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05 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

dossier catalogne (npa)

 anticap murcia

La Catalogne en débat

Depuis le référendum du 1er octobre, la situation en Catalogne est à la « Une » de l’actualité. Nous avons essayé, dans nos colonnes, de suivre l’évolution de la situation et les étapes successives de la crise des institutions de l’État espagnol : répression brutale lors du scrutin, vraie-fausse déclaration d’indépendance, généralisation de la politique de la matraque avec le recours à l’article 155 de la Constitution, arrestations, condamnations et fuites des dirigeants indépendantistes… 

Nous nous sommes aussi fait l’écho des discussions qui traversent la gauche radicale en Catalogne et, au-delà, dans tout le pays, en donnant régulièrement la parole à nos camarades d’Anticapitalistes, branche catalane d’Anticapitalistas, section de la IVe Internationale dans l’État espagnol. Des discussions concrètes, liées à des choix concrets dans une situation instable et mouvante, qui connaîtra un nouveau « temps fort » avec les élections du 21 décembre.

La situation en Catalogne pose aussi un certain nombre de questions aux organisations du mouvement ouvrier en France, et suscite des débats entre elles, et en leur sein. Le NPA n’y échappe pas, c’est pourquoi nous avons décidé de consacrer une double page à l’exposition de divers points de vue qui, s’ils ne sont pas nécessairement contradictoires, expriment des nuances dont l’expression contribuera, espérons-le, à préciser et enrichir le débat.

Droit à l’autodétermination, nationalisme et indépendance de classe

Question catalane et politique révolutionnaire

Défendre le droit à l’autodétermination, mener une politique d’indépendance de classe pour que notre camp dispute la direction du processus

Pour une république socialiste catalane !

La solidarité avec la lutte du peuple catalan, une nécessité politique

 

 

 

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04 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

sondage catalogne (pùblico)

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Cette carte pour le 21 décembre, ne range ni par « gauche et droite », ni par « nationalistes catalans et espagnols ».

Les deux partis les plus à gauche Comu et CUP ont chacun neuf sièges. Comu regroupe une vaste diversité de militant(e)s: Podemos, écolos, ex PC (PSUC) ce qui rend le résultats décevant.

Le PS se refait une santé tandis que le PP perd encore. Ce sont les deux partis qui dirigent à le pays de Madrid. Ciudadanos spécialiste de l’anticatalanisme représente le « macronisme » local.

Les nationalistes libéraux (de Puigdemont ou ERC) ont presque la majorité.

http://www.publico.es/

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03 décembre 2017 ~ 0 Commentaire

corse (lt)

corse

Les autonomistes favoris du scrutin de dimanche

Les électeurs corses votent dimanche pour désigner les membres d’une instance inédite, la Collectivité territoriale unique (CTU), qui naîtra de la fusion des deux départements actuels et de l’ancienne collectivité territoriale (région). Le second tour aura lieu le 10 décembre. Sept listes sont en lice et 63 sièges sont à pourvoir.

Les précédentes élections territoriales, en décembre 2015, avaient débouché sur la victoire historique de la coalition nationaliste des autonomistes et des indépendantistes menée par Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni (35,34 % au second tour).

Cette coalition, formée dès le premier tour cette année, apparaît à nouveau bien placée pour l’emporter dans les urnes. « Depuis deux ans, nous avons élargi notre électorat au-delà de la famille nationaliste, comme l’a montré l’élection de trois députés de notre mouvement sur les quatre que compte l’île », analyse Gilles Simeoni, président sortant du conseil exécutif de Corse.

L’accord de mandature établi par les candidats nationalistes, qui écarte l’indépendance mais vise l’obtention d’un véritable statut d’autonomie dans les dix ans, a pu rassurer l’électorat. La victoire serait d’autant plus belle, rappellent les nationalistes, qu’ils réclament depuis longtemps la « collectivité territoriale unie », comme la surnomme Jean-Guy Talamoni.

Pour le chercheur Thierry Dominici, sociologue spécialiste de la Corse à l’Université de Bordeaux, la liste nationaliste de Pé a Corsica (Pour la Corse) devrait toutefois se méfier d’un « effet Balladur ». « Ils sont tellement sûrs de gagner qu’ils font à peine campagne. Ils sont déjà sur une logique de second tour », déclare-t-il.

« Le grand perdant, c’est Corsica Libera (NDLR : le parti indépendantiste de Jean-Guy Talamoni) qui a été obligé de modérer son discours pour pouvoir gouverner dans la majorité, ce qui ouvre tout un espace à U Rinnovu », estime le sociologue.

U Rinnovu, l’autre liste nationaliste du scrutin qui, elle, ne cache pas son désir d’indépendance. Crédité de moins de 3 % des suffrages en 2015, le petit parti espère cette fois dépasser les 5 % pour, ainsi, pouvoir s’agréger à une autre liste au second tour. Les cinq autres têtes de liste ont agité le spectre de l’indépendance, avec l’exemple catalan, pour se démarquer des deux listes nationalistes.

Mais chacune d’entre elles (deux listes LR, une liste LREM, une liste de gauche PCF-Insoumis, soutenue par Pierre Laurent mais désavouée par Jean-Luc Mélenchon, et une liste FN) s’est tout de même empressée de faire valoir son régionalisme.

02 décembre 2017

http://www.letelegramme.fr/

Commentaire:

Nos camarades de A Manca (la gauche) appellent à faire barrage au « Front Républicain » des partis « Jacobins », et à voter nationaliste, tout en prévenant que ce sont les mêmes libéraux que ceux de Puigdemont et d’ERC en Catalogne.

Pour sa part le NPA reconnaît l’existence de « peuples » à l’intérieur de l’état français, les peuples colonisés. La France ne doit pas échapper à la décolonisation.

La Guyane, la Kanaky (Nouvelle Calédonie) , Mayotte et Tahiti devraient être indépendants. Nous y soutenons les Mouvement Nationaux comme le FNLKS et le Parti Travailliste kanaks, mais pas de construction du NPA. En Martinique et en Guadeloupe, qui méritent elles aussi l’indépendance, pareil, nous y soutenons des partis indépendantistes proches comme  le « GRS ».  Lutte Ouvrière y soutient ses camarades de « Combat Ouvrier ».

En métropole c’est selon qu’il existe un « sentiment national ou régional très répandu  » , « un mouvement national ou régional avec une base de masse » et des partis progressistes qui représentent l’aspiration à l’auto-gouvernement. Et notre soutien est sans réserve. C’est pour nous le cas uniquement en Corse. Nous y soutenons le mouvement national (à l’exclusion de tout groupe facho) et   » A Manca » ex fédé Corse du NPA, son extrême gauche.

En Bretagne, Catalogne et au pays Basque Nord, nous ne pensons pas que les conditions corses soient réunies et donc, nous y construisons notre propre parti, le NPA, en solidarité avec les nationalistes révolutionnaires.

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27 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

bagnole (essf)

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Le « tout-bagnole » est une impasse, le temps est venu pour une alternative

Le « Dieselgate » est un exemple de l’absence de scrupules avec laquelle agissent les fabri- cants automobiles. Ils savaient pertinemment que chaque année, 10 000 décès prématurés sont dûs aux concentrations excessives d’oxyde d’azote.

Afin de baisser les coûts, ils ont réduit la taille des réservoirs de Ad-blue (le « Ad-Blue » est une solution à base d’urée permettant de traiter l’oxyde d’azote en séparant ses composants, l’eau et l’azote, rendus ainsi inoffensifs) et ont mis au point à la place un logiciel frauduleux. Celui-ci permet que, lors des bancs de test, les valeurs d’émission maximum soient conformes, mais là uniquement et pas en roulant normalement. Les grands patrons ont menti et floué les consommateurs et consommatrices.

Pour les magnats de l’automobile, les rendements maximums comptent davantage que la santé des citoyen-nes.

Au vu de l’énergie criminelle dont font montre les magnats de l’automobile, on pourrait dire en reprenant une vieille citation de Brecht (« Qu’est-ce que l’attaque d’une banque comparée à la création d’une banque ? ») : qu’est que l’incendie d’une voiture comparé au management d’une entreprise automobile ? S’il s’agissait vraiment pour la justice de ce pays, de « dire le droit », elle aurait dû engager des procédures contre ces grands patrons et leurs acolytes dans les hautes sphères politiques, au minimum pour homicide ou homicide involontaire. Mais comme le chantait déjà le groupe « Ton Steine Scherben » : « celui qui à l’argent a le pouvoir – et celui qui a le pouvoir a tous les droits ! »

A la suite du « Dieselgate », les médias au service de la bourgeoisie ont réussi à mettre au centre des discussions des sujets compatibles avec le capitalisme.

Pas question de discuter du CO2 émis par les poids-lourds et les véhicules légers quand pratiquement en même temps les ouragans Harvey, Irma et Maria dévastent les Caraïbes et qu’en Asie (en Inde et au Bangladesh), un typhon a coûté la vie à plus d’un millier de person- nes. On parle des destructions causées par les intempéries, mais pas du rôle des véhicules surpuissants et sur-polluants dans l’accélération du changement climatique.

Il est significatif qu’en RFA, les transport soient le seul secteur dans lequel les émissions de gaz à effet de serre non seulement ne sont pas en recul, mais continuent d’augmenter.

Plus il est manifeste que le changement climatique, dont les scientifiques spécialisés pointent depuis longtemps l’avancée, a réellement lieu, plus la question est rendue taboue par les cercles dirigeants.

A la place, on nous sert un pseudo-débat sur les voitures électriques.

Pour l’industrie automobile, la voiture électrique présente l’agréable avantage de laisser espé- rer une production de véhicules aussi élevée qu’elle l’est actuellement. Mais c’est justement cette production massive qui, par la production des alliages légers tel que l’aluminium à partir de la bauxite, pose des problèmes écologiques considérables. Le bilan climatique de la fabri- cation des batteries et de leur retraitement est une autre hypothèque sur l’avenir.

Si l’on remplace les véhicules diesel et essence par des voitures électriques, cela ne changera rien à l’engorgement des routes et autoroutes, pas plus qu’à l’emprise sur les sols.

Engager un réel changement des modes de transport !

Il est plus que temps de passer de la route au rail pour le transport des personnes et des marchandises. Le collectif « le train pour tou-te-s » milite pour un changement structurel en faveur des trajets courts, la promotion systématique des modes de transport non-motorisés, une extension des moyens de transport public à tous les niveaux, avec un maillage et un cadencement finement adaptés aux besoins.

Bus et trains doivent être disponibles en plus grand nombre afin d’assurer avec fiabilité les dessertes si le trafic augmente.

La densification des lignes, plus de flexibilité avec de meilleures liaisons entre les réseaux locaux, régionaux et intercités, voilà les moyens de lever les obstacles au passage aux transports publics.

Afin qu’ils soient accessibles à chacun-e, il est temps de mettre en œuvre la gratuité, et donc la disparition du billet dans les transports de proximité. Il faut en finir avec les projets de prestige qui engloutissent l’argent public, comme Stuttgart 21 !

Le transport de marchandises, quand il ne peut pas être évité, doit passer par le rail.

C’est le passager et ses besoins en mobilité qui doit être placé au centre du réseau de tran- sports en commun, pas la maximisation des profits. Car la discrimination par des tarifs trop élevés, les embouteillages, la pollution aux particules fines, le changement climatique : c’est trop cher payé !

Un virage à 180° est indispensable

Il est évident qu’une transition vers le transport public ferroviaire diminuera le nombre de voitu- res et de camions nécessaires. L’industrie automobile se sert de cette donnée pour présenter des scénarios catastrophe aux salarié-e-s de la branche, elle cherche ainsi à les mobiliser pour ses objectifs.

Pourtant, il y a des solutions de rechange.

Une restructuration du secteur entier serait nécessaire. Les entreprises automobiles actuelles sont en capacité de fabriquer, outre des trams, des bus, des mini-bus et des taxis collectifs, par exemple aussi des vélos ou bien encore des centrales thermiques compactes de cogénération.

En mettant aussi à profit la créativité de celles et ceux qui travaillent dans ces entreprises, et surtout pas en intensifiant et en rationalisant leur travail, la reconversion aurait même la plus grande utilité pour la société.

C’est pourquoi cette restructuration devrait être accompagnée d’une réduction significative du temps de travail avec maintien du salaire et embauches correspondantes. Le combat pour la défense des emplois commence ici et maintenant. Ce qui importe ici, ce n’est pas le poste de travail précis (comme par exemple au montage de voitures) mais que les gars et les filles soient assurés qu’ils gardent leur travail. Ce n’est que si ils et elles sont acteurs de ce qui modèle leur existence que l’on peut miser sur leur capacité à lutter et sur leur créativité.

Nous n’en sommes qu’au début d’une discussion sur l’indispensable reconversion de l’industrie automobile, car l’évolution de la société nous impose ce débat.

Le mouvement de défense de l’environnement, le mouvement ouvrier sont sommés de faire face à ces questions et de tracer des perspectives pour toute la société. Seules des mesures globales et efficaces seront à même de freiner le changement climatique lorsque nos vies ne seront plus soumises à la course capitaliste au profit. Année après année, il devient de plus en plus clair que cette vieille formule de Rosa Luxemburg n’était pas une phrase vide de sens, et que, à peine modifiée, elle est toujours d’actualité : « Eco-socialisme ou barbarie ! »

mardi 7 novembre 2017

Internationale Sozialistische Organisation ISO (Organisation Socialiste Internationaliste)

www.intersoz.org – facebook.com/intersoz.org – iso@intersoz.org

Ce tract-article a été utilisé en tant que contribution et diffusé, entre autres, aux participant-e-s d’un atelier sur l’industrie automobile coorganisé par des militant-e-s d’Attac Allemagne et du Groupe de Travail Écosocialisme de l’ISO au People’s Climate Summit – Sommet alternatif le 7 novembre à Bonn à l’occasion de la COP 23.

http://www.europe-solidaire.org/

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20 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

brest ceta (le peuple breton)

ceta

Mobilisation contre le CETA à Brest

Le collectif Stop CETA Brest, organisait hier une journée de mobilisation contre la ratification du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada dit « CETA ».

Le matin, le juriste membre d’ATTAC, Fréderic Viale, est intervenu pour dénoncer les menaces sur la démocratie que représente ce type de traité en raison de la mise en place d’une « cour d’arbitrage » (I.C.S.) et du mécanisme de la « coopération réglementaire ».

Environ 40 personnes ont assistés à son intervention. L’après-midi un rassemblement était organisé place de la liberté à Brest, rassemblement auquel ont participé 70 personnes dont plusieurs militants de l’UDB (et du PCF, du NPA, de la FI, de Solidaires etc…)

La Rédaction 19 novembre 2017

http://lepeuplebreton.bzh/

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19 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

catalogne1 (élections du 21d)

catalunya-l

Des partis indépendantistes emportés dans la dynamique électorale du 21 décembre…

Nous nous appuierons sur les tendances dégagées des sondages en cours. Nous savons leur fiabilité discutable et nos lecteurs/-trices doivent s’en considérer averti(e)s.

Les républicains indépendantistes de gauche d’ERC ne reconduisent pas leur alliance de 2015 (portée par Junts pel Sí, JxSí, Ensemble pour le oui, qui dit le caractère plébiscitaire qui était donné à cette législative) avec la droite catalaniste du PDeCAT de Carles Puigdemont (alors appelé CDC, Convergencia Democrática de Cataluña).

Aujourd’hui, ERC apparaît devoir être, selon tous les sondages, la gagnante de cette consultation 

Avec 28 à 30% des voix, elle obtiendrait entre 41 et 45 sièges. Avec les 39,59% obtenus par JxSí, elle avait décroché, dans la précédente législature, 20 sièges. Cette poussée annon- cée explique, entre autres facteurs, les raisons du cavalier seul décidé, à cette  occasion, par ce parti.

Cette liste sera emmenée par celui qui était le vice-président de la Généralité, Oriol Junqueras, et est aujourd’hui emprisonné. La numéro 2 sera Marta Rivera, dont nous avons parlé hier , à propos du risque d’intervention militaire espagnole pendant les derniers événements. La numéro 4, Carme Forcadell, présidente du Parlament dissous, avait concouru à la précédente élection dans le cadre de JxSí en tant que membre de l’ANC.

La campagne d’ERC devrait être centrée sur la défense de l’idée de l’indépendance républicaine, bien que nuancée par les déclarations autocritiques récentes de certain-es de ses dirigeant-es sur les erreurs commises dans le processus. La cible sera évidemment le gouvernement pour son putsch politico-policier contre la Généralité et son Govern.

La liste de Catalunya en Comú de Ada Colau (Maire de Barcelone) , qui y figurera en dernière position, devrait être ménagée par ERC, malgré les dures critiques que la maire de Barcelone a récemment lancées contre « les irresponsables responsables indépendantistes ». Les Comunes pourraient en effet, selon les résultats obtenus, devenir incontournables pour constituer un gouvernement de gauche défendant le droit d’autodétermination et la nécessité de mettre en route un processus constituant, le rejet du 155 et la libération des prisonniers politiques.

Le hic devrait a priori être que, sur les deux premiers points, l’autodétermination et la constitu- ante, Catalunya en Comú ne devrait pas céder sur la nécessité qu’ils soient inscrits dans une négociation avec le gouvernement de Madrid, au vu de l’intransigeant refus de principe de Madrid sur le sujet, à  des calendes grecques.

Tout ceci pourrait en fait indiquer qu’ERC infléchit son orientation en reléguant son indépen- dantisme de toujours à une rhétorique identitaire assumant implicitement son inactualité. Et cela, par calcul électoraliste, au profit de la reconstitution d’une alliance de gauche rappelant sa participation passée dans le Tripartite de gauche*, cette alliance gestionnaire capitaliste de la Généralité entre 2003 et 2010. Avec la différence essentielle que le PSC en serait absent et que les Comunes, qui n’existaient pas alors, seraient appelés à faire l’appoint pour faire majorité.

Ciudadanos devrait obtenir un score en progression par rapport à 2015, le maintenant en seconde position, en capitalisant son intransigeance anti-catalaniste qui peut prétendre à la relève du PP à Madrid en le réduisant à son partenaire subalterne.

Pour l’aire catalane, son électorat cible est le secteur ouvertement opposé à l’indépendance et farouchement accroché à l’idée d’unité de l’Espagne, qui s’est cristallisé dans les récentes  manifestations unionistes. L’équation personnelle de sa tête de liste, Inés Arrimadas, qui a percé, pour sa combativité à la rhétorique efficace au Parlament, dans les récents événements, n’est pas une donnée à négliger.

Il devrait approcher les 20% (17,90% en 2015) et obtenir entre 24 et 28 député-es (25 en 2015) à partir desquels il espère parvenir à un gouvernement de « concentration constitution- naliste » avec le PP et le PSC, ses deux partenaires (et en proximité avec l’extrême droite dans les manifestations unionistes organisées pendant la crise actuelle).

Une pression particulière de sa part, devrait s’exercer sur les Comunes sur le thème ‘ »on est pour ou contre l’indépendance », il n’y a pas de troisième voie possible, qui plus est, s’il y a accord avec des indépendantistes comme ERC ! L’effet escompté de ce ciblage local vise en fait beaucoup plus large : mettre en difficulté, pour les législatives centrales à venir, un Unidos Podemos, qui, à travers un Podem épuré depuis Madrid, participe à Catalunya en Comú et qui, selon le calcul de Ciudadanos, aura plus de mal que celui-ci, à se dépêtrer, devant l’électorat de l’ensemble de l’Etat espagnol, de l’image d’allié plus ou moins honteux des  »sécessionnistes » catalans.

En voix 
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Les socialistes du PSC ne parviendront probablement pas à refaire le chemin perdu depuis le temps de leur splendeur où ils incarnaient une sensibilité catalane, claire- ment assumée sur un registre autonomiste fort, vis-à-vis du parti frère le PSOE.

L’extrême polarisation que connaît la Catalogne finit de le faire basculer dans un unionisme côtoyant de très près, avec sa défense inconditionnelle de la Constitution et son appui au 155, celui du PP et de Ciudadanos. Les tensions en son sein s’en trouvent aggravées, qui se sont traduites par de nombreuses défections de militant-es, de démissions de maires, de pertes de mairies qu’il dirigeait en coalition ou d’exclusion d’équipes municipales auxquelles il partici- pait sans diriger la mairie. L’accentuation du virage à droite de ce parti s’est concrétisée pour ces élections de décembre par l’inclusion dans ses candidatures d’un politicien issu de la scission anti-indépendantiste de feu CiU, aujourd’hui PDeCAT.

C’est avec une très faible crédibilité que le PSC tentera de brandir le thème d’un fédéralisme induisant de modifier la Constitution, plombé en fait par les avatars de la Commission pour la Réforme Constitutionnelle créée à Madrid par le PSOE et un PP affir- mant qu’elle est sans objet, hormis celui d’avoir servi de contrefeu opportuniste, le temps de le neutraliser, à l’indépendantisme catalan.

Sa tentative de renouer avec son électorat de la « ceinture rouge de Barcelone », peu porté sur l’indépendance (mais des choses ont bougé lors du référendum du 1er octobre), entre en concurrence avec les initiatives qu’y mèneront Ciudadanos et Catalunya en Comú.  Dernièrement exclus par ceux-ci de la majorité de gestion de la ville de Barcelone, les socia- listes catalans ne devraient pas se priver de faire de cette exclusion (motivée par leur appui du 155) la preuve que les ami-es de Ada Colau sont de mèche avec les indépendantistes. La deuxième preuve par les approches d’ERC en leur direction !

Ils obtiendraient 13% des voix et 15 à 20 député-es (12,72% et 16 sièges en 2015)

Le PDeCAT, qui souhaitait reconduire l’alliance de 2015, Junts pel Sí, aujourd’hui refusée par ERC, se rabat sur une liste ouverte aux personnalités, labellisée… Junts pel Catalunya. Il s’agit, pour ses dirigeant-es, d’éviter de trop apparaître lié-es à l’historique CiU dont l’image de corruption avérée continue à peser sur ses successeurs. Cette liste sera conduite, depuis l’exil, par l’ancien President et candidat à retrouver son mandat, Carles Puigdemont. Comme ERC, Junts pel Catalunya se placera sous l’égide d’une indépendance associée cependant à des formes d’autocritique sur la conduite du processus.

Portant une critique sans concession envers les listes espagnolistes du PP, de Ciudadanos et du PSC, Junts pel Catalunya cherchera à reconstituer une union postélectorale avec ERC,  appuyée, espère-t-il, à nouveau, par la CUP, tout en se gagnant aussi l’appui de Cataluña en Comú. Avec les mêmes réorientations que, comme pour ERC, cela devrait impliquer sur l’agenda et les modalités d’accès à l’indépendance. Comptant, parmi ses candidats, Jordi Sánchez, le dirigeant de l’ANC emprisonné, cette liste est créditée de 11% des voix et d’un total de député-es, en net recul, oscillant entre 14 et 18 (29 en 2015).

Catalunya en Comú, campera, sur le ni-ni : « Ni 155, ni indépendance ». N’ayant pas encore d’existence lors de l’élection de 2015, elle reconduit, à l’échelle de la Catalogne, l’alliance de Barcelona en Comú qui a permis de conquérir la mairie de la capitale. Podem, refusant de s’y intégrer, par volonté de se rapprocher des indépendantistes, a fini par y être contraint par Iglesias, via la destitution de sa direction. Ce qui pourrait affaiblir, mais jusqu’à quel point, cette alliance.

Elle donnera à son ninisme sur la question nationale, le volet social qu’elle juge, non sans raison, être passé sous la table dans le conflit actuel.

Mais le fera avec une forte limitation institutionnaliste qui, comme pour Unidos Podemos, à l’échelle de l’Etat espagnol, subordonne le social à une démarche politique cherchant à ruser avec ce que le système autorise et qu’elle ne remet pas radicalement en question. Nous au- rons l’occasion d’en reparler à propos de la façon dont l’autre ville, avec Barcelone, emblé- matique de la volonté de changement portée par ce courant, Madrid, cherche à répondre au blocage de ses dépenses publiques que vient de décider le gouvernement de Rajoy.

Menant campagne contre tout le monde, tout en dosant différemment cette opposition, pour laisser ouverte des possibilités de coalition post-électorale avec ERC, voire Junts pel Catalunya, Catalunya en Comú devrait pouvoir compter sur 10% des voix pour 10 à 15 député-es. En progression d’un point environ et de 1 à 4 députées par rapport à ce qu’avait obtenu en 2015 la liste soutenue par Podemos, Catalunya Sí Que es Pot .

En sièges
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Le PP n’a pas grand espoir de sortir de son historique faible représentation en Catalogne. Mené par son très extrême droitisé leader local, il vise surtout à faire profiter son parti, à l’échelle de tout l’Etat, de sa radicale opposition au nationalisme catalaniste et, dans la foulée, à affaiblir Unidos Podemos. Secondairement, car conformément à la marginalité que lui ajoute l’avancée de Ciudadanos en Catalogne, il cherche à obtenir que se constitue une majorité d’alternative unioniste à l’indépendantisme avec celui-ci et le PSC.

S’il obtenait, comme l’indiquent les sondages, environ 9% des voix, soit entre 9 et 14 député-es (8,49% et 11 député-es en 2015), cette convergence unioniste ne devrait pas parvenir à la majorité absolue. L’idée, caressée par le PP, de faire pression sur Catalunya en Comú pour qu’elle contribue à y parvenir est tout simplement incongrue !

Soucieuse de ne pas aggraver la situation des emprisonné-es et des exilé-es, la CUP devrait, lit-on, mettre en sourdine les critiques qu’elle fait à ses partenaires en indépendan- tisme. Sauf sur leur incapacité avérée à asseoir la proclamation de la République sur les structures étatiques prévues et avec un minimum de garanties que l’indépendance devienne effective.

La CUP ne devrait pas ménager Catalunya en Comú, un concurrent direct pour se ga- gner un vote de gauche divisé sur l’indépendance. Mais l’idée que face à l’Etat répressif, il y ait possibilité et nécessité de faire cause commune …avec les Communs serait dans les têtes.. Avec 6% des voix et 5 à 10 député-es, la CUP verrait s’éroder les positions acquises en 2015 (8,21% et 10 député-es). Ce qui, étant donné le rôle joué par cette organisation pour avancer dans le sens d’une indépendance d’alternative au régime, ajouterait à l’impression de défaite du procés, y compris dans le cas d’une majorité indépendantiste dont nous venons de voir qu’aiguillonnée par l’idée de devoir faire avec Catalunya en Comú, elle mettrait beaucoup d’eau dans son vin catalaniste…

19 novembre 2017

Les tableaux sont tirés de Así marchan las encuestas en Cataluña

http://npaherault.blogspot.fr

https://tendanceclaire.org/

Note*: Le tripartit:  Partit dels Socialistes de CatalunyaCiutadans pel Canvi, Esquerra Republicana de Catalunya e Iniciativa per Catalunya VerdsEsquerra Unida i Alternativa.

Les deux dernier issus de l’imposant « PSUC » le PC catalan

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13 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

catalunya rennes (le peuple breton)

rennes

Un comité de soutien à la Catalogne créé à Rennes: Evit sikour Bro Katalunya!

Ur c’henstroll kengred gant Katalonia krouet e Roazon

En em gavet e oa tud e Roazhon d’ar Sadorn 11 a viz Du evit embann o c’hengred gant Katalaniz o stourm evit o gwir d’en emdermeniñ, hag evit goulenn groñs ma vo dieubet ar brizonidi bolitikel. Krouet ez eus bet ur c’henstroll e Breizh evit respont d’ar c’homzoù direizh a c’hall bezañ embannet er mediaoù gall diwar-benn Katalonia, hag evit kizidikaat tud ar vro.

Ma oa bet krouet ar c’henstroll gant Katalaniz o chom e Breizh e oa deuet ivez stourmerien vreizhat d’an emgav, izili eus an UDB en o zouez.

Lennet e oa bet un disklêriadenn e-lec’h ma kaved pevar goulenn groñs da gouarnamant Bro-Spagn (Demandes du Comité)

– Dieubiñ ar brizonidi bolitikel (Liberté des prisonniers politiques)

– Chom a-sav gant ar pennad 155 a null emrenerezh Katalonia evit ur prantad (Arrêt de l’article 155)

– Eskemm gant an dizalc’hourien evit kavout un emglev a zoujo ouzh an demokratelezh.(Pour un dialogue inclusif)

– Leuskel dilennadegoù an 21 da vezañ dalc’het en ur mod demokratel, gant eveshaerien etrebroadel, ha doujañ ouzh o disoc’h.(Surveillance des élections du 21 décembre)

Nil CAOUISSIN 12 novembre 2017

http://lepeuplebreton.bzh/

Lire aussi:

Catalogne : projet de République ou République imaginaire ? Ce qui s’est vraiment passé, trois dilemmes stratégiques (ESSF)

Catalogne : Au lendemain de la démonstration de force de la rue… (NPA)

 

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13 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

travail forcé (bastamag)

beyonce

On peut aussi être esclave au pays!

Travail forcé et esclavage moderne sont de retour en Europe

Ils sont 600 000 « esclaves modernes » rien qu’en Europe. Un phénomène « alarmant » au point que le Royaume-Uni a adopté un Modern Slavery Act et que des formations au droit du travail sont dispensées aux réfugiés et migrants en Allemagne.

Car maintenus dans la précarité par leur statut fragile, les travailleurs migrants, en particulier les sans-papiers et demandeurs d’asile, sont les plus exposés à cette exploitation.

En France, la justice peine à lutter contre ce travail forcé qui se répand dans l’agriculture, la construction, l’industrie ou la restauration.

« Vous connaissez ce mot, « droits » ? », demande Birgitta Wodke. Elle écrit le mot sur le tableau, pendant un cours d’allemand à destination des réfugiés dans un quartier du sud de Berlin. «  »Rechte » (droits, ndlr). « Arbeitsrecht » (droit du travail)… »

Face à elle, une dizaine d’étudiants écrivent consciencieusement sur leur cahier.

Ils ont entre vingt et cinquante ans, viennent de Syrie, du Pakistan, d’Égypte, d’Iran, du Ghana, d’Afghanistan, et parlent déjà bien allemand. Birgitta Wodke n’est pas professeure de langue. Elle intervient ici pour une courte formation au droit du travail allemand. L’objectif : protéger ces nouveaux arrivants contre les abus et exploitations en tous genre.

Rachel Knaebel 13 novembre 2017

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08 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

sondage (pùblico.es)

cat

Les indépendantistes seraient les plus forts, mais sans majorité absolue (un seul siège)

La CUP (Indépendantistes anticapitalistes) perdrait 80 000 voix et deux sièges.

Le PDeCat de Puigdemont perdrait aussi au profit d’ERC

Par contre ERC est en forte ascension depuis un moment, l’antique parti de gauche républicain redevient le pilier du nationalisme (60% en 1936) depuis la fin de CIU devenus PDeCat

« Podemos-IU » (CSQP) alliés de Comun de la maire de Barcelone ne percent pas.

Le PSOE se requinque dans les banlieues ouvrières

Ciudadanos à la tête de l’anti-catalanisme perd un et le PP gagne un siège

http://www.publico.es/

Lire aussi:

Podemos/Podem

Unidos Podemos

Catalunya si que es pot

Anticapitalistes

En Comun Podem

CUP

ERC

CIU

PDeCat

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02 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

dossier catalunya

catalunya-l

L’article 155 de la constitution qui suspend l’autonomie, Rayoy commandant, Ciudadanos très exité et Sanchez du PSOE qui soutient. ( En réalité il est aussi espagnoliste que les deux autres)

Premières ripostes en Catalogne à l’offensive politico-judiciaire de Madrid (NPA)

Pourquoi la gauche doit soutenir le droit à l’autodétermination de la Catalogne (Gauche Anticapitaliste.be)

La situation en Catalogne : des signes clairs de recul et de désorientation (Anticapitalistes)

Une situation politique complexe et instable (Anticapitalistes)

Leçons et perspectives de la lutte pour le droit à l’autodétermination en Catalogne (Izar)

Solidarité avec la République catalane contre le putsch de Rajoy ! Seule la mobilisation des travailleurs/ses peut imposer l’indépendance ! Pour une république socialiste catalane ! (Tendance Claire)

Bâtir une république catalane «L’indépendance est un stade indispensable pour aboutir au socialisme et au féminisme» (CUP)

Coup bureaucratique de Pablo Iglesias dans Podemos Catalogne pour imposer sa ligne espagnoliste (RP)

Mouvement démocratique catalan: A propos du dernier article de Lutte Ouvrière sur la situation en Catalogne (RP)

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