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10 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Turquie : des syndicalistes et des défenseurs des droits de l’Homme jugés comme des terroristes présumés (LDH)

Turquie : des syndicalistes et des défenseurs des droits de l’Homme jugés comme des terroristes présumés (LDH) dans Europe 121115165638

La mission du Réseau Euro-Méditerranéen des Droits de l’Homme (REMDH) à Ankara a fait part de son inquiétude à la suite de la seconde audience du procès contre un membre de son Comité exécutif, M. Osman İşçi, et 71 syndicalistes.

Les observateurs font état de leurs préoccupations concernant le manque de transparence et d’indépendance de la cour. Les mêmes constatations avaient déjà été faites lors de la première audience en avril dernier. Les observateurs de la seconde audience, qui s’est tenue le 8 juillet 2013, ont conclu que le procès ne respectait pas les normes internationales d’équité. Le manque d’indépendance du tribunal, l’inégalité entre l’accusation et la défense, la durée de la procédure et l’incertitude quant à ses délais, la dissimulation de preuves à la défense, l’enquête déséquilibrée de la police, l’impossibilité de remettre en cause des preuves contestées et le manque de transparence et de base juridique des décisions du tribunal sont autant d’éléments mis en avant par les observateurs.

Il convient de noter que toutes les déclarations des accusés ont révélé que leur mise en accusation revenaient à assimiler les activités d’or- ganisations légalement reconnues et de syndicats à celles d’organisations terroristes, sans pour autant apporter la preuve de tels liens. Ils ont souligné que la plupart d’entre eux étaient des Kurdes, des militants syndicaux et des droits de l’Homme, tous affiliés à la Confédération des syndicats de fonctionnaires (KESK). Les accusés ont dénoncé un procès politique, dans lequel leurs activités professionnelles et leurs discours pacifiques constituent des « éléments constitutifs de crimes » selon l’acte d’accusation. La troisième audience aura lieu le 25 Novembre 2013.

M. İşçi et 22 autres militants ont déjà fait dix mois de détention préventive. Ils ont été libérés, sans que les charges à leur encontre ne soient abandonnées, à l’issue de la première audience du procès qui s’est tenue le 10 avril 2013. Le REMDH avait également envoyé une mission d’observation à cette occasion, et cette dernière a rédigé un rapport d’observation du procès. D’autres observateurs internationaux ont assisté au procès, dont des représentants de l’ambassade de la Belgique, de la Suisse et du Royaume-Uni, ainsi que de la délégation de l’Union européenne.

Le REMDH appelle le gouvernement turc à abandonner les charges qui pèsent contre les 72 accusés, dans la mesure où cette procédure judiciaire a manifestement pour objectif de les réduire au silence et de mettre un terme à leurs activités légales. Le REMDH exhorte par ailleurs les autorités turques à garantir sur le plan législatif et dans la pratique que la liberté d’association et de réunion, la liberté d’expression et les droits des syndicats sont protégés et que personne n’est injustement poursuivi pour avoir exprimé de manière pacifique des critiques contre les politiques du gouvernement.

Ankara-Copenhague, le 10 juillet 2013 Communiqué REMDH http://www.ldh-france.org/Turquie-des-syndicalistes-et-des.html

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05 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Portugal : une grève générale très suivie

Portugal : une grève générale très suivie dans Austérité grevev1

Le jeudi 27 juin, le Portugal a vécu une journée sans aucun transport ferroviaire, sans transports collectifs dans les villes, avec des écoles et des centres de santé fermés et des hôpitaux fonctionnant avec le service minimum indispensable…

Les principaux ports du pays étaient fermés et le trafic aérien a souffert d’énormes perturbations. Les autres services publics, comme les finances, les tribunaux, les centres d’emploi ou de la sécurité sociale, étaient quasiment fermés. Le service de l’agence d’information Lusa a été interrompu toute la journée en raison de la grève des journalistes. Dans le secteur privé, la paralysie a été forte également, notamment avec l’arrêt de la production à Autoeuropa, l’usine de Volkswagen au Portugal, qui assure plus de 1% du PIB portugais et un taux élevé des exportations du pays. La grève générale du 27 juin, la quatrième à laquelle doit faire face l’actuel gouvernement de droite PSD/CDS-PP, fut l’ «  une des plus grandes de la démocratie portugaise  » comme l’a fait remarquer João Semedo, coordinateur du Bloc de Gauche.

Un soutien populaire important Dans les entrevues réalisées par les chaînes de télévision, les gens se disaient certes préoccupées par le fait d’attendre des heures des transports ou de n’avoir pas de consultations dans les hôpitaux, mais disaient aussi comprendre et soutenir les grévistes. Catarina Martins, coordinatrice du Bloc de Gauche, a mis en exergue dans ses déclarations que la grève générale avait été très suivie, et qu’ «  elle avait reçu le soutien de toute la population  ». Même le Financial Times a saisi la portée de la grève générale au Portugal, en titrant «  Une tragédie sociale qui nourrit une grève générale portugaise  » et en relevant que même le dirigeant de la CIP, la principale association patronale, avait déclaré que «  les travailleurs ont des raisons de s’indigner  »…Il n’en a pas été de même du côté du FMI, de la Commission Européenne et de la BCE. La veille de la grève générale, le gouvernement portugais a dû rétropédaler sur l’attaque contre les professeurs, en renonçant à de nouveaux licenciements face à une grève extraordinaire dans l’éducation. La troïka n’a guère apprécié et fait part de sa «  préoccupation  » face à l’incapacité du gouvernement à mettre en œuvre ses exigences. Face à la tragédie économique et sociale, le peuple portugais a déjà fait quatre grèves générales, des manifestations gigantesques et mené des actions de protestation nombreuses et variées. Première conséquence de cette nouvelle journée, le ministre des Finances du Portugal et numéro deux du gouvernement et le ministre des affaires étrangères ont présenté leur démission. Nul ne doute que la lutte va se poursuivre contre la politique désastreuse du gouvernement de droite et les diktats de la troïka.

Carlos Santos de Lisbonne

* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 202 (04/07/13). http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article29116

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03 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Pologne, ordre d’expulsion, le message des agriculteurs de Zurawlow

Pologne, ordre d’expulsion, le message des agriculteurs de Zurawlow dans Europe 509752833

Un ordre pour expulser les agriculteurs avec l’aide de la police a été signé. Les agriculteurs se préparent à affronter les forces de l’ordre. Voici leur message :

Depuis le 3 Juin, les agriculteurs et les résidents dans le petit village rural de Zurawlow en Pologne sont en confrontation avec la société Chevron. Ils défendent leur terre, leur activité et leur façon de vivre. Ils craignent la pollution de leur nappe phréatique, ce qui s’était déjà passé il y a deux ans dans leur voisinage après des recherches sismiques de gaz de schiste. Ils savent que quand Chevron trouvera du gaz sur leurs terres rien ni personne ne pourra arrêter le développement industriel  et impérial de l’extraction du gaz de schiste sur leurs terres, transformant de manière irréversible et en quelques années leur magnifique et paisible région, le grenier de la Pologne, en un désert industriel et pollué.

Sous la protection d’une compagnie de sécurité et dans une atmosphère très tendue, Chevron a pris possession d’un terrain, essayant d’installer une clôture et de commencer des tests sismiques. Les agriculteurs locaux savent que quand la recherche sismique sera terminée et que la présence de gaz sera confirmée, le forage et la fracturation suivront et en quelques années, des centaines ou des milliers de puits apparaîtront. Alors il n’y aura pas de place pour l’agriculture et le tourisme, et leur vie perdra tout leur sens.

Les agriculteurs polonais sont opposés aux forages non conventionnels de gaz de schiste car ils pourraient conduire à la contamination de leur eau, du sol et de l’air. Lors des essais sismiques précédents effectués sur place, des explosifs ont été utilisés et ont déjà provoqué la pollution de l’eau la rendant impropre à la consommation. Toutes les licences accordées à Chevron par le ministère polonais de l’Environnement sont situées sur les trois plus grands réservoirs d’eau souterrains en Pologne, de sorte que le risque de pollution générale de l’eau dans la région est très fort – ce n’est juste qu’une question de temps. Cela ne concerne pas seulement la Pologne, mais aussi l’Ukraine, en raison de l’emplacement transfrontalier de l’un des réservoirs, mais l’Ukraine n’a probablement été ni consultée ni informée sur les risques.

Chevron refuse d’écouter les agriculteurs et les autorités locales refusent de résoudre le conflit en cours. La pression du gouvernement de l’État sur les collectivités locales et l’ensemble des institutions publiques fait que les gens sont gardés sous surveillance, leurs téléphones sont sur écoute, ils sont soumis à des contrôles fiscaux et sanitaires, et sont menacés de sanctions. Chevron intimide et soudoie les individus et les familles, empêchant toute possibilité de contrôle démocratique, ne signant que des contrats secrets, même avec les autorités locales, l’utilisation de la route n’étant qu’un exemple.

Les pratiques de Chevron en Pologne sont très fortement soutenues par le gouvernement polonais et il n’y a presque aucun média grand public qui oserait dire la vérité sur les risques de la fracturation hydraulique. C’est pourquoi l’opinion publique est plutôt en faveur de l’exploitation des gaz de schiste.

L’opinion publique polonaise doit être informée et nous avons besoin de renforcer la pression publique sur le gouvernement, sur Chevron et d’autres compagnies de gaz, d’autorités locales et d’aider les collectivités locales à défendre leur mode de vie et prendre en main leur avenir.1er Juillet 2013 

Les agriculteurs de Zurawlow

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29 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Turquie : la résistance « debout »

Turquie : la résistance « debout » dans Europe turkey-protest-photos-occupy-istanbul-taksim-gezi-17

Depuis le début des événements, pour pouvoir mettre fin à cette explosion de masse inattendue, le Premier ministre Erdogan a eu recours à une stratégie reposant sur une véritable violence d’État.

Tout d’abord il y a la répression brutale, avec des interventions policières d’une violence inouïe causant la mort de trois résistants (dont un avec une balle dans la tête). Parmi les 8 000 blesséEs, plus d’une dizaine ont perdu un œil. La violence policière a atteint son sommet lors de l’intervention qui a eu lieu en fin de semaine dernière, afin d’évacuer totalement le parc Gezi : usage démesuré de gaz lacrymogène à l’intérieur du parc où se trouvaient aussi beaucoup de familles avec enfants, de même que dans les halls d’hôtel où se réfugièrent les manifestantEs et dans les infirmeries de la résistance ; mise en garde à vue des médecins soignant les résistantEs blesséEs ; présence de véhicules anti-émeute militaires ; ajouts de produits chimiques dans les canons à eau, causant un sentiment de brûlure sur toute la peau… Un véritable état d’urgence non déclaré.

