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04 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rythmes scolaires, grève ce jeudi dans le primaire (lt)

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Le SNUipp, le premier syndicat d’enseignants du primaire, appelle à la grève pour ce jeudi 5 décembre. L’objet de son courroux : la réforme des rythmes scolaires.

C’est la première fois que le SNUipp, syndicat majoritaire dans le primaire, appelle à un mouvement national de grève contre la réforme des rythmes scolaires. Car, comme l’indique France Info, « jusqu’à présent, la mobilisation contre cette réforme était organisée sur le terrain ou par des syndicats minoritaires ».

« Une réforme mal fichue » Pour Sébastien Sihr, son secrétaire général, « toutes les écoles ne pourront pas appliquer la réforme dès la prochaine rentrée ». Il appelle donc Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale, à suspendre sa généralisation pour 2014. Et de justifier cet appel à la grève « parce que la priorité à l’école primaire ne peut pas se résumer par la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires qui est contestée et qui est mal fichue ». N. A. / @NathalieAndr 4 décembre 2013 à 11h22

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/france/rythmes-scolaires-greve-dans-le-primaire-le-5-decembre-21-11-2013-2311028.php

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25 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rythmes scolaires: répondre aux provocations du ministre

Rythmes scolaires: répondre aux provocations du ministre dans Educ'action You%27re-not-just-wrong-you%27re-stupid

Les journées de grève des 12, 13 ou 14 novembre dans l’éducation ont été comme annoncé des réussites.

À Paris, les animateurs ont été massivement en grève le mardi, seulement 75 écoles sur 660 ayant fonctionné normalement, avec des cantines ou des activités périscolaires complètement fermées dans la majorité. Cela a montré la force de frappe de ces salariéEs et l’ampleur de leur colère.

Le mouvement continue Chez les enseignants, la grève mercredi ou jeudi a été massive : environ unE enseignantE sur deux en grève, avec des pointes à 80 ou 90 % de grévistes dans certaines villes, malgré l’absence d’appel national à la grève du SNUipp-FSU.

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Pourtant, une quarantaine de sections départementales avaient appelé à la grève contre l’avis de la direction nationale, ce que le secrétaire général a l’audace de décrire de la façon suivante : « nous avons très clairement été engagés dans une quinzaine d’actions nationales sous forme de grèves et rassemblements. » Une façon de nier la fronde qui existe dans le syndicat majoritaire contre les positions de la direction nationale, une fronde qui devrait se concrétiser par un appel national à la grève début décembre.

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À Paris, où la grève a atteint 70 % (pour la sixième grève depuis un an sur ce thème), les discussions sur la reconduction ont commencé : dans les plupart des arrondissements, le principe de reconduire a été voté. Dans certains (18e et 20e), une tentative de grève reconductible est en préparation à partir du 26 novembre. L’idée est de libérer du temps pour convaincre les hésitantEs, concrétiser le soutien des parents d’élèves (un sondage révèle que 65 % d’entre eux sont favorables à l’arrêt de la réforme), organiser la convergence entre personnels de la ville et de l’Éducation nationale.

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Mais les difficultés sont réelles, les organisations syndicales, malgré des déclarations d’intention en assemblées générales, ne relayant pas ces appels à reconduire le mouvement. De plus, pour l’instant, les assemblées générales n’ont pas acquis la force de construire seules le mouvement. Mais des jalons sont posés pour continuer à construire la mobilisation.

Pendant ce temps, rue de Grenelle… Alors que les personnels sont mobilisés, Vincent Peillon ouvre le plus naturellement du monde des « concertations sur le métier d’enseignant », où se rendent bien gentiment les directions syndicales…

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Le ministre marche sur des œufs car il sait qu’il ne faut pas donner l’impression de lancer une nouvelle attaque. Pourtant, les annonces sont explosives. Il propose de redéfinir le temps de travail des enseignants, faisant croire qu’il s’agira d’un progrès alors que les premiers éléments concrets sont un projet d’annualisation du temps de service des enseignants remplaçants et l’exigence de faire travailler deux fois le 2 septembre (comme journée de pré-rentrée et plus tard en deux demi-journées devant élèves).

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Il propose encore de discuter du statut des directeurs d’écoles, alors que la réforme des rythmes scolaires pousse déjà à faire des écoles de petits établissements recrutant leurs animateurs et discutant, sous pression des mairies, de projet éducatifs locaux, ce qui renforce les inégalités sur le plan national.

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Enfin, il fait semblant de s’intéresser à l’éducation prioritaire, alors qu’il ne revient pas sur la suppression des postes de RASED (réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté) et sur la pénurie budgétaire. L’enjeu pour le mouvement est que ces provocations soient comprises comme telles, et encouragent à se mobiliser pour faire reculer le gouvernement.

Dimanche 24 novembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 218 (21/11/2013) Antoine Larrache

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21 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rythmes scolaires, grève dans le primaire le 5 décembre (lt)

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Le SNUipp, le premier syndicat d’enseignants du primaire, appelle à la grève pour le jeudi 5 décembre.

L’objet de son courroux : la réforme des rythmes scolaires. C’est ce que révèle France Info. C’est la première fois que le SNUipp, syndicat majoritaire dans le primaire, appelle à un mouvement national de grève contre la réforme des rythmes scolaires. Car, comme l’indique France Info, « jusqu’à présent, la mobilisation contre cette réforme était organisée sur le terrain ou par des syndicats minoritaires ».

« Une réforme mal fichue » Pour Sébastien Sihr, son secrétaire général, « toutes les écoles ne pourront pas appliquer la réforme dès la prochaine rentrée ». Il appelle donc Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale, à suspendre sa généralisation pour 2014. Et de justifier cet appel à la grève « parce que la priorité à l’école primaire ne peut pas se résumer par la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires qui est contestée et qui est mal fichue ». N. A. / @NathalieAndré 21 novembre 2013 à 07h51

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/france/rythmes-scolaires-greve-dans-le-primaire-le-5-decembre-21-11-2013-2311028.php

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20 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

«Le gouvernement force les universités à licencier et à fermer des formations» (basta)

matthieu

Les universités françaises sont-elles au bord de la faillite ?

Selon Anne Fraïsse, présidente de l’université Paul Valéry à Montpellier, le risque est réel. Très inquiète pour l’avenir des universités françaises, elle dénonce les effets néfastes de la loi LRU votée sous Sarkozy et la politique similaire poursuivie par l’actuel gouvernement, qui laisse les universités s’enfoncer dans des difficultés financières insolubles. Explications.

Basta !  : Quels bénéfices retirez-vous de la loi sur l’autonomie des universités ?

Anne Fraïsse [1] : Que pouvons-nous faire de plus aujourd’hui que nous n’avions pas le droit de faire avant ? Rien. Par contre, nous sommes plus surveillés et plus encadrés. Surtout, la réduction de la masse salariale est le véritable objectif de la loi sur l’autonomie des universités. Car depuis que nous sommes passés aux « responsabilités et compétences élargies » (RCE) imposées par la loi sur l’autonomie des universités [2], l’Université Paul Valéry Montpellier 3 connaît un déficit qui s’accroit chaque année [3]. C’est un déficit structurel, dû principalement à l’obligation d’assumer d’importantes charges salariales, qui ont été transférées du budget de l’État à celui des universités sans que les moyens ne suivent.

La situation a-t-elle changé depuis l’élection de François Hollande ? Avec la loi sur l’enseignement supérieur et la recherche, le gouvernement socialiste poursuit cette politique qui force les universités à réduire leur masse salariale et fermer des formations, mais sans le dire. C’est ce qui est le plus choquant de mon point de vue. Le fait de diminuer la masse salariale en temps de crise est un choix politique qui peut s’entendre. Ce qui est insupportable, c’est le mensonge. Les socialistes prétendent mener une politique sociale de soutien aux universités alors que leur gestion est purement financière. Ils annoncent sans cesse des aides nouvelles mais font en vérité des pré- lèvements supplémentaires, pour le redressement des finances de l’État, sur le jour de carence, etc. Il faut connaître tout cela pour se rendre compte que les prélèvements se multiplient via des biais différents.

Par exemple ? Prenons l’augmentation de 50% des boursiers à taux zéro, c’est à dire exonérés des droits d’inscription : c’est une grande mesure sociale décidée par l’État et intégralement financée par les universités. Mais l’enveloppe censée couvrir le manque à gagner du non paiement de l’inscription par les boursiers ne couvre pas les pertes engendrées. A Montpellier 3, nous avons 46% de boursiers. Cela fait 1,5 million d’euros de ressources en moins. Pour compenser, l’État nous donne 160 000 euros… Par Nolwenn Weiler 20 novembre 2013

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15 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rythmes scolaires: amplifier le rapport de forces maintenant

Rythmes scolaires: amplifier le rapport de forces maintenant dans Educ'action peillon

Pour le ministre Peillon, « dans la quasi-totalité (93, 5 %) des communes, la mise en œuvre des rythmes scolaires se déroule sans difficulté ».

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Quel culot, alors que seulement 20 % des communes ont accepté de mettre en place la réforme et que partout la colère gronde !

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La grève des enseignants le 14 novembre va être réussie. À Paris bien sûr, avec plus de deux enseignants sur trois en grève et environ un tiers d’écoles fermées, mais aussi dans les autres villes : l’appel national à la grève de la CGT, de FO et de Sud est rejoint par plus de quarante sections dépar- tementales du SNUipp-FSU, contre l’avis de la direction nationale. En Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne, 200 écoles sur respectivement 700 et 630 devraient être fermées. À Gennevilliers (92), malgré l’absence d’appel du SNUipp-FSU, il devrait y avoir près de 70 % de grévistes, à Villejuif (94), près de 90 %…

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Malgré sa volonté de défendre la réforme (le secrétaire général participe d’ailleurs à des con- férences pour sa mise en place dans les communes…), la direction nationale du SNUipp-FSU est donc maintenant contrainte à appeler à une date de grève nationale début décembre. Tout cela est le signe d’un ras-le-bol dans la profession et dans les équipes militantes.

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Nouvelles provocations de Peillon Le ministre ne se démonte pas et montre à quel point ce gou- vernement est, malgré ses prétentions, un ennemi des salariés et des classes populaires : après avoir annoncé que la mise en place de la réforme se passait bien, il annonce maintenant vouloir annualiser le temps de travail des remplaçants pour l’adapter à la réforme des rythmes scolaires. Une fois de plus, les analyses de la réforme les plus dramatiques s’annoncent réelles : une telle évolution serait un pré- cédent, le début de la casse du statut national des enseignants et son adaptation aux besoins locaux des communes.

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Comme la mairie de Paris, le ministère espère sans doute que la division entre les différents corps de métier joue un rôle négatif sur la mobilisation. En effet, les liens sont pour l’instant difficiles entre les personnels de la mairie et les enseignants : les syndicats des premiers revendiquent de meil- leures conditions de travail et les syndicats majoritaires (CGT et UNSA) se contentent donc de reven- diquer une meilleure application de la réforme. Pourtant, des solutions existent pour unifier les reven-dications : associer l’abrogation de la réforme avec la titularisation des précaires, la construction d’a- teliers culturels de qualité le mercredi matin, ainsi que sur le temps scolaire en co-intervention avec les enseignants.

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Construire une grève unie La grève des personnels de la mairie de Paris a été massive le 12 no- vembre : sur 660 écoles à Paris, la mairie affirmait un périscolaire « ouvert » sur seulement 75 écoles, le reste étant indiqué « fermé », « mixte » ou « dégradé »… Espérons que le caractère massif de cette grève ouvre des perspectives de lutte. Pour l’instant, la mairie semble prête à lâcher des embauches pour éteindre le feu, mais pour ne pas céder sur l’essentiel : le maintien de la réforme.

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Pour faire reculer le gouvernement et la mairie, il n’y a pas d’autre solution que de faire monter nos actions d’un ton : organiser des grèves reconductibles, unissant enseignants et animateurs, dans le maximum de communes qui y sont prêtes, bloquer la machine pour faire reculer Peillon et les maires. C’est l’enjeu de ces prochains jours.

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Antoine Larrache Jeudi 14 novembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 217 (14/11/2013)

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15 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Brest, Quimper, rythmes scolaires, les griefs pleuvent (lt)

Brest, Quimper, rythmes scolaires, les griefs pleuvent (lt) dans Educ'action adapter-les-rythmes-scol-285x300

Faible mobilisation dans la rue, hier matin à Quimper, au regard des répercussions du mouvement contre la réforme des rythmes scolaires, dans les écoles de la ville. Les questions posées par les enseignants, animateurs, parents, appellent pourtant des réponses.

empty dans Quimper et pays glazik*

Environ 120 manifestants, place de la Résistance pour un rassemblement cornouaillais : ce n’était pas l’affluence des grands jours hier matin. Pourtant, l’appel à la grève lancé par plusieurs syndicats (1) a provoqué d’importantes perturbations dans les écoles. À Quimper, les accueils périscolaires du matin et du soir ont été fermés dans toutes les écoles, de même que les activités périscolaires de journée et la restauration a été assurée dans seulement quatre écoles. Le mouvement n’a donc pas eu de forte traduction dans la rue. Dans le groupe des manifestants, il y avait en majorité des enseignants mais aussi des animateurs des temps périscolaires et quelques rares parents.

Témoignages:

Morgane, animatrice. Responsable de l’accueil périscolaire à Plomelin, Morgane s’inquiète. « Les agents ont des diplômes d’animateurs mais ils ne sont pas professeurs de gym, de danse ou de breton, dit-elle. Les activités périscolaires ne peuvent qu’être ludiques. En maternelle, ce n’est pas forcément judicieux. Il faut plus de concertation entre parents, agents et enseignants. Je suis pour des aména-gements de cette réforme, par exemple que les maternelles ne soient pas concernées. On peut aussi penser à réduire les vacances scolaires d’été et, pourquoi pas, concentrer les cours le matin et faire des activités l’après-midi ».

