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27 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

littérature (pùblico the-guardian)

publico

Hildegard Von Bingen, l’une des écrivaines les plus influentes du Moyen Âge

Littérature féminine

Une professeure catalane reçoit un bourse pour sauver « l’écriture féminine »

C’est un projet qui cherche à faire reconnaître les femmes entre 1500 et 1780 qui ont écrit des textes populaires sur la vie, la philosophie et les problèmes quotidiens, mais qui ont été rejetées pour des raisons anecdotiques ou personnelles.

Carme Font, professeur de littérature anglaise à l’Université autonome de Barcelone, a reçu une bourse de 1,5 million d’euros du Conseil européen de la recherche pour explorer des bibliothèques, des archives et des collections privées pendant cinq ans. L’enseignante part à la recherche de lettres, de poèmes et de réflexions écrites par des femmes de 1500 à 1780. Il s’agit d’un projet visant à sauver les œuvres d’écrivains en marge de la pensée européenne et à leur donner la reconnaissance refusée. depuis des siècles, selon The Guardian.

Le but de Font est de retrouver la voix de celles dont les œuvres ont été rejetées car considérées comme des « écrits de femmes » trop personnelles et anecdotiques. « Elles n’ont pas eu d’éducation formelle », explique le professeur dans des déclarations au journal britannique. « Elles ont écrit des textes et des lettres populaires sur la religion et la politique. Leurs textes sont moins sophistiqués et ils ne sont pas l’œuvre de femmes écrivains célèbres, mais ce sont ceux que nous redécouvrons « , ajoute-t-il.

Ces écrits contiennent des réflexions sur la vie, la nature de l’âme, la philosophie et illustrent également des situations quotidiennes telles que la famille, le conjugal, le sexe, les abus et les frustrations personnelles. En général, ils montrent comment, au début de la période moderne, les femmes étaient considérées comme des spectateurs intellectuels et des individus passifs. Selon le professeur de littérature anglaise, le manque de connaissances est lié à leur sexe, avec un accès limité à l’éducation et aux conventions sociales et intellectuelles.

Aux côtés des cinq personnes qui font partie de son équipe et qui l’accompagneront lors de voyages, d’ateliers et de conférences, Font cherche à démontrer que « même si les femmes écrivent différemment, leurs idées ont une valeur intellectuelle ». L’objectif de ce projet est de permettre aux lecteurs de modifier la façon dont ils lisent ces textes et de leur attribuer des valeurs équitables.

Madrid 27/12/2018

https://www.publico.es/

https://www.theguardian.com/

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23 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

euskadi (pùblico eitb)

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Le PNV remporterait les élections au Parlement basque et renforcerait la majorité avec le PSE

Les jeltzales (membres du PNV blog) remporteraient 31 sièges (+ 3), et pourraient former le gouvernement soit avec EH Bildu (18), PSE-EE (11), Elkarrekin Podemos (7) et PP (7). Ciudadanos (macronistes blog)  entreraient au parlement avec un parlementaire.

Les PNV gagneraient les élections au Parlement basque si elles se tenaient maintenant, avec 31 sièges, soit trois de plus qu’actuellement, selon les données de l’Euskobaromètre. Cela lui permettrait de former un gouvernement majoritaire avec n’importe laquelle des autres formations, à l’exception des citoyens, qui entreraient dans l’hémicycle avec un seul représentant.

EH Bildu ( Autour du parti radical « Sortu » blog) resterait en deuxième position, avec 18 parle-mentaires, comme aujourd’hui. Le PSE-EE gagnerait deux représentants, avec 11, ce qui le placerait à la troisième place, au détriment d’Elkarrekin Podemos, qui perdrait quatre représentants, avec sept, et constituerait la quatrième force. Le PP obtiendrait 7 sièges, deux de moins que maintenant, et Ciudadanos entrerait au Parlement basque avec un représentant pour Álava.

Avec ces résultats, le PNV pourrait former un gouvernement majoritaire avec EH Bildu, PSE-EE, Elkarrekin Podemos ou PP. L’exécutif actuel entre les jeltzales et les socialistes serait renforcé, car ils dépasseraient la majorité absolue.

Résultats hypothétiques

Le PNV obtiendrait 380 000 voix, soit 38,3%, et pourrait obtenir 31 sièges, revalidant et renforçant avec trois nouveaux sièges la première position dans les trois territoires de la Communauté autonome basque. Pour sa part, EH Bildu, avec un peu plus de 230 000 voix (23,1%), conserverait la deuxième position et renouvellerait ses 18 sièges actuels. De cette manière, il resterait une deuxième force en Biscaye et Gipuzkoa, et en Álava, il serait contesté par le PP.

Le PSE-EE pourrait récupérer la troisième position, avec un score supérieur à 130 000 voix (13,5%) et environ 11 sièges, ce qui renforcerait sa position et revaliderait la majorité actuelle,  récupérant deux sièges. Il obtiendrait la troisième position en Biscaye et Gipuzkoa, mais resterait quatrième en Álava.

Elkarrekin Podemos pourrait aggraver ses reculs électoraux en obtenant 10,3% des voix ( plus de 100 000) et sept sièges, de sorte qu’il céderait la troisième place au PSE-EE, battant en retraite après avoir perdu quatre sièges

L’enquête indique que le PP continuerait de s’éroder et régresserait dans l’ensemble de la CAV, ( Commnunauté Autonome)  maintenant la cinquième position avec sept sièges et environ 8,2% des voix (environ 80 000 voix). En Álava il pourrait disputer la deuxième position à EH Bildu, mais en Bizkaia et Gipuzkoa, il resterait à la dernière place après avoir perdu deux sièges. Enfin, Cuiudadanos, avec 3% des voix (30 000), pourraient entrer au Parlement basque grâce à un siège obtenu pour Álava.

Parlement fragmenté et électorat peu mobilisé

Ainsi, il y aurait un Parlement basque à six partis, avec « une solide majorité nationaliste et plus probablement de gauche », tandis que les forces d’autonomie commenceraient une légère reprise, selon les auteurs du Euskobarómentro.

22/12/2018

https://www.eitb.eus/

https://www.publico.es/

Lire aussi:

El 45,2 % de los vascos apoyan reconocer a Euskadi como nación (Eitb)

Commentaire: les partis:

Le PNV est nationaliste de droite mais gouverne avec le PSOE.

EH Bildu est une coalition permise par la fin d’ETA, de Sortu (radicaux) et de pacifistes.

Le PSOE s’y appelle PSE-EE suite à sa fusion avec « Euskadiko Ezquerra »

Podemos s’y appelle Elkarrekin et Anticapitalistas, Antikapitalistak

Le courant IU (Ezker Batua)  issu du PCE-EPK n’existe plus (?) une partie a créé « Alternativa » qui est dans « EH Bildu »

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22 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

euskadi (alternative libertaire)

 EH_ManifBilbo2016

Une des manifs pour les prisonniers, auxquelles Philippe Poutou participe régulièrement

Pays Basque/ Euskadi

ETA, soixante ans de luttes et de débats

Le 2 mai dernier, Euskadi Ta Askasuna (Pays basque et liberté, ETA) annonçait sa dissolution de façon unilatérale après un processus de désarmement. L’organisation née en 1959 a profondément marqué le paysage politique et social basque.

Depuis le 19è siècle, le nationalisme basque est tenu en main par le Parti nationaliste basque (PNV) alliant la moyenne bourgeoisie à une frange catholique réactionnaire. La notion de «race  basque» et de « peuple élu » est le fondement du mouvement de Sabino Arrana, fondateur et président du PNV. Ce mouvement s’oppose à une grande bourgeoisie locale intégrée à l’industrie et aux banques anglo-espagnoles.

En 1936, le mouvement s’allie aux républicains et à la CNT pour repousser les franquistes jusqu’à la chute de Bilbao le 19 juin 1937. Les cadres du parti s’exilent en France  [1], aux États-Unis et en Amérique du Sud. Face à l’impuissance du parti en exil totalement coupé du peuple qui souffre de la répression franquiste, un groupe d’étudiants forme le groupe Egin («  Faire  ») en 1952 afin de promouvoir l’euskara (la langue basque) et d’étudier l’histoire du peuple basque. Face à l’attentisme de la frange démocrate-chrétienne, une tendance radicale du mouvement de jeunesse du PNV qui veut en découdre avec le pouvoir espagnol rejoint Egin. De leur jonction nait ETA le 31 juillet 1959.

Un parcours tumultueux

En 1961, l’idée de «race basque» est totalement abandonnée  [2], un ouvrage de Federico Krutwig, Vasconia, ouvre un nouvel horizon à l’organisation  : la conjugaison de la libération nationale et de la libération sociale. ETA prend un tournant lutte de classe. Le 18 juillet 1961, la première action est une tentative de faire dérailler le train qui transporte d’anciens soldats franquistes allant fêter le coup d’État fasciste.

La situation internationale (guerre du Vietnam, mouvement du 26 juillet à Cuba, victoire du FLN en Algérie, MPLA en Angola…) fait pencher en 1964 ETA vers le maoïsme et le tiers-mondis-me, appliquant à la lettre Les Damnés de la terre de Frantz Fanon. Le tiers-mondisme reste une paralysie pour le mouvement basque en mettant sur le même plan la situation de pays colonisés où l’industrie n’existe pas avec des bourgeoisies locales au service des colonisateurs.

Le Pays basque lui est sur-industrialisé avec une bourgeoisie intégrée dans le pays oppresseur. ETA reprend la politique de front unique de Mao lors de la guerre de libération en Mandchourie, c’est à dire l’alliance avec la bourgeoisie « basquiste » alors que, paradoxale-ment, ETA rompt en même temps toute relation avec le PNV.

À la charnière des années 1970, deux scissions vont s’opérer, la première en 1968 opposant le courant ouvriériste ( 5è assemblée maoiste qui donnera « EMK » le blog) et le courant tiers-mondiste. Le deuxième courant reprend alors le contrôle de l’organisation. Cette même année, un des responsables d’ETA, Txabi Etxebarrieta, tombe sous les balles de la Guardia Civil, devenant la première victime dans les rangs de l’organisation.

La deuxième scission se fera en 1970. À la veille du Procès de Burgos  [3], la frange trotskyste (en fait la majorité le blog) quitte l’organisation afin de créer ETA 6è assemblée: LKI, avant de rejoindre la LCR espagnole. ETA abandonne alors le tiers-mondisme et le concept de «peuple classe » pour se tourner vers « la liberté nationale, la démocratie et le socialisme  » cherchant à organiser le «  peuple travailleur basque» autour de lui, idéologie empreinte d’avant-gardis-me tout en alliant des militantes et militants d’horizons divers, qu’elles et ils soient des libertai-res, ou d’anciens du PNV et du PSOE. En 1973, le successeur putatif de Franco explose dans sa voiture à Madrid grâce à une bombe revendiquée par ETA. Le pouvoir fasciste flanche et ETA doit préparer la fin du régime.

Affronter l’après Franco

Les désaccords reviennent et 1974 reste une année importante pour l’organisation: le mouvement éclate. La majorité fonde le parti Langile Abertzale Irautzaleen Alderdia (le Parti des travailleurs patriotes révolutionnaires, LAIA) pour intervenir directement dans la vie politi-que basque. De son coté, ETA militaire organise l’action armée. Et enfin ETA politico-militaire (ETA-pm) refuse la division des deux fronts mais organise en même temps le syndicat Langile Abertzaleen Batzordeak (les Commissions ouvrières patriotiques, LAB), des comités de quartiers et le parti Euzkadiko Ezkerra (la Gauche du Pays basque).

À la mort de Franco, l’Espagne reste aux mains des cadres du franquisme et les travailleurs et travailleuses du Pays basque en font les frais: le massacre par la police de cinq ouvriers en grève contre les limites salariales et les conditions de travail à Vittoria-Gasteiz en 1976, l’assaut contre des pro-amnistie par la police et la mort par balle de l’un d’entre eux lors des fêtes de Pampelune en 1978 (German de la LCR le blog), la répression de la grève générale pour l’amnistie des prisonnières et prisonniers politiques basques et la mort de trois personnes à Errenteria, laissant une ville saccagée et pillée par la Guardia Civil. La répression de l’État espagnol ne s’éteint pas avec la transition dite démocratique. ETA poursuit son action, mais le paysage politique va se transformer.

En 1978, la coalition Herri Batasuna regroupant divers partis de gauche indépendantistes dont LAIA soutenue par le syndicat LAB et des regroupements pro-amnistie voit le jour dans le contexte de la nouvelle Constitution espagnole et du statut d’autonomie d’Euskadi, aux mains du PNV à partir de 1980. ETA, de son côté, se lance dans la lutte contre la construction de la centrale nucléaire de Lemoiz, soutenant un fort mouvement écologiste. L’organisation fait stopper la construction et le projet est abandonné.

Le Pays basque nord est le théâtre d’actions criminelles du Groupe antiterroriste de libération (GAL) orchestrées par l’État espagnol de Felipe Gonzales avec l’appui des autorités françai-ses. À partir de 1983, le GAL, regroupant des militaires et policiers espagnols, des mercenai-res d’extrême droite et du milieu marseillais, assassine impunément des réfugiés d’ETA, aidé par les Renseignements généraux (RG) de Mitterrand  [4]. Entre-temps, ETA-pm se fond dans le Parti Communiste basque en 1982 avant de rallier le PSOE.

L’impasse militaire

Sur le plan politique, Herri Batasuna prend de plus en plus d’ampleur dans les années 1980. ETA cible des casernes de la police et de la Guardia Civil à Madrid, mais quand au mois de juin 1987 une bombe explose dans un centre commercial (Hypercor le blog) de Barcelone tuant 47 personnes, l’organisation présente ses excuses.

C’est l’action de trop pour une grosse partie des soutiens d’ETA. Un cessez-le-feu est décrété en 1989, le premier dans l’histoire de l’organisation, et des réunions de négociation sont orga-nisées à Alger entre ETA et l’État espagnol. Celles-ci furent rompues face à la demande de repentance de Gonzales. ETA, affaiblie par de multiples arrestations, s’embourbe dans les années 1990 dans l’élimination de journalistes, d’élus de tous bords, s’éloignant ainsi de sa base jusqu’à une nouvelle prise de contact avec le gouvernement Aznar en 1999.

Cette prise de contact conduit à un cessez-le-feu et aux accords de Lizarra où les forces indé-pendantistes et autonomistes (Herri Batasuna, PNV…) se mettent d’accord sur une solution politique. Sans surprise, le PNV ne respecte pas l’accord afin de garder le pouvoir sur la communauté autonome basque avec soit le Parti populaire, soit le PSOE. ETA reprend les armes afin de faire pression sur le PNV.

La gauche indépendantiste sort divisée de cette période, entre le courant qui condamne la violence et celui qui ne souhaite pas la commenter. Dans cette période, jusque dans les années 2000, la doctrine Garzón (du nom du juge), se met en place : « Todo es ETA » (Tout est ETA). Le juge ordonne la fermeture de journaux indépendantistes, de radios, interdit Herri Batasuna et des mouvements de jeunesse basques, dirige des rafles contre les militant.es et demande à la France (qui ne se fait pas prier) l’extradition de militant.es basques. Tout devient suspect, le juge Garzón voit la main d’ETA sur tout le mouvement.

Dissolution de l’organisation

Les années 2000 voient s’ouvrir une période de longue réflexion sur les débouchés politiques de la lutte armée. Le 17 octobre 2011, une nouvelle ère commence  : une rencontre internatio-nale se tient au palais d’Aiete  [5] à Saint-Sébastien, demandant l’arrêt définitif de l’action armée, un dialogue entre les trois parties (ETA et les États espagnols et français), et la reconnaissance des souffrances subies de part et d’autres.

Le 20 octobre, ETA annonce l’arrêt définitif de ses actions armées. ETA veut ouvrir le dialogue avec Madrid avec l’aide d’organisations internationales, un rendez-vous est donné à Oslo. Après plusieurs mois d’attente, l’État espagnol refuse de s’y rendre, signe que Madrid refuse d’ouvrir des pourparlers. Et c’est le cas  : les autorités espagnoles continuent à réprimer et à emprisonner des militant.es.

Du côté français, même silence: une lettre est envoyée à Hollande qui ne prend pas la peine de répondre. Le 16 décembre 2016, cinq représentant-es de la «  société civile  » appelés les Artisans de la paix entreprennent de neutraliser une partie de l’arsenal qu’ETA leur avait confié, se font arrêter par les force du Raid et sont envoyés à la cellule antiterroriste de Leval-lois-Perret avant d’être relâchés (la procédure n’est pas terminée). ETA poursuit son désarme-ment, donne la position de toutes ses caches d’armes aux représentants, ce qui aboutit à son désarmement complet le 8 avril 2018. ETA est désormais inactive et désarmée et l’organisation se dissout le 2 mai après que 93 % de ses membres aient approuvé cette décision.

Depuis, une nouvelle période s’ouvre au Pays basque.

Les militantes et militants qui se battent pour l’autodétermination cherchent maintenant une issue uniquement politique par le biais du parti politique Sortu et de la coalition Euskal Herria Bildu rassemblant différentes tendances, par le biais de luttes sociales avec le syndicat LAB, mais aussi d’association de familles (Etxerat) de prisonnières et prisonniers ou des associations d’aide à leur réinsertion (Harrera).

Bien que l’État français a depuis fait de timides avancées en ce qui concerne le rapprochement des prisonniers vers leur familles et proches, l’État espagnol reste sur sa position tout en niant le statut d’exception des prisonniers politiques mais aussi les tortures et les éliminations faites par les différentes polices. Après la suppression réclamée des mesures d’exception appliquées aux détenu.es basques, nombreux sont ceux et celles qui demandent la mise en place d’une justice transitionnelle (réparatrice) pour que l’ensemble des détenu.es basques en Espagne et en France soient libérés.

Martial (AL Saint-Denis) 21 décembre 2018

http://alternativelibertaire.org/

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17 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

état espagnol (viento-sur basta)

 nin

Etat espagnol.

Changements et incertitudes pour la fin de l’année

Une telle situation est certes dangereuse, mais elle offre aussi des opportunités de construire une nouvelle “nouvelle gauche”»

Une fin d’époque pour la gauche conventionnelle

Avec cette vague de solutions autoritaires de «ceux d’en haut» contre «ceux d’en bas», les limites des solutions populistes, en franc déclin en Amérique latine, ont pleinement montré leurs limites. Elle a aussi souligné l’impuissance et l’inanité des alternatives «progressistes» de la gauche social-démocrate (devenue social-libérale) ainsi que du populisme de gauche toujours plus institutionnalisé et assimilé au système.

Toutes ces options souffrent d’un manque de mordant anticapitaliste et d’orientation écoso-cialiste radicalement démocratique, remettant en cause le système. Il s’agit de formules qui se fixent pour objectif exclusif d’arriver au gouvernement sans impulser en même temps l’auto-organisation populaire, raison pour laquelle elles se montrent incapables d’affronter de nouveaux défis et, par conséquent, deviennent inutiles à la défense des classes subalternes en ce premier quart du 21èsiècle.

Nous vivons une fin d’époque, celle de la gauche du système, laquelle n’a pas apporté d’em-bryons de réponses aux deux principaux problèmes de l’humanité: les inégalités sociales et le réchauffement planétaire. L’accumulation croissante des richesses mondiales en un nombre de mains toujours plus restreint au moyen de la méthode de l’intensification de l’exploitation et de l’expropriation des majorités [d’êtres humains] trouve son origine dans ce qu’Antonio Ariño et Joan Romero ont qualifié, comme d’autres auparavant, de sécession des élites, en particulier des riches.

Une sécession qui traverse autant les phases d’expansion comme celles de récession et qui n’est pas étrangère à la persistance des émissions de gaz à effet de serre ainsi qu’à l’échec des réunions internationales sur le climat organisées sous les auspices des Nations Unies, tel que le Sommet de Katowice (en Pologne) qui s’est tenu du 2 au 15 décembre, bien que l’on ait appris qu’ «au cours de la même semaine, le rythme de croissance du CO2 a marqué un nou-veau record en 2018, mettant un terme aux espoirs que les émissions avaient atteint leur pic. Malgré des décennies de coopération internationale, il ne semble pas que les Nations Unies nous aient amenés à un seuil de sécurité climatique. Les engagements présentés par les 200 pays nous conduisent à un réchauffement de 3°C pour la fin du siècle».

Dans ce panorama, une fois de plus, les solutions viennent d’en bas, de ceux et celles qui pensent que ni dieux, ni césars, ni tribuns ne résoudront le problème. Quand est-ce que la gauche apprendra que l’on n’a pas besoin d’hyper-leaderships mais plutôt de peuples orga-nisés, mobilisés et jouissant d’une capacité d’action?

Les classes laborieuses, dans les nouvelles conditions des rapports capital-travail marquées par la précarisation, la perte de droits et l’appauvrissement, résistent d’une manière fragmen-tée, mais réelle, dans les interstices du système à Pékin (en défense des salaires, de la sécu-rité et de la santé au travail) et en France (les «gilets jaunes») ainsi que, semble-t-il, de maniè-re embryonnaire, dans l’État espagnol (Coca-Cola, Amazon, Kellys, etc.), exprimant des formes renouvelées d’indignation et d’organisation.

En particulier parmi les femmes. Le mouvement féministe a été l’un des remparts dans la lutte contre Trump et Bolsonaro et dans notre cas [espagnol], il a représenté un passage à l’action, un rajeunissement et une ampleur inédite, réagissant dans les rues et avec les idées contre la violence machiste, mais il va plus loin. Il s’est fixé pour objectif la fin de l’hétéropatriarcat; sa dynamique anticapitaliste pourrait bien se développer face aux limites du féminisme institutionnel.

Spain is not different

Ici aussi, ainsi que l’ont montré les élections récentes en Andalousie, à cela s’ajoute la grande distance entre les partis et les institutions, d’un côté, et, de l’autre, le gros de la population. Dans le cas andalou, comme produit de la déception d’un large secteur populaire de gauche qui s’est abstenu.

Face au bloc qui défend le régime de 1978, les forces du changement, plus concrètement Adelante Andalucía, en dépit d’une campagne exemplaire, ne sont pas parvenues à mobiliser une fraction de ses électeurs au sein des classes laborieuses et à devenir un pôle de réfé-rence par manque d’autonomie vis-à-vis du noyau dirigeant madrilène de Podemos et de ses priorités.

En effet, Unidos Podemos à l’échelle de l’État est réduit chaque jour un peu plus à une force soumise aux manœuvres du président du gouvernement du PSOE, Pedro Sánchez. Celui-ci tente en effet de se maintenir au gouvernement après avoir fait voter, en juin, une motion de défiance qui a permis la chute du gouvernement Rajoy.

Pour ce qui a trait à Podemos, quatre phénomènes très négatifs pèsent de tout leur poids ainsi qu’on a pu le remarquer au cours des derniers mois:

1° La dépendance paralysante de la direction envers son secrétaire général [Pablo Iglesias] qui dispose, en pratique, de compétences illimitées;

2° La perte de pluralisme interne et l’absence d’espaces de débat démocratique;

3° L’imposition de règles et de règlements qui portent atteinte au principe de proportionnalité de la représentation [des orientations et courants] autant au sein des organes internes que lors de l’élaboration des listes électorales;

4° Enfin, l’irrésistible tentation d’arriver au gouvernement sans véritable orientation stratégique et programmatique, ce que nous pourrions donc appeler un programme en mutation constante en fonction de son alliance avec le PSOE, au nom de la possibilité d’un co-gouvernement avec ce dernier.

A mesure que les forces du changement s’éloignent de l’esprit de contestation qui l’a inspiré, né de la volonté de milliers d’activistes du 15M [les «indignés»] qui voulaient que les revendi-cations de la rue soient mises en œuvre dans les parlements et les communes, elles perdent en capacité de changement. A mesure qu’elles ressemblent au reste des partis et rejoignent l’espace mainstream, elles perdent de l’espace, suscitent moins d’enthousiasme et reçoivent moins de soutien.

Le problème réel qui doit être résolu est l’alliance [entre forces parlementaires diverses] qui en a assuré le succès n’ont, pour l’instant, porté des fruits sur le terrain d’une amélioration substantielle des conditions d’existence de la population: une amélioration du nombre et de la qualité des emplois, une augmentation de la masse salariale, une réactivation de services publics de qualité. C’est ce qui fixe les limites de l’efficacité des gestes et du discours.

Et, comme souvent: maintenant, que faire?

L’encouragement à la création de nouveaux réseaux de ceux et celles d’en bas, qu’ils soient moléculaires et de base, que leur degré de réalisation et de coordination soient plus impor-tants, est le premier objectif auquel s’atteler pour rendre effective la lutte contre la pauvreté, la déstructuration de la société, l’idéologie de l’individualisme (mortel pour les classes laborieu-ses) et la précarité laborieuse. La création d’espaces de rencontre et de coopération est indispensable à la mise en place d’un tissu de résistance sociale.

L’encouragement à l’expression autonome des mouvements sociaux. Cela conjointement à la construction d’une alternative municipaliste participative, démocratique, en contestation à la ville des spéculateurs, en faveur de la ville des gens, ainsi que la promotion d’un débat sur l’Union Européenne, sur ses dérives néolibérales et xénophobes. Ces thèmes devraient occuper la plus grande part des efforts immédiats des forces du changement. Sans cela, les forces du changement ne seront pas des catalyseurs réels du changement.

L’encouragement à la réactivation des outils syndicaux afin d’imposer l’abrogation des [contre-] réformes de la législation du travail, le renforcement de la négociation collective, la diminution de la journée de travail, la création d’emplois et la répartition du travail existant peut permettre le retour sur scène de la classe laborieuse, jouant un rôle politique qui lui soit propre. (…)

Ceci est un résumé

Jaime Pastor et Manuel Gari sont membres de Anticapitalistas (courant de Podemos) et animent le site Viento Sur.

Manuel Garí et Jaime Pastor Alencontre  17  décembre 2018

http://alencontre.org/

Lire aussi:

Espagne : percée de l’extrême-droite, désillusion à gauche et abstention record des classes populaires (Basta)

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08 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

turin tav ( courrier international)

tav

Des dizaines de milliers de manifestants à Turin

Contre la liaison avec Lyon

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi à Turin contre le projet de liaison ferroviaire avec Lyon, qui représente selon eux un « gaspillage d’argent public » alors que l’Italie a besoin d’argent pour les écoles ou le système de santé.

Les organisateurs ont fait état d’une « marée » de 70.000 personnes, « le plus grand rassemble-ment » de l’histoire du mouvement. Il n’a pas été possible d’obtenir une estimation des forces de l’ordre, qui n’en fournissent jamais en Italie.

Le cortège a défilé dans une ambiance bon enfant, mêlant retraités, jeunes et familles avec enfants et de grands drapeaux « No Tav » (« Non à la LGV – ligne à grande vitesse), avec un train barré d’une croix rouge, volaient au vent.

« Contre le gaspillage », « Oui à de petites infrastructures utiles, non à de grandes infrastructures inutiles », « Tav sponsorisé par l’Union industrielle – Mafia du ciment », « Non au Tav. Oui à la sauvegarde du territoire et de l’environnement. 30 ans de résistance » proclamaient les pancartes.

Le projet Lyon-Turin, dont l’élément central est un tunnel de 57,5 km devant être construit dans les Alpes italiennes et françaises, est contesté depuis ses débuts, en particulier par des asso-ciations de défense de l’environnement. Mais le message essentiel porté par les manifestants samedi était la dénonciation du « gaspillage d’argent public » et la revendication d’une autre société. Le coût du seul tunnel est estimé au bas mot à 8,6 milliards d’euros.

« Il y a des choses plus importantes sur lesquels investir comme les hôpitaux, les écoles, les routes », a déclaré à l’AFP Maurizio Alfero, 60 ans, en expliquant en expliquant avoir récemment obtenu un rendez-vous médical pour septembre 2019 dans l’hôpital de sa ville, faute de place avant. « Il suffirait déjà d’utiliser la ligne (ferroviaire) existante, qui est sous-exploitée », a-t-il ajouté.

Domenico Larobina, un Turinois de 31 ans, préfèrerait lui qu’on « investisse dans des infrastruc-tures pour un développement humain, afin d’améliorer la qualité de vie des gens, et non les profits ». « Ils ne pensent qu’à remplir leurs poches, nous voulons un avenir différent qui garan-tisse un vrai système sanitaire et la création de vrais postes de travail », a souligné pour sa part Dana Lauriola, une des leaders du Mouvement No Tav.

Le 10 novembre, entre 30.000 et 40.000 partisans du projet avaient donné de la voix dans cette même ville de Turin, la première manifestation d’ampleur des pro-LGV. Le monde entrepreneurial était présent en masse, estimant cette infrastructure vitale, pour l’Italie, deuxième pays manufacturier d’Europe.

Gouvernement divisé

Le gouvernement italien est lui-même divisé sur la question: la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini soutient le projet, tandis que le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) y est hostile. La maire de Turin, Chiara Appendino (M5S), n’a pas participé au rassemblement mais a réaffirmé samedi soir son opposition à ce projet qui représente selon elle « un modèle de développement du passé ». Rome a commandé une analyse coûts-bénéfices dont le gouverne-ment attend les résultats avant de se prononcer.

La ministre française des Transports, Elisabeth Borne, a réaffirmé fin novembre le soutien de la France au Lyon-Turin qui doit permettre « un transport de marchandises plus efficace et plus respectueux de l’environnement ». L’objectif est d’accélérer les liaisons passagers en mettant Turin à 2h de Lyon, contre plus de 4h actuellement, et de transférer le fret vers le rail, alors que les routes sont engorgées de camions. « Il faut qu’on soit conscient que (…) si on n’a pas de décision au début de l’année 2019, les travaux seront arrêtés », a déclaré Mme Borne.

Le chantier, sur lequel travaillent au total quelque 800 personnes, est déjà bien entamé. Si le tunnel doit faire 57,5 km, l’ensemble des galeries le composant doivent s’étendre sur 162 km: « Pour le moment, nous avons creusé 25 km, soit 15% », a expliqué à l’AFP Piergiuseppe Gilli, directeur de la construction à la société franco-italienne Telt.

Pour défendre ce projet « important pour l’Europe dans son ensemble », la Commission europé-enne tente de manier en même temps la carotte et la bâton. Bruxelles a ainsi décidé de porter sa participation aux grandes infrastructures européennes de 40% à 50% dans le prochain budget 2021-2027.

Mais dans le même temps, elle n’exclut pas de demander à Rome de rembourser sa contribution de cette année si « l’argent attribué n’est pas raisonnablement dépensé dans le cadre de l’accord de subvention ».

08.12.2018 

https://www.courrierinternational.com/

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05 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

immigration (jdd)

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« La France insoumise veut rassurer un peu ceux qui sont contre l’immigration »

La France insoumise est accusée d’ »ambiguïtés » sur les questions migratoires par les autres mouvements de gauche. Son positionnement est-il si différent du Parti Socialiste, du Parti Communiste ou d’Europe-Ecologie Les Verts, etc.?

Il y a deux enjeux qui ne se confondent pas totalement. D’une part, les positions de LFI sur le fond du sujet ; d’autre part, l’opportunité, la stratégie, d’en faire ou pas un thème central de propagande politique, ce qu’on appelle la saillance de cet enjeu dans la vie politique. Sur ce second point, LFI refuse assez clairement de faire de l’immigration un thème central de son discours et de la campagne pour l’élection européenne. Alors que Génération.s ou Europe-Ecologie Les Verts, d’après les dernières universités d’été par exemple, assument d’en faire une sorte d’étendard.

Et sur le fond?

Sur l’idéologie, c’est là que ça se brouille. Certaines déclarations de dirigeants insoumis sur la concurrence entre travailleurs [français et immigrés, NDLR] ont mis le feu aux poudres. Mais on exagère souvent la distance existante entre les positions de LFI et le reste de la gauche. Il y a aussi beaucoup d’oppositions construites de toutes pièces. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de différences, mais le programme insoumis reste quand même dans le champ de la gauche. Selon L’Avenir en commun [le programme de la campagne présidentielle, NDLR], les Insoumis sont très clairs : ils considèrent qu’il faut garantir et améliorer le droit d’asile. Ils veulent rétablir la carte de séjour de 10 ans comme titre de séjour de référence pour les étrangers. Et ils disent vouloir la régularisation de tous les travailleurs sans-papiers.

Pourquoi ces propositions ne sont-elles pas plus mises en avant par les représentants des Insoumis? 

Leur réponse consiste souvent à résumer la position insoumise à, d’une part, l’accueil digne des immigrés, et d’autre part, à la lutte contre les causes de ces migrations (guerres, misère, changement climatique). Il y a deux éléments de réponse. D’abord, comme ils ne veulent pas faire de l’immigration un élément central de leur discours, ils veulent montrer qu’on ne peut pas déconnecter ce sujet d’autres aspects de leur programme.

Par exemple, ils relient l’enjeu de l’immigration à leurs combats contre le libre-échange ou l’impérialisme militaire. Il y a donc une recherche de cohérence. L’autre raison, la plus impor-tante à mon avis, c’est qu’ils sont convaincus, à tort ou à raison, qu’une position trop favorable à l’immigration les renverrait aux yeux du grand public à ce que le Rassemblement National appelle les « immigrationnistes ». Ils ont peur de ça.

Alors pour désamorcer ce risque, ils essaient, d’un côté, de pencher vers leur gauche, vers les militants des droits humains en disant « Ne vous inquiétez pas, nous on tient bon sur ce qui nous unit à gauche » (tout ce que j’ai rappelé plus tôt). Et d’autre part, ils envoient le signal que l’avenir de la France n’est pas dans l’accueil de plusieurs milliers de personnes chaque année, et donc ils veulent aider les gens à rester dans leur pays. L’idée, c’est de rassurer un peu ceux qui sont contre l’immigration, sans vendre le programme xénophobe du FN. Et ils habillent ça sous quelque chose qui peut apparaître aussi de gauche, parce que l’idée est de permettre aux gens de vivre et travailler chez eux. Et donc il faut combattre les traités inégaux de libre-échange, et arrêter les guerres.

Est-ce qu’il y a une évolution du discours des mélenchonistes sur cette question?

Je suis certain que Mélenchon n’a jamais été pour la liberté d’installation. Il a toujours eu ce discours qui consiste à dire que les frontières, pour lui, signifient quelque chose. La position, sur le respect des droits humains tout en s’opposant à la liberté d’installation, n’a pas varié. Ce qui est nouveau, ce sont les déclarations sur la concurrence entre travailleurs [français et étrangers, NDLR] qui ont instauré de l’ambiguïté. A mon sens, c’est plus une évolution sur la façon d’exprimer le positionnement, de le communiquer au grand public.

A quelles déclarations pensez-vous?

Quand Jean-Luc Mélenchon a sa phrase au Parlement européen, ça a beaucoup choqué [en juillet 2016, celui qui était encore eurodéputé évoquait le "travailleur détaché, qui vole son pain au travailleur qui se trouve sur place", NDLR]. Là, il y avait une opposition entre étrangers et Français, ça déviait totalement de sa position jusque-là équilibrée, car il y avait une mise en cause des travailleurs, au lieu du système, la mise en concurrence des travailleurs.

En interne, ça a beaucoup tangué, ça avait un peu alerté. Et on voit qu’il y a des oscillations : on n’a plus du tout eu, depuis, ce genre de formulation. C’était une embardée qui aurait pu représenter un changement assez choquant pour les gens de gauche, mais ça n’a jamais été reproduit.

Fabien Escalona, docteur en sciences politiques spécialiste des gauches radicales, explique au JDD la position de La France Insoumise sur les questions migratoires. Il est également jour-naliste à Mediapart. La France insoumise, ambiguë sur les questions migratoires? La critique est régulière, venue notamment d’autres forces de gauche. Fabien Escalona, docteur en scien-ces politiques spécialiste des gauches radicales*, analyse dans une interview au JDD le dis-cours et la position de La France insoumise (LFI) sur ce sujet. Le chercheur juge exagérés les dissensus sur le fond entre le mouvement de Jean-Luc Mélenchon et les autres partis de cette famille politique. Mais il constate une évolution, sur la forme, de l’expression des mélenchonistes.

 4 décembre 2018

https://www.lejdd.fr/

 

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03 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

andalousie (anti-k)

el pais

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Commentaire:

L’effondrement de la participation semble centré sur les zones socialistes. Quatre andalou(e)s sur 10 n’a pas voté: 2,7 million sur un total de 6,4. Le PSOE n’a pas 27,95% mais 15,7 % des inscrits! Ciudadanos, 10,2% des inscrits. Le PSOE a perdu 400 000 voix, le PP 316 000, Podemos-Unidos 280 000! C’est là la raison de la croissance de la droite. Le PP (Parti Populaire, droite dure et corrompue) qui perd pour l’extrême droite et Ciudadanos, pourtant se maintient. Ciudadanos (droite macroniste) progresse. L’alliance de Podemos avec IU et d’autres groupes ne fait pas mieux que séparément en 2015.

Andalousie : la droite majoritaire.

Percée de l’extrême droite

Résultats choc en Andalousie (élection autonomique) : la droite (PP et Ciudadanos), avec une extrême droite (fasciste) qui fait une percée, gagne la majorité absolue : ils ont ensemble 59 élu-es, celle-ci se situant à 55. C’est la fin de 36 ans de majorité socialiste dans cette Autonomie, le fief historique du PSOE.

La coalition de Podemos et IU, Adelante Andalucía (En avant l’Andalousie), pourtant emmenée par l’anticapitaliste de Podemos Teresa Rodríguez, paye le prix d’une position nationale de Podemos et IU – Izquierda Unida ex PCE (rassemblés dans Unidos Podemos).

Ils apparaissaient tantôt comme partenaires subalternes du PSOE sur certains volets sociaux, tantôt critiques, sur les prisonniers politiques, de sa politique catalane.  Sans pour autant renier le désastreux ni-ni (Ni Madrid, ni Barcelone) au moment de la crise du référendum et du 155. Le dessein stratégique du chef de Podemos, Pablon Iglesias est de gouverner, de toute façon, avec le PSOE ! Bien loin du mouvement des Indigné-es et de ses fondamentaux anti-système .

https://www.anti-k.org/

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25 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

climat (le-monde le-vif)

climate

Décès, famines, pénuries d’eau, migrations 

Tous les secteurs touchés par le changement climatique

Les aléas climatiques affectent irrémédiablement six aspects cruciaux de la vie humaine : santé, alimentation, eau, économie, infrastructures et sécurité.

Ceux qui croient que les effets du changement climatique se résument aux incendies en Californie ou aux inondations dans l’Aude, aussi meurtriers soient-ils, n’ont qu’une mince idée de la gravité de la situation. Selon la vaste étude publiée dans Nature Climate Change lundi 19 novembre, l’humanité fait les frais du dérèglement climatique de 467 façons différentes.

Côté santé, les aléas climatiques sèment la mort, en raison d’hyperthermies (plus de 780 événements de surmortalité ont été recensés dans le monde entre 1980 et 2014 sous l’effet de vagues de chaleur), de noyades (3 000 personnes sont mortes dans des inondations en Chine en 1998), de famines (800 000 décès après les sécheresses qui ont frappé l’Ethiopie dans les années 1980), de traumatismes contondants durant des tempêtes ou d’asphyxies lors d’incendies.

La morbidité est également en augmentation, par exemple lorsque des troubles cardiaques ou respiratoires surviennent lors de pics de chaleur. Les blessures sont légion sous l’effet d’incen-dies, d’inondations ou de tempêtes. Ces deux derniers aléas, de même que les changements de températures et de précipitations, favorisent la recrudescence d’épidémies, telles que le paludisme, la dengue, le choléra ou des diarrhées.

Les risques climatiques touchent également la santé mentale : des dépressions et des stress post-traumatiques ont été recensés après des tempêtes aux Etats-Unis, comme l’ouragan Katrina en 2005, des inondations au Royaume-Uni en 2007 et ou la canicule en France en 2003. En Australie, dépression et suicides guettent les fermiers, alors que le pays connaît la pire sécheresse de son histoire.

Faramineuses pertes économiques

Le dérèglement climatique affecte par ailleurs la production agroalimentaire de manière directe (un tiers de la production de céréales russe a été perdue en raison des incendies et de la sécheresse de 2010 ; les trois quarts du bétail ont succombé à la sécheresse au Kenya en 2000) ou indirecte (chaque journée où la température dépasse 38° réduit les rendements annuels de 5 % aux Etats-Unis ; l’acidification des océans augmente le blanchissement des coraux, limitant ainsi l’habitat des poissons).

La quantité et la qualité de l’eau potable sont un autre enjeu crucial, avec des pénuries, des pollutions et des maladies entraînées par les vagues de chaleur, des inondations, des feux et des sécheresses.

Dans les autres secteurs, l’approvisionnement en électricité, les transports, les infrastructures et les constructions sont les plus sévèrement touchés. Les inondations et les tempêtes ont ainsi détruit 13 millions de maisons au Bangladesh, 9 millions en Chine ou 2 millions au Pakistan depuis 1980. On ne compte plus les routes ou voies ferrées inondées, les ponts, ports ou digues démolis.

En découlent de faramineuses pertes économiques, de productivité, de revenus et d’emplois. Pour ne citer qu’un exemple, l’ouragan Katrina, qui avait fait 1 800 morts aux Etats-Unis en 2005, avait entraîné 130 milliards de dollars (113 milliards d’euros) de dégâts. De manière indirecte, les aléas climatiques augmentent aussi le prix des marchandises.

La chute de la production de céréales russes, en 2010, avait provoqué un doublement du cours mondial du blé. Le tourisme est également très sensible au climat : des hivers plus chauds signifient en général moins de neige, et donc de touristes, dans les Alpes ; le blanchissement des coraux a limité le nombre de plongées de loisir en Thaïlande et en Australie.

Les effets des aléas climatiques sur la sécurité mondiale, enfin, sont plus discutés mais les scientifiques jugent qu’ils contribuent à exacerber les conflits et les violences, notamment autour de l’accès aux ressources. Les événements climatiques extrêmes ont en outre déjà poussé à l’exode des centaines de millions de personnes.

Audrey Garric 21 novembre 2018

http://www.europe-solidaire.org/

Lire aussi:
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« Nous sommes tous des climatosceptiques » ( Le Monde)
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Cessons de tourner autour du pot climatique! (Le Vif.be)

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25 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

élections andalousie (el-pais el-mundo)

camembert

voto d

Andalousie: la plus grande Communauté autonome et la plus pauvre d’Espagne

Mauvaise nouvelle, l’extrême droite profite de la crise du PP (Partido Popular, droite dure et corrompue): avec l’apparition du parti fasciste « Vox » avec peut-être 4 députés.

Ciudadanos (droite « macroniste ») double ses voix en prenant aussi bien au PSOE qu’au PP.  Mais les trois partis de droite ne parviendraient pas à la majorité de 55 députés sur 109.

Le PSOE gagnerait mais sans majorité. Actuellement il gouverne avec Ciudadanos.

Podemos et IU (Izquierda Unida ex PCE) qui ont actuellement 15 et 5 députés respectivement, ont créé une alliance plus large (Adelante Andalucia) et gagneraient de deux à quatre sièges.

https://elpais.com/

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23 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

violences (atlasocio.com)

violence

secu

Violences envers les femmes dans le monde 

L’état de la situation

Selon les Nations unies, une femme sur trois dans le monde a déjà été victime de violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie. État de la situation : rapports d’enquêtes, cartes, graphiques et statistiques par régions du monde.

Un fléau mondial

« La violence à l’égard des femmes est si répandue que chacun d’entre nous peut faire quelque chose pour la combattre. Nous devons unir nos forces pour faire disparaitre ce fléau, promouvoir une égalité pleine et entière entre les sexes et édifier un monde dans lequel les femmes et les filles seront en sécurité, comme chacune d’entre elles le mérite et pour le bien de l’humanité toute entière ». C’est ainsi que Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, a choisi de résumer cette situation dramatique le 25 novembre dernier, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes [1].

Faits et chiffres, selon l’ONU :

▶ 1 femme sur 3 dans le monde est victime de violence physique ou sexuelle, la plupart du temps par son conjoint [2] ;
▶ Plus de 133 millions de filles ont subi une forme de mutilation génitale féminine dans les 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient où cette pratique est la plus courante ;
▶ Dans le monde, plus de 700 millions de femmes aujourd’hui mariées l’ont été enfant, dont 250 millions avant l’âge de 15 ans.

Toutes les régions du monde sont touchées : seuls les deux tiers des pays disposent de lois contre la violence conjugale, et 52 pays, sur les 197 reconnus par l’ONU, ont explicitement criminalisé le viol conjugal. Concrètement, 2,6 milliards de femmes et de filles vivent dans des pays n’ayant pas explicitement criminalisé le viol.

Toutes les catégories socio-économiques et culturelles sont concernées

Même s’il convient d’admettre que les inégalités socio-économiques sont des facteurs aggravants, notamment le chômage, la violence faite aux femmes sévit dans toutes les catégories sociales, économiques et culturelles, en milieu urbain ou rural et ce, quel que soit le contexte éducatif ou religieux.

La perception biaisée du phénomène proviendrait en réalité de son traitement médiatique : « S’il vient d’un milieu aisé, le criminel est traité avec bienveillance par les médias. S’il est issu d’une couche défavorisée, et plus encore d’une famille immigrée, la stigmatisation est de rigueur. Pourtant, la violence touche les femmes des beaux quartiers tout autant que celles des banlieues » [3].

Le profil de l’agresseur n’est donc pas toujours celui que l’on s’imagine. « Il s’agit en majorité d’hommes bénéficiant par leur fonction professionnelle d’un certain pouvoir. On remarque une proportion très importante de cadres (67%), de professionnels de la santé (25%) et de mem-bres de la police ou de l’armée », commente le professeur Roger Henrion, membre de l’Aca-démie nationale de médecine et responsable d’une étude menée pour le ministère de la Santé [4].

Modes opératoires et qualifications pénales

Pour le cas de la France, la formulation véhiculée par les campagnes de sensibilisation « tuée sous les coups de son conjoint » sous-entend en premier lieu un décès accidentel. Or, au regard des statistiques, l’homicide involontaire demeure l’exception puisqu’il représente seule-ment 5% des cas en 2015. En effet, 74,38% des auteurs masculins ont utilisé une arme (40 homicides par arme à feu, 38 par arme blanche, 10 avec « arme par destination »), viennent ensuite la strangulation (17), et les coups (6) [5]. Aussi, la volonté voire la préméditation de tuer sa femme est mise en exergue par l’analyse des modes opératoires.

Différences pénales entre « meurtre », « assassinat », et « violences volontaires »

▶ Assassinat : meurtre commis avec préméditation ou guet-apens (article 221-3 Code Pénal).
▶ Meurtre : fait de donner volontairement la mort à autrui (article 221-1 du code pénal).
▶ Les violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner sont prévues par l’article 222-7 du code pénal.

Sur le plan juridique, la Convention interaméricaine sur la prévention, la sanction et l’élimination de la violence contre la femme, dite « Convention de Belém do Para », est le premier instru-ment contraignant relatif à la violence contre les femmes.

Ce texte, signé le 9 juin 1994 à Belém (Brésil), est ratifié par 32 des 34 États membres de l’Organisation des États américains entre août et décembre 1995 [6]. Depuis, dix-huit codes pénaux sud-américains (dont la Bolivie, l’Argentine, le Chili, le Costa Rica, la Colombie, Salvador, le Guatemala, le Mexique, et le Pérou) qualifient le meurtre d’une femme en raison de sa condition féminine de « féminicide ».

Ce terme, théorisé par la sociologue américaine Diana E. H. Russell [7], est employé en Europe dans le domaine des sciences humaines et sociales mais ne possède aucune réalité juridique. Certains États européens ont toutefois adopté des lois visant à lutter contre les violences faites aux femmes : l’Espagne en 2004, et l’Italie en 2013.

Une violence conjugale trop souvent justifiée

Selon l’UNICEF [8], dans plus de la moitié des pays où la violence conjugale est constatée, les femmes la justifient plus encore que leurs partenaires masculins. Ainsi, au Burundi en 2013, 73 % des femmes contre 44% des hommes pensent qu’un mari est en droit de frapper son épouse si elle brûle le repas, se dispute avec lui, sort sans son autorisation, néglige les enfants ou refuse d’avoir des rapports sexuels. Il en va de même en Éthiopie où 68 % des femmes trouvent ces violences légitimes contre 45 % des hommes, ainsi qu’au Cambodge (46% des femmes contre 22% des hommes).

La vie de couple incarne un idéal, dont les femmes victimes de violences conjugales sont souvent prisonnières psychiquement.

Selon Marie-France Hirigoyen, docteure en médecine spécialisée en psychiatrie, le processus d’emprise se déroule en deux temps : la phase de « séduction narcissique » destinée à fasci-ner l’autre et à le paralyser, suivie de « procédés violents de plus en plus manifestes » [9]. La femme, empêchée de se révolter, devient obéissante et absout son agresseur en légitimant la violence qu’elle subit.

Les paramètres comportementaux évoqués ci-dessus doivent impérativement être pris en compte lorsqu’il s’agit d’interpréter les statistiques relatives aux violences faites aux femmes. De ce fait, 43 % des enquêtés ayant participé à une étude russe en 2002 ont déclaré qu’un mari battant sa femme relève d’une affaire privée dans laquelle personne ne devrait interférer  [10].

Toutefois, certains chiffres officiels sont disponibles. En 2015, l’agence nationale russe des statistiques a recensé 49 579 affaires de violences domestiques, dont 3 899 impliquant des violences contre une femme. La même année, selon l’association ANNA qui vient en aide aux femmes victimes de violences, 7 500 femmes russes ont été tuées par leur compagnon. Autre fait inquiétant, sur les 22 % de femmes victimes de viol en Russie, seulement 8 % ont décidé de porter plainte [11].

L’absence de données objectives quant à la situation des femmes au Moyen-Orient (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Koweït, Qatar, Oman etc.) met en exergue les difficultés d’évo-quer tout ce qui a trait à la notion de conjugalité. Et, si les statistiques de pays comme l’Afgha-nistan, l’Égypte, ou bien encore la Jordanie démontrent des conditions de vie souvent difficiles pour la femme, il n’en demeure pas moins que leur parution prouvent une certaine clarté voire prise de conscience. Aussi, le « silence » sur cette thématique peut laisser présager des condi-tions de vie plus dures encore en matière d’égalité homme/femme.

À l’inverse, il peut paraître surprenant que les femmes scandinaves semblent plus concernées que les autres européennes par les violences psychologiques ou le harcèlement [12]. Mais l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (UE) n’omet pas de préciser que dans ces pays, très en avance en matière d’égalité des genres, « les femmes se sentent sans doute davantage légitimes à dénoncer ce qui leur arrive ».

05/08/2018 Guilhèm Moreau

https://atlasocio.com/

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