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02 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper, les agents des écoles se mobilisent contre la réforme des rythmes scolaires (LT+OF)

Quimper, les agents des écoles se mobilisent contre la réforme des rythmes scolaires (LT+OF) dans Educ'action bebe-revolutionnaire

Ce mardi après-midi, 200 agents des écoles, soutenus par de nombreux parents, sont venus protester devant l’hôtel de ville contre la réforme des rythmes scolaires telle qu’elle a été mise en place par la municipalité à Quimper.

« La situation est très tendue dans les écoles. Les agents n’arrêtent pas de courir. Ils sont déjà épuisés, indique Yves Horellou, secrétaire CFDT des territoriaux. Les arrêts de travail sont très nombreux ». Certains avancent le chiffre d’une centaine d’arrêts de travail. « On attend que le planning des agents soit fait correctement. Les mesures correctrices annoncées ne sont pas suffisantes ». La CFDT réclame la création de postes et la titularisation de ces agents. 1 octobre 2013 à 17h46

http://www.letelegramme.fr/informations/quimper-les-agents-des-ecoles-se-mobilisent-contre-la-reforme-des-rythmes-scolaires-01-10-2013-2253265.php

Rythmes scolaires. Près de 250 manifestants contre la réforme à Quimper (OF)

Éducation mardi 01 octobre 2013

« On nous prend pour des colliers de nouilles ». C’est l’un des slogans scandés par près de 250 manifestants ce mardi après-midi devant la mairie de Quimper (Finistère). À l’appel de la CFDT, les agents territoriaux protestent contre la mise en place des nouveaux rythmes scolaires. C’est la première grève contre les temps d’activités périscolaires (Tap) au niveau national.

« 250 manifestants pour 223 agents territoriaux embauchés dans les écoles, c’est pas mal », se réjouit Yves Horellou, secrétaire de la section CFDT de la mairie. Dans les rangs, une vingtaine de parents mécontents ont sorti leur banderole. Aujourd’hui, il n’y avait ni cantine, ni garderies dans les 39 écoles publiques quimpéroises.

« On n’est pas des magiciens » À l’origine de cette grogne : les temps d’activités périscolaires mis en place les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 15 h 45 à 16 h 30. Nadine raconte sa galère : « Actuellement, un adulte encadre une vingtaine d’enfants. Le temps de faire l’appel et il est déjà 16 h. Résultat : il nous reste à peine 20 minutes pour organiser des ateliers. De qui se moque-t-on ? On n’a même pas assez de salle pour rassembler les enfants. Aucun matériel. On n’est pas des magiciens. Quand je rends les enfants aux parents, à 16 h 30, j’ai honte. » Selon la CFDT, qui a appelé à la manifestation avec l’Unsa, FO, la CGT et la CFTC, de nombreux agents sont épuisés, en arrêt de travail pour certains. « La formation de 3 h ne suffit pas pour apprendre à animer et encadrer des groupes. Le personnel est en souffrance. Il est venu exprimer son désarroi. » Une délégation a été reçue en mairie.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Rythmes-scolaires.-Pres-de-250-manifestants-contre-la-reforme-a-Quimper-_40820-2234426_actu.Htm

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01 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Ecole: la lente destruction du service public continue (1)

Ecole: la lente destruction du service public continue (1) dans Educ'action faujourbonheur

Parmi les promesses de changement formulées durant la campagne présidentielle de Hollande, l’éducation était présentée comme une priorité. Si changements il y a eu, ils se distinguent surtout par une continuité et un renforcement des réformes du précédent gouvernement.

Sous un habillage « pédagogiste », il s’agit de conforter les directives de l’OCDE, acceptées par le gouvernement Jospin en 2000. Baisser le       « coût » de l’éducation nationale en se délestant de pans entiers des missions jusqu’alors assurées par le service public d’éducation, au profit d’une territorialisation qui creuse les inégalités et privilégie les entreprises privées.

Un budget en trompe l’œil La promesse de créer 60 000 postes sur cinq ans n’équilibre pas les 77 000 postes supprimés par le précédent gouvernement. Si le principe du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite a été abandonné, cela s’effectue au détriment des autres services publics en ne compensant pas les futurs départs. Qui plus est, le concours de recrutement exceptionnel mis en place s’est soldé par un échec patent avec moins de candidats que de postes ouverts.

La dégradation des conditions de la formation au métier d’enseignant-e et du métier lui-même génère un manque d’attrait compréhensible. Ce problème s’explique aussi par le fait que les étudiants paupérisés ne voient pas ce nouveau recrutement comme une possibilité de poursuivre leurs études. La politique d’austérité, appliquée aujourd’hui au moyen de la modernisation de l’action publique (MAP), s’accentue et contribue à une remise en cause du statut. La multiplication des contrats précaires et le transfert de missions vers d’autres pôles mettent en péril le statut de fonctionnaire, ainsi que les missions de service public.

Côté salaires, c’est la même logique qui prévaut depuis 2000, la valeur du point indiciaire ayant régressé de 13 % en moyenne par rapport à l’augmentation des prix. Cette situation a de graves répercussions sur les rémunérations de tous les agents de la fonction publique. Le gouvernement Hollande ne rompt donc aucunement avec la logique du gel des salaires.

Des réformes régressives qui ne disent pas leur nom La scolarisation est plus longue et plus massifiée : le niveau moyen monte et pourtant les inégalités et l’échec scolaire se renforcent. Face à ce constat, les réformes passées et récentes, étayées par la nouvelle loi d’orien-tation et de programmation de Hollande-Peillon, suivent la même logique. Et ce, afin de conforter la bourgeoisie et ses dirigeants dans leurs choix de ne pas payer trop cher des salariés qui possèderaient à leurs yeux trop de qualifications au regard des compétences dont ils auraient réellement besoin.

Ainsi, la nouvelle loi d’orientation fait la part belle au patronat en lui donnant la possibilité d’intervenir de plus en plus dans les contenus d’apprentissages et afin d’accéder à ses vœux, le gouvernement dote l’éducation d’une myriade d’orientations, de parcours imposés et ce dès le plus jeune âge, qui répondent à une logique d’« employabilité » et non aux choix des élèves et des jeunes.

Ainsi, la loi d’orientation de l’« école du socle »(1) entend associer les collectivités locales par des contrats d’objectifs, non pas dans le but de faire revivre certaines régions dévastées par le chômage, mais afin de renforcer la soumission des écoles et des éta- blissements aux besoins du patronat local. L’orientation et la formation professionnelle seront directement soumises aux intérêts privés locaux. Cette politique renforcera également les sélections déjà existantes et les inégalités territoriales, les moyens variant très sensiblement d’une région à une autre, d’un département à un autre, d’une commune à une autre.

C’est cette même logique que porte le « socle commun de connaissances et de compétences », auquel le gouvernement actuel n’a fait qu’ajouter un mot (connaissances), mais qui reste identique quant à son contenu et en continuité avec l’esprit de la loi Fillon de 2005. Une école du socle qui se conforme de plus en plus aux normes de la culture dominante et élitiste, dans une conception où prévaut la gestion managériale des apprentissages, à l’image de la gestion des personnels dans les écoles et les établissements eux-mêmes, et le culte de l’évaluation. Juxtaposition de compétences empilables mais pas reliées entre elles, qui ignorent les savoirs qui les sous-tendent.

La « morale laïque » qui devra être enseignée constitue de ce point de vue un puissant révélateur d’une vision rétrograde de l’école. En effet, le terme même de morale inscrit de fait cette nouvelle discipline dans une tentative de normalisation des comportements et en particulier dans la soumission ; y adjoindre le qualificatif de « laïque » ne change rien à l’affaire. L’adaptation au système scolaire, vocable très souvent utilisé par le gouvernement, sous-entend d’adapter le système aux différents publics dans le cadre de la massification dans une école où les compétences minimales exigées entraînent à une course à l’« adaptabilité » et à plus ou moins long terme à l’« employabilité ».

Dimanche 29 septembre 2013 Publié dans : Revue L’Anticapitaliste n°46 (septembre 2013)

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01 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Ecole: la lente destruction du service public continue (2)

Ecole: la lente destruction du service public continue (2) dans Educ'action ecole-2000

Vers l’éclatement du service public d’éducation La révision générale des politiques publiques (RGPP) est venue renforcer les hiérarchies locales en imposant le « nouveau management public »2. S’inscrivant dans cette logique, la contractualisation des établissements a imposé la prééminence du contrat sur la loi : autoritarisme, détérioration des conditions de travail, politique du chiffre, etc. L’acte III de la décentralisation, en cours de finalisation, ne fait que renforcer ces politiques, puisqu’il engage une sorte de décentralisation à la carte, qui fera éclater et affaiblira les politiques publiques menées au niveau national en renforçant une territorialisation au service de potentats locaux, sans aucun contrôle de la population et instaurant une logique de marché scolaire.

La loi Fioraso sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) poursuit la même logique. Dans la stricte filiation de la loi LRU et dans le cadre d’une politique d’austérité budgétaire, elle entérine la volonté de soumettre les choix des laboratoires, concernant notamment les objets de recherche, à une logique utilitariste qui est celle des entreprises capitalistes (d’où la priorité accordée à la recherche appliquée et à tout ce qui peut contribuer à l’accumulation du capital).

Les universités seraient par ailleurs habilitées à délivrer des diplômes individualisés et elles se spécialiseraient en fonction des besoins immédiats de l’environnement économique local. La refonte de la carte universitaire se poursuit donc autour de regroupements régionaux permettant d’articuler les budgets en vue d’accroître la « compétitivité » dans un contexte d’austérité sans fin. Cela tirera vers le bas les conditions de travail de tou-te-s en faisant jouer à plein la concurrence.

Une autre réforme, celle des rythmes scolaires, a cette année secoué les enseignant-e-s des écoles primaires. En effet, plusieurs problèmes sont au cœur de cette réforme. Le décret Peillon instaure d’abord un retour à neuf demi-journées dans un cadre con- traint, sans amélioration des conditions de travail pour les élèves et les enseignant-e-s. En laissant entendre que l’échec scolaire se situerait hors du temps de classe, la réforme confie les missions du service public d’éducation aux élus locaux, renforçant ainsi la territorialisation et les inégalités qui en découlent.

Dans un contexte où l’Etat devrait réduire les dotations aux communes de 4, 5 milliards d’euros d’ici 2015,  les inégalités déjà existantes ne feront que se creuser davantage. Elles auront des répercussions sur l’école et notamment sur les crédits pédagogiques, l’entre- tien et l’équipement des locaux scolaires, les salaires et les conditions de travail des contractuels. Dans le même temps, il est exigé des communes d’organiser et de prendre en charge financièrement, et ce intégralement à partir de 2014, trois heures d’activités périscolaires hebdomadaires. La question de la gratuité de ces activités n’est pas posée.

Que peut-on en attendre de positif pour les élèves, alors que les taux d’encadrement revus à la baisse obèrent d’ores et déjà la qualité des activités prévues ? D’autant que la plupart des communes – notamment les plus pauvres – seront incapables de former les personnels encadrants nécessaires. Le panel d’activités proposées se fera alors en fonction du tissu associatif, sportif et culturel environnant, et jouera forcément sur l’« attractivité » des écoles, dans une logique de mise en concurrence et de marchandisation de l’éducation.

Changer le monde, changer l’école Dans sa forme actuelle, le système éducatif est basé sur l’élitisme et le stress, et il n’y a pas lieu de s’étonner qu’il apparaisse anxiogène aussi bien aux élèves qu’à leurs parents3. Compétition scolaire, inégalités territoriales et injustices sociales perdurent et s’aggravent via les nouvelles réformes mises en place par le gouvernement Hollande-Ayrault-Peillon, qu’elles aient pour objet les programmes d’enseignement, l’évaluation, les pratiques pédagogiques, la formation des élèves et des enseignant-e-s, etc.

Les mots sont détournés et dévoyés pour mieux inscrire l’école dans le cadre d’un capitalisme qui a fait son temps, étant à l’origine d’une crise à la fois économique, sociale et écologique. Les objectifs du NPA sont bien de tourner le dos à ce projet pour construire une école à la fois démocratique et émancipatrice, de la maternelle à l’université en passant par la recherche. Or une telle école ne pourra voir le jour sans une rupture radicale avec le système capitaliste. Mais en attendant que les conditions politiques de cette rupture soient réunies, rien ne nous empêche dès à présent de lutter contre l’éclatement du service public d’éducation, de pousser les contradictions en son sein et de construire un projet pour l’école débarrassé des logiques libérales.

Pour ce faire, l’unité syndicale la plus large et l’auto-organisation doivent aller de pair, afin de satisfaire les revendications mises en avant lors des luttes et d’être capable de poser la question d’une autre école dans une société révolutionnée. Mais nous ne pourrons gagner quoi que ce soit dans le cadre de mouvements sporadiques, menés chacun-e de son côté, tels qu’ils sont décidés et (faiblement) organisés par les directions nationales des syndicats des personnels de l’éducation nationale. Car le gouvernement, quels que soient les catégories de personnels et les niveaux scolaires, apparaît bien décidé à poursuivre la mise en œuvre d’une logique destructrice sous des appellations diverses et variées, avec des objectifs similaires à ceux de la droite.

C’est à cette tâche primordiale – dans leur syndicat et leur école, au jour le jour et sur différents terrains – que s’attèlent les militant-e-s du NPA et toutes celles et ceux qui sont attaché-e-s à l’idéal d’une école œuvrant à l’émancipation sociale.

Gabrielle Thimbert Dimanche 29 septembre 2013 Publié dans : Revue L’Anticapitaliste n°46 (septembre 2013)

Notes

1. En référence au « socle commun de connaissances et de compétences ».

2. Voir : C. Laval, P. Clément, G. Dreux et F. Vergne, La nouvelle école capitaliste, Paris, La Découverte, 2011.

3. Rapport de l’OCDE de 2012.

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01 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper, rythmes scolaires: c’est la journée de contestation (OF)

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Ce mardi après-midi, de 15 h 30 à 17 h 30, agents territoriaux et parents manifesteront devant la mairie de Quimper (Finistère) pour protester contre la mise en place des nouveaux rythmes scolaires.

Manque de moyens À l’appel de la CFDT puis de FO, de l’Unsa, de la CGT et de la CFTC, les personnels sont en grève. Il n’y a donc ni garderie, ni cantine aujourd’hui dans les 39 écoles publiques de la ville. Les agents (223 salariés au total) réclament plus de moyens et une meilleure formation pour animer les temps d’accueil périscolaires qui se déroulent, après la classe, de 15 h 45 à 16 h 30 les lundi, mardi, jeudi et vendredi.

Les parents sont, eux aussi, mobilisés. Des tracts ont été distribués ce matin aux familles à l’entrée de l’école Ferdinand-Buisson, dans le centre-ville. La semaine dernière, la municipalité a procédé à quelques ajustements : le recrutement de 20 agents supplémentaires, du temps en plus pour préparer les activités, la possibilité, pour les enfants, de renoncer aux activités… Malgré ces mesures, les syndicats ont maintenu leur mot-d’ordre de grève. Éducation mardi 01 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Quimper.-Rythmes-scolaires-c-est-la-journee-de-contestation_40820-2234285_actu.Htm

Commentaire: A quoi tout cela rime-t-il? La casse du cadre national de l’éducation La pression est dès maintenant très forte pour coordonner les enseignements effectués par les professeurs et le périscolaire. La boîte de Pandore est ouverte : il n’y a plus de différence entre ce qui est enseigné par l’Éducation nationale et les temps éducatifs assurés par les communes (qui sous-traitent elles-mêmes à des associations privées…). La concurrence créée entre ces différents niveaux sert à introduire des méthodes de gestion privée dans le service public (concur- rence entre les communes, entre les écoles, salaires réduits, CDD, vacances non rémunérés…) (1). Si le gouvernement souhaitait proposer des activités culturelles et sportives de qualité à tous les élèves, pourquoi ne pas avoir simplement sollicité des associations et des personnels formés avec un statut décent le mercredi matin ?
La réforme est un coin inséré dans le cadre national de l’éducation et dans le statut des enseignants. Une attaque qui fait suite aux importantes dégradations des conditions de travail des enseignants ces dernières années, à la casse de la formation initiale et du recrutement, à la réduction de la formation continue.  Les enseignants de Paris ne s’y sont pas trompés, en se mobilisant par milliers l’an dernier (90 % de grévistes, un personnel sur six réuni en réunion syndicale…). Il faut maintenant espérer que la mobilisation se construise dans les 80 % de communes qui ont reporté leur passage aux nouveaux rythmes scolaires à la rentrée prochaine et que nous puissions construire une mobilisation nationale contre les réformes d’un ministre dont la « refondation » apparaît de plus en plus comme la continuité des gouvernements précédents.

1. Collectif, La nouvelle école capitaliste, La Découverte, 2012, 13 euros

 

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30 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rythmes scolaires en Ile et Vilaine: ça coince! (RI)

Rythmes scolaires en Ile et Vilaine: ça coince! (RI) dans Educ'action Lcrw2

Un mois après la rentrée des classes, il est temps de faire le bilan de l’application de la réforme des rythmes scolaires sur le terrain.

Des ateliers périscolaires pour tous ? A Rennes, où la réforme des rythmes a été mise en place dès septembre 2013, sans concertation avec les enseignants, aucun atelier périscolaire n’a été mis en place pour le moment. Dans le même temps la mairie a fait savoir que les ateliers du midi et du soir ne seront réservés qu’aux enfants fréquentant la cantine et l’étude, les autres devant rentrer chez eux. C’est une manière détournée de ne pas assurer la gratuité des activités. On est loin des engagements ministériels du début de l’année.

Réforme des rythmes de l’enfant ? En maternelle, les enseignantEs constatent , effaréEs , que les élèves sont de plus en plus fatigués en fin de semaine.

La mise en place d’après-midi raccourcis en maternelle amène au morcellement du temps de l’enfant : à 12H00, c’est le repas, à 14H00 c’est la classe, à 15H00 ce sont les activités périscolaires, à 16H30 c’est l’heure d’aller en garderie ou de rentrer chez soi. Les élèves de maternelle ont des emplois du temps de collégiens !

Dans plusieurs villes, on réveille les enfants de petite section car l’heure de la fin de journée approche. Où est le respect du rythme de l’enfant ?

Sud Education le répète: ce n’est pas la réforme des rythmes de l’enfant qui a été mise en place. Le décret Peillon a pour but de munici-paliser les écoles. Il a pour conséquence d’aggraver les inégalités existantes entre les communes. Et c’est le cheval de Troie pour la mise à mort du caractère national du système éducatif.

Le décret Peillon doit être abrogé ! Une véritable réflexion doit être entamée sur la question des rythmes à l’école.

lundi 30 septembre 2013 Sud Éducation 35

http://www.rennes-info.org/Rythmes-scolaires-en-Ille-et

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29 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper, rythmes scolaires, ni garderie, ni cantine ce mardi (OF)

Quimper, rythmes scolaires, ni garderie, ni cantine ce mardi (OF) dans Educ'action les-agents-ont-decide-de-poursuivre-la-greve-au-moins_358917_510x255

 En raison d’un appel à la grève de l’intersyndicale des personnels communaux de la ville de Quimper (CFDT, Unsa, FO, CFTC, CGT), de fortes perturbations sont à prévoir ce mardi. Le mouvement de protestation concerne les 39 écoles publiques de la commune. Les garderies du matin et du soir ne seront pas assurées. Il n’y aura pas non plus de restauration scolaire. Un rassemblement est prévu devant la mairie, mardi, de 15 h 30 à 17 h 30. Éducation dimanche 29 septembre 2013

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28 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rythmes scolaires. Ça coince à Quimper, des parents témoignent (OF)

Rythmes scolaires. Ça coince à Quimper, des parents témoignent (OF) dans Educ'action 123wh11

L’organisation des temps d’activités périscolaires ne fait pas l’unanimité à Quimper

Une intersyndicale appelle à la grève, mardi. Consciente du malaire, la municipalité réagit en procédant à des ajustements. En attendant que tout se mette en ordre, des parents témoignent du vécu de leurs enfants.

Philippe : « Plus ça va et plus les enfants (deux garçons de 9 et 6 ans) sont fatigués. Ils n’arrivent plus à se lever le matin. Ils ont leur journée d’école, vont aux Tap (activités périscolaires), restent à la garderie jusqu’à sept heures moins le quart. Et quand ils rentrent, ils ont leurs devoirs à faire. Résultat : on les couche vers 21 h. Pourquoi ne pas les aider à faire leur travail pendant ces temps d’accueil plutôt que de s’initier à de la simili-zumba ? L’autre jour, c’était activité pompon. On se moque de qui ? Je m’attendais à un véritable éveil au théâtre, à la lecture ou à des activités sportives. En fait, les Tap restent au niveau du collier de nouilles. Quel gâchis de temps et d’argent. »

Carole : « Mon fils s’ennuie au Tap. La semaine dernière, il a joué à la balle au prisonnier. Il n’y a aucun apprentissage. Les enfants sont pris en charge par des animateurs, comme au centre de loisirs. Sauf qu’ils n’ont aucun moyen. Vu le programme, j’ai décidé d’aller chercher mon fils à 15 h 30. Au moins, il peut se reposer à la maison. Mais les parents qui travaillent ne peuvent pas se le permettre. C’est plus de la garderie qu’autre chose. Et trois heures de garderie, le soir, pour un élève, c’est long ! » Éducation samedi 28 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Rythmes-scolaires.-%C3%87a-coince-a-Quimper-des-parents-temoignent_40820-2233402——29232-aud_actu.Htm

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27 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper, rythmes scolaires « Trop d’agents sont à bout » (LT)

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La CFDT entrevoit, mardi, une « forte mobilisation des agents territoriaux en colère » face aux conditions de travail dégradées depuis la mise en place des nouveaux rythmes scolaires.

« Trop d’agents sont à bout, arrêtés ou prennent des médicaments pour tenir le coup. Ils ne pourront pas attendre la Toussaint ! Ce ne sont pas les mesurettes annoncées ici ou là (Le Télégramme d’hier) qui vont leur permettre de mieux travailler », tonne Brigitte Kerninon, la secrétaire adjointe de la section CFDT des territoriaux quimpérois. « Deux cents agents sont concernés par l’application des nouveaux rythmes scolaires. Plus de cent ont participé, mercredi 18 septembre, à une assemblée générale des personnels.

Mardi, les agents auront besoin d’exprimer une colère car le mal est profond », complète Yves Horellou, le secrétaire CFDT. À l’appel du syndicat majoritaire, animateurs et agents techniques devraient se mobiliser, mardi, entre 15 h 30 et 17 h 30, devant l’Hôtel de ville. « Histoire que l’administration et les élus se rendent compte à quel point ils se sont sentis lâchés face aux enfants et parents, à cette rentrée mal préparée, de façon invraisemblable », signifient-ils. Les syndicalistes maintiennent donc le préavis de grève. « Je ne pense pas qu’on arri- vera à un compromis vendredi », émet Brigitte Kerninon, en référence à une rencontre prévue ce matin avec des représentants de l’admi-nistration municipale et les élus Denise Cariou et Marc Andro. La CFDT dénonce pêle-mêle « un taux d’encadrement trop élevé et largement dépassé », des « plannings horaires intenables », une « organisation des centres de loisirs ingérable », un « manque de formation et d’information des agents et de moyens matériels ».

Déplacer les TAP  Elle revendique « le déplacement des temps d’activités périscolaires (TAP) en début d’après-midi ». « Il n’y aurait plus les problèmes de sortie de classe ; les activités pourraient commencer sur le temps de midi ; les enfants auraient des périodes plus longues que les 25 minutes réelles de TAP. Les élèves de maternelle pourraient aussi dormir », argumente le syndicat. La CFDT demande, en complément,        « l’augmentation du taux d’encadrement ». « Il était basé sur 70 à 80 % de fréquentation. Nous en sommes à 80-90 % avec le plus souvent un agent pour 20, 22, voire 25 élèves. C’est totalement utopique de vouloir animer un atelier dans ces conditions », pointe Brigitte Kerninon.     «Il faut diviser par deux les taux de un pour 18 en primaire et un pour 14 en maternelle, en se rapprochant de ceux des ateliers de centre de loisirs »,  suggère-t-elle. « D’autant que les personnels supplémentaires affectés comblent tout juste les postes laissés vacants par les agents en arrêt », soutient la secrétaire adjointe.

« J’ai honte » Le syndicat réclame « de bonnes conditions de travail pour ces territoriaux dépassés par l’ampleur des changements ». « On est très mobilisé parce que nerveusement c’est dur. On n’est pas des petits fonctionnaires qui ont peur d’être ballottés, nous l’avons déjà été en tant que vacataires pendant des années », commente une animatrice. « On a l’impression d’avoir changé de ville, j’ai honte de ne pas pourvoir prendre soin des enfants en TAP. Ça n’a rien à voir avec la culture d’exigence acquise, ici, dans le domaine de l’enfance », regrette-t-elle. Bruno Salaün 27 septembre 2013

http://quimper.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimper/ville/rythmes-scolaires-trop-d-agents-sont-a-bout-27-09-2013-2248552.php

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Quimper.-Rythmes-scolaires-greve-des-agents-mardi_40820-2232842——29232-aud_actu.Htm

Commentaire: Peillon a gagné! Son nom va rester pour la pos-té-ri-té parmi les ministres de l’éduc-nat. Pour le reste, circulez, manants!

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26 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Aménagement des rythmes scolaires : le grand n’importe quoi (LO)

Quimper, rythmes scolaires, c’est le grand bazar (OF) dans Educ'action 123wh11

La réforme des rythmes scolaires prévoit des activités périscolaires le mardi et le vendredi.

Entre 15 heures et 16 h 30, les enfants ne sont plus pris en charge par l’Éducation nationale, mais par des « partenaires territoriaux »: associations, institutions culturelles et sportives…

Au niveau national, une dotation de l’État de 250 millions d’euros doit aider les communes volontaires pour appliquer cette réforme en 2013. Mais dès 2014, les communes seront laissées à elles-mêmes, sauf les plus déshéritées, qui seront soutenues jusqu’en 2015. Après… il y a fort à parier que lorsque les dotations de l’État seront taries, ce sera au personnel territorial, aux animateurs, au personnel des bibliothèques, ludothèques, conservatoires… qu’on demandera d’assurer ces activités, et sans augmentation de salaire. À moins qu’en remplacement de ces heures d’école, gratuites auparavant, on ne fasse payer les parents pour ces activités.

Pour bénéficier des dotations de l’État, un certain nombre de communes ont appliqué la réforme dès 2013. Mais recruter des milliers d’intervenants et coordonner leur travail avec les écoles ne s’improvise pas en quelques semaines. Du coup, c’est le grand n’importe quoi.

Pour les intervenants, c’est la course à la précarité : CDD annuels de 1 h 30 ou 3 heures pour les intervenants extérieurs, heures supplémentaires payées comme des heures normales pour les animateurs, voire promesse de promotion interne en échange d’heures supplémentaires non payées ! Quant aux salaires, c’est la loterie : les payes oscillent entre 11 et 40 euros brut de l’heure pour le même travail, en fonction des « partenaires » qui ont récupéré le marché.

L’État se désengage ainsi au détriment des collectivités et au profit du privé. Cette réforme n’augure rien de bon, ni pour les enfants, ni pour les enseignants, ni pour les intervenants, ni pour les collectivités. À Paris, les animateurs l’ont bien compris, qui commencent à parler de grève. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2356&id=16

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25 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper, rythmes scolaires, c’est le grand bazar (OF)

Quimper, rythmes scolaires, c’est le grand bazar (OF) dans Educ'action 123wh11

La mise en place de la semaine de 4,5 jours dans les 39 écoles publiques de Quimper fait des vagues. La CFDT appelle à un débrayage le mardi 1er octobre, de 15 h 30 à 17 h 30.

Les 200 agents de la Ville sont débordés. Ils demandent plus de moyens pour les temps d’accueil périscolaires.

« Les agents sont débordés. Nous sommes submergés d’appels de personnels en souffrance qui ne savent plus quoi faire. Certains se mettent en arrêt de travail. D’autres sont sous traitement. On est au bord de l’explosion. » Brigitte Kerninon, secrétaire adjointe de la section CFDT de la mairie, résume la situation, après la mise en place de la semaine de 4,5 jours. Un préavis de grève a été déposé. « Nous appelons les personnels à se réunir devant la mairie pour exprimer leur désarroi. »

Agents « stressés » Deux semaines seulement après la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, c’est le grand bazar. À Quimper, les Temps d’accueil périscolaires (Tap) ont été placés les lundis, mardis, jeudis et vendredis, de 15 h 45 à 16 h 30. Après les cours, les enfants sont répartis par groupes d’activités et pris en charge par les 200 agents territoriaux de la Ville.

« On n’a pas donné aux personnels les moyens nécessaires pour assurer ce service, ajoute Yves Horellou, secrétaire de la CFDT. Résultat : ils sont stressés, insécurisés, et les élèves paient les conséquences de cette réorganisation ratée. Nous ne sommes pas contre la réforme des rythmes scolaires mais nous contestons la manière dont elle est appliquée à Quimper. » Denise Cariou, adjointe aux affaires scolaires, reconnaît l’existence d’un « malaise ». Des mesures d’urgence ont été prises. Éducation mercredi 25 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Rythmes-scolaires.-C-est-le-grand-bazar-a-Quimper_40820-2232224——29232-aud_actu.Htm

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