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17 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Portugal: pour qui travaillent les ministres de l’économie et des finances? (ci)

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Les deux anciens ministres les plus décriés du gouvernement de Pedro Passos Coelho, Vítor Gaspar et Alvaro Santos Pereira, se sont reconvertis professionnellement au sein du FMI et de l’OCDE.
Selon un article de la journaliste Angela Silva publié dans l’hebdomadaire Expresso, l’ancien ministre des Finances portugais Vítor Gaspar est candidat à un haut poste au sein du Fonds monétaire international (FMI). Celui qui est connu pour avoir mené à terme dans son pays les politiques d’austérité demandées par la troïka (FMI, BCE, EU) de 2011 à 2013 devrait intégrer le département de politique fiscale au sein de l’organisation internationale, basée à New York.Lors de sa démission du gouvernement de Pedro Passos Coelho, en juillet dernier (après plusieurs grèves générales, manifestations massives et même des crachats de la part de clients dans son supermarché), il avait reconnu dans la lettre remise au Premier ministre que « l’impact de la dose d’austérité qu’il avait imposée au pays avait été dévastateur ».

L’homme avait vu sa cote de popularité chuter après la publication d’un « off » qui le met en scène dans une discussion avec Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand depuis 2009, où il manifeste une soumission sans équivoque. (Le journaliste auteur de la vidéo a d’ailleurs rapidement été suspendu.) Vítor Gaspar est actuellement conseiller à la Banque du Portugal.

Quant à l’ancien ministre de l’Economie Alvaro Santos Pereira (2011-2013), il assumera dès avril 2014 le poste de directeur du département des Countries Studies au sein de l’OCDE. Il est connu pour avoir été le défenseur de la transformation du pays en  »Floride de l’Europe », investissant dans le tourisme senior et créant une exonération fiscale totale pour les retraités français s’installant sur le sol portugais. L’augmentation parallèle des impôts sur les pensions de retraite et de réversion l’avait rendu particulièrement impopulaire.Cette versatilité professionnelle fait dire à Pedro d’Anunciação, chroniqueur à l’hebdomadaire Sol, que pour trouver de bons emplois dans un pays touché par plus de 15 % de chômage, peu importe les diplômes,  »l’important c’est avoir une quelconque expérience politique ». L’ancien ministre et cadre du parti de l’opposition (Parti socialiste) José Lello a, quant à lui, déclaré qu’ »alors qu’ils ruinaient notre futur, ils préparaient le leur ».

Selon une « source officielle » citée dans l’article d’Expresso, l’ascension des deux anciens ministres les plus contestés de l’équipe initiale du gouvernement de Pedro Passos Coelho est « très valorisante pour le Portugal ».

Courrier international Hugo Dos Santos 16 janvier 2014
Commentaire: Pour les larmes de crocodile du socialiste! Jaloux!

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17 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Gaz de schiste: 250 organisations appellent l’europe à un «sursaut de sagesse» (basta)

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L’Union Européenne va-t-elle rester sourde aux mobilisations citoyennes contre les gaz de schiste ?

Sous la pression du Royaume-Uni et de la Pologne, la Commission européenne a abandonné son projet de directive contraignante sur les hydrocarbures de schiste pour préférer une série de recommandations et de bonnes pratiques qui seront présentées le 22 janvier. Quant à la directive sur les études d’impact environnemental, actuellement en cours de révision, elle ne s’appliquerait pas aux projets d’extraction de pétrole et de gaz de schiste.

Les réactions se sont multipliées dans les pays européens où des industries pétrolières et gazières prévoient d’exploiter des « hydrocarbures non conventionnels » (gaz ou pétrole de schiste, gaz de houille…). Blocage de Chevron en Pologne, barricades de Pungesti en Roumanie, résistances au Royaume-Uni, bataille juridique en France… Toutes ces mobilisations, ancrées sur les territoires, portent une série d’exigences comme la demande d’interdiction de la fracturation hydraulique, seule technique disponible pour exploiter ces hydrocarbures.

« Aveuglement des décideurs politiques »

Près de 250 organisations et groupes citoyens, sociaux et environnementaux viennent de publier une lettre ouverte interpellant l’ensemble des institutions européennes – Commission, Conseil et Parlement européens – et Etats membres. La situation juridique actuelle « ne garantit pas l’application de règles obligatoires visant à protéger l’environnement, la santé publique dans tous les États membres » écrivent-ils. Et de déplorer l’aveuglement des « décideurs politiques » alors que de nombreux rapports démontrent l’impact sanitaire et environnemental de cette extraction. Face à « la prédominance du discours du lobby industriel et financier », ils réclament une évaluation d’impact environnemental obligatoire pour tout usage de la fracturation hydraulique.

Plus largement, soucieux du maintien de la réglementation Reach encadrant l’utilisation de produits chimiques sur le sol européen et de la possibilité de limiter les agissements des industries pétrolières et gazières, ces groupes et organisations pointent les dangers des accords commerciaux et d’investissement actuellement négociés entre l’Union européenne et les Etats-Unis (voir notre enquête), et entre l’UE et le Canada. Ils craignent que les investisseurs, en cas de conflit [1], contestent la législation environnementale au prétexte qu’elle est un obstacle à leurs investissements. Ils appellent les membres du Conseil Européen et les plus hauts représentants de la Commission à un « sursaut de sagesse ». Par Maxime Combes 17 janvier 2014

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16 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

la façon la plus simple de désobéir à la finance, c’est de refuser de payer les dettes (basta)

Volavautours

La dette ? Une construction sociale, fondatrice d’un pouvoir arbitraire, estime David Graeber, anthropologue et économiste états-unien, considéré par le New York Times comme l’un des intellectuels les plus influents actuellement.

Les pays pauvres et les personnes endettées sont aujourd’hui enchainés aux systèmes de crédit. Piégés dans des relations basées sur la violence, les inégalités et justifiées par la morale, décrit l’auteur, dans un ouvrage qui retrace 5000 ans d’histoire de la dette. « Rembourser ses dettes » est devenu un dogme, impossible à contester. Et si, malgré tout, on décidait d’effacer l’ardoise ? Avec le mouvement Occupy Wall Street, David Graeber lance des actions de désobéissance civile pour démontrer l’absurdité du système capitaliste actuel. Entretien.

Basta ! : A quel moment dans l’histoire le crédit est-il apparu ? Qu’est-ce qu’une dette ?

David Graeber [1] : La dette est une promesse, qui a été pervertie par les mathématiques et la violence. On nous a raconté une histoire : « Il était une fois des gens qui utilisaient le troc. Voyant que cela ne marchait pas très bien, ils ont créé la monnaie. Et l’argent nous a amené le crédit. » Du troc au crédit, une sorte de ligne droite nous amènerait donc à la situation actuelle.

Si on regarde plus attentivement l’histoire, cela s’est passé bien différemment !Le crédit a d’abord été créé. La monnaie physique est apparue quelques milliers d’années plus tard. Cela permet de poser les questions différemment : comment sommes-nous passés d’un système où les gens disaient « je vous dois une vache », à un système où l’on peut mesurer la valeur exacte d’une dette ? Ou l’on peut assurer, formule mathématique à l’appui, que « 340 poulets sont équivalents à cinq vaches » ? Comment une promesse, une obligation de remboursement, est devenue une « dette » ? Comment l’idée que nous devons une faveur a-t-elle été quantifiée ?

En quoi quantifier une dette est-elle un problème ?

Quantifiable, la dette devient froide, impersonnelle et surtout transférable : l’identité du créancier n’a pas vraiment d’importance. Si je promets de vous rencontrer à cinq heures demain, vous ne pouvez pas donner cette promesse à quelqu’un d’autre. Parce que la dette est impersonnelle, parce qu’elle peut être exigible par des mécanismes impersonnels, elle peut être transférée à une autre personne. Sans ces mécanismes, la dette est quelque chose de très différent. C’est une promesse qui repose sur la confiance. Et une promesse, ce n’est pas la négation de la liberté, au contraire, c’est l’essence de la liberté ! Être libre, c’est justement avoir la capacité de faire des promesses. Les esclaves ne peuvent pas en faire, ils ne peuvent pas prendre d’engagements auprès d’autres personnes, car ils ne sont pas sûrs de pouvoir les tenir. Être libre, c’est pouvoir s’engager auprès d’autrui.

Au contraire, le « remboursement de la dette » est devenu un dogme moral…

La dette a été transformée en une question d’arithmétique impersonnelle, en l’essence même de l’obligation morale. C’est ce processus que nous devons défaire. Il est fascinant aussi de voir le lien entre la notion de dette et le vocabulaire religieux, de constater comment les premières religions débutent avec le langage de la dette : votre vie est une dette que vous devez à Dieu. La Bible par exemple commence avec le rachat des péchés… (…)

Vous citez l’exemple de la mafia…

Parler de dette devient un moyen pour décrire des relations inégales. Les mafieux ont compris cela : ils utilisent souvent le terme de dette, même si ce qu’ils font est en réalité de l’extorsion. Quand ils annulent ou reportent certaines dettes, cela passe pour de la générosité ! C’est comme les armées qui font payer un tribut aux vaincus : une taxe en échange des vies épargnées. Avec le langage de la dette, on dirait que ce sont les victimes qui sont à blâmer. Dans de nombreuses langues, dette, culpabilité et péché sont le même mot ou ont la même racine.

La monnaie, qui permet de quantifier précisément la valeur d’une dette, apparaît d’ailleurs dans les situations de violence potentielle. L’argent est aussi né du besoin de financer les guerres. La monnaie a été inventée pour permettre aux États de payer des armées professionnelles. Dans l’Empire romain, la monnaie apparait exactement là où stationnent les légions. De la même façon, le système bancaire actuel a été créé pour financer la guerre. Violence et quantification sont intimement liés. Cela transforme les rapports humains : un système qui réduit le monde à des chiffres ne peut être maintenu que par les armes.

Il y a aussi une inversion : le créancier semble être devenue la victime. L’austérité et la souffrance sociale sont alors considérées comme un sacrifice nécessaire, dicté par la morale…

Absolument. Cela permet par exemple de comprendre ce qui se joue en Europe aujourd’hui. L’Europe est-elle une communauté de partenaires égaux ? Ou y a-t-il une relation de pouvoir entre entités inégales ? Est-ce que tout peut être renégocié ? Quand une dette est établie entre égaux, elle est toujours traitée comme une promesse. Nous renégocions des promesses tout le temps, car les situations changent : si je vous promets de vous voir demain à cinq heures, si ma mère meurt, je ne suis pas obligé de tenir ma promesse.

Les gens riches peuvent être incroyablement compréhensifs concernant la dette des autres riches : les banques états-uniennes Goldman Sachs et Lehman Brothers peuvent se concurrencer, mais quand quelque chose menace leur position générale de classe, soudain elles peuvent oublier toutes les dettes contractées si elles le veulent. C’est ce qui s’est passé en 2008. Des trillions de dollars de dettes ont disparu, parce que cela arrangeait les puissants. De la même façon des gens pauvres vont être très compréhensifs les uns envers les autres. Les prêts que l’on fait à des proches sont finalement souvent des cadeaux. C’est lorsqu’il y a des structures d’inégalités, que soudain la dette devient une obligation morale absolue.

La dette envers les riches est la seule à être vraiment « sacrée ». Comment se fait-il que Madagascar soit en difficulté quand il doit de l’argent aux États-Unis, mais que lorsque ce sont les États-Unis qui doivent de l’argent au Japon, c’est le Japon qui est en difficulté ? Le fait notamment que les États-Unis ont une puissante armée change le rapport de force…

Aujourd’hui, on a l’impression que la dette a remplacé les droits : les droits à la formation ou au logement se sont transformés en droit au crédit ?

Certains utilisent leur maison pour financer leur vie en contractant de plus en plus de prêts hypothécaires. Leurs maisons deviennent des distributeurs de billets. Les micro-crédits pour faire face aux problèmes de la vie se multiplient, en substitution de ce qui était auparavant assuré par l’État-providence, qui donnait des garanties sociales et politiques. Aujourd’hui, le capitalisme ne peut plus offrir un bon « deal » à tout le monde. On sort de l’idée que chacun pourrait posséder un bout du capitalisme : aux États-Unis, chacun était censé pouvoir investir dans les entreprises, qui en fait exploitent chacun. Comme si la liberté consistait à posséder une part de notre propre exploitation.  Par Agnès Rousseaux 16 janvier 2014

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16 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

à Burgos, le boulevard de la colère (lo)

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Le mouvement de colère qui depuis le 9 janvier a secoué le quartier populaire de Burgos, le Gamonal, vient d’imposer un recul au maire de la ville, un notable du Parti populaire, le parti de droite au pouvoir.

En effet ce mouvement de protestation a paralysé les travaux destinés à transformer en boulevard la rue principale de ce quartier où le stationnement deviendrait interdit, sauf dans des parkings privés dont les tarifs sont prohibitifs pour les habitants..

Manifestations, blocage des chantiers dès l’aube, affrontements avec la police étaient devenus le quotidien des jeunes et moins jeunes du quartier, ouvriers, employés ou chômeurs et aussi petits commerçants étroitement liés à leurs clients modestes.

Mais au-delà de ces faits, les raisons profondes de la colère qui a éclaté sont que le maire a choisi comme entrepreneur une société « amie » en acceptant les prix exorbitants qu’elle imposait. Une ardoise d’autant moins acceptable qu’elle concernait l’un des quartiers les plus déshérités de cette ville.

Les autorités ont répondu en réprimant violemment les manifestations affirmant qu’elles étaient organisées par des groupes politiques étrangers au quartier et à la ville. Pourtant, tous les jeunes ou moins jeunes arrêtés lors des manifestations étaient des résidents du Gamonal ou de la ville, soutenus par leur famille et leurs amis qui ne voulaient pas que leur quartier soit plus gravement marginalisé.

Mardi 14 janvier, le maire a donc dû faire un pas en arrière. Provisoire, peut-être. Mais les manifestations de Burgos sont significatives de la tension politique et sociale qui continue de régner dans différentes régions d’Espagne et sur différents terrains. En tout cas ces manifestations sont largement suivies par la population. Henriette MAUTHEY

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2372&id=27

Commentaire: Cela ressemble furieusement à Istanbul tout çà!

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14 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

pays basque: 130 000 personnes à Bilbao

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Depuis plusieurs années la gauche basque tente d’initier un processus de paix en Pays Basque multipliant les actions politiques, manifestations, ou création de collectifs tels que Herrira,ou Bake Bidea en Pays basque nord.

Plutôt que de répondre aux besoins de la société, la paix et la reconnaissance du peuple basque, les gouvernements respectifs des États français et espagnol stigmatisent les différents mouvements de gauche dite abertzale (nationaliste indépendantiste), et emprisonnent les militants politiques. Cela à été le cas d’Aurore Martin qui, rappelons-le, a été extradée en novembre vers l’État espagnol pour avoir milité dans une organisation (légale en France, NDB) indépendantiste. Il faut souligner qu’elle n’est pas la seule, aujourd’hui plus de 500 prisonniers politiques sont incarcérés sur les deux territoires.

Mobilisation de masse pour la paix

Même après l’annonce de la trêve définitive de l’ETA, les arrestation ne cessent pas. Cette semaine, 8 avocats qui défendaient des prisonniers politiques de l’ETA ont été arrêtés et accusés d’être la voie de communication entre les différents prisonniers et l’ETA. Le grand complot !

En réaction, une importante mobilisation a été appelée par une large majorité d’organisation, des partis abertzale au parti de la bourgeoisie basque (PNV). La manifestation appelée a été interdite, mais a tout de même rassemblé 130 000 personnes ce samedi 11 janvier à Bilbao. Cela montre une nouvelle fois que la lutte pour la paix ne peut être balayé d’un revers de main par les différents gouvernements. Iker Garay

Communiqué de presse du NPA Pays basque : 130 000 à Bilbao pour la défense des droits des prisonniers basques !

Face à l’interdiction inique de la manifestation initialement prévue samedi 11 janvier à Bilbao par la dynamique Tantaz Tanta pour la défense des droits des prisonniers basques, les partis et syndicats majoritaires du Pays Basque, PNV, SORTU, ARALAR, et GEROA BAI, ELA et LAB ont appelé à manifester le soir même et ont regroupé une marée humaine de plus de 130 000 manifestants à Bilbao, pour la défense des droits humains et pour la résolution politique du conflit. C’est incontestablement une des plus imposantes et puissantes manifestations de ces dernières années, démontrant ainsi de quel côté est la volonté du peuple basque.

Avec Bake Bidea dont nous sommes une composante, nous, NPA Pays Basque, avons appelé et soutenu ces initiatives. Nous considérons qu’il est grand temps, plus que temps, que le gou- vernement français Hollande-Ayrault cesse d’apporter son soutien politique et policier au gouvernement du très réactionnaire Rajoy et fasse droit à l’aspiration de tout un peuple.

Il est en particulier l’heure que le gouvernement français amorce une politique conforme à ses propres lois et aux droits humains et montre au gouvernement de Madrid qu’il faut savoir terminer une guerre en renonçant, pour commencer, aux méthodes héritées du franquisme.

Le NPA Pays Basque continue et continuera ce combat, aux côtés des associations et organisations qui portent ce même objectif de justice et de soutien inconditionnel aux droits des prisonniers basques. Le 13 janvier 2014.

http://npa2009.org/content/pays-basque-130-000-personnes-%C3%A0-bilbao

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14 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

le droit à l’avortement bientôt supprimé en espagne ? (basta)

KKK

Les ultra-conservateurs espagnols auront-ils gain de cause sur le droit des femmes à interrompre une grossesse ?

Approuvée le 20 décembre dernier par le Conseil des ministres de droite du Parti Populaire (PP), actuellement au pouvoir, une proposition de loi restreint drastiquement les conditions dans lesquelles une femme sera autorisée à avorter. Proposé par le ministre de la Justice Alberto Ruiz-Gallardón, le texte sur « la protection de la vie de l’être conçu et des droits de la femme enceinte » prévoit une possibilité d’avorter dans les situations suivantes :
- en cas de grave danger pour la vie de la femme ou pour sa santé physique ou psychologique (sachant que le texte impose que le diagnostic soit émis par deux médecins différents et étrangers à l’établissement pratiquant l’avortement),
- en cas de viol et à condition que la femme ait déposé plainte (ce qui concerne une minorité des victimes de viols),
- en cas de malformation fœtale, sous réserve de deux rapports médicaux – l’un sur la mère et l’autre sur le fœtus, qui confirmeront le motif d’interruption de grossesse.

Approuvée dans le pays par diverses associations ultra-conservatrices et par la conférence épiscopale, la proposition a soulevé la colère des mouvements féministes ainsi que du Parti socialiste (PSOE).

Au sein même du Parti populaire, le texte ne fait pas l’unanimité. Plusieurs poids lourds régionaux le désapprouvent. La section des jeunes n’y est pas favorable non plus. La réaction de la vice-présidente conservatrice du congrès des députés, Celia Villalobos, a été particulièrement remarquée. Elle a demandé au premier ministre Mariano Rajoy « la liberté de vote » lors du débat parlementaire. Celia Villalobos s’était déjà fait remarquée en 2010, alors que les socialistes étaient au pouvoir, en s’abstenant de voter contre la loi qui légalisait l’avortement jusqu’à 14 semaines de grossesse. Elle avait, pour cela, été sanctionnée par son groupe parlementaire. Le projet de loi ne devrait cependant pas passer devant le Parlement espagnol avant l’été.

De ce côté-ci des Pyrénées, seule Marine Le Pen soutient ouvertement le projet de loi d’Alberto Ruiz-Gallardón. Les socialistes ont immédiatement dénoncé « une attaque contre le droit des femmes à disposer de leur corps » et appeler à manifester. De même que le Parti de Gauche et Europe Écologie Les Verts. L’UMP, elle, reste discrète.

Et les féministes sont vent debout. Pour le planning familial, l’initiative illustre la volonté du gouvernement espagnol de « maintenir les femmes dans un statut social étroit et de soumission » et s’inscrit dans un « mouvement européen réactionnaire et conservateur qui n’a toujours pas accepté le droit des femmes à disposer de leur corps ». Les médecins craignent en plus un afflux de patientes espagnoles en France si la loi venait à être votée… comme il y a 25 ou 30 ans. De nombreuses manifestations ont déjà eu lieu. D’autres sont prévues tout au long du mois de janvier.

Par Nolwenn Weiler 14 janvier 2014

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http://www.bastamag.net/Le-droit-a-l-avortement-bientot

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12 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

manifestation monstre de kurdes à Paris

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Des dizaines de milliers de personnes ont afflué samedi 11 janvier à Paris pour exiger justice et vérité sur l’assassinat de trois militantes kurdes il y a un an.

Venues de toute l’Europe, des dizaines de millier de personnes, selon les organisateurs, se sont rassemblées à Gare du Nord, près du centre d’information du Kurdistan, où les trois femmes kurdes ont été exécutées le 9 janvier 2013, avant de marcher vers la place de la République.

Le 9 janvier 2013, Sakine Cansiz, la co-fondatrice du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), Fidan Dogan, représentante à Paris du Congrès National du Kurdistan, basé à Bruxelles, et Leyla Saylemez, membre du mouvement de la jeunesse kurde avaient été assassinées par balles dans la tête en pleine jour.  Il n’y a aucune doute sur le caractère politique de cet assassinat dont les commanditaires seraient en Turquie. Selon des sources proches du dossier, l’enquête pointe la Turquie.

HIER ROSA AUJOURD’HUI SARA

« Hier Rosa aujourd’hui Sara. Hier Berlin aujourd’hui Paris. Nous n’oublierons jamais » , « Justice et vérité, identifiez les commanditaires »,  « Celui qui cache l’assassin est lui-même l’assassin », « C’est un assassinat politique », pouvait-on lire sur des banderoles. Les manifestants ont crié tout au long de la manifestation des slogans tels que « les martyres ne meurent pas », « Vive le PKK », « vive le président Apo », en référence au leader kurde Abdullah Ocalan.

FEMINICIDE

La Fédération des associations kurdes de France (Feyka), la Coordination nationale solidarité Kurdistan (CNSK), le PCF, le président du Parti de la Gauche Européenne, Femmes Solidaires, la Marche Mondiale des Femmes, MRAP, Mouvement de la Paix, le NPA, le directeur du journal L’Humanité et député européen, la communauté Tamoule, les organisations de la gauche turque, mais aussi les antifascistes allemands étaient présents lors de cette manifestation monstre.

Les femmes kurdes ont demandé que le 9 janvier soit déclaré journée de lutte contre le féminicide. De nombreuses personnes dont Pierre Laurent, président du Parti de la Gauche Européenne, Remzi Kartal, co-président du Congrès du Peuple du Kurdistan (Kongra Gel) et les membres des familles des victimes ont pris la parole lors du meeting, tenu sur la place de la République, pour exiger « vérité » et « justice ».  M. Laurent a déclaré que les communistes français et européens sont toujours en colère un an après le triple assassinat, soulignant que la France doit prendre en compte les revendications légitimes du peuple kurde.   M. Kartal a de son coté affirmé que l’assassinat de trois femmes kurdes visait le processus de paix, lancé par le chef du PKK Abdullah Ocalan. « Cette lutte se poursuivra jusqu’à la vérité et la justice. Personne ne pourra arrêter la lutte du peuple kurde » a-t-il souligné.

LE PKK: L’OTAN EST DERRIERE L’ASSASSINAT

Dans un communiqué lu lors du meeting,  l’Union des Communautés du Kurdistan (KCK), système politique du PKK, a déclaré que « Cette attaque atroce et lâche a été dirigée contre notre stratégie pour une solution démocratique ». Pour le KCK, « Ce massacre (le triple assassinat) a été commis par l’OTAN avec l’organisation secrète de la Turquie, ‘le Gladio vert’ (les islamistes du mouvement Fetullah Gulen). Les Etats-Unis, la France et l’Allemagne sont également impliqués. Le gouvernement AKP en Turquie et l’Etat parallèle de la confrérie Gulen se trouvent au centre de ce complot. » « Les autorités françaises savent ce qui a commis ce massacre mais elles le cachent. Notre peuple, les femmes et les forces démocratiques doivent demander des comptes et faire pression sur la France pour élucider ce massacre » a-t-il ajouté le KCK.

11 janvier 2014 |  Par Maxime-Azadi Blog de Maxime Azadi avec ActuKurde.fr

http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-azadi/110114/manifestation-monstre-de-kurdes-paris

Avec la guérilla du PKK dans les montagnes du Kurdistan
Un reportage de Mireille Court et Chris Den Hond, réalisé en 2004.

Pendant que la guerre faisait rage en Irak, nous sommes allés rencontrer la guérilla du PKK (le Parti des Travailleurs du Kurdistan) dans la montagne de Qandil, au nord de l’Irak à la frontière turque et iranienne.
C’était la période où la Turquie voulait devenir membre de l’Union européenne et où il y avait un petit dégel entre l’Etat turc et sa population kurde (25% des habitants en Turquie sont Kurdes). Beaucoup espéraient que ce dégel devienne un jour le printemps de Diyarbakir. Ces derniers temps, la répression a repris : militant(e)s, journalistes, politiciens, écrivains kurdes ou pro-kurdes sont jetés en prison.

Nous avons passé une semaine avec eux dans les montagnes du Kurdistan. La résistance kurde du PKK a donné une conscience nationale aux Kurdes, mais ce parti a été mis sur la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis et par l’Union européenne. Sama Botan, guérilléra : « Ils exigent que la guérilla dépose les armes, mais qu’est-ce qu’ils donnent en échange ? Ils doivent nous donner des garanties, sinon nous ne désarmerons pas. »

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11 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

pologne, le vatican refuse l’extradition de l’archevêque wesolows (ci)

pope

Le procureur de la République de Varsovie vient de recevoir la réponse négative du Vatican à sa demande d’extradition de l’ancien nonce apostolique en République dominicaine, l’archevêque Jozef Wesolowski, suspecté de pédophilie.
*
L’archevêque polonais Jozef Wesolowski, ancien nonce apostolique en République dominicaine, suspecté de pédophilie et résidant à Rome, ne pourrait pas être extradé vers la Pologne, puisqu’il est un citoyen du Vatican. « La réponse du Saint-Siège est laconique et tient en une demi-page », rapporte le site de la première chaîne d’information polonaise TVN24, qui précise que « les auteurs de la lettre assurent que le Vatican mène une enquête sur les supposés actes de pédophilie du hiérarque. »Mgr Wesolowski a été accusé par les médias dominicains en septembre 2013 d’avoir eu des relations tarifées avec des mineurs dans sa paroisse rurale de Juncalito, dans le nord du pays. Il a ensuite été rappelé à Rome par le pape François. Courrier international 10 janvier 2014
Commentaire:  « On lâche rien »!

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11 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

manifestation samedi des nationalistes basques, malgré une première interdiction (lt.ch)

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Les indépendantistes basques et les nationalistes du PNV ont appelé à manifester samedi à Bilbao, après l’interdiction d’une mobilisation en soutien aux prisonniers de l’ETA, alors que le gouvernement espagnol reste inflexible dans son refus de toute concession au groupe armé.

Le président du PNV, la principale formation régionale, Andoni Ortuzar, a appelé à « participer à la manifestation silencieuse qui aura lieu samedi à Bilbao sur le thème « Droits de l’homme, accord, paix’ », lors d’une conférence de presse avec le président du parti de gauche indépendantiste Sortu, Hasier Arraiz.

Cet appel fait suite à l’interdiction de la journée de mobilisation qui était prévue samedi à Bilbao, en soutien aux prisonniers de l’ETA.

Vendredi, le juge du tribunal de l’Audience nationale de Madrid Eloy Velasco a « interdit » cette manifestation, estimant que le groupe de soutien aux prisonniers Herrira, démantelé après un coup de filet le 30 septembre et dont la justice a suspendu pour deux ans les activités, se trouve derrière les organisateurs.

Des documents saisis lors de cette opération de police, « il ressort que durant l’été 2013, Herrira a été l’inspirateur ou l’auteur d’une dynamique appelée Tantaz tanta (Goutte à goutte), dont l’objectif est de rallier le plus grand nombre possible d’adhésions à ses manifestations sociales en soutien aux prisonniers de l’ETA », écrit le juge Velasco. Le magistrat a donc décidé d’interdire « les activités de soutien, exaltation et financement en faveur des prisonniers » programmées samedi à Bilbao.

« Une décision incompréhensible pour le peuple basque », avait immédiatement réagi le gouvernement régional du Pays Basque, dominé par le PNV. « C’est une décision très grave (…) dans la mesure où année après année, nous avons pu voir que des manifestations identiques se sont déroulées sans aucun obstacle, y compris à l’époque où l’ETA était active », avait commenté le porte-parole du gouvernement régional, Josu Erkoreka.

« Face à la violation des droits de l’homme et devant les moyens exceptionnellement négatifs, tous ceux qui sont réunis ici expriment la volonté de renforcer le nouveau scénario qui s’est ouvert pour notre communauté », a ajouté vendredi soir le président du PNV, alors que Tantaz tanta, en réponse à la décision du juge, avait peu avant annulé son appel à manifester. BILBAO, 11 jan 2014 (AFP)

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07 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

voeux de izquierda anticapitalista

L’année 2013 vue par Izquierda Anticapitalista

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