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28 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Trois partis de « la gauche de la gauche » s’unissent sous la bannière ptb-go (rtbf)

la_libre_1_-_Indispensable-79a1c sénateur ps au coeur déchiré…

« Il est des rendez-vous qu’il ne faut pas manquer… » :
le Parti du travail de Belgique (PTB), la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) et le Parti communiste (PC) se sont unis sous le sigle PTB-GO (Gauche d’Ouverture) en vue des élections du 25 mai, persuadés que ce scrutin marquera le retour de « la gauche de la gauche » dans plusieurs assemblées du pays.

Cette alliance rare vise à répondre à certains appels syndicaux, comme celui de la FGTB de Charleroi qui avait demandé le 1er mai 2012 un rassemblement autour d’une « alternative anti- capitaliste à gauche du PS et d’Ecolo« . Elle cherche aussi à concrétiser un « moment historique« , a souligné le porte-parole du PTB Raoul Hedebouw, rappelant les bons résultats obtenus dans de grandes villes aux élections communales et provinciales de 2012. « On ne divise pas la gauche mais nous la renforçons, en apportant de l’espoir à une partie du peuple de gauche qui est désillu- sionnée« , a estimé M. Hedebouw, au cours d’une conférence de presse dans un bistrot du centre-ville bruxellois.

Les intervenants ont souligné leur opposition aux votes du PS et d’Ecolo en faveur du traité budgétaire européen (TSCG), ou aux durcissements des règles du chômage du gouvernement Di Rupo. « Ce parti a évolué« , a affirmé l’ex-sénateur Ecolo Josy Dubié, relevant la place qu’occupait désormais l’écologie au PTB. La philosophe Isabelle Stengers (ULB) a elle insisté sur la « nécessaire insoumission par rapport à ceux qui disent que la crise n’est qu’un mauvais moment à passer« . « Ne soyons pas naïfs, quelques élus PTB-GO! ne permettront pas de changer les rapports de force, mais ils seront d’importants relais dans les parlements » dans des débats tels que la défense des services publics ou « une vraie fiscalité des entreprises« , a affirmé le journaliste Hugues Le Paige, venu soutenir l’initiative.

Pour le syndicaliste hennuyer Carlo Briscolini (FGTB), l’union des trois partis doit être vue comme un rassemblement « aux côtés du PS et d’Ecolo, sans exclure qui que ce soit« . Ces deux derniers partis ont été sollicités pour adhérer à la démarche, mais ont préféré garder leur identité, a-t-il fait observer.

Pour la LCR et le PC, l’alliance apparaît à la fois de conviction et de raison. « Nous avons été antagonistes par le passé, mais il y a eu des évolutions internes. Et se présenter seuls pourrait être négatif, si quelques voix venaient à empêcher une formation plus importante » de décrocher un élu, a commenté Jean Fagard, porte-parole du bureau du PC. « Nous préserverons des revendications propres, mais il faut un relais dans les assemblées pour remettre en cause les lois du néolibéralisme et du capitalisme. Le sigle PTB a percé en 2012, il faut privilégier ce qui rassemble« , a ajouté Daniel Tanuro, membre de la direction de la LCR.

L’ancienne syndicaliste chrétienne Irène Petre (CNE), l’historienne Anne Morelli (ULB), la virologue Lise Thiry figurent parmi la quinzaine de personnalités signataires de l’appel constitutif de cette union de la gauche radicale, qui espère décrocher au moins un élu dans le Hainaut, la province de Liège et la province d’Anvers.

Au nord du pays, le PTB (PVDA) ne présentera pas la même union « d’ouverture« , mais des membres de la LCR seront présents sur ses listes. D’autres partis de gauche moins historiques que le PTB, la LCR et le PC ne figurent pas dans cette union, comme le jeune Mouvement de gauche ou le plus récent encore mouvement VEGA.

BELGIQUE | lundi 27 janvier 2014 à 13h56

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_trois-partis-de-la-gauche-de-la-gauche-s-unissent-sous-la-banniere-ptb-go?id=8185958

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28 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Ukraine : entre négociations et état d’urgence, une situation incontrôlée (essf)

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Le pouvoir ukrainien oscille entre répression, voire état d’urgence, et ouvertures à son opposition, personne ne contrôlant la situation.

Une réunion extraordinaire du parlement est convoquée pour le mardi 28 janvier, confrontée à deux questions : le rôle croissant des groupes néo-fascistes et l’évolution incertaine des mobilisations populaires.

Après plusieurs jours de violences – faisant trois morts officiellement, six selon d’autres sources- la mobilisation a marqué le pas le dimanche 25 à Kiev, malgré les espoirs de l’opposition. Par contre la mobilisation s’est étendue à l’ouest et au centre du pays où les sièges du pouvoir ont été pris d’assaut, notamment en Galicie (bastion de l’organisation néo-fasciste Svoboda/Liberté). A Donetsk, fief de Viktor Ianoukovitch, dans le bassin minier du Donbass (russophone), des « milices populaires » se seraient formées en prévision de l’arrivée des commandos néonazis de « Pravyi Sektor » (« ligne droite ») qui ont déjà organisé l’assaut de l’administration régionale à Zaporozhe (Est), comme ils l’ont fait ailleurs, en affirmant l’objectif de « prendre le pouvoir » contre toute négociation.

Le Parti des régions (environ 30% aux élections législatives d’octobre 2012) semble partagé entre ceux qui poussent aux négociations politiques contestant les lois répressives votées à la va-vite le 16 janvier et ceux qui reprochent au pouvoir d’être trop laxiste – et suggèrent un état d’urgence. Le Parti communiste ukrainien (percée de 13% de voix), partie prenante de la coalition majoritaire, s’est confronté au Parti du président en appelant à un référendum sur les choix internationaux [1].

Le président Ianoukovitch vient de proposer à son opposition la mise en place d’un groupe travaillant sur la constitution et des responsabilités gouvernementales majeures : il a offert un poste de Premier ministre à Arseni Iastseniouk, chef de file du parti libéral de Ioulia Timochenko (Patrie – 25,44% des sièges) ; celui-ci, sensible à l’offre, a néanmoins précisé, sous pression des manifestants, qu’il ne prendrait de responsabilités qu’à la condition d’obtenir des révisions constitutionnelles, des élections anticipées et la sortie de prison de Ioulia Timochenko. Celle-ci voit d’un mauvais œil la montée en popularité de l’ancien boxeur Vitali Klitschko auquel vient d’être offert un poste de vice-Premier ministre qu’il a rejetée comme “dépassée”. Dirigeant de centre droit, dont l’acronyme du parti en ukrainien – Udar – veut dire “le coup” (environ 13% des sièges), il est chouchouté par Angela Merkel.

Des courants néo-nazis à l’offensive

Ces deux partis d’opposition ont été jusqu’alors associés comme “pro-européens” avec le parti Liberté/Svoboda néo-fasciste, (10% de voix) dirigé Oleh Tiahnibok, dominant en Galicie (40% de voix). Lié à Jobbik en Hongrie et au Front National en France, attractif chez les jeunes, son natio-n nalisme spécifique l’amène à célébrer les sinistres bataillons SS de Galicie en opposant l’Ukraine « européenne » à la Russie « asiatique » – par ailleurs assimilée au bolchevisme/stalinisme dans un anti-communisme violent.

Il semble actuellement lui-même débordé aussi sur sa droite à Maidan et jusque dans ses fiefs de Galicie, par des groupes néo-nazis comme « Pravyi Sektor » / Ligne droite. Les militants de celui-ci (évalués entre un millier et… cent mille selon les sources), ultra-nationalistes, sont à la fois hostiles à la Russie et à l’UE dénoncée comme « oppresseur des nations européennes ». Ils rejettent tous les partis d’opposition parlementaire – y compris Svoboda considéré comme « conformiste » – en prônant une action directe de « prise du pouvoir » qui a fait l’objet le 21 janvier d’un reportage de la BBC [2]. Ils miseraient sur le ralliement de certaines parties de l’armée et de la police.

Dans un contexte économique et social explosif [3] où les partis sont discrédités, il est difficile de mesurer l’impact de ces « actions directes ». SAMARY Catherine 27 janvier 2014

Notes:

[1] http://herault.pcf.fr/47963

[2] http://www.bbc.co.uk/news/world-eur… cité par l’article de Volodymyr Ishchenko publié dans The Guardian du 22 janvier et évoqué sur le site LeftEast .http://www.criticatac.ro/lefteast/953

[3] Voir sur ESSF (article 30938), La société ukrainienne entre ses oligarques et à sa Troika :
http://www.europe-solidaire.org/spi…

* Article écrit pour l’hebdomadaire « l’Anticapitaliste » (France).

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30944

Lire aussi : http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30938

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27 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Allemagne: merkel au sommet

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Lors de son intervention mardi 14 janvier, Hollande a fait une série de « propositions » plus ou moins crédibles, censées « dynamiser » la relation entre capitalistes français et allemands.

Il est notamment question d’une « initiative pour une convergence économique et sociale » entre les deux pays. Tout le problème est de savoir sur quelles bases se ferait une telle « convergence ». Or, en l’état actuel des rapports de forces entre les deux puissances, peu de doutes sont permis : c’est bien Merkel qui aura la main. La réaction du gouvernement allemand, se félicitant du « coming out » social-démocrate de Hollande, de son « courage », ne laisse d’ailleurs aucun doute sur les rapports de forces réels.

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Succès de la droite, gauche en berne
Car l’appel de Hollande ne tombe pas n’importe quand. Sur fond d’atonie sociale, les récentes élections ont été un succès incontestable pour Merkel et la droite antisociale de la CDU-CSU. Forte de son bilan, de la crise politique de la social-démocratie locale (le SPD), Merkel a pu rassembler autour d’elle la quasi-totalité de l’électorat de droite, en marginalisant le parti libéral en pleine déroute.
Quant au SPD et aux Verts, leurs résultats sont restés proches de ceux de 2009. Enfin, Die Linke enregistre un recul limité. Dans ces conditions, l’appareil social-démocrate a somme toute pu facilement faire avaler à sa base la constitution d’un gouvernement de coalition, qui se fait évidemment aux conditions politiques de Merkel.

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Un salaire minimum horaire
Il n’en demeure pas moins que Merkel devait faire quelques « gestes » pour permettre à la bureaucratie social-démocrate de se rallier à elle. L’instauration d’un salaire minimum horaire de 8,50 euros en fait partie. Mais pour prendre la mesure de cette « avancée », il faut déjà savoir que le Smic horaire brut français est actuellement de 9,53 euros… Au-delà, il y a 17 % de salariéEs en Allemagne (surtout à l’Est) qui touchent moins de ce minimum de 8,50 euros. Mais ces travailleurs pauvres bénéficient quand même en plus de prestations sociales. Or avec le nouveau dispositif, celles-ci sont appelées à diminuer. L’avancée sociale annoncée est donc des plus limitées…

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Europe, la continuité
Mais cette concession au SPD mise à part, le programme du gouvernement de coalition se situera pour l’essentiel dans la continuité de la politique suivie par Berlin jusqu’ici. Concernant l’Union européenne, « les règles de l’économie sociale de marché qui ont fait leurs preuves doivent constituer la charpente de l’union économique et monétaire de l’avenir », affirme le traité de coalition. Bref, on continue.

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Et que personne ne s’attende à la moindre « solidarité européenne ». Le programme du gouvernement Merkel III, c’est l’austérité pour tous : « Chaque forme de mutualisation des risques liés aux dettes publiques mettrait en danger l’indispensable ajustement des politiques nationales dans chacun des États membres ». C’est sur cette politique que s’est donc aligné Hollande le 14 janvier. On peut comprendre que Merkel s’en félicite. Pascal Morsu

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25 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Vienne: des milliers de manifestants contre l’extrême droite (jdd)

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Des milliers de manifestants ont protesté vendredi soir à Vienne contre la tenue, dans l’un des plus célèbres palais de la ville, du bal annuel organisé par le parti autrichien d’extrême droite FPÖ. La police avait bouclé cette année un très vaste périmètre autour de la Hofburg, et plus de 20.000 membres des forces de l’ordre s’étaient massés le long d’une double rangée de barrières.

La soirée, anciennement bal des corporations étudiantes d’extrême-droite, était organisée au palais impérial d’hiver, la Hofburg. « Ce soir il s’agit d’empêcher le plus grand rassemblement de l’élite d’extrême-droite européenne », a déclaré sur place à l’AFP Natascha Strobl, porte-parole du collectif « Offensive contre la droite ». « Les corporations font le lien entre l’extrême-droite parlementaire (…) et des organisations violentes », a-t-elle dénoncé.

17 blessés, 14 interpellations

Des incidents se sont produits à la fin des trois défilés qui ont réuni au moins 6.000 personnes selon la police, et jusqu’à 10.000 selon la télévision publique ORF. Selon un communiqué de la police vers minuit samedi, des échauffourées ont fait 17 blessés parmi les manifestants et 5 autres dans les rangs de la police. Il y a eu aussi 14 interpellations.

Il y a deux ans, Marine Le Pen, alors candidate du Front national à l’élection présidentielle de mai 2012, s’était rendue à ce bal à l’invitation du FPÖ. Cette initiative avait suscité une polémique en France.

International   25/01/2014 – 09:12

http://www.lejdd.fr/International/Depeches/Vienne-des-milliers-de-manifestants-contre-l-extreme-droite-649999

Commentaire: Flics de tous les pays, toujours prêts pour défendre la liberté d’expression des fachos!

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24 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Stop au « grand marché transatlantique » (cadtm)

TAFTA

Nouvel outil d’exploitation et de domination des peuples

 

Depuis le 8 juillet 2013 les États-Unis et l’Union européenne ont entamé les négociations d’un accord de commerce et d’investissement proposé sous le nom de « Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement » (PTCI).  Ce projet d’accord de libre échange bilatéral appelé éga- lement Grand marché transatlantique ou TAFTA (Transatlantic Free Trade Agreement), se situe dans la lignée des politiques libérales et de dérégulation de la BM, du FMI et de l’OMC.  C’est un outil supplémentaire d’exploitation et de domination particulièrement redoutable, au service de ces politiques.  Les négociations, qui sont à leur 3ème étape, doivent se terminer en 2015 et sont censées rester secrètes, de même que le mandat (qui a néanmoins fuité).

Ambition et stratégie

Le projet de GMT est particulièrement important du fait de la puissance économique et politique des parties. Les USA et l’UE représentent la moitié du PIB mondial et le tiers des échanges et ce projet d’accord n’est pas le seul.. Il s’inscrit dans une stratégie globale, impulsée par les États-Unis et soutenue par l’UE, de conquête des marchés au niveau mondial face à la concurrence des pays émergents et surtout de la Chine. Cette stratégie implique d’aller encore plus loin que l’OMC dans le libéralisme économique et la dérégulation et de contourner cette institution limitée par ses règles de fonctionnement et les résistances qu’elle soulève .
Elle vise aussi à entériner le système de délégation de la norme au privé et à imposer ses normes ainsi définies au niveau mondial par la jurisprudence. La nouvelle vague d’accords de libre échange, comme le GMT, l’AECG (l’Accord économique et commercial global entre l’UE et le Canada, actuellement en négociation avancée), le Partenariat transpacifique (PTP) avec 12 pays d’Asie hors la Chine, et de nombreux autres ALE, rentre dans cette stratégie discrète de domination mondiale.

Des préparatifs et une procédure marqués par le déni de la démocratie

Le projet de GMT ne date pas d’hier, il est préparé depuis 10 ans par de multiples rencontres offi- cielles transatlantiques mais surtout par une intense activité de lobbying de la part des multi-nationales auprès de dirigeants politiques et de membre de la CE, au sein d’instances de dialogue créées sous le patronage de la Commission européenne et du Ministère du Commerce des États-Unis. Les organisations syndicales ou représentantes de la société civile ont été pratiquement exclues de ces préparatifs. Sur 130 réunions de la CE avec les parties concernées, 119 se sont faites avec les transnationales ou leurs lobbys.

Toute la procédure, de l’élaboration du mandat à la négociation, marquée par l’opacité et le secret, témoigne de la volonté anti-démocratique des initiateurs de tenir les citoyens et même leurs repré- sentants dans l’ignorance d’un projet destiné à les déposséder de leurs droits. Le but, évidemment, étant d’empêcher toute opposition qui ferait capoter le projet comme pour l’AMI (l’Accord multilatéral sur l’investissement) rejeté en 1998, dont le GMT constitue une nouvelle version en pire.

Un traité de libre échange qui institue un nouveau stade de la marchandisation du monde

Sans s’illusionner sur le fonctionnement de l’UE déjà non démocratique et largement soumise, avec l’application des derniers traités, aux diktats libéraux et au pouvoir des multinationales (comme en témoignent les 4 arrêts récents rendus par la CJUE).  Sans s’illusionner sur le fait que de nombreuses mesures prévues par le projet sont déjà largement en voie de réalisation, que des dispositions part- iculièrement contestées et rejetées avec l’AMI, comme le mécanisme de règlement des différents investisseur-État, ont pu ressurgir dans des ALE avec les USA. Néanmoins, l’application de l’accord GMT constituerait un nouveau stade extrêmement inquiétant de régression de la démocratie et des droits des populations, au profit du droit du capital, non seulement pour les peuples de l’UE et des États-Unis mais pour le reste du monde qui en subirait aussi les conséquences.

23 janvier par Raymonde Lagune  Lire la suite

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23 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Belgique: la marche des afghans pour leur régularisation (lo)

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Le collectif des demandeurs d’asile afghans de Belgique avait commencé le 20 décembre une marche pour demander leur régularisation, parcourant notamment la Wallonie. Le 11 janvier, ils ont décidé de continuer leur marche en Flandre, pour y faire connaître leur situation et leur combat. Il s’agit de prendre au mot les politiciens belges qui, à leurs revendications, répondent en prétendant que les Flamands sont plus hostiles à leur cause que les Wallons.

Les réfugiés afghans demandent à bénéficier du droit d’asile pour échapper à leur pays en guerre. Bien sûr, ils ont rencontré, en Flandre tout comme en Wallonie, des réactions hostiles à leurs revendications, mais leur action a aussi fourni l’occasion à de nombreuses personnes de leur exprimer leur sympathie et leur intérêt. Dans chaque ville traversée, des témoignages de solidarité et de respect sont venus de jeunes, de familles, d’organisations syndicales ou humanistes. Des repas, des couvertures, des chaussettes sèches leur ont été fournis par des anonymes qui savent ce que solidarité veut dire.

À Merchtem, les 200 marcheurs afghans ont fait une halte devant le domicile de la secrétaire d’État à l’Émigration, la libérale flamande Maggie De Block, qui assume une ligne intransigeante face aux demandes d’asile des Afghans en leur déclarant que « la région de Kaboul est sûre ». Les marcheurs ont symboliquement déposé dans sa boîte aux lettres un billet d’avion pour la capitale afghane, où les soldats belges eux-mêmes sont contraints de vivre dans un camp retranché.

Pendant que les partis politiques au pouvoir étalent leur pleutrerie ou se vautrent dans la démagogie anti-étranger, des Wallons et des Flamands ont pu vérifier qu’ils n’étaient pas si seuls à désapprouver la politique inhumaine du gouvernement à l’égard des réfugiés. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2373&id=45

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20 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Belgique: nouvelles perspectives

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Le 25 mai prochain, les Belges voteront non seulement pour le Parlement européen mais aussi pour le Parlement fédéral et les Parlements régionaux.

Il s’agit d’élections très importantes, dominées par le match entre le Parti socialiste francophone et la NVA flamande…  Face à la formation libéral-­nationaliste de Bart De Wever, la social-démocratie prétend mener une politique du « moindre mal » pour sauver l’unité du pays et la sécurité sociale. En réalité, le gouvernement dirigé par Elio Di Rupo mène une politique néolibérale brutale pour faire peser sur le monde du travail le poids des 21 milliards engloutis après 2008 dans le sauvetage des banques.

Le programme de l’austérité Depuis sa formation fin 2011, le gouvernement s’est notamment attaqué au régime des préretraites, il a bloqué les salaires pour plusieurs années et a argué de l’égalité des statuts entre employés et ouvriers pour imposer un grave recul à la majorité des travailleurEs. Du fait des mesures contre l’assurance chômage, 55 000 sans-emploi (en grande majorité des femmes) seront prochainement excluEs du bénéfice des allocations.

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Face à une NVA hégémonique en Flandre, le PS donne le maximum de gages aux partis sociaux-chrétiens et libéraux de la droite traditionnelle flamande. Ceci se traduit notamment par son soutien sans faille à la stigmatisation/répression de la jeunesse (les sanctions administratives communales pour « incivilités » permettent aux municipalités d’infliger de lourdes amendes sous différents prétextes) et à une « politique d’asile » qui se distingue surtout par l’énergie avec laquelle elle piétine le droit à l’asile.

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Les directions des deux grands syndicats ont été incapables de développer une alternative à cette politique désastreuse. Elles ont certes protesté contre certaines mesures et organisé des journées d’action… mais sans plan, sans programme clair et sans réelle volonté d’aboutir. En fin de compte, elles ont ainsi semé le désarroi et un dangereux sentiment d’impuis-sance, non seulement face au gouvernement mais aussi face aux patrons qui massacrent l’emploi.

Du nouveau dans la gauche radicale Dans ce paysage peu réjouissant, deux éléments positifs sont toutefois à mentionner.

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Le premier est l’appel lancé par la régionale de Charleroi de la FGTB. Le 1er mai 2012, par la voix de son secrétaire Daniel Piron, cette importante régionale du syndicat socialiste (102 000 affiliéEs) rompait publiquement avec le PS et appelait au rassemblement des forces dans la pers- pective d’une alternative politique anticapitaliste. Depuis lors, ces syndicalistes ont multiplié les initiatives (parfois en collaboration avec la centrale nationale des employés de la CSC) et édité deux brochures remarquables, l’une pour expliquer leur démarche, l’autre pour proposer un plan d’urgence anticapitaliste.

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Le second élément est le début de percée électorale et médiatique du Parti du travail de Belgique (PTB). Lors des élections municipales et provinciales d’octobre 2012, le PTB a conquis plus de 50 sièges dans les principales agglomérations du pays, en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles. Depuis lors, il est omniprésent dans les médias et enregistre une vague d’adhésions. Dans les circons-criptions d’Anvers et de Liège, le PTB approche le seuil des 5 % qui lui permettrait d’envoyer des représentants au Parlement fédéral.

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Il peut sembler étrange qu’un parti connu jadis pour son maostalinisme outrancier et ses zig-zag politiques innombrables, apparaisse comme l’alternative au social-libéralisme. C’est pourtant la réalité, de sorte que la gauche est confrontée au choix : soit s’appuyer sur le début de politisation de la gauche syndicale pour amener le PTB à accentuer son ouverture entamée en 2008…  soit faire le jeu de la social-démocratie et de l’establishment en général, en considérant que pas d’élu de gauche vaut mieux qu’un élu PTB.

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Au terme d’un débat interne qui a duré près d’un an, la LCR a opté à la quasi-unanimité pour la première alternative. Le Parti communiste a fait de même. En voie de constitution autour de l’ex-député vert V. Decroly, la nouvelle formation Vega a opté pour l’autre stratégie. Les formes précises de la collaboration électorale autour du PTB seront rendues publiques prochainement. On pourra alors juger sur pièces si l’accord permet ou non de faire un pas en avant vers le nouveau parti de classe souhaité par des secteurs significatifs du mouvement syndical.

Hebdo L’Anticapitaliste – 225 (16/01/2014) De Bruxelles, correspondant

http://npa2009.org/content/belgique-nouvelles-perspectives

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17 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Portugal: pour qui travaillent les ministres de l’économie et des finances? (ci)

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Les deux anciens ministres les plus décriés du gouvernement de Pedro Passos Coelho, Vítor Gaspar et Alvaro Santos Pereira, se sont reconvertis professionnellement au sein du FMI et de l’OCDE.
Selon un article de la journaliste Angela Silva publié dans l’hebdomadaire Expresso, l’ancien ministre des Finances portugais Vítor Gaspar est candidat à un haut poste au sein du Fonds monétaire international (FMI). Celui qui est connu pour avoir mené à terme dans son pays les politiques d’austérité demandées par la troïka (FMI, BCE, EU) de 2011 à 2013 devrait intégrer le département de politique fiscale au sein de l’organisation internationale, basée à New York.Lors de sa démission du gouvernement de Pedro Passos Coelho, en juillet dernier (après plusieurs grèves générales, manifestations massives et même des crachats de la part de clients dans son supermarché), il avait reconnu dans la lettre remise au Premier ministre que « l’impact de la dose d’austérité qu’il avait imposée au pays avait été dévastateur ».

L’homme avait vu sa cote de popularité chuter après la publication d’un « off » qui le met en scène dans une discussion avec Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand depuis 2009, où il manifeste une soumission sans équivoque. (Le journaliste auteur de la vidéo a d’ailleurs rapidement été suspendu.) Vítor Gaspar est actuellement conseiller à la Banque du Portugal.

Quant à l’ancien ministre de l’Economie Alvaro Santos Pereira (2011-2013), il assumera dès avril 2014 le poste de directeur du département des Countries Studies au sein de l’OCDE. Il est connu pour avoir été le défenseur de la transformation du pays en  »Floride de l’Europe », investissant dans le tourisme senior et créant une exonération fiscale totale pour les retraités français s’installant sur le sol portugais. L’augmentation parallèle des impôts sur les pensions de retraite et de réversion l’avait rendu particulièrement impopulaire.Cette versatilité professionnelle fait dire à Pedro d’Anunciação, chroniqueur à l’hebdomadaire Sol, que pour trouver de bons emplois dans un pays touché par plus de 15 % de chômage, peu importe les diplômes,  »l’important c’est avoir une quelconque expérience politique ». L’ancien ministre et cadre du parti de l’opposition (Parti socialiste) José Lello a, quant à lui, déclaré qu’ »alors qu’ils ruinaient notre futur, ils préparaient le leur ».

Selon une « source officielle » citée dans l’article d’Expresso, l’ascension des deux anciens ministres les plus contestés de l’équipe initiale du gouvernement de Pedro Passos Coelho est « très valorisante pour le Portugal ».

Courrier international Hugo Dos Santos 16 janvier 2014
Commentaire: Pour les larmes de crocodile du socialiste! Jaloux!

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17 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Gaz de schiste: 250 organisations appellent l’europe à un «sursaut de sagesse» (basta)

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L’Union Européenne va-t-elle rester sourde aux mobilisations citoyennes contre les gaz de schiste ?

Sous la pression du Royaume-Uni et de la Pologne, la Commission européenne a abandonné son projet de directive contraignante sur les hydrocarbures de schiste pour préférer une série de recommandations et de bonnes pratiques qui seront présentées le 22 janvier. Quant à la directive sur les études d’impact environnemental, actuellement en cours de révision, elle ne s’appliquerait pas aux projets d’extraction de pétrole et de gaz de schiste.

Les réactions se sont multipliées dans les pays européens où des industries pétrolières et gazières prévoient d’exploiter des « hydrocarbures non conventionnels » (gaz ou pétrole de schiste, gaz de houille…). Blocage de Chevron en Pologne, barricades de Pungesti en Roumanie, résistances au Royaume-Uni, bataille juridique en France… Toutes ces mobilisations, ancrées sur les territoires, portent une série d’exigences comme la demande d’interdiction de la fracturation hydraulique, seule technique disponible pour exploiter ces hydrocarbures.

« Aveuglement des décideurs politiques »

Près de 250 organisations et groupes citoyens, sociaux et environnementaux viennent de publier une lettre ouverte interpellant l’ensemble des institutions européennes – Commission, Conseil et Parlement européens – et Etats membres. La situation juridique actuelle « ne garantit pas l’application de règles obligatoires visant à protéger l’environnement, la santé publique dans tous les États membres » écrivent-ils. Et de déplorer l’aveuglement des « décideurs politiques » alors que de nombreux rapports démontrent l’impact sanitaire et environnemental de cette extraction. Face à « la prédominance du discours du lobby industriel et financier », ils réclament une évaluation d’impact environnemental obligatoire pour tout usage de la fracturation hydraulique.

Plus largement, soucieux du maintien de la réglementation Reach encadrant l’utilisation de produits chimiques sur le sol européen et de la possibilité de limiter les agissements des industries pétrolières et gazières, ces groupes et organisations pointent les dangers des accords commerciaux et d’investissement actuellement négociés entre l’Union européenne et les Etats-Unis (voir notre enquête), et entre l’UE et le Canada. Ils craignent que les investisseurs, en cas de conflit [1], contestent la législation environnementale au prétexte qu’elle est un obstacle à leurs investissements. Ils appellent les membres du Conseil Européen et les plus hauts représentants de la Commission à un « sursaut de sagesse ». Par Maxime Combes 17 janvier 2014

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16 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

la façon la plus simple de désobéir à la finance, c’est de refuser de payer les dettes (basta)

Volavautours

La dette ? Une construction sociale, fondatrice d’un pouvoir arbitraire, estime David Graeber, anthropologue et économiste états-unien, considéré par le New York Times comme l’un des intellectuels les plus influents actuellement.

Les pays pauvres et les personnes endettées sont aujourd’hui enchainés aux systèmes de crédit. Piégés dans des relations basées sur la violence, les inégalités et justifiées par la morale, décrit l’auteur, dans un ouvrage qui retrace 5000 ans d’histoire de la dette. « Rembourser ses dettes » est devenu un dogme, impossible à contester. Et si, malgré tout, on décidait d’effacer l’ardoise ? Avec le mouvement Occupy Wall Street, David Graeber lance des actions de désobéissance civile pour démontrer l’absurdité du système capitaliste actuel. Entretien.

Basta ! : A quel moment dans l’histoire le crédit est-il apparu ? Qu’est-ce qu’une dette ?

David Graeber [1] : La dette est une promesse, qui a été pervertie par les mathématiques et la violence. On nous a raconté une histoire : « Il était une fois des gens qui utilisaient le troc. Voyant que cela ne marchait pas très bien, ils ont créé la monnaie. Et l’argent nous a amené le crédit. » Du troc au crédit, une sorte de ligne droite nous amènerait donc à la situation actuelle.

Si on regarde plus attentivement l’histoire, cela s’est passé bien différemment !Le crédit a d’abord été créé. La monnaie physique est apparue quelques milliers d’années plus tard. Cela permet de poser les questions différemment : comment sommes-nous passés d’un système où les gens disaient « je vous dois une vache », à un système où l’on peut mesurer la valeur exacte d’une dette ? Ou l’on peut assurer, formule mathématique à l’appui, que « 340 poulets sont équivalents à cinq vaches » ? Comment une promesse, une obligation de remboursement, est devenue une « dette » ? Comment l’idée que nous devons une faveur a-t-elle été quantifiée ?

En quoi quantifier une dette est-elle un problème ?

Quantifiable, la dette devient froide, impersonnelle et surtout transférable : l’identité du créancier n’a pas vraiment d’importance. Si je promets de vous rencontrer à cinq heures demain, vous ne pouvez pas donner cette promesse à quelqu’un d’autre. Parce que la dette est impersonnelle, parce qu’elle peut être exigible par des mécanismes impersonnels, elle peut être transférée à une autre personne. Sans ces mécanismes, la dette est quelque chose de très différent. C’est une promesse qui repose sur la confiance. Et une promesse, ce n’est pas la négation de la liberté, au contraire, c’est l’essence de la liberté ! Être libre, c’est justement avoir la capacité de faire des promesses. Les esclaves ne peuvent pas en faire, ils ne peuvent pas prendre d’engagements auprès d’autres personnes, car ils ne sont pas sûrs de pouvoir les tenir. Être libre, c’est pouvoir s’engager auprès d’autrui.

Au contraire, le « remboursement de la dette » est devenu un dogme moral…

La dette a été transformée en une question d’arithmétique impersonnelle, en l’essence même de l’obligation morale. C’est ce processus que nous devons défaire. Il est fascinant aussi de voir le lien entre la notion de dette et le vocabulaire religieux, de constater comment les premières religions débutent avec le langage de la dette : votre vie est une dette que vous devez à Dieu. La Bible par exemple commence avec le rachat des péchés… (…)

Vous citez l’exemple de la mafia…

Parler de dette devient un moyen pour décrire des relations inégales. Les mafieux ont compris cela : ils utilisent souvent le terme de dette, même si ce qu’ils font est en réalité de l’extorsion. Quand ils annulent ou reportent certaines dettes, cela passe pour de la générosité ! C’est comme les armées qui font payer un tribut aux vaincus : une taxe en échange des vies épargnées. Avec le langage de la dette, on dirait que ce sont les victimes qui sont à blâmer. Dans de nombreuses langues, dette, culpabilité et péché sont le même mot ou ont la même racine.

La monnaie, qui permet de quantifier précisément la valeur d’une dette, apparaît d’ailleurs dans les situations de violence potentielle. L’argent est aussi né du besoin de financer les guerres. La monnaie a été inventée pour permettre aux États de payer des armées professionnelles. Dans l’Empire romain, la monnaie apparait exactement là où stationnent les légions. De la même façon, le système bancaire actuel a été créé pour financer la guerre. Violence et quantification sont intimement liés. Cela transforme les rapports humains : un système qui réduit le monde à des chiffres ne peut être maintenu que par les armes.

Il y a aussi une inversion : le créancier semble être devenue la victime. L’austérité et la souffrance sociale sont alors considérées comme un sacrifice nécessaire, dicté par la morale…

Absolument. Cela permet par exemple de comprendre ce qui se joue en Europe aujourd’hui. L’Europe est-elle une communauté de partenaires égaux ? Ou y a-t-il une relation de pouvoir entre entités inégales ? Est-ce que tout peut être renégocié ? Quand une dette est établie entre égaux, elle est toujours traitée comme une promesse. Nous renégocions des promesses tout le temps, car les situations changent : si je vous promets de vous voir demain à cinq heures, si ma mère meurt, je ne suis pas obligé de tenir ma promesse.

Les gens riches peuvent être incroyablement compréhensifs concernant la dette des autres riches : les banques états-uniennes Goldman Sachs et Lehman Brothers peuvent se concurrencer, mais quand quelque chose menace leur position générale de classe, soudain elles peuvent oublier toutes les dettes contractées si elles le veulent. C’est ce qui s’est passé en 2008. Des trillions de dollars de dettes ont disparu, parce que cela arrangeait les puissants. De la même façon des gens pauvres vont être très compréhensifs les uns envers les autres. Les prêts que l’on fait à des proches sont finalement souvent des cadeaux. C’est lorsqu’il y a des structures d’inégalités, que soudain la dette devient une obligation morale absolue.

La dette envers les riches est la seule à être vraiment « sacrée ». Comment se fait-il que Madagascar soit en difficulté quand il doit de l’argent aux États-Unis, mais que lorsque ce sont les États-Unis qui doivent de l’argent au Japon, c’est le Japon qui est en difficulté ? Le fait notamment que les États-Unis ont une puissante armée change le rapport de force…

Aujourd’hui, on a l’impression que la dette a remplacé les droits : les droits à la formation ou au logement se sont transformés en droit au crédit ?

Certains utilisent leur maison pour financer leur vie en contractant de plus en plus de prêts hypothécaires. Leurs maisons deviennent des distributeurs de billets. Les micro-crédits pour faire face aux problèmes de la vie se multiplient, en substitution de ce qui était auparavant assuré par l’État-providence, qui donnait des garanties sociales et politiques. Aujourd’hui, le capitalisme ne peut plus offrir un bon « deal » à tout le monde. On sort de l’idée que chacun pourrait posséder un bout du capitalisme : aux États-Unis, chacun était censé pouvoir investir dans les entreprises, qui en fait exploitent chacun. Comme si la liberté consistait à posséder une part de notre propre exploitation.  Par Agnès Rousseaux 16 janvier 2014

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