Archive | Europe

13 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

« Travailleurs détachés », les patrons en profitent!

vereinig

Lundi 9 décembre, les ministres du travail des membres de l’Union européenne ont abouti à un accord sur les salariés « détachés », accord qui ne changera pas grand-chose à une situation fondamentalement favorable aux patrons.

*
Il y aurait 1, 2 million de travailleurs détachés dans l’Union européenne. En France, selon les derniers chiffres du ministère du Travail, le nombre de travailleurs détachés devrait augmenter de 23 % cette année pour frôler les 210 000. Et ceci sans compter les travailleurs non-déclarés, entre 100 et 200 000. Le principal secteur concerné est la construction (33 % des travailleurs détachés) mais il n’est pas le seul.

*
Le statut des détachés est défini par une directive européenne de 1996. « Un travailleur est considéré comme « détaché » s’il travaille dans un État membre de l’UE parce que son employeur l’envoie provisoirement poursuivre ses fonctions dans cet État membre.

*

Par exemple, un prestataire de services peut remporter un contrat dans un autre pays et décider d’envoyer ses employés exécuter ce contrat sur place. (…). » Le principe est le suivant : vous êtes par exemple patron du bâtiment, et vous avez besoin de dix coffreurs. Au lieu de les embaucher selon les conditions de la convention collective, vous passez un marché avec une entreprise étrangère qui enverra les dix coffreurs demandés sur votre chantier.

*

Aux termes de la directive, le salaire et les conditions de travail de l’employé détaché relèvent des règles du pays dans lequel il travaille : un travailleur détaché en France doit donc normalement toucher au moins le Smic… Mais les cotisations sociales appliquées sont celles du pays d’origine.

*

« Plombier polonais », travailleur français, même combat ! Le fait que les cotisations sociales soient celles du pays d’origine permet aux patrons de profiter de la disparité des systèmes sociaux en Europe en faisant venir des travailleurs des pays où existe une protection sociale au rabais.

*

À cette utilisation de la réglementation s’ajoute l’insuffisance des contrôles et une multitude de combines au détriment des travailleurs qui aboutissent au non-paiement effectif des cotisations sociales, à la retenue de frais plus ou moins fictifs sur leur salaire, etc.

*

Malgré les déclarations hypocrites du Medef, en dernière analyse, ce sont les patrons qui profitent de ce système et, parmi eux, ceux des plus grandes entreprises qui, comme dans le bâtiment, sous-traitent en cascade et, en cas de problème, se défaussent sur la petite entreprise sous-traitante.

*
L’accord conclu lundi à Bruxelles élargit les possibilités de contrôle et augmente la responsabilité des donneurs d’ordre en cas de fraude. N’en déplaise à Michel Sapin, le nouveau texte ne fera qu’aménager à la marge une situation qui arrange le patronat.

*

Face à lui, le « plombier polonais » et le travailleur français ont le même intérêt. Comme le dit un député suédois à propos de son pays : « Il faudrait revenir au principe selon lequel qui- conque est employé en Suède doit bénéficier des mêmes règles qu’un travailleur de nationalité suédoise ». Autrement dit, il s’agit de demander la mise en œuvre de cette vieille revendication du mouvement ouvrier : « À travail égal, salaire égal ». Et le salaire inclut, bien entendu, non seulement le salaire direct, mais les cotisations sociales !

Henri Wilno Jeudi 12 décembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 221 (12/12/2013)

Lire la suite

13 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Italie, les symptômes alarmants d’une explosion sociale (al’e)

puffi-forconi

Depuis deux jours, divers médias non italiens ont perçu une césure socio-politique en Italie bien plus importante que la nomination de Mateo Renzi, maire de Florence, à la tête du Parti démocrate.

Le 12 décembre, le correspondant de l’hebdomadaire français Le Point écrivait: «De Palerme à Turin, de Rome à Gènes, de Savone à Milan, un vent de protestation sans précédent balaie l’Italie. Interruption du métro dans la capitale, fermeture des magasins dans les centres-villes, occupation des gares et des marchés, regroupements devant les palais institutionnels, opérations escargot aux frontières: depuis dimanche dernier, les manifestations contre «la caste politique» se multiplient dans la péninsule.»

Nous laisserons de côté l’interprétation de ce journaliste quant à l’orientation et aux forces politiques visant à vertébrer ce mouvement.  Dans l’article que nous publions ci-dessous, Franco Turigliatto souligne à juste titre le poids concret, visible entre autres dans la capitale piémontaise qu’est Turin – ancienne capitale de la Fiat –, des forces de la droite extrême et les complicités existant entre ces dernières, une partie de la police et de la magistrature.