Le spectre du complot et du coup d’État… Cette répression est accompagnée par une criminalisation du mouvement. La rhétorique selon laquelle le mouvement de contestation serait le produit d’un complot international afin de renverser le gouvernement, dirigé par des organisations terroristes et commandité par un présumé « lobby d’intérêts (financiers) » est diffusée à chaque occasion par les responsables du gouvernement et les médias conservateurs. Cette criminalisation a pour conséquence l’arrestation de nombreux militantEs d’organisations révolutionnaires et de supporters du club de foot Besiktas (véritables « héros » de la résistance ayant, entre autres, réussi à mettre la main sur un bulldozer pour pouvoir contrer l’assaut des véhicules anti-émeute).
Le dernier point, le plus dangereux, de la stratégie d’Erdogan repose sur une tentative délibérée de polarisation entre la base électorale conservatrice de l’AKP et les manifestants présentés comme ennemis de la religion, qui auraient par exemple pris de l’alcool dans une mosquée ou uriné sur une femme voilée après l’avoir frappée… Ainsi, à la théorie du complot s’articule un discours plus traditionnel : face à la véritable « nation » (conservatrice-religieuse), les élites républicaines-kémalistes (représentées par le Parti républicain du peuple – CHP – soutenant le mouvement) se mobiliseraient pour provoquer un coup d’État militaire, et cela alors que l’armée est bel et bien sous le contrôle de l’AKP… Ceci a déjà des conséquences : des militants de l’AKP armés de bâtons et couteaux commencent à défiler dans les rues pour s’attaquer aux manifestantEs ou empêcher par la force des réunions publiques, organisées selon eux par des Grecs et Arméniens !

Nouvelle phase de la mobilisation Suite à l’évacuation violente du parc et de la place de Taksim, l’appel des confédérations syndicales de gauche à la grève et à un rassemblement pour marcher sur Taksim s’est soldé par un échec, avec une faible participation. Mais cet échec a laissé place à un nouveau type de protestation individuelle consistant à rester debout et immobile sur la place de Taksim. Initié au début par une seule personne face à l’interdiction des rassemblements de masse sur Taksim, cette nouvelle forme de contestation s’est rapidement propagée et des milliers d’hommes et femmes restent debout pendant plusieurs heures sur les places publiques afin de protester contre le gouvernement.
Depuis que l’accès au parc Gezi a été interdit, les résistantEs se retrouvent désormais tous les soirs dans les parcs de quartier pour débattre de diverses questions : bilan de l’occupation de Taksim, problèmes écologiques locaux, solidarité avec les résistantEs emprisonnéEs, nécessité ou non d’une organisation politique pour le mouvement, importance de nouer des rapports avec la base de l’AKP… De ces forums locaux forgés par l’indignation et l’espoir peuvent émerger de nouvelles formes d’organisation. La gauche révolutionnaire ne manquera pas ce rendez-vous.

D’Istanbul, Uraz Aydin Jeudi 27 juin 2013

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28 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Portugal. Le pays paralysé par une grève générale contre l’austérité (OF)

Portugal. Le pays paralysé par une grève générale contre l’austérité (OF) dans Austérité 170613_luta

Trains et métros à l’arrêt, administrations fermées, transports aériens perturbés : le Portugal a tourné jeudi au ralenti en raison d’une nouvelle grève générale contre l’austérité. La quatrième depuis que le pays vit sous assistance financière internationale.

« Nous sommes face à une grève générale exceptionnelle par la participation des travailleurs », a déclaré Arménio Carlos, leader de la CGTP, centrale syndicale qui a appelé à cette journée de mobilisation avec l’UGT, historiquement plus modérée.

Trafic aérien perturbé La production a été arrêtée dans la grande usine Volkswagen des environs de Lisbonne, « Auto Europa », tandis que, selon la CGTP, l’activité de la principale centrale du groupe électricien EDP était paralysée à 70 % à Sines, à 160 km au sud de Lisbonne.

« Le secteur de la santé a adhéré en force », a également indiqué la CGTP, évoquant une participation proche de 80 % parmi les infirmiers. Les interventions urgentes étaient assurées par des services minimum. Selon le gestionnaire des aéroports, ANA, 37 vols ont été annulés, dont 32 à Lisbonne, et de nombreux retards ont été signalés.

Nouvelles mesures d’austérité Cette grève nationale était la deuxième organisée conjointement par les deux confédérations depuis celle de novembre 2011. Elle intervient cinq mois après l’arrivée au pouvoir du gouvernement de centre droit pour mettre en œuvre le plan d’aide internationale négocié il y a deux ans. Le mouvement a été décidé après l’annonce par le gouvernement d’un train de mesures d’austérité visant surtout les fonctionnaires. Ces derniers verront leur horaire de travail passer de 35 à 40 heures par semaine, comme dans le privé. 30 000 postes seront également supprimés afin de réduire les dépenses publiques de 4,7 milliards d’euros d’ici à la fin de l’année prochaine.

Manifestations « pour faire tomber le gouvernement » La cure de rigueur a augmenté plus que prévu la récession et le chômage et l’économie portugaise, en recul depuis deux ans, doit encore se contracter cette année de 2,3 % tandis que le chômage doit atteindre le taux record de 18,2 %. « Le Premier ministre est le plus grand exterminateur de l’emploi », a déclaré Armenio Carlos. La grève a été ponctuée de manifestations à travers le pays, celle de la capitale rassemblant quelques milliers de personnes. « Nous sommes dans la rue pour faire tomber le gouvernement », scandaient les manifestants qui ont défilé jusqu’au parlement. Certains tenaient des pancartes et des affiches sur lesquelles était écrit : « Basta ! », « Gouvernement dehors ! » ou encore « ensemble contre la troïka ».

