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25 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

féminisme (pùblico ga)

 femmes gj

Les six défis du féminisme (de base)

Pour un mouvement de classe, anti-punitif et ouvert à la dissidence qui défende la démocratie radicale

Des millions de femmes sont descendues dans la rue d’Espagne ces dernières années, nous avons associé le slogan «le personnel est politique» aux possibilités du présent. Nous avons pris les réseaux avec nos histoires. # Dis-le. Nous avons entamé une grève et réfléchi avec d’autres à ce que nous appelons les soins ou la reproduction sociale et comment cela façonne nos vies, les traverse, les blesse.

Nous avons peint des banderolles, participé à des assemblées, assisté à des pourparlers, nous nous sommes serré la main. Des sections du féminisme ou des féminismes ont prospéré dans les médias, c’est selon. La politique, avec un P majuscule, a aspiré le parfum d’une révolte qui, bien gérée, peut donner des voix.

Cette politique dont les sources, les idées, l’esprit doivent maintenir le social en vie ailleurs que dans les parlements. Aujourd’hui, après ces années de révolte, nous avons l’intuition que nous sommes à un carrefour. Quels sont les principaux défis du mouvement féministe (populaire)? Voici quelques coups de pinceau pour la discussion sur des questions, lesquelles, évidemment, sont à d’approfondir.

1. Vox: délimiter les batailles

En cette même période de notre pouvoir, un ennemi frontal a émergé, celui qui ne veut pas naviguer dans le consensus, ni les gérer, mais les briser. Cela fait de Vox une violence sexiste. Et maintenant, avec l’éducation affective sexuelle, le veto parental. Cette façon d’imposer une polarisation radicale sur les questions morales est un véritable frein car dans beaucoup de ces questions, nous devons aller de l’avant et la menace nous met sur la défensive.

Faut-il discuter publiquement s’il y a ou non de fausses allégations ou proposer une amélio-ration de la loi contre la violence basée sur le genre, par exemple, afin qu’elle ne s’applique pas seulement au couple? Dans le cas du veto parental, ne sommes-nous pas à la traîne de l’Europe en matière d’éducation sexuelle et avec une école publique en retraite franche et concertée dont il faudrait reconsidérer l’existence? Cependant, si nous discutons essentielle-ment des enfants, nous les laissons concevoir le champ de bataille et éclipser nos propres priorités au-delà du champ des valeurs. (Et il faut reconnaître ici une difficulté, ce concours de valeurs a des effets matériels sur la peur des enseignants, sur les parents qui sont légitimés pour faire face aux écoles …).

La tâche principale des guerres culturelles de droite est leur capacité à définir les agendas et à gérer l’initiative sociale à leur guise. Ils servent également à mobiliser leurs bases et à secouer l’arène sociale. Il semble clair qu’ils régneront désormais sur la vie publique. Un scénario fonctionnel pour le gouvernement de gauche qui peut rejoindre le jeu des miroirs et dédier l’ensemble du pouvoir législatif à opérer dans ce domaine sans avoir à promouvoir des changements de fond. Aussi peu que vous, cela semblera beaucoup si la guerre est sans caserne. Nous avons besoin d’un féminisme de notre propre initiative, ce qui est clair: nous devons passer à l’offensive et continuer à gratter les conquêtes.

2. Contre un féminisme réactionnaire

Les guerres culturelles ne sont pas le seul frein à un mouvement doté de capacités d’action, de pouvoir et d’autonomie. Depuis un certain temps maintenant, il semble que la polarisation sociale et les clés communicatives et subjectives qui ont produit la crise de la représentation et l’émergence de l’extrême droite se soient déplacées vers le féminisme – la même identité et construction retrait de l’autre comme ennemie. Cela se produit à travers leurs propres guerres culturelles sur les droits des femmes trans et leur appartenance ou non au féminisme ou à travers la bataille frontale autour de la prostitution, où des attaques violentes se produisent contre les travailleuses du sexe elles-mêmes et leurs organisations qu’elles ont l’intention d’expulser du débat public et des espaces de coordination du mouvement – de certaines assemblées du 8M par exemple. L’hostilité, les agressions verbales dans les assemblées et même dans les mobilisations éclipsent le mouvement à cause d’un type de féminisme essentialiste qui cherche à imposer sa vérité avec des méthodes agressives. (De plus, au milieu de la confrontation avec Vox avec la question de l’éducation sexuelle, nous avons pu voir certaines féministes légitimer les discours d’extrême droite du fantôme de la « Théorie Queer » qui serait censé être enseigné dans les écoles. Quelque chose à penser.)

Dans ce scénario, il est plus difficile de maintenir la joie de rencontrer les autres et d’apprendre et de travailler ensemble qui a imprégné les mobilisations de ces dernières années. Le ton conflictuel est aussi un moyen d’expulser les gens de ces espaces. Ainsi par exemple, ce sont les assemblées du 8M, où des mobilisations de masse sont prévues, car il y a des gens qui veulent imposer des positions sur des questions où le consensus est impossible. Les formes violentes promues par un messianisme rédempteur, en outre, rendent impossible toute sorte de débat serein dans lequel poser une base minimale sur des questions essentielles. Par exemple, comment lutter contre la traite. Malgré cela, il y a beaucoup de féministes qui luttent dans ces espaces pour continuer à se battre pour un mouvement qui vaille la peine.

Ces dernières années, nous avons réussi à faire parler de féminisme à l’ensemble de la société sur la base du positionnement d’un conflit de portée universelle: la lutte du capital contre la vie. Nous avons découvert un nouveau pouvoir à partir de la visibilité et de la valorisation du champ de la reproduction sociale pour qu’il cesse d’être «ce que nous sommes obligés de faire nous les femmes», et devienne une tâche reconnue et essentielle, car elle fait partie du noyau de la vie humaine. Sur le chemin de notre libération, nous avons découvert que nous portons la semence d’un nouveau monde.

Aujourd’hui, cependant, nous ne parlons pas principalement de la façon de changer la société, mais de la manière de protéger les femmes – que certains veulent représenter comme toujours menacées. En fait, une autre tâche essentielle est de renouer avec le pouvoir d’un féminisme qui représente la sexualité comme un espace de plaisir et de joie – comme le faisait le féminisme des années 70 – non seulement de danger. Ces guerres sexuelles et leurs revendications d’identité seront-elles le chant du cygne de cette dernière vague, et son pouvoir de transformation, comme ils l’étaient à la fin des années 70?

3. Pour un féminisme qui défende la démocratie radicale

La droite et l’extrême droite défendent leur programme antisocial en faisant un drapeau de la liberté. Alors que, dans certains espaces du féminisme, des interdictions sont demandées, la censure est demandée, l’intention est de pénaliser la consommation de la prostitution – même du porno -, elle vise à empêcher des concerts ou à persécuter certains chanteurs, comédiens, cinéastes … , peut-être, que notre impuissance à transformer la vie, le changement culturel se poursuit de force dans une société plurielle et complexe. Progressivement, une certaine «gauche» ressemble de plus en plus aux arguments, ou aux formes discursives, aux voies et même aux objectifs, à l’extrême droite florissante.

Nous oublions la longue association entre les traditions émancipatrices et la défense de la démocratie radicale – comme dans l’histoire du mouvement ouvrier et du mouvement des femmes. Les droits et libertés civils font partie – et sont essentiels – des luttes pour les droits économiques. Nous avons besoin d’un féminisme qui justifie l’approfondissement de la démocratie et ouvre des espaces de pensée et de parole, où il est possible de tout discuter avec respect.

4. Pour un féminisme antipunitif. Ne pas nourrir la bête

Un autre défi fondamental est lié au système pénal. Le processus judiciaire de La Manada (viol collectif considéré « agression » par « manque de résistance » de la victime blog) a mis sur la table les lacunes concernant la protection des femmes qui ont subi des viols et l’odyssée qu’elles doivent traverser, y compris la revictimisation ou la vigilance sur leur vie pour s’adapter au rôle de «bonne» victime . Compte tenu des pressions du mouvement féministe, le nouveau gouver-nement travaille à une réforme du Code pénal pour l’adapter à la nouvelle sensibilité sociale et aux normes internationales, comme la Convention d’Istanbul, ratifiée par l’Espagne. Cela impliquera-t-il une augmentation des pénalités directement ou indirectement?

Certains secteurs ont vécu comme une victoire la peine de l’affaire Arandina – 38 ans de prison. Mais nous savons que des peines plus élevées ne protégeront pas les femmes – l’incar-cération, en général, n’est ni dissuasive, ni modifie les agresseurs, ni n’arrête la violence. En fait, le débat sur les sanctions ne devrait pas être central car nous parlons d’un problème très complexe qui nécessite des mesures très différentes. Qu’est-ce qu’une justice féministe? Est-ce celle qui met l’accent sur la punition ou sur la réparation et l’autonomie de la victime? Les débats ont déjà commencé et, pour beaucoup, ils impliquent une remise en cause radicale du système pénal lui-même – utilisé pour la gestion répressive des problèmes causés par le néolibéralisme. Toute atteinte aux libertés ou renforcement de l’État criminel est susceptible de se retourner contre nous.

Le populisme punitif – la demande de sanctions supplémentaires ou la tendance à vouloir résoudre les problèmes générés par le système économique et social par le biais du Code pénal – est un espace où, sans le vouloir, nous pouvons nous retrouver avec l’extrême droite. Le discours de Vox sur la «défense des femmes» est fonctionnel pour la légitimation de son soutien à la réclusion à perpétuité, voire à la criminalisation des migrants. Nous avons la tâche de nous démarquer de ce message: pas en notre nom.

5. Le différend sur le sens du féminisme: pour un féminisme de classe

Ces années, dans les espaces populaires du mouvement, des travailleuses domestiques, Kellys (hôtels de luxe blog), trans, migrants et racialisés ont été trouvés. Et de cet assemblage sont nées de puissantes propositions et revendications. Des propositions qui placent la capacité transformatrice du féminisme au centre et qui affectent le développement de mesures liées à la division sexuelle du travail et à des réflexions sur les tâches de reproduction sociale, l’axe matériel le plus important du féminisme.

Cependant, les mesures liées aux problèmes de la classe moyenne ont une plus grande place dans les médias, en raison de la composition des salles de rédaction et de la configuration de l’espace public (qui y a accès). Ainsi, les exigences d’un féminisme dont l’aspiration est de briser les plafonds en verre sont sur représentées. Un féminisme qui demande des quotas dans les conseils d’administration des entreprises. Un certain bon sens a été généré selon lequel une place doit être trouvée pour les femmes dans les lieux de pouvoir. Le féminisme commun propose de réaliser l’égalité des sexes au sein de chaque strate sociale, mais de maintenir une société stratifiée.

Ce n’est pas un hasard si l’une des luttes centrales d’aujourd’hui est celle des travailleuses domestiques: elle est basée sur le travail des migrantes sans droits. Autrement dit, bon marché et exploitable. C’est la solution qui a été donnée à la crise des soins dans notre pays. Par conséquent, nous devons continuer à parler d’un féminisme de classe et antiraciste, nous devons nous battre pour «l’égalité»: il n’y a pas de libération au prix de l’exploitation des autres. Aujourd’hui, cependant, le féminisme discute d’autres questions culturelles plus «brûlantes» qui semblent mieux éveiller les passions. Qui s’intéresse à un féminisme qui n’a pas l’intention de changer la société? À quelle tentative de préserver leurs propres positions privilégiées répondent les positions du féminisme culturel / identitaire?

6. Construire l’organisation

Les bonnes idées et les discours réussis ne suffisent pas à transformer la société; Il ne suffit pas d’avoir raison, il faut une force sociale. Ceci est réalisée par un mouvement féministe avec capacité d’agrégation – pas nécessairement unifié – et qui a des revendications – une autre question est de savoir si les conditions existent pour débattre avec la pluralité maximale possible de ce que devraient être ses priorités. Un mouvement diversifié qui remet en question les formes actuelles d’organisation sociale, met l’accent sur les discours médiatiques et génère également une culture propre.

La question de l’organisation est au cœur de chaque politique, mais nous sommes à une époque où les engagements sont faibles et où il est difficile de maintenir des formes d’agréga-tion. Pouvons-nous profiter de la capacité de politisation du féminisme, à partir de ce qui se passe à travers nous, pour générer de nouvelles formes d’articulation? Idéalement, il devrait y avoir des organisations de base capables de tisser un réseau d’entraide, d’agir en tant que contre-pouvoirs des institués et de promouvoir les conflits nécessaires pour aller de l’avant. Le féminisme devrait également imprégner les luttes sur de nombreux fronts – les pensions, le logement, le travail, etc. – et ces luttes devraient faire partie du mouvement féministe.

Changer la société n’est pas un projet de quelques-uns, pas même de la moitié. Si nous avons un projet capable d’améliorer la vie de chacun, nous devrions peut-être commencer à reconnaître que les hommes – et ceux qui ne se reconnaissent pas dans le binarisme de genre – devraient également faire partie de cette lutte.

Nuria Alabao est journaliste et docteur en anthropologie, membre de la Fondacion de los Comunes

Nuria Alabao 23/01/2020

https://ctxt.es/es/

Lire aussi:

Nouvelle vague féministe, théorie de la reproduction sociale et conséquences stratégiques

 

 

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25 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

vu d’espagne (pùblico)

macron

Macron impose une mauvaise réforme des retraites pour les travailleurs

70% des Français sont favorables à la poursuite du mouvement de contestation. « La seule chose que nous ayons compris de ce projet, c’est que nous allons devoir travailler plus dur », explique Philippe Martínez, dirigeant syndical de la CGT.

Le gouvernement du président français, Emmanuel Macron, a approuvé vendredi sa réforme des retraites avec des protestations dans les rues des syndicats opposés qui, bien qu’ils n’aient pas réussi à se mobiliser autant qu’au début du mouvement il y a sept semaines, ont le soutien de l’opinion majoritaire du public

En ce septième jour de manifestations nationales depuis le 5 décembre, la Confédération générale du travail (CGT) qui dirige (en réalité l’intersyndicale le blog)  le mouvement revendiquait 1,3 million en défilés à travers le pays et 350 à 400 000 personnes dans la principale, entre la place de la République et le Concorde.

