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19 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

toile d’araignée (attac brest)

bank

Comment, sur les ruines de son empire colonial, la Grande-Bretagne a bâti des entités offshore où dort la moitié de la richesse mondiale.

Une vertigineuse enquête réalisée par le Britannique Michael Oswald et ­coproduite par John Christensen.

C’est l’histoire d’une métamorphose. Celle d’une puissance coloniale en déclin, l’Angleterre, devenue en quelques ­décennies un empire financier tentaculaire. Trois chiffres attestent à eux seuls l’énormité de « ce second empire » évoqué dans le titre du film. « Aujourd’hui, 25 % des opérations de la ­finance internationale sont menés sur un territoire britannique.

Environ la moitié des juridictions offshore arbore le pavillon britannique, et près de la moitié de la richesse mondiale serait à l’abri dans des paradis fiscaux britanniques. » Vertigineux, mais bien réel si l’on en croit la passionnante enquête réalisée par le Britannique Michael Oswald, ­coproduite par John Christensen, économiste et cofondateur, il y a quinze ans, de Tax Justice Network (TJN), une ONG devenue la bête noire de tous les paradis fiscaux.

Une analyse implacable

Point de départ du documentaire, l’effondrement de l’empire britannique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Au-delà de la perte des territoires qui accèdent à leur indépen-dance, ce sont les intérêts économiques de l’Angleterre qui sont menacés. La City qui contrôle déjà les flux financiers de l’empire n’a d’autre choix que de s’adapter ou d’être ravalée à une place de marché de second rang.

Elle va y parvenir au-delà de tout entendement en créant dans ces anciennes colonies ou dans les confettis de son ex-empire (Jersey, les îles Caïmans…), des structures financières d’une opacité presque totale (les fameux « trust »), qui vont lui permettre de capter une part significative des flux financiers mondiaux et, notamment, ceux qui cherchent à s’affranchir de toute imposition ou à se dissimuler pour des raisons inavouables.

Tourné avec un budget de 4 000 livres (4 550 euros), le film est aussi pauvre en archives que riche en images illustratives. Une faiblesse qui n’enlève rien à sa force tant la démonstration est étayée et convaincante. Et si le titre, volontiers provocateur, le tire vers la théorie du complot, la solide analyse technique du monde de la ­finance offshore est implacable.

Elle ­repose sur les connaissances très pointues des experts de Tax Justice Network, mais éga-lement sur d’autres intervenants comme Eva Joly, vice-présidente de la commission d’enquête sur l’évasion fiscale du Parlement européen.

https://www.telerama.fr/

attac

Ciné/débat

« La toile d’araignée : le Second Empire britannique »

Dans le cadre de la semaine du film britannique, cette soirée mettra en lumière le fonction-nement des paradis fiscaux et la métamorphose de l’empire britannique en puissance finan-cière mondiale. Le débat sera animé par John Christensen, coproducteur et co-fondateur de Tax Justice Network.

mercredi 28 novembre 2018 20h00

cinéma Les Studios rue Jean-Jaurès 29200 Brest Tarif : 5 €

 

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12 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

sondage (la vanguardia)

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vang 2

Le PSOE l’emporterait. On observe un rééquilibrage à droite au profit de Ciudadanos (Droite Macroniste) mais le PP (droite dure) résiste  et une grosse perte de Podemos même allié de divers partis. En Catalogne ERC (gauche) l’emporte sur PDECat  (droite). Le parti fasciste « Vox » ne semble pas percer.

https://www.lavanguardia.com/

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10 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

écosse (france info)

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L’Ecosse va devenir « le premier pays au monde » à enseigner les droits des LGBT à l’école

La lutte contre l’homophobie et la transphobie, ainsi que l’histoire des droits des personnes LGBT+, ont été intégrées aux programmes scolaires.  Le ministre de l’Education écossais a annoncé une réforme des programmes.

« Il est vital que les programmes soient aussi divers que les jeunes gens dans nos écoles. »

Le ministre écossais de l’Education a annoncé que son pays allait « devenir le premier au monde à intégrer dans ses programmes une éducation inclusive LGBTI », indique The Guardian,  vendredi 9 novembre. La lutte contre l’homophobie et la transphobie, ainsi que l’histoire des droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexes seront désormais enseignées dans les écoles publiques.

Cette réforme des programmes fait suite à des recommandations émises par un groupe de travail pour les droits LGBT+, le Time for Inclusive Education (TIE). L’un des cofondateurs, Jordan Daly, s’est félicité de la fin de « l’héritage destructeur » de l’article 28. Cette loi, introduite en 1988, interdisait aux autorités locales britanniques de « promouvoir » l’homosexualité. Elle a été abrogée en Ecosse en 2001 et dans le reste du Royaume-Uni en 2003.

« C’est une victoire monumentale pour notre campagne et un moment historique pour notre pays, a réagi Jordan Daly. En cette période d’incertitude mondiale, cela envoie un message fort et clair aux jeunes LGBTI, selon lequel ils sont considérés ici en Ecosse. »

10/11/2018

https://www.francetvinfo.fr

Lire aussi:

« Il faut sensibiliser dès le plus jeune âge », explique Aline Cottineau SOS Homophobie (France Info)

 

 

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06 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

union européenne 1 (npa)

europe

L’Union européenne dans l’incertitude

Tout semble se conjuguer pour mettre en échec l’Union européenne et rendre incertain son avenir, tandis que montent les droites extrêmes et racistes. Dans ce contexte, maintenir un cap internationaliste est essentiel.

L’Union européenne (UE – nous utiliserons ce terme pour désigner ce qui s’est appelé dans le passé Marché commun et Communauté économique européenne) est née après la Seconde Guerre mondiale avec une double détermination : l’aspiration des peuples à ce que plus jamais il n’y ait de guerre en Europe, mais aussi, pour les dirigeants européens et des États-Unis, la reconstruction au plus vite une Europe capitaliste face au « bloc soviétique ».

Au départ, le projet  des initiateurs était d’ « avancer sur deux jambes ». Une jambe écono-mique : en 1951 est mise en place la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) qui jette les bases de politiques communes dans ce secteur industriel alors primordial. Et une jambe explicitement politique : en 1952 est signé le traité instituant la Communauté européenne de défense (CED) qui prévoit une armée « européenne » intégrée à l’OTAN et donc subordonnée à l’état-major US. En 1954, le Parlement français rejette la CED et le projet est définitivement enterré. Le volet économique va donc désormais prédominer avec, en 1957, la signature du traité de Rome instituant le Marché commun.

Le mouvement ouvrier face au Marché commun

Durant cette période de gestation de l’Union européenne actuelle, le mouvement ouvrier ne pèse guère. La méthode adoptée par les gouvernants et les technocrates est celle de la négo-ciation intergouvernementale discrète (avec consultation des lobbies patronaux), les parle-ments ne sont consultés que sur des textes achevés, et donc à prendre ou à laisser, alors que plane encore le souvenir des désastres de la guerre.

En France, la gauche est divisée.

La social-démocratie pare d’un verbiage internationaliste (qui ne l’empêche pas de mener la guerre d’Algérie) son ralliement au capitalisme et à l’alliance étatsunienne. Le Parti Communis-te et la CGT dénoncent les projets capitalistes mais défendent avant tout et de façon virulente des positions anti-allemandes  et anti-américaines : « Pour la France, la réalisation du Marché commun c’est l’acceptation de l’hégémonie allemande » écrit ainsi en 1956 Jean Duret, direc-teur du Centre d’études économiques de la CGT1.

Les marxistes révolutionnaires critiquent l’Europe telle qu’elle se construit, tout en formulant un point de vue internationaliste 

Ernest Mandel, à la fois militant en Belgique et dirigeant de la IVe internationale, essaie en 1958 de définir ce que devrait être l’attitude du mouvement ouvrier belge face au Marché commun2 :

« Constater que les prédictions socialistes concernant la centralisation et l’internationalisation croissantes de la vie économique se confirment de plus en plus est une chose ; approuver sans critique toutes les mesures dans ce sens comme justes ou progressives en est une autre. […] Chaque cas concret […] réclame […] une analyse précise des mesures proposées et de leurs répercussions sur l’économie et la société en général, à la lumière de l’idéal et des principes socialistes. […]

Malgré toutes les critiques que nous avons à formuler, le traité de Rome est un fait, même s’il ne nous plaît pas. Il impose des cadres nouveaux à notre action. […] Il faut mettre à nu les pré-misses naïves, simplistes et irréelles du credo libre-échangiste. Mais il faut le faire du point de vue socialiste, internationaliste, non en partant d’un nationalisme aussi étroit qu’anachronique.

À l’Europe des trusts nous opposons les États-Unis socialistes d’Europe

Non pas « l’idéal » d’États souverains s’entourant de barrières douanières de plus en plus épais-ses. » Mandel insiste sur la nécessité d’une action coordonnée du mouvement socialiste et syndical européen pour peser au niveau européen, tout en ne renonçant pas à la lutte sur un plan national :

« Il s’agit donc d’engager résolument, sur le plan belge, la lutte pour les réformes de structure et pour un début de planification, quitte à nous joindre à toute tentative de réaliser ces réfor-mes et cette planification à l’échelle internationale, dès qu’une possibilité concrète se présente dans ce sens.

Il va sans dire que les socialistes […] préféreraient une planification internationale aux mesures planistes forcément limitées qu’on pourrait appliquer sur la seule étendue de notre territoire. Mais ils préfèrent ces dernières aux aléas d’une économie européenne libérale. ». Ce texte est à la fois daté (il a été rédigé aux tout débuts du Marché commun) et marqué par son objectif immédiat (dirigé vers la gauche du Parti Socialiste belge, il a été écrit dans une revue de ce parti) mais la démarche exposée reste d’actualité.

La prégnance du libéralisme

D’emblée, l’Union européenne est marquée par le dogme économique libéral et ses initiateurs sont conscients des conséquences : « Il est fatal que l’intégration économique limite la liberté de chaque pays quant à son système social… » déclare ainsi en 1957 un dirigeant belge cité par E. Mandel.

Ceci dit, il ne faudrait pas tomber dans l’illusion que les mesures antisociales viendraient de «Bruxelles » de la Commission européenne : à l’époque et aujourd’hui encore, les États natio-naux et les bourgeoisies sont moteurs dans les offensives contre les acquis sociaux et les services publics. Toutefois, dans le contexte social et politique de la période de lancement de l’UE, sont prévus des amortisseurs à l’impact du libre-échange et de la concurrence (par l’entremise de fonds européens) pour limiter l’approfondissement des écarts entre États ou entre régions et pour gérer l’agriculture.

Jusqu’au début des années 2000, l’Union semble avancer irrésistiblement, mettant en place de nouvelles politiques et s’élargissant au sud puis à l’est.

En 1986, dans un contexte de fin de la période d’expansion économique d’après-guerre et de mise en œuvre un peu partout en Europe de politiques d’austérité, l’Acte unique européen représente un pas en avant supplémentaire de l’Europe capitaliste avec la libre-circulation totale des marchandises et des capitaux.

Dans la même logique est défini en 1996 le statut du travail détaché qui l’assi-mile à une presta-tion de service au lieu de relever de la circulation des travail-leurEs d’un pays à l’autre.

C’est ce qui fonde la possibilité de dumping social, et il n’est donc pas question d’aller vers une uniformisation des droits sociaux entre les États-membres. Quant à l’harmonisation des règles fiscales, elle patine, pour le plus grand bonheur des multinationales et des grandes fortunes…

Les services publics doivent quant à eux être libéralisés et, à terme, privatisés (du moins pour leurs segments rentables). Il n’y a pas, en revanche, de politique industrielle européenne : Airbus repose ainsi sur un accord particulier entre des gouvernements.

Le rouleau compresseur néolibéral va avancer au fil des traités et des sommets européens, avec une étape essentielle:

Le traité de Maastricht en 1992, qui renforce les règles auxquelles sont soumises les budgets nationaux et, avec la création de l’euro, met en place une banque centrale européenne (BCE) indépendante des États et du Parlement européen, mais pas de la finance.

Henri Wilno Vendredi 19 octobre 2018

https://npa2009.org/

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06 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

andalousie (pùblico)

sondage

Un sondage donne la victoire au PSOE en Andalousie

Le PSOE remporterait les élections régionales du 2 décembre prochain en Andalousie avec 36,7% des voix et entre 44 et 46 sièges.

Soit plus que la somme des voix du Parti Populaire (droite dure) 23,8% et entre 28 et 30 députés et Ciudadanos (Cs droite macroniste) 13,6%  entre 12 et 13 parlementaires.

Adelante Andalucía (Podemos + IU ) arrivrait en troisième position avec 19,3% des voix et entre 22 et 23 sièges, selon un sondage publié lundi par eldiario.es.

Selon cette enquête, sur la base de mille entretiens téléphoniques menés en Andalousie entre le 24 et le 30 octobre, le PSOE réapparaîtrait comme la force la plus votée lors des élections régionales, avec une augmentation de 1,3%  par rapport aux élections de mars 2015.

Cette augmentation du nombre de voix se traduit par une perte de deux à trois sièges par rapport aux 47 actuels. Pour sa part, le PP reste en deuxième place, perdant 3% et entre trois et cinq de ses 33 parlementaires actuels.

La coalition Adelante Andalucía perd 2,4% des suffrages obtenus par la somme Podemos-IU séparément en mars 2015, mais gagne entre deux et trois sièges par rapport à ceux actuellement détenus au Parlement (15 pour Podemos et 5 pour IULV-CA).

Enfin, Ciudadanos (le parti qui soutient Manuel Valls à Barcelone)  se classe en quatrième position malgré ses progrès importants en termes de soutien électoral, avec 4,3 points de plus qu’en mars 2015 et entre trois et quatre sièges de plus que ceux obtenus trois ans auparavant.

https://www.publico.es/.

anda

Commentaire:

L’Andalousie est la deuxième plus grande communauté autonome d’Espagne et la plus peuplée avec une population totale de 8,3 millions habitants pour une superficie de 87 591 km2. L’Andalousie se divise en huit provinces (« départements »). La région est l’un des plus pauvres d’Espagne. En 2018, l’Institut national des statistiques (INE) indique que 31 % de ses habitants vivent dans la pauvreté ou la précarité. La secrétaire générale de Podemos Andalousie est membre d’Anticapitalistas.

Lire aussi:

Andalousie : Entretien avec Teresa Rodriguez (GA)

Teresa Rodriguez remporte la primaire de Podemos Andalucía (Anti-k)

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29 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

surpêche (pùblico.es)

dessin-surpeche

Le Parlement européen en faveur de la surpêche dans l’Atlantique

Le Parlement européen a voté jeudi dernier de diluer l’engagement pris en 2013 de réformer la pêche dans l’Union européenne pour la rendre durable en 2020. Lors d’une session plénière, les eurodéputés ont approuvé des niveaux permettant la surpêche, une décision que les ONG  environnementales ont regretté.

Lasse Gustavsson, directeur exécutif d’Oceana Europe, a fait la déclaration suivante après le vote sur le plan pluriannuel pour les eaux occidentales occidentales:

« Les législateurs européens doivent s’en tenir aux lois qu’ils ont contribué à valider, et la politique commune de la pêche qui régit la pêche dans l’Union est claire: il faut mettre fin à la surpêche d’ici 2020 au plus tard. À une époque où le mouvement en faveur de la conservation marine se développe dans le monde entier, l’UE doit prendre les devants et non revenir en arrière de ses propres engagements. La nouvelle loi britannique sur la pêche et le vote du Parlement européen font de la journée aujourd’hui une occasion manquée pour la santé et la conservation de l’océan Atlantique.  »

Le plan pluriannuel passera maintenant aux négociations finales avec le Conseil des ministres, qui représente les États membres, et devrait être adopté au printemps 2019.

Les eaux occidentales comprennent une partie de l’Atlantique nord-est: l’ouest de l’Écosse et de l’Irlande, la mer Celtique, la mer d’Irlande, la Manche, le golfe de Gascogne, les eaux ibériques et celles situées autour des Açores, Madère et les îles Canaries.

Les flottes de pêche de  Belgique, France, Allemagne, Irlande, Pays-Bas, Portugal, d’Espagne et du Royaume-Uni sont présentes dans cette zone riche en espèces très commerciales, telles  la morue, l’aiglefin, la plie, la langoustine, la lotte. 368 000 tonnes en 2017 et un chiffre d’affaire d’environ 1 400 millions d’euros.

La pression de pêche sur ces lieux est très élevée. Selon des estimations récentes, 40% des stocks subissent une surpêche, ce qui soulève la question de leur durabilité à long terme.

Les ONG environnementales demandent à l’UE un plan pluriannuel visant à assurer la reconstitution complète des stocks de poisson. En 2013, lors de la réforme de la politique commune de la pêche, les États membres de l’UE se sont engagés à mettre fin à la surpêche en 2015 ou 2020 au plus tard. Aucune pression ou tentative de retarder la récupération des ressources océaniques ne devrait être autorisée.

https://www.salyroca.es/

Lire aussi:

Una llamada para acabar con la grave situación de sobrepesca en el Mediterráneo (Pùblico)

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26 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

irlande (courrier-international lutte-ouvrière)

patrick

L’Irlande se prononce sur la suppression du blasphème de la Constitution

Quatre-vingt-un ans après son inscription dans le marbre, l’article relatif au blasphème pourrait être abrogé à l’occasion d’un référendum organisé ce vendredi.

Le “oui” est en tête dans les sondages, alors qu’aucune condamnation pour un tel délit n’a été prononcée sur l’île d’Émeraude depuis plusieurs siècles.

“Dans la cultissime comédie des Monty Python La Vie de Brian, un dignitaire juif formule le jugement retenu contre un homme accusé de blasphème : ‘Les Anciens vous ont jugé coupa-ble d’avoir prononcé le nom de notre Seigneur, en conséquence, blasphémateur, vous serez lapidé à mort !’ Bien sûr, ce film a été censuré en Irlande à sa sortie en 1980”, s’amuse l’Irish Independent.

Défini comme “tout contenu constituant une grossière injure ou une insulte contre quelque chose tenu pour sacré par une religion”, le blasphème est inscrit dans la Constitution depuis 1937. “Une mention quelque peu archaïque”, poursuit le quotidien de Dublin, sur laquelle les Irlandais sont invités à se prononcer par voie de référendum ce vendredi. Après les scrutins sur le mariage homosexuel, en 2015, et pour abroger l’interdiction de l’IVG, en mai dernier, ce scrutin “peu en vue” est le signe que le pays “prend ses distances avec l’Église”, note The Guardian.

Aucune condamnation depuis trois cents ans

En vertu de l’article 40.6.1 de la Constitution, “l’expression ou la publication de contenu blasphématoire, séditieux ou indécent constitue un délit puni par la loi”. Depuis 2009, un tel délit est passible d’une amende de 25 000 euros, après avoir été longtemps puni d’une peine de prison de sept ans.

Sauf que… personne n’a été jugé pour de tels faits en Irlande depuis belle lurette. La dernière condamnation remonte à 1703, tandis qu’en 1855 un prêtre rédemptoriste d’origine ukrainien-ne a été poursuivi après avoir ordonné un autodafé de livres à tendances “immorales”. Seul hic, une Bible s’était glissée dans le lot par erreur, relate The Irish Times. Après audition des témoins, le prêtre avait été acquitté.

Plus récemment, trois actions ont été intentées contre des articles et des dessins de presse en 1995, en plein débat sur la légalisation du divorce. Toutes rejetées. Enfin, l’an dernier, l’auteur et acteur Stephen Fry a fait l’objet d’une enquête après avoir déclaré à la télévision publique irlandaise deux ans plus tôt : “Pourquoi devrais-je respecter un Dieu mesquin, capricieux et stupide qui a créé un monde rempli d’injustice et de douleur ?” En dépit d’une plainte déposée par un habitant du comté de Clare, dans l’ouest du pays, la police a rapidement classé l’affaire… faute d’avoir trouvé un groupe de personnes suffisamment choquées par ses propos.

Le “oui” largement en tête dans les sondages

“Le temps de l’interdiction du blasphème est révolu”, assure l’Irish Independent, alors que 51 % des électeurs entendent voter oui, selon les sondages. Pour les partisans de l’abrogation, cette mention dans la Constitution nuit à l’image du pays à l’international. Les militants du non (19 %, pour 25 % d’indécis) estiment pour leur part que ce référendum constitue beaucoup de bruit pour pas grand-chose, rapporte The Irish Times, et que l’article de la Constitution ne nuit pas à la liberté d’expression. Ils font remarquer que la législation irlandaise en la matière est parmi les plus clémentes des 71 pays où le délit de blasphème existe encore.

Un deuxième mandat pour le président poète ?

