Archive | Europe

19 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

sénat espagnol (pùblico)

espagne

Carte des autonomies

Adelante Andalucía et quatre autres partis forment le groupe de la Gauche Confédérale au Sénat pour avoir « leur propre voix »

Outre Adelante Andalucía, le nouveau groupe parlementaire comprendra Mès per Mallorca, Compromís (Valencia), Más Madrid et Catalunya en Comú Podem, « des forces au profil idéologique progressiste qui partagent la défense de l’autonomie politique de leurs territoires et aspirent à convertir la Chambre haute en un véritable organe de représentation territoriale « .

Adelante Andalousie a quitté Podemos au Sénat: il a officialisé ce jeudi la création au Sénat du nouveau groupe de la Gauche Confédérale avec Més par Majorque, Compromís, Mas Madrid et en Comú Podem de Catalogne, a expliqué le sénateur d’Adelante Andalucía, Esperanza  Gómez.

Les cinq sénateurs élus régionaux viennent d’Andalousie, de Catalogne, de la Communauté valencienne, des Îles Baléares et de Madrid, selon Adelante Andalucia, elle même formée de Podemos, IU, Primavera Andaluza et Izquierda Andaluza.

Le nouveau groupe, ajoute Adelante, est composé de « forces au profil idéologique progressiste, qui défendent l’autonomie politique de leurs territoires et aspirent à faire de la Chambre haute un véritable organe de représentation territoriale ».

Ce groupe confédéral « permettra à la confluence de se faire entendre au Sénat pour défendre des questions fondamentales telles que la réforme du modèle de financement régional. Il compte susciter le dialogue à partir de la coopération avec d’autres territoires également préoccupés par un modèle obsolète ».

« Le gouvernement central doit plus de 15 milliards d’euros à l’Andalousie dus au sous-financement des services publics, ainsi que pour des investissements non réalisés, et nous espérons que travailler avec notre propre voix au Sénat sera une incitation à sortir le débat de l’ostracisme » dit Gómez.

C’est le porte-parole de Compromís au Sénat, Carles Mulet, qui a annoncé jeudi la création du nouveau groupe parlementaire du Sénat, qui regrouperait des forces progressistes de tendance autonomiste.

Mulet a expliqué que la configuration du Sénat ne leur laissait comme option que la création de ce groupe afin de ne pas devoir « se consacrer au partage de l’espace, du temps et des ressources du Groupe Mixte avec les élus de droite ou d’extrême droite ».  (En Espagne les élus qui ne peuvent former un groupe de 5 sont dans le « Groupe Mixte » toutes tendances confondues le blog) .

« Si dans la dernière législature nous étions le groupe le plus actif du groupe mixte, maintenant avec la Gauche Confédérale, nous pourrons travailler encore plus efficacement », a déclaré Mulet.

Le porte-parole de Compromís occupera le poste de porte-parole de ce groupe à partir de septembre prochain, et après ce sera une rotation de tous ses membres. « Nous aurons tous la même visibilité et la même représentation, et toutes les positions et initiatives seront discutées entre nous. Nous avons tous le même nombre de sénateurs et un soutien électoral comparable dans chaque autonomie », a-t-il déclaré.

Dans cette perspective, il a souligné que la création de ce groupe pour toutes les gauches territoriales « constituera sans aucun doute un tournant pour rendre visible la pluralité de l’État et de la gauche ». « Nous partageons avec ces forces une grande implantation dans les territoires respectifs, des objectifs pour la transformation sociale, écologique et territoriale de l’Etat », a déclaré M. Mulet.

En ce sens, le porte-parole a souligné la « grande syntonie » établie entre les différentes partis autonomes dès le début, pour  contribuer à donner une voix à leurs territoires. « Nous avons démontré aujourd’hui que cette option était viable pour prendre toutes les décisions de fonctionnement et d’organisation par consensus sur tous ses points », a conclu Mulet.

madrid 18/07/2019

https://www.publico.es/

Lire aussi:

Adelante Andalucía

Mès per Mallorca

Compromís

Más Madrid

Catalunya en Comú Podem

Commentaire:

Adelante Andalucia est une coalition impulsée par nos camarades de « Anticapitalistas » dans « Podemos Andalousie ». Le positionnement ressemble fort à l’UDB chez nous.

Lire la suite

18 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

okde spartakos (international viewpoint)

OKDE-

Appel à la solidarité financière internationale de nos camarades grecs d’OKDE-Spartakos

Chers camarades et amis,

OKDE-Spartakos, section grecque de la 4ème internationale, a son local national à Athènes. Dans notre local nous organisons des réunions et meetings régulièrement sur la situation sociale, l’histoire, le programme et les activités de la Quatrième Internationale.

