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28 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

dialectes (allemagne)

allemands

En Allemagne, l’utilisation très politique des dialectes et langues régionales

Les dialectes et langues minoritaires sont régulièrement utilisés par les politiques d’outre-Rhin. “Deutschlandfunk” s’est intéressé aux messages et aux stratégies derrière ce phénomène de société.

L’Allemagne est loin d’être un pays aussi homogène que la France sur le plan linguistique.

De nombreux dialectes ou langues régionales, comme le “plattdeutsch” (le bas allemand), le “kölsch” (le dialecte de la région de Cologne) ou le “sächsisch” (le saxon) sont parlés sur le territoire. Et “si vous pensez que les débats politiques ne se jouent que dans le haut allemand le plus pur, vous vous trompez”, assure Deutschlandfunk dans une longue enquête.

Ces dernières années, l’usage de l’allemand littéraire (aussi appelé “haut allemand”) s’est généralisé au Bundestag, mais les autres idiomes n’ont pas pour autant disparu de la scène politique.

“On a trop longtemps cru en Allemagne qu’il ne pouvait y avoir qu’une seule langue dans le même pays, explique le linguiste Hubert Klausmann à Deutschlandfunk. C’est une grosse erreur.” Même les chanceliers allemands ont à l’occasion émaillé leurs discours de mots et d’expressions locaux.

https://www.courrierinternational.com/

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Dialekte in der Politik

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26 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

nupes (le huff’)

macron soldat

Guerre en Ukraine : le possible envoi de chars français réveille les divisions de la NUPES

Alors que les insoumis et communistes veulent que cette question soit tranchée par le Parlement, socialistes et écologistes appellent sans détour à soutenir la résistance ukrainienn

- Unis en France sur le front des retraites, dissonants à l’international sur celui de l’Ukraine. Ce jeudi 26 janvier, l’insoumis Manuel Bompard et le communiste Fabien Roussel ont estimé que la question d’une possible livraison de chars Leclerc à Kiev pour faire face à l’agression russe doit être tranchée par les parlementaires.

« Si on devait prendre une telle décision, on ne peut pas le faire sans un débat à l’Assemblée nationale », a déclaré le député LFI des Bouches-du-Rhône, considérant que la livraison de ce matériel réclamée par Volodymyr Zelensky constitue « une montée en puissance du niveau d’armement qu’on fournirait aux Ukrainiens ».

À ce stade, le coordinateur de la France insoumise affirme que sa formation ne se prononcera pas « sans les informations stratégiques et militaires », justifiant cet envoi. Même chose du côté du communiste Fabien Roussel. « Cette décision ne peut pas être prise seulement par le président », a estimé le secrétaire national du Parti communiste, qui pointe un risque d’escalade.

« Est-ce que nous assumerions le risque de rentrer en conflit avec la Russie ? », interroge le député du Nord, craignant que cette livraison entraîne Vladimir Poutine à considérer la France comme cobelligérante. Un narratif déjà utilisé par les insoumis et les communistes.

Ambiguïté

Lors de la campagne présidentielle, Fabien Roussel estimait que la France « ne peut pas prendre part à ce conflit, ni directement, ni indirectement par l’intermédiaire de livraisons d’armes ». Ce qui était aussi le cas de Jean-Luc Mélenchon qui, à cette époque, considérait que la toute livraison d’armes « feraient de nous des cobelligérants », à rebours du consensus militaire sur le sujet et de l’article 51 de la Charte des Nations unies.

Les déclarations du jour de Manuel Bompard et de Fabien Roussel révèlent une forme d’ambiguïté longtemps reprochée aux communistes et aux insoumis au sujet de la Russie, qui considèrent que c’est exclusivement l’action diplomatique qui conduira la Vladimir Poutine à stopper son agression. « Seule la négociation peut permettre de sortir de l’impasse de la guerre totale », déclarait à l’Assemblée nationale Mathilde Panot, qui, à l’inverse de ses collègues socialistes et écologistes, n’avait pas applaudi la livraison d’armes en Ukraine.

Une dissonance qui revient, sans surprise, sur la question de l’envoi de chars. « On est pour l’envoi de chars et d’armes », tranche sans la moindre ambiguïté auprès du HuffPost une source parlementaire socialiste. Ce que confirme la députée PS Anna Pic, membre de la Commission défense de l’Assemblée nationale.

« Ce n’est pas de notre ressort »

« Il faut donner les moyens aux Ukrainiens de repousser l’agression russe, au plus près de ce dont ils ont besoin », justifie la députée de la Manche, qui ne partage pas l’idée émise par Manuel Bompard et Fabien Roussel de trancher cette question au Parlement. « Ce n’est pas de notre ressort. Il y a des contraintes d’urgence et de temporalité qui font que c’est au chef de l’État de décider », poursuit l’élue socialiste, qui précise que les parlementaires peuvent faire connaître leurs positions par le biais de résolutions débattues et votées au Parlement.

Anna Pic souligne également que pour se prononcer correctement, les députés et sénateurs auraient à discuter des détails publiquement. Des détails précieux et stratégiques auxquels aurait accès, de facto, Moscou en suivant les débats. « On peut passer par le Parlement lorsqu’il faut décider du maintien ou non de forces engagées sur un théâtre d’opérations, mais pas dans le cadre d’une livraison d’armes. Ou alors ce serait une première », insiste-t-elle.

Également membre de la Commission défense de l’Assemblée nationale, le député EELV de Paris Julien Bayou ne dit pas autre chose. « Nous sommes clairement pour l’envoi de chars en général », affirme au HuffPost l’élu parisien, qui émet néanmoins une petite réserve sur la compatibilité des chars Leclerc avec le théâtre ukrainien.

« Mais sur le principe, il faut soutenir l’Ukraine et d’un point de vue stratégie, agir de concert avec nos alliés », souligne l’écologiste, qui appelle à envoyer « le plus rapidement possible » les équipements nécessaires à la défense ukrainienne. Si Julien Bayou trouve « intéressant » que les parlementaires puissent travailler sur ces questions, il refuse de « subordonner un envoi qui n’a que trop tardé à un vote du Parlement ».

Le député trouve par ailleurs « ineptes » voire « hypocrites » les alertes sur les risques de cobelligérance, exprimées par certains de ses collègues de la NUPES : « notre devoir, c’est d’apporter une réponse juste, nécessaire et proportionnée à l’agression russe. Le pacifisme, ce n’est pas de laisser l’Ukraine se faire écraser ». À bon entendeur

Romain Herreros 26/01/2023

https://www.huffingtonpost.fr/

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20 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

socialist worker (swp)

paris_31_March_students_demo_fo

Une vague massive de résistance balaie la France

De nombreux grévistes plaident pour une escalade de l’action afin de battre Macron et son gouvernement

De très nombreux travailleurs ont fait grève et manifesté à travers la France jeudi contre la tentative du gouvernement d’augmenter l’âge de la retraite de deux ans. Environ 400 000 personnes ont défilé à Paris, selon les syndicats.

Presque tous les services de trains locaux et régionaux se sont arrêtés, les bus et les trains dans des villes comme Paris étaient « très perturbés » et les lignes de trains à grande vitesse à travers le pays ne fonctionnaient pas. Le principal syndicat d’enseignants a déclaré que 70 % des enseignants du primaire étaient en grève et que de nombreuses écoles fermaient pour la journée.

Les grèves ont fortement perturbé les services publics de radio et de télévision qui ont été réduits à diffuser de la musique ou à montrer des répétitions. De nombreux théâtres ont été fermés. Des piquets de grève ont bloqué certaines raffineries et l’action des travailleurs de l’énergie a coupé l’alimentation en électricité. Certains élèves ont bloqué leurs écoles et ont été accueillis par des policiers armés de gaz lacrymogènes.

Sur les piquets de grève et les manifestations, le slogan « Metro-Boulot-Caveau » était courant. Selon ce slogan, les modifications apportées au régime de retraite signifient « aller au travail, travailler dur – et puis la tombe ». Les travailleurs ressentent un mélange de colère amère et de peur d’être obligés de travailler jusqu’à ce qu’ils tombent.

Dominique, un superviseur du commerce de détail, a déclaré à France 24 : « Je travaille dans le commerce de détail depuis 30 ans. J’ai déjà été opéré des deux épaules pour soigner une tendinite causée par tous les mouvements répétitifs et les charges lourdes.

« J’ai également dû recevoir des prothèses de pouce aux deux mains. J’ai perdu mes articulations à force de déchirer et d’arracher des boîtes pour les mettre sur des étagères. Donc, si on finit par me dire que je devrai retarder ma retraite, je ne pourrai pas l’accepter. Je n’ai jamais participé à une manifestation ou à une grève de ma vie, mais cette fois-ci, nous nous heurtons à quelque chose de vraiment désagréable. Si on demande trop aux gens, cela devient insupportable pour eux ».

Le projet de modification des retraites proposé par le président Emmanuel Macron et son gouvernement est en soi une question importante. Mais elle résume aussi les agressions auxquelles les travailleurs de tous âges et de tous horizons sont désormais confrontés.

Les grévistes et leurs sympathisants ont rejoint environ 220 manifestations dans toute la France, avec plus de deux millions de participants au total selon la fédération syndicale CGT. Même les rassemblements officiels de l’État ont enregistré bien plus d’un million de personnes dans les rues.

Selon les syndicats, jusqu’à 400 000 personnes ont défilé à Paris, 25 000 au Havre, 110 000 à Marseille, 50 000 à Toulouse, 40 000 à Saint-Étienne, 12 000 à Montpellier, 38 000 à Lyon, 12 000 à Pau et 20 000 à Nice.

Dans de nombreuses villes, les chiffres sont plus élevés que ceux des grandes grèves de 1995, qui ont brisé un gouvernement.

Les manifestations ont montré que les débrayages s’étendaient bien au-delà du noyau dur des travailleurs du secteur public. Dans la ville de Valenciennes, dans le nord du pays, le cortège de 6 000 personnes comprenait des grévistes des usines automobiles Peugeot et Toyota, ainsi que des travailleurs municipaux, des enseignants et des étudiants.

À Lyon, la plupart des manifestants étaient des pompiers, des travailleurs de la santé, des enseignants et des travailleurs municipaux. Mais il y avait aussi d’importantes délégations de Total (pétrole), Solvay (chimie), Renault Trucks, des ouvriers du bâtiment et Castorama (magasins de bricolage).

Au Havre, outre les travailleurs portuaires, les enseignants et les travailleurs hospitaliers, il y avait des groupes de Sidel (emballage), Safran (moteurs d’avion et de fusée), Auchan (supermarché), Yara (produits chimiques), Chevron (pétrole), Foure Lagadec (chaudronnerie), Nestlé (alimentation) et d’autres.

Des groupes LGBT+, des militantes féministes, des activistes climatiques, des groupes antiracistes et des travailleurs sans-papiers ont rejoint la manifestation parisienne. Le groupe de campagne Marche des Solidarités a tweeté :

« Français et migrants, même Macron, même combat ! Nous ne pouvons plus faire marche arrière. Nous devons vaincre ce gouvernement. Combattez les attaques contre nos retraites et contre la nouvelle loi sur l’immigration. »

Macron a fui la France jeudi en participant à un sommet franco-espagnol à Barcelone pour signer un traité d’amitié et de coopération avec le premier ministre espagnol Pedro Sanchez, du parti PSOE de type travailliste.

Mais si les syndicats peuvent être poussés à élargir et étendre les grèves, il peut être contraint à une nouvelle retraite humiliante.

Les dirigeants syndicaux ont appelé à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le mardi 31 janvier – bien que de nombreux militants soient furieux qu’ils n’aient pas agi plus rapidement.

Il y aura également des actions plus limitées le 23 janvier, jour où les attaques contre les retraites seront officiellement présentées au Conseil des ministres (membres du cabinet).

En France et en Grande-Bretagne, c’est une période de luttes de classes cruciales. Quel est l’enjeu ?

Le gouvernement veut porter l’âge de la retraite à 64 ans. Les travailleurs ne pourront alors prétendre à une pension complète que s’ils ont cotisé au système pendant 43 ans. Les règles actuelles obligent déjà la plupart des gens à travailler au-delà de 64 ans pour avoir droit à une pension complète.
L’ajout de deux années supplémentaires est une attaque clé contre la classe ouvrière, conçue pour montrer que les syndicats ne peuvent pas arrêter les changements pro-patronaux et que les travailleurs devront payer pour l’inflation et la récession à venir,
Macron a tenté une manœuvre similaire en 2019, mais a été contraint de reculer en raison de grèves généralisées, de manifestations de masse et de grèves illimitées de certaines sections des travailleurs des transports.
Il a également été mis sur la défensive par le mouvement militant des Gilets jaunes et a craint que toute la résistance ne se rassemble pendant la pandémie.

Thursday 19 January 2023 Charlie Kimber

https://socialistworker.co.uk

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09 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

minorités (courrier)

kabyle

Rifains, Kabyles, Sahraouis : quand le Maroc et l’Algérie jouent de leurs minorités l’un contre l’autre

Rabat et Alger utilisent-ils les mouvements indépendantistes pour attiser les tensions ? Si le Polisario au Sahara occidental a longtemps bénéficié du soutien de l’Algérie, le Maroc soutient ouvertement la cause kabyle en Algérie, note “Mondiaal Nieuws”.

Le Sahara occidental est un territoire contesté qui a fortement influencé la politique marocaine et nord-africaine pendant des décennies. Il est situé sur la côte nord-ouest de l’Afrique, au nord de la Mauritanie et au sud du Maroc. Ce dernier contrôle encore aujourd’hui 80 % de la zone.

Pour le Maroc, le Sahara occidental a une grande valeur symbolique et économique. “Cette question est le prisme à travers lequel le Maroc regarde le monde”, a déclaré le roi Mohammed 6 pas plus tard qu’en août, à l’occasion du 69e anniversaire de la Révolution du roi et du peuple.

Le mouvement indépendantiste du Polisario lutte pour l’indépendance de la région depuis 1973 [création du Polisario]. En 2007, le Maroc a proposé un plan visant à accorder au Sahara occidental une forme d’autonomie étendue. Mais ce plan a été rejeté par le mouvement indépendantiste. Le royaume conserverait le contrôle de la politique étrangère et de la défense.

Le Sahara occidental était une colonie espagnole jusqu’en 1975. Après le retrait de l’Espagne, une guérilla du Polisario s’est développée contre la présence marocaine et mauritanienne dans la région. La Mauritanie s’est rapidement retirée et a signé un accord de paix avec le mouvement indépendantiste.

Le Maroc, quant à lui, maintient que la région est marocaine. Mais le Polisario et ses partisans, qui ne s’identifient pas comme marocains, continuent de nier la légitimité du Maroc sur la région.

En 1991, un accord de cessez-le-feu a été conclu entre le Maroc et le Polisario. L’ONU souhaitait organiser un référendum au cours duquel les habitants du Sahara occidental pourraient s’exprimer sur l’autodétermination, mais celui-ci n’a toujours pas eu lieu. Depuis 2007, le Maroc s’est donc concentré sur son plan d’autonomie.

La mère de toutes les querelles

Mais le Maroc ne peut pas compter sur le soutien de tous, et certainement pas de l’Algérie voisine. Ce n’est un secret pour personne qu’il existe des frustrations entre les deux pays depuis des années. L’Algérie soutient aussi ouvertement le Polisario dans le processus.

“Ce soutien remonte à 1975, explique Khadija Mohsen-Finan, politologue et auteur du livre Sahara occidental : les enjeux d’un conflit régional [CNRS éditions, Paris, 1997]. La motivation de ce soutien est essentiellement politique. Il s’agit d’affaiblir le Maroc.”

En effet, les deux pays veulent renforcer leur emprise sur la région. Contrairement au Maroc, l’Algérie n’a pas d’accès à l’océan Atlantique, ce que le Sahara occidental peut offrir. Il y a également beaucoup de phosphate à exploiter, l’un des principaux engrais synthétiques, qui est important pour la production agricole. Une société d’État marocaine l’extrait et l’exporte.

Le fait que l’Algérie soutienne le Polisario affaiblit la position de l’État marocain, et on le sait à Rabat. Le Maroc fait donc de même en soutenant ouvertement un mouvement indépendantiste algérien.

Le Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK) a vu le jour en 2001 et cherche à obtenir une Kabylie indépendante dans le nord-est de l’Algérie. Le mouvement a été fondé par Ferhat Mehenni, un ancien chanteur qui a fait de la sous-représentation de l’identité amazigh [berbère] kabyle le fer de lance de son militantisme. Il a constaté que l’identité, la culture et la langue des premiers habitants n’étaient pas suffisamment prises en compte par l’État algérien. Et à cela s’ajoutait une grande insatisfaction socio-économique au sein de cette population.

Le soutien marocain au MAK

Au départ, le MAK ne recherchait que l’autonomie, mais entre-temps, le mouvement s’est mis à rêver d’indépendance. Le soutien marocain à la cause kabyle a commencé en 2015. Le diplomate marocain Omar Rabi a alors appelé l’ONU à accorder à la Kabylie des droits d’autodétermination.

Cette position a été réitérée en 2021 par l’ambassadeur du Maroc à l’ONU, Omar Hilale, lors d’une réunion du Comité spécial des Nations unies sur la décolonisation. “Plus que quiconque, le peuple de Kabylie a le droit à l’autodétermination”, a-t-il affirmé.

Pour Paolo De Mas, un expert du Maroc et ancien directeur de l’Institut néerlandais au Maroc (Nimar), il s’agit là d’un paradoxe frappant. “Soutenir les mouvements indépendantistes dans un pays voisin, alors que les mouvements séparatistes et indépendantistes ne sont pas tolérés chez nous et sont combattus par tous les moyens.”

Pour le Maroc, il y a maintenant le risque supplémentaire que l’Algérie soutienne non seulement le Polisario mais aussi le mouvement indépendantiste rifain. C’est déjà le cas dans les médias algériens et sur les médias sociaux.

Échanges de mauvais procédés

Peu de temps après les déclarations de Hilale à l’ONU en 2021, le Conseil suprême de sécurité algérien a indiqué que les relations entre les deux pays avaient besoin d’être révisées, en raison des “actions hostiles du Maroc contre l’Algérie”. Ce conseil est un organe consultatif entre le président, l’armée et les forces de sécurité algériennes.

L’Algérie a également accusé le Maroc et le MAK d’avoir déclenché de violents incendies de forêt en Kabylie [à l’été 2021], mais sans aucune preuve. Elle a également qualifié de problématique la normalisation des relations entre le Maroc et Israël, en [décembre] 2020. Sur le plan économique et militaire, les deux pays coopèrent aujourd’hui, tandis que l’Algérie est fortement solidaire de la cause palestinienne.

La question échauffe également les esprits cette année. “Vous réclamez l’autodétermination et la décolonisation du Sahara occidental, mais vous oubliez de mettre fin à la colonisation des Kabyles, qui vivent sous occupation algérienne depuis 1962”, a déclaré Hilale, ambassadeur du Maroc à l’ONU.

[Selon Paolo De] Mas, “dans la lutte pour l’hégémonie régionale, le Maroc et l’Algérie utilisent tous les moyens, y compris la propagande, l’endoctrinement et les fake news. Le soutien algérien au Polisario est contrebalancé par le soutien public du Maroc au mouvement kabyle en Algérie. Le Maroc paie l’Algérie avec la même monnaie.”

Stratégie politique

Ferhat Mehenni, leader du MAK, vivant en France, se félicite du soutien marocain à la cause Kabyle. “Le Maroc peut nous aider en ouvrant une représentation diplomatique de la Kabylie à Rabat”, a-t-il indiqué dans une interview au site d’information L’Observateur.

Mehenni s’ingère également dans la question du Sahara occidental. Ainsi, il estime que le plan d’autonomie marocain est plus judicieux que la position algérienne.

“C’est une stratégie politique”, déclare Tashfin Essaguiar, étudiant en sciences politiques basé à Amsterdam, qui suit de près les développements politiques en Afrique du Nord liés aux groupes amazighs, ainsi que les tensions entre le Maroc et l’Algérie.

“Reconnaître le Sahara occidental comme faisant partie du Maroc et adopter ainsi une position promarocaine est une situation stratégique gagnant-gagnant pour les deux parties.”

Le soutien marocain au MAK, en réponse au soutien à long terme de l’Algérie au Polisario, peut agiter l’Algérie psychologiquement. “En raison de ce soutien marocain, le MAK figure en bonne place dans l’agenda politique algérien”, déclare Essaguiar.

Le soutien à la cause des Rifains se fait également de plus en plus sentir. Le chef du Polisario, Brahim Ghali, s’est par exemple exprimé clairement dans une interview accordée à la chaîne de télévision Alhurra. “Que le régime marocain soit généreux et accorde l’autonomie au Rif”, a-t-il déclaré.

L’Algérie a classé le MAK comme une organisation terroriste en 2021. Le Maroc n’a pas encore fait de déclarations officielles sur les mouvements rifains, comme The National Assembly of Rif (NAR) ou le Stichting Riffijns Republikeinse Congres (RRC) [Fondation du congrès républicain rifain].

La NAR a été fondée en 2018 par Fathi Moussa, son coordinateur, qui vit en Belgique. Elle vise à défendre les droits humains des Rifains dans le monde entier, mais ne cherche pas officiellement à obtenir une république rifaine indépendante. Cependant, de nombreux membres et sympathisants sont républicains. En 2019, le RRC a émergé aux Pays-Bas ; contrairement à la NAR, le RRC se concentre sur la fondation d’une république rifaine.

“Il est probable que le gouvernement de Rabat ne considère pas encore le républicanisme rifain comme un danger important en raison de son amateurisme, de son faible nombre d’adeptes et du manque de soutien et de croissance du mouvement”, déclare Essaguiar. Mais, souligne-t-il également, cela ne signifie pas que les militants rifains ont le champ libre.

De simples instruments

De Mas considère qu’il est peu probable que le soutien aux mouvements indépendantistes puisse provoquer une escalade entre l’Algérie et le Maroc. “De la propagande de pure forme”, dit-il maintenant. Mais, nuance-t-il également, “une aide financière réelle aux mouvements séparatistes pourrait bien provoquer une nouvelle escalade”.

Par ailleurs, il existe une grande différence entre le soutien algérien au Polisario et au mouvement rifain. “Les camps de réfugiés de Tindouf [une ville d’Algérie, à la frontière du Sahara occidental] sont soutenus par l’Algérie. Le soutien au Rif est plutôt verbal.”

En ce qui concerne l’acceptation du soutien d’acteurs extérieurs, les Rifains et les Kabyles devraient y réfléchir soigneusement, souligne De Mas. “Ils ne sont que des instruments jetables dans une joute géopolitique de plus haut niveau.”

Et il met également en garde contre les problèmes que le soutien étranger peut créer. “Les mouvements sécessionnistes sont considérés dans les deux pays comme l’ultime haute trahison contre laquelle le gouvernement utilise tous les moyens. Le soutien étranger peut être un prétexte supplémentaire pour abattre un mouvement et condamner ses dirigeants à de lourdes peines.”

Yassin Akouh

https://www.courrierinternational.com/

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Commentaire:

N’oublions pas qu’Israel se délecterait de voir les « arabes » se battre entre eux, avec leur aide comme pour les kurdes. Pour le moment le MAK est très minoritaire

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03 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

dreyfus (socialist worker)

dreyfusforweb

L’affaire Dreyfus – un coup monté qui a alimenté une crise  

Une vicieuse injustice antisémite a divisé la société française en deux à la fin du 19è siècle. Il y a 125 ans ce mois-ci, le romancier Emile Zola s’est élevé contre cette injustice. Charlie Kimber se penche sur les enjeux politiques de l’affaire Dreyfus.

L’affaire Dreyfus a donné lieu à des débats importants pour les socialistes. Les classes dirigeantes en difficulté cherchent des boucs émissaires. Et la condamnation du capitaine Alfred Dreyfus pour espionnage en 1894 était parfaite pour l’élite en crise au sommet de la société française. Dreyfus était juif et vilipendé comme représentant des « étrangers » sapant tout ce qui était noble en France.

Quelques années auparavant, une affaire de corruption massive liée à la construction du canal de Panama a discrédité des pans entiers de la classe dirigeante française.  Deux des nombreu-ses personnalités impliquées dans la distribution de pots-de-vin étaient juives. Cela s’ajoute à la saleté antisémite déversée par une grande partie de la presse et des politiciens. Les crimes apparents de Dreyfus ont ajouté à ce poison.

Reconnu coupable par une cour martiale secrète d’avoir vendu des secrets militaires à l’Alle-magne, le tribunal condamne Dreyfus à la prison à vie.  Comme il ne veut pas reconnaître sa culpabilité, Dreyfus est envoyé dans la colonie pénitentiaire de l’île du Diable, en Amérique du Sud. Les autorités ont débarrassé un rocher stérile de trois kilomètres de long et de 500 mètres de large de toute forme de vie, à l’exception des gardes, afin de contenir Dreyfus seul. Il vivait dans une hutte de pierre sous une surveillance perpétuelle.

Il n’est pas étonnant, disait-on, que l’Allemagne ait vaincu la France lors d’une récente guerre lorsque des éléments aussi traîtres sont au cœur de l’État.  L’affaire pouvait être utilisée pour unir le peuple contre un ennemi extérieur et saper encore davantage le souvenir de la révolte ouvrière de la Commune de Paris de 1871. Presque personne ne doute de la condamnation.

Mais toutes les preuves contre Dreyfus étaient fausses, et peu à peu, sa famille, puis un cercle plus large de partisans, ont commencé à saper le récit officiel. Des sections de la gauche et certains libéraux prennent la défense de Dreyfus.  Tous les éléments pourris de la société s’unissent pour dire que Dreyfus est coupable et pour salir ses partisans en les traitant d’antipatriotes.

La droite a prétendu à tort que derrière les appels à la libération de Dreyfus se cachait un « syndicat » clandestin composé de Juifs, de socialistes et d’étrangers. Ce syndicat était censé corrompre les juges et soudoyer les témoins. Il visait à briser la confiance de la nation dans l’armée, à révéler ses secrets et, lorsqu’elle était sans défense, à ouvrir ses portes à l’ennemi allemand.

L’historienne Barbara Tuchman a écrit qu’il était « personnifié par les caricaturistes sous la forme d’un gros personnage juif portant des bagues et des chaînes de montre et arborant une expression de malveillance triomphante ». Cette question a dominé la vie politique pendant deux ans, de l’été 1897 à l’été 1899. Léon Blum, qui deviendra plus tard Premier ministre socialiste, écrit qu’il s’agit d’une « véritable guerre civile » et « d’une crise humaine non moins violente que la révolution française ».

Le 13 janvier 1898, le romancier Emile Zola, l’un des écrivains les plus traduits au monde, publie un article de 4 000 mots intitulé « J’Accuse » dans le journal libéral L’Aurore. Il s’est vendu à 300 000 exemplaires, dont une partie a été remise aux partisans de l’armée pour être brûlée dans les rues.  Il a l’audace d’attaquer nommément tant de personnes influentes qu’elles seront obligées de le poursuivre en justice pour diffamation, obligeant ainsi à un examen public de l’affaire.

Il écrit :  » J’accuse le général Billot d’avoir eu entre les mains les preuves certaines de l’innocence de Dreyfus et de les avoir dissimulées pour des motifs politiques et pour sauver la face de l’état-major.  « J’accuse le général Boisdeffre et le général Gonse de s’être rendus complices du même crime, le premier sans doute à cause de ses préjugés religieux, l’autre peut-être par cet esprit de corps qui vise à faire du bureau de la guerre un sanctuaire qu’il ne faut pas attaquer. »

Zola désignait les vrais coupables des délits d’espionnage et dénonçait « l’obsession du « sale juif » qui est le fléau de notre temps. »  Il fait de l’affaire une affaire internationale et amène les assignations que Zola avait espéré provoquer. La réaction est si violente que Zola est rapidement condamné pour diffamation criminelle et doit fuir en Angleterre pour échapper à la prison. Mais de plus en plus de gens se rendent compte que l’armée a piégé Dreyfus.

Un grand mouvement social, la Ligue des droits de l’homme, organise des réunions publiques dans tout le pays.  Il organise une pétition de masse pour la libération de Dreyfus, que chacun doit décider de signer ou non. Des villages entiers la soutiennent tandis que d’autres la refusent unanimement.

La pression exercée par une campagne de plus en plus importante dans les rues a forcé la tenue d’une deuxième cour martiale à la fin de l’année 1899, qui a vu la libération de Dreyfus de sa prison insulaire.  De façon sensationnelle, le second procès réitère l’ancien verdict, car l’idée d’admettre son innocence est trop déstabilisante pour les militaires.

Mais pour mettre fin à l’agitation, le président passe un accord pour gracier Dreyfus. Il faudra encore de nombreuses années pour que le nom de Dreyfus soit complètement blanchi. L’affaire divise les socialistes, non pas en raison d’un quelconque soutien à l’antisémitisme, mais en raison des forces de classe impliquées.

Jules Guesde est associé au slogan « Construire le socialisme et rien que le socialisme ». Il a déclaré que l’affaire n’était qu’un désaccord entre les éléments dirigeants, ce qui n’était pas pertinent pour les socialistes.  Après tout, dit-il, quelles que soient leurs différences, toutes les figures centrales faisaient partie d’une armée qui avait écrasé la Commune.  Les syndicalistes de premier plan et certains anarcho-syndicalistes considèrent que tout cela n’est qu’une mystification et une distraction bourgeoises.

Mais un autre socialiste de premier plan, Jean Jaurès, soutient que les travailleurs doivent se saisir de toutes les questions de démocratie. Et il ajoutait : « Qui est le plus menacé aujourd’hui par l’arbitraire des généraux, par la violence glorifiée des répressions militaires ? Qui ? Le prolétariat.

« Ils ont donc un intérêt de premier ordre à punir et à décourager les illégalités et les violences des cours martiales avant qu’elles ne deviennent une sorte d’habitude acceptée par tous. » Selon lui, les divisions au sommet pourraient être utilisées pour affaiblir la classe dirigeante.

Jaurès était soutenu par la révolutionnaire germano-polonaise Rosa Luxemburg. Dans l’un de ses premiers ouvrages, elle défendait ce point. D’une certaine manière, elle préfigurait ce que le révolutionnaire russe Vladimir Lénine allait mettre en avant quelques années plus tard. Elle écrivait : « Le principe de la lutte des classes impose l’intervention active du prolétariat dans tous les conflits politiques et sociaux de quelque importance qui se déroulent au sein de la bourgeoisie. »

Selon Luxemburg, l’affaire implique « le militarisme, le chauvinisme-nationalisme, l’antisémitisme et le cléricalisme ». Luxemburg tonnait qu’il serait « totalement incompréhensible de ne pas entrer en lutte avec ces ennemis ». Et elle ajoute plus tard : « L’ennemi de la classe ouvrière, le militarisme, était complètement exposé et il était nécessaire de diriger toutes les lances contre lui. »

Mais elle soutenait également que les socialistes devaient aborder l’agitation autour de Dreyfus comme « une lutte de classe clairement caractérisée qui la différencie des autres factions du mouvement ». Jaurès et Luxemburg avaient raison de dire que les révolutionnaires doivent être des tribuns des opprimés plutôt que de simples syndicalistes. L’oppression détruit des vies, mais elle est aussi un couteau sous la gorge de l’unité de la classe ouvrière.

Mais ce n’est pas la fin du débat socialiste sur l’affaire Dreyfus. Moins d’un an après la publi-cation de J’accuse, le premier ministre conservateur offre un poste de ministre à l’un des partisans socialistes de Jaurès, Alexandre Millerand.

Il avait décidé que c’était le meilleur moyen de mettre fin à l’affaire et d’élargir le soutien à son nouveau gouvernement. Millerand était censé être « l’équilibre » de la nomination du général Gallifet, le bourreau de la Commune, comme ministre de la guerre.  C’est le premier exemple d’un socialiste entrant dans un gouvernement ouvertement capitaliste, ce qui, une fois encore, divise fortement la gauche. Jaurès défend la démarche comme une suite logique de l’affaire Dreyfus et comme une étape transitoire du régime commun capitaliste-ouvrier.

Mais Luxemburg fait appel à certains des plus grands théoriciens du mouvement socialiste européen pour s’opposer à Jaurès. Selon elle, le rôle de classe d’un gouvernement ne change pas à cause d’un changement de personnalités. Luxemburg argumente : « L’entrée d’un socialiste dans un gouvernement bourgeois n’est pas, comme on le pense, une conquête partielle de l’État bourgeois par les socialistes, mais une conquête partielle du parti socialiste par l’État bourgeois. »

C’était un signe avant-coureur des arguments qui allaient balayer les partis sociaux-démocrates, de type travailliste, sur la révolution ou la réforme.  Ils se sont presque tous adaptés à l’État bourgeois et, en 1914, au début de la guerre mondiale, ils se sont ralliés à leur propre classe dirigeante pour soutenir le massacre des travailleurs d’autres pays.

Les avertissements de Rosa Luxemburg concernant Millerand étaient tout à fait corrects. Le gouvernement qu’il rejoint refuse de poursuivre ceux qui ont fait condamner Dreyfus et Millerand leur donne un camouflage radical. Il abandonne l’exigence de justice comme prix à payer pour rester dans le cabinet.

Charlie Kimber

https://socialistworker.co.uk/

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02 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

azote (écologistas)

nobel 2
Barcelone ne respecte toujours pas la limite légale de dioxyde d’azote en 2022, tandis que Madrid la respecte tout juste.

La pollution atmosphérique est à l’origine de 6 000 décès prématurés chaque année à Barcelone et à Madrid, dont la moitié est due au dioxyde d’azote émis par les voitures. Les zones à faibles émissions de Barcelone et de Madrid sont insuffisantes pour protéger la santé des 6,2 millions d’habitants des deux agglomérations.

Avec les données provisoires de qualité de l’air fournies par la Generalitat de Catalunya, au cours de l’année 2022, la région de Barcelone serait redevenue non conforme à la valeur limite annuelle établie par la réglementation pour le dioxyde d’azote (NO2), après le répit accordé par la pandémie de COVID-19 au cours des années 2020 et 2021.

Ainsi, la station de l’Eixample à Barcelone aurait été la seule de toute l’Espagne à ne pas respecter cette limite légale l’année dernière, atteignant une concentration de 42 microgrammes par mètre cube (µg/m³), alors que le maximum autorisé est fixé à 40 µg/m³ depuis 2010. Barcelone a ainsi accumulé plus d’une décennie de non-conformité.

En revanche, avec les données municipales provisoires, pour la première fois depuis que l’on dispose de relevés systématiques de NO2, la pollution atmosphérique de la ville de Madrid n’a pas dépassé cette valeur limite annuelle, l’égalant à la station Plaza Elíptica avec une concentration de 40 µg/m³, contre les 41 µg/m³ atteints en 2020 et 2021.

La pollution au NO2 dans les deux principales zones urbaines espagnoles reste donc à des niveaux très élevés, qui égalent ou dépassent la valeur limite annuelle actuelle, si bien que la semaine dernière, la Cour de justice des Communautés européennes a condamné le Royaume d’Espagne pour non-respect systématique et continu depuis 2010 de la valeur limite annuelle du NO2.

En outre, les niveaux de NO2 dans les deux agglomérations sont deux fois supérieurs à la nouvelle valeur limite annuelle proposée par la Commission européenne pour 2030, à savoir 20 µg/m³, et quatre fois supérieurs à la recommandation annuelle de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), fixée à 10 µg/m³.

Selon le Global Health Institute, la pollution atmosphérique provoque jusqu’à 6 000 décès prématurés chaque année dans les villes de Barcelone et de Madrid, dont la moitié est directement attribuée au NO2 émis principalement par les pots d’échappement des voitures à carburant fossile, notamment les véhicules diesel.

Dans ce contexte, les zones à faibles émissions de Barcelone et de Madrid s’avèrent insuffisantes pour réduire efficacement la pollution atmosphérique, dans le cas de Barcelone parce qu’elles concernent très peu de voitures et dans le cas de Madrid parce qu’elles sont limitées à deux zones très restreintes de la ville et sont de plus en plus permissives.

L’objectif des zones à faibles émissions ne devrait pas être d’accélérer le renouvellement du parc automobile, mais de parvenir à une réduction substantielle du nombre de véhicules en circulation, ce qui permettrait de réduire la pollution atmosphérique et sonore, les émissions de gaz à effet de serre, les accidents de la circulation et l’occupation abusive de l’espace public.

Selon Ecologistas en Acción, les mairies de Barcelone et de Madrid doivent réduire de manière drastique et urgente le trafic motorisé qui accède et circule quotidiennement dans les deux villes afin d’améliorer de manière significative la qualité de l’air que respirent leurs 6,2 millions d’habitants, en promouvant le transport public métropolitain avec l’aide de la Communauté de Madrid et de la Generalitat de Catalunya et en favorisant la mobilité active des piétons et des cyclistes sur des distances urbaines plus courtes.

En ce qui concerne les autres villes espagnoles, l’organisation environnementale prévient que, bien qu’elles ne dépassent pas la valeur limite annuelle actuelle, la plupart d’entre elles dépassent également la nouvelle valeur annuelle proposée pour le NO2 par la Commission européenne et la recommandation de l’OMS, de sorte qu’elles devraient également mettre en œuvre des mesures efficaces de réduction du trafic.

Ecologistas en Acción considère négligeant le comportement des principales mairies espagnoles, qui ont décidé de ne pas respecter l’obligation légale contenue dans la loi de l’État sur le changement climatique et la transition énergétique d’établir des zones à faibles émissions dans leurs villes avant 2023, au détriment de la santé de leurs quartiers.

2/01/2023

https://www.ecologistasenaccion.org/

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26 décembre 2022 ~ 0 Commentaire

pkk (contre temps)

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Fresque pour Kendall Breizh mort au Rojava, à Carhaix

Peux-tu revenir sur le projet politique du PKK ?

Comment comprendre le tournant de ces dix dernières années et la politique de paix promue par le PKK ? En dehors de la question nationale, comment cet acteur se situe-t-il sur le plan des rapports de classe ?

Lors de sa fondation en 1978 (même si le noyau existait depuis plusieurs années), le PKK est en somme une organisation assez classique pour les années 1970 en tant que parti de libération de nation opprimée, issue de la de gauche radicale, d’inspiration « marxiste-léniniste » avec pour modèle la guerre populaire prolongée. Reprenant le discours anticolonialiste, le PKK s’était fixé pour objectif la création d’un Kurdistan indépendant où il conviendrait d’imposer une révolution socialiste.

A. Öcalan, les fondateurs du PKK mais aussi sa base militante présentaient un profil très différent d’un notable tel que Barzani : il s’agissait de jeunes ruraux pauvres radicalisés durant leurs études et passés par le milieu de la gauche radicale. Le PKK va s’autonomiser de la gauche radicale. D’ailleurs, son nom PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan) est en quelque sorte un tribut à cette origine. Cela explique aussi qu’il y a toujours eu en son sein un petit nombre de Turcs venus de la gauche radicale (y compris à des positions de direction) considérant la libération du Kurdistan comme condition à la révolution en Turquie.

En ce qui concerne le projet politique du PKK et surtout ses évolutions, un important récapitulatif a été réalisé par Alex de Jong pour Inprecor. Je vais relever quelques points saillants mais pour qui s’intéresse à la question, la lecture de l’article d’A.de Jong est incontournable. Pour une source plus universitaire sur le PKK, ce sont les travaux de Martin van Bruinessen (en anglais) et d’Olivier Grojean qui sont les plus précieux.

Outre l’inspiration marxiste-léniniste anticoloniale évoquée précédemment, un élément fondamental du discours du PKK est celui d’une forme de violence émancipatrice (une brochure de 1985 indique « La violence révolutionnaire doit jouer ce rôle [NDLA : de créer une société nouvelle] et elle prendra, nous le disons, la forme de la vengeance révolutionnaire »).

De plus, le PKK ne suit pas le commandement de Mao qui veut que « le Parti commande aux fusils » :le parti (et ses cadres politiques) et la guérilla ne font qu’un. L’entrée dans le parti est considérée dès lors comme une rupture totale.

À ce propos, De Jong relève à la suite d’Olivier Grojean l’accent mis dans le discours du PKK sur son ambition de créer un « homme nouveau », caractérisé par une « personnalité » marquée par un « psyché kurde » distinctif, ayant désappris la mentalité de son ancienne vie (d’avant le parti) et s’améliorant par la pratique de l’autocritique. Cette conception du socialisme comme la construction d’un « humain nouveau » a également servi de base de critique de l’URSS. Et en 1993, Öcalan affirme que le PKK, lorsqu’il parlait de « socialisme scientifique » ne se référait pas au marxisme mais au dépassement des « intérêts des États, de la nation et des classes ». Aujourd’hui encore, le PKK et le PYD (son parti frère dans le Rojava) affirment régulièrement lutter pour « toute l’humanité », discours d’autant plus facilement repris dans la lutte contre Daesh qu’il fait écho aux préoccupations occidentales.

La question des femmes est devenue absolument centrale dans le discours du PKK : au creux de ce discours, elles occupent le rôle d’avant-garde. On a effectivement assisté à une forte progression de la participation de femmes à la guérilla à partir de la deuxième moitié des années 1990. Cette position pro-femmes (plus que féministe) procède avant tout d’une essentialisation des caractéristiques des femmes et en fait les garantes de la société socialiste.

Depuis son arrestation en 1999, le discours d’Öcalan a connu plusieurs évolutions. Il a en effet évolué vers une forme d’anti-étatisme se revendiquant d’un retour aux valeurs libertaires de la société kurde originelle, par le biais de l’avènement de la République démocratique, l’autonomie démocratique (locale) et le confédéralisme démocratique.

Cette formule est absolument centrale aujourd’hui dans le discours de tout le mouvement kurde en Turquie. Öcalan propose comme source théorique essentielle Murray Bookchin (1921-2006), un théoricien socialiste libertaire des États-Unis passé par le trotskysme (dans le SWP étatsunien) qui plaçait au centre de sa réflexion la contradiction capital-environnement plutôt que travail et qui accordait une grande importance à la combinaison des mouvements sociaux avec les institutions politiques locales (municipalités). Dans le propos d’Öcalan, les questions de classe sont au second plan par rapport aux questions d’identités et de libertés démocratiques.

Finissons par le fait qu’Öcalan est resté la référence ultime pour le PKK et sa base populaire bien qu’il soit en détention, et ne puisse communiquer que via ses avocats. De Jong souligne un aspect très important et tout à fait récurrent : le potentiel du flou.

Les déclarations d’A. Öcalan sont souvent floues et confuses dans tous les sens du terme : difficilement compréhensibles et mélangeant des notions qui sont censées être bien distinctes. Mais l’essentiel n’est pas là. Je suis entièrement d’accord avec le constat de De Jong qui veut qu’en détention, loin du mouvement, Öcalan est devenu une sorte de prophète dont les déclarations sont ouvertes aux interprétations. (Extrait)

https://www.contretemps.eu/

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19 décembre 2022 ~ 0 Commentaire

manche (swp)

NegrosGuerraCivil-3

Les morts de la Manche sont le résultat du racisme des Tories

La guerre des Tories contre les réfugiés doit être combattue par la résistance. Mardi, Rishi Sunak a visité le nouveau « commandement des petits bateaux ». Quelques heures plus tard, des personnes se sont noyées dans la Manche Au moins quatre réfugiés sont morts en traversant la Manche mercredi matin. Et ce sont les conservateurs qui les ont assassinés.

Le bateau transportant près de 50 migrants a commencé à couler vers 3h05 du matin. On pense qu’il a été mis à l’eau à 2 heures du matin et qu’il a ensuite subi une crevaison.

La veille de la tragédie, Rishi Sunak a déclaré la guerre aux réfugiés traversant la Manche, annonçant des plans qui ne feraient qu’accroître le nombre de morts. Si vous fermez les routes et rendez plus difficile l’accès à la Grande-Bretagne, les gens prennent plus de risques et comptent davantage sur les passeurs.

Tôt ce mercredi matin, la température était de 1 degré Celsius, mais elle aurait été bien plus froide dans l’eau. Les photos des personnes secourues montrent un homme en T-shirt.

Aux Communes, M. Sunak a parlé d’une « perte tragique de vie humaine ». Le leader du parti travailliste Keir Starmer a ajouté : « Cela nous rappelle que les gangs criminels qui exploitent ces routes mettent en danger la vie de personnes désespérées et profitent de leur misère. Ils doivent être démantelés et traduits en justice ».

Les personnes qui doivent être traduites en justice sont les Tories.

« Si vous entrez illégalement au Royaume-Uni, vous ne devriez pas pouvoir y rester », a déclaré Sunak aux Communes mardi. Il a déclaré que les réfugiés qui n’empruntent pas les voies « officielles » – inévitablement la grande majorité – seraient placés en détention, puis renvoyés vers leur lieu d’origine ou vers un autre pays.

La ministre de l’intérieur, Suella Braverman, a adressé ses « pensées les plus sincères » aux victimes de la Manche. Mais elle a délibérément intensifié le discours raciste contre les « illégaux » dans les bateaux. Braverman est même heureuse d’utiliser un langage d’extrême-droite, affirmant qu’il y a eu une « invasion » dans la Manche.

Les conservateurs ont refusé d’ouvrir des voies légales vers la Grande-Bretagne. Le mois dernier, Braverman ne pouvait même pas décrire comment les réfugiés peuvent demander l’asile « légalement ». Actuellement, les seules voies légales d’accès à la Grande-Bretagne sont celles des Ukrainiens et des Afghans, les programmes afghans étant à peine lancés

Il y a un peu plus d’un an, 31 réfugiés se sont noyés après que des garde-côtes français et britanniques ont refusé de porter secours à un bateau en perdition. L’organisation caritative Care4Calais a déclaré : « À l’époque comme aujourd’hui, ces décès sont totalement inutiles et évitables. En n’agissant pas, notre gouvernement a du sang sur les mains.

« Les personnes avec lesquelles nous travaillons n’ont pas seulement subi les pires horreurs de ce monde – conflits, violations des droits de l’homme et torture – elles ont été assez courageuses et résistantes pour s’échapper et survivre à des voyages incroyables pour venir ici et demander notre aide. Et pourtant, nous les refusons. »

Stand Up To Racism a déclaré : « Lorsque Braverman et Co parlent d’un « environnement hostile » pour les réfugiés et les migrants, ces décès sont ce que cela signifie en réalité. »

Sunak a présenté mardi un plan d’immigration en cinq points. Il s’agit d’un bouc émissaire, conçu pour détourner l’attention de la crise du coût de la vie et renforcer le soutien au gouvernement.

Dans le cadre de ce plan, « la grande majorité » des Albanais seront déclarés « clairement infondés », et expulsés. Les conservateurs diffusent un faux récit selon lequel, en tant que « pays sûr », les personnes originaires d’Albanie ne peuvent être des réfugiés.
déportation

Sunak prévoit également de réduire le recours aux hôtels pour héberger les réfugiés, non pas parce que les conditions sont désastreuses, mais pour réduire les coûts. Des logements plus simples – parcs de vacances, résidences universitaires désaffectées et sites militaires excédentaires – seront utilisés.

Le commandement opérationnel unifié des petites embarcations réunira également l’Agence nationale de lutte contre la criminalité et les forces frontalières pour mettre fin aux traversées et aux trafiquants. Enfin, les raids contre les travailleurs sans papiers seront augmentés de 50 %.

M. Sunak s’est engagé à « supprimer l’arriéré des décisions initiales en matière d’asile d’ici la fin de l’année prochaine ». Quelque 117 000 dossiers sont en suspens, concernant 143 377 personnes.

Plus de 80 % des demandes d’asile sont accordées par le ministère de l’Intérieur. Pourtant, les Tories continuent d’opposer les « vrais » et les « faux » réfugiés.

La solution n’est pas de renforcer les contrôles aux frontières. Offrir un passage sûr à ceux qui demandent l’asile signifie que personne n’a à risquer sa vie ou à compter sur les passeurs qui profitent des frontières. Et peu importe d’où viennent les réfugiés, personne ne mérite de mourir dans l’eau glacée en tentant de se mettre en sécurité.

Veillée de protestation : Ne laissez pas les réfugiés se noyer – laissez-les entrer – arrêtez le plan Rwanda, jeudi 15 décembre, 18h, Downing Street, Londres. Appelée par Stand Up To Racism et Care4Calais.

Le jugement du tribunal sur la contestation de la politique gouvernementale de déportations vers le Rwanda sera rendu lundi à 10h30. Rejoignez Stand Up To Racism devant la Royal Courts of Justice, lundi 19 décembre, 8h45-10h, Strand, Londres.

https://socialistworker.co.uk/news/

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15 décembre 2022 ~ 0 Commentaire

cop 27 (psl-be)

cop 27 (psl-be) dans Altermondialisme klimaatbetoging

COP 27. Greta Thunberg : « Pour sauver la planète, le monde doit se débarrasser du capitalisme »

Ce n’est une nouvelle pour personne, mais la lutte pour l’écologie fait partie de la politisation grandissante de la jeunesse mondiale. Son héritage d’une planète meurtrie sans justice sociale pousse de plus en plus d’adolescents et jeunes adultes à entrer en lutte et à approfondir leur politisation. L’évolution de Greta Thunberg, militante écologiste suédoise de 19 ans et figure de proue du mouvement de la jeunesse pour le climat, est symptomatique de celle de toute une génération en pleine radicalisation.

De l’alarmisme…

C’est en 2018 que la jeune suédoise de 15 ans fait son entrée sur la scène internationale en appelant en novembre 2018, à une mobilisation de la part de la jeunesse mondiale par l’organisation de grèves scolaires à travers le monde. Le but ? Être le porte-voix des scientifiques et alarmer les politiciens sur l’urgence climatique.

« Vous avez volé mes rêves et mon enfance avec vos mots vides. Et pourtant, je fais partie des chanceux. Des gens souffrent. Des gens meurent. Des écosystèmes entiers s’effondrent. (…) et tout ce dont vous pouvez parler, c’est d’argent et de contes de fées de croissance économique éternelle. Comment osez-vous ! » Greta alarme, Greta accuse, Greta appelle à militer lors de son discours aux Nations Unies de 2019. Mais elle laisse encore la politique « à d’autres ».

… à l’intégration de la lutte sociale dans son discours.

Les termes se sont précisés : « les COP (Conférences de l’ONU sur le climat, NDLR) sont surtout utilisées par les politiciens et les personnes au pouvoir comme une occasion de se faire remarquer, grâce à de nombreux types de greenwashing », a-t-elle déclaré en annonçant son boycott du sommet de 2022 organisé en Égypte.

Fini de vouloir influencer les décideurs politiques de la classe dominante, elle parle désormais de « lutte sociale », appelle à la mobilisation de tous et désigne des responsables : « Un milliardaire émet un million de fois plus de gaz à effet de serre qu’une personne moyenne, selon Oxfam. Nous savons quels sont ceux que nous devons tenir pour responsables de la crise climatique. »

Elle en appelle également à arrêter l’utilisation et l’exploitation des énergies fossiles que les «arrangements» des COP successives n’ont fait « que pousser sous le tapis ». Elle ajoute également qu’« il n’y a pas de justice climatique sans justice sociale et sans droits humains. »

La COP 27 se distingue cette année par son manque d’ambition et l’adoption de « mesurettes » pour faire bonne figures : la création d’un fonds d’aide pour les pays touchés par les consé-quences climatiques, présentée comme une avancée « historique » alors que strictement rien n’a été décidé concernant son financement et son fonctionnement. Sur ce point comme sur l’objectif de ne pas dépasser les 1,5° degrés d’augmentation d’ici 2100, les COP sont incapables de dépasser le stade des belles paroles.

Orienter la lutte sociale vers le cœur du système

L’évolution du discours de Greta Thunberg symbolise bien l’évolution de la conscience politique de la jeune génération : ayant débuté dans la prise de conscience de l’urgence climatique, elle s’est ensuite forgée par la lutte de terrain et face à l’inaction des gouvernements capitalistes. Désormais, ces jeunes militants lient lutte climatique et lutte sociale. Ils et elles critiquent le capitalisme, le racisme et les inégalités de genre.

Le chemin est encore long vers un changement de système. Certains militants manifestent leur colère et leur impatience avec des actions individuelles, par exemple en ciblant symboliquement des œuvres d’art. Mais ces actions ne visent pas à convaincre et à impliquer de larges couches de la population, alors qu’une lutte commune de toute la classe travailleuse est nécessaire pour briser le pouvoir des capitalistes.

De prochains éléments restent à intégrer dans ce processus de conscientisation, dont le fait que nous ne pouvons pas contrôler ce que nous ne possédons pas. Les criminels climatiques que sont les multinationales de l’énergie et autres puissantes entreprises qui sacrifient la planète pour leurs comptes en banque doivent être expropriées et placées sous contrôle et gestion de la collectivité pour être reconverties de toute urgente.

Les meilleurs outils pour y parvenir proviennent de l’arsenal du mouvement des travailleuses et travailleurs comme le blocage de l’économie par la grève et l’occupation des sites par la classe travailleuse elle-même.

15 décembre 2022  Maxime (Liège)

https://fr.socialisme.be/

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14 décembre 2022 ~ 0 Commentaire

madrid (pùblico)

espagne

Madrid est dirigée par l’extrême droite

IU appelle la gauche à former un large front à Madrid.

Podemos et IU parviennent à un accord pour se présenter ensemble à la mairie de Madrid et à la Communauté de Madrid. Les candidatures seront dirigées par Podemos, Alejandra Jacinto sera tête de liste à la Communauté et Roberto Sotomayor, au Conseil municipal. Il doit encore être ratifié par la base.

Les accords sont confirmés au fur et à mesure que le calendrier avance. Les élections régionales arrivent à grands pas, le 28 mai. La gauche définit ses confluences électorales tandis que l’incertitude plane sur ce qu’il adviendra du Sumar de Yolanda Díaz (à droite du PSOE blog)  et de Podemos à l’approche des élections générales prévues fin 2023.

À Madrid, Podemos et IU ont déjà conclu un préaccord sur une confluence pour se présenter conjointement à la mairie de la capitale et à la communauté autonome. Après plusieurs mois de négociations, les directions des deux partis, dirigés respectivement par Jesús Santos et Álvaro Aguilera, ont scellé le pacte qui les unira dans les prochains mois de pré-campagne et de campagne. Tout doit être ratifié par les militant(e)s des deux partis.

Le nom de la coalition est encore ouvert, elle peut s’appeler Podemos-IU ou reprendre le nom de marque Unidas Podemos, il y a encore quelques détails à finaliser. Tant la liste régionale que la liste à la mairie seront dirigées par des candidats de Podemos.

Le parti mauve a déjà choisi ses candidats régionaux et locaux par le biais de primaires. Dans le cas de la tête de liste pour l’Assemblée de Madrid, la candidate est Alejandra Jacinto, qui a été porte-parole d’Unidas Podemos pendant la courte législature au parlement de Vallecas, après les élections anticipées convoquées par Isabel Díaz Ayuso en mai 2021. Le candidat au poste de maire de la capitale est Roberto Sotomayor.

Jacinto est avocat de formation et a travaillé en tant que tel pour défendre les droits de l’homme, notamment le droit au logement de la PAH (Plateforme des personnes touchées par les hypothèques). Sotomayor est un athlète, triple champion d’Europe d’athlétisme dans la catégorie des maîtres. Le numéro deux de Podemos pour le Conseil municipal sera Carolina Alonso, également de Podemos, qui a servi de co-porte-parole à l’Assemblée de Madrid avec Jacinto ces derniers mois.

Le numéro deux sur la liste régionale et l’un des trois premiers sur la liste municipale de la capitale seront issus de l’IU. L’UI Madrid n’a pas encore tenu ses primaires pour clore les candidatures, on ne sait donc pas qui occupera ces postes. Les élections internes auront lieu à l’UI à la mi-janvier.

Le pré-contrat devrait être présenté aux médias jeudi, bien que tous les détails du pacte n’aient pas encore été finalisés. Les mouvements sociaux, les syndicats et les militants sont également appelés à rejoindre la confluence. Les organisations souhaitent que les candidatures incluent la société civile.

L’accord comprend également un cadre général pour le reste des villes de la région afin de faciliter les accords basés sur la reconnaissance mutuelle des deux organisations. L’intention de ces candidatures est de  » ne pas laisser un seul vote progressiste à la maison en mai 2023 et de mobiliser la société madrilène pour rendre le changement possible au sein de la Communauté et du Conseil municipal de Madrid « .

14/12/2022 Sato Díaz

https://www.publico.es/

Note:

IU est une entité « unitaire » crée par le  PCE dans les années 80. Le PCE y joue encore un rôle. Podemos n’est plus le parti qu’anticapitalistas avait aidé à créer. Son fonctionnement ressemble à la France Insoumise. 

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