Archive | Educ’action

14 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Paris: accusations de dérives intégristes dans un lycée catholique (20 mn)

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Des professeurs, des parents et des élèves d’un lycée parisien privé dénoncent un endoctrinement durant les cours de catéchèse…

Des enseignants, des élèves et leurs parents ont dénoncé des dérives intégristes dans le contenu des enseignements du lycée Gerson, un établissement catholique privé sous contrat avec l’Etat situé dans le 16e arrondissement de Paris, rapporte Europe 1.

En effet, l’association anti-avortement Alliance Vita aurait été plusieurs fois invitée à participer aux cours de catéchèse (enseignement religieux). Une jeune fille interrogée par la station raconte ces séances où auraient été tenus les propos suivants: «Une fille, par exemple, qui prend la pilule du lendemain, ne sait pas s’il y a fécondation. Elle est donc considérée com- me «semi-meurtrière». En revanche, une fille qui avorte commet un «homicide volontaire»».

«L’Opus Dei est au sein de notre établissement» Témoignant anonymement, une enseignante de ce très chic lycée raconte que «l’Opus Dei est au sein de notre établissement aujourd’hui, c’est incontestable. La responsable de cycle et une collègue, au moins, sont de l’Opus Dei. Nous ne sommes plus dans l’offre d’une spiritualité mais dans l’imposition d’une vision des plus obscurantistes de notre société». L’Opus Dei est une organisation religieuse discrète ultra-conservatrice fondée en 1928, qui suscite régulièrement la polémique.

Une demande a été envoyée à la direction de l’enseignement catholique pour faire remplacer l’encadrement de cet établissement. Créé le 14/04/2014 à 10h00 — Mis à jour le 14/04/2014 à 10h26

http://www.20minutes.fr/societe/1351281-paris-accusations-de-derives-integristes-dans-un-lycee-catholique

Commentaire: Sous la « dictature socialiste » de François Hollande on subventionne les idées de la Manif pour tous, étonnant non?

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11 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Ecole occupée à brest (of)

Ecole-publique

Bugeaud contre la fermeture d’un poste

Ce jeudi soir, à la sortie des classes, une trentaine de parents ont occupé symboliquement l’école maternelle Bugeaud. Déjà, lundi, les parents d’élèves de Bugeaud avaient bloqué le tram durant quelques minutes.

Ces actions font suite à un courrier de protestation adressé le 6 avril, à l’inspectrice aca- démique du Finistère, dans lequel ils lui demandent de ne pas fermer le demi-poste comme annoncé. Il resterait alors trois classes dans cette petite école maternelle de centre-ville..

Il y a quatre ans, avec un effectif de 90 enfants, l’école maternelle Bugeaud ouvrait une quatrième classe. Cette fois-ci, avec 87 élèves de prévu pour septembre prochain, un demi-poste d’instituteur sera supprimé. Un demi-poste supprimé pour seulement trois élèves en moins, l’addition leur apparaît chère payée. Brest – 10 Avril

http://www.ouest-france.fr/ecole-occupee-brest-bugeaud-contre-la-fermeture-dun-poste-2131889

Commentaire: Quel « sectarisme »! Mettre encore ses enfants dans le public, alors qu’il y a une école privée à côté!

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30 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Stage ICEM (Pédagogie Freinet) 20 au 23 août Rostrenen (22)

Stage ICEM (Pédagogie Freinet) 20 au 23 août Rostrenen (22) dans A gauche du PS arton1342-2ff41

Stage ICEM Institut Coopératif de l’École Moderne Pédagogie Freinet Région Grand-Ouest

20 au 23 août 201 4 Rostrenen (22)

Pour :
- Préparer sa rentrée
- Démarrer en Pédagogie Freinet et s’y inscrire dans la continuité
- Approfondir et analyser des pratiques

Cliquer ici pour accéder à la plaquette

http://www.questionsdeclasses.org/?Du-20-au-23-aout-2014-a-Rostrenen

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30 mars 2014 ~ 0 Commentaire

L’éducation est un bien commun, pas une marchandise!

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Pour améliorer le service public de l’éducation, partout en Europe nous avons besoin de plus de postes statutaires, de personnel bien formé, de conditions de travail améliorées, de moyens supplémentaires dans les établissements

Ecoles, collèges, universités, l’ensemble du système éducatif est attaqué, dans tous nos pays. Gouvernements et Union Européenne servent les intérêts du patronat, obéissent aux diktats de la Banque Centrale Européenne, de la Commission Européenne, du Fond Monétaire International ; ils détruisent méthodiquement tous les services publics, dont celui de l’éducation.

Tous les personnels concourant au fonctionnement du service public de l’éducation, sont attaqué-es : casse des statuts, précarité, développement des systèmes hiérarchiques, affaiblissement de toutes formes de connaissance critique, etc.

Notre rôle n’est pas de servir les intérêts des patrons !

On assiste depuis plusieurs années à une privatisation de l’éducation au profit des grandes entreprises privées : présence de leurs représentant-es dans les Conseils d’Administration d’établissements scolaires, introduction de capitaux privés dans les budgets.

L’enseignement privé se développe ; ce phénomène est favorisé par la dégradation des conditions d’enseignement dans le secteur public, du fait de la constante baisse des moyens qui lui sont alloués.

Enfin, c’est dans la définition même des contenus des programmes scolaires et des missions de l’École que l’on assiste à une libéralisation croissante : on nous parle « d’adapter l’école aux besoins du marché », de faire « une école de l’efficacité économique et du respect des institutions libérales » conçues comme sans alternative possible, à la place d’une école de l’égalité et de l’émancipation pour tous et toutes.

Flexibilité, mobilité, rentabilité, concurrence, voilà les principes qui motivent les différentes attaques que subissent nos systèmes éducatifs.

« L’approche par compétences » est le point d’entrée de cette politique, puisqu’elle consacre partout en Europe le modèle managérial comme le seul qui vaut dans l’évaluation des élèves, futur-es travailleurs et travailleuses flexibles.

Il y a un « espace européen de l’enseignement », articulé, progressivement construit selon des stratégies et des objectifs clairs. Ce processus a commencé en 1989 avec la publication du rapport de l’ERT(1)«  Éducation et compétences en Europe », qui affirmait que « l’offre de l’éducation ne correspond pas à la demande », c’est-à-dire à la demande des industriels.

Depuis, les rapports, recommandations et autres textes officiels se multiplient pour enfoncer le clou ; à chaque étape, des « études » de l’OCDE justifient systématiquement ces recommandations, statistiques à l’appui, qui tendent toujours à démontrer que la réussite scolaire n’est pas du tout une question de moyens !

Unifions nos résistances ! Nous avons des revendications communes à tous nos pays.

 Défense de la qualification du métier d’enseignant-e.
 Transformation des emplois précaires en emplois statutaires.
 Une école publique, démocratique et qui participe à la construction de l’égalité sociale.
 Contre le socle commun, pour une école de culture générale et de construction intellectuelle.  Refus de l’école-entreprise.
 Défense de la liberté et de l’autogestion pédagogiques.
 Respect et extension des droits syndicaux.
 Nous combattons le e-learning, car il détruit la qualification enseignante, la relation pédagogique, le mouvement social et l’entreprise intellectuelle collective que constituent la classe et les coopérations dans l’école. Le e-learning constitue un instrument de destruction du service public et de renforcement de toutes les procédures sélectives à l’école et dans l’enseignement supérieur.Ils attaquent le service public de l’éducation dans toute l’EuropeDes syndicats de plusieurs pays d’Europe s’unissent pour le défendre

Ensemble, imposons une autre école, construisons une autre société !

Confederacion General del Trabajo CGT – Etat espagnol

Confederacion Intersindical Etat espagnol

Intersindical Alternativa de Catalunya IAC – Catalogne

Confederacion sindical Solidaridad Obrera Etat espagnol

Confederazione Unitaria di Base CUB – Italie

Unione Sindicale Italiana USI – Italie

Inicjatywa Pracownicza OZZ IP – Pologne

Transnational Information Exchange TIE – Allemagne

Fédération SUD Vaud SUD – Vaud Suisse

SUD Education – Union syndicale Solidaires Solidaires – France

Confédération Nationale du Travail CNT – France

Confédération Nationale des Travailleurs – Solidarité Ouvrière CNT-SO – France

Note:

1 European Round Table of Industrialists (ERT) : groupe de pression regroupant 45 des plus grands patrons de l’Union européenne

http://www.questionsdeclasses.org/?L-education-est-un-bien-commun-pas

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23 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Rassemblements, le 2 avril devant les rectorats (sud éduc)

Les 28.000 auxiliaires de vie scolaire, chargés d'aider les élèves handicapés, devraient être progressivement titularisés.
Pour la scolarisation des élèves atteints de handicap

La fédération SUD éducation appelle à participer aux mobilisations qui se dérouleront le mercredi 2 avril 2014 en faveur de la scolarisation des élèves en situation de handicap et pour exiger un véritable statut pour les personnels exerçant des missions d’AVS. Nous vous invitons à prendre contact avec vos syndicats locaux pour rejoindre les rassemblements qui auront lieu dès 9h00 devant les Rectorats de toutes les académies.

Le 22 août dernier, le gouvernement a annoncé la création d’un « statut spécial », la reconnaissance « d’un vrai métier » pour les collègues accompagnant les élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire.

M. Ayrault et M. Peillon proclamaient alors « la fin de la précarité » pour les auxiliaires de vie scolaire (AVS)… Si ce coup médiatique de rentrée a pu susciter une lueur d’espoir chez les personnels concernés et les parents d’élèves en situation de handicap, la réalité, une fois l’effet d’annonce passé, s’avère très cruelle :

• Un CDI uniquement pour les AVS qui arrivent au terme de leurs reconductions, donc ayant déjà exercé 6 ans comme AED-AVS. Ces dernier-e-s devront s’être auparavant engagé-e-s dans un dispositif de VAE… En 2014, la mesure ne concernera donc que 2 500 postulant-e-s sur 28 000 AED-AVS, soit moins de 10% de ces dernier-e-s…

• Un CDI qui portera sur la « même quotité de temps de travail », leurs salaires resteront donc scandaleusement faibles et n’excéderont que très rarement les 600-700€ !

• Cette possibilité de « CDIsation » ne concernera pas les accompagnant-e-s en contrat aidé, notamment les 8 000 accompagnant-e-s recruté-e-s cette rentrée. C’est donc plus de 50 000 EVS, soit plus de 60% des accompagnant-e-s qui ne seront pas concerné-e-s. Que d’inégalités de statuts pour un même travail !

• Une « formation équivalente à celle que reçoivent tous les auxiliaires de vie scolaire leur sera offerte », c’est-à-dire 120 heures en tout ; on appréciera ce « grand plan de formation » !

Nous sommes bien loin d’un métier et de conditions de travail décentes, nous sommes également bien loin des préconisations rendues au printemps dernier par le rapport du groupe de travail interministériel sur la « professionnalisation des AVS » qui a longuement planché sur la question

Rassemblements,  le 2 avril devant les rectorats (sud éduc) dans Educ'action arton1333-51a91

►SUD éducation affirme que l’accompagnement des élèves en situation de handicap et les conditions de travail de celles et ceux qui les accompagnent méritent tout autre chose qu’un coup de communication.

► SUD éducation revendique des moyens supplémentaires pour l’aide aux élèves en situation de handicap et la titularisation sous statut de fonctionnaire pour toutes celles et tous ceux qui ont exercé cette mission.

► SUD éducation revendique la mise en place d’une réelle formation, indispensable à l’exercice du métier d’auxiliaire de vie scolaire.

Communiqué de la Fédération SUD éducation du 21 mars 2014

http://www.questionsdeclasses.org/?Rassemblement-du-2-avril-devant

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23 mars 2014 ~ 0 Commentaire

«Lutter contre l’égalité» ou la nostalgie de la «cloison séparative» (qdc)

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C’est à l’occasion d’une émission de Canal +, diffusée dimanche dernier, que Ludivine de la Rochère, présidente de la « Manif pour tous », nous a offert ce beau lapsus : « Je suis d’accord pour lutter contre l’égalité ».

Il est probable que nous touchions là au cœur de la bataille qui se joue depuis plusieurs mois dans les médias et dans la rue mais aussi, à présent, autour de nos bibliothèques ou de nos écoles.

De la lutte contre le mariage pour tous à l’appel au boycott de l’ABCD de l’égalité en passant par la campagne contre un certain nombre d’ouvrages jeunesse, la vague réactionnaire qui nous submerge n’en finit pas de ressasser son obsession pour les questions sexuelles et surtout sa haine de l’égalité. Pour ces nouveaux croisés de l’Ordre moral, pour reprendre l’expression qualifiant les sombres années qui suivirent l’écrasement sanglant de la Commune de Paris, il s’agit bien d’un combat central.

On pourrait se demander pourquoi, en 2014, les débats autour de l’égalité des sexes continuent à déchaîner tant de passion. Et pourquoi est-ce justement sur ce terrain que s’avance l’offensive réactionnaire. Dans le domaine scolaire, ce combat des forces conservatrices puise ses racines aux origines mêmes du système éducatif républicain.

Pour s’en rendre compte, nous vous proposons ici un petit florilège de lois, règlements et déclarations sur l’éducation des filles.

On le sait, la Révolution française, malgré le rôle que les femmes y jouèrent, ne leur accorda pas de droits politiques et encore moins l’égalité. Elle envisagea cependant l’éducation des filles, tout comme celle des pauvres, peut-être moins pour les émanciper que pour s’assurer de leur contrôle (anticipant en cela l’heureuse formule de Guizot « c’est l’ignorance qui rend le peuple turbulent. » en conséquence de quoi « L’instruction primaire universelle est désormais une des garanties de l’ordre et de la stabilité sociale. »).

Le décret du 7 brumaire an II (28 octobre 1793) en offre une belle illustration : « les filles apprendront à lire, écrire, compter, les éléments de la morale républicaine, elles seront formées aux travaux manuels de différentes espèces utiles et communes » afin de « …préparer les filles aux vertus de la vie domestique… ». Ces apprentissages « aux talents utiles dans le gouvernement d’une famille » ne pouvaient être confiés seulement qu’à une femme ; celle-ci exerçant la fonction d’institutrice ou étant tout simplement la femme de l’instituteur.

Quoi qu’il en soit, dès son retour, la monarchie s’empresse, avec l’Ordonnance royale sur l’enseignement primaire du 29 février 1816, d’interdire aux femmes le droit d’enseigner aux garçons. Filles et garçons ne sauraient être réunis dans les mêmes classes… Là où deux établissements distincts ne peuvent être envisagés, l’instituteur accueille les garçons le matin et les filles l’après-midi.

Il faudra attendre 1834 pour qu’à titre exceptionnel et transitoire des institutrices puissent diriger des écoles de garçons. Un an plus tard, le législateur impose, dans toutes les classes mixtes (dans les villages qui ne pouvaient disposer, pour des raisons d’effectifs, de deux écoles différentes) une « séparation matérielle et permanente » (« cloison séparative d’un mètre minimum ») entre les garçons et les filles. En août 1851 le règlement des écoles primaires décident de faire passer la « cloison séparative » entre les filles et les garçons de 1 m à 1,5 m et de décaler d’un quart d’heure la sortie des filles par rapport à celle des garçons…

Avec le ministère Duruy et la loi du 10 avril 1867 sur l’enseignement primaire, il est prévu, dans toutes les écoles mixtes, la nomination d’une femme capable d’enseigner les travaux d’aiguilles. En même temps, il est envisagé une meilleure rétribution pour les maîtresses (sans pour autant promouvoir l’égalité de traitement qui ne sera défendue que par la Commune de Paris).

Quant à l’enseignement dispensé aux filles, il reste différent de celui des garçons. C’est bien pour maintenir la distribution des rôles sociaux des deux sexes et leur hiérarchie que la société propose deux enseignements distincts. C’est parce qu’ils ne doivent pas avoir le même destin social que les sexes ne doivent pas être éduqués ensemble et de le même manière…

Claude Lelièvre, dans un récent billet de son blog, nous rappelle que les Instructions détaillées du 27 juillet 1882 signées par Jules Ferry indiquent qu’il s’agit de « faire acquérir aux jeunes filles les qualités sérieuses de la femme de ménage ».

Celles de 1923 seront de la même veine, poursuit l’historien de l’éducation, « La théorie dans l’enseignement ménager doit inspirer aux jeunes filles l’amour du foyer, en leur montrant que les opérations en apparence les plus humbles de la vie domestique se relient aux principes les plus élevés des sciences de la nature et que, pour reprendre le mot antique, il y a partout du divin »…

Même l’examen emblématique de l’enseignement de l’Ecole obligatoire, le certificat d’études, se trouve très officiellement soumis aux divisions sexuées. Ainsi, lorsque l’arrêté du 19 juillet 1917 introduit au certificat d’études primaires « une composition sur les connaissances scientifiques usuelles », il est dûment précisé : « pour les garçons, application élémentaire des sciences à l’agriculture, à l’industrie, au commerce ; pour les filles, à la vie ménagère ».

En témoignent aussi, dans le secondaire, les différences d’horaires suivant les ma- tières. Les filles accèdent bien aux études supérieures (Julie-Victoire Daubié est la première femme a obtenir le bac en 1861, mais en le préparant à son domicile puisque depuis 1808 l’accès aux lycées est interdit aux femmes…) avec la la loi Camille Sée de 1880 qui instaure un enseignement secondaire laïque pour les filles (les programmes sont spécifiques ; le cursus en 5 ans au lieu de 7 n’est pas sanctionné par le bac et ne permet pas l’entrée à l’université).

En 1914 il y avait environ 35 000 filles dans des écoles secondaires contre 69 200 jeunes hommes, et en 1930, 58 000 jeunes filles pour 100 000 garçons. C’est en 1919 que le pouvoir concède la création un bac « féminin » !

Si la mixité s’impose progressivement, c’est avant tout pour des raisons économiques et budgétaires. Rares sont ses défenseurs, ils ne recrutent guère que chez les pédagogues libertaires (Paul Robin, Francisco Ferrer, Sébastien Faure, etc.), les tenants du mouvement d’Éducation nou- velle et dans les syndicats d’instituteurs et d’institutrices.

C’est d’ailleurs cette « co-éducation » qui déchaînera la campagne haineuse du journal antisémite La Libre Parole et de son dirigeant Edouard Drumont contre l’expérience d’éducation libertaire de Paul Robin à l’orphelinat de Cempuis. L’administration finira par céder et la réaction obtiendra le renvoi du pédagogue. Ils sont bien peu à promouvoir la « co-éducation des sexes » comme on disait alors. On craint la féminisation des hommes ou la virilisation des femmes, une confusion des sexes qui entraînerait la « dégénérescence », des propos quasi identiques à ceux qui circulent en ce moment.

Ce n’est que vers 1950 que le terme « mixité » apparaît comme substantif en référence à la mixité scolaire. Le Grand Larousse encyclopédique de 1963 en donne une définition qui correspond bien à l’air du temps : « Mixité : n.f.- Etat d’une école où les filles et garçons sont admis. Certains éducateurs émettent des doutes sur l’efficacité de la mixité ».

En 1957, la mixité de l’enseignement primaire devient légale. En 1959, le ministère décide de ne construire que des lycées mixtes dans le cadre de la réforme Berthoin. C’est la création des CES (Collège d’Enseignement Secondaire) dans les années 1960 qui amplifie le mouvement, peut-être davantage que Mai 68 puisque ce n’est qu’en 1975 (11 juillet) et la loi du ministre René Haby que la mixité devienne obligatoire de l’école de la maternelle au lycée (Décrets d’application en 1976). Les

Écoles Normales de Ulm et Sèvres ne deviendront mixtes qu’en 1986 ! Sans compter que cette mixité est loin de répondre à tous les enjeux de l’égalité… Sur cette question, comme sur tant d’autres, on ne peut que souligner que le combat contre ces réac-publicains passe aussi par une lutte sociale et pédagogique. Ceux qui, catholiques bien pensants, républicains conservateurs, guidés et enragés par l’extrême-droite antisémite et ultra-nationaliste d’alors, dénonçaient hier le caractère « pornographique » de l’éducation mixte d’un Paul Robin, ressemblent, à si méprendre, à nos réactionnaires d’aujourd’hui. Grégory Chambat

De nombreuses ressources sont disponibles sur le web, citons donc l’article « Une histoire de la mixité » de Geneviève Pezeu , N°487 des Cahiers pédagogiques – Dossier « Filles et garçons à l’école » ou bien « Le sexisme originel de l’Ecole républicaine » de Claude Lelièvre

http://www.questionsdeclasses.org/?lutter-contre-l-egalite-ou-la

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09 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Contre la fac mc donald!

Une fac Mac Donald ici à Brest? Pour manger de la merde avec  des boulots de merde?

Cà peut pas arriver!

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07 mars 2014 ~ 0 Commentaire

L’onu recommande des cours sur la sexualité dès 12 ans (20 mn)

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Rétablissons la vérité que l’ONU veut dissimuler aux enfants!

 L’Organisation mondiale de la santé (OMS), une agence spécialisée de l’ONU, a souligné vendredi l’importance de mettre d’instaurer l’éducation sexuelle dans les écoles dès 12 ans pour se familiariser notamment avec l’utilisation des contraceptifs.

Cette ligne directrice fait partie des nouvelles recommandations publiées cette semaine par l’OMS sur l’accès aux contraceptifs pour éviter les grossesses non désirées et sur l’information relative à l’éducation sexuelle.

«La recherche montre que l’âge optimal c’est à partir de 12 ans, 13 ans, mais que l’on peut commencer déjà à (…) 10 ans», a expliqué la directrice du département de Recherche et de Santé de la Reproduction à l’OMS, lors d’un point presse. «Donc, on commence à l’école à l’âge de 12 ans», a-t-elle insisté. L’éducation sexuelle doit se faire «à la maison», mais aussi «à l’école» car «la plupart des parents ne le font pas à la maison», notamment en Afrique, a-t-elle expliqué à l’AFP.

Dans le monde, environ 222 millions de femmes et de filles ne souhaitant pas être enceinte ou souhaitant reporter leur grossesse n’utilisent pas de contraceptifs, selon l’OMS. Parmi ses nouvelles lignes directrices, l’OMS recommande, entre autre, que toute personne désirant utiliser des contraceptifs puissent avoir accès à des informations sur les différentes méthodes existantes.

«Une autre mesure clé sont les programmes d’éducation sexuelle dotée d’une précision scientifique destinés aux jeunes», explique l’OMS, indiquant que ces programmes doivent offrir «des informations sur la façon d’utiliser et d’acquérir des contraceptifs». L’OMS espère ainsi que les adolescents puissent avoir la possibilité d’utiliser des contraceptifs sans avoir à obtenir l’autorisation des parents ou d’autres adultes.

Créé le 07/03/2014 à 12h50  Mis à jour le 07/03/2014 à 13h00

http://www.20minutes.fr/monde/1317226-20140307-onu-recommande-cours-sexualite-des-12-ans

Commentaire:  Avec çà si c’est pas la guerre civile! UMP sors nous de l’ONU infernale!

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06 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Il y a trente ans, 4 mars 1984 (lo)

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La première manifestation des défenseurs de l’école privée : reculade sans combat du gouvernement socialiste

Le mouvement pour la défense de « l’école libre », dont les premières grandes manifestations eurent lieu le 4 mars 1984, semblerait avoir préfiguré celui des « manifs pour tous » que l’on connaît depuis 2013, tant les deux présentent de similitudes. Dans les deux cas, un gouvernement de gauche au pouvoir commence à décevoir ses électeurs et la droite en profite pour monter une opération politique. Abandonnant le cadre des débats feutrés du Parlement, elle appelle tout ce que le pays compte de réactionnaires à descendre en masse dans la rue, sur un thème dit « de société » qui ne l’engage en rien vis-à-vis du patronat, ni même de ses électeurs.

Et en 1984 comme en 2013, on voit le gouvernement socialiste reculer piteusement devant cette fronde. Après plus de trente ans de régime gaulliste, l’élection de Mitterrand en mai 1981 avait suscité nombre d’espoirs dans la population, espoirs alimentés entre autres par la pro- pagande du Parti communiste qui avait tout fait pour gommer le passé peu glorieux de ce politicien retors pour lui permettre de s’affubler d’une étiquette « socialiste ». Pourtant, de sa participation au gouvernement de Vichy pendant la Deuxième Guerre mondiale à sa défense de l’Algérie française sous la IVe République, Mitterrand avait largement prouvé qu’il était un défenseur loyal des intérêts de la bourgeoisie.

La gauche discréditée… En juillet 1982, le gouvernement socialiste de Mauroy, qui comportait aussi quatre ministres communistes, montra clairement dans quel camp il se situait en décrétant le blocage des salaires, première d’une longue série d’attaques contre la population laborieuse. Les deux partis payèrent sur le plan électoral dès l’année suivante le prix de leur politique. Les élections municipales de mars 1983 se traduisirent par une « vague bleue », la droite regagnant 31 des villes de plus de 30 000 habitants qu’elle avait perdues lors des précédentes élections de 1977, et obtenant 63,1 % des élus sur le plan national.

Pour tenter de reconquérir un électorat attaché à la notion de laïcité, Mitterrand sortit de ses cartons la 90e de ses 101 propositions de gouvernement, celle d’un grand « service public unifié et laïque de l’éducation nationale », chargeant son ministre Alain Savary de le mettre en oeuvre début 1984. Le projet de loi, pas vraiment audacieux, consistait à faire nommer le personnel des écoles privées par le ministère de l’Éducation nationale, comme cela se pratique pour les éta- blissements publics. Si les chefs d’établissements perdaient l’une de leurs prérogatives, ils y gagnaient en compensations financières. L’opposition principale au projet ne vint d’ailleurs pas d’eux mais du haut clergé catholique, qui contrôlait huit écoles privées sur dix, et des partis de droite et d’extrême droite.

Dès l’élection de Mitterrand, les catholiques défenseurs de l’école privée avaient commencé à mener leur propagande, disant par exemple se mobiliser pour que « le lycée Sainte-Croix-Saint-Euverte [d'Orléans] ne soit pas rebaptisé lycée Lénine, avec des chars russes dans la cour », et ils appelèrent « le peuple de Dieu » à se mettre en marche le 4 mars 1984. La droite et l’extrême droite ne manquèrent pas de sauter sur l’occasion de se renforcer politiquement auprès du marigot de bigots réactionnaires qui est leur milieu social habituel, et de cristalliser autour d’eux le mécon- tentement suscité par la politique anti-ouvrière de la gauche au pouvoir. Ils le firent d’autant plus facilement que le thème – la défense de l’école privée – ne mettait en aucun cas le pouvoir économique de la bourgeoisie en péril.

La gauche recule devant la levée de boucliers de la droite Combien de personnes défi- lèrent-elles lors de la grande manifestation de Versailles du 4 mars 1984 ? Comme toujours, les chiffres varient de quelques dizaines à quelques centaines de milliers de mani- festants. Toujours est-il que la mobilisation des réactionnaires fut pour eux une réussite. Les partis de droite, qui avaient mobilisé leurs forces pour y appeler, s’y firent pourtant discrets, choisissant de s’abriter derrière la fiction selon laquelle le peuple attaché à ses libertés, dont celle de l’ensei- gnement, s’élevait spontanément contre le pouvoir étatique.

Au sein de la gauche, le succès de cette manifestation créa un malaise, à tel point que le Comité national d’action laïque, soutenu par le PS et le PCF, appela à des contre-manifestations le 25 avril dans une centaine de villes de France. Si elles rassemblèrent autant de monde, elles furent avant tout présentées comme une défense de la laïcité et un soutien au gouvernement, et n’eurent aucune suite. Après la présentation du projet de loi à l’Assemblée nationale, la droite et les catho-liques unis appelèrent pour le 24 juin à une grande manifestation à Paris. Celle-ci regroupa des centaines de milliers de personnes. La droite y apparut cette fois ouvertement, Chirac, Giscard d’Estaing, Chaban-Delmas et d’autres défilant aux côtés de Lustiger, l’archevêque de Paris, et de sommités catholiques connues pour leur virulence réactionnaire. Le Front national, lui, choisit de faire un cortège séparé, pour compter ses troupes.

Devant cette démonstration de force, Mitterrand se garda bien d’appeler la fraction de la population qui se sentait de gauche à se mobiliser pour combattre la montée des idées réac- tionnaires. Il capitula immédiatement. Début juillet, il prit la décision de retirer son « grand projet » sans même en avertir Alain Savary, le ministre de l’Éducation nationale, qui dira plus tard dans ses mémoires qu’il en avait appris le retrait par la télévision !

La création d’un service public unifié et laïque de l’éducation nationale avait été pour Mitterrand et son gouvernement une manoeuvre de diversion vis-à-vis de son élec- torat, au moment où la classe ouvrière subissait des attaques sur des problèmes importants. Le parallèle est aisé avec le projet de loi sur le mariage pour tous – que Hollande a cependant maintenu – ou ceux sur l’adoption d’enfants ou la procréation médicalement assistée pour les couples homosexuels, qui se sont traduits par une reculade du gouvernement.

Le comportement des politiciens de gauche au gouvernement a décidément une constante : ils tentent de dissimuler leurs reculades devant les intérêts patronaux en mettant en avant des réformes « sociétales »… avant d’en abandonner tout ou partie devant les froncements de sourcils de la droite. Marianne LAMIRAL

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2379&id=48

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01 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Les bataillons scolaires…(cnt)

Les bataillons scolaires...(cnt) dans Antimilitarisme arton1212-2ee2c

et autres « symbioses » (!) Armée/Education

2014 est le centenaire du déclenchement de la 1re guerre mondiale (et le 60e anniversaire de celui de la guerre d’Algérie). Il nous a paru utile de rappeler les « Bataillons scolaires » et autres ingérences de l’Armée dans l’Education nationale.

La défaite de la guerre de 1870-71 avait laissé une cuisante blessure. Après le Traité de Francfort et la perte de l’Alsace-Lorraine, la Nation allait pendant des décennies nourrir l’espoir de la « revanche » : effacer l’humiliationde la défaite, recouvrer les deux provinces perdues, substituer aux luttes sociales la guerre France-Allemagne. Les gouvernements successifs de la IIIe République firent des efforts constants pour doter la France d’une armée moderne.

Bataillons scolaires, de 7 à 13 ans

Pour entretenir chez les jeunes français la flamme patriotique et les préparer à leur rôle de futurs soldats, le gouvernement De Freycinet décréta le 14 juillet 1882 la création de « Bataillons Scolaires » au sein des établissements d’enseignement public. Ces « Bataillons » devaient dispenser aux élèves une formation pré-militaire graduée, adaptée (? !) à leur âge, dont le programme était ainsi conçu :

- Au Cours Élémentaire – de 7 à 9 ans – gymnastique, exercices de présentation individuelle et évolutions collectives.

- Au Cours moyen – de 9 à 11 ans – éducation physique avec éventuellement exercices aux agrès, marches, évolutions en ordre serré.

- Au Cours Supérieur – de 11 à 13 ans – gymnastique,agrès,évolutions en ordre serré, marches, éléments de topographie et préparation au tir.

Pour l’instruction avec armes, on créa deux répliques allégées du fusil Gras modèle 1874, l’une avec canon en bois, ne pouvant tirer, l’autre réelle, utilisable pour le tir avec cartouche Gras de type réduit, et dotée d’un sabre-baïonnette un peu plus léger que le modèle réglementaire. Pour des raisons diverses, l’institution des Bataillons Scolaires (enfants de 7 à 13 ans) fut loin, heureusement (esprit « critique », laïcité) de donner les résultats escomptés. L’échec constaté amena bientôt la dissolution des Bataillons Scolaires. Ouf !

16-20 ans

Cependant,dans le même esprit, une nouvelle tentative fut faite avec la création de « Bataillons Topographiques », s’adressant cette fois aux jeunes gens de 16 à 20 ans. Ce projet n’eut pas plus de succès. Dans le département des Vosges, un seul Bataillon Topo, vit le jour – celui de Saint-Dié - ; il n’eut d’ailleurs qu’une existence éphémère car il avait disparu avant 1889. L’expérience fut abandonnée. Re-ouf !

Après 1900 l’évolution de la situation internationale marquée par de fréquentes périodes de tension, amenèrent le gouvernement à revoir la question de la préparation militaire des jeunes de 17 à 20 ans, celle-ci restant toutefois facultative. Une loi de 1905, puis une circulaire ministérielle de 1907 réglèrent les modalités d’organisation de l’instruction pré-militaire, qui fut confiée aux Sociétés de Tir et Sociétés de Préparation Militaire agréées par le Ministère de la Guerre.

La guerre de 1914, malheureusement, ne devait pas tarder.

Symbioses Armée/Education (1982 …2007…)

Les protocoles d’accord Armée/Education (Hernu/Savary en 1982, Chevènement/Jospin), Armée/Culture (Hernu/Lang, 1983), Armée/EN, Enseignement Supérieur et Recherche (Alliot-Marie/De Robien, 31/01/2007) ciblaient à la fois les élèves et les enseignantEs (1)(2).

Les militaires ont donc par exemple organisé des formations continues pour les enseignantEs, notamment après la casse des IUFM. Des enseignantEs-stagiaires ont plusieurs fois boycottéen cours de route : formations inadaptées, propos méprisants des officiers formateurs (2) à l’égard des personnels de l’Education Nationale.

En 2010, le protocole Défense/Education relatif aux ERS Etablissements de Réinsertion scolaire organisait des actions concertées entre les ministères de l’EN et de la défense, où, par exemple, la maîtrise de la lecture est « une mission essentielle confiée conjointement à la Défense et à l’Education Nationale ». Henri

(de Hernu/Savary, Chevènement/Jospin, Alliot-Marie/De Robien …).

(1) Voir par exemple l’article de 2011 « NON à l’armée « éducatrice », sécuritaire et discriminatoire » (à propos de collégiens en stage en uniformes dans la caserne de Monthléry du 121e – et ses réf.) en octobre 2011 dans la revue « L’Emancipation S et P », sur le site www.emancipation.fr rubrique laïcité-débourrage de crânes. (2) Voir par exemple l’article « Militaires formateurs ou format…tueurs » sur le site www.unionpacifiste.org/ rubrique Education.

http://www.questionsdeclasses.org/?Les-bataillons-scolaires

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