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15 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

lgbti pologne (france inter)

pologne

La communauté LGBTI

Une cible à un mois des législatives en Pologne

Le pays est agité par un vaste débat sur les droits des personnes LGBTI, que beaucoup de formations politiques remettent en question. C’est dans ce contexte tendu que la ville de Szczecin accueillait samedi la deuxième Pride (marche des fiertés) de son histoire.

C’est l’un des thèmes les plus présents dans la campagne : les droits des personnes LGBTI. Mais pas nécessairement parce que les différents candidats se bousculent pour répondre à leur aspiration d’égalité : au contraire, les partis politiques qui font le plus de bruit sur le sujet sont les forces les plus à droite, influencées par l’Église catholique, comme par exemple les conservateurs du PiS, le parti Droit et Justice (au pouvoir depuis 2015).

À quatre semaines du scrutin, il domine très largement dans les sondages (à 48%, 22 points devant la principale coalition d’opposition) les libéraux de la Coalition civique (KO).

Ce samedi à Szczecin, ville portuaire toute proche de la frontière allemande, au nord-ouest du pays, plusieurs milliers de personnes (environ 5 000) ont pris part à ce qui était un petit évène-ment pour la communauté LGBTI locale : la deuxième Pride, la deuxième marche des fiertés de leur histoire.

Un conseiller municipal dit vouloir « libérer les rues des parasites »

La communauté LGBTI polonaise vit très mal cette année électorale. Avec les élections européennes de mai dernier et les législatives dans un mois, c’est depuis le début de l’année qu’elle se sent, plus encore qu’auparavant, stigmatisée.

Voici ce que disent, par exemple et de façon quasi-quotidienne dans cette campagne, les leaders du PiS, le parti conservateur dans cette campagne : « Les personnes LGBT sont dangereuses, elles violent les enfants, elles enseignent la sexualité à nos enfants dès le plus jeune âge, ce sont des monstres et des pervers ! » Des paroles graves qui se concluent souvent par : « Votez pour nous ! On vous protégera, vous et vos enfants, de ces monstres ! » 

Un discours de haine (qui n’est pas sanctionnée par la loi polonaise contrairement à d’autres pays européens) repris sur ces banderoles brandies par une poignée de personnes au passage de la marche cette année.

On peut y lire (de gauche à droite) : « Stop pédophilie », « Que veut enseigner le lobby LGBT aux enfants ? 4 ans : la masturbation ; 6 ans : consentir à des rapports sexuels ; 9 ans : les premières expériences sexuelles et l’orgasme » ou encore « Szczecin sans déviants ».

Il y a quelques jours, un conseiller municipal de Szczecin a officiellement appelé les habitants à se rassembler dans le centre-ville, avec des balais et des sprays désinfectants, pour « libérer les rues des parasites, de la saleté et de nos ennemis ». Si personne n’a répondu à cet appel haineux, il était frappant en revanche de constater combien cette menace occupait les esprits et les discussions au sein de la communauté LGBTI dans le défilé qui redoutait un face-à-face.

Tout s’est déroulé dans le calme, de façon presque surprenante eu égard au climat de la campagne électorale. Les forces de l’ordre étaient aussi très nombreuses, certains policiers cagoulés, d’autres armés de fusil, à cheval ou avec des chiens.

Lors de la première édition de la Pride de Szczecin en septembre 2018, la police était interve-nue. Une centaine de contre-manifestants violents avaient par exemple jeté des bouteilles en verre sur les participants.

« Arrêtez de faire de nous des cibles », clament les manifestants

Monika Pacyfka Tichy est l’organisatrice de cette marche des fiertés. Elle préside l’association Lambda qui défend les droits des personnes LGBTI à Szczecin. Elle raconte : « Ces discours de campagne se transforment en violences physiques quand on se fait frapper dans le tramway ou dans le bus, ou dans nos quartiers par nos voisins, avec lesquels tout se passait bien, des voisins que l’on connaît parfois depuis des années ! »

Plus connue uniquement sous le prénom de « Monika », elle est LE visage de la communauté LGBTI de cette ville polonaise. « Tout ce qui se passe, surtout depuis le mois de mars 2019, n’a pour moi qu’un objectif : mobiliser au maximum en Pologne derrière le parti conservateur au pouvoir qui vise un deuxième mandat consécutif.

On crée une menace totalement artificielle pour effrayer la population et leur permettre, d’une certaine façon, de nous ‘détruire’. Pour moi, c’est une propagande du même ordre que celle utilisée par Hitler dans les années 1930 en Allemagne avec les personnes juives. Les personnes LGBTI en Pologne sont vraiment dans une situation très difficile en ce moment. »

Elle s’inquiète vraiment de voir le nombre d’agressions physiques et verbales en hausse. Elle le constate au travers de toutes les histoires qu’on lui raconte, des victimes qui viennent la voir dans les locaux de l’association et qui nécessitent un soutien psychologique.

