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26 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Depuis un mois, plus d’école au Danemark (OF + Avanti.be)

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vendredi 26 avril 2013
« La première semaine, c’était sympa de faire des choses différentes de l’école. Mais, maintenant, les enfants sont vraiment frustrés », raconte Martin Moos, père d’Oscar, 9 ans. Depuis le 31 mars, date de sa dernière journée de classe, sa grand-mère l’a gardé, puis son grand-père. « Cette semaine, il est avec sa tante. » Les entreprises s’adaptent. Certaines ouvrent des crèches. D’autres, comme Lego, fabricant du célèbre jeu de construction, acceptent que leurs salariés viennent au bureau avec leur progéniture. « Mais nous leur demandons de faire attention à leurs enfants et de prendre en compte leurs collègues », explique un employeur.Une réforme sans augmentationLes professeurs grévistes ne sont pas payés depuis le 1er avril. « Ils veulent reprendre le travail », explique Birgitte Birkvad, enseignante membre du syndicat DLF, l’Union des professeurs danois. Ce qui a mis le feu aux poudres ? Une réforme du temps de travail. Au Danemark (comme en France avant 1881), ce sont les communes qui emploient les enseignants des écoles et des collèges. Or, le gouvernement vient de donner à ces collectivités locales la possibilité de fixer elles-mêmes l’emploi du temps des professeurs : temps devant les élèves, temps de préparation des cours, d’évaluation des élèves… Une réforme de taille, sans augmentation de salaires.Bjarne Corydon, ministre social-démocrate des Finances, défend cette réforme : « Ce n’est pas une question budgétaire. Elle a pour but d’améliorer la qualité de l’enseignement. » Pour l’heure, le gouvernement se contente d’inciter les communes et les syndicats à trouver un accord. Sans s’en mêler.

http://www.ouest-france.fr/actu/international_detail_-Depuis-un-mois-plus-d-ecole-au-Danemark_3637-2187167_actu.Htm

Commentaire: il s’agit d’un lock-out des autorités!

Danemark : Les profs jetés à la rue

Depuis le 1er avril, près de 70.000 profs de l’enseignement public danois sont privés de leur travail suite au lock-out imposé par leur employeur, la Confédération des pouvoirs locaux. Ce lockout est le dernier acte d’une série de mesures d’austérité prises par le gouvernement de centre-gauche dirigé par le premier ministre social-démocrate Helle Thorning-Schmidt.

Après une première année de mandat pendant laquelle le nouveau gouvernement avait mis en oeuvre quelques changements de politique bienvenus, comme des droits accrus pour les immigrés et pour les homosexuel(le)s, l’enthousiasme est fortement retombé et a fait place à la résignation dans une partie de la population mais aussi à l’indignation et à la résistance – notamment après que le gouvernement ait fait bloc avec l’opposition de droite au parlement et accepté de baisser les taux d’imposition pour les plus riches tout en coupant dans les allocations des chômeurs et des handicapés.

37 heures à l’école ?

Le conflit qui s’est développé dans l’enseignement est maintenant au centre du débat dans le pays. Au Danemark, les conventions collectives dans l’enseignement ont une durée de quatre ans et la dernière arrivait à échéance le 1er avril. Dans le cadre de la préparation de la nouvelle convention, la ministre de l’Enseignement a proposé en décembre une réforme du système scolaire, projet qui s’est encore durci suite à l’intervention de la Confédération des pouvoirs communaux (KL) qui est le pouvoir organisateur pour les niveaux du primaire et du secondaire inférieur de l’enseignement public.

L’objectif affirmé de ces réformes est d’améliorer la qualité de l’enseignement en donnant plus d’heures de cours aux élèves. Mais ce sont les profs qui vont payer le prix de ces réformes. Actuellement, les enseignants donnent au minimum 16 et au maximum 25 heures de cours par semaine. A ceci s’ajoutent évidemment les heures de préparation, de correction (en général à la maison, après leurs heures) et d’encadrement. La KL veut désormais que le nombre d’heures ne soit plus l’objet d’une décision collective nationale mais que les directions d’école puissent décider individuellement. Les enseignants ne pourraient donc plus organiser eux-mêmes leur travail. En outre, la KL veut que les enseignants prestent tout leur horaire – fixé à 37 heures – à l’école et qu’ils donnent davantage d’heures de cours. Ce qui veut dire que les enseignants auraient moins de temps pour la préparation et le suivi, ou alors qu’ils devraient faire ce travail pendant leur temps libre.

La direction du Syndicat National des Enseignants (DKL) avait marqué son accord sur plusieurs de ces mesures mais, lors du vote décisif, la majorité des délégués ont voté contre le paquet global de mesures. Suite à quoi la KL a décrété le lock-out, c’est-à-dire la fermeture pure et simple des écoles, les enseignants ne recevant plus le moindre salaire. Pour le moment, le gouvernement n’est pas encore intervenu directement dans le conflit mais comme la ministre est sur la même ligne que les employeurs, il ne faut pas s’attendre à ce que le « compromis » qu’elle pourrait proposer soit très différent des exigences de la KL.

Actions quotidiennes

Avec l’actuel lock-out à durée illimitée contre les syndicats d’enseignants, les partis au gouvernement (qui contrôlent bon nombre de communes) ont franchi une nouvelle étape dans l’attaque contre leur propre base électorale parmi les travailleurs. Pour que les enseignants aient une chance de l’emporter, il faut que la solidarité avec les enseignants s’étende auprès des autres groupes de travailleurs, tout particulièrement dans les services publics. Le syndicat de ce secteur a annoncé des actions de grève en solidarité.

Depuis le début du mois, les 70.000 enseignants lock-outés ont lancé une campagne massive auprès du public, en menant des actions de protestation quotidiennes avec affiches, chansons, vidéos sur YouTube, des flashmobs dans tous les coins du pays et surtout une chaîne humaine de plus de 30 kilomètres entre Copenhague et Roskilde. Pendant ce temps, 780.000 enfants et adolescents passent leurs journées à la maison ou sur les lieux de travail de leurs parents. Alors que les derniers sondages annoncent un score historiquement bas de 17% pour le Parti Social-Démocrate et un quasi-effondrement pour le Parti Socialiste du Peuple, supposé être plus à gauche que son partenaire gouvernemental social-démocrate, les députés danois de la majorité devraient s’inquiéter pour leur avenir s’ils ne changent pas de politique…

Article basé sur des informations de Bjarke Friborg, de l’Alliance Rouge-Verte (la coalition de la gauche radicale danoise) parues sur workersliberty.org et de Nikolaj Møller Kofod, du Parti Communiste Danois, parues sur solidaire.org.

Traduction et adaptation pour avanti4.be et skolo.org par Jean Peltier

http://www.avanti4.be/analyses/article/danemark-les-profs

 

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24 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Grèce : retour à la barbarie

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Mercredi 24 avril 2013

Un pas supplémentaire dans la violence raciste s’est produit cette semaine dans la région de Patras :

200 ouvriers agricoles immigrés du Bangladesh se sont fait tirer dessus par les 3  »surveillants » d’un gros producteur de fraises de la région, et cela alors qu’ils venaient réclamer leurs 6 mois de salaires non versés… Bilan : 28 blessés, dont plusieurs assez gravement, dans ce qui ressemble à la jungle sociale des siècles passés. Or, on aurait tort de croire que c’est là un acte isolé : d’abord, parce qu’il a lieu dans un climat où les assassins nazis de Chryssi Avgi continuent à agir impunément, ce qui a d’ailleurs valu au gouvernement Samaras une mise en garde du Conseil de l’Europe. Ensuite parce que cela fait des années que les syndicats et les associations de soutien aux immigrés dénoncent la violence locale à l’œuvre, connue donc des  »autorités » : conditions de travail effroyables dans les serres, non paiement des rémunérations, les ouvriers virés par les milices patronales s’ils protestent ou dénoncés aux flics comme étant sans papiers, violences et intimidations contre les ouvriers et leurs soutiens. Entre autres barbaries, les miliciens avaient récemment traîné en voiture un ouvrier égyptien dans le bourg de Manolada, après lui avoir frappé les mains avec un marteau.

Les responsables

Si  »les autorités » se taisent alors qu’elles savaient, c’est bien sûr parce que ce moyen âge social est dans le fond ce qu’elles recherchent, sous l’ordre de l’UE et du FMI : absence de droits (on ne compte plus les milliers de travailleurs bossant sans être rémunérés depuis des mois), utilisation du racisme par l’État, tout cela avec l’affirmation que cela relancera la production ! La société en cause, Vanguelatos, est une belle illustration de ce projet anti-social, et se vante de fournir en fraises les grandes chaînes comme Carrefour, Metro…

La riposte doit donc être à la hauteur des enjeux. Les initiatives militantes (le Réseau, blogs…) pour le boycott des fraises de la région de Manolada sont importantes mais ne suffisent pas. Les indispensables rassemblements unitaires contre le racisme et les attaques anti-ouvrières, en Grèce et à l’étranger, doivent bien pointer les véritables responsabilités : la bourgeoisie européenne autour des Merkel et Hollande avec leurs memorandums barbares contre les travailleurs et leurs droits.

D’Athènes, A. Sartzekis

http://npa2009.org/node/36810

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22 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Elections italiennes : ni rire, ni pleurer, comprendre

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Les élections italiennes ont suscité des réactions allant de l’ironie à la désolation.

Du côté du rire, les commentaires du type « les deux comiques ont gagné ». Sont ainsi désignés Beppe Grillo (26, 5 % des voix) et Berlusconi (29, 2 %) par opposition aux deux candidats « sérieux » : l’ex-premier ministre Monti (qui s’est ramassé une veste avec 10, 5 %) et le candidat de la gauche sociale-libérale Bersani du Parti démocrate, issu de l’ancien PC italien (29, 5 %). Ces deux candidats sérieux que Bruxelles, et plus globalement la finance internationale, auraient bien vu gouverner ensemble pour donner une assise électorale incontestable à la politique d’austérité et de casse des acquis sociaux poursuivie depuis novembre 2011 par « Super-Mario », ancien de la Commission européenne et de Goldman Sachs. Côté désolation, ce sont les tirades sur les « deux populismes », la victoire de ceux qui donnent des illusions aux peuples, toujours par rapport aux « gens sérieux ».

Un résultat qui vient de loin

Au-delà de ces caricatures, il faut rappeler quelques vérités. Beppe Grillo a pu capitaliser l’écœurement d’une grande partie des Italiens face à une classe politique qui a, dans son ensemble, soutenu à un moment ou un autre le démantèlement des droits sociaux et l’austérité, pendant qu’une partie de ses membres s’en mettait plein les poches, quel que soit le parti. Par ailleurs, les directions syndicales majoritaires, divisées et globalement sur une orientation peu combative (avec des nuances du côté de la CGIL – équivalent de la CGT française), n’ont pas empêché une précarisation du salariat qui atteint un degré dont la France est encore loin. Le mouvement « Cinq étoiles » arrive en première position parmi les ouvriers et les indépendants (entrepreneurs, artisans), avec 40 % des votants de ces catégories, et parmi les chômeurs (43 %).

Un autre échec (à 2, 25 % des voix) doit être signalé, celui de la coalition « Révolution civile » associant pêle-mêle des centristes, les Verts et des débris de la gauche de l’ancien PCI. Parmi ceux-ci, le parti de la Refondation communiste qui avait représenté un réel espoir. Fondé en 1991, par un rapprochement entre une minorité du PCI (celle qui avait refusé sa transformation en parti démocrate) et des courants d’extrême-gauche, il s’était inséré dans le mouvement altermondialiste et avait manifesté une réelle indépendance par rapport aux combinaisons politiciennes. Mais la majorité de sa direction a opéré en 2006-2008 un tournant opportuniste, allant jusqu’à soutenir l’ancien président de la Commission européenne, Prodi, au nom du « Tout sauf Berlusconi ». C’est à ce moment que ce parti a été abandonné par ses militants les plus à gauche, qui obtenaient environ 30 % des mandats dans les congrès, mais n’avaient pas réussi à casser définitivement un certain nombre de réflexes hérités de l’ancien PCI.

La vieille gauche italienne est donc morte. Enfoncée dans un social-libéralisme sans rivage ou réduite à des groupes sans perspective qui viennent de subir un nouvel échec électoral.

Il y a dans le vote pour la coalition de Beppe Grillo une volonté positive d’indépendance par rapport aux partis installés, des revendications radicales (réduction du temps de travail, revenu de citoyenneté, remise en cause de la dette) et une exigence de contrôle de la construction européenne. Mais aussi une coupure vis-à-vis des mouvements sociaux et une hostilité envers les syndicats, quelle que soit leur orientation. On trouve également des déclarations très problématiques de Grillo sur l’immigration et vis-à-vis du mouvement néofasciste CasaPound Italia. Par ailleurs, derrière la « démocratie internet » se cache une concentration du pouvoir autour de Beppe Grillo.

Dans le clair-obscur

Autant on peut comprendre le vote Beppe Grillo (avec le désir de hurler « A casa tutti ! »), autant ce mouvement n’offre aucune perspective pour un projet émancipateur. Le« grillisme » est un des indices de l’extension de la crise économique à la sphère politique et de la recherche de raccourcis face à la difficulté d’une coordination offensive des mouvements de résistance. Le théoricien communiste italien Antonio Gramsci a écrit en son temps : « Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ».Nous sommes bien dans une situation de désorientation, de « clair-obscur » mais les monstres du présent, ce sont l’Aube dorée en Grèce, Marine Le Pen, le Jobbik hongrois, etc., pas les électeurs « grillini »aux aspirations confuses !

Après les élections, les enjeux demeurent les mêmes en Italie : unifier les résistances éparses, renforcer le syndicalisme de classe et donner une perspective politique pour battre cette offensive sans fin contre les droits sociaux. De ce point de vue, le mouvement de Beppe Grillo est une impasse mais se contenter de la dénonciation serait une erreur : une politique offensive par rapport aux aspirations de ses électeurs sera nécessaire.

Par Henri Wilno Lundi 22 avril 2013 Publié dans : Revue Tout est à nous ! 42 (avril 2013)

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19 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Thatcher : aux origines du projet néolibéral

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Vendredi 19 avril 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 191 (18/04/13)

Depuis la mort de Margaret Thatcher, il a été beaucoup question dans les médias de son rôle déterminant dans la transformation néolibérale du monde. Mais pourquoi et comment cette « révolution » a-t-elle eu lieu ?
On mentionne souvent la formation intellectuelle de Thatcher, son admiration pour Friedrich Hayek et Milton Friedman. Ces deux penseurs prônaient un retour aux thèses libérales du « laissez faire » dominantes aux débuts du capitalisme où la « main invisible » du marché aurait permis la régulation du système. Ces thèses semblaient définitivement enterrées en 1929, incapables de prévoir l’énorme crise du capitalisme et encore moins de fournir une solution. Par la suite ce seront les thèses de l’économiste J.M. Keynes qui auront la faveur des capitalistes.

Le long boom économique d’après-guerre des Trente glorieuses, avec une plus forte intervention de l’État dans l’économie dont de nombreuses nationalisations, semblera leur donner raison. Pourtant, le ralentissement de l’économie et la baisse des profits à la fin des années 1960 puis la crise « pétrolière » de 1974 ont montré que les politiques keynésiennes étaient incapables d’éviter la crise – en fait – structurelle du capitalisme. C’est alors qu’en Grande-Bretagne la classe dominante se trouva confrontée à deux « problèmes » qui sont le produit direct des années de boom. Pendant cette période de profits élevés et de plein emploi, les patrons d’entreprise ont souvent préféré céder aux revendications des salariés, qui du coup ont gagné énormément en confiance et en organisation. D’autre part, dans cette période d’expansion il y avait des profits à faire pour tout le monde, y compris pour les entreprises les moins performantes. Manque d’investissements, mouvement ouvrier fort, inflation galopante, la Grande-Bretagne devient pour les capitalistes « l’homme malade de l’Europe ».

Écraser les résistances
Les gouvernements travaillistes puis conservateurs ont cherché à rétablir les profits en s’attaquant aux conditions de travail et aux salaires. Mais à chaque fois ces tentatives ont été balayées par un mouvement ouvrier puissant, et en 1974 c’est le gouvernement conservateur lui-même qui fut balayé dans une confrontation directe avec les mineurs en grève nationale.

C’est alors que la classe capitaliste britannique se tourne vers Thatcher et ses solutions bien plus radicales, restées jusqu’alors très marginales dans le Parti conservateur. Élue leader du parti (dans l’opposition) en 1975, elle devient Premier ministre en 1979 et commence sa longue bataille pour casser le mouvement ouvrier et appliquer sa médecine néolibérale. Les premières années sont faites d’avancées mesurées et de reculs tactiques quand nécessaires, mais le cap est fixé. Après avoir battu, l’un après l’autre, les secteurs plus faibles, elle s’attaque au bastion du mouvement ouvrier, les mineurs de charbon. En 1985, après un an de grève, les mineurs sont écrasés et cette défaite historique sera suivie d’une cascade de privatisations, de lois anti-syndicales et de fermetures d’entreprises considérées comme autant de « canards boiteux ».
Les dégâts en termes humains furent absolument énormes et, malgré la défaite des conservateurs en 1997, le mal était fait. Au lieu de revenir sur les immenses reculs des 18 années précédentes, les travaillistes avec Tony Blair, un converti au néolibéralisme, ont repris le flambeau et n’ont fait que continuer le sale boulot. Thatcher a peut-être été la première mais elle a fait beaucoup d’émules partout dans le monde : aux États-Unis avec Ronald Reagan mais aussi en France, d’abord avec la droite puis avec un PS qui se transformera de plus en plus en parti social-libéral.
Ross Harrold

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