Archive | Educ’action

17 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Nantes: pour contester la réforme des rythmes scolaires, grève du personnel municipal dans les écoles (LO)

Nantes: pour contester la réforme des rythmes scolaires, grève du personnel municipal dans les écoles (LO) dans Educ'action les-agents-ont-decide-de-poursuivre-la-greve-au-moins_358917_510x255

Nantes, la ville de Jean-Marc Ayrault, ne pouvait pas ne pas être en pointe pour l’application de la réforme des rythmes scolaires dans les écoles. Seulement, voilà, quelques semaines après la rentrée c’est la grogne qui s’installe et de la grogne, on est passé à la grève pour protester contre les conditions de travail qui s’aggravent pour le personnel municipal impliqué.

Le mouvement de grève touche particulièrement les Atsem (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles), le personnel dont les conditions de travail se sont le plus dégradées. Leur travail devient plus complexe, il faut toujours entretenir les locaux, le matériel, mais en plus encadrer les enfants jusqu’à 16 h 30, puis les emmener dans plusieurs lieux de l’école pour les activités péri-scolaires. La grève touche aussi le personnel de Nantes action périscolaire, c’est-à-dire des animateurs chargés de mettre en place les activités dites « d’éveil » et qui protestent contre le manque d’effectifs, de moyens et des conditions de travail intenables. On leur demande par exemple de remédier à l’absence d’Atsem non prévues et non remplacées, de prévoir des animations mais sans temps de préparation, ni moyens matériels et humains, car en fait ils ne sont pas assez nombreux.

Commencé jeudi 10 octobre, le mouvement commence à prendre de l’ampleur avec 85 cantines fermées sur 114 écoles le lundi suivant et des rassemblements devant la mairie, sur le temps de midi, qui regroupent jusqu’à 200 personnes, des Atsem, des agents de restauration, des concierges, des animateurs péri-scolaires et également quelques professeurs des écoles malmenés aussi par cette réforme. Mardi 15 octobre, jour de mobilisation sur les retraites, 150 manifestants grévistes partis de la mairie ont rejoint en cortège le rassemblement prévu à la préfecture. Pour l’instant, la seule réponse des élus c’est de dire que cette réforme se fait au fur et à mesure et en substance, qu’il est urgent d’attendre… Devant ce mépris affiché, la grève a été reconduite avec une nouvelle manifestation prévue le 17 octobre devant la mairie et un appel à généraliser le mouvement sur les autres villes du département avec les enseignants et les parents. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2359&id=20

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09 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Oise, rythmes scolaires, une première commune fait marche arrière (OF)

 Rythmes scolaires en Ile et Vilaine: ça coince! (RI) dans Educ'action Lcrw2

Premier échec de la réforme des rythmes scolaires. Crillon, petite commune de l’Oise, a fait marche arrière dans l’application dès la rentrée 2013 de la réforme des rythmes scolaires, à la suite de problèmes d’organisation.

Les élus de la commune de 440 habitants, située au nord-ouest de Beauvais, s’étaient mis d’accord au début de l’été pour la mise en place de la semaine de 4 jours et demi, une décision contestée par de nombreux parents. Selon le Courrier Picard, qui a révélé l’affaire, une pétition s’opposant à la mise en place de la réforme, controversée jusqu’au niveau national, a recueilli 66 signatures pour 70 élèves scolarisés. Par ailleurs, « la rentrée ne s’est pas faite dans les conditions retenues », a expliqué le rectorat d’Amiens.

Marche arrière pour le bien-être des enfants Notamment en raison de problèmes de transports scolaires, les enfants se retrouvaient avec six heures de classe le vendredi. Le directeur académique des services de l’Education nationale (Dasen), qui n’avait pas donné son autorisation aux changements effectués à la rentrée, a donc décidé de revenir à la semaine de quatre jours, une décision « pour le bien-être des enfants », a précisé le rectorat. Cette marche arrière est un cas unique dans le département de l’Oise, selon le rectorat. Cas unique en France également, mais qui pourrait faire école tant cette réforme a du mal à passer que ce soit au niveau des parents, des enseignants mais surtout des enfants, dont on semble enfin se soucier. Éducation mercredi 09 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Rythmes-scolaires.-Une-premiere-commune-fait-marche-arriere_6346-2237043_actu.Htm

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04 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Sud Education: rythmes scolaires:« Il faut tout remettre à plat » (LT)

Sud Education: rythmes scolaires:« Il faut tout remettre à plat » (LT) dans Educ'action eleveclient-2

Sud-Education a dressé, hier, à Quimper le bilan de la rentrée 2014 marquée par la mise en place des nouveaux rythmes scolaires. Le syndicat a constaté de nombreux dysfonctionnements.

Dans le Finistère, 14 % des communes sont déjà passées à la semaine de quatre jours et demi. Le syndicat Sud-Education a constaté de nombreux dysfonctionnements qui ont entraîné « beaucoup de déception chez les enfants et les familles. Les activités promises n’ont pas eu lieu et pour les parents cela s’assimile plus à de la garderie. Il est aussi aberrant de proposer le même rythme à un enfant de quatre ans qu’à un enfant de dix ans », déplore Olivier Cuzon, porte-parole de Sud-Education. « À Quimper, comme dans d’autres communes, c’est le personnel communal qui est chargé d’animer les temps d’activité périscolaire (TAP). Elle n’a pas fait appel aux associations d’éducation populaire », reproche-t-il. « Les personnels n’ont eu aucune formation pour encadrer des groupes d’enfants. C’est ce qui a engendré de la souffrance ».

Des inégalités entre les communes  Cette réforme créée aussi, selon Sud, une inégalité territoriale entre communes riches et moins riches, entre communes rurales et urbaines. « Il n’y a aucune obligation de gratuité pour les TAP et, rappelle Olivier Cuzon, l’association des maires a chiffré la réforme entre 600 et 800 M€ quand le fond versé par l’État n’est que de 250 M€ pour la première année. L’État accuse-t-il, s’est débarrassé d’un temps à bon compte. Ce sont les communes qui vont payer. L’inspection d’académie a demandé aux communes qui passeront l’an prochain à quatre jours et demi de lui remettre leur projet éducatif sur les TAP avant le 18 octobre. C’est inacceptable ».

« Il faut retirer la réforme actuelle » Sud souhaite que l’Éducation nationale se réapproprie ce temps d’activité. « Il faut retirer la réforme actuelle et tout remettre à plat. Il faut réduire les effectifs dans les classes. On veut aller vers un allégement de la journée avec un étalement sur cinq jours identiques et une réduction des vacances d’été. La semaine de quatre jours, c’est une catastrophe. Plus personne n’en veut », assure le syndicat. Cathy Tymen 4 octobre 2013

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/rythmes-scolaires-il-faut-tout-remettre-a-plat-04-10-2013-2255853.php

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02 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper, les agents des écoles se mobilisent contre la réforme des rythmes scolaires (LT+OF)

Quimper, les agents des écoles se mobilisent contre la réforme des rythmes scolaires (LT+OF) dans Educ'action bebe-revolutionnaire

Ce mardi après-midi, 200 agents des écoles, soutenus par de nombreux parents, sont venus protester devant l’hôtel de ville contre la réforme des rythmes scolaires telle qu’elle a été mise en place par la municipalité à Quimper.

« La situation est très tendue dans les écoles. Les agents n’arrêtent pas de courir. Ils sont déjà épuisés, indique Yves Horellou, secrétaire CFDT des territoriaux. Les arrêts de travail sont très nombreux ». Certains avancent le chiffre d’une centaine d’arrêts de travail. « On attend que le planning des agents soit fait correctement. Les mesures correctrices annoncées ne sont pas suffisantes ». La CFDT réclame la création de postes et la titularisation de ces agents. 1 octobre 2013 à 17h46

http://www.letelegramme.fr/informations/quimper-les-agents-des-ecoles-se-mobilisent-contre-la-reforme-des-rythmes-scolaires-01-10-2013-2253265.php

Rythmes scolaires. Près de 250 manifestants contre la réforme à Quimper (OF)

Éducation mardi 01 octobre 2013

« On nous prend pour des colliers de nouilles ». C’est l’un des slogans scandés par près de 250 manifestants ce mardi après-midi devant la mairie de Quimper (Finistère). À l’appel de la CFDT, les agents territoriaux protestent contre la mise en place des nouveaux rythmes scolaires. C’est la première grève contre les temps d’activités périscolaires (Tap) au niveau national.

« 250 manifestants pour 223 agents territoriaux embauchés dans les écoles, c’est pas mal », se réjouit Yves Horellou, secrétaire de la section CFDT de la mairie. Dans les rangs, une vingtaine de parents mécontents ont sorti leur banderole. Aujourd’hui, il n’y avait ni cantine, ni garderies dans les 39 écoles publiques quimpéroises.

« On n’est pas des magiciens » À l’origine de cette grogne : les temps d’activités périscolaires mis en place les lundi, mardi, jeudi et vendredi de 15 h 45 à 16 h 30. Nadine raconte sa galère : « Actuellement, un adulte encadre une vingtaine d’enfants. Le temps de faire l’appel et il est déjà 16 h. Résultat : il nous reste à peine 20 minutes pour organiser des ateliers. De qui se moque-t-on ? On n’a même pas assez de salle pour rassembler les enfants. Aucun matériel. On n’est pas des magiciens. Quand je rends les enfants aux parents, à 16 h 30, j’ai honte. » Selon la CFDT, qui a appelé à la manifestation avec l’Unsa, FO, la CGT et la CFTC, de nombreux agents sont épuisés, en arrêt de travail pour certains. « La formation de 3 h ne suffit pas pour apprendre à animer et encadrer des groupes. Le personnel est en souffrance. Il est venu exprimer son désarroi. » Une délégation a été reçue en mairie.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Rythmes-scolaires.-Pres-de-250-manifestants-contre-la-reforme-a-Quimper-_40820-2234426_actu.Htm

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01 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Ecole: la lente destruction du service public continue (1)

Ecole: la lente destruction du service public continue (1) dans Educ'action faujourbonheur

Parmi les promesses de changement formulées durant la campagne présidentielle de Hollande, l’éducation était présentée comme une priorité. Si changements il y a eu, ils se distinguent surtout par une continuité et un renforcement des réformes du précédent gouvernement.

Sous un habillage « pédagogiste », il s’agit de conforter les directives de l’OCDE, acceptées par le gouvernement Jospin en 2000. Baisser le       « coût » de l’éducation nationale en se délestant de pans entiers des missions jusqu’alors assurées par le service public d’éducation, au profit d’une territorialisation qui creuse les inégalités et privilégie les entreprises privées.

Un budget en trompe l’œil La promesse de créer 60 000 postes sur cinq ans n’équilibre pas les 77 000 postes supprimés par le précédent gouvernement. Si le principe du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite a été abandonné, cela s’effectue au détriment des autres services publics en ne compensant pas les futurs départs. Qui plus est, le concours de recrutement exceptionnel mis en place s’est soldé par un échec patent avec moins de candidats que de postes ouverts.

La dégradation des conditions de la formation au métier d’enseignant-e et du métier lui-même génère un manque d’attrait compréhensible. Ce problème s’explique aussi par le fait que les étudiants paupérisés ne voient pas ce nouveau recrutement comme une possibilité de poursuivre leurs études. La politique d’austérité, appliquée aujourd’hui au moyen de la modernisation de l’action publique (MAP), s’accentue et contribue à une remise en cause du statut. La multiplication des contrats précaires et le transfert de missions vers d’autres pôles mettent en péril le statut de fonctionnaire, ainsi que les missions de service public.

Côté salaires, c’est la même logique qui prévaut depuis 2000, la valeur du point indiciaire ayant régressé de 13 % en moyenne par rapport à l’augmentation des prix. Cette situation a de graves répercussions sur les rémunérations de tous les agents de la fonction publique. Le gouvernement Hollande ne rompt donc aucunement avec la logique du gel des salaires.

Des réformes régressives qui ne disent pas leur nom La scolarisation est plus longue et plus massifiée : le niveau moyen monte et pourtant les inégalités et l’échec scolaire se renforcent. Face à ce constat, les réformes passées et récentes, étayées par la nouvelle loi d’orien-tation et de programmation de Hollande-Peillon, suivent la même logique. Et ce, afin de conforter la bourgeoisie et ses dirigeants dans leurs choix de ne pas payer trop cher des salariés qui possèderaient à leurs yeux trop de qualifications au regard des compétences dont ils auraient réellement besoin.

Ainsi, la nouvelle loi d’orientation fait la part belle au patronat en lui donnant la possibilité d’intervenir de plus en plus dans les contenus d’apprentissages et afin d’accéder à ses vœux, le gouvernement dote l’éducation d’une myriade d’orientations, de parcours imposés et ce dès le plus jeune âge, qui répondent à une logique d’« employabilité » et non aux choix des élèves et des jeunes.

Ainsi, la loi d’orientation de l’« école du socle »(1) entend associer les collectivités locales par des contrats d’objectifs, non pas dans le but de faire revivre certaines régions dévastées par le chômage, mais afin de renforcer la soumission des écoles et des éta- blissements aux besoins du patronat local. L’orientation et la formation professionnelle seront directement soumises aux intérêts privés locaux. Cette politique renforcera également les sélections déjà existantes et les inégalités territoriales, les moyens variant très sensiblement d’une région à une autre, d’un département à un autre, d’une commune à une autre.

C’est cette même logique que porte le « socle commun de connaissances et de compétences », auquel le gouvernement actuel n’a fait qu’ajouter un mot (connaissances), mais qui reste identique quant à son contenu et en continuité avec l’esprit de la loi Fillon de 2005. Une école du socle qui se conforme de plus en plus aux normes de la culture dominante et élitiste, dans une conception où prévaut la gestion managériale des apprentissages, à l’image de la gestion des personnels dans les écoles et les établissements eux-mêmes, et le culte de l’évaluation. Juxtaposition de compétences empilables mais pas reliées entre elles, qui ignorent les savoirs qui les sous-tendent.

La « morale laïque » qui devra être enseignée constitue de ce point de vue un puissant révélateur d’une vision rétrograde de l’école. En effet, le terme même de morale inscrit de fait cette nouvelle discipline dans une tentative de normalisation des comportements et en particulier dans la soumission ; y adjoindre le qualificatif de « laïque » ne change rien à l’affaire. L’adaptation au système scolaire, vocable très souvent utilisé par le gouvernement, sous-entend d’adapter le système aux différents publics dans le cadre de la massification dans une école où les compétences minimales exigées entraînent à une course à l’« adaptabilité » et à plus ou moins long terme à l’« employabilité ».

Dimanche 29 septembre 2013 Publié dans : Revue L’Anticapitaliste n°46 (septembre 2013)

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01 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Ecole: la lente destruction du service public continue (2)

Ecole: la lente destruction du service public continue (2) dans Educ'action ecole-2000

Vers l’éclatement du service public d’éducation La révision générale des politiques publiques (RGPP) est venue renforcer les hiérarchies locales en imposant le « nouveau management public »2. S’inscrivant dans cette logique, la contractualisation des établissements a imposé la prééminence du contrat sur la loi : autoritarisme, détérioration des conditions de travail, politique du chiffre, etc. L’acte III de la décentralisation, en cours de finalisation, ne fait que renforcer ces politiques, puisqu’il engage une sorte de décentralisation à la carte, qui fera éclater et affaiblira les politiques publiques menées au niveau national en renforçant une territorialisation au service de potentats locaux, sans aucun contrôle de la population et instaurant une logique de marché scolaire.

La loi Fioraso sur l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) poursuit la même logique. Dans la stricte filiation de la loi LRU et dans le cadre d’une politique d’austérité budgétaire, elle entérine la volonté de soumettre les choix des laboratoires, concernant notamment les objets de recherche, à une logique utilitariste qui est celle des entreprises capitalistes (d’où la priorité accordée à la recherche appliquée et à tout ce qui peut contribuer à l’accumulation du capital).

Les universités seraient par ailleurs habilitées à délivrer des diplômes individualisés et elles se spécialiseraient en fonction des besoins immédiats de l’environnement économique local. La refonte de la carte universitaire se poursuit donc autour de regroupements régionaux permettant d’articuler les budgets en vue d’accroître la « compétitivité » dans un contexte d’austérité sans fin. Cela tirera vers le bas les conditions de travail de tou-te-s en faisant jouer à plein la concurrence.

Une autre réforme, celle des rythmes scolaires, a cette année secoué les enseignant-e-s des écoles primaires. En effet, plusieurs problèmes sont au cœur de cette réforme. Le décret Peillon instaure d’abord un retour à neuf demi-journées dans un cadre con- traint, sans amélioration des conditions de travail pour les élèves et les enseignant-e-s. En laissant entendre que l’échec scolaire se situerait hors du temps de classe, la réforme confie les missions du service public d’éducation aux élus locaux, renforçant ainsi la territorialisation et les inégalités qui en découlent.

Dans un contexte où l’Etat devrait réduire les dotations aux communes de 4, 5 milliards d’euros d’ici 2015,  les inégalités déjà existantes ne feront que se creuser davantage. Elles auront des répercussions sur l’école et notamment sur les crédits pédagogiques, l’entre- tien et l’équipement des locaux scolaires, les salaires et les conditions de travail des contractuels. Dans le même temps, il est exigé des communes d’organiser et de prendre en charge financièrement, et ce intégralement à partir de 2014, trois heures d’activités périscolaires hebdomadaires. La question de la gratuité de ces activités n’est pas posée.

Que peut-on en attendre de positif pour les élèves, alors que les taux d’encadrement revus à la baisse obèrent d’ores et déjà la qualité des activités prévues ? D’autant que la plupart des communes – notamment les plus pauvres – seront incapables de former les personnels encadrants nécessaires. Le panel d’activités proposées se fera alors en fonction du tissu associatif, sportif et culturel environnant, et jouera forcément sur l’« attractivité » des écoles, dans une logique de mise en concurrence et de marchandisation de l’éducation.

Changer le monde, changer l’école Dans sa forme actuelle, le système éducatif est basé sur l’élitisme et le stress, et il n’y a pas lieu de s’étonner qu’il apparaisse anxiogène aussi bien aux élèves qu’à leurs parents3. Compétition scolaire, inégalités territoriales et injustices sociales perdurent et s’aggravent via les nouvelles réformes mises en place par le gouvernement Hollande-Ayrault-Peillon, qu’elles aient pour objet les programmes d’enseignement, l’évaluation, les pratiques pédagogiques, la formation des élèves et des enseignant-e-s, etc.

Les mots sont détournés et dévoyés pour mieux inscrire l’école dans le cadre d’un capitalisme qui a fait son temps, étant à l’origine d’une crise à la fois économique, sociale et écologique. Les objectifs du NPA sont bien de tourner le dos à ce projet pour construire une école à la fois démocratique et émancipatrice, de la maternelle à l’université en passant par la recherche. Or une telle école ne pourra voir le jour sans une rupture radicale avec le système capitaliste. Mais en attendant que les conditions politiques de cette rupture soient réunies, rien ne nous empêche dès à présent de lutter contre l’éclatement du service public d’éducation, de pousser les contradictions en son sein et de construire un projet pour l’école débarrassé des logiques libérales.

Pour ce faire, l’unité syndicale la plus large et l’auto-organisation doivent aller de pair, afin de satisfaire les revendications mises en avant lors des luttes et d’être capable de poser la question d’une autre école dans une société révolutionnée. Mais nous ne pourrons gagner quoi que ce soit dans le cadre de mouvements sporadiques, menés chacun-e de son côté, tels qu’ils sont décidés et (faiblement) organisés par les directions nationales des syndicats des personnels de l’éducation nationale. Car le gouvernement, quels que soient les catégories de personnels et les niveaux scolaires, apparaît bien décidé à poursuivre la mise en œuvre d’une logique destructrice sous des appellations diverses et variées, avec des objectifs similaires à ceux de la droite.

C’est à cette tâche primordiale – dans leur syndicat et leur école, au jour le jour et sur différents terrains – que s’attèlent les militant-e-s du NPA et toutes celles et ceux qui sont attaché-e-s à l’idéal d’une école œuvrant à l’émancipation sociale.

Gabrielle Thimbert Dimanche 29 septembre 2013 Publié dans : Revue L’Anticapitaliste n°46 (septembre 2013)

Notes

1. En référence au « socle commun de connaissances et de compétences ».

2. Voir : C. Laval, P. Clément, G. Dreux et F. Vergne, La nouvelle école capitaliste, Paris, La Découverte, 2011.

3. Rapport de l’OCDE de 2012.

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01 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper, rythmes scolaires: c’est la journée de contestation (OF)

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Ce mardi après-midi, de 15 h 30 à 17 h 30, agents territoriaux et parents manifesteront devant la mairie de Quimper (Finistère) pour protester contre la mise en place des nouveaux rythmes scolaires.

Manque de moyens À l’appel de la CFDT puis de FO, de l’Unsa, de la CGT et de la CFTC, les personnels sont en grève. Il n’y a donc ni garderie, ni cantine aujourd’hui dans les 39 écoles publiques de la ville. Les agents (223 salariés au total) réclament plus de moyens et une meilleure formation pour animer les temps d’accueil périscolaires qui se déroulent, après la classe, de 15 h 45 à 16 h 30 les lundi, mardi, jeudi et vendredi.

Les parents sont, eux aussi, mobilisés. Des tracts ont été distribués ce matin aux familles à l’entrée de l’école Ferdinand-Buisson, dans le centre-ville. La semaine dernière, la municipalité a procédé à quelques ajustements : le recrutement de 20 agents supplémentaires, du temps en plus pour préparer les activités, la possibilité, pour les enfants, de renoncer aux activités… Malgré ces mesures, les syndicats ont maintenu leur mot-d’ordre de grève. Éducation mardi 01 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Quimper.-Rythmes-scolaires-c-est-la-journee-de-contestation_40820-2234285_actu.Htm

Commentaire: A quoi tout cela rime-t-il? La casse du cadre national de l’éducation La pression est dès maintenant très forte pour coordonner les enseignements effectués par les professeurs et le périscolaire. La boîte de Pandore est ouverte : il n’y a plus de différence entre ce qui est enseigné par l’Éducation nationale et les temps éducatifs assurés par les communes (qui sous-traitent elles-mêmes à des associations privées…). La concurrence créée entre ces différents niveaux sert à introduire des méthodes de gestion privée dans le service public (concur- rence entre les communes, entre les écoles, salaires réduits, CDD, vacances non rémunérés…) (1). Si le gouvernement souhaitait proposer des activités culturelles et sportives de qualité à tous les élèves, pourquoi ne pas avoir simplement sollicité des associations et des personnels formés avec un statut décent le mercredi matin ?
La réforme est un coin inséré dans le cadre national de l’éducation et dans le statut des enseignants. Une attaque qui fait suite aux importantes dégradations des conditions de travail des enseignants ces dernières années, à la casse de la formation initiale et du recrutement, à la réduction de la formation continue.  Les enseignants de Paris ne s’y sont pas trompés, en se mobilisant par milliers l’an dernier (90 % de grévistes, un personnel sur six réuni en réunion syndicale…). Il faut maintenant espérer que la mobilisation se construise dans les 80 % de communes qui ont reporté leur passage aux nouveaux rythmes scolaires à la rentrée prochaine et que nous puissions construire une mobilisation nationale contre les réformes d’un ministre dont la « refondation » apparaît de plus en plus comme la continuité des gouvernements précédents.

1. Collectif, La nouvelle école capitaliste, La Découverte, 2012, 13 euros

 

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30 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rythmes scolaires en Ile et Vilaine: ça coince! (RI)

Rythmes scolaires en Ile et Vilaine: ça coince! (RI) dans Educ'action Lcrw2

Un mois après la rentrée des classes, il est temps de faire le bilan de l’application de la réforme des rythmes scolaires sur le terrain.

Des ateliers périscolaires pour tous ? A Rennes, où la réforme des rythmes a été mise en place dès septembre 2013, sans concertation avec les enseignants, aucun atelier périscolaire n’a été mis en place pour le moment. Dans le même temps la mairie a fait savoir que les ateliers du midi et du soir ne seront réservés qu’aux enfants fréquentant la cantine et l’étude, les autres devant rentrer chez eux. C’est une manière détournée de ne pas assurer la gratuité des activités. On est loin des engagements ministériels du début de l’année.

Réforme des rythmes de l’enfant ? En maternelle, les enseignantEs constatent , effaréEs , que les élèves sont de plus en plus fatigués en fin de semaine.

La mise en place d’après-midi raccourcis en maternelle amène au morcellement du temps de l’enfant : à 12H00, c’est le repas, à 14H00 c’est la classe, à 15H00 ce sont les activités périscolaires, à 16H30 c’est l’heure d’aller en garderie ou de rentrer chez soi. Les élèves de maternelle ont des emplois du temps de collégiens !

Dans plusieurs villes, on réveille les enfants de petite section car l’heure de la fin de journée approche. Où est le respect du rythme de l’enfant ?

Sud Education le répète: ce n’est pas la réforme des rythmes de l’enfant qui a été mise en place. Le décret Peillon a pour but de munici-paliser les écoles. Il a pour conséquence d’aggraver les inégalités existantes entre les communes. Et c’est le cheval de Troie pour la mise à mort du caractère national du système éducatif.

Le décret Peillon doit être abrogé ! Une véritable réflexion doit être entamée sur la question des rythmes à l’école.

lundi 30 septembre 2013 Sud Éducation 35

http://www.rennes-info.org/Rythmes-scolaires-en-Ille-et

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29 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper, rythmes scolaires, ni garderie, ni cantine ce mardi (OF)

Quimper, rythmes scolaires, ni garderie, ni cantine ce mardi (OF) dans Educ'action les-agents-ont-decide-de-poursuivre-la-greve-au-moins_358917_510x255

 En raison d’un appel à la grève de l’intersyndicale des personnels communaux de la ville de Quimper (CFDT, Unsa, FO, CFTC, CGT), de fortes perturbations sont à prévoir ce mardi. Le mouvement de protestation concerne les 39 écoles publiques de la commune. Les garderies du matin et du soir ne seront pas assurées. Il n’y aura pas non plus de restauration scolaire. Un rassemblement est prévu devant la mairie, mardi, de 15 h 30 à 17 h 30. Éducation dimanche 29 septembre 2013

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28 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rythmes scolaires. Ça coince à Quimper, des parents témoignent (OF)

Rythmes scolaires. Ça coince à Quimper, des parents témoignent (OF) dans Educ'action 123wh11

L’organisation des temps d’activités périscolaires ne fait pas l’unanimité à Quimper

Une intersyndicale appelle à la grève, mardi. Consciente du malaire, la municipalité réagit en procédant à des ajustements. En attendant que tout se mette en ordre, des parents témoignent du vécu de leurs enfants.

Philippe : « Plus ça va et plus les enfants (deux garçons de 9 et 6 ans) sont fatigués. Ils n’arrivent plus à se lever le matin. Ils ont leur journée d’école, vont aux Tap (activités périscolaires), restent à la garderie jusqu’à sept heures moins le quart. Et quand ils rentrent, ils ont leurs devoirs à faire. Résultat : on les couche vers 21 h. Pourquoi ne pas les aider à faire leur travail pendant ces temps d’accueil plutôt que de s’initier à de la simili-zumba ? L’autre jour, c’était activité pompon. On se moque de qui ? Je m’attendais à un véritable éveil au théâtre, à la lecture ou à des activités sportives. En fait, les Tap restent au niveau du collier de nouilles. Quel gâchis de temps et d’argent. »

Carole : « Mon fils s’ennuie au Tap. La semaine dernière, il a joué à la balle au prisonnier. Il n’y a aucun apprentissage. Les enfants sont pris en charge par des animateurs, comme au centre de loisirs. Sauf qu’ils n’ont aucun moyen. Vu le programme, j’ai décidé d’aller chercher mon fils à 15 h 30. Au moins, il peut se reposer à la maison. Mais les parents qui travaillent ne peuvent pas se le permettre. C’est plus de la garderie qu’autre chose. Et trois heures de garderie, le soir, pour un élève, c’est long ! » Éducation samedi 28 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Rythmes-scolaires.-%C3%87a-coince-a-Quimper-des-parents-temoignent_40820-2233402——29232-aud_actu.Htm

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