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28 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Le Pays basque veut son superdépartement (FI)

Le Pays basque veut son superdépartement (FI) dans Europe drapeaux-minorites

Dans quelques jours, les Basques vont manifester pour réclamer la création d’un département autonome aux compétences élargies. Une demande qui révèle la manière dont la France traite ses identités régionales.

A travers la création d’un superdépartement, c’est leur identité que les Basques veulent voir reconnue. Et c’est ce qui fait peur à l’Etat.  Ils seront des milliers dans les rues de Bayonne la semaine prochaine. Des milliers à réclamer la création d’un superdépartement basque, doté de très nombreuses com- pétences. Et l’on aurait tort de ne pas y prêter attention car cette revendication a aujourd’hui largement débordé les rangs indépendantistes. On trouvera dans les défilés des membres de l’UMP qui s’étaient pourtant toujours opposés à cette idée ; des élus socialistes qui critiquent leur propre gouvernement ; des chefs d’entreprise côte à côte avec des syndicalistes, des responsables associatifs et, bien sûr, de simples citoyens. Tous demanderont que l’on profite de la réforme de la décentralisation en cours pour créer cette collectivité que les Basques réclament depuis la Révolution française, au moment où ils ont été mêlés aux Béarnais au sein du département des Pyrénées-Atlantiques. S’il fallait résumer la question en une phrase, on pourrait dire ceci : sur le fond, la demande des Basques est justifiée, mais politiquement, elle a peu de chances d’aboutir.

Voici pourquoi.

Longtemps, deux obstacles ont empêché les Basques d’obtenir leur département. Paris leur disait : rien ne sera possible tant que les terroristes d’ETA commettront des attentats et tant que les élus locaux seront divisés sur le sujet. Or, en 2011, ETA a annoncé un «  arrêt définitif  » de son activité armée et depuis, pas une seule explosion n’a retenti Outre-Pyrénées. Mieux : tous les spécialistes considérent qu’il ne s’agit pas d’une trêve, mais d’une rupture historique. Quant aux élus, on l’a dit, tous ou presque sont désormais favorables à cette idée. La demande des Basques est d’autant plus justifiée qu’ils disposent d’une identité particulière, fondée notamment sur une langue très originale. Au fond, à travers ce superdépartement, c’est d’abord cette identité qu’il veulent voir reconnue. Au même titre que les Alsaciens, les Bretons ou les Corses, qui, eux, disposent de collectivités locales spécifiques. Et pourtant, cela coince. L’Etat met notamment en avant le risque d’une dérive indépendantiste. Créer un département basque serait selon lui mettre le doigt dans un engrenage qui, à terme, pourrait déboucher sur l’unification des Pays basques français et espagnol. «  Tout cela est dangereux pour l’unité de notre pays », a ainsi déclaré sur Canal + le ministre de l’intérieur, Manuel Valls.

Il faut pourtant dire les choses comme elles sont. Cet argument est caricatural.

Non seulement il confond demande d’autonomie (à l’intérieur d’un Etat) et indépendance (à l’extérieur). Mais surtout, il feint d’ignorer que l’idée d’indépendance est hyper minoritaire au Pays basque : personne ou presque ne la réclame ! Au contraire :  créer un département reviendrait à installer à Bayonne un préfet, donc un représentant supplémentaire de l’Etat. On est vraiment à l’opposé de l’indépendance. Comme on ne fera pas l’injure de penser que le ministre de l’intérieur est mal informé et encore moins stupide, les raisons de son opposition sont à chercher ailleurs. Pesonnellement, j’en vois trois. La première, la plus mesquine, relève du pur calcul politique. Manuel Valls tient des propos caricaturaux sur le dossier basque parce cela lui permet de conforter son image d’homme à poigne. Le risque pour lui est d’autant plus faible que les Français le connaissent mal et ne lui en tiendront donc pas rigueur. La seconde, plus sérieuse, est qu’au sein de l’Union européenne, François Hollande a besoin de l’Espagne pour faire pression sur l’Allemagne. Dans ces conditions, pas question de fâcher Madrid en donnant l’impression de faire des concessions sur le dossier basque. La troisième est peut-être la plus fondamentale car elle ne dépend pas des circonstances. Si la force de l’identité basque est, de fait, le meilleur argument des défenseurs du superdépartement, elle est aussi, paradoxalement, leur plus grande faiblesse car elle fait peur à l’Etat. Il faut rappeler en effet que notre pays est culturellement et ethniquement disparate _ il n’y avait guère de raison qu’un jour, des Alsaciens se retrouvent avec des Corses, des Catalans et des Bretons au sein de la même nation. Pour cette raison, Paris a toujours veillé à contrôler les régions à la personnalité trop affirmée et à dévaloriser leur culture. Créer une collectivité sur une base identitaire est donc fondamentalement contraire et à sa philosophie et surtout à ses intérêts

Conclusion ? Il faudrait vraiment que les Basques soient vraiment très nombreux dimanche prochain pour retourner la situation à leur avantage.

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26 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Les peuples unis contre la Troïka, le 1er juin à Paris Trocadéro (Ldh)

Les peuples unis contre la Troïka, le 1er juin à Paris Trocadéro (Ldh) dans Austérité 1er-juin-francais

Appel du Collectif pour un audit citoyen de la dette publique

Suite à l’initiative de citoyen-ne-s du Portugal, de Grèce, d’Espagne et et de France, nous relayons auprès des citoyen-ne-s, associations, mouvements, organisations politiques et syndicats de France, l’appel à une manifestation internationale contre la Troïka(1), le 1er juin prochain(2). Cette initiative a été lancée à Lisbonne le 26 avril dernier par des militant-es de cinq pays européens, dont le mouvement portugais « Que se lixe a Troïka » (« Que la Troïka aille se faire foutre ») qui a déjà mobilisé plus d’un million de personnes dans les rues du Portugal les 15 septembre et 2 mars derniers. Elle entre en écho avec toutes les résistances citoyennes, sociales, syndicales en cours et à venir (blockupy Francfort les 31 mai et 1er juin, Altersommet à Athènes les 7 et 8 juin…).

Partout où elle sévit déjà (Grèce, Portugal, Irlande, Chypre…), la Troïka, mise en place par les chefs d’États et de gouvernement européens, sème le chômage de masse, la misère, la pauvreté, la précarité, privatise tout ce qui peut être rentable, détruit la culture, les systèmes de santé et l’école publique. Elle condamne des hommes et des femmes chaque fois plus nombreux à l’émigration et met en concurrence pauvres et encore plus pauvres que soi. Sous son emprise, nous sommes condamnés à la récession et plongés dans le cercle infernal de l’endettement, dont nous devenons les esclaves. Là où la Troïka ne sévit pas encore, les gouvernements anticipent des mesures d’austérité, de privatisation et de démantèlement des droits sociaux.

Parce que personne ne doit rester seul-e face à la crise, nous devons exprimer partout, toutes et tous ensemble en Europe, notre refus des politiques d’asservissement des peuples. Nous – citoyen-nes, mouvements, syndicats, organisations, représentant-es de collectivités, groupes formels ou informels – appelons à répondre à cet appel à mobilisation.

Un rassemblement sera organisé à Paris, samedi le 1er juin, à 14h sur le parvis des droits de l’homme esplanade du Trocadéro

Collectif pour un audit citoyen de la dette publique (Membres du collectif : Act Up-Paris, Agir ensemble contre le chômage (AC !), AITEC-IPAM, Amis de la terre, Attac, CADTM, Cedetim, Collectif national pour les droits des femmes, Collectif Richesse, Confédération CGT, Convergence SP, Coopérative DHR, Economistes atterrés, Emmaüs International, Fakir, Fédération syndicale unitaire, Finances CGT, Fondation Copernic, Indecosa-CGT, L’Appel des appels, Ligue des droits de l’Homme, Marches Européennes, Marche mondiale des femmes France, Mouvement Utopia, Réseau Education populaire, Résistance sociale, Snesup, Solidaires Finances Publiques, Sud BPCE, Union syndicale Solidaires. Soutiens : Alliance écologiste indépendante, Alternatifs, Association nationale des élus communistes et républicains, Convergences et Alternative, Démocratie et socialisme, Europe Ecologie Les Verts, Fase, Gauche anti- capitaliste, Gauche unitaire, M’PEP, NPA, Parti communiste français, PCOF, Parti de gauche, Parti pour la décroissance). Association Autogestion, FAE – Féministes pour une autre Europe, Le Mouvement de la Paix, Mémoire des luttes, Réseau Féministe « Ruptures »,Transform ! Europe, Unies-vers-elles

1. Troïka : Commission Européenne, Fonds Monétaire International, Banque Centrale Européenne

2. L’appel de Lisbonne

L’Europe subit une violente attaque du capital financier représenté par la Troïka (FMI, BCE, CE) et par les différents gouvernements qui appliquent les politiques concoctées par ces institutions qui méprisent les personnes. Nous savons que cette offensive vise à faire plier les peuples en les rendant esclaves de la dette et de l’austérité. Cette attaque concerne toute l’Europe et elle doit être également vaincue par la lutte internationale. Chacun de nous, dans chaque pays, dans chaque ville, avec ses spécificités, ressent dans ses chairs les mesures qui détruisent les droits conquis par des décennies de luttes ; des mesures qui aggravent le chômage, qui privatisent tout ce qui peut être rentable et qui conditionnent la souveraineté des pays avec la propagande de « l’aide externe ». Il est urgent d’unir nos forces pour mieux combattre cette attaque. L’appel de que nous lançons pour une manifestation internationale décentralisée circulait déjà parmi des dizaines de mouvements sociaux en Espagne, en France, en Grèce, en Italie, à Chypre, en Irlande, en Angleterre, en Ecosse, en Allemagne, en Slovénie… Lors de notre réunion d’hier, le 26 avril à Lisbonne, des camarades de plusieurs pays d’Europe ont discuté ensemble de cette proposition.

Il a été décidé par consensus international que nous descendrons dans les rues le 1er juin prochain sous le mot d’ordre : « Les peuples unis contre la Troïka ! » Ceci est le début d’un processus qui se veut décentralisé, inclusif et participatif. Nous voulons le construire collectivement en rassemblant nos forces. A partir d’aujourd’hui, cet événement du 1er juin sera diffusé à l’échelle européenne et nous invitons tout le monde à participer à cette protestation internationale contre la Troïka et contre l’austérité et pour que ce soient les peuples qui décident de leur destin. Nous faisons appel à tous les citoyens et citoyennes, avec ou sans parti, avec ou sans emploi, avec ou sans espoir ; nous les appelons à s’unir tous et toutes. A toutes les organisations politiques, mouvement civiques, syndicats, partis, collectivités, groupes informels, nous les appelons à nous rejoindre.

Nous voulons continuer à élargir nos contacts tant nationaux qu’internationaux, parce que nous sommes conscients que ce sera l’addition de nos voix qui pourra bloquer la nouvelle vague d’austérité qui est en train de se préparer. Les peuples d’Europe ont démontré à plusieurs reprises qu’ils ne sont pas disposés à plus de sacrifices au nom d’un futur qui ne viendra jamais. C’est pour cela que nous pensons que l’heure est venue pour ces peuples de démontrer qu’ils peuvent se coordonner dans la lutte et dans l’opposition à ces politiques.

Du Nord au Sud de l’Europe : prenons la rue contre l’austérité !

Source : http://www.esquerda.net/artigo/povos-unidos-contra-troika-manifesta%C3%A7%C3%A3o-internacional-dia-1-de-junho/27632

http://www.ldh-france.org/Les-peuples-unis-contre-la-Troika.html

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25 mai 2013 ~ 0 Commentaire

France-Allemagne : une démagogie sur fond d’antagonisme

France-Allemagne : une démagogie sur fond d'antagonisme dans Europe 89522324tardi2-jpg

Une campagne est actuellement menée contre l’Allemagne, rendue responsable de tous les maux (capitalistes et gouvernement français n’y seraient pour rien !).

Ainsi, Claude Bartolone, le président de l’Assemblée, appelle à une confrontation avec Merkel. Dans la foulée, la direction du PS a failli adopter un texte dénonçant l’« intransigeance égoïste » de Berlin. Tout ceci s’articule évidemment aux prises de positions d’un Montebourg sur le « patriotisme éco- nomique », censé permettre de « retrouver l’ADN historique de ce qu’a été le capitalisme français », c’est-à-dire « un modèle entrepreneurial innovant et d’essence patriotique » (!). Et Jean-Luc Mélenchon joue évidemment sa partition dans ce chœur. À propos de Chypre, il n’hésite pas à titrer un billet de son blog « En route vers l’Europe allemande »…

Fin de partie à l’Élysée
Dans ce contexte, la conférence de presse de Hollande du 16 mai était attendue, tant à Berlin qu’à Bruxelles. Comme l’écrit le Monde, il a choisi « l’apaisement » et a commencé à reprendre à son compte les « conseils » de la troïka UE-BCE-FMI. Un jour avant, le président « normal » s’était d’ailleurs rendu à Bruxelles. Là, au côté de Barroso, il avait annoncé l’accélération du rythme des réformes dites « structurelles » (en premier lieu, les retraites). Le lendemain, Hollande a donc repris à son compte l’objectif d’un « véritable gouvernement économique de la zone euro », menant à une « union politique renforcée ». Les termes étaient visiblement choisis pour ne pas heurter l’équipe Merkel. Il s’agirait de discuter la politique économique, d’harmoniser la fiscalité, d’entamer la convergence des politiques sociales (« par le haut »), etc. Par contre, pas un mot sur les taux de change, alors que le niveau de l’euro handicape incontestablement les capitalistes français, italiens, etc. L’hétérogénéité de la fiscalité dans l’UE a permis depuis 30 ans que se développe le dumping fiscal. Qui peut croire que Merkel et Barroso puissent envisager de revenir dessus ? Idem en ce qui concerne les politiques sociales.

Une crise sans fin
En arrière-plan, Paris cherche en fait à sortir du face-à-face actuel avec Berlin en renforçant le pouvoir de ses alliés traditionnels (Italie, Espagne…) face à celui de la BCE sous influence de l’Allemagne et de ses alliés. Mais, affaibli, en pleine récession, l’impérialisme français rencontre bien des difficultés pour imposer un compromis sérieux à son grand rival.  Quant à Merkel, elle bénéficie à plein de la situation : la bonne santé de ses capitalistes se fait largement au détriment de ses « partenaires » et pas seulement ceux d’Europe du sud. Pour Berlin, le but est de doter l’UE de nouveaux outils de « discipline bud- gétaire ». S’il voit le jour, le gouvernement économique prôné par Hollande ne sera donc qu’un super gendarme de la zone dominé par l’Allemagne. Les discours « européens » de Hollande tente de masquer une nouvelle radicalisation de la politique anti-sociale et l’accentuation des rivalités entre puissances. La réponse est du côté des travailleurs et des peuples.

Pascal Morsu  Samedi 25 mai 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 196 (23/05/13)

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25 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Le 1er juin contre la troïka!

Le 1er juin contre la troïka! dans Crise troik

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21 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Suède : “Les émeutes continuent” (Presseurop)

Suède : “Les émeutes continuent” (Presseurop) dans Europe

Le 20 mai, et pour la deuxième nuit consécutive, des émeutes ont eu lieu à Husby, une banlieue de Stockholm à majorité immigrée. Plusieurs voitures ont été incendiées et les forces de l’ordre ont été attaquées à coups de pierres par des bandes de jeunes masqués. Ces émeutes surviennent après la mort, le 13 mai, d’un homme de 69 ans tué par la police qu’il avait menacée. Mais la ségrégation et le chômage sont également les causes de ces débordements, estime le Dagens Nyheter. La police est en outre accusée d’avoir utilisé un language raciste envers les habitants du quartier. « On nous a traités de ‘nègres’ et de ‘singes’ », déplore Rami Al-Khamisi, porte-parole de l’association Megafonen [Le mégaphone], engagée auprès des jeunes de la banlieue de Stockholm.

Presseurop Dagens Nyheter, 21 mai 2013

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/3793271-les-emeutes-continuent

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19 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Appel de Lisbonne

Appel de Lisbonne dans A gauche du PS 945156_330490653743991_1378662414_n

L’Europe se trouve sous une violente attaque du capital financier représenté par la Troika (FMI, BCE, CE) ainsi que par les gouvernements successifs qui appliquent les politiques concertées avec ces institutions, méprisant les gens.

Nous savons que cette offensive vise à faire plier les peuples, les convertissant en esclaves de la dette et de l’austérité, que cette offensive parcourt toute l’Europe et que c’est pour cela qu’elle doit être défaite par la lutte internationale.

Nous toutes et tous, dans chaque pays, dans chaque ville, dans chaque foyer, avec nos spécificités, vivons dans notre peau les mesures qui ravagent les droits conquis depuis des décennies, mesures qui aggravent le chômage, qui privatisent tout ce qui peut être rentable et qui conditionnent la souveraineté des pays sous la propagande de la « dette externe ».

Ils est urgent d’unir nos forces pour mieux lutter contre cette attaque.

La convocation appelant à une manifestation internationale décentralisée a circulé parmi des dizaines de mouvements : Espagne, France, Italie, Grèce, Chypre, Irlande, Angleterre, Ecosse, Allemagne, Slovénie……

Pendant la réunion, aujourd’hui 26 avril, à Lisbonne, des militantEs de différents pays d’Europe ont débattu en commun de cette proposition.

Nous avons décidé, ce jour, par consensus international d’occuper les rues le 1er Juin.

Peuples unis contre la Troika !

Ceci est un processus décentralisé, participatif et qui unit. Nous voulons le construire collectivement en élargissant nos forces. A compter de ce jour la date du 1Er juin sera proposée en Europe en y invitant , toutes et tous, à s’unir dans une mobilisation internationale contre la Troika et l’austérité pour que ce soient les peuples qui prennent les décisions pour leurs vies.

Nous appelons les citoyenEs, avec ou sans parti, travailleursEs , sans emploi, sans espoir ou avec, qu’ils s’unissent à nous.

Nous appelons toutes les organisations politiques, mouvements sociaux, syndicats, partis, collectifs et groupes informels à ce qu’ils s’unissent à nous.

Nous voulons continuer d’amplifier nos contacts, nationaux et internationaux, parce que nous sommes conscientEs que c’est en élargissant nos forces que nous pourrons freiner la vague d’austérité qui s’approche.

Les peuples d’Europe ont déjà démontré en différents moments qu’ils ne sont plus disposés à de nouveaux sacrifices au nom d’un futur qui n’arrive jamais.

Nous croyons que le moment est arrivé de démontrer la capacité de ces peuples à se coordonner dans la lutte de rejet de ces politiques.

Du Nord au Sud de l’Europe, descendons dans les rues contre l’austérité !

Dimanche 19 mai 2013

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18 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Ken Loach : « Commençons ensemble une nouvelle étape »

Ken Loach : « Commençons ensemble une nouvelle étape » dans A gauche du PS 9313-239515_960x332

Entretien. Le 30 avril dernier, Ken Loach est venu à Paris pour présenter en avant-première son nouveau film l’Esprit de 45. Alain Krivine et Olivier Besancenot ont pu le rencontrer à cette occasion et faire une courte interview autour de son nouveau film et de l’appel à la constitution d’un nouveau parti.
Dans ton film, tu présentes l’année 1945 comme celle de grandes avancées sociales. Pourquoi ?
C’est à cause de la guerre, où l’État a dû prendre possession des principales richesses, comme les mines ou les chemins de fer, pour assurer l’approvisionnement. Beaucoup de ministres travaillistes ont continué la même politique juste après la guerre. Leurs discours restaient très idéalistes et très socialistes. Cet énorme potentiel ne va pas durer et la rupture totale sera organisée par Thatcher, qui va organiser sa politique comme une véritable déclaration de guerre à la classe ouvrière en brisant notamment par l’intervention de la police la longue grève des mineurs.

Il n’y a plus aujourd’hui de gauche organisée au sein du parti travailliste ?
Peut-être deux députés… Mardi dernier, après la projection de mon film, un conseiller travailliste s’est levé pour dire « Personne ne doit critiquer le parti travailliste, sinon ça fera le jeu des conservateurs… »
Et pourtant, il faudrait cesser d’être exploités par les grandes firmes, et nationaliser l’électricité ou le gaz. Mais les leaders travaillistes n’en veulent pas. C’est toute leur contradiction.

Tu viens de lancer un appel au rassemblement de la gauche anticapitaliste en Grande-Bretagne. Dans quelles conditions l’as-tu fait et avec qui ?

Au départ, c’était une simple intervention, partant du principe qu’il n’ y a plus aucune force de gauche significative et organisée dans notre pays. Mais très vite, des amis m’ont demandé de mettre sur internet ma déclaration, et aujourd’hui, plus de 8 000 personnes ont signé. Mais les signatures individuelles ne suffisent pas. Il faudrait que les associations et coalitions qui mènent des campagnes unitaires nous rejoignent, par exemple celles qui luttent pour les SDF, pour la défense des services publics, des chemins de fer , de la santé ou de l’environnement. Aujourd’hui chacune mène sa campagne séparément.
Le problème n’est pas de s’emparer de leur campagne à leur place et de les mettre derrière notre drapeau, mais de se mobiliser et de militer ensemble. Ils font tous de la politique, mais il n’ y a pas de cadre commun et ils ne veulent pas rejoindre telle ou telle organisation déjà existante. Tous sont unanimes contre l’austérité ou la guerre. Il va y avoir une réunion le 11 mai et nous allons voir qui vient. Nous leur dirons « mettons nous autour de la table et commençons ensemble une nouvelle étape ».

Propos recueillis par Alain Krivine  Samedi 18 mai 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 195 (15/05/13)
esprit de 45

l’Esprit de 45 de Ken Loach Sortie en salle le mercredi 8 mai
Il s’agit d’un documentaire composé d’un montage de scènes d’actualité et de nombreuses interviews de témoins de deux époques totalement différentes. D’abord celle des années 45, juste après la guerre où règne dans le pays un climat d’euphorie lié à la fin de la guerre et à une série de mesures prises en faveur des travailleurs, notamment des nationalisations. Scènes de guerre et de bombardement alternent avec les interviews. Puis le film aborde la deuxième séquence, la prise du pouvoir par Thatcher et la guerre sociale qu’elle ouvre contre la classe ouvrière, notamment en brisant par la force la grande grève des mineurs qui par sa durée et sa combativité était devenue un exemple en Europe (voir dossier dans Tout est à nous ! n°192). La fin du film montre comment, avec les conservateurs ou les travaillistes d’aujourd’hui, les travailleurs subissent une politique terrible, et comment en particulier le parti travailliste a complètement trahi ses origines. La conclusion du film est un véritable appel à la résistance.
Notre hebdomadaire a passé la semaine dernière des extraits de l’appel cosigné par Ken Loach et soutenu aujourd’hui par des milliers de signataires et quelques groupes d’extrême gauche : une scission du SWP (IS Network), des jeunes de Pouvoir ouvrier (Anticapitalist left) ou nos camarades de Socialist Resistance. Déjà 90 groupes de soutien sont en formation dans le pays, et une première réunion nationale s’est tenue le 11 mai à Londres.
A.K.

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17 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Travaillez un an chez Ryanair : vous ne serez payé que neuf mois (Rue 89)

Travaillez un an chez Ryanair : vous ne serez payé que neuf mois (Rue 89) dans Crise ryanair-pub-sarkozy-bruni-2467862_1713

Les révélations sur les conditions de travail chez Ryanair semblent plus scandaleuses à chaque nouveau témoignage.

Une ancienne membre du personnel de cabine, sous contrat avec un sous-traitant, témoigne dans le quotidien anglais The Independent. Elle raconte notamment avoir dû :

  • Prendre trois moins de congés sans soldes – obligatoires – dans l’année. Pendant ce temps-là, interdiction de travailler ailleurs.
  • Payer 360 livres (environ 425 euros) pour son uniforme et 1 800 livres (environ 2 130 euros) pour prendre un cours de sécurité – obligatoire.

De vol quatre jours par semaines, elle devait rester d’astreinte le cinquième jour sans que cela ne lui soit payé. Elle raconte s’être rendu à l’aéroport un jour d’astreinte, à 4 heures du matin, pour finalement apprendre que le vol était annulé. Le trajet aller-retour en taxi a été pour sa poche et aucune compensation ne lui a été payé. Même sur ses quatre jours de travail, seules les heures passées en vol étaient rémunérées pour 13,07 livres de l’heure (15,47 euros environ). Rien pour les réunion d’information avant vols, les heures de rotations, les rendez-vous commerciaux et les heures passées au sol à cause des délais et des annulations de vols.

Lire sur The Independent (en anglais)

http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/05/17/travaillez-an-chez-ryanair-serez-paye-neuf-mois-242401

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14 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Le gouvernement grec supprime par décret le droit de grève des enseignants (Avanti.be)

Le gouvernement grec supprime par décret le droit de grève des enseignants (Avanti.be) dans Austérité lacombe160508b-300x297

Le gouvernement grec a remis ce lundi un ordre de « mobilisation civile » à tous les professeurs de l’enseignement secondaire par lequel il interdit la grève dans ce secteur. Les enseignants ont demandé le soutien des deux principaux syndicats afin de pouvoir la mener à bien.

Le conflit ouvert entre le gouvernement et les enseignants s’est durci ce week-end avec la décision de l’exécutif d’empêcher à tout prix une grève enseignante prévue pendant les examens nationaux des étudiants de la fin du secondaire pour leur entrée à l’université. Le Premier ministre Antonis Samaras a signé un décret ce samedi après midi par lequel il ordonne la « mobilisation civile » des enseignants du secondaire, ce qui signifie qu’en cas de désobéissance à leurs obligations professionnelles ils peuvent être emprisonnés et licenciés. Le syndicat des enseignants (OLME) a critiqué la décision du gouvernement et envoyé une demande aux deux plus grands syndicats, la Confédération générale des travailleurs (GSEE) et la Confédération des employés publics (Adedy), pour les inviter à organiser une journée de grève générale ce vendredi, date à laquelle sont prévus les examens.

L’OLME a également annoncé qu’elle a introduit un recours au Conseil d’Etat contre la mesure prise par l’exécutif, en affirmant que ce décret est inconstitutionnel et qu’il contrevient à la législation nationale et européenne en matière de grève puisque la « mobilisation civile » est conçue pour des périodes de guerre ou après des évènements extrêmes comme des catastrophes naturelles. En outre, le syndicat organise aujourd’hui une manifestation face au Parlement qui sera renforcée par une appel de soutien lancé par le syndicat communiste, PAME, et par les marques de solidarités d’organisations sectorielles comme, parmi d’autres, les médecins d’hôpitaux, les employés municipaux et les étudiants.

Le principal parti d’opposition, Syriza, a estimé que l’attitude du Premier ministre est irresponsable et dangereuse car « les explosions sociales se produisent quand on use de méthodes dictatoriales ». Il a exigé la dérogation du décret ainsi que la recherche de solutions négociées entre le gouvernement et les enseignants. Le Parti communiste de Grèce (KKE), pour sa part, a remis en question la légitimité de la décision de Samaras et condamné « l’application de la doctrine préventive de la loi et de l’ordre contre le peuple travailleur ». Il a appelé les citoyens à s’unir contre « les politiques inhumaines dans l’enseignement qui vont de paire avec l’oppression de l’Etat et l’autoritarisme ».

Source : Librered

http://www.librered.net/?p=26677
Traduction française pour Avanti4.be

http://www.avanti4.be/actualite/article/le-gouvernement

Grèce : solidarité avec les enseignants (Essf)

La « Troïka intérieure » a décidé de rallonger de 2h hebdomadaire minimum le temps de travail des enseignants du second degré, et d’envoyer des milliers d’enseignants « combler les trous » loin de chez eux. Motifs de ces mesures anti-pédagogiques : faire travailler plus et gagner moins, mais aussi « dégraisser le mammouth », ce lieu commun du libéralisme, avec comme effet le licenciement de 10 000 profs remplaçants ou à salaire horaire. Et bien entendu attaquer un des syndicats les plus présents dans les mobilisations de rue contre le mémorandum.

Les trois partis du gouvernement ont choisi leur moment pour cette opération :

un peu avant les examens de Terminale, sorte de concours dont la préparation coûte et argent aux familles (cours privés généralisés) et stress aux élèves puisqu’il s’agit d’un concours déterminant pour savoir dans quelle fac du pays on pourra rentrer. Avant même que l’appel de la direction nationale d’OLME ait été approuvé par les structures locales, le gouvernement s’organise pour réquisitionner les enseignants et a déjà transformé les journalistes en petits soldats du discours officiel : samedi 11 mai, sur la chaîne publique, un « débat » opposait 7 journalistes … tous d’accord pour condamner l’action d’OLME ! Et le ministre de l’Éducation ose s’inquiéter des problèmes psychologiques créées chez les élèves par cet appel à la grève… Indécence d’un gouvernement dont la politique pousse des centaines de personnes à des tentatives de suicide.

