Archive | Europe

20 février 2017 ~ 0 Commentaire

barcelone (france info + bastamag + npa)

La maire de la ville avait appelé les manifestants à « emplir les rues » pour cette marche intitulée « nous voulons accueillir »

Cent soixante mille manifestants se sont rassemblés samedi 18 février à Barcelone, selon une estimation de la police municipale. Ils réclamaient que l’Espagne accueille « dès maintenant » des milliers de réfugiés, comme elle s’y était engagée en 2015.

La maire de gauche de la ville, Ada Colau, avait appelé les manifestants à « emplir les rues » pour cette marche intitulée « nous voulons accueillir ». Ils étaient nombreux à porter la pancarte « plus d’excuses, accueillons maintenant » le long de la Via Laietana, l’avenue traversant la vieille ville jusqu’au port. La manifestation s’est terminée symboliquement au bord de la Méditerranée, où plus de 5 000 migrants ont péri en 2016.

Seuls 1 000 migrants accueillis

En vertu de ses engagements envers l’Union européenne, l’Espagne devait recevoir quelque 16 000 candidats à l’asile déjà admis dans d’autres pays, à partir de 2015. Barcelone avait présenté dès le mois d’août 2015 un plan pour accueillir des réfugiés en provenance de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan ou d’Erythrée. Mais seuls 1 100 migrants sont arrivés jusqu’à présent.

La présidente de la députation provinciale de Barcelone, Mercè Conesa, a jugé mercredi 15 février qu’il était « honteux » que l’Espagne n’ait pas respecté sa promesse. Aux côtés de maires de villes de Catalogne, elle a demandé que la Commission européenne « commence à sanctionner de façon sévère » les pays ne respectant pas leur engagement en la matière.

http://www.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

« Nous voulons accueillir » : manif géante à Barcelone en faveur des réfugiés (Basta)

« MigrantEs, chez nous, c’est chez vous ! » NPA

Lire la suite

17 février 2017 ~ 0 Commentaire

cinq pays (anti-k)

une-volonté-clairement-affichée

Cinq pays dont la France bafouent les règles de pollution de l’air

La Commission européenne menace de poursuivre en justice cinq pays, dont la France, coupables de ne rien faire contre le niveaux dangereux de pollution atmosphérique.

La Commission poursuit une procédure d’infraction contre la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni, qui pourraient se voir infliger de lourdes amendes. Le 15 février, l’Union européenne a lancé un ultime avertissement à ces pays. Ils ont jusqu’à présent ignoré les mises en garde juridiques émises à leur égard à la suite de dépassements répétés des limites de pollution. Les pays ont à présent deux mois pour établir un programme visant à réduire les émissions de dioxyde d’azote (NO2).

Un « air illégal

D’après le Bureau européen de l’environnement (BEE), les citoyens de ces cinq États sont contraints de respirer un « air illégal », étant donné que les autorités ne sont pas parvenues à faire respecter les normes européennes en matière de qualité de l’air dans les grandes villes.

La concentration excessive d’azote peut entraîner des infections pulmonaires et des maladies cardiovasculaires. En 2013, la particule a provoqué pas moins de 70 000 décès, un bilan trois fois plus lourd que celui des morts sur la route cette même année. L’exposition à un air pollué par le dioxyde d’azote rend les enfants asthmatiques et les personnes âgées atteintes de pathologies cardiovasculaires particulièrement vulnérables. Des symptômes tels qu’une respiration sifflante, de fortes toux et des bronchites peuvent alors apparaître.

Une procédure qui peut durer plusieurs années

Au cours des deux dernières années, l’exécutif a entrepris des recours en justice contre 12 États membres n’ayant pas respecté les normes de qualité de l’air concernant les émissions d’azote. En février, la Commission, sous le mandat de Jean-Claude Juncker, a lancé son analyse de la mise en œuvre de la politique environnementale, dans le but de faire respecter davantage les règles européennes.

La procédure d’infraction, ou poursuite en justice contre un État membre enfreignant une loi européenne, consiste dans un premier temps en une mise en demeure de l’État concerné, qui doit généralement répondre de ses actes dans les deux mois suivants. Si l’État membre ne prend pas les mesures nécessaires dans le délai imparti, la Commission peut porter l’affaire devant la Cour de justice de l’Union européenne. La procédure peut alors durer plusieurs années.

