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24 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

respect (regards)

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Respect du « droit de décider » pour le peuple catalan

En basculant dans la répression du mouvement indépendantiste catalan, l’Espagne d’un PP réactionnaire et d’un PSOE pusillanime entre dans une grave de régime.

L’État espagnol a peu de choses à voir avec l’État français. La question nationale y est bien présente et depuis bien longtemps.( Heu: et en Bretagne, Corse, Euskadi et Catalogne Nord note du Blog)

 La Catalogne, le Pays Basque, la Galice ont une langue, une culture, le franquisme a bien essayé d’interdire et d’éradiquer leur langue, de les « espagnoliser », mais sans y parvenir. La transition, à la suite de la mort du dictateur Franco, a établi un régime des autonomies, mais n’a pas réglé la question. C’est d’ailleurs ce régime issu de la transition qui est en crise dans l’Espagne d’aujourd’hui.

Du catalanisme culturel à l’indépendantisme

En 2006, la Catalogne se dote d’un nouveau statut d’autonomie. Ce statut sera adopté après négociation aux parlements espagnol et catalan, il sera même validé par un referendum catalan. Malgré cette double approbation, le Parti populaire (droite) engage un recours juridique au Tribunal constitutionnel. Pour celui-ci, le nouveau statut est non conforme à la constitution espagnole en raison de la référence à une nation, à une justice autonome et à la fiscalité. Le nouveau statut est, en conséquence, vidé de son contenu et de son sens.

Le 10 Juillet 2010, une manifestation d’un million de personnes défile avec pour mot d’ordre: « Nous sommes une nation, nous décidons » C’est le début d’un nouveau cycle de mobilisation. C’est aussi une rupture avec le parti de l’époque de la bourgeoisie catalane, Convergencia i Unio. Ce parti, tout comme le PNV basque, a servi de supplétif, depuis la Transition, aux gouvernements du PP ou du PSOE. Pour quelques avantages, il permettait le passage de certaines lois ou du budget. Il en va de même avec ERC, parti historique, qui est une sorte de formation social-démocratie catalane.

Ces deux partis de masse et de gouvernement comprennent alors que le PP ferme définitivement la porte à toute évolution.

D’un catalanisme culturel et autonomiste, ils passent à l’indépendantisme. Cela s’accompagne aussi d’un discours sur les mesures d’austérité – mises en place en Catalogne comme imposées par Madrid à la Generalitat (gouvernement catalan).

Trois camps constitués

Le 1er octobre 2017, un nouveau référendum est convoqué. La question posée est celle-ci : « Voulez-vous que la Catalogne soit un État indépendant sous la forme d’une République ? » 80% des Catalans sont favorables à un referendum sur le « droit à décider », ce qui ne veut pas dire que 80% sont pour l’indépendance.

Dès l’annonce du référendum, du côté des partis trois camps se constituent :

- Les indépendantistes du gouvernement catalan (PDCat et ERC) et la CUP (Anticapitaliste note du blog)

- Les défenseurs du référendum négocié et avec des garanties comme en Écosse – nous trouvons là Podemos et le parti ( En Comù Podem) d’Ada Colau, maire de Barcelone

-Les défenseurs de l’Espagne avec le PP, Ciudadanos et le PSOE.

Les deux premiers vont se retrouver à différents moments. Ainsi, au Parlement catalan, les partis indépendantistes voteront la motion soutenant le referendum négocié. Mais les deux acteurs principaux de l’affrontement à venir vont être le gouvernement du Parti Populaire et les partis indépendantistes.

Le Parti Populaire a refusé totalement d’entendre le peuple catalan. Il a déclaré le referendum illégal et porté au Tribunal constitutionnel toutes les décisions du Parlement ou du gouvernement catalan. Si, pour le PP, il y a en héritage l’Espagne indivisible de Franco, nous ne devons pas oublier le roi parmi les puissants pouvoirs locaux. La revendication catalane est républicaine, c’est à dire sans le roi ! La royauté est un des piliers de la transition et perdre la Catalogne est impensable pour elle.

Marginalisation des solutions de compromis

Pourtant, des possibilités de discussion et d’évolution de la constitution peuvent exister, tout en sachant qu’elles constitueront une rupture avec le transition et la royauté. Dans un pays comme l’Espagne, où cohabitent plusieurs pays et plusieurs langues, pourquoi ne pas envisa- ger un État fédéral ou une confédération ?

Pourquoi tout simplement ne pas accorder aux Catalans les mêmes droits qu’aux Basques ? Le gouvernement basque prélève l’impôt et ensuite reverse un quota à Madrid ; en Catalogne, c’est l’État espagnol qui prélève et reverse ensuite à la Generalitat.

Par exemple aussi, Catalunya en Comù, le parti d’Ada Colau se prononce pour « une répu- blique catalane dans une confédération espagnole ». Le choix du gouvernement du PP est tout autre, c’est celui de l’immobilisme et de la répression.

Les partis mobilisés pour un referendum négocié ou un changement de la Constitu- tion sont marginalisés. Comment avancer sur un référendum négocié avec garanties quand le PP, Ciudadanos et le PSOE ne veulent pas en entendre parler ? Ces trois partis repré- sentent 70% du Parlement espagnol. De l’autre côté, les partis indépendantistes sont dans la rupture avec l’Espagne. Le PP soutenu par Ciudadanos et le PSOE a fait le choix de l’escalade répressive.

Le droit à décider ou droit à l’autodétermination est un droit démocratique. Il est même reconnu par les Nations unies, il s’est appliqué en différents endroits du globe, comme en Écosse dernièrement.

Un saut dans la politique répressive

Les signes de soutien au référendum, malgré toutes les décisions du gouvernement espagnol, ne faiblissent pas. Le 11 septembre 2017, un million de personnes manifestent à nouveau dans Barcelone pour soutenir le référendum. 700 Maires sur les 900 organisent la consultation malgré les menaces judiciaires. Alors que la répression a commencé, le 18 septembre El Diario publié une enquête indiquant que 60% des Catalans avaient décidé d’aller voter malgré l’interdiction.

Au moment où nous écrivons cet article, le PP vient de franchir un saut qualitatif dans sa politique répressive.

À travers une sorte de coup d’État, il a établi un régime d’exception en Catalogne. La Guardia civil, corps de l’État espagnol dépendant du ministère des Armées, est entrée dans les bâtiments publics à la recherche du matériel électoral. Elle est restée une journée entière devant ces bâtiments, le local de la CUP a été encerclé.

Quatorze représentants de la Generalitat ont été arrêtés, les amendes de milliers d’euros tombent, des blogs et des sites Internet sont fermés… Les finances de la Catalogne sont mises sous tutelle, il s’agit là de fait d’une suspension de l’autonomie ! Une première vague de quarante maires organisateurs ont été trainés devant les tribunaux. Des meetings ont été interdits sur tout le territoire espagnol…

Le PP héritier du franquisme, le PSOE prisonnier de ses lâchetés

L’héritage franquiste du PP est bien réel. Ce parti, après la transition, a recyclé tous les militants franquistes et leurs familles. Nous sommes maintenant entrés, d’ici au 1er octobre, dans une situation très imprévisible. La politique de répression policière et juridique du PP est en train d’enterrer toute possibilité de troisième voie comme celle de la fédération ou d’une confédération. Le PP vient de le démontrer à grande échelle : l’alternative est soit « la grande Espagne », soit la république catalane indépendante. Ce choix est plus que jamais une réalité.

Si, du PP, nous connaissons bien l’histoire et la loyauté au franquisme, la lâcheté du PSOE est terrible.

Podemos, pas très à l’aise avec le référendum catalan, a proposé une motion de censure pour faire tomber le gouvernement de Rajoy. Effectivement, l’addition des voix des députés de Unidos Podemos, du PSOE et de ERC serait majoritaire au Parlement. Mais le PSOE reste aux abonnés absents et refuse de s’engager sur une motion de censure. Souvenons-nous que le PP est au gouvernement grâce à l’abstention des députés du PSOE…

Une question se pose sérieusement : ce qui peut apparaître comme une victoire policière ne va-t-il pas se transformer en défaite politique ? Nous ne pouvons que le souhaiter. Une vague de solidarité commence à se construire à travers de nombreuses manifestations dans tout l’État espagnol, la mobilisation de la jeunesse catalane en est un signe.

Nous ne pouvons que renforcer notre soutien au droit à décider et au rejet de la politique répressive et judiciaire du gouvernement Rajoy. La tenue d’un referendum massif serait une victoire contre le gouvernement et le PP. Les jours qui viennent vont compter et nous entrons dans une zone de tous les dangers. Une crise majeure est ouverte dans un des pays clés de l’UE, il serait irresponsable de rester spectateurs.

Francis Viguié | 22 septembre 2017

http://www.regards.fr/

Commentaire: « Regards » est proche de la mouvance « PCF-France Insoumise » et leurs correspondants espagnols ne sont pas brillants! C’est IU (Izquierda Unida) qui siège avec Podemos (Unidos Podemos) au parlement espagnol, mais qui défend le même « unionisme » que le PSOE.

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24 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

paris catalogne (anti-k)

cattaalogne

Rassemblement devant l’ambassade d’Espagne à Paris, le mercredi 27 septembre à 18 heures

Bonjour,
Sortir du colonialisme et l’Union syndicale Solidaires proposent cet appel à la signature des organisations associatives, syndicales et politiques qui le souhaitent.

En Catalogne comme ailleurs, pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes !

Manifestation devant l’Ambassade d’Espagne, 22 avenue Marceau, Paris 16ème, métro Alma Marceau Mercredi 27 septembre 18h

Les menaces puis la répression exercée par l’Etat espagnol en Catalogne sont des atteintes intolérables à la démocratie.

La police espagnole a envahi plusieurs bâtiments officiels de la Generalitat de Catalunya, arrêtant des responsables de l’administration et des ministres.

Plus largement, de vastes opérations de police ont été organisées contre les milieux autonomistes et indépendantistes.

C’est la Guardia Civil qui a été chargée de ces besognes ; elle n’a pourtant pas les compé-tences juridiques pour agir ainsi sur le territoire catalan ; le pouvoir central bafoue ses propres règles de fonctionnement.

C’est un choix politique ; celui de nier au peuple le droit de décider de son avenir.

Par tous les moyens, le pouvoir central veut empêcher le referendum prévu pour le 1er  Octobre. De nombreuses organisations de l‘Etat espagnol alertent : « Les évènements actuels montrent  à quel point le spectre du franquisme est encore présent. »

Referendum ou pas ? Indépendance ou non ?

C’est à la population qui vit en Catalogne de décider ! Pas à d’autres.

Les forces d’occupation de l’Etat espagnol doivent se retirer.

Ce n’est pas à nous non plus de décider. Nous pouvons avoir des avis sur ces sujets ; ils peuvent être différents. Mais notre responsabilité commune est d’appuyer celles et ceux qui défendent les libertés et les droits fondamentaux ; en l’occurrence, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Les organisations associatives, syndicales et politiques signataires combattent toute forme de colonialisme et défendent le droit à l’autodétermination des peuples : en Catalogne comme au Kurdistan, au Pays Basque comme en Kanaky…

Nous dénonçons la violence étatique exercée envers la population de Catalogne.

Nous appuyons celles et ceux qui luttent pour que le referendum du 1er octobre ait lieu.

Nous soutenons les mouvements sociaux qui organisent la résistance, à l’image des syndicats qui appellent à la grève dans les prochains jours.

Contre la violence d’Etat

Pour les libertés et la démocratie

Pour le droit à l’autodétermination des peuples

Des initiatives semblables auront lieu devant les consulats de plusieurs villes françaises

Premières organisation signataires :

Sortir du colonialisme Union syndicale Solidaires 

https://www.anti-k.org/2017/09/23/160427/

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23 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

glyphosate (france info)


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 » Il faut retirer le glyphosate du marché »

François Veillerette, directeur de Générations Futures, est revenu sur la polémique autour de l’herbicide présent dans certains produits de consommation.

« Le rapport de l’agence sanitaire allemande chargée de faire le rapport d’évaluation sur cet herbicide contenait des copiés-collés énormes du dossier de l’industrie. C’est-à-dire que l’évaluation des études scientifiques de l’industrie s’est retrouvée dans le dossier fourni par l’agence d’évaluation allemande » déclare François Veillerette, mardi 19 septembre, sur le canapé gris de « :L’éco ».

« On a acheté une trentaine de produits de consommation courante. On les a fait analyser et on a retrouvé des résidus de glyphosate dans plus de la moitié de tous ces échantillons. Ça peut aller jusqu’à 2 mg par kilos, c’est quand même déjà très important » explique-t-il.

« Un lobbying considérable »

Vous vous battez contre le glyphosate depuis des années et il n’est toujours pas interdit interdit en Europe ni en France. Faites-vous vraiment le poids face à Monsanto ? Il répond à la Question qui fâche : « Les associations sont unies aux niveaux Européen et mondial sur ces questions et font reculer ces multinationales sur ces produits. Il faut rappeler qu’en France, par exemple, on a plus le droit d’utiliser dans les communes des herbicides du type Roundup. On progresse, mais il y a un lobbying absolument considérable de ces firmes au niveau mondial ».

Clément Coti 19/09/2017

http://www.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Glyphosate: l’industrie chimique américaine presse la France de revoir sa position (L’Express)

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23 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

perpinyà (cup npa)

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Avec la participation de:

Joan Giner
Diputat de Podem al Parlement Català i militant d’anticapitalites
Député de Podem/Podemos au parlement Catalan militant d’Anticapitalistes)

Quim Arrufat
Exdiputat i membre dels Secretariat Nacional de la CUP
Ex-député et membre du Bureau National de la CUP

Facebook

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22 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

avortement (npa)

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22 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

dossier catalogne (inprecor)

cattaalogne

Défendons le droit à l’autodétermination de la Catalogne

Le 20 septembre, la Garde civile et la police nationale espagnole ont arrêté 14 hauts fonctionnaires de la Generalitat (gouvernement catalan) et ont procédé à la perquisition de 40 bâtiments publics et domiciles privés.

La police  a saisi la propagande des CUP (Candidatures d’unité populaire, principal parti de la gauche indépendantiste) et a assiégé sans mandat judiciaire ses locaux durant toute la journée sans autre but que celui de faire une provocation. Après avoir mis en accu- sation plus de 700 maires de Catalogne, qui soutiennent le référendum du 1er octobre, et après les agressions successives contre le Bureau du Parlement catalan, les actions du 20 septembre constituent un saut qualitatif dans l’escalade de la répression des institutions de l’état espagnol contre le référendum d’autodétermination.

Escalade de la répression et mise sous tutelle des dépenses de Generalitat

A cela s’ajoute la mise sous tutelle des dépenses de la Generalitat par le Ministère des Finan- ces espagnol, ce qui est une annulation de fait de l’autonomie, après de longues années de contrôle de ses finances publiques, sous prétexte d’assurer la mise en œuvre des politiques d’austérité, alors que le gouvernement de Madrid visait en pratique à noyer progressivement l’autonomie. En outre, la mesure prise par le ministre Montoro met en danger de nombreuses lignes budgétaires (en commençant par le revenu basique d’insertion récemment approuvé par le Parlement pour atténuer l’extrême pauvreté et l’exclusion sociale) et génère l’incertitude des fonctionnaires et des employés du publics quant au paiement de leurs prochains salaires.

Choc des légitimités en Catalogne

Depuis les 6 et 7 septembre – approbation de la loi sur le référendum et vote de la loi « de désengagement » par le Parlement catalan – il y a une situation de dualité de légitimités : deux systèmes juridiques qui ne se reconnaissent pas mutuellement coexistent. La première de ces lois vise à convoquer la consultation et la seconde est une sorte de « constitution provisoire » pour la période entre l’hypothétique victoire du « oui » à l’indépendance et une Assemblée constituante.

Les deux lois ont été annulées par le Tribunal constitutionnel espagnol, mais elles restent en vigueur du point de vue du gouvernement de la Generalitat et d’une majorité de la population catalane, qui considèrent que le Tribunal constitutionnel n’est pas légitime pour les annuler. C’est une situation qui contient des germes d’une révolution politique dans une partie de l’État espagnol ainsi que ceux d’une crise sans précédent du postfranquisme : de la monarchie et de la Constitution de 1978. Les prochains jours seront décisifs.

Soutien au référendum d’autodétermination du 1er octobre et des mobilisations contre la répression et pour les droits civiques

La situation est très tendue et les événements du 20 septembre annoncent une escalade d’actions-réactions qui ouvrent la voie d’un débordement. Pour le moment, l’appareil répressif n’a pas été fragmenté (Mossos d’Esquadra – la police catalane – n’a pas osé désobéir aux ordres des tribunaux espagnols, mais essaye d’adopter un profil bas pour éviter que ses membres ne soient jugés pour désobéissance), mais ce qui pourrait se passer s’il y a une répression ouverte et massive contre la population qui se mobilise pacifiquement reste imprévisible.

Pour le moment, le gouvernement catalan maintien la convocation du 1er octobre, mais la Garde civile a également confisqué au cours des semaines précédentes la propagande électorale, les bulletins de vote et les lettres de recensement dans les imprimeries et les journaux de toute la Catalogne.

L’escalade répressive de l’État espagnol, précédée par l’adoption de la soit disant «loi bâillon» (qui réduit sévèrement les droits démocratiques pour empêcher les luttes des indignéEs et les mobilisations sociales appelées « les marées »), a imposé un état d’exception de fait, qui a déjà gravement réduit les droits fondamentaux et qui non seulement met en danger l’avenir des institutions catalanes, mais constitue également la menace d’une involution politique la plus grave depuis la tentative du coup d’État du 23 février 1981.

La réaction du peuple catalan, y compris d’importants secteurs du mouvement ouvrier organisé, a été une importante mobilisation à Barcelone et dans toutes la Catalogne, qui a pu compter sur la solidarité des manifestations contre la répression et pour le droit de décider dans les principales villes de tout l’État espagnol. L’appel à la grève générale est en discussion et les éboueurs de Barcelone ont décidé de saboter les bateaux de croisières ancrés dans le port de Barcelone pour loger une partie des près de 5 000 policiers et gardes civils que le Ministère de l’Intérieur a transporté en Catalogne pour réprimer le référendum.

Dans les prochains jours il y aura un bras de fer entre les forces populaires et souverainistes catalanes, soutenues par les secteurs démocratiques de la population espagnole, s’opposant à l’immobilisme, et les tentations autoritaires de l’État espagnol héritées de quarante années de dictature franquiste.

En outre, il semblerait que pour la première fois des conditions existent pour une convergence objective des deux grands mouvements de masse résultant de la crise internationale et de la crise du régime dans l’État espagnol, qui jusqu’à maintenant se sont tenus à distance : le mouvement des indignés qui s’est imposé le 15 mai 2011 et le processus indépendantiste catalan qui avait éclos un an plus tôt.

Cette convergence a un énorme potentiel stratégique de rupture dont les forces anticapita- listes et révolutionnaires, catalanes et espagnoles, doivent tirer partie pour le développer. La pression des événements pousse à leur convergence objective : face à la répression les secteurs ouvriers et populaires prennent conscience de l’enjeu et, à leur tour, les courants nationalistes recherchent la solidarité entre les forces progressistes et démocratiques de l’ensemble de l’État espagnol.

Solidarité internationale urgente

Dans ce contexte la mobilisation internationale joue un rôle fondamental dans le conflit. Une victoire en Catalogne serait une victoire pour toutes les forces populaires, révolutionnaires et démocratiques en Europe et dans le monde. Une défaite conduirait à un sérieux revers de la démocratie et de la lutte des classes en Catalogne, dans l’Etat espagnol et dans l’Union européenne.

La IVe Internationale appelle ses sections et ses organisations sympathisantes à organiser la solidarité dans tous les pays et à convoquer des rassemblements devant les ambassades et les consulats espagnols en faveur du droit à l’autodétermination et contre la répression pour empêcher toute nouvelle action répressive de l’État espagnole.

Vive le droit à l’autodétermination de la Catalogne !

Soutien total au référendum d’autodétermination du 1er octobre !

A bas la répression, les atteintes aux libertés et la réaction politique !

Le 21 septembre 2017

Bureau exécutif de la IVe Internationale

catalogne a

Lire aussi:

Etat Espagnol

Référendum du 1er octobre en Catalogne : les Communs et leur dilemme (Josep Maria Antentas)

Etat espagnol-Catalogne. L’Etat pénal face au référendum du 1er octobre. Une mobilisation pour les libertés et la démocratie (Jaime Pastor)

Le spectre du franquisme plane sur la Catalogne (Solidaires)

La question catalane et le problème espagnol : l’échec historique du nationalisme espagnol (Inprecor)

Mobilisations en défense du droit à l’autodétermination des Catalans (Inprecor)

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Le débat à gauche sur le référendum:

Un peu de réalité concrète (lettre à Alberto Garzón)

L’indépendance abstraite de la Catalogne (en réponse à Pau Llonch)

1er octobre : À propos du débat Llonch-Garzón 

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21 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

arrestations (ouest france)

rajoy

Mariano Rajoy et le détournement d’un film sur Hitler: « La chute »

Catalogne. Les arrestations, un déni de réalité de la part de Madrid

Treize interpellations au sein du mouvement indépendantiste en Catalogne, vingt-deux perquisitions… Madrid fait monter la tension. Dans quel but ?

A quoi serviront les arrestations opérées ce matin à la tête du mouvement indépendantiste catalan ? A priori, pas à grand chose, si ce n’est mobiliser un peu mieux le camp de ceux qui veulent quitter l’Espagne. Treize interpellations, dont celle du bras droit d’Oriol Junqueras, un des hommes forts de la Catalogne. Vingt-deux perquisitions aux sièges de plusieurs ministères, du Trésor, et d’un organisme public d’information. Madrid n’y est pas allée de main morte.

Sus aux urnes !

Environ 2000 bureaux devraient être ouverts le 1er octobre, jour du référendum. Difficile d’imaginer interdire l’accès de chacun en y plaçant des uniformes.

Faute de mieux, la Guardia civil s’emploie à saisir le matériel électoral. Premier vrai succès avec la saisie de plusieurs millions de bulletins mercredi 20 septembre, « 9 millions », selon une source proche de l’enquête. Mais rien ne dit qu’il y en a pas bien davantage dans des caches. Et, de toute façon, le Gouvernement a annoncé une parade : des bulletins à télé- charger sur son site et imprimer.

La semaine dernière, consigne a aussi été donnée aux forces de l’ordre de s’emparer des urnes. Prudents, les indépendantistes ont fait fabriquer les leurs. Les maires acquis à leur cause les ont mises à l’abri. Si elles sont saisies, ce ne pourra être que le jour du vote.

Restent les menaces, et le pouvoir en a beaucoup usé. Carles Puigdemont, chef de l’exécutif catalan, est poursuivi avec plusieurs membres de son gouvernement pour « déso- béissance » et « malversations ». Les 948 maires de la Région ont tous reçu un courrier détaillant les sanctions encourues s’ils apportent leur aide à la tenue du scrutin illégal : inégibilité et peines d’amende, pour l’essentiel. Les trois quarts ont aussitôt répondu par un courrier au gouvernement autonome lui confirmant qu’il pouvait compter sur eux le jour J.

Gesticulation

Poussé par une base qui lui demande d’agir, Mariano Rajoy, le président du gouvernement espagnol, ne pouvait rester sans rien faire. L’opération de ce mercredi ne résoudra pas son casse-tête: comment empêcher le référendum ? Elle n’en a pas l’ambition. Il faut plutôt y voir une forme de gesticulation policière destinée à apaiser son camp.

La droite au pouvoir ne peut que battre sa coulpe. C’est elle qui a saisi la justice pour faire annuler, en 2010, le statut d’autonomie renforcée que le Parlement espagnol avait voté. Si la Catalogne avait bénéficié de nouvelles compétences comme le prévoyait le texte, le séparatisme n’aurait sans doute pas conquis les esprits comme il l’a fait.

C’est encore elle qui a sous-estimé la fièvre sécessionniste qui s’est emparé d’un Catalan sur deux. Et ce malgré les signaux d’alerte allumés toutes ces dernières années: référendum sur l’indépendance de 2009 et 2014. manifestations géantes, comme celle qui, à chaque Diada, la fête « nationale », envahit le centre de Barcelone.

Au nom d’une stratégie consistant à répéter « c’est illégal, donc il ne se passe rien », elle s’est rendue coupable d’un déni de réalité. En politique, cela s’appelle le début des ennuis.

20/09/2017 Marc MAHUZIER

https://www.ouest-france.fr/

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21 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

référendum (cup npa)

esttee lala
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Soutien au référendum en Catalogne Sud – Déclaration unitaire
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En 1978, et suite à 40 ans de dictature, la démocratie au sein de l’Etat espagnol s’est heurtée à une Constitution supervisée par l’armée et rédigée par les héritiers directs du franquisme.
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Elle a garanti l’impunité totale aux bourreaux du régime franquiste et l’arrivée au pouvoir d’un roi désigné par le dictateur : une transition sans rupture, en somme.
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Vingt-huit ans après, toujours dans le giron du royaume d’Espagne désormais organisé en communautés autonomes avec des statuts différents, le Parlament de Catalunya approuva en 2006 un nouveau statut d’autonomie avec pour objectif de sortir du cadre imposé par le texte de 1978.
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Ce nouveau statut fut approuvé par l’Assemblée espagnole et le Sénat, et soumis à référen- dum en Catalogne Sud. Mais le Partido Popular (héritier du seul parti autorisé sous Franco) présenta un recours au Tribunal Constitutionnel qui, 4 ans plus tard, en 2010, modifia et mutila le texte.
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Cette décision poussa 1,5 million de Catalans à descendre dans les rues de Barcelone le 10 juillet 2010.
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Alors même que le statut d’autonomie était défendu, le désintérêt pour un projet autonomiste grandissait. La mobilisation augmentait et les institutions tentèrent d’obtenir un accord avec le gouvernement espagnol afin de trouver une issue politique au conflit. Mais depuis 2010, la réponse de Madrid à toutes les négociations, propositions et revendications catalanes a systématiquement été négative !
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Face à l’immobilisme de l’Etat, une majorité au sein du Parlement catalan (environ 80% en 2015) s’est déclarée favorable à un référendum d’autodétermination pour trouver une issue favorable au blocus dicté par le gouvernement espagnol et une majorité du Congreso de Diputados.
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Cette proposition de référendum a atteint son point culminant la semaine précédant la Diada (11 septembre), lors d’intenses séances au Parlement catalan durant lesquelles une nouvelle loi catalane fut adoptée pour encadrer légalement l’organisation du référendum du 1er octobre qui, jusqu’à aujourd’hui et en raison de la position adoptée par l’opposition, sera toujours illégale aux yeux du pouvoir espagnol.
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Ces derniers jours, l’Etat a activé tous les mécanismes pour empêcher le référen- dum: fouilles dans une imprimerie et un journal local à la recherche d’urnes et de bulletins de vote, avertissement à tous les maires engagés en faveur du référendum (plus de 750 sur 948), mise en accusation du gouvernement catalan au complet, invalidation de certains élus et amendes.
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Depuis la Catalogne Nord, nous, organisations politiques et sociales démocratiques et de gauche, sommes particulièrement attentifs au processus de prise en main populaire qui se déroule en Catalogne Sud et manifestons notre soutien total au référendum convoqué par le gouvernement catalan en tant que voie d’issue pacifiste et démocratique au conflit entre la Catalogne Sud et l’Etat espagnol.
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Et nous tenons à protester fermement contre les dangereuses et croissantes menaces répressives du gouvernement espagnol.
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Notre soutien au référendum ne consiste pas à se positionner pour ou contre un processus indépendantiste. Il s’agit d’un soutien qui veut surtout mettre en avant que :
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1. Le droit à l’autodétermination est un droit légitime des peuples.
2. Le fait de s’exprimer lors d’un référendum ne peut jamais être considéré comme un délit, et les lois ne peuvent être invoquées pour empêcher de mettre des urnes à disposition des électeurs/trices.
3. Le processus qui a lieu en Catalogne Sud doit servir à fragiliser la structure d’un État héritier du franquisme qui ne répond pas aux besoins de ses habitants.
4. Le processus référendaire en cours en Catalogne Sud est l’expression de la volonté, de la prise de conscience et de l’action collective de la majorité de la population, en lien avec ses représentants.
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En conséquence, du point de vue de la démocratie, il est légitime et doit être respecté.
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Nous publions ci-dessus la déclaration que la CUP Perpinya et le NPA 66 ont proposée à la signature des organisations et associations démocratiques et de gauche du département des Pyrénées-Orientales. A ce jour (20 septembre), EELV, l’ERC et Solidaires ont répondu
positivement.
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NPA 66·jeudi 21 septembre 2017
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21 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

état espagnol (npa)

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Non au coup d’État de Madrid, bas les pattes devant le peuple de Catalogne

Depuis hier matin 20 septembre, c’est un véritable coup d’État que vient de commettre, en Catalogne, le gouvernement de Madrid : des bâtiments officiels pris d’assaut par la Guardia Civil, plusieurs ministres catalans incarcérés, des sièges de journaux et de mouvements politiques perquisitionnés, des documents administratifs et du matériel électoral dérobés.

Le but du gouvernement de Rajoy, avec le soutien du Parti Socialiste Espagnol (PSOE)  et de Ciudadanos est de bâillonner le peuple de Catalogne, d’empêcher par la force que se déroule le référendum d’autodétermination convoqué par le Parlement de la Généralité pour le 1er octobre.

Rajoy invoque, pour justifier son coup de force, l’illégalité de ce référendum alors que son parti bafoue depuis plus de dix ans les droits du peuple catalan, et même les engagements pour un statut d’autonomie de la Catalogne pris par le parlement espagnol en 2006, enga- gement reniés quatre ans plus tard, poussant 1,5 million de Catalans à descendre dans les rues de Barcelone en  2010. Depuis cette exigence de contrôle démocratique n’a cessé de s’amplifier quand les gouvernements de Madrid s’arc-boutaient sur l’unité nationale espagnole.

En Catalogne, plus de 70%  de la population approuve le droit de pouvoir choisir eux-mêmes leur destin le 1er octobre.

Le peuple de Catalogne a le droit de voter, le droit de décider. Aucune manœuvre policière ne pourra empêcher l’expression de ce droit démocratique.

Le NPA n’accepte pas que ce droit soit bâillonné et que se mette en œuvre une politique aux relents de franquisme.

Les gouvernants de Madrid comme les dirigeants capitalistes européens ont peur de ce référendum car il participe d’un mouvement qui en Europe refuse en même temps les politiques d’austérité subies par les couches populaires, la corruption des partis institutionnels et la restriction croissante des droits démocratiques. Aujourd’hui Macron et Merkel soutiennent  Rajoy.

Notre place est au côté du peuple catalan.

Nous défendons le droit à l’autodétermination du peuple catalan, leur droit de constituer une République catalane qui puisse décider librement des liens qu’elle entend avoir avec le reste des peuples qui font partie aujourd’hui de l’État espagnol et de l’Europe.

Montreuil, jeudi 21 septembre 2017

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21 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

catalogne (le peuple breton + breizistance)

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Point de non-retour en Catalogne

Le gouvernement [castillan] « a suspendu de facto l’autonomie de la Catalogne et appliqué de facto un état d’urgence ». C’est ce qu’a annoncé le président de la Generalitat de Catalogne, Chales Puigdemont, après l’arrestation ce matin d’une douzaine de membres du gouvernement catalan dont le ministre des finances catalan Josep Maria Jové. La panique de l’État espagnol est manifeste…

Que peut-on faire face à un peuple qui veut décider par lui-même de son avenir ? Absolument rien ! Même le FC Barcelone a publié un communiqué de soutien face à ce que d’aucuns considèrent comme un acte « totalitaire ». Les affiches dans Barcelone expliquant en diverses langues que les Catalans « votent pour être libres » n’ont visiblement pas plu au gouverne- ment espagnol qui répond par la force. Et qu’importe si, aux yeux de la communauté internationale, l’Espagne prouve que le franquisme n’est pas mort !

Contrairement au gouvernement britannique face au cas similaire en l’Écosse, Mariano Rajoy gère très mal cette décision des Catalans de voter le 1er octobre prochain et intervient de la pire des manières. Car cette décision, ajoutée aux arrestations de maires soutenant le référendum et à la confiscation du matériel de vote, à quelques jours de la date choisie, marque un point de non-retour. Jordi Solé, député européen d’Esquerra Republicana de Catalunya, manifeste en ce moment même avec des centaines de personnes devant le Ministère de l’économie : « l’Espagne a retenu les membres du gouvernement catalan. Ils ne peuvent pas retenir une nation décidée à défendre la démocratie » a-t-il tweeté.

Des témoignages de soutien sont envoyés d’un peu partout en Europe. Parmi les rassemblements prévus, l’UDB Jeunes prévoit une heure de rassemblement, place des Lices à Rennes, ce samedi entre 11h et 12h. Dans un récent communiqué, l’Union démocratique bretonne appelait également « les autorités françaises, et en particulier le ministre des Affaires étrangères, à reconnaître le droit des Catalans de décider démocratiquement de leur avenir ». Visiblement, ni le Ministère des affaires étrangères, ni l’Élysée, ni Matignon ne trouvent rien à redire à cette démonstration de force de l’Espagne. Jusqu’à quand l’escalade ?

Quelque soit le chemin, on peut désormais affirmer que la Catalogne sera indépendante un jour. Reste à savoir si la déclaration s’effectuera le 1er, à l’issue d’un vote démocratique, ou d’une autre façon ?

La Rédaction 20 septembre 2017

http://lepeuplebreton.bzh

Lire aussi:

Soutien de la gauche indépendantiste bretonne au peuple catalan (Bretagne Infos) 

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