Nos locaux sont aussi les bureaux de la maison d’éditions, « Vanguard Library ». La « Vanguard Library » dans ses plus de 70 ans d’existence, a traduit et publié plus de 50 titres, notamment des œuvres de Trotsky, Lénine, Rosa Luxembourg, Ernest Mandel, Daniel Bensaïd…

Il a aussi publié les textes de Pandelis Pouliopoulos, le premier secrétaire général du Parti Communiste Grec et  fondateur du trotskisme grec, et de Christos Anastasiadis, le successeur de Pouliopoulos.

Malheureusement, nous sommes en train d’être expulsés du bâtiment que nous utilisons depuis 7 ans à cause de la crise du logement à Athènes.

OKDE-Spartakos doit maintenant trouver un nouveau bâtiment. Étant donné les finances très limitées de notre organisation, c’est une tâche très compliquée. La plupart de nos militants sont étudiants, jeunes travailleurs ou précaires, avec peu de ressources.

Nous n’avons pas d’autre aide ressources que nos membres. Nous sommes contraints à faire une appel international à la solidarité financière de nos camarades, amis et sympathisants pour toutr aide possible. Ce sera très utile.

Pour tout don possible, vous pouvez le faire en ligne facilement avec ce lien :

https://www.paypal.com/

Ou contactez nous via e-mail à l’adresse suivante :

campaign.spartakos@gmail.com

http://www.internationalviewpoint.org/

Lire aussi:

Pantelís Pouliópoulos

Lire la suite

08 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

syriza 2 (npa)

antarsya

La coalition « Antarsya »

Grèce : La défaite de Syriza se fait au profit de la droite

Les législatives du 7 juillet ont réservé une surprise, que n’ont pas comprise les médias français.

Certes, le parti de droite Nouvelle démocratie (ND) obtient une belle victoire (environ 2 250 000 voix et 39,85% (1 526 000 et 28,09% aux législatives de septembre 2015, 1 873 000 et 33,12% aux européennes de mai 2019).

Avec 158 sièges et en tête dans la plupart des régions, il peut former seul le nouveau gouvernement : c’était son objectif. Une belle réussite pour la droite, reposant sur un fort soutien des médias liés au grand patronat pour l’héritier de la dynastie Mitsotakis.

Défaite pour Syriza, mais…

C’est, bien sûr, une défaite pour Syriza, et tous les commentaires sur le « pari perdu du joueur Tsipras » ne peuvent pas cacher la cause fondamentale de la défaite : l’immense déception créée par le renoncement à une rupture avec la troïka, et le maintien, en dépit de quelques améliorations sociales, du chômage, des bas salaires et de la précarité.

Pourtant, après son mauvais score aux européennes (1 343 000 voix, 23,75% des suffrages, contre 1 926 000 voix et 35,46% en septembre 2015), et alors que plein d’ « experts » lui prédisaient une nouvelle chute, c’est l’inverse qui s’est produit.

Avec 1 781 000 voix et 31,53%, Syriza résiste assez fortement, d’où la hargne hier du Pasok (qui sous le nom de Kinal obtient 8,1, en léger progrès) et la mauvaise humeur du KKE (PC grec), qui avec 299 000 voix et 5,30%, continue à perdre et en pourcentages et en voix (en 2009, 517 000 voix et 7,54%).

Syriza arrive en tête dans de nombreux quartiers populaires, et dans plusieurs régions 

Toute la Crète, l’Achaïe (40% contre 32% à ND), les zones ouvrières de l’Attique. Il retrouve la tête dans des mairies perdues par la gauche : Haïdari, Egaleo, Kaisariani. On peut ainsi dire que la défiance populaire vis à vis de Syriza s’est exprimée avant tout par l’abstention, phénomène qui s’accroit.

42,1%, contre 36,1% en janvier 2015. Et surtout les chiffres de participation locale renforcent cette abstention de classe : souvent de 65, voire plus de 70% de participation dans les banlieues bourgeoises, contre 50-55% dans les banlieues ouvrières (à comparer aux 63 à 67% en janvier 2015 !).

Quelles perspectives ?

La ND a fait le plein des voix, siphonnant les groupes centristes et une partie de l’extrême droite: d’un côté Chryssi Avgi (Aube dorée) perd ses députés, mais un autre groupe fasciste, Elliniki Lyssi, fait son entrée (3,7%).

Même si le politicien Mitsotakis répète qu’il gouvernera pour l’union de tous les Grecs (mais les autres ?!), le programme ultra libéral que veut appliquer la ND risque de pousser le curseur très à droite, avec un discours sécuritaire révélateur du poids de l’extrême droite dans les cadres de la ND (plusieurs ont été élus).

Face à cela, la gauche doit en premier lieu faire ses bilans

En particulier la gauche anticapitaliste Antarsya, qui n’obtient que 23 000 voix et 0,41%, et est profondément divisée et la scission de Syriza LAE/Unité Populaire n’obtient que 0,28%…

Mais surtout, il faudra dépasser le paradoxe de voir toute la gauche anti-mémorandum s’affaiblir davantage pendant que de nombreux jeunes et travailleurEs disent leur espoir de résistance en continuant de voter Syriza malgré les politiques menées depuis 2015…

Ce qui est urgent c’est, d’une part, la relance de la construction d’une large gauche antica-pitaliste dépassant le seul cadre d’Antarsya.

D’autre part, mener la bataille, difficile vu le poids du sectarisme, pour lancer des fronts uniques de résistance, associant gauche radicale, gauche révolutionnaire, KKE et Syriza (et même Mera 25, de Varoufakis, qui entre au Parlement).

À Athènes, A.Sartzekis Lundi 8 juillet 2019

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Antarsya (Wikipédia)

Unité populaire (Wikipedia)

Commentaire:

Les partisans de la 4è Internationale dont le NPA est proche, se retrouvent dans Antarsya ou dans l’Unité Populaire

Lire la suite

08 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

lithium (courrier inter)

litiumm

Le lithium, ce “pétrole blanc” qui creuse l’appétit des investisseurs au Portugal

Le sous-sol portugais regorge de ce métal, vital pour la production de batteries. Mais son extraction fait débat. L’un des plus gros gisements d’Europe se trouve, par exemple, sous une réserve de biosphère reconnue par l’Unesco. Pour le Jornal Económico, cette “promesse de rentabilité est potentiellement dévastatrice”.

La ruée vers le lithium est lancée au Portugal. Les projets d’exploitation pullulent dans le pays, déjà principal producteur européen avec une part de marché de 11 %. Le fameux métal pourrait faire sa fortune, avec l’essor du besoin en batteries lithium-ion pour les véhicules électriques. Mais tous ne voient pas ce business d’un bon œil.

Ce jeudi 4 juillet, le Jornal Económico publiait une tribune d’André Barata, intitulée “Le lithium ou la course à l’extractivisme. Ce philosophe et professeur à l’université de Beira Interior met en garde contre l’exploitation du “pétrole blanc” :

Cette nouvelle promesse de rentabilité est potentiellement aussi dévastatrice que l’a été le pétrole noir.”

Le chroniqueur s’étonne de “l’enthousiasme du gouvernement devant le mirage du profit”, lui qui a pourtant renoncé en octobre dernier à un projet très controversé de forage pétrolier au large de ses côtes.

Pour le philosophe, la course au lithium, dont il égrène la litanie des “risques graves” qu’elle représente, a d’autant moins d’intérêt “quand on sait que, dans un avenir proche, les batteries pourraient être produites à des prix beaucoup plus raisonnables grâce à l’eau salée (sodium) – et sans extractivisme”. Qu’auraient donc à gagner les Portugais, s’interroge-t-il.

Vincent Barros  08/07/2019
.

Lire la suite

08 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

syriza 1 (jdd)

grece

Alexis Tsipras subit une lourde défaite électorale, la droite prend le pouvoir

Le Premier ministre grec sortant Alexis Tsipras a reconnu sa défaite aux législatives dimanche, après la victoire sans appel de la droite de Kyriakos Mitsotakis, sur la promesse de relancer l’économie après la crise qu’a connue la Grèce.

Les Grecs ont infligé dimanche une sévère défaite au Premier ministre sortant de gauche Alexis Tsipras, dont le successeur de droite Kyriakos Mitsotakis a promis de « relever » le pays meurtri par une décennie de crise.

Arrivé en tête avec 39,8% des suffrages, son parti de droite Nouvelle Démocratie détiendra 158 des 300 sièges que compte la Vouli, le parlement grec, selon les résultats officiels portant sur 94% des bureaux de vote.

Pour ces premières élections législatives depuis que la Grèce a échappé à la faillite, Syriza, le parti de gauche d’Alexis Tsipras, qui a obtenu 31,5% des voix, ne conservera que 86 des 144 sièges qu’il avait dans dans l’assemblée sortante.

Pour les Grecs, le gouvernement sortant est coupable d’avoir « trahi » ses promesses et d’avoir imposé l’austérité.

Surgissant dans une Grèce en plein chaos, terrassée par la crise de la dette et la cure d’austérité imposée par ses créanciers, l’UE et le FMI, Alexis Tsipras avait suscité l’espoir, en janvier 2015, chez un peuple abasourdi par les faillites et les plans sociaux.

Mais ce jeune leader de gauche radicale avait ensuite fait volte-face, forcé d’accepter un plan de sauvetage assorti de sévères mesures pour empêcher la sortie de la zone euro, ce que les électeurs ne lui ont pas pardonné.

Le coup de poker raté d’Alexis Tsipras

Sonné par un échec cinglant aux élections européennes et locales, fin mai et début juin, Alexis Tsipras, dont le mandat s’achevait théoriquement en octobre, avait tenté un coup de poker risqué en convoquant lui-même ces élections anticipées, avec l’espoir d’inverser la vague de mécontentement. En vain.

Comme Kyriakos Mitsotakis, il avait battu le rappel des électeurs, craignant une forte abstention en ce début juillet, sous des températures étouffantes. Mais les Grecs ont préféré les urnes aux plages et ont voté à près de 58%.

Troisième parti dans le nouveau parlement, le KINAL, né sur les cendres du Pasok (socialiste), remporte 22 sièges,

Quatrième les communistes du KKE (15 sièges),

Puis le parti nationaliste de la Solution grecque (10 sièges) et

Le parti MeRa25 de l’ancien ministre des Finances de Tsipras Yanis Varoufakis (neuf sièges).

8 juillet 2019

https://www.lejdd.fr/International/

Commentaire:

Rappelons que Syriza est arrivée au pouvoir avec comme « feuille de route »: rejeter les mesures d’austérité que l’Europe voulait imposer au peuple. Cela suite au pillage et à la ruine organisés par le PASOK (PS) et la droite… qui reviennent!

Le KKE (PCG) ne profite pas de la crise. Plas plus que les dissidents de Syriza (Unite populaire) qui passent de 150 000 à 20 000 voix, comme nos camarades anticapitalistes  d’Antarsya.

La bonne nouvelle c’est que « Aube Dorée » néo-nazi perd la moitié de ses voix et n’a pas d’élu.

Lire aussi:

Unité populaire (Wikipedia)

Antarsya (Wikipedia)

Lire la suite

07 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

demandeurs d’asile (ouest france)

refugees

À 82 ans, il héberge des demandeurs d’asile dans sa maison d’Hillion

Ancien cultivateur d’Hillion (Côtes-d’Armor), Pierre Guernion a ouvert la porte de sa maison à une famille de Géorgiens qui dormaient dans la rue.

À quelques pas de l’estuaire du Gouessant, la maison de Pierre Guernion est devenue le havre de paix d’un couple de Géorgiens et de leur petite fille.

Arrivés en France à la fin du mois de mars, ils dormaient encore à la gare de Saint-Brieuc quand Pierre leur a proposé son aide. L’ancien cultivateur de 82 ans n’a pas hésité à ouvrir sa porte à la petite famille, qui souhaite encore rester discrète. « J’ai une chambre dont je ne me sers pas, je n’ai aucune raison de ne pas les accueillir, expose-t-il simplement. Je n’allais pas les laisser dormir dehors. »

Menacés dans leur pays, ces migrants ont déposé une demande d’asile et sont en attente d’une place dans un Centre d’accueil de demandeurs d’asile (Cada). Mais les délais sont longs, trop longs, surtout quand on a une enfant à nourrir. En attendant, ils sont en sécurité chez Pierre.

« Beaucoup de gens pourraient faire ce que je fais »

Imprégné de charité chrétienne, ce n’est pas la première fois que l’octogénaire héberge des migrants. C’est d’ailleurs l’un de ses anciens protégés, un jeune Albanais, qui lui a parlé de cette famille géorgienne dans le besoin.

À plus de quatre-vingt ans, les accueillir n’a pour lui rien d’exceptionnel. « Rendre service à quelqu’un c’est aussi naturel que de respirer » , explique le natif d’Hillion, en évoquant l’esprit de cohésion qui régnait au village pendant la guerre. « L’entraide était habituelle à cette époque-là. Tout le monde avait besoin de tout le monde. Ce genre de choses a disparu », regrette-t-il. Pourtant, il en est persuadé, « beaucoup de gens pourraient faire ce que je fais, seulement ils n’osent pas ».

« Pour que les gens aient moins peur »

Le pas lent mais l’esprit vif, Pierre Guernion suit assidûment l’actualité et se désole des drames qui se jouent en Syrie, en Libye ou au Yémen. « Je comprends qu’on n’encourage pas les migrants économiques à venir chez nous, mais il faut aider les gens qui sont en danger, estime-t-il. Si je témoigne, c’est pour que les gens aient moins peur. »

La barrière de la langue n’empêche pas les moments de complicité entre la famille géorgienne et son bienfaiteur, qui est même devenu une sorte de grand-père de substitution pour la petite fille. « C’est chez moi qu’elle a fait ses premiers pas » , glisse-t-il dans un sourire. Et pas besoin de parler géorgien pour lire la reconnaissance dans les yeux des deux jeunes parents

François BLANCHARD. 31/05/2019

https://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

05 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

libye (médecins sans frontières)

refugies

Libye. La responsabilité de l’UE dans le massacre du centre de détention

Le soir du 2 juillet, une frappe aérienne contre le centre de détention de Tajoura, situé à l’est de Tripoli, capitale de la Libye, a fait des dizaines de morts parmi les migrants et des réfugiés.

C’est une tragédie qui aurait largement pu être évitée si les précédents appels à l’évacuation des centres de détention avaient été entendus.

Au moment de l’attaque, plus de 600 hommes, femmes et enfants vulnérables étaient retenus dans le centre de détention de Tajoura. La veille, nos équipes s’étaient rendues dans la cellule qui a été touchée. Ceux qui ont survécu craignent pour leur vie.

Depuis le début du conflit en avril, ce n’est pas la première fois que les migrant·e·s et les réfugié·e·s sont pris au piège des combats et des multiples frappes aériennes sur ou à proximité des centres de détention.

Il y a huit semaines, dans ce même centre de détention de Tajoura, des éclats d’obus provenant d’une explosion ont traversé le toit d’un bâtiment où se trouvaient des femmes et des enfants.

Cette année, pour chaque personne évacuée ou réinstallée, c’est presque deux fois plus qui sont renvoyées de force en Libye par les garde-côtes libyens, soutenus par l’Union européenne.

Désormais, nous ne pouvons nous satisfaire d’une simple condamnation. Il faut procéder à une évacuation immédiate des centres de détention de tous les réfugiés et les migrants hors de la Libye.

L’inaction et la complaisance ont déjà coûté la vie à des réfugiés et des migrants. «La présence d’une poignée d’acteurs humanitaires sur place ne saurait assurer des conditions acceptables dans ces centres.

Les personnes qui y sont détenues, majoritairement des réfugiés, continuent de mourir de maladies, de faim, sont victimes de violences en tout genre, de viols, soumises à l’arbitraire des milices. Elles se retrouvent aussi prises au piège des combats en cours», déplore Julien Raickman, chef de mission de MSF en Libye,

Les Etats européens ont une scandaleuse responsabilité dans toutes ces morts et ces souffrances. En toute connaissance de cause, ils choisissent de s’appuyer sur les garde-côtes libyens pour renvoyer en Libye un maximum de personnes fuyant par la mer.

Ce qu’il faut, ce sont des actes: des évacuations d’urgence des réfugié·e·s et migrant·e·s coincés dans des conditions extrêmement dangereuses en Libye. Mais ces évacuations hors de Libye vers des pays tiers ou pays de transit sont aujourd’hui extrêmement limitées, notamment parce qu’il manque des places d’accueil dans des pays sûrs qui pourraient accorder l’asile.

Le drame de Tajoura, avec selon des sources externes plus de 40 morts parmi les réfugiés et migrants qui étaient détenus dans le centre, était prévisible depuis des semaines.

Environ deux mille personnes ont été ramenées par les garde-côtes libyens soutenus par l’Union européenne depuis le début du conflit en avril 2019. A terre, ces personnes sont ensuite transférées dans des centres de détention comme celui de Tajoura. (Mis à jour le 4 juillet 2019)

En date du 5 juillet quelque 300 migrants sont toujours détenus dans le centre de Tajoura, selon le bureau de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM)

Médecins sans frontières Alencontre  5 juillet 2019

http://alencontre.org/

 

Lire la suite

01 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Libérez Carola Rackete et Pia Klemp, ouvrez les frontières !

Dans la nuit de vendredi à samedi, le bateau Sea-Watch 3 est entré dans le port de Lampedusa en Italie.

À son bord se trouvaient 42 migrants sauvés des eaux 17 jours plus tôt, ce qui n’a pas empêché l’assaut contre le bateau humanitaire mené par un navire de guerre dépêché par le ministre de l’Intérieur d’extrême droite Salvini…

Et une fois le bateau arraisonné, sa capitaine Carola Rackete, qui avait forcé le blocus des eaux territoriales italiennes, a été arrêtée par une vingtaine de policiers et assignée à résidence… Pour le ministre néo-facho Salvini, il s’agit d’« une criminelle au service des passeurs » qui mérite la prison notamment pour « résistance à un navire de guerre ». Elle risque jusqu’à 10 ans de prison !

Carola Rackete assume son geste : « Ce n’était pas un acte de violence, seulement de désobéissance. […] Mon objectif était seulement d’amener à terre des personnes épuisées et désespérées. […] Si nous ne sommes pas acquittés par un tribunal, nous le serons dans les livres d’histoire. »

Elle a raison ! C’est aussi le cas d’une autre capitaine, Pia Klemp, accusée elle aussi par la justice italienne d’aide à l’immigration clandestine et de complicité avec les « passeurs » alors qu’elle a sauvé plus d’un millier de vies en Méditerranée, qui risque vingt ans de prison, ainsi qu’une amende de 15 000 euros pour chaque vie qu’elle aura sauvée !

S’il s’agit de la mise en œuvre par l’extrême droite italienne de sa politique dégueulasse, celle-ci se déroule avec la complicité passive des gouvernements et institutions européennes, à commencer par celle du gouvernement français. Comment pourrait-il en être autrement, lui qui il y a quelques mois refusait, dans les mêmes conditions, d’accueillir l’Aquarius, et qui n’a à aucun moment proposé d’accueillir le Sea Watch 3 malgré les appels de détresse de ce dernier ?

Contre la criminalisation de la solidarité, le NPA exige l’arrêt des poursuites contre Carola Rackete et Pia Klemp, et leur libération immédiate.

Contre l’Europe forteresse, cette Europe criminelle, la libre circulation des personnes doit être un droit, et l’ouverture pure et simple des frontières une mesure d’urgence.

Montreuil,  lundi 1er juillet 2019

https://npa2009.org/

Lire la suite

29 juin 2019 ~ 0 Commentaire

pride (ga gr huff’)

lgbt

Pourquoi la N-VA n’a rien à faire à la Pride

Lors de la Belgian Pride de 2019, la police a nassé, matraqué et gazé des militant·e·s queer critiques sur la forme actuelle que prend la manifestation : la Pride est devenue une vitrine pour les grandes entreprises et les partis politiques. Cette répression a servi à garantir la présence du parti conservateur d’extrême-droite qu’est la N-VA, en contradiction totale avec les valeurs de la Pride et du cinquantenaire des émeutes de Stonewall, commémorées cette année(1).

L’intersectionnalité dévoyée

En tout premier lieu, la charte de la Belgian Pride(2) est un document politique qui exige que les organisations participant au cortège respectent les lignes politiques définies dans la charte. Le thème de cette année était l’intersectionnalité, ce qui pose réellement question quant à la présence de la plupart des partis politiques du cortège.

Pour rappel, l’intersectionnalité, c’est le paradigme qui permet d’analyser les oppressions sans les isoler mais en les combinant. Cette combinaison n’est pas une simple addition mais un mélange qui donne naissance à de nouvelles oppressions spécifiques bien plus dures. Il est vain de lutter contre les oppressions que subissent les personnes LGBTQI+ si on ne s’attaque pas aux autres systèmes qui l’alimentent : sexisme, racisme, validisme, exploitation capitaliste et LGBTQIphobie forment un cocktail mortel pour de très nombreuses personnes LGBTQI+ à travers le monde.

Par exemple, lutter pour les droits des personnes transgenres à exister implique très concrè-tement de lutter contre leur discrimination dans le monde du travail (être trans signifie avoir 37,5% de risques en plus d’être au chômage en Belgique)(3) en mettant en place des politiques de recrutement qui diminuent l’arbitraire du patronat, ce qui implique des mesures allant à l’encontre d’une logique capitaliste où le patronat choisit qui peut ou ne peut pas travailler.

De la même manière, on ne peut pas protéger les personnes transgenres dans leur ensemble sans s’occuper des problèmes de racisme et de sexisme quand on sait que les femmes noires transgenres ont une mortalité beaucoup plus élevée à cause de la combinaison de ces oppressions, combinaison qu’on appelle la transmisogynoir(4).

En ayant choisi l’intersectionnalité comme thème, il devrait être évident pour l’organisation de la Pride qu’un parti comme la N-VA (et le reste du gouvernement Michel) qui a démantelé les droits au travail et à la sécurité sociale, qui a stigmatisé les personnes musulmanes et fait passer des lois racistes, qui a appauvri la population et qui précarise les personnes en situation de handicap et les femmes n’a absolument RIEN À VOIR de près ou de loin avec l’intersectionnalité.

C’est hélas un phénomène de plus en plus fréquent dans certaines luttes : le mouvement institutionnel reprend les termes les plus à la mode chez les militant·e·s pour les vider de leur substance en se contentant de les répéter dans les discours pour avoir une caution progressiste, sans remettre en cause leurs modes d’action. L’intersectionnalité demande un travail politique constant et concret, ce n’est pas un symbole qu’on arbore fièrement le jour de la Pride pour mieux le piétiner mais un concept qui donne un sens réel à la solidarité que nous pouvons ressentir entre personnes queer.

La N-VA est un parti 

  • Qui participe à des coalitions européennes avec des partis LGBTQI+phobes et fascistes(8).
  • Dont les ministres vont à des anniversaires de collaborateurs nazis(9) tout en justifiant leurs crimes(10).
  • Qui continue à entretenir des liens (discrets mais toujours présents) avec l’organisation violente et néofasciste Schild & Vrienden, notamment en conservant des membres sur ses listes(11). Son président, Dries Van Langenhove, déclarait d’ailleurs que les transidentités étaient contre-nature lors du coming-out de la journaliste Bo Van Spilbeeck(12).
  • Qualifié encore en 2011 d’homophobe par d’ancien·ne·s militant·e·s de la N-VA(13).
  • Dont l’une des personnalités les plus fortes n’est autre que Theo Francken qui déclarait déjà en 2007 que les personnes LGBTQI+ n’avaient plus aucun droit à gagner(14). Il qualifiait la lingerie masculine de “ongein” (qu’on pourrait traduire par “saloperie”), stigmatisant les hommes à l’expression de genre sortant de la norme(15).
  • Qui voulait forcer les employé·e·s communa·ux/les à ne pas dévoiler leur homosexualité au nom d’une soi-disant neutralité(16).
  • Qui a publié un plan d’action contre les discriminations aux LGBTQI+ (porté par Zuhal Demir de la N-VA) complètement instrumentalisé à des fins islamophobes, taisant l’homophobie spécifique des autres religions, des hommes ou des élect·eurs/rices de droite(17).
  • Qui a activement cherché à collaborer avec le parti néofasciste Vlaams Belang pour la formation d’un gouvernement tout en relativisant son racisme(18).
  • Dont le président Bart de Wever déclarait en 2011 que “les années 60 ont planté la hache dans le bois sain de la société traditionnelle.”(19)

Il est temps que les organisations en charge de la Pride réalisent que la N-VA est un parti réactionnaire, discrètement mais structurellement LGBTQI+phobe et idéologiquement opposé aux événements historiques des années 60 qui ont pavé la route de notre libération, ce qui témoigne en réalité d’une vision structurellement opposée à l’idée de progrès, à l’instar du philosophe de référence de la N-VA, Edmund Burke(20).

Ce parti a beau être soutenu par des personnes LGBTQI+, la Pride doit savoir protéger sa ligne politique et expliquer le piège que représente la N-VA, tout comme les syndicats expliquent à leurs affilié·e·s le danger des partis de droite et d’extrême-droite qui représente objectivement un danger contre leurs droits et leurs conditions d’existence.

Seule la Rainbowhouse Brussels reconnaît explicitement le problème que pose la N-VA(26).

Pour une Pride intersectionnelle !

De même que l’extrême-droite n’a pas sa place le 1er mai, les réactionnaires ne l’ont pas plus à la marche des fiertés. L’auteur de cet article soutiendra toute initiative visant à expulser la N-VA de notre Pride et à rendre la Pride réellement intersectionnelle, c’est-à-dire une Pride antiraciste, antisexiste, antifasciste et anticapitaliste.

Il en appelle aux lect·eurs/rices à faire de même en publiant dans leurs organisations des communiqués dénonçant la N-VA et à se mobiliser collectivement pour se réapproprier la Pride. Pas de fachos dans nos fiertés, pas de fierté pour les fachos ! (Résumé)

Goto Teddy Van Kern 29/06/2019

https://www.gaucheanticapitaliste.org/

Lire aussi:

Pride 2019: pour une société sans discriminations! (GR)

Du Pacs aux débats sur la PMA, des militants de la première heure racontent les combats LGBT (Le Huff’)

Lire la suite

26 juin 2019 ~ 0 Commentaire

ernest mandel (lcr.be)

mandel

Ernest Mandel Nationalité et lutte de classe en Belgique (1958 1973)

Les marxistes francophones en Belgique seront peut-être surpris : le dirigeant trotskiste Ernest Mandel (1923-1995) était un flamingant, et cela dans le sens originel et objectif du terme: quelqu’un qui, selon le Petit Robert, « prône en matière politique, culturelle et linguistique la limitation de l’influence de la minorité francophone ».

Et, plus exactement, quelqu’un qui prend la défense des aspirations légitimes des Flamands, longtemps bafoués par la bourgeoisie et l’establishment politique belges.

Un militant flamingant

Ernest Mandel ne s’est pas circonscrit au flamingantisme : il montre un effort théorique et pratique pour intégrer la question nationale flamande et la lutte du mouvement wallon dans une stratégie anticapitaliste. Mandel a été, au sein de la gauche en Belgique, le seul à le faire, enrichissant ainsi le marxisme révolutionnaire car la question nationale a donné et donne toujours du fil à retordre au mouvement socialiste.

Dans deux articles Ernest Mandel jeune (il venait de fêter son 16e anniversaire en 1939),  défend, en tant que militant du Parti Révolutionnaire Socialiste d’Anvers, les aspirations flamandes, aspirations qui concerneront Mandel sa vie durant.

Dans un de ces articles, Mandel prend la défense d’un certain Dr. Martens, un « activiste », c’est-à-dire quelqu’un, qui pendant l’occupation de 14-18, entendait profiter de la prétendue politique pro-flamande de l’occupant (la Flamenpolitik) pour promouvoir l’émancipation culturelle et politique des Flamands.

De retour d’exil aux Pays-Bas, Martens fut élu à la nouvelle Académie de Médecine Flamande, soulevant un tollé du côté des « patriotes » tant de droite que de gauche. Le jeune Mandel explique que, au regard de la légitimité des aspirations flamandes, on ne peut, d’un point de vue marxiste, accuser ce médecin flamingant d’être traitre à la patrie, la « patrie » étant bourgeoise.

La formation sociale belge

Le recueil présente une analyse de la formation sociale de la Belgique, État né en 1830, dominé par une infime minorité bourgeoise et aristocratique de culture française, et qui, contrairement à la politique linguistique jacobine française, n’interdisait pas les parlers régionaux.

Rien ne fut toutefois fait pour donner à la majorité de la population du nord la possibilité de s’instruire, ni en rendant possible l’apprentissage du français et moins encore en créant des écoles secondaires ou universitaires de langue flamande. La Flandre devint ainsi économiquement et culturellement la partie sous-développée et méprisée du pays.

Le mouvement flamand né vers 1840, était dirigé principalement par la petite bourgeoisie dans ses différentes composantes idéologiques. À l’origine favorable à l’existence de la Belgique en tant que nation, il redoutait une possible annexion par la France qui aurait eu des conséquences plus néfastes encore pour les Flamands.

Ce n’est que plus tard, après que le mouvement socialiste a refusé de prendre une position claire et univoque sur la question flamande, que le mouvement tombe sous l’influence du bas-clergé, puis, après la Grande Guerre, sous celle des nationalistes flamands et de l’extrême-droite.

Mandel n’hésite pas à souligner la responsabilité du mouvement ouvrier socialiste dans cette dérive du mouvement flamand. Remarquons aussi que la naissance du mouvement ouvrier chrétien, majoritaire en Flandre et à l’origine antisocialiste, a été également favorisée par l’attitude des socialistes partageant l’anticléricalisme libéral à l’encontre du flamingantisme.

Le refus du bilinguisme en Wallonie par les francophones et une partie du mouvement ouvrier wallon, qui cependant exigeaient le maintien du bilinguisme en Flandre, a finalement contribué au développement anti-belge du mouvement flamand.

Invoquant la thèse du « développement inégal et combiné » Mandel démontre que, lorsqu’une oppression nationale va de pair avec un développement économique inégal, la formation d’une nation (belge dans notre cas) devint problématique.

Fédéralisme socialiste ou fédéralisme capitaliste ?

Le fédéralisme envisagé par Mandel devait être un fédéralisme imposé par le mouvement ouvrier par la lutte anticapitaliste, cela dans la tradition du « programme de transition », stratégie développée par Trotski en 1938 à la fondation de la Quatrième Internationale.

La démocratie et le socialisme comme rêve positif

Dans son approche de la question nationale en Belgique Mandel affiche une attitude des plus démocratiques. Il rejette l’idée nationaliste flamande qui considérait (et considère toujours) Bruxelles comme une ville flamande, bien que la grande majorité y soit aujourd’hui francophone. On ne peut imposer à la population de devenir flamande et de parler le néerlandais..

Quelle unité du mouvement ouvrier?

La Flandre et la Wallonie deviennent des régions qui se connaissent de moins en moins. Les télévisions francophones ne nous apprennent peu ou rien sur ce qui se passe en Flandre et vice-versa. Seuls des mouvements contre les politiques libérales, comme celui de décembre 2014, parviennent à unifier sporadiquement les travailleurs Flamands et Wallons, chrétiens et socialistes.

L’unité du mouvement ouvrier en Belgique est une nécessité absolue, non pour promouvoir une Belgique capitaliste et monarchique ou même seulement unitaire, mais pour se défendre contre les attaques néolibérales qui profitent de la division du pays pour manipuler et insuffler des réactions nationalistes comme en Flandre.  En Wallonie le Parti Socialiste invoque l’unité belge au nom de la défense de la sécurité sociale unitaire, mais poursuit en réalité une politique d’austérité aux dépens des acquis des travailleurs.

La question d’une riposte unitaire des deux communautés, est aujourd’hui le problème crucial du mouvement ouvrier en Belgique. La disparition du mouvement national Wallon, dont la base était prolétaire, complique les choses. La Wallonie actuelle vit sous la houlette d’une social-démocratie devenue purement social-libérale et belgiciste, même si, ci et là, des syndicalistes s’interrogent sur l’opportunité de se détacher politiquement du PS social-libéral.

La gauche radicale flamande doit formuler une réponse politique à ces problèmes nés de la question des nationalités en Belgique. Ce n’est que récemment, et encore avec beaucoup de retenue, que la gauche radicale a rejeté le caractère monarchique de l’État, alors même que l’extrême droite se prononce franchement pour une république.

On laisse ainsi une revendication juste entre les mains d’une droite des plus dangereuses. Prétendre qu’on s’occupera plus tard de cette question, une fois le capital belge vaincu, fait preuve d’une attitude ouvriériste qui esquive un problème politique partie intégrante de la Belgique institutionnelle. La gauche en Belgique, a des racines matérielles et idéologiques profondes dans la Belgique unitaire, bourgeoise et monarchique. Il n’est pas facile de s’en détacher.

La Belgique d’aujourd’hui n’est, bien entendu, pas celle d’Ernest Mandel, mais l’approche méthodique de ce Belge, Flamand polyglotte, internationaliste et marxiste, lie la lutte de classe, le droit des nations à disposer d’elles-mêmes et la démocratie sociale et c’es toujours valable.

Ernest Mandel – Nationalité et lutte de classe en Belgique 1958 – 1973

Hendrik Patroons

https://www.iire.org/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin