de paiement. Les premiers compteurs seront installés dès 2023 et d’ici à 2030, 80% des gros consommateurs, soit des utilisateurs consommant plus de 6.000kWh/an et des citoyens producteurs d’énergie devront en être équipés.

Une dérogation sera toutefois possible pour les intolérants aux ondes, selon une procédure qui reste à déterminer.

« Nous devons tenir compte du nouveau paysage de l’énergie, avec notamment une production décentralisée. Dans ce cadre, ces compteurs intelligents sont devenus inévitables », a commen-té mardi Jean-Luc Crucke. « La Wallonie s’est désormais dotée d’un cadre et le secteur a été ciblé, les gros consommateurs étant les premiers à devoir être équipés de ces compteurs », a-t-il poursuivi en se félicitant par ailleurs de la mise en place d’un comité de suivi qui réunira les acteurs du secteur et des parlementaires régionaux.

Des propos qui n’ont pas convaincu l’opposition, PS en tête qui a notamment regretté les « nombreuses incohérences » du projet soulignées par le Conseil d’État et le manque d’écoute de la société civile sur un texte « qui nécessite l’adhésion de la population ». « Des auditions ont été organisées et le ministre, à ce moment-là, s’est montré ouvert mais au final, la société civile n’a pas été suffisamment écoutée », a ainsi regretté Joëlle Kapompole.

« Certes, il faut légiférer mais pour ce faire, il faut que tous les éléments soient sur la table », notamment en ce qui concerne le rapprochement entre ORES, le principal gestionnaire de réseau wallon, et Resa, le gestionnaire liégeois, a-t-elle ajouté en dénonçant en outre « le flou qui entoure ces compteurs communicants ».

« Je tiens à cette appellation de compteurs communicants car pour l’instant, ils n’ont absolument rien d’intelligents.

Il faut dire les choses comme elles sont et ne pas accepter la sémantique que l’on veut nous imposer », a conclu la parlementaire socialiste. Du côté d’Ecolo, enfin, Philippe Henry a pointé un « projet précipité, coûteux et très problématique ». Les écologistes ne votent toutefois pas en commission. Le projet de décret reviendra sur la table du Parlement de Wallonie lors de la séance plénière du 18 juillet.

Le Vif 03/07/18
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03 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

dossier: européennes et fi (jdd)

europe

Mélenchon : la liste des candidats de la France insoumise à l’élection européenne provoque des tensions

La constitution de la liste des Insoumis pour l’élection européenne de 2019 a provoqué des remous en interne. Les militants de la formation de Jean-Luc Mélenchon doivent voter à partir de la fin de la semaine.

Qui sera en haut de la liste des Insoumis pour l’élection européenne de 2019?

Le sujet crispe dans le mouvement de Jean-Luc Mélenchon depuis plusieurs jours. Dimanche, le JDD révélait l’existence d’un vrai-faux mail montrant les futures personnalités de la France insoumises placées dans une position éligible. L’apparition de ce courriel sur les réseaux sociaux avait rendu nerveux plusieurs candidats à l’investiture . « Il y a quand même beaucoup de proches de Jean-Luc Mélenchon, ce qu’on dénonce », avait lâché dans nos colonnes un candidat à l’investiture. Les noms de Charlotte Girard, Manuel Bompard, Benoît ­Schnecken-burger, Gabriel Amard, Leila Chaibi et Pascale Le Néouannic, tous proches de Jean-Luc Mélenchon, apparaissaient notamment en tête de liste.

Lundi, c’est l’ex-eurodéputé PS Liêm Hoang-Ngoc, fondateur des « Socialistes Insoumis », qui a annoncé que son mouvement suspendait sa « participation à l’espace politique de LFI ».

« Les ‘Socialistes insoumis’, membres fondateurs de La France insoumise, ne sont pas repré-sentés parmi celles et ceux qui seront amenés à mener le travail parlementaire à Bruxelles », a justifié le conseiller régional d’Occitanie dans un entretien au Figaro. Au Monde, l’économiste a précisé sa pensée : « Ce n’est pas une histoire de place, je suis économiste, je ne vis pas de la politique… C’est le moment de montrer la diversité du mouvement, mais sur les douze premières places, c’est le Parti de Gauche qui a tout. »

Les militants votent à partir de la fin de la semaine

Interrogée par Le Monde, Charlotte Girard tente de calmer le jeu : « On a suivi une règle simple qui était de ne pas prendre des gens déjà élus. Liêm est conseiller régional [en Occitanie],  comme Corinne Morel Darleux [membre du PG, élue en Auvergne-Rhône-Alpes]. Tous les deux sont dans la même situation. Il faut qu’on se parle. »

La liste complète des Insoumis pour l’élection européenne doit être finalisée cette semaine et les militants vont être appelés à voter dans les prochains jours.

« Le vote commencera jeudi ou vendredi », a déclaré lundi Manuel Bompard, coordinateur des campagnes de La France insoumise (LFI) lors d’un point presse. Un première liste de 70 candi-dats, non ordonnancée et compilée par un comité électoral, avait été soumise à l’avis des membres de LFI début juin. A l’issue du futur scrutin, qui doit durer 15 jours, une liste de 35 hommes et une liste de 35 femmes, ordonnancées, seront donc entérinées et La France insoumise devrait présenter, dans un premier temps, une sorte de binôme mixte de têtes de listes.

Les noms de la coordinatrice du programme Charlotte Girard et de Manuel Bompard sont pressenties pour devenir les têtes de listes potentielles

La sélection ne sera « pas définitive », selon Manuel Bompard. « La France insoumise souhaite aussi dans cette élection permettre à des candidatures qui ne sont pas forcément membres de LFI, issues du mouvement social notamment, de pouvoir participer », a-t-il précisé. Le respon-sable LFI a également évoqué comme éventuels inscrits sur la liste des « profils (…) qui ne sont pas forcément des spécialistes et des professionnels de la politique », avec notamment des personnes investies dans la « lutte contre la réforme de la SNCF » ou « sur la question des lanceurs d’alerte ».

3 juillet 2018

https://www.lejdd.fr/

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PCF : André Chassaigne défie Pierre Laurent (Le Figaro)

Commentaire: Le fait que le minuscule « Parti de Gauche » (encore plus petit que le NPA!) joue un rôle disproportionné à la FI commence à être connu. « Pas un parti, un mouvement »? On se moque des « tendances » au NPA, mais on n’a encore rien fait de mieux pour que la diversité d’un parti soit représentée à la proportionnelle intégrale!

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03 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

insoumis podemos (pùblico)

podemos

La France Insoumise et Podemos renforcent leur alliance contre le « fascisme » de l’Europe

Lundi a eu lieu à Madrid  « Maintenant le peuple », où  sont intervenus Jean Luc Mélenchon et Pablo Iglesias qui ont défendu avec le Bloc de Gauche portugais, un mouvement politique européen alternatif.

Jean-Luc Mélenchon de la France Insoumise, et Pablo Iglesias de Podemos, ont renforcé leur engagement en tant qu’alliance européenne pour offrir une alternative au fascisme avec le Bloc de Gauche portugais . Les deux dirigeants ont mis l’accent sur la nécessité de construire de nouvelles politiques en Europe lors d’une réunion tenue à Madrid au Parque del Oeste.

La France insoumise est le mouvement de gauche qui mène l’opposition (parlementaire note du blog) à Emmanuel Macron, et conduit avec Podemos une alliance avec de partis de divers pays d’Europe, comme le Portugal, l’Italie, le Danemark et l’Irlande. Cela dans le but de lutter contre les politiques d’austérité et migratoires de l’UE. « Les politiques sociales sont essen-tielles et sont la seule chose qui peut sauver l’Europe », a déclaré Iglesias, alors que Mélen-chon a évoqué l’avenir de l’Europe. « Que prépare le monstre du libéralisme?  Une vague de racisme, de fascisme et la xénophobie qui finit toujours par un régime dictatorial et une guerre ».

L’événement a été axé sur la montée de l’extrême droite et l’alternative que les deux mènent en face. « Nous nous sommes engagés à freiner la montée du fascisme en Europe. Les ennemis du peuple travailleur sont ceux qui ont des comptes en Suisse, ceux qui volent, les respon-sables des privatisations. On ne peut permettre que l’extrême droite entraîne les travailleurs  contre les plus pauvres », a dit le chef de Podemos.

Iglesias a également repris le concept de sécurité: « La sécurité n’a rien à voir avec la police anti-émeute. Sans une école publique et la santé gratuites, des droits sociaux, syndicaux, des services publics il n’y a pas de démocratie. L’Etat providence peut arrêter la progression de la xénophobie et du racisme.  »

Au niveau européen, l’accent a été mis sur la façon dont les politiques migratoires sont appliquées.

Pour Mélenchon c’est très clair.  « Ils pleurent maintenant parce qu’il y a des migrants, nous pleurons encore plus parce qu’ils les considèrent comme des migrants, et pas comme des êtres humains, nos frères et sœurs. Les gens qui arrivent ici devraient être traités humaine-ment. La migration est le point central de tout débat politique, parce que cela sert les intérêts de la droite et de l’extrême droite, cela promeut le racisme et la xénophobie. Mais nous ne le permettrons pas, nous allons les aider parce qu’ils sont nos frères et point « .

De même, Iglesias a abordé cette question en déclarant que « les démagogues veulent des  immigrés, mais ils les veulent sans droit » pour avoir « des citoyens de première classe et des citoyens de seconde classe, qui ne peuvent être syndiqués, avoir un contrat ou une carte de sécu, tel que le demande Ciudadanos (le parti macroniste espagnol, note du blog) « . Ils défen-dent qu’ils «travaillent avec nous mais avec des droits». Par conséquent, il a affirmé: « Nous disons aux réactionnaires de l’Europe: Fraternité, Liberté et Egalité ».

07/02/2018  beatriz asuar gallegol

http://www.publico.es/

Commentaire: De bonne idées, pleines de bonne volonté et des vérités à rappeler sans cesse. Or pour nous il manque le volet « mobilisations » . En effet pour battre le libéralisme et ses conséquences, il faudra avant tout prendre la rue, comme l’ont fait les femmes polonaises et irlandaises, comme le font en ce moment les retraités espagnols. D’autre part, il n’est à aucun moment évoqué le « partage des richesses ». Sans intrusion dans la propriété privée, où trouver l’argent pour l’état providence?

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03 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

rivières et lacs (the guardian.uk + le monde)

eau e

La plupart des rivières et lacs d’Europe échouent aux tests de qualité de l’eau 

Seulement 40% des cours d’eau étudiés étaient dans un bon état écologique, l’Angleterre étant l’un des pires délinquants

Selon un nouveau rapport accablant, la grande majorité des rivières, des lacs et des estuaires européens n’ont pas respecté les normes écologiques minimales en matière de dégradation des habitats et de pollution. Seuls 40% des masses d’eau de surface recensées par l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) se sont révélées dans un bon état écologique, en dépit des lois de l’UE et des protocoles relatifs à la biodiversité. L’Angleterre a été l’un des pays les moins performants  du rapport sur l’état de nos eaux, qui a étudié 130 000 cours d’eau.

Karmenu Vella, commissaire à l’environnement de l’UE, a déclaré que la qualité de l’eau douce s’était légèrement améliorée depuis 2010.

« Mais il reste encore beaucoup à faire avant que tous les lacs, rivières, eaux côtières et eaux souterraines soient en bon état ». « La lutte contre la pollution provenant de l’agriculture, de l’industrie et des ménages nécessite des efforts conjoints de tous les utilisateurs d’eau dans toute l’Europe. »

L’Ecosse a nettement surpassé l’Angleterre dans ce bilan de l’eau propre couvrant la période 2010-15, avec des résultats similaires à la Scandinavie.

Les comparaisons précises sont difficiles car les méthodologies varient en Europe mais la qualité de l’eau en Angleterre se situait dans la moitié inférieure européenne et s’était détériorée depuis le dernier bilan de 2010. Peter Kristensen, l’auteur principal du rapport, a déclaré au Guardian que des densités de population plus élevées, des pratiques agricoles plus intensives et une meilleure surveillance des cours d’eau avaient contribué au résultat.

« L’Angleterre est comparable aux pays d’Europe centrale avec une proportion élevée de masses d’eau qui ne parviennent pas à atteindre un bon état », a-t-il dit. « La situation est bien meilleure en Écosse, où seulement 45% des sites ont échoué [pour respecter les normes minimales]. » « Il serait souhaitable que l’Angleterre poursuive la législation similaire à la direc-tive-cadre sur l’eau après le Brexit », a-t-il ajouté. La directive vise à protéger la santé humaine, l’approvisionnement en eau, les écosystèmes et la biodiversité et était censée obliger les pays de l’UE à atteindre un bon état écologique pour leurs cours d’eau en 2015.

Selon Andreas Baumueller, responsable des ressources naturelles du WWF Europe, leur non-respect menace les objectifs de 2020 en matière de biodiversité. « Ce rapport montre que nous ne sommes nulle part [près de] stopper la perte de biodiversité d’ici 2020″, a-t-il déclaré. « Ce n’est qu’un autre symptôme que nous allons manquer les objectifs fixés par les chefs d’Etats. La législation existe sous la forme de la directive-cadre sur l’eau de l’UE, mais il manque mani-festement la volonté politique de la faire fonctionner sur le terrain.  »

L’enquête EEA a révélé une division entre la pollution chimique dans les sites d’eau souterrai-ne et de surface. Les trois quarts des échantillons d’eau souterraine étaient de bonne qualité. 62% des rivières, des estuaires et des lacs ne l’étaient pas. La contamination par le mercure était l’un des problèmes les plus courants, avec une surutilisation de pesticides, des usines de traitement des déchets inadéquates et des pluies contaminées qui ont tous contribué aux résultats.

Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l’AEA, a déclaré: «Nous devons redoubler d’efforts pour garantir que nos eaux soient aussi propres et résilientes qu’elles le devraient, notre bien-être et la santé de nos écosystèmes aquatiques et marins vitaux en dépendent.

Arthur Neslen 3 July 2018

https://www.theguardian.com/

Lire aussi:

Les lacs et rivières d’Europe sont en mauvais état écologique (Le Monde)

Commentaire: Dire que l’eau en profondeur est saine, va donner des idées à l’industrie! Pourquoi le FNSEA serait-elle la seule à pomper dans une ressource qui ne lui appartient pas?

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01 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

européennes et fi (jdd)

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Européenne : le mail qui alarme certains Insoumis

À quelques jours du choix des candidats insoumis en vue de l’élection européenne, les spécu-lations sur le casting font monter la température. Selon un mail anonyme, les proches de Jean-Luc Mélenchon seraient très bien placés sur la short list.

Ce n’est que la capture d’écran d’un e-mail, dont le destinataire et l’expéditeur ont été rendus illisibles. Sa brève apparition sur les réseaux sociaux a cependant suffi à faire brusquement monter la température dans les rangs de La France insoumise (LFI). « Voilà ce qu’on a décidé pour le haut de la liste », écrit l’auteur du courrier à propos des candidats à l’élection euro-péenne que le comité électoral du mouvement pourrait choisir samedi et dimanche. Suivent, dans l’e-mail, dix noms d’hommes et de femmes. Alors que les douze premières places de la liste correspondraient, selon nos informations, aux positions éligibles pour LFI… Véritable casting ou fake news sciemment calibrée et diffusée pour peser sur la désignation? Ceux qui ont eu le temps d’apercevoir la photo n’en savent rien, mais cela ne les empêche pas de s’alarmer.

Beaucoup de proches de Mélenchon bien placés, selon le mail anonyme

« Il y a quand même beaucoup de proches de Jean-Luc Mélenchon, ce qu’on dénonce », lâche un candidat à l’investiture. Sur dix noms, six sont issus du Parti de Gauche, la formation de l’Insoumis en chef, et sont de ses plus proches fidèles. Un nom attire notamment l’attention, celui de Pascale Le Néouannic. « C’est l’ex-compagne de Jean-Luc Mélenchon, balance l’un d’entre eux. Peu ­importe l’influence de Mélenchon, le comité électoral ne peut pas se laisser marcher dessus comme ça. »

1 juillet 2018 Sarah Paillou

https://www.lejdd.fr/

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28 juin 2018 ~ 0 Commentaire

loi asile (le huffington post + npa + cimade)

 ref-mer

La loi Asile et Immigration du gouvernement est une politique néo-populiste qui légitime les extrêmes

La loi dissuade les demandes en restreignant le droit d’asile par des obstacles procéduraux multiples. La bureaucratie à défaut de la franchise politique.

Il faut toujours revenir à la motivation initiale d’une nouvelle loi pour en mesurer la sincérité et les objectifs inavoués. « Nous devons accélérer le traitement des demandes d’asile. » Cet objectif affiché par le gouvernement survient à un moment où les délais de traitement se sont forte-ment raccourcis en 2 ans. Et où les arrivées ont décru d’un million de migrants en Europe en 2015 à moins de 60.000 pour les six premiers mois de 2018. La vague migratoire de 2015/ 2016 est derrière nous, et comme l’a rappelé le Défenseur des droits, il n’y a aucune submersion en la matière.

Raccourcir les délais de traitement des demandes?

Pourquoi pas, mais cela ne nécessite aucune loi: il suffit d’augmenter les moyens alloués aux différentes institutions intervenant dans la procédure: préfectures, Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), Cour nationale du droit d’asile (CNDA). C’est un autre choix qu’a fait le gouvernement: celui de restreindre les droits et les délais de recours des demandeurs. Un choix visant non pas à répondre à l’objectif proclamé, mais à dissuader les demandes en restreignant le droit d’asile par des obstacles procéduraux multiples. La bureaucratie à défaut de la franchise politique.

A ce grand mensonge sur l’asile, le gouvernement a ajouté un volet sur les migrations.

Dans une confusion des genres inédite, par un ensemble de mesures disparates, les étrangers voient l’ensemble de leurs droits fondamentaux restreints de manière flagrante, invités à ne pas venir en France et à quitter le pays au plus vite s’ils y sont rentrés. Là est la philosophie de cette loi, et c’est peu dire qu’elle n’est pas à la hauteur des enjeux réels des migrations.

Aucune analyse des causes des flux migratoires, de l’accroissement spectaculaire des inégalités planétaires, des déplacements de populations liés aux dérèglements climatiques, de l’accroissement des mobilités sur la planète n’est présentée.

Aucune lecture objective de l’ampleur pourtant limitée des flux au regard de la population européenne, et, de fait, aucune inscription des mesures dans un cadre européen autre que celui du moins-acceptant n’est proposée. Pire, en n’édictant que des actes de rejet et de fermeture, la loi projette l’image d’une société qui se replie, qui regarde son passé plus que son avenir et qui ne croit plus en ses valeurs fondatrices.

Ainsi le gouvernement, incapable de porter un projet d’accueil et d’intégration, démontre qu’il ne pense la mondialisation qu’en termes économiques et qu’elle ne saurait être heureuse que pour les détenteurs de capitaux et les touristes.

Par ses mesures d’enfermement et de rejet des migrants, le Ministre de l’Intérieur pense empêcher les populistes de conquérir le pouvoir.

C’est une erreur historique. Les politiques néo-populistes amènent les plus extrêmes au pouvoir en légitimant leur analyse. La boite de Pandore a été ouverte. Au Sénat, la majorité de droite a amplifié les dérives du texte. Des amendements identiques au mot près ont été présentés par le Front National et quelques élus LR.

Cette loi est une indignité qui ne résoudra rien.

Elle dit que nous sommes prêts à abandonner des droits fondamentaux de notre République. Elle n’aura aucun effet sur les migrations, mais nous en sortirons plus faibles face à ceux dont les coups de boutoir préparent une société plus autoritaire et moins démocratique.

Elle souffle hélas dans le sens d’une histoire: non pas celle de l’Europe, terre de paix, de libertés et de progrès, mais celle d’un vieux continent dont les habitants, effrayés par les désordres d’un monde en mutations, se ferment à lui dans un repli sur soi désespérant.

Et pourtant, il est du devoir de tous les progressistes de poursuivre le combat pour une France et une Europe ouvertes et accueillantes.

Beaucoup dans la société civile, dans nos territoires, portent cette solidarité. Ensemble, mobilisons-nous pour redonner un nouveau souffle au projet européen et sortir notre société de la torpeur dans laquelle elle est plongée.

Bernard Jomier Médecin, sénateur de Paris, divers gauche (Ex-EELV note du blog)

28/06/2018

https://www.huffingtonpost.fr

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27 juin 2018 ~ 0 Commentaire

sos méditerranée (le télégramme)

ref mer

La main tendue à SOS Méditerranée

Au nom de la solidarité des gens de mer, Temps Fête ouvre ses portes à l’association SOS Méditerranée, qui agit face aux naufrages à répétition entre Afrique et Europe. Des prises de parole et un rallye nautique marqueront la journée du 28 juillet.

C’est Simon Brochard, marin sauveteur à bord de l’Aquarius en 2017 et habitant à Douarne-nez, qui a fait le lien entre les fêtes maritimes et l’ONG qui sauve les migrants de la noyade. « Chaque année nous mettons en lumière une ou plusieurs associations, nous avons voulu cette fois coller à l’actualité », soulignent les organisateurs de Temps Fête.

Une main tendue attrapée bien volontiers par SOS Méditerranée qui, outre ses missions de sauvetage de vie en mer et de protection des rescapés, cherche à sensibiliser les opinions publiques.

« Nous serons présents sur différents temps forts en Bretagne cet été, ici à Douarnenez com-me au Bout du Monde ou au festival de Groix, pour témoigner sur les situations dramatiques qui se jouent en mer, raconter la réalité des parcours de ces personnes… Il faut parler de cette urgence humanitaire », insiste Bérengère Matta, responsable du bureau régional Bretagne-Pays de la Loire de SOS Méditerranée. La présence en Bretagne est forte en symbole : plus de 80 % des marins sauveteurs à bord de l’Aquarius sont bretons, anciens de la Marine marchande notamment.

En présence de marins sauveteurs

Concrètement, le festival Temps Fête accordera une belle place à l’ONG le samedi 28 juillet. Un stand placé au cœur de la fête permettra des prises de parole et un échange avec les visi-teurs. Des marins sauveteurs et bénévoles présenteront leurs différentes actions. Une vidéo sur ce thème pourrait être projetée sur des voiles, en soirée, par le festival de cinéma. Sur l’eau, un rallye nautique sera ouvert aux voile-aviron, à la petite plaisance traditionnelle et aux petits bateaux de travail. Les droits d’inscription seront libres et intégralement reversés à SOS Méditerranée.

C’est que la collecte de fonds est un autre enjeu

L’association évalue le coût de ses opérations à 11 000 € par jour, dont une part importante de carburant, sans omettre la location du navire, les frais d’équipage et d’équipement. « Plus de 95 % des sommes sont recueillies grâce à des dons privés ou d’entreprises, dont certaines Bretonnes », note Berengère Matta. Elle voit dans ce rallye un message de solidarité entre gens de mer : « J’aime cette idée que des personnes vont prendre la mer ici en pensant à ceux qui la découvrent pour la première fois de façon contrainte, en fuyant la Libye ». Plusieurs enquêtes estiment qu’en quatre ans, au moins 15 000 hommes, femmes et enfants sont morts noyés en mer Méditerranée.

  27 juin 2018 Rodolphe Pochet

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25 juin 2018 ~ 0 Commentaire

marinaleda (fgtb)

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