Dans les transports publics, où les arrêts sont restés ininterrompus pendant 51 jours mais avec beaucoup moins d’impact pendant les dernières semaines, 30% des trains régionaux et 40% de la banlieue parisienne ont été annulés.

De plus, dans le métro de la capitale, deux des 14 lignes (automatiques) fonctionnaient normalement, tandis que les autres étaient en service réduit avec moins de trains que d’habitude et dans certains cas uniquement aux heures de pointe.

Dans les autres secteurs, le pourcentage de grévistes était de 4,42% dans les différentes administrations publiques, contre 2,51% le 16 janvier, dernier jour de manifestations, selon l’exécutif, et 13% dans le collectif des enseignants.

Une population insatisfaite qui veut continuer les manifestations

Macron, par la porte-parole de l’exécutif, Sibeth Ndiaye, ne s’est pas privé de lancer des fléches en direction des syndicats qui s’opposent à lui en dénonçant « des actes de violence et la radicalité de certains blocus » ces derniers jours, des grèves Ils ont perdu leur souffle.

La semaine prochaine, une conférence de financement s’ouvrira le 30 au cours de laquelle les syndicats et les employeurs chercheront une formule pour réduire les quelque 12 000 millions d’euros de déficit que devrait avoir le système actuellement en vigueur en 2027 lorsque sera lancé le système par points

« La seule chose que nous avons compris de ce projet, c’est que nous devrons travailler plus »

Mais la CGT et les autres syndicats demandant le retrait du projet, ne sont pas sûrs de participer, ont déjà annoncé pour la veille une autre journée de mobilisation dans les rues, à laquelle deux autres pourraient s’ajouter les 30 et 31.

 » La seule chose que nous ayons compris de ce projet, c’est que nous allons devoir travailler plus « , s’est plaint le chef de la CGT, Philippe Martínez, qui sait que son principal atout, au-delà d’une capacité de mobilisation en baisse, est l’opinion publique.

Selon l’institut BVA, 70% des Français sont favorables à la poursuite du mouvement de contestation et 61% pensent que Macron devrait écouter cette opposition et retirer son projet, selon une autre enquête.

Deux projets de loi avant l’été

Le Conseil des ministres a approuvé deux projets de loi de réforme qui commenceront à être soumis au Parlement le 3 février (le 17 en session plénière de l’Assemblée nationale) pour approbation avant l’été.

Le point central des deux est la convergence des 42 régimes de retraites actuels dans un système universel à points dans lequel chaque euro donnera les mêmes droits au moment de la retraite. Bien que l’âge minimum de départ à la retraite restera de 62 ans, la notion d ‘«âge d’équilibre» sera introduite pour assurer la règle de l’équilibre financier.

Dans la pratique, ceux qui prennent leur retraite avant d’atteindre cet « âge d’équilibre » – qui variera en fonction de l’espérance de vie – auront une pénalité et un bonus ceux qui restent plus longtemps en activité.

paris 24/01/2020

https://www.publico.es/

Commentaire:

Bien sûr quelques erreurs mais non volontaires comme dans nos médias. Le système n’est pas en danger, même le patronat le reconnaît. La CGT n’est pas seule et les autres syndicats non plus: des tas de secteurs s’autogèrent: artistes, avocats, étudiants, profs, hôpitaux… Les régimes spéciaux ne concernent que 3% des salariés, c’est tout le monde qui va prendre. Enfin l’âge réel de cessation du travail est à 57 ans et la vie en bonne santé s’arrête à 64 ans… comme l’âge avant lequel on sera pénalisé si on arrête… Enfin tout le monde sait que dans certaines professions on perd en espérance de vie (7 ans sur les ouvriers, 17 ans sur les cadres pour les égoutiers) et Macron refuse d’admettre la pénibilité, l’exposition aux produits chimiques, le travail de nuit…

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24 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

repùblica! (pùblico)

 reyes

Qu’est-ce que tu demandes aux rois (père Noël)? Qu’ils abdiquent!

50 députés et sénateurs boycottent le roi

Aucun des parlementaires de l’ERC, JxCat, Bildu, CUP et BNG n’assistera à l’ouverture solennelle des tribunaux qui se tiendra au Congrès le 3 février. Un total de 49 représentants qui ne participeront pas à l’événement avec Felipe 6, le plus grand nombre dans l’histoire récente.

Le roi Felipe 6 ne prononcera pas son discours d’ouverture de la législature devant tous les représentants du Parlement. Au moins 49 députés et sénateurs ne participeront pas à la soi-disant ouverture solennelle des Cortes qui se tiendra le 3 février à la chambre basse.

Les députés de l’ERC (13), JxCat (8), Bildu (5), CUP (2) et BNG (1) ne participeront pas à l’événement, comme l’ont confirmé ces formations. Pas plus que les 15 sénateurs ERC, Bildu et JxCat au sénat.

Des partis tels que l’ERC ou Bildu ont déjà boycotté l’ouverture de la législature à une occasion, mais cette année, nous devons ajouter l’absence de forces qui avaient assisté  d’autres années (comme JxCat), ainsi que de nouvelles formations au Congrès (CUP) et d’autres qui n’avaient pas obtenu de représentation ces dernières années (BNG).

Les partis catalans sont en conflit avec Felipe 6 depuis le discours qu’il a prononcé le 3 octobre 2017 dans lequel il a dénoncé la consultation 1-O (vote interdit blog). À cette époque, le monarque a accusé les formations indépendantistes de violer systématiquement les normes légalement et légitimement approuvées, démontrant une déloyauté inadmissible envers le pouvoir d’État. Avec leur comportement irresponsable, elles peuvent mettre en danger la stabilité économique de la Catalogne et de tous Espagne « , avait-il dit.

Au discours du roi, la réplique des souverainistes a été de noter l’absence de référence aux violences policières du 1er octobre et aux blessés, et ils l’ont accusé de s’identifier à la politique de Mariano Rajoy (PP néo franquiste blog), alors président du gouvernement.

De plus, en janvier 2016, Felipe 6 a refusé de recevoir la présidente du Parlement de l’époque, Carmen Forcadell. La députée catalane avait l’intention de se rendre au palais de La Zarzuela pour informer le monarque que Carles Puigdemont avait été investi en tant que président de la Generalitat, une procédure que tous les présidents des parlements régionaux appliquent, après avoir célébré leurs investitures respectives.

La Casa Real a demandé à Forcadell de faire la communication par écrit et finalement la présidente du Parlement n’a pas été reçue par le roi. Dans la décision des cinq formations qui n’assisteront pas à l’ouverture solennelle des Cortes pèse également leur défense du républicanisme et leur rejet de la monarchie, mais la relation avec Felipe 6 est plus tendue en raison du conflit en Catalogne.

Lors du cycle de consultations que le monarque a convoquées en décembre pour l’investiture de Pedro Sánchez,, ERC, Bildu, la CUP et le BNG ont refusé d’assister, JxCat oui.

Lors de l’acte, la président du Congrès, Meritxell Batet, et le monarque prononcent un discours dans la chambre du Congrès devant les députés et les sénateurs. Après la session, le roi préside un défilé militaire, accompagné des présidents du Congrès et du Sénat et des membres du gouvernement.

Dans son discours de 2016, Felipe 6 a fait appel à la «loi» pour résoudre les «problèmes de vivre ensemble» dans l’État, en référence claire à la Catalogne. A cette époque, ni la consultation 1-O ni l’application de l’article 155 en Catalogne ou le processus du processus n’avaient eu lieu. Les membres de Unidos Podemos et du PNV assistent à l’événement, mais n’ont généralement pas applaudi l’intervention du monarque.

Le groupe de Pablo Iglesias a porté des oeillets rouges dans l’hémicycle en hommage aux personnes qui ont combattu contre le régime de Franco, et l’ancien député Diego Cañamero portait un T-shirt avec le message affirmant « Je n’ai élu aucun roi ».

madrid 23/01/2020 alexis romero

https://www.publico.es/

Commentaire:

ERC: Parti républicain catalan, « social-démocrate »

JxCat: Parti catalan souverainiste « de droite » de Puigdemont

Bildu: Coalition basque, emmenée par les ex de Batasuna (Sortu)

CUP: Indépendantistes catalans anti-capitalistes

BNG: Nationalistes galiciens modérés, comme l’UDB ici.

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23 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

retraites (arc)

pension

Pas de retraite pour l’internationalisme et le socialisme !

Parler des hold-ups des capitalistes sur les systèmes de solidarité au niveau mondial nécessiterait un livre en plusieurs tomes. Mais en nous concentrant sur les attaques sur quelques pays voisins de la France, nous pouvons déjà dégager quelques axes éclairants et quelques propositions…

Une liquidation planifiée des systèmes solidaires de retraites.

En France le gouvernement, et la CFDT…, focalisent sur l’âge pivot qui déterminera la diminution du montant des retraites versées en fonction de l’écart avec l’âge réel de départ.

Si le projet de réforme se met en œuvre, les pensions seront notamment ainsi entamées via l’extension de la prise en compte de l’ensemble des années de travail pour calculer la pension de référence.

Dans les pays voisins, les projets de réformes prévoient de reculer les âges légaux de départ et/ou les âges de départ permettant de toucher la retraite à taux plein.

Au Royaume Uni, l’âge de départ légal est actuellement de 65 ans. L’âge légal sera repoussé d’un an à partir de 2020 et les projets gouvernementaux prévoient de le reculer à 67 ans en 2028 et 68 ans en 2037 (1).

En Allemagne, l’âge de départ légal est aujourd’hui de 65 ans et doit être relevé à 67 ans vers 2019. La banque centrale allemande recommande aussi de passer au-delà de 69 ans…

En Espagne, une loi de 2011 prévoit de repousser l’âge légal de départ de 65 ans à 67 ans d’ici 2017.

En Italie, l’âge de départ est à 67 ans mais le gouvernement expérimente une possibilité de départ à la retraite à 62 ans, approximativement en accord avec l’âge de départ réel à la retraite des Italiens et des Italiennes.

Mais il faut dire que comme en Suède, l’Italie a déjà basculé vers un système contributif à cotisation définie, c’est à dire un système où chacun.e sait ce qu’il cotise mais ne sait pas ce qu’il ou elle touchera comme pension. On retrouve alors le mécanisme du système à points dont la valeur d’achat ou de “restitution” peut varier…

Bref, les réformes dans ces quelques pays ont les mêmes caractéristiques que la réforme que Macron veut nous imposer en France.

Bien innocent.e est celui ou celle qui pense que la réforme des retraites en France a pour but d’équilibrer le système de financement des pensions et que le gouvernement ne touchera pas encore au départ d’âge légal et/ou à l’âge pivot alors que dans les pays voisins, le durcisse-ment des mécanismes pour baisser les montants des pensions est planifié et parfois plus avancé qu’en France !

Derrière la communication gouvernementale et celle des grands médias, les intérêts des vrais privilégiés.

Plutôt que d’assumer de liquider les systèmes de solidarité, le gouvernement Macron organise leur asphyxie pour que s’y substitue “naturellement” les alternatives capitalistes. Bruno Le Maire fait une démonstration de mauvaise foi lorsqu’il dit que BlackRock ne s’occupe pas des pensions de retraites.

Il dit aussi que ceux qui dénoncent l’influence du plus gros gestionnaire d’actifs financiers au niveau mondial sur la réforme, “jouent sur le fantasme”(2). En effet, BlackRock ne gèrera sans doute pas la partie “socialisée” des retraites que les réformes rendront insuffisantes si elles s’appliquent.

Cependant les vautours préparent depuis longtemps des produits financiers pour celles et ceux qui trouveront les moyens de compléter une pension devenue insuffisante, à l’image du Produit Paneuropéen d’Epargne Retraite Individuelle (PEPP) (3) dont le caractère concerté de la mise en place et de l’encadrement au niveau de l’Union Européenne résonne avec les similitudes des attaques des systèmes de retraites dans les différents pays.

L’article publié par “Investigate Europe”(4) donne une leçon de choses sur la manière dont les institutions capitalistes fonctionnent… pour les capitalistes. BlackRock, notamment grâce à sa supériorité financière, dispose notamment d’outils permettant d’établir une cartographie des marchés financiers qui lui donnent le statut d’expert auprès du monde politique.

Le pompier pyromane BlackRock conseillait déjà les Etats pour endiguer les effets de la crise de 2009 et continue depuis à prodiguer ses expertises. Selon Investigate Europe, en février 2015, BlackRock avait annoncé publiquement à la Commission européenne la création d’un “ plan de retraite personnel transfrontalier dans le cadre d’une feuille de route vers l’Union des marchés des capitaux ” qui correspond au PEPP.

Lorsqu’en parlant de sa loi PACTE (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), Bruno Le Maire déclare « La réforme doit redonner toute son attractivité aux produits d’Épargne Retraite dont l’encours est aujourd’hui insuffisant », on comprend mieux sa conception selon laquelle la responsabilité politique serait de traiter avec la raison…

Conflit d’intérêt ou leçon de choses sur le capitalisme ?

Les conflits d’intérêts se multiplient et cela apparait publiquement : les actions de Jean-Paul Delevoye chez BlackRock (5), ou encore la légion d’honneur accordée à Jean-François Cirelli, président de BlackRock France et membre de la Commission Action Publique 2022 donnant les directives pour réformer – pour ne pas dire marchandiser – les services publics.

Mais si les affaires se succèdent sans fin et que rien ne change, c’est bien que le pouvoir politi-que est aux mains du pouvoir économique, et il serait vain de se lancer dans des campagnes anti-corruption sans se lancer dans une remise en question fondamentale du mode de production et de ses institutions.

OMC, FMI, UE, BCE, Etats capitalistes sont construits par les capitalistes et soumis à leurs intérêts. La nécessité de se structurer à l’échelle internationale pour lire les politiques à l’œuvre et y faire face se développe, à l’image de ces camarades qui mobilisent en Angleterre, en Espagne, en Italie, en Belgique (6) et ailleurs, pour témoigner de leur soutien moral et financier avec la mobilisation contre la réforme des retraites en France.

Dans cette affaire des retraites, l’Union Européenne s’illustre encore une fois comme un instrument au service des capitalistes, et une rupture socialiste avec l’UE est une condition nécessaire pour permettre aux territoires de résister socialement et de construire un véritable internationalisme.

Pour faire face à la coordination des capitalistes pour sauver leur système et accroître l’exploi-tation, nous devons construire une coordination internationale et une organisation ayant pour but de rompre avec les institutions capitalistes, pour y substituer des institutions socialisant les moyens de production, pour sauver notre environnement social et écologique.

Harry Callaghan 22 janvier 2020

https://alt-rev.com/

Commentaire:

ARC est un courant du NPA

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21 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

9 février séville (pùblico)

andalousie

9 février, manifestation féministe à Séville

Pour protester contre la suppression par le gouvernement andalou de 241 projets féministes

La décision de la Junta de Andalucía implique, selon les ONG féministes, « une attaque frontale contre les droits humains et les femmes » et compromet « l’élaboration de politiques publiques à travers des programmes qui profitent à des milliers de femmes en Andalousie ».

Plus de 150 organisations féminines et sociales d’Andalousie organisent une manifestation à Séville pour protester contre la politique d’égalité du gouvernement d’Andalousie, formé d’une coalition du PP et de Ciudadanos avec Vox (fasciste).

Dans une déclaration, ils expriment « leur plus profond désaccord avec la suppression du financement de projets sur l’égalité des sexes, l’exclusion sociale et l’éradication des violences sexistes contre les femmes andalouses ».

Le Ministère de l’égalité, dirigé par Rocío Ruiz (Citoyens) laisse 241 projets féministes sans financement dans toute l’Andalousie ce qui a suscité une énorme inquiétude chez les féministes de la Communauté. Le PSOE et Adelante Andalucía (Podemos à majorité Anticapitaliste blog) soutiennent les ONG affectées.

Les associations affirment que la décision de la Junta de Andalucía « représente une attaque frontale contre les droits humains et des femmes. Ce changement radical compromet le développement des politiques publiques à travers des programmes qui profitent à des milliers de femmes en Andalousie « .

« Le mouvement féministe et le tissu associatif andalou exigent du gouvernement de la junte d’Andalousie et de son ministère de l’égalité, des politiques sociales et de la conciliation, une solution urgente. Avec cette nouvelle politique, ce gouvernement vient de violer les résolutions internationales, les lois nationales, ainsi que le statut d’autonomie andalouse « .

comptes Twitter @trendignidadAnd   # NiUnPasoAhind et # TrenDeLaDignidad

Manif:  le 9 février à 11h30. de l’avenue Menéndez Pelayo au palais San Telmo, siège du gouvernement de la Junta de Andalucía.

sevilla 21/01/2020 raúl bocanegra

https://www.publico.es/

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21 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

sondage (irish times)

sinn fein

La carte électorale de l’Irlande selon le « Irish Times »

Tout le monde est « vert » sauf le Fine Gael qui est bleu comme l’Angleterre et les unionistes! Humour volontaire?

L’Irlande a longtemps connu un bipartisme Fianna Fail (45%) / Fine Gael (30%) allié traditionnel du Labour (10% puis 5%) qui n’est pas mentionné. Le Fianna Fail a tellement piqué dans la caisse qu’il n’est plus qu’à 25% alors qu’il a été majoritaire à lui tout seul. Il rétrécit peu à peu comme l’église catholique…

En Irlande, il existe aussi des élus « indépendants » et des petits partis « d’appoint  » qui peuvent faire pencher la balance entre FF et FG. Les Verts et le Sinn Fein.

Le SF a grimpé après la Paix (avant il n’avait pas d’élus), avant de redescendre, et de « renaître de ses cendres » comme le « Phoenix » motif républicain traditionnel. Son allié gouvernemental probable est le Fianna Fail. Les Verts eux ont déjà été partenaires du FF.

Le clivage n’est (jusqu’à aujourd’hui) jamais « gauche-droite », bien qu’il y ait une gauche en Irlande, mais nationaliste-anti nationaliste. Pour la réunification du pays et contre elle. L’histoire a montré qu’en réalité Fianna Fail pourtant « républicain » n’a aucune envie de celà!

Les électeurs de la classe ouvrière penchent pour le Fianna Fail « républicain », et c’est surprenant pour nous car c’est historiquement un courant proche du Gaullisme. La gauche « bobo » d’aujourd’hui penche plutôt pour le FG et le Labour plus modernes sur les moeurs.

Le nationalisme « républicain » de FF est en réalité un « protectionnisme » défendant la petite entreprise locale. Contre les « libre-échangistes », la grande entreprise commerçant avec le Royaume Uni. On a inventé le sobriquet de « West Brits » pour eux. Et le Labour est leur allié traditionnel.

Le Sinn Fein combine un penchant protectionniste contre le libre échange avec un positionnement de gauche qui fait de lui la « France Insoumise » irlandaise. Il fait partie de la gauche européenne post communiste tandis que d’autres « nationalistes » sont plutôt Verts au parlement de l’Europe.

Histoire: Tous (sauf les Verts et le Labour) sont issus de l’IRA!

Le Fianna Fail c’est l’IRA vaincue lors de la guerre civile de 1922 23. Eamonn De Valera arrêtera les frais et montera un parti légal, taxé par l’église de « communiste ». De fait le PC naissant et l’IRA « semi clandestine » lui apportèrent leur aide. PC et IRA iront se battre en Espagne. Ce parti dirigera l’Irlande pendant des décennies lui donnant ce côté « dictature catholique » (on l’a comparée au Portugal) qui a fait fuir la jeunesse et les artistes.

Le Fine Gael, c’est l’IRA vainqueur de la guerre civile. Son « IRA » est devenue l’armée officielle de l’Etat Libre, puis de la République. Il représente un penchant « pro Britannique ». De facho (une brigade en Espagne avec Franco) il est devenu « ultra libéral » et en phase avec l’évolution des moeurs. Le premier ministre actuel est gay et d’origine pakistanaise.

Sinn Fein c’est l’IRA moderne réorganisée dans les années 1960 et 70 et qui a déposé les armes en 1998. Il est à noter qu’avec le Brexit son idée « utopique » de la réunification reprend corps! En effet, rejetée par « tout le monde » sauf le peuple, au point qu’elle fut retirée de la constitution sous pression anglaise, voilà qu’elle renait comme le Phoenix! La question nationale, comme la « vieille taupe » creuse et réapparait. Le problème du Sinn Fein c’est: le peuple irlandais vote-t-il SF pour une issue anti austérité ou pour plus de nationalisme? Peut-il combiner les deux?

Le Labour s’est toujours opposé au nationalisme et les Verts sont trop jeunes

Le Blogueur

Lire aussi:

Fianna Fáil will be happy, Sinn Féin thrilled but keep an eye on the Greens

Ipsos MRBI poll: Fianna Fáil edges ahead of FG as SF surges

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20 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

pensions euskadi (pùblico)

 pension

Marée basque

La grève pour les retraites que rejettent CCOO, UGT et CGT

Les retraités basques souhaitent que la journée de protestation du jeudi 30 janvier « transcende le monde du travail et s’étende à toutes les couches de la population ». La marée des pensions basques tourne depuis deux ans dans la rue: « Nous ne donnerons pas de chèques en blanc au nouveau gouvernement » .

Le Congrès prévoit de traiter «in extremis» l’augmentation des pensions début février

Le passé revient toujours. Quelques décennies après avoir joué un rôle important dans les grandes mobilisations syndicales de la Biscaye industrielle, des milliers d’anciens travailleurs basques – aujourd’hui reconvertis en retraités – s’apprêtent à participer à une journée de manifestations qui les ramènera dans la rue: dans une dizaine de jours aura lieu une grève générale au Pays Basque et en Navarre pour « des pensions, des salaires et une vie décente ».

«Nous recevons des adhésions, des soutiens et de la solidarité de nombreuses personnes d’autres parties de l’État, ainsi que de différentes plateformes de retraités.» Celui parle comme ça est Jon Fano, un ancien travailleur de General Electric et porte-parole actuel de la marée des pensions de Biscaye.

« Il s’agit d’une mobilisation des travailleurs actifs, des groupes de femmes, des étudiants, des petits commerçants, des baserritarras (paysans) et des arrantzales (pêcheurs) avec le mouvement des retraités », a-t-il déclaré.

La date se rapproche. Ce sera le jeudi 30 où les syndicats: ELA, LAB, ESK, STEILAS, HIRU, EtTXALDE, EHNE et CNT mobiliseront leur militants.

CCOO et UGT se sont positionnés contre la grève – ils affirment qu’elle nuit à l’unité du mouvement des retraités – tandis que la CGT a annoncé ces derniers jours qu’elle retirait son soutien en considérant que c’était « la grève typique d’un parti politique » , de certains «agents» tels que ELA et LAB, composantes du « mouvement nationaliste ». Des retraités ont également refusé publiquement cette mobilisation.

Au-delà de ces critiques, les organisateurs continuent de travailler ces jours-ci pour tenter de faire du jeudi 30 une journée de mobilisation. Bien qu’ils n’aient plus la possibilité de grève sur leur lieu de travail, les retraitées et les retraités seront les moteurs de la protestation: Euskadi est le territoire où cette marée pour des pensions décentes a pris le plus de force.

D’où précisément la nature atypique de la journée. «Cette mobilisation et grève n’est pas seulement considérée comme une grève des travailleurs. Elle transcende le monde du travail pour s’étendre à toutes les couches de la population dans une situation délicate ou difficile. Dans le même temps, c’est une grève transversale: elle passe du monde des travailleurs actifs aux personnes qui ne font pas partie du marché du travail », explique Fano.

Quartiers et villes

Andrea Uña est un autre membre du Mouvement des retraités de Biscaye (MPB) qui participe ces jours-ci à l’organisation du 30-E. «Nous travaillons depuis avant l’été. Nous avons rencon-tré tous les acteurs sociaux pour soulever précisément le besoin d’une mobilisation générale qui nous permette de donner une impulsion qualitative et quantitative à notre lutte », dit-il à la sortie de l’une des nombreuses assemblées qui ont lieu.

Chaque semaine il y a des réunions des différents groupes de travail qui ont été créés pour organiser la grève. «Nous nous sommes divisés en quartiers et villes. Nous travaillons sur la diffusion, le collage d’affiches, les concentrations, les conférences de presse… C’est un merveilleux travail d’ensemble », explique Uña.

A ces rencontres participent des retraités jusqu’aux militant-e-s des mouvements sociaux, des jeunes en situation précaire, des membres de groupes féministes… « C’est une fenêtre pour parler de tout ce qui nous concerne au niveau des coupes sociales. Sans surprise, notre devise est «pensions, salaires et vie décente», et là nous incluons la précarité, la situation des femmes, des personnes âgées et des pensions », souligne-t-il.

Appels en dehors d’Euskadi

Les contacts, comme les revendications, dépassent les limites territoriales. Il y a quelques semaines, le mouvement des retraités basques a publié une « lettre ouverte au peuple de l’Etat » pour tenter d’obtenir des adhésions face à la grève générale d’Euskadi et de Navarre.

« Lundi après lundi, des milliers de retraités occupent les places d’une centaine de villages d’Araba, de Biscaye, de Gipuzkoa et de Nafarroa, nous avons fait une dizaine de manifestations de masse mais nous n’avons pas encore atteint nos objectifs minimaux », soulignent-ils dans la lettre.

Après avoir expliqué leurs exigences fondamentales, ils affirment que «les pensions, les salaires et la fiscalité sont les outils les plus appropriés pour une répartition plus équitable des richesses.

« Il est socialement inacceptable et antidémocratique – souligne-t-il – que les institutions publi-ques permettent à quelques-uns de s’enrichir de plus en plus au détriment des besoins de la majorité et de faire des affaires par le biais des politiques publiques. »

Face à cette situation, la marée basque propose que «chacun, selon ses propres décisions et son autonomie, participe, de la manière qu’il juge appropriée, à la mobilisation générale du 30 janvier». « A l’avenir, il serait également pratique de coordonner et de partager avec chaque nouvelle mobilisation », ont-ils ajouté.

bilbao 19/01/2020 danilo albin

https://www.publico.es

Commentaire:

UGT et CCOO correspondent à CFDT et CGT ici. Ils préfèrent attendre que le PSOE de Sanchez agisse (en prenant son temps). La CGT est une scission de la CNT.

ELA (gauche) est le syndicat majoritaire. LAB est la « branche syndicale » des indépendantistes, STEE-EILAS a été créé par l’extrême gauche (LCR). HIRU ce sont des camionneurs, ESK une scission de CCOO Navarre, EHNE leur « Confédération paysanne » et ETXALDE leur « droit au logement ». Tous sont « souverainistes » (sauf la CNT) et majoritaires face aux « espagnolistes ».

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20 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

irlande oxfam (the-irish-times le-huff’ lt reporterre)

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L’Irlande est le cinquième pays pour le nombre de milliardaires par habitant selon Oxfam

L’État compte 17 personnes ultra-riches, selon un rapport publié avant le forum de Davos.
La liste comprend la famille du magnat du bœuf Larry Goodman, l’homme d’affaires des télécommunications Denis O’Brien et les familles Dunne et Heffernan de Dunnes Stores.

L’Irlande compte le cinquième plus grand nombre de milliardaires par habitant au monde, a déclaré Oxfam dans un rapport avant la conférence du Forum économique mondial dans la station de ski suisse de Davos cette semaine.

Il y a maintenant 17 milliardaires irlandais, dont la grande majorité sont des hommes, classant l’Irlande derrière Hong Kong, Chypre, la Suisse et Singapour en termes d’individus ultra-riches par rapport à la population en général, selon l’ONG.

Les chiffres irlandais reflètent une «tendance mondiale en matière d’inégalité des richesses», les 2 153 milliardaires du monde possédant plus de richesse que les 4,6 milliards qui représentent 60% de la population mondiale.

