Archive | Educ’action

11 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

les « rouzistans » ont quitté concarneau pour rennes à vélo (of)

rouz3

Ce mercredi 11 novembre, objectif: demander la réouverture d’une classe.

Attention coup de bignou! Ce mercredi 11 novembre, ils étaient une centaine à manifester leur soutien à l’association des parents d’élèves de l’école du Rouz, avant le départ pour Rennes. Programme du jour, 239 km de route à vélo pour trois parents d’élèves espérant rencontrer jeudi l’inspecteur d’académie.

Arrêt à Carhaix Sur la route, les parents d’élèves s’arrêteront dans différentes villes, dont Carhaix, pour présenter leur action. Si tout se passe bien, ils devraient arriver aux portes de Rennes avant la nuit.

http://www.ouest-france.fr/concarneau-video-le-rouzistour-est-parti

http://france3-regions.francetvinfo.fr/concarneau-l-ecole-du-rouz-continue-son-reuz

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09 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

concarneau: rendez-nous notre classe!

classe

Des parents d’élèves se battent à l’école du Rouz à Concarneau pour obtenir la réou- verture de leur classe, fermée par la DASEN en avril 2015, au vu des effectifs (prévisionnel de nov 2014…) en baisse. Or à la rentrée, les effectifs étaient en hausse de 2 élèves et la classe maintenue fermée au CTSD du 2 septembre!
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Si cette décision était maintenue, ce serait une menace grave pour toutes les écoles: les classes pourraient être fermées, avec une hausse d’effectif !
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Leur combat est légitime. Il faut que la classe ré-ouvre immédiatement. 5 parents-cyclistes vont faire 239 km de Concarneau à Rennes, pour poser devant le rectorat une banderole de 239 dessins fait par les 239 élèves du Rouz.
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Ils partent de Concarneau mercredi 11 novembre, s’arrêtent à Carhaix entre 12h30 et 13h30 pour pique-niquer. Et continuent jusqu’à Montauban, pour dormir. Le lendemain, il seront reçus au rectorat.
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Venons les soutenir à Carhaix le mercredi 11 novembre, à 12h30
Ou plus loin, à vélo ou en voiture, si possible.
Prévenez le plus de monde possible, pour venir les applaudir sur le trajet, et à Rennes, pour ceux qui ont de la famille ou des amis.
Parents, enseignant-es, élu-es
Leur combat est aussi le nôtre!
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Page Facebook:
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horaire

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06 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

grande-bretagne 1 (tc)

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Affrontements entre policiers et étudiants

«L’ignorance coûte plus cher que l’éducation» ou «Le désespoir est la nouvelle norme», pouvait-on lire sur des pancartes brandies par les quelques milliers d’étudiants qui ont manifesté, mercredi 4 novembre à Londres, pour réclamer la gratuité des études et un recul du gouvernement sur son projet de transformer les bourses universitaires en prêts.

Le défilé, parti de l’University of London, s’est terminé par de violents affrontements devant le ministère de l’intérieur, contre lequel un petit groupe a lancé de la peinture. Certains manifestants ont aussi essayé de pénétrer dans le ministère des entreprises, de l’innovation et des compétences (BIS), lançant des œufs et des bombes fumigènes sur les forces de l’ordre. Plusieurs arrestations ont eu lieu.

Les droits universitaires ont triplé: passant de 3 000 à 9 000 livres pour chaque année de la licence quelques mois après l’arrivée au pouvoir, en 2010, de David Cameron, réélu en mai pour un deuxième mandat. Dans le cadre de sa politique de réduction du déficit, l’exé- cutif a annoncé qu’à compter de la rentrée 2016, les bourses, jugées trop coûteuses, seront remplacées par des prêts. 6 novembre 2015

C’était mercredi…

http://www.secoursrouge.org/Affrontements-entre-policiers-et-etudiants

http://tendanceclaire.npa.free.fr/breve.php?id=15426

london

swp

Et aussi jeudi:

http://www.secoursrouge.org/Affrontements-a-la-marche-des-masques

http://www.francetvinfo.fr/anonymous-dans-la-rue-pour-la-marche-des-masques

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02 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

concarneau: une classe citoyenne (fr3)

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Ouvre à l’école du Rouz

L’APE (Association de Parents d’Elèves) de l’école du Rouz à Concarneau a ouvert sa clas- se « citoyenne » ce lundi matin avec une ancienne enseignante recrutée par le biais du site de petites annonces LeBonCoin. Quinze enfants de maternelle ont ainsi été dispatchés dans cette dixième classe..

Dès 8h20, les parents se sont présentés avec leurs bouts de chou pour les confier à leur nouvelle maîtresse. Cette dernière, une ancienne enseignante de l’école, a été choisie par les parents d’élèves suite à une annonce passée sur le site Le Bon Coin. Elle intervient bénévolement. 15 enfants de 5 ans composent cette nouvelle classe de maternelle, que l’APE qualifie de « citoyenne ». Les élèves viennent des autres classes surchargées qui ont ainsi été allégées. Deux parents bénévoles assurent les tâches des ATSEM et viendront à tour de rôle en soutien à l’enseignante

Une ouverture illégale Face à cette menace d’ouverture de classe illégale, l’inspection académique avait proposé aux parents d’élèves la nomination d’un titulaire à mi-temps. Une proposition jugée peu satisfaisante par l’APE qui considère que le poste doit être à temps complet. L’école du Rouz comporte 239 élèves (primaire plus maternelle), dont 12 de moins de 3 ans et 25 de plus de 3 ans en maternelle.

Selon l’APE, la moyenne des classes est de 26,6 enfants par classe. L’ouverture de cette 10e classe permet de réduire ce chiffre à 22,6. Ce lundi matin, la remplaçante nom- mée à mi-temps a fait son apparition dans la classe. Mais face à la situation, elle est res- sortie. L’inspecteur de circonscription était sur place. Contactée, l’inspection académique renvoie la balle au rectorat qui ne nous apporte pas de réponse pour le moment.

Une action symbolique assumée des parents d’élèves C’est après la fermeture de la 10e classe de l’école à la rentrée dernière, que l’APE a décidé de réagir. En avril dernier, l’inspection académique avait fait savoir qu’un poste d’enseignant était en suspens si les effectifs n’augmentaient pas à la rentrée. Or, malgré deux enfants de plus en septembre, le poste avait été retiré et les autres classes s’étaient retrouvées en sureffectif, selon l’APE. D’où cette annonce sur Le Bon Coin et le recrutement d’une enseignante pour faire réagir l’éducation nationale. Thierry Peigné  02/11/2015

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/concarneau-une-classe-citoyenne-ouvre-l-ecole-du-rouz-842429.html

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30 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

solidarité avec les accompagnants (npa 35)

solidarité avec les accompagnants (npa 35) dans Educ'action arton830-9268e

des élèves en situation de handicap en lutte!

Le NPA Rennes soutient les AESH en lutte et appelle à venir affirmer notre solidarité à leurs côtés !

Accompagnement des élèves en situation de handicap, aide à la direction : la précarité, ça suffit !

AG et rassemblement le 4 novembre!

Les organisations syndicales:

SNUDI-FO 35, SNFOLC 35, SNUipp-FSU 35, SNES-FSU 35, SUD Education 35, CGT Educ’action 35, STE-CNT 35, SE-UNSA 35

considèrent que les textes de 2014 sont loin de clore le dossier des personnels Accompa- gnant les Élèves en Situation de Handicap (AESH).

En dépit de la forte demande sociale, notamment de la part des parents d’élèves, nous restons loin de la «professionnalisation» annoncée, ceci d’autant plus que ce qui nous est proposé n’est pas dans un cadre statutaire de la Fonction publique. Nous revendiquons que les missions d’AESH soient uniquement effectuées dans le cadre d’emplois statutaires, et qu’il ne soit plus fait appel à des contrats précaires (Contrats Uniques d’Insertion CUI) pour couvrir ces besoins.

Concernant la rémunération proposée aux personnels en CDD et CDI AESH, elle reste très insuffisante. Pour la majorité des personnels qui est à temps partiel, cela revient à des rémunérations de l’ordre de 700 euros par mois. Nous attendons toujours d’autres propo- sitions salariales.

