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20 juin 2017 ~ 0 Commentaire

irlande (mademoiselle)

2 Choice

Une jeune Irlandaise internée de force alors qu’elle voulait avorter

En Irlande, une jeune fille a été internée alors qu’elle se présentait à l’hôpital pour avoir recours à un avortement.

En Irlande, une adolescente a fait l’expérience douloureuse fin décembre d’être internée en hôpital psychiatrique, alors qu’elle souhaitait recourir à un avortement. L’affaire a été rapportée par le Child Care Law Reporting Project, mis en place pour s’assurer du bon traitement des enfants au cours des procédures légales.

Le Mental Health Act, un frein à l’avortement ?

Fin 2016, alors qu’elle souhaitait avorter et pensait être reçue à l’hôpital dans cet objectif, une adolescente a été internée suite au diagnostic d’un psychiatre, rapporté par le Child Care Law Reporting Project, expliquant que :

« L’état psychologique de l’adolescente résultant de la grossesse pourrait la conduire à se faire du mal voire à se suicider, mais qu’un traitement pouvait permettre de réguler ces risques et que l’interruption de la grossesse ne résoudrait pas tous les problèmes de l’adolescente à ce stade. »

En effet, en Irlande, il existe une loi, le Mental Health Act, qui permet sous certaines conditions d’interner de force des individus atteints de troubles mentaux. Ce processus peut être mis en place si les conditions suivantes sont réunies : « [Être atteint] d’une maladie mentale, démence sévère ou d’incapacités intellectuelles conséquentes avec un risque sérieux de représenter un danger pour soi ou pour les autres. »

Cela peut aussi être le cas si le jugement de l’individu est « si altéré que la condition de la personne pourrait encore se dégrader si un traitement, qui ne peut être administré qu’en hôpital, n’était pas suivi ».

Libérée grâce à des contre-expertises psychologiques

Pourtant, la jeune femme et sa mère pensaient qu’elle était transférée à Dublin dans le but de pouvoir recourir à une IVG. Le Guardian Ad Litem (la personne responsable d’un•e mineur•e pris•e en charge par la justice) avait par la suite demandé d’autres expertises psychologiques à deux praticiens, qui avaient conclu que son état ne nécessitait pas un internement.

Elle n’était pas selon eux dans un état de détresse mentale suffisant pour être internée de force dans le cadre du Mental Health Act, un état qualifié également de « difficile à évaluer » étant donné les circonstances. Suite à cela, l’adolescente avait été libérée, mais le rapport n’indique pas si elle a pu recourir à une IVG ou non.

L’Irlande : l’un des pays les plus restrictifs en matière d’avortement

Cette histoire est symptomatique du traitement réservé aux femmes qui souhaitent avorter en Irlande, où la législation est l’une des plus restrictives du monde. En effet, la Constitution et en particulier son article 40.3.3 (introduit par le 8ème amendement) consacre « le droit à la vie des enfants à naître », considéré égal à celui de la mère.

Dans les faits, ça veut dire que l’avortement ne peut être légal que s’il y a un « risque sérieux et réel » pour la vie de la mère. Autant dire que ça réduit les possibilités. D’ailleurs l’ONU a appelé l’Irlande à faire évoluer sa législation, qui violerait le Pacte International relatif aux droits civils et politiques en infligeant un traitement cruel, inhumain et dégradant aux femmes.

En 2016, Slate avait d’ailleurs publié un article sur le parcours du combattant de deux jeunes femmes irlandaises pour pouvoir avorter.

La lutte pour le droit à l’avortement au quotidien

En Irlande, la lutte pour obtenir le droit à l’avortement est donc quotidienne. Une organisation, The Coalition to Repeal the Eight Amendment, réunit les voix qui s’élèvent pour organiser un référendum sur la question. Suite à cette affaire, une pétition a également été lancée pour appeler le gouvernement à faire en sorte que le Mental Health Act ne soit plus utilisé dans ce genre de circonstances.

Cette actualité nous rappelle aussi la difficulté d’accès à l’avortement sur toute l’île : l’Irlande du Nord (faisant partie du Royaume-Uni) a également une législation très restrictive en la matière. En mars, les locaux de militantes avaient été perquisitionnés par la police à la recherche de pilules abortives lors de la journée internationales des droits des femmes.

Esther  19 juin 2017

Pour signer la pétition, c’est ici !

http://www.madmoizelle.com/

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19 juin 2017 ~ 0 Commentaire

corse (les échos)

corse

Législatives : la Corse envoie trois nationalistes à l’Assemblée

L’Ile de beauté est la seule région de France où il n’y aura aucun élu de La République en Marche.

Une fois de plus, la Corse électorale se singularise de la métropole. Si le niveau de l’abstention est équivalent, le résultat final des législatives est inédit à double titre. C’est la seule région de France où il n’y aura aucun élu de La République en Marche. Les arguments de campagne d’Emmanuel Macron sur le renouvellement politique n’a eu aucune prise dans l’île.

Ce sont les nationalistes, autonomistes et indépendantistes unis sous la bannière de Pè a Corsica (Pour la Corse) qui incarnent le renouveau aux yeux des Corses.

Pour la première fois dans l’histoire politique de l’île, mais aussi dans celle de la République française, trois nationalistes corses vont siéger à l’Assemblée nationale : Jean-Félix Acquaviva qui a battu le candidat macroniste Francis Giudici, Michel Castellani et Paul-André Colombani qui sortent les deux députés LR Sauveur Gandolfi-Scheit et Camille de Rocca-Serra, parlementaire depuis 2002. Seul le LR Jean-Jacques Ferrara sauve l’honneur dans la circonscription d’Ajaccio .

Lobbying pour la collectivité unique

Cette victoire est une réplique du tremblement de terre de 2015 où les nationalistes s’étaient emparés du pouvoir territorial. Longtemps, ils avaient refusé de participer à des scrutins nationaux. Au fil des années et des revers, ils ont compris que les décisions importantes se prenaient à Paris.

Les désormais députés nationalistes espèrent faire du lobbying pour la collectivité unique qui naîtra le 1er janvier 2018 de la fusion de l’actuelle collectivité territoriale et des deux conseils départementaux. Ils pousseront aussi l’officialisation du bilinguisme corse-fran- çais dans tous les actes de la vie publique, l’instauration d’un statut de résident pour endiguer la spéculation foncière, une loi d’amnistie en faveur des Corses détenus pour des actes liés à la politique.

Ils espèrent enfin faire inscrire la Corse dans la Constitution et ainsi obtenir un statut fiscal qui sacralise tous les régimes dérogatoires et le pouvoir d’adapter les lois. Même Emmanuel Macron a promis d’y réfléchir…

Jean-Marc Raffaelli  18/06

Lire aussi:

1er tour des législatives 2017 : La « Libération Sociale » aux abonnés absents… (A Manca)

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19 juin 2017 ~ 0 Commentaire

écosse (a manca)

scot

Élections Générales en Écosse : Les leçons d’un revers.

Les trois principaux faits à retenir du scrutin en Écosse sont :

1 Un effondrement des nationalistes du SNP (- 21 sièges) qui demeure cependant la première force politique du pays.

2 Une percée historique des conservateurs Tories, la Droite pro-Londres enregistrant son meilleur score depuis 1983.

3 Une remontée spectaculaire de la Gauche (Labour) dans les quartiers populaires.

Ruth Davidson, la chef de la Droite anglaise fanfaronne sur le thème « Le projet d’indépendance est mort ». C’est aller un peu vite en besogne et ne pas tenir compte de la nature des différents votes qui se sont exprimés.

Deux raisons majeures expliquent le poids du vote conservateur. D’une part, un vote populiste multiforme s’est exprimé massivement contre une Europe jugée laxiste face aux questions de sécurité, dont les immigrés sont rendus responsables. Ce syndrome de la citadelle assiégée a été boosté après les récents événements de Manchester et de Londres. Ce vote a aussi reçu un apport très important des retraités écossais qui ne sont toujours pas convaincus de la capacité des Nationalistes à maintenir leurs pensions en cas d’Indépendance. C’est donc le vote de toutes les peurs qui a profité à la Droite anglaise en Écosse. C’est ce qui explique qu’une star du Football local comme Douglas Ross ait pu ravir un siège de Député à Mr. Robertson, figure historique du nationalisme écossais.

Cependant, tous les Écossais qui n’ont pas voté pour le SNP ne sont pas mécaniquement hostiles à l’indépendance. C’est bien une partie de la base électorale du SNP qui s’est massivement reportée sur le vote Labour (6 sièges SNP sont passés au Labour). Il est important d’en déterminer les raisons.

Le phénomène ne doit pas être sous-estimé, la Gauche enregistrant une progression de 15 000 voix dans les quartiers populaires d’Édimbourg, mais plus encore dans la région de Glasgow. Là, de nombreux travailleurs et chômeurs qui avaient voté SNP en 2015 ont massivement voté pour le Labour. De nombreux députés SNP ont été talonnés par le Labour et ont conservé leurs sièges de peu. C’est le cas de la plus jeune député écossaise, Mhairi Black, dont l’écart de voix avec le Labour est passé de 6 000 à 2 500 hier soir. Comment expliquer ce transfert de voix massif du SNP vers le Labour ?

Il y a deux explications complémentaires. Comme cela a été le cas dans toute la Grande Bretagne, la ligne de Gauche anti-austérité incarnée par Jeremy Corbin a remobilisé l’électorat populaire en faveur du Parti Travailliste. Cette ligne clairement positionnée contre l’Europe libérale, la casse des services publics et pour la défense des droits sociaux a été plus lisible pour bons nombres de Nationaux Écossais. A contrario, le SNP, en alignant la défense de la souveraineté écossaise à l’allégeance au modèle européen actuel, a été perçu comme non-critique face aux politiques dévastatrices du Capitalisme Européen. Un des arguments de campagne du SNP était que le maintien dans le marché commun allait préserver 80 000 emplois en Écosse. Cette erreur de stratégie du SNP a été lourdement sanctionnée au profit du Labour.

