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09 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Allemagne : procès des néonazis… et de la police (LO)

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À Munich s’ouvrait lundi 6 mai le procès très attendu de cinq néonazis.

Beate Zschäpe, la fondatrice du groupe appelé Clandestinité national-socialiste, est accusée d’avoir pendant onze ans participé à dix meurtres visant des commerçants turcs et un grec, à un attentat dans un quartier immigré de Cologne en 2004, qui avait blessé vingt-deux personnes, ou encore un attentat à la gare de Düsseldorf en 2000, qui avait fait plusieurs blessés parmi des migrants juifs originaires d’ex-URSS. La culpabilité des accusés, mais aussi d’autres complices retrouvés morts en novembre 2011, ne fait guère de doute.

Le véritable enjeu du procès est surtout d’établir le rôle de la police et des services secrets qui pendant des années non seulement ont laissé faire, mais ont même présenté ces meurtres comme les agissements de la mafia kurde. Pire, la police présentait même les victimes turques comme des trafiquants de drogue et leurs proches comme des suspects. En fait, la traque des accusés n’a commencé qu’en 2011, parce que, surpris après un braquage de banque, ils avaient assassiné une policière. Or les services de sécurité allemands disposent de nombreux informateurs dans les milieux d’extrême droite. Un de ces indicateurs aurait même été présent sur les lieux de crimes à six reprises. Les services secrets militaires eux-mêmes étaient informés dès 1998 du lieu où se cachaient ces assassins néonazis. Et curieusement, trois jours seulement après que Beate Zschäpe se fut rendue, ces mêmes services secrets ont détruit leurs propres archives sur l’extrême droite et les rapports des indicateurs infiltrés auprès de ce groupe.

Le procès lui-même montre à quel point les autorités sont peu pressées de faire connaître la vérité : la salle d’audience est très petite, aucun journaliste turc ou grec n’avait pu obtenir d’accréditation. Après des plaintes à la Cour constitutionnelle, l’ouverture du procès avait dû être repoussée. Cette connivence des membres des services de sécurité avec l’extrême droite n’est pas surprenante. Après la Seconde Guerre mondiale, il n’y a pas eu de rupture entre l’État nazi et les institutions de la République fédérale, et la « dénazification » fut très vite interrompue dès le début de la Guerre froide. De très nombreux hauts fonctionnaires nazis, dont des juges, ont continué tranquillement leur carrière. Un ancien responsable de la propagande nazie, Kurt Kiesienger, fut même chancelier, c’est-à-dire chef du gouvernement, de 1966 à 1969. Il fut d’ailleurs giflé publiquement par Beate Klarsfeld, en novembre 1968, aux cris de « Kiesinger, Nazi ! Démissionne ! » Ces meurtres et la responsabilité de la police ont beaucoup choqué, alors que le souvenir des atrocités nazies pèse encore lourd dans le pays. L’actuelle chancelière Angela Merkel, qui s’était fendue d’une minute de silence en hommage aux victimes lors de l’arrestation de Beate Zschäpe, a encore déclaré ces jours-ci que ces meurtres étaient une « honte pour l’Allemagne ». Mais c’est aussi la complicité des services de sécurité dans les agissements de ces néonazis qui est scandaleuse !

Eric TOLIAN

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2336&id=68

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09 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Une expo sur les fosses du franquisme refusée au Parlement européen (Rtbf)

Une expo sur les fosses du franquisme refusée au Parlement européen (Rtbf) dans Europe arton1021-25375-300x199

mercredi 8 mai 2013 à 13h49

Une exposition qui montre les fosses où avaient été jetés les opposants au franquisme, ou les simples gens qui ne plaisaient pas au « Caudillo », aurait dû se tenir au Parlement européen. Mais le parlement en a décidé autrement, au grand dam des organisateurs qui ne comprennent pas ce refus. L’exposition a été refusée par le Parlement européen au motif que les images étaient choquantes et qu’elles suscitaient une controverse. Les organisateurs y voient plutôt une pression sur le Parlement des partis conservateurs au pouvoir en Espagne. Le parti populaire ne voit en effet pas d’un très bon œil que l’on exhume les morts et l’Histoire d’Espagne avec eux.

Hier midi, des familles regroupées en association se sont rassemblées sur la place du Luxembourg pour protester contre la décision du Parlement européen de refuser cette exposition. Parmi elles, Raül Romeva (Eurodéputé, groupe des Verts) s’indigne : « Plus choquant que les images, c’est le silence. C’est pour ça que nous voulions montrer notre indignation par rapport au fait que cette exposition ne puisse pas être montrée dans la maison de la démocratie européenne« .

Un deuil difficile

Isabelle Durant (vice présidente du Parlement européen, groupe des Verts), regrette aussi cette décision. A ses yeux, dans ce cas précis, le règlement a été appliqué de manière trop stricte. On évalue à 110 000 le nombre de personnes jetées dans les fosses sous Franco. Pour beaucoup des descendants de ces personnes, il est difficile de faire le deuil, et donc de tourner la page, sans connaître la vérité. Beaucoup aspirent simplement à pouvoir enterrer dignement leurs ancêtres.

L’expo « L’exhumation des fosses, la récupération des dignités » se tiendra jusqu’au 23 juin prochain aux Halles Saint Géry à Bruxelles.

RTBF http://www.rtbf.be/info/dossier/toute-l-info-europeenne-de-la-rtbf/detail_une-expo-sur-les-fosses-du-franquisme-refusee-au-parlement-europeen?id=7990400

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08 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Allemagne : Le vrai procès de la NSU reste à faire (Die Welt)

Allemagne : Le vrai procès de la NSU reste à faire (Die Welt) dans Antifascisme

Benedicte

A peine ouvert, le procès de cinq membres du groupuscule néo-nazi a de nouveau été reporté. Mais il ne faut ni s’attendre à toute la lumière sur le terrorisme d’extrême droite, ni oublier le vrai scandale de cette affaire : l’incompétence et l’aveuglement des autorités.

Le procès qui s’est ouvert le 6 mai à Munich [et a été suspendu à la demande de la défense] n’est pas le procès de la NSU [Nationalsozialistischer Untergrund, Clandestinité nationale-socialiste]. Pas plus que le procès de Nuremberg de 1945-46 ou le procès d’Auschwitz à Francfort, de 1963 à 19­65, n’ont été les procès du national-socialisme, et pas plus que le procès de Stammheim (1975-77) n’a été celui de la Fraction armée rouge. Chaque fois, il s’est agi – et c’est le cas encore aujourd’hui – de juger des accusés individuels, nazis et terroristes de droite et de gauche. Munich sera le procès de Beate Zschäpe et d’autres néonazis. Rien de plus, rien de moins. Un tribunal a la capacité et le devoir de déterminer la responsabilité individuelle de chacun et de punir les coupables – il n’est pas habilité à juger une époque ou une idéologie, ni son enracinement dans la population. Cela peut en décevoir plus d’un. Car ceux qui se présentent à la barre sont généralement des individus tristes, déboussolés, butés – ni impressionnants, ni monstrueux, mais très petits. Si on les regarde dans les yeux, on ne voit pas le mal et ses mobiles.

Obstination coupable

C’est pourquoi le battage suscité par le procès de Munich bien avant son ouverture est un peu exagéré. Car ce procès, qui semble déjà vain, ne permettra pas de dévoiler ce qu’attend avec avidité une partie de l’opinion. Il dote inévitablement la principale accusée d’une personnalité intéressante et énigmatique qu’elle n’a visiblement pas – d’après ce que l’on sait, malgré son silence. Encore une fois, le mal est banal, et l’on refuse de l’accepter. C’est ainsi que l’opinion, aussi scrutatrice soit-elle, risque de ne pas voir le vrai scandale. Le scandale, c’est qu’il a fallu toutes ces années pour comprendre et élucider les meurtres de la NSU – alors que le mobile, comme il est aisé de s’en rendre compte a posteriori, était limpide.

De 2000 à 2006 au moins, des meurtriers ont sillonné l’Allemagne, assassinant des gens très clairement pour la seule raison qu’ils étaient d’origine étrangère ou d’anciens immigrés. Les motivations racistes de ces homicides sautent aux yeux aujourd’hui. On sait aujourd’hui qu’il aurait dû être clair, après le deuxième, au plus tard après le troisième meurtre, dans quelle direction il fallait orienter l’enquête : vers les milieux d’extrême-droite. Au lieu de quoi, les services chargés de l’enquête se sont obstinément attardés sur une autre piste. Certes, ils avaient fait le lien entre les neuf homicides, mais ce lien jetait d’emblée le discrédit sur les victimes, sans aucune justification, les assimilant à des malfaiteurs. Si tous sont étrangers ou d’origine étrangère, supposait-on, il y a de fortes chances qu’ils soient eux-mêmes des criminels. Encore une fois, le fait qu’il s’agissait d’un acte d’ostracisme délirant saute aux yeux a posteriori : les victimes ont été dissociées des Allemands de souche qui, eux, sont intègres et ne fraient pas avec les criminels.

Le fait que sept des neuf personnes assassinées étaient des entrepreneurs n’a pas été interprété comme le signe de la réussite de ces immigrés qui avaient eu le courage de se mettre à leur compte, mais simplement comme un indice laissant supposer qu’il s’agissait forcément d’affaires louches et que les individus assassinés étaient sans doute les victimes de règlements de comptes au sein de la communauté turque. Les néologismes associés à l’affaire – « Döner-Morde » [littéralement, "meurtres de vendeurs de kébab"] , « commission ‘Bosphore’ » [pour désigner la commission chargée de l’enquête] – parlent d’eux-mêmes, avec leurs consonances réductrices et diffamantes.

Evidence ignorée

Cette consternante méconnaissance de la réalité, les ratés de l’enquête, la destruction abracadabrante de documents et l’échec de l’Office de la protection de la Constitution, notamment en Thuringe, ont hélas permis à la série de se poursuivre. Le président du tribunal munichois a sa part de responsabilité dans le ridicule dans lequel se retrouve la justice allemande. Il n’a pas saisi la perche que lui tendait la Cour constitutionnelle – de libérer trois places supplémentaires pour les journalistes turcs [dans la salle d’audience]. En essayant de tenir ainsi les journalistes judiciaires à l’écart, il a une nouvelle fois fait la preuve qu’il n’avait pas saisi toute l’importance de ce procès. Aucun autre pays au monde ne s’est confronté de manière aussi systématique et volontaire à un lourd passé criminel. On le doit à des fonctionnaires infatigables, par exemple l’ancien procureur général de Hesse, Fritz Bauer, un juif revenu s’installer en Allemagne et sans qui le procès d’Auschwitz à Francfort n’aurait pas eu lieu. Et le mérite en revient également à une opinion qui a osé le débat et qui – tardivement, certes – a fait du national-socialisme un passé qui ne peut et ne doit pas être occulté. C’est une bonne chose, et le pays peut en être fier. Pour autant, cette conscience du passé et cette autocritique n’ont pas empêché la justice et les médias de garder des œillères pendant des années et de passer à côté de l’évidence au sujet de ces homicides. Il n’est pas facile de conjuguer au présent les leçons du passé.

Traduction : Jean-Baptiste Bor 7 mai 2013 Die Welt Berlin

Commentaire: On voit bien que c’est un journal de droite, mais les infos sont intéressantes.

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08 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Irlande : avortement, le débat sans fin (Politis)

Irlande : avortement, le débat sans fin (Politis) dans Europe prochoice1-289x300

Sujet récurrent depuis une vingtaine d’années, le débat sur l’avortement fait son retour en Irlande avec un projet de loi visant à autoriser une interruption de grossesse lorsque la vie de la mère est en danger.

L’Irlande est, avec Malte, le dernier pays de l’Union européenne à considérer l’avortement comme illégal. Dans ce pays toujours attaché aux valeurs catholiques, l’avortement est un crime passible d’emprisonnement à perpétuité (durée que le Premier ministre Enda Kenny entend abaisser à 14 ans).  Le gouvernement vient de rouvrir timidement le débat la semaine dernière, avec une proposition de loi légalisant l’avortement lorsque la vie de la mère est en danger. Cette proposition fait suite à la mort d’une dentiste indienne, décédée d’une septicémie en octobre dernier après s’être vu refuser un avortement : Savita Halappanavar, 31 ans, avait demandé d’avorter pour éviter une fausse-couche, mais les médecins ont refusé tant que le cœur du fœtus battait encore, de peur d’aller à l’encontre de la loi. La mort de la jeune femme a provoqué des protestations au-delà des frontières irlandaises contre une législation jugée trop stricte.  Avec son projet de loi, le gouvernement cherche à faire appliquer une décision rendue par la Cour Suprême en 1992 qui autorisait l’avortement lorsque la vie de la mère était mise en danger par la grossesse. En absence de loi, femmes et personnel médical sont dans une situation de flou depuis plus de 20 ans, ne sachant pas clairement ce qui est légal et ce qui ne l’est pas. Selon le Premier ministre, le projet de loi va « clarifier les circonstances selon lesquelles un médecin peut intervenir lorsque la vie de la femme enceinte est en danger ».

« Un droit constitutionnel déjà existant »

Mais certains députés du parti au pouvoir, Fine Gael (centre-droit), ainsi que de nombreux militants « pro-life », ont déjà émis des réserves : ils s’opposent notamment à une mesure qui autoriserait l’avortement lorsque la femme est gravement dépressive, craignant que ce ne soit une porte ouverte à « l’avor tement à la demande ». Le Premier ministre assure que le nouveau projet de loi ne fera que « garantir des droits constitutionnels déjà existants sans créer de nouveaux droits », ni aller à l’encontre des différentes restrictions sur l’avortement.  Un sondage Ipsos commissionné par le quotidien Irish Times en février 2013 montre que près des 3/4 des personnes interrogées sont en faveur d’une loi permettant l’avortement lorsque la vie de la mère est en danger (en incluant le risque de suicide). 11% sont contre tandis que 18% n’ont pas d’opinion sur la question. Le sondage montre aussi que l’avortement en cas de viol ou d’inceste ainsi qu’en cas d’anormalités du foetus est soutenu par près de 80% des répondants. En revanche, près de deux tiers des personnes interrogées sont contre « l’avortement sur demande ».

Pour la majorité des femmes souhaitant recourir à un avortement, la proposition de loi ne changera pas grand-chose puisqu’elle maintient l’interdiction en cas de viol, d’inceste, d’anomalies du fœtus ou de difficultés socio-économiques. Dans ces cas-là, la seule solution pour interrompre leur grossesse est d’aller ailleurs en Grande-Bretagne ou à l’étranger, lorsque les femmes en ont les moyens.  Selon le Ministère de la Santé britannique, elles seraient plus de 4 000 Irlandaises à s’être rendues en Angleterre pour avorter en 2011. Au cours des 30 dernières années, elles seraient au moins 150 000. Mais l’Association irlandaise pour le planning familial rappelle que ces chiffres restent des estimations puisque certaines femmes ne communiquent pas leur adresse irlandaise pour des raisons de confidentialité. Paradoxalement, le débat sur l’avortement a lieu alors que la légalisation du mariage entre personnes de même sexe s’apprête à devenir une réalité en Irlande. Une convention constitutionnelle composée de 66 citoyens et de 33 politiciens s’est prononcée à 79 % en faveur du mariage pour tous en avril dernier. Un référendum sera organisé en 2014, probablement après les élections locales et européennes.

http://www.politis.fr/Irlande-avortement-le-debat-sans,22058.html

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04 mai 2013 ~ 0 Commentaire

La Turquie promet d’acheter un réacteur à Areva pour faire taire la France lors du centenaire du génocide arménien (2015) ! (Odn)

La Turquie promet d'acheter un réacteur à Areva pour faire taire la France lors du centenaire du génocide arménien (2015) ! (Odn) dans Ecologie & climat genocide_armenien-300x231
En annonçant la commande d’un réacteur à Areva (et son partenaire japonais Mitsubishi), les autorités turques n’ont pas rendu hommage à la prétendue « compétence » de la France  dans le nucléaire : elles ont seulement trouvé un excellent moyen de faire taire les autorités françaises dans la perspective du centenaire du génocide arménien. En effet, il est évident que cette promesse sera immédiatement annulée si les autorités françaises s’avisent de qualifier officiellement de génocide les évènements de 1915 à l’occasion des nombreuses cérémonies et débats qui vont avoir lieu jusqu’à 2015. Cette situation est d’autant plus dérisoire que, même si les autorités françaises se taisent, la centrale en question ne sera probablement jamais construite. En effet :

- la Turquie annonce régulièrement depuis 1967 qu’elle va « bientôt » construire des réacteurs nucléaires, projet systématiquement reporté.

- le réacteur prétendument « choisi » par Ankara, l’Atmea, n’existe que sur le papier : si par extraordinaire les Turcs achetaient vraiment un réacteur, ce ne serait assurément pas à Areva qui est totalement déconsidéré par le désastre du chantier de l’EPR en Finlande : quel pays voudrait vivre la même chose en commandant à Areva un réacteur jamais construit auparavant ?

Par ailleurs, on ne peut que rire – malgré la gravité du sujet – en lisant certaines déclarations assurant qu’Ankara aurait choisi Mitsubishi du fait du « savoir-faire des Japonais en terme de résistance au tremblement de terre » : la « preuve » en a été donnée à Kashiwasaki (séisme de juillet 2007) puis à Fukushima ! Une fois de plus, comme c’est par exemple le cas avec l’intervention militaire au Mali pour sécuriser les mines d’uranium du Niger, ou du fait des relations cordiales avec la Chine ou avec les dictatures d’Asie centrale (qui regorgent d’uranium), Paris fait passer la « diplomatie de l’atome » bien avant les Droits de l’Homme. Et ce pour des « succès » commerciaux qui, au final, coûtent de l’argent à la France au lieu de lui en rapporter…

http://observ.nucleaire.free.fr/turquie-areva-2015.htm

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04 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Portugal : un nouvel avril  ?

Portugal : un nouvel avril  ? dans Austérité troika-300x286

C’est sur un air de «  si on recommençait  ?  », en référence à la Révolution des œillets d’avril 1974, que 50 000 manifestantEs ont défilé ce jeudi 25 avril dans les rues de Lisbonne, dans un joyeux méli-mélo.

En tête, une délégation de Grandola, ville symbole de cette Révolution. Dans l’ensemble du Portugal, des manifestations de masse, inégalées, ont chanté avec rage et détermination Grandola, Vila Morena, la chanson qui a marqué cette Révolution des œillets qui a débarrassé le Portugal de la dictature. Aujourd’hui, c’est d’une autre dictature que les Portugais veulent se débarrasser, celle de la Troïka.

À Lisbonne, l’essentiel de la manifestation était composée d’une multitude de petits groupes, associations, assemblées de quartier, lieux autogérés, etc. nés avec le mouvement «  Lixa a Troïka  » (littéralement «  Nique la Troïka  »), mouvement déjà à l’origine de la mobilisation du 2 mars dernier qui avait réuni 1, 5 million de participantEs.

S’émanciper des frontières, construire un mouvement international
La manifestation, structurée autour de revendications spécifiques (féminisme, écologie, antiracisme, précarité, contre les licenciements, etc.), était très combative, avec une tonalité anticapitaliste marquée. Le principal slogan du Bloco (plus grosse force politique présente, avec de nombreux jeunes) repris par tout le monde était  : «  Governho Passos Rua  » (dehors le gouvernement de Passos). Alexis Tsipras, principal représentant de la coalition grecque Syriza, était présent dans le cortège du Bloco et a participé par la suite à un meeting qui a réuni 500 personnes.

Le lendemain, une assemblée générale à l’initiative de «  Lixa a Troïka  » a regroupé des camarades venant de différents pays  : Portugal, Grèce, État espagnol, Écosse, Italie, Slovénie, Chypre, Irlande, France, Allemagne… Nous y avons débattu puis adopté un texte centré sur la lutte contre la Troïka et ses politiques d’austérité, ainsi que sur la proposition adressée à l’ensemble des individus et organisations du mouvement social, partis, syndicats, de construire une mobilisation à l’échelle européenne internationale le 1er juin.

de Lisbonne SEGUI Miguel

* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 193 (01/05/13).

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04 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Portugal : des coupes sévères dans les dépenses publiques (OF)

Portugal : des coupes sévères dans les dépenses publiques (OF) dans Austérité arton13532-2c589-278x300

« Que la troika aille se faire foutre »!

Le Portugal compte repousser d’un an l’âge de la retraite, à 66 ans, et allonger d’une heure la journée de travail des fonctionnaires dans le cadre d’un nouveau plan de réduction des dépenses destiné à réduire le déficit budgétaire et à respecter les objectifs fixés dans le cadre de son plan de sauvetage.

Le Premier ministre, Pedro Passos Coelho, a annoncé que ce projet, pour application essentiellement à partir de l’an prochain et qui vise à dégager 4,8 milliards d’euros d’économies d’ici à 2015, comprend également un plan de départs volontaires de 30 000 fonctionnaires sur environ 600 000 au total.

Lisbonne, qui bénéficie d’un plan de sauvetage de 78 milliards d’euros de la part de l’Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI), doit ramener son déficit public à 5,5 % du PIB cette année, après 6,4 % en 2012.

Économie vendredi 03 mai 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Portugal-des-coupes-severes-dans-les-depenses-publiques_6346-2189330-fils-10_filDMA.Htm

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04 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Bas salaires : l’Allemagne s’interroge (OF)

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Une Allemande porte une pancarte « merde aux jobs à 1 euro » lors d’une manifestation dans une agence pour l’emploi à Hambourg.
REUTERS/Christian Charisius

Économie samedi 04 mai 2013

Plus de 7 millions de travailleurs occupent des « mini-jobs », à 450 € par mois. « Du dumping social », accuse la Belgique voisine. À quelques mois des élections, la question fait débat outre-Rhin.

Berlin. De notre correspondant

Les chiffres positifs de l’économie allemande – actuellement 7,1 % de chômage et 41,5 millions de personnes employées – ont leur revers : la dérégulation du marché du travail, notamment depuis les fameuses réformes « Hartz », prises sous le gouvernement Schröder. Exemple le plus marquant, les « mini-jobs » se sont multipliés ces dernières années. Limités à un maximum qui vient d’être remonté à 450 € par mois, il en existe désormais plus de 7,4 millions.

Dumping salarial ?

Après une visite dans la région allemande de Basse-Saxe que le ministre de l’Économie belge a annoncé vouloir porter plainte contre sa grande voisine pour dumping salarial. Les abattoirs belges sont concurrencés par leurs collègues allemands qui pratiquent une politique de basses rémunérations. Le ministre régional des Finances de Basse-Saxe, issu du parti social-démocrate, Olaf Lies, soutient cette plainte : « L’Allemagne, pays des bas salaires, est devenue destructrice d’emplois pour de nombreux pays frontaliers, comme la Belgique. » Cette affaire vient illustrer le débat en Europe, mais aussi au coeur de l’Allemagne sur les bas salaires. Avant les trois dernières années de légère hausse, les salaires réels ont également stagné voire baissé pendant longtemps. « Contrairement à l’image souvent présentée, la santé économique de l’Allemagne n’est pas bonne », estime ainsi Michael Schlecht, député du parti de gauche Die Linke. « Certaines grosses entreprises vont effectivement très bien, mais nous avons des millions de personnes, des travailleurs, dans des conditions précaires. »

Peter Donath, du syndicat IG Metall, pointe du doigt un autre problème dans deux fleurons de l’industrie, la métallurgie et l’électronique. « Avec 51 000 € bruts par an, on ne peut évidemment pas parler de dumping salarial pour les employés qui sont soumis aux tarifs de notre secteur, explique-t-il. Mais nous observons l’augmentation considérable du travail intérimaire ou des contrats d’entreprises, qui ne sont plus soumis aux accords tarifaires de notre branche. »

La gauche allemande pour un salaire minimum

L’ensemble des partis de gauche insistent sur l’instauration d’un salaire minimum qui se situerait à 8,50 € de l’heure. Un pas symbolique a été effectué en avril avec l’instauration de ce tarif minimum pour les coiffeurs, dont les conditions médiocres de salaires étaient souvent citées en exemple. Mais pour Angela Merkel et ses alliés libéraux, l’instauration d’un salaire minimum pour l’ensemble du marché du travail n’est pas d’actualité.

Sébastien VANNIER

http://www.ouest-france.fr/actu/economieDet_-Bas-salaires-l-Allemagne-s-interroge_3634-2189376_actu.Htm

Un quart des salariés allemands touche un bas salaire

L’Expansion.com avec AFP - publié le 14/03/2012 à 09:55

7,84 millions d’Allemands, soit 23,1% de la populationactive, touchent un salaire inférieur à 9,15 euros bruts de l’heure. L’Allemagne est souvent montrée du doigt en Europe pour la grande modération de ses salaires ces dernières années, ainsi que pour l’augmentation de la précarité dans le pays.

En Allemagne en 2010, 23,1% des salariés, soit 7,84 millions de personnes, touchaient un salaire qualifié de « bas », inférieur à 9,15 euros bruts de l’heure, selon une étude publiée mercredi par l’institut de recherche sur le travail de l’université de Duisbourg-Essen (ouest). Les auteurs de l’étude soulignent toutefois que cette proportion tend à diminuer depuis un pic atteint en 2007 (24,2%). Ce chiffre de 9,15 euros correspond à la définition généralement admise du salaire « bas », c’est-à-dire inférieur aux deux tiers du salaire médian dans un pays.

Selon cette étude, qui fait la Une du quotidien de centre-gauche Süddeutsche Zeitung, au moins 1,4 million de personnes en Allemagne ont même touché des salaires de moins de 5 euros bruts de l’heure en 2010. Il s’agit essentiellement de femmes, d’Allemands résidant à l’Est et de personnes effectuant des « mini-jobs », ces petits boulots subventionnés par l’Etat, censés compléter les aides sociales et permettre le retour à l’emploi des chômeurs de longue durée.

L’étude relève par ailleurs que « l’augmentation du nombre de personnes dans le secteur des bas salaires depuis 1995 est imputable presque en exclusivité à l’Allemagne de l’Ouest ». Si l’ex-RDA continue à pâtir d’une situation économique et sociale généralement plus difficile, depuis plusieurs années en Allemagne, contrairement aux clichés, c’est surtout à l’Ouest que des phénomènes de paupérisation et de précarisation sont observés.

L’Allemagne est souvent montrée du doigt en Europe pour la grande modération de ses salaires ces dernières années, ainsi que pour l’augmentation de la précarité dans le pays. Les salaires dans le pays sont généralement fixés par secteur d’activité à l’issue de négociations entre patronat et syndicat, du moins dans les secteurs où les organisations syndicales sont puissantes. Dans les autres, en particulier dans les services, la rémunération dépend du bon vouloir de l’employeur, en l’absence d’un salaire minimum unique.

L’étude publiée mercredi assure que la création d’un tel salaire minimum unique de 8,50 euros bruts de l’heure conduirait à une augmentation des revenus pour 25% environ des personnes touchant aujourd’hui des bas salaires. Quelques métiers se sont toutefois dotés en Allemagne de salaires minimum, le BTP ou les services de sécurité/gardiennage par exemple. En outre, les syndicats allemands se sont montrés très revendicatifs ces deux dernières années, et ont négocié des hausses de salaires conséquentes dans plusieurs branches de l’économie. L’an dernier, le coût du travail horaire a connu sa plus forte augmentation en Allemagne depuis 15 ans (+3,2%), a révélé la semaine dernière une statistique officielle.

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/un-quart-des-salaries-allemands-touche-un-bas-salaire_287505.html

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01 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Irlande du Nord : “Le vote sur le mariage pour tous nous isole à nouveau”

Irlande du Nord : “Le vote sur le mariage pour tous nous isole à nouveau” dans Europe gay-266x300

30 avril 2013

L’Assemblée nord-irlandaise a rejeté le 29 avril le mariage pour les personnes de même sexe. Le parti unioniste d’Ulster (protestant conservateur), a fait barrage à cette loi, poussé par les leaders religieux. « L’Irlande du Nord est la seule nation du Royaume-Uni où il n’existe pas de droit au mariage pour les couples gays« , rappelle le quotidien. Le mariage pour tous a été adopté par l’Angleterre et le Pays de Galles le 5 février 2013, et un projet de loi en ce sens est en bonne voie en Ecosse.

The Belfast Telegraph, 30 avril 2013

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/3733881-le-vote-sur-le-mariage-pour-tous-nous-isole-nouveau

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30 avril 2013 ~ 0 Commentaire

L’Etat grec licencie 15.000 fonctionnaires (Lcr.be)

L’Etat grec licencie 15.000 fonctionnaires (Lcr.be) dans Europe fonctviv

Par Louis Verheyden le Lundi, 29 Avril 2013

La nouvelle intervention financière de la Troïka (Fonds Monétaire International, Banque Mondiale et Banque Centrale Européenne) de 8.8 milliards d’euros se fera en échange du licenciement de 15.000 fonctionnaires.

C’est une mesure antisociale sans précédent en Europe où les fonctionnaires bénéficient d’une sécurité d’emploi qui les rend moins vulnérables aux sollicitations incessantes de lobbies patronales. Paradoxalement, la deuxième mesure imposée par la troïka est une hausse de la taxe immobilière qui est inapplicable car la Grèce ne dispose pas d’un cadastre fiable. L’Eglise orthodoxe grecque, le plus grand propriétaire foncier grec s’oppose par tous les moyens, même les moins chrétiens, à l’établissement de ce cadastre. Le service du cadastre manque de personnel motivé, de moyens informatiques intercompatibles et de moyens tout court, comme l’explique le syndicat des fonctionnaires ADEDY.

Cette décision de la Troïka fut avalisée par le Parlement par 168 contre 123 voix.

A la veille du 1 Mai, Syriza s’est opposé avec force à cette mesure. A l’appel d’ADEDY, plusieurs milliers de fonctionnaires manifestaient devant le Parlement pendant le débat. Cette mesure prise par un parlement plus ou moins démocratiquement élu devrait réveiller tous les syndicats de fonctionnaires en Europe occidentale : le temps du syndicalisme de papa est révolu dans ce secteur aussi.

Il ne suffit plus de négocier avec l’autorité pour arrêter les mesures « mean and lean » qui s’en prennent non seulement aux acquis des travailleurs fonctionnaires mais aussi à des fonctions étatiques indispensables pour la survie des citoyens ordinaires sous le système capitaliste, dont les fonctionnaires sont en quelque sorte les garants. Il s’agit évidemment de l’appareil de redistribution mais aussi des fonctions de régulation, d’information et même certaines fonctions de coercition. Il est clair que la jetset grecque pratique un internationalisme bourgeois sans aucune entrave et ne se sent absolument pas concerné par le sauvetage de cette Nation grecque qui est pourtant au centre de tous les discours de ses principaux partis politiques.

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2859:letat-grec-licencie-15000-fonctionnaires&option=com_content&Itemid=53

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