Appui des créanciers La grève générale s’est déroulée sous le regard de la « troïka » UE-BCE-FMI représentant les bailleurs de fonds du Portugal, qui a entamé lundi une mission à Lisbonne pour préparer la prochaine évaluation trimestrielle devant débuter le 15 juillet. Malgré son isolement croissant au Portugal, où même le patronat conteste sa politique économique, le Premier ministre, M. Passos Coelho bénéficie toujours de l’appui des créanciers du pays. Ils ont récemment accepté d’assouplir les objectifs budgétaires prévus par le plan de sauvetage financier de 78 milliards accordé en mai 2011 par l’Union européenne et le Fonds monétaire international.Social jeudi 27 juin 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Portugal.-Le-pays-paralyse-par-une-greve-generale-contre-l-austerite_55257-2206884_actu.Htm

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27 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Izquierda Anticapitalista Galega: solidarité avec Eduardo Vigo, Maria Osorio, Roberto Rodrigues et Santos Antom.

Izquierda Anticapitalista Galega: solidarité avec Eduardo Vigo, Maria Osorio, Roberto Rodrigues et Santos Antom. dans A gauche du PS galiza
Qui sont les vrais terroristes?
Ce qui se passe ces derniers jours devant ce tribunal anachronique qu’est la Haute Cour n’est que la dernière tentative du régime pour discréditer les mouvements politiques aux yeux des masses à qui il s’affronte . Et cela vaut tout de promouvoir des procès parallèles à travers les médias et inventer des complots spectaculaires basées sur des preuves discutables.

L’objectif principal de l’essai est de démontrer l’existence d’une organisation terroriste présumé appelé « Resistencia Galega », que personne ne connaît sauf la police, basée uniquement sur sa « propre expérience ». Une  hypothétique condamnation pour confirmer cette thèse  ouvrirait la porte à une criminalisation accrue de tous les hommes et les femmes, qui jour après jour, luttons contre la pauvreté qui nous est imposée, qui  essayons de construire une vie décente.  Le système judiciaire espagnol aurait carte blanche pour s’en prendre aux associations, proscrire les médias  et même emprisonner un par un les différents référents politiques ou sociaux, stratégie déjà bien connue au Pays Basque.

En fait,  quelques petits signes montrent ce qui pourrait devenir la stratégie de la peur, car aujourd’hui, ont  été appelés à témoigner  cinq mineurs accusés de crime d’ «apologie du terrorisme» pour avoir des portraits de prisonniers indépendantistes. Pour tout cela, et comme nous en  Galice savons bien ce qu’est violence, puisque la classe ouvrière et les défavorisés en souffrent quotidiennement, nous affirmons :
Tout notre solidarité avec ceux qui  luttent !

Organisons la résistance dans les rues!

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Mercredi 26 Juin 2013, par Pacheco Déclaration de solidarité avec les indépendantistes Eduardo Vigo, Maria Osorio, Roberto Rodrigues et Santos Antom. http://www.anticapitalistas.org/spip.php?article28599

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27 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Espagne : le socialiste Rubalcaba pactise avec le gouvernement Rajoy (LO)

Espagne : le socialiste Rubalcaba pactise avec le gouvernement Rajoy (LO) dans Europe pp-psoe

En Espagne, le chef du gouvernement de droite Rajoy et le secrétaire du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) Rubalcaba ont mis en scène un accord, dans le cadre de leur participation à une réunion du Conseil européen. Les deux partis ont donc choisi d’aller main dans la main à Bruxelles. Il serait de l’intérêt de l’Espagne, disent-ils, de laisser de côté les différences.

Mais de quelles différences parlent-ils ? Depuis fort longtemps, la politique des socialistes et celle des dirigeants du Parti populaire actuellement au pouvoir ne se distinguent pas sur les sujets fondamentaux, particulièrement ceux qui concernent les intérêts des classes populaires. Les uns comme les autres ont toujours servi le patronat, les banquiers et les spéculateurs. Avec des nuances, mais toujours au bénéfice des mêmes. La seule nouveauté c’est que cette rencontre, ces accords, sont de la part des dirigeants socialistes un geste d’allégeance à la politique du gouvernement de droite, qui va se traduire dans les mois qui viennent par de nouvelles mesures contre le monde du travail, contre les chômeurs et les retraités. Ce n’est pas nouveau, car la politique antiouvrière de Rajoy avait été mise en place par le gouvernement de gauche précédent, dirigé par Zapatero. La récente réforme du code du travail, tricotée par la gauche puis par la droite, a condamné au chômage des centaines de milliers de travailleurs sans qu’il en coûte rien au patronat.

Les salaires, le niveau de vie des couches populaires ont considérablement baissé, des dizaines de milliers de familles ont été expulsées de leur logement et &ndash ; autre résultat des opérations spéculatives des banques &ndash ; des milliers de petits épargnants, retraités pour la plupart, ont perdu une partie de leurs maigres économies. Aujourd’hui, le gouvernement de droite ne cache pas que ses rencontres avec le leader de l’opposition seront aussi l’occasion de se mettre d’accord sur des mesures destinées à sauver l’économie, c’est-à-dire les profits des capitalistes et des banquiers.

En Espagne comme en France et en Europe, les politiciens de droite comme de gauche pointent du doigt l’Europe pour affirmer que c’est elle qui exige la réduction drastique des dépenses publiques, en particulier dans l’éducation et la santé, la réforme des régimes de retraite, etc. Et, bien sûr, l’Europe serait aussi responsable du chômage. Elle a bon dos. Rajoy en Espagne comme tous ses collègues européens, de droite comme de gauche, n’ont pas besoin d’elle pour vouloir faire payer la crise aux classes populaires. En Espagne, des millions de travailleurs sont maintenant largement prévenus qu’un parti qui s’appelle socialiste et ouvrier soutient la droite, représentée par le Parti populaire, pour accentuer une politique antiouvrière. Le dirigeant du PSOE Rubalcaba ne fait rien d’autre que suivre le chemin des précédents dirigeants socialistes, qui, depuis la fin du franquisme, ont défendu, au pouvoir pendant plus de vingt ans comme dans l’opposition à des gouvernements de droite, les intérêts des classes possédantes.

Hélène GRILLET http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2343&id=38

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26 juin 2013 ~ 0 Commentaire

La France sur la route du Portugal et de l’Espagne

La France sur la route du Portugal et de l’Espagne  dans Economie 091111-jrmora

La droite et le gouvernement sont en train de jouer au ping pong avec les chiffres du déficit budgétaire pour 2013.

En fait, la France paraît s’engager sur la route du Portugal et de l’Espagne où l’austérité étouffe un peu plus la croissance sans réduire les déficits. Selon les députés UMP de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, le déficit public pourrait atteindre au moins 4% du PIB en 2013. Gilles Carrez, le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, le déficit de l’Etat devrait dépasser les 80 milliards d’euros en fin d’année, au lieu des 61, 6 milliards prévus par la loi de Finances.

Deux arguments sont mis en avant :

- des moindres recettes fiscales qui atteindraient environ 15 milliards d’euros, notamment du fait de recettes de TVA moins bonnes que prévues. Ce qui est logique quand la consommation des ménages, qui a baissé de 0, 4% en 2012 baisserait encore de 0, 1% en 2013 d’après l’INSEE.

- une compression insuffisante des dépenses.

Selon Gilles Carrez, « le déficit public pourrait dépasser 4% du PIB en 2013, au lieu des 3% prévus à l’origine » du fait de l’absence de « mesures d’économies » prises par le gouvernement. Le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a répondu mardi, en assurant que les dépenses seraient tenues cette année et que le gouvernement procéderait à des « ajustements » si les recettes sont moins élevées que prévu.. Interrogé sur RTL, le ministre a estimé que «  là où il y a un énorme mensonge de la part de la droite, c’est sur le fait que contrairement à eux, nous tenons les dépenses. » Jean-Marc Ayrault, pour sa part, a annoncé que, en 2014, « Pour la première fois » depuis 1958, les dépenses de l’Etat « vont diminuer. (Elles) seront en diminution de 1, 5 millliard d’euros ».

Droite et gauche se situent sur le même terrain : celui de l’austérité. Les prévisions budgétaires gouvernementales (déficit de 3, 7% du PIB) sont optimistes dans la situation de récession. Quel sera le déficit exact ? Nul ne le sait. L’OFCE (office français des conjonctures économiques) annonçait pour sa part un déficit de 3, 9% du PIB en avril dernier. La crise du capitalisme a des ressorts tenant à la logique du système du profit. Mais la politique suivie dans la zone Euro ajoute la crise à la crise. Le pacte de croissance de Hollande n’a été qu’une annonce publicitaire, la dette publique est le seul poste de dépense qui soit préservé de l’austérité. En fait, la France paraît bien engagée sur la route du Portugal et de l’Espagne où l’austérité casse encore plus la croissance, donc creuse les déficits. Et à cela, Hollande et Ayrault, plus que jamais soumis aux logiques capitalistes et financières, ne voient comme remède que plus d’austérité ! Mardi 25 juin 2013

Le groupe de travail économique du NPA http://npa2009.org/node/37882

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26 juin 2013 ~ 0 Commentaire

L’accord de « libre dumping » UE/USA : un faux AMI pire que le vrai

L’accord de « libre dumping » UE/USA : un faux AMI pire que le vrai dans Economie suckers_anti_obama_uncle_sam_middle_finger_poster-p228599595022765467t5wm_400

Tout le monde ne se souvient pas forcément de l’AMI, accord multilatéral sur l’investissement, négocié secrètement par 29 pays de l’OCDE entre 1995 et avril 1997.

Proposant une libéralisation accrue des échanges, il entraîna de vives protestations et fut retiré en octobre 1998. Le projet actuel dit de « partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement » (PTCI) est bien pire. L’administration Obama pousse très fortement à cet accord, sous la pression des multinationales US actuellement à la peine. Elles ont essuyé un cruel échec en Amérique du Sud, un autre échec avec l’ACTA http://tinyurl.com/k663blt , mais remporté une victoire contre les peuples avec l’ALENA http://tinyurl.com/n2lmfpk . Ce projet est désormais leur grande affaire. Du côté européen, les libéraux qui dominent la Commission et la plupart des chefs d’État, y compris sociaux-démocrates, chantent les louanges d’un tel projet. Au nom de quoi ? Au nom de la croissance ! Toutes les « libéra-lisations » et dérégulations, toutes les suppressions des protections sociales ou écologiques, se font au nom de la croissance, alors que la seule croissance visée est en réalité celle des profits des transnationales, via une exploitation plus « libre » des humains et de la nature. C’est fantastique : cela fait plus de vingt ans qu’ils dérégulent tout ce qu’ils peuvent, et cela fait vingt ans que la croissance diminue en tendance pour devenir quasi-nulle.

Un premier constat doit être fait : l’effet Dracula (il meurt si on l’expose à la lumière) a commencé à opérer, et ce n’est pas fini. Ce combat a toutes chances de voir converger nombre de syndicats et d’asso-ciations écologistes, citoyennes, altermondialistes, mais aussi le monde de la culture, celui de la petite et moyenne paysannerie, et bien d’autres qui ont compris que l’objectif n’est pas la coopération des peuples et le bien commun mais la loi de la jungle mondialisée et le profit privé. Le projet actuel de PTCI figure dans un « projet de mandat » de l’UE en date du 12 mars, à l’intention du Conseil européen. Il devait rester secret, mais il a fuité dès avril. Voir ce lien pour le texte intégral, traduit en français par un site militant. http://tinyurl.com/kbryxod Extrait : « L’accord devrait prévoir la libéralisation progressive et réciproque du commerce et de l’investissement en biens et services, ainsi que des règles sur les questions liées au commerce et à l’investissement, avec un accent particulier sur l’élimination des obstacles réglementaires inutiles. L’accord sera très ambitieux, allant au-delà des engagements actuels de l’OMC. »

LES « BARRIÈRES COMMERCIALES » (1) : LES DROITS DE DOUANE Les « barrières » à lever concernent des droits de douane (DD) et surtout des règles et normes du commerce et de l’investissement, considérées par les néolibéraux comme les « obstacles » majeurs. Commençons par les DD. EN MOYENNE, ils sont faibles : 5,2 % pour l’UE, 3,5 % aux USA. Mais la moyenne est l’arbre qui cache la forêt des écarts. Ainsi, pour les seuls produits industriels, les DD sont en moyenne un peu inférieurs aux USA (2,2 % contre 3,3 %), mais par exemple ils sont proches de zéro aux USA pour les matériels de transport, dont l’automobile, alors qu’ils atteignent 7,8 % pour l’UE. La pénalisation de ce secteur européen serait forte.

L’AGRICULTURE SERAIT TRÈS FORTEMENT FRAPPÉE. Les DD sont nettement plus élevés en Europe dans un grand nombre de secteurs essentiels (viande, produits laitiers, minoterie, sucres et sucreries…). L’agro-économiste Jacques Berthelot écrit ceci, dans un texte à lire intégralement (« La folie furieuse de vouloir intégrer l’agriculture dans un accord de libre-échange transatlantique UEEU ») http://tinyurl.com/oot3574 :« Les propositions du mandat de négociation « d’éliminer tous les droits sur le commerce bilatéral » entraîneraient UN SEISME ECONOMIQUE, SOCIAL, ENVIRONNEMENTAL ET POLITIQUE SANS PRECEDENT. C’est une perspective suicidaire, totalement opposée au développement durable que le mandat prétend se fixer comme objectif, un mensonge évident pour mieux faire passer le seul objectif réel d’ouverture totale des marchés dans le seul intérêt des multinationales et des marchés financiers. » Mais, ajoute-t-il, démonstration à l’appui, « les perspectives d’un tel accord, et déjà de l’ouverture des négociations, seraient désastreuses pour les pays en développement (PED), surtout pour les pays ACP (Afrique/ Caraïbes/ Pacifique) ».

LES « BARRIÈRES COMMERCIALES » (2) : LES NORMES ET RÉGULATIONS C’est le risque majeur, car les normes et règles qui encadrent la production, le commerce et l’investissement dans un pays (ou un groupe de pays lorsqu’il y a des normes communes) sont un bon reflet de ce qu’une collectivité et/ou ses dirigeants considèrent comme juste et bon sur le plan social, écologique et économique. Un reflet des biens communs qu’ils estiment devoir « protéger » des appétits lucratifs. Abaisser ou supprimer des normes qui freinent le « libre » commerce et le « libre » investissement revient le plus souvent à réduire des garanties et des exigences de qualités : du travail et de l’emploi, des services et de l’intérêt général, des produits alimentaires ou industriels, etc.

Pour l’agriculture, il existe en Europe des normes d’un niveau le plus souvent supérieur à celles qui existent aux Etats-Unis. « L’accord exposerait les Européens à laisser entrer les pires productions de l’agro-business états-unien : boeuf aux hormones, volailles lavées au chlore, OGM, animaux nourris aux farines animales. Sans parler du fait que les USA ont des systèmes peu contraignants de traçabilité. Et qu’ils ne connaissent pas les « indications géographiques protégées… Adieu les AOC et tout l’immense et patient travail de valorisation des produits qui vont avec » (Mélenchon).

Et les services (près de 80 % de l’emploi en France) ? Il faut distinguer les services publics et les autres. J’évoquerai plus loin la culture, la finance et les assurances. LES SERVICES PUBLICS SONT DIRECTEMENT VISÉS : « l’accord concernera les monopoles publics, les entreprises publiques et les entreprises à droits spécifiques ou exclusifs ». L’accord vise ainsi « l’ouverture des marchés publics à tous les niveaux administratifs, national, régional et local ». Et il devra lutter contre l’impact négatif de barrières comme les « critères de localisation ». Impossible de promouvoir par exemple les services de proximité, dont ceux des associations, dans la fourniture des collectivités locales. L’enseignement et la santé ? Ce sont de grands marchés à étendre, dans un contexte dominé, aux Etats-Unis, par la puissance des hôpitaux et de l’enseignement privés à but lucratif.

DES NORMES UE/US TRÈS FAVORABLES AUX FIRMES US

Le problème est bien résumé par Mélenchon : « contrairement à ce qu’affirme la Commission… les États-Unis et l’Europe n’ont pas « des normes d’une rigueur analogue en matière d’emploi et de protection de l’environnement ». LES ETATS-UNIS SONT AUJOURD’HUI EN DEHORS DES PRINCIPAUX CADRES DU DROIT INTERNATIONAL EN MATIERE ECOLOGIQUE, SOCIALE ET CULTURELLE. Ils ne souscrivent pas à plusieurs conventions importantes de l’OIT sur le droit du travail. Ils n’appliquent pas le protocole de Kyoto contre le réchauffement climatique. Ils refusent la convention pour la biodiversité et les conventions de l’Unesco sur la diversité culturelle. Autant d’engagements souscrits par les pays européens… Un marché commun libéralisé avec les États-Unis tirerait donc toute l’Europe vers le bas… L’exemple vient du Bangladesh. Les trusts européens se sont accordé pour discuter des normes à appliquer, selon eux, à l’avenir… Les trusts yankees ne veulent entendre parler ni de ces discussions ni de normes d’aucune sorte. »

Gérard Filoche complète ainsi : « En apparence, il s’agit de deux blocs économiques d’importance équivalente. La réalité est cependant bien différente, la confrontation opposerait un porte-avion et un chalutier. Les États-Unis sont un géant économique, politique et diplomatique, l’Union européenne est un géant économique mais un nain politique… Les Etats-Unis n’hésitent pas à verser toutes les aides publiques nécessaires au soutien de leurs « champions industriels ». Les articles 107 à 109 du traité de Lisbonne interdisent aux États membres de l’UE de verser des aides publiques aux entreprises… Les marchés publics des Etats-Unis sont réservés à 25 % à leurs PME. Un accord de « libre-échange » avec l’UE n’engagerait que l’Etat fédéral, pas les marchés publics des 50 Etats américains. La Commission européenne, de son côté, supprime à marche forcée toute restriction d’accès aux marchés publics des États-membres de l’Union européenne…

Les salariés des États-Unis ont subi les effets de l’Alena, l’accord de libre-échange entre les États- Unis, le Canada et le Mexique. Ce ne sont pas les salaires et les conditions de vie des salariés mexicains qui ont été tirés vers le haut mais ceux des salariés des États-Unis et du Canada qui ont été tirés vers le bas. Les salariés de l’Europe des 15 n’ont pas vu leurs salaires et leurs conditions de travail tirés vers le haut lorsque l’Union européenne a ouvert grand ses portes aux pays de l’Europe centrale et orientale (les PECO) sans approfondissement démocratique et social préalable. Au contraire… L’accord de libre-échange entre les États-Unis et l’UE soumettrait les salaires et les conditions de travail des salariés européens et américains à une double pression vers le bas : celle du Mexique d’un côté, celle des PECO de l’autre. » Fin de citation.

Même le rapport de Claude Revel, conseillère du commerce extérieur auprès de la Ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq, affirme : « L’accord UE États-Unis à venir sera un accord fondamental par sa portée juridique ; les enjeux en termes de régulation à venir sont énormes. LE RAPPORT DE FORCES EST FAVORABLE AUX ETATS-UNIS ». Ce qui ne l’empêche pas ensuite d’écrire qu’il faut « prendre acte et tirer parti de la tendance vers la délégation de la règle au privé » et de considérer favorablement le fait « que se développe un marché des professionnels de la norme privée ». Comme dans le cas des agences de notation, sauf qu’ici ce sont toutes nos normes de production et de consommations qui leur seraient confiées !

PRODUCTIVISME ET LIBRE DUMPING : ADIEU LA « TRANSITION »

Le projet table sur les exportations comme grand facteur de relance. Il s’oppose donc à toute politique de relocalisation, pourtant écologiquement nécessaire. Il considère même une telle politique comme l’un des « fardeaux réglementaires ». En augmentant le trafic aérien et maritime de marchandises à travers l’Atlantique, la hausse des exportations fera encore grimper les émissions de gaz à effet de serre. La Commission a estimé que cette hausse était à prévoir, mais qu’elle serait limitée : entre 4 et 11 000 tonnes de CO2 par an. On peut en douter. Mais, même limitée, cette hausse va rendre encore plus inatteignables les objectifs officiels de réduction des émissions. « En raison des différences de normes, cet accord sera une incitation au pire productivisme au détriment de la qualité sociale et écologique des produits. Par exemple dans la construction, les normes françaises HQE sont beaucoup plus contraignantes que les normes américaines LEED. Idem en matière de limitation de la pollution automobile ou en matière de production d’énergie. Les constructeurs automobiles français ont d’ailleurs exprimé des réserves sur l’accord. » (Mélenchon)

Pour José Bové : « Ce n’est pas un accord de libre-échange que les multinationales veulent, mais la possibilité de pouvoir attaquer des lois prises par les États qui réduiraient leur profitabilité. Avec la mise en place d’un accord de ce type, les gouvernements et les assemblées se lient elles-mêmes les mains dans le dos. Avec la mise en place d’un accord de ce type, c’est la loi sur la fracturation hydraulique qui sera attaquée et les moratoires sur les OGM qui seront traînés en justice devant un tribunal international hébergé par la Banque Mondiale ».

L’INVESTISSEMENT ET LA FINANCE

En matière d’investissement, le mandat vise à atteindre le « plus haut niveau de libéralisation existant dans les accords de libre-échange ». Des mesures spécifiques de « protection des investisseurs » [ce sont les seuls qu’il faut protéger] devront être négociées, incluant [POINT CRUCIAL] un « régime de règlement des différends entre les États et les investisseurs »…C’était la logique de l’AMI. Mais cette fois, on va plus loin. Car le projet se prononce pour une « LIBERALISATION TOTALE DES PAIEMENTS COURANTS ET DES MOUVEMENTS DE CAPITAUX ». Manifestement, les « investisseurs » des places financières anglo-saxonnes les moins réglementées et les plus spéculatives ont tenu la plume. « Les géants du crédit hypothécaire états-unien pourront ainsi vendre leurs crédits pourris en Europe aux mêmes conditions que dans leur pays d’origine ». (Mélenchon). Autre exemple (Filoche) : « La confrontation entre le secteur des assurances des États-Unis et de notre pays aurait toutes les chances de mettre à mal nos mutuelles et les contrats qui ne peuvent pas (pour bénéficier d’avantages fiscaux substantiels) faire payer les souscripteurs en raison de leur état de santé. »

UNE EXCEPTION (CULTURELLE) QUI CONFIRME LA RÈGLE

Nos champions politiques français en font des tonnes sur l’exception culturelle. Leur idée est de présenter comme une énorme victoire le fait de la préserver, afin de faire passer le reste, soit plus de 95 % des dommages humains sociaux et écologiques prévisibles. Bien entendu, les mobilisations du monde de la culture sont très importantes, comme elles l’ont été pour contrer l’AMI. MAIS ON DEVRAIT CONSIDERER LE CAS DE LA CULTURE et de ses « protections » légitimes (qualité, spécificités nationales et locales, création, diffusion, statuts des personnes, aides publiques, etc.) COMME LE CAS GENERAL. Partout, bien qu’avec des pondérations diverses, il y a des biens communs, donc un besoin de règles écologiques et sociales pour les « protéger ». Les normes de pollution ou d’émissions des véhicules, les normes écologiques des bâtiments, les normes sanitaires, les normes de travail décent et de protection sociale, d’égalité entre les femmes et les hommes dans de nombreux domaines, sont des biens communs au même titre que la « biodiversité » culturelle à préserver. En passant, une lecture féministe de ce projet serait bien utile, car dans de tels cas, ce sont TOUJOURS les femmes qui trinquent le plus. Ce combat est celui des biens communs contre les profits privés d’une infime minorité. Il est vrai qu’en face, « ils ne lâchent rien ». Mais, sur ce coup, il y a de l’espoir. Encore faut-il de larges alliances, en France et en Europe, pour que Dracula s’évanouisse.

Ajout du 15 mai : Les ministres européens du commerce viennent de mandater la Commission européenne pour négocier le PTCI. Comme prévu, l’exception culturelle se trouve pour l’instant exclue des négociations, avec possibilité de rouvrir le dossier. Les choses sérieuses commencent.

Sources  : j’ai utilisé dans ce texte des analyses, accessibles en ligne de : Mélenchon (octobre 2012 http://tinyurl.com/k8wdmzf et mai 2013 http://tinyurl.com/oe2hq49 ), Bové http://tinyurl.com/ldvfkl7 , Jadot http://tinyurl.com/n359e37 , Filoche et Chavigné http://www.filoche.net/ , Attac, Azam dans Politis (30 mai), Thierry Brun dans Politis http://www.politis.fr/Marche-transa…, un super texte de Berthelot sur l’agriculture, repris sur le site de EELV http://tinyurl.com/oot3574 , les Amis de la Terre http://tinyurl.com/plm2vah , la Confédération paysanne http://tinyurl.com/oljpqyc , les sites Médiapart http://tinyurl.com/ll5qvtr , rue89 http://tinyurl.com/qg8v6gp , des syndicats… et quelques autres, plus les textes disponibles eux-mêmes. La position détaillée de la confédération européenne des syndicats http://www.etuc.org/a/11230 est fort intéressante en dépit de son manque de fermeté à mon goût, mais si l’on prend en compte l’ensemble des conditions qu’elle pose pour qu’un tel accord puisse être signé, cela équivaut à refuser à peu près tout ce que vise le projet Obama/Barroso.

http://www.pressegauche.org/spip.php?article14515

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26 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Privatisation de l’eau : Bruxelles recule sous la pression citoyenne (Bastamag)

Privatisation de l’eau : Bruxelles recule sous la pression citoyenne (Bastamag) dans Europe arton2975

« C’est notre devoir de prendre en compte les inquiétudes exprimées par tant de citoyens. » L’initiative citoyenne européenne « l’eau est un droit humain », qui a rassemblé 1,5 millions de signatures, vient de remporter sa première victoire politique. Le 21 juin, le commissaire européen au marché intérieur et aux services Michel Barnier, a en effet annoncé sa décision de retirer le secteur de l’eau du champ d’application d’un projet de directive sur les concessions. Et mentionne très explicitement le rôle de l’initiative citoyenne européenne (ICE) dans sa décision, dont l’un des objectifs est d’exclure les services de l’eau de toute libéralisation.

L’objet de la directive, toujours en négociations, est d’encadrer les relations des collectivités européennes et les sociétés privées exploitant des services publics pour rendre les négociations et contrats plus transparents. Or, ces règles pourraient entraîner la mise en concurrence forcée des régies municipales avec les sociétés privées. « Cela fait à présent plusieurs mois que des voix s’élèvent pour dénoncer le fait que la Commission européenne tenterait de privatiser le domaine de l’eau. Cela n’a jamais été son intention », écrit Michel Barnier. Un courrier de la Commission européenne, décrypté par Basta !, reconnaît pourtant très nettement son soutien à la privatisation des services de l’eau, imposés en Grèce et au Portugal dans le cadre des plans de sauvetage.

La proposition de retirer le domaine de l’eau du cadre de la directive doit maintenant être validée par l’exécutif européen, avant que l’ensemble du texte ne soit soumis au vote au Parlement européen en octobre prochain. Mais d’autres services publics demeurent inclus dans le champ d’application de la directive, comme les soins de santé et les services sociaux, ce qui préoccupe très fortement la Fédération syndicale européenne des services publics. Pour son secrétaire général, « l’avenir de l’Europe ne réside pas dans davantage d’austérité et de concurrence, pas plus que dans le marché intérieur des services publics au profit des entreprises, mais dans la coopération, la solidarité et la construction d’une Europe sociale ». Par Sophie Chapelle (25 juin 2013) http://www.bastamag.net/article3160.html

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