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30 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Espagne: un encouragement pour ceux qui disent non (lo+al’e)

Espagne: un encouragement pour ceux qui disent non (lo+al'e) dans Austérité arton3607-c1403

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Retrait de la réforme sur la santé!

Lundi 27 janvier, Ignacio Gonzalez, le président du gouvernement de Madrid dirigé par le Parti populaire (PP), a annoncé qu’il renonçait à son plan de privatisation des six hôpitaux publics de Madrid. Le plan avait déjà fait l’objet d’une décision juridique du tribunal supérieur de justice de Madrid qui avait suspendu son application.

La nouvelle décision du même tribunal de prolonger cette suspension a conduit les dirigeants du Parti populaire à abandonner purement et simplement le projet. Celui-ci avait suscité plusieurs mobilisations parmi le personnel du secteur hospitalier et les patients, qui considéraient cette réforme comme un dramatique pas en arrière.

Ces décisions ont été ressenties comme un succès par tous ceux qui, depuis plusieurs mois, luttent à Madrid contre ce projet. Et aussi par tous ceux et toutes celles qui, dans les diverses régions, ont rejeté et rejettent des projets semblables. Ces mobilisations, désignées sous le nom de « vague blanche », avaient en effet entraîné (et entraînent toujours) des milliers de personnes des classes populaires, de larges secteurs du personnel de santé ainsi que de nombreuses autorités du monde médical et des responsables du secteur hospitalier.

L’affaire de Madrid était d’autant plus symbolique que la privatisation touchait six hôpitaux publics récents et réputés pour la qualité de leurs compétences dans des secteurs de pointe. La pression a fait que des responsables du PP se sont désolidarisés de la réforme. Mais l’essentiel c’est que cette décision montre qu’il est possible d’imposer des reculs à un gouvernement qui se veut fort et inflexible.

À une plus petite échelle, le recul des autorités, à Burgos, face aux mouvements de protestation de la population d’un quartier populaire, le Gamonal, a été également ressentie comme un encouragement par ceux qui ne veulent plus laisser faire. C’est par des manifestations et des affrontements musclés avec la police que les familles et les jeunes du quartier ont obtenu le retrait d’un projet de cons- truction d’un boulevard inutile aux habitants… mais prometteur pour les marchands de béton. Les travaux entraînaient des dépenses exorbitantes imposées par une administration corrompue. La colère et la ténacité des habitants ont fait reculer les autorités au point qu’un grand nombre de poursuites judiciaires visant les manifestants ont été annulées.

Le gouvernement de Madrid ayant reculé sur sa réforme de la santé, beaucoup pensent qu’il est important maintenant que le gouvernement central annule sa réforme concernant la remise en cause du droit à l’avortement. Et il y a toutes les raisons de penser que les manifestations prévues seront amples. La situation est telle qu’elles peuvent se développer sur de nombreux terrains dans les classes populaires : contre le chômage, la précarité et la baisse générale du niveau de vie dans les secteurs les plus touchés par le chômage. Henriette Mauthey

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2374&id=50

Lire aussi:

http://alencontre.org/europe/espagne/etat-espagnol-marea-blanca-nous-avons-gagne-une-bataille-les-raisons-de-continuer.html

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29 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

La très grande majorité des ukrainiens ne veut pas de cette nouvelle guerre civile (cadtm)

kiev ukr

Quels sont les problèmes économiques qui se posent à la population ukrainienne, principalement aux travailleurs, aux petits paysans et aux chômeurs ?

Jean-Marie Chauvier. Depuis le démembrement de l’Union soviétique en 1991, l’Ukraine est passée de 51,4 à 45 millions d’habitants. Cette diminution s’explique par une baisse de la natalité, une augmentation de la mortalité due en partie au démantèlement des services de santé. L’émigration est très forte. 6,6 millions d’Ukrainiens vivent maintenant à l’étranger. Nombreux sont les gens de l’est de l’Ukraine qui sont partis travailler en Russie où les salaires sont sensiblement plus élevés, tandis que ceux de l’ouest se sont plutôt dirigés vers l’Europe occidentale, par exemple dans les serres de l’Andalousie ou dans le secteur de la construction au Portugal. L’émigration fait rentrer an- nuellement, en Ukraine, 3 milliards de dollars.

Alors que le chômage est officiellement de 8 % en Ukraine, une partie importante de la population vit en dessous du seuil de pauvreté : 25 %, selon le gouvernement, jusqu’à 80 % selon d’autres esti- mations. L’extrême pauvreté, accompagnée de sous-alimentation, est estimée entre 2 à 3 % jusqu’à 16 %. Le salaire moyen est de 332 dollars par mois, un des plus bas d’Europe. Les régions les plus pauvres sont les régions rurales à l’ouest. Les allocations de chômage sont faibles et limitées dans le temps.

Les problèmes les plus pressants sont accentués par les risques liés à la signature d’un traité de libre échange avec l’Union européenne et l’application des mesures préconisées par le FMI. Il y a ainsi la perspective de fermeture d’entreprises industrielles, surtout à l’Est, ou leur reprise-restructuration-démantèlement par les multinationales. En ce qui concerne les terres fertiles et l’agriculture, se pointe à l’horizon la ruine de la production locale qui est assurée actuellement par les petits paysans et les sociétés par action, héritières des kolkhozes et par l’arrivée en grand des multinationales de l’agro-alimentaire. L’achat massif des riches terres s’accélérera. Ainsi Landkom, un groupe britan- nique, a acheté 100 000 hectares (ha) et le hedge fund russe Renaissance a acheté 300 000 ha (Ce dernier chiffre correspond au cinquième des terres agricoles belges, NdlR). Pour les multinationales, il y a donc de bons morceaux à prendre : certaines industries, les oléoducs et gazoducs, les terres fertiles, la main d’œuvre qualifiée.

Quels seraient les avantages et les désavantages d’un rapprochement avec l’Union européenne ?

Jean-Marie Chauvier. Les Ukrainiens – la jeunesse avant tout – rêvent de l’UE, de la liberté de voyager, des illusions de confort, de bons salaires, de prospérité, etc. Rêves sur lesquels les gou- vernements occidentaux comptent. Mais, en réalité, il n’est pas question d’adhésion de l’Ukraine à l’UE. Il n’est pas question de libre circulation des personnes.

L’UE proposent peu de choses, sinon le développement du libre échange, d’importation massive de produits occidentaux, d’imposition des standards européens dans les produits susceptibles d’êtres exportés vers l’UE, ce qui soulève de redoutables obstacles à l’exportation ukrainienne. La Russie, quant à elle – en cas d’accord avec l’UE – menace de fermer son marché aux produits ukrainiens. Moscou a offert des compensations telles que la baisse d’un tiers du prix du pétrole, une aide de 15 milliards de dollars, l’union douanière avec elle-même, le Kazakhstan, l’Arménie… Poutine a un projet euro-asiatique englobant la majeure partie de l’ancien espace soviétique (hormis les pays baltes) en renforçant les liens avec un projet de coopération industrielle avec l’Ukraine, en intégrant les technologies où l’Ukraine était performante du temps de l’URSS : aéronautique, satellites, armement, constructions navales, etc., en modernisant les complexes industriels. C’est évidemment l’est de l’Ukraine qui est plus intéressé à cette perspective.

Pouvez-vous expliquer les différences régionales qui traversent l’Ukraine ?

Jean-Marie Chauvier. Il n’y a pas d’État-nation homogène en Ukraine. Il y a des contradictions entre régions. Il y a des différences historiques. Russie, Biélorussie et Ukraine ont eu un berceau commun : l’État des Slaves orientaux (9e-11e siècle), la capitale Kiev, qu’on a appelé « Rous », « Russie » ou « Ruthénie ». Par la suite leurs parcours se sont différenciés : langues, religions, appartenances étatiques. L’Ouest a été longtemps lié au Grand Duché de Lituanie, aux royaumes polonais, à l’Empire austro-hongrois. Après la Révolution de 1917 et la guerre civile, est née la première formation nationale nommée « Ukraine », co-fondatrice en 1922 de l’URSS. La partie occidentale annexée notamment par la Pologne en a été « récupérée » en 1939 et 1945, puis le territoire actuel de l’Ukraine s’est encore élargi à la Crimée en 1954.

L’Est de l’Ukraine est plus industrialisé, plus ouvrier, plus russophone tandis que l’Ouest est plus rural, paysan, ukraïnophone. L’Est est orthodoxe, rattaché au patriarcat de Moscou tandis que l’Ouest est à la fois gréco-catholique (« uniate »), et orthodoxe, rattaché au patriarcat de Kiev depuis l’indépendance de 1991. L’Église uniate catholique, notamment à l’Ouest en Galicie, a été traditionnellement germanophile, souvent en conflit avec l’Église catholique de Pologne. Le centre de l’Ukraine, avec Kiev, est un mélange des courants de l’Est et de l’Ouest. Kiev est très majo- ritairement russophone, ses élites sont pro-opposition et très liées aux ultralibéraux de Moscou.

L’Ukraine est donc partagée – historiquement, culturellement, politiquement – entre l’Est et l’Ouest, et il n’y a aucun sens à dresser l’une contre l’autre, sauf à miser sur l’éclatement voire la guerre civile, ce qui est sans doute le calcul de certains. A force de pousser à la cassure, comme le font les Occidentaux et leurs petits soldats sur place, le moment pourrait bien venir où l’UE et l’OTAN obtiendront « leur morceau » mais où la Russie prendra le sien ! Ce ne serait pas le premier pays qu’on aurait fait délibérément exploser. Nul ne doit ignorer non plus que le choix européen serait également militaire : l’OTAN suivra et aussitôt se posera la question de la base russe de Sebastopol en Crimée, majoritairement russe et stratégiquement cruciale pour la présence militaire en Mer Noire. On peut imaginer que Moscou ne laissera pas s’installer une base américaine à cet endroit !

Que pensez-vous de la manière dont le conflit actuel est présenté dans nos médias ?

Jean-Marie Chauvier. C’est un western ! Il y a les bons « pro-européens », les mauvais « pro- russes ». C’est manichéen, partial, ignorant de la réalité de l’Ukraine. La plupart du temps, les jour- nalistes vont voir les gens qui pensent comme eux, qui disent ce que les Occidentaux ont envie d’entendre, qui parlent l’anglais ou d’autres langues occidentales. Et puis, il y a les mensonges par omission.

Il y a d’abord un grand absent : le peuple ukrainien, les travailleurs, les paysans, soumis à un capitalisme de choc, à la destruction systématique de tous leurs acquis sociaux, aux pouvoirs ma- fieux de tous bords. Il y a ensuite l’occultation ou la minimisation d’un phénomène que l’on qualifie de « nationaliste » et qui est de fait néofasciste, voire carrément nazi. Il est principalement (mais pas uniquement) localisé dans le parti Svoboda, son chef Oleg Tiagnibog et la région occi- dentale cor- respondant à l’ancienne « Galicie orientale » polonaise. Combien de fois n’ai-je vu, entendu, lu dans les médias, des citations de ce parti et de son chef comme « opposants » et sans autre précision ? On parle de sympathiques jeunes « volontaires de l’autodéfense » venus de Lviv (Lwow, Lemberg) à Kiev, alors qu’il s’agit de commandos levés par l’extrême-droite dans cette région (Galicie), qui est son bastion. Lourde est la responsabilité de ceux – politiques, journalistes – qui jouent à ce jeu, à la faveur de courants xénophobes, russophobes, antisémites, racistes, célébrant la mémoire du collaborationnisme nazi et de la Waffen SS dont la Galicie (et non toute l’Ukraine !) fut la patrie.

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28 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Les grandes banques françaises profiteraient de l’équivalent d’une subvention de 48 milliards! (basta)

thefourhorsemen

Les banques européennes bénéficient d’un « soutien » de 200 à 300 milliards d’euros par an, grâce à la garantie implicite que les États leur fournissent.

L’équivalent de 1,5% du PIB européen ! Et près de deux fois le budget annuel de l’Union européenne ! Telle est la conclusion d’une étude réalisée par l’expert financier indépendant Alexander Kloeck, à la demande des eurodéputés écologistes.

Cette garantie implicite concerne principalement les banques « mixtes », qui combinent deux types d’activités au sein d’une seule entité juridique : banques de dépôts, elles gèrent l’épargne des particuliers ou des entreprises, et leur octroient des prêts ; banques d’affaires, elles interviennent sur les marchés financiers.

En cas de faillite bancaire, les États sont garants « en dernier recours » des dépôts des épargnants. Sauf que dans le cas de ces banques mixtes, cette garantie de l’État s’étend de fait au département « marché » de ces mêmes banques. Car les investisseurs anticipent le fait que malgré les risques pris par une banque d’affaire, l’État sera toujours là en cas de faillite. Une telle garantie permet aux banques mixtes de bénéficier sur les marchés financiers de taux d’intérêts plus bas que ceux des banques d’affaires « pures » (celles qui ne sont pas aussi des banques de dépôt).

Les agences de notation évaluent deux fois ces banques mixtes : une évaluation « stand alone », sur la banque seule, et une évaluation « all-in » – bien plus favorable – qui intègre la garantie des États. L’étude d’Alexander Kloeck se base notamment sur cet écart de note et les taux d’intérêt différents qui en résultent, en faisant la synthèse de nombreuses études déjà réalisées sur le sujet. Résultat : grâce à ces taux d’intérêt plus favorables, en 2012, le secteur bancaire européen a perçu l’équivalent de 234 milliards d’euros de subvention implicite des États, selon l’estimation moyenne la plus probable.

Réformer le secteur bancaire

En France, les quatre plus grands établissements bancaires sont des banques mixtes : BNP Paribas, Crédit agricole, Société générale et BPCE (Banque populaire – Caisse d’épargne). Cette garantie implicite de l’État français leur rapporterait l’équivalent d’une subvention annuelle de 48 milliards d’euros, selon l’économiste Gaël Giraud, chercheur au CNRS (lire notre enquête : Réforme bancaire : comment le gouvernement s’est écrasé devant le monde de la finance).

En plus de ce cadeau substantiel, ces taux d’intérêt préférentiels encouragent les banques à développer leurs activités de marché et à prendre davantage de risques, analyse Alexander Kloeck. Ils favorisent ainsi la déconnexion entre spéculation financière et économie réelle. C’est également une distorsion de concurrence flagrante en faveur des banques mixtes par rapport aux autres banques.

Une façon de mettre fin à cet incroyable avantage serait d’opérer une claire séparation entre banques de dépôts et banques d’affaires – en revenant ainsi à la situation qui prévalait dans les années 1990. Les banques mixtes ont été autorisées en France par la loi bancaire de 1984. Les premières banques mixtes françaises sont nées avec la fusion du Crédit Agricole et du Crédit Lyonnais, et celle de BNP et Paribas en 2000. Le gouvernement français, avec la réforme bancaire votée en 2013, n’a pas voulu s’opposer aux intérêts privés des puissantes banques françaises. L’Union européenne, qui planche actuellement sur une réforme des activités bancaires, osera-t-elle aller un peu plus loin ? - Lire l’étude ici (en anglais). Par Agnès Rousseaux 28 janvier 2014

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28 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Trois partis de « la gauche de la gauche » s’unissent sous la bannière ptb-go (rtbf)

la_libre_1_-_Indispensable-79a1c sénateur ps au coeur déchiré…

« Il est des rendez-vous qu’il ne faut pas manquer… » :
le Parti du travail de Belgique (PTB), la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) et le Parti communiste (PC) se sont unis sous le sigle PTB-GO (Gauche d’Ouverture) en vue des élections du 25 mai, persuadés que ce scrutin marquera le retour de « la gauche de la gauche » dans plusieurs assemblées du pays.

Cette alliance rare vise à répondre à certains appels syndicaux, comme celui de la FGTB de Charleroi qui avait demandé le 1er mai 2012 un rassemblement autour d’une « alternative anti- capitaliste à gauche du PS et d’Ecolo« . Elle cherche aussi à concrétiser un « moment historique« , a souligné le porte-parole du PTB Raoul Hedebouw, rappelant les bons résultats obtenus dans de grandes villes aux élections communales et provinciales de 2012. « On ne divise pas la gauche mais nous la renforçons, en apportant de l’espoir à une partie du peuple de gauche qui est désillu- sionnée« , a estimé M. Hedebouw, au cours d’une conférence de presse dans un bistrot du centre-ville bruxellois.

Les intervenants ont souligné leur opposition aux votes du PS et d’Ecolo en faveur du traité budgétaire européen (TSCG), ou aux durcissements des règles du chômage du gouvernement Di Rupo. « Ce parti a évolué« , a affirmé l’ex-sénateur Ecolo Josy Dubié, relevant la place qu’occupait désormais l’écologie au PTB. La philosophe Isabelle Stengers (ULB) a elle insisté sur la « nécessaire insoumission par rapport à ceux qui disent que la crise n’est qu’un mauvais moment à passer« . « Ne soyons pas naïfs, quelques élus PTB-GO! ne permettront pas de changer les rapports de force, mais ils seront d’importants relais dans les parlements » dans des débats tels que la défense des services publics ou « une vraie fiscalité des entreprises« , a affirmé le journaliste Hugues Le Paige, venu soutenir l’initiative.

Pour le syndicaliste hennuyer Carlo Briscolini (FGTB), l’union des trois partis doit être vue comme un rassemblement « aux côtés du PS et d’Ecolo, sans exclure qui que ce soit« . Ces deux derniers partis ont été sollicités pour adhérer à la démarche, mais ont préféré garder leur identité, a-t-il fait observer.

Pour la LCR et le PC, l’alliance apparaît à la fois de conviction et de raison. « Nous avons été antagonistes par le passé, mais il y a eu des évolutions internes. Et se présenter seuls pourrait être négatif, si quelques voix venaient à empêcher une formation plus importante » de décrocher un élu, a commenté Jean Fagard, porte-parole du bureau du PC. « Nous préserverons des revendications propres, mais il faut un relais dans les assemblées pour remettre en cause les lois du néolibéralisme et du capitalisme. Le sigle PTB a percé en 2012, il faut privilégier ce qui rassemble« , a ajouté Daniel Tanuro, membre de la direction de la LCR.

L’ancienne syndicaliste chrétienne Irène Petre (CNE), l’historienne Anne Morelli (ULB), la virologue Lise Thiry figurent parmi la quinzaine de personnalités signataires de l’appel constitutif de cette union de la gauche radicale, qui espère décrocher au moins un élu dans le Hainaut, la province de Liège et la province d’Anvers.

Au nord du pays, le PTB (PVDA) ne présentera pas la même union « d’ouverture« , mais des membres de la LCR seront présents sur ses listes. D’autres partis de gauche moins historiques que le PTB, la LCR et le PC ne figurent pas dans cette union, comme le jeune Mouvement de gauche ou le plus récent encore mouvement VEGA.

BELGIQUE | lundi 27 janvier 2014 à 13h56

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_trois-partis-de-la-gauche-de-la-gauche-s-unissent-sous-la-banniere-ptb-go?id=8185958

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28 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Ukraine : entre négociations et état d’urgence, une situation incontrôlée (essf)

kiev ukr

Le pouvoir ukrainien oscille entre répression, voire état d’urgence, et ouvertures à son opposition, personne ne contrôlant la situation.

Une réunion extraordinaire du parlement est convoquée pour le mardi 28 janvier, confrontée à deux questions : le rôle croissant des groupes néo-fascistes et l’évolution incertaine des mobilisations populaires.

Après plusieurs jours de violences – faisant trois morts officiellement, six selon d’autres sources- la mobilisation a marqué le pas le dimanche 25 à Kiev, malgré les espoirs de l’opposition. Par contre la mobilisation s’est étendue à l’ouest et au centre du pays où les sièges du pouvoir ont été pris d’assaut, notamment en Galicie (bastion de l’organisation néo-fasciste Svoboda/Liberté). A Donetsk, fief de Viktor Ianoukovitch, dans le bassin minier du Donbass (russophone), des « milices populaires » se seraient formées en prévision de l’arrivée des commandos néonazis de « Pravyi Sektor » (« ligne droite ») qui ont déjà organisé l’assaut de l’administration régionale à Zaporozhe (Est), comme ils l’ont fait ailleurs, en affirmant l’objectif de « prendre le pouvoir » contre toute négociation.

Le Parti des régions (environ 30% aux élections législatives d’octobre 2012) semble partagé entre ceux qui poussent aux négociations politiques contestant les lois répressives votées à la va-vite le 16 janvier et ceux qui reprochent au pouvoir d’être trop laxiste – et suggèrent un état d’urgence. Le Parti communiste ukrainien (percée de 13% de voix), partie prenante de la coalition majoritaire, s’est confronté au Parti du président en appelant à un référendum sur les choix internationaux [1].

Le président Ianoukovitch vient de proposer à son opposition la mise en place d’un groupe travaillant sur la constitution et des responsabilités gouvernementales majeures : il a offert un poste de Premier ministre à Arseni Iastseniouk, chef de file du parti libéral de Ioulia Timochenko (Patrie – 25,44% des sièges) ; celui-ci, sensible à l’offre, a néanmoins précisé, sous pression des manifestants, qu’il ne prendrait de responsabilités qu’à la condition d’obtenir des révisions constitutionnelles, des élections anticipées et la sortie de prison de Ioulia Timochenko. Celle-ci voit d’un mauvais œil la montée en popularité de l’ancien boxeur Vitali Klitschko auquel vient d’être offert un poste de vice-Premier ministre qu’il a rejetée comme “dépassée”. Dirigeant de centre droit, dont l’acronyme du parti en ukrainien – Udar – veut dire “le coup” (environ 13% des sièges), il est chouchouté par Angela Merkel.

Des courants néo-nazis à l’offensive

Ces deux partis d’opposition ont été jusqu’alors associés comme “pro-européens” avec le parti Liberté/Svoboda néo-fasciste, (10% de voix) dirigé Oleh Tiahnibok, dominant en Galicie (40% de voix). Lié à Jobbik en Hongrie et au Front National en France, attractif chez les jeunes, son natio-n nalisme spécifique l’amène à célébrer les sinistres bataillons SS de Galicie en opposant l’Ukraine « européenne » à la Russie « asiatique » – par ailleurs assimilée au bolchevisme/stalinisme dans un anti-communisme violent.

Il semble actuellement lui-même débordé aussi sur sa droite à Maidan et jusque dans ses fiefs de Galicie, par des groupes néo-nazis comme « Pravyi Sektor » / Ligne droite. Les militants de celui-ci (évalués entre un millier et… cent mille selon les sources), ultra-nationalistes, sont à la fois hostiles à la Russie et à l’UE dénoncée comme « oppresseur des nations européennes ». Ils rejettent tous les partis d’opposition parlementaire – y compris Svoboda considéré comme « conformiste » – en prônant une action directe de « prise du pouvoir » qui a fait l’objet le 21 janvier d’un reportage de la BBC [2]. Ils miseraient sur le ralliement de certaines parties de l’armée et de la police.

Dans un contexte économique et social explosif [3] où les partis sont discrédités, il est difficile de mesurer l’impact de ces « actions directes ». SAMARY Catherine 27 janvier 2014

Notes:

[1] http://herault.pcf.fr/47963

[2] http://www.bbc.co.uk/news/world-eur… cité par l’article de Volodymyr Ishchenko publié dans The Guardian du 22 janvier et évoqué sur le site LeftEast .http://www.criticatac.ro/lefteast/953

[3] Voir sur ESSF (article 30938), La société ukrainienne entre ses oligarques et à sa Troika :
http://www.europe-solidaire.org/spi…

* Article écrit pour l’hebdomadaire « l’Anticapitaliste » (France).

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30944

Lire aussi : http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30938

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27 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Allemagne: merkel au sommet

das kapital

Lors de son intervention mardi 14 janvier, Hollande a fait une série de « propositions » plus ou moins crédibles, censées « dynamiser » la relation entre capitalistes français et allemands.

Il est notamment question d’une « initiative pour une convergence économique et sociale » entre les deux pays. Tout le problème est de savoir sur quelles bases se ferait une telle « convergence ». Or, en l’état actuel des rapports de forces entre les deux puissances, peu de doutes sont permis : c’est bien Merkel qui aura la main. La réaction du gouvernement allemand, se félicitant du « coming out » social-démocrate de Hollande, de son « courage », ne laisse d’ailleurs aucun doute sur les rapports de forces réels.

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Succès de la droite, gauche en berne
Car l’appel de Hollande ne tombe pas n’importe quand. Sur fond d’atonie sociale, les récentes élections ont été un succès incontestable pour Merkel et la droite antisociale de la CDU-CSU. Forte de son bilan, de la crise politique de la social-démocratie locale (le SPD), Merkel a pu rassembler autour d’elle la quasi-totalité de l’électorat de droite, en marginalisant le parti libéral en pleine déroute.
Quant au SPD et aux Verts, leurs résultats sont restés proches de ceux de 2009. Enfin, Die Linke enregistre un recul limité. Dans ces conditions, l’appareil social-démocrate a somme toute pu facilement faire avaler à sa base la constitution d’un gouvernement de coalition, qui se fait évidemment aux conditions politiques de Merkel.

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Un salaire minimum horaire
Il n’en demeure pas moins que Merkel devait faire quelques « gestes » pour permettre à la bureaucratie social-démocrate de se rallier à elle. L’instauration d’un salaire minimum horaire de 8,50 euros en fait partie. Mais pour prendre la mesure de cette « avancée », il faut déjà savoir que le Smic horaire brut français est actuellement de 9,53 euros… Au-delà, il y a 17 % de salariéEs en Allemagne (surtout à l’Est) qui touchent moins de ce minimum de 8,50 euros. Mais ces travailleurs pauvres bénéficient quand même en plus de prestations sociales. Or avec le nouveau dispositif, celles-ci sont appelées à diminuer. L’avancée sociale annoncée est donc des plus limitées…

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Europe, la continuité
Mais cette concession au SPD mise à part, le programme du gouvernement de coalition se situera pour l’essentiel dans la continuité de la politique suivie par Berlin jusqu’ici. Concernant l’Union européenne, « les règles de l’économie sociale de marché qui ont fait leurs preuves doivent constituer la charpente de l’union économique et monétaire de l’avenir », affirme le traité de coalition. Bref, on continue.

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Et que personne ne s’attende à la moindre « solidarité européenne ». Le programme du gouvernement Merkel III, c’est l’austérité pour tous : « Chaque forme de mutualisation des risques liés aux dettes publiques mettrait en danger l’indispensable ajustement des politiques nationales dans chacun des États membres ». C’est sur cette politique que s’est donc aligné Hollande le 14 janvier. On peut comprendre que Merkel s’en félicite. Pascal Morsu

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25 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Vienne: des milliers de manifestants contre l’extrême droite (jdd)

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Des milliers de manifestants ont protesté vendredi soir à Vienne contre la tenue, dans l’un des plus célèbres palais de la ville, du bal annuel organisé par le parti autrichien d’extrême droite FPÖ. La police avait bouclé cette année un très vaste périmètre autour de la Hofburg, et plus de 20.000 membres des forces de l’ordre s’étaient massés le long d’une double rangée de barrières.

La soirée, anciennement bal des corporations étudiantes d’extrême-droite, était organisée au palais impérial d’hiver, la Hofburg. « Ce soir il s’agit d’empêcher le plus grand rassemblement de l’élite d’extrême-droite européenne », a déclaré sur place à l’AFP Natascha Strobl, porte-parole du collectif « Offensive contre la droite ». « Les corporations font le lien entre l’extrême-droite parlementaire (…) et des organisations violentes », a-t-elle dénoncé.

17 blessés, 14 interpellations

Des incidents se sont produits à la fin des trois défilés qui ont réuni au moins 6.000 personnes selon la police, et jusqu’à 10.000 selon la télévision publique ORF. Selon un communiqué de la police vers minuit samedi, des échauffourées ont fait 17 blessés parmi les manifestants et 5 autres dans les rangs de la police. Il y a eu aussi 14 interpellations.

Il y a deux ans, Marine Le Pen, alors candidate du Front national à l’élection présidentielle de mai 2012, s’était rendue à ce bal à l’invitation du FPÖ. Cette initiative avait suscité une polémique en France.

International   25/01/2014 – 09:12

http://www.lejdd.fr/International/Depeches/Vienne-des-milliers-de-manifestants-contre-l-extreme-droite-649999

Commentaire: Flics de tous les pays, toujours prêts pour défendre la liberté d’expression des fachos!

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24 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Stop au « grand marché transatlantique » (cadtm)

TAFTA

Nouvel outil d’exploitation et de domination des peuples

 

Depuis le 8 juillet 2013 les États-Unis et l’Union européenne ont entamé les négociations d’un accord de commerce et d’investissement proposé sous le nom de « Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement » (PTCI).  Ce projet d’accord de libre échange bilatéral appelé éga- lement Grand marché transatlantique ou TAFTA (Transatlantic Free Trade Agreement), se situe dans la lignée des politiques libérales et de dérégulation de la BM, du FMI et de l’OMC.  C’est un outil supplémentaire d’exploitation et de domination particulièrement redoutable, au service de ces politiques.  Les négociations, qui sont à leur 3ème étape, doivent se terminer en 2015 et sont censées rester secrètes, de même que le mandat (qui a néanmoins fuité).

Ambition et stratégie

Le projet de GMT est particulièrement important du fait de la puissance économique et politique des parties. Les USA et l’UE représentent la moitié du PIB mondial et le tiers des échanges et ce projet d’accord n’est pas le seul.. Il s’inscrit dans une stratégie globale, impulsée par les États-Unis et soutenue par l’UE, de conquête des marchés au niveau mondial face à la concurrence des pays émergents et surtout de la Chine. Cette stratégie implique d’aller encore plus loin que l’OMC dans le libéralisme économique et la dérégulation et de contourner cette institution limitée par ses règles de fonctionnement et les résistances qu’elle soulève .
Elle vise aussi à entériner le système de délégation de la norme au privé et à imposer ses normes ainsi définies au niveau mondial par la jurisprudence. La nouvelle vague d’accords de libre échange, comme le GMT, l’AECG (l’Accord économique et commercial global entre l’UE et le Canada, actuellement en négociation avancée), le Partenariat transpacifique (PTP) avec 12 pays d’Asie hors la Chine, et de nombreux autres ALE, rentre dans cette stratégie discrète de domination mondiale.

Des préparatifs et une procédure marqués par le déni de la démocratie

Le projet de GMT ne date pas d’hier, il est préparé depuis 10 ans par de multiples rencontres offi- cielles transatlantiques mais surtout par une intense activité de lobbying de la part des multi-nationales auprès de dirigeants politiques et de membre de la CE, au sein d’instances de dialogue créées sous le patronage de la Commission européenne et du Ministère du Commerce des États-Unis. Les organisations syndicales ou représentantes de la société civile ont été pratiquement exclues de ces préparatifs. Sur 130 réunions de la CE avec les parties concernées, 119 se sont faites avec les transnationales ou leurs lobbys.

Toute la procédure, de l’élaboration du mandat à la négociation, marquée par l’opacité et le secret, témoigne de la volonté anti-démocratique des initiateurs de tenir les citoyens et même leurs repré- sentants dans l’ignorance d’un projet destiné à les déposséder de leurs droits. Le but, évidemment, étant d’empêcher toute opposition qui ferait capoter le projet comme pour l’AMI (l’Accord multilatéral sur l’investissement) rejeté en 1998, dont le GMT constitue une nouvelle version en pire.

Un traité de libre échange qui institue un nouveau stade de la marchandisation du monde

Sans s’illusionner sur le fonctionnement de l’UE déjà non démocratique et largement soumise, avec l’application des derniers traités, aux diktats libéraux et au pouvoir des multinationales (comme en témoignent les 4 arrêts récents rendus par la CJUE).  Sans s’illusionner sur le fait que de nombreuses mesures prévues par le projet sont déjà largement en voie de réalisation, que des dispositions part- iculièrement contestées et rejetées avec l’AMI, comme le mécanisme de règlement des différents investisseur-État, ont pu ressurgir dans des ALE avec les USA. Néanmoins, l’application de l’accord GMT constituerait un nouveau stade extrêmement inquiétant de régression de la démocratie et des droits des populations, au profit du droit du capital, non seulement pour les peuples de l’UE et des États-Unis mais pour le reste du monde qui en subirait aussi les conséquences.

23 janvier par Raymonde Lagune  Lire la suite

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23 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Belgique: la marche des afghans pour leur régularisation (lo)

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Le collectif des demandeurs d’asile afghans de Belgique avait commencé le 20 décembre une marche pour demander leur régularisation, parcourant notamment la Wallonie. Le 11 janvier, ils ont décidé de continuer leur marche en Flandre, pour y faire connaître leur situation et leur combat. Il s’agit de prendre au mot les politiciens belges qui, à leurs revendications, répondent en prétendant que les Flamands sont plus hostiles à leur cause que les Wallons.

Les réfugiés afghans demandent à bénéficier du droit d’asile pour échapper à leur pays en guerre. Bien sûr, ils ont rencontré, en Flandre tout comme en Wallonie, des réactions hostiles à leurs revendications, mais leur action a aussi fourni l’occasion à de nombreuses personnes de leur exprimer leur sympathie et leur intérêt. Dans chaque ville traversée, des témoignages de solidarité et de respect sont venus de jeunes, de familles, d’organisations syndicales ou humanistes. Des repas, des couvertures, des chaussettes sèches leur ont été fournis par des anonymes qui savent ce que solidarité veut dire.

À Merchtem, les 200 marcheurs afghans ont fait une halte devant le domicile de la secrétaire d’État à l’Émigration, la libérale flamande Maggie De Block, qui assume une ligne intransigeante face aux demandes d’asile des Afghans en leur déclarant que « la région de Kaboul est sûre ». Les marcheurs ont symboliquement déposé dans sa boîte aux lettres un billet d’avion pour la capitale afghane, où les soldats belges eux-mêmes sont contraints de vivre dans un camp retranché.

