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28 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

fracking (bastamag)

uk

Royaume-Uni: trois opposants au gaz de schiste condamnés à de la prison ferme

15 et 16 mois d’emprisonnement ferme 

Ce sont les peines auxquelles ont été condamnés trois militants britanniques opposés à la fracturation hydraulique, ce mercredi 26 septembre. C’est la première fois, depuis près d’un siècle, que des militants environnementaux sont condamnés si sévèrement au Royaume-uni, a rappelé l’un de leurs avocats [1].

C’est une action pourtant non violente qui vaut à Simon Roscoe Blevins, 26 ans, Richard Loizou, 31 ans, et Richard Roberts, 36 ans, de se retrouver derrière les barreaux pour plus d’un an à la fin du mois de juillet 2017. Alors que des camions contenant du matériel de forage tentaient de s’approcher du site de Preston New Road, dans le nord ouest de l’Angleterre, les trois hommes ont grimpé sur les engins pour stopper le convoi. Ils sont restés à bord des véhicules entre deux et quatre jours, soutenus par de nombreux manifestants venus leur amener des couvertures et de quoi s’alimenter.

Le site de Preston New Road est un haut lieu de lutte contre l’extraction des gaz de schiste.

La concession est détenue par la société britannique Cuadrilla. Créée spécialement en 2007 pour prospecter et exploiter le gaz de schiste, elle est la propriété d’une compagnie minière australienne et d’un fonds d’investissement new-yorkais, Riverstone Holdings, particulièrement présent dans le financement d’énergies fossiles, responsables du réchauffement climatique [2].

En juin 2015, le comté de Lancashire avait refusé un premier projet de fracturation hydrau-lique,  une technique qui consiste à fracturer la roche et à y injecter des produis chimiques pour en extraire le gaz de schiste. Le conseil du comté avait notamment mis en avant les risques importants de pollution sonore. Cuadrilla avait fait appel, et obtenu gain de cause en octobre 2016. Le gouvernement conservateur a défendu le potentiel économique des gaz de schiste et ses promesses d’indépendance énergétique.

Le tribunal qui a condamné Simon Roscoe Blevins, Richard Roberts et Richard Loizoles a estimé que les trois hommes, « militants convaincus » risquaient de récidiver. Il compte donc sur les sévères peines de prison pour les en dissuader. Un quatrième militant a été condamné à 12 mois avec sursis. La société Cuadrilla a déclaré que ses opérations de fracturation devraient commencer dans les prochaines semaines.

Nolwenn Weiler 28 septembre 2018

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27 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

brexit (france info)

swp

Brexit : le Parti Travailliste laisse la porte ouverte à un maintien dans l’Union européenne

Alors que les négociations patinent toujours avec Bruxelles à six mois du Brexit, prévu fin mars 2019, le Labour est divisé entre les militants qui ont voté pour rester dans l’UE, et ceux qui veulent en sortir.

Le Royaume-Uni pourrait-il finalement rester dans l’Union européenne ? Le responsable du Brexit au sein du Parti Travailliste britannique n’a pas exclu, mardi 25 septembre, lors du congrès du parti, de poser la question du « maintien » du Royaume-Uni au sein de l’UE, en cas de nouveau référendum.

« Si nous devons sortir de l’impasse, faire campagne pour un nouveau vote public doit faire partie de nos options et personne n’exclut l’option du maintien », a affirmé Keir Starmer devant les militants réunis depuis dimanche à Liverpool. C’est un virage inattendu, car il y a peu de temps encore, le principal parti d’opposition du pays refusait d’envisager officiellement la tenue d’une nouvelle consultation des Britanniques.

Issue incertaine pour l’accord conclu avec l’UE

Le Parti Travailliste a déjà signifié qu’il entendait voter contre un accord obtenu avec Bruxelles par la Première ministre conservatrice, Theresa May, si cet accord ne remplissait pas ses critè-res. Ce qui rend l’issue du vote sur cet éventuel accord incertaine, la majorité de Theresa May au Parlement étant mince et très divisée sur le visage que doit prendre le Brexit.

En cas de rejet du futur accord par le parlement, le Labour réclame la tenue d’élections légis-latives, espérant ainsi arriver au pouvoir. Mais si les Conservateurs refusent de les convoquer, il fera campagne pour l’organisation d’un second référendum. En attendant, Jeremy Corbyn, chef du Parti Travailliste, devrait se présenter en homme providentiel capable de sortir le Royaume-Uni du chaos du Brexit, dans son discours de clôture du congrès du parti mercredi.

26/09/2018

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Lire aussi:

Royaume-Uni : pourquoi le chef du Parti travailliste Jeremy Corbyn apparaît aujourd’hui comme un premier-ministrable (France Info)

Les marxistes révolutionnaires et l’Europe, éléments d’histoire (NPA)

« Rompre » sans « sortir » de l’UE : une orientation incohérente (Tendance Claire)

Commentaire:

De deux choses l’une: soit l’on sort de l’EU, soit on y reste! Même les « populistes anti UE » – qui les paie si bien-, comme Le Pen et les italiens, ont retiré la perspective d’une sortie. La gauche brasse beaucoup d’air sur la seule « renégociation des traités », mais avec qui, comment, avec quel rapport de forces?

La vraie sortie de l’UE soyons clairs, si elle était votée dans un pays, serait de se doter d’une monnaie propre. On peut aussi rêver d’un protectionnisme sélectif, où nous vendrions aux étrangers sans rien leur acheter!

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27 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

avantages (france info)

valls-mad-max-fury-road-delirius

Les avantages des ex-Premiers ministres relèvent « de la tradition » mais « pas de textes légaux »

Est-ce légal, ce que fait Manuel Valls ?

Jean Garrigues : A priori c’est légal, même si en réalité les avantages dont bénéficie un ancien Premier ministre relèvent d’une tradition, mais pas de textes légaux. On pourrait changer la règle. Le cas spécifique de Manuel Valls, qui sera en campagne en Espagne et qui reviendra en France, pose la question de cette tradition.

Si cela relève uniquement de la tradition, quels sont les droits des anciens Premiers ministres ?

Légalement, rien ! En réalité, ils ont droit à trois mois de salaire après leur sortie de fonctions sauf s’ils ont un autre mandat électif (…), à la protection par un agent, à un chauffeur. Cela relève d’une pratique, d’une tradition.

Les hommes politiques ont-ils pris de mauvaises habitudes ?

C’est encore plus flagrant pour les privilèges des anciens présidents de la République. Il y a un appartement, des employés, des collaborateurs, une voiture et deux chauffeurs, la retraite de conseiller d’État, le droit de loger chez des ambassadeurs ou des consuls, en France dans les préfectures.

On voit le caractère monarchique de notre présidence sous la 5è République. Pour le Premier ministre, on peut considérer qu’il ne soit pas complètement anormal qu’une protection soit assurée. Il est vrai que ce sont des pratiques qui n’existent pas dans les autres grandes démocraties.

Combien cela coûte-t-il aux contribuables ?

Pour les anciens présidents, c’était évalué à plus de 10 millions par an. Ce n’est pas négligeable. C’est une dépense qui, pour la majorité des Français, résonne comme un privilège. Il faut faire un effort comme l’ont fait les parlementaires (…) Il faut aller vers un système qui ressemble aux démocraties exemplaires de l’Europe du nord.

L’historien Jean Garrigues explique, jeudi sur France Info, que ces pratiques n’existent pas dans les autres grandes démocraties.

Manuel Valls, candidat à la mairie de Barcelone, va se passer des officiers de sécurité rémuné-rés par la France quand il sera en Espagne. Mais l’ancien Premier ministre ne renonce pas aux moyens qui lui sont alloués comme à tous les ex-chefs de gouvernement. Lors de ses déplace-ments en France Manuel Valls continuera à utiliser sa voiture, son chauffeur et ses gardes du corps jusqu’à son éventuelle élection à la mairie de Barcelone. L’historien Jean Garrigues a expliqué, jeudi 27 septembre sur franceinfo, que ces avantages ne relevaient pas du droit, mais de la tradition.

27/09/2018

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26 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

russie retraites (ouest-france npa)

russe

Nos camarades russes sont dans le mouvement

Russie. Les députés adoptent l’impopulaire réforme des retraites

Le texte a été approuvé par 326 voix pour, 59 voix contre et une abstention en deuxième lecture.

Le texte prévoit le premier relèvement de l’âge de la retraite depuis la période soviétique. Ce qui a déjà provoqué de multiples protestations dans le pays.

326 voix pour, 59 voix contre et une abstention. 

Les députés russes ont adopté, ce mercredi 26 septembre, une impopulaire réforme prévoyant le premier relèvement de l’âge de la retraite depuis la période soviétique. Une adoption en deuxième lecture, la plus importante du parcours parlementaire. Le texte doit être approuvé en troisième lecture puis par les sénateurs, généralement une formalité, avant d’être promulgué par le président Vladimir Poutine.

Les députés ont introduit dans le texte, qui a provoqué de nombreuses manifestations et des revers électoraux inattendus pour le parti au pouvoir, tous les amendements proposés par Vladimir Poutine lors d’une adresse à la nation fin août. Confronté à une fronde inhabituelle qui a fait chuter sa cote de popularité, le président avait notamment promis de n’augmenter l’âge de départ à la retraite pour les femmes à 60 ans contre 63 dans le texte initial et 55 actuellement. Pour les hommes, l’âge de la retraite passe à 65 ans contre 60 ans aujourd’hui.

« L’augmentation de l’âge de la retraite est un génocide ! »

Les députés russes ont également adopté d’autres mesures prônées par Vladimir Poutine telles que le départ anticipé pour les mères de familles nombreuses, le maintien d’avantages pour certaines professions comme les mineurs et l’introduction de sanctions pénales pour les entreprises licenciant des employés proches de l’âge de la retraite.

Le rejet du projet de réforme des retraites, une mesure annoncée le jour de lancement de la Coupe du monde de football en Russie le 14 juin, est devenu l’un des thèmes majeurs de l’opposition libérale et a suscité la colère du Parti Communiste. Des manifestants se sont rassemblés mercredi devant la Douma, la chambre basse du Parlement russe où le texte était examiné, avec des pancartes fustigeant le Premier ministre Dmitri Medvedev, qui avait proposé la réforme en juin. L’opposant d’extrême gauche Sergueï Oudaltsov était présent, tenant une pancarte « L’augmentation de l’âge de la retraite est un génocide ! », a constaté un photographe de l’AFP.

Les opposants à la réforme affirment que beaucoup de Russes, notamment les hommes – dont l’espérance de vie plafonne à 66 ans – ne pourront guère profiter de leur retraite. Mardi, des militants ont annoncé avoir transmis à l’administration présidentielle une pétition signée par un million de personnes demandant l’abandon de la réforme.

26/09/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Russie: nouveaux épisodes de la mobilisation contre la réforme des retraites (NPA)

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26 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

climatologues (france info)

« On a l’impression d’être annonciateurs de mauvaises nouvelles » 

Des climatologues racontent leur quotidien

A l’occasion du One Planet Summit, Franceinfo a interrogé plusieurs climatologues français et étrangers. Face à des résultats chaque jour plus préoccupants, ils ont souvent l’impression de ne pas être entendus par les décideurs politiques.

« Le combat contre le changement climatique n’est pas terminé.

Nous n’avons pas baissé les bras. Nous ne pouvons pas. » Une deuxième édition du One Planet Summit se tient, mercredi 26 septembre, à New York (Etats-Unis) afin de faire le point sur les engagements pris fin 2017 à Paris en faveur des financements climatiques et pour les relever. A l’approche de cet événement, organisé en marge de l’Assemblée générale des Nations unies avec notamment l’ancien maire de New York, Michael Bloomberg, et Emmanuel Macron, des climatologues tirent la sonnette d’alarme.

Ballottés entre le manque d’action et d’écoute, et des résultats chaque jour plus inquiétants, ils témoignent d’une forte « charge émotionnelle », comme le décrit L’Echo, d’un état de « frustration et d’angoisse », expose encore une climatologue au magazine The Monthly (en anglais). A quoi ressemble donc le quotidien de ces « annonciateurs de mauvaises nouvelles » ? Franceinfo leur a posé la question.

« Observer une tragédie grecque »

« Il y a un peu parfois l’impression d’observer une tragédie grecque. Vous savez ce qu’il va se produire et vous voyez les choses se produire », présente Valérie Masson-Delmotte,  chercheu-se en sciences du climat au laboratoire des sciences du climat et de l’environnement de Paris-Saclay. Outre-Atlantique, le sentiment trouve écho : « Il y a peu de jours où on a l’impression que les choses vont bien », confirme Andrew Rosenberg, biologiste marin américain et directeur du Centre pour la science et la démocratie au sein de l’Union des scientifiques inquiets.

Hausse des températures, fonte des glaciers, émissions de CO2 qui ne cessent de grimper…

« On a l’impression d’être toujours annonciateurs de mauvaises nouvelles », déplore Benjamin Sultan, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Face aux résultats de leurs recherches, ils décrivent parfois des situations de stress et d’épuisement dont il est difficile de s’affranchir une fois la porte du bureau claquée, le soir.

C’est quelque chose qui prend une place importante dans ma vie quotidienne. Mon travail est très prenant. C’est quelque chose qui nous tourne dans la tête tout le temps.Valérie Masson-Delmotte

A l’unanimité, ils déplorent un manque d’action de la part des pouvoirs publics.

« Depuis une trentaine d’années, rapport après rapport, les scientifiques montrent le change-ment climatique. A l’échelle globale, rien ne se passe », regrette Gilles Ramstein, directeur de recherche au CEA. « On n’a pas arrêté de lancer l’alerte ! Face à ça, il y a un manque d’action, d’ambition. Il y a une très grande frustration de voir qu’alors que l’on sait que le climat se dégrade, les décideurs et les citoyens n’agissent pas suffisamment », abonde Jean-Pascal Van Ypersele, professeur de climatologie belge et ancien vice-président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Le sentiment de crier « dans le désert »

Il dit avoir parfois l’impression de crier « dans le désert », seul. Un sentiment qu’a ressenti Benjamin Sultan lors de la démission de Nicolas Hulot. « Même en ayant un ministre qui est très engagé, conscient de la menace, on n’est pas capable de prendre la mesure du problème. Pour moi c’était un grand moment de solitude. » Françoise Vimeux, elle aussi climatologue à l’IRD, explique cette indifférence par le sujet même des recherches réalisées dans le domaine.

« Nous en tant que climatologue, on parle souvent des conséquences pour la fin du 21è siècle et ça paraît loin. Finalement il y a peu de personnes qui s’intéressent ou qui veulent prendre des responsabilités sur un temps aussi long. » Mais l’urgence est là.

Les choses changent, oui. Mais ça va trop lentement. Le climat ne va pas attendre qu’on se décide. (Andrew Rosenberg) « Le problème il est qu’entre le moment où vous allez prendre conscience et celui où vous allez agir, normalement vous avez le temps. Mais là, le temps nous est compté », renchérit Gilles Ramstein.

« Le combat n’est pas terminé »

Malgré un quotidien éprouvant, aucun d’eux n’est décidé à baisser les bras et se laisser aller à un « catastrophisme total, une sinistrose », comme le dit Gilles Ramstein. Ni optimisme « béat », ni pessimisme donc. « Je pense qu’il faut être lucide sur ce qu’il reste à faire », défend Valérie Masson Delmotte. Sa solution ? « Etre curieux. On est dans une situation inédite, on entre dans un territoire inconnu avec le changement climatique. Alors cherchez à comprendre quelles peuvent être les conséquences du réchauffement climatique chez vous. Cherchez à vous approprier des solutions. »

« L’amplitude du changement climatique, elle dépend de nous. Il y a des scénarios optimistes, il y a des scénarios pessimistes, c’est à nous de décider suivant la manière dont on souhaite vivre », martèle Françoise Vimeux.

Camille Adaoust  26/09/2018

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26 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

nucléaire belgique (courrier international)

nuckleer

La Belgique craint à nouveau une pénurie d’électricité

“La situation est totalement inédite, avertit Le Soir.

D’après la porte-parole d’Electrabel [le principal fournisseur d’électricité], jamais six réacteurs nucléaires n’ont été à l’arrêt simultanément dans ce pays. Or, grande première : ce sera le cas en novembre. Prévoyez les pop-corn.”

Le nucléaire représente environ la moitié de la production d’électricité en Belgique.

Mais la vétusté du parc est connue depuis longtemps et elle suscite l’inquiétude des pays voisins. Actuellement, sur les sept réacteurs nucléaires que compte la Belgique, cinq sont déjà à l’arrêt, rappelle le quotidien, “car ils sont tous empêtrés dans des problèmes de sûreté (fuite, vice de construction, béton qui s’effrite).”

Du 20 octobre au 29 novembre, un réacteur supplémentaire sera mis à l’arrêt, le temps de le recharger en combustible. Un seul et unique réacteur sera donc en mesure de fonctionner dans cette période. Bref, revoilà le spectre d’une pénurie d’électricité. Celui-ci planait déjà sur l’hiver 2014. À l’époque, la Belgique comptait… trois réacteurs à l’arrêt.

Interrogée sur les ondes de Bel-RTL ce 26 septembre, la ministre de l’Énergie, Marie-Christine Marghem, affirme avoir trouvé avec Electrabel le moyen de dégager une capacité supplé-mentaire et avoir sollicité l’aide des pays voisins pour importer de l’énergie. De son côté, Le Soir espère, pragmatique : “Pourvu que les températures soient clémentes…”

26/09/2018

https://www.courrierinternational.com/

Commentaire: Le nucléaire, c’était pas pour assurer une fourniture régulière en toute sécurité?

NUKE-Belgica

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25 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

lobbies (bastamag)

lobbies

Un document révèle comment les multinationales entravent toute action climatique ambitieuse

Derrière leurs beaux discours publics sur le climat, les multinationales continuent à s’opposer à tout objectif ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Nouvelle illustration avec un document interne de BusinessEurope, le plus important lobby patronal européen regroupant tout le gratin des multinationales du vieux continent, mais aussi des États-Unis. Ce document interne révélé par Greenpeace montre comment Business Europe, actuellement présidé par Pierre Gattaz, ancien patron du Medef, entend faire capoter le projet d’introduire des objectifs climatiques plus ambitieux au niveau de l’Union européenne à l’horizon 2030.

Le lobby y explique notamment – en des termes candides 

comment il va « rester plutôt positif tant qu’on en reste au niveau des déclarations politiques, sans implications législatives » et « s’opposer à toute ambition accrue, en utilisant l’argument habituel de la distorsion de compétitivité face à nos concurrents ». Autres tactiques prévues : entraver le processus par des arguments procéduraux, suggérer que mettre en place des objectifs supplémentaires « n’est pas le principal problème », en arguant qu’il vaut mieux encourager la Chine et les autres à réduire leurs propres émissions.

Derrière le vernis vert de la communication d’entreprise, les grandes firmes continuent donc à refuser, via les lobbys patronaux et les associations professionnelles, toute forme de régulation contraignante dans le domaine climatique. D’un côté, quand il s’agit de défendre leur réputa-tion et leur image, les multinationales françaises et européennes mettent en avant leurs engagements climatiques ; de l’autre, à travers des lobbys impersonnels, moins compromettants, elles tiennent un discours parfois à l’exact opposé [1].

Le quotidien britannique The Guardian a contacté plusieurs multinationales membres de BusinessEurope, y compris les françaises EDF et Engie, ou encore Google, Facebook et Microsoft pour solliciter leur réaction sur une proposition si éloignée de leurs discours publics. Aucune de ces entreprises n’a souhaité prendre ses distances avec BusinessEurope. Ces révélations interviennent au moment où l’ONG InfluenceMap publie une nouvelle étude sur le positionnement des grandes multinationales sur les questions de climat, en tenant compte de leur lobbying indirect [2].

Olivier Petitjean 25 septembre 2018

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23 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

fine gael (rebel)

fine-gael

Les sombres origines de Fine Gael

Les nouveaux dirigeants de Fine Gael ont beaucoup travaillé pour se fabriquer une image libérale.

Le calcul de Leo Varadkar et de son équipe de spin-doctors bien rémunérés, est de montrer que Fine Gael maintenant se présente comme un parti moderne et compatissant, afin de s’adapter à l’évolution des opinions dans la société irlandaise, en particulier chez les jeunes. Cette évolution a été très évidente lors du référendum sur l’avortement et  Varadkar a proposé d’apporter de nouvelles modifications à la constitution. Fine Gael court après les manifesta-tions de masse découvrant soudain le libéralisme,  lui qui a fait obstruction pendant des années aux droits des femmes.

En un sens, cela devrait être considéré comme une victoire pour la gauche et les mouvements sociaux. Le fait que nous ayons forcé le parti historique du conservatisme irlandais à adopter ces positions témoigne sans aucun doute du potentiel de l’action populaire dans la transforma-tion de ce pays. Mais il faut aussi être attentif à un autre danger; en se repositionnant, Fine Gael tente de jeter les bases d’un établishment irlandais qui garantit que les architectes de l’inégalité et du capitalisme gangster en auront encore pour quelques décennies au pouvoir.

Le parti de Varadkar n’a pas abandonné sa politique de base.

Ce que nous avons, c’est du vieux vin dans de nouvelles bouteilles: un libéralisme profond. Derrière ce nouveau look se cache une histoire profondément troublante, un Fine Gael qu’on préférerait que vous oubliiez. Récemment, par exemple, ils ont produit une vidéo époustou-flante «célébrant» les 85 ans d’histoire de leur parti, et l’ont diffusée sur les réseaux sociaux. La vidéo réussit à éviter les origines louches de Fine Gael: lié à des organisations d’extrême droite, inspiré des mouvements fascistes européens  et n’a pas montré leur président saluant comme les nazis, Eoin O’Duffy. Fine Gael souhaite blanchir leur horrible histoire. pour analyser leur trajectoire actuelle, il convient donc de revenir sur les ancêtres de Leo Varadkar.

Contre-révolutionnaire

Les racines de Fine Gael commencent dans l’Irlande post-révolutionnaire des années 1930. De 1918 à 1922, a eu lieu une énorme vague de mobilisations populaires impliquant des grèves, des occupations d’usines et des saisies de terres, ainsi qu’une lutte armée entre les forces britanniques et l’IRA. Des centaines de milliers de personnes ont été directement impli-quées dans les divers éléments de la révolution. la bataille pour la libération nationale et les aspirations sociales ont finalement été vaincues.

Après la défaite, une contre-révolution suivit dans la société irlandaise, cristallisée dans le traité anglo-irlandais et la guerre civile qui a suivi. La contre-révolution a été menée par des groupes qui tentaient de casser les revendications sociales de la révolution. C’est de ces forces contre-révolutionnaires qu’émergera finalement le Fine Gael.

Le traité anglo-irlandais, signé en décembre 1921, divise le mouvement indépendantiste en deux camps. Les contre-révolutionnaires favorables aux traités ont formé Cumann na nGaedheal et utilisé les armes fournies par les Britanniques pour écraser l’opposition républi-caine anti-traité. Cette guerre civile qui a duré un an. En décembre 1922, l’État libre d’Irlande est créé et avec lui la partition et un nouveau statu quo. Cumann na nGaedheal représente une classe dirigeante catholique en plein essor, liée au pouvoir de l’Église.

Les personnalités clés à la tête de l’État étaient W.T. Cosgrave et Kevin O’Higgins. O’Higgins, comme beaucoup de la classe dirigeante catholique émergente, a fait ses études au Clongowes Wood College, une école privée d’élite. En 1926, les anciens de Clongowes étaient plus nombreux que les anciens combattants de 1916 au gouvernement.

Au cours de la révolution, cette élite a remarqué que les grèves rurales et les occupations de terres envahissaient les campagnes et que les travailleurs des villes occupaient les lieux de travail et établissaient des «soviets». Pour briser ce militantisme, le gouvernement contre-révolutionnaire a utilisé la nouvelle Armée de l’Etat libre pour briser les grèves et exécuter soixante-dix-sept républicains lors de la répression violente. Les éléments conservateurs de la société irlandaise avaient gagné et la contre-révolution a été approfondie de 1922 à 1932, quand Cumann na nGaedheal a régné sans opposition.

Réaction

La Grande Dépression de 1929 et les années de famine qui suivront auront un impact profond sur la politique irlandaise. À l’instar d’autres pays européens, cela entraînera l’émergence d’un radicalisme et d’une réaction des deux côtés du spectre politique, y compris l’émergence d’organisations ouvertement d’extrême droite. En 1932, cette instabilité politique conduira à un nouveau parti de gouvernement, le Fianna Fáil d’Eamon de Valera qui remporta une majorité.

Fianna Fáil a été créée en 1927 après avoir abandonné la politique d’abstentionnisme ( des républicains proche de l’Ira vaincue note du blog) dans l’espoir d’attirer des soutiens. Cumann na nGaedheal craignait que cela ne déstabilise leur État conservateur. Quelques années auparavant seulment, Cumann na nGaedheal exécutait et emprisonnait des membres de l’IRA, dont certains éléments étaient désormais au pouvoir. Leurs craintes n’ont fait que s’aggraver lorsque Fianna Fáil, au deuxième mois de son mandat, a levé l’interdiction de l’IRA et libéré les prisonniers.

Pour une partie de Cumann na nGaedheal, la menace était trop grave pour rester inactifs.

Des personnalités de haut rang ont formé une organisation appelée l’Association des camara-des de l’armée, initialement composée d’anciens combattants de l’armée de l’Etat Libre qui se sont engagés à protéger Cumann naGaedheal contre la violence de l’Etat et de l’IRA. L’ACA a atteint son apogée sous la direction d’Eoin O’Duffy; un ancien chef de la guérilla de l’IRA pendant la guerre d’indépendance, puis général de la guerre civile du côté des pro-traités. Il devint plus tard commissaire de police en 1922.

Il fut relâché par de Valera après qu’il eut exhorté Cosgrave d’organiser un coup d’État après les élections de 1932. Il est rapidement devenu le symbole de la résistance à la « révolution » de Fianna Fáil. Sous son commandement, le groupe fut renommé « garde nationale », adopta la chemise bleue pour se reconnaître lors des émeutes, le salut nazi et une politique corporatiste. Les adhésions atteignirent des dizaines de milliers, d’immenses rassemblements eurent lieu et le groupe fut mieux mieux connu sous le nom de «The Blueshirts».

Chemises de blues

Les Blueshirts étaient les fondamentalistes de la contre-révolution, ils attiraient ceux qui avaient le plus à perdre d’un réveil des aspirations sociales de la révolution. Ned Cronin, un fondateur des Blueshirts et plus tard membre de Fine Gael, a promis que «si une dictature est nécessaire pour le peuple irlandais, nous en aurons une. Ce sera mieux que le soi-disant gouvernement démocratique que nous avons, dirigé par des étrangers et des juifs ».

Les Blueshirts ont dénoncé « un complot de Valera », un «agent juif étranger». De Valera a même ressenti le besoin de confirmer dans le Dáil qu ‘«il n’y a pas une goutte de sang juif dans mes veines, je suis un descendant de catholiques des deux côtés… je ne veux pas parler d’une attaque contre les Juifs, mais seulement énoncer les faits.  »

O’Duffy a limité l’adhésion aux Blueshirt à « des irlandais ou à ceux de foi chrétienne», car il affirmait que «les juifs sont les instigateurs du communisme». Les dirigeants de Cumann na nGaedheal, notamment Ernest Blythe, ont lutté contre un gouvernement Fianna Fáil et  l’influence grandissante de l’IRA « communiste ». Le souvenir de la révolution irlandaise, la réalité de l’Union soviétique en pleine croissance et le discours de Fianna Fáil sur la distribution des terres et l’extension du bien-être ont conduit les élites politiques, les gros agriculteurs et la classe moyenne vers les Blueshirts.

Thomas F. O’Higgins – un autre fondateur des Blueshirts et plus tard le leader parlementaire du Fine Gael – a décrit Fianna Fáil comme «l’avant-garde de la politique communiste» en Irlande et de Valera comme un «agent communiste». O’Duffy a mené une violente résistance contre la politique du gouvernement visant à saisir les bovins invendus et à distribuer la viande aux pauvres. De graves affrontements et des affrontements entre les Blueshirts et les militants républicains et socialistes eurent lieu dans tout le pays, entraînant des morts des deux côtés.

En 1933, les Blueshirts ont frôlé la confrontation avec l’État Fianna Fáil. Un défilé de masse était prévu à Dublin pour commémorer Arthur Griffith, Michael Collins et Kevin O’Higgins, les héros de la contre-révolution. Le défilé planifié rappelait la marche de Mussolini sur Rome et l’IRA, et les socialistes envisageaient d’y faire face.

Craignant un coup d’État, de Valera a interdit la marche, admettant plus tard qu’il n’était pas certain que l’armée obéirait. Le test ne s’est pas concrétisé car O’Duffy a reculé et a organisé des parades provinciales plus petites. Ce fut un moment majeur pour les Blueshirts; il est apparu clairement que les dirigeants n’avaient pas confiance en leurs forces extraparle-mentaires. Les conservateurs les plus modérés des Blueshirts étaient partis, rebutés par les longues batailles de rue avec l’opposition de gauche.

Au lieu de tenter de renverser l’État, les Blueshirts se sont tournés vers une stratégie électo-rale en collaboration avec leurs partenaires conservateurs. Les politiciens démoralisés de Cumann na nGaedheal étaient impressionnés par la capacité d’O’Duffy à mobiliser un nombre important de personnes et à oublier sa politique fasciste. Ainsi, en 1933, les Blueshirts ont fusionné avec Cumann na nGaedheal pour former le Fine Gael.

Une droite unie

Fine Gael a unifié l’opposition avec Eoin O’Duffy comme premier président et W. T. Cosgrave comme vice-président. Le premier test est venu aux élections locales de 1934. Fianna Fáil a été le grand gagnant avec une performance très décevante pour de Fine Gael.

La base des Blueshirts a commencé à décliner alors qu’ils faisaient face à une résistance sur le terrain. Il est également apparu rapidement que de Valera n’était pas un radical de gauche, comme le craignaient les agriculteurs et les chefs d’entreprise.

Alors que le flirt de Fine Gael avec le fascisme prenait fin, ils ont essayé de freiner la politique d’O’Duffy et il a démissionné. Le premier président du Fine Gael a ensuite créé le parti national fasciste, mais après avoir échoué à organiser quoi que ce soit de significatif, il a envoyé une brigade irlandaise se battre pour Franco dans la guerre civile espagnole.

Fine Gael s’est développé à partir des éléments les plus réactionnaires de la contre-révolution irlandaise.

L’élite irlandaise méprisait les revendications de la classe ouvrière du début des années 1920 et craignait que la vague révolutionnaire ne traverse l’Europe. Pour eux, la fin de l’impérialisme britannique était un moyen d’installer une nouvelle classe dirigeante locale et non la fin du système d’exploitation. Comme l’a écrit John M. Regan, «Le nouveau parti a achevé la consolidation de la droite irlandaise amorcée par Kevin O’Higgins une décennie auparavant».

Fine Gael représente toujours ces mêmes intérêts aujourd’huiI

Ils sont de loin le parti le plus riche avec leurs 50 députés ayant une richesse combinée de 80 millions d’euros. Confrontés à une crise du logement, ils protégeront les propriétaires fonciers et subventionneront les promoteurs. En période de crise économique, ils vont aider leur propre classe et infliger l’austérité aux familles monoparentales, aux travailleurs et aux plus vulnéra-bles. pendant les années 1930, ils étaient prêts à flirter avec le fascisme pour défendre leur classe. Aujourd’hui, ils adoptent le visage du libéralisme pour garder le pouvoir. La leçon de l’histoire ombragée du Fine Gael est simple; ne jamais leur faire confiance.

Leo Varadkar veut représenter Fine Gael comme le visage du libéralisme dans la politique irlandaise. Mais comme l’explique Barney Doherty, il préférerait que vous ne sachiez pas les origines de son parti à l’extrême droite du spectre politique.

Barney Doherty 25 juin 2018

http://www.rebelnews.ie/

Commentaire:

Leo Varadkar est le Taoiseach, premier ministre irlandais

La politique irlandaise ressemble assez à la France: le parti gaulliste de De Gaulle avec son passé de libérateur,  serait représenté par le populaire Fianna Fail de De Valera. Le PCF pas vraiment opposé sur bien des points à De Gaulle serait l’IRA et les républicains. La droite « libérale » avec des tentations extrêmes vers le RN serait le Fine Gael. En Irlande le Labour a longtemps été allié au Fine Gael.

L’embrouille est considérable: les 3 Partis (Fianna Fail, Fine Gael, même une partie de Sinn Fein mais pas le Labour marginal), ont surfé sur ce qu’ils croyaient être une hégémonie totale de l’église catholique et n’ont pas osé défendre l’avortement. Mais c’est le Fine Gael qui passe pour libéral!

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23 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

progressistes? (npa)

AMERICA

Macron, veut nous faire croire qu’il est Captain America!

Europe : « Progressistes contre populistes » , encore un mensonge macronien

Dans la perspective des futures élections européennes, Macron se présente comme le chef d’un camp « progressiste » face aux nationalistes et aux populistes.

Un clivage on ne peut plus trompeur.

Le 28 août à Milan, Orban (Premier ministre hongrois) et Salvini (ministre de l’Intérieur italien) se sont rencontrés. Orban a décerné à Macron le titre de « chef des partis promigrants » en Europe, et a déclaré : « Il y a actuellement deux camps en Europe. Macron est à la tête des forces politiques soutenant l’immigration. De l’autre côté, il y a nous…» Macron insiste lui aussi sur ce clivage et se présente comme le chef de file d’un « camp progressiste » face aux nationalistes et populistes.

En fait, s’il n’est pas question de sous-estimer le danger qu’ils représentent, Orban, Salvini, Le Pen… sont les « meilleurs ennemis » de Macron 

Ils lui permettent de tenter de redorer un blason défraichi après un peu plus d’un an de prési-dence. Selon le chef de LREM, Christophe Castaner, le camp des progressistes aurait, en France, vocation à rassembler « de Cohn-Bendit à Juppé »… L’objectif est clair : tenter d’attirer des électeurEs de gauche et siphonner la droite.

Malgré les coups portés aux travailleurEs, Macron est en effet en difficulté : non seulement sa cote de popularité est au même niveau que celle de Hollande, mais les premiers sondages donnent à sa liste aux européennes environ 1/5 des suffrages, soit un score faible pour une majorité (et inférieur aux 24 % de Macron au premier tour de la présidentielle.

Orban et Salvini, « meilleurs ennemis » de Macron

Pourtant, la relance de l’Union européenne (UE) était présentée comme un des axes forts de sa présidence et, dès les premiers mois. Il s’était activé en ce sens. Son objectif était de restaurer le couple franco-allemand comme moteur de l’UE.

Et de lui donner une impulsion dans un monde rendu de plus en plus incertain par la politique de Trump en avançant sur quelques dossiers.  L’avenir de la zone euro, la taxation des géants du numérique, et une position commune sur l’immigration.

Macron avait ainsi réussi à négocier avec Angela Merkel, en juin dernier, un texte commun pour un futur minibudget (bien en deçà de ce que voulait Macron au départ) commun de la zone euro et des mesures sur l’immigration.

Mais très vite, il s’est avéré que le budget ne suscitait pas un franc enthousiasme parmi les autres États-membres. Et sur la question des migrations, rien n’a avancé. L’Europe reste une forteresse, et les gouvernements hongrois et italien ont fait clairement comprendre qu’ils ne se sentaient en rien engagés.

Enfin, des divergences sont apparues sur la taxation des multinationales du numérique. Notons que Merkel, soumise à la pression de la droite de sa coalition et de l’extrême droite, a une liberté d’initiative plus restreinte et ne paraît pas prête à soutenir inconditionnellement Macron. D’autant que le parti d’Orban participe, comme les démocrates-chrétiens allemands, au Parti Populaire Européen du Parlement européen.

Un progressisme en carton-pâte

Mais au-delà des aléas et rebondissements qui ne vont pas manquer, une chose est claire : le pseudo-progressisme de Macron n’est qu’un masque. Sur les migrations, Salvini hurle et insul-te mais il ne fait pas grand-chose de différent de ce que fait la France de Macron.

Comme avant, Hollande et Valls : refuser d’accueillir des migrantEs, sauf au compte-goutte.

Et si on regarde les politiques concrètement menées, on trouvera des similitudes : ainsi, en matière de fiscalité, « progressistes » comme « nationalistes » veulent réduire les impôts des riches et des entreprises. Macron l’a fait, Trump également, et Salvini entend le faire. Fonda-mentalement, comme l’écrivent Serge Halimi et Pierre Rimbert dans le Monde diplomatique de septembre, « les deux visions ont en commun […] le mode de production et de propriété ».

Les deux camps présentés comme opposés sont des serviteurs du capital 

La politique des pseudo-progressistes nourrit les dérives nationalistes qu’ils dénoncent. Il faudra bien qu’aux élections européennes se fasse entendre une voix clairement opposée tant aux politiques capitalistes qu’aux dérives nationalistes et anti-immigréEs.

Henri Wilno Jeudi 20 septembre 2018

https://npa2009.org/

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20 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

sabotage (euractiv)

monfilshigh

Le Medef européen prépare le sabotage des objectifs climatiques européens

La stratégie de communication de BusinessEurope est de « s’opposer » à toute hausse des ambitions climatiques de l’UE.

Mais  en affichant un soutien de façade, explique une note interne obtenue par Euractiv. Le patronat européen compte soutenir la lutte contre le réchauffement climatique… mais seulement en façade.

Dans une note interne datée du 13 septembre et obtenue par Euractiv, BusinessEurope, qui fédère les associations patronales de 34 pays européens, détaille une stratégie en deux temps face aux ambitions européennes dans la lutte contre le changement climatique.

Si BusinessEurope, compte réserver un accueil plutôt positif à la politique climatique europé-enne,  ce soutien sera uniquement valable « tant qu’on parle d’une déclaration politique sans implications » précises sur les engagements existants dans le cadre de l’accord de Paris pour le climat.

Le document doit être discuté lors d’une réunion le 19 septembre.

La stratégie de BusinesseEurope fait écho à l’annonce du commissaire européen à l’action climatique, Miguel Arias Cañete,  qui a récemment proposé de réhausser les objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. L’Espagnol estime que le niveau d’ambition prévu avait été dépassé « de facto » par un accord sur la part des renouvelables et l’efficacité énergétique conclu en juin.

32 % de renouvelables, un chiffre insuffisant

L’objectif de 32 % de renouvelables fixé la semaine dernière serait « bien en deçà » de ce qui est nécessaire pour respecter l’Accord de Paris sur le changement climatique. À l’heure actuel-le, l’UE prévoit de réduire ses émissions « d’au moins 40 % » par rapport au niveau de 1990 d’ici 2030. L’accord passé en juin ferait en réalité augmenter cet objectif de 5 %, selon le commissaire. Cette position est aussi celle de Jean-Claude Juncker, qui a déclaré lors de son discours sur l’état de l’union que la volonté du Parlement de hausser les objectifs était « scientifiquement exacte et politiquement nécessaire ».

Aux premières loges des pays réticents à ces changements, l’Allemagne, qui craint que cela n’entrave la compétitivité de son industrie, largement dépendante des exportations. En août, Angela Merkel s’est ainsi exprimée contre la révision des objectifs climatiques, estimant que « nous devrions commencer par nous en tenir aux objectifs que nous nous sommes déjà fixés ».

Merkel s’oppose à l’ambition climatique de l’UE

Angela Merkel s’est exprimée contre des objectifs climatiques plus ambitieux lors d’une émis-sion télévisée. Elle soutient néanmoins l’idée d’une transition vers des transports propres. Le mémo de BusinessEurope est dans la même veine. Il conseille de « s’opposer à une nouvelle hausse des ambitions en utilisant les arguments habituels » : l’Europe ne peut tout faire toute seule et devrait trouver un accord avec ses concurrents sur les marchés mondiaux avant de prendre de nouvelles décisions.

Le document propose de « minimiser le sujet » en arguant que la hausse des ambitions « n’est pas ce qui importe le plus » et que « l’essentiel est de persuader d’autres grandes économies de se mettre au même niveau que l’Europe ». Le lobby propose aussi de « mettre le processus en cause » en demandant davantage d’études coût-bénéfice et « plus de transparence sur les calculs ».

Tara Connolly, activiste chez Greenpeace, dénonce les « manœuvres politiques » de Busi-nessEurope, à un moment où les Européens « sont les témoins directs des effets du change-ment climatique » après un été marqué par des canicules et une sécheresse qui a obligé l’UE à débloquer des fonds pour aider les agriculteurs.

« La Commission européenne a la responsabilité d’avancer, d’ignorer les boniments, les men-songes et les tactiques de retardement des dinosaures que sont les corporations européen-nes. Il serait irresponsable de tomber dans le panneau des déclarations alarmistes et de ne pas prêter attention aux dangers économiques, sanitaires et environnementaux du changement climatique », estime-t-elle.

Ce n’est pas la première fois que Berlin entrave les ambitions climatiques européennes. En juin, son ministre de l’Énergie, Peter Altmaier, a rejeté les appels d’autres États membres d’élever la part des renouvelables à 33 ou 35 % d’ici 2030.

Frédéric Simon  19 septembre. 2018

https://www.euractiv.fr/

Berlin douche les espoirs de l’UE sur les renouvelables

Si les électeurs européens ne font plus confiance aux politiques, c’est notamment à cause d’ambitions « irréalisables » sur les renouvelables, estime le ministre allemand à l’Énergie, opposé à un objectif de 33 ou 35 % de renouvelables d’ici 2030.

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