Archive | Educ’action

28 février 2014 ~ 0 Commentaire

Rythmes scolaires à quimper, la grève se poursuit ce vendredi (of)

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La classe se terminera à 15h45 dans sept écoles ce vendredi. Un service de garderie est mis en place dans six établissements.

Réunis en assemblée générale, les agents des écoles ont décidé de poursuivre ce vendredi leur mouvement de grève. Selon l’intersyndicale UNSA,CFTC, FO et CGT, la réforme met à mal les compétences des personnels. De son côté, dans un communiqué, la Ville déclare qu’elle « regrette fortement cet état de fait (…) Les élus ont demandé à l’administration de mettre en place un service minimum de garderie dans les écoles concernées. »

Ainsi, dans sept écoles, la classe de terminera à 15 h 45 (bourg de Penhars, Frédéric-Le-Guyader élémentaire, Jean-Monnet élémentaire, Jules-Ferry, Léon-Blum maternelle, Paul-Langevin, Pennanguer élémentaire). A charge pour les parents de venir chercher leur enfant. Par ailleurs, un service minimum de garderie est organisé dans six écoles (Edmond-Michelet maternelle, Ferdinand-Buisson maternelle, Jacques-Prévert élémentaire, Kerjestin élémentaire, Petit-Parc, Yves-Le-Manchec maternelle). Ailleurs, les temps d’activités périscolaires auront lieu normalement. Quimper – 27 Février

http://www.ouest-france.fr/rythmes-scolaires-quimper-la-greve-se-poursuit-aujourdhui-1964231

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22 février 2014 ~ 0 Commentaire

Rythmes scolaires à quimper, 60 manifestants devant la mairie (of)

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Une soixantaine d’agents territoriaux ont répondu à l’appel à manifester de l’intersyndicale Unsa-CGT-CFTC-FO, place Saint-Corentin, ce jeudi.

Hier soir, 27 % des agents territoriaux avaient exprimé leur intention de suivre la grève dans les écoles publiques de Quimper. Ce jeudi après-midi, la manifestation portait sur la mise en œuvre des rythmes scolaires dans les 39 établissements publics et ses conséquences sur le travail des agents territoriaux.

Après une heure de rassemblement devant la mairie, des représentants des syndicats Unsa, CGT, CFTC et FO ont été reçus par Denise Cariou, adjointe au maire chargée de l’enfance et des affaires scolaires, Marc Andro, adjoint du personnel communal et Béatrice Merand, directrice générale des services. En fonction des discussions menées, le mouvement de grève pourrait être arrêté ce soir.

Quimper – 20 Février

http://www.ouest-france.fr/rythmes-scolaires-quimper-60-manifestants-devant-la-mairie-1945800

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18 février 2014 ~ 0 Commentaire

Quimper, préavis de grève au service enfance, dès jeudi (of)

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Une intersyndicale Unsa, FO, CFTC et CGT appelle les agents territoriaux à la grève. Un préavis a été déposé pour le jeudi 20 février.

Une intersyndicale Unsa, FO, CFTC et CGT appelle les agents territoriaux à la grève. Un préavis a été déposé pour le jeudi 20 février toute la journée avec un rassemblement place Saint-Corentin de 15 h 30 à h30. Le mouvement de protestation devrait durer jusqu’au 28 février, veille des vacances scolaires. Les syndicats estiment que la mise en place des temps d’activités périscolaires (Tap) a été faite « de façon précipitée, avec un manque de moyens humains conséquents. » Les agents, réunis en assemblée générale, demandent à la collectivité d’engager des négociations afin de débloquer rapidement la situation. Quimper – 11h40

http://www.ouest-france.fr/rythmes-scolaires-preavis-de-greve-au-service-enfance-des-jeudi-1939875

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16 février 2014 ~ 0 Commentaire

Vous surveillerez l’école publique (médiapart)

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Non à un munich éducatif!

La  »guérilla » a commencé à partir de la déclaration des cardinaux et archevêques de France de septembre 1908 : « Vous surveillerez l’école publique, employant d’abord tous les moyens légaux pour la maintenir dans l’observation de ce que, à défaut d’une expression meilleure, nous appellerons neutralité ».

En septembre 1909, les cardinaux, archevêques et évêques de France préconisent une nouvelle forme d’organisation – à savoir les « Associations des pères de famille » – en affirmant davantage encore quel est le but :

« Vous avez le devoir et le droit de surveiller l’école publique. Il faut que vous connaissiez les maîtres qui la dirigent et l’enseignement qu’ils y donnent. Rien de ce qui est mis entre les mains et sous les yeux de vos enfants ne doit échapper à votre sollicitude : livres, cahiers, images, tout doit être contrôlé par vous […].

Nous interdisons l’usage de certains livres dans les écoles, et nous défendons à tous les fidèles de les posséder, de les lire et de les laisser entre les mains de leurs enfants, quelle que soit l’autorité qui prétend les leur imposer ». Suit une liste d’une quinzaine de manuels d’histoire, de morale ou d’instruction civique condamnés (certains de leurs auteurs étant des célébrités de l’époque : Aulard, Bayet, Gauthier et Deschamps, Payot).

Entre 1909 et fin 1913, de nombreux projets de « défense laïque » se succèdent mais ne vont pas jusqu’au bout. Finalement, fin janvier 1914, la Chambre des députés vote par 424 voix contre 131 une série de dispositions afin d’« assurer la défense de l’école laïque ». Les parents qui empêcheront leurs enfants de participer aux exercices réglementaires de l’école, ou de se servir des livres qui y sont régulièrement mis en usage, seront frappés de la même peine d’amende que dans le cas de non-fréquentation (de deux francs à quinze francs).

D’autre part quiconque, exerçant sur les parents une pression matérielle ou morale, les aura déterminé à retirer leur enfant de l’école ou à empêcher celui-ci de participer aux exercices réglementaires de l’école, sera puni d’un emprisonnement de six jours à un mois et une amende de seize francs à deux cents francs (ou de l’une de ces peines seulement).

Enfin quiconque aura entravé ou tenté d’entraver le fonctionnement régulier d’une école primaire publique, notamment en organisant la désertion de cette école, sera frappé des mêmes peines ( lesquelles seront sensiblement aggravées, s’il y a eu violence, injures ou menaces).

Six mois plus tard, c’est la guerre de  »14 » et « l’Union sacrée ». Et un siècle plus tard ?

06 février 2014 |  Par claude lelièvre

Cette position ferme a été finalement prise il y a tout juste un siècle, après quelques années d’atermoiements face à une  »guérilla » menée par des parents d’élèves catholiques dans un certain nombre d’écoles communales (à l’appel de la haute hiérarchie de l’Eglise en France). Toute ressemblance avec une situation potentielle actuelle doit évidemment être tenue pour une pure coïncidence. Car il ne saurait être question d’être du genre à renoncer à la notion de  »genre ».

http://blogs.mediapart.fr/blog/claude-lelievre/060214/non-un-munich-educatif

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16 février 2014 ~ 0 Commentaire

L’école des réac-publicains (cnt)

L’école des réac-publicains (cnt) dans Educ'action im-ecole-moyen-age

Les temps, nous dit-on, sont aux débats assagis, à la fin des grandes oppositions.

La pensée unique a enterré les idéologies. Seuls le réalisme et le pragmatisme tiendraient lieu de boussole à des gouvernements qui se succèdent dans la continuité. Et pourtant, dès qu’il s’agit d’école, la polémique, la rage, l’invective reprennent le dessus. La querelle scolaire, celle d’au- jourd’hui comme celle d’hier, emprunte son vocabulaire au monde militaire : elle parle de guerre, de résistants, de collabos. Elle est « meurtrière » – c’est en tout cas ce que les moins subtiles des ouvrages consacrés à la question se complaisent à écrire sur leurs couvertures [1]…

Deux armées se font face pour un combat dont l’issue espérée semble bien viser l’anéantissement de l’adversaire honni.

Comme dans toute guerre moderne, la propagande reste l’instrument de la victoire. L’ennemi, incarnation du mal absolu, est souillé, traîné dans la boue. Les bannières claquent au vent : « Il faut sauver l’école française » déclarent les uns ; « Inventons l’école de demain » répondent les autres.

Depuis la fin des années 90, cette guerre a ses batailles et ses victoires: le mouvement anti-Allègre en 99, la remise en cause de la mixité, le retour du BA-Ba et de l’uniforme, la suppression des IUFM, la restauration de l’autorité, de l’ordre et des savoirs…

Elle a aussi un nom : la querelle des « républicains » contre les « pédagogues ». Que chaque camp s’insurge contre ces étiquettes inopérantes n’y change rien. Que chaque coup porté soit nécessairement précédé de l’appel rituel à dépasser les schémas simplistes, que chaque protagoniste croit bon de devoir se placer « au-dessus » de ces grilles de lecture, ne remet pas en cause la réalité de la violence de l’affrontement.

Et puisque dans cette bataille les mots et les concepts sont des armes, ceux-ci doivent être pris au sérieux. Il convient de s’interroger non seulement sur la pertinence de dénominations qui « résistent » aux démentis, aussi bruyants que suspects, mais aussi sur les ressorts de cette division et les enjeux qu’elle masque. Tâche ardue : comme souvent dans de tels débats, les uns et les autres se plaisent à brouiller les repères, à inverser les positions, à retourner les principes et les valeurs.

Les mots réformateur, conservateur, réactionnaire, résistants, démocratie, justice sociale, égalité, émancipation… ressortent, après l’ébullition polémique, délavés ou déteints. Pour qui veut éviter le lavage de cerveau, le tri lexical devient vite une opération indispensable. Or, l’une des caractéristiques de cette querelle est de prétendre dépasser les clivages établis : conserva- teurs/révolutionnaires, progressistes/archaïques et bien entendu droite/gauche…  S’interroger alors sur cette déroutante bi-polarisation n’est peut-être pas inutile à l’heure où les oppositions politiques sur cette question si fondamentale, semblent sur le point d’être balayées. Si le débat n’est pas nouveau, le contexte scolaire et social actuel lui a donné une dimension inédite.

La massification impulsée à partir des années 60 est apparue comme une victoire pour les partisans de l’égalité. Longtemps, les « pédagogues » ont consacré leurs forces à fournir des outils pour la « démocratiser » et répondre aux défis lancés par le passage d’une école de la ségrégation et de la sélection à une école de masse. Certains voyaient dans cette révolution scolaire un avant-goût de révolution sociale. Et ils étaient prêts à se retrousser les manches pour mettre un peu d’huile dans les rouages en attendant « le Grand soir »…

Quarante ans plus tard, la machine reste grippée et la tentation d’enterrer les espoirs d’hier est grande… « On » a renoncé à changer la société et ses inégalités… avant de renoncer bientôt à changer l’école… Une certaine gauche, dite de « pouvoir », s’est résignée et a perdu tout projet de transformation sociale.

Aujourd’hui elle est en passe de renoncer également à toute ambition émancipatrice pour l’école. Elle a laissé le champ libre à un autre projet éducatif, un projet qui s’installe petit à petit, n’hésitant pas à subvertir le vocabulaire et les concepts émancipateurs, détournant les réseaux qui s’étaient élaborés au fil des luttes. Un projet réactionnaire qui veut se faire passer pour révolutionnaire…

« Ordre, autorité, restauration des valeurs, appel au « peuple réel », culte des racines et des identités »… dans le contexte scolaire, ces références fleurent bon, nous dit-on, l’encre violette et le poêle à bois.

Innocente nostalgie ? Pourtant, ces valeurs sont aussi celles que des droites « dures » propagent avec chaque jour un peu plus de férocité et d’efficacité. Une série de « valeurs » que Daniel Linden- berg plaçait en ouverture d’un ouvrage dérangeant et salutaire : Le Rappel à l’ordre – enquête sur les nouveaux réactionnaires. En arrière plan de cette enquête, le lecteur perçoit une petite musique, la critique de l’école comme un lancinant refrain intercalé entre des couplets nauséabonds. Une « haine de la démocratie », pour reprendre le titre de l’ouvrage de Jacques Rancière [2], qui confirmait que : « C’est, de fait, autour de la question de l’éducation que le sens de quelques mots – république, démocratie, égalité, société, a basculé. »

Notre exploration de cette galaxie républicaine – « réacpublicaine » - se présente donc une tentative pour résister aux sirènes de la résignation, de la tradition et de l’élitisme. La défense d’une éducation démocratique, sociale et émancipatrice, passe par l’étude minutieuse des mécanismes du discours nostalgique et par la mise en évidence de la contamination des milieux « progressistes ». Elle passe aussi par l’exploration sans concession des collusions avec le pouvoir et ses gestionnaires ; sans connivence non plus sur les impasses et les aveuglements du camp des pédagogues.

Le pari est de retrouver une nouvelle voie, d’armer la lutte, les luttes, pour une autre éducation et une autre société. L’ambition est aussi de passer au crible les illusions d’une certaine vision « démocrate » de l’école qui, au final, s’est révélée bien perméable aux thèses réactionnaires.

La gauche a perdu l’école constatait il y a presque 10 ans un journaliste spécialisé [3]. Qui va s’en emparer ? Dans les décombres de la pensée éducative, la bataille idéologique est lancée. Ce à quoi nous assistons aujourd’hui c’est une entreprise de conquête qui se propose de renverser les valeurs et qui risque à court terme de refermer la parenthèse que fut la lutte pour une éducation émancipatrice dans une société égalitaire. Grégory Chambat

http://www.questionsdeclasses.org/?L-ecole-des-reac-publicains

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14 février 2014 ~ 0 Commentaire

2 000 enseignants dans les rues de paris (le parisien)


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Ce jeudi après-midi, près de 2 000 manifestants, selon les syndicats enseignants, ont défilé à Paris. Partis à 14 heures à Saint-Michel, ils ont pris la direction du ministère de l’Education Nationale rue de Grenelle (VIIe). Le cortège était composé d’enseignants du premier et second degré, de parents-d’élèves et d’élèves de tout l’Ile-de-France, principalement des Hauts-de-Seine et de Seine-Saint-Denis.

http://videos.leparisien.fr/video/2-000-enseignants-dans-les-rues-de-paris-13-02-2014-x1c00nb

 

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12 février 2014 ~ 0 Commentaire

Les livres de jeunesse à brûler pour faire plaisir à copé (libération)

Cet ours prône la « décroissance »: il en faudrait peu pour être heureux? Scandale!

«Max et les maximonstres», «le Livre de la jungle» ou «Blanche-neige et les sept nains» sont-ils vraiment des ouvrages à confier aux enfants ?

Jean-François Copé est parti en croisade. Contre la crise, le chômage, son impopularité chronique ? Non, contre la littérature jeunesse. Dimanche, «son sang n’a fait qu’un tour» lorsqu’il a découvert Tous à Poil, un ouvrage bien innocent édité en 2011 par les éditions du Rouergue où des gens se mettent tous nus joyeusement. Jean-François Copé, comme il l’a rappelé, est «beau-père», alors, ces choses-là, ça le concerne. Un peu comme les mouvances autour du Printemps français ou de Farida Belghoul, qui s’en prennent maintenant aux bibliothèques municipales. Désormais, ils en sont même venus à dresser des listes d’ouvrages qu’il faudrait interdire, comme Papa porte une robe (l’auteur nous explique pourtant qu’il est introuvable). Pour faciliter la tâche de Jean- François Copé, nous avons dressé une liste d’ouvrages. Car, même parmi les grands classiques, selon les critères du président de l’UMP et de ses amis, certains sont plus que déviants.

«Les Trois Brigands»

Franchement, on ne comprend pas pourquoi ce célèbre ouvrage de Tomi Ungerer n’a pas encore été interdit, voire brûlé. C’est un hymne à l’homoparentalité dangereux. Depuis 1961 (déjà) le dessi-nateur alsacien nous raconte l’histoire de trois bandits qui attaquent une diligence et kidnappent une petite fille. Finalement, ils décident de l’adopter et de s’occuper d’elle bien mieux que la vieille tante chez qui elle devait être envoyée au départ. Grâce à l’argent de leurs rapines, les trois brigands construisent un magnifique château et un village pour tous les orphelins qu’ils récupèrent. Les enfants sauvés, éternellement reconnaissants, se mettent tous à porter des chapeaux rouges, en hommage à leurs trois mentors.

«Max et les maximonstres»

Dans cet album de 1963 de Maurice Sendak, Max, puni, a été envoyé dans sa chambre sans avoir le droit de dîner. Furieux, il décide de créer un monde merveilleux pour s’échapper de sa chambre. Des monstres apparaissent, mais Max, loin d’être impressionné, les soumet et devient «roi des Maxi- monstres». Il aurait dû être rendu triste par la punition, il devient heureux grâce à sa capacité d’imagination et d’évasion. Dans le même genre, lecteurs, fuyez Puni-Cagibi d’Alain Serres et Claude K. Dubois. Non seulement, les parents passent pour d’affreux tortionnaires, mais en plus le cagibi est très sale, et le gamin très heureux.

«De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête»

Cécile Duflot a été l’une des premières à railler Jean-François Copé sur Twitter en lui demandant s’il avait un avis sur ce livre de Werner Holzwarth et Wolf Erlbruch. Et elle a bien raison. On l’a relu ce matin aux toilettes (pour ne pas raconter notre vie) et, comme on s’en souvenait, ça ne parle que de caca. Franchement, on se demande : est-ce que les enfants n’ont pas autre chose à apprendre que les différents types de crottes ? Est-ce qu’ils ne devraient pas se concentrer sur les vraies valeurs, comme la lettre de Guy Môquet ou le dernier rapport du Medef ?  D’ailleurs, c’est assez terrible cette obsession pour les fluides corporels dans les livres pour enfants. Dans nos toilettes, encore, on a aussi C’est pas là qu’on fait caca ! de Charb et Je veux mon p’tit pot de Tony Ross, et ce sont deux ouvrages tout aussi scatophiles.

«Jérôme par cœur»

Alors là c’est le comble, ce livre de Thomas Scotto et Olivier Tallec. Raphael est très copain avec Jérôme, il est même complètement fan de lui. Les deux enfants n’aiment pas se battre ni jouer au foot. Pire, des fois, ils se tiennent par la main. La liste est encore longue. Méfiez-vous par exemple des ouvrages de Claude Ponti, cela part dans tous les sens, les créatures sont complètement farfelues. A juste titre, un lecteur se demande sur son blog à propos de Pétronille et ses 120 petits, si l’auteur «n’est pas sous l’emprise de quelque substance hallucinogène… je me permets quand même de remarquer au passage qu’on voit pas mal de champignons». Pour se rassurer, on pourrait se dire que, après tout, ce n’est pas si grave. Que tous ces albums déviants remettant en cause nos valeurs morales ont été publiés depuis une cinquantaine d’années. Il suffirait donc d’éviter quelques éditeurs comme l’Ecole des loisirs ou Seuil Jeunesse pour être tranquille. Le problème, c’est que, même dans les ouvrages plus anciens, cela n’est pas beaucoup mieux.

«Blanche-Neige et les sept nains»

Pardon, une femme, abandonnée, recueillie par sept petites personnes, ce n’est plus de l’éducation homoparentale, c’est un kibboutz gay. Seul point positif : elle prépare à manger. On ne s’étendra pas non plus sur Boucle d’or qui fait n’importe quoi avec des ours, Cendrillon qui ne sait pas faire cor- rectement le ménage, la Belle au bois dormant qui embrasse des inconnus, et la Belle qui… oui, avec la Bête.

«Le Livre de la jungle»

S’il fallait interdire un seul ouvrage, peut-être serait-ce celui-là. Il résume à peu près tout ce qui fait peur à Jean-François Copé. Mowgli se balade à poil, il est élevé par une meute de loups, puis par une panthère au sexe indéfini et un ours clairement porté sur le jus de fruits alcoolisé. Nudité, zoophilie et homoparentalité, votre compte est bon Rudyard Kipling ! 11 février 2014 à 18:33 Quentin GIRARD

PS : vous l’aurez compris, les histoires citées ci-dessus sont souvent excellentes. Elles sont le signe d’une littérature jeunesse diversifiée et créative. L’enfant a aussi besoin de rêve, d’imagination et d’une certaine irrévérence pour grandir.

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11 février 2014 ~ 0 Commentaire

La Ministre veut faire enseigner l’entreprenariat dès la maternelle (ufal)

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Je pense que si on veut avoir davantage d’étudiants [qui lancent des entreprises, ndlr], si on veut avoir une vraie équipe France, c’est la culture qu’il faut changer et il faut commencer très tôt, il faut même commencer dès l’école maternelle. Mais comme je suis responsable de l’enseignement supérieur et de la recherche, je commence à la recherche ! Geneviève Fioraso

Il n’est sans doute pas inutile de rappeler à notre ministre que même à son niveau, c’est-à-dire celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, l’article L141-6 du Code de l’éducation, qui dit que « Le service public de l’enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise poli- tique, économique, religieuse ou idéologique ; il tend à l’objectivité du savoir ; il respecte la diver- sité des opinions. Il doit garantir à l’enseignement et à la recherche leurs possibilités de libre développement scientifique, créateur et critique », le monde l’entreprise n’a pas à s’immiscer de la sorte ! C’est l’occasion pour l’UFAL de rappeler son attachement à la laïcité scolaire qui permet cette séparation entre l’école publique et à la société civile. Sans cette séparation, aucune instruction n’est possible. mardi 11 février 2014 – 11h42

http://www.ufal.info/ecole/ecole-br…

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07 février 2014 ~ 0 Commentaire

Éducation prioritaire: démagogie et mauvais coups

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Vincent Peillon a dévoilé sa réforme pour l’éducation prioritaire.

En apparence, il s’agirait surtout d’heures de cours en moins pour les enseignantEs et l’augmentation de l’indemnité ZEP (zones d’éducation prioritaires) pour une minorité d’entre eux. Salué notamment par le SNES et le SNUipp, l’ensemble du plan s’inscrit en réalité dans le contexte de baisse des dépenses dans le cadre de la modernisation de l’action publique (MAP) et prépare la nouvelle offensive du gouvernement contre le statut des enseignantEs.

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Les moyens continuent de baisser… Sur 1 000 ZEP, moins d’un tiers serait vraiment con- cernées. Les autres établissements seraient donc privés des moyens correspondants (et 10 % des ZEP sortiraient de la nouvelle éducation prioritaire). L’annonce des dotations horaires pour la prochaine rentrée scolaire le confirme.

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Ainsi, dans le 92, 27 établissements, sur les 31 classés ZEP, sont touchés par des baisses de moyens. Le mouvement de grève initié le 20 janvier par un collège de Villeneuve-la-Garenne qui perd 56 heures a fait boule de neige : 200 enseignants étaient présents, 20 établissements représentés, à l’AG du mardi 28 janvier. Ils se sont ensuite retrouvés à 600 devant le ministère. Certains établissements se sont mis en grève reconductible et ont ponctué la semaine avec des actions de blocage avec les parents et de diffusion sur les marchés. La journée de grève, appelée par l’AG et l’intersyndicale le mardi 4 février, avec AG départementale, porte la revendication de créer 2 000 heures minimum nécessaires pour le département.

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Terrain d’expérimentation sur le statut Ce plan pour les ZEP permet au gouvernement de revenir à la charge avec le projet Peillon sur le statut, rejeté par les enseignants en décembre.
Il conduirait à la soumission des personnels au cadre local : chaque réseau voulant des moyens supplémentaires devrait construire un « projet de réseau sur la base du référentiel des meilleures pratiques ». Ces projets finalisés sous la coupe des chefs d’établissement vont «organiser la vie de l’école et de l’établissement». « Des affectations ciblées en fonction des besoins locaux et du projet éducatif » seraient rendues possibles.

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Dans ce cadre, il ne s’agit pas de baisser le temps de travail des enseignants en ZEP mais plutôt d’intégrer à leur service de multiples « missions » définies localement. Sous couvert de « suivi des élèves », figurent notamment la coopération avec les partenaires locaux dans le cadre du projet éducatif territorial et la mise en œuvre du « parcours individuel d’information, d’orientation et de découverte du monde économique et professionnel ».

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À cette fin, «le travail en équipe doit être coordonné et répondre à des objectifs précis». Le plan prévoit une hiérarchie intermédiaire avec des coordonnateurs, les temps de travail en équipe seraient « institués dans les emplois du temps » et le conseil école-collège (qui vise à l’implantation de l’école du socle) serait effectif.

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Construire un puissant mouvement Peillon utilise les ZEP pour accentuer l’individualisation des conditions de travail, la casse des garanties collectives et l’augmentation de la charge de travail des enseignants, tout en excluant les élèves en difficulté, envoyé vers la précarité professionnelle…

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Un tel plan a vocation à être généralisé partout. C’est tout l’inverse qu’il faudrait : de réels moyens pour créer massivement des postes, baisser le nombre d’élèves par classe, diminuer la charge de travail des personnels, particulièrement en ZEP.

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Cela suppose un puissant mouvement de grève, ayant comme premier objectif le retrait définitif du projet Peillon sur le statut et le rétablissement de tous les postes supprimés. Le gou- vernement est à la manœuvre, s’appuyant sur les « concertations » après avoir été mis en difficulté par la mobilisation de décembre en défense du statut. Plus que jamais, une telle perspective est indissociable du combat à mener pour que les organisations syndicales, notamment la FSU, rompent avec le gouvernement.

Hebdo L’Anticapitaliste – 228 (06/02/2014)
La commission d’animation Éducation nationale

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07 février 2014 ~ 0 Commentaire

L’école républicaine, fabrique d’êtres asexués: il y a un siècle déjà (rue89)

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Redonnez-nous l’école publique et on arrête tout! C’est pourtant simple!

Ce n’est pas la première fois que la République est accusée de vouloir, sous le prétexte d’égalité entre les sexes, gommer les différences « naturelles » entre les filles et les garçons.

Cette bataille a été entamée par la droite réactionnaire dès la fin du XIXe siècle. Avec, dans les arguments échangés, des échos savoureux à ce qu’on lit et entend aujourd’hui.

Efféminer les hommes, viriliser les femmes

Au XIXe siècle, la mixité existe dans certains villages ruraux, mais pas dans les villes. Au début du XXe siècle, sous la pression des premières féministes, le débat s’anime sur le sujet. En 1905, le congrès des Amicales d’institutrices et d’instituteurs, qui se tient à Lille cette année-là, critique le principe de la séparation de l’éducation des garçons et des filles et en conclut que cette séparation, anormale, défavorise ces dernières. « Chaque sexe doit conquérir les qualités de l’autre », explique un orateur. Un autre, député et ancien instituteur, met en garde contre le risque de faire « res- sembler les garçons aux filles et les filles aux garçons en les coulant dans le même moule ».

En 1906, le pédagogue Gabriel Compayré rejette la « coéducation » (mixité) des adolescents en ces termes :

« Nous estimons que, de 12 à 18 ans, elle ne peut avoir que des conséquences fâcheuses,si du moins on ne veut pas dénaturer le caractère de chaque sexe, efféminer les jeunes hommes, viriliser les femmes, et détourner les uns et les autres de leur vraie destination dans le monde. »

La coéducation est « immorale »

Après la Grande Guerre, des écoles « géminées » se multiplient : des écoles de filles et de garçons dans lesquelles les élèves sont regroupés par tranche d’âge (l’institutrice s’occupant des petits, l’instituteur des grands) et non par sexe. Le camp clérical, ancêtre de la Manif pour tous, proteste vigoureusement. En témoigne ce communiqué musclé de l’Union des associations catholiques et des chefs de familles, daté de 1935, et exhumé par Johanna Barasz :

« La coéducation et la gémination sont en effet immorales. Par la promiscuité des filles et des garçons, elle excite leurs sens plus tôt qu’on ne le pense, elle enlève aux jeunes filles la réserve et la pudeur et en fait des GARÇONNES dès l’âge de 13 ans. »L’Union des associations catholiques et des chefs de famille vous informe

La conclusion du communiqué est croquignolesque :

« Que sera-ce lorsque, à l’exemple des Soviets, abominables apôtres de la coéducation, la promiscuité des sexes se pratiquera dans l’internat et dans la serre surchauffée des dortoirs, après que dans la journée on aura donné à filles et garçons réunis l’enseignement sexuel avec exercices pratiques de pièces anatomiques articulées ? »

« Bientôt, plus qu’une espèce d’être asexué ? »

Ridicule ? Pas tellement plus que certains éditos qu’on peut lire aujourd’hui, comme celui qu’a signé récemment Yves Thréard, dans Le Figaro, et qui commençait ainsi :

« Homme ou femme en France, ne formerons-nous bientôt plus qu’une espèce d’être asexué (ni mâle ni femelle, ni père ni mère), non identifié (ni Blanc, ni Noir, ni Jaune) et privé de toute vie intime  ? C’est peut-être exagéré, mais c’est à se le demander depuis dix-huit mois que la gauche est au pouvoir. »Pascal Riché | Cofondateur

http://rue89.nouvelobs.com/2014/02/03/lecole-republicaine-fabrique-detres-asexues-y-a-siecle-deja-249593

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