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20 mai 2018 ~ 0 Commentaire

podemos (le huffington post)

podemos

Jeu de mots sur « caste »

Jean-Luc Mélenchon vole au secours des dirigeants de Podemos épinglés pour leur villa chic

La luxueuse maison à 600.000 euros de Pablo Iglesias et de sa compagne Irene Montero provoque un tollé en Espagne.

Une maison de 270 m2, une piscine, 2300 m2 de terrain en banlieue de Madrid… Son prix? 600.000 euros. Voilà l’objet de la polémique dont font l’objet Pablo Iglesias et sa compagne Irene Montero, respectivement secrétaire général et porte-parole parlementaire du parti de gauche radicale Podemos, troisième force politique en Espagne et allié des Insoumis français.

Si l’acquisition (à crédit) de cette villa provoque un tollé de l’autre côté des Pyrénées, c’est en raison du caractère contradictoire de l’achat d’un bien si cossu avec la charte de Podemos, qui impose à ses signataires de « vivre comme les gens ordinaires » pour mieux « les représenter au sein des institutions », selon les termes de José Maria Gonzalez, maire de Cadix élu sous les couleurs de cette formation. « L’idée est ne pas ressembler à la caste (…) Le code d’éthique de Podemos n’est pas une formalité », a insisté ce ce dernier, particulièrement agacé par cette polémique.

De leur côté, Pablo Iglesias et Irene Montero ont expliqué qu’ils voulaient élever leurs enfants « avec un peu d’intimité » et ont reconnu que cet achat pouvait gêner le mouvement, annonçant la tenue prochaine d’une consultation auprès des militants: « s’ils nous ordonnent de démissionner, nous démissionnerons ». À noter que cette consultation a été qualifiée « d’appareil à légitimation de leurs caprices » par Isidro López, député… Podemos.

« Méthodes pourries »

Le sort de Pablo Iblesias et Irene Montero n’a pas laissé insensible Jean-Luc Mélenchon, qui a tenu à exprimer sa solidarité avec le couple en dénonçant une manœuvre de la presse. « Le parti médiatique espagnol frappe Iglesias et sa compagne Montero, deux dirigeants de Podemos ! En cause, le prix de leur maison achetée à credit ! Méthodes pourries déjà utilisées contre l’allemand Oskar Lafontaine », a tweeté le leader de la France insoumise.

Reste que le pire ennemi de Pablo Iglesias dans cette histoire pourrait s’avérer être lui-même. « Confierais-tu la politique économique du pays à quelqu’un qui dépense 600.000 euros dans un penthouse de luxe? », tweetait-il en 2012, à propos de l’acquisition de l’ex-ministre de l’économie espagnol. Autre déclaration qui se retourne aujourd’hui contre lui, celle où il revendiquait son choix de continuer à vivre dans le quartier populaire de Vallecas. « Ça me semble dangereux, ces politiques qui s’isolent, vivent dans des banlieues riches, dans des maisons, qui ne savent pas ce que c’est que de prendre les transports publics », avait-il expliqué en 2015 dans une émission de télévision, rappelle Le Monde.

20/05/2018 Romain Herreros

https://www.huffingtonpost.fr/

José María González Santos (Kichi)

‘Kichi’: « No quiero dejar de vivir en mi piso de currante » (Je ne désire pas quitter mon appart de prolo)

Commentaire: « Kichi » est membre d’Anticapitalistas, seule tendance de « Podemos » avec des rapports conflictuels: à Madrid, en Andalousie et face aux questions basques et catalanes. Podemos est la 3è force d’Espagne, mais en alliance avec Izquierda Unida (ex-PCE).

Commentaire: Le NPA est pour que le salaire des élus soit fixé au SMIC revendiqué, soit environ 2000 euros.

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16 mai 2018 ~ 0 Commentaire

fsm (alternative libertaire)

al

La position d’Alternative Libertaire sur les affiliations internationales à la CGT

http://alternativelibertaire.org/

Lire aussi:

Fédération syndicale mondiale (Wikipédia)

Confédération syndicale internationale (Wikipédia)

Internationale de l’éducation (Wikipédia)

Confédération européenne des syndicats (Wikipédia)

Réseau européen des syndicats alternatifs et de base

syndicats

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15 mai 2018 ~ 0 Commentaire

bruxelles lumumba (politis)

Patrice Lumumba : à Bruxelles, une place contre l’oubli

Réclamé depuis des années par les communautés congolaise et africaine, le conseil communal de la Ville de Bruxelles a approuvé le 23 avril, à l’unanimité, la décision d’un espace public Patrice-Lumumba. Une statue à la mémoire de l’ancien Premier ministre du Congo sera édifiée square du Bastion, aux portes du quartier Matonge, le quartier de la communauté congolaise de la capitale. Démocratiquement élu au moment de l’indépendance, celui-ci avait défié les autorités belges dans un discours anticolonialiste devenu célèbre en 1960, avant d’être assassiné six mois plus tard, le 17 janvier 1961, avec la complicité de responsables belges.

Quelques minutes avant ce vote historique, Zoubida Jellab, conseillère communale pour le groupe Ecolo-Groen, se lance dans un discours juste et nécessaire : « C’est un acte historique que nous allons poser aujourd’hui ensemble en baptisant un espace public dédié à la mémoire de Patrice Emery Lumumba, héros national du Congo et donc une référence à notre histoire commune. Nos pensées vont d’abord à lui, assassiné dans d’horribles conditions, à sa famille, ses proches, le peuple congolais, les afro-descendants et tous les peuples colonisés et opprimés. » Mais, ce geste de reconnaissance tardive ne suffit pas.

Elle poursuit : « Nous saluons le projet d’une statue ou pourquoi pas un portail mémoriel mais il faudra également (…) une plaque commémorative en mémoire de toutes les victimes de nos exactions et crimes au Burundi, Rwanda et évidemment Congo. » Le sénateur et vice-président du Parlement bruxellois Bertin Mampaka reconnaît qu’« on ne peut effacer la colonisation belge du Congo d’un trait de crayon ou d’une volonté journalistique, il faut que nos enfants, que les Belges connaissent leur histoire. Lumumba fait partie de cette grande histoire ».

Pour Bertin Mampaka, qui avait insisté oralement devant le conseil pour que le vote aille dans ce sens, l’approbation à l’unanimité est « un grand soulagement ». Zoubida Jellab nous confie : « C’est probablement le plus beau moment de ma carrière de conseillère communale. Un grand moment d’émotion partagé avec l’ensemble du conseil communal, conscient du désarroi et du désespoir de la communauté africaine. C’était un devoir d’y répondre et c’est une responsabilité universelle. » Ce n’était pourtant pas gagné d’avance. En 2013, un vote du conseil communal (majorité libéraux/PS) d’Ixelles (une des 19 communes de Bruxelles, où se situe le quartier Matongé) avait rejeté la requête, prétextant que Lumumba n’était pas un personnage assez fédérateur. Cette fois c’est la commune de Bruxelles-centre qui a pris les choses en main et a voté à l’unanimité, quelque peu poussée par les nombreuses mobilisations pour cet acte de reconnaissance.

Reconnaître les crimes coloniaux et le tort fait aux populations est un pas démocratique essentiel et une marque de respect vis-à-vis des peuples colonisés. En 2008, le CADTM prenait part au collectif Mémoires coloniales, constitué à l’occasion du centenaire de la reprise par la Belgique du Congo de Léopold II, pour réclamer des excuses et des réparations de l’État belge au peuple congolais. Ces réparations devront tenir compte des souffrances physiques des Congolais pendant l’ère coloniale (sous le règne de Léopold II et l’administration coloniale de l’État belge jusqu’en 1960) et de la fortune accumulée par la famille royale et l’État belge du fait de l’exploitation forcée des populations et des ressources naturelles du Congo.

Quand la lutte paie

Depuis plus de dix ans des associations ont lancé une campagne pour la revendication d’une place Lumumba à Bruxelles. Tout d’abord en déployant une grande banderole : « Une place Lumumba à Bruxelles, pourquoi pas ? Waarom niet ? Warum nicht ? » Récemment, l’artiste Rhode Makoumbou a réalisé une sculpture de Lumumba grandeur nature, à base de sciure de bois et de colle, intitulée « Patrice Lumumba, le discours d’indépendance du 30 juin 1960 ». Dévoilée le 21 janvier 2018 dans la galerie Ravenstein, près de la gare centrale de Bruxelles, cette œuvre s’est ensuite déplacée dans différents endroits de Belgique. Philip Buyck, engagé dans cette lutte dès le début, organise le jour même du vote ce 23 avril, l’exposition « Congo Poker, la bibliothèque de Lumumba s’expose » aux halles Saint-Géry dans le centre-ville. Celle-ci couvre la période allant des émeutes de Léopoldville début janvier 1959 jusqu’à l’annonce de l’assassinat de Lumumba en 1961. Un avant goût de la bibliothèque créée par Philip Buyck sans aucun subside à Matonge en hommage à Patrice Lumumba avec plus de 10 000 ouvrages sur la colonisation, le Congo et l’Afrique en général.

Certaines pages de notre histoire semblent difficiles à rouvrir. Il a fallu près de quarante ans pour que la Belgique tente d’éclaircir officiellement son rôle dans l’assassinat de Patrice Lumumba et deux de ses compagnons, Joseph Okito, ex-vice-président du Sénat, et Maurice Mpolo, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, également exécutés. Suite à la parution du livre L’Assassinat de Lumumba de Ludo De Witte, une commission d’enquête parlementaire pour déterminer les circonstances exactes du « meurtre avec préméditation » de Patrice Lumumba avait conclu en 2001 à la « responsabilité morale » de la Belgique. Il aura fallu attendre 2002, pour que le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Louis Michel (le père du Premier ministre actuel) présente ses excuses à la famille de Lumumba et au peuple congolais, au nom de la Belgique.

Même s’il reste beaucoup de choses à dévoiler et dénoncer, la place Lumumba est une victoire historique, une reconnaissance, certes bien tardive, mais plus que nécessaire pour affronter l’oubli, alors qu’une statue du roi des Belges Léopold II, responsable de millions de morts et disparus entre 1885 et 1908, trône au centre-ville de Bruxelles. En France, une avenue du XVIe arrondissement de Paris et de Villefranche-sur-Mer portent encore son nom.

Un exemple à Bruxelles qui en appelle d’autres ? Le Parti du Travail de Belgique (PTB) liégeois souhaite que la ville de Liège fasse de même et baptise une rue ou une place du nom de l’ancien Premier ministre congolais Patrice Lumumba, estimant qu’il s’agit d’une « figure majeure de la décolonisation ». Le député fédéral PTB Raoul Hedebouw affirme que « Lumumba n’est pas étranger à notre ville de Liège puisqu’il s’y est rendu à de multiples reprises, notamment en 1956, 1959 et 1960 ». La ville de Charleroi n’a pas attendu et a rebaptisé une rue du nom de Lumumba en décembre 2017.

L’inauguration du futur square Lumumba, situé à l’angle de la chaussée d’Ixelles et de la rue du Champ-de-Mars, aux portes du quartier de Matonge, lieu de vie important pour de nombreux Congolais et Africains de Bruxelles, est prévue le 30 juin prochain, à l’occasion du 58e anni- versaire de l’indépendance de l’actuelle République démocratique du Congo (RDC). Ce sera également l’occasion d’échanger lors de multiples débats, d’ouvrir les pages ensevelies de notre histoire et de découvrir ou faire découvrir Patrice Lumumba, contre l’oubli, enfin.

Depuis plus de dix ans, des associations revendiquaient, dans la capitale belge, un espace public au nom de l’ancien Premier ministre du Congo assassiné. Jérôme Duval et Robin Delobel, du CADTM, racontent comment c’est devenu le cas.

Robin Delobel et Jérôme Duval 9 mai 2018

https://www.politis.fr/

Lire aussi:

Patrice Lumumba (Wikipedia)

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12 mai 2018 ~ 0 Commentaire

catalogne sondage (npa 34)

catal unya

Le sondage que vient de publier le Centre d’Estudis d’Opinió (CEO), juste avant que l’on n’apprenne la candidature de Quim Torra à l’investiture de la Présidence de la Généralité, fait état d’une remontée des intentions de vote en faveur des partis indépendantistes alors que le précédent sondage du CEO, réalisé entre octobre et décembre derniers, manifestait la tendance très nettement inverse.
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On passe ainsi d’un score, en faveur de l’indépendance, qui passe de 40,8% à 48%, tandis que le mouvement contre l’indépendance passerait de 53,9% à 43,7%. L’indépendantisme retrouve ainsi les intentions de vote qu’il fixait au plus fort de la mobilisation pour le référendum d’autodétermination en octobre de l’an passé.

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C’est à la CUP que revient le bénéfice principal de cette spectaculaire remontée
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Elle est créditée de 11 député-es (9% des voix), son record, au lieu des 4 actuel-les. Résultat qui compense la baisse que subiraient les deux grandes formations indépendantistes : Junts per Cat, emmené par Carles Puigdemont, ne décrocherait plus que 30 à 32 député-es (19,8%), au lieu des 34 actuel-les, tandis que les républicains de gauche de l’ERC stagne- raient à 32 ou reculeraient jusqu’à 29 (20,5%). L’ensemble indépendantiste consoliderait sa majorité parlementaire absolue en passant des 70 sièges actuels à 75.
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Ces mouvements internes au bloc favorable à l’indépendance semblent montrer l’exaspération croissante de la population à l’encontre de la stratégie du « je t’aime, moi non plus » mise en (sur) place par les deux principales organisations de ce bloc autour de l’investiture à la présidence de la Généralité. La stérilité politicienne d’une stratégie à mille lieu de la logique de mobilisation initiée par le référendum du 1er octobre saute aux yeux de chacun-e.En revanche, l’intransigeance de la CUP, qui s’est refusée à avaliser, en faisant l’appoint des voix au parlement, les différentes propositions d’investiture car, dénonçait-elle, précisément elles n’étaient plus dans la stricte logique républicaine-indépendantiste, contredit tous les augures qui lui prédisaient d’avoir à payer le prix de la division !On ne conclura pas sans oublier de mentionner ce qu’il en est de ce « centre extrême droitisé », macronisant disent, sérieux, certains politologues outre-pyrénéens, qu’est Ciudadanos. Il resterait la première force électorale mais, en perdant des positions, pour la première fois depuis sa percée : au minimum moins deux sièges des 36 actuels pour 24,5% des voix.

Quant aux socialistes du PSC, ils pourraient perdre entre 2 et 4 des 17 sièges (avec 11% des voix) qu’ils ont actuellement et qui, probablement, passeraient aux Communs, alliés à Podem, qui en gagneraient 3 pour atteindre les 11 (9,5%). Le PP stagnerait, lui, dans les profondeurs historiques où il est plongé, avec 4 député-es, peut-être 3 avec 4,1% des voix.
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La bonne nouvelle est donc que l’objectif affiché par Madrid d’en finir avec l’indépendantisme à coup de 155, de répression policière et judiciaire et d’exil, n’est pas vraiment en passe d’être gagné. La mauvaise est que l’indépendantisme reste confronté à ses incertitudes stratégiques qui sont foncièrement ce qui fait la force d’un ennemi plus fragilisé qu’il n’y paraît !
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Antoine 08 05 2018
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12 mai 2018 ~ 0 Commentaire

tribunaux d’arbitrage (basta)

tribunla

L’Europe va-t-elle définitivement bannir les tribunaux privés d’arbitrage ?

Cela fait sept ans que l’Allemagne a décidé suite à la catastrophe de Fukushima, de sortir définitivement du nucléaire d’ici 2022. Depuis, elle fait face à des demandes de dédomma- gements de la part des groupes industriels qui exploitent ses centrales nucléaires.

Vattenfall, une entreprise suédoise, réclame ainsi plus de 4 milliards d’euros à l’Allemagne. Ce litige ne sera pas tranché par un tribunal allemand, mais par une juridiction internationale d’arbitrage commercial : les très controversées tribunaux privés d’arbitrage, que les projets de traités de libres échanges comme celui entre l’Europe et le Canada (Ceta) ou entre l’Union européenne et les États-Unis (TTIP), prévoient de généraliser. Une entreprise qui demande des milliards à un État démocratique comme l’Allemagne pour une décision politique votée par le Parlement du pays… L’affaire semble scandaleuse. Mais elle sera peut-être bientôt de l’histoire ancienne.

Le 6 mars dernier, la Cour de justice de l’Union européenne a rendu une décision décisive au sujet de l’épineuse question des tribunaux privés d’arbitrage, également appelés « ISDS », pour Investor-State dispute settlement. Ces mécanismes permettent à toute entreprise d’atta- quer des États auprès de juridictions privées composées d’avocats d’affaires, si l’entreprise juge leurs législations ou leurs politiques défavorables à la rentabilité de ses investisse- ments [1]. Au nom de l’intérêt général, ces tribunaux privés sont très critiqués par nombre d’ONG et de mouvements sociaux.

Une décision qui pourrait faire jurisprudence

Le jugement de mars portait sur un cas opposant un assureur privé néerlandais à l’État slova- que. Sur la base d’un accord sur les investissements datant de 1991, l’assureur néerlandais demandait plus de 20 millions d’euros de dommages et intérêts à la Slovaquie pour avoir décidé de revenir en arrière sur la politique de privatisation de l’assurance maladie. Mais la Cour de justice de l’Union européenne a estimé que la clause d’arbitrage, le mécanisme d’ISDS sur laquelle se basait l’assureur néerlandais pour réclamer ces 20 millions, était en fait incompatible avec le droit européen, puisque la législation européenne est suffisante pour juger les litiges entre entreprises issues de États membre de l’UE et pays européens.

La Cour allait même plus loin en jugeant eux-mêmes les traités d’investissement intra-euro- péens inconciliables avec le droit de l’UE. Il existe environ 200 autres traités de ce type sur le continent, contenant des clauses d’ISDS, et qui pourraient donc être aujourd’hui remis en cause.

La décision de la Cour n’est pas passée inaperçue à Berlin.

Car la procédure toujours en cours qui oppose l’entreprise Vattenfall à l’Allemagne au sujet de la sortie du nucléaire se base elle-aussi sur un traité d’investissement, l’« Energy charter treaty », conclu en 1991. Le 27 avril dernier, le gouvernement allemand affirmait (dans un document que nous avons pu consulter), suite à une question posée par le groupe Die Linke au Bundestag, qu’il fallait « au regard du jugement de la Cour de justice de l’Union euro- péenne, réévaluer la recevabilité des plaintes d’entreprises européennes contre des États européens qui se basent sur le Traité sur l’énergie, puisqu’il s’agit d’une situation similaire ». « L’Allemagne a toujours affirmé, depuis le début de cette procédure, qu’elle jugeait la plainte de Vattenfall irrecevable », précisait le gouvernement allemand dans sa réponse.

Au delà du cas, emblématique, de Vattenfall contre l’Allemagne, le jugement de mars pourrait aussi avoir des effets sur le cas d’arbitrage qui oppose la multinationale française Veolia à l’État lituanien. Veolia réclame 100 millions d’euros à la Lituanie au sujet d’un contrat de chauffage urbain, pour avoir modifié législations et règlements dans un sens que l’entreprise française juge discriminatoire.

Rachel Knaebel 9 mai 2018

Lire aussi :

La Cour de justice européenne invalide le principe des tribunaux privés d’arbitrage

Plongez dans la guerre invisible que les multinationales livrent aux États

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08 mai 2018 ~ 0 Commentaire

écosse (révolution permanente)

scot

90 000 manifestants selon les organisateurs

Des milliers de manifestants pour un nouveau référendum sur l’indépendance

Ce samedi, 90.000 personnes de différentes parties de l’Ecosse selon les organisateurs et 35.000 personnes selon la police, ont manifesté dans les rues de Glasgow pour exiger un deuxième référendum d’indépendance du Royaume-Uni.

La plateforme All Under One Banner, organisatrice de l’événement, avait anticipé qu’elle prévoyait de doubler la participation de l’année dernière. Elle avait réussi à rassembler 20 000 manifestants, contre 8 000 en 2016. Dès les premières heures de la matinée, à travers les rues de la capitale financière écossaise, on pouvait voir des gens portant des drapeaux écossais (une croix blanche sur fond bleu) aux différents points de l’itinéraire et des hommes habillés en kilts traditionnels.

Sous le slogan « Independence now » et avec des cornemuses et des tambours, des milliers de manifestants ont quitté les jardins de Kelvingrove pour se rendre au parc de Glasgow Green, où selon les organisateurs, ils ont pu réunir jusqu’à 90 000 personnes. Parmi la foule on pou- vait entendre des cris de « Tories out » (« les conservateurs dehors ») et « Freedom for Scotland » (Liberté pour l’Ecosse) qui étaient accompagnés de banderoles avec des slogans tels que « Still yes » (Oui, toujours), en allusion au slogan de la dernière campagne du référendum 2014 qui a encouragé à soutenir l’indépendance.

Il y avait aussi un grand nombre de drapeaux du mouvement indépendantiste catalan.

En septembre 2014, l’Écosse a organisé un référendum au cours duquel 55% des électeurs ont choisi de rester au Royaume-Uni, contre 45% qui ont soutenu l’indépendance. « Nous défendons l’indépendance où qu’elle soit, nous pensons que c’est un droit universel que tous les peuples ont. Les pouvoirs doivent comprendre que le monde change et que les gens veulent avoir la liberté de décider », a déclaré Manny Singh, du mouvement All Under One Banner.

Il a souligné que le taux de participation dans l’événement ce samedi donne une image claire du soutien que l’indépendance reçoit. « Nous ne pouvons pas laisser le mouvement mourir, des mouvements comme celui-ci ne sont pas dirigés par des politiciens, mais par des gens », a-t-il dit. La victoire du « Brexit » au référendum de juin 2016, dans lequel l’Ecosse a voté massive- ment (62%) en faveur du maintien dans l’Union européenne (UE), a rouvert le débat sur la tenue éventuelle d’une nouvelle consultation.

La première ministre d’Ecosse, Nicola Sturgeon, a déclaré qu’elle déciderait en fin d’année de la potentielle organisation d’un nouveau référendum. Après le « Brexit », Sturgeon avait parlé de l’organiser entre l’automne 2018 et le printemps 2019, mais la débâcle qui a conduit aux élec- tions générales de juin 2017 , dans laquelle le Parti Nationaliste écossais a perdu 21 sièges au Parlement de Westminster par rapport aux 56  gagnés en 2015, a mis ces plans en attente.

lundi 7 mai

http://www.revolutionpermanente.fr/

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08 mai 2018 ~ 0 Commentaire

corse histoire (a manca)

a manca 1

Macron : le successeur de Morand

« Tous les peuples l’ont convoitée. Fière, elle a résisté avec héroïsme à tous. Enfin est venu le beau français qui l’a prise de force, et, comme la Sabine elle a fini par aimer passionnément son ravisseur ». in F.Girolami-Cortona, « Histoire de la Corse », Librairie la Marseillaise.

Sur la dernière intervention militaire de Louis XV en Corse.

« La France essaye de négocier avec le chef de la jeune nation qui en 1755 et en 1763 avait sollicité une sorte de protectorat auprès de Louis XVI. Elle n’obtient de Paoli que la réaffirmation de sa volonté d’indépendance et l’acceptation d’un protectorat (…

Sur le Traité de Versailles

« Le traité a un mauvais effet en Corse. Vendue ou cédée en gage d’une dette, le jeune royaume corse indépendant a le sentiment qu’une « transaction » s’est faite par-dessus sa tête ».

Sur les suites de Ponte Novu

« La France s’efforce de consolider et d’asseoir pacifiquement sa présence en Corse. »

Ce florilège de contrevérités historiques est facilement attaquable du point de vue des sciences historiques. Quant à l’introduction, dont le fond pro colonialiste et sexiste est daté, elle ne mérite même pas de commentaires de notre part.

Rétablir les faits historiques

Le premier ministre de Louis XV, Choiseul, s’est exprimé à maintes reprises sur l’importance stratégique de la Corse pour le commerce français vers le Levant et a justifié en tout point l’entreprise coloniale de destruction de la République paoline par le feu, le fer et le sang. En 1763, c’est avant tout l’espion de Louis XV, le Chevalier de Valcroissant, qui est chargé de négocier un accord secret avec Pasquale Paoli pour rapprocher la Corse de la France.

L’idée de céder purement et simplement le Cap Corse et tous ses habitants à la France a un caractère injuste et arbitraire aux yeux de Paoli.

Cela remet en cause la souveraineté de la nation corse sur tout le territoire qu’elle administre. N’oublions pas non plus la tentative d’achat de Paoli à qui l’on propose un haut grade dans l’armée française, que ce dernier refuse. Le traité de Versailles est bien un accord secret négocié dans le dos des Corses. Il est utile de rappeler la condition expresse du Doge de Gênes adressée par courrier à Choiseul en Juin 1768 après la signature de ce traité : « La totale suffocation du peuple corse ». C’est donc bien un peuple libre qui a été vendu par une ancienne puissance coloniale à son repreneur, avec une clause orale visant à la destruction.

Évoquer la conquête pacifique de la Corse est la négation pure et simple des faits.

De nombreux travaux historiques sont là pour démontrer plusieurs éléments que nous rappe- lons pour mémoire comme le nombre de veuves dans certains villages corses sur la ligne de front, les déportations et les morts au bagne de Toulon, la répression et la destruction de communautés par le feu et le pillage (tel que précisé dans l’édit de Chauvelin de Mai 1768). À cela s’ajoutent la révolte et la répression de 1774(cf pendus du Niolu), mais aussi les raids de la résistance extérieure corse « I Fuorusciti » jusqu’en 1782.

La mise sous tutelle a besoin d’un cadre idéologique

Considérer que cette présentation est très éloignée du sort des corses en 2018 est une erreur d’appréciation. Dans le bras de fer actuel, après le mépris et le renouveau colonial exprimé par le gouvernement de Macron, c’est bien la fin du processus de pacification dont il est question.

Le premier acte est la mise sous tutelle et une remise en cause du statut Joxe par l’Etat fran- çais, qui entend redonner au corps préfectoral toute sa puissance régalienne. C’est le Préfet qui doit décider qui fait quoi, et la Collectivité de Corse doit suivre. C’est une régression histo- rique majeure qui est non seulement déni de démocratie mais gomme cinquante années d’histoire récente. La Collectivité de Corse a raison de ne pas accepter cette tentative de mise au pas coloniale.

Tout cela est tout sauf symbolique car il n’y a rien à attendre du représentant d’un Etat policier et néo-libéral.

Cette mise sous tutelle menace frontalement les droits économiques, sociaux et culturels des Corses. Citons en dernier exemple les limites du dispositif « Ritirata » qui permet à la moitié des retraités corses de bénéficier de 20% à 50% de réductions sur tous les transports. Cer- tains retraités déplorent à juste titre de ne pouvoir en bénéficier. Comment développer un droit social sans fiscalité et budget propre ?

Il ne faut pas, et aujourd’hui moins que jamais, opposer les luttes sociales aux luttes démo- cratiques, car elles sont indissociables, surtout face à une puissance intéressée à notre seule dissolution dans un modèle néo- libéral.

Suite à la motion déposée par le Président de la Collectivité de Corse concernant un texte sur l’histoire de la Corse diffusée par le Préfecture de Corse et retiré depuis, A Manca tient à réagir sur le caractère idéologique que revêt cette affaire. Notre peuple a une mémoire collective et s’est réapproprié depuis des décennies des pans entiers d’un passé censuré par la puissance coloniale. Ce faisant, il était assez révélateur de trouver en 2018 sur le premier portail internet de l’Etat français en Corse, une petite histoire de la Corse comportant des passages, notamment sur la période de la conquête française, ouvertement révisionnistes. Il convient de revenir sur les points les plus litigieux.

A MANCA  27 avril 2018

http://a-manca.org/

Commentaire:

L’histoire trafiquée participe aussi ici en Bretagne à terminer le travail d’assimilation et ainsi concourir à l’adhésion unanime à la « patrie »: tout naturellement.  De l’avènement de Clovis, qui fait des bretons des « étrangers » accueillis, en passant par l’état breton qui n’a (bien sûr) jamais existé!

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03 mai 2018 ~ 0 Commentaire

euskadi (anti-k)

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Pays Basque : le témoignage de l’un des fondateurs d’ETA

Eneko Irigarai, aujourd’hui âgé de 82 ans, vit près de Donostiest, il fut l’un des fondateurs d’ETA. Il a accepté de témoigner alors que l’organisation indépendantiste basque doit annoncer sa disparition définitive dans les prochains jours

Eneko Irigarai a aujourd’hui 82 ans. Il fait partie de ce groupe de jeunes qui ont créé l’orga- nisation ETA (Euskadi Ta Askatasuna) à la fin des années 1950. Etudiant à Saragosse, il n’était alors âgé que d’une vingtaine d’années. L’abertzalisme était dans une situation très faible. On a pensé qu’on devait faire quelque chose pour récupérer notre identité, en particulier notre identité culturelle, Eneko Irigarai. Alors que Franco était au pouvoir depuis près de 20 ans, « nous voulions renforcer l’identité culturelle basque » raconte Eneko Irigarai, « la langue basque mais aussi la danse, la musique basque et le bertsularisme aussi ».

Le passage à l’organisation armée

Avant même de prendre les armes, tous les militants vivaient dans la clandestinité. Eneko Irigarai s’était réfugié au Pays Basque nord. Il s’est marié à Biarritz en 1963 et ses deux premières filles sont nées ici. « On a commencé à étuder la possibilité d’acheter des armes au départ, avec un esprit de défense et non pas dans l’idée de faire des attentats ». Expulsé par la France, Eneko Irigarai a continué de militer depuis l’Algérie où il a vécu 11 ans. Il est rentré au Pays Basque après la mort de Franco. Il a quitté l’ETA en 1977. « Malheureusement, je crois que l’on a choisi une mauvaise stratégie ».  Eneko Irigarai. « Il aurait alors fallu transformer l’organisation en parti politique fort. C’était notre idée quand on a fondé l’ETA » poursuit Eneko Irigarai

Disparition annoncée d’ETA

ETA a annoncé le cessez-le-feu définitif et unilatéral en octobre 2011. Six ans plus tard, le 8 avril 2017, les artisans de la paix organisaient le désarmement de l’organisation. L’annonce de la disparition définitive d’ETA est maintenant imminente. « Je trouve que c’est un peu tard. Mais c’est bien de laisser la place à la lutte politique » conclut Eneko Irigarai.

Mercredi 2 mai 2018 Oihana Larzabal,

https://www.anti-k.org/

amaiur

L’armée officielle basque 1936-39 qui lutta contre Franco

Lire aussi:

Parti Nationaliste Basque

Eusko Gudarostea 

Euskadi ta Askatasuna (ETA)

ETA político-militar

Liga Komunista Iraultzailea (ETA 6)

Anticapitalistak

Elkarrekin Podemos

Sortu

Euskal Herria Bildu

Commentaire:

Notre courant politique a quitté ETA lors de sa 6è Assemblée en 1970, pour construire un parti politique ouvrier, et en coordination avec le reste de l’Etat Espagnol ce qui n’est pas une idée évidente en Euskadi. Ce parti était la « LCR-ETA 6″. Aujourd’hui « Anticapitalistak » est dans « Podemos Euskadi ». Comme ses homologues Catalans de « Revolta Global », il n’épouse pas le « jacobinime » de Podemos.  Le courant issu de ETA se trouve dans « Sortu » qui fait partie de la coalition « Bildu » avec d’autres nationalistes basques.

D’autre part, même si nous soutenons des militants utilisant la lutte armée, et aujourd’hui les kurdes, cette lutte pour nous, devrait être strictement contrôlée par un parti politique (et donc en lien avec la « société civile »)  et non rester aux mains d’une petite élite « militaire » clandestine, coupée des masses.

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30 avril 2018 ~ 0 Commentaire

vive le premier mai! (cig)

Vers la grève générale!

La CIG est (de peu devant CCOO) la principale confédération de Galice (Galiza en langue galicienne, proche du portugais). Elle compte 80 000 affiliés pour 3 millions d’habitants, elle fait partie de la FSM (ex pro URSS) comme certaines fédés de la CGT.

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29 avril 2018 ~ 0 Commentaire

catalogne (arte)

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