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13 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

état espagnol (npa)

vice president

Après les élections, un gouvernement faible

Une droite forte, l’état espagnol en crise

Pedro Sanchez, le leader du Parti Socialiste Espagnol (PSOE) et chef du gouvernement en place avait provoqué de nouvelles élections législatives dans toute l’Espagne, espérant en obtenir une majorité plus stable au détriment de Podemos à sa gauche, de Ciudadanos à sa droite et des forces indépendantistes en Catalogne.

Le verdict des quatrièmes élections générales en quatre ans est clair 

Avec une forte abstention (6% de plus que lors des élections d’avril), le PSOE perd sa majorité absolue au Sénat et 700 000 voix au Congrès (chambre des députés). Avec 28% des exprimés il ne parvient, qu’à maintenir son nombre de députés.

Podemos (12,8% au lieu de 14,3%) recule mais nettement moins qu’annoncé et les partis indépendantistes catalans (40,5% en Catalogne) progressent. Certes Ciudadanos s’effondre (6,8% au lieu de 15,7%) mais c’est au profit du parti historique de la droite espagnole, le PP (20,8% au lieu de 16,7%°) et surtout de « Vox » le parti d’extrême droite qui passe de 10 à 15% et double son nombre de sièges de députés.

Sauf en Catalogne, la manœuvre politicienne de Pedro Sanchez a abouti à un renforcement de la droite et à une durable institutionnalisation de l’extrême droite

Ces résultats reflètent bien la courte campagne électorale qui vient de s’achever. Une lassitude ou un désintérêt d’une partie importante de la population et une campagne complètement polari-sée par la question catalane où le PSOE a multiplié les déclarations et les mesures autoritaires et où les partis de droite n’ont cessé de surenchérir contre le mouvement et les partis catalans.

Le grand bénéficiaire de ce déballage « espagnoliste » a logiquement été le plus radical sur ce terrain : Vox. Ce parti, dont les leaders proviennent du PP, ajoutant un discours à peine voilé de nostalgie du franquisme et ouvertement anti immigrés.

Paradoxalement le fractionnement politique de l’État Espagnol joint à son système électoral font que c’est vraisemblablement un gouvernement « de gauche » qui sera désigné à la fin du processus parlementaire.

Dès le surlendemain des élections le PSOE et Podemos ont signé un « préaccord » de gouver-nement. Le texte est un catalogue de « bonnes intentions » de type économique et social qui prend bien soin de ne s’engager sur aucune mesure concrète.

Sur la Catalogne, il s’agit plutôt de vœux pieux sur la restauration de la « convivialité », et la nécessité du « dialogue » mais bien sûr dans le strict cadre de la constitution de 1978. Le seul point précis et concret de ce « préaccord » est que Pablo Iglesias serait désigné « vice-président du conseil » !

En signant cet accord Pablo Iglesias et la direction de Podemos parachèvent l’évolution qu’ils ont imposée à leur parti depuis des années. Du parti antisystème, partisan de la rupture et se voulant la traduction politique des luttes qui avaient ébranlé l’État Espagnol depuis 2011, Podemos, sa direction en tout cas, devient l’otage minoritaire d’un parti social-libéral, farouche défenseur de la constitution post-franquiste. Pour Podemos, pour son projet, cela prend toutes les allures d’un suicide politique.

Pedro Sanchez devra encore trouver d’autres soutiens pour être investi. Il les aura peut-être du côté des forces « souverainistes » et défenseurs de la « multinationalité » de l’Espagne, en Catalogne, au Pays Basque et en Galice. En obtenant au moins leur abstention, voire leur vote positif. Ce qui, logiquement, rendra encore plus instable et dépendant son gouvernement.

Rien n’est résolu

Dans un contexte de situation économique qui se dégrade, de crise Catalane où rien n’est résolu, bien au contraire, le gouvernement Sanchez se heurtera à de multiples contradictions et contestations.

Enchaîné au gouvernement, Podemos et d’autres forces à la gauche du PSOE ne pourront offrir d’autres perspectives ce qui ne peut manquer de profiter à la droite et surtout à l’extrême droite.

Ces perspectives ne peuvent venir que « d’en bas », de la population et des travailleurs, par une nouvelle phase de luttes pour les droits politiques et sociaux dans tout l’Etat Espagnol.

Fabrice Thomas  Mercredi 13 novembre 2019

https://npa2009.org/

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13 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

13 novembre 2002 (le prestige)

Le procès de la plus grave marée noire de l’histoire de l’Espagne s’est ouvert mardi 16 octobre 2012, à La Corogne (Galice). Quatre accusés,dont le commandant du pétrolier Prestige,  seront jugés pendant plusieurs mois, dix ans après le naufrage du navire.

Le navire s’était cassé en deux et avait coulé le 19 novembre 2002, au large de la Corogne, après avoir dérivé pendant six jours dans l’Atlantique, laissant s’échapper 50 000 tonnes de brut qui s’étaient répandues sur les côtes. Le Prestige, un pétrolier libérien battant pavillon des Bahamas, construit en 1976 et chargé de 77 000 tonnes de fioul, subissait une voie d’eau en pleine tempête, au large de la Galice, dans le nord-ouest de l’Espagne.

Lors de l’arbitrage entre les assureurs et les Etats espagnols et français, ces derniers réclamaient respectivement 4.3 miliards d’€ et 67.5 million d’euros. Les Etats furent déboutés de leurs demandes.

Impunité des responsables politiques.

La décision d’éloigner de la côte le pétrolier accidenté fut prise contre l’avis des professionnels et des scientifiques, qui optaient clairement pour emmener le bateau vers un lieu abrité. Mais aucun responsable politique de la gestion de cette tragédie n’a payé pour ses terribles erreurs. Ils n’ont pas non plus demandé pardon. A la tête du Gouvernement qui a géré de manière telle-ment néfaste cette affaire figuraient Mariano Rajoy, Arias Cañete, José Mª Aznar, Francisco Álvarez-Cascos ? qui n’ont subi aucun coût politique pour leur incompétence. Et une commis-sion parlementaire ne fut même pas créée pour enquêter sur la gestion de la catastrophe.

La justice ne fonctionne pas

En octobre 2012 débute le jugement du Prestige et l’accusation pénale est dirigée contre le capitaine du bateau, le chef des machines, le premier officier et José Luis López Sors, directeur général de la Marine Marchande, bouc émissaire et seul membre du Gouvernement qui sera assis sur le banc des accusés. Mais ni les armateurs, ni les responsables de la cargaison, ni les politiciens qui prirent les mauvaises décisions n’ont payé ni ne paieront pour cela, vu qu’ils ne sont pas impliqués.

https://www.francetvinfo.fr

Lire aussi:

10 leçons non apprises de la catastrophe du Prestige (Ecologistas)

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13 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

triskalia

pesticides

Pesticides

Le Parlement européen maintien  sa pression sur la France et la coopérative agroalimentaire  bretonne Triskalia

Ce lundi 11 novembre 2019, les victimes des pesticides de la coopérative agroalimentaire bretonne Triskalia, soutenus par l’Union Régionale Solidaires de Bretagne et le collectif de soutien aux  victimes des pesticides de l’Ouest ont été une nouvelle fois auditionnés par la Commission des pétitions du Parlement européen.

Madame Dolores Montserrat, Présidente de la Commission des pétitions, suivie par l’ensemble de ses collègues députés ont décidé de maintenir ouverte la pétition déposée par les victimes des pesticides de Trikalia et leurs soutiens en 2016.

«Nous pensons qu’il faut poursuivre la procédure, jusqu’à ce que la situation soit clarifiée. Nous attendons des informations de la part des autorités françaises». A déclaré Madame Montserrat après avoir écouté les déclarations des représentants de la Direction Générale de la Santé et de la sécurité alimentaires et de la Directions Générale de l’emploi et des affaires sociales de la Commission européenne, ainsi que les pétitionnaires.

Cette audition couronnée de succès est une nouvelle étape extrêmement importante pour les victimes des pesticides de Triskalia «C’est une nouvelle grande victoire». La France va devoir, répondre clairement aux questions qui lui ont été posées par les instances européennes et proposer des mesures pour protéger les salariés. Et surtout les appliquer.

Si cette prise de position sans ambigüité du Parlement européen démontre une prise de conscience de la gravité des scandales sanitaires, sociaux et environnementaux que représente l’utilisation irresponsable des pesticides, elle légitimisme pleinement le combat exemplaires que mènent depuis près de dix ans les ex-salariés victimes des pesticides de Triskalia.

Leurs récentes victoires judiciaires devant les juridictions françaises, Tribunaux des Affaires de sécurité sociale, Conseils des Prud’hommes condamnant la coopérative Triskalia pour faute inexcusable de l’employeur et licenciement sans cause réelle et sérieuse démontrent également la justesse de leur combat.

COMMUNIQUE DE PRESSE Bruxelles le 11 novembre 2019

Contacts :

Laurent Guillou :  06 80 16 19 11

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11 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

extrême droite (anred)

facha

Vox et la montée de l’extrême droite en Europe

Le PSOE a remporté les élections législatives, tandis que l’extrême droite de Vox atteint les 52 sièges et constitue déjà la troisième force, ce qui renforce l’extrême droite en Europe.

Plus de trois millions de personnes ont voté pour la formation de Santiago Abascal. Le résultat du scrutin donnent 52 sièges à l’extrême droite, ce qui en fait la troisième force la plus votée. Vox double sa représentation au Parlement par rapport au 28 avril 2018 et le pourcentage total d’électeurs augmente de 5% en sept mois: il obtient près d’un million de voix supplémentaires.

L’extrême droite réaffirme sa force sur le territoire andalou: sur les 52 sièges obtenus, 12 pro-viennent d’Andalousie – 7 000 voix seulement le séparent du PP, 7 de Madrid, 7 du País Valencià et 6 de Castille-et-León. À Murcie et à Ceuta, l’extrême droite a été la force la plus votée. La Galice, la Navarre, la Rioja, le Pays Basque et la ville de Melilla sont les seuls territoires de l’État à ne pas avoir donné de députés à Vox à ces élections.

Vox célèbre ses résultats et les réactions des dirigeants européens face à ces résultats n’ont pas tardé. Marine Le Pen félicite Santiago Abascal « pour son impressionnant travail d’opposition, qui porte ses fruits après si peu d’années ». L’Italien Matteo Salvini félicite également la « grande avancée des amis de Vox ». « Pas de racisme et de fascisme, nous voulons simplement vivre en paix chez nous », a-t-il ajouté.

Le discours nationaliste, raciste, homophobe et machiste se développe. Mais pas seulement dans l’État espagnol. De plus en plus de pays européens ont des représentant d’extrême droite dans leurs parlements.

La xénophobie et l’ultra-conservatisme se répandent: des pays tels que la Hongrie, la Pologne, l’Autriche, le Danemark, la Finlande, la Suisse, l’Estonie ou la Lettonie ont en commun la présence d’ultra dans leur gouvernement, qui diffèrent à certains égards (par exemple sur le fondement néolibéral de leurs mesures économiques), mais qui ont en général un discours de haine en commun.

Au Parlement portugais, une exception à ce jour, l’extrême droite a finalement trouvé sa place, mais avec beaucoup moins de soutien (1,8%). Le message grec est positif: Aube Dorée a perdu sa représentation aux dernières élections et a même dû vendre son siège.

L’extrême droite au Parlement européen

Outre les parlements nationaux, le Parlement européen reflète également la réalité de la montée du fascisme sur le continent. Depuis 2014, l’ultra-droite représentait plus de 15% du Parlement Européen. Les élections de mai dernier ont vu se présenter 21 formations politiques d’extrême droite.

Dans le parlement , ces types de formations sont dans trois groupes:

Europe des nations et de la liberté – dirigé par Le Pen et Salvini ;

Conservateurs et réformistes européens – les plus nombreux et les plus variés – et l’Europe de la liberté et de la démocratie directe, avec des formations telles que l’allemand et le Royaume-Uni.

Le PPE – où le PP est inclus – a également intégré la formation hongroise de Viktor Orban dans ses rangs.

Au niveau des formations politiques nationales, on distingue le Regroupement national (Front national français, avec un total de 14 sièges), le droit et la justice polonais (14) et l’Union civique hongroise (11).

https://www.anred.org/

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11 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

élections 10-n 1 (pùblico)

espagne

La CUP entre et le BNG revient

Un groupe mixte plus fragmenté

Le Congrès des députés après le 10-N verra le groupe mixte grandir, il atteindra 20 députés. Il sera formé par JxCAT, Más País, le CUP, Navarra Suma, le Bloc Nationaliste Galego (BNG), le Parti Régionaliste de Cantabrie (PRC), Teruel Existe et la Coalition pour Melilla (CpM).

La fragmentation sera plus visible, car il y a six mois, il y avait moins de partis et de sièges dans cet espace. La CUP fera irruption dans la chambre avec deux députés et le BNG aura à nouveau une représentation parlementaire.

Après les élections d’avril, le groupe mixte comptait 13 sièges. Tout semble indiquer que EH Bildu sera en mesure de former son propre groupe de 5 députés (sauf si le vote de l’étranger changeait la donn blog) après avoir remporté un siège de plus et près de 20 000 voix, avec un total proche de 276 000 voix. EH Bildu a 26% en Gipuzkoa, 17% en Navarre, 16% en Gipuzkoa et 15,04% en Bizkaye. Amaiur n’avait pas fait si bien en 2012 avec 7 députés. Le siège de Navarre est une mère des jeunes emprisonnés d’Alsasua.

Mas Pais, il est vraisemblable qu’il fera également partie du groupe mixte, après l’élection de deux députés à Madrid, auquel s’ajoute celui obtenu par Compromís dans la communauté valencienne. Íñigo Errejón n’obtient pas l’effet escompté et se situe autour de 600 000 voix.

Augmentation des formations régionalistes

La CUP, qui avait accepté pour la première fois de participer à une élection générale, dépasserait les 200 000 voix en Catalogne. Les deux représentants obtenus sont du district de Barcelone.

En outre, JxCAT obtiendra huit députés mais ne pourra pas former son propre groupe en n’atteignant pas 15% des voix dans les circonscriptions dans lesquelles il a été présenté ni 5% au niveau de l’État, le nombre de voix requis.

Le résultat de JxCAT serait pratiquement similaire à celui de 28-A, avec une augmentation de 7 000 voix et un suppléant supplémentaire. Malgré le soutien d’un demi million obtenu, la loi l’empêche de former son propre groupe.

La BNG, qui lors des dernières élections n’avait plus de député au Congrès, revient à la politique de l’État après avoir obtenu 113 000 voix, soit 20 000 de plus qu’il y a six mois. Le siège arrive de La Corogne, où il a obtenu près de 57 000 voix, soit une augmentation de 12 000 voix.

Le Parti Régionaliste de Cantabrie conserverait son siège lors des élections d’il y a six mois grâce à ses 70 000 bulletins de vote. Navarra Suma perd 10 000 voix, mais conserve ses deux sièges au Congrès, obtenus avec 98 000 voix. Une autre surprise est la Coalition pour Melilla, qui a obtenu un siège grâce à 7 500 voix.

Commentaire:

Le groupe mixte est ce que nous appelons « non inscrits »: les élus trop peu nombreux pour former un groupe. Il y en a aussi bien de droite: JxCat (Catalogne), Navarre, Melilla, Canaries, non définis: Teruel (Aragon) et PRC (Cantabrie) et de gauche: Mas Pais, BNG (Galice), Compromis (Valence) ou d’extrême gauche: la CUP (Catalogne).

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11 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

élections 10-n 2 (pùblico)

sanchez

Résumé de la situation

Sánchez échoue

Il aggrave ses résultats, dépend des indépendantistes et n’a pas de stabilité

Avec Podemos et Mas Pais, la somme des élus est inférieure à celle d’avril 2018. Sanchez demande « générosité et responsabilité » au reste des partis. Il assure que « cette fois oui », il y aura un gouvernement.

La répétition des élections n’a rien arrangé pour les socialistes. Le candidat du PSOE à la présidence du gouvernement, Pedro Sánchez, a clairement remporté les élections législatives de ce dimanche, bien qu’il ait aggravé ses résultats et échoué dans les objectifs politiques proposés: avoir une majorité plus large, ne pas dépendre des partis indépendantistes pour gouverner et atteindre une stabilité politique minimale.

Trois députés en moins, plus de 800 000 votes perdus et 28% en pourcentage, moins que le 28 avril et près de quatre points en dessous des européennes.

Le candidat socialiste hérite d’une situation politique pire qu’après les élections d’avril, puisqu’il compte maintenant sur moins de sièges de Podemos – bien que Mas Pais se soit rajouté – et qu’il ne soit même pas sûr d’une hypothétique investiture, l’abstention du PP et de Ciudadanos, ne suffirait pas si le reste de la Chambre haute votait contre.

Le scénario sera similaire à celui d’avril: pas de pacte à gauche même à ajouter les votes de Unidas Podemos, Mas Pais, PRC, BNG,  ERC (et PNV) cela donnerait 167 sur 176.

Après avoir connu les premiers résultats, des dizaines de personnes se sont rassemblées à aux portes du PSOE. Visages graves.

« Nous avons gagné, laissez-nous gouverner »

Sanchez a décidé, encore une fois, de ne pas comparaître devant les médias et de faire un bref discours dans la rue pour proclamer que le PSOE a remporté les élections pour la troisième fois. Le candidat, a été interrompu par des cris: « Nous avons vaincu, gouvernons » et d’autres plus sporadiques « avec Casado non » et « avec Iglesias oui » – a appelé les autres partis politiques à agir avec « générosité et responsabilité  » et assuré que le PSOE contribuera également à débloquer la situation » avec générosité et responsabilité « .

Sanchez a déclaré que, depuis lundi, il ouvrirait le dialogue avec tous les partis politiques à l’exception de ceux qui « sèment la haine et l’antidémocratie » et « s’excluent de la coexistence » en référence à Vox, qui est devenu la troisième force politique du congrès. Sanchez a déclaré que « cette fois-ci » il allait débloquer la situation et que l’Espagne aurait bientôt un gouvernement.

Malgré la victoire électorale, la soirée n’a pas été joyeuse au PSOE

11/11/2019 manuel sánchez

https://www.publico.es/

votes

Commentaire:

Mas Pais est une scission de droite de Podemos, le PRC un parti de Cantabrie (Santander) ambigu, BNG le parti nationaliste historique Galice qui revient de loin. Le PNV n’est pas de gauche, mais s’entend avec le PSOE.

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11 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

élections 10-n 3 (pùblico)

republica-catalana

ERC réitère sa victoire lors d’élections qui renforcent l’indépendantisme au Congrès

Les républicains ont  obtenu 13 députés, tandis que JxCat (Puigdemont) en gagne un (total huit) et la CUP fera ses débuts à Madrid avec deux parlementaires. Le PSC et En Comú Podem conservent respectivement les 12 et 7 sièges malgré une perte de voix. L’ensemble des trois droites espagnoles perd un siège.

Bien qu’il n’ait pas réuni la majorité des 48 députés du Congrès correspondant à la Catalogne, le mouvement indépendantiste est clairement renforcé par les élections espagnoles du 10 novembre. Pour la deuxième fois consécutive, l’ERC a été la formation la plus votée et le groupe des indépendantistes compte 23 députés (13 des républicains, 8 des Juntes pour la Catalogne et 2 de la CUP), soit deux de plus que le 28 avril.

Avec 42,6% des votes, soit trois points de plus que les 39,4% enregistrés en 2018. En outre, Pedro Sánchez n’opte pas pour une grande coalition de l’establishment avec le PP, l’indépendance, en particulier l’ERC, gagne en influence à Madrid.

La résistance des Communs, qui maintiennent les sept députés; le naufrage de Ciudadanos – qui en perd trois et n’en garde que deux – et la montée modérée du PP et de Vox, qui passent dans les deux cas de un à deux sièges – sont les autres clefs du 10-N en Catalogne. Le PSC maintient 12 sièges, bien qu’il ait perdu du soutien. La participation a chuté de plus de deux points, atteignant 72,2%.

Le 28 avril, Esquerra s’est imposé pour la première fois lors d’une élection en Catalogne depuis la Deuxième République – à la seule exception des élections européennes de 2014. Un mois plus tard, il avait également remporté les municipales et ce 10 novembre il a remporté de nouveau la victoire dans l’État, avec maintenant Gabriel Rufián à sa tête, après la condamnation et d’Oriol Junqueras par la Cour suprême.

Cependant, ERC n’a pas vu sa stratégie récompensée, puisque le parti de Junqueras perd deux députés – il lui en reste 13, deux point et environ 160 000 voix. C’est l’option la plus votée à Gérone, Lleida et Tarragone, tandis qu’à Barcelone, il a été dépassé par le PS. C’est exactement la même carte électorale que le 28 avril.

Lors de l’évaluation des résultats, dans un climat de satisfaction mais pas d’euphorie, le vice-président de Catalogne et coordinateur national d’ERC, Pere Aragonès, a souligné qu’ils avaient atteint deux objectifs: « vaincre le PSOE en Catalogne » et  » avoir plus de députés au Congrès que Ciudadanos « .

La tête de liste, Gabriel Rufián, a souligné que si le 14 octobre, la Cour suprême avait condamné les dirigeants de l’indépendantisme, les Catalans l’ont aujourd’hui condamnée « avec une victoire du républicanisme ». Rufián a célébré l’entrée de la CUP et les bons résultats de EH Bildu – qui a crû et a gagné un cinquième siège, tout en déplorant le résultat de Vox, le « fascisme pur ». Et il a prévenu ceux d’Abascal: « Il nous aura devant lui ».

JxCat a ajouté un député aux sept qu’il a obtenus au printemps. La candidature présentée par Laura Borràs a obtenu ses députés avec un discours d’indépendance marqué et la promesse de ne soutenir aucun gouvernement hypothétique de Pedro Sánchez, sans toutefois vouloir fermer la porte au dialogue pour débloquer le conflit en Catalogne.

L’un des doutes était de savoir si la formation serait sanctionnée pour ses critiques du ministre de l’Intérieur catalan, Miquel Buch, à la suite de l’intervention de la police lors de manifestations contre le jugement 1-O. Mais cela n’a pas été le cas. La formation a bénéficié d’un soutien dans les quatre provinces et à Gérone, il n’est qu’à un point de vaincre ERC. Au total, il a recueilli 25 000 voix de plus qu’il y a quelques mois et 1,6% supplémentaire.

Enfin, côté indépendantistes, le CUP fera ses débuts au Congrès avec deux députés, en deçà des prévisions de certains sondages, qui lui accordaient entre quatre et cinq sièges. Les anticapitalistes, qui sont la sixième formation la plus votée de Catalogne – devant Vox et Cs, mais derrière le PP – ont eu deux sièges à Barcelone, Mireia Vehí et Albert Botran. A Gérone, elle a perdu un siège qui a été disputé pendant une bonne partie de la nuit avec En Comú Podem, alors qu’à Tarragone et Lleida, elle était loin d’obtenir un siège.

Les Comuns durent, Errejón échoue

Malgré la perte de 70 000 votes, en Comú Podem a pu maintenir ses sept députés du 28 avril 2018. La formation dirigée par Jaume Asens et allié catalan de Podemos, a perdu un siège dans la province de Barcelone, mais elle l’a compensée par celui obtenu à Gérone, où elle a  bénéfi-cié de la légère baisse d’Esquerra.

Les Comuns n’ont pas été affectés par la présentation de Mas Pais à Barcelone. Le parti d’Íñigo Errejón a échoué de façon spectaculaire aux élections, avec seulement 41 000 voix dans la province de Barcelone, moins de 1,5%. L’engagement en faveur d’un candidat très discret comme Juan Antonio Geraldes et un discours éloigné du référendum n’ont pas été validés par les électeurs.

Le PSOE-PSC résiste, alors que Ciudadanos coule

Le PSC a pu conserver les 12 députés obtenus en avril 2018, bien que le parti Miquel Iceta ait perdu près de 200 000 voix et plus de 2,5%. Il semble clair que le durcissement du discours de Pedro Sánchez sur la Catalogne, annonçant de nouvelles mesures répressives au cours de la campagne, n’a pas aidé les socialistes catalans, qui n’ont pu résister que grâce à la capture d’une partie des 260 000 voix que Cs a perdues.

Le PSC a été le parti le plus voté dans la province de Barcelone, où il a huit sièges et reste la première force dans ses bastions métropolitains: l’Hospitalet de Llobregat, Badalona, ​​Santa Coloma de Gramenet, Badalona, ​​Cornellà – et dans d’autres grandes villes, comme Terrassa et Sabadell, bien qu’il soit dans la capitale en dessous de ERC.

Les trois droites espagnoles ont reculé un peu plus en Catalogne.

Si, le 28 avril, Cs, PP et Vox ont eu 20% des suffrages catalans au Congrès et sept députés, ils sont à 19,35% et six sièges avec presque 100 000 votes en moins, par la baisse de participation. Il y a eu une redistribution de l’espace, le PP étant l’option la plus votée, les trois formations ont deux députés chacune, toutes à Barcelone. Gérone, Tarragone et Lleida sont donc trois provinces libres du trifachito.

La bonne nouvelle est la chute de Cs, qui est passé de 5 à 2 députés et passant de 480 000 voix à un peu plus de 210 000 (5,6%). Vox a obtenu 240 000 voix (6,3%) à un ancien membre de Fuerza Nueva. Le PP a regagné du terrain, ce qui lui a valu 80 000 voix de plus et un deuxième siège, en 2016, le PP avait remporté six députés.

11/11/2019 Marc Font

https://www.publico.es/

votes

Commentaire:

En Comu Podem est le Podemos catalan, alliance des gauches antilibérales (Podem, Ecolos, ex PCE, la maire de Barcelone etc)

La CUP est un petit parti anticapitaliste indépendantiste

ERC est le parti historique républicain catalan depuis 1936, pro capitaliste de gauche.

JxCat est le parti de droite de Puigdemont

En Euskadi, le PNV est de droite et EH Bildu une coalition nationaliste de la gauche modérée avec « Sortu » plus radical.

 

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10 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

état espagnol (inprecor le-monde ia)

dims

Le « trifachito » PP, Ciudadanos et Vox

Elections, tendances et perspectives politiques

Aux élections anticipée d’avril (qu’on rejoue aujourd’hui blog), les résultats n’ont pas été un désastre absolu. L’échiquier politique s’est juste déplacé pour que ces résultats nous permettent un horizon qui ne soit pas marqué par un tsunami néolibéral radical, mais par une situation de pause relative dans le paysage politique.

Parti Populaire (PP) : entre le redressement économique néolibéral et le tournant ultra-réactionnaire

« Valeur Sûre » – opposée à « L’Incertitude » attribuée à la politique du PSOE – aspirait à être la continuation de Mariano Rajoy sur la reprise économique. Des mensonges permanents concer-nant les créations d’emplois à l’époque des gouvernements Rajoy. Mais il  a radicalisé le programme, le discours, le ton et les formes dans sa concurrence avec Ciudadanos (Cs) et Vox pour occuper l’espace le plus à droite.

Les secteurs vraiment ultra de l’électorat du PP,  voient en Vox une force en plein essor, avec des valeurs plus nationalistes, n’ayant pas un passé aussi marqué par la corruption et capable de gagner les suffrages des abstentionnistes pour éveiller une véritable illusion patriotique.

Ciudadanos : une tâche centrale, la concurrence avec Vox

Tout comme le PP, Cs a été fortement conditionné par l’irruption de Vox et les perspectives de son essor. Il a accepté le débat autour des thèmes de Vox. Il a ainsi évité qu’une partie de son électorat potentiel ne se tourne vers Vox, estimant pour le moment que le discours d’Abascal est excessivement radical.

Vox :

La grande nouvelle (d’avril blog)  a été les résultats de Vox. Les spéculations se sont multipliées au sujet d’une montée des voix pour Vox, menaçant de dépasser de score d’ Unidas Podemos (UP). Derrière ce score se cache une très sombre vérité. Une partie de cet électorat est claire-ment ouvrier. Ce n’est peut-être pas la composante majoritaire, mais il y a un vote ouvrier dans des quartiers habités par la classe ouvrière.

C’est un secteur qui ne s’est jamais reconnu politiquement dans aucun parti et qui croit que seule une option autoritaire peut changer une situation sociale extrêmement difficile. Qui s’est senti tellement déçu par le PSOE qu’il a cessé de croire nécessaire une relation sociologique entre le travailleur et la gauche. Ce pourrait être la base d’une croissance graduelle de l’électorat de Vox.

PSOE : entre l’illusion Sánchez et le vote utile.

Le PSOE a récupéré depuis 2016 les deux millions de voix qu’il avait perdues, grâce à la réapparition des illusions sur le vote socialiste, suite à la victoire de Pedro Sánchez. Ces illusions ont canalisé une partie de l’électorat d’Unidas Podemos qui a eu peur du « trifachito » de droite.

Sánchez a réussi à surmonter le sabotage des barons socialistes, a annoncé un tournant à gauche du parti (mais seulement dans le discours) et à faire une pause dans le conflit national-territorial (sans le résoudre). Pourtant, l’épopée du tournant à gauche de Sanchez sonne creux. C’est ce mélange d’illusions nouvelles et de vote utile qui explique une remobilisation du vote socialiste.

Unidas Podemos : résistance sans perspective

La perte d’environ 1,3 million de suffrages a été bien accueillie par ceux qui s’attendaient à en perdre plus de deux millions. Mais l’évasion des votes de l’UP vers le PSOE et l’abstention oblige à penser sérieusement le futur de cette organisation. Il est évident qu’une partie du discours d’Iglesias était vraie : les calomnies contre Podemos orchestrées par  l’État ont fait des ravages.

Mais il aurait été possible de résister dans de bien meilleures conditions si le projet ne s’était pas éloigné autant de son point de départ, si les processus démocratiques de base n’avaient pas été étouffés et si Podemos avait appris à vivre avec en son sein des tendances différentes, au lieu de les écraser. C’est-à-dire si le projet de réformes structurelles avancées n’avait pas été modifié en privilégiant une entente avec le PSOE, gérée par un appareil bureaucratique ayant ses propres intérêts.

D’autre part, nous avons vécu une campagne d’UP à deux têtes, inconciliables. D’un côté, un programme mettant au centre la Banque publique, une banque d’investissements pour initier la transition écologique, freiner l’augmentation des loyers avec des contraintes imposées aux communes, lier les retraites à l’indice des prix de la consommation… De l’autre côté, un attache-ment manifeste au PSOE et à la Constitution qui fixent des limites stratégiques clairement inconciliables avec le programme énoncé.

Soit UP donne la priorité à son programme, soit aux alliances avec le PSOE. Accepter l’une des deux, c’est renoncer à l’autre : ou bien lutter pour des réformes structurelles qui sont inaccepta-bles pour le PSOE ou renoncer à ce programme au profit de mesures beaucoup plus limitées pour gouverner avec le PSOE et respecter la Constitution. Réduire tout débat aux perspectives d’UP à entrer ou non au gouvernement est un piège.

Un acteur en attente : le conflit national-territorial

Aujourd’hui plus qu’hier, ce conflit reste à l’ordre du jour. L’augmentation du vote indépendantiste et nationaliste en Catalogne et en Euskadi est une réalité. Faire la sourde oreille, comme le PSOE, ne résoudra pas le conflit, mais l’aggravera.

Les succès de l’ERC (en hausse de 7 %) en Catalogne ainsi que ceux du PNV (+7 %) et Bildu (+3 %) en Euskadi vont marquer l’agenda. Sanchez a jusqu’à présent réussi à freiner la progres-sion de l’indépendantisme mais il est exclu que cela persiste s’il n’a pas de proposition pour résoudre d’une manière ou d’une autre le conflit national-territorial de fond : l’épuisement du modèle territorial hérité de la transition de 1978 et l’absence de réponse à la revendication du droit de décider.

Pour Sanchez un moyen d’atténuer la dynamique en faveur de l’indépendance serait d’augmen-ter le niveau de compétence des deux Communautés sans toucher à la clé du conflit ouvert : les exigences de l’autodétermination et le droit de décision. Ce qui est certain, quoi qu’il fasse, il sera obligé de le faire en même temps pour les deux processus. Traiter la Catalogne de préfére-nce à l’Euskadi pourrait ouvrir en Euskadi des tendances mobilisatrices qui n’intéressent pas Sánchez.

Le piège du « bloc des gauches »

Alors que le « bloc des droites » est clair quant aux objectifs stratégiques généraux (néolibé-ralisme radical), il n’est pas évident qu’il y ait une cohérence interne dans ce que l’on a appelé le « bloc des gauches ». Une telle formule compromettrait le capital transformateur qui existe encore dans UP. Il est improbable que le PSOE soit prêt à réaliser les nécessaires transformations sociales.

Une alliance gouvernementale est le chemin le plus court pour neutraliser le potentiel de transformation qui existe encore dans UP. Heureusement, les aspirations gouvernementales d’Iglesias se heurtent l’insistance de Sánchez de gouverner seul. Il serait plus judicieux de rester à l’extérieur du gouvernement.

Dépasser Podemos pour atteindre son but fondateur

Dans le contexte où nous nous trouvons, l’objectif d’UP doit être des réformes structurelles qui améliorent la vie des gens. Et cela ne peut pas être fait par un gouvernement avec le PSOE. Le plus réaliste serait de réfléchir à la manière  d’avancer dans les tâches de l’époque : générer une nouvelle culture militante politique et sociale, de nouvelles relations de solidarité entre ceux et celles d’en bas, etc.

Sans progrès dans ce domaine, nous courons le risque que le programme, la cohérence et les perspectives des dirigeants d’UP soient aussi mouvants que les votes. La seule perspective de changement sera d’attendre éternellement les élections que UP gagnera à la majorité absolue.

Ces tâches de réorganisation de la nouvelle classe ouvrière ne peuvent pas se faire exclusive-ment à partir d’UP. Il est nécessaire de construire un horizon plus large, qui intègre le meilleur, purifie le pire et nous permette d’ajouter une grande partie de l’espace social qui s’exprime en dehors d’Unidas Podemos, et dont les préoccupations sont au centre d’une stratégie révolutionnaire pour transformer le pays et le monde. (Résumé)

San Fernando, 29 avril 2019 Ernesto Manuel Díaz Macías est conseiller municipal de Podemos à San Fernando, Andalousie, et militant d’Anticapitalistas (section de la IVe Internationale dans l’État espagnol).

http://www.inprecor.fr/

Lire aussi:

Dossier

Commentaire:

Un résumé des perspectives après les précédentes élections, toujours valables. Dans ces nouvelles élections, nos camarades appellent à voter « Podemos » et pour la CUP en Catalogne.

Lire aussi:

Les scrutins en série et les jeux de pouvoir lassent les Espagnols (Le Monde)

Communiqué de Anticapitalistas (État espagnol) à propos des élections du 10 novembre (IA)

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08 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

berlin 1989 (npa anti-k reporterre)

olive

« Les répercussions continuent d’être considérables »

« Refonder un projet qui ne soit plus associé aux horreurs du stalinisme »

Olivier Besancenot, porte-parole du NPA

La chute du mur de Berlin a été pour toute une génération soit l’écroulement d’un rêve soit la fin d’un cauchemar.

Pour des dizaines de milliers de gens passés par le PCF, la RDA était un exemple, celui d’un peuple qui, après la tragédie nazie, construisait le socialisme et obtenait apparemment des résultats encore meilleurs que dans les autres pays de l’Est.

La propagande officielle montrait les démonstrations de masse d’une foule heureuse. Et puis ce fut, en quelques semaines, la chute, avec des manifestations énormes contre le régime et la fuite de milliers de gens vers l’Ouest ou en Autriche en passant par la Hongrie.

La création de conseils ouvriers luttant pour plus de démocratie, s’opposant au capitalisme, allait créer quelques illusions sur l’avènement enfin d’un véritable socialisme mais tout cela fut vite balayé par le retour du capitalisme et la révélation de ce que fut cette caricature de socialisme : une véritable dictature de la police politique, la Stasi, espionnant tout le monde, l’obligation dans certaines professions d’adhérer au Parti, les procès truqués…

Pour la gauche, en Europe, les enseignements furent variés. Pour certains, notamment les sociaux-démocrates, la preuve était faite que communisme, marxisme, léninisme, révolution… tout cela ne pouvaient mener qu’à la dictature totalitaire.

Et qu’il valait mieux réformer et humaniser le capitalisme. Pour les militants communistes, l’effondrement sans combat de l’URSS et des pays de l’Est va provoquer l’ouverture d’une crise d’identité sans précédent aboutissant à la marginalisation sans retour des grands partis communistes (Italie, France, Espagne etc.).

Mais pour tous ceux qui, face à une crise du capitalisme d’une ampleur exceptionnelle, n’abandonnent pas la nécessité de construire une alternative socialiste, la chute du Mur peut permettre de refonder un projet qui ne soit plus associé aux horreurs du stalinisme.

C’est cette nouvelle période qui explique l’attrait et le dévelopement de nouveaux partis anticapitalistes quelle que soit encore la diversité de leur programme : Bloc de Gauche au Portugal, Die Linke en Allemagne, Alliance Rouge et Verte au Danemark ou NPA en France.

Ainsi la chute du Mur et du stalinisme a abouti provisoirement au rétablissement d’un capitalisme parfois sauvage mais elle a ouvert la voie à la reconstruction d’un mouvement révolutionnaire luttant pour un socialisme du 21è siècle.

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« La gauche réformiste est restée après la chute ce qu’elle était avant »

Arlette Laguiller, ancienne porte-parole de LO

Je suis internationaliste. Je milite pour un monde d’où auront disparu les frontières qui séparent les peuples. Le fait que les Allemands de l’Est et de l’Ouest puissent librement circuler au sein de leur pays ne pouvait que me réjouir. Mais cela n’a pas changé grand-chose de fondamental pour la gauche.

Du côté du Parti communiste, cela a peut-être fait tomber quelques illusions chez ceux qui étaient encore persuadés que la monstrueuse caricature du socialisme qui sévissait en Europe de l’Est assurait le bonheur des peuples. Mais ce ne fut pas pour ramener la direction de ce parti à renouer avec la lutte pour un monde débarrassé de l’exploitation capitaliste, qui avait été l’objectif des communistes des années 1920.

Du côté de la direction du Parti socialiste, on y vit une justification des critiques adressées à l’URSS et à ses satellites… mais en oubliant qu’il y a bien d’autres « murs de la honte », de par le monde, dont la social-démocratie s’accommode fort bien, en s’accommodant de toute l’organisation capitaliste de la société.

En quoi le mur érigé par le gouvernement israélien, et qui enferme autant le peuple israélien que le peuple palestinien, est-il moins honteux que le mur de Berlin ? En quoi le mur de 1 200 kilomètres que l’administration américaine a fait construire à la frontière mexicaine est-il moins détestable que l’ex-Rideau de fer ?

Et pour ne pas être matériels, il existe bien des murs virtuels, destinés à empêcher les travailleurs des pays pauvres – c’est-à-dire des pays pillés par les grandes sociétés occidentales et par les dictatures qu’elles y entretiennent – de venir tenter leur chance en Europe occidentale. La manière dont on vient de traiter les malheureux réfugiés dans la « jungle » de Calais est tout un symbole.

Et si le Parti Socialiste condamne verbalement aujourd’hui certains aspects de la politique de la droite, on ne peut pas oublier que sous le gouvernement socialiste à participation communiste dirigé par Jospin, le ministre de l’Intérieur socialiste, Chevènement, a fait adopter en 1997, huit ans après la chute du mur de Berlin, une loi qui renforçait l’arsenal juridique anti-immigrés.

La gauche réformiste est restée après la chute de ce mur ce qu’elle était avant. Elle n’aspire qu’à gérer les affaires de la bourgeoisie, et ce n’est pas sur elle qu’il faut compter pour détruire toutes les barrières qui s’opposent à la libre circulation des hommes.

Source: Regards Cet article est extrait du numéro spécial « 20 ans de la chute du Mur », paru en novembre 2009

https://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Il y a 30 ans : la chute du Mur de Berlin (NPA)

Chute du mur de Berlin : les écologistes étaient en première ligne (Reporterre)

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08 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

état espagnol (jdd ia)

dims

Voici le Père Noël! ( Les rois le remplacent en Espagne) PP, Ciudadanos et Vox sont appelés le « trifachito ».

Elections législatives dimanche en Espagne

Voici les dernières tendances

Paralysée politiquement, l’Espagne retourne aux urnes dimanche pour la quatrième fois en quatre ans. Voici les dernières tendances à quelques jours du scrutin.

Encore une élection pour rien ? La campagne électorale espagnole, qui fut largement dominée par la crise en Catalogne, s’arrête vendredi et les Espagnols retournent aux urnes dimanche, sept petits mois après les dernières législatives. Censé mettre un terme à l’instabilité politique, ce nouveau scrutin pourrait au contraire la renforcer. Voici, derniers sondages à l’appui, les grandes tendances qui pourraient se dégager :

  • Aucune majorité absolue : comme en avril, les deux formations historiques, le Parti socialiste (PSOE, gauche) et le parti populaire (PP, droite), ne devraient pas être en mesure d’obtenir les 176 sièges permettant de dominer le Parlement. Le PSOE est donné gagnant mais en recul par rapport au printemps, avec 27,1% des voix et moins de 120 sièges. Le PP regagnerait des voix mais resterait loin derrière (21,1%, 91 sièges).
  • La montée de l’extrême droite : Avec son discours nationaliste et xénophobe, Vox est celui qui profite le plus de la nouvelle poussée indépendantiste catalane et de son rejet dans le reste du pays. Il pourrait s’imposer comme la troisième force du pays en doublant quasiment le nombre de ses parlementaires (46 contre 24 aujourd’hui).
  • L’écroulement de Ciudadanos : la formation libérale, qui paie son manque de lisibilité programmatique, enregistrerait une fuite de ses électeurs, avec un score presque divisé par deux (15,9% contre 8,3%).

Quelle coalition pour Pedro Sanchez?

Coalition bancale ou gouvernement minoritaire? Si une coalition de droite (PP, Vox et Ciudadanos) est très peu probable, celle de gauche semble aussi aléatoire. Pour ce faire, l’actuel Premier ministre Pedro Sanchez devra s’allier à Podemos (gauche radicale), mais ils ne s’étaient déjà pas entendus au printemps, mais aussi aux partis régionaux et notamment les Catalans d’ERC, avec qui les relations sont très tendues.

Autre option : l’avènement d’un gouvernement socialiste minoritaire qui par définition resterait très fragile.

7 novembre 2019 Antoine Malo

https://www.lejdd.fr/

Commentaire:

Le peuple de gauche veut punir le PSOE pour ne pas s’être entendu avec Podemos et l’abstention va grimper, ce qui va favoriser la droite. Le mode de scrutin favorise les provinces dépeuplées par rapport aux villes, comme ici un député de la campagne peu n’avoir besoin que de 20 000 voix pour être élu, tandis qu’en ville c’est 100 000. Podemos, parti urbain y perd beaucoup.

Lire aussi:

Communiqué de Anticapitalistas (Etat Espagnol) à propos des élections du 10 novembre

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