Martine, mère de famille. « Je travaille à temps partiel pour m’occuper de mon dernier, précise cette Quimpéroise. Je ne travaille pas le mercredi. Aujourd’hui, je suis obligée de l’envoyer à l’école. Il fallait sans doute une réforme mais laquelle ? Les enfants sont à l’école pour lire, écrire, apprendre. Ce n’est pas des temps d’activités périscolaires que j’attends ».

Gwendoline, enseignante. « Il y a eu un manque de réflexion puis de moyens pour cette réforme, estime la jeune femme qui travaille à Moëlan-sur-Mer et est syndiquée à Sud Éducation. On a l’im- pression que ce qui a primé ce sont les intérêts économiques et touristiques. Il aurait fallu réduire les vacances. Sinon, choisir le mercredi matin n’était pas judicieux. Le samedi matin était préférable dans l’intérêt de l’enfant. Enfin, il y a la confusion entre le périscolaire et le scolaire avec les mêmes locaux utilisés. Les missions des enseignants en arts plastiques, éducation physique seront-elles encore conservées à l’avenir ? ».

Sophie enseignante. « La réforme est en place à Plonéour-Lanvern. L’équipe pédagogique a choisi des TAP à la pause méridienne à 13 h 45. Il fallait une réforme avec quatre jours et demi mais le samedi matin plutôt que le mercredi matin. Un week-end moins long sera moins fatigant. Les enfants ont du mal à reprendre le lundi. Nos collègues sont de plus en plus nombreux à estimer que le samedi matin est le bon moment. Il aurait fallu aussi une réflexion sur l’année et non sur la semaine. Par ailleurs, comme les TAP sont en début d’après-midi, nous estimons qu’il doit y avoir des activités calmes, pour mettre les enfants en disposition pour travailler. C’est là qu’il y a un malentendu avec les parents qui voulaient quelque chose de stimulant ».

Olivier, enseignant. « Nous sommes dépités par la mise en oeuvre de cette réforme qui était au départ intéressante et nous craignons l’effet inverse de celui escompté, dit ce Quimpérois. Au final, l’élève passe plus de temps à l’école et est moins disponible ». Ronan Larvor 15 novembre 2013 à 07h34

(1) CGT Éducation, CGT territoriaux, CNT, FO Territoriaux, SNUDI Force Ouvrière, SUD Collectivités Territoriales, SUD éducation.

SNUipp : « Il faut une réécriture du texte »

Le SNUipp du Finistère, syndicat majoritaire chez les enseignants du premier degré, n’appelait pas à la grève, hier, contre la réforme des rythmes scolaires.

À 16 h, devant l’Inspection académique où se déroule une première réunion bilan de la mise en oeuvre des temps d’activités périscolaires avec les syndicats, Louis Le Pape, Sabrina Manuel et Anne-Julie Cinar, expliquent la position de leur syndicat. « Nous avons pris le pouls des enseignants pour connaître leur intention, explique Louis Le Page. Aujourd’hui ils n’étaient pas prêts à la grève, même si certains de nos adhérents l’ont suivie. Nous estimons que le débat doit dépasser celui des rythmes scolaires et con- cerner la refondation de l’école ». « Le SNUipp n’est pas contre tout mais est une force de proposition, ajoute Sabrina Manuel. Nous ne demandons pas la suppression de la réforme des rythmes scolaires mais la réécriture du texte et les moyens qui vont avec. On arrête et on se met autour d’une table. Il n’est pas question de revenir à la semaine de quatre jours ». « La réalité de la réforme est assez catastrophique, ajoute Louis Le Pape. Il faut arrêter cette cacophonie dans son application. Le principe d’une grève dans l’air, peut-être fin novembre ou début décembre, selon les réponses qui seront apportées par le ministère ».

http://quimper.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimper/ville/rythmes-scolaires-les-griefs-pleuvent-15-11-2013-2303823.php

Rythmes scolaires. « 100 % épuisés »

15 novembre 2013

À l’appel national des syndicats CGT, Sud ou Force ouvrière, entre autres, ils n’étaient que 120 manifestants environ, place de la Liberté, hier, à protester contre la réforme des rythmes scolaires mise en place, il y a deux mois, dans plusieurs communes.

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« Nous sommes dans la rue pour que ça résonne, nous sommes dans la rue, change ta réforme ! ». Hier, ce chant entonné par le personnel périscolaire des écoles de Guipavas, où la réforme des rythmes sco- laires est appliquée depuis le début de l’année, était en première ligne d’un rassemblement de protes-tation timide. Il était adressé à Vincent Peillon, ministre de l’Éducation. Le Snuipp, syndicat enseignant majoritaire dans le premier degré, n’avait, lui, pas joint sa voix à celle d’une intersyndicale emmenée par la CGT, Sud et Force ouvrière.

« Les conditions d’accueil des enfants insuffisantes » « Le personnel périscolaire est en souf- france, il est épuisé. Les conditions d’accueil des enfants ne sont pas suffisantes, exposent Emmanuelle, Adeline et Jacqueline. Nous demandons la suppression des Tap (temps d’activités périscolaires) de 30 minutes sur lesquels il est impossible de mettre en place des activités. Nous avons plusieurs casquettes dans la journée : une casquette « Atsem », une autre « animateur ». Nous devons préparer des activités de qualité car les parents sont « derrière ». En maternelle, la sieste n’est pas adaptée. Nous avons également des groupes d’enfants trop importants à gérer. Ils sont 18, par exemple, à faire du bricolage. Concernant les activités sportives, nous mettons 20 minutes à rejoindre une salle de tennis et 20 minutes à en revenir, pour un temps global d’une heure et quart ».

Cinquante-sept points de revendications  À Brest, la CGT a également adressé au maire, François Cuillandre, un cahier de revendications fort de 57 points. « Les agents font un travail supplémentaire sans augmentation de salaire. Nous demandons des avancées significatives sur des points de tension où il n’est pas forcément question d’argent, indique Éric Pellennec, secrétaire adjoint de la CGT Brest Métropole Océane. Nous demandons la mise à disposition de locaux pour les activités quand les classes sont fermées. Elles se font parfois dans les couloirs. « Nous avons une réunion avec la mairie le 20 novembre. S’il n’y a pas d’avancée notable sur nos revendications, nous pourrions nous lancer dans une grève à durée indéterminée, comme pour la grève des cantines, il y a quelques mois ». S’ils n’étaient pas très nombreux à manifester, hier, seuls 700 repas auraient été servis dans les cantines brestoises, sur les 7.000 habituels.

« Après deux mois de mise en oeuvre, le constat est navrant, juge Olivier Cuzon, pour Sud éducation 29. La réforme des rythmes scolaires ne tient pas ses promesses. Loin de respecter les rythmes des enfants, elle augmente leur fatigue, mettant en péril leur apprentissage. Commune riche contre commune pauvre, commune urbaine disposant d’un fort tissu associatif contre commune rurale, priorité des politiques municipales : cette réforme va également générer de très fortes inégalités terri-toriales dans l’offre éducative ». À l’issue du rassemblement, place de la Liberté, les manifestants se sont dirigés en cortège vers la maison du Peuple où s’est tenue une assemblée générale. Karine Joncqueur

Enseignants : « Le débat doit aller plus loin »

Il y avait, hier, peu d’enseignants parmi les manifestants. Le Snuipp du Finistère, syndicat majoritaire dans le premier degré, n’appelait pas à la grève mais menait une série d’actions pour interpeller sur la refondation de l’école.

Le Snuipp (Syndicat national unitaire des instituteurs professeurs des écoles) tenait, hier, un point presse, à midi, devant les portes de l’ESPE (ex-IUFM) de Brest. « Dans le Finistère, nous n’avons pas ap- pelé à la grève. Certains départements l’ont fait. Nous menons une quinzaine d’actions dans le dépar-tement afin d’interpeller sur la refondation de l’école. Mercredi, nous avons organisé des réunions d’informations syndicales. Elles ont été très suivies par les enseignants, avec un panel d’écoles large et représentatif », indiquent Louis Le Pape et Sabrina Manuel, membres du bureau du Snuipp. Il y a beaucoup été débattu des rythmes scolaires et, plus généralement, de la loi sur la refondation de l’école.

« Nous demandons la réécriture du décret » « Nous demandons des moyens et du temps. Le décret « Rythmes scolaires » a été bâclé. Nous ne sommes pas contre la semaine des quatre jours et demi. Nous avons été les premiers à la demander. Mais, aujourd’hui, le bien-être des enfants est passé au second plan. À Brest, il y a le discours de la mairie dans lequel « tout va bien, tout le monde est ravi ». Mais nous qui sommes en contact avec les parents d’élèves et les enfants, nous nous rendons compte que ce n’est pas le cas. Le problème est que les choses sont installées. C’est avant qu’il fallait prendre du temps. Nous demandons la réécriture du décret ». Quels arguments sont avancés pour dire que la réforme n’est pas bonne ? « Ils sont très partagés mais il y a une constante : les enfants sont très fatigués. Soyons objectifs : cela peut marcher quand ça a été préparé et concerté avec les conseils d’école. L’objectif de la réforme était d’amener la réussite de tous, d’améliorer et de faciliter l’apprentissage. Or, parfois, elle va à l’encontre de ces objectifs car il y a des mesures comptables derrière, souligne Sabrina Manuel. Moi, je suis directrice d’une école maternelle et c’est une catastrophe. La base, pour les enfants, c’est la régularité et on ne l’a pas ». K.J.

http://brest.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/rythmes-scolaires-100-epuises-15-11-2013-2303625.php

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14 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Contre les rythmes scolaires : pourquoi des mouvements en ordre dispersé ? (lo)

Contre les rythmes scolaires : pourquoi des mouvements en ordre dispersé ? (lo) dans Educ'action adapter-les-rythmes-scol-285x300

Les grèves à propos des nouveaux rythmes scolaires se sont succédé  dans l’enseignement primaire durant la semaine du 12 au 15 novembre.

Mardi 12 novembre, les animateurs employés par la ville de Paris ont massivement fait grève pour demander plus de moyens leur permettant d’exercer correctement leur métier. En effet, les inter-venants ne sont pas assez nombreux pour assurer les activités périscolaires qui accompagnent la semaine de quatre jours et demi. Mercredi 13, certaines sections départementales du SNUipp-FSU, ainsi que des collectifs de parents, appelaient à des grèves ou des rassemblements pour rediscuter des rythmes scolaires. Jeudi, c’était au tour d’autres sections départementales de ce syndicat de se mettre en mouvement, rejointes sur Paris par plusieurs syndicats. De leur côté, la CGT, FO et SUD appelaient les animateurs et les Atsem (aides en maternelle) à faire grève le même jour.

Les nouveaux rythmes scolaires, ou plus exactement le manque de moyens humains et financiers indispensables au bon fonctionnement des activités périscolaires, mécontentent tout le monde : parents, enseignants, animateurs, personnel de service. Alors, pourquoi avoir choisi d’éparpiller ainsi les grèves et manifestations ? Et surtout, pourquoi les syndicats choisissent-ils d’orienter la riposte sur les seuls rythmes scolaires, alors que tout l’enseignement, de la maternelle au lycée, souffre des mêmes insuffisances d’effectifs et de crédits ? Marianne LAMIRAL

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2363&id=24

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12 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rythmes scolaires : grèves à répétition (jdd+le huff’)

Rythmes scolaires : grèves à répétition (jdd+le huff') dans Educ'action adapter-les-rythmes-scol-285x300

Cette semaine, les arrêts de travail vont s’enchaîner dans la capitale.

Ce sont d’abord les animateurs qui feront grève mardi, massivement, à l’appel des syndicats Unsa et Supap-FSU, exigeant une « amélioration des conditions de travail ». Il n’y aura pas de cantine le midi et la sortie de classe se fera à 15 heures dans plus de 80% des écoles de la capitale. Le lendemain, mercredi 13 novembre, ce sont des collectifs de parents qui appellent au « boycott » des écoles.

Enfin, le jeudi 14 novembre, les enseignants débraient à l’appel de plusieurs syndicats. Selon le SNUipp-FSU, plus de 65% des professeurs seront absents et plus de 130 écoles, fermées. « Au niveau de Paris, nous voulons que tous – mairie et rectorat notamment – se mettent autour d’une table pour discuter de mesures transitoires afin d’arrêter l’aménagement des rythmes scolaires », explique Jérôme Lambert, secrétaire général du SNUipp-FSU Paris.

Des mouvements annoncés malgré de nouvelles dispositions prises par la mairie : les animateurs seront payés trente minutes de plus par atelier, et 250 adjoints aux responsables de la réforme dans les écoles (les REV) seront nommés dans les plus gros établissements. Cela suffira-t-il pour calmer la fronde?

Marie-Anne Kleiber – Le Journal du Dimanche samedi 09 novembre 2013

http://www.lejdd.fr/JDD-Paris/Actualite/Rythmes-scolaires-greves-a-repetition-637893

Rythmes scolaires: grèves, rassemblements et blocages d’écoles cette semaine

Le HuffPost/AFP  |  Publication: 12/11/2013 07h32 CET  |  Mis à jour: 12/11/2013 09h30

Mardi marque le démarrage d’une semaine agitée dans l’éducation, avec une succession de grèves, rassemblements voire blocages d’écoles, initiés par des enseignants, animateurs ou parents autour notamment de la réforme des rythmes. Deux mois après le retour à la semaine de 4,5 jours dans 17% des communes scolarisant 22% des écoliers du public (les autres embrayeront en septembre 2014), la mise en œuvre de la réforme, destinée à mieux repartir les cours pour lutter contre le décrochage, reste contestée.

Premier mouvement mardi, une grève d’agents municipaux à Paris à l’appel des syndicats CGT et Unsa, pour obtenir « les moyens adaptés » à l’exercice de leur métier. La cantine et les activités périscolaires pourraient être « fortement perturbées », prévient la ville, avec une suspension dans 520 écoles. Dans 22 écoles, ces temps seront assurés de manière « dégradée » (type garderie). Dans 41 écoles, seuls certains temps périscolaires seront assurés. Situation normale dans 80 écoles.

« On ne va pas mettre les gosses dehors » Jeudi, le maire Bertrand Delanoë a reçu les syndicats et proposé selon son cabinet des renforts de personnels dans les plus grosses écoles et des indemnités relevées « de manière conséquente » pour plusieurs catégories d’intervenants. Le SNUipp-FSU 75, pre- mier syndicat d’instituteurs, s’inquiète d’une absence de réponse sur ce qu’il faudra faire si les parents ne récupèrent pas leurs enfants à la pause déjeuner, puis à 15h comme le demande la mairie suivant la situation des écoles. « Pour les élèves de maternelle, faut-il que les enseignant(es) gardent les élèves et aillent leur acheter un sandwich? » demande-t-il. « On ne va pas mettre les gosses dehors », indique un directeur d’école, redoutant « une énorme pagaille ». A l’approche des municipales, l’UMP, qui a instauré la semaine décriée de 4 jours, s’est joint à la grogne: un « collectif de maires contre la réforme » tiendra une conférence de presse mardi.

Des blocages d’écoles par les parents ? Mercredi, certaines sections départementales du SNUipp- FSU appellent à la grève. Le syndicat réclame un assouplissement du décret sur les rythmes pour per- mettre aussi d’autres organisations, et une table ronde avec tous les acteurs pour résoudre les diffi- cultés. Il prône une grève nationale unitaire début décembre.

Mercredi également, des collectifs de parents contestant la réforme appellent sur Facebook à ne pas mettre les enfants à l’école et à bloquer les établissements. Sud, minoritaire, appelle à faire grève contre une journée de rattrapage du lundi de la rentrée.

Jeudi, d’autres sections du SNUipp-FSU appellent à la grève, dont Paris avec FO, Sud et CNT. Cette grève sera « massive » selon le SNUipp-FSU 75, avec plus de 150 écoles fermées et au moins 70% de grévistes. CGT, FO, Sud et Faen, minoritaires dans l’éducation, appellent en même temps à une grève nationale pour l’abrogation du décret. La CGT, première dans la fonction publique territoriale et Sud, appellent aussi les animateurs et Atsem (aides en maternelle) à la grève nationale: la cantine et autres activités périscolaires pourraient être perturbées.

Peillon tente de dédramatiser Avant ces grèves, le ministère a tenté de calmer le jeu en avançant la publication d’un premier bilan portant sur 3223 communes, affirmant qu’il n’y a actuellement « aucune difficulté » dans 93,5% d’entre elles, certaines ayant fait des ajustements après la rentrée. « Il y a encore des problèmes », a concédé Vincent Peillon, mais ces chiffres « vont contre ce grand mouvement qui laisse à penser que c’est une catastrophe ». Le ministère a dévoilé aussi des recommandations sur la maternelle, objet des plus fortes critiques, qui seront présentées mercredi au comité de suivi de la réforme. « Par rapport à il y a six mois, il y a une montée en puissance très claire du mécontentement », relève Laurent Frajerman, auteur de « La grève enseignante » et chercheur associé à l’institut de recher- che de la FSU, première fédération de l’éducation. « La situation est plus dangereuse pour le ministre aujourd’hui », mais « rien n’est joué, s’il sait renouer le dialogue social ». Certains rappellent leur atta- chement à la semaine de 4,5 jours comme la FCPE, et le syndicat Sgen-CFDT, car les élèves en difficulté ou issus de milieux défavorisés « ont besoin de temps d’apprentissage mieux réparti dans la semaine pour réussir ».

http://www.huffingtonpost.fr/2013/11/12/rythmes-scolaires-greves-ecoles_n_4258141.html?utm_hp_ref=france

affichette_14_novembre

Rendez-vous à 11h, jeudi 14 novembre,

 Brest Place de la Liberté

Quimper, Place de la Résistance

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08 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rythmes scolaires, manifestations à Brest et Quimper le 14 novembre (lt)

Rythmes scolaires, manifestations à Brest et Quimper le 14 novembre (lt) dans Educ'action adapter-les-rythmes-scol

« La réforme des rythmes scolaires mise en oeuvre par 16 communes du département fait apparaître de lourds dysfonctionnements », indique dans un communiqué la CGT, Force Ouvrière, la CNT et SUD.

Ils appellent les personnels du premier degré et ceux des collectivités territoriales, animateurs et ATSEM à faire grève le jeudi 14 « pour obtenir la suspension immédiate de la mise en oeuvre de la réforme et l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires ».

Rassemblements à 11 h à Quimper, place de la Résistance, et à Brest, place de la Liberté. 8 novembre 2013 à 07h05

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/rythmes-scolaires-manifestations-a-brest-et-quimper-le-14-novembre-07-11-2013-2295261.php

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29 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Maman, qui décide des économistes invités aux «P’tits bateaux» ? (Acrimed)

Maman, qui décide des économistes invités aux «P’tits bateaux» ? (Acrimed) dans Economie picsou

« Les p’tits bateaux », émission de France Inter consistant à demander à des spécialistes de répondre à des questions posées par des enfants, se fixe la noble tâche de vulgariser des connaissances.

Mais parfois, et spécialement quand la question porte sur l’économie, la pédagogie flirte impudemment avec la propagande. Nous avons déjà eu l’occasion de signaler ce genre d’explications à sens unique, mais manifestement sans beaucoup de répercussions sur la ligne éditoriale : dimanche 13 octobre 2013, nouvelle leçon de choses aux allures de catéchisme libéral.

C’est Romane, 10 ans, qui pose la question : « Je voudrais savoir qui décide des prix de ce qu’on mange ». Et c’est Alexandre Delaigue, « normalien et agrégé d’économie » qui se charge de la réponse. Et Delaigue commence très fort, par une anecdote « probablement fausse », comme il le signale lui- même, et sans rapport avec la question posée, comme il ne le précise pas : « Dans les années 80, un représentant de l’Union soviétique visite un supermarché » occidental et qui, pour la faire courte, est « fasciné » par ce qu’il voit. Anecdote redoublée par une autre, la même d’ailleurs, mais assurément vraie celle-là, puisque « vécue » par notre économiste : « J’ai rencontré quelqu’un qui venait de Pologne […] que j’ai vu effectivement pleurer dans un supermarché… »

Quelle conclusion doit-on en tirer ? Delaigue ne l’indique pas et passe sans transition à la réponse : « En fait, la réponse à la question est très intéressante parce que cette réponse c’est « personne » […] qu’est-ce qui fait qu’entre guillemets, ça marche, c’est un mécanisme décentralisé dans lequel per- sonne ne décide. » Et notre économiste « éconoclaste » (selon son propre blog) d’expliquer que « per- sonne ne réfléchit à l’ensemble, il n’y a pas un grand commissaire à la nourriture en France qui essaierait d’identifier tous les producteurs, toutes les demandes et de le faire », pour finalement avouer que « c’est un mécanisme beaucoup plus fascinant qu’un mécanisme centralisé parce que justement on n’y comprend rien ».

Plutôt que d’analyser ce mécanisme auquel « on » ne comprend rien, et dans lequel personne n’est responsable de rien, « on » affirmera simplement que « ça marche », puisque « l’histoire a tran- ché » en sa faveur, « mais aussi l’expérience [qui] montre que ce mécanisme est beaucoup plus efficace ».

Romane n’en saura pas plus, mais bénéficiera de deux « arguments » supplémentaires (et hors- sujet), en faveur du libéralisme : une « dimension de motivation » (selon la « question » de la journa- liste : « c’est motivant pour les travailleurs, tandis que si on leur impose une règle, qu’ils travaillent plus ou moins, le résultat sera le même ? » [sic]), et une « dimension de connaissance » (« Si en Colom- bie vous faites un café pas bon […] le mécanisme de marché va vous dire : il est pas bon », dixit Delaigue).

Des arguments qui montrent surtout qu’il s’agit moins d’expliquer un processus – et encore moins de proposer différentes manières d’appréhender la question posée par Romane –, que de le présenter comme un « mécanisme fascinant », et de le justifier. À choisir, vous prenez le marché libre qui marche, ou l’URSS qui fait pleurer les gens dans les supermarchés ?

Pas de doute, c’est la même affectueuse main du marché, efficace et motivante, qui doit élire les économistes ayant droit de cité dans « Les p’tits bateaux ». par Olivier Poche, le 23 octobre 2013

http://www.acrimed.org/article4171.html

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