Les trois millions d’Irlandais inscrits sur les listes électorales sont également appelés à élire leur président, ce jeudi. Le sortant Michael D. Higgins, ancien membre du Parti Travailliste et écrivain de 77 ans, est le favori des six candidats en lice. En Irlande, la fonction est principa-lement honorifique: le président est chef de l’Etat mais pas chef du gouvernement. Malgré sa promesse de ne faire qu’un mandat, après son élection en 2011, “Michael D.” ‘est très populaire’, avec 70% d’opinion favorable”, note The Irish Examiner, “ce qui l’a sans doute poussé à revenir sur sa parole”. Le scrutin est un vote alternatif à un tour, et les premières estimations devraient être publiées aux alentours de 22 heures (à Dublin), à la fermeture des bureaux de vote.

26/10/2018

https://www.courrierinternational.com/

Irlande : le délit de blasphème existait encore (Lutte Ouvrière)

Commentaire: « Unfinished revolution »! L’Irlande, comme le Portugal et l’Espagne ont connu une contre-révolution catholique au 20è siècle. C’est au « toilettage » de ces déchets du passé qu’il faut s’attaquer! Le Portugal a résolu le problème avec la révolution de 1974. L’Espagne se débat avec une monarchie et une église d’état archaïques. Quant à l’Irlande, il lui reste la question de la partition du pays en deux parties que la question du Brexit a réveillée!

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25 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

marilyne poulain cgt (regards)

Marilyne Poulain : « Se battre pour les travailleurs migrants, c’est se battre pour tous les travailleurs »

 Sur le travail de la CGT vis-à-vis des travailleurs migrants 

« Notre responsabilité, c’est de rassembler tous les salariés. »
« On est très présent auprès des travailleurs migrants. »
« Une dizaine de millier de travailleurs étrangers ont rejoint la CGT depuis 10 ans. »
« On fait face à une situation d’inégalité de droits, totalement anticonstitutionnelle d’ailleurs. »
« Un grand nombre de travailleurs immigrés sont en situation d’absence de droits parce que sans titre de séjour. »

 Sur l’immigration et le dumping social 

« Ce n’est pas l’immigration qui crée le dumping social mais l’absence de droits. »
« La traite des êtres humains, ce n’est pas uniquement en Libye, c’est aussi sur le territoire français – et c’est une situation créée par les politiques migratoires actuelles. »
« L’Etat de droit, c’est protéger l’ensemble des travailleurs sur le territoire. »

 Sur la peur du travailleur étranger 

« Dans toute période de crise économique et de tension, il y a des replis identitaires : certains agitent l’opposition entre travailleurs français et étrangers. »
« Les droits des travailleurs immigrés, ce sont les nôtres. Nos intérêts sont communs sur le marché du travail. »
« En tant que syndicat, nous revendiquons l’unité du salariat. »
« C’est en luttant ensemble pour l’égalité des droits qu’on peut aller vers une société meilleure et égalitaire. »
« C’est une vraie question : est-ce qu’on n’aide plus les travailleurs sans-papiers ou est-ce qu’on se bat ensemble dans les entreprises pour que nos droits soient égaux ? »

 Sur le rapport des partis politiques avec les travailleurs étrangers 

« Certains partis viennent soutenir les grèves de travailleurs sans-papiers. »
« Dans partis politiques sont présents mais on peut voir certaines ambiguïtés dans des discours qui sont tenus. »
« Nous revendiquons la régularisation des travailleurs sans-papiers. »
« La régularisation est un pansement pour préparer une politique défaillante en terme d’immigration. »

 Sur les objectifs de la CGT par rapport aux travailleurs étrangers 

« Se battre pour les travailleurs migrants, c’est se battre pour l’intérêt de tous les travailleurs de ce pays. »
« Toute la précarisation mise en œuvre par le gouvernement, c’est ça qui fait monter le sentiment de mal-être et le repli identitaire dans la population. »
« Il faut remobiliser la gauche pour combattre notre véritable ennemi : le système capitaliste. »

Quels droits pour les travailleurs étrangers ? Qui se bat encore pour les travailleurs sans-papiers ? Pour en parler, Marilyne Poulain, co-animatrice du collectif immigration de la CGT, était l’invitée de la Midinale.

http://www.regards.fr/

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25 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

accent (courrier international)

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Vu d’Espagne.

L’accent, sujet de discrimination à la française

L’altercation entre une journaliste toulousaine et Jean-Luc Mélenchon, le 17 octobre, remet en lumière une discrimination très présente en France, selon La Vanguardia : celle basée sur les accents régionaux.

Après des perquisitions judiciaires contre son parti, dénoncées avec fracas par La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon était interrogé, mercredi 17 octobre, par une journaliste originaire de Toulouse. Au lieu de répondre à sa question, “Mélenchon, pourtant député de Marseille et d’origine espagnole [par son grand-père paternel], s’est moqué de l’accent de la journaliste”, rapporte La Vanguardia.

Par la suite, le leader de La France insoumise a expliqué ne pas avoir entendu la question et ne pas avoir voulu s’en prendre à la journaliste, “mais le mal était fait, relate le quotidien espagnol. Le débat sur la glottophobie était lancé.

“Le centralisme français et l’hégémonie implacable de Paris sont des faits avérés, retrace La VanguardiaIls ont des raisons historiques. On parle moins de certains effets collatéraux d’une telle concentration du pouvoir.” Car, selon le journal de Barcelone, cette altercation a le mérite de mettre en lumière “le problème de la discrimination envers ceux qui ne parlent pas français avec l’accent parisien”.

“Une sorte de xénophobie linguistique”

Le quotidien a rencontré Philippe Blanchet, professeur à l’université de Rennes 2 et inventeur du concept de “glottophobie”, la discrimination basée sur les langues. “Les études universitai-res corroborent le phénomène, connu sous le nom de glottophobie, une sorte de xénophobie linguistique, qui s’applique non seulement aux étrangers, mais aussi aux Français eux-mêmes”, explique le journal.

“Depuis vingt ans, nous enquêtons sur les discriminations linguistiques et nous avons recueilli une multitude de témoignages”, raconte Philippe Blanchet à La Vanguardia. Il prend comme exemple l’histoire d’un aspirant professeur de mathématiques, à qui l’on a rétorqué qu’il ne pouvait enseigner les maths avec “un accent breton si marqué”.

D’après les études relayées par La Vanguardia, “les accents du Nord, comme l’accent breton ou normand, sont les plus mal lotis”. “Ceux du midi de la France sont aussi stigmatisés, mais moins”, avance Philippe Blanchet, qui l’explique avec des arguments “qui pourraient sembler comiques”, selon le journal : Le parler du Sud a une connotation positive dans l’imaginaire français. Le Sud est le pays des vacances. C’est le soleil, la mer, le repos. Mais le fait qu’on associe [cet accent] aux vacances signifie qu’il n’est pas sérieux pour travailler.”

23/10/2018

https://www.courrierinternational.com/

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25 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

livreurs (à-l’encontre basta )

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Les livreurs de Deliveroo s’engagent sur la voie de ceux et celles de Ryanair

Ce jeudi 25 octobre et ce vendredi 26 octobre, les représentants des livreurs et de 12 syndicats se réunissent à Bruxelles.

Ces livreurs sont devenus inévitables, parties intégrantes du paysage urbain de Londres, en passant par Rome, jusqu’à Paris et Bruxelles. Eux, ce sont cette nouvelle main-d’œuvre à bicyclette qui livre à domicile à toute heure du jour et de la nuit, de plus en plus de plats de restaurant pour le compte de «plateformes» comme Deliveroo, UberEats (les deux sont actives en Belgique) ou encore Foodora, autre leader de la «foodtech».

Eux, de plus en plus nombreux aussi, en ont surtout «marre de ne pas être entendus» par les multinationales qui les emploient «à la demande», sur leurs conditions de travail qu’ils estiment «déplorables, dangereuses, sous-payées et sous-protégées». Un peu partout en Europe, ils se sont donc organisés en collectifs pour défendre leurs droits ces deux dernières années. La Belgique ne fait pas exception avec plusieurs arrêts de travail chez les coursiers Deliveroo à son actif.

40 mobilisations en un an

L’AlterSummit ­– réseau européen qui rassemble des syndicats et des mouvements sociaux (en Belgique, les centrales FGTB: Fédération générale du travail de Belgique et CSC: Confédé-ration des syndicats chrétiens – réunissant une dizaine de pays a donc décidé de les réunir pour la première fois à Bruxelles. Afin de créer un début de mouvement paneuropéen coordonné.

Soixante livreurs appartenant à des collectifs et trente représentants d’organisations syndicales de douze pays (Royaume-Uni, France, Italie…) seront présents jeudi et vendredi, pour une première assemblée générale, des débats et une action sur deux roues dans les rues de la Capitale (Bruxelles), ce vendredi soir.

Une idée qui a émergé naturellement.

«Nous nous intéressions à la question de la main-d’œuvre des plateformes numériques. Puis nous avons remarqué que, rien qu’en 2017, quarante actions de livreurs (des grèves, des actions symboliques…) avaient eu lieu partout en Europe, en Belgique, les premières mobilisations datent de janvier 2018», explique Anne Dufresne, chercheuse au Gresea, Groupe de recherche pour une économie alternative et co-organisatrice de l’assemblée générale européenne des coursiers .

Détail qui a tout son poids:

les syndicats classiques, qui normalement ne «couvrent» pas une main-d’œuvre indépendante [qui est donc considérée comme auto-entrepreneuse], ont un peu partout approché ces mouvements ou y ont apporté leur soutien (logistique et d’audience).

La démarche pensée par AlterSummit est donc simple, même si elle est compliquée à traduire en pratique

puisque les plateformes qui ont créé cette nouvelle forme de travail à la demande sont des transnationales, il faut leur répondre par une mobilisation transnationale. «Nous avons donc demandé aux collectifs de livreurs de nous expliquer ce qu’ils portaient comme revendications dans leurs douze pays respectifs. Tout en nous intéressant aux statuts sous lesquels étaient employés ces coursiers et à la manière dont ils étaient rémunérés», poursuit la chercheuse.

Une cartographie qui révèle des fortes différences mais également un socle possible pour des revendications et des actions communes.

«Aux Pays-Bas et en Autriche par exemple, les coursiers opèrent déjà sous un statut d’employé. Tandis que dans d’autres pays, ils sont indépendants. Mais les doléances sont finalement partout les mêmes: elles tournent autour d’un salaire horaire, d’une requalification du statut, d’une vraie protection sociale. La garantie du travail aussi est centrale puisque ces plateformes emploient quand elles le souhaitent.» Un appel auquel les organisations locales ont répondu en masse, selon AlterSummit qui assure «avoir dû limiter le nombre de participants à cette première réunion en sélectionnant des livreurs déjà très actifs au niveau local et des organisations syndicales également impliquées».

Une enquête belge toujours en cours

La question du statut des livreurs est bien sûr ici centrale: doivent-ils être reconnus comme des salarié·e·s de ces plateformes dites collaboratives ou comme des travailleurs/travailleuses indépendants libres de leurs mouvements? En Belgique, en raison du statut fiscal «spécial économie collaborative», la problématique est encore plus épineuse.

Deliveroo et UberEats, toutes deux actives en Belgique, disposent d’un agrément délivré par le pouvoir fédéral: les livreurs peuvent donc effectuer des prestations (jusqu’à 5 100 euros par an), quasi défiscalisées, sans se soumettre au statut d’indépendant.

Depuis de longs mois, l’Auditorat du travail, en collaboration avec l’Inspection sociale et l’ONSS (Office national de sécurité sociale), tente donc de trancher l’épineuse question à la demande du ministre de l’Emploi, Kris Peeters. «Nous irons au bout de l’enquête, assure la substitute générale de l’Auditorat, Nadine Meunier.

Mais notamment en raison du glissement vers le statut de l’économie collaborative, cela prend beaucoup de temps, nous ne pouvons rien éluder sur une telle problématique.» Il y a deux semaines, une nouvelle salve de livreurs a, comme en avril et mai dernier, été entendue par l’Inspection sociale; la direction de Deliveroo et celle d’UberEats suivront.

Pour Martin Willems – permanent de la CNE (Centrale nationale des employés) déjà active dans le cadre des mobilisations chez Ryanair – de Bruxelles et du Brabant wallon, qui a soutenu le collectif de livreurs belges dans leurs différentes actions et arrêts de travail, «l’enquête traîne trop, même s’il est important que la question ne soit pas prise à la légère par nos autorités».

velo

(Article publié dans Le Soir, en date du 25 octobre 2018; https://journal.lesoir.be; reproduit avec autorisation de l’éditeur)

 25  octobre  2018 Amandine Cloot
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