Pendant que les partis politiques au pouvoir étalent leur pleutrerie ou se vautrent dans la démagogie anti-étranger, des Wallons et des Flamands ont pu vérifier qu’ils n’étaient pas si seuls à désapprouver la politique inhumaine du gouvernement à l’égard des réfugiés. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2373&id=45

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20 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Belgique: nouvelles perspectives

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Le 25 mai prochain, les Belges voteront non seulement pour le Parlement européen mais aussi pour le Parlement fédéral et les Parlements régionaux.

Il s’agit d’élections très importantes, dominées par le match entre le Parti socialiste francophone et la NVA flamande…  Face à la formation libéral-­nationaliste de Bart De Wever, la social-démocratie prétend mener une politique du « moindre mal » pour sauver l’unité du pays et la sécurité sociale. En réalité, le gouvernement dirigé par Elio Di Rupo mène une politique néolibérale brutale pour faire peser sur le monde du travail le poids des 21 milliards engloutis après 2008 dans le sauvetage des banques.

Le programme de l’austérité Depuis sa formation fin 2011, le gouvernement s’est notamment attaqué au régime des préretraites, il a bloqué les salaires pour plusieurs années et a argué de l’égalité des statuts entre employés et ouvriers pour imposer un grave recul à la majorité des travailleurEs. Du fait des mesures contre l’assurance chômage, 55 000 sans-emploi (en grande majorité des femmes) seront prochainement excluEs du bénéfice des allocations.

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Face à une NVA hégémonique en Flandre, le PS donne le maximum de gages aux partis sociaux-chrétiens et libéraux de la droite traditionnelle flamande. Ceci se traduit notamment par son soutien sans faille à la stigmatisation/répression de la jeunesse (les sanctions administratives communales pour « incivilités » permettent aux municipalités d’infliger de lourdes amendes sous différents prétextes) et à une « politique d’asile » qui se distingue surtout par l’énergie avec laquelle elle piétine le droit à l’asile.

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Les directions des deux grands syndicats ont été incapables de développer une alternative à cette politique désastreuse. Elles ont certes protesté contre certaines mesures et organisé des journées d’action… mais sans plan, sans programme clair et sans réelle volonté d’aboutir. En fin de compte, elles ont ainsi semé le désarroi et un dangereux sentiment d’impuis-sance, non seulement face au gouvernement mais aussi face aux patrons qui massacrent l’emploi.

Du nouveau dans la gauche radicale Dans ce paysage peu réjouissant, deux éléments positifs sont toutefois à mentionner.

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Le premier est l’appel lancé par la régionale de Charleroi de la FGTB. Le 1er mai 2012, par la voix de son secrétaire Daniel Piron, cette importante régionale du syndicat socialiste (102 000 affiliéEs) rompait publiquement avec le PS et appelait au rassemblement des forces dans la pers- pective d’une alternative politique anticapitaliste. Depuis lors, ces syndicalistes ont multiplié les initiatives (parfois en collaboration avec la centrale nationale des employés de la CSC) et édité deux brochures remarquables, l’une pour expliquer leur démarche, l’autre pour proposer un plan d’urgence anticapitaliste.

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Le second élément est le début de percée électorale et médiatique du Parti du travail de Belgique (PTB). Lors des élections municipales et provinciales d’octobre 2012, le PTB a conquis plus de 50 sièges dans les principales agglomérations du pays, en Flandre, en Wallonie et à Bruxelles. Depuis lors, il est omniprésent dans les médias et enregistre une vague d’adhésions. Dans les circons-criptions d’Anvers et de Liège, le PTB approche le seuil des 5 % qui lui permettrait d’envoyer des représentants au Parlement fédéral.

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Il peut sembler étrange qu’un parti connu jadis pour son maostalinisme outrancier et ses zig-zag politiques innombrables, apparaisse comme l’alternative au social-libéralisme. C’est pourtant la réalité, de sorte que la gauche est confrontée au choix : soit s’appuyer sur le début de politisation de la gauche syndicale pour amener le PTB à accentuer son ouverture entamée en 2008…  soit faire le jeu de la social-démocratie et de l’establishment en général, en considérant que pas d’élu de gauche vaut mieux qu’un élu PTB.

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Au terme d’un débat interne qui a duré près d’un an, la LCR a opté à la quasi-unanimité pour la première alternative. Le Parti communiste a fait de même. En voie de constitution autour de l’ex-député vert V. Decroly, la nouvelle formation Vega a opté pour l’autre stratégie. Les formes précises de la collaboration électorale autour du PTB seront rendues publiques prochainement. On pourra alors juger sur pièces si l’accord permet ou non de faire un pas en avant vers le nouveau parti de classe souhaité par des secteurs significatifs du mouvement syndical.

Hebdo L’Anticapitaliste – 225 (16/01/2014) De Bruxelles, correspondant

http://npa2009.org/content/belgique-nouvelles-perspectives

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