Oxfam appelle les gouvernements à créer des systèmes fiscaux plus équitables et à éliminer les évasions fiscales pour augmenter les revenus nécessaires pour investir dans les systèmes nationaux de soins et les services publics, sans dépendre du travail non rémunéré et sous-payé des femmes.

Le rapport intervient alors que de nombreux milliardaires du monde se joindront aux dirigeants politiques et aux entreprises ainsi qu’aux célébrités lors du 50e forum de Davos du 21 au 24 janvier.

La liste des milliardaires irlandais comprend: Hilary Weston, de Dublin, qui, avec son mari Galen Weston, dirige un empire international de la mode et de l’alimentation; Patrick et John Collison du géant des paiements Stripe; et John Dorrance III, le petit-fils né aux États-Unis du créateur de la formule de la soupe en boite Campbell. Il a emménagé en Irlande au milieu des années 90.

Qui sont les autres milliardaires irlandais?

La liste, qui s’appuie sur des estimations milliardaires de Forbes et du Sunday Times, comprend également la famille du magnat du bœuf Larry Goodman, l’homme d’affaires des télécommunications Denis O’Brien et les familles Dunne et Heffernan de Dunnes Stores.

Le rapport Oxfam décrit comment la moitié de la population mondiale continue de vivre avec moins de 5 € par jour. Les femmes en particulier « car l’économie mondiale ne récompense pas adéquatement ceux qui effectuent des soins».

Les femmes effectuent plus des trois quarts de tous les soins non rémunérés dans le monde, a déclaré Oxfam. L’organisation a déclaré que cela représente au moins 10,8 billions de dollars (9,7 billions d’euros) par an.

En Irlande, les femmes effectuent 38 millions d’heures de travail de soins non rémunérées chaque semaine, contribuant au moins 24 milliards d’euros à l’économie chaque année, a déclaré Oxfam. C’est l’équivalent d’environ un huitième de l’ensemble de l’économie nationale annuelle.

« Les économies sexistes alimentent la crise des inégalités – permettant à une élite riche d’accumuler de vastes fortunes au détriment des gens ordinaires et en particulier des femmes et des jeunes filles », a déclaré le directeur général d’Oxfam Ireland John Clarken. «Notre système économique à l’envers aggrave les inégalités en sous-évaluant chroniquement le travail de soins – généralement effectué par les femmes et les jeunes filles.»

Il a ajouté: «Le travail de soins non rémunéré est le« moteur caché »qui fait bouger les roues de nos économies, de nos entreprises et de nos sociétés.».

Joe Brennan 20 janvier 2020

https://www.irishtimes.com/

Lire aussi:

En France, 7 milliardaires possèdent plus que les 30% les plus pauvres (Huffington Post)

2 153 milliardaires sont plus riches que 60 % de la population mondiale selon Oxfam (LT)

Rapport Oxfam : Les milliardaires français plus ultra-riches que jamais (Reporterre)

Commentaire:

La revendication d’impôts équitables et de lutte contre l’évasion fiscale vient un peu tard. Ce sont les états (et les gouvernements « de gauche ») qui au nom du « libéralisme » (« moins d’état ») ont organisé leur propre « faillite » en donnant leur « bijoux de famille » au privé! Ils baissent les postes d’inspecteurs des impôts encourageant l’évasion fiscale: l’équivalent de la dette! Ils ont outrageusement baissé les impôts des riches (de 90% à 13%) mais augmenté les taxes sur la consommation populaire. Et bien évidemment « les caisses sont vides ».

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19 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

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Quimper. Le collectif contre l’arme nucléaire alerte les futurs maires

Le Collectif 29 pour l’Interdiction des armes nucléaires (Cian), lancé à Quimper (Finistère), a adressé un courrier aux listes candidates à l’élection municipale.

« Nous allons envoyer un courrier aux futures listes candidates pour qu’elles s’engagent, si elles sont élues, à voter un vœu demandant au gouvernement de signer et ratifier le traité d’interdiction des armes nucléaires (Tian), explique Roland de Penanros, de L’Université européenne de la paix à Brest (Finistère). Les maires sont garants de la sécurité des citoyens. Nous allons envoyer le courrier dans une quinzaine de grosses communes. »

Le collectif Cian 29, créé en mars 2018, milite pour la défense de la paix au Moyen-Orient et pour le désarmement nucléaire de la France. « Le traité d’interdiction a été voté à l’Onu par 122 pays. Nous souhaitons que la France le signe aussi et que soient créées des Zones exemptes d’armes nucléaires (ZEAN) », poursuit Christian Colimard, du comité Sud-Cornouaille du Mouvement de la paix.

Après avoir distribué des tracts aux passants, place Terre-au-Duc, devant un missile factice, le collectif s’est rendu au jardin de la Paix à Quimper.

Véronique MOSSER. 18/01/2020

https://www.ouest-france.fr/

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19 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

monarchie (marxist)

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Royaume Uni: «Megxit» et la crise de la monarchie

Ces derniers mois, la monarchie a été en crise plusieurs fois, symptôme de la crise du capitalisme.  Maintenant c’est la crise du «Megxit». Renversons cette relique féodale!

L’année 2019 a été dure pour la famille royale. Tout a commencé par une bosse lorsque Phillip, 97 ans, s’est plafonné une autre voiture, avec une mère et son bébé de 9 mois à l’intérieur. Heureusement, il s’est avéré que le code de la route ne s’appliquait pas à lui.

En automne, Boris est allé encore plus loin. En prorogeant le Parlement, il nous a appris que littéralement aucune des lois ne s’applique à Son Altesse Royale! Les tribunaux ont dû se tortiller et se retortiller pour annuler la prorogation de Boris sans décider accidentellement que la reine avait enfreint la loi. Vous voyez, c’est tout à fait impossible.

Sa Majesté était très mécontente des actions de Boris, qui ont révélé les pouvoirs illimités dont elle dispose officiellement en vertu de la constitution britannique. Mais la cerise sur le gâteau de cette annus horribilis royale était sans aucun doute l’acte de génie en relations publiques du prince Andrew en novembre, qui a mis son innocence hors de doute dans l’affaire du réseau international d’exploitation sexuelle de Jeffrey Epstein.

On ne peut qu’imaginer l’atmosphère à la table du déjeuner royal le lendemain de Noël. Alors que Leurs Altesses Royales s’asseyaient devant des sandwichs froids à la dinde; priaient-ils pour que 2020 soit l’année où le patrimoine de la Maison Royale augmente? Si tel est le cas, à quel point ils doivent être déçus. Malgré le discours de Noël de la Reine sur la réconciliation et la guérison des vieilles blessures, l’année a débuté avec discorde et division. Oubliez le Brexit, c’est le «Megxit» dont nous devons nous inquiéter.

« Megxit »

Tous les signes sont là. Harry et Meghan ont d’abord quitté la maison familiale pour s’installer dans leur propre appart, rénové pour 2,4 millions d’euros d’argent des contribuables. Puis le couple royal a déclaré unilatéralement son indépendance sur instagram.  Cela n’a sûrement pas surpris les observateurs royaux aux yeux d’aigle, quand les deux ont finalement annoncé qu’ils se retiraient en tant que membres de la famille royale et faisaient une pause pour «indépendance financière».

Le jeune couple a notre plus profonde sympathie pour cette aventure. Janvier est une période difficile pour la plupart des gens. Une fois le loyer, la taxe municipale et les factures sortis, il ne reste généralement pas grand-chose, sinon rien du tout, pour la plupart des parents.

Bien qu’il ait une femme et un jeune enfant, Harry était jusqu’à récemment, à l’âge de 35 ans, obligé de vivre chez son père. Il n’a pas de source de revenu indépendant et est obligé de compter sur la succession de Charles pour 1 milliard de livres sterling, le duché de Cornwall et  les maigres revenus de sa grand-mère.

A quoi ressemblera «l’indépendance financière»? Cela signifiera-t-il faire appel au crédit? Meghan sera-t-elle obligée de chercher un travail d’actrice?  «L’indépendance financière» signifie renoncer à 5% de leurs revenus qui proviennent de la subvention de la souveraine. 95% proviennent de la succession du Prince Charles. Et en renonçant à ces 5%, ils reculeront devant des tâches vitales telles que couper des rubans.

Ces nouvelles équivalent à une grêle de bombes nucléaires pour les éditeurs de tabloïds. Le lendemain matin, le Daily Mail nous a donné 17 pages «d’analyses». Pendant ce temps, le Daily Star a déclaré: «Dégage Harry!». L’année dernière, tout était au top lorsque la duchesse a dépensé 64 000 £ pour une robe et maintenant les tabloïds sont soudainement indignés par la débauche du couple, le Daily Star exigeant de rendre les 2,4 millions de £ dépensés pour leur maison!

Alors que Harry et Meghan entament leur voyage pour monétiser la marque royale, que leur réserve l’avenir? Des fast food «Royal Sussex» peut-être? Des produits dérivés comme des shampooings ou des lunettes de soleil? Selon Influencer Marketing Hub, ils pourraient gagner 34 000 $ pour un seul article sponsorisé. Certains estiment que leur marque pourrait rapporter jusqu’à 500 millions de livres sterling la première année.

Pilier de l’établissement

Un riche parasite veut rompre les liens familiaux pour devenir encore plus riche. De quoi parle-t-on? Pour la classe dirigeante, ce n’est pas une tempête dans une tasse de thé. Il s’agit de bien plus que du potentiel de gain futur d’un couple de gosses de riches devenus influenceurs Instagram.

Cela remet en question l’essence même d’un élément clé de leur propre règle. The Economist, un journal connu pour accueillir avec enthousiasme les bébés royaux et pour donner des conseils judicieux aux millionnaires britanniques, a averti que la ponction d’argent des Sussex pourrait être catastrophique pour un bastion du capitalisme britannique. Dans un article intitulé « Harry, Meghan et Marx », ils ont expliqué:

«Marx a prédit que le capitalisme détruirait tous les vestiges de la féodalité, qu’il briserait «les liens féodaux hétéroclites qui liaient l’homme à ses « supérieurs naturels», selon le Manifeste communiste». Ce n’est pas pour rien que la classe dirigeante a préservé et renforcé ce «vestige de la féodalité» en particulier:

« Dans « La Constitution anglaise »: loin de saper le capitalisme, la monarchie, sous sa forme britannique, l’a renforcé, agissant comme un ciment dans une société divisée en classes antagonistes et détournant les masses des vraies sources de pouvoir. Il a injecté de l’apparat, de la romance, du mystère et du drame dans la vie des Britanniques, atténuant le triste destin de n’être un rouage du capitalisme.  »

Ces mots expriment un haut degré de conscience de classe de la part des représentants du capital. La monarchie britannique a toujours servi de vitrine pour le règne des patrons. La pompe et la cérémonie de l’institution, son apparence et sa solennité sont censés inspirer la crainte et la révérence.

Les fonctions réelles de l’État, en tant qu’outil répressif de la domination de classe, reçoivent une sorte de «dignité». Nous sommes censés croire que tout cela est une partie ancienne de notre patrimoine national. C’est, bien sûr, un non-sens, et les patrons le savent. L’apparat «antique» date presque entièrement du règne de Victoria, dont le début a coïncidé avec la montée des chartistes (premiers prolétaires blog) et dont la fin a coïncidé avec l’aube de l’ère du capitalisme monopoliste.

Le secret et l’isolement de la famille royale sont un ingrédient clé de tout le spectacle. En restant à l’écart, l’institution est censée garder un peu de mystère. Comme l’a dit Walter Bagehot en 1867, «Son mystère est sa vie. Nous ne devons pas laisser entrer la lumière du jour sur la magie. » Et voici le problème du déménagement des Sussex. Il a apporté et continuera d’apporter beaucoup de lumière à cette institution la plus trouble.

On nous a dit jusqu’à présent que si la famille royale jouit d’une richesse énorme, elle a le devoir de servir la nation. Avec le dernier tour d’Harry, il s’avère que vous pouvez tout simplement prendre le fric et courir. Le «service et le devoir» ne sont que des foutaises dont vous pouvez vous passer. Et rien n’est moins «mystèrieux» que la course au pognon.

Jusqu’où les Sussex iront-ils pour ratisser large? Un bouquin peut-être? Vont-ils répandre des saletés sur leurs proches? Que découvrirons-nous de cette institution vénérée? Une chose est sûre: elle perdra sa capacité d’inspirer autre chose que du mépris. Cela fait perdre le sommeil à certains stratèges de la classe dirigeante. Pour reprendre les mots de l’Economist:

«[Le] duc et la duchesse de Sussex sont sur le point de donner raison à Marx. Ils représentent le danger le plus profond pour la monarchie depuis que Bagehot a brandi sa plume [...]  »

Crise de la monarchie

La crise de la famille royale est vraiment remarquable. Elle a réussi à survivre à toutes les crises des trois derniers siècles et pourtant elle sombre dans la crise la plus profonde qu’elle ait connue depuis le 17è siècle.

Un point d’interrogation grandit sur leur règne. Et cela juste au moment où la classe dirigeante en a le plus besoin. Ce n’est pas un hasard. La crise du capitalisme provoque un tumulte sans précédent et entraîne des batailles de classe de plus en plus dures. Des événements révolutionnaires seront à l’ordre du jour en Grande-Bretagne. C’est à cette époque que la monarchie doit sortir de l’ombre et que son pouvoirs apparaît pour ce qu’il est: une police d’assurance pour la classe dirigeante.

Mais si la monarchie avant pouvait éviter les crises c’est une tâche impossible avec ces parasites totalement détachés. La Reine ne rajeunit pas vraiment. Et une fois que la science n’aura plus les moyens de prolonger son règne, la délicate question de la transition vers un nouveau monarque se posera.

En tant que lumière permanente pour nos vies, elle a été plus ou moins acceptée comme «faisant partie du mobilier». Le roi Charles c’est une toute autre question. Il aurait dû être le dernier monarque britannique il y a 400 ans. Notre résolution du Nouvel An: que le roi Charles soit le dernier monarque britannique et que cette décennie marque l’aube d’une République socialiste en Grande-Bretagne.

Ben Curry 16 janvier 2020

https://www.marxist.com/

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