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21 mai 2015 ~ 0 Commentaire

réforme du collège: les enseignants bretons dans la rue (fr3)

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La réforme du collège proposée par la ministre de l’Education Nationale ne fait pas l’unanimité.

Plusieurs syndicats enseignants ont appelé à faire grève. En Bretagne, les grévistes mobilisés représentent entre 30 et 60% des personnels. Près de 600 grévistes se sont réunis ce mardi 19 mai 2015, place de la Marie à Rennes. Les enseignants se sont rendus vers le rectorat pour dénoncer leur mécontentement sur certains points de la réforme des collèges.

Parmi les points qui divisent : les classes bilangues et européennes, qui per- mettent aux élèves d’apprendre deux langues dès la 6e. La réforme prévoit leurs suppressions. La ministre de l’Education juge ce cursus trop élitiste. En contre- partie, tous les élèves, dès la cinquième, apprendront une deuxième langue.

Autre point chaud: la suppression du latin et du grec, deux langues mortes actuellement facultatives, inquiète certains professeurs. Le ministère ne prévoit pas leur disparition mais leur enseignement dans des cours plus vastes, comme l’histoire de l’Antiquité.

Les enseignants redoutent l’autonomie accrue donnée aux établissements sur leur fonctionnement. Les avis divergent quant à l’interdisciplinarité. Le SNES, syndicat majoritaire concède que cette forme d’apprentissage rend les savoirs plus concrets, mais ses effets sur les performances scolaires restent à prouver. Selon les grévistes, le risque serait d’accroitre l’inégalité des chances.

NFM Publié le 19/05/2015 | 12:33, mis à jour le 19/05/2015 | 16:17

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19 mai 2015 ~ 0 Commentaire

en grève pour le retrait pur et simple de la réforme du collège (npa)

ecole anpe

Najat Vallaud-Belkacem, Valls, Hollande, tous sont montés au créneau pour défendre leur réforme du collège.

Les décret et arrêté, validés par le conseil supérieur de l’Éducation devraient en être publiés fin mai. C’est une attaque majeure contre le service public de l’Édu- cation nationale.

Sarkozy et des parlementaires de droite ou du centre, divers commenta- teurs, se sont insurgés contre la réforme. Mais leurs critiques portent sur quel- ques aspects qui masquent l’enjeu véritable de la réforme: l’autonomie des établis- sements, leur mise en concurrence, faire voler en éclats tout cadre national des horaires, des programmes et des diplômes.

Najat Vallaud-Belkacem prétend que «l’accompagnement personnalisé et le tra- vail en petits groupes seront renforcés». Mais comment, avec seulement 4 000 postes supplémentaires alors qu’il y a plus de 7 000 collèges en France? Même bluff sur la deuxième langue vivante en 5e, alors que les heures sont diminuées en 4e et 3e, que les classes bilangues ou européennes ainsi que le latin et le grec en tant que disciplines sont supprimés.

Autonomie sur les horaires et les programmes Mais le cœur de la réforme est ailleurs: l’affectation de plus de 20 % de la dotation horaire serait définie au sein même des établissements. Du temps auparavant dédié à l’enseignement des disci- plines serait consacré à un «accompagnement personnalisé» (AP) ou aux «ensei- gnements pratiques interdisciplinaires» (EPI).
Le volume des enseignements disciplinaires diminuerait ainsi de près de 500   heures sur l’ensemble de la scolarité d’un collégien. Chaque établissement pour- rait décider du contenu des EPI dans le cadre de huit thèmes raccordés au socle commun de ­compétences.
C’est une brèche de taille dans le principe de programmes nationaux, globa- lement identiques pour tout le monde. Sont également prévus la globalisation en 6e des enseignements scientifiques et le rapprochement des disciplines artistiques qui pourraient être enseignées sur un semestre. Autant d’économies budgétaires en perspective. De plus les horaires de cours de 5e, 4e et 3e seront modulables localement sur le cycle, l’organisation des enseignements étant «fixée par le conseil d’administration».
En parallèle, les projets de programmes par cycles constituent l’application de cette réforme: ils réorganisent les enseignements non plus en fonction d’objectifs de connaissances dans les disciplines, de savoirs, mais suivant l’approche par compétences. Celles-ci, dites transversales, correspondent davantage aux attentes du ­marché du travail. Une telle logique implique une définition locale des program- mes. Les enseignantEs seraient soumis à la multiplication des réunions facilitée par de nouveaux décrets sur le statut, leur liberté pédagogique serait sévèrement remise en cause.

Stopper la politique du gouvernement, lui infliger une défaite La «refonda- tion» Peillon-Hamon-Vallaud-Belkacem est fondée sur l’autonomie des établis- sements et les projets locaux, un moyen pour le gouvernement de faire des éco- nomies, et organise la mise en concurrence des établissements, avec à la clef une explosion des inégalités entre les établissements, entre les élèves.
Ce n’est pas nouveau : la réforme des rythmes scolaires en 2013 transférait le financement de certaines activités scolaires aux frais des communes, et la réfor- me de l’éducation prioritaire en décembre dernier sonnait la fin du «donner plus à ceux qui ont le plus besoin».
Cette politique forme un ensemble cohérent qui menace toute l’éducation nationale. Tout doit être entrepris pour la stopper. Cela commence par ne pas participer aux «concertations» avec le gouvernement. Les syndicats doivent organiser le boycott de la consultation sur les nouveaux programmes et en exiger le retrait.
Une large intersyndicale appelle à la grève le 19 mai pour le retrait de la réfor- me. La réussite de cette journée est décisive. C’est par leur propre mobilisation que les enseignantEs, mais aussi les parents d’élèves, pourront faire entendre leur voix, contre la propagande gouvernementale et les discours réactionnaires de l’UMP et du FN.
Il s’agit aussi de préparer la suite. Si nous voulons obtenir le retrait de cette réforme, il faudra s’engager dans une mobilisation de type grève reconductible qui fasse converger les luttes qui ont lieu depuis plusieurs mois dans l’éducation. Ainsi, en Seine-Saint-Denis, une intersyndicale du premier degré, dont le SNUipp (majoritaire), appelle les primaires et maternelles à rejoindre la grève de ce mardi 19 sur la revendication de moyens supplémentaires.
De cette façon, il sera possible de construire dès ce 19 mai la mobilisation unitaire contre le gouvernement afin de lui infliger une défaite.

Lundi 18 Mai 2015 Commission Éducation nationale

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18 mai 2015 ~ 0 Commentaire

lycées: la nouvelle politique éducative du gouvernement (npa)

lycées: la nouvelle politique éducative du gouvernement (npa) dans Educ'action
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À Paris, à Rennes, au Mans et dans d’autres villes, les lycéenEs ont été le secteur de la jeunesse le plus actif depuis l’élection de Hollande. Les mobilisations contre les expulsions des lycéens sans-papiers Leonarda et Khatchik, ainsi que contre les violences policières après l’assassinat de Rémi Fraisse, ont traduit la révolte que suscite la politique raciste et répressive du gouvernement auprès de la plus jeune génération.
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À force de coupes budgétaires, nos établissements sont asphyxiés, et ça va continuer à la rentrée prochaine avec les suppressions de postes dans les lycées, qui nous condamnent aux classes surchargées, au non-remplacement des profs absents, au manque de matériel… Il y a chaque année des dizaines de milliers de jeunes qui se retrouvent sans lycée, et tous les prétextes sont bons désormais pour refuser ou exclure un élève.
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Délation organisée  Et vu qu’«école publique» rime avec «République», et que depuis janvier c’est «Sois Charlie et tais-toi!» sur les lycées, on a désormais le droit aux cours de morale citoyenne, sur un fond bleu-blanc-rouge, avec en arrière goût les débats récents sur l’uniforme obligatoire et le grand retour du service militaire.
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Dernièrement, le ministère a fait circuler un livret qui préconise aux profs la délation des jeunes «radicalisés» contre «le consumérisme» et «l’autorité», tout cela au nom de la lutte contre le terrorisme. Cette fièvre ne vise qu’à nous inti- mider et nous réprimer, et à faire monter la sauce islamophobe qui a déjà conduit à la stigmatisation d’élèves qui ne se reconnaissaient pas dans le 11 janvier, et à la mise à pied d’un prof de philo de Poitiers qui avait mis en avant les liens entre les attentats et l’impérialisme français! La presse a récemment indiqué que plus de 500 lycéens avaient déjà été dénoncés par le biais de ce livret. Une véritable entreprise de délation massive!
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Des traces des mobilisations, une conscience politique Il n’est pas nouveau que les classes dominantes se servent de l’«éducation nationale» comme un outil pour enrégimenter toute une génération, à coups de programmes scolaires bien ficelés: l’histoire du colonialisme français n’est plus au programme au lycée, mais aussi d’horaires stricts et rigides, de discipline arbitraire. Bref, tout pour nous apprendre à nous taire une fois arrivéEs dans le monde du travail.
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Mais les mobilisations de ces derniers mois ont laissé des traces, et des milliers de lycéenEs ont développé une conscience politique, quoi qu’en dise l’idéologie patriarcale qui voudrait que l’on ne puisse pas penser de façon indé- pendante parce que l’on a moins de 18 ans.
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Avec toutes celles et ceux qui le souhaitent, nous voulons lutter contre cet encadrement de la jeunesse. Nous voulons des lycées publics, financés à la hauteur des besoins, où l’on ait notre mot à dire, des cours qui nous permettent de comprendre le monde… pour mieux le transformer !*
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Nathan (commission lycéenne Paris)

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17 mai 2015 ~ 0 Commentaire

la ministre s’enferre et déclenche la colère (ee + sud + emancipation)

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La réforme des collèges est de plus en plus débattue dans les salles des professeurEs, les syndicats critiques de la réforme (ceux de la FSU mais aussi la CGT, FO et Solidaires par exemple) sont très sollicités pour animer des heures d’information syndicales sur le sujet.

Les analyses déjà publiées ici par l’école émancipée restent toutes valables tant la ministre campe sur ses positions. Les annonces sur les nouveaux program- mes vont dans le même sens : il s’agit d’une attaque frontale contre le second degré qui se fait contre la majorité des personnels. En effet lors du vote au CSE le 10 avril dernier, la réforme a été adoptée par 51 voix contre 25 avec le soutien du SE-UNSA, du SGEN-CFDT, de l’UNEF et du MEDEF par exemple (soit l’ensemble des forces très influencées par le PS alliées au patronat) et le rejet des syndicats qui représentent 80 % de la profession (FSU, CGT, FO et Solidaires par exemple).

Une intersyndicale du second degré s’est tenue dans la foulée le 15 avril dernier et la date du 19 mai prochain se détache comme journée de grève nationale contre cette réforme.

La réussite de cette journée se doit d’être pleine et entière et les suites doivent être préparées dès maintenant, c’est dans ce sens que les militantEs de l’école émancipée interviendront et agiront : une journée, même massive ne suffira sans doute pas à obtenir le retrait de cette contre-réforme d’inspiration néo- libérale et des dérèglementation qu’elle porte. C’est pourquoi les initiatives qui la précéderont devront aussi être réussies : rassemblements et grèves tournantes par période sur les vacances de printemps par exemple.

La réforme du collège est sur les rails, elle a beau être contestée par tous – les profs hurlent, les syndicats claquent la porte des discussions (comme l’a fait la FSU mardi 28 au soir)-, la ministre a décidé qu’elle s’appliquerait à la rentrée 2016, et pour tous les niveaux du collège en une seule fois !

Cela devient une habitude avec ce gouvernement : passage en force (à peine un mois de consultation) pour un projet inadmissible !

Le nouveau collège que dessine cette réforme va modifier en profondeur les contenus, l’organisation, et les finalités du système éducatif… C’est une attaque extrêmement grave contre le collège unique, et une remise en cause du métier et des missions des personnels. C’est un tissu de mensonges, plus ou moins larvés, non dits, mais tromperies tout de même. Jugeons un peu :

- Les horaires profs/élèves : inchangés. MAIS les profs doivent inclure, dans le même volume horaire, d’autres tâches (Aide Personnalisée, par exemple, ou EPI, enseignement pratiques interdisciplinaires). Ce qui signifie bien au passage une BAISSE réelle des horaires disciplinaires.

- Les EPI sont des travaux interdisciplinaires, avatars des IDD, qui seront autant de variables d’ajustement des services des profs, et usines à gaz de gestion des élèves… Déréglementation forcenée à l’horizon.

- Certains horaires disciplinaires seraient globalisés (ceux des sciences en 6ème, par exemple). Nouvelle variable d’ajustement des services, une réponse à la pénurie des enseignants dans ces disciplines. Qui décidera de la répartition des heures au sein des disciplines ? Le conseil pédagogique… La réforme consacre les hiérarchies intermédiaires (conseils pédagogiques, conseils de cycle, …) dont les coordonnateurs seront autant de nouveaux petits chefs.

- Les horaires disciplinaires sont fixés par matière et par niveau MAIS il est possible (autonomie de l’établissement) de les répartir, comme bon semblera au conseil pédagogique, à l’intérieur d’un même cycle : autrement dit, dans le collège x, on fait 4 heures de français en 6ème, et 2h en 5ème. C’est l’inverse dans le collège Y. Pas de chance pour cet élève qui change de collège en 5ème et qui aura fait seulement 2h de français en 6ème et en 5ème…
C’est la fin des horaires et programmes nationaux sur le territoire.

- La LV2 intervient désormais dès la 5ème : les horaires sont inchangés pour cet enseignement, répartis seulement sur 3 ans au lieu de 2. Cela permet au passage de supprimer les classes bilangues et les classes européennes (qui « consomment » beaucoup d’heures pour assez peu d’élèves). Economie substantielle… Et les profs de LV, comme beaucoup d’autres, dont l’horaire baisse, devront donc enseigner à une, voire deux classes de plus dans leur service. Augmentation de la charge de travail…

- Les langues anciennes sont elles aussi supprimées, elles seront éventuellement tolérées (mais avec un horaire à la baisse, une heure de moins pour chaque niveau) à la seule condition que l’établissement les finance sur ses propres fonds. Mise en concurrence des disciplines et des établissements : autant dire qu’en collège REP, là où la demande des familles est moins forte, on ne fera pas le choix du latin…

Ce collège n’a donc plus rien d’unique, il piétine les principes d’égalité pour tous et toutes face aux apprentissages, aux offres de formation, aux contenus et revoit toutes les exigences à la baisse ; le ministère a misé sur la caporalisation pour faire passer toutes ces nouvelles prescriptions. Un tel projet ne doit pas voir le jour : il faut le refuser et en obtenir le retrait.

http://www.ecoleemancipee.org/spip.php?article1919

Lire aussi:

http://www.emancipation.fr/spip.php?article1106

Collège • Leur critique n’est pas la nôtre (Sud-Educ)

Les critiques que la Droite adresse à la réforme ministérielle (ainsi que certaines organisations syndicales) pourraient presque la faire passer pour un projet social et pédagogique… Nous ne partageons rien avec ces critiques émises au nom d’un collège passéiste, inégalitaire et élitiste.

Ce n’est pas sur ces bases que la grève du 19 mai a été lancée, l’appel intersyndical critique « l’autonomie des établissements et la multiplication des hiérarchies intermédiaires », le fait qu’elle ne ferait « qu’engendrer davantage d’inégalités entre les élèves, aggraver les conditions de travail des personnels, mettre en concurrence personnels, disciplines et établissements. »

Pour notre part, nous ne défendons absolument pas le statu quo et constatons depuis longtemps que le collège prétendument unique est celui du tri social. Il faut revendiquer en priorité la diminution des effectifs-élèves, la diminution du temps de travail et du temps de service devant élèves des enseignant-e-s, et tout projet de réforme scolaire doit s’inscrire dans la perspective d’une école polytechnique pour toutes et tous, égalitaire et émancipatrice.

http://www.sudeducation.org/Le-Panneau-Syndical-SUD-education-5897.html

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05 mai 2015 ~ 0 Commentaire

collèges: public ou privé? pas vraiment le choix…(jdd)

st quay port

Expulsion des religieuses de la congrégation des Saints Coeurs de Jésus et de Marie: départ des religieuses pour l’exil: Saint-Quay-Portrieux 1908

Alors que le ministère de l’Éducation a fait de la laïcité une priorité, des parents d’élèves se battent toujours, en Maine-et-Loire, pour avoir un collège public à côté de chez eux.

Véronique* a attendu le dernier moment, gardant espoir : « Si un collège public ouvre ses portes, ma fille ira là-bas. » À Beaupréau (Maine-et-Loire), les parents des élèves de CM2 avaient jusqu’au 29 avril pour choisir leur collège pour la ren- trée 2015. Comme rien n’a bougé, il a fallu se résigner: « Nos enfants ne sont pas baptisés, leur père et moi ne sommes pas mariés mais on les inscrit dans un collège catholique, quelle logique! »

Pas surprenant dans ce coin d’Anjou, entre Nantes et Angers, où les calvai- res prolifèrent. ­Depuis des années, des parents se battent pour qu’un collège pu- blic voie le jour en Centre-Mauges. En vain, nous sommes au cœur d’un « désert scolaire ». Ou presque… il existe trois collèges privés. Notamment le collège catho- lique Charles-de-Foucauld, enraciné depuis trois cents ans, auquel le conseil départemental de Maine-et-Loire verse 350.000 euros par an.

Quasiment tous les élèves de l’école publique de Beaupréau y poursuivent leur scolarité. Patrick Lestimé, croyant et pratiquant, y a envoyé son aîné: « C’est à 400 m de chez nous. Augustin peut revenir à pied. » Mais si un collège public ou- vre demain, ce quadra en polo blanc y inscrira ses autres enfants, « pour des rai- sons financières ». L’établissement privé coûte 350 euros par an et par enfant, sans compter les frais de cantine (5 euros le repas). À en croire une enquête de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) de 2013, la majorité des parents choisirait le collège public s’il existait.

Le département n’a pas les moyens de financer un collège public Sur la col- line d’en face, des pelleteuses s’ébranlent dans un nuage de poussière. Le lycée ­public, ­financé par la Région (PS), se dresse déjà coiffé de panneaux photovol- taïques. L’inauguration est prévue pour septembre. « Pourquoi on ne construit pas le collège avant le lycée? », interroge Antoine, 7 ans. « Parce que ce ne sont pas les mêmes personnes qui décident de la construction! », réplique sa mère, Marina Giet, membre du collectif pour la promotion de l’école publique dans les Mauges.

Le conseil départemental de Maine-et-Loire refuse en effet de construire un collège supplémentaire. « On a la possibilité d’accueillir les enfants dans de bonnes conditions dans les collèges publics des environs », estime le président (UDI) Christian Gillet, qui assure que la nouvelle ligne de bus permet de s’y rendre « en vingt minutes ». Puis le département, déjà très endetté, n’a pas les moyens de financer un collège public « à 10-12 millions d’euros ». D’autant que celui-ci pour- rait, selon lui, déséquilibrer les effectifs des établissements voisins. Le courrier de la ministre de l’Éducation n’y changera rien: « Si elle veut le financer, qu’elle le fasse elle-même! » Ni la proposition du conseil régional de mettre, en attendant, « des salles à disposition pour accueillir des sixièmes » dans le nouveau lycée public.

Une pétition déposée au ministère Tant pis… Séverine Redureau enverra son fils dans le public: « Nous sommes athées et voulons que nos enfants puissent choisir leurs croyances. » Mais cela ­implique des sacrifices: « Lenny se lèvera beaucoup plus tôt, il prendra le car de 7h30 pour arriver avant le début des cours, à 8 h 20. » Et son fils restera à la cantine: pas le temps de faire l’aller-retour.

« Najat Vallaud-Belkacem parle de laïcité à tour de bras, s’énerve une ensei- gnante de l’école publique. Voilà l’occasion de montrer qu’elle veut défendre les valeurs de la République! » Une pétition, forte de 7.000 signatures, a été déposée Rue de Grenelle. « La ministre suit le dossier de près, affirme son entourage. Elle a demandé au recteur d’examiner attentivement la situation. Nous nous rapproche- rons certainement des collectivités dans les semaines qui viennent pour voir quelles solutions peuvent être trouvées. »

Dans les Mauges, le combat se veut plus large: 37 communes sur 79 ne pos- sèdent que des écoles privées. Coron, 1700 habitants, fait partie du lot. La majo- rité de la population, satisfaite de l’école catholique, ne semble rien trouver à re- dire. Mais de nouveaux venus revendiquent le droit de choisir. La famille Laigre, par exemple, préférerait scolariser ses quatre filles dans le public: l’école Saint- Louis lui coûte 623 euros à l’année. Mathilde Ferrand, elle, fait tous les jours un crochet pour déposer ses enfants à l’école publique voisine, à plus de 8 km.

Les tenants de la laïcité ne lâchent pas À Coron, la façade de l’hôtel de ville n’arbore ni drapeau tricolore ni devise républicaine. Pour le nouveau maire, Xavier Testard, ce combat public-privé n’est plus d’actualité: « On a une école dans la commune qui répond aux demandes des enfants. » Plutôt que de financer un éta- blissement public, l’ancien a fermé en 2002 faute d’effectif!, l’élu plaide la mutua- lisation avec les écoles ­publiques voisines et une meilleure prise en charge des transports.

Mais les tenants de la laïcité ne lâchent pas. Ils ont réussi à faire ouvrir un « re- gistre d’intentions d’inscription à l’école publique primaire » en mairie. « Le directeur des services académiques nous a dit qu’il fallait 48 enfants pour que ce soit via- ble », rapporte Olivier Schaffer, du comité départemental de la FCPE. Pour le mo- ment, il n’y a que 26 inscrits… « Les gens ont peur du qu’en-dira-t-on, soupire une maman. Mais si quelques familles connues osaient, d’autres leur emboîteraient le pas… »La preuve? Trois nouvelles écoles publiques ont vu le jour ces dix dernières années dans les Mauges. Le nombre d’élèves ne cesse d’y croître.

 *Le prénom a été modifié.

Marie Quenet, envoyée spéciale à Beaupréau (Maine-et-Loire) – Le Journal du Dimanche dimanche 03 mai 2015

http://www.lejdd.fr/Societe/Education/Colleges-public-ou-prive-Pas-vraiment-le-choix-730636

Commentaire: Des ressemblances avec la Bretagne! Si on résume, si la laicité lèse le clergé c’est total ringard, mais si elle est tournée contre des français bronzés, c’est génial!

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04 mai 2015 ~ 0 Commentaire

école primaire, un laboratoire de contre-réformes éducatives (npa)

http://www.delacaveaugrenier-blogcine.fr/wp-content/uploads/2013/04/monstres-565x290.jpg

Des milliers de postes ont été supprimés en 5 ans sous Sarkozy… et bien entendu pas restitués par Hollande. Ainsi, depuis 2008, il manquerait 1 800 postes de remplaçantEs et 4 000 postes d’enseignantEs de RASED (réseaux d’aide spécialisée aux enfants en difficulté).

Mais ce n’est pas tout... Depuis 30 ans, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de revenir sur le nombre d’enseignants mais aussi sur les éléments émancipateurs introduits par touches successives dans l’école. On est bien loin de Montessori qui écrivait : « L’éducation doit être une aide à ce mouvement de la vie en chaque enfant. »

La maternelle comme garderie et l’école élémentaire comme boîte de tri L’école maternelle devait être le lieu d’accueil des jeunes enfants qui, dès 2 ans, devraient avoir la possibilité de s’ouvrir au monde en étant dans un environnement stable et serein du fait de leur vulnérabilité émotionnelle.

Pourtant, aujourd’hui, dans toute la France, 7 000 classes de maternelles accueillent plus de 30 enfants en leur sein! Avec 70 000 enfants supplémentaires scolarisés en deux ans et seulement 2 511 postes prévus pour la rentrée prochai- ne, la scolarisation des tout-petits et des petits est donc la première sacrifiée.

Dans le même temps, l’évaluation de plus en plus précoce en maternelle tend à induire peu à peu l’idée que la grande section de maternelle, c’est bien la «vraie» école parce qu’on y évalue l’enfant… au lieu d’être la «vraie» école parce qu’on y apprend à connaître et à faire.

Et cette pédagogie de l’évaluation explose en élémentaire où les dispositifs se multiplient, se superposent: évaluation en CE1, en CM2, et aide personnalisée, projet personnel de réussite éducative, projet personnel de scolarisation… Le seul projet ignoré est celui qui consiste à créer des postes afin que l’effectif maximum soit de 20 enfants par classe, avec une infirmière et des RASED complets par groupe scolaire, des locaux et des supports adaptés sans qu’il soit besoin de les quémander !

Rythmes et refondation de l’éducation prioritaire: le gouvernement poursuit le sale boulot La vérité des prix, c’est que les enfants sont plus fatigués et toutes les craintes des enseignantEs étaient justifiées: transfert d’activités et d’autorité aux municipalités, par le choix des horaires et donc de l’organisation quotidienne des équipes éducatives, non formation des personnels d’animation recrutés à la va-vite et souvent avec un statut précaire, inégalité territoriale des «nouvelles activités périscolaires» en fonction de la gratuité ou pas…

Ce gouvernement, si soucieux parait-il des rythmes de l’enfant, a récemment informé la profession d’un nouveau découpage des zones de vacances scolaires en fonction des intérêts économiques des lobbies touristiques (!). Dans ce qu’ils portent de désorganisation du temps de travail et d’apprentissage et de grignotage du statut des professeurEs des écoles, les nouveaux rythmes restent les premiers facteurs de colère de la profession.

Mais la cerise sur le gâteau est venue cet hiver avec la refondation de l’édu- cation prioritaire. Loin de concentrer les moyens sur les écoles qui en avaient le plus besoin, elle a surtout permis de faire de nouvelles économies: hausse des effectifs, suppression de décharges de direction… tandis que dans les REP et REP +, c’est toujours «Rien En Plus»!

Partout en France depuis des mois, des dizaines et des dizaines d’écoles, pa- rents et enseignantEs, se mobilisent contre des fermetures de classe, le déclas- sement du réseau d’éducation prioritaire, la perte d’un enseignant sur­numéraire ou d’une décharge de direction. ;Après la grève du 9 avril, il s’agit de trouver les moyens de s’unir, par la grève le 19 mai, pour dire non à cette politique de des- truction des droits des enseignantEs et du service public d’éducation !

Lundi 4 Mai 2015 Denise Sarraute

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13 avril 2015 ~ 0 Commentaire

centre bretagne: non aux fermetures d’écoles!

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08 avril 2015 ~ 0 Commentaire

quimper, carte scolaire, plusieurs écoles manifestent (of)

quimper, carte scolaire, plusieurs écoles manifestent (of) dans Educ'action carteScolaire

Ce mardi, parents d’élèves, instituteurs et élus se sont mobilisés devant l’inspection académique, à Quimper, contre le projet de nouvelle carte scolaire. Ils étaient 200.

La mobilisation continue. Ce mardi matin, près de 200 parents d’élèves, enfants, instituteurs et élus se sont retrouvés devant l’inspection académique, à Quimper. Ils protestent contre le projet de nouvelle carte scolaire.

Dès 9 h 30, ces parents de Berrien, Spézet, Moëlan-sur-Mer, Clohars-Carnoët… étaient à Ty Nay. À 8 h, certains étaient partis du centre-Bretagne direction Quimper. Ils ont exécuté une opération escargot sur la voie express, en roulant à 80 km/h au lieu des 110 km/h autorisés, sur trois voies (y compris la bande d’arrêt d’urgence). Depuis mardi, les mobilisations se succèdent. Comme ici, à Douarnenez. À Saint-Martin-des-Champs, Ou encore Huelgoat.

Une délégation a été reçue. À 16 h, certains parents ont prévu une nouvelle manifestation. Cette fois-ci devant la préfecture, à Quimper. Quimper – 07 Avril

http://www.ouest-france.fr/carte-scolaire-plusieurs-ecoles-manifestent-quimper-3314959

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04 avril 2015 ~ 0 Commentaire

calendrier scolaire: le patronat impose son rythme (rue 89)

calendrier scolaire: le patronat impose son rythme (rue 89) dans Educ'action RYTHMSCOaurelR2

«Ce calendrier est le fruit d’un travail interministériel approfondi associant les ministères chargés de l’Intérieur, des Transports, du Tourisme et de l’Agriculture. »

En présentant le calendrier scolaire des trois prochaines années, la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem ne s’en est même pas cachée: entre l’intérêt des élèves et les préoccupations lourdement insistantes des professionnels du tourisme, le choix est vite fait: l’école «bienveillante», attentive aux rythmes et aux besoins des élèves, attendra.

Quand les patrons imposent leurs vues… Depuis de nombreuses années, les professionnels du tourisme en montagne se livrent à un lobbying forcené auprès de l’Education nationale, souvent par parlementaires interposés. Objet de la man- œuvre: concentrer le plus possible les vacances scolaires sur la période d’ennei-gement. Ce sont les élus des régions de montagne, de droite comme de gauche, qui jouent les intermédiaires à travers les questions écrites dont ils submergent le ministère.

Dans le collimateur, les vacances de printemps qui se voient reprocher d’être fixées… au printemps, c’est-à-dire après la fermeture des installations de ski. Les choses étant ce qu’elles sont et le réchauffement du climat inéluctable, on pourrait considérer comme raisonnable de s’y préparer en adaptant à cette nouvelle donne les infrastructures touristiques: plus simple, la solution choisie qui consiste à décaler les vacances de 13 millions d’élèves et à les plier à un calendrier incohérent évite d’avoir à se remettre soi-même en cause.

Pourtant, avec l’institution des congés d’hiver et leur étalement sur trois zo- nes, le tourisme de montagne avait obtenu au cours des dernières décennies un privilège considéré aujourd’hui comme une rente de situation qu’on s’interdit de remettre en cause malgré les dommages évidents sur l’ensemble des rythmes scolaires.

Il suffit pour s’en convaincre de regarder un calendrier: Noël et le jour de l’An étant par définition inamovibles, vouloir à toutes forces fixer non seulement les congés d’hiver mais aussi, dorénavant, ceux de printemps sur une très courte période, aboutit à une inextricable dénaturation de l’année scolaire à partir de janvier, très éloignée de l’alternance de sept semaines de travail/deux semaines de congé recommandée par la plupart des spécialistes.

…ce sont les élèves qui trinquent Et si, de fait, le calendrier présenté le jeudi 2 avril, répond à tous les vœux obstinément soutenus par l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH), qui ne manque d’ailleurs pas de s’en réjouir bruyamment, pour les élèves, les perspectives sont nettement moins réjouissantes. Illustration :

  • l’an prochain (2015-2016), au retour des vacances de Noël, les élèves de la zone B pourront travailler pendant un petit mois (du lundi 4 janvier au vendredi 5 février) avant les vacances d’hiver. Par contre, la dernière période de travail couvrira onze semaines et demi (18 avril-5 juillet) ;
  • en 2016-2017, c’est la zone C qui s’y colle, avec un retour en classe le sur- lendemain du jour de l’An (3 janvier) pour, là encore, un tout petit mois de travail avant les vacances d’hiver et une très longue période de classe de douze semaines courant du 18 avril au 8 juillet ;
  • en 2017-2018, dans la zone B, ce découpage aboutira à faire rentrer les élèves des vacances de printemps le lundi 7 mai, soit la veille du 8 mai et deux jours avant le jeudi de l’Ascension, tous deux fériés. Après quoi, les établis- sements auront peut-être un peu de temps avant les décisions d’orientation prises généralement fin mai…

Clientélisme Et c’est le plus sérieusement du monde que la ministre de l’Educa- tion nationale qualifie ce calendrier de «pragmatique», ajoutant qu’il respecte «au mieux sur l’année l’alternance entre périodes de travail et périodes de repos pour les élèves afin de garantir leurs conditions de réussite».

En réalité, par son choix, Najat Vallaud-Belkacem, à l’instar de ses prédéces- seurs, fait passer l’intérêt des élèves bien après les profits d’un petit nombre de professionnels, manifestant une vision singulièrement réductrice de l’économie et une conviction politique guère en rapport avec les bassinantes «valeurs de la République» dont elle émaille chacune de ses interventions.

Quand on sait que seulement 8% des Français prennent des vacances d’hiver, principalement issus des milieux aisés, on peine à prendre au sérieux la volonté de «lutter contre les déterminismes sociaux […] de combattre les inégalités et [de] favoriser la mixité sociale» manifestée par l’Education nationale à la suite des attentats de janvier dernier.

Il est vrai que les hôteliers, les restaurateurs, les agents de voyage votent, ce qui n’est pas le cas des élèves.

Bernard Girard
Enseignant en collège
Publié le 03/04/2015 à 17h11

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02 avril 2015 ~ 0 Commentaire

lycées, facultés, dans la rue le 9 avril! (al)

valls h2

Contre les politiques d’austérités, la loi Macron et le blocage des salaires, les syndicats CGT, FO, Solidaires et FSU appellent à une journée de grève et de manifestations le 9 avril. Précarité, exploitation, chômage, répression… c’est notre avenir qu’il s’agit de défendre dans la rue !

Le gouvernement du PS est au service des patrons.

Il casse le droit du travail au profit des employeurs par ses politiques libérales, comme avec la loi Macron. Banalisation du travail du dimanche et de nuit, donc baisse des salaires pour la plupart des salarié-e-s concerné-e-s, destruction des moyens de défense des salariés, délinquance patronale facilitée, nouvelles priva- tisations, impossibilité pour les salariés de récupérer des indemnités si un plan de licenciement est jugé illégal par la justice…

Le gouvernement est déterminé à faire passer cette loi pour l’été. Il n’a pas hésité à dégainer l’article 49.3 pour contourner le vote à l’Assemblée nationale. À nous d’accélérer la mobilisation pour le retrait de cette loi: n’oublions pas l’exemple du CPE, où la loi a été votée mais jamais mise en œuvre suite à la mobilisation de la jeunesse et des salariés.

Rejoignons les travailleuses et les travailleurs en grève !

Nous sommes 40% d’étudiants à occuper un emploi, sans compter ceux et celles qui sont en alternance. La plupart du temps, nous disposons alors de contrats pré- caires, où nous sommes corvéables à merci et sans défense vis à vis des patrons. Nous sommes les premières victimes des attaques libérales comme celle de Macron alors le 9 avril nous devons être au rendez vous!

Plus largement, les politiques d’austérité visent à nous faire payer la crise provoquée par les capitalistes. L’ex-ministre PS des Finances, Moscovici, aujourd’hui commissaire européen, exige 50 milliards d’euros de coupes budgé-  taires en plus sur les trois ans à venir. Cette somme équivaut au budget annuel de l’Éducation nationale! Cela signifie une nouvelle offensive contre les services publics, notamment contre les universités où l’État se désinvestit financièrement afin de privatiser l’enseignement supérieur. Résultat: nos conditions d’études ne cessent de se détériorer!

Seule la lutte paie ! L’enjeu de ce 9 avril est considérable pour affirmer la néces- sité d’une lutte contre les politiques libérales et capitalistes du gouvernement. Nous appelons donc l’ensemble des étudiants et lycéens à rejoindre la mobilisation des travailleurs et des travailleuses.

Le 9 avril doit être un point de départ pour tenir la lutte contre l’austérité dans la durée. Mais aussi un moyen de poser les revendications au plus près des enjeux immédiats.

Le 9 avril doit permettre de changer le rapport des force à tous les niveaux.

Dans nos lycées et dans nos facs préparons le 9 avril : Assemblées générales, débats, débrayages ou blocages, organisons-nous pour être nombreux-ses dans la rue!

http://alternativelibertaire.org/?Lycees-facultes-dans-la-rue-le-9

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