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21 mars 2018 ~ 0 Commentaire

secret des affaires (basta + reporterre + attac + npa)

CIGARES

Il y a peut-être une solution?

La loi instaurant un « secret des affaires » passe en toute discrétion à l’Assemblée

La France s’apprête à transposer en catimini la directive européenne sur le secret des affaires, avec examen à l’Assemblée le 27 mars dans le cadre d’une procédure accélérée. Cette direc- tive avait été adoptée il y a presque deux ans malgré les protestations de la société civile.

Sous prétexte de lutter plus efficacement contre l’espionnage industriel, ce texte crée un droit général au secret pour les entreprises, qui leur permet potentiellement de traîner devant les tribunaux quiconque porterait à la connaissance du public une information sur leurs activités sur laquelle elles auraient préféré maintenir l’omerta.

C’est donc une épée de Damoclès qui pèse désormais sur les lanceurs d’alerte, les salariés et leurs syndicats, les journalistes, les chercheurs et les associations de protection des consommateurs et de l’environnement. Dévoiler un montage d’optimisation fiscale, comme dans le cas récent du groupe Kering de François Pinault (7ème fortune de France), révéler des difficultés économiques qui pourraient provoquer des licenciements massifs, comme dans le cas de Conforama, ou enquêter sur l’utilisation de produits toxiques dangereux pour les salariés et les consommateurs, pourraient ainsi tomber sous le coup du « secret des affaires ».

Certaines exceptions ont certes été introduites dans la directive pour protéger la liberté d’expression et l’intérêt général. Mais les institutions européennes ont en revanche catégo- riquement refusé de restreindre la portée de ce texte aux seules situations concurrentielles, autrement dit aux cas où un acteur économique chercherait effectivement à acquérir des informations commerciales sensibles pour son propre gain. Ce qui laisse la porte ouverte à tous les abus, alors même que certaines firmes, comme le groupe Bolloré ou Veolia, ont de plus en plus tendance à vouloir museler leurs critiques aux travers de « procédures bâillon » (lire notre article).

Après l’adoption d’une directive européenne, les États membres ont théoriquement deux ans pour la transposer dans leur droit national.

La date fatidique tombe dans les premiers jours de juin 2018. En France, la loi de transposition doit être examinée par l’Assemblée nationale le 27 mars, dans le cadre d’une procédure accélérée et passablement étrange, à l’initiative des députés de La République en marche (LREM) [1]. « La France dispose de marges de manœuvre importantes pour la transposition de la directive dans notre droit national, et peut préserver les libertés tout en respectant le droit européen, soulignent dans une lettre ouverte un collectif regroupant syndicalistes, journalistes, lanceurs d’alerte, associations, chercheurs et simples citoyens (parmi lesquels les journalistes de Basta ! et de l’Observatoire des multinationales). Pourtant, le gouvernement et la majorité semblent avoir choisi, en catimini, de retenir une option remettant gravement en cause l’intérêt général et le droit des citoyens à l’information. »

Insécurité juridique pour les défenseurs de l’intérêt général

Dans sa version actuelle, la proposition de transposition de la directive dans le droit français reste assez proche du texte européen. Elle ne propose pas de sanctions pénales allant jusqu’à la prison ferme, comme c’était le cas par exemple de la proposition initialement inscrite dans la loi… Macron, de 2015, lorsque l’actuel Président était ministre de l’Économie de François Hollande (lire notre article). Elle n’en comporte pas moins des reculs, notamment le fait d’obliger même ceux qui auraient involontairement violé un « secret d’affaires » à réparer le préjudice pour l’entreprise.

Surtout, loin de « clarifier le droit » sur la protection des secrets commerciaux comme le clament ses partisans, cette nouvelle loi sur le secret des affaires ne fait que créer de nouvelles contradictions entre les exigences de la liberté d’expression, du droit à l’information et de l’intérêt général d’une part, et celles du secret des affaires d’autre part. Contradictions qui devront être tranchées au cas par cas par les tribunaux.

ONG, syndicats et journalistes craignent que les entreprises se tournent de plus en plus vers les tribunaux de commerce, qui leur sont bien plus favorables. Le jugement récemment rendu par le tribunal de commerce de Paris censurant un article du magazine de Challenges sur les difficultés économiques de l’enseigne Conforama (lire notre article), alors même que la directive sur le secret des affaires n’était pas encore transposée dans le droit français, augure d’un bien mauvais présage.

Le fruit d’un patient travail de lobbying

Le secret des affaires est à bien des égards une invention française. Des propositions de loi en ce sens, préparées par un petit milieu de spécialistes autoproclamés de « l’intelligence économique », ont été présentées à plusieurs reprises ces dernières années à l’Assemblée nationale ou au Sénat, sans succès. La dernière tentative en date de 2015 et de la loi Macron, dans laquelle avaient été introduits subrepticement des articles sur le secret des affaires. Le locataire actuel de l’Elysée avait alors reculé devant la levée de boucliers. Les partisans du secret des affaires se sont alors tournés vers les institutions européennes.

Un travail d’enquête approfondi mené par l’ONG bruxelloise Corporate Europe Observatory montre comment un petit groupe de multinationales essentiellement françaises et états-uniennes (Alstom, Michelin, Solvay, Safran, Nestlé, DuPont, GE et Intel…) ont orchestré l’élaboration de la directive en relation étroite avec la Commission européenne et des cabinets d’avocats d’affaires internationaux (lire notre article). Grâce aux jeux de pouvoir à Bruxelles, ils ont fini par obtenir gain de cause.

Une fois adopté à l’Assemblée, le texte passera ensuite devant le Sénat, qui risque fort de vouloir le durcir. Comme lors de l’examen de la loi Macron en 2015, et comme lors de l’adoption de la directive européenne en 2016, la mobilisation de la société civile sera nécessaire pour éviter le pire.

Olivier Petitjean 21 mars 2018

https://www.bastamag.net/

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18 mars 2018 ~ 0 Commentaire

boycott (msr)

ru

Des élections faussées Pour une vraie démocratie!

Fournir un « bon » taux de participation est la tâche principale des autorités lors des élections présidentielles en Russie le 18 mars.

La formule « Poutine est la Russie » doit certainement être confirmée par la participation de la majorité à la performance électorale. C’est aussi un test de loyauté pour l’ensemble du pouvoir, du haut en bas. Chacun d’eux doit démontrer qu’il est en mesure de contrôler son «propre» peuple, et donc de confirmer la contrôlabilité du système dans son ensemble.

Par conséquent, pour assurer l’apparition du régime, des forces énormes ont été envoyées pour la contrainte de masse sur les lieux de travail, et pour une campagne enragée pour informer ( en contraste moqueuse avec le sabotage de l’information avant les élections municipales en 2017 à Moscou.) ….

Plusieurs candidats, ont été créés pour augmenter l’offre électorale à la télévision: contestés, maudits ou pleurés pendant un mois, ils ont dit des choses absurdes, évidentes, dégoûtantes ou même progressistes. Le résultat: le pays restera dans les mains d’un petit groupe, la plupart du temps  jamais élues, un groupe de personnes qui continueront à construire des politiques internes et externes, basées sur une seule tâche: préserver leur pouvoir et la sécurité de leurs maisons et de leurs milliards.

Gâcher la vie de cette compagnie de fonctionnaires corrompus, d’oligarques et de sadiques, ne peut se faire que d’une manière. La Russie a besoin d’un vaste mouvement moderne, démocratique et révolutionnaire de travailleurs salariés. Un tel mouvement ne peut être formé et renforcé sans démocratie politique.

Voilà pourquoi, aujourd’hui, nous réclamons des actions communes pour surveiller les élections et des manifestations de rue.  Ceux qui se tiennent avec nous sont pour un boycott actif. Ne gâchez pas votre bulletin de vote en votant pour l’un des candidats « d’opposition ».

Des élections faussées Pour une vraie démocratie!
Le pouvoir des millions, pas celui des millionnaires!

Mouvement socialiste russe 16/03/2018
Révolution Socialisme Démocratie

http://anticapitalist.ru/

Lire aussi:

Le Mouvement socialiste russe en congrès (NPA)

Garry Kasparov: « L’assassinat de l’espion russe est un signal: ceux qui parlent termineront comme lui » (Le Huffington Post)

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18 mars 2018 ~ 0 Commentaire

italie (à l’encontre.ch)

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(…) Les partis compromis de diverses manières avec les gouvernements de «centre gauche» et avec le «système» perdent de manière fracassante: le Parti démocratique (PD) de Renzi avec ses 6’134’727 voix subit une perte de 2’511’307 suffrages par rapport au test déjà décevant réalisé en février 2013 avec le leader de l’époque, Pier Luigi Bersani.

• L’échec du «centre gauche» est également complet si l’on considère les résultats des listes de Liberi e Uguali (LeU), la coalition entre la Sinistra Italiana et le MDP (Movimento Democra- tico e Progressista), créé par les personnalités qui ont rompu avec le PD il y a environ un an, qui recueille 1’113’969 voix, un peu plus de 3% et élit 14 députés.

Toutefois, la tourmente institutionnelle déclenchée par l’effondrement des ambitions de M. Renzi se poursuit.

La loi électorale ayant présidé à l’organisation des récentes élections a été étudiée pour favoriser le PD et Forza Italia. Or, ce sont les deux partis qui ont été sèchement battus.

• Les votes de la gauche «radicale», y compris dans ses diverses expressions, mérite un premier examen.

Nous savons que nous additionnons des réalités très différentes. Néanmoins, il convient de noter que Potere al Popolo avec ses 371’921 voix, le Parti Communiste (la liste stalinienne, identitaire, dirigée par un proche de la figure historique Armando Cossuta (1926-2015), Marco Rizzo) avec ses 106’748, et les 29’346 suffrages de Per una sinistra revoluzionnara (avec comme figure de proue Marco Ferrando) totalisent 508’015 suffrages, ce qui se situe bien en dessous de tous les résultats, déjà décevants, obtenus par les diverses formations de la «gauche de la gauche» lors des élections de 2008 jusqu’à aujourd’hui.

Potere al Popolo, la liste composée à l’instigation du «centre social» napolitain «Je so’passo» (Je suis fou) – à laquelle ont adhéré certaines formations politiques qualifiées à l’extrême gauche telles Rifondazione communista, Sinistra Anticapitalista et Eurostop – a été active dans tout le pays, avec un enthousiasme militant qui n’a pas été vu depuis longtemps. Mais le très court laps de temps entre sa création (le 18 novembre 2017) et les élections du 4 mars a pesé lourd. Le silence épais des médias a aussi compté. Mais elle a surtout souffert du climat pesant de droite et réactionnaire qui règne dans le pays dans la foulée des défaites sociales de ces dernières années et de la passivité ainsi que de la connivence instituée des appareils des grandes organisations syndicales.

Aujourd’hui, Potere al Popolo est confronté à des choix quant à son avenir.

La liste a indiqué la possibilité de construire ce front politique et social unitaire dont l’absence a pesé négativement en particulier au cours des 10 dernières années. N’ont pas manqué les luttes syndicales, environnementales, démocratiques, antiracistes et féministes, mais la plupart du temps elles s’ignoraient mutuellement complètement.

A certaines occasions, elles se sont opposées les unes aux autres, comme dans le cas de la prétendue opposition entre la protection de l’environnement et celle de l’emploi, avec l’exemple emblématique de la sidérurgie comme l’Ilva de Tarante est emblématique.

L’Assemblée nationale post-électorale de Potere al Popolo se tiendra le 18 mars 2018. En plus de l’analyse du vote et du budget de la campagne, seront débattues les différentes propo- sitions sur l’avenir en vue de faire vivre et croître ce type d’initiative sociale et politique, unifiée, sur le territoire, l’espace public et les lieux de travail. (Article envoyé par l’auteur le 16 mars 2018, traduction A l’Encontre)

http://alencontre.org/

Lire aussi:

Parti Démocrate (Wikipédia)

Parti des Communistes italiens (Wikipédia)

Parti de la Refondation Communiste (Wikipédia)

Le Pouvoir au Peuple ! (Wikipédia)

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15 mars 2018 ~ 0 Commentaire

paulu orsoni (corse matin)

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L’indépendantiste corse qui a participé à la création de la première armée républicaine irlandaise (IRA)

Un personnage resté longtemps dans l’ombre. Mais que Joritz Larraza a décidé de replonger dans la lumière. Qui est Paulu Orsoni ? Indépendantiste avant l’heure engagé en Corse, notamment dans le journal A Muvra, il a également fait partie des fondateurs de la «vieille IRA» (Armée républicaine irlandaise) et a même combattu l’armée française sur les côtes du Rif, aux côtés d’Abdelkrim, où il perdra finalement la vie.

À travers les nombreuses recherches menées dans le cadre de son mémoire de master, Joritz Larraza a pu retrouver un extrait de naissance, fixant la venue au monde de ce personnage méconnu le 24 septembre 1889 à Bastia. «Son père était maçon et sa mère femme au foyer, retrace-t-il. Il est parti à l’étranger pour gagner sa vie. Il a fait partie du conseil administratif maritime de Gênes.

Puis, lors de la Première guerre mondiale, il s’engage dans la Légion étrangère, est blessé trois fois et reçoit cinq citations. On pense qu’il a rejoint l’Irlande en 1918 car on en trouve aucune trace de lui lors de l’insurrection de Pâques en 1916.»

Après l’IRA il s’engage pour la Corse

Joritz Larraza retrouve la trace de Paulu Orsoni au sein des fondateurs de l’IRA, aux côtés de Michael Collins et Éamon de Valera. Puis, alors que la guerre civile débute en 1922, il décide de rentrer en Corse. Où il passera quatre années. «De retour sur l’île, il se lie avec les frères Rocca, qui fondent la première revue corse : A Muvra, poursuit Joritz Larraza.

Dans ce journal, il écrira de nombreux articles. Il y dénonce le clanisme, la «voyou- cratie ajaccienne» comme il la nomme.» Pour preuve à l’appui, des dizaines d’articles retrouvés dans les archives régionales de Corse du Sud – Archiviu di u Pumonte, signés de son nom. «Il est profondément romantique, c’est un érudit, un poète, qui écrit aussi bien en corse qu’en français, avec humour, sur des projets de société, remarque le jeune homme. Il parle d’autonomie, d’agriculture, de politique. Il est favorable à la création d’une voie de chemin de fer entre Bastia et Bonifacio.

Avec les frères Rocca, va se créer le Partitu Corsu d’Azione, qui s’engagera pour la commé- moration de Ponte Novu. On parle de régionalisme à une époque où le nationalisme corse n’existait pas encore. C’est un avant-gardiste qui veut se montrer pragmatique et appelle à se reprendre en main économiquement.» Pourtant, Paulu Orsoni finira par se braquer contre les frères Rocca car, contrairement à eux, il prône la lutte armée. Il quittera A Muvra et le Parti Corse d’Azione. «Il était trop en avance sur son temps», commente Joritz Larraza.

Chef de bataillon d’Abdelkrim sur le Rif

L’étudiant en histoire retrouve alors sa trace en avril 1925 dans la guerre du Rif, au nord du Maroc, où Orsoni combat aux côtés d’Abdelkrim contre l’armée française, et notamment contre la légion étrangère, dont il avait fait partie par le passé. « Abdelkrim le nomme chef de batail- lon, reprend le jeune homme. Il meurt les armes à la main vers la fin juillet 1925, près de la ville de Taza. On ne sait pas où se trouve son corps mais on peut supposer qu’il a été enterré dans une fosse commune. Il a certainement été déchu de sa nationalité française.»

Ce qui pourrait expliquer les difficultés auxquelles s’est heurté Joritz Larraza pour retrouver sa trace. Cependant, un article paru dans A Muvra, signé «Pasquale Manfredi» – «qui était un des nombreux pseudonymes de Petru Rocca» – rendra hommage à cet «anzianu cumpagnu di fede», «di babbu pumunticu è di mamma curtinese », «natu in Bastia» qui «avìa fattu i so studii in Aiacciu ».

De nombreuses informations sur sa vie sont condensées dans un unique article de presse. La guerre de 14-18, l’Irlande et sa mort. Une lettre d’un ami à Londres apprend à Petru Rocca que Paulu Orsoni, parti à Tanger le mois d’avril précédent, avait offert ses servi- ces à Abdelkrim. Il y reconnaît que «Paulu Orsoni hè mortu pè e so idee». Avant de saluer «a memoria di u nostru cumpatriottu è anzianu cumpagnu di fede». «Un proverbe rifain affirme que : La mort d’un homme sur le chemin du droit n’est pas la mort, mais l’immortalité », conclut le jeune homme. Cette immortalité, c’est ce qu’aimerait offrir Joritz Larraza à Paulu Orsoni. En levant le voiles qui obscurcit son incroyable destin.

Une bouteille à la mer pour étoffer ses recherches

Les premiers indices de l’existence de Paulu Orsoni arrivent de manière fortuite, autour d’une tasse de café. « Une connaissance avait évoqué, de manière évasive, la présence d’un Corse dans les rangs de l’IRA au début du 20è siècle, raconte Joritz Larraza, guide conférencier de 29 ans originaire du Pays basque, qui vient de terminer un master d’Histoire à l’université de Corse. Je n’avais pas de nom et sans preuve de son existence, j’ai d’abord cru qu’il s’agissait d’affabulations.

Puis, en octobre 2017, alors que mes camarades et moi effectuions une grève de la faim, je me retrouve à lire le livre Avanzà ! de Jean-Guy Talamoni. Et là, à la page 51, je découvre enfin le nom de ce Corse, écrit noir sur blanc ! » Paulu Orsoni.

Joritz Larraza tente de faire des recherches sur le personnage, mais celles-ci sont peu fructueuses. Jusqu’à la découverte d’un article de Denis Luciani dans l’Encyclopédie de la Corse qui le renvoie à un ouvrage rédigé par le défunt historien et linguiste Yacinthe Yvia Croce. Là, il en apprend un peu plus et décide de mener des recherches sur ce personnage oublié dans le cadre de son mémoire de master en histoire. Documentation fragmentaire, parfois erronée : les recherches s’avèrent difficiles.

Finalement, en réalisant un travail de fourmi, aux archives d’Ajaccio, de Bastia et Corte, ainsi qu’à travers des contacts à l’étranger, il réussira à retisser une partie de l’histoire de ce «Che Guevara avant l’heure». Mais des «zones d’ombre subsistent». C’est pourquoi Joritz Larraza envoie «une bouteille à la mer» : «Je voudrais vraiment réhabiliter ce héros de roman. C’est pourquoi je lance un avis de recherche : si des gens ont des informations, des photos de Paulu Orsoni, je leur demande de bien vouloir me contacter.»

14 mars 2018

https://www.corsematin.com/

Contact : 06.73.93.07.06. ou  joritz.larranza@gmail.com

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15 mars 2018 ~ 0 Commentaire

mercure (pùblico)

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Plus de 60% des alertes au mercure dans l’UE proviennent de poissons espagnols

Sur les 140 notifications en 2017 pour des niveaux élevés de mercure dans le poisson, 88 provenaient de flottes espagnoles. La majorité, notifiée par l’Italie. L’Espagne a seulement émis une alerte en dépit d’être un leader dans le secteur et le principal consommateur.

Le mercure est de plus en plus présent dans les aliments que nous mangeons.

Ou, au moins, plus détecté. Les cas de contamination par ce dangereux métal lourd – qui, selon la dose, peuvent affecter les systèmes nerveux et immunitaire des fœtus et des bébés – augmentent chaque année dans le système d’alerte rapide RASFF de la Commission européenne, un protocole de les notifications que les États membres utilisent pour prévenir et prévenir les risques possibles pour la sécurité sanitaire des aliments, et qui seulement en 2017 a enregistré 152 avis pour les niveaux excessifs de ce toxique.

Ce chiffre représente une augmentation de 33% par rapport à l’année précédente, lorsque 102 avis ont été donnés. En outre, 84 notifications étaient en état d’alerte, ce qui signifie qu’elles concernaient des produits qui étaient déjà sur le marché et qui devaient être retirés. Surtout, des produits espagnols.

La grande majorité des notifications de mercure dans les aliments se trouvent dans les poissons et les produits de la pêche, qui sont la principale voie d’exposition humaine à ce polluant, selon l’OMS.

Lorsque le mercure qui est libéré dans l’atmosphère par les centrales, les usines ou les mines passe dans l’eau, les bactéries le transforment le méthylmercure, la variante la plus toxique, qui s’accumule dans les poissons et les crustacés lorsqu’ils sont nourris de plancton, d’algues ou d’autres poissons ; et il arrive en nous quand nous les mangeons. Sur les 152 avertisse- ments par mercure dans les aliments l’année dernière, 140 ont été produits dans le poisson.

Sur les 140 notifications concernant le mercure dans le poisson, 88 étaient d’origine espagnole
Parmi ceux-ci, 88 étaient des poissons capturés par les flottes espagnoles. Autrement dit, un peu plus de 62% de toutes les notifications relatives aux niveaux élevés de mercure dans le poisson et les produits de la pêche consommés dans l’Union européenne étaient espagnoles. Le reste est réparti entre les poissons du Vietnam (25), du Portugal (19), de l’Indonésie (8) ou du Sri Lanka (6), entre autres.

« Le poisson est très bon et très nécessaire, mais il peut avoir des effets sur le développement intra-utérin. Certaines communautés recommandent que les femmes enceintes réduisent leur consommation, bien qu’elles n’expliquent pas pourquoi. Nous sommes une puissance mondiale dans le domaine du poisson et nous ne voulons pas nous alarmer », dit-il dans une conversation avec Público Paco Ramos, d’Ecologists in Action et du groupe de travail Zero Mercury.

Manque de contrôle

En fait, la forte présence du poisson espagnol dans les statistiques s’explique en partie par l’importance de l’Espagne dans ce secteur. Selon les dernières données du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries, de l’Alimentation et de l’Environnement -dès 2014- Espagne, avec plus de 20% des captures communautaires et 17,5% de la production de l’aquaculture, est chef de file de la pêche en Europe et  22è dans le classement mondial.

Cette année-là, l’Espagne a géré, entre les captures, l’aquaculture et les importations, 3,1 millions de tonnes de poisson dont environ 64% restaient sur notre territoire. Nous sommes également l’un des principaux consommateurs. Alors qu’en Europe, environ 20 kilos de poisson sont consommés par personne et par an, ce chiffre atteint 44 kilos en Espagne. Un rapport publié par le gouvernement en 2011 a montré que les Espagnols avaient 10 fois plus de mercure dans leur corps que les Allemands, les Américains ou les Canadiens. L’Espagne n’a signalé qu’un cas de mercure en dépit d’être un leader dans le secteur et le principal consommateur

D’après les données ci-dessus, on peut s’attendre à ce que l’Espagne ne soit pas seulement parmi les pays qui reçoivent le plus de signalements, mais aussi, et surtout, parmi ceux qui envoient le plus de notifications. Cela n’arrive pas! Qui plus est, notre pays n’a émis qu’un avertissement pour le mercure dans le poisson en 2017, lors d’une arrivée d’espadon congelé en provenance d’Indonésie. « Cela n’a pas beaucoup de sens. Et nous n’avons pas d’explication, mais il semblerait qu’il n’y ait pas beaucoup d’échantillonnages ici », explique Ramos.

Le système RASFF établit les niveaux maximums de substances toxiques à partir desquels un pays peut émettre une alerte, mais les tests ne sont pas effectués sur tous les envois de poisson, mais répondent à un échantillonnage aléatoire. La disparité entre les pays est évidente. C’est seulement ainsi que l’on explique qu’un seul État membre, l’Italie, a émis 98 des 140 avis (dont 79 pour le poisson espagnol).

Le reste des alertes est distribué principalement entre les Pays-Bas (18) et la France (16), auxquels s’ajoutent des notifications isolées de Belgique, de Suisse, du Portugal, d’Allemagne, de Chypre ou du Royaume-Uni, entre autres.

Ce journal a demandé à l’Agence espagnole de la consommation, de la sécurité alimentaire et de la nutrition le type d’échantillonnage effectué en Espagne, mais à la date de publication de cet article, il n’a reçu aucune réponse.

De plus en plus de mercure

Que le poisson en provenance d’Espagne ait du mercure ne signifie pas qu’il a été produit dans notre pays. Ce métal lourd provient d’une petite proportion de sources naturelles – telles que les éruptions volcaniques, par exemple – et surtout d’activités humaines qui ont lieu partout dans le monde. Le mercure peut parcourir des milliers de kilomètres dans l’air jusqu’à ce qu’il soit déposé dans les systèmes terrestres ou aquatiques, où il passe immédiatement à la chaîne alimentaire. Les poissons les plus touchés sont le thon, l’espadon, le marlin ou le requin.

« Chaque fois il y a plus et il apparaît dans des endroits où il n’y a jamais eu de mercure », met en garde Leticia Baselga, une experte d’Ecologie en action de cette substance toxique. Le problème principal avec le mercure, en fait, c’est qu’il ne disparaît jamais, mais s’accumule, en augmentant sa concentration. Pour cette raison, les poissons les plus à risque sont ceux qui vivent le plus longtemps, qui sont plus gros et qui se nourrissent d’autres poissons qui en mangent. En Espagne, il affecte principalement le thon, l’espadon, le merlin ou différents types de requins.

Selon la réglementation de l’UE, la concentration maximale autorisée de mercure dans les produits de la pêche est de 0,5 milligramme par kilo, bien que dans les grands poissons, elle soit passée à 1 milligramme par kilo car presque tous dépassent le seuil précédent. Toutefois, le Comité mixte FAO / OMS d’experts des additifs alimentaires (JECFA) estime des limites plus strictes fondées sur l’apport hebdomadaire maximal de méthylmercure (1,6 microgramme par kg de poids corporel par semaine).

http://www.publico.es/

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12 mars 2018 ~ 0 Commentaire

européennes (jdd)

jean luc

Européennes : Jean-Luc Mélenchon ne sera pas candidat ayant « de quoi s’occuper » à l’Assemblée nationale

Le patron de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a annoncé dimanche qu’il ne serait « ni tête de liste, ni candidat » aux élections européennes de l’an prochain, s’estimant suffisamment occupé avec ses activités de député.

Son choix n’est pas une surprise tant les médias lui prêtent une ambition pour la conquête de la mairie de Marseille en 2020.

Comme il l’a expliqué dimanche sur France 3, Jean-Luc Mélenchon passera son tour pour les prochaines européennes, en 2019. Le fondateur de La France insoumise a annoncé qu’il ne serait « ni tête de liste, ni candidat » aux élections européennes de l’an prochain.  »Je suis député de Marseille… ça va quoi, j’ai de quoi m’occuper, je suis président du groupe parlementaire, c’est une vie très dure que j’ai entre les deux », a-t-il estimé dans l’émission Dimanche en politique. Et de marteler : « Il n’y a pas besoin que je sois candidat. »

« Mon travail consiste à pérenniser la force politique que nous avons fait émerger », a-t-il préci- sé. Interrogé sur les têtes de liste possibles de son parti pour ce scrutin, Jean-Luc Mélenchon a indiqué que La France insoumise « y réfléchit ». « Il y en a plusieurs qui sont capables de l’être », selon lui. Il a aussi indiqué qu’il n’était pas hostile à des discussions avec d’autres partis :  « On a toujours été pour parler avec tout le monde », a-t-il dit, s’indignant de « ce procès permanent du fait que je ne voudrais parler avec personne ».

Mélenchon inflexible sur les alliances avec d’autres partis

Mais, précision d’importance, le leader des Insoumis a insisté sur son positionnement vis-à-vis de l’Union européenne.  »Je demande qu’on me traite avec du respect, pas qu’on me dise ‘mon petit gars je veux bien me marier avec toi, à condition que tu changes de discours, que tu changes de programme et que tu acceptes de porter mes valises’ », a-t-il ainsi développé, fermant une nouvelle fois la porte à Benoît Hamon.

Le 27 février dernier, dans La Provence, il avait déjà pointé les contradictions de l’ancien candidat socialiste qui avait rencontré des leaders de Syriza en Grèce, une semaine avant le vote par ce parti au pouvoir d’un nouveau plan d’austérité.  »Renoncer à nos idées pour avoir un accord? Même pas en rêve », avait conclu Jean-Luc Mélenchon dans le quotidien provençal.

Or, le sujet des alliances aux européennes a créé des tensions au sein de La France insou- mise. Le mois dernier, la députée Clémentine Autain avait ainsi appelé son mouvement à « agréger » autour d’elle et à ne pas « humilier ni mépriser » les autres organisations de gauche, souhaitant notamment que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon mène « clairement » une discussion stratégique avec le Parti communiste.

11 mars 2018

http://www.lejdd.fr/

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10 mars 2018 ~ 0 Commentaire

sergi lopez (jdd)

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Sergi López : « L’indépendance de la Catalogne est la seule façon d’obtenir une démocratie stable et mûre »

On vous attendait dans la promotion de votre dernier rôle, vous voici en défenseur de la République catalane.

Je suis là pour apporter un peu de lumière sur cette question si mal comprise en France. Ici, vous entendez beaucoup le point de vue unioniste et très peu le point de vue indépendantiste, républicain. Et quand on vous parle d’indépendantisme, vous pensez à un truc élitiste, xéno- phobe, nationaliste, alors que nous sommes un vrai mouvement populaire républicain, qui traverse toute la société ; il ne vient pas d’en haut, la classe politique a été déplacée du devant de la scène. Nous ne sommes pas non plus guidés par des motivations économiques, comme on peut le lire ici ou là, ce n’est pas un mouvement de riches, pour ne pas payer les impôts. Pour nous, l’indépendance est la seule façon d’obtenir une démocratie stable et mûre. Et aujourd’hui, nous nous battons pour les droits que vous, vous avez arrachés hier. Les Catalans sont des adultes et ils peuvent prendre leurs affaires en main.

Vous l’Européen, qui jouez en catalan, en espagnol, en français ou en anglais, êtes-vous déçu par l’attitude de l’Europe?

Ce qui se passe en Catalogne est crucial pour l’Europe. Nous posons la question de savoir comment un Etat européen peut répondre à un mouvement populaire autrement que par la répression. Nous soulevons le débat sur la démocratie en Europe ; la Catalogne, c’est plus une affaire de droits démocratiques que d’indépendance. C’est facile de dire que ce qui se passe chez nous, c’est un problème interne à l’Espagne, non, ça concerne toute l’Europe. Ce sont les piliers mêmes de la société européenne, ouverte et démocratique, qui sont menacés chez nous.

Comment avez-vous personnellement vécu le référendum 1er octobre?

Cela a été un truc énorme. Ni les organisations indépendantistes ni les associations comme l’ANC ou Omnium ne s’attendaient à pouvoir tenir le référendum ; elles avaient d’ailleurs demandé à la population de se rendre devant les bureaux de vote fermés, avec un bulletin, pour montrer à l’Europe qu’on nous empêchait de voter. Et au petit matin du 1er, les bureaux des écoles étaient tous ouverts, tenu par des citoyens, du maire de la ville au dernier employé d’école, ils étaient tous là! La preuve que nous ne sommes pas un mouvement minoritaire, de fous qui auraient perdu la tête. Et il nous a tous dépassés! Moi, j’étais dans mon village, à Vilanova i la Geltrù, et je suis allé défendre mon bureau de vote. Sans leaders, sans consi- gnes, des milliers de gens, qui n’étaient pas militants, ont compris que l’Etat espagnol avait tout mis en branle pour les empêcher de s’exprimer. Ce vote est un acte de profonde démocratie, c’est la démocratie des gens de la rue. Et c’est l’attitude de l’Etat, le refus de toute discussion et négociation, qui a fait grandir la mobilisation pour l’indépendance. Ce 1er octobre a tissé des liens incroyables, surprenants.

Et aujourd’hui?

Aujourd’hui, en Catalogne, la liberté de la presse est malmenée (150 sites ont été fermés sans aucune procédure judiciaire), des écrivains sont menacés, le droit de se réunir, de manifester, de chanter  sont en danger ­ un rappeur a été condamné à trois ans et demi de prison ferme pour « apologie du terrorisme et injures graves à la couronne » à cause d’une chanson. Sans oublier les gens blessés le 1er octobre et ceux qui restent en prison ou en exil. A aucun moment l’Etat espagnol ne tente de calmer le jeu, il veut nous renvoyer des décennies en arrière.

Votre engagement ne date pas du référendum. Vous avez été candidat aux municipales dans votre village en 2011…

J’étais déjà indépendantiste quand nous étions à peine 10% de la population catalane à mener ce combat. J’ai toujours pensé que nous avions le droit de nous gouverner nous-mêmes et qu’il ne faut pas laisser le pouvoir dans les mains d’une minorité. Cela dépasse le fait souverainiste. J’ai alors rejoins les rangs de la CUP [Candidature d’unité populaire, coalition anticapitaliste indépendantiste] et je m’étais présenté aux municipales sur leur liste. En bout de liste, sûr de ne pas être élu!

La Catalogne est aujourd’hui dans l’impasse. Ni Puigdemont ni Jordi Sànchez, le président emprisonné de l’ANC que les partis indépendantistes veulent se présenter à l’investiture : Rajoy ne veut rien entendre…

C’est l’impasse du côté de la classe politique, engluée dans des tactiques de partis qui s’éloignent du sentiment populaire majoritaire. On ne sait plus où on va, mais ce qui est clair, c’est qu’en face on nous inflige une régression de quatre-vingts ans!

On n’entend plus la gauche dans le reste du pays s’inquiéter de ce qui se passe en Catalogne. Ni Podemos, très actif avant le 1er octobre pour dénoncer les pratiques de Madrid,  et encore moins le Parti socialiste, qui a soutenu l’application de l’article 155…

Nous, nous essayons, malgré tout, d’interpeller la gauche, de trouver des partenaires en Espagne et de leur faire passer le message que les idées que véhicule le mouvement indépen- dantiste, ce sont des idées républicaines qui les concernent tous. Nous voulons changer cette démocratie espagnole qui est fondée sur une base qui n’est pas saine. Franco, faut-il le rappeler, ce n’était pas un parti de droite mais un parti fasciste. Franco, c’était un pote de Hitler et de Mussolini. Un régime de terreur.

Et lors de la transition, avec la peur du retour de cette terreur, les partis ont essayé de négo- cier plutôt que de « défranquiser » le pays. Cette démocratie s’est construite sur un pacte avec le crime. Les criminels qui étaient avec Franco n’ont jamais été jugés. Quand vous grattez dans les rangs du PP [Parti Populaire, au pouvoir à Madrid], vous trouvez beaucoup de gens issus de familles très liées au franquisme. C’est le cas du lieutenant-colonel Diego Pérez Los Cobos, qui s’occupait de la sécurité le 1er octobre, proche conseiller militaire de Rajoy [il s’était présenté avec son uniforme de la Phalange dans sa caserne lors de la tentative du coup d’Etat du capitaine Tejero, en 1981] ; il a assumé le commandement des Mossos [la police catalane] après la destitution du lieutenant Trapero. Son frère, Francisco, préside le Tribunal constitutionnel. Voilà une famille historiquement liée au franquisme.

Vous n’avez pas peur de ne plus tourner en Espagne ou même en France?

Moi, je me sens privilégié. Je n’ai jamais caché mes idées. Je pense, mais je me trompe peut- être, que mon boulot ne dépend pas de ça. Mais ça peut me toucher aussi en Espagne, comme plein d’autres artistes. Il me restera toujours le théâtre! Si tu as une perruque, des lunettes, des boîtes en carton… tu sors dans la rue et tu joues du théâtre.

L’acteur catalan Sergi López était à Paris mercredi soir pour défendre l’indépendance de la Catalogne. Le JDD l’a rencontré.

Le Catalan préféré des Français, l’inquiétant « ami que vous veut du bien », Sergi López, qui a tourné en France, en Grande-Bretagne ou aux États-Unis (Harry, un ami qui vous veut du bien, Partir, Dirty Pretty Things, Le Labyrinthe de Pan…) était de passage à Paris. Il n’est pas venu pour le lancement de la nouvelle série de Canal+, dans laquelle il fait une apparition, Nox, mais pour défendre une cause qui lui tient à cœur, la Catalogne. Avec l’ancien député indépen- dantiste Quim Arrufat, un vieil ami né aussi dans sa ville de Vilanova i la Geltrú, il a participé, mercredi 7 mars, à un débat à la Bourse de travail de Paris sur le thème « Ils sont fous, ces Catalans? Rêver d’une République ».

Mariana Sanchez le 9 mars 2018

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09 mars 2018 ~ 0 Commentaire

bilbao 8 mars (publico)

A la huelga compañera, no vayas a trabajar
Deja el cazo, la herramienta, el teclado y el ipad
A la huelga diez, a la huelga cien, a la huelga madre ven tu también
A la huelga cien, a la huelga mil, yo por ellas madre y ellas por mi.

Contra el estado machista nos vamos a levantar,
Vamos todas las mujeres a la huelga general
A la huelga diez, a la huelga cien, la cartera dice que viene también.
A la huelga cien, a la huelga mil, todas a la huelga vamos a ir.

Se han llevado a mi vecina, en una redada mas,
Y por no tener papeles ahi la quieren deportar.
A la huelga diez, a la huelga cien, Esta vez queremos todo el pastel
A la huelga cien, a la huelga mil, todas a la huelga vamos a ir.

Trabajamos en precario sin contrato y sanidad
Y el trabajo de la casa no se reparte jamás.
A la huelga diez, a la huelga cien, esta vez la cena no voy a hacer.
A la huelga cien, a la huelga mil, todas a la huelga vamos a ir.

Privatizan la enseñanza, no la podemos pagar
Pero nunca aparecimos en los temas a estudiar.
A la huelga diez, a la huelga cien, en la historia vamos a aparecer.
A la huelga cien, a la huelga mil, todas a la huelga vamos a ir.

A la huelga diez, al huelga cien , a la huelga madre ven tu también.
A la huelga cien, a la huelga mil, yo por ellas madre y ellas por mi.

yo por ellas madre y ellas por mi.
yo por ellas madre y ellas por
yo por ellas madre y ellas por
yo por ellas madre y ellas por mi.

http://www.publico.es/

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02 mars 2018 ~ 0 Commentaire

italie (solidarités.ch + sinistra)

anti

Donner une voix politique à la colère sociale

Plus que deux semaines avant les élections législatives italiennes.

Selon tous les sondages disponibles, aucun regroupement ne serait aujourd’hui en mesure d’obtenir les 316 sièges nécessaires pour gagner la majorité au parlement et former un gouvernement. La coalition qui se rapprocherait le plus des marches du pouvoir est celle de la droite alliée à la droite extrême.

Mais Forza Italia de Silvio Berlusconi (le revoilà), les deux mouvements post- fascistes, La Lega de Matteo Salvini et Fratelli d’Italia de Giorgia Meloni, associés à quelques regroupements mineurs de la droite dure, n’atteindraient pas ensemble les 40 % indispensables. A ce jour, quelques 10 millions d’Italien·ne·s sont indécis, une part considé- rable d’électeurs·trices qui risquent de modifier les calculs des instituts de sondage les plus sérieux.

La presse quotidienne nationale et internationale focalise son attention sur la constellation néofasciste qui fait de plus en plus parler d’elle.

Sa présence menaçante dans certains quartiers des villes du sud de la Péninsule et sur les places italiennes ne cesse d’inquiéter à juste titre. Le 3 février dernier, la campagne raciste persistante menée par la droite extrême a abouti à l’attentat de Luca Traini, ex-candidat de la Lega et ancien membre du service d’ordre de Matteo Salvini, contre des immigré·e·s d’Afrique sub-saharienne dans la ville de Macerata (région des Marches).

Forza Nuova, Casapound et Fiamma Tricolore se présentent aux prochaines élections dans la coalition Italia agli Italiani (Italie aux Italiens), et proclament fièrement pouvoir passer la barre du quorum de 3 %. Ils ont d’ores et déjà annoncé leur soutien à un gouver- nement qui verrait Matteo Salvini arriver à la présidence du Conseil.

S’il convient de prendre la juste mesure de cette montée en intensité de la droite néofasciste et des soutiens dont la grammaire politique semble bénéficier au sein de la population et de la coalition de droite, il est tout aussi nécessaire de contester vivement son corollaire affirmé, soit l’appel au vote utile.

La question est ailleurs. Elle se situe précisément dans le climat de désespérance sociale que traverse le pays. Dans l’incapacité des forces politiques à répondre aux besoins les plus pressants d’une population à la merci du chômage, de la précarité, et de la pauvreté et dans le rejet des politiques d’austérité menées successivement par les gouvernements de la droite berlusconienne et du parti démocrate. Rien d’étonnant à ce que les sondages estiment l’abstention à 30 % voire 40 % du corps électoral.

Pourtant, face à ce vent noir qui semble souffler inexorablement sur la Péninsule, se dresse vent debout une autre Italie.

Les dizaines de milliers de personnes qui, le 10 février dernier, faisant fi des mots d’ordre des directions du Parti Démocrate, de la CGIL et même de l’ANPI (Association nationale des partisans), ont décidé de défiler contre le racisme et le fascisme suite à l’attentat de Macerata.

A Milan, à Brescia, à Piacenza, à Macerata, la mobilisation imposante de samedi dernier a rappelé aux observateurs·trices inattentifs que les mouvements sociaux n’ont pas cessé d’alimenter des foyers de lutte dans tout le territoire. Parmi eux, le mouvement féministe (la manifestation lancée par « Non una di meno »  rassemblait des milliers de personnes dans toute la Péninsule), les militant·e·s d’une écologie radicale ou encore les jeunes des centres sociaux qui jouent un rôle indispensable d’appui aux plus démuni·e·s dont les migrant·e·s.

Le lancement de Potere al Popolo  et sa diffusion large sur l’ensemble du territoire peuvent ainsi correspondre à la recherche d’une issue politique de rupture, qui fasse conver- ger l’ensemble de ces luttes vers un horizon de transformation sociale. Expression d’une nou- velle génération, Potere al Popolo donne aujourd’hui une autre couleur au combat d’une gauche de gauche en Italie.

«Ne nous laissez pas seuls face au fascisme» martelait l’une des pancartes de la manifestation de Macerata. Les manifestant·e·s affirmaient ainsi la nécessité de chercher une réponse globale à la droite extrême. Face à l’antifascisme vide de sens agité par les forces gouvernementales et leurs alliés, ces mobilisations affichent la nécessité de revenir aux sources d’un antifascisme de combat.

Un antifascisme qui soit non seulement une lutte contre le fascisme ou ses résurgences mais aussi contre ce qui le rend possible, pour ouvrir une alternative qui rompe avec la logique capitaliste en multipliant les solidarités. Une lueur d’espoir éclaire ce chemin aujourd’hui…

Stéfanie Prezioso

http://www.solidarites.ch/

323-Une

Lire aussi:

Potere al popolo, un nouvel espoir de la gauche anticapitaliste en Italie (Solidarités)

Où est passée la gauche radicale ? Elections en Italie. Potere al Popolo, un nouveau Podemos ? (Révolution Permanente)

Italie: Grand retour de Berlusconi et des néo-fascistes La droite extrême en passe de gagner les élections? (RP)

Élections législatives italiennes. Glossaire pour s’y retrouver (L’Humanité)

«Défaite du PD, mais les droites populistes et xénophobes gagnent» (Sinistra Anticapitalista)

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01 mars 2018 ~ 0 Commentaire

souverainisme 1 (anti-k)

tardi drapeau

Le souverainisme : altermondialisme et France insoumise, comment la confusion profite à l’extrême droite

Depuis quelques années, une certaine confusion s’est installée entre la social-démocratie radicale et le Front National : ces formations ont désormais des pans entiers de leur programme en commun. Si ces mouvements restent différents, et qu’il n’est pas possible de les amalgamer, cette confusion ne peut à terme bénéficier qu’à l’extrême droite…

La critique de l’Union Européenne est aussi un point de convergence et de confusion entre l’extrême droite et une certaine gauche souverainiste, qui dénonce l’Union Européenne comme outil de mise en place de politiques néolibérales. Par contre, cette gauche va se borner à réaffirmer la nation républicaine comme outil d’émancipation, bien loin de l’internationalisme du mouvement ouvrier. Cette proximité entre les discours de la gauche souverainiste et de l’extrême droite crée des passerelles, de la confusion, et contribue donc à la dédiabolisation du discours réactionnaire.

L’union Européenne, un outil aux mains de la bourgeoisie

Sur le papier, l’idée d’Union Européenne pourrait sembler porteuse d’idéaux intéressants : paix entre les peuples, internationalisme, libre circulation des personnes…  Pourtant, il faut se rendre à l’évidence, l’UE est un outil aux mains des bourgeoisies européennes. Ses politiques sont totalement inféodées aux intérêts du capital, qui tente d’attaquer ce qu’il reste de l’Etat social dans les différents pays membres.

Tout d’abord, rappelons que la liberté de circulation est à relativiser : si elle est effective dans la plupart des cas et qu’elle permet la circulation de flux de personnes et de marchandises qui rapportent énormément d’argent, il ne faut pas oublier qu’elle est facilement limitée lors d’évènements politiques comme durant les contre-sommets ou encore face à un afflux de migrants trop élevé.

Elle ne fonctionne pas non plus dans toute l’Europe, comme le montre par exemple la situation à Calais où des migrants stagnent en attendant de passer la frontière britannique. C’est surtout aux frontières européennes qu’elle s’avère illusoire : l’Europe forteresse laisse de nombreux migrants mourir en mer alors qu’ils tentent de rejoindre cet « eldorado » xénophobe.

L’Union Européenne est principalement le vecteur de politiques néolibérales, visant à marchandiser de plus en plus de secteurs (privatisations), mais aussi à abaisser les salaires directs et indirects par le biais de politiques d’austérité tout en mettant en concurrence les travailleurs à l’échelle européenne.

Les plus récents traités européens (MES et TSCG), avec la mise en place du méca- nisme de stabilité (MES), imposent aux états membres des normes de gouvernance de plus en plus contraignantes.

Celle-ci vont systématiquement dans le sens de la bourgeoisie, que ce soit dans des cas particuliers (à l’échelle d’un secteur industriel) ou de la ligne politique générale. L’Union européenne est un outil d’ « harmonisation » par le bas, pour ne pas dire un outil d’écrasement du prolétariat, bien loin du projet kantien d’harmonie entre les peuples et de paix perpétuelle.

Le paroxysme de cette politique a été l’écrasement du peuple grec au nom d’une dette insoutenable, dont l’humiliation du parti social-démocrate Syriza est un triste épisode.

L’extrême droite et la « gauche radicale » contre l’UE

Les partis d’extrême droite, bien qu’ils prétendent avoir un discours social, ne sont pas vrai- ment opposés aux politiques décrites plus haut, et encore moins en faveur de la liberté de circulation. Par contre, ils surfent habilement sur le ressentiment causé par ces politiques. La question de l’Union Européenne va également brouiller les clivages politiques entre deux types de mouvements qui pourtant n’ont pas les mêmes fondements.

Nous avons vu que l’extrême droite est contre l’Union Européenne principalement par nationalisme et que son discours anti libéral n’est que poudre aux yeux.

Par contre, de l’autre côté, la « gauche radicale » de type Syriza ou Podemos et ses clones dans d’autres pays, comme le Front de Gauche et la France Insoumise va mobiliser les an- ciens électeurs des partis sociaux-démocrates avec un discours anti austérité aux accents radicaux.

Nous n’allons pas nous étendre sur les programmes de ces partis, mais pour résu- mer, à part une critique virulente de la corruption et un discours en faveur de la démocratie participative, leur principale perspective est de tenter de gagner les élections sans recourir aux luttes sociales afin de mener de mener une politique keynésienne de relance nationale. Ils réclament plus d’impôts, un recours à l’emprunt et à la planche de billets, un Etat social, des aides aux ménages pour relancer la consommation, etc.

A ce niveau, leur objectif est de relancer l’économie en mettant en place un capita- lisme « à visage humain », plus social et qui taxerait un peu plus les patrons – bref, un réformisme avec de nouveaux habits, proposant un retour aux « Trente glorieuses » idéalisées, assorti d’une régénération de la « démocratie ».

Ce courant politique s’oppose à l’Union Européenne.

Les membres de ces mouvements se partagent entre partisans d’une « autre Europe », plus sociale, et les partisans de la rupture avec l’UE et l’Euro, qui assument ce que l’on peut appeler un souverainisme de gauche. En Europe, parmi les partisans de ce souverainisme de gauche, on peut compter pêle-mêle Jean-Luc Mélenchon, leader du Front de gauche, puis de la France Insoumise, le POI trotskiste, des économistes tels que Frédéric Lordon ou Jacques Sapir, des titres comme Le Monde diplomatique mais aussi en Grèce le KKE, la scission de gauche de Syriza « Unité Populaire », ainsi que le Bloc de Gauche au Portugal et des courants de Podemos.

Ce phénomène s’explique par le fait que dans un contexte où l’Union Européenne est l’outil de l’austérité, la question de l’acceptation du cadre européen de l’austérité et de l’euro est devenu un des clivages politiques les plus importants. Comme l’a montré la défaite humiliante de Syriza, celui qui refuse de s’y opposer ne peut que se résoudre à courber l’échine. Comme cela avait déjà été le cas lors du référendum de 2005 sur la constitution européenne, face à ce clivage, ce sont bien deux tendances en apparence opposées qui se retrouvent sur des positions similaires.

D’un côté, il y des réformistes radicaux veulent une politique keynésienne de redistribution de la production, en prônant une série de réformes démocratiques assez illusoire dans le cadre du capitalisme mondialisé. Ils conçoivent l’Etat national comme un outil d’action politique leur permettant de mener à bien ces politiques.

De l’autre, l’extrême droite fait son beurre sur le sentiment populaire anti-UE, assumant pleinement la sortie de l’UE et de l’Euro. S’il y a convergence autour de ce clivage majeur, au-delà de leurs discours, les deux courants présentent pourtant des diffé- rences importantes. Comme nous l’avons vu, le programme économique de l’extrême droite est composé de mesures d’austérité organisant un transfert massif de richesse vers le patronat. Le cœur du programme anti UE de l’extrême droite, malgré un faux discours social, est xéno- phobe et nationaliste. Il vise à se donner les mains libres pour mener des politiques anti-sociales. (Voir partie 2)

26 février 2018 Par Oulianov

https://www.19h17.info/

Lien vers le livre : 

https://editionsacratie.com/temps-obscurs-nationalisme-et-fascisme

http://www.anti-k.org/

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