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05 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Turquie: le nouveau et l’ancien. Une opportunité pour la gauche radicale de Turquie? (Al’e)

Turquie: le nouveau et l’ancien. Une opportunité pour la gauche radicale de Turquie? (Al'e) dans A gauche du PS nana-istanbul

Le mouvement de masse en Turquie a des traits nouveaux, par rapport à l’histoire des cinquante dernières années en Turquie. Un militant de la gauche de plus de 40 ans déclarait à une journaliste française de Mediapart: «Vendredi matin [31 mai] quand tout le monde marchait en direction de la place Taksim, j’ai dit à l’ami militant qui m’accompagnait: “Nous sommes en train de faire quelque chose de nouveau.» Deux histoires néanmoins cohabitent. Les forces de gauche (et y compris nationalistes) habituées aux manifestations se sont positionnées à l’entrée du parc Gezy, en bordure de la place Taksim. La raison est simple: de là, tout le monde peut voir leurs drapeaux, leurs banderoles. L’éventail politique est large. Les groupes moins politisés, de multiples collectifs, féministes, écologiques, d’artistes, des lycéens occupent des secteurs de la place. D’ailleurs, le lundi 3 juin se trouvent des lycéens en grand nombre et y compris des groupes de supporters d’équipes de football avec leur écharpe. Ils sont habitués aux slogans. Les militants socialistes et communistes historiques se retrouvent parfois, surpris, avec des secteurs actifs dont ils découvrent l’engagement. Les courants et les positions sont très différents. Certains sont kémalistes. D’autres représentent une sorte de kémalisme de gauche. D’autres ont rompu avec le kémaliste et se situent dans une tradition communiste, d’origine plus ou moins maoïste recyclée.

Il est trop tôt pour appréhender la dynamique possible de ce mouvement. Une chose apparaît presque majoritaire. La question de l’organisation de la ville, de la construction du centre commercial, exprime la volonté de pouvoir décider de l’avenir d’une ville, Istanbul, et, de fait, de l’avenir du pays, face à un gouvernement autoritaire et arrogant. C’est cette dernière dimension qui explique l’extension du mouvement à Ankara et à d’autres villes. Il y a une mise en question du fait du pouvoir du gouvernement. Il y a là la base de la brutalité de la répression. Face à cette répression, la dialectique du passé et du présent joue: en quatre jours, les manifestants ont appris, malgré la violence répressive, à s’organiser, avec l’aide des plus expérimentés. Il y a un mélange social et politique qui peut se développer si la gauche radicale (turque, kurde, mixte), très divisée et souvent sectaire, ne reste pas politiquement en marge de cette dynamique nouvelle qui semble la dépasser, mais avec qui elle pourrait fusionner, partiellement.

Ce d’autant plus qu’une grève de deux jours a été déclarée par les travailleurs du secteur public en soutien aux manifestations anti-gouvernementales. La confédération des syndicats des travailleurs du secteur public a dénoncé: «la terreur d’Etat contre les manifestations de masse». Cette confédération, qui réunit 11 fédérations, rassemble, selon ses déclarations, 240’000 travailleurs. Dans une ville comme Ankara, l’appel à la grève a eu un impact significatif, selon divers reportages. Deux manifestants ont été tués, l’un brutalement renversé par un taxi, l’autre a été tué dans la ville frontière avec la Syrie, Antakya. Dans la meilleure tradition, Recep Tayyip Erdogan a dénoncé le mouvement de masse comme manipulé par des extrémistes et des agents de l’étranger, ce qui est assez étonnant pour quelqu’un qui se déclarait contre la politique d’Assad dont toute la rhétorique vise les extrémistes de tout ordre et surtout «un complot de l’étranger».

Les luttes des années 1960 et 1970 éclairent aussi la place Taksim

Il faut replacer les mobilisations actuelles dans le cadre d’une commémoration de l’histoire du mouvement ouvrier turc, qui sera célébrée les 15 et 16 juin. Dans la seconde moitié des années 1960, une montée des luttes ouvrières s’est affirmée en Turquie. Sur le plan syndical, cela s’est traduit par la création du «Conseil de solidarité entre les syndicats» en 1967 qui a été à l’origine de la création du DISK: Confédération des syndicats ouvriers révolutionnaires. Les militants qui sont à l’origine de cette nouvelle expression du mouvement de classe viennent de l’industrie du verre, de la métallurgie, des pneumatiques et de la presse. L’émergence de syndicats marque une rupture avec une structure syndicale officialiste: le TÜRK-IS, lié aux structures du pouvoir.

Les mesures d’intimidation, les interdictions, la répression n’ont pas pu arrêter une vague de grèves dans les verreries, dans le textile de Kula. Les ouvriers du pétrole de la compagnie nationale vont mener une grève de trois mois. En 1968, les mineurs des mines de charbon de Zonguldak (mer Noire) ont réussi à imposer une convention collective. L’usine de pneumatiques Derby a été occupée. Les mineurs de lignite de la région de Corum ont fait 43 jours de grève. Comme ils n’étaient payés, ils ont organisé eux-mêmes la vente de charbon qu’ils ont extrait lors de la reprise de leur travail. Il a fallu la force militaire pour les faire plier. Les groupes nationalistes d’extrême droite se réorganisèrent dans le Parti du mouvement nationaliste (MHP) du colonel Türkes. Ce sont les célèbres «Loups gris» qui étaient leur bras paramilitaire.

Face à cette montée ouvrière, le gouvernement Demirel prit des mesures pour limiter les droits syndicaux et frapper le DISK qui regroupait 500’000 membres en 1970. Face à ces mesures, une grève fut lancée les 15 et 16 juin 1970. Ce fut un véritable soulèvement contre le pouvoir des patrons et de leur Etat. Le 15 juin, des dizaines de milliers de travailleurs descendent dans la rue. Le 16, le double occupe la rue, malgré la fermeture des routes, le blocage des ponts et l’arrêt des bateaux reliant les rives du Bosphore. Les ouvriers s’attaquent à la fonderie Haymak qui appartenait à un des frères du premier ministre. Des travailleurs sont tués. Des centaines sont blessés. La mobilisation prévue pour le 17 juin doit atteindre un nouveau seuil. La direction du DISK est débordée et son président, Kemal Türkler, lance un appel à la radio comme quoi les travailleurs ne doivent pas s’affronter à «l’honorable armée turque».

Ce coup de frein va donner le feu vert à la réaction qui passe à l’offensive. Les militaires vont renverser le gouvernement Demirel et surtout s’attaquer aux travailleurs et travailleuses. C’est un coup d’Etat contre la classe ouvrière, à la différence des coups d’Etat précédents. S’installe alors un état d’urgence prolongé, où les militaires tiendront le gouvernail, même lorsque le dit social-démocrate Ecevit le parti laïco-kémaliste du CHP (Parti républicain du peuple) seront au gouvernement après les élections d’octobre 1973.

Publié par Alencontre le 4 – juin – 2013 Par Charles-André Udry

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04 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Socialistes français, droite allemande : fausse polémique, vraie complicité

Socialistes français, droite allemande : fausse polémique, vraie complicité dans Economie grande-illusion-1937-20-g1

Pour ceux d’en haut: « La Grande Illusion ». Pour ceux d’en bas: « Le radeau de la méduse »!

Le 2 mai 2013, la commission européenne offrait son cadeau d’anniversaire à François hollande : un sursis de deux ans pour appliquer la fameuse « règle d’or » budgétaire d’un déficit public à 3 % du PIB.

Sauf que le commissaire européen aux affaires économiques, Olli Rehn, se chargeait aussitôt de rappeler les contreparties : la France devait profiter du délai imparti pour « mener des réformes structurelles de grande ampleur. » au menu, sans surprise : la réforme des retraites, du marché du travail, de l’assurance-chômage, une « plus grande ouverture à la concurrence des marchés, notamment ceux de l’électricité ou du transport ferroviaire ». Le 15 mai, veille de sa conférence de presse à l’Elysée, Hollande se rendait à Bruxelles pour rassurer la commission, si tant est qu’elle en avait besoin : « En France, nous avons engagé des réformes de compétitivité et nous allons continuer, non parce que l’Europe nous le demanderait mais parce que c’est l’intérêt de la France. » Il le répétera dès le lendemain à Paris : « Le temps qui nous a été donné doit être mis au service de réformes de compétitivité et de croissance. Ce ne sont pas tant les déficits budgétaires que les écarts de compétitivité [entre les économies européennes] qu’il faut corriger. » Patrons, vous avez aimé (sans l’avouer) la première année du règne socialiste ? Vous allez adorer la saison 2… Le gouvernement Hollande confirme donc bien, et définitivement, ce qu’il est : un gouvernement austéritaire et libéral de combat, qui a l’obsession de la « baisse du coût du travail ». Comme tous les gouvernements européens actuels, qu’ils soient socialistes ou de droite.

Une politique absurde ?

Où nous amènent-ils ? C’est presque toute la zone euro qui est désormais en récession, la France l’étant depuis deux trimestres (-0, 2 % du PIB au dernier trimestre 2012 puis encore –0, 2 % au premier trimestre 2013). les plans d’austérité aggravent les effets de la crise générale du capitalisme, font s’effondrer les recettes fiscales… et gonfler à nouveau les déficits, censés pourtant justifier l’austérité ! C’est pour cela que la commission européenne, loin de faire un compromis avec le gouvernement français, n’a en réalité que pris acte de l’impossibilité d’appliquer la « règle d’or » pour l’instant. Mais pour les dirigeants européens, tant pis. Ils n’ont aucune solution « contre la crise ». Ils se sont résignés à laisser l’Europe s’enfoncer dans une décennie de dépression éco- nomique. pour eux, cependant, il serait dommage de rater l’occasion d’une bonne crise pour mener leurs « réformes », qui visent à fonder la sécurité des profits et des fortunes sur l’insécurité sociale des travailleurs et des peuples. Ce que Naomi Klein appelait la « stratégie du choc ». C’est bien la boussole commune de Hollande et de Merkel.

La faute à Bruxelles ? à Berlin ?

C’est cette complicité active que « l’aile gauche » de la majorité gouvernementale ne veut pas reconnaître. D’où sa misérable polémique engagée à la fin avril.  Bartolone a réclamé une « confrontation » avec l’Allemagne. Montebourg, dans un entretien au Monde, a affirmé que « cette politique d’austérité conduit à la débâcle ». Mais pour préciser aussitôt que ce n’est pas la politique d’austérité conduite en France qu’il condamne, mais celle qui est… « imposée par l’Europe ». Le ministre Benoît Hamon a même réussi à dire sur RMC que l’austérité est appliquée en Europe « sous la pression de la droite allemande », puis, à propos de son propre gouvernement, que « nous ne conduisons pas une politique d’austérité » ! Comprenne qui pourra. La virulence contre les « diktats » allemands sert ainsi à masquer l’engagement profond du pouvoir socialiste en faveur du patronat français, des banques, des plus fortunés.  Et le vide des propositions de cette gauche, qui ne conteste même pas le pacte de compétitivité de Hollande, mais suggère seulement de lui mettre des garde-fous ! Face à la politique de misère du gouvernement : misère politique de la « gauche » du parti socialiste… La riposte viendra déci- dément d’ailleurs, de la colère des classes populaires. peut-être de cette jeunesse européenne qui, dans des pays comme l’Espagne et la Grèce, subit des taux inimaginables de chômage, de 50 à 60 %, et pour laquelle le président français a fait une seule proposition : consacrer 6 milliards d’euros du budget européen « à la formation ».

Par Yann Cézard  Dimanche 2 juin 2013 Publié dans : Revue Tout est à nous ! 44 (juin 2013)

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04 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Solidarité avec les mobilisations à Istanbul et dans toute la Turquie (Npa)

Solidarité avec les mobilisations à Istanbul et dans toute la Turquie (Npa) dans Europe riot-police-use-tear-gas-during-an-anti-government-protests-at-taksim-square-in-central-istanbul

Depuis quatre jours la Turquie est secouée par des manifestations antigouvernementales sans précédent qui ont contraint le pouvoir à un premier recul malgré une terrible répression policière.

Partie de protestations contre un projet immobilier du gouvernement et de la mairie d’Istanbul qui impliquait la destruction d’un parc au cœur de la ville, le mouvement est vite devenu une révolte contre le gouvernement et la dictature qu’il prétend imposer à la population en voulant soumettre la société aux lois religieuses. Malgré la répression policière qui a fait des centaines de blessés, la mobilisation a réussi à occuper en masse la place Taksim, obligeant la police à se retirer alors que des mouvements similaires se développent dans les autres villes du pays. Le gouvernement d’Erdogan et son parti l’AKP ont le cynisme de dénoncer les « provocations d’éléments extrémistes ». Ils montrent une nouvelle fois leur véritable visage, une dictature au service des puissants et du libéralisme.
Le NPA exprime sa pleine solidarité avec les occupants de la place Taksim, avec toutes celles et ceux qui se mobilisent à Istanbul et qui se sont jointEs à leur mobilisation à travers la Turquie. Nous soutenons touTEs les manifestantEs victimes de la barbarie policière et dénonçons toutes les poursuites judiciaires. Nous soutenons toutes les manifestations de solidarité dans toute la France, en particulier celle qui aura lieu, à Paris, à la Fontaine des Innocents à 19 heures mardi 4 juin. NPA, Montreuil, le 3 juin 2013

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03 juin 2013 ~ 0 Commentaire

En Allemagne, la légalisation de la prostitution est un échec (Rue 89)

En Allemagne, la légalisation de la prostitution est un échec (Rue 89) dans Europe prostitution-2

La légalisation de la prostitution est un échec.

C’est la conclusion que tire Der Spiegel dans son dernier numéro qui fait le bilan du changement de la législation, en 2001, quand la prostitution a été considérée « comme un travail comme les autres ». Selon un rapport du ministère de la famille allemand, la loi n’a donné lieu à aucune amélioration notable de la protection sociale des prostitué(e)s. Et ni les conditions de travail ni les possibilités de quitter le métier ne se sont améliorées. La législation n’a pas réduit la criminalité et seulement 1 % des femmes interrogées ont signé un contrat de travail de prostituées.

Le magazine constate :

« Aujourd’hui, beaucoup de policiers, d’associations de femmes et de politiciens qui connaissent le milieu de la prostitution sont convaincus que la loi bienveillante n’est guère qu’un programme de subvention aux proxénètes et qu’elle rend le marché plus attractif pour la traite. »

Der Spiegel rapporte que l’introduction des prix forfaitaires dans les maisons closes est un coup marketing qui a empiré les conditions de travail des prostituées en Allemagne. (Par exemple : « Du sexe avec toutes les femmes pendant autant de temps que vous voulez, autant de fois que vous voulez, de la manière que vous le voulez. Sexe. Sexe anal. Sexe oral sans préservatif. Triolisme. Partouze. Gang bangs. Le tout pour 70 euros la journée. ») En outre, depuis que la Roumanie et la Bulgarie ont rejoint l’Union Européenne, l’afflux de femmes provenant de ces pays a cru de façon dramatique et « les prix ont chuté ». Le chef de la police de Munich note pour sa part « une augmentation explosive de la traite ». La rédaction de Der Spiegel se demande pourquoi les nombreux cas sordides de jeunes femmes victimes de traite ne font pas réagir les autorités et avance la thèse suivante : « Dans le débat autour de la prostitution une position politiquement correcte pèse plus lourd que les réalités déplorables. »

Signalé par Florencia Rovira Torres

http://www.rue89.com/rue69/2013/06/03/allemagne-legalisation-prostitution-est-echec-242913

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03 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Turquie. Les raisons de la colère (OF)

Turquie. Les raisons de la colère (OF) dans Europe trr

Plus de 1 700 manifestants opposés au gouvernement du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan ont été interpellés au cours des trois derniers jours, mais la plupart ont été remis en liberté, a annoncé dimanche le ministre de l’Intérieur, Muammer Güler.

Malgré les appels au calme du Premier ministre Erdogan, des manifestants se sont de nouveau rassemblés, dimanche, à Istanbul et à Ankara pour dénoncer les tours de vis du gouvernement.

Au départ simple initiative pour protéger un parc et ses arbres, les manifestations qui ont été violemment réprimées pendant cinq jours à Istanbul sont devenues un immense mouvement de contestation. Comment la démolition d’un parc a pu cristalliser autant de colère contre le leader de l’AKP (conservateur) que les Turcs ont réélu pour la troisième fois en 2011 avec 49,9 % des votes ? « Les gens ne manifestent pas uniquement pour le parc Gezi, écrit Cengiz Çandar dimanche dans le journal Radikal. Ce mouvement reflète la colère contre votre refus de les entendre. » Une colère nourrie par les récentes politiques autoritaires d’Erdogan allant jusqu’aux intrusions dans la vie privée. Même le succès économique de la Turquie, sortie presque intacte de la crise et affichant des chiffres de croissance records, ne suffit pas à calmer la grogne. Le sentiment que ce boom ne profite qu’aux milieux proches du pouvoir est de plus en plus répandu.

Islamisation en douceur

Les intellectuels et les milieux démocrates, qui ont soutenu Erdogan parce qu’il avait promis plus de démocratie et la fin de la tutelle des militaires, com- mencent à être désenchantés. La liberté d’expression s’élargit en apparence avec la fin de la tutelle des militaires, puisqu’on peut parler et écrire sur les sujets aussi sensibles que la question kurde ou le génocide arménien. Mais les signes alarmants d’un processus «d’islamisation en douceur » de la société deviennent visibles. Des cours de Coran et la vie de Mahomet sont inclus dans le programme des écoles primaires. C’est dans ce contexte qu’Erdogan a annoncé en 2012 de nouvelles restrictions du droit à l’avortement. Le recours à la césarienne a été par la même occasion limité, parce qu’elle réduit le nombre d’accouchements possibles pour une femme. Or pour Erdogan les familles doivent avoir au minimum trois enfants. La restriction à la vente d’alcool votée la semaine dernière au Parlement a augmenté les inquiétudes. L’intolérance qu’il affiche face aux critiques va jusqu’à imposer aux patrons de presse le licenciement des journalistes qui osent le critiquer. L’auto-censure et la peur sont de rigueur dans les médias. Les chaînes télévisées ont ignoré les manifestations d’Istanbul pendant quatre jours. Les simples protestations sont ainsi sévèrement réprimées par la police, comme lors de la célébration du 1er mai sur la place de Taksim. La manifestation pacifique, qui a réuni au départ une centaine de personnes au parc Gezi, a tourné en révolte contre l’impossibilité d’être pris en considération.

Burcin GERCEK.Istanbul. De notre correspondante

http://www.ouest-france.fr/actu/international_detail_-Turquie.-Les-raisons-de-la-colere_3637-2198601_actu.Htm

 

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03 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Turquie : OccupyGezi

Turquie : OccupyGezi dans Altermondialisme turkiec

Rassemblement de soutien aux campeurs du Parc de Gezi à Taksim

Nous appelons à exprimer votre solidarité en participant au rassemblement le mardi 4 juin à de 19h à la Fontaine des Innocents. Nous condamnons le recours excessif à la force contre des manifestants pacifiques à Taksim en Turquie. Nous sommes préoccupés par l’usage excessif de la force, y compris spray de gaz poivré contre des manifestants pacifiques dans un parc au centre d’Istanbul.

Gezi Park à Taksim, Istanbul, est confronté à la démolition pour donner place à la construction d’un centre commercial. Des milliers de manifestants opposés à ce projet campent dans le parc depuis plusieurs jours. Depuis le début de l’occupation du parc, plusieurs milliers de personnes sont venues témoigner de leur soutien : des associations culturelles, des syndicats, des groupes d’artistes, d’étudiants, des défenseurs de la nature, des anticapitalistes…

Le vendredi 31 mai à l’aube, la police est intervenue pour détruire leurs tentes, et a utilisé du gaz poivré pour disperser les manifestants. Plus de 23 manifestants ont été grièvement blessés. Les droits fondamentaux internationaux exigent que lors des dispersions, les policiers évitent l’utilisation de la force. Nous appelons l’ouverture d’une enquête rapide, indépendante et impartiale sur les allégations d’excès et l’utilisation inutile de la force, et de veiller à ce que les fonctionnaires de la police responsable d’usage arbitraire ou abusif de la force soient poursuivis. Nous exprimons notre solidarité avec ce mouvement et appelons à un rassemblement de soutien aux campeurs de Gezi Park à Taksim.

Le rassemblement de ce mardi à 19h se veut une manifestation de soutien à la lutte pour la sauvegarde de Gezi park et contre les violences faites par la police. Par conséquent, l’objectif est d’informer l’opinion publique française et de sensibiliser la société française (syndicats, partis politique, citoyen,…) pour que de tels comportements policiers ne se produisent plus ni en Turquie ni dans d’autres pays. Il ne s’agit pas d’une lutte « nationale » mais bien d’une lutte internationale pour un autre monde. Aussi, nous ne permettrons pas les banderoles des organisations politique turque, ni la présence des drapeaux, ni le portrait de qui que ce soit. Tout les nationalistes de tous bords sont priés de ne pas venir déranger notre manifestation. Nous essayons d’organiser une prise de paroles des organisations et des partis politiques français pour soutenir notre lutte. Parce ce qu’un autre monde, sans drapeau, sans étiquette, international et de solidarités entre les peuples est possible.

Les premiers signataires:

  • L’ACORT -L’Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie
  • Ligue des droits de l’Homme – LDH
  • Assemblée européenne des citoyens (AEC-HCA France)
  • CEDETIM – Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale
  • Réseau IPAM – Initiatives pour un autre monde
  • FTCR- Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rive
  • ATMF- Association des Travailleurs Maghrébins de France
  • Comité pour le Respect des libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
  • FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et écologique)

Lien : http://www.demosphere.eu/rv/26715
Source : https://www.facebook.com/events/1265593742168
Source : message reçu le 2 juin 20h

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02 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Manifestations européennes du 1er juin : Unis contre la Troïka (Esther Vivas)

Manifestations européennes du 1er juin : Unis contre la Troïka (Esther Vivas) dans Altermondialisme 20120417_portugal-troika

Qu’est-ce que la Troïka ? Il y a à peine un an, bien peu de monde pouvait répondre à cette question (dans l’Etat espagnol, NdT). On connaissait sa réputation, en rien flatteuse, pour ses agissements en Grèce.

La Troïka était synonyme d’austérité, d’ajustements et de coupes ou, ce qui revient au même, de pénurie, de faim et de chômage. Mais ce n’est pas avant son arrivée avec le « sauvetage » tellement nié de juin 2012 que les « hommes en noir » et la « Troïka » nous sont devenus familiers. Aujourd’hui, un an après, les gens, excédés, sortent dans les rues pour dire haut et fort : « Troïka, go home ! ». L’histoire se répète. De la même manière que dans de nombreux pays du Sud dans les années 1990 et 2000 nous avions pu voir des manifestations massives contre le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale, accusés par ces peuples de les condamner à la misère, aujourd’hui les gens manifestent chez nous contre la Troïka : FMI, Commission européenne et Banque centrale européenne. On a simplement échangé une banque contre une autre de la même espèce.

La logique, elle, est toujours la même. Les rapports centre-périphérie qui se développaient avant au niveau mondial se reproduisent aujourd’hui au sein de l’Union européenne. Nos pays de la périphérie du continent sont devenus de nouvelles colonies, ou des sources de profit, du capital financier. Si, dans les pays du Sud, on appliquait les dénommés « Plans d’Ajustement Structurels » qui se voulaient rendre plus « soutenable » la dette – comme si la misère et la pauvreté auxquelles on soumettait les peuples pouvait être « soutenable » - ; on nous parle aujourd’hui ici « d’aides » et de « sauvetages » qui nous plongent également dans la misère.

La dette constitue toujours le joug qu’on impose aux pauvres. Un mécanisme de contrôle et de soumission des peuples. Un instrument infaillible de transfert des richesses ou, pour être plus précis, de spoliation, du Sud au Nord, que ce soit à l’échelle mondiale ou européenne. Et un prétexte pour réduire les droits sociaux de la majorité et générer plus de profit pour le capital en coupant dans les services publics et en les privatisant. Le rembourse- ment qu’ils nous imposent d’une qui n’est pas la nôtre est l’excuse parfaite pour appliquer un plan longuement planifié. De cette manière, l’escroquerie s’habille en crise et le vol en dette. C’est à marche forcée que nous avons appris la signification du mot « Troïka » mais aussi d’autres concepts comme « indignation », « rébellion » et « désobéissance ». Et nous nous dressons aujourd’hui, dans plus de 100 villes de toute l’Europe, en tant que « Peuples unis contre la Troïka ». Parce que nous le pouvons.

Source :
http://esthervivas.com/2013/06/01/unidos-contra-la-troika/
Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera

Plus d’infos sur les mobilisations de ce week-end :
http://queselixeatroika15setembro.blogspot.pt
http://www.blockupy-frankfurt.org/en/

http://www.avanti4.be/actualite/article/manifestations-europeennes-du-1er-juin-unis

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02 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Témoignage de la révolte populaire massive en Turquie (Avanti.be)

Témoignage de la révolte populaire massive en Turquie (Avanti.be) dans Europe filename_ext_2578674k

Quelque chose d’incroyable s’est passé en Turquie cette nuit. Tout a commencé avec une petite manifestation dans le parc Gezi contre son projet de démolition afin de construire un centre commercial à sa place. Ce parc se trouve dans le centre du quartier historique d’Istanbul, sur la place Taksim.

Cette place est aussi un symbole du mouvement ouvrier turc et, chaque année, au Premier mai, des confrontations entre la police et les manifestants se déroulent sur cette place. C’est un endroit important que nous voulons récupérer alors que les manifestations sont interdites dans ce parc. Défendre celui-ci est un enjeu considérable car nous ne pouvons pas accepter qu’il soit transformé en centre commercial. En outre, ce parc compte de magnifiques arbres très anciens, et c’est l’un des rares lieux verts de la ville.

Occupy Gezi

Tout a commencé donc avec un petit groupe de jeunes écologistes qui défendaient ces arbres. Ce rassemblement s’est maintenu et n’a cessé de grandir depuis le lundi 27 mai. La police a attaqué le groupe et les a repoussés. Vendredi matin, la police a mené une attaque très violente. Des personnes qui n’étaient pas dans la manifestation se sont jointes aux manifestants pour les soutenir. Pendant toute la journée, la situation s’est aggravée, la répression policière s’est faite plus brutale encore ; gaz aux poivres, lacrymogènes, tirs avec des munitions en plastique dur, jets d’eau à très haute pression et des centaines de policiers. Nous avons eu très peur pendant toute la journée qu’il y ait de nombreux morts. Et c’est arrivé. Deux personnes sont mortes. Cela a constitué le point de non-retour pour le peuple d’Istanbul. Grâce au fait que c’était vendredi en fin de journée, beaucoup de gens ont alors rejoint la place Taksim après leur travail. D’abord 10.000, puis 20.000 personnes, et leur nombre a augmenté, encore et encore. La police, encore très sûre de ses propres forces, a continué à attaquer brutalement la foule. C’était réellement un état de guerre. Pas loin de 250.000 personnes se sont alors rassemblées à Istanbul. Mais nous continuions à avoir peur que la police frappe encore plus fort, n’utilise de véritables munitions et multiplie le nombre de morts. Et là, quelque chose de magique s’est produit. Des gens qui étaient conscients de ce danger ont commencé à défendre le peuple qui se battait à Taksim. Pendant ce temps, des manifestants de la place Taksim ont envahi d’autres rues. Dans le voisinage, des gens ont fait clignoter les lumières, puis en parlant entre eux, puis en sortant de chez eux. Tout s’est passé en quelques heures seulement… et maintenant, les manifestations ont gagné toute la Turquie.

Le gouvernement AKP est remis en question

On dirait que personne ne dort cette nuit. Plus d’un million de personnes sont maintenant dans les rues d’Istanbul. Tout est bondé et les manifestants marchent à nouveau sur la place Taksim. A Ankara, le peuple marche vers le Parlement et dans les autres villes ils se dirigent sur les bâtiments de l’AKP (parti au pouvoir). La police attaque de plus en plus lourdement et il y a une escalade dans l’usage de la force. Les gens sont d’abord arrivés en colère, mais deviennent de plus en plus confiant. Ils reculent un moment devant les gaz chimiques, mais continuent ensuite à marcher. Le gouvernement de l’AKP est maintenant directement remis en cause. C’est la première fois que quelque chose de ce genre se passe en Turquie sous ce gouvernement. Encore hier soir, cela ressemblait à une sorte de mouvement « Occupy », mais maintenant, c’est une protestation populaire massive qui manifeste contre le gouvernement pour demander sa démission.

Taksim-Tahrir

Il faudra analyser plus avant la nature de mouvement, mais pour l’instant il semble évident que c’est un soulèvement pour la démocratie… Qui sait, peut-être que Taksim sera la prochaine Tahrir dans les jours qui viennent. Les revendications vont se construire à l’intérieur de mouvement. Il y a le risque que le mouvement soit récupéré par la gauche réformiste nationaliste. Cet enjeu dépendra aussi des villes kurdes. Si elles se joignent au mouvement, ce qu’elles semblent commencer à faire, alors nous pourrions combiner ce soulèvement pour la démocratie avec un véritable processus de paix en Turquie. Peut-être que la paix ne pouvait arriver qu’avec un soulèvement de ce genre, et cela en dépit du fait que l’ouest du pays est dominé par des tendances nationalistes pour le moment. Si on m’avait demandé hier matin si je pensais que quelque chose de cette ampleur allait se passer, j’aurais certainement répondu non. C’était magnifique de voir ce peuple prendre de plus en plus de confiance dans son pouvoir et dans son combat pendant qu’il résistait collectivement. Les habitants des quartiers sont très solidaires avec les manifestants. Tous les commerçants essayent d’aider et de pourvoir le nécessaire pour les soins. Il paraît qu’il y a plus de 150 policiers à Istanbul qui ont arrêté de gazer les gens et se sont joints aux manifestants et certains ont déclarés qu’ils démissionnaient de la police. Un chauffeur de bus qui était au volant d’un bus municipal a conduit son véhicule contre un blindé de la police pour le bloquer et créer une barrière entre la police et les manifestants. Il y a tant d’espoir dans ce qui est en train de se passer !

Istanbul, 1er juin 2013 Asiye Riban 

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Les femmes résistent aussi !

Les femmes se rebellent ! Et vous ne nous arrêterez pas avec des gaz, des tanks et des matraques ! Les femmes résistent avec les autres groupes opprimés depuis deux jours. Travailleurs, Kurdes, LGBT, Alaouites, Musulmans, non-musulmans, athées et tous les opprimé(e)s, exploité(e)s, insulté(e)s et blâmé(e)s comme des « traîtres » sont en train de se rebeller en Turquie. La résistance qui a commencé dans le parc Gezi de la Place Taksim à Istanbul est en train de déborder sur de nombreuses autres villes.

Nous, les femmes, sommes sur le front de cette résistance. Nous rejoignons la rébellion parce que :

  • Le Premier ministre Tayyip Erdogan et sa clique ont cherché à promouvoir le lynchage des femmes par les hommes ;
  • Ils ont tolérés l’assassinat de femmes par des hommes avec leur loi sur les « provocations injustifiées » ;
  • Ils n’ont pas ouverts de lieux d’accueil pour permettre aux femmes d’échapper à la violence domestique des hommes ;
  • Ils ont stigmatisés les femmes violées et harcelées en les traitant d’immorales et de non-chastes ;
  • Ils ont mis la pression sur les femmes violées pour qu’elles accouchent des enfants issus de ces viols ;
  • Ils ont qualifiés l’avortement de meurtre ;
  • Ils n’ont pas ouvert de crèches mais ont imposés aux femmes de donner naissance à au moins trois enfants ;
  • Ils nous ont condamnés à la pauvreté, au travail précaire, aux emplois incertains et à vivre dans des conditions proches de l’esclavage ;
  • Ils ont définis le travail domestique comme le devoir des femmes ;
  • Ils se sont acharnés sur les femmes et les familles qui vivaient de manière indépendante des hommes avec leurs lois.

Mais nous, femmes, nous résistons ! Parce que le Premier Ministre Tayyip Erdogan et sa clique nous ont condamnés à subir l’oppression et l’exploitation des hommes, nous appelons toutes les femmes à descendre dans la rue et à se rebeller pour notre libération !

Socialist Feminist Collective
Traduction française pour Avanti4.be : Sylvia Nerina

http://www.avanti4.be/analyses/article/temoignage-de-la-revolte-populaire-massive-en

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02 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Belgique : pour une alternative politique anticapitaliste (Essf)

Belgique : pour une alternative politique anticapitaliste (Essf) dans A gauche du PS geo_belgique_06 Charleroi années 1960

Quatre cents personnes se sont rassemblées à Charleroi le 27 avril dernier pour participer à un meeting sur le thème «  Construisons ensemble une alternative de gauche à la crise capitaliste  ». Cette réunion importante était convoquée par la section régionale du syndicat socialiste FGTB (120 000 affiliés sur la région de Charleroi) ainsi que par la Centrale nationale des employés du syndicat chrétien CSC (160 000 affiliés en Belgique francophone). Elle avait pour objet la construction d’une alternative politique anticapitaliste, à gauche de la social-démocratie et d’Ecolo. Le tract d’invitation affirmait la nécessité de construire «  un relais politique d’un type nouveau qui rassemble, se nourrit des résistances sociales et qui les renforce (…) pour redonner espoir au monde du travail  ». Et pour que les choses soient claires  : «   Certains pensent qu’il serait possible de peser sur le PS et Ecolo pour qu’ils (re)deviennent des partis de gauche. C’est une illusion. Nous préférons inviter les militants de gauche du PS et d’Ecolo à nous rejoindre pour construire ensemble une alternative.  »

Une initiative hors du commun

Le moteur principal en est la section régionale FGTB. Une nouvelle génération de responsables syndicaux y a émergé, qui ne sont plus membres du Parti socialiste, ou dont l’adhésion est formelle. De son côté, le PS local, longtemps hégémonique, a été éclaboussé par des scandales de corruption d’autant plus écœurants qu’ils ont pour théâtre une région où le chômage et la pauvreté ont une ampleur spectaculaire. Jadis extrêmement forte, l’emprise de la bureaucratie social-démocrate sur le syndicat s’est donc affaiblie petit à petit. En même temps, un espace de libre expression s’est développé au sein du syndicat, par le biais d’assemblées générales interprofessionnelles ouvertes aux militants. Au sein de celles-ci, les critiques de la politique néolibérale du PS – au gouvernement sans interruption depuis 1987 – se sont faites de plus en plus fortes et fréquentes. Le fait qu’une nouvelle vague de mesures d’austérité particulièrement brutales soit lancée depuis deux ans par un gouvernement dont le Premier ministre est le président du PS, a accéléré la radicalisation. Celle-ci est apparue en pleine lumière le 1er Mai 2012. Ce jour-là, le secrétaire régional interprofessionnel de la FGTB, Daniel Piron, a prononcé un discours remarquable. Dénonçant l’austérité, il constatait que le PS et Ecolo n’étaient plus un relais politique aux revendications du monde du travail, récusait la logique du «  moindre mal  » («  une insulte à notre intelligence  », dit-il) et appelait à un rassemblement politique à gauche de ces partis pour rendre espoir et dignité aux travailleurs et travailleuses. Quelques semaines plus tard, le Secrétaire général de la CNE, Felipe Van Keirsbilck, s’exprimait dans le même sens dans les colonnes de la Gauche. Plusieurs responsables syndicaux d’autres régions faisaient de même, avec des nuances.

Syndicats et partis

C’est la toute première fois que des instances syndicales à un tel niveau de responsabilité prennent une initiative politique. Le mouvement ouvrier belge est en effet caractérisé par l’existence de syndicats massifs qui laissent le monopole de l’expression politique à leurs «  amis  » sociaux-démocrates ou démo-chrétiens. Du fait de l’évolution social-libérale du PS, ce système de «  relais  » fonctionne à l’envers. Un phénomène analogue, mais moins visible, est à l’œuvre dans la «  famille  » chrétienne en Flandre, car la CSC y est confrontée à l’affaiblissement de son allié, le parti bourgeois Cd&V, ainsi qu’à l’affaiblissement de ses «  relais  » au sein de celui-ci. C’est dire que l’appel de la FGTB de Charleroi entre en résonance avec de nombreuses fractures, plus ou moins ouvertes, dans le système complexe qui permet à la classe domi­nante de contrôler le mouvement ouvrier par le truchement des appareils bureaucratiques. S’ils tiennent bon – et ils en ont la volonté – les syndicalistes de Charleroi pourraient bien écrire une page d’histoire. En attendant, leur initiative place toute la gauche radicale devant d’énormes responsabilités. Les organisations seront-elles à la hauteur  ? À l’exception de la LCR (qui avait anticipé l’événement par le biais d’une «  lettre ouverte aux syndicalistes  » en janvier 2012), les autres formations n’ont, dans un premier temps, pas fait grand-chose pour populariser l’Appel du 1er Mai 2012. Il est vrai que celui-ci bouscule les agendas de chacun. Cependant, depuis janvier 2013, toutes soutiennent explicitement la démarche, et les responsables syndicaux les ont réunies dans un comité de soutien qui a contribué à mobiliser

* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 197 (30/05/13). http://www.npa2009.org/

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01 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Une manif contre l’austérité à Francfort (JDD)

Une manif contre l'austérité à Francfort (JDD) dans A gauche du PS blockupy002

D’autres médias ont vu hier des milliers de personnes…

Environ un millier de personnes s’est rassemblé samedi à Francfort, en Allemagne, pour dénoncer les politiques d’austérité en Europe à l’appel du collectif anticapitaliste Blockupy. D’autres manifestations anti-austérité sont également prévues dans le sud de l’Europe.

La manifestation francfortoise, lancée dans le centre de la ville, doit rejoindre les abords de la Banque centrale européenne (BCE) où un rassemblement est prévu aux alentours de 16h30 alors que le 1er juin marque le 15e anniversaire de la fondation de l’institution. Syndicats et organisations de gauche (Verdi, IG Metall, le parti Die Linke, Attac, etc.) participaient à l’initiative qui fait suite à une autre manifestation organisée la veille et qui avait réuni près de 2.000 personnes contre l’austérité et la spéculation agricole. A Lisbonne, les manifestants ont prévu de s’arrêter notamment devant la représentation du FMI dans le centre de la capitale afin de protester contre l’austérité imposée par les créanciers internationaux du pays. A l’instar de Lisbonne, 17 autres villes portugaises vont participer à cette initiative. Partis de gauche et anticapitalistes ont aussi appelé à manifester en début de soirée (16h30 GMT) à Madrid, à partir de la Plaza de Neptuno, près du Parlement, lieu de nombreux rassemblements de protestation importants ces derniers mois. International  |  01/06/2013 – 12:17

http://www.lejdd.fr/International/Depeches/Une-manif-contre-l-austerite-a-Francfort-610765

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