Il est traditionnel de considérer l’Italie comme un laboratoire politique. La formule a plus d’une fois été justifiée. Dans le contexte de la crise européenne, il faudrait être aveugle pour ne pas prendre en compte très sérieusement la dynamique possible des «secousses socio-politiques» récentes en Italie et ne concentrer son attention que sur l’émergence d’une opposition syndicale de gauche ou un regroupement des forces de la gauche anticapitaliste. Ces derniers éléments ont certes toute leur importance, mais précisément parce qu’ils émergent dans un contexte socio-politique qui n’a jamais existé en Italie depuis la fin des années 1960. (Rédaction A l’Encontre)

Turin, le 9 décembre 2013 Publié par Alencontre le 12 – décembre – 2013

Par Franco Turigliatto:

Ce qui arrive ces derniers jours avec les mobilisations et les «soulèvements» des dits «forconi» [ceux qui brandissent des fourches] indique que nous sommes entrés dans une nouvelle phase de la crise économique et sociale dans notre pays. Se mobilisent des secteurs de la petite bourgeoisie et de la petite bourgeoisie moyenne frappés très durement par la crise dans leurs intérêts et leurs revenus : les commerçants, les marchands ambulants, les ca- mionneurs. Se sont joints à eux d’autres secteurs sociaux populaires plus ou moins marginaux, que ce soit des jeunes des banlieues urbaines, des chômeurs ou des étudiants. Ces phénomènes sont particulièrement évidents et conflictuels à Turin, la vieille ville ouvrière et fordiste [la capitale de la Fiat] qui, au-delà de la nouvelle vitrine touristique dont les palais du centre sont l’emblème, se trouve dans une grande phase de paupérisation et d’affaissement social.

La crise et la petite bourgeoisie

Ces secteurs de la petite bourgeoisie – avec leurs diverses strates – ont durant de nombreuses années joui d’une relative tranquillité et de confort (pour certains cela s’est réalisé grâce à diverses formes d’évasion fiscale), mais aujourd’hui, après six années d’une crise économique aiguë, leurs certitudes sociales et économiques sont mises en question et pour nombre d’entre eux s’ouvre la possibilité, à court terme, d’une descente vers la pauvreté. Ces secteurs sont frappés non seulement par les dynamiques de la crise économique, mais aussi, comme la grande majorité des citoyens et des citoyennes, par les politiques d’austérité et de contraction budgétaire portées par les gouvernements de la bourgeoisie.

Depuis des années, ces politiques massacrent, en premier lieu et avant tout, les travailleuses et travailleurs des secteurs privé et public qui subissent des coups dans les domaines du salaire, de l’emploi de la destruction des postes de travail et des coupes dans le dit Etat social. Ces «sacrifices» ont été en permanence exigés par les politiques néolibérales dont la seule fonction est de garantir les profits et les revenus du patronat, de la grande bourgeoisie en tant que classe et de ses membres en particulier. Pour assurer ce transfert de richesse du bas vers le haut, la classe dominante «réclame» aujourd’hui à de vastes secteurs de la petite bourgeoisie de «participer aux sacrifices», ce qui appauvrit ces couches sociales intermédiaires qui sont pourtant fon- damentales pour garantir le statu quo social et politique.

Le verbe anglais «squeeze» indique l’action simultanée de compression et d’essorage. Ce verbe se traduit de manière active pour ce qui est de la classe laborieuse. Mais il concerne aussi les couches de la petite bourgeoisie et détermine leur désintégration sociale.

Et cela constitue un des traits distinctifs des grandes crises économiques qui se transforment ainsi en crises politiques et sociales produisant des contradictions et des lacérations dans toutes les strates de la société. C’est pour cela que nous parlons d’un changement d’époque en Europe. (…)

L’intervention des forces de la droite

Naturellement, tous ces phénomènes économico-sociaux font face à l’intervention et à l’orientation politiques des associations professionnelles spécialisée dans la création d’une idéologie et d’une identité selon lesquelles les figures sociales des travailleurs indépendants garantiraient la richesse de l’Italie. Dès lors, un peu tous les autres sont des «voleurs», non seulement le personnel politique, mais aussi les salariés du public qui sont des parasites ainsi que, y compris, les salariés du privé qui disposeraient du «privilège» de la «cassa integrazione». Est donc facile le jeu de la division entre les secteurs populaires, tous en grandes difficultés, et l’émergence d’une révolte qualunquiste [courant politique italien de droie ayant des traits antiparlementaires et anti-étatiques, dont la revue Uomo qualunque – l’homme quelconque – a connu une audience électorale en 1946; des similitudes existent avec le poujadisme en France].

La petite bourgeoisie et les forces de droite

Il est plus qu’évident que ces classes sociales en voie de paupérisation – dans la rue étaient avant tout présents des commerçants ambulants et des secteurs inférieurs des milieux du commerce – et la grande masse des chômeurs peuvent devenir une base de masse des forces ultra-réactionnaires et fascistes. Le potentiel de radicalisation réactionnaire des secteurs petits-bourgeois comporte de grands dangers à venir pour la classe ouvrière. Cette situation peut prendre une configuration très mauvaise à cause de l’absence depuis un certain temps d’un fort mouvement de masse et de luttes de la classe ouvrière. La responsabilité des directions syndicales, complices des gouvernements des banquiers et de la grande bourgeoisie, est en l’occurrence immense. En fait, seule une forte mo- bilisation ouvrière et de classe peut empêcher des dérives réactionnaires. Pour répondre posi- tivement à ce qui est en train de se développer, il est nécessaire que rapidement le mouvement syndical et celui des travailleurs, en prenant appui sur les secteurs les plus disponibles pour la lutte, construisent une large initiative sur des objectifs de défense du revenu, de l’emploi et d’une autre politique économique qui puisse s’adresser à l’ensemble des masses laborieuses, mais aussi à une partie de ces secteurs de la petite bourgeoisie, et avant tout aux chômeurs et chômeuses. Pour cela est nécessaire une grève générale. Si une telle grève avait déjà eu lieu, une partie au moins des jeunes qui hier (le 9 décembre) sont descendus dans la rue aurait eu une bonne et autre occasion d’exprimer leur rage.

Ce serait une illusion dangereuse, comme certains le radotent à gauche, de considérer ces mobilisations comme des fourriers d’une réelle lutte positive contre les politiques d’austérité et les gouvernements qui les ont appliquées. Penser que la petite bourgeoisie et les couches les plus marginalisées du prolétariat, à l’époque de la mondialisation capitaliste, à la différence de ce qui est toujours apparu dans l’histoire et en particulier dans la grande crise européenne des années 1930, puissent former un projet alternatif au grand capital relève non seulement d’une illusion, mais est une erreur des plus dangereuses qui peut ouvrir la voie à de vraies et réelles tragédies politiques.

(…) Aujourd’hui, comme hier, la bourgeoisie peut utiliser des secteurs de la petite bourgeoisie et des chômeurs – tel que le fascisme l’a fait – comme des béliers contre la classe ouvrière. (…)

L’importance de la lutte des travailleurs (…)

Nous faisons face à une question de temps. Le mouvement ouvrier et syndical doit se relever. D’un côté, il ne doit pas démoniser certains secteurs sociaux en tant que tels, se ralliant ainsi à la politique du Parti démocrate et aux directions syndicales, ceux qui ont subordonné les travailleuses et travailleurs aux orientations de la grande bourgeoisie. De l’autre côté, il doit être conscient que ce mouvement des «forconi» est dirigé par des forces réactionnaires et de droite qui doivent être combattues.

Pour cette raison, des membres de la classe ouvrière – et en particulier les forces de la gauche anticapitaliste qui doivent investir toutes leurs forces – doivent commencer de suite leur propre lutte, la révolte de classe contre les gouvernements des paquets d’austérité, c’est-à-dire contre la classe bourgeoise.

(Article paru sur le site de Sinistra Anticapitalista, le 10 décembre 2013. Traduction A l’Encontre)

http://alencontre.org/europe/italie/italie-les-symptomes-alarmants-dune-explosion-sociale.html

 

 

Lire la suite

12 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Grèce: “Je n’ai pas de travail, je ne paie pas” (presseurop)

TINTIN-en-GRECE--G20

En septembre, 27,4% de la population active grecque était au chômage, soit 1 376 463 personnes, selon les derniers chiffres publiés le 11 décembre.

Cela signifie que 60% des Grecs en âge de travailler n’ont pas d’emploi, note Eleftherotypia.

Le quotidien précise que le taux de chômage dépasse les 27% pour le sixième mois d’affilée et note que ces chiffres “viennent montrer l’ampleur de la crise économique et le problème posé par les politiques de mémorandum” — les mesures d’austérité visant au désendettement de la Grèce.

Autre conséquence de la crise économique, écrit encore le journal, 500 000 contribuables ont déclaré être dans l’impossibilité de payer leurs impôts en 2013. Eleftherotypia, 12 décembre 2013

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/4398141-je-n-ai-pas-de-travail-je-ne-paie-pas

Lire la suite

10 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Après la journée sans voiture…

cae-blocquage-284f1

Lire la suite

10 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Europe: la pire crise humanitaire en 60 ans (psl)

Europe: la pire crise humanitaire en 60 ans (psl) dans Austérité LS187_verso02

“L’Europe est confrontée à la pire crise humanitaire depuis 60 ans’’,

c’est dans ces termes que Bekele Geleta, secrétaire général de la Croix-Rouge, a présenté le récent rapport sur l’Europe de l’association qui dénonce les politiques d’austérité.

43 millions d’individus sur tout le continent européen ne mangent pas à leur faim et 120 millions vivent à la limite de la pauvreté. Le nombre de personnes qui bénéficient des colis de première nécessité de la Croix Rouge a augmenté de 75 % au cours de ces trois dernières années, portant leur nombre à 3,5 millions d’Européens !

En Espagne, la Croix-Rouge assiste désormais 2,4 millions de personnes et distribue annuellement 1 million de colis alimentaires, soit deux fois plus qu’il y a trois ans. Les pays du Sud sont les plus affectés, mais aucun pays du continent n’est épargné par le phénomène. La Belgique n’est pas en reste avec plus de 50.000 colis alimentaires distribués chaque année, rien que du côté francophone.

La Croix Rouge met également l’accent sur l’apparition de ‘‘nouveaux pauvres’’, que l’association décrit comme ‘‘des travailleurs ordinaires qui ne peuvent pas couvrir tous leurs frais essentiels et qui, à la fin du mois, doivent choisir entre acheter de la nourriture ou payer le loyer.’’ L’Allemagne y est spécialement pointée du doigt avec quelque 5,5 millions d’Allemands qui sont tombés dans les rangs des travailleurs à faibles revenus.

Le Rapport tire la conclusion que ‘‘L’Europe est en train de sombrer dans une longue période de pauvreté croissante, de chômage de masse, d’exclusion sociale, de plus grande inégalité et de désespoir collectif en raison des politiques d’austérité adoptées.’’ Blocage du sommet européen de décembre

L’alliance D19-20, une collaboration inédite entre producteurs de lait et syndicalistes contre les politiques d’austérité, a vu le jour pour mener des actions de blocage afin d’empêcher la tenue du sommet européen du 19 décembre. Nous soutenons et participons à cette initiative. Elle exprime la radicalisation et la volonté de lutter qui s’opère à la base parmi nombre de militants syndicaux.

L’idée d’avoir des actions plus combatives et de passer à l’offensive émerge du débat et cherche une expression. Pour bloquer les politiques d’austérité, les travailleurs ont besoin d’élaborer collectivement un véritable plan d’action combatif allant crescendo, y compris en recourant à l’arme de grève(s) générale(s) aux niveaux belge et européen. Par Boris Malarme lundi 9 décembre 2013

Site de l’Alliance D19-D20, soutenue par le PSL

http://www.socialisme.be/psl/archives/2013/12/09/europe.html

Lire la suite

05 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

10 objectifs anticapitalistes (lcr.be)

10-objectifs

Ces jours-ci la FGTB (équivalent belge et socialiste de notre « CGT » note du blog)  Charleroi édite une nouvelle brochure.

Après les « 8 questions » autour du thème « politique et indépendance syndicale », voici « 10 objectifs d’un programme anticapitaliste d’urgence », sous le titre sans équivoque « Changer de cap maintenant ».

Nous avons déjà dit tout le bien que nous pensons de la brochure « 8 questions », nous ne pouvons que le redire après cette deuxième publication qui offre aux militants une série d’explications, d’arguments et surtout de revendications face à l’offensive du capital. La FGTB de Charleroi se place ainsi dans le prolongement de l’importante assemblée d’avril 2013 : « la déclaration commune de l’assemblée du 27 avril 2013 à la Géode disait:

 ‘Il est illusoire de penser qu’on peut réformer le capitalisme pour qu’il devienne un « bon » capitalisme de relance. Il faut donc être clair: il faut une stratégie pour sortir du capitalisme et le remplacer par un autre système qui satisfait les besoins de la population et préserve notre planète’ » rappelle la conclusion du document.

Le capitalisme est en crise Dès la première page, le ton est donné. « Nous ne sommes donc pas face à un phénomène passager de récession, auquel succèdera une expansion, mais face à une crise globale dont tous les aspects (financier, économique, social, alimentaire, environnemental, culturel, idéologique…) nous renvoient à la nature du capitalisme. Ce sont les lois fondamentales du système (la course au profit, la concurrence et le marché) qui sont au cœur du problème… et des solutions. ».

Et des « solutions » le document n’en manque pas. Il est évident qu’en une vingtaine de pages il n’est pas possible de développer une analyse détaillée et complète du capitalisme d’aujourd’hui et de tous ses ravages mais la brochure brosse les dix thèmes à partir d’un schéma qui rend la compréhension facile : une description, des revendications, des explications, des exemples, des chiffres-clé.

Un catalogue ? En fin de document, les syndicalistes mettent les points sur les « i » : « Nous nous refusons à en faire un catalogue de bonnes intentions dans lequel chacun pourrait venir puiser des éléments à sa guise. Ce programme et ses articulations doivent être compris comme une dynamique qui tend vers un changement radical des rouages de la société »

Qu’il s’agisse de Refuser le chômage massif en répartissant le travail entre tous pour « Travailler moins, travailler tous (et vivre mieux) » ; ou encore de

Redistribuer les richesses en « reprenant aux patrons, par la hausse des salaires et  une fiscalité redistributrice, les points de valeur ajoutée confisqués aux salariés depuis le début des années 1980 », les syndicalistes de Charleroi revisitent les textes des congrès syndicaux, si âprement discutés et si rapidement remisés dans les tiroirs, pour en faire un vrai plan de bataille. Les « 10 objectifs » s’articulent entre eux, ne se limitant pas aux thèmes syndicaux classiques. Le sommaire de la brochure en dit long : outre les deux points ci-dessus, on notera également : Pour de vrais services publics ; Pas touche à la sécu ; Pour une fiscalité juste ; Désarmer la finance ; Dette publique: on ne paie pas ! ; Pour une autre Europe ; Pour notre terre ; Un monde solidaire. Et pour chaque thème la volonté de décortiquer les responsabilités et d’avancer des propositions radicales (« qui vont à la racine »).

