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14 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

pays basque: 130 000 personnes à Bilbao

euskadi

Depuis plusieurs années la gauche basque tente d’initier un processus de paix en Pays Basque multipliant les actions politiques, manifestations, ou création de collectifs tels que Herrira,ou Bake Bidea en Pays basque nord.

Plutôt que de répondre aux besoins de la société, la paix et la reconnaissance du peuple basque, les gouvernements respectifs des États français et espagnol stigmatisent les différents mouvements de gauche dite abertzale (nationaliste indépendantiste), et emprisonnent les militants politiques. Cela à été le cas d’Aurore Martin qui, rappelons-le, a été extradée en novembre vers l’État espagnol pour avoir milité dans une organisation (légale en France, NDB) indépendantiste. Il faut souligner qu’elle n’est pas la seule, aujourd’hui plus de 500 prisonniers politiques sont incarcérés sur les deux territoires.

Mobilisation de masse pour la paix

Même après l’annonce de la trêve définitive de l’ETA, les arrestation ne cessent pas. Cette semaine, 8 avocats qui défendaient des prisonniers politiques de l’ETA ont été arrêtés et accusés d’être la voie de communication entre les différents prisonniers et l’ETA. Le grand complot !

En réaction, une importante mobilisation a été appelée par une large majorité d’organisation, des partis abertzale au parti de la bourgeoisie basque (PNV). La manifestation appelée a été interdite, mais a tout de même rassemblé 130 000 personnes ce samedi 11 janvier à Bilbao. Cela montre une nouvelle fois que la lutte pour la paix ne peut être balayé d’un revers de main par les différents gouvernements. Iker Garay

Communiqué de presse du NPA Pays basque : 130 000 à Bilbao pour la défense des droits des prisonniers basques !

Face à l’interdiction inique de la manifestation initialement prévue samedi 11 janvier à Bilbao par la dynamique Tantaz Tanta pour la défense des droits des prisonniers basques, les partis et syndicats majoritaires du Pays Basque, PNV, SORTU, ARALAR, et GEROA BAI, ELA et LAB ont appelé à manifester le soir même et ont regroupé une marée humaine de plus de 130 000 manifestants à Bilbao, pour la défense des droits humains et pour la résolution politique du conflit. C’est incontestablement une des plus imposantes et puissantes manifestations de ces dernières années, démontrant ainsi de quel côté est la volonté du peuple basque.

Avec Bake Bidea dont nous sommes une composante, nous, NPA Pays Basque, avons appelé et soutenu ces initiatives. Nous considérons qu’il est grand temps, plus que temps, que le gou- vernement français Hollande-Ayrault cesse d’apporter son soutien politique et policier au gouvernement du très réactionnaire Rajoy et fasse droit à l’aspiration de tout un peuple.

Il est en particulier l’heure que le gouvernement français amorce une politique conforme à ses propres lois et aux droits humains et montre au gouvernement de Madrid qu’il faut savoir terminer une guerre en renonçant, pour commencer, aux méthodes héritées du franquisme.

Le NPA Pays Basque continue et continuera ce combat, aux côtés des associations et organisations qui portent ce même objectif de justice et de soutien inconditionnel aux droits des prisonniers basques. Le 13 janvier 2014.

http://npa2009.org/content/pays-basque-130-000-personnes-%C3%A0-bilbao

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14 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

le droit à l’avortement bientôt supprimé en espagne ? (basta)

KKK

Les ultra-conservateurs espagnols auront-ils gain de cause sur le droit des femmes à interrompre une grossesse ?

Approuvée le 20 décembre dernier par le Conseil des ministres de droite du Parti Populaire (PP), actuellement au pouvoir, une proposition de loi restreint drastiquement les conditions dans lesquelles une femme sera autorisée à avorter. Proposé par le ministre de la Justice Alberto Ruiz-Gallardón, le texte sur « la protection de la vie de l’être conçu et des droits de la femme enceinte » prévoit une possibilité d’avorter dans les situations suivantes :
- en cas de grave danger pour la vie de la femme ou pour sa santé physique ou psychologique (sachant que le texte impose que le diagnostic soit émis par deux médecins différents et étrangers à l’établissement pratiquant l’avortement),
- en cas de viol et à condition que la femme ait déposé plainte (ce qui concerne une minorité des victimes de viols),
- en cas de malformation fœtale, sous réserve de deux rapports médicaux – l’un sur la mère et l’autre sur le fœtus, qui confirmeront le motif d’interruption de grossesse.

Approuvée dans le pays par diverses associations ultra-conservatrices et par la conférence épiscopale, la proposition a soulevé la colère des mouvements féministes ainsi que du Parti socialiste (PSOE).

Au sein même du Parti populaire, le texte ne fait pas l’unanimité. Plusieurs poids lourds régionaux le désapprouvent. La section des jeunes n’y est pas favorable non plus. La réaction de la vice-présidente conservatrice du congrès des députés, Celia Villalobos, a été particulièrement remarquée. Elle a demandé au premier ministre Mariano Rajoy « la liberté de vote » lors du débat parlementaire. Celia Villalobos s’était déjà fait remarquée en 2010, alors que les socialistes étaient au pouvoir, en s’abstenant de voter contre la loi qui légalisait l’avortement jusqu’à 14 semaines de grossesse. Elle avait, pour cela, été sanctionnée par son groupe parlementaire. Le projet de loi ne devrait cependant pas passer devant le Parlement espagnol avant l’été.

De ce côté-ci des Pyrénées, seule Marine Le Pen soutient ouvertement le projet de loi d’Alberto Ruiz-Gallardón. Les socialistes ont immédiatement dénoncé « une attaque contre le droit des femmes à disposer de leur corps » et appeler à manifester. De même que le Parti de Gauche et Europe Écologie Les Verts. L’UMP, elle, reste discrète.

Et les féministes sont vent debout. Pour le planning familial, l’initiative illustre la volonté du gouvernement espagnol de « maintenir les femmes dans un statut social étroit et de soumission » et s’inscrit dans un « mouvement européen réactionnaire et conservateur qui n’a toujours pas accepté le droit des femmes à disposer de leur corps ». Les médecins craignent en plus un afflux de patientes espagnoles en France si la loi venait à être votée… comme il y a 25 ou 30 ans. De nombreuses manifestations ont déjà eu lieu. D’autres sont prévues tout au long du mois de janvier.

Par Nolwenn Weiler 14 janvier 2014

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http://www.bastamag.net/Le-droit-a-l-avortement-bientot

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12 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

manifestation monstre de kurdes à Paris

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Des dizaines de milliers de personnes ont afflué samedi 11 janvier à Paris pour exiger justice et vérité sur l’assassinat de trois militantes kurdes il y a un an.

Venues de toute l’Europe, des dizaines de millier de personnes, selon les organisateurs, se sont rassemblées à Gare du Nord, près du centre d’information du Kurdistan, où les trois femmes kurdes ont été exécutées le 9 janvier 2013, avant de marcher vers la place de la République.

Le 9 janvier 2013, Sakine Cansiz, la co-fondatrice du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), Fidan Dogan, représentante à Paris du Congrès National du Kurdistan, basé à Bruxelles, et Leyla Saylemez, membre du mouvement de la jeunesse kurde avaient été assassinées par balles dans la tête en pleine jour.  Il n’y a aucune doute sur le caractère politique de cet assassinat dont les commanditaires seraient en Turquie. Selon des sources proches du dossier, l’enquête pointe la Turquie.

HIER ROSA AUJOURD’HUI SARA

« Hier Rosa aujourd’hui Sara. Hier Berlin aujourd’hui Paris. Nous n’oublierons jamais » , « Justice et vérité, identifiez les commanditaires »,  « Celui qui cache l’assassin est lui-même l’assassin », « C’est un assassinat politique », pouvait-on lire sur des banderoles. Les manifestants ont crié tout au long de la manifestation des slogans tels que « les martyres ne meurent pas », « Vive le PKK », « vive le président Apo », en référence au leader kurde Abdullah Ocalan.

FEMINICIDE

La Fédération des associations kurdes de France (Feyka), la Coordination nationale solidarité Kurdistan (CNSK), le PCF, le président du Parti de la Gauche Européenne, Femmes Solidaires, la Marche Mondiale des Femmes, MRAP, Mouvement de la Paix, le NPA, le directeur du journal L’Humanité et député européen, la communauté Tamoule, les organisations de la gauche turque, mais aussi les antifascistes allemands étaient présents lors de cette manifestation monstre.

Les femmes kurdes ont demandé que le 9 janvier soit déclaré journée de lutte contre le féminicide. De nombreuses personnes dont Pierre Laurent, président du Parti de la Gauche Européenne, Remzi Kartal, co-président du Congrès du Peuple du Kurdistan (Kongra Gel) et les membres des familles des victimes ont pris la parole lors du meeting, tenu sur la place de la République, pour exiger « vérité » et « justice ».  M. Laurent a déclaré que les communistes français et européens sont toujours en colère un an après le triple assassinat, soulignant que la France doit prendre en compte les revendications légitimes du peuple kurde.   M. Kartal a de son coté affirmé que l’assassinat de trois femmes kurdes visait le processus de paix, lancé par le chef du PKK Abdullah Ocalan. « Cette lutte se poursuivra jusqu’à la vérité et la justice. Personne ne pourra arrêter la lutte du peuple kurde » a-t-il souligné.

LE PKK: L’OTAN EST DERRIERE L’ASSASSINAT

Dans un communiqué lu lors du meeting,  l’Union des Communautés du Kurdistan (KCK), système politique du PKK, a déclaré que « Cette attaque atroce et lâche a été dirigée contre notre stratégie pour une solution démocratique ». Pour le KCK, « Ce massacre (le triple assassinat) a été commis par l’OTAN avec l’organisation secrète de la Turquie, ‘le Gladio vert’ (les islamistes du mouvement Fetullah Gulen). Les Etats-Unis, la France et l’Allemagne sont également impliqués. Le gouvernement AKP en Turquie et l’Etat parallèle de la confrérie Gulen se trouvent au centre de ce complot. » « Les autorités françaises savent ce qui a commis ce massacre mais elles le cachent. Notre peuple, les femmes et les forces démocratiques doivent demander des comptes et faire pression sur la France pour élucider ce massacre » a-t-il ajouté le KCK.

11 janvier 2014 |  Par Maxime-Azadi Blog de Maxime Azadi avec ActuKurde.fr

http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi/110114/manifestation-monstre-de-kurdes-paris

Avec la guérilla du PKK dans les montagnes du Kurdistan
Un reportage de Mireille Court et Chris Den Hond, réalisé en 2004.

Pendant que la guerre faisait rage en Irak, nous sommes allés rencontrer la guérilla du PKK (le Parti des Travailleurs du Kurdistan) dans la montagne de Qandil, au nord de l’Irak à la frontière turque et iranienne.
C’était la période où la Turquie voulait devenir membre de l’Union européenne et où il y avait un petit dégel entre l’Etat turc et sa population kurde (25% des habitants en Turquie sont Kurdes). Beaucoup espéraient que ce dégel devienne un jour le printemps de Diyarbakir. Ces derniers temps, la répression a repris : militant(e)s, journalistes, politiciens, écrivains kurdes ou pro-kurdes sont jetés en prison.

Nous avons passé une semaine avec eux dans les montagnes du Kurdistan. La résistance kurde du PKK a donné une conscience nationale aux Kurdes, mais ce parti a été mis sur la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis et par l’Union européenne. Sama Botan, guérilléra : « Ils exigent que la guérilla dépose les armes, mais qu’est-ce qu’ils donnent en échange ? Ils doivent nous donner des garanties, sinon nous ne désarmerons pas. »

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11 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

pologne, le vatican refuse l’extradition de l’archevêque wesolows (ci)

pope

Le procureur de la République de Varsovie vient de recevoir la réponse négative du Vatican à sa demande d’extradition de l’ancien nonce apostolique en République dominicaine, l’archevêque Jozef Wesolowski, suspecté de pédophilie.
*
L’archevêque polonais Jozef Wesolowski, ancien nonce apostolique en République dominicaine, suspecté de pédophilie et résidant à Rome, ne pourrait pas être extradé vers la Pologne, puisqu’il est un citoyen du Vatican. « La réponse du Saint-Siège est laconique et tient en une demi-page », rapporte le site de la première chaîne d’information polonaise TVN24, qui précise que « les auteurs de la lettre assurent que le Vatican mène une enquête sur les supposés actes de pédophilie du hiérarque. »Mgr Wesolowski a été accusé par les médias dominicains en septembre 2013 d’avoir eu des relations tarifées avec des mineurs dans sa paroisse rurale de Juncalito, dans le nord du pays. Il a ensuite été rappelé à Rome par le pape François. Courrier international 10 janvier 2014
Commentaire:  « On lâche rien »!

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11 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

manifestation samedi des nationalistes basques, malgré une première interdiction (lt.ch)

eusjkasdi

Les indépendantistes basques et les nationalistes du PNV ont appelé à manifester samedi à Bilbao, après l’interdiction d’une mobilisation en soutien aux prisonniers de l’ETA, alors que le gouvernement espagnol reste inflexible dans son refus de toute concession au groupe armé.

Le président du PNV, la principale formation régionale, Andoni Ortuzar, a appelé à « participer à la manifestation silencieuse qui aura lieu samedi à Bilbao sur le thème « Droits de l’homme, accord, paix’ », lors d’une conférence de presse avec le président du parti de gauche indépendantiste Sortu, Hasier Arraiz.

Cet appel fait suite à l’interdiction de la journée de mobilisation qui était prévue samedi à Bilbao, en soutien aux prisonniers de l’ETA.

Vendredi, le juge du tribunal de l’Audience nationale de Madrid Eloy Velasco a « interdit » cette manifestation, estimant que le groupe de soutien aux prisonniers Herrira, démantelé après un coup de filet le 30 septembre et dont la justice a suspendu pour deux ans les activités, se trouve derrière les organisateurs.

Des documents saisis lors de cette opération de police, « il ressort que durant l’été 2013, Herrira a été l’inspirateur ou l’auteur d’une dynamique appelée Tantaz tanta (Goutte à goutte), dont l’objectif est de rallier le plus grand nombre possible d’adhésions à ses manifestations sociales en soutien aux prisonniers de l’ETA », écrit le juge Velasco. Le magistrat a donc décidé d’interdire « les activités de soutien, exaltation et financement en faveur des prisonniers » programmées samedi à Bilbao.

« Une décision incompréhensible pour le peuple basque », avait immédiatement réagi le gouvernement régional du Pays Basque, dominé par le PNV. « C’est une décision très grave (…) dans la mesure où année après année, nous avons pu voir que des manifestations identiques se sont déroulées sans aucun obstacle, y compris à l’époque où l’ETA était active », avait commenté le porte-parole du gouvernement régional, Josu Erkoreka.

« Face à la violation des droits de l’homme et devant les moyens exceptionnellement négatifs, tous ceux qui sont réunis ici expriment la volonté de renforcer le nouveau scénario qui s’est ouvert pour notre communauté », a ajouté vendredi soir le président du PNV, alors que Tantaz tanta, en réponse à la décision du juge, avait peu avant annulé son appel à manifester. BILBAO, 11 jan 2014 (AFP)

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07 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

voeux de izquierda anticapitalista

L’année 2013 vue par Izquierda Anticapitalista

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06 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

la «success story» irlandaise est une escroquerie, champagne pour les banques !

irish La charrue étoilée, « Starry Plough », symbole de la gauche irlandaise

Une étude inédite d’Attac :

Le 15 Décembre 2013, l’Irlande est devenue le premier pays à sortir d’un programme de «sauvetage» de la Troïka – Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI.

Au moment où les élites politiques européennes sablent le champagne en l’honneur du « succès » irlandais, Attac publie une étude inédite à partir de chiffres officiels jusqu’ici dispersés.

Alors que l’Irlande a reçu 67,5 milliards € de prêts pour son renflouement depuis la fin de 2010, le pays a transféré un montant total de 89,5 milliards € à son secteur financier au cours de la même période. 55,8 de ces milliards sont tombés dans les poches des banques créancières, toutes étrangères et certaines françaises.

L’étude confirme que la situation économique et sociale de l’Irlande demeure désastreuse: ces milliards n’ont en rien profité aux Irlandais, broyés par la politique d’austérité infligée à leur pays pour payer ces dettes illégitimes.

L’étude publiée aujourd’hui par le réseau des Attac d’Europe a été coordonnée par Attac Autriche et Attac Irlande. Les résultats en détail:

- 18,1 milliards ont été utilisés pour recapitaliser directement les banques irlandaises .

- 55,8 milliards sont allés aux créanciers de l’Etat irlandais . € 37,5 milliards ont servi à rembourser des obligations gouvernementales à échéance et € 18,3 milliards pour payer les intérêts sur les obligations en circulation .
- 1,6 milliards ont été dépensés par la National Asset Management Agency (NAMA ), une structure de défaisance garantie par l’Etat , pour acheter les mauvais actifs immobiliers détenus par les banques irlandaises .

- 14 milliards ont été utilisés jusqu’à présent pour la liquidation de la Compagnie de liquidation des banques irlandaises ( IBCR ) , la fusion de deux banques nationalisées en faillite. 12,9 milliards entre eux ont été utilisés par l’AMNA pour acheter le reste des actifs de l’IBCR . Un autre 1,1 milliard a été versé aux créanciers de la banque à la suite d’ une garantie du gouvernement .

 » Au cours de son soi-disant sauvetage, l’Irlande a mis plus d’argent dans le secteur financier qu’elle n’a reçu de prêts pour son renflouement  » , note Dominique Plihon, porte-parole d’Attac France :  » la population irlandaise s’est lourdement endettée pour sauver le secteur bancaire européen ».

Ces chiffres, qui concernent l’un des plus petits pays de la zone euro, confirment le caractère dérisoire de l’Union bancaire européenne et de son fonds de résolution récemment annoncé, qui atteindra à peine 60 milliards d’euros dans dix ans. Cinq ans après la faillite de Lehman Brothers et des banques irlandaises, les spéculateurs et les banques tiennent plus que jamais le haut du pavé.

« Nous espérons que 2014 marque en Europe le début de la fin de leur arrogante domination, grâce notamment à l’instauration, enfin, d’une véritable taxation des transactions financières; pour notre part, en 2014, nous allons plus particulièrement cibler deux requins de la finance, BNP Paribas et la Société Générale, pour qu’elles cessent  de trafiquer dans les paradis fiscaux et de financer des projets destructeurs de la planète « , conclut Dominique Plihon.

 

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29 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

andrew lansley rap

Un rap engagé en défence de la sécu (NHS) anglaise contre Andrew Lancey, ministre conservateur, qui se sert au passage. Le créateur de cette sécu était Aneurin Bevan, député gallois, leader de la gauche (bevanisme) du travaillisme dans les années 50, dont la nostalgie s’exprime dans le dernier film de Ken Loach.

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28 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

turquie, erdogan fait face à une nouvelle fronde de la rue (lm)

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Des manifestants réclamant la démission du premier ministre, Tayyip Recep Erdogan, ont affronté, vendredi 27 décembre, la police antiémeute aux abords de la place Taksim, à Istanbul, ainsi que dans le centre d’Ankara.

Les forces de l’ordre sont intervenues en soirée dans ces deux villes pour disperser, avec des canons à eau et des gaz lacrymogènes, des milliers de personnes venues dénoncer la corruption du gouvernement islamo-conservateur, sur fond de dégringolade de la monnaie et de la Bourse turques. Au moins deux manifestants ont été blessés sur la place Taksim et évacués par des ambulances. Après plusieurs heures d’échauffourées, la place avait retrouvé son calme vers minuit (23 heures à Paris). D’importants effectifs de police étaient toujours déployés dans le quartier, alors que les équipes de nettoyage de la ville démantelaient les dernières barricades et effaçaient les traces des incidents. Selon le barreau d’Istanbul, au moins 31 personnes ont été interpellées par la police vendredi soir.

Dans le cadre d’une enquête menée en secret depuis plusieurs mois, la police a procédé le 17 décembre à l’arrestation de dizaines de personnes, parmi lesquelles figurent les fils de trois ministres. Il s’agit d’un revers de taille pour Recep Tayyip Erdogan, qui fait face à un vaste scandale de corruption. Le scandale, d’une ampleur sans précédent depuis l’arrivée de M. Erdogan aux affaires, il y a dix ans, a donné lieu mercredi à un important remaniement ministériel et alimente la rumeur d’élections législatives anticipées en 2014. L’affaire a pris plus récemment une tournure embarrassante sur le plan personnel pour le chef du gouvernement, car la presse a annoncé cette semaine que la justice souhaitait entendre son fils Bilal en tant que témoin. Vendredi en fin de journée, le premier ministre s’est fait acclamer par quelques milliers de partisans à l’aéroport d’Istanbul, où il a atterri après une tournée dans le pays.

DÉMISSION DE TROIS DÉPUTÉS

De plus, trois députés du Parti pour la justice et le développement (AKP), la formation de Recep Tayyip Erdogan, ont démissionné vendredi, et l’un d’eux a dénoncé une « attitude dominante et arrogante » du parti conservateur islamiste. Le gouvernement, qui nie toute malversation, parle d’un complot orchestré de l’étranger.

Jeudi, un procureur chargé de l’enquête avait fait savoir qu’il avait été dessaisi du dossier. Selon lui, l’appareil judiciaire a fait l’objet de « pressions directes » et de hauts responsables de la police ont permis à des suspects d’échapper à la justice. Le parquet a réagi en assurant que le magistrat avait été dessaisi pour avoir violé le secret de l’instruction. Il lui reproche en outre de ne pas avoir informé sa hiérarchie des progrès de l’enquête en temps voulu.

Quelque soixante-dix responsables de la police ont eux été limogés et une disposition imposant aux membres des forces de l’ordre d’informer leurs supérieurs de l’état de leur enquête sur cette affaire avait été adoptée le 21 décembre, puis rejetée vendredi par le Conseil d’Etat.

Les initiatives de l’exécutif pour mettre la police au pas ont attisé les griefs d’une partie de l’opinion qui accuse le chef du gouvernement de dérive autoritaire et qui s’est largement mobilisée au printemps et cet été. Joignant sa voix au concert de critiques, le Haut Conseil de la magistrature a jugé vendredi que la disposition rejetée par le Conseil d’Etat constituait une « violation manifeste du principe de séparation des pouvoirs et de la Constitution », ce qui lui a valu une vive réaction de Recep Tayyip Erdogan : « Le Haut Conseil de la magistrature a commis un crime, a-t-il lancé lors d’un discours prononcé à l’université Sakarya, à Adapazan. Maintenant, je me demande qui va juger ce conseil ? Si j’en avais le pouvoir, je le ferais sur le champ. »

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 27.12.2013 à 21h59 • Mis à jour le 28.12.2013 à 09h11

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/12/27/en-turquie-erdogan-fait-face-a-une-nouvelle-fronde-de-la-rue_4340930_3214.html

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27 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

espagne, avortement de nouveau interdit (lo)

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 Retour vers la barbarie cléricale

Lorsqu’il y a deux ans le gouvernement du Parti Populaire (PP) de Rajoy accédait au pouvoir, il promettait une reprise économique et la baisse du chômage. Promesses non tenues. Par contre, il tient un des engagements pris vis-à-vis de son électorat le plus réactionnaire en adoptant un projet de loi qui remet en cause la législation concernant le droit à l’avortement, votée en 2010 sous le gouvernement socialiste de Zapatero.

Ce projet de loi qui sera immanquablement confirmé par le vote du Parlement à majorité PP et destiné à satisfaire la droite la plus réactionnaire et l’Église, imposera aux femmes un dramatique retour en arrière, digne des années du franquisme. L’avortement ne sera autorisé que pour les femmes victimes de viols, à condition toutefois que le viol soit déclaré et prouvé. Il sera également autorisé s’il est prouvé que le foetus est mort ou non viable, mais à condition que l’accouchement présente un risque très grave pour la mère Enfin, il sera autorisé si la vie de la mère est en danger. Dans tous les autres cas l’avortement sera interdit même lorsque l’embryon paraît présenter des risques évidents de malformation et d’handicaps graves. Une mesure d’autant plus révoltante que le gouvernement supprime les aides aux familles qui ont des enfants dépendants.

Le recours à l’avortement redeviendra donc illégal et sévèrement réprimé, comme il l’était sous le franquisme. Les médecins qui transgresseraient l’interdiction risqueront une condamnation pouvant aller jusqu’à trois ans de prison et six ans de suspension d’exercice.

Les femmes n’auront plus d’autre choix pour avorter que d’aller à l’étranger ou dans une clinique complaisante si elles ont de gros moyens financiers. Pour les plus démunies, il faudra recourir aux avortements clandestins et risqués sans contrôle médical, ou accepter une naissance non voulue.

En cette époque de crise, où le chômage des jeunes atteint les 50 % et où beaucoup d’entre eux retournent vivre chez leurs parents, où la misère augmente dans les classes pauvres, ce recul suscite des réactions et des manifestations, seuls moyens pour que le droit à l’avortement soit à nouveau imposé. Jacques MULLER

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2369&id=24

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