Nous demandons qu’il soit réellement possible pour ces personnels de bénéficier de temps pleins. La reconnaissance de ce métier doit passer aussi par la reconnaissance dans le temps de travail des AESH des réunions de concertations, de synthèse, de suivi de sco- larité ainsi que d’un temps de préparation. La durée des contrats CDD doit être aussi revue et portée à 3 ans pour permettre aux salariés d’avoir une perspective de carrière, et assurer aux élèves en situation de handicap un suivi cohérent à leur accompagnement.

Concernant la situation des personnels en CUI recrutés pour des missions d’accom- pagnement d’élèves en situation de handicap ou des missions d’appui éducatif et admi- nistratif «aide à la direction» : le refus actuel de leur accorder un statut dans le cadre de la Fonction publique met ces personnels dans une situation très précaire et sujette à des abus de la part de l’administration.

L’annualisation est aussi scandaleuse qu’illégale. La possibilité offerte par les textes de 2014 d’obtenir un CDD AESH reste fictive par manque de budgets. Par ailleurs, il leur faudra attendre 8 à 11 ans avant de pouvoir bénéficier d’un CDI. Nous demandons que les 2 ans d’expérience exigibles à un Contrat à Durée Déterminée (CDD) AESH soient prises en com- pte a minima dans le décompte des 6 années nécessaires pour être éligible à un CDI AESH.

Nous demandons qu’à terme il ne soit plus fait appel à des CUI pour couvrir ces be- soins. La mission d’appui éducatif et administratif est indispensable au bon fonctionnement des écoles. Elle doit être pérennisée et généralisée. Le recours aux CUI, ou tout autre dispositif précaire (service civique), n’est pas acceptable. Dans l’immédiat, les personnels recrutés doivent être maintenus dans ces missions de façon pérenne. A terme, ils doivent être intégrés dans un cadre statutaire.

Par ailleurs, de nombreuses questions restent en suspens comme la question de la qualification. Quelle valorisation de l’expérience ? Quel travail réel sur un niveau de qualification qui doit être revu ?

Les organisations syndicales exigent l’ouverture de discussions pour leur intégration dans un corps de la Fonction publique. Dans l’urgence, elles exigent le déblocage des budgets suffisants pour permettre l’embauche suffisante de personnels en CDD et CDI AESH, en particulier pour que les personnels actuellement en CUI puisse devenir AESH, le recrute- ment des personnels nécessaires à la généralisation de la mission d’appui éducatif et administratif.

L’intersyndicale appelle à une assemblée générale à 14 h dans les locaux du SNUipp-FSU35 (14 rue Papu, Rennes) et à un rassemblement devant l’inspection d’académie à 16 h.
Une demande d’audience à l’IA-DASEN sera faite pour le 4 novembre 2015.

http://www.anticapitaliste-35.org/Solidarite-avec-les-Accompagnant.html

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30 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

afrique du sud (ccr)

joann

Résurgence du mouvement étudiant sud-africain et fin du cycle post-apartheid

Les manifestations qui viennent d’ébranler plusieurs universités en Afrique du Sud ont pris par surprise le Congrès National Africain (ANC), parti au pouvoir (qui gouverne avec la participation du SACP, le PC local NdB). Pour la première fois, ce dernier s’est vu obligé de plier mais sans réussir à apaiser la rébellion. Les étudiants mettent à nu le caractère fictif de la transformation du régime ainsi que le capitalisme sud-africain depuis la fin de l’apartheid.

Le « moment mai 68 » des étudiants sud-africains L’Afrique du Sud vit en ce moment le plus important mouvement de protestation depuis la chute de l’apartheid : les étudiants ont commencé une importante lutte contre la forte augmentation des frais d’inscription et de logement ; une augmentation d’entre 8% et 12%. Les manifestations du 14 octobre des étu- diants de l’université de Witwatersrand (Wits), à Johannesburg, contre la hausse de 10,6% des frais de scolarité et celle de 6% des frais d’inscription ont été l’étincelle qui a allumé le feu des mobilisations qui ont culminé, le 21 octobre, en protestations à l’échelle nationale avec près de 3 000 étudiants de l’Université de la ville du Cap (UCT) qui ont marché jusqu’au parlement.

Durant cette journée, certaines scènes pouvaient rappeler l’ère de l’apartheid. La police a lancé des grenades assourdissantes afin d’empêcher que les étudiants demandant à être entendus par le ministre de l’éducation nationale supérieure Blaze Nzimande, secré– taire général du parti communiste Sud-Africain, n’entrent dans l’Assemblée Nationale. De nombreux étudiants ont été arrêtés: on a retenu les charges de trahison contre eux, comme celles retenues contre les survivants du massacre de Marikana. Le lendemain, ils ont été reçus comme héros par leurs camarades de lutte.

Par la suite, vendredi dernier, a eu lieu la plus importante manifestation devant l’U- nion, le siège du gouvernement et bureau du président Jacob Zuma. Plus de 10 000 person- nes se sont réunies pour exiger l’annulation de la hausse des taxes universitaires. Les étu- diants ont réclamé que Zuma vienne montrer sa tête mais le gouvernement n’a pas hésité à envoyer ses forces de répression utilisant les gaz lacrymogènes et les balles en caoutchouc contre les manifestants. Il s’agit de la plus importante protestation depuis le soulèvement de Soweto en 1976. La combativité des étudiants a obligé le gouvernement de Zuma à reculer et à déclarer qu’il n’allait pas augmenter les frais d’inscription pour l’année 2016.

Cependant, malgré ce recul, lundi, de nombreuses universités ont poursuivi le mou- vement. Comme ils le signalent: «maintenant, la deuxième phase est pour obtenir une dimi- nution des frais d’inscription qui restent au même niveau. Il n’y a rien à célébrer ». Un autre étudiant répliquait : « Nous ne luttons pas seulement contre cette augmentation. Nous lut- tons pour que l’université élimine toutes les augmentations que l’on a subies depuis 2001, y compris dans les modules individuels ».

Cette revendication n’est pas inattendue. Les frais d’inscription varient en fonction de l’université pouvant atteindre 60 000 rands (4000 euros) pour les étudiants en médecine dans un pays où les familles blanches gagnent jusqu’à 6 fois plus que des familles noires, selon les chiffres officiels. Tout cela dans le cadre d’une faible croissance de l’économie sud-africaine depuis 2009, conséquence de la récession et la politique d’austérité du gouver- nement, qui vient de diminuer les aides aux étudiants.

Derrière la révolte des étudiants, l’inégalité raciale Le mécontentement étudiant ne tombe pas comme un éclair dans un ciel serein, mais il vient couronner des années de protestations et de frustrations, concentrées dans les Universités connues pour accueillir la majeure partie des étudiants noirs. La différence du mouvement actuel est qu’il touche les universités traditionnellement blanches. Ces anciens bastions du privilège blanc ont connu l’arrivée d’un grand nombre d’étudiants noirs principalement de classe moyenne – enfants de la nouvelle classe moyenne noire qui s’est développée durant les années du boom des matières premières à la fin des années 1990 jusqu’au milieu des années 2000. Même si les blancs restent majoritaires dans l’université de Stellenbosch – siège académique du natio- nnalisme afrikaner, avec des cours donnés en Afrikaans- les noirs constituent 70% dans les universités où anciennement il y avait une majorité blanche.

Cependant, loin de résoudre le problème d’inégalité raciale, ce mouvement le met à découvert. Ainsi, comme le raconte cet étudiant au New York Times : « Ce fut seulement en arrivant à l’université de la Ville du Cap, bastion de la lutte contre l’apartheid, que Ramabina Mahapa fut réellement conscient de sa race. Mahapa, 23 ans, a grandi dans un village constitué seulement de sud-africains noirs et était le premier de sa classe. Lorsqu’il arrive à l’université, la brèche entre les étudiants noirs et blancs est devenue évidente. Des 15 personnes qui possédaient une voiture dans son dortoir, une seule était noire. Lorsque sont apparus les résultats des premiers examens, les étudiants noirs avaient obtenu les pires notes. ‘C’est pour cela que j’ai commencé à me sentir noir’ affirmait Mahapa, né deux ans avant la fin de l’apartheid et qui est aujourd’hui étudiant en troisième année de psychologie et de philosophie, et en outre président du gouvernement étudiant. ‘Bien qu’occasionnellement, j’avais vu des images de l’apartheid à la télévision, je ne l’ai jamais intériorisé ni pensé à cela, jusqu’à ce j’arrive dans un lieu où je le vis dans en chair’, ajoute-t-il ».

Les étudiants, caisse de résonance des frustrations sociales de toutes les couches de la population du régime post-apartheid L’actuelle vague de luttes universitaires est un nouveau point d’inflexion dans la dynamique de lutte de classe ouverte par le massacre des mineurs de Marikana. Elle montre que des secteurs moyens de la population comme les étudiants en ont marre de payer des tarifs exorbitants ; des conditions de vie ; du peu de perspectives d’emploi après les études; de la déperdition de l’argent de l’Etat au profit de la corruption brutale de la nouvelle élite politique noire post-apartheid de laquelle Jacob Zuma est une des incarnations les plus pathétiques.

Le Times indique que le 23 octobre, une mère de la Ville du Cap, apprenant que son fils s’affrontait avec la police dans la Free State University, a rempli une remorque avec des aliments, ustensiles de cuisine, paquets de soupe, et est venue les aider. Des membres de la communauté unis avec les étudiants leurs ont apporté de la nourriture et de l’eau. Le patron d’une entreprise de distribution d’eau a organisé un convoi pour distribuer de l’eau aux étudiants. A Prétoria, une pizzeria a distribué 500 pizzas aux étudiants mobilisés.

Une fois de plus, ce qui a commencé et continue à être une lutte autour des frais d’ins- cription est devenue rapidement une protestation contre les plus fortes inégalités, où la mino- rité privilégiée monopolise les ressources du pays alors que la majorité languit dans la pauvreté.

Le mécontentement croissant des personnes qui vivent dans la pauvreté s’exprime à travers différentes formes de mobilisations et de protestations, offrant à l’Afrique du Sud le titre de «capitale mondiale de la protestation», avec en moyenne 35 grèves tous les jours. Les personnes s’organisent et se mobilisent pour protester contre les conditions terribles de vie – sans logement décent – et le manque de sécurité, d’électricité, de distribution d’eau, et d’assainissement. Bien qu’étant un pays à revenus moyens, cela n’empêche pas qu’une personne sur quatre en Afrique du Sud souffre de la faim. Les familles continuent de lutter pour survivre pendant que l’économie continue de chuter et le chômage augmente, spécia- lement pour les jeunes. A côté des secteurs les plus pauvres, se sont les travailleurs qui résistent aux attaques des multinationales impérialistes et du gouvernement, comme les mineurs de Marikana qui se sont affrontés à la Anglo American, ou les travailleurs du secteur automobile qui se sont affrontés récemment aux patrons.

Le mythe de la « Nation Arc-en-Ciel » commence à tomber L’élément de fond du soulè- vement étudiant est la pire crise économique depuis la fin de l’apartheid. Le million d’emplois perdus depuis la crise mondiale de 2007/2008 n’a jamais été récupéré. Ainsi, la coalition de l’ANC, du Parti Communiste et du COSATU (la centrale syndicale sud-afri- caine) qui a mis au pouvoir Zuma, est en ruines. Elle est divisée à sa racine par l’expulsion de sa principale branche, le syndicat métallurgique (Numsa) de 320 000 membres, après la décision de cette dernière de rompre avec l’alliance tripartite de l’ANC, SACP et du COSATU et son annonce de lancer un front unique, un mouvement pour le socialisme et un parti des travailleurs.

Aujourd’hui, des secteurs de la population commencent à prendre conscience de l’escro- querie: «la plupart des sud-africains ont été naïfs, défendant la ‘Nation Arc-en-Ciel’» témoi- gne Majaletje Mathume, activiste étudiant de l’université de Stellenbosch. « Dans une cer- taine mesure, beaucoup des sud-Africains noirs, se sentent au service de population blan- che. La transition se basait sur le fait de ne pas blesser ses sentiments pour qu’ils ne fuient pas».

En réalité, la transition ou transformation a seulement bénéficié à une petite élite noire par des relations politiques, alors que la majorité de la population en a très peu bénéficié. Cela commence à émerger politiquement: «Durant les mobilisations, beaucoup de personnes ont remis en question et condamné le projet de 1994» explique Rekgotsofetse Chikane, âgé de 24 ans, autre leader du mouvement étudiant de l’Université du Cap, qui rajoute que les criti- ques sont allées jusqu’à l’ex-président Nelson Mandela. « et si Mandela n’était pas exempt de critiques, aucun leader ne peut l’être ». Le réveil et le saut de la conscience du mouvement étudiant sud-africain est un encouragement, pour les opprimés et les exploités du monde entier. Juan Chingo 27 octobre 2015 (Réduit)

http://www.revolutionpermanente.fr/mouvement-etudiant-sud-africain-et-fin-du-cycle

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25 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

étudiants sud-africains en lutte (essf)

joann

johan

Les étudiants sud-africains viennent d’obtenir l’annulation de l’augmentation de leurs frais de scolarité après plusieurs jours de manifestations et d’occupation des locaux. Des heurts entre étudiants et police anti-émeutes ont éclaté la cette semaine devant le Parlement au Cap.

Le mouvement dénonce une mesure d’austérité qui empêcherait les plus pauvres d’accéder à l’enseignement supérieur. L’augmentation des frais de scolarité prévue était variable selon les universités: à Johannesburg elle était de 10,5% alors que l’année univer- sitaire coûte entre 1 930 euros et 3 800 euros, avant logement et fournitures. Dans un pays où le revenu mensuel moyen d’un salarié ne dépasse pas 979 euros et où entre 25% et 40% de la population est sans emploi selon les lieux.

Ce samedi 24 octobre, le mouvement ne s’est pourtant pas affaibli et s’est relancé sur Johannesburg en se radicalisant. La jeunesse étudiante exige une éducation gratuite et dénonce les politiques d’austérité. Les slogans englobent la situation générale du pays et s’adressent aussi aux travailleurs. C’est dorénavant le mouvement de masse le plus impor- tant depuis les élections de 1994 et le changement de régime.

Le mouvement a pris la forme d’une critique d’ensemble du gouvernement ANC, aggravant brutalement la crise de légitimité de celui-ci. Dans un pays qui a connu deux très grands mouvements de la jeunesse scolarisée, à Soweto en 1976 et dans une partie des écoles secondaire en 1986, cette récente mobilisation fait l’effet d’un nouveau marqueur.

Les prochains jours vont être décisifs. Il est probable que tous les mouvements de gauche indépendants du bloc au pouvoir formé de l’ANC et du Parti Communiste vont chercher à mobiliser à partir des mobilisations universitaires.

Il faut que ce mouvement de la jeunesse sud-africaine reçoive le plus fort soutien de l’étranger. Il est nécessaire d’organiser des rassemblements de solidarité devant les ambassades sud-africaines et de faire parvenir motions de solidarité et photos de ces rassemblements. Claude Gabriel samedi 24 octobre 2015

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36151

Lire aussi:

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article31633

Communiqué des étudiants eux mêmes:

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article36150

Amnesty:

https://www.amnesty.org/fr/south-africa-police-must-restraint-in-response-to-student

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24 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

dès le cp (ccr)

fille avion

Des manuels de lecture truffés de stéréotypes sexistes

Il y a quelques jours, le centre Hubertine Auclert révélait les résultats de son étude annuelle portant sur les représentations sexuées et sexistes dans les manuels scolaires. Cette an- née, ce sont les livres d’apprentissage de la lecture de CP qui font l’objet des analyses. L’étude, réalisée après la dernière modification des programmes de 2007, révèle des résul- tats effarants : des personnages féminins sous-représentés, une répartition des tâches et des personnages stéréotypés à l’excès.

Si ces résultats n’ont rien d’exceptionnel puisqu’ils corroborent les résultats des précé- dentes études du centre, ils sont d’autant plus inquiétants qu’ils concernent du matériel pédagogique destiné à de très jeunes enfants, particulièrement influençables à l’âge où le processus d’identification et de construction identitaire bat son plein.

Dans les textes, dans les images et dans la langue, le masculin l’emporte. L’étude, réalisée par le centre Hubertine Auclert, porte sur 22 ouvrages publiés chez 10 éditeurs entre 2008 et 2015, c’est-à-dire après la dernière modification des programmes. Faisant suite à une précédente étude de manuels de CP réalisée en 2007, elle révèle des résultats effarants mas peu surprenants, au regard des précédentes études du centre, réalisées notamment sur des manuels de collège et de lycée, qui présentaient des résultats similaires.

En l’occurrence, sur l’ensemble des textes et des images des 22 manuels étudiés cette année, les personnages féminins sont largement sous–représentés, et ce «dans toutes les sphères d’activité ou [ils] apparaissent, sauf dans le cadre de la parentalité et des tâches domestiques» (Synthèse de l’étude). Dans les manuels, on trouve en moyenne deux femmes pour trois hommes.

Mais outre les textes et les images, c’est la langue enseignée elle-même qui exclut les femmes et les cantonne à un statut inférieur, notamment en faisant fi du processus de féminisation de la langue française amorcé en 1986 et ayant abouti au Guide d’aide à la féminisation des noms de métiers, titres, grades et fonctions. En effet, dans les manuels, c’est la forme masculine des noms de métiers qui est systématiquement présentée comme la forme universelle sur laquelle se construit la forme féminine.

Comme l’explique l’étude, par ce procédé, « les métiers ainsi féminisés ne sont pas mis en situation : ils ne valent que comme exemples grammaticaux, non comme réalités profes- sionnelles », invisibilisant ainsi la réalité des femmes travailleuses et construisant des uni- vers professionnels peuplés d’hommes uniquement. D’ailleurs, dans certains cas, seul le masculin est présent.

Ainsi, alors que « l’infirmière » est présentée comme le féminin de « l’infirmier », « doc- teur » est présenté comme un nom de métier exclusivement masculin, sans mention de « docteure » ou « doctoresse », cette dernière forme étant pourtant attestée dans les diction- naires. La tendance frôle l’absurde dans les consignes des exercices puisque, dans certains manuels, seule la formule “le maître” est utilisée, jamais “la maîtresse” ni “le maître ou la maîtresse”, alors que la profession d’enseignant.e est pourtant occupée à 70% par des femmes.

Petite fille modèle cherche petit garçon aventurier pour la délivrer du grand mé- chant loup et de la méchante sorcière Dans ces ouvrages, ce qui paraît plus inquiétant encore, ce sont les stéréotypes sexiste qui y sont véhiculé, concernant aussi bien le com- portement, les activités et les traits de caractère genrés des filles et des garçons, que la répartition des tâches au sein du foyer. Du côté des enfants, les petites filles sont présen- tées comme calmes et préférant rester sagement à l’intérieur pour jouer à la dînette ou à un autre jeu réputé “féminin”, pendant que les garçons partent à l’aventure en extérieur et font du sport.

Ainsi, sur l’ensemble des personnages enfants, seuls “33,2% des personnages iden- tifiés comme pratiquant une activité sportive sont féminins”, ces dernières ne pratiquant au final que 19 des 28 sports recensés. Elles sont également plus souvent occupées à jouer le rôle de parent avec leur petit frère ou petite sœur et participent plus aux tâches domestiques que leurs homologues masculins.

De quoi les préparer à être de parfaites fées du logis puisque selon les modèles pré- sentés, ce qui les attend à l’âge adulte, c’est de s’occuper de la maison et des enfants pen- dant que ces messieurs s’en vont travailler : parmi les personnages occupés à des tâches domestiques, 70% sont des femmes, alors qu’elles ne représentent que 22% des person- nages qui ont un emploi.

Et là encore, tous les métiers ne leur sont pas accessibles : sur les personnages occu- pant un emploi scientifique, seul 3% sont des femmes. Des chiffres qui collent étrangement à la réalité. Dans les faits, on dénombre très peu de femmes dans les professions scienti- fiques (2%), exception faite dans le domaine médical, même si elles y ont à souffrir du sexisme ambiant permanent ; mais rien d’étonnant, au regard de ce qui est véhiculé ici d’abord, puis dans les manuels de mathématiques de l’enseignement secondaire. (…)

Des institutions qui favorisent et entretiennent les oppressions  Quarante ans après la loi Haby (1975) instaurant la mixité à l’école et 25 ans après l’article L.12-1 du Code de l’éducation (loi Jospin, 1989) assignant à l’école le devoir de lutter contre les inégalités entre les hommes et les femmes, le sexisme archaïque du contenu des ouvrages destinés à de très jeunes enfants en pleine identification et en pleine construction semble aberrant.

Ces ouvrages sont pourtant majoritairement écrits par des femmes. Ces dernières ressentent-elles la nécessité, après avoir gagné durement leur place au soleil, de se sou- mettre à l’idéologie patriarcale sexiste ? Ou l’ont-elles intégrée au point de contribuer active- ment à la pérenniser ? Dans tous les cas, il est peu aventureux d’avancer que les maisons d’édition se préoccupent avant tout de la productivité des auteur.e.s et de la rentabilité de leurs ouvrages plutôt que de la qualité de l’éducation de leurs jeunes usagers. Rien d’éton- nant alors de les voir préférer l’utilisation facile et confortable des modèles et des stéréo- types sexistes préexistants à la création de manuels permettant l’enseignement de l’égalité entre les sexes. (…)

Derrière les déclarations de bonne volonté des institutions, on ne peut que constater que celles-ci ne peuvent jamais porter jusqu’au bout la lutte contre le sexisme. Il suffit de comparer l’absence de mise en application d’un ensemble de lois voté en 1989, à la vitesse à laquelle l’ABCD de l’égalité a été retiré en hâte des programmes en 2014, sous les pres- sions de l’obscurantisme patriarcal et religieux qui dénonçait, y compris par des mensonges, une imaginaire propagande de la « théorie du genre ». On comprend alors que l’égalité des filles et des garçons à l’école n’est pas pour demain…

En continuant à laisser agir les intérêts privés des maisons d’édition et à s’incliner devant les pressions des élites patriarcales et religieuses, l’école contribue à perpétuer les discriminations sexistes, mais également racistes et homophobes : la très grande majorité des personnages humanoïdes des ouvrages étudiés sont blancs, et aucune famille mono- parentale ni homoparentale n’est représentée. Du fait de son rôle dans la reproduction de l’idéologie dominante de hiérarchisation et de compétition entre les élèves, elle s’érige donc en véritable garde-fou d’une société patriarcale et du maintien des oppressions. Publié  23 octobre 2015 Cornélie Maunard et Dom Thomas

http://www.revolutionpermanente.fr/manuels-de-lecture-truffes-de-stereotypes-sexistes

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23 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

jeunes de johannesbourg (ccr + rs21)

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jeunes de johannesbourg (ccr + rs21) dans Educ'action arton2043-edeb4

Au pays de Nelson Mandela, des milliers d’étudiants affrontent la police devant le Parlement sud-africain

#FeesMustFall. «Les frais doivent baisser». Ce hashtag est devenu le cri de ralliement des étudiants d’Afrique du Sud qui se mobilisent depuis une semaine contre la hausse des frais d’inscription à l’université. Leur mouvement vient d’opérer un tournant, mercredi, lorsque des affrontements avec les forces de l’ordre devant le Parlement, dans la ville du Cap, ont émaillé la journée de mobilisation. La police a riposté à coups de gaz lacrymogènes et en tirant avec des balles en caoutchouc contre la foule qui tentait de s’approcher du bâtiment où le ministre ANC des Finances Nhlanhla Nene s’adressait aux députés.

Alors que les étudiants avaient atteint les marches, la séance parlementaire a été sus- pendue en raison des affrontements à l’extérieur. Les étudiants, en se retirant, ont enton- né l’hymne national sud-africain et ont lancé des slogans en faveur de l’instauration d’une édu- cation supérieure gratuite et de qualité. Ils ont exigé, par ailleurs, à être reçus par le ministre de l’Education, Blade Nzimande.

Le mouvement a commencé la semaine dernière à l’Université de Witwatersrand de Johannesburg contre la hausse de 10% des frais d’inscription pour la prochaine année scolaire. Nzimande, lui, a proposé aux étudiants de réduire cette augmentation à 6%. Le mouvement, qui a grossi, a rejeté l’offre du ministre et continue à essaimer.

Les revendications sont soutenues par une majeure partie des enseignants et la mobilisation étudiante de ces derniers jours est la plus importante en Afrique du Sud depuis la fin du régime ségrégationniste de l’Apartheid en 1994. C’est ce dont témoigne également le niveau de répression : ce sont six étudiants qui ont été arrêtés par la police de l’ANC au pouvoir, le parti de l’ancien président Nelson Mandela.  22 octobre 2015 Corinne Rozenn

http://www.revolutionpermanente.fr/etudiants-affrontent-la-police-devant-le-Parlement-

Nos camarades anglais:

http://rs21.org.uk/2015/10/22/south-africa-revolt-is-fighting-student-fee-increases/

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18 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

berrien

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