Un outil Comme les « 8 questions » qui a été tirée en milliers d’exemplaires (en français et en néerlandais), il est évident que la brochure « 10 objectifs » ne s’adresse pas qu’aux militants de la FGTB Charleroi, c’est un outil précieux pour tous ceux qui veulent « comprendre le monde pour le changer ». Elle doit tourner dans les équipes syndicales, dans les formations syndicales, dans les associations et les organisations. C’est le souhait des syndicalistes de Charleroi.

« Ce programme anticapitaliste d’urgence n’est pas à prendre ou à laisser. Nous allons l’enrichir ensemble dans la démocratie qui bourgeonnera dans nos combats » concluent-ils.

2014 n’est pas loin Dès le discours du Secrétaire Régional de la FGTB Charleroi en mai 2012 il était clair que la question d’un prolongement politique aux luttes des travailleurs était posée sous un angle nouveau. « Surtout, l’appel de la FGTB de Charleroi-Sud Hainaut et l’écho qu’il a reçu (notamment à la CNE) permettent d’espérer faire un premier pas en direction d’une recomposition en profondeur du mouvement ouvrier, à la fois sur le terrain politique/électoral et sur le terrain social/syndical » analysait une déclaration récente de la LCR[2] .

La brochure « 8 questions » s’appuyant sur la Déclaration de principes de la FGTB (1945) redonnait un sens aux interactions entre combat syndical et combat politique. En septembre nous citions  un extrait de cette brochure : « La stratégie alternative proposée par la FGTB Charleroi Sud Hainaut permet, à ses yeux, de retrouver une vraie indépendance syndicale: élaborer nous-mêmes, en tant que mouvement syndical, notre programme de lutte, en fonction d’une seule préoccupation: les besoins des travailleur·euse·s. En les encourageant à s’impliquer activement et démocratiquement, afin que ce programme et ces luttes soient les leurs. «Alors, au lieu que les partis nous dictent leur politique, c’est nous qui exigerons des partis qu’ils s’engagent à lutter avec nous pour ce programme»[3]. Les « 10 objectifs » prolongent et concrétisent cette démarche et s’adressent aussi à ceux qui vont briguer les suffrages des travailleurs.

Ceci vient bien à point dans la perspective des élections de 2014 pour lesquelles une dynamique unitaire est en train de voir le jour, même si elle est encore timide, même si un certain nombre de « puristes », de « sceptiques » qui se posent des questions ou déprécient ces efforts  arguent « que « d’avoir des élus » n’est pas un but en soi, la question est pourquoi faire ? Pour défendre quelle position ? », à ceux-là nous conseillons la lecture de la brochure de la FGTB Charleroi.

Freddy Mathieu 4 décembre 2013

http://www.lcr-lagauche.org/10-objectifs-anticapitalistes/

Lire la suite

05 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Les esclaves de la Chinatown toscane (ci)

apple_chine

Prato, en Toscane, est la troisième ville chinoise d’Europe.
Le 1er décembre, sept employés chinois d’une usine de textile ont péri dans un incendie. Un drame qui met en lumière les conditions de travail auxquelles sont soumis ces esclaves modernes.

L’émotion est arbitraire. Même au beau milieu d’une tragédie, un simple détail suffit à la dé- clencher. Sur le carrelage noir de cendres et d’eau, des boutons. Des centaines, des milliers de boutons, de toutes les formes et de toutes les couleurs. Archéologie contemporaine. Un tapis de boutons à la dérive dans une Pompéi chinoise à Prato.

Il est 16 heures passées. Le médecin légiste ressort de l’antre encore fumant. Il a repéré trois cadavres, ou plutôt ce qu’il en reste. « Il y a une femme. Les autres morceaux ne permettent pas de déterminer le sexe, pour le moment. » Déjà quatre corps reposent à la morgue. Le bilan s’élève donc à sept victimes. Sur les quatre personnes secourues, deux sont sorties de l’hôpital. Les deux autres sont dans un état grave mais « pas désespéré », annonce Mme le préfet de Prato, Maria Laura Simonetti, en poste depuis trois mois.

Dès que j’en aurai le temps, j’aimerais lui demander combien de salariés, à la préfecture et dans les services de police, parlent chinois ou du moins le comprennent. Après Londres et Paris, Prato est la troisième ville chinoise en Europe. Les pompiers sont venus de toute la province – Prato est au carrefour de Florence, Lucques, Pistoia et Pise. Ils travaillent d’arrache-pied depuis le petit matin et n’ont pas encore maîtrisé l’incendie. Ils craignent que les gravats cachent d’autres corps.

Des usines incontrôlables Les victimes n’étaient probablement pas en train de travailler [au moment de l’incendie]. Dans ces entrepôts, on travaille presque tout le temps, mais surtout la nuit. Les ouvriers venaient peut-être de se coucher, après avoir cherché un moyen de se réchauffer. Avec les premières lueurs de décembre sont arrivés le froid et le vent.

« Ils travaillent et chargent les camions de nuit, pour éviter les contrôles. » Je n’ai pas le temps de demander en quoi, depuis l’invention de l’électricité, les poids lourds passent davantage inaperçus la nuit. En parlant de contrôles, le maire, les dirigeants de l’agence sanitaire locale et la police expliquent que pratiquement chaque inspection se termine par une mise sous séquestre. Mais ils ont beau faire 300 contrôles, les usines se comptent par milliers et poussent comme des champignons, sans même se préoccuper de ressembler à des usines. Cette fois, le drame s’est produit dans la zone développée, « commerciale », et non parmi les vieux abris de fortune accolés aux fourmilières humaines. Comme quoi, les alcôves funéraires qui servent de dortoirs et les showrooms ne sont pas incompatibles.

Je suis arrivé avec le président de la région de Toscane, Enrico Rossi [Parti démocrate, gauche]. Selon lui, cette tragédie, cette humiliation de l’humanité qui se joue tous les jours dans le tristement célèbre district de la confection, « nous en sommes tous responsables ». Il entend par là l’admi- nistration, l’Etat.

Prato était gouverné par la gauche à l’époque où la colonie chinoise a commencé à se greffer à l’industrie florissante du textile. La gauche a fini par perdre Prato, en raison de ses divisions internes, aussi infantiles que séniles. Si cette défaite ne fut que provisoire, elle n’en fut pas moins symbolique. Outre le lieu où elle s’est produite, elle a surtout laissé place libre à une campagne à forts relents xénophobes, aussi tapageuse que velléitaire. La communauté chinoise était comme invisible. Mais pour qu’un élément soit invisible, il faut aussi que des personnes, au moins la moitié, ferment les yeux.

Ils travaillent seize heures par jour Le 2 décembre, interrogé sur le nombre de Chinois qui travaillent (et vivent, en supposant qu’ils en aient le temps) ici, le maire de Prato, Roberto Cenni [Liste civique, centre droit] a donné une réponse vague : « ‘Officiellement, on en dénombre 16 000.’ En réalité, ils sont entre 20 000 et 40 000. Cela dit, l’édile a un jour laissé entendre qu’ils seraient près de 50 000… » Cette incertitude à forme d’hyperbole coïncide avec une extraterritorialité croissante. Pour Enrico Rossi, c’est comme si le tissu de Prato – la ville, ses dortoirs, ses magasins et ses logements – s’était délocalisé sans même changer de place, comme s’il s’était transformé en une Chine à domicile. Une Chine qui travaille quinze ou seize heures par jour dans le meilleur des cas, qui est payée pour produire des vestes d’une valeur de 19 euros mais qui seront vendues à 100 ou 200 euros aux consommateurs européens du prêt-à-porter.

Ce réseau de production et de distribution, cette grande Rosarno [ville des Pouilles connue pour abriter des saisonniers africains] où le textile se substitue aux tomates et aux oranges, s’affranchit en grande partie des lois et des droits italiens. Le racket chinois, fait de menaces et d’extorsions, fournit les services nécessaires : un double régime fiscal en somme. Il y a bien eu quelques actions ré- pressives, mais les méthodes policières, pour être efficaces, conduiraient à l’arrestation de l’en- semble de la population chinoise de Prato. Une folie.

Un secteur fondé sur l’esclavage La réintégration du travail illégal permettrait en revanche quelques avancées élémentaires, comme un toit et une dignité pour les travailleurs, ainsi qu’une économie qui ne serait plus fondée sur l’esclavage. Pour cela, l’Etat italien doit intervenir. Il doit revendiquer l’autorité qui est la sienne sur un territoire aussi précieux et trouver le bon compromis avec l’interlocuteur asiatique : que la criminalité chinoise se limite à frapper ses compatriotes, comme c’est le cas aujourd’hui.

Grâce à la Toscane, les Chinois bénéficient d’un système de santé efficace, avec une protection particulière pour les femmes enceintes. Mais le vrai changement ne peut s’opérer à l’échelle locale. Prato se sent oublié par l’Etat italien qui ferme les yeux depuis les années 1960 et 1970, quand la population doubla presque du jour au lendemain. Le drame d’hier est un petit Lampedusa. Il a braqué les projecteurs sur la Chine de Prato. Dommage qu’il s’agisse de la lumière d’un incendie. La Repubblica  Adriano Sofri 3 Décembre 2013

Lire la suite

04 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quand l’indignation gagne les entreprises (esther vivas)

patron

Qu’ont en commun Telefónica, HP-Hewlett Packard et Panrico ?

Des travailleurs qui ne baissent pas les bras, qui refusent d’accepter des chantages supplémentaires, qui, face à des politiques de précarité insupportables, ont dit « basta ». L’indignation atteint ainsi les lieux de travail. Comme David contre Goliath, certains travailleurs se dressent face à des entreprises et à des multinationales toutes-puissantes. Un pouvoir « suprême » qui repose sur la peur exercée contre ceux qu’elles exploitent.

Travailler plus pour gagner moins, des journées incompatibles avec une vie personnelle et familiale, la précarité, des salaires de misère, la flexibilité… tel est le quotidien dans ces lieux de travail. Et si tu lèves la tête pour te plaindre, t’organiser ou partir en grève, une armée de chômeurs attend ta place à la porte de l’entreprises ; merci et au revoir ! Malgré tout, certains ne se résignent pas et montrent l’exemple de la lutte, de la persévérance et de la dignité.

C’est le cas des travailleurs de Telefónica-Movistar. Un an après une grève de la faim de six employés à Barcelone qui avait duré 23 longs jours, ils ont brisé le black-out médiatique pour mettre en lumière la précarité et l’exploitation sévissant dans cette entreprise. La grève exigeait la réadmission de Marcos A. Armenteros, licencié pour avoir été absent à cause de problème de santé justifiés et que la direction, aujourd’hui encore, refuse de réintégrer alors qu’il a gagné contre elle tous les procès intentés et obtenu un large soutien social et politique. On a célébré hier le premier anniversaire de cette grève de la faim, de la faim de dignité. Les travailleurs sont toujours déterminés à exiger la réadmission de leur collègue, des conditions de travail dignes et la fin de la répression patronale et syndicale.

Telefónica, fidèle reflet de la « marque Espagne », augmente le salaire de ses dirigeants, engage des personnages de la taille de Iñaki Urdangarín (ancien joueur de l’équipe nationale de handball et époux de la seconde fille du roi, NdT) et Rodrigo Rato (ancien ministre PP de l’économie et ex-directeur général du FMI, NdT), et baisse en même temps le salaire de ses travailleurs, précarise leurs conditions de travail et jette à la rue ceux qui combattent ces mesures. Depuis sa privatisation en 1999, la multinationale a supprimé 50.000 postes de travail par des licenciements collectifs et des chantages. L’effectif des employés s’élève aujourd’hui à 20.000 travailleurs. Mais en même, elle a augmenté son volume d’emplois via les sous-traitants, qui lui permettent de réduire les coûts et de se dégager de toute responsabilité entrepreneuriale. On estime que Telefónica compte en réalité plus de 100.000 travailleurs en sous-traitance.

Un autre cas est celui de HP-Hewlett Packard. Ces trois dernières années, l’entreprise a supprimé 300 emplois. Mais ses travailleurs n’ont pas capitulé. En juin dernier, ils ont mené à bien l’une des plus importantes grèves dans le secteur informatique : sept jours de grève contre des coupes salariales et la précarisation des conditions de travail. Aujourd’hui, en novembre, ils ont à nouveau intensifié leur lutte à la suite de 30 nouveaux licenciements. Ils organisent une importante mobilisation à l’occasion d’un grand événement promotionnel au siège de Hewlett Packard à Barcelone du 10 au 12 décembre, où se tiendra le « HP Discover », qui doit réunir plusieurs milliers de personnes du monde entier. Comme on le sait, l’image de marque est le « trésor » le plus soigné par ces multinationales et l’objectif des travailleurs en lutte sera donc de la briser, ou plutôt de révéler son authentique visage.

Panrico est l’autre grande entreprise dans laquelle des travailleurs se sont résolument dressés. Le centre de Santa Perpetua de Mogoda est en grève illimitée depuis 6 semaines déjà. Ils s’opposent au licenciement de 745 travailleurs, sur un effectif de 2.000, et une réduction de 18% des salaires, qui s’ajoute aux coupes antérieures. Panrico est un exemple clair de l’usure et de la spéculation, de la manière dont des entités financières, des fonds rapaces et des firmes de capital de risque ont fait main basse sur le contrôle de la compagnie pour le profit maximum à court terme, et où la dernière chose qui compte pour eux ce sont les droits de leurs salariés.

Nous disons souvent que la peur commence, partiellement, à changer de camp. Des actions de désobéissance civile, des occupations de logements vides propriétés des banques, etc. se développent ces derniers temps, avec le soutien de larges secteurs de la société. Mais la peur reste très présente dans les lieux de travail, dans la salle des machines du capital. Peur de perdre son travail, de ne pas pouvoir payer le loyer ou l’hypothèque, qu’on t’expulse ou qu’on t’enlève la garde de tes enfants. Une peur qui nous paralyse.

Nous avons peur également car, qui donc défend nos droits dans les entreprises ? Les directions des grands syndicats ont capitulé face au patronat et au gouvernement. Elles ont signé une réforme de la négociation collective, des pensions, du Code du Travail, etc. Tout cela signifie un énorme recul en termes de droits qui avaient coûté des décennies pour être obtenus. Nous avons urgemment besoin d’un syndicalisme de combat, dont le centre de gravité repose sur la mobilisation et la protestation et non sur la table des négociations. Un syndicalisme ouvert à apprendre de ce qui est nouveau, à agréger, à tisser des alliances avec d’autres mouvements sociaux. Un tel syndicalisme est possible, comme ces expériences nous le démontrent.

Face à tant d’injustice, il ne reste que la dignité de ceux qui luttent. Merci pour votre exemple.

Esther Vivas  * Source : Publico.es, 29/11/2013.

