Archive | Europe

22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

bruxelles (nadine rosa-rosso)

crocococ

Larmes de crocodile pour les victimes

En ces jours de commémoration, certaines larmes pour les victimes ne peuvent que susciter la colère. Près d’un an après les attentats de Bruxelles, les victimes en étaient toujours réduites à mener leur combat pour recevoir le soutien financier, administratif et moral qu’elles sont en droit d’attendre.

Un vrai parcours de combattants pour les ayant-droit, confrontés à des formulaires sans fin et des tracasseries administratives inimaginables.

À l’approche de l’anniversaire du 22 mars, le gouvernement et les compagnies d’assurance se sont brusquement activés pour prendre en compte leurs revendications.  Le représentant d’Assuralia, l’union professionnelle des entreprises d’assurance de Belgique, a cependant jugé nécessaire d’ajouter que « C’est bon pour une fois », comme s’adressant à des enfants qui auraient fait des bêtises.

Il faut reconnaître que les bénéfices du secteur des assurances en Belgique a reculé les dernières années. Ainsi pour 2015, « le bénéfice net cumulé du secteur a dès lors reculé, à 1,172 milliard d’euros contre 1,324 milliard en 2014 »[1]. Les indemnisations auront coûté en tout quelque 322 millions d’euros[2], dont le secteur des assurances n’a assumé qu’une partie, soit 136 millions[3]. On comprend dès lors que les bénéfices 2016 du secteur sont vraiment en danger et qu’il a bien raison de ne s’engager en rien pour l’avenir…

Opération séduction de l’armée, boum du secteur de la sécurité privée

Cela fait aussi près de deux ans que les militaires sont dans les rues. Leur présence n’a pas empêché la perpétration des attentats du 22 mars, par contre, elle « a amélioré l’image de la Défense auprès du grand public, si on en croit le colonel Bart Laurent lors d’une conférence de presse, sur base d’une étude indépendante »[4]. Voilà une belle opération de pub pour  quelques dizaines de millions d’euros supplémentaires à charge du contribuable. Autrement dit, nous payons pour nous habituer à être en situation de guerre.

À la présence permanente des militaires dans nos rues, il faut ajouter le boum spectaculaire du secteur de la sécurité privée :
« G4S Belgium, leader du gardiennage privé en Belgique, a engagé 1.610 collaborateurs en 2016. Son chiffre d’affaires a progressé de 10%. Une progression «presqu’ entièrement due à la menace terroriste» »[5].
Il ne s’agit en effet pas seulement de nous habituer à la vue des soldats à chaque coin de rue, mais aussi à la fouille systématique de nos sacs par des travailleurs du privé, à l’entrée du centre commercial, de la bibliothèque, ou de la salle de concert… La privatisation de la guerre et du maintien de l’ordre est un phénomène mondial que nos gouvernements adoptent passivement sans une once de réflexion.
En France, le secteur de la sécurité privée « pourrait dépasser en nombre le cumul des emplois de policiers et de gendarmes, soit plus de 250.000 personnes, presque autant que le secteur de l’automobile »[6]. Et pour boucler la boucle, ajoutons que des sociétés privées (de détectives cette fois) sont engagées pour surveiller… les victimes des attentats ! Une pratique tout ce qu’il y a de plus courant, selon les assureurs.

Pas plus que les guerres tous azimuts déclenchées après les attentats du 11 septem- bre 2001 n’ont permis d’éradiquer le terrorisme, le déploiement de la sécurité d’État et privée n’empêchera des attentats ici.

C’est même le contraire qui se produit. La généralisation de la guerre et de la répression comme système de gouvernance mondiale constitue la forme suprême de terrorisme : le terrorisme des États, des producteurs d’armements, des vendeurs de techniques ultra-moder- nes de contrôle et de destruction, des spéculateurs sur le blé et autres produits de première nécessité, des sociétés de mercenaires privés en tous genres…  Comme le résume parfaite- ment Richard Labévière, journaliste français et officier de la réserve opérationnelle : « Si Daech n’existait pas, il aurait fallu l’inventer »[7].

Si les commémorations des attentats du 22 mars à Bruxelles étaient l’occasion de mener une réflexion profonde sur l’état du monde et d’en tirer les conclusions qui s’imposent, un véritable hommage serait rendu à ces victimes.

Leurs souffrances et celles de leurs proches serviraient à accoucher de quelque chose de véritablement humain. À voir le tour que prennent toutes les déclarations, des politiques comme des prétendus experts, on en est loin. Nous sommes toujours sur le sentier de la guerre, la guerre économico-financière et la guerre tout court, qui s’entremêlent de plus en plus fondamentalement, de larmes de crocodile en larmes de crocodile.

http://nadinerosarosso.blogspot.fr/

 

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21 mars 2017 ~ 0 Commentaire

rome 25 mars (via campesina)

poster-25march-2-FRsc

Le mouvement paysan à Rome ce 25 mars 

Appel à la mobilisation de la Coordination Européenne Via Campesina

Dans le cadre de l’assemblée générale de la Coordination Européenne Via Campesina (ECVC) à Rome du 22 au 25, qui coincidera avec le 60ème anniversaire du traité fondateur de l’Union Européenne, une importante délégation paysanne pan-européenne d’ECVC, rejointe par son membre et hôte ARI (Associazione Rurale Italiana), mènera une série d’action à Rome le 25 Mars pour se battre pour une politique agricole, alimentaire et de développement rural centrée sur les besoins du peuple et non assujettie aux politiques commerciales et aux intérêts des multinationales.

ECVC et ses alliés demandent une alimentation saine et de qualité, un travail décent, une politique agraire juste et durable au sein d’une Europe des Peuples et de la solidarité.

Dans ce but, à 9h30 le 25 mars, ECVC prévoit une action paysanne pour une autre Politique Agricole Commune (PAC) à la PIAZZA VITTORIO, en présence des paysans et paysannes de notre délégation et de mouvements populaires d’Italie.

Après ceci, nous rejoindrons la Grande Mobilisation pour « Notre Europe » de la Piazza Vittorio au Colisée.

Vous pourrez trouver ici les biographies de plusieurs membres de notre délégation.

Vous pouvez trouver ici nos publications clés sur la politique agricole européenne

Suivez nous sur la voie d’une nouvelle PAC via Facebook et Twitter

lundi 20 mars 2017

https://viacampesina.org/

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19 mars 2017 ~ 0 Commentaire

dossier: bienvenue aux migrant(e)s! (npa)

migrant

«Le climat évolue (…). Cela transparaît dans les mots employés dans les documents officiels et le débat public : ceux que l’on appelait simplement « migrants » deviennent de plus en plus souvent des « clandestins » ou des « irréguliers »… » Ces mots du rédacteur en chef adjoint du quotidien italien La Repubblica sont la parfaite illustration de la logique infernale et meurtrière, à l’œuvre dans l’Europe forteresse. Après avoir dressé des frontières de barbelés, on les justifie, en flattant et exacerbant les peurs et les haines.

À l’opposé, ce que l’on a appelé la « crise des migrants » a aussi été l’occasion de formidables élans de solidarité dans différents pays de l’Union européenne. À l’occasion du 19 mars, marche contre le racisme, notre dossier revient sur des mobilisations exemplaires qui ne doivent pas rester sans lendemain, même et peut-être surtout quand soufflent les vents mauvais…

Grèce : quelle solidarité ?

Royaume-Uni : la montée du racisme, un défi pour la gauche

État espagnol : « Nous voulons accueillir ! »

Allemagne : retournement de situation sur la question des migrantEs

« Nous ne pouvons plus accueillir toute la misère du monde »

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17 mars 2017 ~ 0 Commentaire

belarus (politis + amnesty + libération)

Bielorussie_Manif432

La contestation populaire bouscule le Belarus

Depuis presque un mois, les Biélorusses se mobilisent contre la taxe sur « l’assistanat social ». Une brèche pour l’opposition politique

Depuis le 17 février dernier, des manifestations contre le « Décret n° 3 » ont eu lieu dans de nombreuses villes biélorusses. Ce jour-là, plus de 2 000 personnes s’étaient mobilisées dans les rues de la capitale, Minsk. Ce décret, dit « contre les parasites » par les médias, impose à toute personne officiellement sans emploi depuis plus de six mois une taxe de 400 roubles biélorusses – environ 230 euros – pour « compenser les dépenses sociales de l’État ».

Du carreleur au prix Nobel, 470 000 « parasites sociaux »

Alors que les revenus moyens dans le pays ont diminué de 7,3 % en 2016, 470 000 personnes sont concernées par cette taxe. Aussi bien des retraités que des chômeurs, des auto-entre-preneurs ou des jeunes parents. Parmi eux, la lauréate du prix Nobel de littérature 2015, Svetlana Aleksievitch, devenue « parasite sociale ».

Le 5 mars, à Brest, près de la frontière polonaise, 1 000 personnes ont participé à la « Marche des non-assistés ». Le maire, Alexandre Rogatchouk, s’est fait interpellé par un manifestant, contraint d’exercer son métier de carreleur en Russie. Ses propos ont été rapportés par le site Bielorousski Partizan : « C’est une véritable humiliation quand on rentre chez soi de se voir traiter de parasite, de moins que rien, de voir qu’on n’est qu’un esclave. »

« Va-t-en ! »

Le recul du président Alexandre Loukachenko, il a annoncé le 9 mars la suspension du décret en précisant qu’il « ne sera pas annulé », n’a pas éteint la mobilisation. Désormais, le slogan « Loukachenko va-t-en ! » symbolise la déception et la colère du peuple envers le régime, qui y a apporté une réponse musclée ce week-end : une quinzaine de personnes ont été appréhen- dées et condamnées. Une nouvelle manifestation est prévue le 15 mars à Minsk. Un espoir dans ce pays où depuis la répression de l’opposition en 2010, la rue était restée silencieuse.

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Politis  14/03/2017 – Malika Butzbach

https://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Belarus: bras de fer entre le pouvoir et les «parasites» (Libération)

Bélarus. Avec des dizaines d’arrestations lors de manifestations pacifiques, la répression atteint des niveaux jamais vus depuis plusieurs années (Amnesty)

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16 mars 2017 ~ 0 Commentaire

résultats aux pays bas (anti-k)

nederl

A gauche:

Le SP (Parti Socialiste) est un ancien parti d’extrême gauche, qui correspond ici au Front de Gauche.

La Gauche Verte est un parti plus à gauche que EELV

Le PVDA est le parti « socialiste » qui autrefois était majoritaire

Pays-Bas : la vraie leçon des élections

L’extrême-droite n’a pas réalisé de percée notable aux Pays-Bas lors du scrutin législatif de ce 15 mars. En revanche, la coalition sortante est fortement sanctionnée, notamment les Sociaux-démocrates qui perdent les trois quarts de leurs sièges.

La leçon n’était peut-être pas celle que l’on croyait. L’extrême-droite néerlandaise n’a finale- ment réalisé qu’un score décevant lors des élections des 150 sièges de la Seconde Chambre des Etats-Généraux, la chambre basse du parlement du Royaume, de ce 15 mars 2017. Le Parti pour la Liberté (PVV) de Geert Wilders, allié inconditionnel du Front National français, islamophobe et europhobe, n’obtiendrait, selon les sondages sortis des urnes que 19 sièges et 13 % des voix, soit 4 sièges de plus et 3 points de plus qu’en 2012. Une hausse modeste qui ne lui permet pas d’égaler son score de 2010 (15,7 % des voix) et encore moins de lutter pour la première place, occupée par les Libéraux du VVD du premier ministre sortant Mark Rutte, donné à 21 % et 31 sièges.

Un PVV sans ressort

Les sondages de ces derniers jours témoignaient clairement d’une baisse notable du PVV qui avait déjà été surestimé en 2012 et en 2014. Pour autant, tous les médias, surtout étrangers, avaient continué à souligner le « risque » d’une « victoire » de l’extrême-droite. Ce risque était d’autant moins probable que, même en tête, le PVV eût été incapable de gouverner compte tenu du « cordon sanitaire » des autres partis et de l’émiettement de l’électorat renforcé par le système de proportionnelle intégrale des Pays-Bas. Le danger du PVV n’était donc pas réel. Mais il a été agité, oubliant à bon compte le fait véritable, avéré ce 15 mars, de ces élections néerlandaises de 2017 : la déroute de la coalition sortante, une des plus orthodoxes de l’his- toire néerlandaise sur le plan budgétaire et qui a mené une politique d’austérité qui a coûté très cher à la société néerlandaise.

Coalition sanctionnée

Cette défaite est évidente : le VVD perd cinq points et 10 sièges et les travaillistes sociaux-démocrates du PvdA, le parti du président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem perdent, eux, 19 points, passant de 25 % à 6 %. Jamais ce parti n’avait été aussi bas dans une élection aux Pays-Bas. Les travaillistes devront se contenter de 9 sièges sur les 38 qu’ils avaient obtenus en 2012. Ce n’est plus une sanction, c’est une gifle. En tout, la coalition sortante perd 24 points, près de la moitié de son score de 2012 ! C’est là le seul fait évident de ce scrutin, beaucoup plus que la montée du PVV. Or, cette déroute trouve évidemment son origine dans le rejet de la politique de la coalition. Laquelle peut se résumer en un mot : le retour à l’équilibre budgétaire.

Bilan économique

En se concentrant sur la montée du PVV, on évitait d’évoquer cette réalité. Ceci donnait lieu à une pseudo « explication culturelle » à la montée des populismes dans « un pays qui se porte bien économiquement ». Mais la réalité est que le peuple néerlandais a rejeté la politique éco- nomique de la coalition, qu’il l’a sanctionnée et que, partant, le pays ne se porte pas si « bien » que le laisse croire un taux de croissance gonflé par les réexportations depuis Rotterdam et les effets liés aux avantages fiscaux accordés aux multinationales. Le chômage est revenu à son niveau de 2012, un niveau bien plus élevé que dans la décennie précédente et il a beaucoup augmenté jusqu’en 2014. Le travail à temps partiel atteint des records, les inégalités se sont creusées et le risque de pauvreté a augmenté. Le problème de beaucoup de Néerlandais n’est pas l’Islam ou l’immigration, c’est bien leur niveau de vie. C’est ce qu’ils ont exprimé dans les urnes ce 15 mars.

Déroute social-démocrate

Encore une fois, donc, un parti social-démocrate ayant appliqué une politique d’austérité (Jeroen Dijsselbloem, en tant que ministre des Finances, l’a menée pleinement) est lourdement sanctionné. Cette déroute fait penser à celle du Labour irlandais en février 2016 qui est aussi tombé à 6 % des voix ou encore, évidemment au Pasok grec, qui est aussi à ce niveau désor- mais. Ce score devrait inévitablement faire réfléchir les partisans de la « gauche moderne » qui ferait les « réformes structurelles » et l’austérité pour le « bien » supposé du « petit peuple ».

En réalité, le PvdA n’a pas su défendre sa clientèle traditionnelle et l’a, au contraire, sacrifiée sur l’autel de la rigueur budgétaire et des « grands équilibres ».

Cet électorat l’a logiquement abandonné. Certes, la gauche anti-austéritaire et eurosceptique du Parti Socialiste (SP) n’en a pas profité et elle s’effrite légèrement, mais la gauche écologiste de GroenLinks (GL) a récupéré l’essentiel du vote travailliste, en passant de 4 à 16 sièges. Ce parti pro-UE est anti-austérité, il se situe là où le PvdA était voici cinq ans. Même remarque pour les libéraux « de gauche » de D66 qui atteignent 19 sièges, soit 7 de plus qu’en 2012 et qui, eux aussi, étaient très critiques sur la politique économique de la coalition.

Emiettement

De plus, comme dans beaucoup d’autres pays soumis à l’austérité, les élections néerlandaises ont montré un fort émiettement de l’électorat et un renforcement des petits partis. Le parti des animaux (PvdD) gagne ainsi 3 sièges à 5 sièges, le parti qui défend le multiculturalisme Denk, nouveau venu, prend 3 sièges, le parti des retraités 50 + gagne 2 sièges à 4 sièges… En tout, 7 sièges qui manqueront aux grandes formations et qui prouvent que ces politiques sociales dures conduisent à un sentiment de perte de repères qui conduisent à des votes «marginaux».

Vrai enjeu

L’enjeu de ce scrutin n’était donc pas celui que les observateurs internationaux avaient martelé depuis des semaines : ce n’était pas un débat sur l’Islam ou l’immigration, mais bien sur la nature d’une politique économique et sociale. Certes, les Néerlandais savent que leur écono- mie ouverte a peu à gagner à une sortie de l’euro ou de l’UE. Et c’est ce qui explique la faible performance du PVV et du SP.

Mais ils ont aussi demandé une politique économique plus équilibrée et moins empreinte de cette violence que l’Europe a pu constater dans l’attitude de Jeroen Dijsselbloem envers la Grèce depuis 2015.

Les Néerlandais sont modérés et la politique de la coalition ne l’était pas. Ils ont rejeté PVV et SP, mais aussi VVD et PvdA. D’où la poussée de la CDA chrétienne-démocrate, une des mères du modèle social néerlandais, donnée à 19 sièges, de D66 et de GroenLinks. Des partis pro-européens mais critiques envers la politique du gouvernement sortant. La nouvelle coalition qui va se former, sans doute avec 4 partis au moins, devra prendre en compte cette leçon, la vraie, de ces élections néerlandaises.

latribune.fr – Romaric Godin – 15/03/2017

http://www.anti-k.org/

Commentaire: Oubliez tout ce que vous avez entendu rabâcher ces derniers jours sur les Pays-Bas et lisez cet article. Que Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe et tête à claques de première, reçoive une raclée des électeurs de son pays, c’est un juste retour des choses. Du goudron et des plûmes pour le tourmenteur du peuple grec!

Lire aussi:

Pays-Bas : déroute des sociaux-démocrates, percée des partis écologistes et anti-austérité (Bastamag)

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16 mars 2017 ~ 0 Commentaire

aube dorée (studios)

17

Aube Dorée : une affaire personnelle, un film qui met à nu les néonazis grecs.

  • A voir aux Studios le vendredi 17 mars à 20h
  • Le film sera suivi d’un débat avec la réalisatrice Angélique Kourounis, Journaliste, correspondante en Grèce
  • Une collecte de médicaments sera organisée lors de cette soirée

L’association Bretagne-Grèce Solidarité Santé, en lien avec des dispensaires et centres sociaux autogérés en Grèce, organise la tournée de ce film de 2016 en Bretagne. Voir facebook « Bretagne Grèce Solidarité Santé »

Synopsis

« Mon homme est juif, un de mes fils gay, un autre anar et moi féministe de gauche, fille d’immigré. Si Aube Dorée vient aux affaires notre seul problème sera dans quel wagon nous monterons. »

Une journaliste enquête depuis des années sur l’organisation du parti néo nazi grec Aube Dorée.

L’effondrement économique, l’instabilité politique, et les relations familiales sont au premier plan de ce documentaire qui essaie de comprendre ce qui se passe dans la tête des Aubedoriens qui se posent en victimes du système.
Une Aube Dorée qui ne s’est jamais cachée quant à son idéologie. Ses scores aux élections dans le passé étaient peut être négligeables, mais cette idéologie défendue par une partie du clergé, cultivée par la plupart des média, et transmise par le système politique est
devenue le terreau sur lequel l’organisation a pu se développer.
La réalisatrice approche la question d’Aube Dorée via ses propres obsessions, ses inquiétudes et ses peurs. Elle a dédié plusieurs années de travail à ses recherches autour du parti néo nazi grec qui occupe toujours la troisième place sur l’échiquier politique grec après des décennies d’actions meurtrières. C’est son troisième film sur la question, et le premier documentaire d’auteure.

 

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14 mars 2017 ~ 0 Commentaire

c’hwec’had/vieux marché (le trégor)

nopasaran

Projection-débat sur la guerre d’Espagne au Vieux-Marché

Le comité des Amis de la Commune des Paris organise une projection du documentaire

«Brigades internationales entre mémoire et silence»

mercredi 15 mars à 19 h salle Victor-Hugo au Vieux-Marché,

suivie d’une conférence et d’un débat avec par son coauteur Dominique Gautier.

Vente de livres sur la Commune de Paris 1871 et pot à 18 h.

Exposition « Les Brigades Internationales » jusqu’à vendredi.

Permanence mercredi après midi. Accessible sur demande au 06 37 55 31 78.

Philippe Gestin

http://www.letregor.fr

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09 mars 2017 ~ 0 Commentaire

8 mars pristina-kosovo (the guardian)

pristina kosovo
 
A woman holds a poster by US artist Shepard Ferey and reading ‘We the people, defend dignity’ as people rally for gender equality and against violence towards women
.
https://www.theguardian.com/

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05 mars 2017 ~ 0 Commentaire

nord de l’irlande ( anti-k)

northern

Les unionistes devancent les nationalistes d’un seul siège

Le parti nationaliste Sinn Fein, qui milite pour la réunification de l’Irlande et combat le Brexit, a connu une forte poussée lors des élections pour l’assem- blée régionale d’Irlande du Nord dont les résultats ont été connus au petit matin du samedi 4 mars. Son principal adversaire, le Parti Unioniste Démocrate (DUP, pro-britannique), reste d’un cheveu le premier parti de la province incluse dans le Royaume-Uni, mais le clivage accentué entre les deux formations va rendre encore plus difficile qu’auparavant la formation d’un gouvernement de coalition.

Les accords de paix de 1998 prévoient un partage du pouvoir régional entre les partis arrivés en tête aux élections, le premier désignant un premier ministre et le second un vice-premier ministre. Alors que l’Irlande du Nord a voté à 56 % contre le Brexit, l’élection a été marquée par la crainte d’un retour à la frontière entre les deux Irlandes, menace potentielle pour la paix et la prospérité économique. Plaçant à quasi-égalité un parti « protestant » et un « catholique », le scrutin met à l’épreuve les règles de partage du pouvoir dans une province conçue en 1920 par Londres pour assurer une majorité aux protestants.Le DUP a remporté 28,06 % des voix et 28 des 90 sièges de l’assemblée régionale de Stormont alors que le Sinn Fein a rallié 27,91 % des voix et gagné 27 sièges lors du vote de jeudi.

Record de participation

Au cours des précédentes élections, en mai 2016, le DUP avait remporté 38 sièges contre 28 au Sinn Fein, dans une assemblée qui comportait alors 108 sièges. Vendredi soir, le président du Sinn Fein, Gerry Adams, a estimé que le vote marquait la confiance dans les positions anti-Brexit de son parti.

« C’est un vote pour l’unité de l’Irlande, un vote pour notre rassemblement en tant que peuple (…). Nous n’avons pas besoin des Anglais pour nous gouverner », a déclaré M. Adams, dont la formation réclame un statut particulier, maintenant l’Irlande du Nord dans l’Union européenne après le Brexit. De son côté, Arlene Foster, première ministre sortante et leader du DUP, a appelé le Sinn Fein à « respecter le mandat qui [lui] a été donné ». Elle a accusé le parti rival d’avoir provoqué ces nouvelles élections pour faire avancer la cause républicaine.

Le scrutin a été marqué par un record de participation (64,8 %), taux le plus élevé depuis le référendum sur les accords de paix. Il avait été provoqué par la démission, en janvier, de Martin McGuinness, le vice-premier ministre, ancien commandant de l’IRA, âgé de 66 ans, atteint d’une maladie grave. Le Sinn Fein voulait faire tomber le gouvernement de Mme Foster, accusée d’avoir mis en place un coûteux programme de subventions pour développer les énergies renouvelables. Des hangars vides ont été chauffés au bois juste pour toucher des primes mirobolantes. Dans la foulée, le Sinn Fein avait choisi Michelle O’Neill, 40 ans, pour remplacer M. McGuinness. Cette fille d’un ex-combattant de l’IRA représente un passage de génération pour l’ancienne branche politique de l’ex-armée républicaine clandestine.

Pour le parti nationaliste, il n’est pas question de gouverner désormais avec Mme Foster et les négociations en vue de la formation d’un nouvel exécutif s’annoncent difficiles. Si elles restent infructueuses au bout de trois semaines, Londres pourrait reprendre l’administration directe de la province, marquant un échec du processus de paix.

Le Monde – 04/03/2017 – Philippe Bernard

http://www.lemonde.fr/

http://www.anti-k.org/

Commentaire:

Les deux partis les plus éloignés dirigent la région: les loyalistes (et non unionistes) du DUP proche des milices protestantes dont les exploits consistaient à tuer des catholiques, et le Sinn Fein « Mouvement Républicain » avec l’IRA dont les attentats n’ont pas tué que des soldats. Il a « remonté la pente » et représente la communauté « nationaliste » c’est à dire de culture « catholique » et fait partie de la « Gauche Européenne » avec le PCF et JL Mélenchon.

Mais il y a d’autres partis: le SDLP nationaliste de gauche très modérés, qui sont autre chose qu’un « Labour », l’UUP, « parti frère  » des conservateurs britanniques que le DUP plus radical a remplacé à la tête des « unionistes protestants ». Enfin il faut signaler l’Alliance Party soit-disant « charnière sans religion » mais en réalité « favorable à Londres ». Les Verts et enfin, nos camarades de « People Before Profit » commencent à apparaître comme crédibles aux élections.

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04 mars 2017 ~ 0 Commentaire

bobby sands (arte)

Les oubliés de l’histoire

Bobby Sands, le martyr de Thatcher

Membre médiatique de l’IRA condamné à la prison, Bobby Sands exige d’être traité comme un prisonnier politique et entame une grève de la faim, jusqu’à sa mort, le 5 mai 1981. Bien qu’il soit élu député à la Chambre des communes durant sa captivité, Thatcher refuse de céder.

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