L’association Lambda n’a pas de chiffres à fournir pour l’année en cours. Pas plus que les auto-rités polonaises. Elles comptabilisent bien pourtant ce qu’on appelle juridiquement un « crime de haine » quand la victime est une cible en raison de son appartenance, réelle ou supposée, à un groupe social, le plus souvent défini par la race, la religion ou l’orientation sexuelle. Mais pas les personnes homosexuelles au regard de la loi en Pologne.

La très influente Église polonaise n’est pas en reste. Son numéro deux a dénoncé à plusieurs reprises ce qu’il appelle une « peste arc-en-ciel » en référence aux couleurs du drapeau LGBTI.

« Mon Christ ne m’a jamais dit d’insulter ou de blesser quelqu’un »

Dans la foule de ce samedi, il y a Lelita Petit. Il compte parmi les rares Drag Queen à se pro-duire régulièrement en Pologne. Il fait part de sa foi personnelle, de son éducation catholique : « Comment peuvent-ils utiliser les mots de la Bible comme une arme contre nous ? Mes parents, mon Église, mon Christ ne m’ont jamais dit d’insulter ou de blesser quelqu’un. »

« Je me sens parfois avec d’autres personnes LGBTI polonaises comme un ballon avec lequel joueraient les hommes politiques hétérosexuels aux commandes du pays. Ils s’amusent de nos difficultés, ignorent nos doutes, ils ne prennent pas au sérieux les questions dont nous débattons au sein de la communauté LGBTI, et ce comportement autorise et légitime la violence dont nous sommes victimes. »

Face à autant de discriminations, d’agressions, de paroles haineuses, cette Pride qui, cette année, tombe à quatre semaines des élections législatives, est sans doute selon Marek, un jeune manifestant, l’unique moment pour la communauté LGBTI polonaise de descendre dans la rue et de dénoncer publiquement le climat homophobe de cette campagne.

« Depuis que les choses ne font qu’empirer, les personnes LGBTI deviennent furieuses, ils veu-lent agir, manifester, bien sûr dire leur fierté avec cette Pride mais pas uniquement comme une fête mais aussi et surtout comme un moyen d’obtenir les mêmes droits et de se battre pour ça ! »

Marek explique que le nombre de Prides en Pologne augmente très vite et essaime à travers le pays : 32 cette année, contre 60 par exemple chez le voisin allemand où il vient de passer quelques mois grâce au programme Erasmus.

Il se dit d’ailleurs « extrêmement touché » par l’initiative de membres de la communauté LGBTI de Berlin, à deux heures seulement en voiture ou en train de Szczecin. Les organisateurs de deux soirées très connues dans la capitale allemande, Gegen et Golosa, ont réuni derrière leur char et sur fond de musique techno et house plusieurs centaines de Berlinois venues grossir les rangs et, selon les mots de l’appel lancé sur Facebook, « soutenir nos frères et nos sœurs de Pologne » estimant « que parce qu’il est facile d’être queer à Berlin, on en oublie souvent les luttes qui se déroulent ailleurs ».

Beaucoup de Polonais dans le cortège aspirent aux mêmes droits que leurs voisins européens et allemands. Aux mêmes droits que tous les citoyens polonais tout en avouant n’espérer aucun changement si le parti conservateur est réélu dans un mois. « Le minimum », sont-ils venus clamer, « serait de pouvoir vivre sereinement et cesser d’être instrumentalisés à des fins électoralistes. »

Mais la surenchère est bien là : à titre d’exemple, depuis le début de l’année en Pologne plus de trente collectivités locales, des villes ou des communautés de communes, essentiellement situées dans le sud-est du pays et dirigées par des conservateurs, se sont déclarés comme des « zones libres, sans idéologie LGBT ».

Ludovic Piedtenu  15 septembre  2019

https://www.franceinter.fr/

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14 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

législatives portugal (pùblico.pt)

juventude-portuguesa

Le PS proche de la majorité absolue aux dépens du Bloco et du PCP

Sondage publié par l’Expresso ce vendredi montre la droite « gelée » et réduite à 28% des intentions de vote.

Ce sondage pour les élections législatives publié ce vendredi par l’Expresso donne au PS des raisons de sourire et montre que les socialistes sont proches de la majorité absolue.

Selon les chiffres publiés, 42% des personnes interrogées voteront PS le 6 octobre. Le sondage donne au parti d’António Costa une marge confortable de 19 points par rapport au deuxième parti le plus voté, le PSD (Droite Blog).

La montée du PS coïncide avec la chute des deux forces politiques qui soutiennent le PS. Selon les données recueillies, par rapport au sondage de juin dernier, le Bloc de Gauche et la CDU (Le PCP ne se présente pas en son nom, mais en « coalition » avec des  » Verts » Blog) perdent deux points de pourcentage chacun.

Ensemble, les deux points de pourcentage correspondent à la hausse de quatre points du PS, tous les autres parties conservant leurs résultats. Par rapport au sondage de juin, le Bloc de Gauche passe de 11% à 9%. La CDU passe de 8% à 6%.

Le PSD de Rui Rio reste stable à 23%, conservant la même intention de vote que dans les sondages de juin. La même chose pour le CDS (Plus à droite blog). Le parti d’Asunción Cristas ne dépasse pas 5% dans ce sondage. *

Si nous joignons les deux partis de centre-droit, le PSD et le CDS totalisent 28% des intentions de vote, une valeur faible par rapport aux résultats des dernières législatures de 2015. Cette année-là, la coalition Portugal À Frente (PàF), qui unissait le PSD et CDS avaient obtenu 36,86% des voix.

Le PAN (animaliste Blog) maintient également les mêmes intentions de vote et se situe autour de 4%. Le cumul des partis restants représente 5% des intentions de vote, et les votes blancs et nuls rassemblent 6% des votes.

L’échantillon de l’enquête comprenait 801 interviews téléphoniques menées entre le 24 août et le 5 septembre et la marge d’erreur est de 3,5%.

Liliana BorgesLiliana Borges 13 septembre 2019

https://www.publico.pt/

Commentaire:

On peut risquer une explication: les conditions des travailleur-se-s étaient tombées si bas sous la droite, qu’elles ne peuvent que s’améliorer sous la gauche. D’autre part, avec le soutien du Bloco et du PC le gouvernement peut s’attaquer au droit de grève, comme dernièrement avec les chauffeurs de camions. Est-ce un vote d’adhésion au social-libéralisme ou un vote utile contre le retour de la droite?

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12 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

brexit (npa)

brexit-satire

Instabilité chronique en Grande-Bretagne autour du Brexit

Boris Johnson est Premier ministre du Royaume-Uni depuis fin juillet.

Choisi par quelques dizaines de milliers de membres du Parti conservateur, il a succédé à Theresa May qui avait repris le poste de David Cameron, démissionnaire suite au référendum en 2016.

Encore fort, alors, d’une majorité d’une voix à la Chambre des communes, Johnson a annoncé fin août une fermeture du Parlement pendant cinq semaines afin d’assurer une sortie de l’UE, quoi qu’il arrive, le 31 octobre prochain. Scandale général jusque dans les rangs des conserva-teurs. Vingt et un députés ont été exclus et n’auront donc pas l’investiture du parti lors des prochaines législatives.

En d’autres termes : un ex-journaliste raté, menteur chronique (autrefois renvoyé du Times puis du Daily Telegraph précisément pour cette raison), raciste, islamophobe, sexiste et homophobe assumé et jovial, sans mandat électoral national, sans majorité parlementaire, suspend le Parlement et congédie sommairement ses collègues réfractaires.

Jo Johnson, frère de Boris, député et membre du gouvernement, a démissionné, suivi deux jours plus tard par la ministre du Travail et des retraites, Amber Rudd. À ce stade, on se sait pas encore qui, de Shakespeare ou des Monty Python, serait à même de produire le portrait le plus apte des premières heures du gouvernement Johnson…

Vers de nouvelles législatives ?

Parmi les stratagèmes destinés à imposer une sortie sans accord (après avoir été mis en minorité sur l’échéance du 31 octobre), il y a la mise au vote d’un projet de nouvelles élections législatives anticipées.

Elles sont réclamées par l’opposition travailliste ou le Scottish National Party (SNP) écossais depuis des mois. Mais il est clairement entendu par tous (Labour, SNP, Verts, Lib Dems) que la mise en route du processus électoral offrirait une voie supplémentaire pour suspendre l’activité parlementaire. Impossible alors de contrôler l’avancement de « négociations » avec l’UE…

Pour le gouvernement, ce refus temporaire de l’opposition permet de tenter de faire passer cette dernière pour inconséquente et fuyarde et d’anticiper sa propre campagne sur ce terrain polémique.

Pour l’opposition, il s’agit non seulement d’une précaution technique, mais ce refus permet aussi de prolonger l’enfermement du tyranneau dans sa propre incapacité à mener quelque initiative que ce soit. Les élections législatives ne sauraient cependant tarder et se décideront probable-ment – par une motion de censure – dès la certitude formelle acquise du blocage de la sortie version Johnson.

Surenchères sordides

Ces surenchères sordides ne sont pas exemptes de rationalité. Johnson et son équipe visent le repositionnement de leur parti autour d’un pôle d’extrême droite nationaliste, soit disponible pour une alliance avec le Brexit Party de Nigel Farrage, soit en capacité de gagner son électorat.

À n’en pas douter, ces dirigeants-là ce retrouveraient à merveille dans l’UE d’Orbán, de l’Afd et du RN…

Car c’est bien une possibilité qu’il faut envisager :

Soit l’implosion du Parti conservateur et le grotesque de Johnson finissent par anéantir toute chance de reconduction de la droite au pouvoir et une norme politique et morale se redéfinit autour de la gauche travailliste qui propose le seul compromis viable du moment.

Soit, exactement au contraire, l’épisode en cours vient alimenter une romance ultra-­réactionnaire dans lequel Johnson mène une lutte solitaire héroïque pour le peuple (national) contre les forces, la gauche travailliste, en particulier, qui tentent de faire obstacle à la « démocratie » référendaire.

Dans ce cas, les outrances et bouffonneries d’un Johnson pourraient valoir comme autant d’invitations à passer à un régime inédit d’agression sociale et raciste pleinement et ouvertement assumé, débarrassé du dernier vernis démocratique.

On sait que l’on peut compter sur l’appui sans réserve d’un large secteur de la presse pour cette version qui est depuis longtemps déjà la sienne, en millions d’exemplaires chaque matin.

Thierry Labica Jeudi 12 septembre

https://npa2009.org/

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12 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

irlande (le peuple breton)

ireland

Et si 100 après l’indépendance, l’Irlande retrouvait son unité ?

Un sondage vient d’être publié en Irlande du Nord et – extraordinaire – il donne une majorité pour la réunification en cas de Brexit.

Il y a 3 ans, les Irlandais du Nord avaient voté pour rester dans l’UE et surtout pour rester avec leurs compatriotes de la république d’Irlande à 55%.

Les perspectives d’un Brexit (dur) et donc d’une nouvelle frontière, qu’on pensait renvoyée dans les limbes de l’histoire, finit par convaincre (surtout les jeunes qui n’ont pas connu les violences) que l’avenir s’écrit en vert en Ulster.

Les accords du vendredi Saint prévoyaient la possibilité d’un référendum d’autodétermination. L’heure de l’organiser approche à grand pas car ni Londres ni Bruxelles ne devrait avoir le droit de choisir l’avenir de l’Irlande du Nord à la place des irlandais du nord.

Roccu Garoby 12 septembre 2019

http://lepeuplebreton.bzh/

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En cas d’élection voteriez vous:

Pour que que le Nord de l’Irlande quitte le Royaume Uni et rejoigne la République d’Irlande?

Pour rester dans le Royaume Uni?

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Qu’est-ce qui est le plus important:

Qu’il n’y ait plus de frontière avec l’Irlande?

Que le Nord de l’Irlande soit intégré dans le Royaume Uni?

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Que préférez vous à Westminster:

Un gouvernement Conservateur avec Boris Johnson?

Un gouvernement Travailliste avec Jeremy Corbyn?

Commentaire:

Vocabulaire: Nord de l’Irlande (et pas « Irlande du Nord ») est appelée aussi « Ulster ». Cette province rebelle victime d’un « nettoyage ethnique » pour y mettre des colons protestants compte 9 comtés. Les anglais n’en ont gardé que 6, les 3 autres y auraient fait basculer la majorité.

Ce qui est intéressant dans ce sondage c’est le « déclin de l’Empire »: les jeunes protestants semblent rejeter la société « unioniste-loyaliste facho » où ils vivent, qui implique un soutien sans faille à l’Angleterre conservatrice. Autre bonne nouvelle: la société « sectaire » (religieusement) issue de l’accord de paix se craquèle: il était temps de se déterminer sur la politique et non sur l’appartenance communautaire.

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10 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

russie (jdd)

vlad

Elections en Russie : Vladimir Poutine sanctionné à Moscou

Le parti de Vladimir Poutine, Russie unie, a essuyé un sérieux échec à Moscou lors des élections locales. La formation au pouvoir, quasiment hégémonique dans la capitale, a perdu au moins 20 des 45 districts.

C’était le scrutin clé des élections locales organisées dimanche en Russie. Et Vladimir Poutine a sérieusement chancelé à Moscou. Son parti Russie unie a perdu environ un tiers de ses sièges du Parlement de la capitale, selon des résultats provisoires donnés par les agences de presse russes.

De 38 sièges sur 45, il n’en aurait plus qu’une petite majorité : les candidats soutenus par les autorités ont ainsi perdu dans au moins 20 des 45 districts, après le dépouillement de la quasi-totalité des bulletins.

Le contexte à Moscou était particulièrement sensible, après un été marqué par de nombreuses manifestations organisées en raison du rejet de la candidature des principales figures de l’oppo-sition. Une mobilisation qui s’était soldée par près de 2.700 interpellations, même si seulement cinq manifestants ont été au final condamnés à de lourdes peines de prison. Principal opposant au régime, Alexeï Navalny avait appelé à « voter intelligent » en soutenant les mieux placés pour battre les candidats du Kremlin.

Le chef du parti à Moscou battu

En vue de ce scrutin, aucun des candidats favorables au Kremlin ne s’est en fait présenté à Moscou sous les couleurs de Russie unie, dont la popularité s’est effondrée ces dernières années.

Mais au final, selon l’agence de presse Interfax, neuf anciens députés du parti au pouvoir n’ont pas été réélus dans la capitale, dirigée par le pro-Poutine Sergueï Sobianine. Parmi eux : le chef de la branche moscovite de Russie unie, Andreï Metelsky, qui était élu depuis 2001.  »Ce qui est important, ce n’est pas la quantité, c’est la qualité » des candidats, avait prévenu dimanche Vladimir Poutine au moment de son vote.

Les candidats communistes sont les grands gagnants de l’élection dans la capitale : ils rempor-teraient 13 sièges, contre cinq auparavant. Le parti libéral Iabloko aurait trois sièges, une candi-date indépendante qu’ils soutenaient l’ayant aussi emporté. Enfin, le parti Russie juste, considé-ré comme faisant partie de l’opposition « tolérée » par le Kremlin, fait son entrée au Parlement moscovite avec trois députés. Le taux de participation était de 21,77%, légèrement plus élevé que lors de la précédente élection locale en 2014.

A Saint-Pétersbourg, le gouverneur pro-Poutine victorieux

Les résultats définitifs pour les plus de 5.000 scrutins locaux devraient être connus dans la journée de lundi. Les Russes élisaient notamment 16 gouverneurs régionaux et les parlemen-taires locaux de 13 régions, dont la Crimée, péninsule ukrainienne annexée par la Russie en 2014.

A Saint-Pétersbourg, où la campagne a été très vive, l’impopulaire gouverneur par intérim soutenu par le Kremlin, Alexandre Beglov, a été élu avec 64,57% de voix, selon la commission électorale. Son principal opposant, le candidat communiste et réalisateur réputé Vladimir Bortko, s’était retiré de la course quelques jours avant l’élection, affirmant que les « dés étaient pipés ». L’opposition a par ailleurs dénoncé des fraudes dans cette ville.

Ce scrutin va contribuer à façonner l’avenir politique de la Russie, avant les législatives de 2021 et à un moment où Vladimir Poutine entame sa troisième décennie au pouvoir, son dernier mandat devant s’achever en 2024.

9 septembre 2019 Arnaud Focraud

https://www.lejdd.fr/

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Lire aussi:

Российское Социалистическое Движение / Революция. Социализм. Демократия

Commentaire:

Nos camarades du Mouvement Socialiste Russe avaient aussi appelé à voter contre Poutine. Par contre le PC russe, premier parti d’opposition « tolérée » n’est pas un « vrai » PC, il est basé sur la nostalgie de l’Urss, le nationalisme et le patriotisme russe voire l’antisémitisme.

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10 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

diada de catalunya (l’indépendant)

republica-catalana

Diada de Catalunya 

Des centaines de Roussillonnais à Barcelone ce mercredi

Si de nombreux habitants des Pyrénées-Orientales se rendront à Barcelone dans le cadre de la fête nationale en Catalogne, d’autres resteront chez eux en réfléchissant aux futures mobilisations.

Barcelone se prépare à la célébration de la Diada nacional de Catalunya qui se déroulera ce mercredi 11 septembre. Un rendez-vous qui s’inscrit évidemment dans un contexte particulier de tensions entre les indépendantistes et le gouvernement central espagnol. L’an dernier, près d’un million de personnes avaient battu le pavé.

Dans les Pyrénées-Orientales, ils seront plusieurs centaines à se rendre dans la ville, se mêlant à la foule qui empruntera la Gran Via de les Corts Catalanes jusqu’à la place d’Espagne. C’est le cas d’Alice, retraitée à Perpignan, qui participe aux Diades depuis la fin des années soixante-dix. « Evidemment que l’on est solidaire ici et tout particulièrement cette année. On viendra apporter notre soutien à l’affirmation de l’identité de la nation Catalane et de son droit à décider de son avenir en Europe« .

Si la tenue de l’événement en semaine rend plus difficile le déplacement à Barcelone, cette partisane de la cause catalane veut croire que le signal envoyé à Madrid sera fort. « Il s’agira de protester, à la face du monde, contre les dérives de l’Etat espagnol. En dépit des changements de gouvernement, les attaques à destination des acteurs du processus d’affirmation du peuple catalan n’évoluent guère ».

Désobéissance civile

Pere Manzanares, connu pour son engagement sur ce dossier, ne participera pas à cette mani-festation. S’il espère qu’elle restera « un succès« , il pointe les limites de ces grandes manifesta-tions populaires. Selon lui, elles auraient un intérêt mais deviendraient inefficaces. « Elles ont une fonction d’exutoire, s’apparentant parfois à des rituels. Je pense qu’il serait temps de passer à la vitesse supérieure« .

Dans son esprit : l’idée d’une désobéissance civile pacifique et démocratique.

« Des actions de masse sont envisagées comme le boycott des entreprises qui se sont déloca-lisées après le 1er octobre 2019 ou le soutien aux entreprises favorables au processus. On est concrètement dans la prise en main du quotidien et dans la responsabilisation du citoyen ». 

Julien Marion 09/09/2019
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09 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

sondage (pùblico)

sondages

Sondage: PSOE et UP (Podemos) battraient les droites

Si finalement il fallait voter le 10 novembre, les intentions de vote donneraient 171 élus pour les gauches contre 144 pour les droites. Face à l’insécurité politique, les électeurs se retournent vers les anciens partis.

Les deux partis traditionnels PP (+ 17) et PSOE (+12) gagneraient sur les nouveaux partis. C’est Cuidadanos (macroniste) qui perdrait le plus, passant de 57 à 45 élus (-12 élus et -700 000 électeurs).

UP / PSOE auraient 171 sièges, c’est à dire 5 de moins que les 176 de la majorité absolue et devrait avoir le soutien du PNV basque. Tandis qu’une alliance PSOE / Ciudadanos aurait 180 députés et ne dépendrait pas des partis nationalistes.

En électeurs (et non en sièges) Podemos battrait Ciudadanos. PSOE et UP auraient 900 000 voix de plus que les 3 partis de droite: PP/ C’s et Vox (fasciste).

Rien ne serait résolu.

https://www.publico.es/

Lire aussi:

Teresa Rodríguez: « Yo creo que el PSOE quiere elecciones » (Pùblico)

Teresa Rodríguez regresa con el objetivo de consolidar Adelante Andalucía como « una fuerza política de referencia » (Pùblico)

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08 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

sondage (the observer)

brexit-satire

Brexit: en cas de nouvelles élections

Sondage pour l’Hebdo de Gauche The Observer

Conservative 325 ( plus 7 depuis 2017)

Labour 221 (perd 41)

Liberal Democrat 31 (plus 19)

SNP 50 (plus 15)

DUP 10 (no change)

Others 6 (no change)

(Le Sinn Fein irlandais avec 7 députés continue de boycotter Westminster)

Le total des Conservateurs, Brexit party et Ukip est de 48%, et leurs adversaires 52%.  C’est le système de vote à un tour qui veut cela.

https://www.theguardian.com/

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06 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

salaires (odi)

lobby

Comment justifier (ou non) les inégalités de salaires ?

Les inégalités de salaires sont largement acceptées. Mais jusqu’où ? À partir de quel niveau deviennent-elles injustes et nous choquent-elles ?

Les inégalités de salaires sont importantes en France. Les cadres supérieurs touchent en moyenne  2,5 fois plus que ce que perçoivent les employés. Ces moyennes masquent des inégalités bien plus grandes : les cadres dirigeants touchent dix ou vingt fois plus que les salariés de base, parfois beaucoup plus.

Le principe des inégalités de salaires est très largement accepté dans notre société. Ces écarts sont-ils justes ? Il n’existe aucune définition objective pour cela, il s’agit toujours d’une question de jugement de valeur. Et ce jugement repose en grande partie sur l’idée que l’on se fait du mérite et de la récompense de l’effort personnel.

Ce mérite n’est pas lié au « travail » proprement dit car personne ne peut prétendre qu’un maçon du bâtiment, qui s’use sur les chantiers, « travaille » moins qu’un cadre d’une grande entreprise. Pourtant, il est bien moins payé.

Le travail physique est mal récompensé – particulièrement en France – à l’inverse du travail intellectuel. Il ne peut s’agir non plus de compenser par un meilleur salaire les pertes de revenus dues aux années d’études puisque les mieux rémunérés vont rattraper ce manque à gagner en très peu de temps une fois insérés dans la vie professionnelle.

La concurrence internationale parfois évoquée pour justifier les hautes rémunérations joue un rôle très faible puisqu’un grand nombre de professions, celles justement aux salaires élevés, en sont totalement protégées (médecins, avocats, chirurgiens, etc.).

Les écarts de salaires résultent davantage d’un rapport de force sur le marché du travail.

L’offre et la demande s’y confrontent et la rareté de certains profils fait monter ou baisser le prix du travail, le salaire. Les mieux payés sont ceux sont les plus recherchés, souvent les plus diplô-més. Leur salaire récompense leur mérite scolaire. Sauf que ce dernier est en partie une illusion tant la réussite scolaire est liée au milieu social d’origine, dès les petites classes. Pour faire vite, les salariés les mieux payés le doivent souvent au fait d’être nés dans une famille favorisée.

Ce rapport de force sur le marché du travail fait l’objet de luttes.

Les syndicats mettent en avant le travail de ceux qu’ils représentent, souvent les moins qualifiés. Mais les professions les mieux payées sont beaucoup mieux organisées collectivement pour défendre leurs intérêts et légitimer leur position. En entretenant notamment les croyances en la valeur des diplômes et le mérite scolaire.

Une partie de leur argumentation consiste aussi à mettre en avant un nombre d’heures de travail très élevé alors qu’une heure de « travail » des plus qualifiés est beaucoup moins contraignante que celle de la plupart des non-qualifiés.

Bref, pour comprendre les inégalités de salaires et savoir si elles sont justes ou pas, il faut s’intéresser aux discours sur le mérite des uns et des autres. Prendre un peu de recul est tout à fait passionnant.

Pour cela, l’exemple des médecins est très parlant. La moindre remarque sur le niveau de vie très élevé de certains spécialistes se heurte très vite à une vague de réprobation – avec en tête l’argument du nombre d’années d’études nécessaires pour atteindre cette position – et qui ne vient pas seulement des intéressés : tout l’art de ceux qui se situent en haut de l’échelle est de se faire défendre par les catégories inférieures.

Dans le même ordre d’idée, vous ne lirez pas un portrait de dirigeant ou de cadre supérieur dans la presse sans que cet article souligne l’ampleur de sa tâche et ses horaires de travail.

6 septembre 2019

https://www.inegalites.fr/

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06 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

nucléaire 2 (observatoire du nucléaire)

niger
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EPR sans frontière

Hinkley Point : une jolie dalle de béton « écolo » mais pas d’EPR dessus…

Alors même que le réacteur lui-même n’est pas commencé (il s’agit encore de travaux préparatoires), l’EPR britannique accumule déjà les retards effectifs… et à venir : les procédures sont tellement complexes, et les problèmes déjà si nombreux, que des retards futurs sont déjà certains. Bien que focalisés sur le Brexit (qui va lui aussi causer de très graves problèmes pour le chantier EPR… s’il continue), les journaux du royaume sont de plus en plus inquiets. Mais ce sont les Français qui devraient s’alarmer car ce sont eux qui vont très chèrement payer les déroutes d’EDF en Grande-Bretagne, et la facture se comptera en dizaines de milliards… Quant aux Finlandais, ils ont appris à vivre sans leur EPR, lequel devait entrer en service en 2009 et n’est plus annoncé que pour 2020… en attendant de nouveaux reports et surcoûts !
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EPR britannique : la facture s’envole et les délais s’allongent
The Guardian, 13 août 2019 : http://bit.ly/2Um4eDY
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EPR finlandais : nouveau report à 2020 (au lieu de 2009 !)
Le Figaro, 17 juillet 2019 : http://bit.ly/2Pw65r5
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nukleaire
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Uranium, Niger, Kazakhstan

Mines d’uranium : Areva a redécoré le nord du Niger…

C’est un incroyable paradoxe : bien qu’étant pillés par Areva (et auparavant la Cogéma) pendant des décennies, les Nigériens se désolent de voir Orano (nouveau nom d’Areva) se préparer à fermer les mines d’uranium. C’est un phénomène comparable à celui qui se passe dans nos campagnes nucléarisées : l’atome devait apporter la prospérité mais, en fait, c’est l’inverse qui s’est produit, la plupart des autres activités ont disparu ou décliné. Résultat : les « colonisés » – qu’il s’agisse des Nigériens ou des habitants des régions françaises dotées d’une centrale – s’accrochent au nucléaire. On ne mord pas la main qui vous nourrit… même si c’est celle d’un bourreau.
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Mais au fait, pourquoi ce départ annoncé ? Eh bien, après avoir pillé et contaminé le Niger, asséché la nappe phréatique et exploité les travailleurs locaux, Orano/Areva s’en va faire de même au Kazakhstan, en commençant par raser une forêt protégée.
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Il est vrai que c’est avec l’accord, et même les encouragements de la dictature locale. Président/Dictateur pendant près de 30 ans, l’infâme Nazarbaïev a placé des membres de sa famille au postes les plus cruciaux et s’est fait nommer « Chef de la Nation » à vie. L’industrie nucléaire adore les dictatures, on y « travaille » sans être gêné !
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Au Niger, le départ annoncé du géant français du nucléaire fait craindre le pire
Médiapart, 9 juin 2019 : http://bit.ly/2ZqXwlL

Orano va raser une forêt protégée pour exploiter une mine d’uranium au Kazakhstan
Novastan, 23 août 2019 : http://bit.ly/2jZXRZk
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nukleaire
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Fukushima
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 A Fukushima, mes milliers de containers pour stocker l’eau radioactive..
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Cela fait 8 ans et demi qu’a commencé la catastrophe nucléaire de Fukushima. Et, même si elle revient dans l’actualité presque uniquement autour de sa date « anniversaire » (le 11 mars), elle se poursuit continuellement et s’aggrave au fil du temps.
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Les 3 réacteurs dont les coeurs ont fondu sont toujours copieusement arrosés en continu car autrement la réaction nucléaire pourrait redémarrer. L’eau versée devient terriblement radioactive, elle est en partie pompée et stockée dans des milliers de containers.
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Mais les capacités de stockage arrivent à leur maximum et les dirigeants industriels et politiques aimeraient bien se débarrasser de toute cette eau contaminée… en la rejetant dans le Pacifique. Mais ce projet criminel suscite la colère des Sud-Coréens qui ne manqueraient pas d’être les premiers touchés par ces contaminations.
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Car, que ce soit par l’eau ou par les airs, les contaminations radioactives se répandent fort loin : on trouve même des traces de la catastrophe de Fukushima dans le vin californien !
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Le Japon veut déverser l’eau de Fukushima dans le Pacifique, Séoul en colère
RFI, 13 août 2019 : http://bit.ly/2knPB5t

Des traces radioactives de Fukushima dans le vin californien
SmithSonianmag, 23 juillet 2019 : http://bit.ly/2knYNXq
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nukleaire

Effondrement de l’industrie nucléaire

Comme à chacune de nos publications, les preuves de l’effondrement inéluctable de l’industrie nucléaire s’accumulent. Outre les faillites déjà consommées d’Areva en France et de Westinghouse aux USA, EDF est en situation catastrophique et va probablement plomber la France dans son ensemble. Au Japon, le premier ministre nationaliste Abe rêve de relancer des dizaines de réacteurs mais les évaluations financières montrent que cela couterait des sommes insensées. Pour mémoire, pendant deux ans, le Japon a fonctionné avec 0 % de nucléaire, c’est donc que c’est possible ! Enfin, le programme nucléaire turc, maintes fois annoncé avec tambours et trompettes, est une encore annulé en catimini, c’est l’énième fois depuis 1965 !
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EDF, un sauvetage impossible
Libération, 19 juin 2019 : http://bit.ly/2MN1UVs
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Le modèle nucléaire français s’effondre et nous mène à la catastrophe
Huffington post, 30 juillet 2019 : http://bit.ly/2kqgllL
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Nucléaire : la France abandonne la quatrième génération de réacteurs
Le Monde, 29 août 2019 : http://bit.ly/2kqgwxr
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Les coûts de la sécurité nucléaire au Japon montent à des niveaux stupéfiants
Nikkei.com, 9 juillet 2019 : https://s.nikkei.com/2lUDjlx
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Le programme nucléaire turc encore abandonné !
Bianet.org, 27 juin 2019 : http://bit.ly/2lv9qbd
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nukleaire
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La stupidité nucléaire fait des vagues
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Une centrale nucléaire flottante… pour extraire le pétrole de l’Arctique !
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Le 23 août, les Russes ont annoncé que leur première centrale flottante prenait la mer pour aller s’installer près d’une bourgade perdue en Sibérie, non loin du cercle arctique. Ce joujou flottant va relâcher continuellement dans l’océan des effluents radioactifs.

Mais le principal problème est probablement le moment de la fin de vie : où seront les « responsables » actuels dans 40 ou 50 ans ? Notons aussi que ce machin doit aussi fournir l’énergie qui va permettre à des plateformes de forage d’extraire le pétrole qui gorge les fonds marins de cette région polaire. D’abord, cette activité causera inévitablement de graves pollutions, voire des marées noires en cas d’accidents.

Mais il est notable que ce projet bat en brèche la propagande – qui nous est continuellement assénée – selon laquelle l’énergie nucléaire serait une alternative aux hydrocarbures et, de fait, une option pour limiter les émissions de gaz à effet de serre : en l’occurrence, l’atome va servir le projet exactement inverse, c’est-à-dire extraire un pétrole qu’il était impossible de récupérer jusqu’alors. Résultat : en plus des pollutions et contaminations, de massives émissions de co2. CQFD.

Moscou a envoyé sa centrale nucléaire « flottante » dans l’Arctique
Les Échos, 23 août 2019 : http://bit.ly/2lvDweH

http://www.observatoire-du-nucleaire.org 

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