C’est la principale leçon de ce scrutin. Les droits fondamentaux des individus ne sont pas solubles dans l’identité. Le Projet National écossais gagnera en crédibilité s‘il se positionne clairement sur la Question Sociale en ayant un programme clair sur les acquis sociaux, retraites, services publiques et donc, un positionnement sans ambiguïté contre les politiques d’austérité de Bruxelles. La Lutte de Libération Nationale est donc indissociablement liée à la Lutte de Libération Sociale, car si elle ne correspond plus aux intérêts populaires, elle est tôt ou tard sanctionnée.

A MANCA  10 juin 2017

http://www.a-manca.net/

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19 juin 2017 ~ 0 Commentaire

tour grenfell

tour

Ça, c’est la tour Grenfell.
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Elle a été bâtie dans les années soixante dix et se trouve dans un quartier de Londres qui est maintenant super riche. Elle est coincée entre Kensington (le quartier où vit William) et Notting Hill, quartier « bobo » et « artiste », plein de riches (stars, milliardaires russes et saoudiens, etc).
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La tour est une tour HLM.
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Le council (autorité locale) parle depuis des années de « résoudre le problème » que pose la tour, à savoir les pauvres qui habitent dedans. Des 400+ résidents, la plupart sont des familles, des mères célibataires et leurs enfants, des gens qui ne s’appellent pas John ou Imogene Smith.
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La tour a un blog. Sur ce blog, depuis des années, les résidents se plaignent des risques incendies. DIX NEUF FOIS, par le biais de leur député, ils ont demandé à ce que la commission incendie passe dans l’immeuble et l’inspecte. À chaque fois, ils se sont fait envoyer paître par le council qui était, jusqu’à la semaine dernière, un siège conservateur. Y avait des sous à économiser. C’était des ménagères, elles avaient un accent bizarre, elles pouvaient être ignorées.
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Les résidents autour, les riches, par contre, on les a écoutés. On les a écoutés se plaindre que la tour était immonde à regarder, qu’elle faisant tâche au milieu des belles maisons historiques, et que c’était vraiment un scandale.
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Alors on a débloqué des fonds pour rénover la tour. On a, entre autres, enveloppé le bâtiment d’une couche de plastique pour isoler, protéger de l’humidité, mais surtout, pour faire joli. Parce que les riches d’à côté, ils trouvaient le béton moche.
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Mais le risque incendie n’a pas été pris en compte. Il n’y a pas eu de discussion autour de l’absence de sortie de secours, de sprinklers (sortes de douches incendie NDB), d’alarme commune. La marche à suivre en cas d’incendie (fermez la porte, restez chez vous) n’a jamais été révisée malgré le changement important apporté à la structure du bâtiment.
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L’année dernière, les députés conservateurs ont voté contre une loi proposée par les travaillistes et visant à forcer les propriétaires à rendre les logements salubres. Les risques incendie en faisaient partie.
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Dans la nuit de mardi à mercredi, un incendie s’est déclaré. La couche de plastique qui entourait le bâtiment s’est enflammée comme un feu de paille. Et les pauvres, les étrangers, les mères célibataires se sont retrouvés coincés dans leur boite d’allumettes.
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À l’intersection du classisme, du sexisme et de l’avarice, il y a des dizaines de corps brûlés, des enfants jetés par la fenêtre par des parents désespérés et des politiciens avec des discours qui sonnent comme des mensonges. J’ai la rage.
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18 juin 2017 ~ 0 Commentaire

tour de londres (npa caen)

tour

Une tour brûle à Londres, combien d’autres en sursis ?
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« Les alarmes incendie ne fonctionnaient pas, je suis très en colère. Ici vit la classe ouvrière, des gens d’origines différentes, auxquels on ne prête pas attention ». Soran Karimi, 31 ans, habitant d’une tour voisine.
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Dans la nuit de mardi à mercredi 14 juin, un immeuble de 24 étages comprenant 120 logements sociaux est parti en fumée à Londres.
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Il avait pourtant était rénové récemment paraît-il. Rénovation cache-misère, selon des collectifs d’habitants, permettant de sauver la face pour le propiétaire qui n’est autre que la Municipalité Royal de Kensington et Chelsea et son gestionnaire : la Kensington and Chelsea Tenant Management Organisation (organisme public qui administre le parc de logements sociaux pour la municipalité du quartier).
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De pseudo-rénovations effectuées pour rassurer la population, pour montrer que les habitants ne sont pas totalement abandonnés à leur sort malgré les nombreuses plaintes quant à l’absence d’alarme incendie, au revêtement inadapté, aux problèmes électriques… En somme : une tentative de mettre les habitants en confiance… alors qu’ils encouraient un danger de mort ! Il a fallu ce drame pour que les autorités et la municipalité soient obligés de reconnaître que d’autres tours à travers la ville sont aussi des brasiers en puissance. Mais ce n’est malheureusement que la partie émergée de l’iceberg.
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60 morts, des dizaines de disparus et de blessés, des centaines de personnes mises à la rue cette fois-ci ; et des caméras, des journalistes, des médias qui s’agitent pour couvrir la tragédie. Mais qu’en est-il du reste ? Combien de familles vivent dans des taudis, dans des logements insalubres ou dangereux ? Combien de personnes font les frais de la spéculation immobilière, de la propriété privée ?
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Combien n’ont même pas un toit alors que des millions de logements restent vides à travers l’Europe ? Ce sont ces questions que les médias bourgeois ne posent pas, et ce sont pourtant ces mêmes questions qui sont déterminantes pour des millions de personnes, pour la majorité de la population, pour la classe ouvrière.
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Les habitants de Londres s’en sont saisi – qui d’autre que les intéressés eux-mêmes pouvait mieux le faire ? – et ont manifesté vendredi. Certains dont des familles de victimes et des rescapés ont occupé la mairie de quartier aux cris de « Pas de justice, pas de paix ».
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« J’espère que cette tragédie va faire bouger les choses. Jamais une telle chose n’aurait pu se produire « chez les riches ». Nana Akuffo, 46 ans, habitant d’une tour voisine.
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Caen Anticapitaliste – NPA·dimanche 18 juin 2017
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Lire aussi:

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17 juin 2017 ~ 0 Commentaire

tour de londres (the guardian)

tour

Manif pour exiger la vérité sur l’incendie d’une tour (de pauvres) à Londres. Jeremy Corbyn avait voulu faire passer une loi contre la location de logement inhabitables, rejetée par les Conservateurs…

The Guardian article

The Guardian en direct

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13 juin 2017 ~ 0 Commentaire

anticapitalistas (pùblico)

rev glob

Revolta Global est « Anticapitalistas »en Catalogne

Catalogne: Anticapitalistas se démarque de la direction de Podemos et soutient le référendum d’Indépendance de Puigdemont

Miguel Urbán a publié une déclaration pour se distancier de la ligne officielle de Podemos, qui a jusqu’ici évité de soutenir explicitement la consultation du premier Octobre 2017. Il y a une semaine, le numéro deux du parti, Pablo Echenique, a déclaré qu’une consultation unilatérale ne résoudrait « aucun problème » et a clairement indiqué:  » Nous ne pouvons pas partager la « feuille de route » du président de la Generalitat, Carles Puigdemont.

Anticapitaliste, le courant considéré le plus à gauche de Podemos, a publié lundi une décla-ration exprimant son soutien au référendum sur l’Indépendance que veut convoquer la Gene- ralitat de Catalunya, le 1er Octobre, divergeant ainsi de la position officielle qui rejette la feuille de route du président catalan, Carles Puigdemont.

« Nous soutenons le référendum le 1er Octobre, et nous appelons toute la gauche de l’Etat espagnol à organiser la solidarité avec les droits démocratiques du peuple catalan, » a déclaré dans un communiqué le chef d’Anticapitalistas et député au Parlement européen, Miguel Urbán

Echenique, le lundi: « Une consultation unilatérale ne résoudra aucun problème »

En fait, Anticapitalistas a publié cette déclaration au moment précis où en Catalogne, Podemos est sur le point de clore le débat ouvert par ses bases sur la position à adopter. Le secrétaire général de Podemos Catalunya, Fachin, y a défendu la nécessité de participer à la consultation, mais la comprend comme « un acte de mobilisation civique. »

Lundi, le secrétaire de Podemos, Pablo Echenique, a déclaré qu’ « une consultation unilatérale ne résoudra aucun problème. » Echenique effacé tous les doutes et a réaffirmé la position de la direction de Podemos-Espagne, ajoutant que bien qu’il soit « légitime pour les catalans d’exercer leur droit à décider », selon lui, pour avoir un effet juridique et la reconnaissance internationale, la consultation doit être négociée. « La feuille de route de Puigdemont ne fait pas partie de notre position, » a-t-il ajouté.

Anticapitalistas: « La célébration d’un référendum rebelle en Catalogne contribuerait à accélérer le processus de destitution dans le reste de l’Etat espagnol »

À ce jour, le parti pourpre avait évité de soutenir la consultation, contrairement à ce qu’à décidé Anticapitalistas ce lundi.

Selon cette tendance, qui au congrès de Vistalegre a réussi à entrer pour la première fois dans l’exécutif d’état de Podemos, on doit « construire des ponts entre les classes populaires du reste de l’état avec les classes populaires catalanes, contre la classe dirigeante ». « La construction de ponts » passe « par être en mesure d’établir des relations de solidarité critique et généreuse, où la défense des intérêts communs n’exclut pas les exigences particulières ».

« La tenue du référendum rebelle Catalogne  accélérerait sans doute le processus destituant dans le reste de l’État espagnol, en aidant à renforcer la démocratie et à affaiblir le régime 1978 ».. Dans cette ligne, ils soutiennent que « les lois ne sont pas au-dessus de la démocratie. » « Défendre le droit de décider est défendre un droit démocratique fondamental », ajoutent-ils.

Bien qu’ayant reconnu comme « une évidence » qu’ils ont « de profondes différences avec les forces qui animent le processus d’indépendance catalane » pour leurs « politiques néolibérales contre les Catalans qu’ils prétendent défendre »,  ils pensent que « le référendum est une demande importante en Catalogne » et qu’elle a « un large soutien de secteurs y compris non indépendantistes ». « Nier cela est nier la démocratie et ouvrir la voie à des positions dange-reuses, où « vote et de décider » deviendrait un « transfert » des classes dirigeantes, et plus un droit du peuple », selon le texte.

Ils consacrent également une partie de la déclaration à critiquer le PP, le PSOE et Ciudadanos qui sont sur une « position immobiliste, basée par le « fondamentalisme constitutionnel », qui refuse au peuple catalan systématiquement le droit de décider de leur relation avec le reste de l’État. « Il est évident que cette politique vise à polariser la scène politique et utiliser le « chauvinisme » espagnol pour resserrer les rangs autour d’un gouvernement autoritaire, corrompu et au service des grandes puissances économiques.

Madrid 06.12.2017

http://www.publico.es/

Lire aussi:

Catalan et Valencian

Davant l’anunci de data i pregunta del referèndum (Revolta Global)

Galicien

Comunicado de Anticapitalistas ante o anuncio do referendo en Catalunya (Anticapitalistas Galiza)

Basque

Anticapitalistas-en adierazpena Kataluinako erreferendumaren iragarpenaren aurrean (Antikapitalistak)

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11 juin 2017 ~ 0 Commentaire

royaume-uni (essf)

SR-67

Une victoire travailliste spectaculaire

Le résultat des élections [du 8 juin 2017] est un triomphe pour le Labour. Bien que le parti ait échoué de peu à réunir un nombre suffisant de sièges pour former un gouvernement, Jeremy Corbyn a permis le plus grand basculement d’un grand parti à un autre au cours d’une campa- gne électorale depuis 1945. Les sondages donnaient les travaillistes à 26 ou 27% mais, au soir des élections, ils ont atteint 40% (soit 12,8 millions de suffrages). C’est plus que ce qu’avait obtenu Tony Blair en 2001 ou en 2005.

Sur l’ensemble des 650 sièges [rappelons que les élections au Parlement se font en un tour, sur la base de liste uninominale; celui qui emporte le plus de voix emporte le siège], les conservateurs en ont [42,4%] obtenu 318 (moins 13), le Parti travailliste 262 (plus 30), le Scottish National Party 35 (moins 21, avec une perte en voix de 1,7%), les Libéraux-démocrates 12 (plus 4 [7,4%]), Plaid Cymru [Parti Nationaliste Gallois] conserve trois sièges, les Verts un et l’UKIP [avec seulement 1,8% des voix, contre 12,6% et 3,8 millions de voix en 2015 et 27,5% lors des élections européennes de 2014] n’entre pas au parlement [il faut encore ajouter les 10 sièges du parti protestant ultra-conservateur d’Irlande du Nord Demo- cratic Unionist Party, DUP, ce qui devrait permettre techniquement à Theresa May de former une coalition disposant d’une majorité parlementaire].

La participation électorale a augmenté de 2% [à 68,7%], ce qui en fait la plus élevée depuis 1997. Parmi les jeunes, c’est la participation la plus élevée de l’époque contemporaine. Le vote en faveur de l’UKIP s’est effondré. Paul Nuttal, le dirigeant de ce parti depuis novem- bre 2016, vient de démissionner pour n’avoir atteint qu’une troisième position, loin derrière, dans la circonscription de Boston et à Skegness [avec 7,7% des voix].

Les travaillistes ont fait des progrès significatifs en Ecosse et au Pays de Galles.

Le SNP reste le parti écossais le plus important, mais il a perdu 12 sièges en faveur des conservateurs, les travaillistes 7 et les Libéraux-démocrates 3. Au Pays de Galles, le Labour revient en tête, reprenant un siège aux conservateurs, à Gower, Cardiff North et Vale of Clwyd.

Jeremy Corbyn et John MacDonnell [chancelier de l’Echiquier – Finances et Trésor – dans le cabinet fantôme de Corbyn] ont raison d’affirmer leur disponibilité à former un gouvernement minoritaire, mais il semble évident que T. May tentera de le faire de son côté. Le résultat, par conséquent, n’est pas seulement un parlement sans majorité («hung parliament»), mais le plus mince et le plus précaire des parlements sans majorité avec une coalition entre un Parti Conservateur déchiré par les tensions internes et un Democratic Unionist Party (DUP) ultra-conservateur (l’un des partis politiques les plus conservateurs sur le plan social en Europe).

Ses membres nient l’existence du changement climatique, s’opposent au droit à l’avortement ainsi qu’à l’égalité entre les sexes en matière de mariage et sont dans une large mesure des créationnistes. Ses candidats ont été soutenus par l’Ulster Defence Association, un groupe sectaire de tueurs qui est désormais impliqué dans le racket et le trafic de drogue. Cet accord donne aux conservateurs une majorité de 328 (par rapport aux 326 nécessaires; les Tories en avaient 330 avant les élections). Si un tel accord parvient à se concrétiser, il sera probablement des plus instables et nous devons nous préparer à de nouvelles élections avant la fin de l’année.

La campagne électorale travailliste s’est révélée spectaculaire et a eu un impact immense. Son résultat est un triomphe personnel pour Jeremy Corbyn, qui a été vilipendé brutalement du début à la fin de la campagne. Les conservateurs n’ont même pas été capables de «tirer profit» des deux horribles attentats [Manchester le 22 mai et 3 juin à Londres; Corbyn a souligné la réduction du nombre de policiers dans les quartiers sous l’injonction de T. May, lorsqu’elle dirigeait le ministère de l’Intérieur dans le gouvernement de coalition de D. Cameron].

Le manifeste [du Parti travailliste – For The Many, Not the Few – a modifié l’orientation politique de la campagne électorale dès qu’il a rencontré l’écho des rues.

Il a permis de mobiliser des centaines de milliers de jeunes gens, qui se sont inscrits sur les listes électorales, ont rejoint la campagne et voté (pour la première fois dans le cas de beaucoup). Les gouvernements successifs ont usé et abusé des jeunes; ces derniers ont riposté en force.

Un mouvement tectonique heurte la politique britannique sur plusieurs plans. La plate-forme électorale anti-austérité du Labour s’est révélée attrayante pour les mêmes cou- ches marginalisées qui ont été attirées par un vote Brexit. Ce vote est un rejet massif de l’aus- térité frayant la voie d’un changement fondamental de la politique britannique. Une nouvelle génération est entrée en scène pour la première fois, complètement disponible envers le type d’alternative radicale que le Labour met en avant. C’est par exemple le vote étudiant qui a amené la circonscription de Canterbury dans l’escarcelle travailliste alors qu’il s’agissait depuis toujours d’un siège conservateur.

Corbyn est désormais en position de force au sein du parti. La droite travailliste qui, depuis deux ans, mène une campagne pour le discréditer et se débarrasser de lui a été politiquement défaite et devra prendre des décisions. Toutes les prédictions qu’elle a émises quant au «corbynisme» se sont révélées fausses. Il est désormais temps de soutenir Corbyn ou de laisser la place.

Dans ce contexte, les tâches de la gauche radicale sont claires: rejoindre le mouvement Corbyn si vous ne l’avez pas encore fait, l’aider à changer et à démocratiser le Parti travailliste. Approfondir la trajectoire politique qu’il a mise en marche et être prêt à mener le combat pour les prochaines élections telles qu’elles se présenteront.

(Article publié le 9 juin sur le site Socialist Resistance traduction A l’Encontre. Les indications du résultat du vote ont été actualisées une fois l’ensemble des 650 circonscriptions dépouillées).

 Alencontre 11 juin 2017 Alan Davies
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Lire aussi:
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Commentaires:
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Socialist Resistance est le correspondant du NPA, c’est le groupe de la 4è Internationale en Grande-Bretagne. Il n’agit pas en Ecosse où c’est le SSP (Scottish Socialist Party).
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Les Gallois et Ecossais demandent au Labour de soutenir leurs revendications d’autodéter-mination, ce qu’il refuse. En échange, les nationalistes pour gagner cet électorat se sont présentés comme « plus à gauche » que la Labour.

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10 juin 2017 ~ 0 Commentaire

élections au royaume-uni (npa)

swp

Des camarades du Socialist Worker’s Party

hope

Derrière la claque pour May et les conservateurs

La victoire il y a un an du Brexit a été présentée par beaucoup de gens comme une évolution inexorable du pays vers la droite. L’échec humiliant de Theresa May et la percée spectaculaire de Jeremy Corbyn nous montrent que les choses sont bien plus complexes.

Au lieu d’une majorité accrue, certains parlaient d’une marge de 100 (!) sièges, les conservateurs se retrouvent avec 12 sièges en moins. Sans majorité absolue, ils sont obligés de négocier une coalition fragile avec les loyalistes protestants et très réactionnaires de l’Irlande du Nord (le DUP) avec la perspective de nouvelles élections en cas d’échec d’ici quelques mois.

Avec 318 sièges et 42% des voix, les conservateurs restent le premier parti devant les travaillistes, 262 sièges (32 en plus). Par contre en pourcentage, les travaillistes, avec 40% des voix, non seulement talonnent les conservateurs mais augmentent leur score de 10% depuis 2015, le plus grand bond entre deux élections depuis 1945. Corbyn fait même un meilleur score que Gordon Brown (2010) et Tony Blair (2005), les grands défenseurs de la troisième voie social-libérale.

Cap à gauche

Il y a deux mois, les conditions semblaient plus que favorables à la réussite du pari de Theresa May. Les sondages lui donnaient une avance de 20%, la presse tabloïde était en ordre de bataille pour des unes virulentes contre Corbyn le  « fantaisiste » ou « Djihadi Jeremy » pour ses positions pro-palestiniennes et anti-guerre. La majorité des députés travaillistes (très droitiers) ne cessaient de critiquer Corbyn et certains de ses « amis » prétendaient que le programme de gauche était bon mais qu’il fallait un dirigeant plus charismatique pour gagner.

D’une part, sans Corbyn comme dirigeant il n’y aurait pas eu de manifeste de gauche et d’autre part, la réussite s’est faite non seulement grâce au contenu du manifeste le plus à gauche depuis 1983 (et malgré ses limites) mais grâce aussi au passé militant d’un homme simple, sincère, perçu comme susceptible de tenir ses promesses et dont les apparitions à la télévision contredisaient la caricature présentée par une grande partie des médias.

jeremy

Militant anti-guerre

Deux autres questions peuvent expliquer aussi le résultat : les jeunes et les attentats. Corbyn a clairement démontré sa capacité de faire rêver beaucoup de jeunes. « For the many not the few » (Pour le plus grand nombre pas pour la petite élite) était le slogan de la campagne et il se déclinait en une série de mesures très concrètes : pour l’éducation, la santé, le logement et l’emploi avec augmentation des impôts pour les riches. Enthousiasmés par les grands meetings et les débats à la télévision, plus d’un million de jeunes de 18-24 ans se sont inscrits sur les listes électorales après l’annonce de l’élection, dont la majorité pour voter travailliste. Et plus important, 74% d’entre eux ont voté quand seulement 43% ont voté en 2015.

Quant aux retombées des attentats, en général favorables au gouvernement en place et aux réflexes nationalistes et sécuritaires, c’est Corbyn, militant anti-guerre de longue date, qui s’en est sorti le mieux.

S’il a insisté sur le fait que Theresa May, en tant que ministre de l’intérieur, avait présidé à la réduction de 20.000 postes de policiers c’est aussi en insistant sur la responsabilité des guerres extérieures menées par les gouvernements précédents que Corbyn a marqué des points auprès du public. 53% de la population était d’accord avec lui. Seulement 24% pensaient le contraire.

Canaliser la colère

Tout cela n’empêche pas bien sûr les manifestations de haine raciste comme les attaques contre les musulmans qui se sont multipliées après les attentats. Par contre, le succès de la campagne de Corbyn montre, non pas l’absence de courants réactionnaires et xénophobes au Royaume Uni mais le fait qu’ils ne sont pas forcément dominants dans la société et qu’ils ne sont pas voués à un développement sans frein.

Nous vivons dans des sociétés de plus en plus polarisées où la colère de millions de personnes qui subissent les effets de la crise peut être canalisée dans des directions très différentes.

Par le dynamisme de sa campagne et l’espoir qu’elle a soulevé, Corbyn a su attirer des millions de personnes vers des solutions de gauche. Par exemple, le Parti pour l’indépendance du Royaume Uni (l’UKIP) s’est effondré, passant de 12% à 2%. Une partie s’est (re)tournée vers les conservateurs et un Brexit dur mais au moins un tiers a voté travailliste, attiré par un projet qui leur parlait après des années de gouvernements travaillistes qui leur avaient tourné le dos.

Retour de la question sociale ?

La période qui s’ouvre risque d’être de plus en plus instable. May est déjà contestée au sein de son parti et sera bientôt remplacée mais les centaines de milliers de personnes qui ont été dynamisées par la campagne de Corbyn pourraient se mettre à contester la légitimité de l’ensemble du Parti conservateur.

Ce sera en particulier le rôle des anticapitalistes et révolutionnaires de faire en sorte que la colère ne soit canalisée vers l’attente de nouvelles élections mais qu’elle s’exprime dans des campagnes concrètes sur le terrain, contre l’austérité, contre la guerre, pour la défense des services publics et tant d’autres choses. Après des années de recul, l’espoir pour la gauche britannique semble de nouveau permis.

Ross Harrold Samedi 10 juin 2017

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Royaume-Uni : Theresa May s’accroche au pouvoir en s’appuyant sur un parti extrémiste

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10 juin 2017 ~ 0 Commentaire

dup (le huffington post)

loyalists

Les amis de Theresa May tels qu’on les voit

Qu’est-ce que le DUP, ce parti sulfureux grâce auquel Theresa May pourra gouverner

Le Parti Unioniste Démocrate d’Irlande du Nord est extrêmement conservateur et historiquement lié à des organisations paramilitaires loyalistes.

Theresa May semble prête à tout pour rester à la tête d’un gouvernement majoritaire. Après que le parti conservateur a perdu la majorité absolue aux élections législatives anticipées du 8 juin, la Première ministre britannique compte désormais s’allier avec le DUP, Parti unioniste démocrate d’Irlande du Nord. Si le parti des Tories est arrivé en tête des résultats en rempor- tant 318 sièges au Parlement britannique, il lui en manquait huit pour jouir de la majorité absolue (326 sièges) et pouvoir former un gouvernement qui ne soit pas minoritaire.

Ce vendredi 9 juin, Theresa May était ainsi en passe de conclure un accord avec le DUP qui a lui gagné dix sièges. De quoi obtenir la majorité nécessaire pour gouverner. Mais à quel coût?

« S’il est peu probable que des membres du DUP participent au gouvernement de Theresa May », décrypte Le Monde, « le Parti unioniste démocrate devrait voir, en échange de son soutien lors des votes de confiance ou du budget, certaines de ses idées faire du chemin à Westminster. »

Un conservatisme poussé à l’extrême

Le DUP est le parti le plus conservateur de Grande-Bretagne, comme le décrit The Indepen- dent, qui a publié vendredi un florilège d’anecdotes très représentatif. Concernant les droits des personnes LGBT, le DUP a déjà utilisé son veto à de nombreuses reprises pour empêcher l’adoption de la loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe (toujours interdit en Irlande du Nord). En 2007, le fils du fondateur du parti, Ian Paisley Jr, a qualifié l’homosexualité d’ »immorale, choquante et ignoble » et dit que les gays et lesbiennes le « dégoûtaient ».

Plus récemment, l’ancien ministre de la santé nord-irlandais, Jim Wells, a déclaré lors d’une campagne électorale que « le lobby gay est insatiable ». Il a aussi affirmé que les enfants élevés pas des couples homosexuels couraient plus de risques d’être violés ou délaissés (propos pour lesquels il a présenté ses excuses par la suite). L’avortement est également un sujet tabou pour le DUP qui s’y oppose fermement, à tel point qu’il n’est toujours pas décriminalisé en Irlande du Nord. Il ne peut y être pratiqué que lorsque la vie de la mère est en danger.

La chef du parti et Première ministre d’Irlande du Nord, Arlene Foster, a d’ailleurs déclaré en 2016: « Je ne veux pas que l’avortement devienne aussi facilement accessible ici qu’il ne l’est en Angleterre, et ne soutiens pas l’extension de la loi de 1967 à notre région » (loi qui autorise l’avortement en Angleterre, en Ecosse et au Pays de Galles).

Elle s’est aussi fait taxer de sexisme lorsqu’en mai dernier, elle a traité Michelle O’Neil, la responsable du parti républicain Sinn Féin en Irlande du Nord, de « blonde ». « Je ne veux pas être sexiste car je n’en ai pas le droit », a-t-elle sorti avant de critiquer la leader de l’opposition: « Vous ne la verrez jamais sans maquillage, vous ne la verrez jamais décoiffée ».

Le DUP rejette aussi fervemment la théorie de l’évolution. Thomas Buchanan, député de l’Assemblée d’Irlande du Nord, a participé en 2016 à un événement qui promouvait « l’ensei- gnement du créationnisme dans chaque école ». Un autre responsable du parti, Edwin Poots, a déclaré en 2013 que la Terre était une « jeune planète » créée il y a 4 000 ans.

Des liens historiques avec des organisations terroristes

En décembre 2015, l’ex-Premier ministre conservateur David Cameron avait accusé Jeremy Corbyn, leader du parti travailliste, de « sympathisant des terroristes » car il s’opposait à l’action militaire en Syrie. Le Daily Mail avait surnommé le chef de l’opposition britannique de la même manière, cette fois-ci à cause de ses liens avec Sinn Féin. Ce parti républicain est histori-quement proche de l’IRA, l’Armée Républicaine Irlandaise, un ensemble d’organisations paramilitaires qui ont lutté contre la présence britannique en Irlande du Nord lors du conflit nord-irlandais.

En référence à ces accusations, un journaliste de la radio LBC a interpellé les conservateurs vendredi en demandant si Theresa May subirait les mêmes reproches: « Si Jeremy Corbyn est un sympathisant des terroristes, que direz-vous d’un parti politique qui a été soutenu par l’UDA? »

uda-uvf

Les loyalistes tels qu’ils se voient

L’Ulster Defense Association est elle aussi une organisation paramilitaire, également impliquée dans le conflit nord-irlandais, mais du côté loyaliste. Elle a longtemps figuré sur la liste des groupes considérés comme terroristes par le Conseil de l’Union européenne, dont elle est sortie en 2009. Son nom est en revanche toujours inscrit dans la liste des Etats-Unis.

Si le lien entre le DUP et l’UDA ne semble pas direct, celui entre le parti politique et une autre organisation paramilitaire l’est très fortement. Comme le démontre Metro, « le parti a des liens historiques puissants avec le groupe terroriste Ulster Resistance, qui a été fondé par des gens devenus d’importants responsables du DUP’. Et pas n’importe qui: l’un des cofondateurs d’Ulster Resistance n’est autre que Ian Paisley… qui a créé le DUP quinze ans plus tôt. Le deuxième créateur du groupe est Peter Robinson, ancien leader du DUP également, et dont la photo de lui armé d’un fusil commence à circuler sur les réseaux sociaux.(…)

Diane Frances 09/06/2017

http://www.huffingtonpost.fr/

Commentaire: Si l’IRA était une « armée de libération » se battant contre l’armée anglaise, les groupe loyalistes eux, ressemblent plus à un Ku Klux Klan destiné à terrifier les irlandais catholiques. Ils ne se sont battus, ni contre l’armée du Sud, ni contre l’IRA, mais  ont tué des centaines de catholiques pris au hasard

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