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22 avril 2017 ~ 0 Commentaire

russie (anti-k)

vlad

Russie: battu à mort, un journaliste succombe à ses blessures

Journaliste engagé basé à Saint-Pétersbourg, Nikolaï Andrushchenko est décédé après avoir été violemment agressé début mars. Une enquête a été ouverte.

Nikolaï Andrushchenko était un journaliste engagé, co-fondateur du journal conservateur russe Novy Peterburg. Le 9 mars dernier, des inconnus l’avaient violemment frappé dans la rue, le plongeant dans le coma artificiel. Pour l’éditeur du journal, cette agression est sans doute liée à ses activités professionnelles. Le journal écrit en effet beaucoup sur la corruption et sur les actions de protestation.

Poutine en ligne de mire

Nikolaï Andrushchenko lui-même enquêtait sur des sujets sensibles comme l’arbitraire dans la police mais aussi les liens entre les structures criminelles et les autorités, en particulier dans les années 1990, quand Vladimir Poutine travaillait à la mairie de Saint-Pétersbourg. Récemment, il avait participé à un documentaire, Who is Mister Putin, qui retrace la montée au pouvoir du président russe.

Nikolaï Andrushchenko avait été député régional entre 1990 et 1993 aux côtés des opposants au démantèlement de l’ex-URSS. En 2007, il avait été accusé de diffamation et d’extrémisme et condamné à une amende.

RFI  20-04-2017 Muriel Pomponne correspondante à Moscou

http://www.anti-k.org/

Commentaire: Une tradition de dictateurs: Staline a fait disparaître tout le « bureau politique » qui pouvait témoigner sur son passé trouble…

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21 avril 2017 ~ 0 Commentaire

olé quoi! (bbx)

prof

Un observatoire LGBTI pour l’école espagnole ? Mais olé quoi!

Il s’en passe des choses éminemment intéressantes chez nos voisins, côté péninsule ibérique, un pays qui a légalisé le mariage gay en 2005, qui a fait des violences conjugales une question de société majeure avec une loi en 2004, un pays où les crimes machistes font la une des journaux, papier, web et télé…

Ce n’est pas idéal là-bas mais l’envergure de la mobilisation pour les droits des femmes contre les violences et les droits des LGBTI nous laisse songeuses à un moment où ces questions sont quelque peu inexistantes dans les débats actuels, pourtant cruciaux.Alerte-inspiration pour notre hexagone exigu : trois professionnelles de l’éducation ont lancé un projet d’observatoire LGBTI virtuel en milieu éducatif.

Carmen Ruiz Repullo, Marian Moreno Llaneza et Kika Fumero sont les trois enseignantes passionnées à l’initiative du projet. Elles sont parties d’un constat affligeant. Un tiers des élèves de primaire est victime de harcèlement, entre 70 et 80% des élèves LGB entendent à l’école comment leur orientation est une insulte, 80% des élèves LGB cachent leur orientation sexuelle. Par ailleurs, selon l’Institut National des statistiques espagnol, entre 2011 et 2015, 2562 filles mineures ont porté plainte et bénéficient de mesures de protection, sans parler de la violence domestique, des viols collectifs, des bus qui exhibent la transphobie (ceux de l’association ultra-catholique Hazte Oír en l’occurrence).

Elles sont convaincues que tout ou presque se joue dans l’éducation. Si un monde meilleur est possible, c’est bien là que ça doit commencer, dans le lieu où les nouvelles géné- rations se rencontrent et se forment, un lieu qu’elles souhaitent plus sûr, plus sain, sans pré- jugés et sans violence qui entravent le développement des futur.e.s citoyen.ne.s. D’où un observatoire co-éducatif, qui envisage l’école comme le lieu premier du vivre ensemble, où filles et garçons ont les mêmes conditions et les mêmes opportunités.

Via un financement participatif, elles veulent créer une plateforme en ligne à échelle nationale en direction des élèves, des professeurs et des familles pour valoriser et promouvoir l’égalité et le respect de la diversité à l’école. L’observatoire proposera entre autres choses un service d’information d’urgence, un réseau social d’échanges, une bibliothèque d’outils pour tous les âges, une plateforme de formation et des jeux pour apprendre.

Les sociologues Johanna Dagorne et Arnaud Alessandrin rappellent que la lutte contre les discriminations, l’homophobie en particulier, n’est apparue que très récemment en France dans les agendas politiques et la recherche universitaire (« Etre une fille, un gay, une lesbienne ou un.e trans au collège et au lycée. Academic Leadership, AcademicLeadership.org, 2016, Le sujet dans la cité, 2 (6), pp.140-149.).

Le Collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire créé en 2004 regroupe neuf organisations et syndicats représentatifs des élèves, parents et personnels de l’Éducation nationale pour lutter contre les discriminations LGBTphobes en milieu scolaire.

Dans son blog, le collectif reprenait le rapport intitulé « Renforcer et généraliser aujourd’hui la formation à l’égalité filles-garçons des enseignant.e.s pour construire la société égalitaire de demain » du Haut Conseil à l’Égalité entre les Femmes et les Hommes de février dernier, qui constate en particulier que « la formation à l’égalité ne bénéficie qu’à une minorité des 900 000 personnels enseignants et non-enseignants qui travaillent dans les écoles, les collèges et les lycées ».

Le collectif conclue : « Et encore, parmi la minorité qui a reçu une formation sur l’égalité filles-garçons, combien de ces personnels ont eu droit à un éclairage sur les LGBTphobies ? De cela, le HCE ne dit rien »…

/ 20 avr 2017

http://www.barbieturix.com/

Lire aussi:

Le Collectif éducation contre les LGBTphobies

Commentaire: Vocabulaire: Les enfants espagnols vont au « colegio » (école et collège chez nous) tandis que les lycéen(en)s vont à « l’instituto » , le « college » aux USA…

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19 avril 2017 ~ 0 Commentaire

espagne (ci)

Impression

Entre Poutou et Mélenchon, le cœur de Podemos balance

La direction du mouvement soutient le candidat de la France Insoumise, alors que le courant anticapitaliste  souhaite la victoire du représentant du NPA, le “seul ouvrier” qui se présente.

Il n’y a pas que les Français qui ont du mal à se décider. En Espagne, la formation de gauche radicale Podemos est divisée : le leader Pablo Iglesias et la majorité des membres de la direction soutiennent la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon tandis que les antica-pitalistes se sont officiellement déclarés en faveur du Nouveau Parti Anticapitaliste de Philippe Poutou. Ce dernier est “le seul ouvrier qui se présente aux présidentielles, face à un ensemble d’hommes politiques professionnels”, indique le communiqué publié le 6 avril, cité par le site d’information conservateur El Confidencial. Il s’agit pour les anticapitalistes d’un geste “positif et de grande valeur symbolique”.

De son côté, “Iglesias est lié à Mélenchon par une amitié personnelle, forgée durant son étape comme eurodéputé”, entre 2014 et 2015, période pendant laquelle les deux hommes ont siégé au sein du même groupe parlementaire, rappelle El Condifencial. Le Français a soutenu Iglesias à de nombreuses reprises et s’est souvent déplacé à Madrid lors d’évènements orga- nisés par Podemos. Les anticapitalistes, minoritaires au sein de la formation, sont eux histo- riquement liés au NPA.

Ce n’est pas la première fois que le parti est ainsi divisé dans ses soutiens internationaux. Lors des élections grecques de 2015, Iglesias s’était affiché aux côtés d’Alexis Tsipras, leader de Syriza, alors que Miguel Urbán, chef de file des anticapitalistes, soutenait Unité Populaire de Yanis Varoufakis.

19/04/2017

Commentaire: Plus « politiquement », Iglésias comme Mélenchon sont de fieffés « jacobins » crispés sur la défense de la « patrie » et opposés aux autodéterminations régionales.

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17 avril 2017 ~ 0 Commentaire

turquie (npa + yeniyol)

alevis-manif-turquie-reuters

Contre Erdogan

Référendum en Turquie  : un non porteur d’espoir

Au mépris de toute équité, le président Erdogan et l’AKP semblent décidé à terminer la campagne pour le oui à l’amendement constitutionnel, en mobilisant toutes les opportunités offertes par l’État et grâce au contrôle du Duce turc sur les médias…

Quelques chiffres suffisent à rendre compte de l’énormité de la situation. Dans les vingt premiers jours du mois de mars, sur 17 chaînes télévisés, Erdogan et divers dirigeants de l’AKP ont bénéficié de 420,5 heures de passage à l’antenne en direct et le HDP…  zéro ! Entre le 1er et le 22 mars, sur la chaîne publique Erdogan et le gouvernement ont eu droit à 4 113 minutes de diffusion, le parti républicain de l’opposition CHP 216 minutes, le parti d’extrême droite désormais soumis à Erdogan 48 minutes, et le HDP… une minute ! Rappelons qu’Erdogan avait il y a quelques mois annulé par décret l’obligation d’une égalité dans le passage à l’antenne des différents partis lors des périodes d’élection.

Répression pour les partisans du non

Alors que des cas de policiers distribuant des tracts du oui ont été signalé, l’atmosphère est bien entendu très tendue. S’il est possible de monter des stands et de tracter en faveur du non dans les grandes villes, cela s’avère beaucoup plus difficile dans les villes d’Anatolie où l’AKP est puissant. D’autant plus qu’Erdogan et sa clique ont jusqu’aux deux dernières semaines renforcé la polarisation en cours en identifiant les partisans du non à des terroristes et des traîtres à la patrie. Il y a eu de très nombreux cas d’agression envers des activistes du non, parfois même par arme à feu. Toutefois ce sont les partisans de droite du non qui sont le plus visé par la répression.

Le Saadet, le parti historique de l’islamisme turc dont l’AKP est une scission, s’est ouvertement déclaré pour le non. Si la direction du MHP d’extrême droite, dans le cadre de son alliance avec l’AKP, opte pour le oui, il semblerait que près des deux tiers de sa base vont désobéir à cette consigne afin de s’opposer à l’instauration d’un régime fait sur mesure pour Erdogan. Dans la base même de l’AKP, le pourcentage d’indécis est aux alentours de 10 %. Soulignons d’autre part qu’il n’existe pas de front commun pour le non. Chaque groupe, parti, syndicat, association fait sa propre campagne, en essayant de ne pas se marcher sur les pieds. Il s’agit donc d’une sorte de front dispersé.

Le vote kurde

Le HDP à l’ouest du pays mais surtout son parti-frère, le DBP dans le sud-est, concentrent toutes leurs forces à convaincre le peuple kurde d’aller aux urnes et à ne pas se désintéresser du devenir du régime turc après tous les ravages qu’il a créé dans la région. Selon Amnesty International, près de 500 000 personnes ont été déplacées en raison de la destruction de leurs villes. De plus, alors que des grèves de la faim de prisonniers politiques kurdes continuent depuis plus de 50 jours, 13 députés du HDP, dont ses co-présidentEs Selahattin Demirtas et Figen Yuksekdag, sont toujours en prison, ce qui ne facilite pas le déroulement de la campagne. Toutefois, malgré la répression, la participation au Newroz, la fête nationale kurde, fin mars, a été spécialement nombreuse cette année, malgré tous les obstacles planifiés par les municipalités gérées désormais par des administrateurs (non élus) pro-régime. Et bien entendu, c’est la volonté du non qui a marqué ce Newroz.

Un des autres facteurs qui va peser sur les résultats du référendum va probablement être le choix des kurdes conservateurs, qui, mêmes très critiques à l’égard du PKK, ne vont proba-blement pas oublier la destruction de leurs villes et le massacre de voisins, jeunes du quartier ou membres de leur famille, par les forces de du régime.

Après la révolte de Gezi en 2013, après les élections du 7 juin 2015 dont les résultats auraient bien pu changer le sort du pays, c’est paradoxalement un troisième moment d’espoir et d’auda- ce que représente actuellement la dynamique du non, quelles que soient ses conséquences et même si de violentes représailles se profilent à l’horizon. Malgré la répression et l’inégalité des ressources déployées, ainsi que l’affirmait dernièrement une activiste lors d’un comité, « c’est bien le non qui est le véritable héros de la rue »…

D’Istanbul, Uraz Aydin Lundi 17 avril 2017,

https://npa2009.org/

turcs

Lire aussi:

En Turquie après le référendum : « Non ce n’est pas fini, le combat continue »

« La brèche est ouverte, renforçons le NON ! » Déclaration après le référendum constitutionnel en Turquie (Yeniyol)

http://www.yeniyol.org/

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17 avril 2017 ~ 0 Commentaire

trump (lcr.be)

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Trump en Belgique les 24 et 25 mai: le comité d’accueil se prépare

Donald Trump, président de la première puissance économique et militaire mondiale, devrait poser les pieds à Bruxelles au mois de mai. Un sommet de l’OTAN est en effet prévu les 24 et 25 mai prochains. Un rendez-vous important pour cette organisation militariste et impérialiste née en pleine Guerre froide et vieille de 68 ans.

La résistance s’organise…

A l’agenda du sommet, par exemple, il y a la question de la modernisation des arsenaux nucléaires, dans un contexte où Trump a eu des déclarations laissant entendre qu’il défendrait une nouvelle course aux armes nucléaires.

Autre question à discuter lors de ce sommet, le respect de l’objectif de l’alliance que chaque Etat membre consacre 2% de son PIB au budget militaire au plus tard en 2024. Seuls cinq des 28 pays de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) respectent actuellement cet objectif, dont la Grèce…

L’administration Trump envoie des signaux contradictoires entre le président US qui déclare l’OTAN obsolète et son secrétaire à la défense, et le général Mattis – appelé «le chien fou» – qui déclare le soutien indéfectible des Etats-Unis à l’alliance impérialiste.

Trump pourrait donc bien demander la hausse de cet objectif de dépenses militaires.

L’agression russe en Ukraine offre du pain bénit aux partisans d’un renforcement de l’OTAN à l’Est. Les Etats baltes ou encore la Pologne réclament plus de soutien de leurs alliés occiden- taux. L’OTAN envisage aussi de renforcer des partenariats en Asie, comme avec le Japon. Le Brexit favorise les débats au sein des classes dominantes, notamment en France et en Allema- gne, sur un renforcement de la militarisation de l’Union européenne (UE), pendant que l’OTAN joue déjà à la chasse aux réfugié.e.s en Méditerrannée, en soutien à l’agence Frontex et à l’Europe forteresse.(…)

Mais le mouvement dit «antiguerre» est mal en point, en Belgique aussi.

Beaucoup d’organisations, comme Intal, Vrede et même la CNAPD (Coordination nationale d’Action pour la Paix et la Démocratie) ont sombré partiellement ou parfois totalement dans la justification de graves agressions militaires et de crimes de guerre que ce soit en Syrie ou en Ukraine, au nom d’une politique qui dénonce l’OTAN comme unique source de guerre, qui euphémise de façon caricaturale les guerres d’Assad et Poutine ; et qui efface dans son discours l’existence même de mouvements sociaux dans les pays concernés.

Les anticapitalistes et internationalistes, dont nous sommes, n’ont pas cédé sur les principes.

Nous nous sommes opposé.e.s aux interventions militaires de la Belgique, que ce soit en Afghanistan ou plus récemment en Irak. Celles-ci n’ont jamais eu pour but d’aider les popula- tions locales. Pour autant, nous n’avons eu de cesse de dénoncer la brutalité d’Assad et Poutine, entre autres, et de défendre une solidarité internationale des mouvements populaires pour la justice sociale, les libertés démocratiques et contre toutes les guerres contre-révolu-tionnaires, celles des dictatures bourgeoises corrompues comme celles des puissances impérialistes de première ou de seconde zone.

Une occasion pour reconstruire le mouvement antiguerre

Cela étant, la venue de Trump en Belgique est une occasion de choix pour le mouvement social, toutes composantes confondues, de se réveiller, de se réunifier, et de le faire sur des bases politiques saines et unitaires. Trump, par l’agenda capitaliste, hétéro-sexiste, raciste, militariste et destructeur de la planète qu’il représente, nous met face à nos responsabilités tout en permettant une convergence des luttes comme on en a rarement vue!

C’est pourquoi un processus se met en place pour préparer une manifestation qui, pour être massive et pluraliste en mai, devrait refléter de façon démocratique toutes les composantes du mouvement social en Belgique, et ne pas épargner non plus les petits Trump belges, comme Théo Francken, ou simplement les laquais du Trumpisme, comme Charles Michel.

Le mouvement doit s’appuyer sur les mobilisations féministes, celles des scientifiques et celles des anti-guerre notamment, mais sans oublier la dimension antiraciste, la lutte contre l’Europe forteresse et pour la régularisation des sans-papiers, et, last but not least, le mouvement syndical.

Rendez-vous le 24 mai pour montrer au monde que la Belgique ne veut pas de Trump et de son monde!

14 avril 2017 Mauro Gasparini

Article paru dans La Gauche #81, mars-avril 2017.

http://www.lcr-lagauche.org/

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16 avril 2017 ~ 0 Commentaire

allemagne (anti-k)

allemands

12,5 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, un record

La pauvreté a progressé de 15 % en 2013 pour toucher 12,5 millions de person- nes, un record, indique l’étude publiée par la fédération d’aide sociale Paritätischer Wohlfahrtsverband.

Vu de France, ce chiffre pourrait sembler paradoxal. Et pourtant. Outre-Rhin 12,5 millions de personnes vivaient sous le seuil de pauvreté en 2013, un record depuis la réunification du pays en 1990, selon l’étude publiée hier par Paritätischer Wohlfahrtsverband (PW), une fédération qui regroupe quelque 10.000 associations actives dans le domaine de l’aide sociale et de la santé. Cette année là, la pauvreté a bondi de 15 % à 15,5 % par rapport à 2012, année où les chiffres avaient déjà surpris.

« Depuis 2006, on observe clairement une dangereuse tendance d’augmentation à la pauvreté (…) La pauvreté en Allemagne n’a jamais été aussi élevée et la fragmentation régionale n’a jamais été aussi sévère qu’aujourd’hui », a déclaré au site Euractiv Allemagne Ulrich Schneider, le directeur général de Paritätischer Gesamtverband (PG). Une pierre dans le jardin du gouvernement qui assure que l’écart entre riches et pauvres diminue. Une affirmation « tout simplement fausse » pour le responsable de PG.

Comme en France, les mères célibataires sont particulièrement exposées, plus de 40 % d’entre elles basculent dans la pauvreté, indique le rapport.

Si la pauvreté augmente à l’échelle nationale, le fossé qui existe entre régions prospères et régions en déshérence s’est également aggravé depuis 2006. La situation s’est détériorée dans 13 des 16 Länder: les villes-Etats de Brême et de Berlin ainsi que le Land de Mecklem-bourg-Poméranie, dans le nord du pays, sont les plus exposés à la pauvreté; à l’inverse, la Bavière (sud) et le Bade-Wurtemberg (sud-ouest) sont les moins touchés. Hambourg (nord) et plusieurs secteurs de Rhénanie-du-Nord-Westphalie (ouest) ont connu une forte poussée de la pauvreté, dont le taux est resté stable, voire a légèrement reculé, en Saxe-Anhalt (centre), Brandebourg et en Saxe (est).

« La pauvreté est un problème bien de chez nous« , a poursuivi Ulrich Schneider pour qui l’Allemagne « a clairement un problème croissant de distribution de la richesse » . Et, alors que l’industrie allemande ne cesse de battre des records à l’exportation, cela risque de perdurer. Selon PW, le nouveau salaire minimum entré en vigueur début 2015 (8,50 EUR brut de l’heure), ne permet en effet pas de changer la donne.

Des seuils qui varient d’un pays à l’autre

Mais comment mesure-t-on cette pauvreté ? En Allemagne, les personnes vivant seules avec un revenu inférieur à 892 euros par mois sont classées dans la catégorie des « pauvres ». Une famille avec deux enfants intègre cette catégorie si elle vit avec moins de 1.872 euros par mois.

Des chiffres qui peuvent surprendre.

Masi, en Europe le calcul du seuil de pauvreté varie d’un pays à l’autre (voir le graphique établi par Eurostat pour les pays d’Europe). Selon l’Observatoire des inégalités, cet écart allait de 1.286 euros par mois en Norvège à 180 euros en Roumanie, en passant par 500 euros en Grèce, soit près de deux fois moins qu’en France (935 euros par mois).

JEAN-MICHEL GRADT 20/02/15

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15 avril 2017 ~ 0 Commentaire

alévis (le peuple breton)

alevis-manif-turquie-reuters

Manif des alévis contre Erdogan

Portes ouvertes chez les Alévis à Lanester

En plein cœur de la zone industrielle, à Lanester : un petit local. C’est ici que se réunissent les Alévis du Morbihan (environ 70 membres dans le pays de Lorient pour environ 300000 ressortissants en France et 20 à 25 millions dans le monde). La Bretagne compte trois associations : à Quimper, Lanester et Nantes. Vendredi soir, la communauté organisait une porte ouverte pour faire découvrir leur culture. Patricia Riou et Gael Briand, candidats Oui la Bretagne / UDB aux législatives de juin prochain ont répondu présent à l’invitation.

Les petits plats étaient mis dans les grands pour recevoir le public : un énorme buffet composé de plats alévis avait été préparé par les bénévoles de l’association pour les curieux. Depuis 16 ans, ils se mobilisent pour faire connaître leur culture venue des Hauts Plateaux de l’Anatolie, en Turquie. Présents dans toutes les manifestations sociales, ils cherchent également à nouer des relations avec les associations, notamment l’Établissement Français du Sang.

Souvent considérés comme hérétiques, les Alévis se démarquent de l’Islam du fait qu’ils ne fréquentent pas les mosquées, boivent de l’alcool, ne tiennent pas compte du ramadan ni de la charia, les femmes ne sont pas voilées et sont les égales des hommes (un concept que les Alévis ont d’ailleurs exporté au sein de la révolution kurde). À mi-chemin entre une croyance et une philosophie de vie, la culture alévie n’a pas de dogme : « Quoique tu cherches, cherche le en toi, pas à la mosquée ! ». On imagine d’autant mieux la raison pour laquelle ces populations ont été réprimées et marginalisées durant des siècles et jusqu’à aujourd’hui par les orthodoxes sunnites.

Pour cette porte ouverte, Suleyman Akguc, « responsable diplomatie », était venu de Paris pour faire partager leur désir de reconnaissance : « si vous ne définissez pas votre identité vous-mêmes, a-t-il expliqué, d’autres vous imposent la leur ». « Un air de déjà vu ! s’amuse Gael Briand. Comme la communauté bretonne, les Alévis ne demandent qu’une chose : être reconnus. Il était important que nous participions à cette porte ouverte pour leur signifier que nous faisons partie d’une seule et même société, ici en Bretagne, et que c’est de nos différences que naît le dialogue et le respect. »

Très engagé, Suleyman travaille notamment en contact avec le parlement européen dont il n’a pas manqué de dénoncer le marchandage avec Erdogan : « avec votre argent, on créé des camps en Turquie » a-t-il dénoncé. « Mais on préfère maintenir de bonnes relations commerciales à la Turquie que de dénoncer cette situation » s’est-il indigné. Pour la communauté alévie, comme pour les Kurdes, il est hors de question de donner encore plus de pouvoir à ce « dictateur ». Ils voteront « non » au référendum prévu le 16 avril prochain.

La Rédaction 15 avril 2017

https://lepeuplebreton.bzh/

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Le cauchemar des alévis (Slate)

Commentaire: L’alévisme est issu du chiisme mais est rejeté aussi bien par les sunnites majoritaires que par les chiites. Un tiers des alévis sont kurdes, 1 million est arabe.

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10 avril 2017 ~ 0 Commentaire

a manca (corse)

 stc

Manif du Syndicat des Travailleurs Corses

Présidentielles 2017 : Position d’A Manca

Cette consultation électorale s’inscrit dans un ensemble institutionnel auquel nous ne conférons aucune légitimité. Que ce soit pour ce temps électoral où d’autres consultations du même ordre, notre analyse est et demeure identique. La « démocratie » par délégation de pouvoirs, donc hors de toute maîtrise populaire, conduit immanquablement aux mêmes résultats, lesquels se traduisent par une déconnexion à termes entre les élus et les électeurs.

Ces mécanismes ne sont pas dus au hasard. Les classes dominantes, les milieux de la finance et leurs personnels politiques maintiennent leur pouvoir, en Corse comme ailleurs, par les moyens d’un système économique, culturel, législatif et politique dont le parlementarisme et la permanence de l’état sont les pierres angulaires.

Le droit à l’autodétermination du peuple Corse n’est pas soluble dans les institutions de la France. A l’exception notable du candidat présenté par le NPA, aucun autre postulant, ne s’accorde à reconnaître ce droit inaliénable.

La permanence de l’existence d’un courant objectivement néo-fasciste est instrumentalisée comme un repoussoir et ce dans la perspective pathétique d’un front républicain. Ces manœuvres destinées à manipuler « l’opinion publique » sont condamnables autant qu’hypocrites. Les thèmes du FN et de ses sous produits locaux ont largement débordés de leurs frontières. Le tout sécuritaire, la régulation des flux migratoires et un nationalisme de tous les instants, sont désormais au cœur des programmes, aussi bien des sociaux libéraux que du populiste Mélenchon.Le scénario immanquable du deuxième tour confirmera cette analyse.

L’éradication de la gangrène fasciste ne peut se produire qu’en rupture avec un « modèle » économique qui conduit au désespoir et aux pires des tentations celles et ceux qui en subis- sent les effets.

Les migrants ne sont en rien responsables d’un chômage délibérément entretenu. Ce chômage est un formidable moyen de pression dont le but est de faire baisser la rémunération de la force de travail. Il est aussi marqué par la mise en concurrence des travailleurs comme un instrument majeur destiné à affaiblir leurs capacités de résistance.

Le racisme et la xénophobie sont également des poisons qui divisent le monde du travail et participent de son aliénation au système encore dominant.

L’islamophobie galopante qui tente de confondre tous les musulmans et les assassins de la sphère islamo-totalitaire, en est aujourd’hui une, parmi les manifestation les plus visibles.

Seul un projet politique en rupture radicale avec le capitalisme peut donc mobiliser le monde du travail et ainsi éviter à notre société de basculer dans le néant. Tous les tentatives d’aménagement et/ou de régulation de ce système échoueront comme elles ont toujours échouées dans l’histoire.

L’avenir de notre société ne dépend en aucun cas, ni d’un homme « providentiel » pas plus que de l’exercice individuel et solitaire du vote. Seules les mobilisations collectivement maîtrisées peuvent ouvrir des perspectives.

Nous savons cependant que cette maturation politique ne se décrète pas et qu’elle sera le fruit des expériences menées par le monde du travail et donc à une élévation des niveaux de conscience. C’est à cette tâche que notre mouvement s’est attelé, notamment en mettant aux débats un projet de citoyenneté pour la Corse du 21ème siècle.

A celles et à ceux qui se rendront aux urnes malgré tous leurs doutes et leurs préventions, en particulier à celles et ceux des classes populaires, nous lançons un appel : Seul le bulletin pour Philippe Poutou du NPA peut alors avoir une signification, à la fois de classe et pour le droit à l’autodétermination.

Demain une fois passée l’agitation électoraliste, nous vous donnons rendez vous dans les luttes, pour la défense des intérêts collectifs de la classe des travailleurs de Corse et pour l’édification d’une société débarrassée de toutes les formes d’aliénation.

Pour un socialisme démocratique et autogestionnaire dans une Corse maîtresse de son histoire.

 10 avril 2017  a manca

http://www.a-manca.net/

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05 avril 2017 ~ 0 Commentaire

vu de suisse (le temps.ch)

revo 1789 lannion

La présidentielle française des «sans-culottes»

A force de «balancer» sur ses adversaires, et notamment sur François Fillon, le désinvolte mais tenace Philippe Poutou a mis un peu de révolution dans cette présidentielle française déboussolée

On pouvait craindre le pire lors de ce débat télévisé présidentiel à onze, mardi soir sur BFM TV. Sur le fond, le plancher cathodique a bien été atteint. Peu de cohérence. Des propos décousus. Une impression de foire présidentielle pas toujours digne d’un scrutin qui, en plus de mobiliser les 23 avril et 7 mai plus de 44 millions d’électeurs français, doit également décider de l’avenir d’un pays fracturé et à bien des égards mal en point.

Puis une lueur très française s’est confirmée.

Celle de l’audace déstabilisatrice des «sans-culottes» à l’assaut de la caste au pouvoir. Philippe Poutou, le syndicaliste presque débraillé à l’antenne, sans cesse en train de consulter ses proches assis derrière lui, carrément désinvolte parfois, a allumé cette flamme. Pas de quoi être fier, vu le niveau des harangues et des accusations forgées dans le moule de l’extrême gauche toujours résolue à piller les riches et à réquisitionner le capital disponible. Mais ce début d’incendie s’est finalement avéré salutaire.

Interventions sans filtre

Qui d’autre, pour dire en direct à François Fillon ce que pensent tout bas beaucoup de Fran- çais, à savoir qu’il a «piqué dans la caisse»? Qui d’autre pour évoquer les liens entre Emma- nuel Macron et la Banque Rothschild sinon le candidat souverainiste Dupont-Aignan? Qui d’autre que Nathalie Arthaud pour parler de la douleur des «caissières» à qui «rien n’est pardonné»? Tout cela était bien sûr imbibé de démagogie et d’approximations. La présomption d’innocence s’est retrouvée foulée aux pieds devant des millions de téléspectateurs. Mais l’absence «d’immunité ouvrière» de Philippe Poutou a tapé juste. N’est-ce pas ce qu’on entendrait si, dans un café français, les principaux candidats déboulaient sans crier gare et se laissaient interroger sans filtre par leurs compatriotes?

Marine Le Pen déroutée

Sans doute est-ce pour cela, d’ailleurs, que la candidate reine du populisme tricolore Marine Le Pen, toujours favorite des sondages au premier tour et présidente du premier parti de France, a semblé plusieurs fois déroutée, frappée d’une perte de repères. Les deux repré- sentants de l’extrême gauche, rejoints par moments par les autres «petits» candidats, ont à leur manière incarné une autre version du peuple devant les caméras que celle, colérique et nationaliste, du Front national.

Ils ont parlé souffrance au travail, inégalité devant la loi, peur du rouleau compres- seur économique. Ils ont surtout, de façon désordonnée, tiré à vue quelques boulets de liberté. Le café du Commerce s’est invité dans cette présidentielle et le couvercle de la caste politique hexagonale s’est déverrouillé.

Savoir qui l’a emporté mardi soir est finalement secondaire. Les «grands» sont restés dans leur couloir tandis que Jean-Luc Mélenchon, fin connaisseur de l’extrême gauche, s’est retrouvé à peu près seul à sortir indemne de cette fusillade. Le principal enseignement de ce long et cacophonique débat est que la France est brouillonne et bouillonne. On se souvient qu’en 2002, la candidate historique de Lutte ouvrière avait obtenu 5,5% des voix. Avis aux présidentiables: c’est ce pays-là, toujours affolé d’égalité, que vous aurez la lourde, impossible?, tâche de réconcilier avec lui-même à partir du 7 mai.

https://www.letemps.ch/

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« Le Temps » ne nous aime pas, çà c’est sûr! Mais il prévient sévèrement les capitalistes: à force de s’en mettre plein les poches sans rien lâcher , « sans mettre un p’tit peu d’huile », ils risque de faire tout péter! Et çà c’est pas bon pour le business!

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02 avril 2017 ~ 0 Commentaire

blagues (anti-k)

carrero

Les 3 puissances spaciales

Espagne: un an de prison pour avoir tweeté des blagues sur l’assassinat d’un dirigeant franquiste

La justice espagnole a condamné mercredi une utilisatrice de Twitter pour avoir publié des blagues sur l’assassinat d’un dirigeant franquiste en 1973 par l’organisation armée ETA. L’Au- dience nationale, tribunal chargé d’affaires complexes et touchant au terrorisme, a condamné Cassandra Vera, jeune femme transgenre de 21 ans, à un an de prison pour « un délit d’humiliation des victimes du terrorisme« .

Assassinat de l’amiral Luis Carrero Blanco

Elle a cependant peu de risques d’aller en prison, les peines inférieures à deux ans n’étant généralement pas exécutées en Espagne. La jeune femme était poursuivie pour 13 tweets publiés entre 2013 et 2016 sur l’assassinat de l’amiral Luis Carrero Blanco, Premier ministre désigné en juin 1973 et numéro deux du régime dictatorial de Francisco Franco (1939-1975).

Une blague potache sur un serviteur du dictateur franquiste 

Le 20 décembre 1973, la voiture du militaire avait été projetée en l’air par une explosion lors d’un attentat revendiqué par l’organisation séparatiste basque armée ETA. Parmi les tweets incriminés: « l’ETA a combiné une politique contre l’utilisation des voitures officielles et un programme spatial » ou « Carrero Blanco est-il aussi retourné vers le futur avec sa voiture?  »

L’ETA, à laquelle sont attribuées 829 morts en 40 ans de violences, a renoncé définitivement à la lutte armée en 2011 et devrait révéler l’emplacement de toutes ses caches d’armes le 8 avril prochain. L’affaire a aussi pris une tournure politique: le parti de gauche radicale Podemos a demandé la suppression du délit d’apologie du terrorisme dans le Code pénal espagnol, et son leader Pablo Iglesias a accompagné Cassandra Vera au tribunal.

RTBF avec Belga

mercredi 29 mars 2017 
carrero 1
Je m’en vais, ma planète a besoin de moi

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