Archive | Europe

02 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Solidarité contre la répression au Pays basque sud

Solidarité contre la répression au Pays basque sud  dans Europe eusjkasdi

Ce lundi 30 septembre au matin la Guardia civil espagnole a mené une vaste opération policière au Pays basque sud contre l’association Herrira, mouvement social populaire qui défend les droits des prisonnierEs et réfugiéEs politiques basques et organise le soutien à leurs familles au nord comme au sud du Pays basque. Au cours de l’opération, qui s’est soldée par 18 détentions de militantEs, la Guardia civil, a assailli 4 sièges publics de l’association (à Hernani, Bilbao, Iruñea et Gasteiz) pour fouiller ses locaux et les faire fermer, bloquer ses comptes bancaire et ses pages web.

Cette intervention est une preuve de plus que l’État espagnol – tout comme l’État français qui n’a fait que renforcer sa colla-boration avec Madrid depuis 2 ans sur les questions de répression – refuse toujours de s’engager dans le processus de paix au Pays Basque. Au contraire, toutes les résistances de la population et des travailleurEs sont systématiquement criminalisées et accusées de terrorisme.

Cette vaste opération contre le mouvement Herrira a d’ailleurs lieu alors que vont s’ouvrir le mois prochain à Madrid deux grands procès politiques impliquant une centaine de militants basques.

Le NPA apporte son soutien aux militantEs arrêtéEs et dénonce la répression par l’État espagnol, avec la complicité de l’État français, des organisations et des militantEs politiques qui luttent pour leurs droits et pour la résolution du conflit politique au Pays basque.

Le NPA sera présent le 26 octobre 2013, à Bilbao, aux côtés des manifestants qui défendent le respect des droits des prisonnièrEs politiques basques.

Liberté pour les 18 prisonnierEs ! Droit d’autodétermination pour le peuple basque !

Montreuil, le 1 octobre 2013 http://npa2009.org/node/38960

Lire la suite

30 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

« Dehors les Gitans ! » (CI)

Dessin de Mix et Remix (Le Matin)Dessin de Mix et Remix (Le Matin)
En adoptant un discours qui n’est pas le leur au sujet des Roms, les socialistes français touchent le fond, juge El Pais.
L’essor de l’extrême droite dans l’Union européenne excite les peurs des partis traditionnels, qui semblent rivaliser pour reprendre ses thèmes favoris. Il y a trois ans, la minorité rom de Roumanie avait été stigmatisée par le président Nicolas Sarkozy : leurs campements avaient alors été démantelés et des milliers d’entre eux avaient été expulsés du territoire français.Les socialistes avaient promis d’agir différemment, mais ils n’ont pas trouvé les moyens d’y parvenir après leur victoire électorale. Pour finir, c’est le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, qui a expliqué la marche à suivre : il suffit de démanteler les campements de Roms et de les expulser du territoire français. Il donne ainsi raison à ceux qui pensent que le socialisme bat sérieusement de l’aile en raison de sa tendance à embrasser les idées des autres. En tout état de cause, le sort réservé à cette minorité se jouera au début de l’année prochaine. En effet, l’humeur des Français se mesurera à deux baromètres : celui des élections municipales et celui des européennes.

Une communauté montrée du doigt Manuel Valls, de père espagnol et de mère helvético-italienne, est l’un des durs du Parti socialiste. Plusieurs de ses amis socialistes s’alarment, au même titre que la Commission européenne : si le pays des libertés républicaines (et deuxième économie de la zone euro) ne peut pas intégrer une minorité européenne ou lui interdit l’entrée pour des raisons ethniques, cela signifie que la liberté de circulation ne sera pas seule menacée.

Entre 15 000 et 20 000 Roumains de la communauté montrée du doigt vivent en France, la plupart dans des campements sauvages à la périphérie des grandes villes. Des maires ou des aspirants maires les accusent de délinquance. Bien souvent, on leur refuse la scolarisation de leurs enfants pour pouvoir mieux les expulser. Un certain nombre de ces enfants volent les Français et les touristes ; les familles sont expulsées, mais elles reviennent, et le cercle vicieux se perpétue.

Il y a quelques mois, Manuels Valls se disait préoccupé – dans des déclarations à El País – par le rejet grandissant des immigrés musulmans. Maintenant, il justifie l’expulsion des Tsiganes roumains, car il lui paraît « illusoire » d’essayer de les intégrer. Ce qui circule librement aujourd’hui, c’est la peur, tandis que les politiques ne se sortent pas de leurs petits calculs.  El País  Editorial 30 Septembre 2013

Lire la suite

26 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Allemagne : il n’y a pas de miracle mais une guerre de classe (LO)

Allemagne : il n'y a pas de miracle mais une guerre de classe (LO) dans Europe rich-poor-283x300

Dimanche dernier, Angela Merkel a emporté les élections législatives haut la main.

Alors que la crise a renversé les majorités dans toute l’Europe, la réélection de Merkel pour un troisième mandat fait figure d’exception. Une exception qu’on nous explique par le prétendu miracle économique allemand. L’Allemagne aurait traversé la crise « sans encombre », disent les uns, quand d’autres prétendent que le pays en est sorti plus fort qu’il n’y est entré. Du point du vue de la bourgeoisie, il n’y a pas de doute : elle a profité de la crise. Elle a restructuré, rentabilisé et gagné en compétitivité.

Et elle l’a fait de la seule façon possible : contre les travailleurs. Le chômage partiel et les baisses de salaire ont été systématisés. Quand les commandes baissaient de 20 %, les salaires baissaient de 20 %. Les primes, les horaires, les effectifs ont été adaptés aux besoins patronaux. Les salariés ont servi d’amortisseur. Comment les ouvriers faisaient-ils pour vivre avec un salaire amputé ? Ceux qui ont vanté la « réussite allemande » ne s’y sont pas intéressés.

Le grand patronat ne s’est pas gêné pour fermer des usines et licencier. Rien que dans une ville de la Ruhr, à Bochum, Nokia a fermé son usine et Opel va fermer la sienne, mettant pas loin de 7 000 travailleurs sur le carreau, sans compter les milliers de sous-traitants. La seule faillite de la chaîne de magasins Schlecker a fait 25 000 licenciements.

Quant à affirmer que l’Allemagne a « éradiqué le chômage de masse », c’est un mensonge révoltant. Il y a toujours 3 millions de chômeurs. Et, surtout, ce chiffre cache 8 millions de travailleurs pauvres. Certains d’entre eux doivent se contenter de quelques heures de travail par semaine pour un maximum de 450 euros par mois, quand d’autres sont contraints de faire des travaux d’intérêt général payés 1 euro de l’heure. Ils ne sont pas comptabilisés comme chômeurs, mais ils cherchent bel et bien un emploi et un salaire dignes de ce nom.

Il n’y a pas de miracle. Des centaines de milliers d’ouvriers licenciés ont, par exemple, été réembauchés en intérim dans la même entre-prise, au même poste et avec les mêmes horaires, mais avec 500, 600, voire 900 euros en moins sur la feuille de paye. Alors, oui, cela laisse une bonne marge pour le patron.

Sans doute vaut-il mieux être pauvre et chômeur en Allemagne qu’en Pologne, en Roumanie ou en Grèce. C’est peut-être ce que se sont dit certains des électeurs de Merkel. Et puis, quelles raisons les travailleurs allemands avaient-ils de préférer le Parti social-démocrate, le SPD, à la CDU, le parti de Merkel ? Quand ils sont au pouvoir, rien ne différencie la politique du SPD et celle de la CDU. Les deux partis ont d’ailleurs gouverné ensemble de 2005 à 2009, et ils sont prêts à le faire de nouveau.

Sans compter que beaucoup, parmi les ouvriers et les plus pauvres, ne pardonnent pas la politique qu’a menée le SPD quand Schröder était chancelier, dans les années 2000. Avec les lois Hartz, il a attaqué avec une brutalité inouïe les droits des salariés : baisse des allocations chômage, baisse des droits à la retraite, généralisation des petits boulots, flexibilité des salaires… En Allemagne, c’est la gauche, le SPD, qui a fait le sale boulot contre les travailleurs, au point que Merkel n’a plus eu grand-chose à faire, si ce n’est féliciter le courage de Schröder.

Oui, ce qui se passe en Allemagne doit nous servir de leçon. L’Allemagne bat des records d’inégalités. De plus en plus de travailleurs en sont à cumuler deux, trois petits boulots pour vivre. Des retraités doivent se remettre à travailler à 65, 67 ans. L’espérance de vie régresse dans certaines régions. Voilà ce que les défenseurs du capitalisme appellent une « réussite ». Voilà ce qu’est pour eux un pays prospère et compétitif !

Tous les politiciens, de gauche comme de droite, qui donnent la priorité à la compétitivité, à la rentabilité des capitaux, en nous expliquant que cela ira mieux pour tout le monde, sont des menteurs. L’Allemagne nous en donne la preuve. Le marché, la concurrence, les lois du capitalisme conduisent à sacrifier les travailleurs sur l’autel de la compétitivité, même dans les pays qui s’en sortent le mieux.

Les intérêts patronaux et les intérêts des travailleurs sont incompatibles. Les travailleurs ne pourront se défendre efficacement qu’en en étant convaincus. C’est leur compétitivité, ou nos emplois. C’est leurs profits, ou nos salaires. C’est leurs privilèges, ou nos retraites. C’est eux, ou c’est nous !

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2356&id=1

Lire la suite

25 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Elections fédérales en Allemagne : Merkel triomphe, le FDP se casse, la gauche se consolide (Lcr.be)

Elections fédérales en Allemagne : Merkel triomphe, le FDP se casse, la gauche se consolide (Lcr.be) dans A gauche du PS linke-1

Les partis conservateur-chrétiens CDU/CSU et la chancelière Angela Merkel sont les gagnants des élections fédérales en Allemagne avec 41,5% des voix. Ils ont obtenu 7,7% de plus en comparaison avec les élections fédérales de 2009.

Comment ça s’explique? En Allemagne, la politique de Merkel n’est pas perçue comme conflictuelle. On parle même d’une “social-démo- cratisation” des chrétiens-conservateurs sous Merkel. Par exemple, la “sortie du nucléaire” après Fukushima, l’abrogation du service militaire obligatoire, l’amélioration du statut des couples de genres identiques et l’ouverture relative aux thèmes de la justice sociale se sont ajoutées à l’impression de pouvoir échapper aux conséquences de la crise européenne du côté des plus forts, tout en acceptant la ligne dure contre les populations du sud de l’Europe.

S’ajoute à cela la faiblesse de l’alternative proposée par le SPD représentée par Peer Steinbrück, candidat du SPD à la chancellerie. Celui-ci, technocrate froid et partisan avoué de l’agenda 2010, symbole de l’aspiration à une vie aisée des politiciens en bonnes relations avec le monde du big business, n’était pas bien capable de transmettre de façon crédible le message du SPD visant à se reprofiler comme champion de la justice sociale. Le SPD gagne quand même 2,7% pour arriver à 25,7%.

A peu près 15% des voix se sont portées sur des partis qui n’ont pas pu dépasser la barrière des 5%, puisque le FDP échoue avec 4,8% des voix tout comme la toute jeune AfD qui propose la sortie de l’Euro avec 4,7% – le restant des partis qui se sont présentés dépassent à peine la barre des 5% en additionnant leurs voix.

Des 61,8 millions d’Allemands qui avaient le droit de vote, 71,5% ont voté. En 2009, c’étaient 70,8%. Même si la candidature de nouvelles forces a pu relativiser le poids des abstentionnsites, l’abstention électorale reste impressionnante et témoigne du degré de l’érosion de la crédibilité du système politique en vigueur.

L’échec du FDP est spectaculaire. Il est parvenu à se sauver de justesse avec 5% aux élections du Land de Hesse, parallèles aux élections fédérales, il est tombé de haut avec 4,8% aux élections  fédérales, perdant 9,8%  comparé avec 2009! C’est l’image bien méritée du parti clientéliste tout craché qui l’a conduit à la catastrophe. Mais avec 400 000 voix, ses pertes profitent majoritairement à l’AfD … tandis que Die Linke perd aussi plus que 300 000 voix en faveur de  l’AfD, le CDU/CSU un peu moins… L’AfD a assez habilement caché ses motifs chauvins en prétendant que la sortie de l’Euro serait aussi dans l’intérêt des pays européens économiquement perdants.  Die Linke devrait réfléchir,  elle n’a pas assez clairement exprimé  son opposition à la politique de l’UE au sein de la Troïka…

Un autre fait spectaculaire de ces élections, ce sont les 8,4% des Verts, qui perdent 2,3% en comparaison à 2009. Ceci d’autant plus qu’ils s’étaient envolés vers les 20% après Fukushima et les mobilisations impressionnantes du mouvement anti-nucléaire.

Ceci nous amène au parti de gauche Die Linke qui devient la 3ème force dans le Bundestag avec 8,6% des voix.  En 2009 Die Linke avait obtenu 11,9% et perd donc 3,3%, on pourrait donc parler de défaite. Mais en fait, Die Linke s’en sort bien, vu qu’il était tombé au-dessous de 6% en printemps 2012 et qu’il avait perdu depuis lors spectaculairement, toutes les élections dans les Länder de l’Ouest.  Lors des élections au Land de Hesse, il se maintient, passant la barre des 5% une 3ème fois.  Dans les Länder de l’ouest, où il est bien plus faible qu’à l’est, il dépasse les 5%. Die Linke se consolide donc et remonte électoralement en présentant un certain nombre de revendications sociales, démocratiques et antimilitaristes, sans pour autant formuler clairement une alternative d’ensemble au pouvoir du capital.

Et maintenant, que vont faire les stratèges (ou plutôt les tacticiens) des partis élus? Au niveau fédéral comme en Hesse, il y a une majorité  SPD, Verts et  Die Linke. Mais le SPD et les Verts disent clairement qu’ils ne veulent pas de coalition avec le Parti de Gauche. Celui-ci fait des avances, mais souligne quand même ses divergences profondes.

Au niveau fédéral,  Die Linke devrait accepter la participation de la Bundeswehr aux interventions militaires globales. Ce n’est pas imaginable pour le moment. L’hypothèse la plus réaliste semble être la “grande coalition” du CDU/CSU avec le SPD.  Par Manuel Kellner le Mardi, 24 Septembre 2013

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=3018:elections-federales-en-allemagne–merkel-triomphe-le-fdp-se-casse-la-gauche-se-consolide-&option=com_content&Itemid=53

 

Lire la suite

25 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Premiers éléments d’analyse sur le résultat et les implications des élections en Allemagne (Essf)

Premiers éléments d’analyse sur le résultat et les implications des élections en Allemagne (Essf) dans Europe resultats-legislatives-allemagne
Le SPD obtient 192 sièges, Die Linke 64, les Verts 63 soit un total de 319 alors que pour la droite, la CDU n’en obtient que 311.

Après les élections fédérales en Allemagne je me permets de transmettre une première analyse.

1. Malgré la victoire de Merkel (42%, augmentation de 8%), il y a mathématiquement une majorité de gauche, qui pourtant ne se transforme pas en majorité réelle, parce que le SPD est contre la coopération avec Die LINKE.

2. La victoire de Merkel n’a pas changé les rapports de force entre les deux camps dans la société puisque le CDU a cannibalisé le parti libéral, FDP. Avec l’écroulement du FDP, Merkel a perdu son partenaire « naturel » au gouvernement.

3. La disparition du FDP du Bundestag indique, que le fondamentalisme de marché est marginalisé dans la société.

4. Les votes de Merkel reposent selon les analyses des instituts de sondage à 40% sur sa personnalité. C’est son image d’être simple « comme toi et moi, » pragmatique (« non-idéologique ») et ouverte vers des changements progressistes (sortie du nucléaire, mariage gay), pas agressive contre l’adversaire politique etc. Elle représente, pour ainsi dire, dans sa personne la « grande coalition » et le désir d’harmonie, qui sont  souhaités par une majorité des allemands.

5. Politiquement Merkel a l’image d’avoir protégé le pays contre la crise et les pressions de « jeter notre argent » aux « vauriens méditerra-néens. » Les gens qui ont voté pour elle ne sont pas touché par la crise, mais ont peur de la crise. Le rôle dominant de Merkel cache une crise profonde de la CDU où il y des tensions fortes entre les conservateurs (dont quelques uns se sont dirigés vers l’AfD), qui critiquent Merkel d’être trop social-démocrate d’un coté et les « modernisateurs » de l’autre.

6. Le SPD a gagné légèrement, mais le résultat est toujours le deuxième plus mauvais résultat depuis l’existence de la République Fédérale. Ils sont toujours marqué par la période Schröder et l’incapacité de se distancier clairement des réformes néo-liberales de l’époque. C’est pourquoi Steinbrück a souffert d’un grand manque de crédibilité.
7. DIE LINKE est maintenant le troisième parti et légèrement devant les Verts. Mais c’est plutôt le résultat de la faiblesse de Verts et de l’écroulement du FDP, que de la force propre de DIE LINKE. Comparé aux résultats de 2009 DIE LINKE a perdu 3%. Mais comparé avec la crise du parti il y a un an, ou quelques sondages étaient sous les 5%, le résultat signifie un consolidation. Cette consolidation se manifeste aussi à l’ouest où le parti est au dessus des 5%. Le risque de devenir un parti régional à l’est est donc réduit considérablement.

8. Au sein du Linke les rapports de force entre les « modérés » (avant tout de l’Est) et les « radicaux » (de l’Ouest) vont pourtant changer en faveur des « modérés. » Il y a plusieurs raisons : d’abord le rôle important de Gregor Gysi (qui vient de l’Est et représente les « modérés ») dans la campagne et l’absence d’Oskar Lafontaine, mais aussi la pression énorme qui viendra du fait que le SPD n’aura pas de perspective d’obtenir le poste de chancelier sans Die LINKE dans quatre ans. La transformation de la majorité mathématique en majorité réelle est à l’ordre du jour des deux cotés.

9. Les Verts sont parmi les grands perdants, d’autant plus que dans les sondages d’il y a un an ils étaient avec « l’effet Fukushima » autour des 20%. Les raisons principales sont un programme considéré trop à gauche (avec augmentation de taxes pour les riches) qui les a réduit au noyau dur de leur clientèle, la sortie du nucléaire par Merkel qui a rendu un peu superflu les Verts et l’utilisation démagogique de problèmes avec la pédophilie au sein du parti il y a 25 ans par quelques médias et la droite du CDU. Le résultat va renforcer le courant des « réalos » et favoriser un glissement des Verts vers la droite.

10. Le nouveau parti AfD (« Alternative pour l’Allemagne ») n’a pas franchi les 5%. Néanmoins ses 4,7% sont un grand succès étant donné qu’il n’existe que depuis quelques mois. Son programme est la sorti de l’Euro ou sa dissolution. Sa direction recrute avant tout des professeurs d’économie libéraux et conservateurs, souvent issus du CDU et du FDP. Ses votes viennent  à 450.000 du FDP, 360.000 de DIE LINKE, et de 300.000 du CDU. Les 360.000 venant de DIE LINKE indiquent deux tendances : votes de protestation et silence de la gauche dans la crise de l’Euro. Pour l’instant l’AfD n’est pas comparable au FN en France ou autres partis de ce genre. Il est plus modéré et s’exprime contre le racisme et la xénophobie. Il se dit « pro-européen. » Le parti participera aux élections européennes et a de grandes chances d’entrer au Parlement Européen.

11. Pour la composition du gouvernement il y a deux options réalistes pour Merkel : une grande coalition avec le SPD et une collation avec les Verts. Il est trop tôt pour faire un pronostic. La résistance à une participation au gouvernementest très forte au sein du SPD, parce qu’on craint d’en sortir affaiblis, comme en 2009. Il y aura donc une phase de négociations compliquées avec des jeux tactiques en tout genre entre CDU, SPD et Verts.

12. Indépendamment de la coalition qui sera en place dans quelques semaines les élections ne signifieront pas un changement substantiel. Mais on verra un léger glissement vers des positions  en faveur d’un peu plus d’égalité (salaire minimum). Egalement sur le terrain de la l’immigration, de l’attitude envers le contrôle éléctronique, NSA et autres, les minorités sexuelles). Il y aura un peu plus de libéralisme. Dans la gestion de la crise européenne la politique de « discipline fiscale » ne changera pas, mais il y aura quelques centaines de millions d’euros pour combattre le chômage en Grèce, Espagne et au Portugal.

WAHL Peter (membre d’Attac et de WEED – Weltwirtschaft, Ökologie & Entwicklung) 23 septembre 2013

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article29840

Lire la suite

25 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Grèce en grève

Grèce en grève dans Europe (AP Photo/Petros Giannakouris)

Hier mardi, travailleurs en grève  du ministère de la culture grec contre l’austérité

 

Lire la suite

24 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Monsieur Hollande, bombardez la Grèce s’il vous plaît (Rue 89)

Monsieur Hollande, bombardez la Grèce s’il vous plaît (Rue 89) dans Europe indi

Quand je vous demande, monsieur Hollande, de bombarder la « Grèce », soyons clairs, j’entends « le régime » bien entendu :

  • l’establishment financier évidemment (souvenez-vous : cet « adversaire sans visage » que, d’une voix déjà cassée, vous promettiez de combattre à trois mois des élections) : cartels médiatico-banquiers, armateurs voyous, détourneurs de fonds publics tranquillement réfugiés off-shore ;
  • l’appareil répressif d’Etat, sans faute, désormais majoritairement composé sinon de militants revendiqués, en tout cas de sympathisants néonazis, adonnés depuis trop longtemps aux pires exactions ;
  • mais surtout, surtout, le pouvoir exécutif lui-même, cet énième gouvernement Goldman Sachs fabriqué de toutes pièces (présentateurs télé, filles et fils de, anciens cadres d’extrême droite…) dont vous avez activement soutenu la formation et les agissements dès le lendemain de votre prestation de serment.

Certes, à l’époque, vous n’aviez peut-être pas le recul nécessaire dont on dispose aujourd’hui, je veux bien vous l’accorder. Vous ne pouviez pas savoir que ce gouvernement – que Monsieur Fabius qualifiait encore récemment de « courageux » – bâtirait des camps infernaux pour y amasser des dizaines de milliers d’immigrés ; qu’il pousserait près de la moitié de la population du pays au bord de la famine par l’application zélée des dictats budgétaires de la Troïka.

Torture policière et gaz lacrymo On ne pouvait pas imaginer (si, certains le pouvaient) que les proches collaborateurs du Premier ministre Samaras (droite) étoufferaient les cas de torture caractérisée sur des dizaines de militants antifascistes dans les sinistres sous-sols de la préfecture centrale d’Athènes.

On ne pouvait pas prédire (mais si !) que l’actuel vice-président (socialiste) du gouvernement, M. Vénizélos, négligerait savamment de donner suite à l’enquête sur la liste des plus grands fraudeurs potentiels du pays, liste qui lui avait été transmise par Christine Lagarde. On ne pouvait pas prévoir que le ministre de l’Intérieur décréterait du jour au lendemain, par simple ordonnance ministérielle et sans aucune concertation préalable, la fermeture sèche de l’audiovisuel public (soit de trois chaînes télé et huit stations radio). On ne pouvait pas savoir, enfin (quoique bien avertis quand même depuis les grandes manifestations sanglantes de 2010-2011), que la police d’Etat aurait systématiquement eu recours au fameux gaz CS, afin de disperser tout rassemblement public devant le Parlement et ailleurs. Lors de journées entières de mobilisation, l’usage de ce gaz – souvent expiré depuis des décennies – se comptait littéralement en plusieurs tonnes par jour.

Du riz pour le peuple grec Admettons donc que ce tableau terrifiant, pourtant si tristement classique dans les pays « sauvés » par la finance, vous demeurait longtemps caché. Mais maintenant ? Maintenant que l’on sait tout ça ? Que fait la police, le Conseil de sécurité, l’Otan ? Que fait BHL ?

Bombardez le régime grec bon sang ! Bombardez-nous monsieur le Président, achevez-nous ! Balancez-nous donc votre vertu rédemp-trice, votre TNT humaniste sur la gueule. Vos gros obus, vos Rafale de Mirage, ces éternels ersatz de virilité, substituts mortifères de tout véritable volontarisme politique.

Je vous communique sans plus tarder l’adresse exacte du siège du gouvernement grec à Athènes, afin de faciliter la tâche aux quelques bombes qui manqueraient de sapience : c’est au 19 rue Hérode Atticus, à un petit kilomètre de ce truc blanc qui apparaît sur Google Earth et qu’ici l’on appelle « l’Acropole ». Il faudrait juste veiller à épargner l’ambassade de France, magnifique édifice néoclassique du XIXe siècle aux palmiers rustiques, située à quelques blocs d’immeubles seulement de la cible désignée.

Quant au sort du peuple grec, on pourrait par la suite demander à monsieur Kouchner de déposer quelques sacs de riz basmati sur les décombres. Ce serait autrement plus cocasse, qu’en pensez-vous ? Makis Malafékas | Ecrivain grec

http://www.rue89.com/2013/09/24/monsieur-hollande-bombardez-grece-sil-plait-245999

Lire la suite

24 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Des milliers de Roumains ont manifesté dimanche 22 contre le projet de mine d’or de Rosia Montana

Lire la suite

24 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Une Pussy Riot entame une grève de la faim contre ses conditions de détention (les Inrocks)

Une Pussy Riot entame une grève de la faim contre ses conditions de détention (les Inrocks) dans Europe goulag

« C’est la seule solution”

Dans une lettre ouverte remise à son avocat et traduite en anglais par une journaliste du magazine n+1, la Pussy Riot Nadezhda Tolokonnikova déclare entamer une grève de la faim pour protester contre des conditions de détention proches de l’esclavage au sein du camp de travail pour femmes de Mordovie. La jeune femme a été condamnée en août 2012 à y purger une peine de deux ans pour une “prière punk” contre Poutine chantée dans la cathédrale de Moscou. Nous avons traduit sa lettre en français.

“Je commence le lundi 23 septembre une grève de la faim. C’est une pratique extrême mais je suis convaincue que c’est la seule solution qui s’offre à moi pour sortir de ma situation actuelle.

L’administration pénitentiaire refuse de m’écouter. Mais, en échange, je refuse de me plier à ses exigences. Je ne resterai pas silencieuse, à regarder mes camarades prisonnières s’effondrer à cause de la fatigue engendrée par les conditions proches de l’esclavage que nous subissons. J’exige que l’administration pénitentiaire respecte les droits humains, j’exige que le camp de Mordovie fonctionne dans le respect de la loi. J’exige que nous soyons traitées comme des êtres humains et non comme des esclaves.

Cela fait un an que je suis arrivée à la colonie pénitentiaire n°14 dans le village de Parts, en Mordovie. J’ai commencé à entendre parler des colonies pénitentiaires de Mordovie alors que j’étais toujours détenue au Centre n°6 avant mon procès, à Moscou, avec les prisonniers qui disaient tout le temps: “Ceux qui n’ont jamais été emprisonnés en Mordovie n’ont jamais été emprisonnés du tout”. Ils ont les niveaux de sécurité les plus élevés, les journées de travail les plus longues et les violations de droit les plus flagrantes. Quand ils vous envoient en Mordovie, c’est comme s’ils vous conduisaient à l’échafaud. Jusqu’au dernier moment, elles continuent d’espérer: “Peut-être qu’ils ne vous enverront pas en Mordovie après tout ? Peut-être que ça va se calmer ?” Rien ne se calme, et à l’automne 2012 je suis arrivée au camp, sur les bords de la rivière Partsa.

J’ai été accueillie par ces mots du chef de la colonie pénitentiaire le lieutenant-colonel Kupriyanov, qui, de facto, est l’administrateur en chef de notre colonie: “Concernant la politique, vous devez savoir que je suis stalinien”. Le colonel Kulagin, l’autre chef de l’administration – la colonie est dirigée en tandem – m’a convoquée le premier jour avec pour objectif de me forcer à confesser ma culpabilité. “Un malheur vous est arrivé, n’est-ce pas ? Vous avez été condamnée à deux ans dans la colonie. Les gens changent d’avis normalement lorsque de mauvaises choses leur arrivent. Si vous voulez être en liberté conditionnelle dès que possible, vous devez avouer votre culpabilité. Si vous ne le faites pas, vous ne serez pas mise en liberté conditionnelle”. Je lui ai dit directement que je ne travaillerais que les huit heures imposées par le code du travail. “Le code est une chose – ce qui importe réellement est de remplir votre quota. Si vous ne le faites pas, vous faites des heures supplémentaires. Vous devez savoir que nous avons brisé des volontés plus fortes que la vôtre”, m’a répondu Kulagin.

Mon unité de couture travaille de seize à dix-sept heures par jour. De 7h30 à 00h30. Nous avons au mieux quatre heures de sommeil par nuit. Nous avons une journée de repos chaque mois et demi. Nous travaillons presque tous les dimanches. Des prisonnières font tourner des pétitions qui proposent de travailler les week-ends “selon nos envies”. En vérité, il n’y a, bien sûr, aucune “envie”. Ces pétitions sont écrites sur ordre de l’administration et sous la pression des prisonnières qui aident à appliquer les directives.

Personne n’ose désobéir à ces ordres et ne pas remettre de telles pétitions concernant le travail du dimanche, ce qui signifie travailler jusqu’à une heure du matin. Une fois, une femme de 50 ans a demandé à retourner à la zone résidentielle à 20h au lieu de 00h30 afin qu’elle puisse se coucher à 22h et dormir huit heures une fois par semaine. Elle se sentait malade, elle avait des problèmes de tension artérielle. En guise de réponse, ils ont organisé une réunion d’unité pour démolir cette femme, l’insulter et l’humilier, la traiter de parasite. “Tu penses que tu es la seule à vouloir dormir plus ? Tu dois travailler plus, grosse vache !” Quand une personne a un certificat médical pour ne pas venir travailler, elle est aussi brutalisée. “J’ai travaillé quand j’avais 40° de fièvre et ça a été. Tu crois quoi ? Qui va combler le manque pour toi?”

Lire la suite

Lire la suite

24 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rassemblement de soutien aux grévistes de Gate Gourmet (l’Anticapitaliste.ch)

Rassemblement de soutien aux grévistes de Gate Gourmet (l'Anticapitaliste.ch) dans Europe topelement

Mercredi 25 septembre à 18h Place du Molard à Genève

Samedi, 3 h 30 du matin. C’est par deux douzaines de militant·e·s du Syndicat des services publics (SSP) qu’est accueillie l’employée de Gate Gourmet arrivée la première sur son lieu de travail. Après elle, les autres travailleurs et travailleuses de la nuit arrivent, les yeux bouffis de sommeil, mais au courant de la décision prise la veille par six assemblées de salarié·e·s: celle de faire grève.

C’est que, avec des profits en augmentation constante depuis trois ans, l’entreprise, spécialisée dans l’approvisionnement des avions en plateaux-repas, vient de licencier ses employé·e·s du site de Cointrin (GE) tout en leur proposant une réembauche sur la base d’un nouveau contrat individuel. Concrètement, le personnel doit choisir: ou accepter des réductions de salaire comprises entre 11 et 637 francs par mois, un départ à la retraite retardé, la diminution – d’un tiers – des indemnités pour travail irrégulier, la suppression des majorations pour heures supplémentaires ou… le chômage!

Et les sbires du patron… Ainsi, 70% des 86 membres du personnel ont reçu leur lettre de licenciement au 31 décembre et la proposition d’un réengagement aux nouvelles conditions. Ce n’est même pas «ou vous acceptez les nouvelles conditions ou c’est la porte»: c’est «la porte d’abord, on te reprendra ensuite si tu veux bien te plier à nos conditions»!

Décidé à lutter, le personnel doit toutefois faire face à une difficulté majeure: la peur. Cette peur de perdre son emploi qui prend au ventre même les plus déterminé·e·s. Car le patron a beau jeu: avec la quantité de sans-emploi actuellement sur le marché, il dispose d’un moyen de pression énorme. Et il s’en sert.

Ses sbires – une escouade de contremaîtres, de gardes-chiourme – étaient aussi là, à côté des gens du SSP, pour accueillir chaque nouvelle personne arrivant. Et lui signifier, sans périphrase, les termes de l’alternative: tu plies l’échine ou c’est le chômedu. Un rappel qui n’est pas resté sans effet pour la grande part de temporaires, de précaires, travaillant pour Gate Gourmet. Et c’est d’ailleurs aux temporaires, chômeurs et chômeuses entre deux jobs, que l’entreprise a eu recours pour remplacer les grévistes. Des temporaires dont certain·e·s ne remplissent pas les conditions de sécurité requises pour une entreprise qui a accès au tarmac…

Menace de licenciement, recours aux précaires, individualisation des contrats: la grève en cours chez Gate Gourmet réunit à elle seule tous les ingrédients d’une grève du XXIe siècle. Elle a besoin de soutien. Paolo Gilardi

Article paru dans L’Anticapitaliste n°96, 20 septembre 2013

http://www.gauche-anticapitaliste.ch/?p=10962#more-10962

Lire aussi: http://www.sspta.ch/documents/gate_gourmet.php

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin