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20 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

il y a quarante ans, eta faisait “voler” le franquisme (jpb)

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Il est un peu plus de 9 h 30 en ce matin gris et froid du jeudi 20 décembre 1973 à Madrid.

Le Révérend Père Turpin, lit son bréviaire à au couvent des jésuites, rue Claudio Coello à Madrid. C’est alors qu’il voit passer devant sa fenêtre, pourtant bien au-dessus de la chaussée, une voiture noire. Il s’agit de la Dodge Dart de l’amiral Carrero Blanco, chef du gouvernement du dictateur espagnol Francisco Franco. “J’ai cru rêver” dira plus tard le jésuite. Il est vrai que les deux tonnes de la voiture ont effectué un vol de plus de 30 mètres de haut.

Ce qui a causé ce “vol” ce n’est pas “le gaz” comme le crient sur le moment deux ouvriers en s’enfuyant. Les ouvriers en question sont en effet des membres d’ETA qui viennent d’actionner une puissante bombe au passage de la voiture de l’amiral revenant de la messe à laquelle il assiste quotidiennement. Le coup est alors le plus rude porté au régime finissant. Carrero Blanco était en effet considéré jusqu’à lors comme le dauphin d’un caudillo vieillissant. Il faudra d’ailleurs plusieurs heures avant que le régime n’annonce officiellement la mort du Président du gouvernement.

Clé de voûte du régime Vers 21 heures le premier communiqué de revendication d’ETA est diffusé. “Luis Carrero Blanco (…) était la clé de voûte du système franquiste, le garant de sa continuité et de sa stabilité ; il est certain qu’avec sa disparition, les tensions qui opposaient entre elles les différentes tendances associées au régime fasciste du général Franco (…) vont s’accentuer de manière dangereuse pour le pouvoir” indique le communiqué.

Un rôle de “clé de voûte” que lui reconnaissent aussi nombre d’historiens. L’amiral avait rejoint dés le début de la guerre civile les troupes putschistes. Militaire dans la marine, il a ensuite gravi tous les échelons jusqu’à être nommé amiral en 1966. Mais dès 1940 il est vice-secrétaire de la Présidence et devient ministre en 1957.

Considéré comme l’âme damnée du dictateur, sa main mise sur l’appareil d’état et sa capacité à concilier les différentes tendances du régime le placent sur orbite. “Franco apprécie chez Carrero Blanco l’absence de scrupules, son rôle de conciliateur et d’unificateur entre les différences ten- dances fascistes” est il d’ailleurs écrit dans le premier numéro d’Ildo.

Le 6 juin 1973 le dictateur, sentant sa fin approcher, crée pour lui le poste de président du gouvernement. ETA le considérait déjà comme une cible prioritaire depuis de nombreux mois. L’organisation clandestine basque souhaite dans un premier temps l’enlever. “Je suis parti avec d’autres planquer pendant quelque temps, dans le but de voir si nous pouvions l’enlever” se souvient un ancien membre de cette organisation. Un autre témoin affirme en plaisantant à moitié que “la moitié des effectifs de l’organisation” ont été à un moment donné ou un autre affecté à la préparation de l’opération.

Mais la nomination de “l’ogre” à la tête du gouvernement rend l’opération impossible. Il est alors décidé de l’éliminer. L’opération est minutieusement préparée. Elle a été racontée dans Opération Ogro : comment et pourquoi nous avons exécuté Carrero Blanco, premier ministre espagnol un livre de l’écrivaine Eva Forest (Seuil 1974) sous le pseudonyme de Julen Aguirre dont la version en castillan vient d’être rééditée par le quotidien Gara. Un livre qui fut aussi adapté au cinéma mais qui, s’il livre un récit complet de l’opération, brouille aussi quelques pistes pour des raisons de sécurité à l’époque de son écriture dans la maison de Marc Légasse à Ciboure. De même ETA au travers d’une conférence de presse près de Bordeaux donnera quelques fausses informations afin de protéger ses militants. 20/12/2013 Giuliano CAVATERRA

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19 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pour les droits des prisonniers politiques basques

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300 personnes se sont rassemblées devant la prison de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) le samedi 14 décembre, à l’appel de Herrira.

Trois bus étaient venus du pays basque.

6 prisonniers sont actuellement incarcérés à Lannemezan : Didier Aguerre, Txistor Haranburu, Inaki Esparza, Ibon Fernandez, José Ramon Lete et Joseba Segurola. Ibon Fernandez est atteint de sclérose en plaque. Txistor Haranburu, incarcéré depuis 23 ans, est en train de réaliser une demande de libération conditionnelle.

Soulignons qu’ils côtoient quotidiennement un autre prisonnier « célébre », Georges Ibrahim Abdallah qui a entamé sa trentième année de prison…

Une délégation du NPA65 était présente (seul parti local représenté) pour apporter sa solidarité et souligner l’hypocrisie mondiale des gouvernements autour de Nelson Mandela, alors que des prisonniers politiques croupissent toujours dans les geôles françaises. Christian Zueras

Jeudi 19 décembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 222 (19/12/2013)

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19 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Ukraine: un résumé

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18 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

le vieux ventre immonde enfante encore des monstres (avanti.be)

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Le vieux ventre immonde de l’extrême-droite peut encore enfanter des monstres, prévenait Bertolt Brecht.

C’est ce que prouvent les néo-nazis italiens qui viennent de rendre hommage au nazi Priebke, responsable de l’assassinat de 335 Italiens dans les Fosses Adriatiques à Rome en 1944 ; les néonazis grecs de l’Aube Dorée ; la croissance de l’extrême droite dans les pays nordiques et en France, avec le Front National (FN) de Jean-Marie et Marine Le Pen, et même le Tea Party étatsunien.

Au service du capital

La xénophobie, le néolibéralisme extrême, le rejet de la solidarité sociale, de la justice sociale et du socialisme caractérisent ces mouvements. Ils prétendent combattre le grand capital alors qu’ils le servent et, à l’image de Hitler quand il qualifiait de « socialiste » son nationalisme et adoptait un drapeau rouge, ou de Mussolini avec sa « République Sociale », ils prétendent agiter les bannières traditionnelles de la gauche pour gagner en popularité et mener en réalité une politique réactionnaire.

Il s’agit de mouvements dont la base sociale repose sur les classes moyennes basses, conservatrices, écrasées et condamnées par la politique du grand capital financier mais qui, sti- mulées par les grands médias, tournent leur haine contre le mouvement ouvrier et les secteurs les plus pauvres de la population, comme les immigrés, les « autres » (Musulmans, Juifs, Roms) et les « politiciens », et non contre leurs bourreaux.

Ces mouvements ressurgissent et prospèrent dans les moments de crise économique et de nécessité de redéfinitions politiques ; comme dans les années ’20 de l’après Première Guerre en Italie ; puis peu après dans l’Allemagne en crise, ainsi qu’en France, en Espagne, en Angleterre, en Hongrie, en Roumanie et en Pologne dans les années ’30. Ce fut le cas à nouveau en Italie dans l’immédiate après-guerre, avec l’ « Uomo Qualunque » de Guglielmo Giannini en 1944-1946 au moment où il fallait définir si le pays serait une monarchie ou une république, et ensuite à nouveau en France avec Pierre Poujade en 1953.

Poujadisme Ce dernier était un petit commerçant (il possédait une librairie-papeterie) formé dans les rangs des fascistes de Jacques Doriot et du régime raciste et fasciste de Vichy. Il a été en faveur de la collaboration, jusqu’à ce que les Allemands envahissent la « zone libre » française. Dans les années ’50, ses meetings rassemblaient jusqu’à 200.000 personnes et il a obtenu 11,6% des votes et 52 députés. L’un d’entre eux n’était autre que Jean-Marie Le Pen, ex-combattant en Afrique contre l’indépendance des colonies françaises.

Poujade rêvait d’un capitalisme de petits et moyens commerçants et industriels, sans étrangers ni syndicats, ni grands capitalistes et financiers (qui étaient pour lui tous Juifs et franc-maçons) et avec un Etat qui impose l’« ordre ». A la différence du Front National de Le Pen dont il est l’ancêtre, et qui bénéficie aujourd’hui d’une proportion du vote ouvrier plus importante que celle de tous les partis de « gauche » réunis, son mouvement semi-fasciste de masse a fini par se dissoudre, écrasé entre la forte résistance des travailleurs et des intellectuels de gauche d’une part et, d’autre part, par la croissance rapide du capitalisme français, qui lui a arraché sa base de masse.

Marine Le Pen et son FN ont récemment vaincus une alliance de tous les autres partis de centre-droit et de centre-gauche aux élections cantonales de Brignoles, dans le département du Var dans le sud de la France. Le taux d’abstention était de 60%, démontrant que la majorité ne soutenait ni ne croyait en aucun candidat. Le FN a remporté 53% des suffrages parmi les personnes qui ont voté (autrement dit, 20% du total de l’électorat potentiel). Une partie du centre-droit évolue vers le néofascisme, en se déguisant pour l’occasion en droite nationaliste « responsable ».

Les responsabilités à gauche Comment se fabrique le bouillon de culture de ces mouvements ? Grâce au centre et à la pseudo gauche. Dans les années ’20, par exemple, les conservateurs italiens optèrent pour le fascisme afin de combattre les ouvriers tandis que les syndicats socialistes réformistes se soumirent au gouvernement de Mussolini.

Dans les années ‘30, les communistes italiens dirigés par Joseph Staline et Palmiro Togliatti crurent qu’un front était possible avec les « frères en chemise noire » contre le grand capital et, quelques années plus tard, Staline concrétisa le pacte Molotov-Ribbentrop (1939) qui a renforcé Hitler et Mussolini. Le Parti communiste allemand avait également noué des accords avec les nazis contre la social-démocratie qui gouvernait Berlin car elle était considérée comme « l’ennemi principal », avec comme résultat de légitimer Hitler.

Au début, les communistes français ont soutenus Poujade en croyant pouvoir le mani- puler. En outre, sur le plan idéologique, le nationalisme et le chauvinisme des grands partis com- munistes italien et français (le premier avec ses revendications territoriales contre la Yougoslavie à Trieste et en Istrie, le second avec sa grève contre « l’acier allemand » et en soutien de la « sidé- rurgie française », mais aussi avec l’expulsion de travailleurs noirs dans certaines mairies parisiennes qu’il contrôlait) s’est uni aux racisme des socialistes français dans leur défense à tout prix du colonialisme en Indochine et de l’Algérie « française ».

Quel antidote ? Il ne faut donc pas s’étonner si d’ex-électeurs et mêmes d’anciens membres du Parti communiste français soutiennent aujourd’hui le Front National, ni que le chauvinisme aug- mente lorsque le Ministre de l’Intérieur de Hollande, le « socialiste » Valls, déclare que les Roms doivent être expulsés parce qu’ils ont des caractéristiques génétiques inassimilables. Si les socialistes font la politique de la droite en Grèce, en France et en Scandinavie, si le grand capital a besoin d’éliminer totalement la résistance ouvrière et, surtout, de conjurer la crainte d’une explosion sociale comme conséquence de ses politiques d’ajustement, comment s’étonner alors que le centre-droit glisse vers l’extrême droite et que cette dernière se renforce, ouvrant ainsi la voie à des gouvernements « forts » ?

L’antidote contre l’extrême-droite est, avant toute chose, une campagne d’éducation, une politique anticapitaliste et un gouvernement des travailleurs, pluraliste, démocratique et inter- nationaliste. S’il faut enterrer la vieille république capitaliste, ce doit être pour donner naissance à une république sociale et solidaire de tous les travailleurs, quelle que soit leur origine.

Guillermo Almeyra 18 décembre 2013

Source :
http://www.jornada.unam.mx/archivo_opinion/autor/front/13/38752
Traduction française et intertitres pour Avanti4.be : Ataulfo Riera

http://www.avanti4.be/actualite/article/le-vieux-ventre-immonde-enfante-encore-des

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18 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Italie: la crise s’étend à de nouveaux secteurs de la société (essf)

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Et les flics avez eux! Etonnant, non?

Ces derniers temps, l’Italie a été touchée par une agitation sociale sous forme de blocages de routes, occupations de places et de manifestations « surprise ».

Les acteurs de ces manifestations sont des couches sociales qui ont peu l’habitude de ce type de lutte…

Il s’agit de secteurs de la petite et moyenne bourgeoisie frappés de plein fouet par les retombées de la crise sur leurs revenus : des commerçants, des marchands ambulants, des artisans, des routiers, des petits paysans. Ceux-ci ont été rejoints par d’autres franges populaires plus ou moins aux marges de la société, dont des jeunes des quartiers périphériques, des chômeurs et aussi des étudiants, prin- cipalement des écoles techniques et professionnelles, c’est-à-dire des enfants de cette classe sociale.

Les effets du déclassement

Six années de crise économique et de réponses gouvernementales qui ont provoqué la récession, ont entamé leurs certitudes économiques et sociales, les entraînant dans la pauvreté et le déclassement. C’est un coup dur pour la petite et moyenne bourgeoisie qui est une classe sociale fondamentale pour garantir le consensus autour de la classe dominante et la politique gouvernementale de la droite et, dans une certaine mesure, du centre-gauche.

L’agitation a été organisée et dirigée par certaines associations corporatives et par un comité organisateur avec des mots d’ordre généraux contre les impôts, contre tous les hommes politiques, les parasites (en ciblant les fonctionnaires), les syndicats qui ne défendent que les tra- vailleurs qui ont un emploi tout en profitant des indemnités de chômage. C’est une réponse générale et vague (même si un des animateurs est allé jusqu’à réclamer un gouvernement des forces armées et des juges), bien qu’elle traduise une souffrance bien réelle.

Les forces de droite et d’extrême droite, à partir des individus qui font partie de ce comité organisateur de la grève, sont bien présentes et actives, et ont orienté la dynamique de la protestation (et beaucoup des mots d’ordre) dans les rassemblements et manifestations où règne une certaine confusion. Celles-ci sont remplies de petits commerçants et de jeunes chômeurs des quartiers qui ont trouvé dans les manifestations un lieu pour se défouler et pour exprimer leur colère.

Une radicalisation qui peut être un danger Sur les places, on a clairement vu les liens que ces organisations de droite entretiennent avec des secteurs de la police. Il s’agit d’un phénomène qui montre le potentiel de radicalisation à droite de secteurs de la petite bourgeoisie et du « sous prolétariat » qui peut devenir un danger pour la classe ouvrière, elle aussi durement frappée par la crise et la politique gouvernementale. Depuis trop longtemps, celle-ci a été privée d’un grand mouvement de lutte qui soit capable de construire une alternative sociale et politique concrète. Dans tout cela, les responsabilités des directions syndicales, complices des gouvernements des banques et de la grande bourgeoisie, sont immenses.

C’est la faiblesse et l’inefficacité des actions des directions syndicales et politiques qui ouvre la voie à ce type de protestation. La question ne peut pas être évacuée en prétendant que ces mobilisations peuvent être une vraie lutte positive contre les politiques d’austérité et les gou- vernements qui les appliquent. On ne peut pas non plus écarter ces mobilisations en les considérant comme uniquement le fruit d’un complot (destructeur ?) monté par des groupes fascistes. Une idée se répand actuellement dans les têtes pensantes » de la « gauche » gouvernementale, comme quoi tout va bien et que le système est menacé dans sa stabilité, soit par la subversion des mouvements écologistes de gauche, soit par le complot de la droite. Cette idée est erronée et dangereuse car c’est le système, en crise, lui-même qui produit les crises sociales et politiques.

La classe ouvrière doit avoir ses objectifs propres Seule une reprise des luttes de la classe ouvrière pour ses propres objectifs, pour la sauvegarde des conditions de vie et de travail des classes populaires, peut avoir la force de polariser des secteurs de la petite bourgeoisie ou du moins de les neutraliser dans le combat contre le patronat.

Mais pour que cela arrive, il faudrait une reprise décisive du mouvement ouvrier et syndical qui sache aller au-delà de la stratégie actuelle du Parti démocrate (centre gauche) et des directions syndicales, qui ont subordonné les travailleuses et les travailleurs à la grande bourgeoisie. Pour cette raison, la classe ouvrière – et les forces de la gauche anticapitaliste doivent y contribuer de toutes leurs forces – doit commencer dès maintenant sa propre lutte, sa propre révolte de classe contre les gouvernants, contre la bourgeoisie.

Diego Giachetti (Turin) * Traduction Ross Harrold 16 décembre 2013

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30644

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17 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Grèce: à bas le gouvernement samaras !

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Manif de solidarité à Bruxelles le 14 janvier!

Après quatre ans d’austérité dévastatrice, d’attaques incessantes aux droits des travailleurs, après l’amputation des revenus de 50%,

le bradage des richesses du pays et le démantèlement de biens publics tels que la santé et l’éducation, le gouvernement grec s’apprête à exercer la présidence du Conseil de l’UE, à partir du 1er janvier 2014. La présidence grecque symbolise l’autoritarisme et la barbarie sociale que les élites économiques veulent imposer aussi ailleurs. Cette expérimentation abjecte doit être stoppée maintenant avant de déferler sur l’Europe !

La Grèce est le pays de la zone euro où la stratégie du choc de l’UE est appliquée le plus crûment. La politique économique suivie sous les diktats de la Commission, de la BCE et du FMI a non seulement fait grimper la dette mais a provoqué une catastrophe sans précédent pour la société grecque, pulvérisant le chômage (27% et plus de 55% pour les jeunes) alors que plus d’un million de travailleurs demeurent impayés depuis des mois. Le peuple grec cède au désespoir et des centaines de milliers de jeunes quittent leur pays.

Au-delà des retombées économiques, les mémorandums et l’austérité extrême ont sapé les principes démocratiques fondamentaux et les droits de l’Homme. La Constitution et le Parlement sont court-circuités comme dans le cas de la fermeture de l’audiovisuel public, les grèves et les mobilisations contre cette barbarie sont interdites ou réprimées violemment, les militants antifascistes et les immigrés sont torturés par la police : Aujourd’hui la démocratie en Grèce est un mot dénué de sens.

L’UE se tait face aux crimes du gouvernement grec et demande des mesures encore plus strictes : sous les ordres de la Troïka, le gouvernement va bientôt opérer des nouvelles coupes des dépenses publiques, des licenciements dans l’éducation et la santé, ainsi que la vente publique des résidences principales des familles ne pouvant plus rembourser leur prêts, qui se retrouveront donc dans la rue. Mais la lutte continue : après une grève de trois mois du personnel administratif des universités, le monde de l’éducation et de la santé est en ébullition alors que les travailleurs de plusieurs usines et compagnies privées sont en grève.

Pendant ce temps, le gouvernement va dépenser des millions d’euros pour la présidence de l’UE afin que ses ministres se baladent à Bruxelles. Ne les laissons pas faire ! Les mobilisations contre la présidence grecque à Bruxelles peuvent contribuer à la chute du gouvernement en Grèce et faire barrage au fléau qui menace l’Europe entière.

Nous appelons à manifester le 14 janvier, au Bozar, rue Ravenstein 23, à 19h, lors de l’inauguration de la présidence grecque afin d’unir nos voix et nos actions avec celles du peuple grec en lutte. Afin que, depuis Bruxelles aussi, l’on envoie au gouvernement et à l’UE le message, que la politique catastrophique de l’austérité ne passera pas !

CADTM, CAE, Initiative de solidarité avec la Grèce qui résiste

Initiative de Solidarité avec la Grèce qui résiste
http://solidarity-greece.blogspot.be/

Comités Action Europe
http://www.comitesactioneurope.net/

Comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde
http://cadtm.org

http://www.avanti4.be/actualite/article/grece-a-bas-le-gouvernement-samaras-manif-de

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15 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Strasbourg refuse de faire de l’avortement «un droit européen» (lm)

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Le Parlement européen a rejeté, mardi 10 décembre, à Strasbourg, un texte qui réclamait, pour les femmes, un accès généralisé à la contraception et à des services d’avortement sûrs.

Ce « rapport d’initiative », non contraignant, élaboré par Edite Estrela, une élue socialiste portugaise qui préside la commission pour les droits de la femme et l’égalité des genres, divisait l’assemblée. Le vote d’un texte alternatif affirmant la primauté des Etats sur de telles questions et enterrant le rapport Estrela – qui prônait également la liberté de choix quant au fait d’avoir ou non des enfants, et à quel moment – a récolté 334 voix pour et 327 contre.

« L’hypocrisie et l’obscurantisme l’ont emporté », estime l’eurodéputée portugaise. « L’éthique de certains est “en solde” à six mois des élections », juge son collègue belge Marc Tarabella (PS), membre de la même commission. « Ce vote traduit une nette régression pour les droits de la femme ; le Parlement et l’Europe vivent de mauvaises heures », poursuit, au nom des Verts, l’élue française Nicole Kiil-Nielsen.

INTENSE LOBBYING DES ULTRA-CONSERVATEURS

En octobre, lors d’une première tentative de vote du texte en séance publique, Mme Estrela avait été huée et une demande de renvoi présentée par le groupe des Conservateurs et réformistes européens (ECR) – qui rassemble notamment la droite catholique polonaise et les conservateurs britanniques – avait récolté une majorité de suffrages. Bruno Gollnisch (FN), très applaudi, avait guerroyé contre un texte qu’il qualifiait encore, mardi, d’« abominable », se réjouissant qu’il ait été « flingué ».

La conférence des évêques allemands avait appelé à un rejet ferme du rapport. Son président, Mgr Robert Zollitsch, avait dénoncé, à Bruxelles, « la marginalisation de droits fonda-mentaux comme la dignité humaine, le droit à la vie et la liberté de conscience ». Il reprochait également au texte de « transgresser » les droits des parents en matière d’éducation sexuelle. De quoi encourager une campagne massive des ultra-conservateurs qui ont mené un intense lobbying – 100 000 courriels ont été adressés aux eurodéputés – contre « le lobby proavortement ». « Ils agissaient avec la volonté affichée de déformer les faits et affirmaient, par exemple, qu’il s’agissait de légaliser la pédophilie », affirme Mme Kiil-Nielsen.

Mal à l’aise, certains groupes politiques se sont divisés. L’Alliance des libéraux et démo- crates (ALDE) a finalement fait pencher la balance du côté des détracteurs du texte, malgré l’en- gagement en sa faveur de leur porte-parole, la Néerlandaise Sophia in’t Veld. C’est toutefois le groupe PPE (conservateurs) qui est montré du doigt et accusé par la gauche d’avoir fait résonner « un signal grave, celui des dangers qui menacent les droits des citoyens », selon la Française Sylvie Guillaume (PS).

« Ma ligne est celle de Simone Veil, première présidente PPE du Parlement européen, et je suis favorable à l’IVG », réplique Elisabeth Morin-Chartier (UMP). Cette élue, opposante au rapport Estrela, déplore « le dogmatisme et le manque de diplomatie » de sa collègue portugaise, qu’elle accuse d’avoir elle-même favorisé « l’explosion » en ajoutant à son rapport des considérations sur la procréation assistée pour les lesbiennes ou les droits des transsexuels.

Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen) LE MONDE | 11.12.2013 à 12h26

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30609

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13 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

« Travailleurs détachés », les patrons en profitent!

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Lundi 9 décembre, les ministres du travail des membres de l’Union européenne ont abouti à un accord sur les salariés « détachés », accord qui ne changera pas grand-chose à une situation fondamentalement favorable aux patrons.

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Il y aurait 1, 2 million de travailleurs détachés dans l’Union européenne. En France, selon les derniers chiffres du ministère du Travail, le nombre de travailleurs détachés devrait augmenter de 23 % cette année pour frôler les 210 000. Et ceci sans compter les travailleurs non-déclarés, entre 100 et 200 000. Le principal secteur concerné est la construction (33 % des travailleurs détachés) mais il n’est pas le seul.

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Le statut des détachés est défini par une directive européenne de 1996. « Un travailleur est considéré comme « détaché » s’il travaille dans un État membre de l’UE parce que son employeur l’envoie provisoirement poursuivre ses fonctions dans cet État membre.

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Par exemple, un prestataire de services peut remporter un contrat dans un autre pays et décider d’envoyer ses employés exécuter ce contrat sur place. (…). » Le principe est le suivant : vous êtes par exemple patron du bâtiment, et vous avez besoin de dix coffreurs. Au lieu de les embaucher selon les conditions de la convention collective, vous passez un marché avec une entreprise étrangère qui enverra les dix coffreurs demandés sur votre chantier.

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Aux termes de la directive, le salaire et les conditions de travail de l’employé détaché relèvent des règles du pays dans lequel il travaille : un travailleur détaché en France doit donc normalement toucher au moins le Smic… Mais les cotisations sociales appliquées sont celles du pays d’origine.

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« Plombier polonais », travailleur français, même combat ! Le fait que les cotisations sociales soient celles du pays d’origine permet aux patrons de profiter de la disparité des systèmes sociaux en Europe en faisant venir des travailleurs des pays où existe une protection sociale au rabais.

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À cette utilisation de la réglementation s’ajoute l’insuffisance des contrôles et une multitude de combines au détriment des travailleurs qui aboutissent au non-paiement effectif des cotisations sociales, à la retenue de frais plus ou moins fictifs sur leur salaire, etc.

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Malgré les déclarations hypocrites du Medef, en dernière analyse, ce sont les patrons qui profitent de ce système et, parmi eux, ceux des plus grandes entreprises qui, comme dans le bâtiment, sous-traitent en cascade et, en cas de problème, se défaussent sur la petite entreprise sous-traitante.

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L’accord conclu lundi à Bruxelles élargit les possibilités de contrôle et augmente la responsabilité des donneurs d’ordre en cas de fraude. N’en déplaise à Michel Sapin, le nouveau texte ne fera qu’aménager à la marge une situation qui arrange le patronat.

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Face à lui, le « plombier polonais » et le travailleur français ont le même intérêt. Comme le dit un député suédois à propos de son pays : « Il faudrait revenir au principe selon lequel qui- conque est employé en Suède doit bénéficier des mêmes règles qu’un travailleur de nationalité suédoise ». Autrement dit, il s’agit de demander la mise en œuvre de cette vieille revendication du mouvement ouvrier : « À travail égal, salaire égal ». Et le salaire inclut, bien entendu, non seulement le salaire direct, mais les cotisations sociales !

Henri Wilno Jeudi 12 décembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 221 (12/12/2013)

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13 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Italie, les symptômes alarmants d’une explosion sociale (al’e)

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Depuis deux jours, divers médias non italiens ont perçu une césure socio-politique en Italie bien plus importante que la nomination de Mateo Renzi, maire de Florence, à la tête du Parti démocrate.

Le 12 décembre, le correspondant de l’hebdomadaire français Le Point écrivait: «De Palerme à Turin, de Rome à Gènes, de Savone à Milan, un vent de protestation sans précédent balaie l’Italie. Interruption du métro dans la capitale, fermeture des magasins dans les centres-villes, occupation des gares et des marchés, regroupements devant les palais institutionnels, opérations escargot aux frontières: depuis dimanche dernier, les manifestations contre «la caste politique» se multiplient dans la péninsule.»

Nous laisserons de côté l’interprétation de ce journaliste quant à l’orientation et aux forces politiques visant à vertébrer ce mouvement.  Dans l’article que nous publions ci-dessous, Franco Turigliatto souligne à juste titre le poids concret, visible entre autres dans la capitale piémontaise qu’est Turin – ancienne capitale de la Fiat –, des forces de la droite extrême et les complicités existant entre ces dernières, une partie de la police et de la magistrature.

Il est traditionnel de considérer l’Italie comme un laboratoire politique. La formule a plus d’une fois été justifiée. Dans le contexte de la crise européenne, il faudrait être aveugle pour ne pas prendre en compte très sérieusement la dynamique possible des «secousses socio-politiques» récentes en Italie et ne concentrer son attention que sur l’émergence d’une opposition syndicale de gauche ou un regroupement des forces de la gauche anticapitaliste. Ces derniers éléments ont certes toute leur importance, mais précisément parce qu’ils émergent dans un contexte socio-politique qui n’a jamais existé en Italie depuis la fin des années 1960. (Rédaction A l’Encontre)

Turin, le 9 décembre 2013 Publié par Alencontre le 12 – décembre – 2013

Par Franco Turigliatto:

Ce qui arrive ces derniers jours avec les mobilisations et les «soulèvements» des dits «forconi» [ceux qui brandissent des fourches] indique que nous sommes entrés dans une nouvelle phase de la crise économique et sociale dans notre pays. Se mobilisent des secteurs de la petite bourgeoisie et de la petite bourgeoisie moyenne frappés très durement par la crise dans leurs intérêts et leurs revenus : les commerçants, les marchands ambulants, les ca- mionneurs. Se sont joints à eux d’autres secteurs sociaux populaires plus ou moins marginaux, que ce soit des jeunes des banlieues urbaines, des chômeurs ou des étudiants. Ces phénomènes sont particulièrement évidents et conflictuels à Turin, la vieille ville ouvrière et fordiste [la capitale de la Fiat] qui, au-delà de la nouvelle vitrine touristique dont les palais du centre sont l’emblème, se trouve dans une grande phase de paupérisation et d’affaissement social.

La crise et la petite bourgeoisie

Ces secteurs de la petite bourgeoisie – avec leurs diverses strates – ont durant de nombreuses années joui d’une relative tranquillité et de confort (pour certains cela s’est réalisé grâce à diverses formes d’évasion fiscale), mais aujourd’hui, après six années d’une crise économique aiguë, leurs certitudes sociales et économiques sont mises en question et pour nombre d’entre eux s’ouvre la possibilité, à court terme, d’une descente vers la pauvreté. Ces secteurs sont frappés non seulement par les dynamiques de la crise économique, mais aussi, comme la grande majorité des citoyens et des citoyennes, par les politiques d’austérité et de contraction budgétaire portées par les gouvernements de la bourgeoisie.

Depuis des années, ces politiques massacrent, en premier lieu et avant tout, les travailleuses et travailleurs des secteurs privé et public qui subissent des coups dans les domaines du salaire, de l’emploi de la destruction des postes de travail et des coupes dans le dit Etat social. Ces «sacrifices» ont été en permanence exigés par les politiques néolibérales dont la seule fonction est de garantir les profits et les revenus du patronat, de la grande bourgeoisie en tant que classe et de ses membres en particulier. Pour assurer ce transfert de richesse du bas vers le haut, la classe dominante «réclame» aujourd’hui à de vastes secteurs de la petite bourgeoisie de «participer aux sacrifices», ce qui appauvrit ces couches sociales intermédiaires qui sont pourtant fon- damentales pour garantir le statu quo social et politique.

Le verbe anglais «squeeze» indique l’action simultanée de compression et d’essorage. Ce verbe se traduit de manière active pour ce qui est de la classe laborieuse. Mais il concerne aussi les couches de la petite bourgeoisie et détermine leur désintégration sociale.

Et cela constitue un des traits distinctifs des grandes crises économiques qui se transforment ainsi en crises politiques et sociales produisant des contradictions et des lacérations dans toutes les strates de la société. C’est pour cela que nous parlons d’un changement d’époque en Europe. (…)

L’intervention des forces de la droite

Naturellement, tous ces phénomènes économico-sociaux font face à l’intervention et à l’orientation politiques des associations professionnelles spécialisée dans la création d’une idéologie et d’une identité selon lesquelles les figures sociales des travailleurs indépendants garantiraient la richesse de l’Italie. Dès lors, un peu tous les autres sont des «voleurs», non seulement le personnel politique, mais aussi les salariés du public qui sont des parasites ainsi que, y compris, les salariés du privé qui disposeraient du «privilège» de la «cassa integrazione». Est donc facile le jeu de la division entre les secteurs populaires, tous en grandes difficultés, et l’émergence d’une révolte qualunquiste [courant politique italien de droie ayant des traits antiparlementaires et anti-étatiques, dont la revue Uomo qualunque – l’homme quelconque – a connu une audience électorale en 1946; des similitudes existent avec le poujadisme en France].

La petite bourgeoisie et les forces de droite

Il est plus qu’évident que ces classes sociales en voie de paupérisation – dans la rue étaient avant tout présents des commerçants ambulants et des secteurs inférieurs des milieux du commerce – et la grande masse des chômeurs peuvent devenir une base de masse des forces ultra-réactionnaires et fascistes. Le potentiel de radicalisation réactionnaire des secteurs petits-bourgeois comporte de grands dangers à venir pour la classe ouvrière. Cette situation peut prendre une configuration très mauvaise à cause de l’absence depuis un certain temps d’un fort mouvement de masse et de luttes de la classe ouvrière. La responsabilité des directions syndicales, complices des gouvernements des banquiers et de la grande bourgeoisie, est en l’occurrence immense. En fait, seule une forte mo- bilisation ouvrière et de classe peut empêcher des dérives réactionnaires. Pour répondre posi- tivement à ce qui est en train de se développer, il est nécessaire que rapidement le mouvement syndical et celui des travailleurs, en prenant appui sur les secteurs les plus disponibles pour la lutte, construisent une large initiative sur des objectifs de défense du revenu, de l’emploi et d’une autre politique économique qui puisse s’adresser à l’ensemble des masses laborieuses, mais aussi à une partie de ces secteurs de la petite bourgeoisie, et avant tout aux chômeurs et chômeuses. Pour cela est nécessaire une grève générale. Si une telle grève avait déjà eu lieu, une partie au moins des jeunes qui hier (le 9 décembre) sont descendus dans la rue aurait eu une bonne et autre occasion d’exprimer leur rage.

Ce serait une illusion dangereuse, comme certains le radotent à gauche, de considérer ces mobilisations comme des fourriers d’une réelle lutte positive contre les politiques d’austérité et les gouvernements qui les ont appliquées. Penser que la petite bourgeoisie et les couches les plus marginalisées du prolétariat, à l’époque de la mondialisation capitaliste, à la différence de ce qui est toujours apparu dans l’histoire et en particulier dans la grande crise européenne des années 1930, puissent former un projet alternatif au grand capital relève non seulement d’une illusion, mais est une erreur des plus dangereuses qui peut ouvrir la voie à de vraies et réelles tragédies politiques.

(…) Aujourd’hui, comme hier, la bourgeoisie peut utiliser des secteurs de la petite bourgeoisie et des chômeurs – tel que le fascisme l’a fait – comme des béliers contre la classe ouvrière. (…)

L’importance de la lutte des travailleurs (…)

Nous faisons face à une question de temps. Le mouvement ouvrier et syndical doit se relever. D’un côté, il ne doit pas démoniser certains secteurs sociaux en tant que tels, se ralliant ainsi à la politique du Parti démocrate et aux directions syndicales, ceux qui ont subordonné les travailleuses et travailleurs aux orientations de la grande bourgeoisie. De l’autre côté, il doit être conscient que ce mouvement des «forconi» est dirigé par des forces réactionnaires et de droite qui doivent être combattues.

Pour cette raison, des membres de la classe ouvrière – et en particulier les forces de la gauche anticapitaliste qui doivent investir toutes leurs forces – doivent commencer de suite leur propre lutte, la révolte de classe contre les gouvernements des paquets d’austérité, c’est-à-dire contre la classe bourgeoise.

(Article paru sur le site de Sinistra Anticapitalista, le 10 décembre 2013. Traduction A l’Encontre)

http://alencontre.org/europe/italie/italie-les-symptomes-alarmants-dune-explosion-sociale.html

 

 

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12 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Grèce: “Je n’ai pas de travail, je ne paie pas” (presseurop)

TINTIN-en-GRECE--G20

En septembre, 27,4% de la population active grecque était au chômage, soit 1 376 463 personnes, selon les derniers chiffres publiés le 11 décembre.

Cela signifie que 60% des Grecs en âge de travailler n’ont pas d’emploi, note Eleftherotypia.

Le quotidien précise que le taux de chômage dépasse les 27% pour le sixième mois d’affilée et note que ces chiffres “viennent montrer l’ampleur de la crise économique et le problème posé par les politiques de mémorandum” — les mesures d’austérité visant au désendettement de la Grèce.

Autre conséquence de la crise économique, écrit encore le journal, 500 000 contribuables ont déclaré être dans l’impossibilité de payer leurs impôts en 2013. Eleftherotypia, 12 décembre 2013

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/4398141-je-n-ai-pas-de-travail-je-ne-paie-pas

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