Quid pour le Royaume-Uni après le Brexit?

À l’heure actuelle, nul ne sait si le Royaume-Uni devra appliquer la décision finale après avoir quitté l’UE. Tout dépendra des négociations sur le Brexit qui se tiendront après le déclenche- ment de l’article 50, la procédure juridique à suivre pour quitter l’UE. « Il est évident que tant que le Royaume-Uni sera membre de l’Union européenne, ses droits et ses obligations reste- ront inchangés et le droit européen s’appliquera au pays sans aucune exception », a rappelé un porte-parole de la Commission à Bruxelles. « Tout ce qui se passera après le Brexit devra être décidé au cours des discussions à venir cette année. »

En novembre dernier, le gouvernement britannique a dû répondre de son incapacité à limiter la pollution atmosphérique dans le pays devant la Cour suprême.

D’après une ancienne décision des juges suprêmes, le programme du gouvernement en matière de qualité de l’air pour l’année 2015 n’était en effet pas conforme aux directives européennes. Selon le directeur général de l’organisation ClientEarth, James Thornton, « la poursuite en justice entreprise par la Commission européenne ne fait que rappeler la gravité de la situation au Royaume-Uni. La victoire de la Cour suprême contre le gouvernement en novembre dernier obligera les ministres à rédiger un projet de programme avant le 24 avril afin de purifier notre air le plus vite possible. »

Les gouvernements sous pression

« Avec cet avertissement final de la Commission, les gouvernements sont sous pression de tous les côtés. Ils devront arrêter de tergiverser et agir de manière claire pour respecter leurs obligations morales et juridiques afin de purifier notre air malsain », a-t-il ajouté.  La Commis- sion a fait état de mesures éventuelles visant à réduire les émissions polluantes tout en accélérant la transition vers une économie à faibles émissions de carbone. Les mesures proposées comprennent:

une réduction du trafic automobile dans son ensemble ;
une réduction de la consommation de carburants ;
une transition vers l’utilisation de voitures électriques(*) ;
une utilisation plus appropriée des voitures.

« Les mesures prises par la Commission européenne à l’heure actuelle sont essentielles. Les lois européennes en matière de pollution atmosphérique visent à protéger notre santé. Les pays qui n’appliquent pas ces lois en bonne et due forme n’ont aucune excuse », a déclaré Louise Duprez, haute responsable des politiques en matière de pollution atmosphérique au BEE.

« Les enfants qui grandissent dans des zones urbaines ne méritent pas de devoir inhaler des fumées toxiques, responsables de bronchites, d’asthme et d’autres maladies. Partout en Europe, les citoyens accueilleront favorablement les actions prises par la Commission européenne à ce sujet », indique-t-elle.

Le choix des mesures laissé aux États

Un rapport publié le 14 février par le BEE explique comment ces nouvelles limites devraient aider des pays tels que la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et le Royaume-Uni à réduire leurs niveaux de pollution. D’après les auteurs du rapport, 78.000 vies supplémentaires pourraient être sauvées si les nouvelles réglementations sont correctement mises en place.

Chaque État membre choisira quelles mesures prendre pour respecter les limites d’émissions de NO2. Toutefois, davantage de moyens devront être déployés au niveau local, régional et national afin de respecter la réglementation européenne et de préserver la santé publique, a déclaré la Commission.

L’Allemagne, la France, l’Espagne et l’Italie font l’objet de procédures d’infractions individuelles pour ne pas avoir respecté la réglementation concernant les particules, solides et liquides, en suspension dans l’atmosphère. Celles-ci peuvent en effet s’avérer dangereuses. Plusieurs autres États membres sont en infraction, mais seuls les pays susmentionnés ont atteint leur ultime avertissement.

latribune.fr  James Crisp, Janie Matthews, EurActiv  16/02/2017

http://www.anti-k.org/

Commentaire: Nos solutions sont bien sûr différentes: transports publics gratuits dans les villes et pas de voitures électriques: chères, qui détournent des minerais rares qui pourraient être mieux employés et rechargement à l’électricité nucléaire.

Lire la suite

12 février 2017 ~ 0 Commentaire

podemos (le courrier.ch + regards)

TERESA RODRIGUEZ PODEMOS

Notre camarade Yolanda Rodriguez, secrétaire générale de Podemos Andalousie et membre de la plate forme « En Movimiento » qui représente 3% des sièges mais 13% des votes.

Survivre aux maladies de jeunesse

Pour le courant pabliste de Pablo Iglesias, le recul en voix subi en juin dernier résulte de la trop grande modération du discours de campagne.

En congrès ce week-end à Madrid, le trublion de la vie politique espagnole doit démêler querelles de personnes et options stratégiques. Podemos doit-il radicaliser son discours ou au contraire arrondir les angles, pour espérer influer sur la vie des gens? Notre analyse.

Trois ans d’existence et déjà à la croisée des chemins?

Le mouvement Podemos, qui bouscule le panorama politique espagnol depuis 2014, affronte son second «congrès», ou Assemblée citoyenne, ce week-end à Madrid, dans une situation paradoxale de crise. Troisième parti aux Chambres, second dans les sondages où il est crédité de 22% (trois à quatre points devant le Parti socialiste, PSOE), le tout jeune mouvement de gauche vit pourtant au rythme des disputes de ses dirigeants, qui s’échangent flèches et parfois missiles par presse et twitter interposés. Un climat qui ne favorise pas le débat d’idées à l’heure où le premier projet stratégique et politique de Podemos doit être remplacé.

La rencontre dite «Vistalegre II», en référence à l’assemblée fondatrice tenue dans la banlieue de Madrid en octobre 2014, doit répondre à une question simple: qu’est-ce que Podemos?

Est-il ce mouvement protestataire et antilibéral, qui créa la surprise aux élections européennes de juin 2014 (8%) sur le rejet, commun avec les Indignés, d’une «caste» dirigeante décon- nectée des réalités, enfermée dans les institutions faillies de la Transition post-franquiste et cooptée par les puissances de l’argent? Ou est-il ce groupement aux angles plus policés qui tenta de mettre un terme à la domination du Parti populaire (PP) aux élections législatives de décembre 2015 et juin 2016, avec un discours progressiste mais occultant les questions qui fâchent: nationalisations, Europe, dette?

Bataille stratégique

Si la première des batailles législatives avait été marquée par une nouvelle poussée de Podemos (20,7%) et le recul du bipartisme (PP-PSOE), la seconde, provoquée par l’incapacité de la gauche majoritaire à s’accorder sur un gouvernement commun, a été vécue comme un premier coup d’arrêt. Malgré le renfort de la coalition rouge-vert Gauche Unie (IU), créditée de 3,7% lors du précédent scrutin, «Unidos Podemos» n’obtenait que 21,1% en juin 2016. Couplé à une forte abstention, ce score signifiait une saignée d’un million de votants et l’incapacité de l’assemblage Podemos-IU-Régionalistes à profiter du système électoral pour prendre le dessus sur le PSOE. Ainsi que le maintien du PP au gouvernement…

Un échec cuisant reconnu par Podemos et dont les enseignements cristallisent depuis les divergences entre ses dirigeants.

Pour le courant pabliste, dirigé par le secrétaire général, Pablo Iglesias, le recul en voix subi en juin dernier résulte de la trop grande modération du discours de campagne. Mais pour le courant errejonista, mené par le secrétaire politique, Iñigo Errejón, c’est l’enfermement à la gauche de l’échiquier politique, et notamment l’alliance avec IU, qui empêche le mouvement morado (violet) de progresser. Pour les pablistes, seule une radicalisation du discours et une symbolique classiste peut permettre de se renforcer encore dans l’électorat populaire, capita- lisant sur la crise de la classe moyenne et de son modèle d’élévation sociale individuelle. Pour les errejonistas, il s’agit au contraire de bâtir une alliance «interclassiste», qui implique de laisser les drapeaux rouges au placard.

Pour Pablo Iglesias, qui rejoint ici un troisième courant, dit «anticapitaliste», l’agitation de rue doit redevenir le cœur de l’action politique de Podemos. Il plaide ainsi pour une conflu- ence ouverte avec les mouvements sociaux et autres regroupements régionalistes, à l’image des coalitions galiciennes (Mareas) ou catalanes (En Comú Podem). Dans ce même élan, il appelle à la méfiance du parlementarisme qui menacerait de les faire rentrer dans le rang.

Pour Iñigo Errejón, Podemos ne peut se cantonner dans la protestation et doit a contrario prouver, partout où il le peut, sa capacité à influer sur la vie des gens. En ce sens, il regrette que le mouvement n’ait pas su amadouer le PSOE en vue d’un gouvernement de coalition. Une vue de l’esprit, selon Iglesias, pour qui le Parti socialiste réellement existant est un pilier de la «caste» depuis quarante ans.

Conflit de personnes

Privé de contenu programmatique (explicite), ce débat stratégique, qui agite les réseaux sociaux et les tribunes d’opinion, a rapidement tourné au conflit de personnes. Une animosité bien évidement alimentée par des médias pour la plupart très anti-Podemos.

Si les attaques personnelles n’ont pas (encore) coûté trop cher dans les sondages, elles ont d’ores et déjà obéré la capacité de Vistalegre II à débattre sereinement de plusieurs enjeux décisifs: autour de quels grandes priorités thématiques construire Podemos durant la nouvelle législature de Mariano Rajoy? Et surtout: comment construire un mouvement politique neuf d’ampleur nationale à l’ère d’internet, du rejet des partis traditionnels et sans trahir les idéaux horizontaux qui furent ceux des Indignés?

Repenser la démocratie interne

Car si la «Blitzkrieg» décidée en octobre 2014 à Vistalegre, tout faire pour remporter les élections de 2015, pouvait alors justifier la mise en place de structures partisanes pyramida-les classiques, son échec devrait désormais permettre, comme l’exige notamment le courant «anticapitaliste», une décentralisation du pouvoir et la définition collective d’un projet politique depuis la base.

Les derniers mois ont montré à quel point le poison du centralisme et de l’absence de contre-pouvoirs est à l’œuvre au sein de Podemos.

Avec une démocratie réduite à la consultation plébiscitaire sur internet, le débat se personna- lise et s’appauvrit. Pour l’essentiel, il se tient dans les médias de masse, à coup de petites phrases et de slogans attrape-tout. C’est d’autant plus regrettable que l’on sent toujours une attente, un élan à la base. Notamment parmi les centaines de milliers de personnes qui s’apprêtent, samedi et dimanche, à suivre et à intervenir dans les débats, et à voter pour l’avenir de Podemos.

S’il ne sort pas trop affaibli de Vistalegre II, Podemos peut encore se réformer, se repenser comme cet acteur indispensable à la transformation de l’Espagne que beaucoup attendent.

.
Vendredi 10 février 2017 Benito Perez
.
.
Lire aussi:
.

Lire la suite

08 février 2017 ~ 0 Commentaire

roumanie (npa)

roumanie

Raz-de-marée populaire contre la corruption

Des manifestations monstres dans toutes les villes de Roumanie ont obligé le gouvernement à capituler. Le soir du samedi 4 février, le Premier ministre a annoncé l’abrogation du décret scandaleux qui avait fait descendre dans la rue les Roumains, de plus en plus nombreux depuis le 11 janvier dernier.

Revenu au pouvoir en décembre 2016 après en avoir été chassé un an plus tôt, suite au terrible incendie qui avait fait 64 morts dans une discothèque où les normes de sécurité n’étaient pas respectées, le Parti social-démocrate voulait faire passer en douce, par décret, un allègement du code pénal sur les délits liés à la corruption. Un petit arrangement qui aurait permis, entre autres, au principal dirigeant de ce parti, Liviu Dragnea, d’être blanchi.

Déjà condamné à deux ans de prison avec sursis pour fraude électorale, il passe en outre depuis le 31 janvier en procès pour une affaire d’emplois fictifs portant sur 180 000 lei, un peu moins de 40 000 euros et donc bien loin des 900 000 euros des Fillon… Le décret prévoyait opportunément un seuil minimum de 200 000 lei en-deçà duquel les politiciens pouvaient faire leurs petites magouilles sans être inquiétés par la justice…

Mais leur plan a raté : les Roumains s’en sont mêlés, furieux d’être une fois de plus floués et humiliés, descendant dans la rue par centaines de milliers. Le gouvernement espérait en être quitte après l’abrogation du décret, mais les manifestations ont redoublé. Le voilà donc maintenant qui crie au complot et aux atteintes à la démocratie, se revendiquant de sa victoire aux législatives… où 60 % de la population se sont abstenus !

Cela fait des décennies que la corruption sévit en Roumanie, un des pays les plus pauvres d’Europe quel que soit le régime (monarchie, dictature fasciste, dictature stalinienne et « démocratie » néolibérale). Il faut dire que le pays est l’eldorado des multinationales, en particulier françaises : Renault (17 000 salariés), Engie (ex-GDF-Suez, 4 000 salariés), Airbus, Areva, AXA… Les salaires y sont bas – le salaire minimum brut est à 320 euros, alors que le coût de la vie est presque aussi élevé qu’en France –, la main-d’œuvre qualifiée, et une loi encore plus réactionnaire que la loi travail a été adoptée en 2011. Voilà qui vaut bien quelque complaisance à l’égard des pouvoirs en place !

Mercredi 8 février 2017 Galia Trépère 

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Amnistie de politiciens corrompus : les Roumains font temporairement reculer le pouvoir (Bastamag)

Les origines sociales des manifestations de masse en Roumanie (The Conversation)

Commentaire:

Le gouvernement roumain a décidé en fin d’année 2016 d’augmenter très fortement salaires et pensions (évidemment ça part de bas) au 1er février 2017. Le patronat roumain hurle et pousse à la rue… Est-ce que cela pourrait avoir un rapport avec les manifestations de ces derniers jours contre le décret limitant les sanctions contre les députés corrompus ?
Le 1er février 2017, le salaire minimum sera revalorisé à 1 450 Ron brut / 322€ (une augmentation de 16%). Les fonctionnaires d’état auront également une augmentation des revenus des salaires +20%. Le gouvernement accorde également une augmentation des revenus aux acteurs intermittents du spectacle +50%. Les retraités auront leurs retraites revalorisés au 1er juillet +9%, ils seront exonérés des charges sociales et certain retraités qui touchent – de 445€ ne payeront plus d’impôts ! Les jeunes sont également visés, les étudiants bénéficieront de la gratuité des transports dans les trains et plus de bourses.

Source

Lire la suite

06 février 2017 ~ 0 Commentaire

roumanie (rtbf + npa + fc + lcr)

roumanie

Le Premier ministre va abroger le décret sur la corruption

Le Premier ministre roumain Sorin Grindeanu a annoncé samedi l’abrogation du décret assouplissant la législation anticorruption qui a provoqué plusieurs jours de manifestations d’une ampleur inédite dans le pays depuis la chute du communisme. « Demain, nous nous réunissons pour abroger ce décret« , a annoncé le chef de gouvernement social-démocrate lors d’une déclaration publique, affirmant qu’il ne souhaitait pas « diviser la Roumanie« .

Des centaines de milliers de manifestants 

Des centaines de milliers de personnes ont manifesté quotidiennement dans le pays depuis l’adoption mardi de ce texte qui, notamment, réduit sensiblement les peines encourues pour abus de pouvoir et introduit un seuil minimum de préjudice de 200.000 lei (44 000 euros) pour qualifier un délit. L’annonce du Premier ministre a été a accueillie par quelque 100 000 protestataires rassemblés devant le gouvernement à Bucarest, selon les médias, et des dizaines de milliers de manifestants dans le reste du pays.

Un clivage dans la société

Elle est intervenue après que le président du parti social-démocrate (PSD) Liviu Dragnea a admis, dans l’après-midi, la nécessité de chercher une issue à la crise qui risquait de s’enliser Reconnaissant que cette décision du gouvernement avait fait naître « un clivage dans la société« , le Premier ministre a réaffirmé que la motivation du gouvernement avait été de mettre le code pénal en conformité avec la Constitution. Un nouveau projet de loi sera rédigé, en vue, cette fois, d’être soumis au parlement. Il n’introduira pas de seuil délictuel de 200 000 lei de préjudice pour les délits d’abus de pouvoir.

La crainte d’un retour en arrière

Après quatre soirs de manifestations, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont de nouveau manifesté samedi après-midi à Bucarest et marché jusqu’au parlement. Les manifes- tations ont rassemblé quotidiennement depuis mardi quelque 200 000 personnes dans tout le pays pour exiger le retrait de cette réforme pénale.

Ce texte faisait craindre à ses adversaires un retour en arrière alors même que, sous la pression de l’UE et de magistrats très offensifs, des centaines de dossiers sur des malver-sations ont été instruits ces derniers années, marquant un tournant pour la lutte anticorruption en Roumanie. Le gouvernement a été critiqué pour vouloir mettre à l’abri de la justice le chef du PSD actuellement en procès dans une affaire d’emplois fictifs.

Liviu Dragnea, qui a déjà écopé de deux ans avec sursis dans un précédent dossier, s’est défendu d’être l’un des bénéficiaires du décret. Il a mis en cause une campagne de désinformations et estimé que les manifestants étaient instrumentalisés.

samedi 04 février 2017
.
.
Lire aussi :
.

Lire la suite

01 février 2017 ~ 0 Commentaire

anticapitalistas (pùblico.es)

publico

Nos camarades d’Anticapitalistas sont un des 3 courants aux « Primaires » de « Podemos ». Ils présentent la plateforme « En Movimiento ». Ses membres les plus connus sont Miguel Urban (député européen), Teresa Rodriguez, la secrétaire générale de Podemos Andalousie et José María González, Kichi, le maire de Cadix (ville jumelée avec Brest).

Lire l’article en castillan

anik

Meeting de la liste d’Anticapitalistas

Lire aussi:

Podemos et le Congrès de Vistalegre II : se refonder sans se dénaturer

Lire la suite

26 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

gb et brexit (npa)

reinze

Grande-Bragne & Brexit : conservateurs à l’offensive, gauche en difficulté

Depuis le référendum du 23 juin 2016, le gouvernement anglais n’avait guère précisé ses intentions quant à sa vision du Brexit. La dernière semaine a marqué le début de la clarifica- tion : la droite conservatrice accentue son offensive pro-patronale et anti-immigrés.

Le temps mis à commencer à clarifier la position britannique s’explique fondamen- talement par les hésitations du gouvernement.

Il y a, bien sûr, la volonté d’amener préalablement les membres de l’UE (Union Européenne), à commencer par l’Allemagne et la France, à dévoiler leur vision de la négociation. Mais ce n’est pas l’essentiel : le résultat du référendum ne correspondait pas à ce que souhaitaient les secteurs dominants du capital britannique, d’où la nécessité pour Theresa May, la Première ministre, de se concerter avec les différents secteurs de la bourgeoisie et d’harmoniser les positions au sein de son propre parti conservateur.

Le 17 janvier, elle a donc dévoilé ses batteries.

Tout d’abord, Theresa May entend mettre en pratique un des slogans nationalistes de la campagne « Take back control » (« Reprendre le contrôle »), c’est-à-dire la fin des règles et juridictions européennes. Ensuite, elle entend clairement en terminer avec la liberté de l’immi- gration entre l’Europe et le Royaume-Uni et, comme les gouvernements européens lui ont signifié qu’ils n’entendaient pas aller plus loin que les concessions faites à son prédécesseur avant le référendum (limitation des droits sociaux des nouveaux immigrantEs), elle annonce la sortie non seulement du marché unique européen mais aussi de l’union douanière. Elle souhaite négocier de nouveaux accords commerciaux avec l’UE et le reste du monde (Trump a déjà clamé qu’il y était disposé…).

 Fixer le nouveau cadre de fonctionnement du capital

Theresa May est confortée par le fait que la catastrophe économique immédiate annoncée par les opposants au Brexit (effondrement de la livre sterling, récession) ne s’est pas produite. Il s’agit pour elle de fixer le nouveau cadre de fonctionnement du capitalisme en Grande-Breta- gne, notamment de préserver le rôle central de la finance britannique et de demeurer attractif pour les investissements étrangers. Mais ce n’est pas simple. Ainsi elle agite la perspective de baisse massive des impôts sur les entreprises pour attirer les investissements, et dans le même temps, elle a présenté une nouvelle stratégie de modernisation de l’industrie, de soutien à la recherche et de développement des régions en difficulté.

Elle semble donc adopter une stratégie d’intervention de l’État : « Nous ne pouvons laisser les forces du marché international agir seules ou juste compter sur un accroissement de la prospérité générale » a-t-elle précisé. Tout cela montre bien que les gouvernements, même les plus conservateurs, sont prêts à des accommodements avec leur libéralisme quand cela répond aux intérêts capitalistes…

Autre question, celle du positionnement militaire de la Grande-Bretagne. « Nous continuerons à travailler de manière rapprochée avec nos alliés européens sur les questions diplomatiques et la Défense. » Le Royaume-Uni ne peut plus s’autoriser financièrement à disposer d’une armée entièrement autonome et, malgré les déclarations d’amour de Trump, celui-ci est un partenaire incertain qui menace de réduire son implication dans l’Otan.

Enfin, pour Theresa May, il s’agit de rassurer les Écossais et les Irlandais du Nord qui avaient voté contre le Brexit : « Nous trouverons une solution pratique pour permettre le maintien d’une zone de voyage commune avec la république d’Irlande ».

 Une gauche désorientée et divisée

La gauche est en difficulté face à un Brexit dont les conservateurs maîtrisent le processus. Le Parti Travailliste apparaît désorienté et, bien que traditionnellement plutôt pro-européen, soucieux de ne pas se couper de la fraction de l’électorat populaire qui a voté pour le Brexit. Jeremy Corbyn a affirmé que « Ce que nous ne voulons pas, c’est que la Grande-Bretagne devienne une économie d’aubaine aux portes de l’Europe abaissant l’impôt sur les sociétés et encourageant les bas salaires », mais ses déclarations sur l’immigration peuvent marquer un tournant dangereux.

Le dirigeant du syndicat Unite, Len McCluskey, va même jusqu’à détourner des citations de Marx pour affirmer que le contrôle de l’immigration peut être en faveur des travailleurs…

À l’extrême gauche, les divergences de la campagne référendaire perdurent. Ainsi, contrairement au SWP (qui avait défendu la sortie de l’Union européenne), Left Unity (partisan du « Remain ») dénonce à nouveau la sortie du marché unique. Une convergence reste possible sur la bataille pour les droits des migrantEs. Avec le soutien aux grèves, ce serait ­effectivement la priorité…

Henri Wilno Hebdo L’Anticapitaliste – 368 (26/01/2016)

https://npa2009.org/

http://www.europe-solidaire.org/

Lire la suite

17 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

froid (reporterre)

nucleairefrance

Face à la vague de froid, le nucléaire se révèle inadapté

Alors que la vague de froid s’intensifie, le réseau électrique français est à la limite de sa capacité. En cause : trop de nucléaire, inadapté aux pointes de consommation, et trop de chauffage électrique. Les experts écologistes recommandent un autre mix énergétique.

Vous l’avez sans doute déjà senti lundi, mais c’est surtout à partir de ce mardi 17 janvier, et jusqu’à vendredi que la vague de grand froid s’installe sur la France. Météo France nous promet des « journées sans dégel », avec des températures négatives allant jusqu’à – 10 degrés, inférieures de quatre à huit degrés aux normales saisonnières.

Une vague de froid moins importante que celle de février 2012, mais qui arrive dans un contexte particulier. Le responsable de la crise, c’est le chauffage électrique

Lire l’article

17 janvier 2017 / Marie Astier (Reporterre)


Vous avez aimé cet article ? Soutenez Reporterre.


Lire aussi :

EXCLUSIF : la carte des réacteurs nucléaires à l’arrêt. Des coupures de courant se préparent en cas d’hiver rigoureux

Lire la suite

16 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

santé (reporterre + anti-k)

art3539_bisphenol_a_phtalate_perturbateurs_endocriniens

Perturbateurs endocriniens : faut-il sacrifier la santé et l’environnement au commerce ?

En votant le 12 janvier en faveur de la ratification du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, le CETA, les députés de la commission environnement du Parlement européen ont perdu une belle occasion de peser sur les négociations commerciales pour faire progresser les règles environnementales et sanitaires. Voilà en effet près de sept ans que l’Union européenne tente de légiférer à l’encontre des perturbateurs endocriniens. Alors que les débats font rage autour de la portée de ces nouvelles mesures, plusieurs enquêtes récentes ont révélé que les partenaires commerciaux de l’Union européenne, à commencer par les États-Unis et le Canada, ont largement influencé les travaux de la Commission dans ce domaine.

Le coût des perturbateurs endocriniens serait de 160 milliards d’euros de dépenses de santé supplémentaires chaque année dans l’UE

Les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques présentes dans de nombreux produits et qui interfèrent avec notre système hormonal. On en trouve dans les aliments, emballages, produits de nettoyage, cosmétiques, mobilier, etc. Le lien entre l’exposition à ces substances et un grand nombre de pathologies telles que des cancers, le diabète, l’obésité, l’infertilité ou des problèmes de développement du cerveau a été établi. Le coût estimé pour la société serait de 160 milliards d’euros de dépenses de santé additionnelles chaque année au sein de l’UE. De l’avis de la communauté des experts, la meilleure réponse pour enrayer ce phénomène serait de prévenir l’exposition à ces substances au moyen d’une réglementation renforcée.

Vers une législation européenne ?

Une « déformation des preuves scientifiques par des acteurs financés par l’indus- trie » qui ressemble à ce qui a pu se pratiquer dans le secteur du tabac ou sur le changement climatique… 

Lire la suite

12 janvier 2017 ~ 0 Commentaire

cadix (energias renovables)

telef brest-cuil

Oui mais nous on a un téléphérique qui ne marche pas! çà c’est des économies d’énergie!

Le conseil municipal veut produire sa propre énergie

Le maire anti-capitaliste fait de Cadix (jumelée avec Brest) le plus important distributeur d’électricité 100% renouvelable en Espagne

José María González (Kichi), maire de Cadix depuis le  printemps 2015, professeur de géo- graphie, se définit dans son profil Facebook comme «anti-capitaliste», dirige un conseil municipal, Cadix, qui a vite compris l’importance de l’énergie, en toutes circonstances. Dès le débur, il a crée le Bureau de transition énergétique de Cadix.

Ceci est l’histoire d’ Electrica de Cadix, le service de l’électricité publique (la Ville en est l’actionnaire majoritaire), qui vient de devenir «le plus grand distributeur national par nombre d’utilisateurs qui vend de l’énergie renouvelable à 100%. » Le maire anti-capitaliste a fait de Cadix le plus important distributeur d’électricité 100% renouvelable d’Espagne

Que Cadix Electric devienne un agent de commercialisation vert et un espace de participation citoyenne est défendu par le Conseil municipal à la fin de 2015. Le défenseur principal de la commercialisation électrique de Cadix est le président du conseil municipal José María González (élu par Cádiz Oui, nous pouvons), qui vient d’annoncer qu’ après plus d’un an de travail, « à partir du 1er Janvier 2017 l’électricité achetée à  Cadiz dans le marché de gros et la de détail est certifiée 100% renouvelable « .

Par ailleurs, le président de la compagnie, et conseiller de l’Economie et des Finances, David Navarro, a annoncé que le prochain défi est « de produire de l’électricité propre dans la ville elle-même. »

D’autre part, le directeur de Electrica de Cádiz, José Luis Molina, a précisé que, depuis le 1er Janvier, « les 62.000 clients de notre société bénéficient d’énergie propre ». Selon Molina, l’énergie vendue par Electrica de Cadix, esr de 195 millions de kilowatts-heures par an. Le gestionnaire a noté à cet égard qu’ en n’utilisant désormais plus que de l’électricité propre, « la la ville de Cadix évite l’émission de 58 500 tonnes de CO2 et la production de 93 g de déchets radioactifs ». Ces émissions et les résidus sont éliminés puisque la demande d’électricité de la ville a quitté les centrales nucléaires (qui utilisent l’uranium) ou des centrales électriques qui brûlent des combustibles fossiles comme le gaz naturel ou charbon.

Prochain défi: produire

David Navarro, a déclaré que le conseil municipal continue de promouvoir les économies d’énergie dans les bâtiments municipaux  et « produire de l’électricité propre dans la ville elle-même. » Navarro a souligné que Cadix est l’une des villes les plus ensoleillées d’Europe » et nous allons l’utiliser. » Navarro a expliqué que «l’achat d’électricité certifiée [à partir de sources renouvelables] ne comporte aucun changement dans le prix de l’électricité. » Selon la Ville, l’entreprise fournit de l’électricité à « tous les bâtiments municipaux, l’éclairage des rues, feux de circulation dans la ville et 80% des contrats domestiques ».

Mercredi, 11 Janvier, 2017

http://www.energias-renovables.com/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin