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24 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Monsieur Hollande, bombardez la Grèce s’il vous plaît (Rue 89)

Monsieur Hollande, bombardez la Grèce s’il vous plaît (Rue 89) dans Europe indi

Quand je vous demande, monsieur Hollande, de bombarder la « Grèce », soyons clairs, j’entends « le régime » bien entendu :

  • l’establishment financier évidemment (souvenez-vous : cet « adversaire sans visage » que, d’une voix déjà cassée, vous promettiez de combattre à trois mois des élections) : cartels médiatico-banquiers, armateurs voyous, détourneurs de fonds publics tranquillement réfugiés off-shore ;
  • l’appareil répressif d’Etat, sans faute, désormais majoritairement composé sinon de militants revendiqués, en tout cas de sympathisants néonazis, adonnés depuis trop longtemps aux pires exactions ;
  • mais surtout, surtout, le pouvoir exécutif lui-même, cet énième gouvernement Goldman Sachs fabriqué de toutes pièces (présentateurs télé, filles et fils de, anciens cadres d’extrême droite…) dont vous avez activement soutenu la formation et les agissements dès le lendemain de votre prestation de serment.

Certes, à l’époque, vous n’aviez peut-être pas le recul nécessaire dont on dispose aujourd’hui, je veux bien vous l’accorder. Vous ne pouviez pas savoir que ce gouvernement – que Monsieur Fabius qualifiait encore récemment de « courageux » – bâtirait des camps infernaux pour y amasser des dizaines de milliers d’immigrés ; qu’il pousserait près de la moitié de la population du pays au bord de la famine par l’application zélée des dictats budgétaires de la Troïka.

Torture policière et gaz lacrymo On ne pouvait pas imaginer (si, certains le pouvaient) que les proches collaborateurs du Premier ministre Samaras (droite) étoufferaient les cas de torture caractérisée sur des dizaines de militants antifascistes dans les sinistres sous-sols de la préfecture centrale d’Athènes.

On ne pouvait pas prédire (mais si !) que l’actuel vice-président (socialiste) du gouvernement, M. Vénizélos, négligerait savamment de donner suite à l’enquête sur la liste des plus grands fraudeurs potentiels du pays, liste qui lui avait été transmise par Christine Lagarde. On ne pouvait pas prévoir que le ministre de l’Intérieur décréterait du jour au lendemain, par simple ordonnance ministérielle et sans aucune concertation préalable, la fermeture sèche de l’audiovisuel public (soit de trois chaînes télé et huit stations radio). On ne pouvait pas savoir, enfin (quoique bien avertis quand même depuis les grandes manifestations sanglantes de 2010-2011), que la police d’Etat aurait systématiquement eu recours au fameux gaz CS, afin de disperser tout rassemblement public devant le Parlement et ailleurs. Lors de journées entières de mobilisation, l’usage de ce gaz – souvent expiré depuis des décennies – se comptait littéralement en plusieurs tonnes par jour.

Du riz pour le peuple grec Admettons donc que ce tableau terrifiant, pourtant si tristement classique dans les pays « sauvés » par la finance, vous demeurait longtemps caché. Mais maintenant ? Maintenant que l’on sait tout ça ? Que fait la police, le Conseil de sécurité, l’Otan ? Que fait BHL ?

Bombardez le régime grec bon sang ! Bombardez-nous monsieur le Président, achevez-nous ! Balancez-nous donc votre vertu rédemp-trice, votre TNT humaniste sur la gueule. Vos gros obus, vos Rafale de Mirage, ces éternels ersatz de virilité, substituts mortifères de tout véritable volontarisme politique.

Je vous communique sans plus tarder l’adresse exacte du siège du gouvernement grec à Athènes, afin de faciliter la tâche aux quelques bombes qui manqueraient de sapience : c’est au 19 rue Hérode Atticus, à un petit kilomètre de ce truc blanc qui apparaît sur Google Earth et qu’ici l’on appelle « l’Acropole ». Il faudrait juste veiller à épargner l’ambassade de France, magnifique édifice néoclassique du XIXe siècle aux palmiers rustiques, située à quelques blocs d’immeubles seulement de la cible désignée.

Quant au sort du peuple grec, on pourrait par la suite demander à monsieur Kouchner de déposer quelques sacs de riz basmati sur les décombres. Ce serait autrement plus cocasse, qu’en pensez-vous ? Makis Malafékas | Ecrivain grec

http://www.rue89.com/2013/09/24/monsieur-hollande-bombardez-grece-sil-plait-245999

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24 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Des milliers de Roumains ont manifesté dimanche 22 contre le projet de mine d’or de Rosia Montana

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24 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Une Pussy Riot entame une grève de la faim contre ses conditions de détention (les Inrocks)

Une Pussy Riot entame une grève de la faim contre ses conditions de détention (les Inrocks) dans Europe goulag

« C’est la seule solution”

Dans une lettre ouverte remise à son avocat et traduite en anglais par une journaliste du magazine n+1, la Pussy Riot Nadezhda Tolokonnikova déclare entamer une grève de la faim pour protester contre des conditions de détention proches de l’esclavage au sein du camp de travail pour femmes de Mordovie. La jeune femme a été condamnée en août 2012 à y purger une peine de deux ans pour une “prière punk” contre Poutine chantée dans la cathédrale de Moscou. Nous avons traduit sa lettre en français.

“Je commence le lundi 23 septembre une grève de la faim. C’est une pratique extrême mais je suis convaincue que c’est la seule solution qui s’offre à moi pour sortir de ma situation actuelle.

L’administration pénitentiaire refuse de m’écouter. Mais, en échange, je refuse de me plier à ses exigences. Je ne resterai pas silencieuse, à regarder mes camarades prisonnières s’effondrer à cause de la fatigue engendrée par les conditions proches de l’esclavage que nous subissons. J’exige que l’administration pénitentiaire respecte les droits humains, j’exige que le camp de Mordovie fonctionne dans le respect de la loi. J’exige que nous soyons traitées comme des êtres humains et non comme des esclaves.

Cela fait un an que je suis arrivée à la colonie pénitentiaire n°14 dans le village de Parts, en Mordovie. J’ai commencé à entendre parler des colonies pénitentiaires de Mordovie alors que j’étais toujours détenue au Centre n°6 avant mon procès, à Moscou, avec les prisonniers qui disaient tout le temps: “Ceux qui n’ont jamais été emprisonnés en Mordovie n’ont jamais été emprisonnés du tout”. Ils ont les niveaux de sécurité les plus élevés, les journées de travail les plus longues et les violations de droit les plus flagrantes. Quand ils vous envoient en Mordovie, c’est comme s’ils vous conduisaient à l’échafaud. Jusqu’au dernier moment, elles continuent d’espérer: “Peut-être qu’ils ne vous enverront pas en Mordovie après tout ? Peut-être que ça va se calmer ?” Rien ne se calme, et à l’automne 2012 je suis arrivée au camp, sur les bords de la rivière Partsa.

J’ai été accueillie par ces mots du chef de la colonie pénitentiaire le lieutenant-colonel Kupriyanov, qui, de facto, est l’administrateur en chef de notre colonie: “Concernant la politique, vous devez savoir que je suis stalinien”. Le colonel Kulagin, l’autre chef de l’administration – la colonie est dirigée en tandem – m’a convoquée le premier jour avec pour objectif de me forcer à confesser ma culpabilité. “Un malheur vous est arrivé, n’est-ce pas ? Vous avez été condamnée à deux ans dans la colonie. Les gens changent d’avis normalement lorsque de mauvaises choses leur arrivent. Si vous voulez être en liberté conditionnelle dès que possible, vous devez avouer votre culpabilité. Si vous ne le faites pas, vous ne serez pas mise en liberté conditionnelle”. Je lui ai dit directement que je ne travaillerais que les huit heures imposées par le code du travail. “Le code est une chose – ce qui importe réellement est de remplir votre quota. Si vous ne le faites pas, vous faites des heures supplémentaires. Vous devez savoir que nous avons brisé des volontés plus fortes que la vôtre”, m’a répondu Kulagin.

Mon unité de couture travaille de seize à dix-sept heures par jour. De 7h30 à 00h30. Nous avons au mieux quatre heures de sommeil par nuit. Nous avons une journée de repos chaque mois et demi. Nous travaillons presque tous les dimanches. Des prisonnières font tourner des pétitions qui proposent de travailler les week-ends “selon nos envies”. En vérité, il n’y a, bien sûr, aucune “envie”. Ces pétitions sont écrites sur ordre de l’administration et sous la pression des prisonnières qui aident à appliquer les directives.

Personne n’ose désobéir à ces ordres et ne pas remettre de telles pétitions concernant le travail du dimanche, ce qui signifie travailler jusqu’à une heure du matin. Une fois, une femme de 50 ans a demandé à retourner à la zone résidentielle à 20h au lieu de 00h30 afin qu’elle puisse se coucher à 22h et dormir huit heures une fois par semaine. Elle se sentait malade, elle avait des problèmes de tension artérielle. En guise de réponse, ils ont organisé une réunion d’unité pour démolir cette femme, l’insulter et l’humilier, la traiter de parasite. “Tu penses que tu es la seule à vouloir dormir plus ? Tu dois travailler plus, grosse vache !” Quand une personne a un certificat médical pour ne pas venir travailler, elle est aussi brutalisée. “J’ai travaillé quand j’avais 40° de fièvre et ça a été. Tu crois quoi ? Qui va combler le manque pour toi?”

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24 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rassemblement de soutien aux grévistes de Gate Gourmet (l’Anticapitaliste.ch)

Rassemblement de soutien aux grévistes de Gate Gourmet (l'Anticapitaliste.ch) dans Europe topelement

Mercredi 25 septembre à 18h Place du Molard à Genève

Samedi, 3 h 30 du matin. C’est par deux douzaines de militant·e·s du Syndicat des services publics (SSP) qu’est accueillie l’employée de Gate Gourmet arrivée la première sur son lieu de travail. Après elle, les autres travailleurs et travailleuses de la nuit arrivent, les yeux bouffis de sommeil, mais au courant de la décision prise la veille par six assemblées de salarié·e·s: celle de faire grève.

C’est que, avec des profits en augmentation constante depuis trois ans, l’entreprise, spécialisée dans l’approvisionnement des avions en plateaux-repas, vient de licencier ses employé·e·s du site de Cointrin (GE) tout en leur proposant une réembauche sur la base d’un nouveau contrat individuel. Concrètement, le personnel doit choisir: ou accepter des réductions de salaire comprises entre 11 et 637 francs par mois, un départ à la retraite retardé, la diminution – d’un tiers – des indemnités pour travail irrégulier, la suppression des majorations pour heures supplémentaires ou… le chômage!

Et les sbires du patron… Ainsi, 70% des 86 membres du personnel ont reçu leur lettre de licenciement au 31 décembre et la proposition d’un réengagement aux nouvelles conditions. Ce n’est même pas «ou vous acceptez les nouvelles conditions ou c’est la porte»: c’est «la porte d’abord, on te reprendra ensuite si tu veux bien te plier à nos conditions»!

Décidé à lutter, le personnel doit toutefois faire face à une difficulté majeure: la peur. Cette peur de perdre son emploi qui prend au ventre même les plus déterminé·e·s. Car le patron a beau jeu: avec la quantité de sans-emploi actuellement sur le marché, il dispose d’un moyen de pression énorme. Et il s’en sert.

Ses sbires – une escouade de contremaîtres, de gardes-chiourme – étaient aussi là, à côté des gens du SSP, pour accueillir chaque nouvelle personne arrivant. Et lui signifier, sans périphrase, les termes de l’alternative: tu plies l’échine ou c’est le chômedu. Un rappel qui n’est pas resté sans effet pour la grande part de temporaires, de précaires, travaillant pour Gate Gourmet. Et c’est d’ailleurs aux temporaires, chômeurs et chômeuses entre deux jobs, que l’entreprise a eu recours pour remplacer les grévistes. Des temporaires dont certain·e·s ne remplissent pas les conditions de sécurité requises pour une entreprise qui a accès au tarmac…

Menace de licenciement, recours aux précaires, individualisation des contrats: la grève en cours chez Gate Gourmet réunit à elle seule tous les ingrédients d’une grève du XXIe siècle. Elle a besoin de soutien. Paolo Gilardi

Article paru dans L’Anticapitaliste n°96, 20 septembre 2013

http://www.gauche-anticapitaliste.ch/?p=10962#more-10962

Lire aussi: http://www.sspta.ch/documents/gate_gourmet.php

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23 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Glasgow pour l’indépendance de l’Ecosse

Glasgow pour l'indépendance de l'Ecosse dans Europe scot

20 000 personnes ont marché samedi 21 pour l’indépendance de l’Ecosse.
Au premier plan, nos camarades du Scottish Socialist Party (SSP).

 

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23 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Allemagne, c’est la « gauche » qui a gagné!

Allemagne, c'est la

CDU/CSU
41.5                  SPD 25.7%      Gr. 8.4%           FDP 4.8%       Linke 8.6%

rien dans Europe

… mais la droite pourrait bien gouverner seule.

Les sociaux-démocrates, les Grünen et le parti de gauche Die Linke totalisent plus de voix que l’Alliance chrétienne-démocrate d’Angela Merkel (42,6% contre 41,7%). Mais on continue de nous casser les oreilles avec le « triomphe » de la droite!

Le SPD de Peer Steinbrück (25,6% selon les dernières estimations) et les Verts, dotés pour l’heure de 8,4%, écartent toute coopération gouvernementale avec Die Linke (avec 8,6%, la troisième force politique du pays), considérée comme trop « radicale » avec ses revendications de sortie de l’OTAN et d’un salaire minimum de dix euros, tous secteurs confondus. Pour la première fois depuis la création de la République fédérale (le 23 mai 1949), les « libéraux » du FDP n’atteignent pas les 5% nécessaires pour envoyer des députés dans la chambre berlinoise.

D’après René HAMM Bischoffsheim (Bas-Rhin) dimanche 22 septembre 2013 – 22h02

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article137198

 

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22 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Lutte des classes!

Lutte des classes! dans Europe convegnoeuropeo_sindalternat_sept2013

Hier se sont réunis à Rome des syndicats d’enseignants de toute l’Europe (du Sud!).

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21 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pavlos Fryssas tué par les fascistes. Mobilisation

Pavlos Fryssas tué par les fascistes. Mobilisation dans Antifascisme vermine

 

L’extrême droite fasciste grecque a, une fois de plus, montré son visage violent.

En assassinant notre camarade, le chanteur de rap et de hip-hop engagé Pavlos Fryssas, des membres du parti néonazi « Aube Dorée » (Chrissi Avgui) ont rajouté un crime de plus à une liste déjà longue. Le jeune artiste, âgé de 34 ans, était engagé dans des activités antifascistes et dans des initiatives sociales au niveau de son quartier. Il était aussi militant d’Antarsya, un parti politique en Grèce partageant de nombreuses orientations avec le NPA.

Mardi soir 17 septembre, le jeune chanteur assistait à la transmission d’un match de football dans un café. Au cours de celui-ci, il a eu un échange tendu avec un néonazi membre d’« Aube Dorée ». A la sortie du café, une bande, de vingt à quarante néonazis selon les sources, a tendu un piège à Pavlos et ses amis. Ceux-ci ont essayé de fuir, mais une voiture leur a bloqué le passage. Son conducteur est descendu et l’a frappé de plusieurs coups de couteau. Selon le médecin qui a soigné la victime, celle-ci aurait été poignardée par « un professionnel ». Le parti Antarsya a déclaré : « Les fascistes l’ont tué pour son activité antifasciste. »

Le tueur a reconnu, face à la police, avoir agressé Pavlos et être membre d’« Aube Dorée ». Les locaux du parti néonazi à Athènes ont été perquisitionnés, ce mercredi. Mais lorsqu’on sait que 50 % des policiers à Athènes voteraient pour ce même parti, on peut avoir des doutes sur son zèle.

Le parti « Aube Dorée » s’est structuré pour la première fois en 1993, lors des très grandes manifestations nationalistes organisées en Grèce par les partis au pouvoir pour dénier à la République de Macédoine le droit de porter ce nom (dénomination historique revendiquée par la Grèce). Mais au plan électoral, il est resté longtemps groupusculaire, jusqu’en 2012, où il a su remplacer le parti LAOS, parti traditionnel de l’extrême droite discrédité pour sa participation au gouvernement et sa cogestion des plans d’austérité.

Aux élections de mai et de juin 2012, « Aube Dorée » a obtenu respectivement 7 % des voix. Mais les sondages lui pronostiquent aujourd’hui près du double, faisant de lui la troisième force politique. Ce parti néonazi est en même temps ouvertement négationniste, pro-hitlérien et violent. La liste de ses crimes va d’innombrables agressions contre des immigrés ou des migrants jusqu’à la gifle publiquement infligée, sur un plateau de télévision, à une députée communiste. C’est l’ennemi principal du mouvement ouvrier et des travailleurs.

Le NPA est pleinement solidaire de ses camarades d’Antarsya, mais aussi de touTEs les antifascistes en Grèce. Il participera aux mobilisations pour dénoncer ce nouveau crime fasciste rappelant celui commis trois mois plus tôt contre Clément Méric, en France.

Montreuil, le 19 septembre 2013 Vendredi 20 septembre 2013

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21 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Un ancien membre d’Aube dorée témoigne (CI)

Un ancien membre d'Aube dorée témoigne (CI) dans Antifascisme robert-de-niro-as-al-capone-in-the-untouchables

Le quotidien grec To Ethnos a rencontré un ancien membre du parti néonazi Aube dorée, deux jours après la mort d’un militant antifascite tué par un membre de la formation d’extrême droite. Extraits.
Un ancien membre d’Aube dorée (AD) révèle l’existence d’un bataillon d’assaut de l’organisation nazie : leur manière d’organiser des attaques, où est-ce qu’ils « cachent leurs armes », les conditions pour entrer dans l’équipe et le respect de la hiérarchie. Ce dernier a appartenu au noyau dur d’Aube dorée durant un an et demi.Pendant cette période, il en a vu beaucoup et a côtoyé de près les hommes qui composent la branche locale du parti, « dont le meurtrier de Pavlos Fyssas était sous-chef », affirme-t-il. Dans ce long entretien qu’il accorde à To Ethnos, il fait sortir de l’ombre cette branche locale dangereuse d’Aube dorée de la ville de Nikaia [ou Nicée], au sud-ouest d’Athènes. Il nous a aussi fourni des documents que nous ne pouvons publier, pour des raisons évidentes.  Ce qu’il nous révèle est plus ou moins ce que nous imaginions, mais les preuves sont choquantes. Le bataillon d’assaut de Nikaia, dirigée par Giorgos Patelis et présidé par le député Ioannis Lagos, dispose d’une hiérarchie, d’une structure et d’une organisation que l’on rencontre seulement dans des équipes paramilitaires criminelles.

Prouver qu’on est digne du parti Leur quartier général est leur bureau. On y donne les ordres pour attaquer les migrants et pour d’autres actions. C’est dans ce bureau que sont gardés les battes, stylets et bâtons télescopiques qu’ils font disparaître quand il y a un contrôle de police. « Quand il fallait les cacher, nous mettions nos armes dans la voiture de Giorgos Pantelis et dans la maison de sa maman », nous dit cet ancien membre du parti. « D’ailleurs, un policier de Nikaia est lui-même membre d’AD et donne des informations quand un contrôle se prépare, ou bien il se charge de nettoyer le casier judiciaire de ceux qui se font prendre en flagrant délit. »

En se confiant au journal, l’ex-membre du parti analyse l’organigramme de la branche d’AD de Nikaia et affirme que s’il se passait quoi que ce soit dans le quartier, « tous en auraient informé Giorgos Pantelis. Ce dernier devait, à son tour, informer Ioannis Lagos qui était le fer de lance de toutes les actions de la branche. Si nous avions son accord, nous pouvions sortir dans les rues. Pour taguer nos slogans sur les murs de la ville, ou s’en prendre à des Pakistanais, il fallait que Pantelis et Lagos soient informés. »

« Pour intégrer le bataillon d’assaut de Nikaia », explique notre témoin, « il faut appartenir à la ‘clique’ de Giorgos Pantelis et être capable de prouver sa valeur. Une fois membre, on entre dans le cercle, et puis, une fois qu’on prouve que l’on est digne du parti, on approche du noyau dur. On te dit, dès le départ, ‘tu n’es rien, tu es nul’. On te dit de faire des pompes et on te donne des coups de pieds dans les côtes devant tout le monde. Une fois dans le noyau dur, on te donne un livret où sont inscrits tous tes services : dans combien de rassemblements tu t’es rendu, combien de fois tu es allé aider à l’organisation du bureau, etc. »

Des profils variés La plupart des membres ont entrepris la protection des rassemblements du parti dans tout le pays. Mais ce ne sont pas que des malabars qui assurent le service de sécurité. « Il y a aussi des hackers qui attaquent les profils Facebook de tous ceux qui ont été renvoyés ou se sont retirés du parti. Certains membres se font passer pour des anarchistes ou des antifascistes, pour pouvoir apprendre ce qui se trame dans le camp adverse. La communication entre membres du parti se fait par des messages Internet prépayés. » Alors qu’ils se présentent comme les sauveurs de la Grèce, qui vont renvoyer les migrants du pays, les masques tombent.

Selon notre témoin, les vêtements que les membres d’AD rassemblent pour prétendument les distribuer aux plus démunis, sur présentation d’une carte d’identité, sont en réalité revendus par des Pakistanais, et les membres du parti prennent une commission sur les ventes. Dans la branche d’AD de Nikaia, il y a aussi des mineurs, des collégiens et des lycéens qui suivent une formation pour diffuser leur idéologie dans les écoles. On appelle ces jeunes « les centaures ». To Ethnos  Lefteris Bintelas 20 Septembre 2013

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19 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Paris/Rassemblement/assassinat en Grèce de Pavlos Fyssas, militant antifasciste (Union syndicale Solidaires)

Paris/Rassemblement/assassinat en Grèce de Pavlos Fyssas, militant antifasciste (Union syndicale Solidaires) dans Europe killahp_bandeau_0

Rassemblement jeudi 19/09/13 à place St Michel

Le musicien de hip-hop et militant antifasciste Pavlos Fyssas est mort. Il a été froidement assassiné par un membre du parti néo-nazi, Aube Dorée le 17 septembre 2013. L’antifasciste a reçu des coups de couteau directement au niveau du cœur devant de dizaines des personnes avec la tolérance des forces policières qui ont refusé d’intervenir.

Cet assassinat intervient cinq jours seulement après l’attaque meurtrière par des néonazis d’Aube Dorée contre des militants du PC grec qui faisaient un collage dans un quartier ouvrier de Pirée. Ces événements font partie d’une grande série d’agressions, de ratonnades et d’assas- sinats d’immigrants et de militants antifascistes qui ont eu lieu pendant les dernières années.

Dans un pays où le taux du chômage atteint 28%, où la plupart des travailleurs sont soit licenciés soit au chômage technique, où le 20% de la population vit sous le seuil de pauvreté, les néonazis en pleine collaboration avec le gouvernement grec poursuivent leur attaque contre l’ennemi intérieur. Chaque travailleur qui ne baisse pas la tête devant les attaques du capital, chaque immigrant qui essaie de gagner sa vie, chaque femme qui défend ses droits, chaque résistance contre la politique gouvernementale est qualifié « d’ennemi intérieur ». L’Aube Dorée est devenu l’amortisseur parfait de la colère populaire née par le désastre humanitaire provoqué par le gouvernement et la Troïka.

Le gang d’assassins a « bien » choisi les dates des attaques. Au moment où les enseignants menacés de licenciement descendent dans la rue avec une participation à la grève qui monte à 90%, au moment où les travailleurs d’autres secteurs rejoignent les enseignants en lutte, les néonazis jouent le seul rôle qu’ils connaissent depuis 70 ans, celui de l’écrasement de chaque voix libre.

La mort de Pavlos Fyssas ne sera pas vaine. Elle rend plus décisives la lutte antifasciste et la lutte des travailleurs contre le gouvernement, la Troïka et l’Aube Dorée, le bras dur du capitalisme.

Les morts de Clément Méric et de Pavlos Fyssas doivent être les derniers crimes des criminels fascistes et néonazis.

Ni en France, ni en Grèce !
El fascismo no pasarà !
Solidarité internationale !

Union syndicale Solidaires

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