Du côté d’OLME, le président (tendance parti de la droite) reste ferme sur la grève, pour la dignité des enseignants, ceux qui resteront et ceux qui demain pourraient être licenciés. OLME, qui appelle la confédération du privé GSEE et la fédération du public ADEDY à une grève nationale de soutien le 17 mai, aurait dû préparer cette action plus en lien avec les élèves et les familles. Pour autant il est indispensable de soutenir de toutes nos forces une lutte qui s’annonce dure et aux conséquences très importantes.

SARTZEKIS Andreas

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13 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Grande-Bretagne : du neuf dans la gauche radicale

Grande-Bretagne : du neuf dans la gauche radicale dans A gauche du PS old-labour Depuis le labour s’est « modernisé »…

Nous publions ci-dessous des extraits d’un appel paru dans le journal Guardian et signé par Ken Loach, cinéaste, Kate Hudson, secrétaire générale de la Campaign for Nuclear Disarmament et Gilbert Achcar, chercheur en sciences politiques à Londres. 8 000 personnes ont déjà signé ce texte soutenu par une partie de la gauche anticapitaliste britannique, dont nos camarades de Socialist Resistance.

Le parti travailliste nous a trahis. Nous avons besoin d’un nouveau parti de gauche
La Grande-Bretagne a besoin d’un parti qui rejette les politiques néolibérales et améliore la vie des gens ordinaires.  Aidez-nous à le créer ! L’austérité précipite la catastrophe économique qui atteint l’Europe, tout récemment la population chypriote. Mais George Osborne (ministre de l’Économie et des Finances du gouvernement Cameron – NDLR) poursuit la même politique désastreuse. Le budget présenté la semaine dernière n’est pas une surprise : Osborne a annoncé encore de nouvelles coupes budgétaires ainsi que l’extension du blocage des salaires dans le secteur public, ce qui signifie une baisse du pouvoir d’achat en termes réels (…)
La violence des attaques économiques du gouvernement ne connaît pas de limites. Aide aux handicapés, allocations chômage, impôts locaux, taxe sur les pièces inoccupées : autant de politiques punitives dirigées contre les membres les plus vulnérables de la société (…) Mais, bien sûr, la vérité est qu’en réalité, les politiques d’austérité ont été conçues en vue du démantèlement de l’État-providence, de la baisse des salaires, de la marchandisation complète de l’ensemble de l’économie, de la destruction de tous les acquis économiques et sociaux obtenus par les couches populaires depuis la Seconde Guerre mondiale (…)
Dans le passé, beaucoup s’attendaient à ce que le Parti travailliste agisse pour nous et avec nous ; mais ce n’est plus le cas. L’allocation chômage ? La semaine dernière, le Parti travailliste s’est abstenu et maintenant le gouvernement peut en exclure un quart de million de demandeurs d’emploi. La taxe sur les pièces inoccupées ? Est-ce qu’un gouvernement travailliste l’abolirait ?
Nous avons besoin de politiques qui rejettent les coupes budgétaires des conservateurs, qui régénèrent l’économie et améliorent les vies des couches populaires. Nous n’obtiendrons rien de tout cela du Parti travailliste. Cela ne fait aucun doute : par le passé, certaines réalisations travaillistes ont été remarquables (…) Mais ces réalisations appartiennent maintenant au passé. Aujourd’hui, le Parti travailliste s’est converti aux coupes budgétaires et aux privatisations. Il démantèle lui-même sa grande œuvre passée. Le Parti travailliste nous a trahis (…)
Le Parti travailliste britannique n’est pas isolé dans son glissement à droite et sa conversion aux politiques économiques néolibérales. Ses partis frères en Europe ont suivi le même chemin depuis deux décennies. Mais, ailleurs en Europe, de nouveaux partis ou de nouvelles coalitions – comme Syriza en Grèce ou Die Linke en Allemagne – ont commencé à occuper l’espace laissé vacant et à offrir une alternative politique, une vision économique et sociale. Il faut en finir avec l’anomalie qui laisse la Grande-Bretagne sans alternative politique de gauche pour défendre l’État-providence, l’investissement créateur d’emplois, le logement et l’éducation, la transformation de l’économie.
C’est pour cette raison que nous appelons les gens à se joindre au débat pour la fondation d’un nouveau parti de gauche. La classe ouvrière ne peut rester sans représentation politique, sans défense alors même que toutes ses victoires et tous ses acquis sont en train d’être détruits.

Traduction de François Coustal

Dimanche 12 mai 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 194 (08/05/13)

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