Lire la suite

27 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

La Commission craint que la population ne rejette les négociations transatlantiques (euroactiv)

La Commission craint que la population ne rejette les négociations transatlantiques (euroactiv) dans Economie tumblr_m7oj1jiZoZ1qkx3d4o6_250

Un document interne de la Commission révèle les craintes de l’UE dans sa négociation avec les Etats-Unis.

La faiblesse de la croissance en Europe et les divisions en amont des élections européennes pour- raient aboutir à un rejet de l’accord commercial avec les États-Unis par les peuples européens.

La Commission a tenu une réunion secrète le 22 novembre avec des représentants des 28 États membres, selon le magazine danois Notat, plutôt eurosceptique. Lors de cette réunion, la Commission a affirmé que l’UE devait adopter une stratégie de communication « radicalement différente » sur le Partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement (PTCI) par rapport aux initiatives commerciales précédentes.

« L’objectif est de définir les termes du débat en communiquant de façon positive sur le PTCI (par exemple : les gains économiques, ou encore l’accès à un leadership mondial sur les questions commerciales), et non en adoptant une attitude défensive, en communiquant sur ce qu’il n’est pas (le partenariat ne traite pas des données à caractère personnel, ne vise pas à abaisser les normes réglementaires européennes, etc. », indique le document. Selon ce même document, la Commission a expliqué aux États membres que la peur relative aux négociations commerciales était liée à la perception de la « faiblesse de la position » de l’UE vis-à-vis des États-Unis dans les pourparlers.

« Une autre explication étant que l’UE est actuellement dans une situation économique plus difficile que les États-Unis et ipso facto a plus besoin du PTCI que ces derniers, » selon ce document.

« Nous devons dissiper les doutes et affirmer que ce n’est pas le cas. Malgré la crise, l’UE reste le marché le plus vaste au monde et est, en tant que tel, un partenaire indispensable pour toute économie commerciale. Les deux parties ont donc un grand intérêt économique dans ces négociations. »

Des acteurs issus du secteur de la santé ou des groupes de consommateurs ont déjà exprimé leurs inquiétudes en ce qui concerne l’accord de libre-échange. Selon eux, il pourrait mettre à mal les systèmes de santé européens, les systèmes bancaires, la protection des données ou encore les règlements en matière de sécurité alimentaire. Le Parlement européen avait rejeté le projet ACTA, le traité contre la contrefaçon et le piratage, pour les mêmes raisons.

Dans ledit document, la Commission explique aux États membres qu’elle a fourni une série d’ar- guments en vue de communiquer sur le PTCI. Le but étant de réfuter toute analogie avec ACTA. La Commission a souligné qu’il était essentiel que l’UE parle d’une seule voix. Elle a également rappelé à cette occasion l’importance de la prochaine campagne pour les élections européennes, qui pourrait bien faire office de caisse de résonance pour les partis rejetant l’accord commercial.

« Il semble évident que des groupes politiques de plusieurs États membres vont prendre position sur différents volets des discussions, étant donné l’importance que revêt la négociation », selon le document.

D’après une source rencontrée par EurActiv, la Commission a présenté son nouveau site Internet concernant le PTCI au cours de la réunion. Le but premier de ce site est d’informer les petits États membres sur la manière de communiquer sur les négociations commerciales auprès des citoyens.

EurActiv a contacté la Commission, mais celle-ci a refusé de faire tout commentaire quant au document révélé.

Publié 26 novembre 2013, mis à jour 27 novembre 2013

http://www.euractiv.fr/europe-dans-le-monde/lue-sinquiete-de-la-faiblesse-de-news-531958

Lire la suite

26 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Portugal, ils protestent contre le budget et réclament des élections (of)

20120417_portugal-troika

Des milliers de manifestants se sont rassemblés mardi matin devant le Parlement portugais.

Ils protestent contre les nouvelles mesures de rigueur prévues par le budget 2014.

Les retraités et fonctionnaires les plus touchés « L’heure est arrivée pour le gouvernement de s’en aller », « y en a marre des escrocs, on veut des élections », ont scandé les protestataires réunis à l’appel de la CGTP, la principale confédération syndicale du pays Parmi les manifestants se trouvaient de nombreux retraités et fonctionnaires, les catégories les plus touchées par le train de mesures d’austérité inscrit au budget de l’État pour 2014 dans le cadre du plan d’aide internationale accordé par l’Union européenne et le FMI.

Vote définitif dans l’après-midi Afin de ramener le déficit public à 4% du PIB l’an prochain, le gouvernement de centre droit a présenté un projet de loi de finances prévoyant un effort d’assai- nissement de 3,9 milliards d’euros, grâce notamment à des coupes sévères dans les salaires et les retraites des fonctionnaires. La version définitive de la loi de Finances devait être adoptée mardi en début d’après-midi par la coalition gouvernementale qui détient la majorité absolue.

L’annonce des nouvelles mesures d’austérité pour l’an prochain a provoqué une multiplication des grèves et des manifestations ces dernières semaines au Portugal, mobilisant enseignants, postiers, magistrats et même les forces de l’ordre. Portugal – 13h32

http://www.ouest-france.fr/portugal-ils-protestent-contre-le-budget-et-reclament-des-elections-1740816

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin