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21 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

berlin (les inrocks)

Les lesbiennes s’emparent de la rue

Le 21 juillet 2017, plusieurs milliers de lesbiennes défileront dans les rues de la capitale allemande sous la bannière de la “Dyke* March Berlin”. Née aux États-Unis dans les années 1990, cette manifestation internationale qui a généralement lieu la veille de la Marche des fiertés s’est donnée pour but de rendre les lesbiennes plus visibles.

De belles mécaniques chevauchées par des femmes aux postures hiératiques, du cuir, beau- coup de cuir, des nuques fièrement taillées au rasoir. Les “dykes on bikes” qui ouvrent chaque année le cortège de la Dyke* March Berlin sur leurs motos rutilantes ne font pas dans la dentelle, et c’est le but. “Il y a beaucoup de clichés sur les lesbiennes qui ont un fond de vérité. Les lesbiennes ont souvent un penchant pour les grosses machines, les bus, les camions, et aussi pour les motos” explique Manuela Kay, rédactrice en chef du magazine lesbien L-Mag (1) et instigatrice de la manifestation berlinoise: “Cette tradition des ‘dykes on bikes’ vient d’Amé- rique du Nord, où il y a beaucoup de clubs de moto féminins et lesbiens. Rouler en moto véhicule une image puissante et sexy.” Voilà pour le côté glamour de cette marche des lesbiennes, qui aura lieu le 21 juillet 2017 dans les rues de Berlin pour la cinquième année consécutive.

“Le ‘L’ de ‘lesbiennes’ est souvent laissé de côté”

Si le mot d’ordre de la manifestation, “visibilité lesbienne et joie de vivre”, peut paraître léger à première vue, les organisatrices entendent bien faire passer un message politique en défilant la veille de la Pride berlinoise, lors de laquelle les luttes féministes et antisexistes peinent à exister au milieu des drapeaux arc-en-ciel. “Nous prenons possession de la rue et défilons pour nos droits car durant le CSD (2), et de manière générale au sein de la communauté LGBTIQ, le ‘L’ de ‘lesbiennes’ est souvent laissé de côté”, déplore Manuela Kay, qui ajoute:

“Déjà qu’il n’a pas été facile autrefois pour les lesbiennes de se faire une place au côté des gays, dans un contexte sociétal patriarcal, maintenant que la communauté compte de plus en plus de groupes d’intérêts qui luttent évidemment eux aussi pour leur visibilité, les lesbiennes sont repassées à l’arrière-plan.”

Elle constate également ces dernières années “un certain repli sur la sphère privée” au sein de la communauté lesbienne allemande et une certaine forme de dépolitisation au fur et à mesure que les droits des lesbiennes se sont étendus – elles ont par exemple le droit de se marier depuis peu et ont accès à la PMA, même si les discriminations envers les couples lesbiens restent très répandues dans ce domaine de la part des médecins.

La Dyke* March Berlin se donne donc pour mission “de réinscrire les sujets qui concernent les lesbiennes à l’agenda politique”. L’étoile qui flanque le mot “dyke” se veut une invitation explicite à l’adresse des personnes trans à se joindre à la marche.

Fières d’être “gouines”

Née aux États-Unis, la Dyke March a eu lieu pour la toute première fois le 24 avril 1993 à Washington D.C. Ce jour-là, plus de 20 000 lesbiennes ont défilé dans les rues de la capitale américaine à l’appel du groupe d’action directe “The Lesbian Avengers”. Rassemblées devant la Maison blanche, elles se sont mises à scander “The fire will not consume us. We take it and make it our own”, avant de se mettre à “manger” du feu, comme on peut le voir sur ces images d’archives.

Les manifestantes voulaient attirer l’attention sur un crime raciste et homophobe survenu quelques semaines plus tôt: attaqués par une bande de néonazis qui avait mis le feu à leur domicile dans la ville de Salem (Oregon), Hattie Mae Cohens, une lesbienne noire et son colocataire gay Brian Mock avaient été brûlés vifs.

En reprenant à leur compte le mot “dyke“, qui signifie “gouine” en anglais et qui a gagné en visibilité aussi grâce à la géniale BD de la dessinatrice lesbienne américaine Alison Bechdel Dyke Out, traduite en français en 2016 aux Éditions Même pas mal sous le titre Gouines à suivre, les fondatrices des Dyke Marchs avaient à cœur dès le départ de rendre les lesbiennes plus visibles au sein de la société américaine. Un point que Facebook ne semble toujours pas avoir compris: ces dernières semaines, plusieurs utilisatrices se sont faites temporairement virer du réseau social parce que les modérateurs de l’entreprise américaine continuent de ne voir qu’une insulte dans le mot “dyke“, comme le rapportait récemment Slate.com.

Les marches organisées aujourd’hui dans les grandes villes d’Amérique du Nord rassemblent chaque année la veille de la Pride des milliers de participantes, à l’instar de celles de New York, San Francisco ou Toronto. Bien représenté en Allemagne – il y a également des manifestations à Cologne, Hambourg et Heidelberg – le mouvement peine à s’exporter en Europe. Londres s’y est mise depuis plusieurs années, ainsi que Vienne. À quand Paris?

(1) L’auteure de cet article écrit également pour le magazine queer berlinois Siegessaeule, qui appartient à la même maison d’édition que L-Mag
(2) Abréviation de “Christopher Street Day”, le nom donné à la Marche des fiertés en Allemagne, en référence aux émeutes de Stonewall  survenues en 1969 à New York, qui sont considérés comme le point de départ du militantisme LGBT

 Annabelle Georgen  20 juillet 2017
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Commentaire:  A bas la société patriarcale!

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17 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

wallonie (lecho.be)

Wallonie (Belgique): le PTB (gauche antilibérale) s’envole à 25%

Les socialistes, empêtrés dans leurs affaires de gouvernance, sont en déroute. L’extrême gauche en profite, en Wallonie et à Bruxelles.

Waterloo rouge. Si la politique belge, et singulièrement la francophone, est un champ de bataille, alors, ne cherchez pas qui va endosser le costume du grand perdant. Un sondage réalisé par l’institut Dedicated Research, avec des conditions identiques à celles d’autres baromètres (La Libre, RTBF), sur la période 23-27 juin, fait apparaître un véritable séisme politique: le PTB devient le premier parti en Wallonie et le Parti Socialiste coule très profondément.

Ce sondage a été commandité et payé par le Mouvement Réformateur (MR) au vu de l’absence des sondages habituels dans les médias. Le MR n’est bien entendu intervenu en rien dans les résultats bruts de ce sondage que nous vous livrons. Fait particulièrement intéressant, le coup de sonde a été réalisé la semaine dernière, soit une semaine après que le président du CDH Benoît Lutgen a débranché la prise des gouvernements régionaux. Les sondés ont donc également baigné dans les affaires de mauvaise gouvernance qui tournent en boucle dans les médias.

Avec l’affaire du Samusocial à Bruxelles et de Publifin à Liège, les casseroles de la mauvaise gouvernance ont été traînées trop longtemps par un Parti socialiste aujourd’hui exsangue et proprement ratissé par le PTB.

Quels sont les constats?

En Wallonie, c’est un séisme. Le PTB, si on devait voter aujourd’hui, serait ni plus ni moins le premier parti wallon avec 24,9% d’intentions de vote. C’est un bond de 19,4 points par rapport aux élections législatives de 2014. L’extrême gauche, portée par un médiatique Raoul Hede- bouw, n’a jamais atteint de tels sommets en Belgique. À noter qu’en un seul trimestre, depuis mars dernier, le PTB a encore enregistré une ascension de 4,5%.

Le MR est le second parti wallon et se place avec 23,2% dans la roue de l’extrême gauche. Les libéraux ont légèrement profité du dernier trimestre (+ 0,5%) et affichent un recul de 2,6 points par rapport au scrutin de 2014.

En troisième position wallonne arrive le Parti socialiste. C’est sans précédent: le PS est pointé à 16% d’intentions de vote, une chute de 16% par rapport aux élections législatives de 2014 où les socialistes avaient enregistré un score de 32%. En Wallonie, c’est donc une dérou- te qui attendrait le PS si l’on devait se rendre aux urnes, puisque la moitié de ses électeurs se détournerait purement et simplement de lui. Les affaires de mauvaise gouvernance, l’indécision au sommet du parti, les tergiversations en matière d’éthique ont donc rattrapé le PS dans les sondages. Et de la manière la plus violente qui soit.

Ecolo est virtuellement 4e parti wallon. Les verts ont légèrement grimpé au cours du dernier semestre (+ 0,2) et depuis le dernier scrutin (+ 3,2%) et pointent désormais à 11,4%. Il est en revanche très important de noter qu’Ecolo dispose de la plus importante réserve de voix chez les indécis. 30% des indécis/électeurs flottants indiquent qu’il est « très probable » ou « possible » qu’ils votent pour Ecolo lors des prochaines élections – ce qui doperait considé- rablement les verts en Wallonie. Pareil pour les libéraux: 23% d’opinions favorables parmi les indécis et 21% pour le PTB.

A noter, côté wallon toujours, que le CDH pointe à 9,8% d’intentions de vote, stable sur le dernier trimestre, mais que la perte de 4,2% est sèche par rapport à 2014 où le parti scorait à 14%. Fait historique, encore une fois, le Parti socialiste, parti de l’ex-bourgmestre de Bruxelles Yvan Mayeur et de sa collègue Pascale Peraïta, n’est désormais plus que le 5e parti bruxellois!

À Bruxelles, le MR a grimpé de 2% lors du dernier trimestre et est la première formation politique bruxelloise (20,7%), même si en recul (-1,2%) par rapport aux élections fédérales de 2014. Lors d’une période secouée par l’explosion des affaires de mauvaise gouvernance liée au CPAS de la Ville de Bruxelles et au Samusocial, outre le MR, c’est Défi qui tire son épingle du jeu. Le parti d’Olivier Maingain campe désormais comme deuxième parti bruxellois (15,7% d’intentions de vote) et a enregistré un bond de 4,9% par rapport aux élections de 2014.

Fait historique, encore une fois, le Parti socialiste, parti de l’ex-bourgmestre de Bruxelles Yvan Mayeur et de sa collègue Pascale Peraïta, n’est désormais plus que le 5e parti bruxellois! Le PS pointe à 10,9% alors qu’Ecolo (12,5%) et le PTB (14,1%) sont respectivement en 4e et 3e place en Région bruxelloise. Ainsi le PS a-t-il perdu 14,7% d’inten- tions de vote puisqu’en 2014, il avait enregistré un score de 25,6% aux élections.

Si on votait aujourd’hui, il y aurait au Parlement fédéral 20 députés PTB et seulement 11 socialistes.

Le paysage politique belge, si ce sondage devait se vérifier, serait profondément bouleversé. La N-VA demeure de loin le premier parti flamand et compterait 26 députés au Parlement fédéral, mais le PTB (20 députés) associé à son parti frère PvdA (6 députés) se hisserait au rang de la N-VA sur la première marche du podium.

Les libéraux francophones avec 18 députés seraient le troisième parti en Belgi- que. Reste à voir l’impact d’un tel sondage sur le Parti socialiste. Visiblement, la voie du durcissement à gauche n’est pas payante puisque le PTB rafle la mise. Un dilemme qui animera peut-être les discussions en marge du congrès que le PS consacre à la gouvernance ce week-end.

http://www.lecho.be/

http://tendanceclaire.org/

Lire aussi:

Le PTB, parti marxiste, bouscule les gauches belges (Médiapart)

ptb

Commentaires:

Le PTB, est un ex-parti « maoiste »  comme le PS des Pays Bas. Il se trouve plutôt du côté des Insoumis ici. Il a mis en oeuvre une politique pour aller vers les masses: dispensaires gratuits, « fête de l’Huma », la « Manifiesta » et n’arrête pas de croître.

La Belgique est divisée en trois entités: la Flandre (autrefois opprimée par l’establishment francophone) ou le nationalisme éclipse la gauche, et Wallonie plus Bruxelles où le PS et la FGTB avaient un poids énorme. Il y a aussi une petite communauté allemande rattachée à la Wallonie.

Site du PTB

Wikipédia

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15 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

migrants irlande (the guardian)

Le GAA (sports gaëliques) participe à l’intégration des enfants migrants.

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14 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

turquie (npa)

erdogan

Le CHP et la longue marche pour la justice

« La justice est le pain du peuple… / Aussi indispensable que le pain quotidien / Et comme le pain de tous les jours / le pain de la justice c’est le peuple qui doit le cuire. » (Bertold Brecht dans « Le Pain du peuple ») Le 15 juin dernier, le premier parti d’opposition turc, le CHP (nationaliste et social-démocrate), a entamé une marche de 450 km d’Ankara à Istanbul après l’incarcération de l’un de ses députés, Enis Berberoglu.

L’immunité levée

Ce député du CHP a été condamné à 25 ans de prison pour « divulgation de secrets d’État » et « espionnage » : il aurait fourni à la presse des photos datant de 2014 montrant des camions d’armes affrétés par les services secrets turcs à destination de la Syrie. On ne sait toujours pas à quel groupe ces livraisons étaient destinées (l’État islamique ou d’autres groupes djihadistes, les avis divergent). Le siège du journal qui a publié l’article et les photos a été perquisitionné par la police. Son rédacteur en chef a d’abord été arrêté puis a été visé par des tirs, il est aujourd’hui réfugié en Allemagne.

Berberoglu, qui était également journaliste avant d’être élu député, serait celui qui aurait envoyé ces photos au journal. Normalement, les parlementaires bénéficient d’une immunité en Turquie mais, ironie de l’histoire, le CHP a approuvé en avril 2016 la proposition de loi de l’AKP – le parti d’Erdogan – de lever l’immunité parlementaire des députés dans le but de poursuivre les députés pro-kurdes du HDP. Et à l’époque, le président du CHP, Kemal Kiliçdaroglu, déclarait : « Cela va à l’encontre de la Constitution, mais nous voterons oui quand même. » Kiliçdaroglu pensait sans doute que seuls les députés du HDP seraient ciblés… mais, peu après, c’était au tour de ses propres députés de l’être !

Un nouvel espoir

Cette longue marche appelée « la Marche pour la justice » a duré 25 jours et l’intérêt et l’enthousiasme populaires qu’elle a suscités ont dépassé les attentes de Kemal Kiliçdaroglu lui-même.

À gauche, cette initiative a d’abord été accueillie avec scepticisme, un scepticisme justifié en raison de l’attitude passée de ce parti, de son soutien à la levée de l’immunité des députés du HDP ou de son retrait des manifestations après le référendum du 16 avril. Mais quelques jours seulement après le début de la marche, la majorité des groupes de gauche ont surmonté leurs réticences et rejoint le mouvement et la manifestation finale qui a eu lieu ce dimanche 9 juillet. De plus, les députés du HDP ont rejoint la longue marche et manifesté aux côtés de Kiliçdaroglu, le HDP décidant en tant que parti de se joindre à la manifestation finale.

Certains médias affirment qu’il y avait 1,5 million de manifestantEs, tandis que d’autres évoquent seulement 180 000 personnes (principalement des médias proches de l’AKP au pouvoir). Quoi qu’il en soit, il est clair que cette longue marche et cette manifestation, dont les trois principaux slogans étaient « Droits, Loi et Justice », ont redonné de l’espoir et de l’enthousiasme à des millions de personnes minées depuis longtemps par un sentiment de défaite.

Le pouvoir inquiet

La marche s’est déroulée dans un climat assez tendu. De nuit, une benne de fumier a été déversée sur un des points d’étape de la marche. Les responsables de l’AKP, et le président Erdogan lui-même, ont qualifié la marche de provocation et ses partisanEs de terroristes… Entre-temps, l’AKP a annoncé qu’il entendait organiser des meetings et des rassemblements de masse avec la participation d’Erdogan lui-même, entre les 11 et 15 juillet, la date anniver- saire de la tentative de coup d’État.

L’AKP, inquiet de cette marche et de ses résultats possibles, a décidé de mobiliser ses partisans au cas où la situation deviendrait « hors de contrôle ». Erdogan et le Premier ministre actuel, Binali Yildirim, ont réitéré leur souhait de voir cette marche se terminer au plus vite.

Le CHP, l’un des principaux piliers du « système politique établi », est le parti qui a fondé la république et qui a des liens très étroits avec une partie du capital en Turquie.

Ce qu’il tente de faire aujourd’hui, c’est de restaurer le système politique turc et de tourner la page des années AKP qu’il considère comme une anomalie. Son objectif principal est donc de « normaliser » la politique en Turquie et de rétablir l’ordre. C’est pourquoi il ne faut pas attendre trop de cette initiative du CHP, d’autant plus qu’il n’y a pas de réelles alternatives à gauche susceptible de l’inquiéter ou de l’obliger à aller plus loin. D’un autre côté, il va être plus difficile pour Kiliçdaroglu de contrôler ces millions de personnes qui ont repris confiance en eux-mêmes et renoué avec la rue. C’est aussi ce qui inquiète l’AKP.

L’un des devoirs les plus importants de la gauche en Turquie est de proposer à tous ceux qui ont participé à ces manifestations une véritable alternative politique transformatrice.

D’Istanbul, Eyup Ozer jeudi 13 juillet 2017

Hebdo L’Anticapitaliste – 392 (13/07/2017) :
https://npa2009.org/

http://www.europe-solidaire.org/

Les 4 principaux partis turcs Wikipédia:

Parti d’action nationaliste

Parti de la justice et du développement

Parti républicain du peuple

Parti démocratique des peuples

Nos camarades de Yeni Yol

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10 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

hambourg 1 (essf)

Un happening: 1000 zombies de la mondialisation

Lire  aussi:

Allemagne : Contre le G20 une mobilisation énorme à Hambourg (Essf)

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10 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

hambourg 2 (alternative libertaire)

Hambourg réserve l’enfer au G20

Le 7 et 8 juillet prochain se tenait le sommet du G20 (dix-neuf pays les plus puissants écono- miquement et politiquement ainsi que l’Union Européenne) dans la ville portuaire de Hambourg située au nord de l’Allemagne.

Ce sommet était l’occasion pour les états bourgeois et impérialistes, de sauvegarder l’ordre capitaliste responsable des guerres, de la misère et de l’exil de dizaine de millions de personne à travers le monde. Les objectifs essentiels du G20 2017 sont la répartition des sphères d’influence, des intérêts géopolitiques et la coordination de l’exploitation à l’échelle mondiale.

Le sommet se tient au Centre des Congrès, au cœur même de la ville d’Hambourg, à 1km du quartier populaire et rebelle de Sankt Pauli classé par la police comme « zone à risque » pendant le sommet. Ce qui est perçu comme une provocation pour ses habitant-e-s, qui n’ont pas l’habitude de courber l’échine devant les fachos et les patrons, pourrait bien se révéler une opportunité de porter une estocade à la machine capitaliste.

Le 28 avril dernier, 3 500 supporters-trices du mythique club de Sankt Pauli ont d’ailleurs manifesté-e-s dans les rues d’Hambourg avec comme message « Smash G20. Bienvenue dans l’enfer de Sankt Pauli ». Hambourg, véritable bastion de la gauche radicale allemande compte bien se mobiliser contre ce sommet des riches et des puissants. Les habitant-e-s seront rejoint par des centaines de milliers de manifestant-e-s venu-e-s de toute l’Allemagne, d’Europe et du monde entier. On attend entre 100 et 150.000 personnes contre le G20.

Une forte répression attendue

L’appareil répressif allemand se met également en marche. Les accords de Schengen seront suspendus pendant probablement un mois autour du G20 avec rétablissement à des contrôles aux frontières et aux alentours de Hambourg. 15 à 20 000 policiers seront mobilisés pour maintenir l’ordre.

Du côté des militant-e-s plusieurs mobilisations sont prévues pendant trois jours. Le 6 juillet  la manifestation anticapitaliste internationale « Welcome to Hell » appelée par les autonomes. La journée du lendemain (vendredi 7 juillet) est consacrée aux différentes actions directes contre le G20 regroupées sous l’appellation #HamburgCityStrike (Colour The Red Zone, Shut down the logistics of capital, Mass Climate Resistance Action). La journée se clôture par une mani- festation révolutionnaire. Enfin, le contre-sommet se termine le samedi 8 juillet par une grande manifestation sur le thème de la solidarité sans frontière. Parallèlement, deux camps (un camp anticapitaliste et un camp large) sont organisés pour accueillir les participant-e-s pendant une semaine entière et ce malgré les tentatives d’interdiction de la part des autorités de la ville.

« Don’t fight the players, fight the game »

Il va de soi que les mobilisations prévues ne sont pas exemptes de tout reproche. Les mobili- sations contre les grandes messes capitalistes sont ritualisées et participent à une forme de spectacle que les flics, médias et gouvernement ont appris à canaliser et à réprimer.

Comment alors remettre en question cette gigantesque et spectaculaire mise en scène qu’orchestrent État, médias et classe bourgeoise ?

C’est à cette question qu’essaye de répondre l’initiative allemande NoG20 dont la mobilisation a comme mot d’ordre « Don’t fight the players, fight the game » (Ne combattez pas les joueurs, combattez le jeu) et comme objectif de bloquer la logistique du capital, à savoir le port d’Ham- bourg (le troisième d’Europe) et ainsi non pas se concentrer sur les gestionnaires du capital mais bien sur le système lui-même.

Quoi qu’il en soit, Alternative Libertaire est présent à Hambourg pour répondre à l’appel des militant-e-s allemand-e-s avec comme principes la convergence des luttes, la critique radicale du capitalisme, l’action directe et le respect de la diversité des tactiques !

Lombardi (AL Bruxelles) 8 juillet 2017

http://alternativelibertaire.org/

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07 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

totalitarisme (basta!)

amis

Pologne, Hongrie, Turquie : l’Union européenne peut-elle encore faire barrage aux tentations totalitaires ?

L’Allemagne accueille les 7 et 8 juillet le G20 à Hambourg, avec son lot d’autocrates et de régimes autoritaires. L’Union européenne elle-même n’est pas à l’abri de dérives absolutistes plus ou moins musclées, comme le démontrent la situation en Hongrie, où une droite extrême xénophobe gouverne depuis sept ans. Et en Pologne où l’ultra-droite est au pouvoir depuis deux ans. La Turquie, candidate à l’adhésion, bascule progressivement vers un régime dictatorial. Toujours prompte à punir des pays qui ne respecteraient pas certains dogmes économiques, l’Union européenne dispose-t-elle de moyens juridiques et de la volonté politique pour sanctionner des gouvernements qui violeraient allègrement ses valeurs fondamentales, basées sur le respect de la dignité humaine, la liberté, l’égalité, et l’État de droit ?

Réponse.

Rachel Knaebel 7 juillet 2017

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Lire aussi :

Ce que fait réellement l’extrême droite quand elle arrive au pouvoir en Europe.

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06 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

ivg (npa)

Contraception

Avortement : « La loi de 1975 est une loi de compromis »

Peux-tu revenir sur le contexte – on l’imagine rétrograde – du début des années 1970, au moment même de la lutte qui a abouti ensuite à la loi de 1975 dite loi Veil ?

Au niveau de l’avortement, c’était la loi de 1920 votée par une chambre « bleue horizon » qui était encore en vigueur : interdiction de tout avortement et de toute propagande en sa faveur, afin de repeupler la nation. Toute la droite restait donc très rétive à l’avortement. Les repré- sentations de « la femme » étaient tout à fait traditionnelles : elles devaient rester à la maison pour s’occuper des enfants, la pression de l’église réactionnaire était très importante…

Ce qui était révélateur de la période, c’est que par exemple la loi Neuwirth sur la contraception va être votée en 1967… mais les décrets d’application ne sortiront qu’en 1972. Il y avait évidemment une grande masse d’avortements clandestins. Les femmes qui avaient de l’argent avortaient en Suisse dans de bonnes conditions. Les autres le faisaient dans de bien piètres conditions, avec des conséquences médicales qui pouvaient être graves pour la santé. Mais de toute façon, une femme qui voulait avorter le faisait.

Ces derniers jours, on a à juste titre rendu hommage au courage personnel de Simone Veil qui s’est en particulier affronté à son propre camp, mais on a très peu abordé la mobilisation – pourtant essentielle – en faveur de l’avortement, avec en particulier le rôle joué par le MLAC (Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception)…

On était quelques années après Mai 1968 où il n’y avait pas eu de mouvement féministe à proprement parler. Symboliquement, le point de départ du Mouvement de libération des fem- mes (MLF) est le dépôt d’une gerbe à la femme du soldat inconnu à l’Arc de triomphe en août 1970. En avril 1971 est publié dans le Nouvel observateur le Manifeste des 343 femmes qui déclarent avoir avorté, un premier geste de désobéissance civile : aucune signataire n’est poursuivie.

Il y a ensuite en octobre et novembre 1972 le procès de Bobigny, où une jeune fille de milieu ouvrier, Marie-Claire, est poursuivie pour avoir avorté après un viol, ainsi que sa mère, la « faiseuse d’ange » et deux femmes qui les ont aidées. L’avocate est Gisèle Halimi, et le procès devient un procès politique où est revendiqué l’avortement. Le verdict en demi-teinte est quasiment considéré comme une victoire : Marie-Claire et les deux femmes qui l’ont aidée sont relaxées et personne ne subit de prison ferme. Enfin, en février 1973, sort le Manifeste des 331 médecins qui déclarent avoir pratiqué des avortements, nouveau geste de désobéissance civile.

Dans la foulée, en avril 1973, est constitué le MLAC, en particulier pour assurer une protection au cas où il y aurait des inculpations de médecins. C’est lui qui sera le principal acteur de la mobilisation, une force très unitaire composée de féministes, d’avocates, du Planning familial, d’une bonne partie des organisations d’extrême gauche, de la MNEF, de la CFDT… Il y avait entre 300 et 400 comités, autonomes entre eux, sur tout le pays : on revendiquait le droit à l’avortement, on en pratiquait par la méthode Karman (par aspiration), on organisait des départs collectifs à l’étranger, notamment en Angleterre, pour avorter… Il y a aussi eu un film, interdit mais qui a circulé dans toute la France, Histoire d’A, pour montrer un avortement par la méthode Karman.  Et bien évidemment, il y a eu aussi de grandes manifestations. C’était un grand mouvement social de fond.

Du coup, le pouvoir est obligé de répondre, et donc de changer la loi.

Le 26 novembre 1974, quand Simone Veil prononce son premier discours à l’Assemblée nationale, avant de mettre en avant la question des femmes en détresse, les avortements clandestins, elle dit d’abord que la loi de 1920 est bafouée et qu’il faut rétablir l’ordre. En tant que femme de droite, elle était prise en étau entre un grand mouvement social et la droite réactionnaire. Le pouvoir a donc été obligé de légiférer. C’est dans ce contexte qu’elle a pu affronter, à l’Assemblée et en dehors, les fachos.

La loi de 1975 est une loi de compromis, très restrictive. Elle est votée cinq ans à l’essai et en 1979, il a fallu redescendre dans la rue. L’avortement n’est pas remboursé. Le délai très court est à dix semaines, neuf si on enlève la semaine de réflexion incompressible après les entre- tiens préalables obligatoires. Il y a des restrictions pour les étrangères qui doivent être rési- dentes depuis au moins trois mois pour pouvoir avorter. Pour les mineurEs, il faut l’autorisation des parents, et il y a une clause de conscience spéciale pour les médecins.

Il a donc fallu améliorer cette loi par la suite. On s’est donc remobilisé dans la rue en 1979 pour confirmer la loi, avec deux manifestations (une mixte et une non-mixte), avec un réel risque de retour en arrière. En 1982, il a fallu arracher au gouvernement de gauche le remboursement de l’avortement, Bérégovoy, alors ministre des Affaires sociales, était contre l’avortement. Et plus tard, on a obtenu de nouvelles améliorations en 2001 et 2014.

L’IVG est donc un droit qui existe aujourd’hui en France, mais quelles menaces planent sur celui-ci ?

La menace la plus importante est liée à la restructuration hospitalière, avec la loi HPST (Hôpital, patients, santé, territoires). Elle a restructuré l’hôpital public, en fermant notamment des maternités de proximité dans lesquelles se trouvent souvent les CIVG (Centre d’interrup- tion volontaire de grossesse). De fait, cela pose des problèmes pour avorter. On réclame donc l’ouverture de centre IVG, la levée de la clause de conscience des médecins, et un accroissement des délais, même si on est passé à douze semaines.

Il reste aussi évidemment l’épée de Damoclès : les militants anti-­avortement qui n’ont jamais lâché, rentrant dans les CIVG, s’enchainant, détruisant les dossiers… La Cadac (Coordination des associations pour le droit à l’avortement et à la contraception) a bien obtenu un délit d’entrave à l’IVG, mais dernièrement il y a encore « les Survivants », Xavier Dor et SOS Tout petit, ou Sens Commun. Soutiens de Fillon, ceux-ci sont une émanation de la Manif pour tous et ont choisi dans le cadre de la mobilisation contre le mariage de ne pas affirmer leur opposition à l’avortement… Mais ils sont bien entendu contre. Ceci dit, c’est complexe : Marine Le Pen, pour obtenir des suffrages féminins indispensables, a enlevé dans son programme présidentiel de 2017, toute référence à l’avortement… Tout en disant qu’elle enlèverait le délit d’entrave numérique à l’avortement si elle devenait présidente !

Au-delà de nos frontières, on voit que la mobilisation pour le droit à l’avortement reste aussi une nécessité. Quelles perspectives ?

En 2014, il y a eu une sérieuse menace sur le droit à l’avortement en ­Espagne, avec une riposte d’abord dans le pays puis dans toute l’Europe. À Paris, il y a eu 30 000 manifestantEs le 1er février 2014. Dernièrement, on s’est aussi mobilisé en Pologne où le gouvernement veut réduire une loi pourtant déjà très restrictive. Il y a des pays comme l’Irlande ou Malte où cela reste interdit, et beaucoup de pays où il y a tout types de menaces liées à l’austérité, comme en France. L’avortement n’est pas du ressort de l’Union européenne mais des législations nationales. C’est une question qui n’est pas dans la charte des droits fondamentaux.

De ces manifestations de soutien est né un appel, une pétition internationale, avec, autour du 28 septembre, des mobilisations dans toute l’Europe. En particulier, il y aura une grande manifestation à Bruxelles le 28 septembre, journée internationale de lutte pour l’avorte- ment, avec des délégations venues de toute l’Europe. Au-delà, la question des perspectives, notamment pour 2018, année d’élections européennes, reste posée.

Entretien. Après la disparition de Simone Veil, nous avons rencontré Suzy Rojtman, porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes, pour parler de la lutte pour le droit à l’avortement et de son actualité.

Propos recueillis par Manu Bichindaritz

Mercredi 5 juillet 2017

https://npa2009.org/idees/

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06 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

hambourg g20 (basta)

Altermondialisme G20 à Hambourg : ville transformée en forteresse, campement interdit, manifestants pistés

Les vendredi 7 et samedi 8 juillet, les chefs d’État des 20 pays les plus puissants se réunissent à Hambourg, dans le nord de l’Allemagne. Parmi eux, Vladimir Poutine, Donald Trump, les présidents ultra-conservateurs turc – Recep Tayyip Erdogan – et brésilien – Michel Temer – ainsi que la monarchie saoudienne. Au menu de ce G20, les chefs d’État évoqueront l’accord sur le climat, dont les Etats-Unis de Trump se retirent et que la Russie n’a pas signé, discuteront économie, système financier mondial et commerce.

Pour l’occasion, la police allemande a transformé la ville en véritable forteresse.

Centre bouclé, personnes sans-domicile priées de vider les lieux, campement de protestation interdit… Pour accueillir ce G20, la deuxième plus grande ville d’Allemagne connaît un déploie- ment policier exceptionnel, assure le quotidien de gauche La Taz. Avec la plus zone d’inter-diction de manifester (sur 30 km2) la plus étendue qu’une grande ville allemande n’ait jamais connue. 20 000 policiers sont chargés de la sécurité du sommet. Les contre-manifestants ont été interdits de camper dans la ville.

Tout « comportement militant » et « zadiste » traqué

Hambourg a même installé des cellules de grade-à-vue temporaires et des salles de consul-tations d’avocats dans des containers pour l’occasion, en prévision de possibles arrestations en grand nombre : le tout doit pouvoir accueillir jusqu’à 400 personnes qui seraient arrêtées pendant le sommet. Mardi soir, une première manifestation de quelques milliers de militants de gauche a été dispersée au canon à eau par la police.

Mais le mouvement altermondialiste tient bon. Un contre-sommet a été organisé mercredi 5 juillet et jeudi 6 juillet. Une manifestation contre ce G20 sous le mot d’ordre « solidarité sans frontières » est prévue le samedi 8 juillet à 11 h. L’appel à manifester est international. Il semblerait que les manifestants venus d’autres pays soient pistés avant même leur entrée sur le territoire allemand.

En France, le syndicat Sud Rail a dénoncé une note interne de sûreté intitulée « signa-lement dans le cadre du G20 à Hambourg » distribuée lundi 3 juillet aux cheminots. « Celle-ci émane de la direction sûreté qui explique l’obligation de signalement de tout mouvement ou groupe suspect qui se déplacerait à destination de la Belgique et/ou l’Allemagne », indique le syndicat. Les profils à signaler ? Toute « personne (seule ou en groupe) dont le comportement pourrait laisser supposer un comportement militant porté à l’extrême (personnes appartenant au mouvement zadiste venant de Notre-Dame des Landes, mais également des Alpes) ».

Un groupe d’artistes politiques allemands, le « Centre pour la beauté politique » (Zentrum für politische Schönheit) tente d’attirer l’attention, dans une vidéo satirique, sur la contradiction de la démocratie allemande d’accueillir ce G20 très spécial : déployer des moyens policiers sans précédents, entraver la liberté de manifester et de circuler des citoyens pour assurer la tranquillité de chefs d’États autoritaires, voire dictatoriaux. La vidéo est ironiquement signée, à la fin, d’un logo officiel détourné en « Administration fédérale pour la suppression des dictateurs ».

Rachel Knaebel 6 juillet 2017

https://www.bastamag.net/

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01 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

ivg (essf)

avortement

Appel Européen : Pour le droit à l’avortement dans toute l’Europe ! – Les Femmes décident !

Mobilisations partout en Europe autour du 28 septembre 2017

Délégations à la manifestation bruxelloises le 28 septembre 2017.

En solidarité avec l’ensemble des femmes européennes, après la lutte exemplaire des femmes espagnoles en 2014, polonaises en 2016, nous exigeons que les droits des femmes, la liberté à disposer de son corps, le droit à l’avortement et à la santé soient respectés dans tous les pays européens et inscrits comme droits fondamentaux pour l’égalité en Europe.

Aujourd’hui, le droit à l’avortement au sein de l’Europe relève de la compétence de chaque Etat. Interdit à Malte, sous hautes contraintes en Irlande, en Hongrie et en Pologne.

Le droit à l’avortement, même légalisé est, peut ou pourrait être remis en question par le maintien de la clause de conscience des médecins (Italie), l’absence de structures hospita- lières adéquat (Grèce, Bavière), les restrictions de personnels et les suppressions des centres pratiquant l’avortement lors de restructurations hospitalières (France), et, dans tous les pays, par l’élection de gouvernements réactionnaires, conservateurs et rétrogrades.

Nous réaffirmons que :

• L’accès à l’avortement est un droit ;

• L’avortement est un choix personnel – mon corps m’appartient, je choisis ma vie ;

• Des moyens financiers doivent être donnés pour que les centres pratiquant l’avortement et les centres de planification soient accessibles à toutes sur les territoires ;

• Des campagnes tous publics sont nécessaires ;

• L’éducation à la vie sexuelle doit être prodiguée à toutes et à tous pour qu’elles et ils puissent avoir des choix libres et éclairés ;

• La formation aux techniques d’avortement et à l’accompagnement doit faire partie intégrante de la formation initiale des professionnel/les de santé ;

• La clause de conscience des professionnel-les de santé doit être supprimée ;

• Les délais légaux pour avorter doivent être harmonisés sur ceux des pays les plus progressistes en Europe et les États doivent dépénaliser totalement l’avortement.

Nous appelons à la construction d’une mobilisation européenne autour du 28 septembre 2017, journée internationale du droit à l’avortement, où chaque pays inscrira ses revendications en vue d’une harmonisation européenne pour le respect des droits des femmes.

Les associations et organisations peuvent signer sur :

avortement-libre-en-europe@rezisti.org

Le Courrier de la Marche Mondiale des Femmes contre les Violences et la Pauvreté – N° 338 – 27 juin 2016.

mardi 27 juin 2017 Marche mondiale des femmes

https://marchemondialedesfemmesfrance.org/

http://www.europe-solidaire.org/

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