Archive | Europe

14 février 2014 ~ 0 Commentaire

Lettre ouverte en soutien aux citoyen(ne)s de bosnie (essf)

Nous soussignés, exprimons notre complet soutien aux citoyen/ne/s de Bosnie-Herzégovine dans leur colère justifiée et leurs demandes légitimes. Leur revendication d’une vie décente, d’une véritable démocratie, d’une solidarité par delà les frontières – qu’elles soient ethniques, nationales ou religieuses -, l’égalité sociale et la justice résonne à travers le monde.

Tout comme les mobilisations de la place Tahrir, du Park Zuccotti, des places Taskim et Syntagma, les manifestant/e/s bosniaques ont eu le courage d’aller par delà tous les obstacles institutionnels et toutes les limitations que le gouvernement impose à ses citoyens et ont repris les rues et les places. Les peuples de Bosnie-Herzégovine se soulèvent contre le système d’exploitation, l’injustice et l’inégalité au service d’une petite élite politique, économique et financière.

Un siècle après l’assassinat de Franz Ferdinand lorsque les leaders de l’Europe impérialiste ont poussé leurs nations dans la destruction mutuelle, la Bosnie envoie un signal fort à chacun/e. Le monde dans lequel nous vivons est un monde de divisons, dans lequel on assiste à l’expansion du fascisme, à un apartheid politique et social croissant et à la destruction capitaliste continue de la nature comme des biens communs. Les citoyens/ne/s de Bosnie-Herzégovine ont fait l’expérience de cela au quotidien au cours des 20 dernières années. Après la guerre nationaliste entre 1992 et 1995 au cours de laquelle 100.000 personnes ont perdu la vie, l’installation de la paix institutionnelle a restauré le système capitaliste, détruit la classe ouvrière et la classe moyenne et ont mis en place des divisions non seulement sociales mais aussi ethniques qui ont été exploitées avec succès par les élites politiques. Ils ont dit « assez » et nous disons « assez » avec eux.

Nous apportons notre soutien à leurs efforts légitimes pour créer une société de justice et d’égalité en Bosnie Bosnie-Herzégovine. Nous appelons tous les forces sociales et politiques progressistes à soutenir le peuple de Bosnie-Herzégovine dans sa lutte décisive pour un meilleur futur pour tou/te/s. 12 février 2014

Signataires:

Tariq Ali, écrivain et militant, UK

Etienne Balibar, professeur émérite, Université Paris Ouest, France

Noam Chomsky, linguiste et militant, MIT, USA

Naomi Klein, auteure et militante, USA

Catherine Samary, économiste, France

Eric Toussaint, économiste, CADTM, Belgique

Slavoj Žižek, philosophe, Slovénie

* Publié en français le 13 février 2014 : http://cadtm.org/Lettre-ouverte-en-…

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article31083

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14 février 2014 ~ 0 Commentaire

Grand baromètre: le ptb fait mal au ps (le soir.be)

A cent jours des élections, le sondage RTL Ipsos Le Soir marque la percée de l’extrême gauche : 6,7 % en Wallonie, 6,8 % à Bruxelles.

(…) A Bruxelles, la grande leçon se situe à l’extrême gauche de l’échiquier : le PTB passe de 2,6 % à 6,8 %. C’est tout à la fois l’évolution la plus marquante de notre sondage, mais aussi le score le plus élevé jamais réalisé dans la capitale.

Principale « victime » de cette progression appuyée : le PS de Laurette Onkelinx et Rudi Vervoort. Les socialistes gardent certes le leadership, mais de toute justesse (1,2 point d’avance, seulement, sur les libéraux). Et, surtout, ils sont, de nouveau en recul : avec 21,2 %, ils encaissent une perte de 2,9 points.

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Wallonie : le PS perd 10 % par rapport à 2010

En grande méforme depuis quelques mois, le PS est désormais crédité de 28,4 %. Soit (quasi) 10 points sous son score électoral des législatives de 2010. (…) Les mouvement le plus vif du sondage s’observe au PTB (extrême gauche) et au Parti populaire. Ce dernier profite de façon claire du ralliement du populaire Luc Trullemans, l’ex-météorologue de RTL-TVI. En hausse tendancielle depuis quelques mois, le PTB enregistre un sursaut probablement dû à son entrée officielle dans la campagne (présentations des listes, etc.) et par la récente (et très suivie) comparution de Raoul Hedebouw à « Jeudi en prime », la nouvelle émission politique de la Une.

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Méthodologie: Le Grand Baromètre RTL Ipsos Le Soir a été réalisé du 6 au 10 février 2014 par Ipsos. Il a été effectué auprès de 2.747 répondants, formant des échantillons représentatifs des Belges de 18 ans et plus. L’échantillon est constitué comme suit : 1.113 en Wallonie, 1.122 en Flandre et 512 dans les 19 communes de la Région de Bruxelles-Capitale. Les interviews ont eu lieu via l’Ipsos On Line Panel. La marge d’erreur maximale, pour un pourcentage de 50 % et un taux de confiance de 95 %, est de +/- 2,9 en Wallonie, +/- 2,9 en Flandre et de +/-4,3 à Bruxelles.

Véronique Lamquin, Pierre Bouillon et David Coppi
Mis en ligne jeudi 13 février 2014, 19h27

http://www.lesoir.be/427584/article/actualite/belgique/elections-2014/2014-02-13/grand-barometre-ptb-fait-mal-au-ps

Commentaire: Nos camarades de la LCR .be appellent à soutenir le PTB ( le PCB aussi) pour ne pas disperser les anticapitalistes, ce qui fait débat. Le PTB a un « lourd passé » stalinien.

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13 février 2014 ~ 0 Commentaire

Bosnie: contre une situation dramatique, le mouvement social s’étend (lo+essf)

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En Bosnie-Herzégovine, depuis le début du mois, aux cris de « qu’ils s’en aillent tous », des dizaines de milliers de manifestants réclament le départ de l’ensemble des dirigeants du pays, de tous les dirigeants.

Des maires des communes au Premier ministre, ils les accusent de s’être enrichis par la corruption et le pillage des ressources publiques, et d’avoir réduit la population au chômage et à la pauvreté. Selon les statistiques officielles, un Bosnien sur cinq vit dans la pauvreté.

Le mouvement est parti le 5 février d’une manifestation de chômeurs à Tuzla, grande ville industrielle du centre du pays. Il a rapidement gagné Sarajevo, la capitale. Les autorités ont répondu par la répression. Le 7 février, dans la capitale, plusieurs centaines de manifestants et de policiers ont été blessés. Dans plusieurs villes, les sièges des autorités régionales ont été saccagés et, à Sarajevo, le siège de la présidence bosnienne a été incendié. Dans les jours qui ont suivi, le mouvement s’est étendu à l’ensemble du pays. Suite aux manifestations, les chefs de quatre administrations régionales sur dix ont présenté leur démission.

À Tuzla, outre la démission du gouvernement, les manifestants exigent, entre autres, l’égalisation entre les salaires des représentants du gouvernement et ceux des travailleurs du secteur public et privé, la fin des primes de toutes sortes et l’arrêt du paiement des salaires des ministres et autres représentants dont le mandat a pris fin. À Sarajevo, dans une proclamation rendue publique le 9 février au nom des « citoyens de Sarajevo, sans nom, ni nationalité, ni parti politique », les mani- festants demandent l’augmentation des retraites minimales de 400 marks (200 euros), dénoncent le prêt souscrit auprès du FMI, exigent de mettre un terme à la hausse des prix du service public et à l’introduction de nouvelles taxes.

Ils demandent également une révision des conditions dans lesquelles les entreprises publiques ont été privatisées, la formation d’une commission indépendante pour lutter contre la corruption, mais aussi de supprimer les cantons et d’abolir les deux entités, la Fédération croato-musulmane et la République serbe de Bosnie entre lesquelles le pays est partagé. Depuis les accord de Dayton, en 1995, qui mirent fin après trois ans de carnages à la guerre déclenchée après l’écla- tement de la Yougoslavie, la Bosnie-Herzégovine est composée de ces deux entités, sous la sur- veillance d’un « haut représentant » européen toujours présent en Bosnie, et toujours chargé, presque vingt ans après, de veiller au respect des dits accords.

Ces derniers entérinaient un découpage réalisé selon des critères ethniques ou religieux imposés par les partis ultra-nationalistes serbe, croate et bosniaque avec la bénédiction des puissances impérialistes, parties prenantes aux accords de Dayton. Le mouvement témoigne en tout cas de la profondeur du discrédit des partis et des politiciens nationalistes au pouvoir depuis près de vingt ans en Bosnie.

La division de l’ex-Yougoslavie en un entrelacs de micro-États constitués sur des bases ethniques, l’éclatement d’une économie qui avait été partiellement unifiée, maintenant réduite à une série d’entités dont aucune n’est vraiment viable, tout cela a débouché sur un retour en arrière catastrophique sur le plan social.

Sur les murs de Tuzla, lors de la manifestation du 7 février un slogan serait apparu : « Mort au nationalisme ». Le mouvement aurait même trouvé un écho au-delà – timide, mais significatif – en République serbe de Bosnie, en Croatie et en Serbie, sous la forme de rassemblements de solidarité avec les manifestants bosniaques. C’est bien dans l’émergence d’un mouvement po- pulaire, mettant au premier plan des revendications sociales, que réside le seul espoir de surmonter un jour la situation désastreuse créée par l’éclatement de l’ex-Yougoslavie. Jean-Jacques LAMY

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2376&id=51

Lire aussi: http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article31076

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12 février 2014 ~ 0 Commentaire

Taubira à Bayonne

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 Euskal Presoak, Euskal Herrira

Samedi prochain, Christiane Taubira, Garde des Sceaux, sera au Pays Basque et participera à Bayonne à une réunion dont le thème est « quelle justice pour demain ? ».

Sa visite a lieu dans une situation particulière : l’ETA a annoncé l’arrêt définitif de la lutte armée depuis près de deux ans et demi, le processus de paix est en route, mais de façon totalement unilatérale. A ce jour, l’Etat espagnol, et à sa suite l’Etat français, se refusent à amorcer le dialogue et maintiennent, voire accentuent, la répression. En particulier, la même politique carcérale continue, caractérisée notamment par l’éloignement et la dispersion des prisonniers politiques basques. Elle a fait une nouvelle victime la semaine dernière en la personne d’Arkaitz Bellon, âgé de 36 ans, qui devait être libéré en mai prochain après 13 ans d’emprisonnement à la prison de Cadiz. La mobilisation doit se poursuivre et s’intensifier pour obliger les Etats espagnol et français à changer d’attitude.

*
Le NPA appelle à participer massivement à la manifestation organisée par Etxerat (association des familles de prisonnier-e-s et d’exilé-e-s politiques basques) le samedi 15 février à la Place des Basques de Bayonne, à 15h30, sous le mot d’ordre

« Euskal Presoak, Euskal Herrira »:
- pour le respect des droits des prisonnier-e-s et exilé-e-s. Libération et droit au retour immédiats pour celles et ceux qui sont malades ! Libération immédiate pour celles et ceux qui peuvent être mis en libération conditionnelle !
- pour le rapprochement et le regroupement des prisonnier-e-s
- pour qu’il soit mis fin aux lois et mesures d’exception, dont le mandat d’arrêt européen.

L’Etat français et son gouvernement, dont Mme Taubira est l’une des ministres, ont aujourd’hui la responsabilité d’en finir avec la voie répressive et de faire des gestes en direction du processus de paix. C’est bien la résolution politique, démocratique et pacifique du conflit qui est aujourd’hui à l’ordre du jour, avec en particulier comme perspective la libération de tou-te-s les prisonniers et le retour de tou-te-s les exilé-e-s Le 12 février 2014 NPA

http://npa2009.org/node/40286

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11 février 2014 ~ 0 Commentaire

Bosnie: ils ruinent notre avenir, nous voulons qu’ils s’en aillent (rue 89)

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Le pays n’avait pas connu de manifestations de cette ampleur depuis la fin de la guerre intercommunautaire (1992-1995).

Depuis sept jours, la Bosnie-Herzégovine est secouée par de violentes contestations. En cause, la pauvreté, le chômage (près d’un habitant sur deux n’a pas d’emploi) et l’impotence du gouver- nement.

« Ils nous volent depuis 25 ans et ruinent notre avenir. Nous voulons qu’ils s’en aillent », a déclaré l’un des leaders de la manifestation à Tuzla, cité par FranceTvInfo. The Balkanist Magazine publie les demandes des manifestants, traduites en anglais par un blogueur. Lundi, ils étaient plus d’un million devant le siège du gouvernement pour réclamer à nouveau la démission du Premier ministre, relate RFI. Celui-ci a rejeté toute démission à la télévision, lundi soir. « Le Parlement devrait décider ce mardi matin si un scrutin anticipé est organisé. » Les chefs de quatre des dix gouvernements régionaux ont déjà présenté leur démission.

Incendies et échauffourées

Le mouvement est parti de Tuzla, au nord-est du pays, le 5 février, avant de s’étendre à d’autres villes. « Ils ont manifesté pour les retraites, les contributions sociales impayées et la misère à Tuzla qui, avant la guerre, était un centre industriel majeur », explique Tim Judah dans The Economist. « La reconstruction de l’après-guerre a donné un coup de fouet à l’économie, mais ce n’est plus qu’un souvenir. Les privatisations ont souvent été rongées par la corruption. »

Vendredi, une centaines de jeunes ont pénétré dans l’immeuble du gouvernement local et y ont mis le feu. A Sarajevo, des manifestants ont incendié le siège de la présidence. Des échauffourées avec la police ont fait près de 150 blessés, rapporte l’Agence France presse. Le Courrier des Balkans relate la « propagande officielle » servie par les médias qui parlent surtout « des hooligans, des drogués et des voleurs » et qui chouchoutent les politiques sur les plateaux :  « Seuls les réseaux sociaux servent d’antidote à la désinformation. »

« Inutilité » et « irresponsabilité »

« Ils veulent mettre un terme à l’égoïsme de la classe politique, ils veulent pouvoir travailler, et ils veulent une amélioration des droits sociaux à tous les niveaux », explique sur son blog Eric Gordy, chercheur à l’UCL (University College of London) : « Aucun d’entre eux ne fonde ses revendications sur la nationalité, la religion, ou une autre division caractérisant la Bosnie-Herzégovine dans les stéréotypes tenaces du pays. »

En toile de fond se pose le problème politique du pays, depuis les accords de Dayton en 1995. L’institution politique, au sein de laquelle Serbes, Croates et Bosniaques se partagent le pouvoir, a depuis démontré son « irresponsabilité » et son « inutilité », appuie le spécialiste. L’administration est complexe, coûteuse et pléthorique : elle compte 180 000 salariés pour 3,8 millions d’habitants. Emilie Brouze | Journaliste  mardi 11 février 2014 à 14h30

http://rue89.nouvelobs.com/2014/02/11/bosnie-ils-ruinent-avenir-voulons-quils-sen-aillent-249824

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11 février 2014 ~ 0 Commentaire

Partenariats public privé: marché de dupes ? (arte)

mardi 11 février à 22h35 (75 min) Rediffusé vendredi 21.02 à 9h00

Pour leurs grands chantiers et leur mission de service public, les gouvernements européens et les exécutifs régionaux sont désormais confrontés à des restrictions budgétaires drastiques.

D’où l’idée d’avoir recours à des entreprises privées pour assurer les prestations nécessaires. Les grandes banques d’investissement et les magnats du bâtiment sont les premiers à profiter de ces partenariats public-privé (PPP).

Avec des concessions qui peuvent courir sur une période de trente ans, ceux-ci peuvent s’avérer au final fort coûteux pour les États, donc pour les contribuables. Or les négociations et les accords passés entre les deux parties restent secrets, ce qui, accusent nombre de parlementaires, constitue un grave déni de démocratie.

L’ancien rédacteur en chef du Spiegel Stefan Aust et son collègue Thomas Ammann ont mené une investigation approfondie sur quatre projets contestables des deux côtés du Rhin. En France, ils ont enquêté sur la nouvelle Ligne ferroviaire à grande vitesse Tours-Bordeaux, qui fait la part belle au groupe Vinci et sur la future cité judiciaire des Batignolles, à Paris, qui constitue pour le groupe Bouygues une aubaine.

En Allemagne, ils s’intéressent au chantier de la Philharmonie de l’Elbe, à Hambourg, source de polémiques, et aux travaux pharaoniques entrepris sur un tronçon d’autoroute en Basse-Saxe. Un tableau documenté qui donne la parole aux partisans du système des PPP comme à ses détracteurs, à des commissaires aux comptes et à des responsables politiques.

http://www.arte.tv/guide/fr/049258-000/les-partenariats-public-prive-un-marche-de-dupes

 

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11 février 2014 ~ 0 Commentaire

La catalogne interdit à son tour la fracturation hydraulique (basta)

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La Catalogne est devenue la quatrième région d’Espagne à interdire la fracturation hydrau-lique, après la Cantabrie, la Rioja et la Navarre. Jusqu’à présent, le parlement régional catalan refusait chaque licence d’exploration sollicitée par un groupe pétrolier (voir la carte ci dessous). Avant d’intégrer finalement le 30 janvier un changement dans la législation, comme le rapporte El Pais. La loi sur l’urbanisme stipule désormais qu’il « n’est pas permis d’utiliser la technologie de la fracturation hydraulique quand elle peut avoir des effets négatifs sur les caractéristiques géologiques, environnementales, paysagères ou socio-économiques ».

« Les principales raisons ayant motivé cette interdiction ne sont pas environnementales ou so- ciales, mais purement économiques », relève Ejolt, un réseau d’organisations, d’universités et de laboratoires de recherche sur la justice environnementale. Selon les rapports commandés par le gouvernement catalan (de centre-droit), l’extraction de gaz non conventionnel n’est pas suffi- samment rentable et fournirait seulement huit mois de consommation de gaz à la région. Le coût politique d’une autorisation aurait par ailleurs été élevé : de nombreuses municipalités et collectifs sont opposés à l’extraction des hydrocarbures non conventionnels.

L’interdiction en Catalogne survient alors que le ministère de l’Industrie espagnol a autorisé l’exploration dans quatre zones se situant à cheval sur la région autonome et l’Aragon. Le gouvernement central a annoncé qu’il ferait appel de ces interdictions devant la Cour constitutionnelle. Mais l’opposition de l’opinion publique demeure forte : « Dans les Asturies et dans la province de Burgos, plusieurs entreprises de fracturation ont déjà renoncé à cause de l’opposition et de la pression citoyenne », remarque le collectif Ejolt. A l’échelle du pays, plus de 400 villes espagnoles se sont déclarées « Libre de Fracking ». Par Sophie Chapelle 11 février 2014

Source : fracturahidraulicano.info

http://www.bastamag.net/Gaz-de-schiste-quatre-regions

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10 février 2014 ~ 0 Commentaire

Contre la privatisation de la santé en europe

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Une campagne bien lancée!

Le Vendredi 7 février au matin, plusieurs centaines de syndicalistes belges de la CSC (centrale d’origine chrétienne), de la FGTB (centrale de tradition socialiste) et des militants de mouvements sociaux, ont manifesté dans le centre de Bruxelles, accompagnant des délégations venues de Grèce, de Grande Bretagne, d’Allemagne, du Portugal, de l’Etat Espagnol, de Pologne, de France, pour remettre aux ambassades des pays concernés, ainsi qu’au 1er ministre belge un manifeste pour le droit à la santé et à la protection sociale en Europe (document ci-joint).
En tête du cortège une grande banderole  « notre santé n’est pas à vendre », était tenue par des militants ayant revêtu un pyjama ou blouse de malade et portant une pancarte « je suis un malade non rentable ».

Le cortège s’est ensuite rendu au siège de l’UNESCO, où une demande en bonne et due forme de classement des systèmes publics de santé et de protection sociale au patrimoine mondial de l’Humanité a été déposée. La manifestation s’est ensuite dirigée vers l’immeuble-forteresse de la commission européenne où le manifeste a été remis. Une délégation a été reçue par les représentants de 3 commissaires européens concernés. Cet évènement avait pour but de lancer une campagne qui va durer jusqu’aux élections européennes et dont le manifeste, traduit dans les différentes langues, sera le support.

Son but : imposer dans le débat politique, la question vitale pour des millions d’eu- ropéen, mais soigneusement mise à l’écart par les partis institutionnels et les institutions euro- péennes du droit de tous à la santé et à la protection sociale, mis à mal par les politiques libérales et formuler des exigences claires et radicales : des systèmes de santé et de protection sociale 100% publics et non marchands.

La manifestation a été suivie d’une conférence de presse, et d’une réunion publique, au cours de laquelle les représentants, notamment des pays d’Europe du Sud (Grèce, Etat Espagnol, Portugal) ont pu montrer les conséquences dramatiques des politiques menées sous l’impulsion de la « troïka », et prouver l’incompatibilité entre la santé de tous et les profits de quelques uns. Ils ont aussi fait état des victoires remportées, comme celle des « marées blanches » contre la privatisation des hôpitaux madrilènes.

Le lendemain, une réunion du réseau européen, qui regroupe, dans une dizaine de pays d’Europe, des syndicats, mouvements sociaux, partis (dont le NPA) a fixé le calendrier et les objectifs de la campagne : diffusion large du manifeste et d’une version résumée et illustrée d’exemples. interpellation des candidats aux élections européennes, initiatives coordonnées autour du 7 avril, journée mondiale de la santé qui sera le moment fort de cette campagne. Le réseau sera également présent lors d’autres échéances telles que le 8 mars ou le 1er Mai.

Une campagne qui trace, en actes, une alternative, tant aux politiques libérales, qu’aux replis nationalistes, pour une Europe des droits sociaux et des peuples.

Le manifeste

http://npa2009.org/content/contre-la-privatisation-de-la-sante-en-europe-une-campagne-bien-lancee

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10 février 2014 ~ 0 Commentaire

Les vœux pieux de michel barnier et de la commission européenne à propos des banques (lcr.be)

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Fin janvier 2014, Michel Barnier, commissaire européen en charge des banques, a rendu public une proposition de réforme qui concerne en pratique les 30 établissements bancaires européens les plus importants |1|.

Les banquiers ont poussé des cris d’orfraie car la Commission propose de forcer certaines banques à cantonner les opérations de trading les plus risquées dans une filiale ad-hoc |2|.

The Economist qui rejette cette proposition est très clair et franchement cynique : « Heureusement, Monsieur Barnier n’a pas le mot de la fin. Sa proposition doit maintenant être approuvée à la fois par les gouvernements européens et par le parlement européen. Grâce aux aléas du processus qui mènera à légiférer sur le sujet, il est toujours temps d’améliorer ou d’enterrer cette proposition. » |3|.

En effet, vu la tenue des élections européennes en mai 2014, la proposition de la com- mission sortante ne pourra être adoptée au plus tôt que fin 2015. Les banques ont donc du temps devant elles pour infléchir la position des autorités européennes sauf si un nouveau krach survient et force Bruxelles et Francfort |4| à imposer des règles véritablement contraignantes.

De toute façon, Michel Barnier et la Commission européenne ne proposent pas une séparation des banques, à peine proposent-ils la création d’une filiale ad-hoc. En plus, la décision d’obliger certaines banques à créer cette filiale ad-hoc sera l’affaire des autorités de régulation, c.-à-d. dans la zone euro de la compétence de la Banque centrale européenne qui est très peu encline à imposer des contraintes sérieuses aux banques.

La succession de reculades, de concessions et de demi-mesures montre qu’on ne peut pas se fier aux gouvernants et aux autorités en place pour mettre véritablement de l’ordre dans le monde opaque de la finance. À cause des choix qu’elles ont faits, les banques ont contribué à provoquer la pire crise économique et sociale depuis les années 1930. La décision des banques centrales de leur accorder un accès illimité au crédit sans leur imposer un changement des règles du jeu aggrave le problème.

Il faut revenir aux fondamentaux. Les banques doivent être considérées comme des services publics, du fait, précisément, de leur importance et de l’effet dévastateur que leur mauvaise gestion peut avoir sur l’économie. Le métier de la banque est trop sérieux pour être confié à des banquiers privés. Comme elle utilise de l’argent public, bénéficie de garanties de la part de l’État et rend un service de base fondamental à la société, la banque doit devenir un service public.

Les États doivent retrouver leur capacité de contrôle et d’orientation de l’activité éco- nomique et financière. Ils doivent également disposer d’instruments pour réaliser des inves- tissements et financer les dépenses publiques en réduisant au minimum le recours à l’emprunt auprès d’institutions privées.

Pour cela, il faut exproprier sans indemnisation les banques pour les socialiser en les transférant au secteur public sous contrôle citoyen. En prenant un virage radical, il est possible de protéger les dépôts des épargnants, de financer des activités utiles au bien commun, de garantir l’emploi et les conditions de travail du personnel du secteur.

Pour cela, il apparaît indispensable et essentiel de construire un service public de l’épargne, du crédit et de l’investissement. L’option qu’il faut mettre en avant implique l’élimination du secteur bancaire capitaliste, tant dans le crédit et l’épargne (banques de dépôt) que dans le domaine de l’investissement (banques d’affaire ou d’investissement). Dans cette option, il ne resterait que deux types de banques : des banques publiques avec un statut de service public (sous contrôle citoyen) et des banques coopératives de taille modérée. 8 février 2014 par Eric Toussaint

http://www.lcr-lagauche.org/les-voeux-pieux-de-michel-barnier-et-de-la-commission-europeenne-a-propos-des-banques/

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10 février 2014 ~ 0 Commentaire

Vigo, répression syndicale

Vigo, dimanche 9 février, contre la condamnation à trois ans de prison ferme, pour participation à un piquet de grève en 2008:  « Indulto », amnistie!

Source: http://www.diarioliberdade.org/

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