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21 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

le front national ne dupera jamais les français (ci)

LE-PEN

Marine Le Pen peut toujours changer le nom de son parti, les Français ne perdront jamais de vue le côté « répugnant » du FN, écrit le journal conservateur londonien The Times.
Durant les deux années qui se sont écoulées depuis qu’elle a hérité du parti de son père, Marine le Pen s’est efforcée de redorer l’image de sa formation d’extrême droite. Agée de 45 ans, la nouvelle dirigeante du Front national (FN) n’en fait pas mystère : la dédiabolisation* est son objectif principal, et elle a transformé le vilain parti de Jean-Marie le Pen en une force plus apaisée et moins misogyne.Il est donc logique que, le FN s’attendant à réaliser une percée en 2014 [élections municipales et européennes], Le Pen fille* souhaite se débarrasser de son nom sulfureux et de son flamboyant logo tricolore. Le FN, créé en 1972 et issu du mouvement fasciste Ordre nouveau, a trop tendance à rappeler le temps des gros bras en veste de cuir, des catholiques intégristes et des nostalgiques de l’Algérie française.La nouvelle appellation, qui pourrait comporter le mot « patriote », doit être susceptible de séduire aussi bien les fonctionnaires que les femmes à des postes de responsabilité qui envisagent de voter pour elle lors des prochaines échéances.

Quant au logo, le « Front » pourrait se doter de sa version de la croix de Lorraine, symbole utilisé par Charles de Gaulle pour rallier à lui ses compatriotes pendant la guerre. Le parti s’emploie à faire main basse sur l’héritage gaulliste depuis le jour où Jean-Marie Le Pen a commencé à piétiner les plates-bandes de Jacques Chirac dans les années 1980. [Le vice-président du FN, Florian Philippot, utilise le symbole gaulliste pour sa campagne municipale à Forbach.]

Le Pen père* n’est pas enthousiaste à l’idée de dire adieu* au FN, même si lui-même n’a parfois pas hésité à user d’appellations moins douteuses. Lors de l’élection de 1986, il l’avait ainsi rebaptisé : Rassemblement national.

Ce n’est pas la première tentative de Marine Le Pen pour ravaler la façade de sa formation. En 2012, s’étant retrouvée troisième au premier tour de la présidentielle, elle avait aligné les candidats du FN aux législatives sous la bannière du Rassemblement bleu Marine. Le but n’en était pas seulement d’échapper à l’image attachée au FN, mais aussi au caractère dynastique de son nom de famille, ce qui est révélateur. Le Pen fille* sait qu’il est bien plus facile aux gens de dire qu’ils sont « avec Marine » que « je vote Le Pen ».

Elle soutient que son mouvement, qui réclame la sortie de l’euro, la fin de l’immigration et une diminution des importations, n’est ni de gauche, ni de droite. La perspective de voir des maires « marinistes » faire irruption dans les municipalités et une phalange de députés entrer au Parlement européen inquiète les partis traditionnels. Toutefois, ceux qui gardent la tête froide soulignent que les électeurs français ont toujours fait preuve de bon sens. Le vote Front national a toujours été avant tout un vote de protestation, et le choix d’un nouveau nom ne suffira pas à masquer le côté répugnant d’un parti que la majorité des Français continue d’exécrer. Note :* En français dans le texte. The Times  Charles Brenner 19 Décembre 2013

http://www.courrierinternational.com/article/2013/12/19/le-front-national-ne-dupera-jamais-les-francais

Commentaire: La droite anglaise n’a pas de passerelles avec le FN!

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21 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

allemagne, amazon face à la grève (al’e)

Le Marginal Magnifique poème On est tous sans le même bâteau galères Ben Hur Gatsby le Magnifique sur un yatch inégalités des chances

La plateforme de vente en ligne Amazon réalise 70 % de son chiffre d’affaires pendant la période des fêtes de fin d’année, selon le syndicat allemand ver.di.

Pour faire face à l’explosion de commandes passées en un clic à l’approche de Noël, la multinationale recrute des centaines d’intérimaires pour renforcer ses équipes. L’année dernière, Jean-Baptiste Malet a fait partie des 1200 salariés embauchés pour travailler au sein de l’entrepôt de Montélimar en France. Ce journaliste révèle dans son livre, En Amazonie, infiltré dans le meilleur des mondes (Editions Fayard, mai 2013) les conditions de travail à la fois archaïques et ultramodernes en vigueur au sein des entrepôts d’Amazon, interdits d’accès aux journalistes.

Pourquoi avoir choisi Noël pour votre infiltration dans un entrepôt d’Amazon?

Jean-Baptiste Malet : Tout simplement parce que j’avais de grandes chances d’être recruté. Amazon recourt massivement aux intérimaires pendant cette période, qui commence fin octobre et se termine fin décembre. A Montélimar, 1 200 intérimaires ont été recrutés pour Noël. Les travailleurs allemands [voir article ci-dessous] m’expliquaient cet été que certains entrepôts doublaient voire triplaient leurs effectifs [en fin d'année]. Je tiens à rappeler que je me suis infiltré parce que les employés ont refusé de me parler lorsque je les ai sollicités et qu’il est impossible de visiter les entrepôts en tant que journaliste.

A quel point la période de Noël est-elle importante pour Amazon?

Amazon réalise 70 % de son chiffre d’affaires à Noël. Début décembre débute ce que l’entreprise appelle la période de «rush». C’est assez impressionnant quand on se rend aux abords des entrepôts à ce moment-là, d’ailleurs. Des cars de travailleurs qui habitent à plusieurs dizaines de kilomètres sont spécialement affrétés, il y a un va-et-vient de camions poids lourds incessant.

Quel est l’objectif de votre livre?

Pour beaucoup, Amazon est quelque chose de très virtuel. Or, même avec l’économie numérique, le travail est toujours présent. Je voulais également montrer que les potentialités d’Internet ont bouleversé le monde du travail sur ce secteur. Amazon, c’est une révolution dans le monde industriel. Les entrepôts logistiques sont régis par une organisation du travail très précise qui n’est pas simplement celle du taylorisme ou du fordisme. Elle inclut toutes les potentialités d’Internet et fournit des outils de contrôle de productivité parfaitement inédits.

Les méthodes de travail que vous décrivez dans votre livre, très semblables à celles du travail à la chaîne dans les usines dites traditionnelles, sont-elles en contradiction avec l’image 2.0 d’Amazon?

Chacun à sa propre image d’Internet. Je ne veux pas tenir un discours moral, simplement rappeler des faits et décrire ce qui se passe dans une usine logistique. Les travailleurs chez Amazon, loin, très loin des progrès du XXIe siècle, ont des conditions de travail qui sont dignes du XIXe siècle. Que ce soit en ce qui concerne les conditions de travail des intérimaires, que ce soit dans les cadences qui sont imposées, dans les contrôles de productivité, dans les fouilles au corps qui sont réalisées chaque fois qu’un travailleur franchit les portiques. Les exemples foisonnent dans mon livre et tendent tous à montrer qu’Amazon, en ce qui concerne le respect des droits sociaux, est une entreprise qui n’est pas progressiste mais parfaitement réactionnaire.

Nous sommes loin du fameux slogan «Work hard, have fun, make history»…

Pour moi, ce n’est pas une contradiction. Car il faut garder en tête que Jeff Bezos (actuel PDG d’Amazon) est libertarien. J’étais d’ailleurs surpris de voir le nombre de portraits apologistes qu’on a pu faire de cet homme. Dans le slogan il y a «make history», mais il faut voir qui écrit l’histoire. On ne peut se contenter d’une apologie des puissants et des milliardaires sous prétexte qu’ils arrivent à rassembler des énergies. Il faut voir à quel coût et à quelle société ils nous préparent. Pour l’heure, Amazon, avant de représenter un progrès, c’est d’abord une formidable régression en ce qui concerne le devenir de notre humanité.

Comment Amazon gagne de l’argent?

La force d’Amazon, vis-à-vis du commerce de proximité, c’est d’avoir des coûts de stockage et de distribution beaucoup plus faibles. Un entrepôt logistique en zone périurbaine, c’est un loyer qui est beaucoup plus faible que celui d’un commerce de proximité. Après, il est incontestable que ce qui fait l’efficacité d’Amazon, c’est son infrastructure informatique, qui permet l’expédition de colis au plus vite une fois la commande passée car tout est fluidifié par le réseau. Cette infrastructure permet un contrôle total de tout ce qui se passe dans les entrepôts, y compris au niveau des travailleurs. Par ailleurs Amazon n’a pas besoin de machines complexes comme l’automobile : en réalité, Amazon ce sont de grands entrepôts avec des étagères métalliques, quelques ordinateurs et des bornes Wi-Fi. La machine la plus complexe étant l’être humain qui, grâce au levier informatique, peut générer des richesses incroyables. La multinationale réalise également des économies sur les pointeuses, placées non pas à l’entrée de l’entrepôt mais à trois minutes de marche, sur le recours outrancier à l’intérim et sur son évasion fiscale. Il faut savoir qu’Amazon doit 198 millions au fisc français.

Vous ne vous attendiez pas à tout ce que vous avez découvert?

Je m’attendais à un travail pénible, à la culture à l’américaine, mais pas à devoir subir des discours moralistes. Chaque jour on vous demande d’être meilleur que la veille. Il y a un aspect très idéologique au travail et on va applaudir ce qu’on appelle le « top performer », la résurgence de l’ouvrier Stakhanov en URSS, qui va au-delà de ce qu’on lui a demandé de faire. Les contre-pouvoirs sont complètement muselés. La plupart des syndicalistes ont la vie dure [la CGT a déposé plainte car ils étaient fouillés arbitrairement]. Et c’est assez surprenant de voir qu’une multinationale, dans le cadre de son travail, une fois qu’elle a nié tous les droits les plus élémentaires contenus dans le code du travail, ensuite s’ingénie à reproduire une forme de collectivisme. Je pense que cela est dû au fait qu’Amazon est un univers qui est coupé du monde.

Comment voyez-vous ces conditions de travail évoluer?

Je pense qu’il y a un véritable espoir en Allemagne où les syndicalistes ont réussi avec beaucoup d’intelligence à réinventer les outils du syndicalisme avec le simple argument du droit. Cela pourrait être un exemple pour d’autres entreprises en Europe. Je pense aussi qu’il y a une réponse politique à apporter, notamment au sujet de l’évasion fiscale. En dernier échelon, et ce n’est pas quelque chose de dérisoire, le consommateur lui-même peut se poser la question de savoir ce qu’il gagne en consommant sur Amazon et ce qu’il y perd. Je ne suis pas convaincu que la plupart des Français souhaitent voir le politique distribuer des subventions publiques pour l’implantation de tels entrepôts, d’autant qu’Amazon n’a pas besoin d’argent public aujourd’hui. D’ailleurs, lors de l’implantation du quatrième entrepôt dans le Nord-Pas-de-Calais, la région n’a pas donné d’aide publique. Publié par Alencontre le 20 – décembre – 2013 Par Elvire Camus

http://alencontre.org/europe/allemagne/allemagne-amazon-face-a-la-greve.html

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20 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

une alliance de travailleurs, agriculteurs et jeunes ont bloqué le sommet européen (lcr.be)

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A l’agenda du Sommet européen du 19 et 20 décembre: le militaire et la gouvernance économique, plus particulièrement les « contrats Merkel ».

Il s’agit d’une attaque frontale du grand capital contre les acquis sociaux des « 99% ».

Une large alliance composée principalement de syndicalistes, petits agriculteurs et jeunes avait décidé de mener ensemble une action contre ces traités anti-sociaux. Pour la première fois depuis des années une action allait être menée contre la réunion d’un Sommet européen… par un blocage des routes d’accès au bâtiment du Conseil européen.

Cinq carrefours stratégiques seraient fermés. Le plan a été mis en oeuvre! A partir de 7h du matin, des centaines de militant.e.s se dirigeaient vers les différents blocages de route et prenaient position avec détermination. Après un blocage de sept heures, tou.te.s les manifestant.e.s marchaient jusqu’à la place Schuman où ils et elles étaient à leur tour bloqués par une immense force de police.

Quelques agriculteurs avaient cependant réussi à garer trois tracteurs sur la rotonde dans la nuit précédente. Quand un groupe de manifestants dont surtout des jeunes entre vers 14h30 dans le parc du Cinquantenaire, la police décide d’intervenir et procède à 73 arrestations. Il est inquiétant de constater comment la police agit en fonction de rapports de force et passe à des arrestations lorsqu’elle voit sa chance de réprimer des jeunes militants de gauche.

19 décembre 2013 par Michel Etxebarria

http://www.lcr-lagauche.org/une-alliance-de-travailleurs-agriculteurs-et-jeunes-ont-bloque-le-sommet-europeen/

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20 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

il y a quarante ans, eta faisait “voler” le franquisme (jpb)

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Il est un peu plus de 9 h 30 en ce matin gris et froid du jeudi 20 décembre 1973 à Madrid.

Le Révérend Père Turpin, lit son bréviaire à au couvent des jésuites, rue Claudio Coello à Madrid. C’est alors qu’il voit passer devant sa fenêtre, pourtant bien au-dessus de la chaussée, une voiture noire. Il s’agit de la Dodge Dart de l’amiral Carrero Blanco, chef du gouvernement du dictateur espagnol Francisco Franco. “J’ai cru rêver” dira plus tard le jésuite. Il est vrai que les deux tonnes de la voiture ont effectué un vol de plus de 30 mètres de haut.

Ce qui a causé ce “vol” ce n’est pas “le gaz” comme le crient sur le moment deux ouvriers en s’enfuyant. Les ouvriers en question sont en effet des membres d’ETA qui viennent d’actionner une puissante bombe au passage de la voiture de l’amiral revenant de la messe à laquelle il assiste quotidiennement. Le coup est alors le plus rude porté au régime finissant. Carrero Blanco était en effet considéré jusqu’à lors comme le dauphin d’un caudillo vieillissant. Il faudra d’ailleurs plusieurs heures avant que le régime n’annonce officiellement la mort du Président du gouvernement.

Clé de voûte du régime Vers 21 heures le premier communiqué de revendication d’ETA est diffusé. “Luis Carrero Blanco (…) était la clé de voûte du système franquiste, le garant de sa continuité et de sa stabilité ; il est certain qu’avec sa disparition, les tensions qui opposaient entre elles les différentes tendances associées au régime fasciste du général Franco (…) vont s’accentuer de manière dangereuse pour le pouvoir” indique le communiqué.

Un rôle de “clé de voûte” que lui reconnaissent aussi nombre d’historiens. L’amiral avait rejoint dés le début de la guerre civile les troupes putschistes. Militaire dans la marine, il a ensuite gravi tous les échelons jusqu’à être nommé amiral en 1966. Mais dès 1940 il est vice-secrétaire de la Présidence et devient ministre en 1957.

Considéré comme l’âme damnée du dictateur, sa main mise sur l’appareil d’état et sa capacité à concilier les différentes tendances du régime le placent sur orbite. “Franco apprécie chez Carrero Blanco l’absence de scrupules, son rôle de conciliateur et d’unificateur entre les différences ten- dances fascistes” est il d’ailleurs écrit dans le premier numéro d’Ildo.

Le 6 juin 1973 le dictateur, sentant sa fin approcher, crée pour lui le poste de président du gouvernement. ETA le considérait déjà comme une cible prioritaire depuis de nombreux mois. L’organisation clandestine basque souhaite dans un premier temps l’enlever. “Je suis parti avec d’autres planquer pendant quelque temps, dans le but de voir si nous pouvions l’enlever” se souvient un ancien membre de cette organisation. Un autre témoin affirme en plaisantant à moitié que “la moitié des effectifs de l’organisation” ont été à un moment donné ou un autre affecté à la préparation de l’opération.

Mais la nomination de “l’ogre” à la tête du gouvernement rend l’opération impossible. Il est alors décidé de l’éliminer. L’opération est minutieusement préparée. Elle a été racontée dans Opération Ogro : comment et pourquoi nous avons exécuté Carrero Blanco, premier ministre espagnol un livre de l’écrivaine Eva Forest (Seuil 1974) sous le pseudonyme de Julen Aguirre dont la version en castillan vient d’être rééditée par le quotidien Gara. Un livre qui fut aussi adapté au cinéma mais qui, s’il livre un récit complet de l’opération, brouille aussi quelques pistes pour des raisons de sécurité à l’époque de son écriture dans la maison de Marc Légasse à Ciboure. De même ETA au travers d’une conférence de presse près de Bordeaux donnera quelques fausses informations afin de protéger ses militants. 20/12/2013 Giuliano CAVATERRA

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19 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pour les droits des prisonniers politiques basques

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300 personnes se sont rassemblées devant la prison de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) le samedi 14 décembre, à l’appel de Herrira.

Trois bus étaient venus du pays basque.

6 prisonniers sont actuellement incarcérés à Lannemezan : Didier Aguerre, Txistor Haranburu, Inaki Esparza, Ibon Fernandez, José Ramon Lete et Joseba Segurola. Ibon Fernandez est atteint de sclérose en plaque. Txistor Haranburu, incarcéré depuis 23 ans, est en train de réaliser une demande de libération conditionnelle.

Soulignons qu’ils côtoient quotidiennement un autre prisonnier « célébre », Georges Ibrahim Abdallah qui a entamé sa trentième année de prison…

Une délégation du NPA65 était présente (seul parti local représenté) pour apporter sa solidarité et souligner l’hypocrisie mondiale des gouvernements autour de Nelson Mandela, alors que des prisonniers politiques croupissent toujours dans les geôles françaises. Christian Zueras

Jeudi 19 décembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 222 (19/12/2013)

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19 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Ukraine: un résumé

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18 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

le vieux ventre immonde enfante encore des monstres (avanti.be)

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Le vieux ventre immonde de l’extrême-droite peut encore enfanter des monstres, prévenait Bertolt Brecht.

C’est ce que prouvent les néo-nazis italiens qui viennent de rendre hommage au nazi Priebke, responsable de l’assassinat de 335 Italiens dans les Fosses Adriatiques à Rome en 1944 ; les néonazis grecs de l’Aube Dorée ; la croissance de l’extrême droite dans les pays nordiques et en France, avec le Front National (FN) de Jean-Marie et Marine Le Pen, et même le Tea Party étatsunien.

Au service du capital

La xénophobie, le néolibéralisme extrême, le rejet de la solidarité sociale, de la justice sociale et du socialisme caractérisent ces mouvements. Ils prétendent combattre le grand capital alors qu’ils le servent et, à l’image de Hitler quand il qualifiait de « socialiste » son nationalisme et adoptait un drapeau rouge, ou de Mussolini avec sa « République Sociale », ils prétendent agiter les bannières traditionnelles de la gauche pour gagner en popularité et mener en réalité une politique réactionnaire.

Il s’agit de mouvements dont la base sociale repose sur les classes moyennes basses, conservatrices, écrasées et condamnées par la politique du grand capital financier mais qui, sti- mulées par les grands médias, tournent leur haine contre le mouvement ouvrier et les secteurs les plus pauvres de la population, comme les immigrés, les « autres » (Musulmans, Juifs, Roms) et les « politiciens », et non contre leurs bourreaux.

Ces mouvements ressurgissent et prospèrent dans les moments de crise économique et de nécessité de redéfinitions politiques ; comme dans les années ’20 de l’après Première Guerre en Italie ; puis peu après dans l’Allemagne en crise, ainsi qu’en France, en Espagne, en Angleterre, en Hongrie, en Roumanie et en Pologne dans les années ’30. Ce fut le cas à nouveau en Italie dans l’immédiate après-guerre, avec l’ « Uomo Qualunque » de Guglielmo Giannini en 1944-1946 au moment où il fallait définir si le pays serait une monarchie ou une république, et ensuite à nouveau en France avec Pierre Poujade en 1953.

Poujadisme Ce dernier était un petit commerçant (il possédait une librairie-papeterie) formé dans les rangs des fascistes de Jacques Doriot et du régime raciste et fasciste de Vichy. Il a été en faveur de la collaboration, jusqu’à ce que les Allemands envahissent la « zone libre » française. Dans les années ’50, ses meetings rassemblaient jusqu’à 200.000 personnes et il a obtenu 11,6% des votes et 52 députés. L’un d’entre eux n’était autre que Jean-Marie Le Pen, ex-combattant en Afrique contre l’indépendance des colonies françaises.

Poujade rêvait d’un capitalisme de petits et moyens commerçants et industriels, sans étrangers ni syndicats, ni grands capitalistes et financiers (qui étaient pour lui tous Juifs et franc-maçons) et avec un Etat qui impose l’« ordre ». A la différence du Front National de Le Pen dont il est l’ancêtre, et qui bénéficie aujourd’hui d’une proportion du vote ouvrier plus importante que celle de tous les partis de « gauche » réunis, son mouvement semi-fasciste de masse a fini par se dissoudre, écrasé entre la forte résistance des travailleurs et des intellectuels de gauche d’une part et, d’autre part, par la croissance rapide du capitalisme français, qui lui a arraché sa base de masse.

Marine Le Pen et son FN ont récemment vaincus une alliance de tous les autres partis de centre-droit et de centre-gauche aux élections cantonales de Brignoles, dans le département du Var dans le sud de la France. Le taux d’abstention était de 60%, démontrant que la majorité ne soutenait ni ne croyait en aucun candidat. Le FN a remporté 53% des suffrages parmi les personnes qui ont voté (autrement dit, 20% du total de l’électorat potentiel). Une partie du centre-droit évolue vers le néofascisme, en se déguisant pour l’occasion en droite nationaliste « responsable ».

Les responsabilités à gauche Comment se fabrique le bouillon de culture de ces mouvements ? Grâce au centre et à la pseudo gauche. Dans les années ’20, par exemple, les conservateurs italiens optèrent pour le fascisme afin de combattre les ouvriers tandis que les syndicats socialistes réformistes se soumirent au gouvernement de Mussolini.

Dans les années ‘30, les communistes italiens dirigés par Joseph Staline et Palmiro Togliatti crurent qu’un front était possible avec les « frères en chemise noire » contre le grand capital et, quelques années plus tard, Staline concrétisa le pacte Molotov-Ribbentrop (1939) qui a renforcé Hitler et Mussolini. Le Parti communiste allemand avait également noué des accords avec les nazis contre la social-démocratie qui gouvernait Berlin car elle était considérée comme « l’ennemi principal », avec comme résultat de légitimer Hitler.

Au début, les communistes français ont soutenus Poujade en croyant pouvoir le mani- puler. En outre, sur le plan idéologique, le nationalisme et le chauvinisme des grands partis com- munistes italien et français (le premier avec ses revendications territoriales contre la Yougoslavie à Trieste et en Istrie, le second avec sa grève contre « l’acier allemand » et en soutien de la « sidé- rurgie française », mais aussi avec l’expulsion de travailleurs noirs dans certaines mairies parisiennes qu’il contrôlait) s’est uni aux racisme des socialistes français dans leur défense à tout prix du colonialisme en Indochine et de l’Algérie « française ».

Quel antidote ? Il ne faut donc pas s’étonner si d’ex-électeurs et mêmes d’anciens membres du Parti communiste français soutiennent aujourd’hui le Front National, ni que le chauvinisme aug- mente lorsque le Ministre de l’Intérieur de Hollande, le « socialiste » Valls, déclare que les Roms doivent être expulsés parce qu’ils ont des caractéristiques génétiques inassimilables. Si les socialistes font la politique de la droite en Grèce, en France et en Scandinavie, si le grand capital a besoin d’éliminer totalement la résistance ouvrière et, surtout, de conjurer la crainte d’une explosion sociale comme conséquence de ses politiques d’ajustement, comment s’étonner alors que le centre-droit glisse vers l’extrême droite et que cette dernière se renforce, ouvrant ainsi la voie à des gouvernements « forts » ?

L’antidote contre l’extrême-droite est, avant toute chose, une campagne d’éducation, une politique anticapitaliste et un gouvernement des travailleurs, pluraliste, démocratique et inter- nationaliste. S’il faut enterrer la vieille république capitaliste, ce doit être pour donner naissance à une république sociale et solidaire de tous les travailleurs, quelle que soit leur origine.

Guillermo Almeyra 18 décembre 2013

Source :
http://www.jornada.unam.mx/archivo_opinion/autor/front/13/38752
Traduction française et intertitres pour Avanti4.be : Ataulfo Riera

http://www.avanti4.be/actualite/article/le-vieux-ventre-immonde-enfante-encore-des

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18 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Italie: la crise s’étend à de nouveaux secteurs de la société (essf)

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Et les flics avez eux! Etonnant, non?

Ces derniers temps, l’Italie a été touchée par une agitation sociale sous forme de blocages de routes, occupations de places et de manifestations « surprise ».

Les acteurs de ces manifestations sont des couches sociales qui ont peu l’habitude de ce type de lutte…

Il s’agit de secteurs de la petite et moyenne bourgeoisie frappés de plein fouet par les retombées de la crise sur leurs revenus : des commerçants, des marchands ambulants, des artisans, des routiers, des petits paysans. Ceux-ci ont été rejoints par d’autres franges populaires plus ou moins aux marges de la société, dont des jeunes des quartiers périphériques, des chômeurs et aussi des étudiants, prin- cipalement des écoles techniques et professionnelles, c’est-à-dire des enfants de cette classe sociale.

Les effets du déclassement

Six années de crise économique et de réponses gouvernementales qui ont provoqué la récession, ont entamé leurs certitudes économiques et sociales, les entraînant dans la pauvreté et le déclassement. C’est un coup dur pour la petite et moyenne bourgeoisie qui est une classe sociale fondamentale pour garantir le consensus autour de la classe dominante et la politique gouvernementale de la droite et, dans une certaine mesure, du centre-gauche.

L’agitation a été organisée et dirigée par certaines associations corporatives et par un comité organisateur avec des mots d’ordre généraux contre les impôts, contre tous les hommes politiques, les parasites (en ciblant les fonctionnaires), les syndicats qui ne défendent que les tra- vailleurs qui ont un emploi tout en profitant des indemnités de chômage. C’est une réponse générale et vague (même si un des animateurs est allé jusqu’à réclamer un gouvernement des forces armées et des juges), bien qu’elle traduise une souffrance bien réelle.

Les forces de droite et d’extrême droite, à partir des individus qui font partie de ce comité organisateur de la grève, sont bien présentes et actives, et ont orienté la dynamique de la protestation (et beaucoup des mots d’ordre) dans les rassemblements et manifestations où règne une certaine confusion. Celles-ci sont remplies de petits commerçants et de jeunes chômeurs des quartiers qui ont trouvé dans les manifestations un lieu pour se défouler et pour exprimer leur colère.

Une radicalisation qui peut être un danger Sur les places, on a clairement vu les liens que ces organisations de droite entretiennent avec des secteurs de la police. Il s’agit d’un phénomène qui montre le potentiel de radicalisation à droite de secteurs de la petite bourgeoisie et du « sous prolétariat » qui peut devenir un danger pour la classe ouvrière, elle aussi durement frappée par la crise et la politique gouvernementale. Depuis trop longtemps, celle-ci a été privée d’un grand mouvement de lutte qui soit capable de construire une alternative sociale et politique concrète. Dans tout cela, les responsabilités des directions syndicales, complices des gouvernements des banques et de la grande bourgeoisie, sont immenses.

C’est la faiblesse et l’inefficacité des actions des directions syndicales et politiques qui ouvre la voie à ce type de protestation. La question ne peut pas être évacuée en prétendant que ces mobilisations peuvent être une vraie lutte positive contre les politiques d’austérité et les gou- vernements qui les appliquent. On ne peut pas non plus écarter ces mobilisations en les considérant comme uniquement le fruit d’un complot (destructeur ?) monté par des groupes fascistes. Une idée se répand actuellement dans les têtes pensantes » de la « gauche » gouvernementale, comme quoi tout va bien et que le système est menacé dans sa stabilité, soit par la subversion des mouvements écologistes de gauche, soit par le complot de la droite. Cette idée est erronée et dangereuse car c’est le système, en crise, lui-même qui produit les crises sociales et politiques.

La classe ouvrière doit avoir ses objectifs propres Seule une reprise des luttes de la classe ouvrière pour ses propres objectifs, pour la sauvegarde des conditions de vie et de travail des classes populaires, peut avoir la force de polariser des secteurs de la petite bourgeoisie ou du moins de les neutraliser dans le combat contre le patronat.

Mais pour que cela arrive, il faudrait une reprise décisive du mouvement ouvrier et syndical qui sache aller au-delà de la stratégie actuelle du Parti démocrate (centre gauche) et des directions syndicales, qui ont subordonné les travailleuses et les travailleurs à la grande bourgeoisie. Pour cette raison, la classe ouvrière – et les forces de la gauche anticapitaliste doivent y contribuer de toutes leurs forces – doit commencer dès maintenant sa propre lutte, sa propre révolte de classe contre les gouvernants, contre la bourgeoisie.

Diego Giachetti (Turin) * Traduction Ross Harrold 16 décembre 2013

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30644

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17 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Grèce: à bas le gouvernement samaras !

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Manif de solidarité à Bruxelles le 14 janvier!

Après quatre ans d’austérité dévastatrice, d’attaques incessantes aux droits des travailleurs, après l’amputation des revenus de 50%,

le bradage des richesses du pays et le démantèlement de biens publics tels que la santé et l’éducation, le gouvernement grec s’apprête à exercer la présidence du Conseil de l’UE, à partir du 1er janvier 2014. La présidence grecque symbolise l’autoritarisme et la barbarie sociale que les élites économiques veulent imposer aussi ailleurs. Cette expérimentation abjecte doit être stoppée maintenant avant de déferler sur l’Europe !

La Grèce est le pays de la zone euro où la stratégie du choc de l’UE est appliquée le plus crûment. La politique économique suivie sous les diktats de la Commission, de la BCE et du FMI a non seulement fait grimper la dette mais a provoqué une catastrophe sans précédent pour la société grecque, pulvérisant le chômage (27% et plus de 55% pour les jeunes) alors que plus d’un million de travailleurs demeurent impayés depuis des mois. Le peuple grec cède au désespoir et des centaines de milliers de jeunes quittent leur pays.

Au-delà des retombées économiques, les mémorandums et l’austérité extrême ont sapé les principes démocratiques fondamentaux et les droits de l’Homme. La Constitution et le Parlement sont court-circuités comme dans le cas de la fermeture de l’audiovisuel public, les grèves et les mobilisations contre cette barbarie sont interdites ou réprimées violemment, les militants antifascistes et les immigrés sont torturés par la police : Aujourd’hui la démocratie en Grèce est un mot dénué de sens.

L’UE se tait face aux crimes du gouvernement grec et demande des mesures encore plus strictes : sous les ordres de la Troïka, le gouvernement va bientôt opérer des nouvelles coupes des dépenses publiques, des licenciements dans l’éducation et la santé, ainsi que la vente publique des résidences principales des familles ne pouvant plus rembourser leur prêts, qui se retrouveront donc dans la rue. Mais la lutte continue : après une grève de trois mois du personnel administratif des universités, le monde de l’éducation et de la santé est en ébullition alors que les travailleurs de plusieurs usines et compagnies privées sont en grève.

Pendant ce temps, le gouvernement va dépenser des millions d’euros pour la présidence de l’UE afin que ses ministres se baladent à Bruxelles. Ne les laissons pas faire ! Les mobilisations contre la présidence grecque à Bruxelles peuvent contribuer à la chute du gouvernement en Grèce et faire barrage au fléau qui menace l’Europe entière.

Nous appelons à manifester le 14 janvier, au Bozar, rue Ravenstein 23, à 19h, lors de l’inauguration de la présidence grecque afin d’unir nos voix et nos actions avec celles du peuple grec en lutte. Afin que, depuis Bruxelles aussi, l’on envoie au gouvernement et à l’UE le message, que la politique catastrophique de l’austérité ne passera pas !

CADTM, CAE, Initiative de solidarité avec la Grèce qui résiste

Initiative de Solidarité avec la Grèce qui résiste
http://solidarity-greece.blogspot.be/

Comités Action Europe
http://www.comitesactioneurope.net/

Comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde
http://cadtm.org

http://www.avanti4.be/actualite/article/grece-a-bas-le-gouvernement-samaras-manif-de

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15 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Strasbourg refuse de faire de l’avortement «un droit européen» (lm)

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Le Parlement européen a rejeté, mardi 10 décembre, à Strasbourg, un texte qui réclamait, pour les femmes, un accès généralisé à la contraception et à des services d’avortement sûrs.

Ce « rapport d’initiative », non contraignant, élaboré par Edite Estrela, une élue socialiste portugaise qui préside la commission pour les droits de la femme et l’égalité des genres, divisait l’assemblée. Le vote d’un texte alternatif affirmant la primauté des Etats sur de telles questions et enterrant le rapport Estrela – qui prônait également la liberté de choix quant au fait d’avoir ou non des enfants, et à quel moment – a récolté 334 voix pour et 327 contre.

« L’hypocrisie et l’obscurantisme l’ont emporté », estime l’eurodéputée portugaise. « L’éthique de certains est “en solde” à six mois des élections », juge son collègue belge Marc Tarabella (PS), membre de la même commission. « Ce vote traduit une nette régression pour les droits de la femme ; le Parlement et l’Europe vivent de mauvaises heures », poursuit, au nom des Verts, l’élue française Nicole Kiil-Nielsen.

INTENSE LOBBYING DES ULTRA-CONSERVATEURS

En octobre, lors d’une première tentative de vote du texte en séance publique, Mme Estrela avait été huée et une demande de renvoi présentée par le groupe des Conservateurs et réformistes européens (ECR) – qui rassemble notamment la droite catholique polonaise et les conservateurs britanniques – avait récolté une majorité de suffrages. Bruno Gollnisch (FN), très applaudi, avait guerroyé contre un texte qu’il qualifiait encore, mardi, d’« abominable », se réjouissant qu’il ait été « flingué ».

La conférence des évêques allemands avait appelé à un rejet ferme du rapport. Son président, Mgr Robert Zollitsch, avait dénoncé, à Bruxelles, « la marginalisation de droits fonda-mentaux comme la dignité humaine, le droit à la vie et la liberté de conscience ». Il reprochait également au texte de « transgresser » les droits des parents en matière d’éducation sexuelle. De quoi encourager une campagne massive des ultra-conservateurs qui ont mené un intense lobbying – 100 000 courriels ont été adressés aux eurodéputés – contre « le lobby proavortement ». « Ils agissaient avec la volonté affichée de déformer les faits et affirmaient, par exemple, qu’il s’agissait de légaliser la pédophilie », affirme Mme Kiil-Nielsen.

Mal à l’aise, certains groupes politiques se sont divisés. L’Alliance des libéraux et démo- crates (ALDE) a finalement fait pencher la balance du côté des détracteurs du texte, malgré l’en- gagement en sa faveur de leur porte-parole, la Néerlandaise Sophia in’t Veld. C’est toutefois le groupe PPE (conservateurs) qui est montré du doigt et accusé par la gauche d’avoir fait résonner « un signal grave, celui des dangers qui menacent les droits des citoyens », selon la Française Sylvie Guillaume (PS).

« Ma ligne est celle de Simone Veil, première présidente PPE du Parlement européen, et je suis favorable à l’IVG », réplique Elisabeth Morin-Chartier (UMP). Cette élue, opposante au rapport Estrela, déplore « le dogmatisme et le manque de diplomatie » de sa collègue portugaise, qu’elle accuse d’avoir elle-même favorisé « l’explosion » en ajoutant à son rapport des considérations sur la procréation assistée pour les lesbiennes ou les droits des transsexuels.

Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen) LE MONDE | 11.12.2013 à 12h26

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30609

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