Archive | Educ’action

29 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper, rythmes scolaires, ni garderie, ni cantine ce mardi (OF)

Quimper, rythmes scolaires, ni garderie, ni cantine ce mardi (OF) dans Educ'action les-agents-ont-decide-de-poursuivre-la-greve-au-moins_358917_510x255

 En raison d’un appel à la grève de l’intersyndicale des personnels communaux de la ville de Quimper (CFDT, Unsa, FO, CFTC, CGT), de fortes perturbations sont à prévoir ce mardi. Le mouvement de protestation concerne les 39 écoles publiques de la commune. Les garderies du matin et du soir ne seront pas assurées. Il n’y aura pas non plus de restauration scolaire. Un rassemblement est prévu devant la mairie, mardi, de 15 h 30 à 17 h 30. Éducation dimanche 29 septembre 2013

Lire la suite

28 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rythmes scolaires. Ça coince à Quimper, des parents témoignent (OF)

Rythmes scolaires. Ça coince à Quimper, des parents témoignent (OF) dans Educ'action 123wh11

L’organisation des temps d’activités périscolaires ne fait pas l’unanimité à Quimper

Une intersyndicale appelle à la grève, mardi. Consciente du malaire, la municipalité réagit en procédant à des ajustements. En attendant que tout se mette en ordre, des parents témoignent du vécu de leurs enfants.

Philippe : « Plus ça va et plus les enfants (deux garçons de 9 et 6 ans) sont fatigués. Ils n’arrivent plus à se lever le matin. Ils ont leur journée d’école, vont aux Tap (activités périscolaires), restent à la garderie jusqu’à sept heures moins le quart. Et quand ils rentrent, ils ont leurs devoirs à faire. Résultat : on les couche vers 21 h. Pourquoi ne pas les aider à faire leur travail pendant ces temps d’accueil plutôt que de s’initier à de la simili-zumba ? L’autre jour, c’était activité pompon. On se moque de qui ? Je m’attendais à un véritable éveil au théâtre, à la lecture ou à des activités sportives. En fait, les Tap restent au niveau du collier de nouilles. Quel gâchis de temps et d’argent. »

Carole : « Mon fils s’ennuie au Tap. La semaine dernière, il a joué à la balle au prisonnier. Il n’y a aucun apprentissage. Les enfants sont pris en charge par des animateurs, comme au centre de loisirs. Sauf qu’ils n’ont aucun moyen. Vu le programme, j’ai décidé d’aller chercher mon fils à 15 h 30. Au moins, il peut se reposer à la maison. Mais les parents qui travaillent ne peuvent pas se le permettre. C’est plus de la garderie qu’autre chose. Et trois heures de garderie, le soir, pour un élève, c’est long ! » Éducation samedi 28 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Rythmes-scolaires.-%C3%87a-coince-a-Quimper-des-parents-temoignent_40820-2233402——29232-aud_actu.Htm

Lire la suite

27 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper, rythmes scolaires « Trop d’agents sont à bout » (LT)

Image

La CFDT entrevoit, mardi, une « forte mobilisation des agents territoriaux en colère » face aux conditions de travail dégradées depuis la mise en place des nouveaux rythmes scolaires.

« Trop d’agents sont à bout, arrêtés ou prennent des médicaments pour tenir le coup. Ils ne pourront pas attendre la Toussaint ! Ce ne sont pas les mesurettes annoncées ici ou là (Le Télégramme d’hier) qui vont leur permettre de mieux travailler », tonne Brigitte Kerninon, la secrétaire adjointe de la section CFDT des territoriaux quimpérois. « Deux cents agents sont concernés par l’application des nouveaux rythmes scolaires. Plus de cent ont participé, mercredi 18 septembre, à une assemblée générale des personnels.

Mardi, les agents auront besoin d’exprimer une colère car le mal est profond », complète Yves Horellou, le secrétaire CFDT. À l’appel du syndicat majoritaire, animateurs et agents techniques devraient se mobiliser, mardi, entre 15 h 30 et 17 h 30, devant l’Hôtel de ville. « Histoire que l’administration et les élus se rendent compte à quel point ils se sont sentis lâchés face aux enfants et parents, à cette rentrée mal préparée, de façon invraisemblable », signifient-ils. Les syndicalistes maintiennent donc le préavis de grève. « Je ne pense pas qu’on arri- vera à un compromis vendredi », émet Brigitte Kerninon, en référence à une rencontre prévue ce matin avec des représentants de l’admi-nistration municipale et les élus Denise Cariou et Marc Andro. La CFDT dénonce pêle-mêle « un taux d’encadrement trop élevé et largement dépassé », des « plannings horaires intenables », une « organisation des centres de loisirs ingérable », un « manque de formation et d’information des agents et de moyens matériels ».

Déplacer les TAP  Elle revendique « le déplacement des temps d’activités périscolaires (TAP) en début d’après-midi ». « Il n’y aurait plus les problèmes de sortie de classe ; les activités pourraient commencer sur le temps de midi ; les enfants auraient des périodes plus longues que les 25 minutes réelles de TAP. Les élèves de maternelle pourraient aussi dormir », argumente le syndicat. La CFDT demande, en complément,        « l’augmentation du taux d’encadrement ». « Il était basé sur 70 à 80 % de fréquentation. Nous en sommes à 80-90 % avec le plus souvent un agent pour 20, 22, voire 25 élèves. C’est totalement utopique de vouloir animer un atelier dans ces conditions », pointe Brigitte Kerninon.     «Il faut diviser par deux les taux de un pour 18 en primaire et un pour 14 en maternelle, en se rapprochant de ceux des ateliers de centre de loisirs »,  suggère-t-elle. « D’autant que les personnels supplémentaires affectés comblent tout juste les postes laissés vacants par les agents en arrêt », soutient la secrétaire adjointe.

« J’ai honte » Le syndicat réclame « de bonnes conditions de travail pour ces territoriaux dépassés par l’ampleur des changements ». « On est très mobilisé parce que nerveusement c’est dur. On n’est pas des petits fonctionnaires qui ont peur d’être ballottés, nous l’avons déjà été en tant que vacataires pendant des années », commente une animatrice. « On a l’impression d’avoir changé de ville, j’ai honte de ne pas pourvoir prendre soin des enfants en TAP. Ça n’a rien à voir avec la culture d’exigence acquise, ici, dans le domaine de l’enfance », regrette-t-elle. Bruno Salaün 27 septembre 2013

http://quimper.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimper/ville/rythmes-scolaires-trop-d-agents-sont-a-bout-27-09-2013-2248552.php

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Quimper.-Rythmes-scolaires-greve-des-agents-mardi_40820-2232842——29232-aud_actu.Htm

Commentaire: Peillon a gagné! Son nom va rester pour la pos-té-ri-té parmi les ministres de l’éduc-nat. Pour le reste, circulez, manants!

Lire la suite

26 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Aménagement des rythmes scolaires : le grand n’importe quoi (LO)

Quimper, rythmes scolaires, c’est le grand bazar (OF) dans Educ'action 123wh11

La réforme des rythmes scolaires prévoit des activités périscolaires le mardi et le vendredi.

Entre 15 heures et 16 h 30, les enfants ne sont plus pris en charge par l’Éducation nationale, mais par des « partenaires territoriaux »: associations, institutions culturelles et sportives…

Au niveau national, une dotation de l’État de 250 millions d’euros doit aider les communes volontaires pour appliquer cette réforme en 2013. Mais dès 2014, les communes seront laissées à elles-mêmes, sauf les plus déshéritées, qui seront soutenues jusqu’en 2015. Après… il y a fort à parier que lorsque les dotations de l’État seront taries, ce sera au personnel territorial, aux animateurs, au personnel des bibliothèques, ludothèques, conservatoires… qu’on demandera d’assurer ces activités, et sans augmentation de salaire. À moins qu’en remplacement de ces heures d’école, gratuites auparavant, on ne fasse payer les parents pour ces activités.

Pour bénéficier des dotations de l’État, un certain nombre de communes ont appliqué la réforme dès 2013. Mais recruter des milliers d’intervenants et coordonner leur travail avec les écoles ne s’improvise pas en quelques semaines. Du coup, c’est le grand n’importe quoi.

Pour les intervenants, c’est la course à la précarité : CDD annuels de 1 h 30 ou 3 heures pour les intervenants extérieurs, heures supplémentaires payées comme des heures normales pour les animateurs, voire promesse de promotion interne en échange d’heures supplémentaires non payées ! Quant aux salaires, c’est la loterie : les payes oscillent entre 11 et 40 euros brut de l’heure pour le même travail, en fonction des « partenaires » qui ont récupéré le marché.

L’État se désengage ainsi au détriment des collectivités et au profit du privé. Cette réforme n’augure rien de bon, ni pour les enfants, ni pour les enseignants, ni pour les intervenants, ni pour les collectivités. À Paris, les animateurs l’ont bien compris, qui commencent à parler de grève. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2356&id=16

Lire la suite

25 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper, rythmes scolaires, c’est le grand bazar (OF)

Quimper, rythmes scolaires, c’est le grand bazar (OF) dans Educ'action 123wh11

La mise en place de la semaine de 4,5 jours dans les 39 écoles publiques de Quimper fait des vagues. La CFDT appelle à un débrayage le mardi 1er octobre, de 15 h 30 à 17 h 30.

Les 200 agents de la Ville sont débordés. Ils demandent plus de moyens pour les temps d’accueil périscolaires.

« Les agents sont débordés. Nous sommes submergés d’appels de personnels en souffrance qui ne savent plus quoi faire. Certains se mettent en arrêt de travail. D’autres sont sous traitement. On est au bord de l’explosion. » Brigitte Kerninon, secrétaire adjointe de la section CFDT de la mairie, résume la situation, après la mise en place de la semaine de 4,5 jours. Un préavis de grève a été déposé. « Nous appelons les personnels à se réunir devant la mairie pour exprimer leur désarroi. »

Agents « stressés » Deux semaines seulement après la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, c’est le grand bazar. À Quimper, les Temps d’accueil périscolaires (Tap) ont été placés les lundis, mardis, jeudis et vendredis, de 15 h 45 à 16 h 30. Après les cours, les enfants sont répartis par groupes d’activités et pris en charge par les 200 agents territoriaux de la Ville.

« On n’a pas donné aux personnels les moyens nécessaires pour assurer ce service, ajoute Yves Horellou, secrétaire de la CFDT. Résultat : ils sont stressés, insécurisés, et les élèves paient les conséquences de cette réorganisation ratée. Nous ne sommes pas contre la réforme des rythmes scolaires mais nous contestons la manière dont elle est appliquée à Quimper. » Denise Cariou, adjointe aux affaires scolaires, reconnaît l’existence d’un « malaise ». Des mesures d’urgence ont été prises. Éducation mercredi 25 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Rythmes-scolaires.-C-est-le-grand-bazar-a-Quimper_40820-2232224——29232-aud_actu.Htm

Lire la suite

21 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Montaigu, Vendée, des parents « vendent » sur internet une classe fermée (OF)

Montaigu, Vendée, des parents « vendent » sur internet une classe fermée (OF) dans Educ'action sardines-e-236x300

Des parents d’élèves de Montaigu, en Vendée, ont mis en « vente », dans une petite annonce en ligne, une salle de classe de leur école maternelle pour protester contre la fermeture d’une classe.

L’annonce, intitulée « Salle de classe avec mobilier – Occasion » et dotée d’une photo, a été postée jeudi sur le site de petites annonces en ligne paruvendu.fr. Elle était toujours visible vendredi midi. « Puisque l’argent prime sur les bonnes conditions d’enseignement, la classe de petite section est mise en vente », précise l’annonce, en soulignant : « Pour le prix, merci de vous adresser directement au Directeur académique de la Vendée »

Fermée deux jours après la rentrée Les parents de l’école publique Jules-Verne de Montaigu, une localité vendéenne de 5 000 habitants, soutenus par la mairie, dénoncent la fermeture de l’une des trois classes de l’établissement, deux jours après la rentrée scolaire. « On voulait une action pacifique pour faire bouger les choses, sans embêter le monde comme si on avait occupé un rond-point. L’idée de l’annonce nous a paru bonne » a expliqué une porte-parole des parents d’élèves, Stéphanie Millet. Le conseil municipal de la localité a voté jeudi soir à l’unanimité une motion de soutien à ce mouvement.

Les moins de trois ans non comptabilisés Sur le fond, « Le nombre minimum d’élèves, 62, est bien atteint pour le maintien de la classe, mais six élèves ne sont pas comptabilisés officiellement car ils ont moins de 3 ans » a détaillé Mme Millet. Avec le regroupement des enfants en deux classes de 31 élèves, « On craint notamment que l’accueil des enfants en situation de handicap et des enfants allophones, d’habitude très bien intégrés, ne puisse pas se faire correctement » a-t-elle ajouté. La direction académique de Vendée n’a pas souhaité s’exprimer dans l’immédiat. Éducation samedi 21 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Vendee.-Des-parents-vendent-sur-internet-une-classe-fermee_39382-2230693_actu.Htm

Commentaire: Voilà ce qui arrive quand on ne met pas ses enfants dans le privé!

Lire la suite

21 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

«On en a assez que les princes ne fassent rien» (Libération)

«On en a assez que les princes ne fassent rien» (Libération) dans Educ'action fille-avion

Dans une école primaire à Paris, une classe chasse les clichés sur le genre

Placardée sur l’un des murs, une affiche donne le ton de la séance : «Filles/Garçons : cassons les clichés !» Dans la classe de CE1 de l’école polyvalente de la rue de Lancry à Paris (Xe arrondissement), c’est l’heure de la lecture commentée d’un album. Aujourd’hui, c’est Marre du rose. Soit le récit d’une petite fille gavée par cette couleur mais aussi par «les tralalas de princesse, les rubans et les poupées». «Selon vous, pourquoi le personnage en a marre du rose ?» demande Isabelle Cabat-Houssais, l’enseignante. Marwa prend la parole : «Parce que c’est un garçon manqué.» «Qu’est-ce que c’est un garçon manqué ? C’est une fille ratée ?». «Eh ben c’est une fille qui adore les jouets de garçon», répond Françoise. «Ah bon ?, s’étonne la maîtresse. Il y a des activités réservées aux garçons et d’autres aux filles ?» «Ouiii!» répondent les élèves.

Omar tempère : «Des fois, les garçons, ils jouent à la corde à sauter…» Saja ajoute que son père lui raccommode parfois ses affaires. Et Ruben raconte comment, chez sa Mamie, il coud. Sans que cela provoque éclats de rire ou moqueries. A chaque nouvelle illustration, Isabelle Cabat-Houssais les questionne. «Qu’est ce que vous en pensez ?».«Pourquoi ?».«Vous êtes d’accord ?» L’album n’est qu’un prétexte pour engager la discussion sur les couleurs, les jeux, les vêtements attribués aux garçons et aux filles. Combattre les clichés, les compor- tements sexistes et les inégalités garçons-filles dès l’école primaire, c’est l’objectif de l’Education nationale et du ministère des Droits des femmes, qui frappent un grand coup en expérimentant, dans une dizaine d’académies, «les ABCD de l’égalité», des ateliers visant à décons-truire les «stéréotypes de genre», de la maternelle au CM2.

Carnaval. Isabelle Cabat-Houssais, elle, n’a pas attendu que 2013 soit déclarée «année de l’égalité garçons-filles». Voilà dix ans qu’elle «chausse les lunettes correctrices du genre» et qu’elle s’efforce d’enseigner de façon «non sexiste». Elle féminise tous les noms de métiers, s’adresse «à toutes et à tous», n’appelle pas systématiquement les mères des élèves si un enfant tombe malade, parle de «filles courageuses» et de «garçons coquets» dans ses leçons… «J’encourage les filles à s’engager corporellement dans les sports de lutte, par exemple, alors qu’elles sont plutôt éduquées à être dans la retenue. Pour les garçons, il s’agit de les inciter à se concentrer, à s’adonner à la relaxation, eux qui sont considérés comme plus agités», explique cette institutrice qui confesse, sans rire, ne pas savoir combien de filles ni de garçons elle compte dans sa classe. L’année dernière, pour le carnaval, elle a imaginé avec ses élèves quelles pourraient être les revendications des princesses des contes de fée. S’en est suivi un défilé d’écoliers avec des pancartes : «Je ne veux plus porter de robes mais des pantalons !» ; «On en a assez que les princes ne fassent rien.»

«Je réintroduis du féminin là où domine le prétendu « masculin neutre » : il ne s’agit pas de penser séparément les filles et les garçons mais bien de favoriser une réelle mixité, explique Isabelle Cabat-Houssais. Et surtout de ne pas assigner les enfants dans des rôles traditionnels ou une trajectoire prédéfinie par leur sexe.»

«Carcan». Car les faits sont là, toujours aussi désespérants. Selon un rapport de l’Inspection générale de l’Education nationale (IGEN), remis en juillet à Vincent Peillon, «les stratégies des élèves sont largement influencées par leur appartenance de genre». Et comme un jeu de domino, au fil de leurs orientations, les inégalités en entraînent d’autres, et les filles, qui ont pourtant une meilleure réussite scolaire, se retrouvent à la traîne sur le marché du travail. Si Isabelle Cabat-Houssais est la seule dans son école à introduire le genre dans ses leçons, son initiative n’est pas isolée. Plusieurs enseignants font de même et des syndicats comme le Snuipp, majoritaire dans le primaire, se sont emparés de la question.

L’ambition des ABCD de l’égalité est d’uniformiser ce qui se fait au coup par coup sur le terrain. Et, à terme, de toucher tous les écoliers et de former tous les enseignants. De quoi filer des cauchemars aux membres de la Manif pour tous qui ont pris le genre comme nouvel  épouvantail et incitent les parents d’élèves à créer des comités de vigilance au sein des écoles, à travers leur plan «Vigi-Gender». Pas de quoi effrayer Isabelle Cabat-Houssais. Au cours de ces dix années de «genre», elle n’a jamais reçu de plaintes de parents. «Au contraire, certains m’ont remerciée. Il y a des enfants qui ne se reconnaissent pas dans les stéréotypes sexués et que ces séances aident à s’émanciper de ces carcans. Il s’agit aussi de les éduquer à la différence : en termes de stéréotypes sexistes, ce sont les mêmes mécanismes de discrimination qui sont à l’œuvre dans le racisme.» Dans sa classe, sur les dossiers des chaises, les cartables restent pourtant bien roses avec des paillettes et des princesses pour les filles, et bleus avec des voitures dessus pour les garçons. «Comme pour les jouets, les fournitures scolaires sont sexuées, soupire-t-elle. Difficile d’échapper à cette vision bipolaire du monde.»

Anne-Claire GENTHIALON 17 septembre 2013 à 19:26 (Mis à jour : 20 septembre 2013 à 10:39)

Lire la suite

17 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Portugal, vers une école à deux vitesses (CI)

Medef : Gattaz et la lutte de classes dans NPA lutte-des-classes

Une nouvelle loi sur le financement de l’école privée par l’Etat risque de mettre en péril l’aspect égalitaire de l’éducation au Portugal, selon le journaliste Daniel Oliveira. Ce dernier prend nettement position contre cette mesure qu’il qualifie d’ »apartheid scolaire ».
Le jeudi 5 septembre, le gouvernement portugais a approuvé, sans guère de débat national, la possibilité de financer directement la scolarité des élèves de l’enseignement privé. En vertu de cette ordonnance, cette aide n’a pas besoin d’être justifiée par une quelconque carence de l’école publique. Nulle référence, non plus, à d’éventuelles difficultés économiques dont souffriraient ceux qui bénéficieront de ces subsides. Dans les faits, comme dans le cadre des « contrats simples d’aide à la famille », que ne régit aujourd’hui aucun règlement d’attribution, l’Etat traite désormais l’enseignement privé de la même façon que les écoles publiques (le ministre de l’Education, Nuno Crato, l’a d’ailleurs reconnu), contribuant aux frais de scolarité à la même hauteur dans le privé et dans public.

Les établissements privés ont un nombre de places limitées. Ainsi, dès lors qu’il y a plus de candidats que de places, il faut procéder à une sélection, sélection qui a toujours les mêmes objectifs : il s’agit d’une part de capter les meilleurs élèves, pour pouvoir grimper dans les classements et faire face à la concurrence, et d’autre part d’éviter les élèves à problèmes, qu’ils soient sociaux ou disciplinaires. Personne ne peut raisonnablement imaginer qu’une école privée renonce, officiellement ou officieusement, à cette prérogative de sélection.

En réalité, peu d’écoles ont une offre pédagogique vraiment distincte de celle du public. La majorité des établissements vit précisément de cette sélection, qui leur permet de garantir de meilleurs résultats. Et pour cause : quand on ne perd pas de temps avec des élèves ayant des besoins éducatifs particuliers, des problèmes de discipline ou des problèmes sociaux, c’est déjà la moitié du chemin parcourue pour offrir un environnement scolaire plus favorable et de meilleurs résultats. Il est naturel que les parents préfèrent que leurs enfants étudient dans cette ambiance protégée et triée sur le volet.

L’école publique ne garde que les enfants à problèmes D’une façon ou d’une autre, les écoles privées continueront à vouloir garder les meilleurs élèves et ceux ne présentant pas de difficulté disciplinaire ni sociale : des enfants sans problèmes, issus de familles riches ou de la classe moyenne, ou encore, grâce à cette subvention, les enfants les plus brillants des familles défavorisées. Tout cela avec des financements publics – et non, comme le voudrait la logique et comme c’est le cas dans certaines écoles, grâce au mécénat ou à des bourses versées par l’école elle-même. En d’autres termes, les écoles publiques récupéreront ce qui reste : les problèmes sociaux, les problèmes de discipline et les besoins particuliers.

Quel parent enverrait son enfant dans une école ghetto ? Celui qui n’a pas le choix. L’Etat va ainsi financer, aux frais des contri-buables, un système éducatif à deux vitesses, avec des écoles accessibles aux seuls élèves riches et doués, et d’autres pour les pauvres et les médiocres. Cet « apartheid scolaire » qui nous est sympathiquement vendu comme une marque de liberté scolaire ne va faire qu’annihiler la fonction première de l’école publique : garantir l’égalité des chances sans laquelle la liberté n’est qu’illusion.

Au Portugal, rien n’oblige à scolariser ses enfants dans le public. Les Portugais peuvent choisir librement entre écoles publiques et privées, laïques ou confessionnelles, portugaises ou étrangères. Ce qui est en cause, ce n’est pas cette liberté de choix, qui est garantie et légitime. Il s’agit de savoir si l’obligation de l’Etat porte sur la fourniture d’un service public universel et gratuit, ou si cette obligation s’étend au subventionnement d’entreprises privées du secteur éducatif.

Avec cette ordonnance, l’Etat garantit le financement à hauteur du coût d’un élève dans le système public. Cela signifie que, pour les plus défavorisés, la liberté scolaire se limite aux écoles qui coûtent moins cher que ce coût moyen. De plus, des familles riches qui aujourd’hui paient la scolarité de leurs enfants sans aide publique vont bénéficier de subventions pour les placer dans les établissements les plus chers du pays, et elles seules auront les moyens de payer le dépassement que ne couvre pas l’aide publique. Car la liberté scolaire a toujours des limites. Et le moyen le plus juste de la garantir consiste à créer les conditions nécessaires pour que les écoles publiques soient attrayantes pour tous, transcendant les classes sociales et offrant un enseignement de qualité : or cela nécessite des moyens financiers que la stratégie actuelle détourne au profit d’écoles à but lucratif.

Les classes moyennes ont déserté le privé Mieux vaut, certes, ne pas s’en tenir aux principes. Nous savons bien dans quel pays nous vivons. Nous savons que l’Etat fait affaire avec le privé. Nous avons même une certaine expérience du financement public d’établissements privés, par le biais des contrats d’association. L’un des cas a été présenté par la chaîne de télévision TVI, et je m’en suis fait l’écho dans un de mes articles : grâce à son entregent au ministère et alors qu’il offrait de moins bonnes conditions que les établissements publics voisins, GPS, un groupe de 24 écoles privées, avait pu détourner des élèves que le public était en mesure d’accueillir.

Il n’est pas impossible qu’on ne doive cette ordonnance qu’au fanatisme idéologique de Nuno Crato. Il n’en est pas moins curieux que cela se produise au moment même où des milliers de familles de la classe moyenne, faute de moyens financiers, ont retiré leurs enfants du privé. Cela crée de lourds problèmes pour de nombreux établissements privés, mais c’était aussi une excellente nouvelle pour les écoles publiques, qui voyaient ainsi revenir les classes moyennes, et qui allaient pouvoir renouer avec un enseignement plus égalitaire tel qu’il existait dans les années 1980. Or tout cela n’est pas pour enthousiasmer notre ministre. Alors que les coupes dans le budget de l’éducation se poursuivent et que l’année scolaire commence dans le chaos pour les écoles publiques, Nuno Crato semble surtout soucieux de consacrer son énergie, et nos impôts, au sauvetage des écoles privées en difficulté. Expresso Daniel Oliveira 16 Septembre 2013

Commentaire:  » Surtout ne pas ranimer la guerre scolaire »! Non ! Faire çà en douceur!

Lire la suite

17 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pontivy: Paul-Langevin, les parents occupent les lieux ce soir (LT)

Pontivy: Paul-Langevin, les parents occupent les lieux ce soir (LT) dans Educ'action ecole_occupee_nettoye_mini1

Le ras-le-bol est tel à la maternelle Paul-Langevin que les parents d’élèves ont décidé de faire monter d’un cran la contestation.

« On ne veut pas nous entendre et rien ne bouge. A priori, le représentant de l’inspecteur d’académie, que nous avons contacté, ne veut rien lâcher. Il nous a répondu que tout était acté pour cette année et que les postes avaient été attribués dès la fin de la première semaine de rentrée », explique cette mère de famille.
Une classe supplémentaire  Depuis l’an passé, les parents d’élèves de la maternelle Paul-Langevin, soutenus dans leur démarche par les enseignants, réclament l’ouverture d’une classe supplémentaire. Mais à la rentrée rien n’a été fait. Du coup, les parents en colère ont bloqué l’accès aux classes mardi dernier, à l’ouverture des portes. Pour autant, rien n’a changé et les récents contacts avec Monsieur Abdou N’tro, inspecteur de la circonscription de Pontivy, ne semble pas aller dans le sens de leur demande.

Plus de remplaçant bilingue Hier soir, l’inspecteur de Pontivy, était en visite à Paul-Langevin, mais le sujet n’était pas d’actualité. Seul le problème de l’enseignant de la classe bilingue était à l’ordre du jour. « Le résultat n’est pas satisfaisant non plus, de ce côté. M. Abdou N’tro nous a affirmé qu’il n’y avait plus de remplaçant sur le Morbihan. Pas plus de vacataire capable d’enseigner le Breton. Il nous propose seulement de décloisonner en mettant l’enseignant de primaire bilingue chez les maternelles l’après-midi et chez les primaires le matin », ce qui ne satisfait bien entendu pas les parents. Même s’ils considèrent que c’est toujours mieux que rien.

Quinivet aussi Les parents en colère ont donc décidé d’une action plus spectaculaire.« Puisqu’on ne veut pas nous entendre, nous allons occuper les lieux. Avec un effectif de 60 enfants pour deux classes et une population qui demande une attention particulière parce que non francophone par exemple, nous souhaitons obtenir un poste supplémentaire. Et nous ne sommes pas les seuls laissés-pour-compte de Pontivy. À l’école Quinivet également, il leur faudrait au moins un demi-poste », expliquent les représentants des parents d’élèves.

Pique-niques et sacs de couchage Ce soir, à partir de 19 h, ils vont donc changer de registre. « Nous allons occuper l’école. On va apporter les pique-niques et les sacs de couchage et on ne repartira que lorsque l’on aura obtenu gain de cause. De plus, nous convions les parents de Quinivet à se joindre à nous. Nous avons déjà au moins 35 parents qui ont dit oui. Pour Quinivet, je ne sais pas ». Quant aux parents de classe bilingue, ils sont eux aussi déterminés. « Nous allons, nous aussi, venir grossir le flot des mécontents », ont-ils assuré à l’issue de la réunion. Véronique Le Bagousse 17 septembre 2013

http://www.letelegramme.fr/local/morbihan/pontivy/ville/paul-langevin-les-parents-occupent-les-lieux-ce-soir-17-09-2013-2236837.php

Lire la suite

16 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rythmes scolaires : désordre destructeur

Image

Paris fait partie des villes qui se sont portées volontaires pour, dès cette rentrée, introduire trois heures de classe le mercredi matin, heures retirées les autres jours de la semaine. Les premiers jours d’école révèlent le potentiel destructeur de cette réforme.

*
Quelle surprise pour les élèves de terminer, du lundi au vendredi, successivement à 16h30, 15h, 11h30, 16h30 puis 15h avec des adultes différents, et cela sans récréation les mardi et vendredi car la mairie de Paris ne respecte pas le taux d’encadrement légal et veut éviter les accidents dans la cour… En maternelle, après avoir découvert leur enseignantE, avoir beaucoup pleuré, les élèves ont eu la surprise de le/la voir remplacéE par des agents de la ville. Ceux qui au contraire quittaient l’école à 15h le mardi et le vendredi ont a nouveau versé des larmes lorsque, ce lundi 9, au réveil de la sieste, ils ont su que ce n’était pas encore « l’heure des parents », c’est-à-dire la fin de l’école…

*
Certaines activités prévues après 15h ont déjà dû être annulées faute d’intervenant. Dans certaines écoles des quartiers populaires, les mêmes associations organisent gratuitement à 15h, des activités qu’elles proposent payantes à 16h30… C’est le désordre le plus complet, pour une réforme qui coûte à Paris 80 millions d’euros !
Profondément inégalitaire Le ménage des classes n’y est plus assuré qu’a minima en raison de l’utilisation constante des salles, et les agents de la ville doivent effectuer tout le nettoyage le samedi matin de 7h à 13h : une tâche colossale… Et les cours d’école ne sont plus nettoyées le matin. La réforme parisienne est particulièrement ridicule, mais les millions engagés permettent au maire Delanoë de faire bonne figure par rapport à d’autres communes, particulièrement celles des zones rurales. Là, la pause du midi est allongée, les élèves stagnant trois heures dans la cour. Certaines activités sont gratuites (parfois une simple garderie sans activité culturelle) et d’autres payantes. La réforme montre ainsi sa dimension profondément inégalitaire, alors même que des millions d’euros ont été déployées en 2013-2014 pour faire passer la pilule. Celle-ci risque d’être particulièrement amère lorsque les financements ministériels disparaîtront.

*
Même dans les communes les plus riches, les conséquences sont désastreuses. En effet, à côté du slam, de l’éveil rythmique, des jeux sportifs, on trouve de la musique, des arts plastiques, de l’anglais, des sciences… Il s’agit de matières habituellement enseignées à l’école par des enseignants formés, avec un statut (congés, sécurité de l’emploi, temps de préparation…) et un salaire bien supérieur.

*
Casse du cadre national de l’éducation La pression est dès maintenant très forte pour coordonner les enseignements effectués par les professeurs et le périscolaire. La boîte de Pandore est ouverte : il n’y a plus de différence entre ce qui est enseigné par l’Éducation nationale et les temps éducatifs assurés par les communes (qui sous-traitent elles-mêmes à des associations privées…). La concurrence créée entre ces différents niveaux sert à introduire des méthodes de gestion privée dans le service public (concurrence entre les communes, entre les écoles, salaires réduits, CDD, vacances non rémunérés…) (1).
Si le gouvernement souhaitait proposer des activités culturelles et sportives de qualité à tous les élèves, pourquoi ne pas avoir simplement sollicité des associations et des personnels formés avec un statut décent le mercredi matin ?

*
La réforme est un coin inséré dans le cadre national de l’éducation et dans le statut des enseignants. Une attaque qui fait suite aux importantes dégradations des conditions de travail des enseignants ces dernières années, à la casse de la formation initiale et du recrutement, à la réduction de la formation continue.  Les enseignants de Paris ne s’y sont pas trompés, en se mobilisant par milliers l’an dernier (90 % de grévistes, un personnel sur six réuni en réunion syndicale…). Il faut maintenant espérer que la mobilisation se construise dans les 80 % de communes qui ont reporté leur passage aux nouveaux rythmes scolaires à la rentrée prochaine et que nous puissions construire une mobilisation nationale contre les réformes d’un ministre dont la « refondation » apparaît de plus en plus comme la continuité des gouvernements précédents.

*
Antoine Larrache Dimanche 15 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 208 (12/09/2013)

*
1. Collectif, La nouvelle école capitaliste, La Découverte, 2012, 13 euros

 

 

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin